Tolérances et écarts dimensionnels
Tolérances et écarts dimensionnels
DOCUMENTATION
06/10/2008
1. Définitions.................................................................................................. B 7 010 - 2
2. Tolérances dimensionnelles .................................................................. — 2
2.1 Tolérances, écarts, jeux ............................................................................... — 2
2.2 Ajustements ................................................................................................. — 2
2.3 Position et qualité ........................................................................................ — 2
2.4 Mesure et contrôle....................................................................................... — 3
2.5 Procédés d’élaboration des pièces............................................................. — 4
2.6 Conclusion.................................................................................................... — 4
3. Tolérances géométriques....................................................................... — 7
3.1 Ordres de grandeur des écarts ................................................................... — 7
3.2 Symboles utilisés et indications sur les dessins techniques ................... — 8
3.3 Principes de cotation ................................................................................... — 8
3.3.1 Principe de l’enveloppe...................................................................... — 8
3.3.2 Principe de l’indépendance................................................................ — 8
3.3.3 Principe du maximum de matière..................................................... — 11
3.3.4 Zone de tolérance projetée ................................................................ — 11
3.4 Relation entre les écarts géométriques et la fonction des pièces ........... — 12
3.5 Mesure des écarts de forme ....................................................................... — 12
3.6 Conclusion.................................................................................................... — 14
4. États de surface........................................................................................ — 14
4.1 Introduction.................................................................................................. — 14
4.2 Paramètres liés aux motifs et à la ligne enveloppe .................................. — 15
4.3 Paramètres liés à la ligne moyenne ........................................................... — 15
4.4 Paramètres liés à la distribution d’amplitude ........................................... — 19
4.5 Spécification des états de surface sur les dessins.................................... — 19
4.6 Relation entre les paramètres d’état de surface et la fonction des
pièces. Procédés d’élaboration................................................................... — 21
4.7 Mesure des états de surface ....................................................................... — 21
4.8 Évolution des normes d’état de surface .................................................... — 22
4.9 Conclusion.................................................................................................... — 22
Pour en savoir plus........................................................................................... Doc. B 7 010
5 - 1991
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Il est prévu plusieurs qualités : 18 pour les dimensions jusqu’à à limites, se présentant sous forme de mâchoires pour les pièces
500 mm et 11 seulement de 500 à 3 150 mm, correspondant aux mâles et de tampons lisses ou jauges plates pour les pièces femelles.
tolérances fondamentales et appelées IT 01, IT 0, IT 1 à IT 16. Le calibre ENTRE ou maxi doit passer et le calibre N’ENTRE PAS ou
Pour les qualités 5 à 16, les valeurs numériques des tolérances mini ne doit pas passer pour les pièces mâles et inversement pour
fondamentales sont déterminées à partir de l’unité de tolérance i les pièces femelles (figure 3).
(exprimée en µm) en fonction de la dimension nominale D (exprimée Afin de garantir au maximum le respect des exigences fonction-
en mm) par la formule : nelles des ajustements, ces calibres exécutés avec beaucoup de
soin, suivant des tolérances très réduites, au moins un quart de la
i = 0,45 3 D + 0,001 D
tolérance pièce (d’après NF E 02-204), doivent demeurer stables
On a, par exemple, IT 6 = 10 i et IT 7 = 16 i , etc. dans le temps.
Pour les qualités 01, 0 et 1, les valeurs fondamentales sont Il existe différents types de calibres à limites (par exemple, bague
calculées par les formules suivantes : lisse, broche à bouts sphériques) dont les domaines d’application
(tableau 2) et les tolérances d’exécution sont fixés par les normes
IT 01= 0,3 + 0,008 D NF E 02-200 à 02-203.
IT 0 = 0,5 + 0,012 D
IT 1 = 0,8 + 0,020 D Remarque : l’emploi de ces calibres est déconseillé pour les
qualités plus précises que IT 6 et pour les grandes dimensions :
Pour les qualités 2 à 4, les valeurs sont approximativement éche- on doit alors utiliser des instruments de mesure à lecture.
lonnées en progression géométrique entre les valeurs IT 1 à IT 5.
Ces différentes valeurs exprimées en micromètres sont données
Il faut toutefois noter que le développement de la démarche qua-
par le tableau 1, suivant les normes conformes à la recommanda-
lité dans les entreprises se traduit par la recherche de la maîtrise
tion ISO R 286.
du processus de production : la mesure participe au plan de sur-
veillance afin de détecter les dérives avant la production de pièces
défectueuses, évitant ainsi le « contrôle-tri » et les retouches
2.4 Mesure et contrôle coûteuses.
Les instruments de mesure se développent donc, même dans les
La mesure des dimensions d’une pièce relève de la métrologie ateliers, avec l’application du contrôle statistique intégré, dont
(rubrique Mesures dimensionnelles dans le traité Mesures et l’extension est permise par l’utilisation de micro-ordinateurs pour
Contrôle). Dans l’industrie, on utilise couramment les calibres dits l’exploitation des résultats.
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2.6 Conclusion
(0)
(0)
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Tableau 1 – Valeurs des tolérances fondamentales (en µm) en fonction des dimensions (en mm)
Qualité IT
Dimension
01 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 (1) 15 (1) 16 (1)
3 0,3 0,5 0,8 1,2 2 3 4 6 10 14 25 40 60 100 140 250 400 600
>3à 6 0,4 0,6 1 1,5 2,5 4 5 8 12 18 30 48 75 120 180 300 480 750
>6à 10 0,4 0,6 1 1,5 2,5 4 6 9 15 22 36 58 90 150 220 360 580 900
> 10 à 18 0,5 0,8 1,2 2 3 5 8 11 18 27 43 70 110 180 270 430 700 1 100
> 18 à 30 0,6 1 1,5 2,5 4 6 9 13 21 33 52 84 130 210 330 520 840 1 300
> 30 à 50 0,6 1 1,5 2,5 4 7 11 16 25 39 62 100 160 250 390 620 1 000 1 600
> 50 à 80 0,8 1,2 2 3 5 8 13 19 30 46 74 120 190 300 460 740 1 200 1 900
> 80 à 120 1 1,5 2,5 4 6 10 15 22 35 54 87 140 220 350 540 870 1 400 2 200
> 120 à 180 1,2 2 3,5 5 8 12 18 25 40 63 100 160 250 400 630 1 000 1 600 2 500
> 180 à 250 2 3 4,5 7 10 14 20 29 46 72 115 185 290 460 720 1 150 1 850 2 900
> 250 à 315 2,5 4 6 8 12 16 23 32 52 81 130 210 320 520 810 1 300 2 100 3 200
> 315 à 400 3 5 7 9 13 18 25 36 57 89 140 230 360 570 890 1 400 2 300 3 600
> 400 à 500 4 6 8 10 15 20 27 40 63 97 155 250 400 630 970 1 550 2 500 4 000
> 500 à 630 44 70 110 175 280 440 700 1 100 1 750 2 800 4 400
> 630 à 800 50 80 125 200 320 500 800 1 250 2 000 3 200 5 000
> 800 à 1 000 56 90 140 230 360 560 900 1 400 2 300 3 600 5 600
> 1 000 à 1 250 66 105 165 260 420 660 1 050 1 650 2 600 4 200 6 600
> 1 250 à 1 600 78 125 195 310 500 780 1 250 1 950 3 100 5 000 7 800
> 1 600 à 2 000 92 150 230 370 600 920 1 500 2 300 3 700 6 000 9 200
> 2 000 à 2 500 110 175 280 440 700 1 100 1 750 2 800 4 400 7 000 11 000
> 2 500 à 3 150 135 210 330 540 860 1 350 2 100 3 300 5 400 8 600 13 500
(1) Les qualités 14 à 16 ne sont prévues qu’au-delà de 1 mm.
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3. Tolérances géométriques de référence doit être suffisamment précise pour qu’il puisse être
utilisé comme tel ; il est nécessaire d’indiquer des tolérances de
forme pour les éléments de référence.
Il est souvent nécessaire, pour remplir la fonction de la pièce,
que la forme géométrique de la surface et sa position par rapport
à d’autres surfaces fonctionnelles soient spécifiées avec plus de 3.1 Ordres de grandeur des écarts
précision : c’est le rôle des tolérances de forme, d’orientation, de
position et de battement.
Les tolérances de forme délimitent les déviations d’un élément Les écarts géométriques sont, par définition, d’ordre de gran-
individuel de sa forme géométrique idéale. deur supérieur aux irrégularités géométriques de surface appelées
états de surface, comprenant la rugosité et l’ondulation (tableau 4).
Les tolérances d’orientation, position et battement délimitent les
déviations d’orientation et/ou de position relative de deux ou plu- Alors que les états de surface sont mesurés sur une longueur
sieurs éléments. Par rapport à une référence fonctionnelle, un ou d’évaluation limitée (généralement de quelques millimètres
plusieurs éléments peuvent être indiqués. La forme d’un élément à 50 mm), les écarts géométriques sont mesurés sur toute la lon-
gueur de la surface considérée (sauf spécification particulière portée
au plan).
(0)
Ondulation
Irrégularités géométriques telles Vibrations de basse fréquence de la pièce, de l’outil
que la distance entre deux ou des deux.
2 sommets d’irrégularités soit Avance par tour de fraise quand celle-ci est comprise
comprise entre 500 µm entre 0,5 et 2,5 mm.
et 2 500 µm (1).
Rugosité
Irrégularités géométriques telles Trace géométrique de l’outil : avance par tour (tour-
3 que la distance entre deux pics de nage) ou avance par dent (fraisage) si celles-ci sont
ces irrégularités soit comprise comprises entre 0 et 0,5 mm.
entre 0 et 500 µm (1). Trace des grains de meulage, de grenaillage, etc.
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Il sera donc nécessaire d’éliminer les écarts du deuxième et du 3.3 Principes de cotation
troisième ordre par filtrage mécanique, électrique ou mathématique.
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(0)
(profil ou contour) diamètre 0,04 dont les centres sont situés sur
une ligne avant le profil géométrique correct.
Parallélisme
d’une ligne (axe) ou L’axe supérieur doit être compris dans une
d’une surface par rap- zone cylindrique de diamètre 0,1 parallèle à
port à une droite de l’axe inférieur A (droite de référence).
Tolérances d’orientation
référence ou un plan de
référence
Perpendicularité L’axe du cylindre dont la cote est reliée au
d’une ligne (axe) ou cadre de tolérance doit être compris entre deux
d’une surface par rap- droites parallèles distantes de 0,06 perpendicu-
port à une droite ou un laires au plan de référence et se trouvant dans
plan de référence le plan indiqué sur le dessin.
Inclinaison
Éléments associés
d’une ligne (axe) ou L’axe du trou doit être compris entre deux
d’une surface par rap- droites parallèles distantes de 0,1 et formant
port à une droite ou un avec le plan de référence un angle de 60o.
plan de référence
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(0)
Si les écarts de forme et de position sont fonctionnellement — pour les éléments contenants ou alésages :
importants, les services d’études doivent spécifier ceux-ci sur le
plan. Sinon, quand il n’y a pas de clause de forme et de position Dimension Limite minimale Tolérance
portée au plan, suivant la norme EXP E 04-541 : « à défaut d’indi- de l′enveloppe = –
de dimension géométrique
cation de norme, les dessins seront interprétés selon le principe de virtuelle
l’enveloppe ». Donc, dans ce cas, la surface de l’élément ne devra
Ce principe permet d’accepter une valeur de défaut géométrique
pas dépasser l’enveloppe de forme parfaite de dimension égale à
plus grande si la dimension de la pièce, tout en restant dans la
la dimension maximale, et aucune dimension locale ne devra être
tolérance, est différente de la dimension au maximum de matière.
inférieure à la dimension minimale.
Pour un arbre, par exemple :
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3.6 Conclusion ■ La prescription d’un état de surface implique que les écarts
géométriques soient maintenus dans des limites admissibles.
La spécification des tolérances géométriques doit être faite suivant De même que pour les tolérances géométriques, un état de surface
la fonction à assurer par la pièce. Pour la mesure, on choisit la ne doit pas être demandé s’il n’est pas essentiel pour la fonction
méthode se rapprochant le plus de la définition théorique, en ayant du produit, car des spécifications de valeurs anormalement serrées
toujours à l’esprit que le but de cette mesure est de déterminer si augmentent inutilement le coût de la production (figure 9).
la pièce est apte à remplir cette fonction, et en sachant que la pré-
sence d’un écart géométrique peut influer fortement sur la précision
d’une mesure dimensionnelle. Remarque : la mesure d’un profil n’est représentative de la
surface que si celle-ci est homogène (même état de surface en
différents endroits) et isotrope (même état de surface dans toutes
les directions). Quand ce n’est pas le cas, il faut faire plusieurs
mesures, qui sont caractérisées par leur moyenne et leur
4. États de surface écart-type. En pratique, ces profils sont relevés perpendiculaire-
ment aux stries d’usinage, dans la zone présentant à l’examen
visuel la rugosité maximale.
4.1 Introduction
On appelle états de surface les irrégularités des surfaces dues au Dans cet article, nous ne traitons que des paramètres les plus
procédé d’élaboration de la pièce (usinage, moulage, etc.). Il sont, couramment utilisés (tableau 8) et de leur rapport avec la fonction
le plus souvent, mesurés avec des appareils à palpeur à pointe de des pièces. Pour plus de précisions, se reporter aux normes
diamant, appelés profilomètres, qui relèvent le profil de la surface françaises et ISO citées dans la fiche documentaire [Doc. B 7 010].
(figure 8). Ces appareils impriment un graphique anamorphosé du
profil réel palpé (c’est-à-dire que l’agrandissement vertical est plus
important que l’agrandissement horizontal). Ce graphique permet
de visualiser la forme des irrégularités et d’estimer leur profon-
deur et leur espacement.
Nota : l’unité courante des paramètres d’état de surface est le micromètre
(1 µm = 10 – 3 mm = 10 – 6 m).
L’état de surface comprend les irrégularités d’ordre deux (ondu-
lation) et trois (rugosité) (tableau 4).
■ L’ondulation comprend des irrégularités de pas relativement
grand (par exemple, supérieur à 500 µm), parfois visibles à l’œil nu :
par exemple, peau d’orange des peintures, facettes des pièces
rectifiées, trace de l’avance par tour de fraise sur une pièce fraisée en
bout, etc. Le ratio largeur/profondeur est généralement dans la plage
1 000/1 à 100/1.
L’ondulation influe sur l’étanchéité, le roulement, le glissement,
l’aspect, la conduction thermique et électrique, etc.
Lors de l’usinage, l’ondulation peut être provoquée par des vibra- Figure 8 – Relevé d’un profil d’état de surface [4]
tions de basse fréquence de la pièce ou de l’outil, dues à un mauvais
guidage, un mauvais équilibrage ou une mauvaise isolation, à une
fraise mal réglée ou altérée par des inclusions dans la pièce usinée,
au diamantage de la meule en rectification, etc.
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4.2 Paramètres liés aux motifs Ce traitement effectue une reconnaissance de forme du profil
comme l’effectuerait un opérateur entraîné qui tracerait la ligne
et à la ligne enveloppe enveloppe supérieure sur le graphique enregistré sans filtrage,
mais sans interprétation subjective (figure 12).
On appelle motif de profil une portion de profil comprise entre
deux pics (figure 10). Il est caractérisé par sa largeur ou pas et par
la profondeur de chacun de ses côtés. Les paramètres liés aux motifs 4.3 Paramètres liés à la ligne moyenne
peuvent être évalués graphiquement en traçant la ligne enveloppe
supérieure et la ligne enveloppe inférieure, en ne descendant pas ■ Détermination de la ligne moyenne
dans les creux de pas inférieur à 500 µm (figure 10). La profondeur Dans la définition ISO 4287/1, la référence pour le calcul des
moyenne de rugosité R représente la distance moyenne entre les paramètres est la ligne des moindres carrés calculée sur une lon-
deux courbes enveloppes. La ligne enveloppe supérieure permet gueur de base. La valeur moyenne des paramètres est calculée en
l’évaluation de la profondeur moyenne d’ondulation W , et de son effectuant la moyenne des valeurs trouvées sur cinq longueurs de
pas moyen AW . base (figure 13).
En pratique, les motifs caractéristiques sont déterminés avec Cependant, beaucoup d’appareils actuels déterminent encore la
plus de précision par un algorithme programmé sur calculateur qui ligne moyenne par filtrage électrique, qui peut introduire des dis-
recherche les plus grands motifs possibles répondant à quatre torsions et des déphasages (distorsions asymétriques du profil).
conditions (figure 11 d’après norme EXP E 05-052) :
Le choix d’une longueur de base trop faible atténue les amplitudes
— une condition enveloppe, qui sélectionne les pics plus élevés
mesurées (figure 14) : en pratique, il est conseillé que la longueur
que les pics avoisinants qui peuvent être porteurs de la ligne enve-
de base soit au minimum égale à cinq fois le pas de rugosité
loppe supérieure (évite que la ligne enveloppe coupe le profil) ;
(figure 15).
— une condition de largeur, qui limite la largeur des motifs à la
valeur A (limite conventionnelle entre la rugosité et l’ondulation) ou Ces appareils introduisent donc une erreur de méthode qui peut
B (limite conventionnelle entre l’ondulation et l’écart de forme) ; cependant être acceptable pour des mesures courantes.
— une condition d’agrandissement, qui sert à éliminer les plus
petits pics, en recherchant le plus grand motif possible. Elle n’auto-
rise pas la combinaison de deux motifs en un seul, plus long, si le
résultat est un motif de caractéristique T plus faible que celle de l’un
des deux motifs d’origine (élimine les petits pics encadrés par les
grands pics) ;
— une condition de profondeur relative, qui permet de limiter la
combinaison des motifs de profondeurs sensiblement égales, en
particulier sur les surfaces périodiques (évite l’élimination des pics
de profondeur voisine de celle des pics adjacents).
Ces motifs déterminent la profondeur moyenne de rugosité R et
son pas moyen AR . Les pics retenus sont les extrémités des motifs
caractéristiques.
La ligne enveloppe supérieure est la ligne joignant ces pics carac-
téristiques. Elle permet de déterminer les motifs d’ondulation et de
calculer la profondeur moyenne d’ondulation W et son pas
moyen AW .
Figure 9 – Variation relative des prix de revient
en fonction de la rugosité réalisée
(0)
Tableau 8 – Définition des paramètres d’état de surface les plus couramment utilisés
[d’après E 05-015 sauf (1) et (2)]
Caractéristiques Rugosité Ondulation Profil total
Profondeur moyenne des motifs............................................ R W
Profondeur maximale des motifs........................................... Rmax Wmax
liées aux motifs
Profondeur totale du profil ..................................................... Wt Pt
Pas moyen des motifs ............................................................. AR AW
Hauteur de saillie maximale ................................................... Ry Wt
Moyenne des Ry sur cinq longueurs de base ....................... Rz (2)
Hauteur de pic maximale ........................................................ Rp Wp
liées Profondeur de vallée maximale ............................................. Rv (1) Wv (1)
à la ligne moyenne
Écart moyen arithmétique ...................................................... Ra Wa
Écart moyen quadratique........................................................ Rq Wq (1)
Pas moyen au niveau de la ligne moyenne........................... Sm Swm (1)
liées à la distribution Taux de longueur portante ..................................................... Tp (c)
des amplitudes
(1) Projet de révision ISO 4287/1.
(2) Norme DIN 4768.
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Figure 10 – Évaluation des pas et des profondeurs des irrégularités caractéristiques d’un profil
Figure 11 – Identification des motifs caractéristiques du profil par la combinaison des motifs locaux du profil (d’après EXP E 05-052)
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Figure 12 – Procédure permettant de calculer les paramètres liés aux motifs (d’après EXP E 05-052)
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ym = x=+1
x=–1
y ⋅ s ( x ) ⋅ λc
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4.9 Conclusion
Figure 20 – Spécification des états de surface sur les dessins L’état de surface apparaît souvent comme un domaine complexe
et mal connu. En fait, il faut reconnaître qu’il n’est pas possible de
caractériser la géométrie d’une surface par un seul paramètre sauf,
à la rigueur, pour suivre la dérive d’une fabrication. Après une longue
4.8 Évolution des normes d’état de surface période où le seul paramètre utilisé dans beaucoup d’industries était
le paramètre Ra, une approche beaucoup plus fonctionnelle est
Les premiers appareils apparus sur le marché utilisaient des filtres maintenant permise par les appareils à référence de captage externe
électriques et un système patin-palpeur. Ces appareils relativement et microprocesseur. Les paramètres liés aux motifs, maintenant
simples et peu coûteux mesuraient le paramètre Ra , ce qui explique reconnus par l’ISO, permettent de caractériser la forme des irrégu-
que celui-ci soit actuellement le plus utilisé dans le monde. Mais les larités de surface, et c’est cette forme, qui influe sur la fonction de
différences entre les normes et les appareils de mesure des différents la pièce, que les bureaux d’étude doivent spécifier avec précision.
pays ont été source de nombreux litiges auxquels se sont ajoutées Cependant, un profil ne peut caractériser qu’incomplètement une
les querelles entre partisans des deux anciens « systèmes » de la surface : aussi voyons-nous apparaître des appareils qui, en
ligne moyenne et de la ligne enveloppe. mesurant de nombreux profils parallèles, permettent de relever la
Cependant, les travaux effectués en France dans l’industrie auto- topographie tridimensionnelle d’une surface. Certains de ces
mobile [2] et à l’ENSAM/ISES [3] montrèrent l’intérêt de travailler sur appareils ne donnant encore qu’une image de la surface, il devient
des profils de surface non déformés, et de caractériser les surfaces maintenant nécessaire de définir et de normaliser des paramètres
par les espacements et les profondeurs des irrégularités de profil. tridimensionnels d’état de surface.
Dans l’industrie automobile, l’évaluation graphique fut, dans un
premier temps, retenue. En effet, l’examen d’un profil relevé à l’aide
d’un appareil avec référence de captage externe est encore la source
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Frottement à sec FS ● ❍ ● ❍
Roulement FR ● 0,3 R ● ❍ ❍
Résistance au matage RM ❍ ❍ ❍ ❍ ●
Contact de deux pièces
joint ❍ ● R ❍ ❍
Étanchéité statique ES
sans ❍
joint ● R ●
Ajustement fixe avec contrainte AC ❍ ●
Adhérence (collage) AD ● ❍
❍ ❍ ● ●
contraintes
Résistance à la corrosion RC ● ●
Sans contraintes
Revêtement (peinture) RE ❍ ❍
Dépôt électrolytique DE ● 2R ●
Mesure ME ● R
Aspect AS ● ❍ ❍ ❍
● Critères principaux : spécifier au moins l’un d’eux.
❍ Critères secondaires : à spécifier éventuellement selon la fonction de la pièce.
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La mesure de la rugosité présente des défis liés aux nombreux facteurs d'influence comme les vibrations et la variation des paramètres de mesure. La dispersion sur plusieurs mesures peut dépasser 20% si la surface n'est pas homogène . Pour améliorer la précision, des appareils à microprocesseur et références de captage externe ont été développés, permettant une meilleure caractérisation des formes des irrégularités. Il a été suggéré de conduire plusieurs mesures et de calculer la moyenne pour des résultats plus fiables .
Le principe de l'indépendance consiste à considérer les tolérances dimensionnelles et géométriques comme totalement indépendantes, ce qui implique qu'elles doivent être spécifiées et mesurées séparément. Ce principe s'applique particulièrement aux éléments non destinés à s'assembler, où les écarts de forme sont plus importants fonctionnellement que la dimension elle-même . En revanche, le principe de l'enveloppe lie les écarts de forme et les écarts dimensionnels, ne permettant pas à l'ensemble de ces écarts de dépasser l'enveloppe théorique fournie par la tolérance dimensionnelle. Ce dernier est particulièrement adapté à la cotation des pièces destinées à s'assembler .
L'approche par motifs est plus fonctionnelle que les paramètres de rugosité traditionnels car elle permet de décrire la forme des irrégularités de surface, qui a un impact direct sur la fonction de la pièce. Contrairement aux simples mesures de rugosité, qui ne quantifient pas toujours assez précisément les propriétés mécaniques de la surface, l'analyse des motifs offre une description plus précise et pertinente pour les applications fonctionnelles. Ainsi, le bureau d'étude peut spécifier les paramètres qui influencent réellement les performances de la pièce .
L'utilisation de touches de rayon "aussi grand que possible" permet de filtrer mécaniquement plus de rugosité, réduisant les erreurs de mesure dues aux petites irrégularités de la surface. Cela conduit à des mesures plus précises des écarts de forme en excluant des ondulations mineures du profil qui pourraient fausser les résultats. Cette recommandation vise à atteindre des mesures standardisées plus fiables, ce qui est crucial dans le contexte de l'absence de normes strictes pour la séparation entre ondulation et écarts géométriques .
Il est crucial que les services d'études définissent les tolérances géométriques et leur application en tenant compte de la fonction des pièces, car cela garantit que les pièces remplissent efficacement leur rôle dans leur environnement spécifique. Les tolérances impactent les performances mécaniques, la durabilité, et la qualité de l'assemblage. Une spécification inadaptée peut entraîner des dysfonctionnements, des coûts de production élevés et des défauts de qualité. Il est donc essentiel d'adopter un principe de tolérancement qui optimise ces facteurs tout en répondant aux exigences fonctionnelles .
La ligne moyenne dans la définition ISO 4287/1 est la référence pour le calcul des paramètres d'état de surface, comme l'écart moyen arithmétique (Ra) et l'écart moyen quadratique (Rq), et se base généralement sur le calcul des moindres carrés. Elle est essentielle car elle sert de base pour déterminer les amplitudes et les irrégularités d'une surface, influençant directement la fonction de la pièce. Une détermination précise de la ligne moyenne est cruciale pour éviter les distorsions dans la mesure qui peuvent entraîner un mauvais ajustement ou une mauvaise performance des composants .
Il est recommandé de suivre un principe proche du principe de l'enveloppe, car il historique d'application dans la réalisation des dessins, garantissant une uniformité dans l'interprétation et la fabrication des pièces. Le principe de l'enveloppe lie les écarts de forme et dimensionnels ce qui est essentiel pour les pièces destinées à s'assembler. Cela permet de vérifier avec des calibres simples, offrant ainsi un contrôle efficace de la conformité des pièces tout en réduisant les risques de variations interprétatives entre concepteurs et fabricants .
Le filtrage mécanique via des touches sphériques ou toroïdales permet de réduire la rugosité mesurée en éliminant les petites ondulations de la surface. Les touches permettent un filtrage mécanique qui est essentiel lorsque la séparation entre l'ondulation et les écarts géométriques n'est pas standardisée. Ce mécanisme aide à obtenir des mesures plus fiables et précises en excluant certaines variations mineures qui pourraient affecter l'exactitude des mesures géométriques .
Le principe du maximum de matière autorise des écarts géométriques plus importants si la dimension de la pièce n'atteint pas sa limite extrême, c'est-à-dire maximale pour un arbre et minimale pour un alésage. Ce principe aide à garantir que les pièces s'assemblent correctement même en présence de certains écarts, en définissant une surface limite d'acceptabilité qui permet une certaine flexibilité tout en assurant la montabilité .
Les machines à mesurer tridimensionnelles permettent de capter un nombre limité de points, calculant ainsi les écarts de forme moyens ou écarts-types, mais elles peuvent être utilisées pour vérifier plus précisément les valeurs suspectes d'écarts de forme. En capturant de nombreux profils parallèles, elles donnent une vue d'ensemble de la topographie tridimensionnelle de la surface, aidant à identifier plus précisément la géométrie de la surface qui affecte ses propriétés fonctionnelles .