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Introduction à la Pisciculture

Le document présente un cours sur la pisciculture, abordant sa définition, son importance, ainsi que des généralités sur l'anatomie et la physiologie des poissons. Il détaille également les aménagements nécessaires pour la construction d'étangs piscicoles, les méthodes d'alimentation et les types d'élevage. Enfin, il souligne le rôle de la pisciculture dans la création d'emplois, la préservation de la biodiversité et la recherche scientifique.

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Introduction à la Pisciculture

Le document présente un cours sur la pisciculture, abordant sa définition, son importance, ainsi que des généralités sur l'anatomie et la physiologie des poissons. Il détaille également les aménagements nécessaires pour la construction d'étangs piscicoles, les méthodes d'alimentation et les types d'élevage. Enfin, il souligne le rôle de la pisciculture dans la création d'emplois, la préservation de la biodiversité et la recherche scientifique.

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CONTENU MINIMUM
CONTENU MINIMUM........................................................................................................................1
PISCICULTURE...................................................................................................................................3
0. INTRODUCTION.........................................................................................................................3
0.1. Définition.............................................................................................................................3
0.2. Importance de la pisciculture......................................................................................3
CHAP I : GENERALITES SUR LA PISCICULTURE......................................................................4
[Link] ET PHYSIOLOGIE DU POISSON...................................................................4
1.2. PHYSIOLOGIE DU POISSON...........................................................................................8
CHAP II. AMENAGEMENT ET CONSTRUCTION D’UN ETANG PISCICOLE.......................12
2.1. NOTION ET DEFINITION................................................................................................12
2.3. DIFFERENTS TYPES D’INSTALLATION PISCICOLES..............................................13
2.4. CHOIX DU SITE DE L’ETANG.......................................................................................14
2.5. PARTIES D’UN ETANG PISCICOLE.............................................................................15
CHAP III. ALIMENTATION EN PISCICULTURE..........................................................................24
3.1. PRODUCTIVITE NATURELLE D’UN ETANG..............................................................24
3.2. FERTILISATION................................................................................................................24
CHAP IV. TYPES D’ELEVAGE PISCICOLE..................................................................................29
4.1. CARACTERISTIQUE D’UN POISSON A ELEVER......................................................29
4.2. METHODES DE PISCICULTURE...................................................................................29
4.3. MISE EN CHARGE DES ETANGS.................................................................................30
4.4. QUELQUES ESPECES DE POISSON LES PLUS UTILISABLES EN
PISCICULTURE.............................................................................................................................30
4.5. LA RECOLTE DES POISSONS.......................................................................................31

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Notice : Ces notes de cours constituent un guide scientifique et non une fin en soi.
Elles peuvent subir des modifications selon l’exigence et la méthodologie adoptée par
l’enseignant tout en restant dans les limites du Curriculum des Humanités Techniques
Agricoles, notre référentiel. Le lecteur et l’utilisateur de ce syllabus devront user de leur

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intellect et savoir pour apporter des correctifs aux différents mots mal orthographiés ou
dont leurs sens ou significations ont été erronés.
Toute reproduction des présentes notes doit être autorisée par son auteur avant tout !

PISCICULTURE
0. INTRODUCTION

0.1. Définition
La Pisciculture est l’art d’élever les poissons ; soit la pisciculture
est une des branches de l’aquaculture qui désigne l’élevage des poissons
en eau douce, saumâtre ou salée.
L’aquaculture désigne toutes les activités de production animale
ou végétale en milieu aquatique
L’aquaculture se pratique en bord de mer (on parle dans ce cas
de « Culture Marine » ou « mariculture », au bord des rivières ou dans des
Etangs.
La majorité de poisson consommé dans le monde provient de
l’élevage, soit 90% du poisson d’élevage proviennent de l’Asie.
Les espèces les plus utilisées sont les carpes, suivis du tilapia, de
salmonidés, et des siluriformes.
Les espèces adaptées à ce mode de production sont : omnivores,
herbivores. Leur lieu d’élevage est l’étang ou bassin piscicole.
On définie ainsi la pisciculture comme l’élevage de poisson pour
la consommation et la vente. Les poissons sont des vertébrés qui sont
munis de branchies durant toute leur existence et sont donc
essentiellement lies à la vie aquatique.

0.2. Importance de la pisciculture

La pisciculture est une technique d’une grande importance, car :


- Elle crée des emplois généreux, de recette et réduit la pauvreté.

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- Elle permet de maintenir la biodiversité en réduisant la pression de


pêche sur les ressources aquatiques de milieu naturel,
- Elle contribue aux activités de recherche scientifique
- Elle a un rôle didactique
- Elle a un rôle récréatif
Pour élever les poissons, il vous faudra un terrain pour y creuser
un étang ou de plaque d’eau se prêtant à l’aménagement d’enclos.
N.B : Pour la production de protéines d’origine animale, la pisciculture
particulièrement intéressante à raison de son potentiel de production
par unité de surface. En pisciculture, une tonne nette des poissons est
obtenue facilement dans une surface d’eau d’un hectare si on dispose
un peu de nourriture.

CHAP I : GENERALITES SUR LA PISCICULTURE

1.1. ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE DU POISSON

Par anatomie, on comprend l’étude de la forme et la structure d’un


animal
La physiologie étudie le fonctionnement des organes différents d’un
être vivant.
1. Forme général
Le poisson a une forme hydrodynamique donc, il a un corps allongé
fusiforme bien adaptée au déplacement dans un milieu liquide et se
distingue des autres vertébrés par :
 Absence du cou
 La présence des nageoires et d’écailles
 Une respiration branchiale
La tête, le tronc et la queue constituant ces trois grandes parties
passe essentiellement un dans l’autre. La tête limitée en arrière par les
ouïes (bord postérieur de l’organe qui recouvre les branchies).
La limite entre le tronc et la queue se trouve à la hauteur de l’anus.
Cette forme hydrodynamique permet au poisson de se déplacer dans l’eau
avec un minimum d’effort musculaire.

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2. La peau
La peau du poisson est composée de 2 couches :
 La couche supérieure
 La couche inférieure
Dans la couche supérieure il a des cellules glanduleuses qui
produisent ce mucus qui protège la peau. S’ils sont enlevés (manipulation
avec de main sèche), la peau devient nue et peut attraper par les
parasites qui se trouvent dans l’eau. Dans la couche inférieure, les
chromatophores sont des cellules contenant le grain de pigment qui donne
la coloration au poisson.
D’une façon générale, un chromatophore n’est contient qu’une
selle sorte de pigment : rouge, jaune, blanc ou noir. Lorsque le
chromatophore se superpose, il fait apparaître de nouvelle couleur.
Remarque : Un mucus est une substance de consistance visqueuse,
souvent incolore et presque transparente.
Une muqueuse est un tissu recouvrant l’intérieur et la cavité de
l’organisme.

3. Les écailles
a) Notion : Les écailles sont de petites lamelles osseuses imbriquées
les unes aux autres ; elles sont formées par la couche inférieure de
la peau.
On distingue trois types d’écailles :
 Les écailles cnétoïdes : Le bord libre est dentelé
 Les écailles cycloïdes : Le bord libre est arrondi
 Les écailles rhomboïdes : quand le contour est sous forme d’un
losange
b) Nombre des écailles
Le nombre d’écailles varie d’une espèce à une autre et il est
constant pour la même espèce. Les écailles poursuivent leur croissance
pendant toute la vie du poisson, elles grandissent par leur périphérie.
4. Le squelette du poison

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Le squelette différent selon qu’il s’agit des poissons cartilagineux


ou osseux. Les squelettes des poissons osseux comprennent :
- Une colonne vertébrale
- Un crane
- Un squelette de membre
La colonne vertébrale forme l’axe du corps, alors que la plupart de
mammifères possèdent 32 vertèbres, les poissons en ont 40 à 80
vertèbres.
Les parties du squelette sont ainsi au nombre des 4 :
1°) Les os du crâne : qui soutiennent les os de la tête
2°) La colonne vertébrale : qui soutient le tronc et la queue
3°) Les os en forme d’arc : qui soutiennent les branchies
Les arcs branchiaux sont au nombre de 4 paires de demi-cercles
qui portent les branchies.
4°) Les os des nageoires :
5. Les muscles
Les muscles sont très régulièrement disposés en gauche et à
droite du corps. Le poisson avance dans l’eau par un mouvement
ondulatoire provoqué par la contraction alternative du muscle de la partie
droite et gauche.
6. Les nageoires
i. Définition
Les nageoires sont des membranes soutenues par le rayon
cartilagineux ou osseux qui deviennent parfois les épines rigides.
ii. Type des nageoires
On distingue 2 séries des nageoires :
- Les nageoires impaires : (une ou plusieurs dorsales, une ou plusieurs
caudales, et une anale) sont situées dans le plan de symétrie ;
 Les nageoires paires : (pectorales et ventrales) sont les
homologues des membres des autres vertèbres. Elles ne sont
pas en rapport directe avec la colonne vertébrale mais
d’appuient sur une série d’os : Les ceintures
iii.Rôles de nageoires dans le déplacement

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 La nageoire caudale : jouent un rôle important dans le


déplacement du poisson car elle augmente beaucoup la surface
que poussent l’eau, qui frappe de gauche à droit,
 Les nageoires dorsales et anales : permettent au poisson de
garder sa direction
 Les nageoires pectorales et ventrales : jouent un rôle important
dans la natation ; elles sont surtout importantes pour le maintien
de l’équilibre.
Les nageoires pectorales sont indispensables pour la natation en arrière.
Les déplacements du poisson dans l’eau est fortement facilité
par le faite que ce poison a pratiquement la même densité que
l’eau et que dans l’eau il n’a pas de poids
N.B : La position, la longueur et la forme de nageoire sont de caractères
discriminatoires permettant de distinguer le genre, la famille et l’espèce
des poissons.
Figure : Poisson et ses différentes nageoires

7. Particularités de la tête
La forme de la bouche varie en fonction de l’alimentation du
poisson. Celle des dents varie souvent à partir de ce que mange le
poisson. De chaque côté de la partie arrière de la tête se trouvent des os
plats et sous lesquels se trouve les branchies dont chaque branchie est
faite des os en forme d’arc sur lesquels sont attachés d’un côté de
lamelles rouges appelé lamelles branchiales et de l’autre de petites dents
comme celle des peignes appelée Branchiospines
Les lamelles branchiales servent pour respirer ; comme le poumon,
elles assurent des échanges gazeux entre le milieu ambiant et le sang.
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Les branchiospines servent de filtre pour arrêter les petites


particules se trouvant dans l’eau lors de la respiration.
8. Appareil digestif
Comme chez les autres vertébrés, le tube digestif commence par la
bouche. Sa grandeur varie avec le régime alimentaire du poisson. Les
carnivores ont de grandes bouches tandis que les herbivores ont des
petites bouches.
a) Les dents
Elles peuvent avoir la forme viable ou n’existe pas chez certaines
espèces. Il a aussi les relations entre les dents et le régime alimentaire.
Les dents se soudent à certains os tel que la mâchoire, le palais, les arcs
branchiaux, … Les dents servent uniquement pour saisir la nourriture que
le poisson ne manche pas.
Chez les poissons herbivores, on rencontre les dents à plusieurs
pointes plus ou moins arrondies placées à plusieurs rangées sur la
mâchoire ex : Tilapia rendalli chez les poissons carnivores, par contre les
dents sont fortes et pointues et chez les poissons omnivores, les dents
sont semblables aux molaires des hommes
b) Le pharynx
Il fait suite à la bouche dont les parois sont percées par les fentes
branchiales.
c) L’œsophage
Après le pharynx, l’œsophage conduit dans l’estomac. Il fait même
défaut chez les autres poissons ou n’existe pas.
N.B : Entre le pharynx et l’œsophage, il existe un étranglement qui
empêche l’eau de la respiration d’entrer dans l’estomac. L’œsophage
s’ouvre seulement quand le poisson absorbe les aliments.
d) L’estomac est une simple dilatation du tube digestif. Il fait
même défaut chez les autres poissons. L’estomac est adapté au
mode de nutrition du poison.
Chez les prédateurs, l’estomac est grand et l’intestin est le plus
souvent plus court que le corps. Un poisson à régime mixte a un estomac

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plus petit et l’intestin plus long. C’est dans l’estomac où les aliments sont
digérés
e) L’intestin : il va de l’estomac jusqu’à l’anus ; sa longueur ou sa
grandeur est fonction du régime alimentaire.
N.B : Les poissons herbivores ont un intestin très long, replié sur lui-même
et atteignant parfois la longueur du poisson. L’intestin est si long parce
que les végétaux se digèrent, lentement.
 Les poissons carnivores : possèdent un intestin court, droit et de la
longueur du poisson.
f) L’Anus : se trouve sur la ligne media-ventrale, avant la nageoire
anale.
g) Les glandes annexes du tube
Ils sont : le foie (souvent très volumineux), la vésicule biliaire et le
pancréas
h) Régime alimentaire
Les poissons ne nagent pas tous les mêmes aliments ; il y a ainsi
des :
- Poissions microphages : qui se nourrissent des microorganismes
d’origine animale et végétale en suspension dans l’eau.
- Les herbivores ; ce sont ceux qui se nourrissent des herbes
- Les carnivores : sont des poissons qui se nourrissent de la viande
- Les poissons omnivores : sont ceux qui mangent presque tous
(régime mixte)
9. Appareil respiratoire
Les poissons absorbent l’oxygène (0 2) et rejettent continuellement
le C02 comme les autres animaux. La respiration étant l’échange de ce
deux gaz s’effectue grâce aux branchies
Le sang sert à transporter l’oxygène des branches aux organes et le Co2,
des cellules aux branchies. Puisque les poissons vivent dans l’eau, ils y
prennent l’oxygène et y rejettent le C02. L’Echange de ces 2 gaz se fait à
travers les membranes des lamelles branchiales sur lesquelles passe d’un
courant d’eau qui entre dans la bouche pour sortir par les fentes qui font

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les opercules en se soulevant. Pour que le poisson respire


convenablement, il faut que l’eau renferme beaucoup d’oxygène.
Certains poissons sont muni des dispositifs respiratoires auxiliaires
notamment les espèces des eaux stagnantes et boueuses.
C’est le cas des protoptères qui possèdent des véritables poumons
ou encore des poissons chats ou des silures et de genre hétérosis qui
possèdent des organes supplémentaires, en forme de chou-fleur au dessus
des branchies, mais aussi nous avons les clarias.
La vessie natatoire, c’est une poche à connexion avec le tube
digestif. Elle peut être à communication avec l’œsophage par le canal
pneumatique ouvert. On parle des poissons physostomes. Lorsque la
vessie natatoire est tout à fait indépendante du tube digestif, on parle des
poissons physochistes.
Rôles
Cette poche permet aux poissons de s’adapter à une profondeur
donnée sans qu’ils doivent fournir un effort pour s’y maintenir.
 Chez certains poissons (par ex : Protoptères), la vessie natatoire
devient un véritable poumon fonctionnel qui permet aux poissons
de respirer de l’air à saison sèche pendant qu’ils vivent immobiles
dans la vase.
N.B : C’est dans les branchies que le sang se purifie. Les branchies du
poisson jouent le même rôle que les poumons des vertébrés.
1.2. PHYSIOLOGIE DU POISSON

1.2.1. La production
a) Généralités
Les sexes sont séparés chez les poissons, mais extérieurement, il
n’ya pas en générale des différences entre le mâle et la femelle. Toute
fois, au moment de la reproduction, le mâle devient parfois plus coloré
que la femelle. L’âge et la taille à laquelle le poisson commence à se
reproduire varie suivant les conditions dans lesquelles il vit. Les organes
de reproduction sont suspendus dorsalement dans la cavité ventrale au
dessus de l’intestin.

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En maturité, le produit génitaux sont évacués par les conduit


génitaux spermadictes, ou oviductes, qui aboutissent à l’extérieur par
l’orifice génital qui est entre l’anus et orifice urinaire. Chez la femelle
adulte, il existe deux ovaires. Les œufs s’y forment suivant la saison. Ils
sont plus au moins développés. Les oviductes qui s’ouvrent entre l’anus et
l’ouverture du canal excréteur conduisant les œufs mûrs l’intérieur.
Certaines espèces pondent 1 fois (an et autres plusieurs fois. Lorsque la
température de l’eau est trop basse, certaines espèces ne pondent pas
des œufs. Les mâles ont 2 testicules qui sont différents des organes
allongés, mou blanchâtres. Les spermatozoïdes sont transportés par le
canal déférent à travers le rein. Ce canal est donc excréteur et
éjaculateur. Le mâle du poisson est plus géant que la femelle.

b) Mode de reproduction
La reproduction se fait chez le poison de 3 manières différentes.
1. Fécondation externe et développement externe : C’est le cas le plus
fréquent (80%)
La femelle pond les œufs non fécondés et le mâle asperge son
sperme. Les poissons ne pondent pas sur n’importe quel substratum
(milieu). D’après, les espèces ils cherchent des endroits dits frayères qui
peuvent être le fond d’un roche ou le fond d’un étang, en dessous des
cailloux, du sable ou au fond des ruisseaux.
La nature du fond est une condition sin qua non (nécessaire) pour
l’établissement d’une bonne frayère, ce n’est cependant pas un des
facteurs qui dictent un endroit d’une bonne frayère.
La disponibilité en eau, la température, la teneur en oxygène ont
également leur importance. Les œufs sont collés aux herbes ou tombent
au fond de l’étang ; parfois le mâle ou la femelle prépare un nid pour la
plante
La durée d’incubation des œufs est variable suivant l’espèce et la
température d’eau.
Ce mode de reproduction conduit à des pertes élevées d’œufs et
des spermatozoïdes
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N.B : Chez certaines espèces (ex : le tilapia), après fécondation, la femelle


garde les œufs en bas de sa bouche jusqu’à l’éclosion
2. Fécondation interne et développement externe
Ici, les poissons se comportent comme les ovipares, c’est le cas de
certains poissons marins tel que le requin.
3. Fécondation interne et développement interne
Les poissons de cette catégorie sont donc vivipares, leurs petits
viennent au monde déjà vivant, les jeunes naissent comme Gambusia.
1.2.2. La croissance
L’œuf fécondé est formé d’une seule cellule ; cette cellule croit
par des divisions successives en se nourrissant des réserves alimentaires
de l’œuf. Après un temps variable d’après les espèces et d’après le milieu
un alevin sort de l’œuf.
Cet alevin déformé par la vésicule vitelline (ensemble des
substances des se serves obtenus dans l’œuf), ne mange pas encore mais
continue de vivre de ces réserves.
- On parle de stade d’alevin à vésicule non résorbée (vésicule : organe
creux, en forme de petite poche résorbée peut disparaitre à peu)
quand le contenu de la vésicule est complètement du stage d’alevin
à vésicule résorbée. La croissance des poissons dépend largement
du milieu dans lequel ils vivent.
La maturité sexuelle des poissons n’est pas déterminée avec l’âge
mais surtout par leur taille. Ce n’est qu’à partir d’une certaine taille qu’un
poisson peut se reproduire.
La croissance des poissons est plus ou moins importante suivant les
espèces. Pour une espèce, elle varie selon 3 facteurs principaux qui se
combinent :
- L’âge : la croissance est de plus en plus rapide depuis la naissance
jusqu’au moment de la reproduction. Puis, elle devient de plus en
plus lente au fur et en mesure que le poisson vieillit. Elle ne s’arrête
pas complètement.
- La température : pour chaque espèce, il existe une température qui
favorise une bonne croissance.
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- La nourriture : la quantité de nourriture a une grande influence sur la


croissance. Un poisson résiste bien a un état de sous alimentation,
mais sa croissance est ralentie.
1.2.3. Milieu dans lequel vivent les poissons
Le milieu dans lequel vivent les poissons se comporte de 2
éléments, l’eau et le sol (le fond de l’Etang). Les poissons sont les animaux
à sang froid qui ne supportent pas bien la variation des températures
surtout lorsque les variations sont brutales, les poissons d’eau douce ne
peuvent pas arriver dans la mer et vice-versa. Certains poissons se
nourrissent des plantes. Pour que celles-ci ne puissent pas se développer,
il faut donc :
- Que l’eau contienne de sels minéraux
- Que l’eau contienne de matière organique
- Que la lumière pénètre l’eau pour favoriser la photosynthèse. Il faut
donc éviter les eaux troubles, trop profondes ou trop boueuses. Le
sol contient les matières minérales nécessaires aux plantes et les
animaux qui nourrissent les poissons.
1.2.4. Nourriture des poissons et chaine alimentaire
a) Nourriture
Les nourritures des poissons peuvent se classer en 2 catégories
- Les organismes très petits qui flottent librement sur l’eau qu’on
appelle planctons
- Les organismes qui se développent sur le fond de l’étang qu’on
appelle Benthos
1. LES PLANCTONS
Il en existe 2 types : Les phytoplanctons et les zooplanctons
 Les phytoplanctons
Ils sont composés des végétaux qui se développent à partir des sels
minéraux contenus dans l’eau et de la lumière.
 Les zooplanctons
Sont formés de petits animaux qui se nourrissent des
phytoplanctons. En générale, les planctons ne peuvent pas être visibles à

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l’œil nu ; s’ils sont abondants, ils donnent à l’eau une couleur verte ou
brune à fonction de l’abondance et de la nature des planctons.

2. LES BENTOS
Animaux invertébrés. Ce sont des organismes plus gros que les
planctons, c’est surtout des larves d’insectes, des vers, des mollusques.
b) Chaîne alimentaire dans l’eau
La chaîne alimentaire est le lien qui unit les divers organismes
(aquatiques ou terrestres). Les différents organismes qui vivent,
grandissent et se multiplient dans l’eau ou (sur le fond) sont étroitement
liés entre-eux et constituent les maillons de la chaine alimentaire. Le
poisson est l’un de maillons de cette chaine. Un organisme se nourrit
d’autres organismes plus gros.
Les organismes qui ne sont pas mangés par d’autres meurent et
tombent sur le fond sous forme de déchets organismes et constituent les
matières minérales. Lors de l’élevage, il y a toujours intérêt à choisir des
poissons qui ont la chaîne alimentaire courte (poissons
phytoplanctophages ou herbivores) plutôt qu’une chaîne alimentaire
longue (poisson zooplanctophage ou carnivores) car à chaque passage, il y
a toujours perte des matières vivantes.

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CHAP II. AMENAGEMENT ET CONSTRUCTION D’UN ETANG PISCICOLE

2.1. NOTION ET DEFINITION


a) Notion
Le terme « Etang » ne possède pas des définitions scientifiques
précises. Dans notre contexte, l’étang se définir comme une masse d’eau
artificiellement vidangeable à une fréquence variable et destinée à
l’élevage des poissons.
C’est un écosystème étroitement conditionné par l’homme qui le
modifie constamment afin qu’il tire le meilleur profit exprimé. Il est
directement soumis à sa productivité. Retenons qu’un trou contenant de
l’eau n’est pas un étang piscicole.
b) Définition
Un étang de pisciculture (piscicole), est une pièce d’eau aménagée
de telle sorte que :
 Elle représente le milieu optimum pour les poissons qu’on y cultive
(élève)
 Elle permet la récolte rapide aisée et totale de la production à tout
moment de l’année A d’autres mots, on peut dire que l’étang
piscicole est une pièce d’eau que l’on peut aisément remplir et
vider selon la nécessité de la pisciculture.
c) Conséquence
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L’étang doit être placé de telle sorte que :


- L’eau d’alimentation arrive à un niveau plus élevé (supérieur)
- L’eau de l’étang doit sortir à un niveau plus bas.
Un étang peut être construit de 3 façons différentes
 Creuser complètement dans le sol
 Surélevé complètement l’étang par rapport au niveau du sol
 Particulièrement creusé et particulièrement élevé
La 3eme méthode est la plus courante voir la plus pratique et facile car les
terres de déblai peuvent servir pour le remblai autour de l’étang (au
niveau de la digue).
d) Objectifs
Le but essentiel de la construction et de l’entretien d’un étang
piscicole est d’élever les poissons en vue de satisfaire les besoins de
l’homme et surtout en :
 nutrition c.à.d. partie à la carence de protéine d’origine animale
 rémunération c.à.d. recherche de l’argent
 pêche sportive.
3. Aménagement
« Aménager un étang », c’est assurer le meilleur rendement en
poissons de choix tout en conservant le capital piscicole. Pour atteindre ce
but, le premier devoir est d’utiliser au mieux les possibilités naturelles de
nos cours d’eau.

2.3. DIFFERENTS TYPES D’INSTALLATION PISCICOLES

Les installations piscicoles peuvent être subdivisées de plusieurs


façons. Suivant qu’on se base sur le type de l’étang, la méthode de
pisciculture ainsi que le but poursuivi par l’entrepreneur, …

I.1. Types de pisciculture


Les types de pisciculture doivent être adaptés au pisciculteur, à ses
aptitudes et à ses moyens. C’est ainsi que nous trouvons :
1. Pisciculture rurale : étang de moins de 10 ares facilement
exécutable et dont les coûts sont réduits au minimum.

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2. Pisciculture commerciale : celle-ci est d’une grande échelle en


vue de la vente régulière des poissons et se fera dans un étang
dont la superficie individuelle donnera la quantité des poissons
qui peut être liquidée en une seule fois.
3. La pisciculture de peuplement : la production des poissons de
peuplement. Sans cette culture, l’alevin est le 1 er but. Il faudra
alors avoir un grand nombre de petits étangs de frayère et des
étangs d’alevinages et de peuplement.
I.2. Types d’étang selon les particularités du site
Le type d’étang à construire est a grande partie déterminé par la
configuration du terrain (forme générale) mais, ce n’est pas le seul facteur
qu’il faut tenir compte. C’est ainsi que nous trouvons les étangs de
barrage et les étangs de dérivation.
a) Les étangs de barrage
Ces étangs sont formés par la construction d’une digue qui barre la
vallée. Pour que cette construction soit possible, il faut que :
- La vallée soit encaissée (les vallées très larges sont favorables aux
étangs en dérivation ou en forme de V ou étroites.
- Les cours d’eau ne soient pas trop importants (40 à 50 cm de large).
Avantages
 Demande moins de travail à la construction que les étangs de
dérivation
 Prospection plus facile
Désavantages
 Ils deviennent facilement des marécages artificiels
 Sans protection contre les crues, les digues risquent de se rompre
 Il faut trouver une vallée où le dénivellement est suffisant pour
assurer rapidement une profondeur minimum
 Il faut déterminer l’importance des crues pour les dimensions de
trop plein
 Infiltration facile par les poissons sauvages provenant des cours
d’eau

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 La récolte totale des poissons est rendue difficile à cause de


l’arrivée constante de l’eau que les poissons essaient de remonter
 Il est difficile de lutter contre les épizooties (épidémies chez les
animaux).
b) Les étangs de dérivation
L’action de détourner les eaux.
 Notion et définition
Quand l’eau d’une source, d’un ruisseau ou d’une rivière est
détournée en partie de son cours normale vers des besoins spécialement
aménagés. Il s’agit d’étang de dérivation. Les étangs sont établis sur les
côtes d’une vallée et alimentés en eau par un canal de dérivation issu
d’une vallée, d’un cours d’eau ou d’une source. Ils reçoivent donc
seulement une partie du débit et est en tout moment contrôlable. On les
rencontre souvent dans les régions de savane et d’altitude.
 Avantages
 Peu de danger de rupture de la digue
 Alimentation en eau aisément réglable
 Récolte des poissons facile et possible à tout moment
 Le vidage facile
 Possibilités de culture irriguée le long du canal de dérivation
 Désavantages
 Ils exigent une prospection d’étude plus longue et plus difficile
 Ils demandent plus de travail pour la construction de l’étang et du
canal de dérivation
 Différents étangs de dérivation
Il existe deux types d’étangs de dérivation à savoir :
 L’étang de dérivation en chapelet
 L’étang de dérivation parallèle.

a) Etang en chapelet
C’est une succession des pièces d’eau où l’eau passe d’un étang à
l’autre directement. Son inconvénient réside dans la transmission des

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maladies et aussi lors de la vidange (opération qui consiste à vider un


réservoir ou une fosse).
b) Etang en parallèle
Ces genres d’étangs sont alimentés par un même cours d’eau mais
l’eau ne passe pas d’un étang à l’autre. Son avantage réside dans le faite
que la transmission des maladies peut être évitée et les vidanges de
l’étang se font indépendamment.

2.4. CHOIX DU SITE DE L’ETANG

Avant d’installer un étang piscicole, il faut tenir compte de 4


éléments ci-dessous :
a) La source d’eau : pour alimenter les étangs, toute source d’eau peut
théoriquement convenir : l’eau de pluie, les sources, des cours d’eau,

 L’eau de pluie : peu recommandable car cette eau est pauvre à sels
minéraux et en éléments biogéniques. De plus, la répartition
annuelle des pluies est irrégulière et donc ne permet pas le vidage
et le remplissage à tout moment.
 L’eau de source : est bonne, car, c’est une eau généralement riche
et propre et assure un début constant.
 L’eau de cours d’eau (rivière ou fleuve) : cas le plus fréquent ; il faut
bien connaître le débit maximum et minimum et surtout que l’eau
soit disponible à quantité suffisante toute l’année.
b) Le terrain : on doit utiliser un terrain qui ne doit pas être affecté à
une autre activité. Ex : culture, élevage, construction d’une maison,

 Il faut qu’il y est de la végétation disponible pour l’alimentation
 Il faut que le terrain présente une pente légère, car une trop forte
pente oblige de construire une digue trop élevée.
 Eviter le terrain marécageux qui peut être envahie par l’eau de pluie
c) Le sol : il doit être imperméable

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Le sol argileux est le meilleur sol qui retient l’eau ; le sol sablonneux n’est
pas recommandé car il exige la construction d’une digue plus large et la
création d’un noyau central dans la digue. Il faut éviter le sol rocheux.
d) Eloigné du domicile
L’étang doit se trouver prêt du domicile et du champ pour les
raison suivantes :
 Avoir les aliments à proximité
 Limiter le trajet du travaille
 Pouvoir surveiller facilement l’étang

2.5. PARTIES D’UN ETANG PISCICOLE

L’Etang ses composes de 4 parties, à savoir :


 L’alimentation en eau
 Le fond de l’étang ou l’assiette ou le lit de l’étang
 La digue
 Le système du vidange composé aussi par :
 La pêcherie
 Le déversoir ou trop plein
 Le moine
 Le tuyau
1. Alimentation en eau : canal d’amener d’eau qui sera tracé pour
alimenter l’eau dans un étang. Cette eau peut être d’une source,
d’un ruisseau, d’une rivière, directement à dérivation.
 Les étangs de barrage : peuvent être alimentés soit directement par
l’eau de sources qui se trouvent dans leur assiette, soit directement
par une rivière, ou encore par l’eau de pluie,
N.B : L’eau doit être en qualité et en quantité suffisante.
 Un Etang en dérivation.
Il est alimenté par un canal d’amener de l’eau ; il faut que celle-ci
amène l’eau à un niveau supérieur à la ligne de flottaison.
Ainsi, les systèmes d’alimentation comprennent 3 points :
 Une prise d’eau à l’amont du canal de dérivation
 Le canal

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 Les prises d’eau dans le canal qui amène l’eau dans les
différents étangs.
N.B : L’arriver d’eau doit être réglable et à même temps empêcher
l’entrée ou la sortie des poissons. Le débit peut être réglé par la
planchette ou par une vanne. Le déplacement des poissons peut être
empêché de deux façons différentes :
 Laisser entre le niveau de l’eau d’étang et le font de la prise d’eau
une défense de hauteur suffisante pour que les poissons ne puisse
pas sauter dans le canal (la différence de ±20 cm)
 Placer dans la prise d’eau une grille, des grilles ordinaires
horizontales.
2. Le fond de l’étang
a) Notion et définition
On peut aussi l’appeler Assiette de l’étang ou lit de l’étang ou
l’étang proprement dit, cette partie doit être à pente pour la facilitation de
la vidange complète. Cette pente doit être douce et régulière de façon à
permettre de l’eau de se retirer. Il est conseillé de donner une pente de 1
à 5%.
b) Qualités
Le fond de l’étang doit satisfaire à certaines conditions
notamment :
 Créer un milieu propre pour la vie des poissons
 Faciliter la vidange et le rassemblement de tous les poissons à un
endroit déterminé.
 Assainir l’étang
c) Profondeur des Etangs piscicole
La profondeur a donner aux étangs déterminer par plusieurs
facteurs telle que :
 Le contrôle de végétation palustre (végétation qui vie dans le
marin) impose une limitent minimum quand la profondeur est
inférieur à 50 cm plusieurs espèces des plantes s’installe
facilement dans l’étang

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 La lumière doit pouvoir pénétré toute la nappe d’eau en fin de


favoriser le développement de la flore et faune microscopique (ex :
plancton).
 L’eau doit pouvoir également se réchauffer facilement, la
profondeur à l’entrée et à la sortie de l’eau est respectivement :
 50 à 60 cm pour le petit étang
 80 à 150 cm pour les étangs moyens
N.B : Selon Debont (1962), une profondeur maximum de 1,5 m à 2 m
semble la meilleure, pour faciliter la décente rapide des poissons, on
peut naturellement creuser une rigole principale à travers l’étang :
On parle de l’étang à cuvette ou une rigole à la périphérie : on
parle de l’étang à crête. Sur ce, il faut donner à l’assiette une pente plus
faible allant même jusqu’à 0,5%.
3. La digue
a) Notion et définition
La digue, c’est la partie maitresse d’un étang, soit c’est une levée
de terre de retenir l’eau des étangs ; elle est construite de façon à
empêcher l’eau d’écouler généralement la digue sera en terre, l’emploi
d’autres matériaux (ex : maçonnerie, béton,…) est très cher et n’est
généralement nécessaire. Au moment de la construction, il faut enlever
toute les branches, les herbes, les souches et toute autre matière
susceptible de provoquer la fuite d’eau.
b) Qualité de la digue
La digue doit être :
- Imperméable c.à.d. n’est pas laisser l’eau s’échapper
- Solide : n’est pas se déformer sous la pression de l’eau et pour
éviter le glissement du terrain.
- Construite sur un sol dur : il faut préférer une terre argilo-sableuse
et inviter de terre végétale
- La digue doit être placée là ou sa construction demande le moins
de travail. Pour une grande surface de l’étang piscicole, il doit avoir
une bonne pente qui lui confer une bonne résistance contre le
courant d’eau, et permettant au poisson de planter leur nid.
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c) Forme de la digue
La digue se présente à section sous forme de trapèze avec :
 La grande base du trapèze est la base de la digue, c’est la où la
pression de l’eau elle est grande
 La petite base du trapèze est le sommet de la digue et est
horizontal
La largeur consommée sera égale à la hauteur de la digue qui est
toujours supérieure ou égal à 2 m
La pente la plus faible est donc la plus longue se trouve à l’intérieur
de l’étang, tandis que la pente la plus forte est donc la plus courte se
trouve toujours à l’extérieur de l’étang.
Les longueurs de la pente de 2 côté latéraux sont déterminées par
la nature de la terre employée et aussi par la surface de l’étang : plus la
terre est légère et plus l’étang est grand, plus la pente sera forte.
d) Construction de la digue
A l’emplacement où on élèvera la digue, la végétation, la couche de
la terre arable doit être élevée complètement.
Les racines d’arbre peuvent occasionner la fuite d’eau dans la
digue au milieu de l’emplacement ainsi nettoyé, creuser une trachée de 1-
2 m et que sa profondeur ira jusqu’à la couche imperméable de la roche
mère.
Cette tranche servira d’ancrage à la digue : c’est le noyau central.
Si la base est perméable, il faut doubler la largeur de la base. La terre doit
être apportée horizontalement par la couche de 20 à 30 cm et
soigneusement tasser et arroser. La digue finie doit être couverte des
courtes feuilles.
N.B : Une digue doit avoir une hauteur minimum de 1,30 cm entre le
niveau de l’eau et le sommet e la digue.
e) Protection de la digue
La digue doit être protégée contre 3 facteurs :
- L’érosion par la pluie
- Le desséchement par le soleil
- Les crus.
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Lorsque la digue barre une vallée, la protection de la digue contre


la pluie et le soleil se fait par l’implantation sur la digue d’un tapis de la
plante qui couvre bien le sol qui fixe solidement le sol qui pousse
lentement Paspalum notatum. La protection contre les crues se fait
avec le déversoir et la fosse de garde.
N.B : La fosse de garde et un canal creux tout au tour de l’étang. Il a pour
but de récolté les eaux de ruissellement avant qu’elles n’atteignent
l’étang. Celle-ci sont dirige derrière la digue
4. LE MOINE
a) Notion et définition
Le moine est une forme d’une construction verticale à forme de V
ouvert vers l’étang et d’une canalisation presque horizontale traversant la
digue (conduit d’évacuation). Il est construit à béton, fer ou à bois.
b) Rôle du moine
C’est un appareil de vidange de l’étang. Il sert aussi à régler le
niveau de l’eau de l’étang. Il donne la stabilité à la digue.
Emplacement
La base du moine doit se trouver de ferment en dessous du point le
plus bas de l’étang et construit sur une fondation de maisonnerie
(semelle) la partie verticale (le moine) doit être construite à l’endroit le
plus profond de l’étang de préférence du côté opposé à celui par lequel
arrive l’eau. La forme du moine n’a pas beaucoup d’importance.
La forme est la plus commune et la plus pratique. On y aménage 2,
3 ou 4 rainures allant du fond jusqu’au sommet du moine. Ce sommet doit
dépenser la ligne de flottaison de 2 dm pour les petits étangs et 30 cm
pour le grand étang.
 Buts rainures
Les rainures ont pour rôle de maintenir la planchette qui forme
l’étang ainsi que la grille qui empêche les poissons de sortir avec l’eau. Le
plus souvent 3 rainures :
d) Mouvement de l’eau dans le moine a 3 rainures
Nous comptons la rainure à partir de la digue vers l’eau

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- Le troisième rainure reçois le treillis et qu’on appelle grille qui fait


passé seulement l’eau en ratant le passage du poisson. Cette rainure
part de la semelle jusqu’au sommet du moine avec comme rôle
d’arrêter les poissons.
- La deuxième rainure va du sommet jusqu’à 1 dm de tâche
(planchette) qui laisse un espace de 20 cm à la base de sorte que
l’eau de l’état s’échappe à se renouvelant par la base et en
oxygénant le fond de l’étang (l’assiette). D’où, sont rôle de
renouveler l’eau.
- La première rainure va de la base vers le haut du moine. Elle reçoit
des encoches de étanches jusqu’à un niveau quelconque où l’eau de
l’étang déborde en passant par le treillis de la troisième rainure et
s’échappant par la base de la deuxième rainure, ce qui fait cette
rainure travaille comme vase communiquant déterminant le niveau
de l’eau de l’étang.
Ainsi, si l’eau change de couleur, il s’en suit un changement de
niveau de l’étang : d’où son rôle de contrôler le niveau de l’eau de l’étang.
N.B : En cas de moine à 2 rainures, la 3 e est à supprimer. On place un
treillis ou une grille qui surmonte la planchette de la rainure.

e) Produit d’évacuation
Il transverse la digue et doit être assez solide
Pour ne pas être écrasé par la terre, on lui donne une pente de 1%
pour assurer une descente raide des poissons et des œufs de vidange.

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Le diamètre de la conduite sera à rapport avec la quantité d’eau se


trouvant dans l’étang.
Diamètre de la conduite
- 10 à 15 cm pour les petits étangs
- 20 cm pour les étangs 4 à 10 a
- 30 à 40 cm pour les étangs d’un hectare.
5. La pêcherie ou boite de rupture
a) Nation et définition
La pêcherie (lieu où l’on pêche) est une cage de grillage à maille de
5 m même au moins placé au bout du tuyau de vidange qui laisse
échappé l’eau en arrêtant d’une pêcherie derrière. La digue constitue le
meilleur système pour récolter les poissons parce que :
- Le travail autour de la pêcherie est propre, aisé, hygiénique
- Les pertes des poissons sont races
- L’eau au fond de l’étang reste claire
- Pas de déplacement dans l’assiette et donc pas de trous dans la
vase.
b) Type de pêcherie
La pêcherie peut être amovible, fixe ou permanent.
1. Pêcherie permanente
Pour les étangs de grande superficie, il est préférable de construire
une pêcherie à béton ou à maçonnerie facile, la récolte des poissons et
des tries. La construction à béton permet d’éviter les enfouissements par
l’eau provoquée par l’eau de vidange.
La pêcherie permanente est un fossé maçonnée à l’ouverture du
conduit d’évacuation du moine. Il doit pouvoir être fermé par la grille ou la
planchette. La dimension de ce fossé est déterminée par la quantité des
poissons à sortir dans l’étang.
Lors de la récolte, il y a toujours intérêt lorsque c’est possible de
faire couler l’eau propre lors de la vidange car à ce moment de l’étang est
trop boues. L’eau bouée donne aux poissons un goût de vase.
 L’eau boueuse donne aux poissons u goût de vase
 L’eau boueuse doit être évitée pour les alevins.
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N.B : Lorsqu’il ya une pêcherie pour 2 étangs, lorsqu’on vide l’un à l’autre
sert de réservoir pour l’eau propre.
2. Pêcherie amovible (caisse de capture c’est une caisse plus au
moins allongé dont le fond et la paroi sont minus d’une grille à petite
maille. La caisse ne doit pas trop grande pour pouvoir être transporté d’un
étang à l’autre.
Désavantages
- Placement difficile en dessous du conduit de décharge
- Bouge de place ; si la pression de l’eau est forte cela entraine la
fuite des poissons. On utilise aussi le filet comme pêcherie
amovible.

6. Le déversoir
a) Notion et définition
Dans un étang de barrage, il est absolument nécessaire d’évaluer
les eaux en axe lorsque le début du ruisseau augmente. Pour cela, on
emploi un déversoir
Le déversoir : est un couleur creuse sur le côté de la digue dans le
terrain naturelle ferme. Après l’installation de la digue, il faut construire le
tuyau de trop plein comme préventif. En cas d’inondation, ceux-ci sont
placés à 30 cm au dessus de la surface de l’eau.
b) Protection du déversoir
Comme le déversoir peut être traversé par de courant ‘eau animer
d’une grande vitesse, il est donc important de le garantir contre les dégâts
éventuels d’érosion.
Il y a 2 précautions en prendre :
- Le déversoir ne doit pas comporter des chutes à l’aval : il faut au
contraire lui donner une pente à long régulier (faible).
- La paroi du déversoir doit être protégée par agencement soit par
des matériaux solides (pierres, maçonnerie à béton), ou
simplement on donne en générale au déversoir une section à forme
d’un trapèze. La différence de niveau entre la surface de l’eau
réglée par les moines et le saille du déversoir de 5 cm en moyenne.
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7. Le tuyau
On peut éventuellement remplacer le moine et la pêcherie par un
simple tuyau qui traverse la digue comme tuyau de décharge.
Désavantage
- Pas possible de régler le niveau de l’eau dans l’étang
- Difficulté à bouche et à ouvrir pour vider l’étang
- De le début de la vidange, les poissons peuvent restés dans le tuyau
si la pression de l’eau est très forte, cette méthode est uniquement
valable pour le petit étang.
5. CONTRAINTE POUR L’INSTALLATION D’UNE ETANG PISCICOLE
Avant d’installer une station de pisciculture, on doit tenir compte
d’une contingence
- La qualité et quantité d’eau disponible
- La nature du terrain (la qualité du sol)
1. Qualité et quantité de l’eau disponible
Cette qualité est déterminée par le caractère physico-chimique des
eaux.
a) Qualité chimique de l’eau
- Transparence et couleur
- La lumière est indispensable pour que les organismes tels que le
phytoplancton se développent dans l’eau. L’eau doit être limpide c.-
à-d. claire et transparente.
Si elle est trouble (qui ne pas claire), elle entrainera la production
de phytoplancton et la boue peut se coller sur la branchie et aussi gêné la
respiration des poissons. La boue peut aussi se déposer sur les poissons et
le tuer. En définitif, les eaux jaunes, rouges ou grise sont en éviter alors
qu’une eau claire légèrement bleuâtre ou verte est à conseiller. Un étang
bien nourrit prendra une couleur vert foncée. Les eaux brunes et noires ne
sont pas excellentes mais peuvent s’apprêter à la pisciculture.
- Température
La température de l’eau doit convenir aux caractéristiques
biologiques de l’espèce à élever. Le poisson ne peut vivre est se
reproduire entre une certaine limite de température bien définie dans les
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régions tropicales. Les eaux sont entre 15-30° C (qui constitue les
conditions idéales). En effet, l’eau ne peut pas être trop froide, il faut qu’il
y est un brassage de couche chaude du dessus et froide du dessous la
tension est de 24e C à moyenne pour de bonne production d’élevage
principale
b) Qualité chimique de l’eau
La qualité chimique de l’eau dépendra de celle du sous qu’elle
contienne.
Ce par infiltration que l’eau acquiert ce sel. On jugera l’eau surtout
par son caractère acide ou alcalin. L’acidité et l’alcalinité de l’eau sont
évaluées par le pH. Une bonne eau pour la pisciculture à un pH moyen ou
neutre (pH=7). Elle peut être légèrement alcaline pH 8 ou légèrement
acide (pH=6).
N.B : Les os à pH inférieur à 5 et pH supérieur à 9 sont à rejeter.
Le chaulage permet de remédier une eau tropicale.
A plus, une eau se définie par le gaz dissous qui y existent. Le plus
important de ses gaz est l’oxygène qui doit se trouver en quantité
suffisante sauf pour les espèces à organes de respiration accessoire qui
s’adapte sans dommage aux conditions diverses.
L’eau immobile est peu oxygène. L’eau courante ou agiter (rivière
accumule l’oxygène de l’air. L’excès des matières organiques (herbe,
végétation à décomposition, alimentation en excès) dégage du CO 2
toxique pour le poisson et la vie de l’étang.
c) Valeur piscicole d’une eau
Toutes les eaux ne sont pas pour les poissons.
L’eau est bonne si :
 Si elle coule toujours même s’il ne pleut pas
 Elle n’est pas trop claire, ni trop froide
 Elle supporte les organismes suivants : crabe, crevettes,
mollusques, plantes vertes, aquatiques.
d) Le sol

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Le sol détermine la composition chimique de l’eau. Les eaux venant


du terrain de la forêt, le sol doit être perméable mais facile à creuser ; le
sol argileux est meilleur.
e) Quantité et débit de l’eau
Il faut un débit suffisant pour remplir l’étang et renouveler l’eau
régulièrement.
Le début moyen est de 10 l/seconde pour un étang d’un hectare.
 Calcul du débit
En tout moment, on peut calculer le débit approximatif d’un cours
d’eau par la méthode de l’objet flottant. La formule est la suivante :
Q=0,62.5.V ou Q = Débit
S=section du cours d’eau
V=Vitesse de l’objet flottant
0,62 = coefficient tenant compte de la mesure et celle du filet
le plus rapide qu’il faut le réduire à tenant compte de la moyenne.

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CHAP III. ALIMENTATION EN PISCICULTURE

3.1. PRODUCTIVITE NATURELLE D’UN ETANG

La productivité naturelle d’un étang est la quantité des poissons qui


peut être produire par hectare et par an ou sans aucune intervention
humaine ne soit nécessaire. La productivité naturelle d’un étang est le
résultat de la transformation des éléments minéraux à solution dans l’eau
par l’énergie solaire. Cette productivité peut être de différent type :
- Bactérie, algue, plancton, invertébré, poissons, vertèbres,…
La productivité naturelle permet d’estimer la charge que l’étang
pourra supporter. L’autre elle est fonction de :
- La richesse des eaux
- L’altitude
- Poissons mis en élevage
- La nature des eaux (les eaux alcalines sont bien favorisées par
rapport aux eaux douces).
Remarque : La productivité naturelle des étangs a tendance à diminuer au
fur et à mesure de la mise sous eaux successives.
L’eau d’un étang très pauvre peut être améliorée par :
- La fumure au fond de l’étang (fertilisation)
- La distribution du renouvellement de l’eau
- L’éclairage suffisant (abattre les arbres, enlever les plantes qui
flottent sur l‘eau)

3.2. FERTILISATION

La fertilisation a pour but d’accroitre la production naturelle c.à.d.


le développement des algues planctoniques.
N.B : La carence en matière minérale limite la production des eaux
tropicales, particulièrement le phosphore et le nitrate. On peut remédier à
cette carence en utilisant la fumure organique ou minérale.
3.2.1. Fumure organique

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L’importance que revêt la fumure dans un étang piscicole est


comparable à celle qu’elle apporte dans un champ.
 Certains engrais sont immédiatement assimilés par les
Zooplanctons ou même par les poissons,
 Le plus souvent, ils fournissent par décomposition des éléments
nécessaires au développement des algues planctoniques,
 Ils favorisent la production du C0 2 indispensable au développement
de ses algues planctoniques. Comme fumure organique on utilise :
- Les déchets frais des animaux (surtout ceux de la poule, canard,
vache, porc, etc.) : ¼ à ½ brouettes pendant 15 jours.
- Les os provenant de l’abattoir ½ brouette par are pendant 3 mois
- Sang séché : 5 à 10 kg/are pendant une semaine
- Poudre d’os : une brouette par are pendant 3 mois
- Rouissage de manioc : 10 kg des tubercules par are par jour
- Déchets de ménage : 1 Kg par are par jour
- Purin : 2,5litres/are par semaine (excellent pour la production des
zooplanctons)
- Drêche des brasseries : 200 Kg par/are par semaine.
N.B : Le son, les tourteaux et graines sont des aliments mais le surplus la
décomposition constituant la poudre d’engrais.
 Mode d’emploi
La fumure organique doit être décomposée dans un coin de l’étang
qui est clôturé avec les piquets à bois.
3.2.2. Fumure minérale
Les engrais chimiques jouent le même rôle que la fumure
organique mais sont très chers pour être utilisés dans les exploitations du
type artisanal.
Certaines exploitations tentent d’utiliser :
- Les superphosphates : 0,3 Kg/a/15J
- NPK : 0,5-0,6 kg, a/15 jours
- Engrais Azoté 60 Kg/ha
- Engrais phosphatés : 25-27 Kg/ha/mois
 Mode d’emploi
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Il existe 2 modes d’emploi des engrais chimiques en pisciculture


- Mettre l’engrais chimique dans un panier suspendu sur une tige
d’arbre planté dans l’étang et dont 1/5 e du panier se trouve sous
l’eau
- Dissoudre l’engrais dans un seau et puis rependre à plusieurs
endroits dans l’étang.
3.2.3. Emploi de la chaux à pisciculture
L’usage de la chaux en pisciculture porte surtout pour corriger
l’acidité de l’eau de l’étang après un cycle d’élevage et aussi pour lutter
contre certains parasites.
3.2.4. Productivité artificielle des étangs
Pour compléter la nourriture naturelle et accroitre la production,
chaque pisciculteur est censé donné ses poissons d’élevage de la
nourriture chaque matin et chaque soir à des heures ensoleillées. Cette
nourriture est souvent complétée d’aliments farineux donc la quantité
excédentaire non utilisée par les poissons constitue la fumure de l’étang.
Ainsi, avant de distribuer tel ou tel autre aliment, il faut savoir ce que le
poisson élevé aime manger. L’alimentation artificielle a un double
avantage :
 Alimentation directe des poissons
 Développement des planctons c.-à.-d. alimentation indirecte
Les aliments distribués aux poissons appartiennent à 3 groupes
principaux : les végétaux, les farineux et les déchets divers.
 Les principaux végétaux sont : les feuilles de manioc, de patate
douce, colocase, papayer, bananier et quelques herbages.
Les feuilles ont comme quotient nutritif variant entre 15 et 20
 Les principaux farineux sont : déchets de meunerie, farine de
manioc, farine de tourteau de coton, balle de riz, farine de maïs, etc.
 Les principaux déchets sont :
 Déchets de ménage
 Epluchures de banane
 Déchets de brasserie
 Pulpe de caféier
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N.B : On peut aussi distribuer les insectes secs tels que les termines.
Tableau : Aliments végétaux et farineux
Aliments végétaux Qté à distribue Espèce bénéficiaires
Feuille de manioc 1kg/are/J très tôt aux Tilapia zillii
patate douce, la heures ensoleillées du T. melapleura
colocase, papayer, le matin et soir 0reochromis niloticus,
maïs, la canne à sucre Clarias sp
épluchure du manioc
Aliment farineux : 1kg/are/J Oreochromis niloticus,
farine de manioc, de 0. machochir, T.
maïs, coton de melapleura
tourteau, d’arachide

Notion du quotient nutritif (Q.N)


Pour exprimer la valeur biologique d’un aliment, on se réfère à son
quotient nutritif (coefficient de transformation) qui est le nombre de kg
d’aliments nécessaires ou produire 1kg des poissons.
A d’autres mots, on peut définir le quotient nutritif comme étant le
nombre de poids d’un aliment nécessaire pour augmenter le poisson d’une
unité de poids du point de vue biologique.
Poids de la nourriture distribu é e
QN= ¿
Poids gagn é par ≤ poisson(PA)kg ¿

N.B : Plus le quotient est faible plus l’aliment est bon.


Tableau : Quotient Nutritif des quelques aliments
Aliments QN
 ½ feuille de manioc + ½ riz 11
concassé
 2/5 feuille de manioc +3/5 12,8
cosette de manioc
 Feuille de manioc 13,8
 Cosette de manioc 17,6

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 Feuille de colocase 23,7


 Feuille de bananier 25
 Farine de manioc 49,5
 Grain de coton 2,3
 Tourteau d’arachide 2,3
 Tourteau de soja 3

Exercices
1. Soit un étang de 4 ha dont la durée d’élevage est de 11 mois. La
productivité naturelle (P.N) est évaluée à 44 kg/an. On dispose 0,12 T de
tourteau de soja pour nourrir les poissons et son Q.N =3. Calculer la
productivité totale de cet étang.
Résolution
Données
Durée : 11 mois
S=4 ha
PN=44 kg/an
Q.a (Quantité d’aliment) =0,12t =0,12x160 kg = 120 kg
Q.N=3
Formule
Productivité totale = PN+PA
Q.a Q.Q
Q.N = P . A → Q.N x P.A=Q.a→ PA= Q. N

Solution
Q .a 120
P.A= Q. N = 3 =40 kg
P.T =PN+PA =44kg/an+40kg=84kg/an
2. Soit un étang d’une superficie d’un are dont la production naturelle
(PN = 5 kg/are/an. Calculer la quantité d’aliments à nourrir les
poissons si l’on veut obtenir par exemple 30 Kg/are/an en
administrant les tourteaux de soja dont le Q.N =3.
Solution
Données
Inconnu
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Q.A ?

Formule
P. A

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P.N =5Kg/a/an
PT=30Kg/a/an
QN =3
S=1ane
Calcule
PA=30Kg/a/an =5Kg/a/an =25Kg
Qa =3x20Kg =75Kg/a/an
3. Soit un étang d’une superficie d’1 are dont la production naturelle
(P.N)= 7 kg/are/an
Calculer la quantité d’aliments à nourrir les poissons si l’on veut obtenir
par exemple 32 Kg/a/an (PT) en administrant les tourteaux de soja dont le
G.N =3
Résolution
Données Inconnue
Qa= ?
P.N=7 Kg
PT =32 Kg/are/an; QN =3
S=1are
Formule
Q.a=[Link].A
Calcul =P.A =32 Kg/are/an =7 kg/are/an =25 kg/are/an
Q.a =3x25 Kg/are/an =75 Kg/are/an

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CHAP IV. TYPES D’ELEVAGE PISCICOLE

4.1. CARACTERISTIQUE D’UN POISSON A ELEVER

Il existe les poissons qui ne sont pas bons pour la pisciculture parce
que soit ils se reproduisent rapidement, ils gagnent difficilement le poids
ou encore parce qu’ils comportent bien d’autres inconvénients.
Un bon poisson pour la pisciculture doit :
 Accepter de vivre accompagné avec d’autres poissons de son
espèce ou d’espèce différente.
 Grossir vite si non la pisciculture entendra longtemps avant de
vendre les poissons
 Ne doit pas abimer la digue donc l’étang
 Ne doit pas sortir de l’étang en cas de fuite d’eau
 Etre solide pour ne pas crever trop vite quand on le manipule
 Se reproduire dans l’étang
En effet, certains poissons veulent se reproduire dans les rivières
ou dans les fleuves
 Avoir une chair appréciée par les consommateurs
 Etre maniable c.à.d. sans épine dangereuse

4.2. METHODES DE PISCICULTURE

a)Méthodes par classe d’âge mélangé


Consiste ensemencer les alevins de différent âge et de différente
taille. Ici, on produit les poissons à grande quantité de tout âge et de toute
dimension pour éviter la compétition, on mélange le poisson de différent
régime alimentaire.
b)Méthode par classe d’âge séparé : consiste à ensemencer les
alevins de même âge et de même taille dans un étang. Pour cette
méthode, on conseil d’utiliser le Tilapia niloticus car se poisson
représente certains avantages :
 Il est capable de vivre avec les autres
 Croit rapidement et gagne facilement le poids
 Il se reproduit facilement
 Fait son nid au fond de l’étang
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 Résiste mieux à la manipulation


N.B : La surface n’est pas conseillée parce qu’ils s’entre mange et creuse
la digue. L’ophytephalus est un poisson vorace difficile à élever car il aime
beaucoup vivre seul.

4.3. MISE EN CHARGE DES ETANGS

La mise en charge des étangs doit être fonction de l’espèce vitale


(profondeur et grandeur de l’étang), de l’espèce en culture et surtout à
distribuer aux poissons et aussi de l’objectif poursuivi (vente,
consommation,…).
a) La mise en charge réelle : La méthode est utilisée pour les alevins
ensemencés par classe d’âge mélangé, on met à charge 25% de la
récolte souhaitée. Ex : Si l’on désir récolté 4 ou 8 tonnes, vous
mettrez en charge combien de kg d’alevins ?
Résolution
On mettra en charge 8 ou 4 t=1000 kg ;
4000 et 8000 x 25=1000 et 2000 kg d ’ alevins
100

On mettra en charge 1000 et 2000Kg d’alevins


b) La mise en charge modérée : cette méthode se rapporte
habituellement est on poisson ensemencer par classe d’âge
uniforme.
N.B : On vise a produit du poisson calibré. L’alimentation est modérée ou
absente. il n’y a pas de pèche intermédiaire.
P .T ( kg )
Mise en charge = C . I . ( kg ) +Perte avec

P.T =P.N des eaux+P.N dû à la fumure et à la nourriture.

N.B : En pisciculture, on conseil souvent une mise en charge de 2 à 3


alevins mesurant entre 4 à 6 cm par mettre carré.

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4.4. QUELQUES ESPECES DE POISSON LES PLUS UTILISABLES EN


PISCICULTURE

1°) Famille de Cichlidae (Tilapia)

Les poissons de cette famille sont ceux qui sont les plus utilisés en
pisciculture Africaine et malgache à cause de leur nombreuse qualité :

 Chair de bonne qualité


 Rusticité et résilience (présente une résistance on choix et reprend
se performance de que la condition redevienne normale)
 Reproduction toute l’année en étang quand la température est ¿ à
20
 Fait son nid au fond de l’étang. Son second défaut est due à leur
reproduction très importante qui surcharge les étangs et ne permet
donc pas au poisson décroitre normalement leur principal défaut et
de ne pas toujours avoir une croissance rapide.

2°) Tilapia du nil : (Oreochromus niloticus), il est de la famille de


Cichledae, c’est un poisson de pisciculture africaine et malgache par
excellence des caractéristique principale sont

 Il a une croissance rapide et à 3 g/J individu dans les bonnes


conditions. Il peut atteindre 3,5 kg de poids. Au total, ils ont une
reproduction aisée et rapide.
 Il a une incubation buccale
 C’est un microphage mais assimile divers aliments et les déchets
d’abattoir
 Il a une bonne chair très appréciée
 C’est une espèce rustique, facile à manipuler et son hybridation est
possible
 Il supporte une liégèrent salinité (5 à 15%)
 On le rencontrait aisément grâce à la rainure caudale

3°) Poisson chat d’eau douce : Ce Clarias gariepinus, ce caractéristique


principale sont :

 Croissance exceptionnelle : 3 g par individu, la taille maximale


observée est de 1,2 m
 Il a une reproduction délicate. Toute fois, on peut récolter les alevins
dans le milieu naturel à petite chaîne
 Il est omnivore, aime vivre dans la base vase et avale tout ce qui
peut être mangé ; ainsi que le son, le tourteau
 Une grande rusticité
 Il supporte des eaux chaudes et peu oxygéné

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 Il peut être élevé dans des pièces d’eau profonde

4°) Pèche du Nil (poissons capitaine) : c’est le Lates niloticus) de la famille


de centropinodae. Ses caractéristiques principales sont :

 Croissance moins spectaculaire que le clarias il a une grande taille et


peut atteindre 184 Kg (dans le lac Tanganyika),
 Il a une bonne reproduction et une capacité de vivre dans des
grandes retenues ou de lac à faible densité de Lates niloticus
 Il a une chaîne alimentaire longue
 Il a une chaine alimentaire longue et peut aussi accepter de manger
les aliments préparés.
 C’est un bon producteur, sa manipulation est délicate.
 Il préfère les eaux trop oxygénées, on le rencontre souvent au
Burundi, en R.D.C (dans le lac Tanganyika), dans le fleuve Sénégal,
en Côte d’Ivoire.

5°) Hétérosis : Il s’agit de l’Heterosis niloticus de la famille


d’orteoglassidae. Ses caractéristiques principales sont :

 Une croissance rapide : 3 g/individu/jour


 Il est de grande taille ¿ à 1 m
 Il a une reproduction délicate
 Il nécessite une faible profondeur et de la végétation
 Il aime l’espace
 Il est microphage, planctophage, et tolère les aliments classiques,
avec une tendance omnivore
 Sont retrouvés au Sénégal et en Côte d’Ivoire

4.5. LA RECOLTE DES POISSONS

a) Récolte des poissons en une seule fois

Cette récolte se fait plusieurs mois après la mise en charge (au


maximum 1 an). On vide l’étang en élevant d’abord la grille, ensuite, la
planchette se trouvant en amont ainsi que la terre se trouvant entre deux
rangés de la planchette, enfin, on enlève une planchette se trouvant en
aval. La vidange doit se faire lentement de façon que le poisson puisse
suivre la pêcherie dans la caisse de capture. La récolte des poissons se fait
dans la pêcherie ou dans la caisse de capture.

N.B : Lors de la récolte, il ne faut jamais marcher dans l’étang car cela
trouble l’eau et augmente le risque d’asphyxie des poissons par colmatage
des branchies. Si l’on veut conserver la remise en charge, il faut disposer
d’un petit bassin ou d’un bac de 1 à 10 m 2.

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b) Récolte des poissons en plusieurs fois

Cette méthode permet de répartir la récolte à divers moment de


l’année et d’augmenter la production de l’étang dans des proportions
importantes. Quand la population de l’étang est saturée, on peut prélever
le plus gros poisson et les remplacer immédiatement par les plus jeunes.
Toute fois, la pêche totale par vidange est recommandée à la fin de
l’élevage les pêches intermédiaires s’effectue au filet ou à la ligne
(l’hameçon).

c) Récolte des alevins

Cette récolte se fait avec filet de maille de 1 cm 2. Des poissons


capturés on 4 cm et plus. Il faut garder les poissons de 4 cm, 6 cm et
rejeté les autres ; il est conseillé de manipuler les poissons avec les moins
mouillés.

N.B : Lors de la récolte des alevins, on peut aussi utiliser les


moustiquaires. La capture des alevins pendant la récolte finale ne pas
bonne car les poissons sont plein de la boue et la plus part d’alevins peut
être affaiblie. Il ya aussi risque de mortalité plus élevée lors de la récolte
les alevins. Ces derniers peuvent être conservés dans un étang d’attente
ou dans un lac s’ils ne sont pas immédiatement transportés.

d) Transport des alevins

On peut transporter les alevins de 2 mois. Le contenue peut être un seau


avec une couverture, un sachet à plastic du une calebasse.

 Mettre les alevins dans un seau et entendre 15 min. Les alevins ont
peur et vont déféquer, ce qui va salir l’eau
 Changer l’eau pendant le transport des alevins.
 Si le transport se fera pendant 30 min ou 1 h, mettre 10 alevins par
litre d’eau. Si vous mettez trop, ils vont consommer l’oxygène de
l’eau et mourir par suite de l’asphyxie.
 Si pendant le voyage vous constaté que les poissons viennent à la
surface à la recherche de l’air, cela entraine que l’eau est trop
pauvre en oxygène. Il faut alors en ajouter. On ajoute l’oxygène a
remuant l’eau avec la main ou en soufflant de l’air avec une pompe.
Avant de mettre le poisson dans l’étang, il faut les habituer à une
température de l’eau en remplaçant progressivement l’eau du
contenu par l’eau de l’étang et tout changement trop brusque de
température peut amener la mort des alevins qui peut être atteinte
dans 10 à 20 min. Enlever les poissons morts et afin verser le
poisson dans l’étang en les comptant pour connaitre le nombre des
poisson de la mise en charge.
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N.B : Les poissons se reproduisent 2 ou 3 fois par an. Un poissonnier


c’est une personne qui vend les poissons.

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