Gestion de la Maintenance : Guide Pratique
Gestion de la Maintenance : Guide Pratique
Royaume du Maroc
BACCALAURÉAT PROFESSIONNEL
SYSTEMES ELECTRONIQUES NUMERIQUES
Module de formation
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
DRIF
CDC Génie Electrique Janvier 2018
OFPPT
La voie de l’avenir
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Guide de travaux pratique
Validation
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SOMMAIRE
1.1 generalites 6
2.1 termonologie 14
2.1.1défaillance 14
2.1.2prévention 17
2.1.3dépannage 17
2.1.4diagnostic 17
2.1.5la fiabilite 25
2.1.6maintenance 31
2.1.7reparation 31
2.1.8Essai 31
2.1.9revision 32
2.1.10 modification 32
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4.1 generalites 48
4.1.1expressions du besoin 48
4.1.2fonctions a assurer 48
5.1 plan general d’Implantation d’une gestion de maintenance assistee par ordinateur
(gmao)57
5.1.1Conditions préalables ; 57
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7 70
7.1.1Le lancement du projet 70
7.1.2Les étapes du projet 70
7.1.3Le recensement, le découpage et la codification des équipements et installations
concernés. 71
7.1.4La préparation de la formation des utilisateurs 74
8.1 generalités 75
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Depuis que l’homme conçoit et fabrique des objets, il s’attache à son aspect de durabilité.
Plus l’objet est fiable, meilleur il est. Cette idée survit bien dans une société envahie par le
jetable. Il a donc toujours fallu faire durer le matériel et pour cela, l’entretenir.
Jusqu’en 1950, la fonction «entretien » était considérée comme un mal nécessaire. Elle ne
gérait pas son budget qui était pris en charge par l’exploitant. Ce dernier pouvait ainsi juger de
l’efficacité du service entretien des manières suivantes :
Quand il n’y avait pas de panne, l’entretien ne se justifiant pas, son coût devenait exorbitant.
En revanche, les défaillances de l’outil de production étaient perçues comme la résultante de
l’incompétence du service entretien, voire de la fatalité ;
A partir de 1950, la mécanique s’affine. L’électronique fait son apparition suivie de
l’informatique. Le mécanicien d’entretien fait place au technicien d’entretien, qui se voit confier
une nouvelle mission :
Il faut augmenter la productivité et pour cela améliorer la fiabilité, même s’il s’agit là d’une
gestion à court terme qui ne tient pas compte de la mort prématurée d’un équipement. Cette
notion est d’autant plus négligée à cette époque que le phénomène inflationniste effaçait les
erreurs d’investissement, notamment celles où la maintenabilité et la fiabilité n ‘avaient pas été
suffisamment prises en compte.
A partir de 1973, la crise du pétrole impose un retour aux économies. Il devient nécessaire
d’avoir une exploitation rationnelle. C’est à cette époque qu’apparaissent les premiers chiffrages
mettant en valeur les économies réalisables grâce à une maintenance des équipements.
Aujourd’hui, faire de la maintenance semble incontournable et nous avons assisté ces
dernières années à une véritable promotion des valeurs de maintenance. C’est la valorisation de
l’esprit de maintenance qui domine de nos jours.
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Et par fois, suivant les produits, assurer le bon fonctionnement après vente c’est le SAV ( service
après vente).
Dans ce cycle la maintenance possède une grande importance due à sa fonction fondamentale.
Se référant au dictionnaire Larousse , la maintenance est définie en tant que « action ayant pour
but de recompléter en matériel et en personnel les unités éprouvées par le combat ; ensemble des
moyens nécessaires à cette action » , alors que l’entretien d’un matériel correspond à « une
action ou dépense pour tenir une chose en bon état ».
On note ici la différence essentielle entre les deux définitions : la première (maintenance)
apparaît comme plus vaste puisqu’elle vise la reconstitution à la quelle s’ajoute l ‘amélioration
des éléments permettant l’opération d’un procédé alors que la seconde se borne à leur
conservation dans un état préalablement défini, « le bon état ».
La norme française X60-010 donne à la maintenance la définition suivante : « La maintenance
est l’ensemble des actions permettant de maintenir ou rétablir un bien dans un état spécifié ou en
mesure d’assurer un service déterminé » .
La maintenance possède aussi sa fonction principale qui est la satisfaction des trois entités de
l’entreprise pour un but bien prédéfini. Ces trois entités sont la Direction , la Production et la
maintenance figure 2 et figure 3.
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Réglages simples prévus par le constructeur au moyen d’organes accessibles sans aucun démon-
tage ou ouverture de l’équipement, ou échange d’éléments consommables accessibles en toute
sécurité, tels que voyants, ou certains fusibles, etc …
Commentaires : ce type d’intervention peut être effectué par l’exploitant du bien, sur place, sans
outillage ou à l’aide des instructions d’utilisation. Le stock de pièces consommables nécessaires
est très faible.
Dépannages par échange standard des éléments prévus à cet effet et opérations mineures de
maintenance préventive, telles que graissage ou contrôle de bon fonctionnement. Commentaires :
ce type d’intervention peut être effectué par un technicien habilité de qualification moyenne, sur
place, avec l’outillage portable défini par les instructions de maintenance, et à l’aide de ces
mêmes instructions. On peut se procurer les pièces de rechange transportables nécessaires sans
délai et à proximité immédiate du lieu d’exploitation.
Note : Un technicien est habilité, lorsqu’il a reçu une formation lui permettant de travailler en
sécurité sur une machine présentant certains risques potentiels, et est désigné pour l’exécution
des travaux qui lui sont confiés compte tenu de ses connaissances et ses aptitudes.
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1.4.1 CRITÈRES:
La structure interne de la fonction maintenance dépend de plusieurs critères :
effectifs des entreprises
nombre des équipements
technicité des équipements
régime de travail : 2x8,3x8, saisonnier ….
Situation géographique : proximité…
Quelle que soit la structure interne de la fonction maintenance on trouve toujours deux activités
principales :
une activité intellectuelle de réflexion , d’analyse , d’étude ….
Une activité d’action , d’intervention , de réalisation pouvant être co-traitées.
Préparation – méthodes,
Ordonnancement - lancement,
Magasinage – achat,
Exécution,
Analyses,
Gestion humaine et budgétaire.
Dans les entreprises de taille importante, ces tâches sont confiées à des services ou des personnes
au sein d’un organisme établi. En revanche, dans les PMI-PME, le responsable maintenance doit
souvent en assurer la majorité à lui seul. Il n’empêche qu’il ne peut y avoir de maintenance sans,
au minimum, ces six points.
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La première mission de ce service est de gérer l’historique des interventions, qu’elles qu’en
soient leurs natures, c’est-à-dire, recueillir les comptes rendus d’interventions, compiler les don-
nées pour fournir des ratios permettant l’analyse.
La seconde mission est de préparer les interventions en établissant des fiches détaillées, dans le
cas d’opération périodique, en étudiant le déroulement et l’organisation technique d’un chantier
ponctuel.
d). Exécution
Les personnels d’exécution couvrent de nombreuses spécialités techniques, comme :
Mécanicien,
Electrotechnicien,
Electronicien,
Automaticien,
Hydraulicien.
La liste est loin d’être exhaustive et la cohabitation de tous ces métiers pose par fois de
problèmes. Dans les petites structures, La mission de ces personnels est bien sûr d’exécuter
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toutes les opérations de maintenance curative, préventive ou d’amélioration sur les matériels
dont ils ont la charge.
e). Analyses
Elles peuvent dépendre de plusieurs services en fonction des différents types d’analyses.
L’analyse technique ou des temps passés revient plutôt aux méthodes qui vont rechercher les
types de pannes prédominantes sur un équipement ou la répartition des temps par machine.
L’analyse financière est faite par le ou les responsables du service qui pourront suivre ainsi le
respect de leur budget par secteur ou par machine.
Ce type d’organisation prévoit la concentration de toutes les activités maintenance sous forme
d’une seule entité avec un atelier central. Cette entité gère la maintenance globale de toute
l’entreprise (de tous ses ateliers et secteurs). Par mis les avantages de ce type d’organisation on
peut citer :
Standardisation des matériels et des méthodes facilitée.
Unification des procédures, des codifications des systèmes de gestion de l’information.
Possibilité des investissements lourds en moyens.
Optimisation plus aisée de l’emploi des ressources.
Suivi budgétaire plus rapide.
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outillage spécifique
gestion simplifiée
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2.1 TERMONOLOGIE
2.1.1 DÉFAILLANCE
A. Généralités
Les termes de panne et de dépannage, pris dans leur sens strict assez restrictifs , étaient réservés
autre fois à des cas d’arrêt total d’une machine et à sa remise en marche plus ou mois parfaite .
Actuellement , on utilise plutôt le mot défaillance qui désigne tout ce qui paraît anormal , tout
écart de la norme de bon fonctionnement voir figure 5.
norme
déviation
Figure 4 Défaillance
B. Définition normalisée :
C’est la cessation (défaillance complète) ou altération (défaillance partielle) d’un bien à
accomplir la fonction requise . AFNOR X60-010.
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L’exploitation de ces renseignements peut être immédiate ou déférée ; aussi est _ il nécessaire de
les répertorier sous une forme définie et précise afin de pouvoir s’y reporter après un certain
temps .
Il faut , en particulier , rassembler les six éléments de connaissance suivants :
causes
manifestation
identification
amplitude
consignes
aptitude à être détectée .
Une « fiche d’analyse de défaillance » présenté en annexe peut aider dans cette démarche.
Manifestation
Les défaillances se manifestent suivant l’un des deux modèles ci-dessous :
TBF TBF
Dégradation progressive Dégradation catalectique
Figure 5 Modes d’une défaillance
Causes de défaillance
Les causes de défaillance sont très variées, on donne ici quelques causes d’une manière
exhaustives :
LA QUALITÉ DE LA MATIÈRE :
défaut d’origine ;
matière inadaptée ;
défaut de conception ;
conditions de fonctionnement :
conditions mécaniques :
chocs ;
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surcharges ;
vibrations ;
fatigue mécanique ou thermique ;
fluage ;
usure , abrasion, érosion ;
corrosion ;
cavitation1 ;
conditions électriques :
rupture de liaison ;
collage ou rupture des contact ;
claquage.
2.1.2 PRÉVENTION
C’est l’ensemble des mesures prises pour assurer l’état requis d’un bien ou augmenter son TBF2
2.1.3 DÉPANNAGE
La norme AFNOR X60-010 donne la définition suivante : le dépannage c’est l’action sur un bien
en vue de le remettre provisoirement en état de fonctionnement avant réparation .
2.1.4 DIAGNOSTIC
1
Phénomène d’usure causé par les cavité formés dans liquide par variation de pression.
2
Temps de bon fonctionnement.
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On note bien que pour toute action de diagnostic les trois principes doivent être respectés :
√ Rechercher les causes et non les effets voir fig.7 et 8
√ Il est préférable d’appliquer un remède à la cause plutôt qu’à l’effet.
√ Prendre en compte toutes les informations :
Avant toute action de diagnostic on doit procéder de recueillir le maximum d’informations
d’une manière rigoureuse et logique en se méfiant du désir de « sauter à la conclusion » et
d’utiliser une méthode et des outils adaptées.
Par mis les outils de diagnostique les plus populaires on cite :
les schémas fonctionnels et les dessins ;
Ils servent de supports visuels à un raisonnement logique .
les tableaux causes effets ;
Ce sont des tableaux de double entrée, en lignes on cites les cause et les effets en colonnes, voir
figure 9.
EFFET
difficile ou
Manque de
Démarrage
impossible
puissance
excessive
chauffe
Moteur
Fumée
CAUSE
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Joint de culasse
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Figure 13 Logigramme
Réponse : voir figure 15
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2.1.5 LA FIABILITE
La fiabilité c’est l’aptitude d’un bien à accomplir une fonction requise dans des conditions
données pendant un temps donné autrement dit c’est la probabilité que le bien accomplisse une
fonction donnée dans des conditions données pendant un temps donnée .
Dans la pratique on étudie les fréquences de l’apparition des défaillances comme moyens de
jugement de la fiabilité des biens . Les outils de l’étude sont nombreuses et différent suivant
l’entreprise , les équipements et la compétence du personnel maintenance, par mis ces outils on
cite généralement :
Relevé des défaillances
Ce relevé se fait à l’aide des documents suivants ,la fiche d’analyse et l’historique de la
machines. L’analyse statistique de ces données permet facilement de recenser les organes
fragiles , les interventions répétitives ou coûteuses pour des décisions ultérieures .
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Par exemple :
à quelles défaillances et à quels équipements il faut attacher particulièrement plus d’attention .
Rechercher les causes et les améliorations possibles pour ces défaillances.
Organiser un magasin en fonction des fréquences de sortie des pièces (nombre de pièces et
emplacement ).
Décider de la politique à appliquer sur certains équipements en fonction des heures et des coûts
de maintenance .
C. Méthodologie du traçage de la courbe ABC ;
Déterminer le cadre de l’étude et ses limites :
Ici on précise le domaine d’analyse par exemple :
des mouvements de stock ;
évolution de la clientèle ;
des activités d’atelier ;
des défaillances de matériel …….
Préciser le critère étudié.
le temps consommé par les défaillances;
le coût des interventions;
le nombre de défaillances , de pièces en stock….
Préparer les données pour la construction de la courbe ;
Connaissant le cadre de l’étude et ses limites , il convient de dresser un tableau d‘inventaire
contenant les données nécessaires .
TABLEAU D’ INVENTAIRE
Exemples
N° Machine Nombre de pannes Nombre heures d’arrêt
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100%
0 A B C
Tracer la courbe en faisant correspondre à chaque variable la valeur du % cumulée à son niveau .
Toutes les étapes sont respectées on aura une courbe de l’allure suivante voir figure suivante .
La zone A enferme le peu des variables présentant le plus grand cumul des % entre 70 et 80 %
du cumul total , c’est la zone de première importance.
La zone B enferme le groupe de variables de deuxième importance dont le cumul est dans les
environs de 10 à 15 % du cumul total.
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Exemple :
L’étude des historiques d’une ligne de production a donné les résultats suivants :
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1 9 50 50 32
2 3 35 85 54.5
3 4 25 110 70.5
4 5 15 125 80.1
5 7 10 135 86.5
6 6 7 142 91
7 1 5 147 94.2
8 2 4 151 96.8
9 8 3 154 98.7
10 10 2 156 100
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On remarque que :
Zone A : 30% des s/ensembles (9,3 et 4) cumulent 70% des heures d’arrêt
Zone B : 30% des s/ensembles (5,7 et 6) cumulent 21% des heures d’arrêt
Zone C : 40% des s/ensembles(1,2,8 et 10) cumulent 9% des heures d’arrêt.
Exercice d’application
Dans une entreprise industrielle, le responsable d’entretien a enregistré sur une periode d’une
année le nombre de pannes et les temps d’arrêt par panne, pour chacun des types de matériels de
l’entreprise .
Le responsable charge un de ses adjoints de l’organisation des méthodes de réparation qui devra
porter en priorité sur les matériels qui ont le plus grand temps d’arrêt demandant le plus de temps
d’intervention.
Le tableau suivant donnera les temps d’arrêt pour chaque type .
OFPPT/DRIF 34
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2.1.6 MAINTENANCE
2.1.7 REPARATION
2.1.8 ESSAI
Ensembles des épreuves et contrôles à faire subir au bien afin de s’assurer qu’il peut accomplir
la fonction requise.
2.1.9 REVISION
Ensemble des actions d’examen , de contrôles , et des interventions effectuées en vue d ‘assurer
le bien contre toute défaillance majeure ou critique , pendant un temps ou une unité d’usage
donné.
2.1.10 MODIFICATION
Opération à caractère définitif , effectuée sur un bien en vue d’en améliorer le fonctionnement,
ou d’en changer les caractéristiques d’emploi.
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Dans la gestion des interventions la planification et l’édition des bons de travaux BT ou des
ordres de travaux OT occupent une place très importantes .
Un bon de travail est le document édité pour chaque intervention après la réception d’une
demande d’intervention DI dans le cas d’une maintenance corrective ou après l’écoulement
d’une échéance dans le cas d’une maintenance préventive. Il doit contenir toutes les informations
nécessaires à la réalisation de l’intervention par exemple :
La date et l’heure de l’invention ;
précision de l’intervenant et sa qualification ;
l’équipement sujet de l’intervention
les pièces et la fourniture nécessaires et leurs quantité .
les mesure de sécurité à entreprendre ;
et autres……
Au BT ,en cas de nécessité, d’autres documents peuvent être joints : croquis , dessin , gamme
d’intervention ….
La figure 20 représente un BT type .
OFPPT/DRIF 36
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Remarque : Une fois l’intervention est réalisée un compte rendu (CR) est établi dans le quel les
renseignements suivants doivent figurer :
la date et la durée de réalisation .
nom de l’intervenant.
numéro de BT .
statut du travail : réalisé , en cours , à pour suivre .
les quantités des pièces de rechange de la fourniture utilisées .
Quand le compte rendu est visé par le responsable maintenance le Bt est alors validé et classé
dans le dossier de l’équipement, les coût de l’intervention peuvent être traités soit par la service
maintenance soit par le service de comptabilité suivant l’organisation de l’entreprise u déduits
automatiquement si la gestion est informatisée.
OFPPT/DRIF 37
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A. GENERALITES
Ici on trouve important de rappeler quelques définitions :
Accident du travail :
« Est considéré comme accident du travail , quelle qu’en soit la cause , l’accident survenu par le
fait ou à l’occasion du travail à toute personne salariée ou travaillant , à quelque titre que ce soit
pour un ou plusieurs employeurs ou chefs d’entreprise »
Cette définition est complétée par trois précisions : l’accident est caractérisé par l’action
violente et soudaine d’une cause extérieure provoquant au cours du travail une lésion de
l’organisme humain ou la mort.
Maladie professionnelle :
Une maladie est professionnelle si elle est la conséquence directe de l’exposition d’un travailleur
à un risque physique , chimique, biologique , ou résulte des conditions dans lesquelles il exerce
son activité professionnelle.
Risque
Combinaison de la probabilité et de la gravité d’une lésion ou d’une atteinte à la santé pouvant
survenir dans une situation dangereuse .
Situation dangereuse
Toute situation dans la quelle une personne est exposée à un ou plusieurs risques dangereux.
B. MAINTENANCE ET SECURITE
L’activité industrielle , au travers des moyens matériels et des procédés qu’elle met en œuvre
mais également des personnes qui y sont associés , génère des risques nombreux et variés pour
les individus ( risques de lésions ou atteinte à la santé) , mais également pour les biens et
l’environnement ( risques de détérioration ou de destruction , pollution).
Les intervenants lors des réalisations des tâches de maintenance se trouvent dans des situations
variées c’est pour cela ils doivent être capable ,dans une situation donnée , de mettre en œuvre
une méthodologie ( démarche) d’analyse d’accidents , avant et après l’intervention.
OFPPT/DRIF 38
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DECRIRE
Ici on décrit la zone à l’intérieur de la quelle s’effectuera l’opération de maintenance , c’est la
zone d’intervention.
Zone d’intervention : zone dans laquelle peuvent se trouver le et mes opérateurs de maintenance
pour effectuer tout ou partie des opérations liées au travail à effectuer , elle peut comprendre
d’autres zones disjointes .
Pour faciliter la description de la situation on va se limiter à cinq domaines regroupant les
éléments ayants une incidence sur la sécurité fig.22.
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En appliquant la démarche générale sur les cinq domaines on peut tracer un organigramme
général d’organisation d’une intervention comme le montre la figure23.
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A. DOSSIER TECHNIQUE
Suivant la norme NF X60-200 le dossier technique d’un équipement se compose de trois
dossiers :
√ Dossier constructeur figure 24 : ce sont les documents établis par le constructeur lors de
l’étude et de la réalisation des matériels .
√ Dossier utilisateur figure 25 ce sont les documents qui permettent l’utilisation du matériel :
mode de marche, réglage, maintenance de 1er niveau.
OFPPT/DRIF 42
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√ Dossier maintenance fig.26 : ce sont les documents qui permettent de maintenir, réparer,
démonter, remonter tout u partie du système.
B. DOSSIER HISTORIQUE
Le dossier historique permet de renseigner le service maintenance sur :
les défaillances du système et leurs origines,
le choix des indicateurs de maintenance préventive
le coût des interventions
les données nécessaires pour la définition de la politique de maintenance
les opérations et le planning des interventions de maintenance préventive .
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2.2.4 RAPPORTS
Dans le service maintenance on produit des rapports qui enregistrent toute information
pouvant servir comme justif de toute intervention réalises et comme base pour le calcul des
arrêt et des frais de maintenance . La figure 28 présente un rapport type.
Défaillance
Cause de défaillance
Opérations
Fourniture
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Activité de maintenance corrective ayant pour objet de rétablir un bien dans un état ou de lui
permettre d’accomplir une fonction requise.
Le résultat des activités réalisées doit présenter un caractère permanent. Ces activités peuvent
être :
Des réparations,
Des modifications ou améliorations ayant pour objet de supprimer la ou les
défaillance(s).
Remarque:
La maintenance corrective se justifie lorsque les coûts de défaillance et les contraintes de
sécurité sont faibles ou lorsque le matériel est renouvelé fréquemment.
Définition
OFPPT/DRIF 47
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Maintenance prévisionnelle
Maintenance subordonnée a l’analyse de l’évolution surveillée de paramètre significatif de la
dégradation du bien permettant de retarder et de planifier les interventions.
Notes : Cette maintenance est, parfois, appelée improprement «maintenance Prédictive».
Remarque :
La maintenance prévisionnelle permet l’utilisation des équipements au maximum de leurs
possibilités, elle assure une meilleure surveillance et améliore la sécurité. En revanche, la
mesure d’un paramètre significatif n’est pas toujours possible en marche continue, de plus, le
coût des équipements de mesure peut être élevés. Dans ces conditions ce type de maintenance
sera réservé aux équipements vitaux et aux équipements dont les défaillances sont répétitives
et onéreuses.
Les opérations relatives à la maintenance préventive peuvent être regroupées en trois grandes
familles :
LES INSPECTIONS
L’inspection est une activité de surveillance s »exerçant dans le cadre d’une mission définie .
Elle n’est pas obligatoirement limitée à la comparaison avec des données préétablie.
Exemples :
Inspection des matériels de lutte contre incendie.
inspection des moyens de protection contre les risques d’accidents.
Inspection de l’état des élingues et des cordages utilisés sur un chantier de manutention.
OFPPT/DRIF 48
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VISITE
C’est une opération de maintenance préventive qui se traduit par un examen détaillé et
prédéterminer de tout ou partie du bien.
Exemples :
visite périodique des ascenseurs dans les immeubles d’une habitation.
Visite périodique des organes moteurs d’un véhicule de transport.
CONTROLE
C’est une activité de vérification de conformité par rapport à des données préétablies, suivis
d’un jugement.
Exemples :
- Contrôle du niveau d’isolement électrique d’une installation à basse tension par
rapport à la norme NF C15-100.
- Contrôle du jeu dans une liaison mécanique par rapport aux spécifications du dessins
technique .
Le contrôle peut :
- Comporter une activité d’information.
- Inclure une décision : acceptation rejet ….
- Déboucher sue des actions correctives.
OFPPT/DRIF 49
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Figur
e 28 Mise en place d’une action préventive
OFPPT/DRIF 51
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1- FICHE DE VISITE
C’est document important dans la maintenance préventive systématique . Il doit comporter
les informations relatives à :
l’identification du matériel sur le quel l’intervention est à réaliser
l’identification de l(intervention
la description du mode opératoire
les résultats de la visite
Jusqu’à un horizon donné ce planning récapitule l’ensemble des visites relatives à un même
matériel.
3- BON DE TRAVAIL
3.1.6 EXERCICES
OFPPT/DRIF 52
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique
1. Je viens de recevoir un coup de téléphone, un palier vient de casser sur une machine
2. Après le relevé critique d’un compteur, je prépare mon planning.
3. L’installation d’une nouvelle machine.
4. Toutes les semaines j’ai un graissage à faire sur la même machine.
5. Un vérin vient de casser, le magasin me prévient qu’il n’a pas le bon modèle mais un autre
pourra faire l’affaire un moment.
1. ……………………………………………………………………………..
2. ……………………………………………………………………………..
3. ……………………………………………………………………………..
4. ……………………………………………………………………………..
5. ……………………………………………………………………………..
OFPPT/DRIF 53
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique
Dans le sein d’une entreprise , la service maintenance a des besoins importants pour assurer
son fonctionnement notamment en :
- matières consommables
- pièces de rechange
- outillages
- équipements neufs
- matière courante pour assurer son fonctionnement
√ Fonction approvisionnement :
Ces besoins doivent être en quantité , qualité et , suivant un planning donné , par la fonction
approvisionnement qui doit ternir compte des souhaits ou exigences des services
ordonnancement, méthodes et exécution.
√ Fonction achat
Pour assurer la satisfaction de ces besoins, il doit exister une fonction achats chargée de cette
mission , non seulement pour le service maintenance , mais aussi pour le service production et
les différents services fonctionnels de l’usine .
OFPPT/DRIF 54
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Guide de travaux pratique
des clients vis à vis du secteur achats : respect des quantités , qualité , délais et qualité de
service après vente.
Du secteur achat vis à vis :
des demandeurs de l’usines qui doivent lui fournir des demandes précises .
des fournisseurs externes qui doivent être intégrés dans un système d’assurance qualité et se
comporter comme de véritables partenaires.
OFPPT/DRIF 55
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Guide de travaux pratique
Pour représenter les différentes méthodes de gestion des stocks et les variations de ce stock, il
est intéressent d’adopter une représentation graphique figure 32.
OFPPT/DRIF 56
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OFPPT/DRIF 57
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Exemple
Données :
Consommation annuelle : N=600 pièces
Coût de passation : C1 = 100.00 Dh
Taux de passation t=20%
Coût unitaire : Ca=25.00Dh.
Calculer le coût total de commandes des quantités suivantes : 600, 300, 200, 150, 120, 100,
66, 50.
Q
N
Q
N
Q
. C 1
Q
2 ( Q
2
. C)
a ( C)
Q
2
. a .t C =( C + C + C )
t 1 p a
Conclusion :
D’après les calculs on voit que la commande économique est de 150 pièces 4 fois par an.
OFPPT/DRIF 58
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Soit n la quantité à commander que l’on cherche à optimiser en tenant compte des différents
coûts :
- coût unitaire : Ca
Sachant que N est le besoin annuel
C =( C + C )= n . C + 2 . C .t
N n
t i p 1 a
Alors le coût total
Il peut être considéré comme une fonction de la variable n. C t est donc minimal pour la valeur
n qui annule sa dérivée .
d C =− N . C + C .t
dn
t
n
2
1
2
a
=0 pour la valeur
n=
√ C
2N
C .t
Cette valeur de n est appelée la quantité économique de commande .
a
1
formule de Wilson.
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OFPPT/DRIF 60
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OFPPT/DRIF 61
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Guide de travaux pratique
Cette méthode ne peut exclure totalement le risque de rupture der stock .Ce risque est fonction
de stock d’alerte .Ce dernier doit au moins être égal à la consommation moyenne durant le
délai de livraison .
Le magasinage concerne les moyens à mettre en œuvre pour pouvoir physiquement entreposer
les différents articles du stock maintenance .
Ce magasinage :
Doit permettre de repérer facilement les articles entreposés.
Doit offrir une capacité suffisante à chaque article compte tenue de sa nature et de sa
quantité .
Doit être conçu avec accès facile.
Doit permettre la conservation des articles de tout facteur de dégradation.
4.4.1 NOMENCLATURE
La nomenclature d’un produit est la liste de ses composants pris dans un ordre logique . La
nomenclature s’établit après l’inventaire complet des constituants concernés . Cet inventaire
doit permettre d ‘éliminer les constituants excédants.
A partir d’une nomenclature on adopte une classification efficace qui permet de :
- trouver un constituant qui existe, ou être sûr qu’il n’existe pas.
- disposer une place unique prête à recevoir.
- trouver tous les composants susceptibles de satisfaire un besoin donné .
- trouver tous les besoins que satisfait un constituant donné.
4.4.2 CODIFICATION
A. GENERALITES
La codification est une classification idéologique caractérisée par :
le critère , nécessaire et suffisant pour l’identification des constituants communs , adapté aux
besoins d’exploitation de la nomenclature par exemple : critère topographique.
la définition ;
l’hiérarchisation.
OFPPT/DRIF 62
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B. CRITERE TOPOGRAPHIQUE :
Ce critère répond au besoin de localisation du constituant :
Par rapport à son lieu d’emploi dans le matériel.
Une pompe aura des codes différents ce qui peut être intéressent des études de fiabilité .
OFPPT/DRIF 63
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Exemple : les palettes sont stockées dans l’allée 2 à la colonne 5 , d’où une partie de code
donne l’emplacement figure 37.
OFPPT/DRIF 64
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Le choix du système d’information, s’il n’est pas imposé, est une étape de lourdes
conséquences. Cette sélection tient compte de la stratégie d’entreprise et comprend plusieurs
phases :
- le choix du matériel ;
- le choix du SGBD (système de gestion de base de données) ;
la décision d’intégration ou non à d’autres logiciels dans l’entreprise ;
en fonction de ce choix, ce sera un projet d’entreprise (décision d’intégration) dans lequel la
direction devra obligatoirement s’impliquer fortement ou un « projet-maintenance » (logiciel
non intégré) qui laissera à ce service plus de liberté d’action. L’éventail des fournisseurs
possibles se rétrécira très fortement suite à ces décisions.
la réalisation d’un cahier des charges avec des spécifications sommaires pour lancer un appel
d’offres auprès des éditeurs de GMAO ou les intégrateurs susceptibles d’être [Link]
cela, il pourra être effectué une étude de faisabilité.
OFPPT/DRIF 65
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A noter que certaines entreprises se passent d’un chef de projet mais font appel aux services
d’un consultant. Je pense que le chef de projet est indispensable pour les entreprises
importantes, alors que le consultant est plus recommandé en PMI-PME.
L’organisation du service :
Pour un service qui est déjà bien organisé et où tous les aspects de la maintenance sont
connus, une informatisation n’est que l’évolution logique et ne devrait pas poser trop de
problèmes.
En revanche pour un service entretien coutumier du dépannage «pompier », le passage à la
rigueur s’avère compliqué, le problème étant de trouver le niveau minimum d’organisation
nécessaire et suffisant pour entamer une démarche d’informatisation.
Alors que faut-il faire si le niveau d’organisation est insuffisant. C’est là qu’intervient la
notion de pré-GMAO, c’est à dire un système intermédiaire qui a le mérite d’être économique
et simple à mettre en œuvre.
Avec l’aide d’un tableur de type EXEL ou d’un SGBD*, comme ACCES on peut créer un
petit programme permettant par exemple, de compiler des informations sur les temps passées,
et ainsi de produire des ratios sur l’activité du service par machine ou secteur pendant une
période donnée. Ce système a l’avantage d’apporter un peu de rigueur sur la collecte des
informations, de familiariser le personnel avec l’outil informatique et surtout, de donner la
possibilité de faire les premières analyses.
A noter que de petites sociétés peuvent très bien se satisfaire d’un système de ce type en
l’améliorant au point de calculer les coûts de maintenance.
La motivation :
La motivation est bien difficile à quantifier et dépend beaucoup de la culture et de l’histoire
de l’entreprise. La meilleure évaluation de la motivation sera faite par un œil extérieur après
avoir rencontré les différents acteurs concernés par le projet et pris connaissance de
l’historique de la maintenance et de la société.
Il est évident que si le niveau de motivation est élevé, l’informatisation sera facilitée, en
revanche, dans le cas contraire, il faut prévoir une campagne de sensibilisation et
d’information en profondeur et à tous les niveaux.
Cette motivation s’obtiendra en prenant le temps d’expliquer au personnel les avantages qu’ils
peuvent, à leur niveau, retirer d’une GMAO. Mais il faut aussi prendre le temps d’écouter ses
craintes ou ses rancœurs, pour mieux lui montrer le bon côté du système. C’est un travail de
fond et de longue haleine, il faut être convaincant, patient, persuasif, et bien sûr être
convaincu soi-même.
Le dialogue est la seule manière d’arriver à un résultat durable, car l’informatique étant
souvent perçue comme une contrainte, il serait désastreux de vouloir en plus obliger
quelqu’un à s’en servir sans lui expliquer pourquoi. D’autant plus dans un système comme la
GMAO, qui s’appuie sur une base de données qui doit être le plus fiable possible. Le moindre
désintérêt du personnel conduirait à une mauvaise saisie des informations, ce qui fausserait la
base de données et rendrait impossible toute analyse, renforçant ainsi le désintérêt.
OFPPT/DRIF 66
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Comme on le constate, il peut s’agir d’une spirale conduisant à un rejet de tout le personnel
devant un système qui ne sert, de ce fait, plus a rien. Dans ces conditions, il faudra attendre
des années, avant une seconde tentative, et encore, c’est souvent dans ces cas là, que la
mémoire des hommes est la plus fiable.
OFPPT/DRIF 67
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L’optimisation d’un système de GMAO passe par son exploitation en Multi-Utilisateurs d’où
la nécessité d’un roseau informatique fig 39.
Cette gestion comprend celle des stocks et celle des transactions. Mais la base de la gestion
des stocks est la constitution de la fiche article. Les informations qu’elle contient permettra
des analyses, des recherches et une gestion plus ou moins fine des stocks.
OFPPT/DRIF 68
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La gestion des achats est en général complémentaire à la gestion des stocks. La particularité
des achats en maintenance est due à la multiplicité des références commander avec des
quantités souvent faibles et des fournisseurs multiples.
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La gestion des ressources humaines en GMAO est en général limité à la mise à jour des
informations de la fiche de chaque employé. Ces informations seront utilisées en
ordonnancement pour affecter les techniciens en fonction des compétences requises ou pour
les imputations de coûts sur les équipements.
La fiche de l’employé peut également être utilisée pour définir les mêmes informations
concernant le personnel des sous-traitants, le coût horaire sera bien entendu différent.
De moins en moins de modules de sous-traitance séparés sont proposés dans les GMAO.
Cette fonction est désormais étroitement intégrée aux autres modules de la façon suivante :
Complément aux informations de la fiche de l’employé ;
OFPPT/DRIF 72
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Guide de travaux pratique
A. Généralités
La gestion des travaux consiste à traiter les demandes d’interventions qui arrivent dans le
portefeuille des travaux à réaliser.
1. Les fonctions minimum
La gestion des travaux doit permettre de moduler la gestion des interventions selon :
Une procédure simplifiée pour les travaux rapides ;
Une procédure normale pour les travaux comprenant les préparations, les réservations et
affectations (ordonnancement), l’édition d’un OT (ordre de travail) ou de plusieurs BT (bons
de travaux) ;
Une procédure de travaux planifiés qui sont déclenchés par l’occurrence d’une date.
Cette date peut être modulée éventuellement par une modification du calendrier de
production. Une fois validée dans le portefeuille des interventions, il sera traité en procédure
normale, comme décrit précédemment ;
Une procédure du type ronde ou inspection. Ce sont des travaux de vérifications, de
mesures ou de réglages simples mais nombreux portant sur plusieurs équipements. Cette
procédure doit être simple et rapide à utiliser. Par exemple, une inspection portant sur dix
équipements différents ne doit pas nécessiter la création de dix demandes d’interventions.
Certaines de ces inspections peuvent être réalisées par des outils de TMAO comme par
exemple des terminaux portables munis de sondes ou de capteurs, dont on décharge les
relevés de mesure contenus en mémoire dans la GMAO.
2. La préparation des travaux à effectuer
La préparation des travaux à effectuer doit permettre :
L’insertion automatique ou semi-automatique de gammes de maintenance, constituées
d’opérations subdivisées éventuellement en tâches prédéfinies et qui comportent les pièces et
outillages nécessaires ;
La réservation des outillages ;
La réservation des pièces et leur commande automatique si elles sont en quantité
insuffisante ;
L’aide à l’ordonnancement ou à l’affectation des ressources–humaines ou outillage – en
consultant un plan de charge ;
L’édition des OT, personnalisable selon les gammes de maintenance ;
OFPPT/DRIF 73
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OFPPT/DRIF 74
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Guide de travaux pratique
La maintenance d’opportunité, qui n’est pas une appellation normalisée mais une
nécessité nouvellement apparue en fonction des contraintes de productivité.
Il peut arriver que des interventions du type correctif soient nécessaires mais que, au vu
des contraintes économiques et commerciales, la direction prenne le risque d’attendre un arrêt
de la production pour les réaliser. Ces travaux seront alors préparés et enregistrés, puis lancés
dès que l’équipement sera disponible pour cela.
5. Les fonctions minimum
Le planning de maintenance calendaire par ligne de production et par équipement,
comme précédemment expliqué.
La définition détaillée des gammes de maintenance (opérations, tâches, compétences,
outillages, pièces) qui seront déclenchées par ces travaux.
6. Les fonctions complémentaires souhaitables
La possibilité d’anticiper une opération de maintenance en cas de modification du
calendrier de l’équipement considéré.
La prévision d’occurrence de la date d’intervention liée à des relevés de compteurs ou
de mesures.
Les travaux terminés, un compte rendu doit être établi afin de remplir les fichiers d’historique
des équipements. Ce compte rendu permet de connaître les temps passés par équipement et les
temps d’arrêt, l’effet, la cause et le remède pour une intervention demandée. Un commentaire
en texte libre doit pouvoir être éventuellement ajouté.
Nota : le premier critère clé d’appréciation sera la facilité d’emploi et la rapidité de
saisie. L’insuffisance de cette fonction est éliminatoire dans le choix du logiciel.
Les fonctions minimum
Pouvoir retrouver et éventuellement corriger la demande d’intervention.
Choisir des codes de causes et remèdes standard dans des bibliothèques de choix
sélectionnés automatiquement par le code équipement (les défaillances possibles d’une pompe
ne sont pas les mêmes que celles d’un groupe électrogène).
Différencier les temps de panne des temps d’arrêt de l’équipement.
Pouvoir moduler les principes de déclaration des temps passés en fonction des difficultés
possibles à ce niveau (attention à ne pas donner une impression de surveillance).
La création et la mise a jour des gammes de Maintenance.
La maintenance préventive et le plan de réponse aux événements nécessitent la constitution de
travaux préétablis appelés gammes de maintenance. Il est intéressant d’avoir la possibilité de
structurer ces gammes en éléments standard réutilisables et combinables entre eux. Ce sera
l’objet de cette fonctionnalité.
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Les réparations donnent lieu à des facturations qui sont comptabilisées et éditées
immédiatement ou périodiquement.
La GMAO devra comporter des fichiers clients avec les conditions commerciales, les clauses
et la validité du contrat, les conditions de facturation et le règlement qui se rapprochent de la
gestion commerciale. Elle devra également comporter une planification des visites ou des
entretiens périodiques contractuels.
Ces informations devront être immédiatement visualisables lors de la réception ou d’un appel
téléphonique d’un client. Il s’agit donc bien d’un logiciel ayant ses propres spécificités.
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Guide de travaux pratique
- technicien ;
- contremaître ou chef d’équipe ;
- responsable d’exploitation ;
- opérateur d’exploitation ;
- intervenants AMDEC.
Pour chaque groupe, le responsable d’exploitation doit effectuer :
- la création d’un code désignant le profil ;
- les menus et options autorisés ;
- les personnalisations éventuelles ;
- l’attribution d’un profil utilisateur ;
- l’accès aux bases de données autorisées (base opérationnelle ou base d’étude/formation).
Pour chaque utilisateur, un mot de passe est attribué et changé régulièrement.
Le paramétrage induit des décisions définitives découlant des règles de gestion. Elles devront
avoir été définies en amont pour éviter de perdre temps et énergie.
Le consultant de l’éditeur réalise une maquette pour former le groupe de projet et tester le
fonctionnement de l’application.
Si les moyens ne le permettent pas, il faut étudier tous les détails d’installations et de
paramétrage du logiciel. Dans ce cas, cette prise de connaissance nécessitera deux à trois mois
supplémentaires de temps de projet, à moins d’une bonne expérience de la GMAO ou de ce
logiciel.
Les équipements et installations doivent être définis (codifiés, répertoriés) selon une logique
de maintenance. Ce travail sera réalisé par des spécialistes des méthodes de maintenance.
Le découpage des équipements fait appel à trois notions de découpage ayant chacune ses
propres caractéristiques et objectifs :
le découpage topologique ;
le découpage fonctionnel ;
le découpage matériel.
Pour plus de clarté, il est conseillé d’utiliser les termes du document AFNOR NF X 60-200.
OFPPT/DRIF 80
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OFPPT/DRIF 81
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Guide de travaux pratique
La logique est celle du lien opérationnel entre les systèmes et leurs sous-systèmes. Son degré
de détail est défini dans la politique de maintenance .
Elle se fera peu de temps avant la mise en œuvre définitive qui sera elle-même assistée afin
d’éviter l’érosion des connaissances et pour accroître la motivation durant la formation.
OFPPT/DRIF 82
Résumé de Théorie et
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Guide de travaux pratique
L’objectif est de former les utilisateurs à la fois au logiciel et à ses règles d’utilisation en les
plaçant dans un contexte d’activité familier. La formation s’adressera donc à des groupes
d’utilisateurs homogènes (magasiniers, techniciens, contremaître…).
Les cours de formation sur le site seront complétés par des séances de travaux pratiques
précédent la mise en application. Les séances de travaux pratiques seront adaptées au site,
mais l’objet du module de formation sera standard pour le groupe d’utilisateurs.
Chaque module est défini dans une fiche pédagogique dont la conception est présentée ci-
après :
Techniciens : Consultation technique des équipements, nomenclatures, diagnostics, compte
rendu
Magasiniers : Transaction dans le stock : sorties, réceptions fournisseurs, inventaires,
recherche des pièces par caractéristiques
Responsable des stocks :Valorisation des stocks – Optimisation – Réapprovisionnements.
Analyse financière.
Acheteur Réapprovisionnement - Lancement des commandes – Suivi des fournisseurs –
Appels d’offres.
Comptables :Rapprochements des factures et transfert en comptabilité
Agent méthodes : Gestion des équipements – Gestion des tâches Analyse des défaillances –
AMDEC
Responsable méthodes Préventif – Gestion des ressources – AMDEC Etude approfondie du
logiciel –Prédictif.
Contremaître et chef d’équipe : Idem technicien, plus ordonnancement et suivi des
affectations.
Responsable maintenance du site :Tous les cours, plus utilisation du générateur d’états.
Responsable d’exploitation :Signalements – Demandes d’intervention– Suivi opérationnel des
équipements –Tableaux de bord
Opérateurs d’exploitation ou de production :Signalements – Demandes d’intervention–
Maintenance 1er niveau.
OFPPT/DRIF 83
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Guide de travaux pratique
Quels sont les travaux importants , par le nombre et la durée des opérations qui les composent
, mis en œuvre par le service maintenance ?
Ce sont le plus souvent les arrêts annuels de process, de tranche, qui mobilisent sur une
période allant de 8 jours à un mois un grand nombre de techniciens , souvent extérieurs au
service .
L’ordonnancement est la fonction qui , responsable de la fixation des délais , prévoit les
moyens de réalisation , les affecte en temps opportun et veille en œuvre.
Pour mener à bien des activité d’ordonnancement on exploite :
les documents du service méthodes maintenance tels que : dossier matériel , gammes de
démontage , instructions de maintenance …..
ainsi que toutes les informations recueilles auprès du personnel de conduite .
7.3.1 PROJET
C’est un ensemble de tâches, chaque tâche étant une phase .
c’est l’ensemble de tâches « en série » qui conditionnent la durée totale d’un projet .
OFPPT/DRIF 84
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7.3.3 PLANNING
le planning au sens propre , ce sont des divers modèles de tableaux qui visualisent la
programmation des travaux
7.3.4 LISSAGE
Le lissage consiste à rechercher l’optimisation des charges en jouant sur les marges.
7.3.5 JALONNEMENT
Le jalonnement est l’ensemble des dates situant sur un planning les tâches et leurs marges,
dans la réalisation d’un projet.
7.3.6 PROGRAMMATION
La programmation c’est l’action d’intégrer une tâche sur un planning, donc de lui choisir des
dates de début et fin.
7.3.7 LANCEMENT
Le lancement c’est une sous fonction de l’ordonnancement ayant pour mission de rassembler
tous les moyens pour assurer leur disponibilité au moment choisi.
7.3.8 AVANCEMENT
Autre sous fonction assurant le suivi des travaux. Il contrôle l’état d’avancement des « en
cours », leur achèvement , et enregistrer les éventuelles discordances entre les prévisions et
les réalisations
7.3.9 DEBLOCAGE
C’est l’action de libérer le lancement d’une tâche après l’enregistrement de la fin de la tâche
antécédente.
7.3.10 TACHE
En maintenance , une tâche est une intervention caractérisée par une durée estimée par le
préparateur et portée sur un OT3. La situation dans le temps entraîne les notions suivantes .
.
Figure 38 Tâche
3
Ordre de travail
OFPPT/DRIF 85
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C’est une forme graphique visualisant la succession des tâches , chaque durée de tâche étant
représentée par une barre dont la longueur et à l’échelle des temps fig. 40.
Cette méthode est la plus ancienne crée depuis 1918 et pourtant encore très répandue .
Dans la fig.41 on voit bien que la fin de A conditionne les débuts B et C ; la marge sur B offre
une liberté de programmation, utilisée pour lisser la charge.
Fixer le projet
Définir les différentes opérations à réaliser ( les tâches) .
Définir les durées de ces différents tâches .
Définir les antériorités entre les différentes tâches .
OFPPT/DRIF 86
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Guide de travaux pratique
A 3 -
B 6 A
C 4 B
D 7 A
E 5 D
PERT signifie « Program Evaluation and Revue Technic ». Il a été mis au point en 1958 aux
USA pour l’ordonnancement du programme spatial « Polaris » . Il permet de contrôler les
délais. Efficace et facile à traiter par ordinateur , nombreuses variantes ont été mises au point :
OFPPT/DRIF 87
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Guide de travaux pratique
Dans cette paragraphe on se limite à l’étude du PERT temps qui donne l’ordre de l’exécution
des tâches dans un calendrier donné .
Notions fondamentales
Contraintes d’antériorités
Des relations de dépendances unissent les tâches , suivant les règles suivantes :
A B
A
C
B
OFPPT/DRIF 88
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Guide de travaux pratique
A B
C
A
B E D
C. Matrice d’enclenchement
Dans le cas général on trace une matrice carrée portant les tâches en lignes et en colonnes.
Tâche Antériorité Durée H
A - 3
B A 6
C B 2
OFPPT/DRIF 89
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D A 5
E GF 2
F CD 10
G B 3
A B C D E F G Les liaisons
A 0
B X 1 0
C X 1 0
D X 1 0
E X X 2 1 0
F X X 2 1 0
G X 1 0
Les priorités A B C F E
D G
On construit une matrice carrée , dans les grilles liaisons on pose les dépendances comptée
pour chaque ligne. La tâche dont la somme des liaisons est nulle est prioritaire.
L’étape suivante est d’éliminer des liaisons de la tâche reportée dans les priorités .
On trouve l’ordre suivant d’enclenchement (RESEAU): A , B et D , C et G, F et en fin E. Cet
ordre est représenté par le réseau fig.43
OFPPT/DRIF 90
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