0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
18 vues92 pages

Gestion de la Maintenance : Guide Pratique

Le document est un guide pratique sur la gestion de la maintenance dans le cadre du baccalauréat professionnel en systèmes électroniques numériques au Maroc. Il aborde les types d'organisation de maintenance, les caractéristiques des systèmes de gestion de la maintenance, ainsi que les différents types de maintenance et leur relation avec la gestion des stocks. Enfin, il traite des systèmes de gestion informatisée et des paramètres à surveiller pour une implantation efficace.

Transféré par

Abdel Dulux
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
18 vues92 pages

Gestion de la Maintenance : Guide Pratique

Le document est un guide pratique sur la gestion de la maintenance dans le cadre du baccalauréat professionnel en systèmes électroniques numériques au Maroc. Il aborde les types d'organisation de maintenance, les caractéristiques des systèmes de gestion de la maintenance, ainsi que les différents types de maintenance et leur relation avec la gestion des stocks. Enfin, il traite des systèmes de gestion informatisée et des paramètres à surveiller pour une implantation efficace.

Transféré par

Abdel Dulux
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Résumé de Théorie et

S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE


Guide de travaux pratique

Royaume du Maroc

Office de la Formation Professionnelle


et de la Promotion du Travail

BACCALAURÉAT PROFESSIONNEL
SYSTEMES ELECTRONIQUES NUMERIQUES

Module de formation
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE

DRIF
CDC Génie Electrique Janvier 2018
OFPPT
La voie de l’avenir

OFPPT/DRIF 1
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

Document élaboré par :

Nom et prénom DEPARTEMENT DIRECTION

EZZIYANI EL MOSTAFA CDC GE DRIF

Validation

- DINCA CARMEN - formatrice animatrice au CDC GE


- RHIHIL MOHAMED - formateur animateur au CDC GE

OFPPT/DRIF 2
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

SOMMAIRE

1 LES TYPES D’ ORGANISATION DE MAINTENANCE 6

1.1 generalites 6

1.2 Département de maintenance 7


1.2.1fonction maintenance 7

1.3 les niveaux de la maintenance 9


1.3.1Premier niveau. 9
1.3.2Deuxième niveau 10
1.3.3Troisième niveau 10
1.3.4Quatrième niveau 10
1.3.5Cinquième niveau 10

1.4 types d’Organisation 10


1.4.1organisation centralisée 13
1.4.2organisation sectorielle 13
1.4.3organisation départementale 13

1.5 rôles des interventions 13

2 LES CARACTÉRISTIQUES DU SYSTÈME DE GESTION DE LA MAINTENANCE 14

2.1 termonologie 14
2.1.1défaillance 14
2.1.2prévention 17
2.1.3dépannage 17
2.1.4diagnostic 17
2.1.5la fiabilite 25
2.1.6maintenance 31
2.1.7reparation 31
2.1.8Essai 31
2.1.9revision 32
2.1.10 modification 32

2.2 les pratiques industrielles 32


2.2.1bon de travail (BT) 32
2.2.2regle de securite 33
2.2.3suivi ey mise a jour des dossiers 37
2.2.4rapports 41

3 LES TYPES DE MAINTENANCE 41

OFPPT/DRIF 3
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

3.1 les types de maintenance 41


3.1.1la maintenance corrective 42
3.1.2LA maintenance preventive 43
3.1.3operations de la maintenance preventive 44
3.1.4mise en œuvre d’une action de maintenance preventive fig.30 45
3.1.5les outils de la maintenance preventives systématiques 46
3.1.6Exercices 47

4 LA RELATION ENTRE MAINTENANCE ET STOCK 48

4.1 generalites 48
4.1.1expressions du besoin 48
4.1.2fonctions a assurer 48

4.2 Stock et qualite globale 49

4.3 gestion des articles 50


4.3.1calcul de la quantite economique a commander 51
4.3.2calcul mathematique de commande économique 52
4.3.3les methodes de reapprovisionnement : 53

4.4 organisation du magasin 55


4.4.1nomenclature 55
4.4.2codification 56
4.4.357

5 LES COMPOSANTES D’ UN SYSTÈME DE GESTION INFORMATISÉE 57

5.1 plan general d’Implantation d’une gestion de maintenance assistee par ordinateur
(gmao)57
5.1.1Conditions préalables ; 57

5.2 gestion informatisee 59


5.2.1CARACTERISTIQUES D’UN LOGICIEL DE GMAO 59
5.2.2gestion informatisee des stocks 60
5.2.3gestion informatisee des achats 63
5.2.464
5.2.5gestion informatisee des effectifs 64
5.2.6gestion informatisee des bons de travaux 65
5.2.7Les fonctions complémentaires de la GMAO. 69

6 LES PARAMETRES A SURVEILLER DANS L’ ELABORATION D’ UN PLAN D’


IMPLANTATION D’ UN SYSTÈME DE GESTION INFORMATISÉE 70

6.1 parametres a surveiller 70

OFPPT/DRIF 4
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

7 70
7.1.1Le lancement du projet 70
7.1.2Les étapes du projet 70
7.1.3Le recensement, le découpage et la codification des équipements et installations
concernés. 71
7.1.4La préparation de la formation des utilisateurs 74

8 L’ ORDONNANCEMENT D’ UNE TACHE DE MAINTENANCE 75

8.1 generalités 75

8.2 planification des travaux 75

8.3 terminologie de la planification 75


8.3.1Projet 75
8.3.2chemin critique 75
8.3.3planning 75
8.3.4lissage 76
8.3.5jalonnement 76
8.3.6programmation 76
8.3.7lancement 76
8.3.8avancement 76
8.3.9deblocage 76
8.3.10 tache 76

8.4 moyens de planification 76


8.4.1diagramme de gantt 76
8.4.2les etapes de construction d’un diagramme gantt 77
8.4.3reseau pert 78
8.4.4methode de construction du reseau pert 78

OFPPT/DRIF 5
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

S3. ETUDE DES SYSTEMES AUTOMATISES

S3.1. GESTION DE LA MAINTENANCE 40 h

Les différents types de maintenance.


Département de maintenance.
Types d’organisation.
Rôle des intervenants.
Terminologie :
Défaillance.
Prévention.
Entretien.
Dépannage.
Diagnostic.
Maintenance.
Pratiques industrielles.
Types de maintenance.
Organisation du département de maintenance.
Documentations nécessaires pour les différents types de maintenance.

Les notions de gestion de la maintenance d’un atelier ou d’un laboratoire.


Plan général et d’implantation.
Codification et fiches techniques.
Gestion des stocks, des achats, des effectifs et de bon de travail.
Méthodes de rangement et de classements.
Paramètres à surveiller.
Plan de gestion de la maintenance.

Les notions de gestion de la maintenance informatisées.


Méthodes de rangement.
Planification de l’espace de rangement.
Recherche informatisée des items.
Systèmes de classification.
Terminologie de l’entretien et de maintenance.

OFPPT/DRIF 6
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

OFPPT/DRIF 7
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE


RESUME THEORIQUE

OFPPT/DRIF 8
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

1 LES TYPES D’ ORGANISATION DE MAINTENANCE


1.1 GENERALITES

Depuis que l’homme conçoit et fabrique des objets, il s’attache à son aspect de durabilité.
Plus l’objet est fiable, meilleur il est. Cette idée survit bien dans une société envahie par le
jetable. Il a donc toujours fallu faire durer le matériel et pour cela, l’entretenir.
Jusqu’en 1950, la fonction «entretien » était considérée comme un mal nécessaire. Elle ne
gérait pas son budget qui était pris en charge par l’exploitant. Ce dernier pouvait ainsi juger de
l’efficacité du service entretien des manières suivantes :
Quand il n’y avait pas de panne, l’entretien ne se justifiant pas, son coût devenait exorbitant.
En revanche, les défaillances de l’outil de production étaient perçues comme la résultante de
l’incompétence du service entretien, voire de la fatalité ;
A partir de 1950, la mécanique s’affine. L’électronique fait son apparition suivie de
l’informatique. Le mécanicien d’entretien fait place au technicien d’entretien, qui se voit confier
une nouvelle mission :
Il faut augmenter la productivité et pour cela améliorer la fiabilité, même s’il s’agit là d’une
gestion à court terme qui ne tient pas compte de la mort prématurée d’un équipement. Cette
notion est d’autant plus négligée à cette époque que le phénomène inflationniste effaçait les
erreurs d’investissement, notamment celles où la maintenabilité et la fiabilité n ‘avaient pas été
suffisamment prises en compte.
A partir de 1973, la crise du pétrole impose un retour aux économies. Il devient nécessaire
d’avoir une exploitation rationnelle. C’est à cette époque qu’apparaissent les premiers chiffrages
mettant en valeur les économies réalisables grâce à une maintenance des équipements.
Aujourd’hui, faire de la maintenance semble incontournable et nous avons assisté ces
dernières années à une véritable promotion des valeurs de maintenance. C’est la valorisation de
l’esprit de maintenance qui domine de nos jours.

1.2 DÉPARTEMENT DE MAINTENANCE

L’entreprise (figure 1) est la réunion de moyens humains, financiers et techniques pour :


Fabriquer et vendre en satisfaisant les besoins en produits et services des consommateurs.
Faire vivre son personnel
Gagner de l’argent pour rémunérer le capital et réinvestir.
Tout ça en s’adaptant continuellement à son environnement .

Pour atteindre ces objectifs il lui faut au moins :


Fabriquer : c’est la fonction production .
Vendre : c’est la fonction commerciale.
Maîtriser : le flux d’argent c’est la fonction financière .

OFPPT/DRIF 9
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

Et par fois, suivant les produits, assurer le bon fonctionnement après vente c’est le SAV ( service
après vente).
Dans ce cycle la maintenance possède une grande importance due à sa fonction fondamentale.

Figure 1 Structure de l’entreprise

1.2.1 FONCTION MAINTENANCE

Se référant au dictionnaire Larousse , la maintenance est définie en tant que « action ayant pour
but de recompléter en matériel et en personnel les unités éprouvées par le combat ; ensemble des
moyens nécessaires à cette action » , alors que l’entretien d’un matériel correspond à « une
action ou dépense pour tenir une chose en bon état ».
On note ici la différence essentielle entre les deux définitions : la première (maintenance)
apparaît comme plus vaste puisqu’elle vise la reconstitution à la quelle s’ajoute l ‘amélioration
des éléments permettant l’opération d’un procédé alors que la seconde se borne à leur
conservation dans un état préalablement défini, « le bon état ».
La norme française X60-010 donne à la maintenance la définition suivante : « La maintenance
est l’ensemble des actions permettant de maintenir ou rétablir un bien dans un état spécifié ou en
mesure d’assurer un service déterminé » .
La maintenance possède aussi sa fonction principale qui est la satisfaction des trois entités de
l’entreprise pour un but bien prédéfini. Ces trois entités sont la Direction , la Production et la
maintenance figure 2 et figure 3.

OFPPT/DRIF 10
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

Figure 2 Fonction maintenance

Figure 3 Fonction maintenance


TPM =Total productive maintenance

OFPPT/DRIF 11
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

1.3 LES NIVEAUX DE LA MAINTENANCE

1.3.1 PREMIER NIVEAU.

Réglages simples prévus par le constructeur au moyen d’organes accessibles sans aucun démon-
tage ou ouverture de l’équipement, ou échange d’éléments consommables accessibles en toute
sécurité, tels que voyants, ou certains fusibles, etc …
Commentaires : ce type d’intervention peut être effectué par l’exploitant du bien, sur place, sans
outillage ou à l’aide des instructions d’utilisation. Le stock de pièces consommables nécessaires
est très faible.

1.3.2 DEUXIÈME NIVEAU

Dépannages par échange standard des éléments prévus à cet effet et opérations mineures de
maintenance préventive, telles que graissage ou contrôle de bon fonctionnement. Commentaires :
ce type d’intervention peut être effectué par un technicien habilité de qualification moyenne, sur
place, avec l’outillage portable défini par les instructions de maintenance, et à l’aide de ces
mêmes instructions. On peut se procurer les pièces de rechange transportables nécessaires sans
délai et à proximité immédiate du lieu d’exploitation.
Note : Un technicien est habilité, lorsqu’il a reçu une formation lui permettant de travailler en
sécurité sur une machine présentant certains risques potentiels, et est désigné pour l’exécution
des travaux qui lui sont confiés compte tenu de ses connaissances et ses aptitudes.

1.3.3 TROISIÈME NIVEAU

Identification et diagnostic des pannes, réparations par échange de composants ou d’éléments


fonctionnels, réparations mécaniques mineures, et toutes opérations courantes de maintenance
préventive telles que réglage général ou réalignement des appareils de mesure.
Commentaires : Ce type d’intervention peut être effectué par un technicien spécialisé, sur place
ou dans le local de maintenance, à l’aide de l’outillage prévu dans le local de maintenance.

1.3.4 QUATRIÈME NIVEAU

Tous les travaux importants de maintenance corrective ou préventive à l’exception de la


rénovation et de la reconstruction. Ce niveau comprend aussi le réglage des appareils de mesure
utilisés pour la maintenance et éventuellement la vérification des étalons de travail par les
organismes spécialisés.

OFPPT/DRIF 12
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

1.3.5 CINQUIÈME NIVEAU

Rénovation, reconstruction ou exécution des réparations importantes confiées à un atelier central


ou à une unité extérieure.
Commentaires : Par définition, ce type de travaux est donc effectué par le constructeur ou par le
reconstructeur, avec les moyens définis par ce dernier .

1.4 TYPES D’ORGANISATION

1.4.1 CRITÈRES:
La structure interne de la fonction maintenance dépend de plusieurs critères :
effectifs des entreprises
nombre des équipements
technicité des équipements
régime de travail : 2x8,3x8, saisonnier ….
Situation géographique : proximité…
Quelle que soit la structure interne de la fonction maintenance on trouve toujours deux activités
principales :
une activité intellectuelle de réflexion , d’analyse , d’étude ….
Une activité d’action , d’intervention , de réalisation pouvant être co-traitées.

Ces deux activités doivent assurer les six tâches de la maintenance :

Préparation – méthodes,
Ordonnancement - lancement,
Magasinage – achat,
Exécution,
Analyses,
Gestion humaine et budgétaire.

Dans les entreprises de taille importante, ces tâches sont confiées à des services ou des personnes
au sein d’un organisme établi. En revanche, dans les PMI-PME, le responsable maintenance doit
souvent en assurer la majorité à lui seul. Il n’empêche qu’il ne peut y avoir de maintenance sans,
au minimum, ces six points.

a). Préparation – méthode

OFPPT/DRIF 13
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

La première mission de ce service est de gérer l’historique des interventions, qu’elles qu’en
soient leurs natures, c’est-à-dire, recueillir les comptes rendus d’interventions, compiler les don-
nées pour fournir des ratios permettant l’analyse.
La seconde mission est de préparer les interventions en établissant des fiches détaillées, dans le
cas d’opération périodique, en étudiant le déroulement et l’organisation technique d’un chantier
ponctuel.

b). Ordonnancement – Lancement


Cette tâche pourrait aussi s’appeler planification. Elle consiste à organiser dans le temps des in-
terventions de la maintenance. Ce service travaille bien sûr en étroite collaboration avec la fonc-
tion planification de l’exploitant.
Dans le cas de très gros chantiers faisant appel à des moyens extérieurs, c’est ce service qui
déterminera les périodes d’interventions et leur chronologie.

c). Magasinage – achat


Sa mission est d’assurer la disponibilité et le réapprovisionnement des pièces nécessaires à la
maintenance des équipements.
La gestion des pièces de rechange est très spécifique, et elle diffère en de nombreux points d’un
stock de production.
Les consommations sont variables et souvent imprévisibles.
Dans le cas de pièces de sécurité, des valeurs importantes de stock peuvent être immobilisées
pendant toute la durée de la vie de l’équipement.
Il y a autant de types de gestion que de types de pièce (consommables, pièces spécifiques, pièces
de sécurité, échanges standard).
Les achats aussi possèdent des spécificités qui les handicapent lors de leurs négociations.
Exaltation empirique des consommations
La consommation par référence est faible alors que le nombre de références est élevé.
Il y a souvent obligation de passer par des intermédiaires grossistes.

d). Exécution
Les personnels d’exécution couvrent de nombreuses spécialités techniques, comme :
Mécanicien,
Electrotechnicien,
Electronicien,
Automaticien,
Hydraulicien.
La liste est loin d’être exhaustive et la cohabitation de tous ces métiers pose par fois de
problèmes. Dans les petites structures, La mission de ces personnels est bien sûr d’exécuter

OFPPT/DRIF 14
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

toutes les opérations de maintenance curative, préventive ou d’amélioration sur les matériels
dont ils ont la charge.

e). Analyses
Elles peuvent dépendre de plusieurs services en fonction des différents types d’analyses.
L’analyse technique ou des temps passés revient plutôt aux méthodes qui vont rechercher les
types de pannes prédominantes sur un équipement ou la répartition des temps par machine.
L’analyse financière est faite par le ou les responsables du service qui pourront suivre ainsi le
respect de leur budget par secteur ou par machine.

f). Gestion humaine et budgétaire


Ces deux types de gestion sont confiés à l’encadrement (chef de service, responsable de secteur,
chef d’équipe), et ne différent guère de celles de leurs homologues des autres services.
La finalité de l’organisation structurelle de la maintenance consiste à assurer , au moindre coût,
le degré de maintenance conduisant à l’efficacité optimale des installations .

1.4.2 ORGANISATION CENTRALISÉE

Ce type d’organisation prévoit la concentration de toutes les activités maintenance sous forme
d’une seule entité avec un atelier central. Cette entité gère la maintenance globale de toute
l’entreprise (de tous ses ateliers et secteurs). Par mis les avantages de ce type d’organisation on
peut citer :
Standardisation des matériels et des méthodes facilitée.
Unification des procédures, des codifications des systèmes de gestion de l’information.
Possibilité des investissements lourds en moyens.
Optimisation plus aisée de l’emploi des ressources.
Suivi budgétaire plus rapide.

1.4.3 ORGANISATION SECTORIELLE

Chaque secteur d’activité a son atelier sectoriel de maintenance . Comme caractéristiques de ce


type d’organisation :
main d’œuvre plus ou moins spécialisée
outillage plus ou moins spécifique

1.4.4 ORGANISATION DÉPARTEMENTALE

Chaque atelier a son propre atelier de maintenance , Comme caractéristiques de ce type


d’organisation on peu citer notamment :
main d’œuvre spécialisée et très qualifiée

OFPPT/DRIF 15
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

outillage spécifique
gestion simplifiée

1.5 RÔLES DES INTERVENTIONS

Intervention est l’action de l’équipe de maintenance, après la manifestation de la défaillance dans


maintenance corrective, ou suivant une périodicité donnée dans la maintenance préventive.
Une intervention peut être :
diagnostic;
un dépannage;
une réparation;
un remplacement par échange standard;
une révision;
essai;
modification.
En général les interventions ont pour but la satisfaction de la direction, de la production et de la
maintenance .
L’intervention enferme en soi quelques phases fondamentales :
Détection de la panne ou écoulement de l’échéance ;
Transmission de l’information ;
Alerte de l’équipe de l’intervention ;
Déplacement de l’équipe ;
Diagnostic ( en correctif) ;
Disposition de rechanges ;
Dépannage ou réparation ;
Contrôle ;
Remise en service.

OFPPT/DRIF 16
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

2 LES CARACTÉRISTIQUES DU SYSTÈME DE GESTION DE


LA MAINTENANCE

2.1 TERMONOLOGIE

2.1.1 DÉFAILLANCE

A. Généralités
Les termes de panne et de dépannage, pris dans leur sens strict assez restrictifs , étaient réservés
autre fois à des cas d’arrêt total d’une machine et à sa remise en marche plus ou mois parfaite .
Actuellement , on utilise plutôt le mot défaillance qui désigne tout ce qui paraît anormal , tout
écart de la norme de bon fonctionnement voir figure 5.

norme

déviation
Figure 4 Défaillance

Une défaillance pourra être par exemple :


un bruit anormal ;
une vibration anormale ;
la sortie d’un produit non conforme, aussi bien qu’un arrêt total ou partiel de la
machine .

B. Définition normalisée :
C’est la cessation (défaillance complète) ou altération (défaillance partielle) d’un bien à
accomplir la fonction requise . AFNOR X60-010.

C. Analyse d’une défaillance


Ma maintenance corrective ne doit pas se contenter de dépanner ou réparer un système défaillant.
Elle doit de plus chercher à éviter le renouvellement de la défaillance Il faut pour cela recueillir
toutes les indications nécessaires et une véritable expertise.

OFPPT/DRIF 17
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

L’exploitation de ces renseignements peut être immédiate ou déférée ; aussi est _ il nécessaire de
les répertorier sous une forme définie et précise afin de pouvoir s’y reporter après un certain
temps .
Il faut , en particulier , rassembler les six éléments de connaissance suivants :
causes
manifestation
identification
amplitude
consignes
aptitude à être détectée .
Une « fiche d’analyse de défaillance » présenté en annexe peut aider dans cette démarche.

D. Principaux modes et causes de défaillance

Manifestation
Les défaillances se manifestent suivant l’un des deux modèles ci-dessous :

Seuil de perte de fonction

TBF TBF
Dégradation progressive Dégradation catalectique
Figure 5 Modes d’une défaillance

Causes de défaillance
Les causes de défaillance sont très variées, on donne ici quelques causes d’une manière
exhaustives :

LA QUALITÉ DE LA MATIÈRE :
défaut d’origine ;
matière inadaptée ;
défaut de conception ;
conditions de fonctionnement :
conditions mécaniques :
chocs ;

OFPPT/DRIF 18
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

surcharges ;
vibrations ;
fatigue mécanique ou thermique ;
fluage ;
usure , abrasion, érosion ;
corrosion ;
cavitation1 ;
conditions électriques :
rupture de liaison ;
collage ou rupture des contact ;
claquage.

2.1.2 PRÉVENTION

C’est l’ensemble des mesures prises pour assurer l’état requis d’un bien ou augmenter son TBF2

2.1.3 DÉPANNAGE

La norme AFNOR X60-010 donne la définition suivante : le dépannage c’est l’action sur un bien
en vue de le remettre provisoirement en état de fonctionnement avant réparation .

2.1.4 DIAGNOSTIC

La norme X60-010 définit le diagnostic « Identification de la cause probable de la défaillance à


l’aide d’un raisonnement logique fondé sur un ensemble d’informations provenant d’une
inspection ou d’un test ».

Figure 6 Recherche des causes de la défaillance

Appliquons ce principe à un PC présentant une défaillance de la carte d'alimentation .

1
Phénomène d’usure causé par les cavité formés dans liquide par variation de pression.
2
Temps de bon fonctionnement.

OFPPT/DRIF 19
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

Figure 7 Défaillance de la carte d'alimentation d un PC

On note bien que pour toute action de diagnostic les trois principes doivent être respectés :
√ Rechercher les causes et non les effets voir fig.7 et 8
√ Il est préférable d’appliquer un remède à la cause plutôt qu’à l’effet.
√ Prendre en compte toutes les informations :
Avant toute action de diagnostic on doit procéder de recueillir le maximum d’informations
d’une manière rigoureuse et logique en se méfiant du désir de « sauter à la conclusion » et
d’utiliser une méthode et des outils adaptées.
Par mis les outils de diagnostique les plus populaires on cite :
les schémas fonctionnels et les dessins ;
Ils servent de supports visuels à un raisonnement logique .
les tableaux causes effets ;
Ce sont des tableaux de double entrée, en lignes on cites les cause et les effets en colonnes, voir
figure 9.

EFFET
difficile ou

Manque de
Démarrage

impossible

puissance

excessive

chauffe
Moteur
Fumée

CAUSE

Batterie- circuit démarreur


Manque de gazoil circuit de
combustion
Manque de pré-chauffage
Huile trop épaisse
Injecteur bouché ou cassé

OFPPT/DRIF 20
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

Joint de culasse

Figure 8 Tableau cause - effet

Diagramme d’Ichikawan voir figure 10


Ce diagramme est dressé classant les causes d’une défaillance en six groupes : méthode, main
d’œuvre, moyen , matériel, milieu et matière , on l’appelle aussi diagramme 6M.

Figure 9 Diagramme Ischikawa

On doit trouver un exemple pour l électronicien


Exemple d’application :
Une centrale hydraulique composée de : vérin V , distributeur D à commande Cde, pompe P,
manomètre M , soupape de sûreté S, filtre F , réservoir R et de tuyauterie et raccordement T.
voir figure 11.
Défaillance : le vérin ne fonctionne plus.

OFPPT/DRIF 21
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

Figure 10 Centrale hydraulique

OFPPT/DRIF 22
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

Traçons le diagramme d’Ichikawa correspondant voir figure 12 :

Figure 11 Diagramme Ischikawa pour la centrale hydraulique

Analyse des modes de défaillance, de leur effet et de leur criticité AMDEC


Cette méthode est utilisée dans les études de la fiabilité prévisionnelle avant construction et
installation d’équipements complexes . Mais elle peut être utilisée comme moyen d’analyse des
causes de défaillances en service , en particulier si une AMDEC prévisionnelle a été faite à
l’origine .
Les logigrammes et les « grafcets » de diagnostic ;
Cet outil devient nécessaire si les équipements sont commandés par des automates , ces
logigrammes prennent la forme d’une « grafcet » qui guide le dépanneur pas à pas dans s a
recherche logique .
Les logigrammes se construisent en quatres étapes principales :
1ere étape : poser clairement le problème ;
2eme étape :rechercher les causes possibles suivant le modèle ci dessous ;

Fonction non Elément de la Composants Défaillance


réalisée fonction

3eme étape : Classement des défaillances


Pour optimiser la démarche du dépanneur , classer les défaillances suivants des critères précis
( facilité de détection , délai de détection , …. . ).

OFPPT/DRIF 23
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

4eme étape : traçage du logigramme .


Les symboles utilisés pour le traçage d’un logigramme sont les suivants figure 13.

Figure 12 Les symboles de base

Exemple : remplir le logigramme de la fonction suivante : départ au travail en mettant dans


chaque symbole le numéro de l’action correspondante voir figure 14.

OFPPT/DRIF 24
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

OFPPT/DRIF 25
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

Figure 13 Logigramme
Réponse : voir figure 15

Figure 14 Logigramme réponse

OFPPT/DRIF 26
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

Exemple 2 : la figure16 présente le logigramme de démarrage d’une voiture essence.

Figure 15 Logigramme du démarrage d’une voiture essence.

OFPPT/DRIF 27
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

Les systèmes experts de diagnostic « les tests intégrés » ;


Ils sont les derniers développements techniques pour la recherche des pannes. Le progrès
informatique a permis le développement des systèmes experts , qui rassemblent des
informations, en les utilisant pour en tirer des remèdes et/ou des propositions d’action .

2.1.5 LA FIABILITE

La fiabilité c’est l’aptitude d’un bien à accomplir une fonction requise dans des conditions
données pendant un temps donné autrement dit c’est la probabilité que le bien accomplisse une
fonction donnée dans des conditions données pendant un temps donnée .
Dans la pratique on étudie les fréquences de l’apparition des défaillances comme moyens de
jugement de la fiabilité des biens . Les outils de l’étude sont nombreuses et différent suivant
l’entreprise , les équipements et la compétence du personnel maintenance, par mis ces outils on
cite généralement :
Relevé des défaillances
Ce relevé se fait à l’aide des documents suivants ,la fiche d’analyse et l’historique de la
machines. L’analyse statistique de ces données permet facilement de recenser les organes
fragiles , les interventions répétitives ou coûteuses pour des décisions ultérieures .

Courbe de Pareto (ABC)


Généralités .
Cette méthode est un outil de prise de décision quand le plus et le moins importants se
distinguent mal .
PARETO , économiste d’origine italienne (1848-1923), travaillant aux Etats-Unis , mit en
évidence que 85% de l’impôt foncier était payé par 15% seulement des personnes payants . Des
constatations analogues peuvent être faites :
75% des frais de maintenance sont consommes par 20% des équipements de l’entreprise .
80% des accidents de la route sont faits par 20% des conducteurs .
80% des sorties d’un magasin de stockage concernent 20% des articles stockés .
80% du trafic chemin de fer sont assurés par 20% des voies .
La méthode nous permet de ranger les éléments en 3 classes :
la classe A : peu d’éléments pour un fort pourcentage du critère observé .
La classe B : nombreux éléments représentant un faible pourcentage du critère observé.
La classe C : le reste des éléments .
Application de la méthode ABC en maintenance :
Il est très utile d’utiliser cette méthode pour déterminer les urgences ou les tâches les plus
rentables à accomplir en maintenance .

OFPPT/DRIF 28
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

Par exemple :
à quelles défaillances et à quels équipements il faut attacher particulièrement plus d’attention .
Rechercher les causes et les améliorations possibles pour ces défaillances.
Organiser un magasin en fonction des fréquences de sortie des pièces (nombre de pièces et
emplacement ).
Décider de la politique à appliquer sur certains équipements en fonction des heures et des coûts
de maintenance .
C. Méthodologie du traçage de la courbe ABC ;
Déterminer le cadre de l’étude et ses limites :
Ici on précise le domaine d’analyse par exemple :
des mouvements de stock ;
évolution de la clientèle ;
des activités d’atelier ;
des défaillances de matériel …….
Préciser le critère étudié.
le temps consommé par les défaillances;
le coût des interventions;
le nombre de défaillances , de pièces en stock….
Préparer les données pour la construction de la courbe ;
Connaissant le cadre de l’étude et ses limites , il convient de dresser un tableau d‘inventaire
contenant les données nécessaires .

TABLEAU D’ INVENTAIRE
Exemples
N° Machine Nombre de pannes Nombre heures d’arrêt

Nombre de pièces fabriquées Nombre de pièces Coût de fabrication unitaire

N° de pièces en stock Nombre de mouvements Coût de stockage unitaire

OFPPT/DRIF 29
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

Après avoir dressé l’inventaire des informations, il convient de :


les classer par ordre décroissant ;
calculer les valeurs et les % cumulés ;

100%

0 A B C

Tracer la courbe en faisant correspondre à chaque variable la valeur du % cumulée à son niveau .
Toutes les étapes sont respectées on aura une courbe de l’allure suivante voir figure suivante .

La zone A enferme le peu des variables présentant le plus grand cumul des % entre 70 et 80 %
du cumul total , c’est la zone de première importance.
La zone B enferme le groupe de variables de deuxième importance dont le cumul est dans les
environs de 10 à 15 % du cumul total.

OFPPT/DRIF 30
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

La zone C enferme le reste des variables .

Exemple :
L’étude des historiques d’une ligne de production a donné les résultats suivants :

Sous- Temps d’arrêt Sous-système Temps d’arrêt h


système h
1 5 6 7
2 4 7 10
3 35 8 3
4 25 9 50
5 15 10 2
Figure 16 Tableau des données

On va pour cette ligne de production construire la courbe ABC.

1ere étape : préciser le cadre d’analyse


dans cet exercice les variables étudiés sont les sous _ systèmes d’une ligne de production.

2eme étape : préciser le critère observé


Le critère choisi est le temps d’arrêt des sous-systèmes en h.

3eme étape : traiter les données et classer les variables .


Le classement des variables suivant le critère observé et le calcul des cumuls a donné le tableau
suivant .

Rang Sous-système Temps d’arrêt Valeur cumulée


Somme %

OFPPT/DRIF 31
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

1 9 50 50 32
2 3 35 85 54.5
3 4 25 110 70.5
4 5 15 125 80.1
5 7 10 135 86.5
6 6 7 142 91
7 1 5 147 94.2
8 2 4 151 96.8
9 8 3 154 98.7
10 10 2 156 100

OFPPT/DRIF 32
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

Figure 17 Courbe ABC

4eme étape : construire la courbe voir figure 18

OFPPT/DRIF 33
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

On remarque que :
Zone A : 30% des s/ensembles (9,3 et 4) cumulent 70% des heures d’arrêt
Zone B : 30% des s/ensembles (5,7 et 6) cumulent 21% des heures d’arrêt
Zone C : 40% des s/ensembles(1,2,8 et 10) cumulent 9% des heures d’arrêt.

Exercice d’application
Dans une entreprise industrielle, le responsable d’entretien a enregistré sur une periode d’une
année le nombre de pannes et les temps d’arrêt par panne, pour chacun des types de matériels de
l’entreprise .
Le responsable charge un de ses adjoints de l’organisation des méthodes de réparation qui devra
porter en priorité sur les matériels qui ont le plus grand temps d’arrêt demandant le plus de temps
d’intervention.
Le tableau suivant donnera les temps d’arrêt pour chaque type .

Type de matériel Nombre de pannes Temps moyen/panne h


Chaudière 25 05
Compresseur CO2 10 03
Compresseur NH3 07 02
Tours 11 01
Vannes automatiques 05 02
Moteurs électriques 30 20
Compresseurs d’air 09 05
Vannes manuelles 10 05
Pompes centrifuges 50 11
Purgeur 13 01
Réducteur de vitesse 06 2

Question : déterminer la priorité par la méthode de Pareto.

OFPPT/DRIF 34
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

2.1.6 MAINTENANCE

La norme française X60-010 donne à la maintenance la définition suivante : « La maintenance


est l’ensemble des actions permettant de maintenir ou rétablir un bien dans un état spécifié ou en
mesure d’assurer un service déterminé » .

2.1.7 REPARATION

intervention définitive et limitée de maintenance corrective après panne .

2.1.8 ESSAI
Ensembles des épreuves et contrôles à faire subir au bien afin de s’assurer qu’il peut accomplir
la fonction requise.

2.1.9 REVISION

Ensemble des actions d’examen , de contrôles , et des interventions effectuées en vue d ‘assurer
le bien contre toute défaillance majeure ou critique , pendant un temps ou une unité d’usage
donné.

2.1.10 MODIFICATION
Opération à caractère définitif , effectuée sur un bien en vue d’en améliorer le fonctionnement,
ou d’en changer les caractéristiques d’emploi.

OFPPT/DRIF 35
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

2.2 LES PRATIQUES INDUSTRIELLES

2.2.1 BON DE TRAVAIL (BT)

Dans la gestion des interventions la planification et l’édition des bons de travaux BT ou des
ordres de travaux OT occupent une place très importantes .
Un bon de travail est le document édité pour chaque intervention après la réception d’une
demande d’intervention DI dans le cas d’une maintenance corrective ou après l’écoulement
d’une échéance dans le cas d’une maintenance préventive. Il doit contenir toutes les informations
nécessaires à la réalisation de l’intervention par exemple :
La date et l’heure de l’invention ;
précision de l’intervenant et sa qualification ;
l’équipement sujet de l’intervention
les pièces et la fourniture nécessaires et leurs quantité .
les mesure de sécurité à entreprendre ;
et autres……
Au BT ,en cas de nécessité, d’autres documents peuvent être joints : croquis , dessin , gamme
d’intervention ….
La figure 20 représente un BT type .

OFPPT/DRIF 36
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

Figure 18 Bon de travail

Remarque : Une fois l’intervention est réalisée un compte rendu (CR) est établi dans le quel les
renseignements suivants doivent figurer :
la date et la durée de réalisation .
nom de l’intervenant.
numéro de BT .
statut du travail : réalisé , en cours , à pour suivre .
les quantités des pièces de rechange de la fourniture utilisées .
Quand le compte rendu est visé par le responsable maintenance le Bt est alors validé et classé
dans le dossier de l’équipement, les coût de l’intervention peuvent être traités soit par la service
maintenance soit par le service de comptabilité suivant l’organisation de l’entreprise u déduits
automatiquement si la gestion est informatisée.

OFPPT/DRIF 37
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

2.2.2 REGLE DE SECURITE

A. GENERALITES
Ici on trouve important de rappeler quelques définitions :

Accident du travail :
« Est considéré comme accident du travail , quelle qu’en soit la cause , l’accident survenu par le
fait ou à l’occasion du travail à toute personne salariée ou travaillant , à quelque titre que ce soit
pour un ou plusieurs employeurs ou chefs d’entreprise »
Cette définition est complétée par trois précisions : l’accident est caractérisé par l’action
violente et soudaine d’une cause extérieure provoquant au cours du travail une lésion de
l’organisme humain ou la mort.

Maladie professionnelle :
Une maladie est professionnelle si elle est la conséquence directe de l’exposition d’un travailleur
à un risque physique , chimique, biologique , ou résulte des conditions dans lesquelles il exerce
son activité professionnelle.

Risque
Combinaison de la probabilité et de la gravité d’une lésion ou d’une atteinte à la santé pouvant
survenir dans une situation dangereuse .

Situation dangereuse
Toute situation dans la quelle une personne est exposée à un ou plusieurs risques dangereux.

B. MAINTENANCE ET SECURITE
L’activité industrielle , au travers des moyens matériels et des procédés qu’elle met en œuvre
mais également des personnes qui y sont associés , génère des risques nombreux et variés pour
les individus ( risques de lésions ou atteinte à la santé) , mais également pour les biens et
l’environnement ( risques de détérioration ou de destruction , pollution).
Les intervenants lors des réalisations des tâches de maintenance se trouvent dans des situations
variées c’est pour cela ils doivent être capable ,dans une situation donnée , de mettre en œuvre
une méthodologie ( démarche) d’analyse d’accidents , avant et après l’intervention.

OFPPT/DRIF 38
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

C. LES TROIS PHASES DE LA DEMARCHE


La démarche adoptée comprend trois démarches : décrire, identifier et prévenir voir fig.21.

Figure 19 Démarche sécurité

DECRIRE
Ici on décrit la zone à l’intérieur de la quelle s’effectuera l’opération de maintenance , c’est la
zone d’intervention.
Zone d’intervention : zone dans laquelle peuvent se trouver le et mes opérateurs de maintenance
pour effectuer tout ou partie des opérations liées au travail à effectuer , elle peut comprendre
d’autres zones disjointes .
Pour faciliter la description de la situation on va se limiter à cinq domaines regroupant les
éléments ayants une incidence sur la sécurité fig.22.

Figure 20 Les cinq domaines

OFPPT/DRIF 39
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

1er domaine : L’ORGANISATION


Déterminer la zone et son accès et identifier l’équipement cible .

2eme domaine : L’AMBIANCE :


Préciser les types d’ambiance de la zone d’intervention : ambiance lumineuse , thermique,
atmosphérique , et sonore .

3eme domaine : ENERGIE


Ce domaine regroupe toutes les formes d’énergie présentes dans la zone d’intervention utilisées
ou non : énergie électrique , hydraulique , mécanique, chimique ou énergie de rayonnement.

4eme domaine : FLUX D’INFORMATIONS


Il s’agit des flux d’informations entrants ou sortants de la zone d’intervention qui précisent les
risques que présente l’évolution du système avec les opérations de la maintenance et avec les
autres systèmes .

5eme domaine : INTERVENTION


L’opération de maintenance peut présenter des risques liés au système et à son voisinage , aux
intervenants et aux moyens utilisés .

IDENTIFIER les risques présents dans la zone d’intervention.

PREVENIR prendre les mesures de protection adéquates .

En appliquant la démarche générale sur les cinq domaines on peut tracer un organigramme
général d’organisation d’une intervention comme le montre la figure23.

OFPPT/DRIF 40
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

Figure 21 Organigramme générale

OFPPT/DRIF 41
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

2.2.3 SUIVI EY MISE A JOUR DES DOSSIERS

Chaque équipement dans l’entreprise doit posséder deux dossiers :

A. DOSSIER TECHNIQUE
Suivant la norme NF X60-200 le dossier technique d’un équipement se compose de trois
dossiers :
√ Dossier constructeur figure 24 : ce sont les documents établis par le constructeur lors de
l’étude et de la réalisation des matériels .

Figure 22 Dossier constructeur

√ Dossier utilisateur figure 25 ce sont les documents qui permettent l’utilisation du matériel :
mode de marche, réglage, maintenance de 1er niveau.

Figure 23 Dossier utilisateur

OFPPT/DRIF 42
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

√ Dossier maintenance fig.26 : ce sont les documents qui permettent de maintenir, réparer,
démonter, remonter tout u partie du système.

Figure 24 Dossier maintenance


Pour assurer un suivi du matériel (installation, fonctionnement, maintenance) le service
maintenance doit disposer de l’ensemble de ce trois dossiers qui doivent être classés et
répertoriés d’une manière identique à la codification du matériel.

B. DOSSIER HISTORIQUE
Le dossier historique permet de renseigner le service maintenance sur :
les défaillances du système et leurs origines,
le choix des indicateurs de maintenance préventive
le coût des interventions
les données nécessaires pour la définition de la politique de maintenance
les opérations et le planning des interventions de maintenance préventive .

Il est constitué des documents suivants :


planning des visites préventives ,
comptes rendus des visites préventives,
rapport des interventions correctives,
fiches de sortie des pièces de rechange,
fiche de modification de matériel,
rapports officiels d’expertises et de visites légales obligatoires,
fiches d’inspection des matériels,
fiche historique : document de synthèse regroupe les informations relatives aux travaux
de maintenance préventive te corrective.

OFPPT/DRIF 43
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

FICHE HISTORIQUE DU MATERIEL Date Folio


Secteur Code LEGENDE
Atelier Code Heures : relevé du compteur , Pr : préventif Cr : correctif
Tps Imm. : temps d’immobilisation , Tps Inter : temps
Machine Code
d’intervention
Type N série M. o. : main d’œuvre ; Four : fourniture .
Date N° BT Heures S/ensemble Désignation des interventions Pr Cr Tps Tps Coût Coût
Imm Inret M.o Four.

Figure 25 Fiche historique

OFPPT/DRIF 44
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

2.2.4 RAPPORTS

Dans le service maintenance on produit des rapports qui enregistrent toute information
pouvant servir comme justif de toute intervention réalises et comme base pour le calcul des
arrêt et des frais de maintenance . La figure 28 présente un rapport type.

RAPPORT D’INTERVENTION Matériel :


Intervenant
Date / / NATURE DE L’INTERVENTION

Temps passé H min Mec. Elec. Hyd. Pneu.


Temps imm. H min L’intervention a nécessité :
Debut / / à H Nettoyage Réglage
Echange Rebut
Fin / / à H Modification Soudure

Défaillance

Cause de défaillance

Opérations

Fourniture

Figure 26 Rapport d’intervention

OFPPT/DRIF 45
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

3 LES TYPES DE MAINTENANCE

3.1 LES TYPES DE MAINTENANCE

Le choix d’une politique de maintenance doit résulter d’une étude technico-économique.


En simplifiant, il s’agit du rapport entre le coût de maintenance et le coût de non-maintenance.
Une opération de maintenance entraîne des coûts (heures passées, pièces changées, matériels
utilisés, pertes de production). En revanche, la non-maintenance, ou plutôt l’arrêt inopiné,
peut avoir des conséquences dramatiques quand cela concerne un équipement critique.
En résumé, et par exemple, on n’entretient pas de la même façon une régulation quand celle ci
concerne un réacteur de centrale nucléaire ou la température d’eau du percolateur.
L’illustration ci-dessous résume les différentes politiques de maintenance et les situe les une
par rapport aux autres figure 29.

Figure 27 Types de maintenance

3.1.1 LA MAINTENANCE CORRECTIVE

Définition (d’après la norme AFNOR NF X 60-010 de décembre 94)

Ensemble des activités réalisées après la défaillance d’un bien, ou la dégradation de sa


fonction, pour lui permettre d’accomplir une fonction requise, au moins provisoirement.

OFPPT/DRIF 46
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

Note: La maintenance corrective comprend en particulier:

La localisation de la défaillance et son diagnostic,


La remise en état avec ou sans modification,
Le contrôle de bon fonctionnement.

La maintenance pallitative (d’après NF X 60-010 de décembre 94)

Activités de maintenance corrective destinées à permettre à un bien d’accomplir provisoire-


ment tout ou la partie d’une fonction requise.
Note: Appelée couramment “dépannage”, la maintenance palliative est principalement
constituée d’actions à caractère provisoire qui devront être suivies d’actions curatives.

Maintenance curative (d’après NF X 60-010 de décembre 94):

Activité de maintenance corrective ayant pour objet de rétablir un bien dans un état ou de lui
permettre d’accomplir une fonction requise.
Le résultat des activités réalisées doit présenter un caractère permanent. Ces activités peuvent
être :
Des réparations,
Des modifications ou améliorations ayant pour objet de supprimer la ou les
défaillance(s).

Remarque:
La maintenance corrective se justifie lorsque les coûts de défaillance et les contraintes de
sécurité sont faibles ou lorsque le matériel est renouvelé fréquemment.

3.1.2 LA MAINTENANCE PREVENTIVE

Définition

Maintenance ayant pour objet de réduire la probabilité de défaillance ou de dégradation d’un


bien ou d’un service rendu. Les activités correspondantes sont déclenchées selon :
Un échéancier établi à partir d’un nombre prédéterminé d’unités d’usage.
Et/ou des critères prédéterminés d’unités d’usage.

OFPPT/DRIF 47
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

La maintenance préventive peut se présenter sous plusieurs formes suivant le paramètre


considéré .
 Maintenance systématique
Maintenance préventive subordonnée au franchissement d’un seuil prédéterminé d’unités
d’usage.
 Maintenance conditionnelle
Maintenance préventive subordonnée au franchissement d’un seuil prédéterminé significatif
de l’état de dégradation du bien.
NOTE : Le franchissement du seuil peut être mis en évidence par l’information donnée par un
capteur ou par un tout autre moyen.

 Maintenance prévisionnelle
Maintenance subordonnée a l’analyse de l’évolution surveillée de paramètre significatif de la
dégradation du bien permettant de retarder et de planifier les interventions.
Notes : Cette maintenance est, parfois, appelée improprement «maintenance Prédictive».

Remarque :
La maintenance prévisionnelle permet l’utilisation des équipements au maximum de leurs
possibilités, elle assure une meilleure surveillance et améliore la sécurité. En revanche, la
mesure d’un paramètre significatif n’est pas toujours possible en marche continue, de plus, le
coût des équipements de mesure peut être élevés. Dans ces conditions ce type de maintenance
sera réservé aux équipements vitaux et aux équipements dont les défaillances sont répétitives
et onéreuses.

3.1.3 OPERATIONS DE LA MAINTENANCE PREVENTIVE

Les opérations relatives à la maintenance préventive peuvent être regroupées en trois grandes
familles :
LES INSPECTIONS
L’inspection est une activité de surveillance s »exerçant dans le cadre d’une mission définie .
Elle n’est pas obligatoirement limitée à la comparaison avec des données préétablie.
Exemples :
Inspection des matériels de lutte contre incendie.
inspection des moyens de protection contre les risques d’accidents.
Inspection de l’état des élingues et des cordages utilisés sur un chantier de manutention.

OFPPT/DRIF 48
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

Ces activités d’inspection sont en général exécutées sans outillages spécifiques et ne


nécessitent pas d’arrêt de l’outil de production ou des équipements.

VISITE
C’est une opération de maintenance préventive qui se traduit par un examen détaillé et
prédéterminer de tout ou partie du bien.
Exemples :
visite périodique des ascenseurs dans les immeubles d’une habitation.
Visite périodique des organes moteurs d’un véhicule de transport.

CONTROLE
C’est une activité de vérification de conformité par rapport à des données préétablies, suivis
d’un jugement.

Exemples :
- Contrôle du niveau d’isolement électrique d’une installation à basse tension par
rapport à la norme NF C15-100.
- Contrôle du jeu dans une liaison mécanique par rapport aux spécifications du dessins
technique .
Le contrôle peut :
- Comporter une activité d’information.
- Inclure une décision : acceptation rejet ….
- Déboucher sue des actions correctives.

OFPPT/DRIF 49
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

3.1.4 MISE EN ŒUVRE D’UNE ACTION DE MAINTENANCE PREVENTIVE FIG.30

La mise en place d’une action préventive se compose de plusieurs étapes logiques et


chronologiques présentées dans la figure suivante.

OFPPT/DRIF 50
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

Figur
e 28 Mise en place d’une action préventive

3.1.5 LES OUTILS DE LA MAINTENANCE PREVENTIVES SYSTÉMATIQUES

OFPPT/DRIF 51
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

1- FICHE DE VISITE
C’est document important dans la maintenance préventive systématique . Il doit comporter
les informations relatives à :
l’identification du matériel sur le quel l’intervention est à réaliser
l’identification de l(intervention
la description du mode opératoire
les résultats de la visite

2- PLANNING DES INTERVENTIONS

Jusqu’à un horizon donné ce planning récapitule l’ensemble des visites relatives à un même
matériel.

3- BON DE TRAVAIL

Le BT est le document qui déclenche une opération de maintenance. Il précise à un ou


plusieurs intervenants la nature des travaux à réaliser .

3.1.6 EXERCICES

Pour chaque exemple, donner le type de maintenance dont il s’agit.

OFPPT/DRIF 52
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

1. Je viens de recevoir un coup de téléphone, un palier vient de casser sur une machine
2. Après le relevé critique d’un compteur, je prépare mon planning.
3. L’installation d’une nouvelle machine.
4. Toutes les semaines j’ai un graissage à faire sur la même machine.
5. Un vérin vient de casser, le magasin me prévient qu’il n’a pas le bon modèle mais un autre
pourra faire l’affaire un moment.

1. ……………………………………………………………………………..
2. ……………………………………………………………………………..
3. ……………………………………………………………………………..
4. ……………………………………………………………………………..
5. ……………………………………………………………………………..

4 LA RELATION ENTRE MAINTENANCE ET STOCK


4.1 GENERALITES

OFPPT/DRIF 53
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

4.1.1 EXPRESSIONS DU BESOIN

Dans le sein d’une entreprise , la service maintenance a des besoins importants pour assurer
son fonctionnement notamment en :
- matières consommables
- pièces de rechange
- outillages
- équipements neufs
- matière courante pour assurer son fonctionnement

4.1.2 FONCTIONS A ASSURER

√ Fonction approvisionnement :
Ces besoins doivent être en quantité , qualité et , suivant un planning donné , par la fonction
approvisionnement qui doit ternir compte des souhaits ou exigences des services
ordonnancement, méthodes et exécution.
√ Fonction achat
Pour assurer la satisfaction de ces besoins, il doit exister une fonction achats chargée de cette
mission , non seulement pour le service maintenance , mais aussi pour le service production et
les différents services fonctionnels de l’usine .

Cette fonction achats doit assurer :


- la passation des commandes
- la sélection des fournisseurs
- la négociation des conditions
- la surveillance des livraisons au point de vue quantité, qualité et délais.
- Connaissance des stocks nécessaires

Une gestion correcte des stocks implique :


- la connaissance du stock existant
- la connaissance des besoins pour une période donnée pour assurer les travaux de
maintenance quotidiens ou planifiés .
- la connaissance des sources et délais d’approvisionnement

4.2 STOCK ET QUALITE GLOBALE

La qualité de gestion de la fonction approvisionnement est une partie indispensable de la


politique de qualité globale menée au sein des entreprises fig.31.
Elle peut se mesurer en terme de satisfaction :

OFPPT/DRIF 54
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

des clients vis à vis du secteur achats : respect des quantités , qualité , délais et qualité de
service après vente.
Du secteur achat vis à vis :
des demandeurs de l’usines qui doivent lui fournir des demandes précises .
des fournisseurs externes qui doivent être intégrés dans un système d’assurance qualité et se
comporter comme de véritables partenaires.

Figure 29 Stock et qualité globale

OFPPT/DRIF 55
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

4.3 GESTION DES ARTICLES

Pour représenter les différentes méthodes de gestion des stocks et les variations de ce stock, il
est intéressent d’adopter une représentation graphique figure 32.

Figure 30 Mouvement su stock

S=500 unités au temps 0


- Sortie de 100 unités 2 mois après
- Sortie de 200 unités 1mois après
- approvisionnement de 400 unités 1 mois après
- Sortie de 150 unités 1 mois après

OFPPT/DRIF 56
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

- Sortie de 200 unités 3 mois après


- Sortie de 150 unités 1 mois après
- approvisionnement de 400 unités 2 mois après
- Sortie de 200 1 mois après
- S=300 unités en fin de période

4.3.1 CALCUL DE LA QUANTITE ECONOMIQUE A COMMANDER

Pour un article de consommation courante et régulier le problème suivant se pose :


Quelle quantité doit-on commander ? pour minimiser le coût total à l’utilisation, connaissant :
- le besoin moyen annuel =N
- le coût administratif associé à chaque commande : coût de passation C1.
- Le coût occasionné par la possession du stock t% : taux de possession du stock.
- Coût unitaire de l’article : coût d’achat Ca

OFPPT/DRIF 57
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

Exemple
Données :
Consommation annuelle : N=600 pièces
Coût de passation : C1 = 100.00 Dh
Taux de passation t=20%
Coût unitaire : Ca=25.00Dh.

Calculer le coût total de commandes des quantités suivantes : 600, 300, 200, 150, 120, 100,
66, 50.

Quantité à Nombre de Coût de Stock Valeur de Coût de Coût total Ct


command commande passation moyen stock moyen possetion
er s par an C1 total par an
Cp

Q
N
Q
N
Q
. C 1
Q
2 ( Q
2
. C)
a ( C)
Q
2
. a .t C =( C + C + C )
t 1 p a

600 1 100 300 7500 1500 1600


300 2 200 150 3750 750 950
200 3 300 100 2500 500 800
150 4 400 75 1375 375 775
120 5 500 60 1500 300 800
100 6 600 50 1250 250 850
66 9 900 33 825 165 1065
50 12 1200 25 625 125 1325

Conclusion :
D’après les calculs on voit que la commande économique est de 150 pièces 4 fois par an.

OFPPT/DRIF 58
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

4.3.2 CALCUL MATHEMATIQUE DE COMMANDE ÉCONOMIQUE

Soit n la quantité à commander que l’on cherche à optimiser en tenant compte des différents
coûts :

- coût d’acquisition (commande):


C = n .C
N
i 1

- Coût de possession annuel de stock :


C = 2 . C .t
n
p a

- coût unitaire : Ca
Sachant que N est le besoin annuel

C =( C + C )= n . C + 2 . C .t
N n
t i p 1 a
Alors le coût total
Il peut être considéré comme une fonction de la variable n. C t est donc minimal pour la valeur
n qui annule sa dérivée .

d C =− N . C + C .t
dn
t

n
2
1
2
a

=0 pour la valeur
n=
√ C
2N

C .t
Cette valeur de n est appelée la quantité économique de commande .
a
1

formule de Wilson.

Appliquée à l’exemple précédent on trouve


n=
√ 2 .600 . 100
25. 0 , 2
=154 . 9
pièces.

4.3.3 LES METHODES DE REAPPROVISIONNEMENT :


pour gérer le stock-maintenance il convient de choisir la méthode de réapprovisionnement
qui :
- minimise les coûts de gestion
- éviter les rupture de stocks
La méthode de réapprovisionnement retenue doit surveiller les paramètres de gestion choisis
qui peuvent être soit liés au temps soit aux quantités.
Les paramètres liés au temps sont :
- délai livraison : intervalle de temps entre da date de passation de la commande et la date de
réception .
- intervalle de commande : intervalle compris entre deux commandes successives .
- intervalle de réapprovisionnement : intervalle de temps entre deux approvisionnements .
Les paramètres liés aux quantités sont :

OFPPT/DRIF 59
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

- stock disponible : différence entre réel au magasin et le stock affecté


- stock affecté : quantité approvisionnée en fonction d’un besoin et qui ne peut être prélevée
que pour satisfaire ce besoin .
- stock de sécurité : quantité prélevée sur le stock et destinée à pallier les aléas des
approvisionnement et des consommations , afin d’éviter la rupture du stock .

Dans la pratique plusieurs modes d’approvisionnement sont utilisables suivants plusieurs


paramètres, on cite notamment :
APPROVISIONNEMENT A INTERVALLE CONSTANT
Cette méthode se traduit par un réapprovisionnement périodique avec une quantité constante
ou variable figure 33.

Figure 31 Approvisionnement à intervalles égalux

OFPPT/DRIF 60
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

Figure 32 Rupture de stock


L’avantage de cette méthode est sa simplicité , pas de suivi au niveau du stock , d’où un coût
de gestion réduit.
Son inconvénient est le risque de rupture de stock figure 34 .

APPROVISIONNEMENT A NIVEAU PREDETERMINE


Cette méthode se traduit par une passation de commande dès que niveau de stock atteint une
valeur prédéterminée dite stock d‘alerte (SA) figure 35.

Figure 33 Approvisionnement à niveau prédeterminé

OFPPT/DRIF 61
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

Cette méthode ne peut exclure totalement le risque de rupture der stock .Ce risque est fonction
de stock d’alerte .Ce dernier doit au moins être égal à la consommation moyenne durant le
délai de livraison .

APPROVISIONNEMENT AVEC STOCK MINIMAL


Dans cette méthode la commande est passée au moment où le stock est égal au stock minimal
dit par fois stock de sécurité.

4.4 ORGANISATION DU MAGASIN

Le magasinage concerne les moyens à mettre en œuvre pour pouvoir physiquement entreposer
les différents articles du stock maintenance .
Ce magasinage :
Doit permettre de repérer facilement les articles entreposés.
Doit offrir une capacité suffisante à chaque article compte tenue de sa nature et de sa
quantité .
Doit être conçu avec accès facile.
Doit permettre la conservation des articles de tout facteur de dégradation.

4.4.1 NOMENCLATURE

La nomenclature d’un produit est la liste de ses composants pris dans un ordre logique . La
nomenclature s’établit après l’inventaire complet des constituants concernés . Cet inventaire
doit permettre d ‘éliminer les constituants excédants.
A partir d’une nomenclature on adopte une classification efficace qui permet de :
- trouver un constituant qui existe, ou être sûr qu’il n’existe pas.
- disposer une place unique prête à recevoir.
- trouver tous les composants susceptibles de satisfaire un besoin donné .
- trouver tous les besoins que satisfait un constituant donné.

4.4.2 CODIFICATION

A. GENERALITES
La codification est une classification idéologique caractérisée par :
le critère , nécessaire et suffisant pour l’identification des constituants communs , adapté aux
besoins d’exploitation de la nomenclature par exemple : critère topographique.
la définition ;
l’hiérarchisation.

OFPPT/DRIF 62
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

B. CRITERE TOPOGRAPHIQUE :
Ce critère répond au besoin de localisation du constituant :
Par rapport à son lieu d’emploi dans le matériel.
Une pompe aura des codes différents ce qui peut être intéressent des études de fiabilité .

Par rapport à son niveau de montage dans l’équipement


Un clapet de la pompe aura un code traduisant la décomposition par niveau de démontage du
matériel pompe qui est la tête de la nomenclature , c’est aussi une codification en cascade
voir figure 36.

Figure 34 Hiérarchie des articles Par rapport à son lieu de stockage

OFPPT/DRIF 63
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

Exemple : les palettes sont stockées dans l’allée 2 à la colonne 5 , d’où une partie de code
donne l’emplacement figure 37.

Figure 35 Codification suivant le lieu de stockage

OFPPT/DRIF 64
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

5 LES COMPOSANTES D’ UN SYSTÈME DE GESTION


INFORMATISÉE
5.1 PLAN GENERAL D’IMPLANTATION D’UNE GESTION DE
MAINTENANCE ASSISTEE PAR ORDINATEUR (GMAO)

Le choix du système d’information, s’il n’est pas imposé, est une étape de lourdes
conséquences. Cette sélection tient compte de la stratégie d’entreprise et comprend plusieurs
phases :
- le choix du matériel ;
- le choix du SGBD (système de gestion de base de données) ;
la décision d’intégration ou non à d’autres logiciels dans l’entreprise ;
en fonction de ce choix, ce sera un projet d’entreprise (décision d’intégration) dans lequel la
direction devra obligatoirement s’impliquer fortement ou un « projet-maintenance » (logiciel
non intégré) qui laissera à ce service plus de liberté d’action. L’éventail des fournisseurs
possibles se rétrécira très fortement suite à ces décisions.
la réalisation d’un cahier des charges avec des spécifications sommaires pour lancer un appel
d’offres auprès des éditeurs de GMAO ou les intégrateurs susceptibles d’être [Link]
cela, il pourra être effectué une étude de faisabilité.

5.1.1 CONDITIONS PRÉALABLES ;


Un projet d’entreprise :
La première des conditions de la réussite, est que la direction de l’entreprise soit elle même
impérativement convaincue de l’utilité du projet. Cette volonté affichée sera alors transmise à
tous les niveaux hiérarchiques pour créer un véritable projet d’entreprise.
Le groupe de pilotage ;
Une autre condition est la mise sur pied d’un groupe de pilotage chargé de suivre le
déroulement du projet. La direction y fera des apparitions régulières pour montrer son intérêt
sur l’état d’avancement.
Le groupe de pilotage supervise la bonne marche du projet phase par phase et trouve des
solutions aux éventuelles dérives. Il est le garant du respect du calendrier et du budget.
Sa composition varie en fonction de la taille et de l’activité de l’entreprise.
Le chef de projet
Contrairement au groupe de pilotage qui se réunit épisodiquement, le chef de projet est une
personne qui va travailler sur cette mise en place à plein temps. En effet, il est fortement
déconseillé de confier cette tâche au responsable maintenance qui n’aurait pas le temps de
prendre le recul nécessaire. Cependant, le chef de projet devra impérativement avoir une
bonne connaissance du métier de la maintenance, et aussi des compétences en informatique.

OFPPT/DRIF 65
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

A noter que certaines entreprises se passent d’un chef de projet mais font appel aux services
d’un consultant. Je pense que le chef de projet est indispensable pour les entreprises
importantes, alors que le consultant est plus recommandé en PMI-PME.
L’organisation du service :
Pour un service qui est déjà bien organisé et où tous les aspects de la maintenance sont
connus, une informatisation n’est que l’évolution logique et ne devrait pas poser trop de
problèmes.
En revanche pour un service entretien coutumier du dépannage «pompier », le passage à la
rigueur s’avère compliqué, le problème étant de trouver le niveau minimum d’organisation
nécessaire et suffisant pour entamer une démarche d’informatisation.
Alors que faut-il faire si le niveau d’organisation est insuffisant. C’est là qu’intervient la
notion de pré-GMAO, c’est à dire un système intermédiaire qui a le mérite d’être économique
et simple à mettre en œuvre.
Avec l’aide d’un tableur de type EXEL ou d’un SGBD*, comme ACCES on peut créer un
petit programme permettant par exemple, de compiler des informations sur les temps passées,
et ainsi de produire des ratios sur l’activité du service par machine ou secteur pendant une
période donnée. Ce système a l’avantage d’apporter un peu de rigueur sur la collecte des
informations, de familiariser le personnel avec l’outil informatique et surtout, de donner la
possibilité de faire les premières analyses.
A noter que de petites sociétés peuvent très bien se satisfaire d’un système de ce type en
l’améliorant au point de calculer les coûts de maintenance.
La motivation :
La motivation est bien difficile à quantifier et dépend beaucoup de la culture et de l’histoire
de l’entreprise. La meilleure évaluation de la motivation sera faite par un œil extérieur après
avoir rencontré les différents acteurs concernés par le projet et pris connaissance de
l’historique de la maintenance et de la société.
Il est évident que si le niveau de motivation est élevé, l’informatisation sera facilitée, en
revanche, dans le cas contraire, il faut prévoir une campagne de sensibilisation et
d’information en profondeur et à tous les niveaux.
Cette motivation s’obtiendra en prenant le temps d’expliquer au personnel les avantages qu’ils
peuvent, à leur niveau, retirer d’une GMAO. Mais il faut aussi prendre le temps d’écouter ses
craintes ou ses rancœurs, pour mieux lui montrer le bon côté du système. C’est un travail de
fond et de longue haleine, il faut être convaincant, patient, persuasif, et bien sûr être
convaincu soi-même.
Le dialogue est la seule manière d’arriver à un résultat durable, car l’informatique étant
souvent perçue comme une contrainte, il serait désastreux de vouloir en plus obliger
quelqu’un à s’en servir sans lui expliquer pourquoi. D’autant plus dans un système comme la
GMAO, qui s’appuie sur une base de données qui doit être le plus fiable possible. Le moindre
désintérêt du personnel conduirait à une mauvaise saisie des informations, ce qui fausserait la
base de données et rendrait impossible toute analyse, renforçant ainsi le désintérêt.

OFPPT/DRIF 66
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

Comme on le constate, il peut s’agir d’une spirale conduisant à un rejet de tout le personnel
devant un système qui ne sert, de ce fait, plus a rien. Dans ces conditions, il faudra attendre
des années, avant une seconde tentative, et encore, c’est souvent dans ces cas là, que la
mémoire des hommes est la plus fiable.

5.2 GESTION INFORMATISEE

La maintenance traite un très grand nombre d’informations et l’outil informatique devient


rapidement indispensable, d’où la Gestion de la maintenance assistée par ordinateur GMAO.

5.2.1 CARACTERISTIQUES D’UN LOGICIEL DE GMAO


Un logiciel GMAO doit présenter un certain nombre de caractéristiques fonctionnelles. Il doit
être :
de conception modulaire , c’est à dire composé de plusieurs modules de traitement interfacée
tels que :
gestion de stock
suivi des équipements
gestion des travaux
outil d’analyse et prise de décision ,,,,,,,
Ce qui permet une souplesse d’implantation au sein de l’entreprise en fonction des objectifs
de sa politique de maintenance .
La mise en œuvre d’un système GMAO nécessite la création de fiches de base qui regroupe,
par nature, toutes les informations nécessaires à la gestion de la maintenance , fig. 38 .

Figure 36 Les bases de données

OFPPT/DRIF 67
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

L’optimisation d’un système de GMAO passe par son exploitation en Multi-Utilisateurs d’où
la nécessité d’un roseau informatique fig 39.

Figure 37 Réseau informatique


d’exploitation conviviale on offrant des possibilités d’apprentissage simples et rapides .
d’intégration aisée au sein de l’entreprise en prenant facilement en compte sa terminologie et
ses règles de gestion .

5.2.2 GESTION INFORMATISEE DES STOCKS

Cette gestion comprend celle des stocks et celle des transactions. Mais la base de la gestion
des stocks est la constitution de la fiche article. Les informations qu’elle contient permettra
des analyses, des recherches et une gestion plus ou moins fine des stocks.

1. Les fonctions minimum contenues dans la fiche article


Le code article interne à l’organisation et son libellé.
Le code article chez le fournisseur et son libellé (éventuellement en langue étrangère).
Les caractéristiques techniques, comme par exemple les dimensions d’un roulement à
bille.
La possibilité de recherche d’articles qui doit se faire sur l’un et/ou l’autre des éléments
précédents. Souvent, les pièces ne sont connues que par le code du fournisseur ou ses
dimensions techniques. Une recherche doit pouvoir se faire par une combinaison de critères,
par exemple rechercher le roulement de telle dimension de la famille/sous-famille
«Roulements à Bille double rangée de telle dimension». Elle se fera alors en introduisant les
données précédentes et le logiciel proposera une liste de choix répondant à ces critères.
La désignation (code et libellé) du fournisseur et celle du fabricant.
Des critères de gestion, comme par exemple :

OFPPT/DRIF 68
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

La classe d’article : pièce courante, consommable, stratégique ;


La politique de réapprovisionnement : gestion prudente, gestion standard, flux tendu,
etc. ;
Le taux de TVA ;
Le coefficient à appliquer pour les coûts de stockage ;
Des critères techniques : famille et sous-famille d’articles ;
Une zone de commentaire en texte libre ;
Classe d’inventaire et fréquence (inventaire tournant) ;
article réparable ou non, etc.
Le lieu de stockage : magasin, rangée, travée, numéro de casier.
Le numéro de série ou d’immobilisation pour les équipements tels que des moteurs qui
sont stockés provisoirement avant leur installation. Dans ce cas, la quantité ne peut être égale
qu’a 0 ou 1. Il devra également être possible de suivre ses différentes localisations : stock,
monté sur un équipement, en
réparation…
L’absence de cette importante fonction est éliminatoire dans le choix du logiciel.
Les machines sur lesquelles on trouve ces articles, ou celles sur lesquelles ils ont été
utilisés. Ce renseignement doit pouvoir se mettre à jour automatiquement par le logiciel.
Les prix unitaires : standard, PMP (prix moyen pondéré calculé automatiquement) ou
dernier prix connu.
La quantité en stock : libre, réservée, en attente de livraison…
Les paramètres de réapprovisionnement : par exemple le stock mini, le stockmaxi, le
niveau de réapprovisionnement. Sur certains logiciels évolués, ces paramètres sont
périodiquement actualisés par le logiciel en fonction du profil des consommations si elles sont
significatives. Il faudra apporter une grande attention à cette fonction car elle dépend de la
stratégie de la logistique et des stocks. Cette stratégie sera très différente d’une entreprise à
l’autre. Une entreprise africaine éloignée de ses fournisseurs a, bien entendu, des contraintes
différentes d’une entreprise située dans une zone industrielle parisienne avec des fournisseurs
proches.
Le classement ABC des consommations (n-1) et (n-2), les dates des derniers
mouvements.
L’historique des (n-1) et (n-2), les dates des derniers mouvements.
Les composants de remplacement unidirectionnel ou bidirectionnel (exemple: un écrou
en acier inox peut remplacer un écrou acier ordinaire mais pas l’inverse).
Les règles de conversion : un article est parfois débité dans une unité d’usage
différente de celle avec laquelle il est stocké (exemple : l’huile qui est achetée et stockée en
fûts de 200 litres et qui est débitée au litre).

OFPPT/DRIF 69
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

2. Les fonctions complémentaires souhaitables dans la fiche article


La consultation d’un plan ou d’une vue éclatée désignant l’article ou la machine sur
laquelle il est utilisé. Cette consultation qui fait appel à un autre logiciel (CAO, DAO…) doit
se faire sans quitter la fiche article.
L’attribution de responsables par familles d’articles (technologique ou utilisation). Le
responsable sera ainsi consulté pour toute modification des règles de gestion (rebuts,
limitations des quantités en stocks).
Les transactions magasin :
Dans le mouvement de flux naturel d’un article, elles sont successivement :
La réception fournisseur, le retour fournisseur total ou partiel. En cas de non-
conformité, le réceptionnaire doit retrouver sur son écran d’ordinateur le détail de la
commande attendue ;
La prise en compte de la réception provisoire quantitative et de la réception définitive
qualitative après contrôle ;
La sortie de stock qui est imputée sur un numéro d’OT et/ou un compte analytique suivi
éventuellement d’un retour magasin. Le magasinier doit pouvoir retrouver sur son écran en
fonction du numéro de l’OT les réservations ou allocations qui sont générées lors de la
préparation des travaux ou ordonnancement. Cette liste de pièces peut également être éditée à
l’avance ;
Les consolidations et la gestion multi-site.
3. La gestion des valeurs en stock
Cette fonction comprend les inventaires et les recherches multicritères destinées à optimiser
les quantités et valeurs en stock. Ces recherches et analyses peuvent présenter une grande
variété de formes, elles feront en général appel au générateur d’état.
Les rapports d’analyse les plus fréquents seront :
Le classement des articles en stock par valeur ;
Le classement des articles en stock par taux de rotation ;
La valeur des stocks mois par mois ;
Le taux de rotation des articles en stock ;
Le taux de services des demandes (pourcentage de demandes satisfaites) ;
Les détails de réponse des demandes non satisfaites ;
La liste des articles non mouvementés ;
Le classement ABC des sorties d’articles par la période ;
La courbe d’évolution des valeurs stockées ;
la recherche d’équivalences pour une caractéristique donnée, etc.

OFPPT/DRIF 70
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

4. Les caractéristiques de l’outil d’analyse


L’utilisation conviviale par l’utilisateur du générateur d’état.
Le programme d’inventaire comprenant la sélection multicritères et l’édition des articles à
inventorier.
L’écran de saisie des quantités relevées lors de l’inventaire. L’actualisation des stocks avec
différents niveaux d’autorisation en fonction de la valeur manquante.
La gestion des consommables non imputables à la maintenance ou à un équipement comme le
fuel, les produits d’entretien.

5.2.3 GESTION INFORMATISEE DES ACHATS

La gestion des achats est en général complémentaire à la gestion des stocks. La particularité
des achats en maintenance est due à la multiplicité des références commander avec des
quantités souvent faibles et des fournisseurs multiples.

Les fonctions minimum


La gestion des réapprovisionnements avec des dispositifs de calcul des besoins s’ils ne
sont pas inclus dans le module de gestion des magasins et stocks.
La consolidation par fournisseur des réapprovisionnements demandés par différents
services.
La possibilité de commander des articles non stockés, des articles non référencés, des
services tels que les travaux et réparations sous-traitées.
La gestion des commandes ouvertes avec leur règlement par périodes, la gestion des
commandes contractuelles.
Le catalogue fournisseur avec les tarifs quantitatifs.
La liste détaillée des fournisseurs et des fabricants.
L’émission et l’édition des bons de commandes personnalisables.
Le transcodage automatique entre le code interne et le code du fournisseur.
Les niveaux d’autorisation aux différents stade de la commande.
L’aide au choix de fournisseur par la recherche des équivalences, la comparaison aisée
des prix, et l’indice de satisfaction.
Le suivi de la qualité des fournisseurs actualisé automatiquement par les contrôles de
réception et le calcul des délais.
Le contrôle assisté des factures en regard des bons de commande avant accord de
paiement. Un pourcentage de tolérance peut être défini par famille d’articles afin de n'a pas
bloquer inutilement le système.
La consultation des stocks et du profil des consommations par articles.

OFPPT/DRIF 71
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

La possibilité de régler des réceptions partielles ou partiellement refusées, etc.

Les fonctions complémentaires souhaitables

Le lancement d’appel d’offres aux fournisseurs référencés pour un article.


La transformation sans ressaisie d’un appel d’offres en commande.
L’édition automatique des lettres de remerciements (offre déclinée) et des lettres de
relance pour retard de livraison.
Le suivi qualitatif des fournisseurs.

5.2.4 GESTION INFORMATISEE DES EFFECTIFS

La gestion des ressources humaines en GMAO est en général limité à la mise à jour des
informations de la fiche de chaque employé. Ces informations seront utilisées en
ordonnancement pour affecter les techniciens en fonction des compétences requises ou pour
les imputations de coûts sur les équipements.
La fiche de l’employé peut également être utilisée pour définir les mêmes informations
concernant le personnel des sous-traitants, le coût horaire sera bien entendu différent.

1. Les informations minimum contenues dans la fiche


La qualification des techniciens, des employés ou des sous-traitants.
Les coûts horaires avec les différents tarifs correspondant aux heures supplémentaires.
Le calendrier qui sera celui du service ou du site par défaut.

2. Les informations et fonctions complémentaires éventuellement souhaitables


Le bilan de compétences : formations suivies et expériences significatives.
L’adresse et le téléphone (indispensable pour les sous-traitants).
Les informations propres au sous-traitant.
Les informations administratives diverses.
La visualisation du calendrier avec le numéro d’équipe ou de poste.
Le temps de présence et d’absence.

De moins en moins de modules de sous-traitance séparés sont proposés dans les GMAO.
Cette fonction est désormais étroitement intégrée aux autres modules de la façon suivante :
Complément aux informations de la fiche de l’employé ;

OFPPT/DRIF 72
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

Passation de commandes du type service ;


Création et gestion de contrats qui permettent de trouver les renseignements suivants
disponibles à chaque ordonnancement : date de validité, étendue des prestations fournies,
fourniture ou non des pièces…

5.2.5 GESTION INFORMATISEE DES BONS DE TRAVAUX

A. Généralités
La gestion des travaux consiste à traiter les demandes d’interventions qui arrivent dans le
portefeuille des travaux à réaliser.
1. Les fonctions minimum
La gestion des travaux doit permettre de moduler la gestion des interventions selon :
Une procédure simplifiée pour les travaux rapides ;
Une procédure normale pour les travaux comprenant les préparations, les réservations et
affectations (ordonnancement), l’édition d’un OT (ordre de travail) ou de plusieurs BT (bons
de travaux) ;
Une procédure de travaux planifiés qui sont déclenchés par l’occurrence d’une date.
Cette date peut être modulée éventuellement par une modification du calendrier de
production. Une fois validée dans le portefeuille des interventions, il sera traité en procédure
normale, comme décrit précédemment ;
Une procédure du type ronde ou inspection. Ce sont des travaux de vérifications, de
mesures ou de réglages simples mais nombreux portant sur plusieurs équipements. Cette
procédure doit être simple et rapide à utiliser. Par exemple, une inspection portant sur dix
équipements différents ne doit pas nécessiter la création de dix demandes d’interventions.
Certaines de ces inspections peuvent être réalisées par des outils de TMAO comme par
exemple des terminaux portables munis de sondes ou de capteurs, dont on décharge les
relevés de mesure contenus en mémoire dans la GMAO.
2. La préparation des travaux à effectuer
La préparation des travaux à effectuer doit permettre :
L’insertion automatique ou semi-automatique de gammes de maintenance, constituées
d’opérations subdivisées éventuellement en tâches prédéfinies et qui comportent les pièces et
outillages nécessaires ;
La réservation des outillages ;
La réservation des pièces et leur commande automatique si elles sont en quantité
insuffisante ;
L’aide à l’ordonnancement ou à l’affectation des ressources–humaines ou outillage – en
consultant un plan de charge ;
L’édition des OT, personnalisable selon les gammes de maintenance ;

OFPPT/DRIF 73
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

L’accès sélectif au portefeuille des travaux, à préparer en fonction du groupe


d’utilisateurs ou du mot de passe ;
La souplesse des imputations de comptes analytiques. Elles doivent se faire sur le
compte de l’équipement par défaut mais être modifiable si nécessaire ;
La facilité de prise en compte des interventions sous-traitées et de leurs spécificités ;
La possibilité d’inclure automatiquement des consignes de sécurité imprimées sur les
OT/BT en fonction des localisations ou des équipements qui le nécessitent ;
Le routage des éditions des OT vers les imprimantes situées à proximité des personnels
concernés.
3. Les fonctions complémentaires souhaitables
Le gestionnaire de projet (PERT ou diagrammes de GANTT) ou encore l’interface avec
un progiciel standard de gestion de projet (MS Project, PSN, etc.).
L’aide à l’affectation de personnel par la recherche et la sélection des compétences et
des expériences.
L’accès sélectif par les techniciens aux travaux affectés selon le profil utilisateur ou le
mot de passe.
La personnalisation de l’édition d’OT selon les gammes de maintenance sélectionnées.
L’édition de l’OT peut également être associée à des éditions de texte ou de schémas. Ainsi,
un OT destiné à des relevés de vibration peut être édité en même temps que le dessin de la
chaîne cinématique de la machine considérée.
La réservation préventive des pièces prédictives ou des ressources à partir des
prévisions sur un horizon variable avant l’occurrence de leur date de déclenchement.
Plusieurs niveaux d’autorisation pour l’exécution.
La simulation du plan de charge pour les services importants (s’il y a plus de 40
techniciens à planifier).
La visualisation des éléments clés du contrat de sous traitant durant la préparation.
4. La gestion de la maintenance préventive
Il existe plusieurs variantes de maintenance préventive :
La maintenance préventive systématique basée sur un calendrier ;
La maintenance préventive du type conditionnel, dans laquelle la mesure d’une valeur
déclenche une intervention ;
La maintenance préventive du type prévisionnel (aussi appelée «prédictive »), qui est
une combinaison des deux. On définit en premier les dates calendaires de l’intervention. Ces
dates peuvent être modulées en fonction des relevés de compteur ou de mesures
conditionnelles. Selon son degré de perfectionnement, le système pourra ou non calculer la
date probable d’occurrence au degré d’usure qui nécessite une intervention. Si pour une raison
ou une autre les relevés ne sont pas enregistrés, les dates calendaires constituent une sécurité ;

OFPPT/DRIF 74
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

La maintenance d’opportunité, qui n’est pas une appellation normalisée mais une
nécessité nouvellement apparue en fonction des contraintes de productivité.
Il peut arriver que des interventions du type correctif soient nécessaires mais que, au vu
des contraintes économiques et commerciales, la direction prenne le risque d’attendre un arrêt
de la production pour les réaliser. Ces travaux seront alors préparés et enregistrés, puis lancés
dès que l’équipement sera disponible pour cela.
5. Les fonctions minimum
Le planning de maintenance calendaire par ligne de production et par équipement,
comme précédemment expliqué.
La définition détaillée des gammes de maintenance (opérations, tâches, compétences,
outillages, pièces) qui seront déclenchées par ces travaux.
6. Les fonctions complémentaires souhaitables
La possibilité d’anticiper une opération de maintenance en cas de modification du
calendrier de l’équipement considéré.
La prévision d’occurrence de la date d’intervention liée à des relevés de compteurs ou
de mesures.

B. Les comptes rendus d’Interventions.

Les travaux terminés, un compte rendu doit être établi afin de remplir les fichiers d’historique
des équipements. Ce compte rendu permet de connaître les temps passés par équipement et les
temps d’arrêt, l’effet, la cause et le remède pour une intervention demandée. Un commentaire
en texte libre doit pouvoir être éventuellement ajouté.
Nota : le premier critère clé d’appréciation sera la facilité d’emploi et la rapidité de
saisie. L’insuffisance de cette fonction est éliminatoire dans le choix du logiciel.
Les fonctions minimum
Pouvoir retrouver et éventuellement corriger la demande d’intervention.
 Choisir des codes de causes et remèdes standard dans des bibliothèques de choix
sélectionnés automatiquement par le code équipement (les défaillances possibles d’une pompe
ne sont pas les mêmes que celles d’un groupe électrogène).
Différencier les temps de panne des temps d’arrêt de l’équipement.
Pouvoir moduler les principes de déclaration des temps passés en fonction des difficultés
possibles à ce niveau (attention à ne pas donner une impression de surveillance).
 La création et la mise a jour des gammes de Maintenance.
La maintenance préventive et le plan de réponse aux événements nécessitent la constitution de
travaux préétablis appelés gammes de maintenance. Il est intéressant d’avoir la possibilité de
structurer ces gammes en éléments standard réutilisables et combinables entre eux. Ce sera
l’objet de cette fonctionnalité.

OFPPT/DRIF 75
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

La définition de l’opération : c’est la description de la ou des compétences nécessaires,


le libellé du travail à faire, le temps requis, les consignes de sécurité, les tours de main et
mesures (démontage, mesure d’isolement…). Ces opérations seront extraites d’une
bibliothèque.
La description du travail : il s’agit du code et de la définition du sous-ensemble ou de la
pièce de la nomenclature. Elle sera souvent complétée par du texte libre.
La description de l’outillage nécessaire pour réaliser le travail. Il y aura donc une
gestion des outils.
L’indication des mesures à effectuer : le compte rendu devra offrir automatiquement
cette possibilité si elle est prévue dans l’opération.
La partition de l’OT en plusieurs BT pour les travaux comprenant plusieurs opérations
et qui font appel à des compétences différentes : plusieurs BT (bons de travaux) pourront être
édités.
La possibilité de combiner séquentiellement ou simultanément plusieurs opérations.
La possibilité d’inclure automatiquement des consignes de sécurité imprimées sur les
OT/BT en fonction des localisations ou des équipements qui le nécessitent.
Les fonctions complémentaires souhaitables
La possibilité d’associer des éditions de schémas, vues éclatées et de plans inclus dans
d’autres logiciels (Autocad, Word, Draw, Excel…) à l’édition des OT/BT.
 Les analyses des dé[Link] fonction fait rarement l’objet d’un module spécialisé.
Elle pourra être remplie par le générateur d’état et les informations contenues dans
l’historique des équipements.
Une analyse peut être réalisée en extrayant les éléments suivants :
Equipement et sous-ensemble analysés ;
Effet ou symptôme constaté ;
Cause relevée ;
Remède apporté ;
Pièces échangées ;
Il est ainsi démontré l’importance d’utiliser une codification cohérente pour désigner chacun
des éléments de cette analyse.
Pour réaliser des AMDEC, les fonctions supplémentaires suivantes sont nécessaires :
Découpage en blocs fonctionnels de chaque sous-ensemble de l’équipement
pour définir les fonctions affectées par le défaut ;
Définition du mode de défaillance ;
Effet sur les autres fonctions ou sous-ensembles ;
Codification de la criticité du défaut, de sa probabilité d’occurrence, de sa
sévérité pour l’exploitation, du risque de non-détection ;

OFPPT/DRIF 76
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

Manière dont est détecté le défaut ;


Pondération des éléments de l’analyse.

5.2.6 LES FONCTIONS COMPLÉMENTAIRES DE LA GMAO.


Les fonctions complémentaires de la GMAO sont des options ou encore des logiciels à part
qui complètent la GMAO.
1. La gestion des étalonnages et des calibrages
Destinée à enregistrer et visualiser les courbes de dérives des tests et mesures effectués, elle
permet également de gérer les dates de vérification. Les étalonnages et les calibrages peuvent
également être gérés par le module de maintenance préventive.
2. Le gestionnaire de projet
S’il n’est pas intégré à la GMAO, ce logiciel permet de planifier des projets et de les
visualiser par des diagrammes de Gantt des PERT.
3. Le module d’interface technique
Il permet l’interface avec des acquisitions de mesure, des GTC (gestion technique
centralisée). Il permet d’adapter les signaux transmis par ces appareils au format requis par la
GMAO. Ces signaux pourront être des signaux d’alarme, des arrêts de machine, des coupures
parfois invisibles, des relevés de mesure de vibration, cavitation, thermique, des relevés de
compteurs, etc.
Cet interface est souvent réalisée en spécifique.
4. Les générateurs d’état extérieurs à la GMAO
Ces générateurs autorisent l’interrogation des bases de données, ce qui permet d’aller chercher
des informations, de les assembler pour présenter des rapports sous la forme souhaitée .Ils se
différencient des générateurs d’état intégrés à la GMAO par leurs plus grandes possibilités de
recherche. Ils peuvent agir dans plusieurs logiciels et ainsi réaliser des tableaux de bord pour
une exploitation industrielle à partir d’indicateur d’état de la GMAO, de la GPAO, de
systèmes de supervision.
Ils comprennent un programme d’interrogation et un tableur pour la mise en forme de
tableaux et de graphismes. Leur utilisation libère un poste dédié à la GMAO .
5. Les particularités de la GMAO pour gérer une activité tierce ou un SAV
En service après-vente destiné à des tiers, un appareil qui rentre en réparation est installé chez
un client. Il n’apparaît parfois qu’au moment de l’intervention et, dans ce cas, il ne peut être
suivi avec précision.
Dans ce cas des services après-vente de matériels, de petits matériels tels que des micro-
ordinateurs par exemple, la fiche équipement devra faire référence à un modèle constructeur
bien documenté en caractéristiques techniques et nomenclatures de pièces détachées. Les
équipements seront souvent créés lors de l’entrée en réparation. Cette création devra donc être
très rapide et plus succincte que pour la gestion d’équipements industriels.

OFPPT/DRIF 77
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

Les réparations donnent lieu à des facturations qui sont comptabilisées et éditées
immédiatement ou périodiquement.
La GMAO devra comporter des fichiers clients avec les conditions commerciales, les clauses
et la validité du contrat, les conditions de facturation et le règlement qui se rapprochent de la
gestion commerciale. Elle devra également comporter une planification des visites ou des
entretiens périodiques contractuels.
Ces informations devront être immédiatement visualisables lors de la réception ou d’un appel
téléphonique d’un client. Il s’agit donc bien d’un logiciel ayant ses propres spécificités.

OFPPT/DRIF 78
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

6 LES PARAMETRES A SURVEILLER DANS L’


ELABORATION D’ UN PLAN D’ IMPLANTATION D’ UN
SYSTÈME DE GESTION INFORMATISÉE

6.1 PARAMETRES A SURVEILLER

6.1.1 LE LANCEMENT DU PROJET


Il est conseillé de veiller à la communication du projet dans l’entreprise. Un projet
informatique suscite toujours des craintes, à tort ou à raison. C’est pourquoi il est conseillé de
faire une présentation générale des objectifs envisagés et des implications pour les acteurs de
l’entreprise qui seront concernés.
Le moment du lancement devra être étudié de façon à ne pas coïncider avec des périodes de
très forte activité ou d’autres événements de nature à perturber ce projet.

6.1.2 LES ÉTAPES DU PROJET


L’installation provisoire des postes de travail pour le groupe de projet
Cela comprend l’installation dans une pièce – permettant l’étude au calme – d’un ou plusieurs
postes de travail avec une imprimante. Il faut prévoir deux personnes au maximum par poste
de travail pour les séances de formation. Un poste téléphonique est nécessaire pour joindre le
service client de l’éditeur de logiciel durant la phase d’étude.

Le paramétrage du logiciel en fonction de l’étude de faisabilité effectuée


Le paramétrage est la personnalisation des logiciels aux besoins des utilisateurs. Il peut
représenter une charge de travail très variable en fonction des logiciels et de l’utilisation qui
en est faite. Il implique au minimum la création de groupes d’utilisateurs définis pour chaque
site en fonction de l’organisation maintenance .Cette opération nécessite la création dans le
gestionnaire de menu des groupes suivants :
- superviseur informatique (sécurités, paramétrages, sauvegarde…) ;
- chef de projet;
- responsable méthodes, ordonnancement ;
- responsable de gestion, stocks, achats ;
- magasinier ;

OFPPT/DRIF 79
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

- technicien ;
- contremaître ou chef d’équipe ;
- responsable d’exploitation ;
- opérateur d’exploitation ;
- intervenants AMDEC.
Pour chaque groupe, le responsable d’exploitation doit effectuer :
- la création d’un code désignant le profil ;
- les menus et options autorisés ;
- les personnalisations éventuelles ;
- l’attribution d’un profil utilisateur ;
- l’accès aux bases de données autorisées (base opérationnelle ou base d’étude/formation).
Pour chaque utilisateur, un mot de passe est attribué et changé régulièrement.
Le paramétrage induit des décisions définitives découlant des règles de gestion. Elles devront
avoir été définies en amont pour éviter de perdre temps et énergie.
Le consultant de l’éditeur réalise une maquette pour former le groupe de projet et tester le
fonctionnement de l’application.
Si les moyens ne le permettent pas, il faut étudier tous les détails d’installations et de
paramétrage du logiciel. Dans ce cas, cette prise de connaissance nécessitera deux à trois mois
supplémentaires de temps de projet, à moins d’une bonne expérience de la GMAO ou de ce
logiciel.

6.1.3 LE RECENSEMENT, LE DÉCOUPAGE ET LA CODIFICATION DES ÉQUIPEMENTS ET


INSTALLATIONS CONCERNÉS.

Les équipements et installations doivent être définis (codifiés, répertoriés) selon une logique
de maintenance. Ce travail sera réalisé par des spécialistes des méthodes de maintenance.
Le découpage des équipements fait appel à trois notions de découpage ayant chacune ses
propres caractéristiques et objectifs :
le découpage topologique ;
le découpage fonctionnel ;
le découpage matériel.
Pour plus de clarté, il est conseillé d’utiliser les termes du document AFNOR NF X 60-200.

Le découpage topologique


a) Les objectifs

OFPPT/DRIF 80
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

Ce découpage situe géographiquement les emplacements ou localisations et nécessite


plusieurs niveaux. Il apportera des compléments d’information au découpage fonctionnel et
doit permettre par exemple la localisation des canalisations enfouies.
Ce découpage doit être cohérent avec les repérages utilisés dans les documents
descriptifs.
b) La réalisation
Les emplacements géographiques sont décomposés de la façon suivante :
pour les bâtiments, machines, installations : site, zone, bâtiments, localisation par des
repères issus d’un maillage XY et complété par une indication de niveau, par exemple pour la
localisation d’une vanne de sécurité : Zone 2, Bâtiment 1, A5, niveau 1,5 m.
De nombreuses heures sont perdues dans les usines en recherche d’organes mal localisés et
non documentés ;
pour les magasins : travées, rangées, rayonnages.
La décomposition est complétée par des caractéristiques d’environnement : (couvert, air libre,
climatisé…).
La logique est celle de la désignation d’un lieu qui ne correspond pas forcément à un
équipement opérationnel.
Il est souhaitable de ne pas se limiter au découpage topologique des installations à maintenir.
Il faut réaliser en même temps celui de toutes les installations et localisations concernées
indirectement (canalisation diverses, quartiers de vie, magasins, ateliers…). La codification de
ces localisations sera nécessaire ultérieurement pour l’utilisation de la GMAO.

Le découpage fonctionnel


Il répond à plusieurs objectifs :
- disposer d’un descriptif des installations basé sur le fonctionnel et non pas seulement sur le
géographique ;
- intégrer toutes les catégories de matériel par leur rôle vis-à-vis du procédé.
Avoir une finesse de découpage permettant à chaque corps de métiers de suivre ces appareils ;
- uniformiser et homogénéiser les descriptions, afin de permettre la consolidation d’analyses
entre sites distants, en bénéficiant de critères identiques.
La réalisation du découpage fonctionnel Les installations sont décomposées par rapport à leur
fonction, de la façon suivante :
- des caractéristiques fonctionnelles : réglages, données de production, criticité dans le
processus ;
- des caractéristiques administratives : responsable d’exploitation, responsable de
maintenance, numéro de série des équipements, etc.

OFPPT/DRIF 81
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

La logique est celle du lien opérationnel entre les systèmes et leurs sous-systèmes. Son degré
de détail est défini dans la politique de maintenance .

Le découpage matériel et les nomenclatures


Ce découpage complète le précédent par la description détaillée des éléments qui composent
l’équipement. Il décrit le matériel selon le modèle et les plans du constructeur.
a) La réalisation du découpage matériel, des nomenclatures
L’équipement est décomposé selon l’exemple suivant :
Modèle Compresseur EOLE 2200 (appellation du constructeur)
Sous-ensembles Bloc moteur type : xxx
Composants : Roulements, accouplement, bornier
La décomposition est complétée par :
- des caractéristiques techniques : dimensions, puissance, débit maximum, documents
techniques, etc. ;
- des caractéristiques administratives : constructeur, informations sur le constructeur et sur le
distributeur.
La logique est celle du démontage, réparation et remontage. Ce découpage indique les sous-
ensembles et les composants. Il se fait sur un ou plusieurs niveaux. Un même modèle peut
être utilisé sous des immatriculations différentes dans plusieurs systèmes.
La consolidation des retours d’expérience concernant un même modèle sur plusieurs sites
permet des analyses statistiques.
b) La réalisation des saisies
Certains éditeurs proposent de réaliser les saisies sous un tableur (ce qui est le plus rapide) et
assurent la conversion des données. Il est possible que le mode de saisie subisse quelques
modifications en fonction des résultats des prototypes.
c) La réalisation du prototypage
Selon un scénario préétabli, le fonctionnement de la solution est simulé sur le logiciel avec un
nombre restreint de données. La maquette ainsi réalisée permettra de matérialiser les objectifs
à atteindre ainsi que les moyens nécessaires. La direction confirmera par une validation
définitive.
d) La rédaction des manuels utilisateurs
Ils assureront la pérennité et le transfert de la connaissance dans l’entreprise.
e) La formation des utilisateurs

Elle se fera peu de temps avant la mise en œuvre définitive qui sera elle-même assistée afin
d’éviter l’érosion des connaissances et pour accroître la motivation durant la formation.

OFPPT/DRIF 82
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

6.1.4 LA PRÉPARATION DE LA FORMATION DES UTILISATEURS

L’objectif est de former les utilisateurs à la fois au logiciel et à ses règles d’utilisation en les
plaçant dans un contexte d’activité familier. La formation s’adressera donc à des groupes
d’utilisateurs homogènes (magasiniers, techniciens, contremaître…).
Les cours de formation sur le site seront complétés par des séances de travaux pratiques
précédent la mise en application. Les séances de travaux pratiques seront adaptées au site,
mais l’objet du module de formation sera standard pour le groupe d’utilisateurs.
Chaque module est défini dans une fiche pédagogique dont la conception est présentée ci-
après :
Techniciens : Consultation technique des équipements, nomenclatures, diagnostics, compte
rendu
Magasiniers : Transaction dans le stock : sorties, réceptions fournisseurs, inventaires,
recherche des pièces par caractéristiques
Responsable des stocks :Valorisation des stocks – Optimisation – Réapprovisionnements.
Analyse financière.
Acheteur Réapprovisionnement - Lancement des commandes – Suivi des fournisseurs –
Appels d’offres.
Comptables :Rapprochements des factures et transfert en comptabilité
Agent méthodes : Gestion des équipements – Gestion des tâches Analyse des défaillances –
AMDEC
Responsable méthodes Préventif – Gestion des ressources – AMDEC Etude approfondie du
logiciel –Prédictif.
Contremaître et chef d’équipe : Idem technicien, plus ordonnancement et suivi des
affectations.
Responsable maintenance du site :Tous les cours, plus utilisation du générateur d’états.
Responsable d’exploitation :Signalements – Demandes d’intervention– Suivi opérationnel des
équipements –Tableaux de bord
Opérateurs d’exploitation ou de production :Signalements – Demandes d’intervention–
Maintenance 1er niveau.

OFPPT/DRIF 83
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

7 L’ ORDONNANCEMENT D’ UNE TACHE DE


MAINTENANCE
7.1 GENERALITÉS

Quels sont les travaux importants , par le nombre et la durée des opérations qui les composent
, mis en œuvre par le service maintenance ?
Ce sont le plus souvent les arrêts annuels de process, de tranche, qui mobilisent sur une
période allant de 8 jours à un mois un grand nombre de techniciens , souvent extérieurs au
service .
L’ordonnancement est la fonction qui , responsable de la fixation des délais , prévoit les
moyens de réalisation , les affecte en temps opportun et veille en œuvre.
Pour mener à bien des activité d’ordonnancement on exploite :
les documents du service méthodes maintenance tels que : dossier matériel , gammes de
démontage , instructions de maintenance …..
ainsi que toutes les informations recueilles auprès du personnel de conduite .

7.2 PLANIFICATION DES TRAVAUX

L’ordonnancement doit établir le programme des travaux , et doit les planifier .


Les travaux peuvent être classés en deux grandes familles :
les travaux prévisibles et qui sont en rapport avec la maintenance préventive
les travaux imprévisibles , en rapport avec la maintenance corrective.
La planification de ces travaux se fait en fonction de l’ordre d’urgence qui leur est attribué :
Travaux en urgence 1 : à effectuer immédiatement, en général des travaux de dépannage
exécutés par un personnel qualifié et polyvalent.
Travaux d’urgence 2 : à effectuer avant ou en cours d’ une date limite prédéterminer .
Travaux d’urgence 3 : dont le délai d’exécution est dans une large mesure .

7.3 TERMINOLOGIE DE LA PLANIFICATION

7.3.1 PROJET
C’est un ensemble de tâches, chaque tâche étant une phase .

7.3.2 CHEMIN CRITIQUE

c’est l’ensemble de tâches « en série » qui conditionnent la durée totale d’un projet .

OFPPT/DRIF 84
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

7.3.3 PLANNING

le planning au sens propre , ce sont des divers modèles de tableaux qui visualisent la
programmation des travaux

7.3.4 LISSAGE

Le lissage consiste à rechercher l’optimisation des charges en jouant sur les marges.

7.3.5 JALONNEMENT

Le jalonnement est l’ensemble des dates situant sur un planning les tâches et leurs marges,
dans la réalisation d’un projet.

7.3.6 PROGRAMMATION

La programmation c’est l’action d’intégrer une tâche sur un planning, donc de lui choisir des
dates de début et fin.

7.3.7 LANCEMENT

Le lancement c’est une sous fonction de l’ordonnancement ayant pour mission de rassembler
tous les moyens pour assurer leur disponibilité au moment choisi.

7.3.8 AVANCEMENT

Autre sous fonction assurant le suivi des travaux. Il contrôle l’état d’avancement des « en
cours », leur achèvement , et enregistrer les éventuelles discordances entre les prévisions et
les réalisations

7.3.9 DEBLOCAGE

C’est l’action de libérer le lancement d’une tâche après l’enregistrement de la fin de la tâche
antécédente.

7.3.10 TACHE
En maintenance , une tâche est une intervention caractérisée par une durée estimée par le
préparateur et portée sur un OT3. La situation dans le temps entraîne les notions suivantes .

.
Figure 38 Tâche

3
Ordre de travail

OFPPT/DRIF 85
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

7.4 MOYENS DE PLANIFICATION

7.4.1 DIAGRAMME DE GANTT

C’est une forme graphique visualisant la succession des tâches , chaque durée de tâche étant
représentée par une barre dont la longueur et à l’échelle des temps fig. 40.
Cette méthode est la plus ancienne crée depuis 1918 et pourtant encore très répandue .

Figure 39 Diagramme de GANTT

Dans la fig.41 on voit bien que la fin de A conditionne les débuts B et C ; la marge sur B offre
une liberté de programmation, utilisée pour lisser la charge.

7.4.2 LES ETAPES DE CONSTRUCTION D’UN DIAGRAMME GANTT

Fixer le projet
Définir les différentes opérations à réaliser ( les tâches) .
Définir les durées de ces différents tâches .
Définir les antériorités entre les différentes tâches .

EXEMPLE : Construire le diagramme GANTT correspond au programme suivant :


On veut ordonnancer une opération de maintenance pendant une semaine :
Le programme à réaliser :

Tâche Durée Antériorité

OFPPT/DRIF 86
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

A 3 -
B 6 A
C 4 B
D 7 A
E 5 D

La tâche A n’a pas des tâches antérieures :


Les tâches B et D s’effectuent après la tâche A.
La tâche E s’effectue après la tâche D.
Réponse :Diagramme fig. 42 .

Figure 40 DIAGRAMME DE GANTT

7.4.3 RESEAU PERT

PERT signifie « Program Evaluation and Revue Technic ». Il a été mis au point en 1958 aux
USA pour l’ordonnancement du programme spatial « Polaris » . Il permet de contrôler les
délais. Efficace et facile à traiter par ordinateur , nombreuses variantes ont été mises au point :

CPM : « critical Path Method » ou méthode du chemin critique.


PERT coût : à chaque opération est affecté un coût prévisionnel , ce qui permet de gérer un
échancier des dépenses cumulées.
PERT charge : il permet le nivellement des charges par lissage .

OFPPT/DRIF 87
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

Dans cette paragraphe on se limite à l’étude du PERT temps qui donne l’ordre de l’exécution
des tâches dans un calendrier donné .

7.4.4 METHODE DE CONSTRUCTION DU RESEAU PERT

Notions fondamentales

On doit tenir compte des notions suivantes :


PROJET : c’est le RESEAU formé par les tâches et les étapes .
TACHE : est une opération qui consomme une durée .
ETAPE : elle ne consomme ni temps , ni coût , ni moyens , c’est un jalon ( nœud) de
forme circulaire ,ou autre, complété par les information suivantes :
date au plus tôt ;
date au plus tard ;
Repère de t’étape ( son numéro ).

Contraintes d’antériorités
Des relations de dépendances unissent les tâches , suivant les règles suivantes :

Règle d’enclenchement : B ne peut commencer que si A est achevée.

A B

Règle de convergence : C ne peut commencer que si A et B sont achevées.

A
C
B

OFPPT/DRIF 88
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

Règle de divergence : B et C peuvent commencer si A est achevée .

A B

Tâche fictive : Si C suit A et B , D suit B seulement

C
A

B E D

On a ajouté la tâche fictive E , de durée nulle .

C. Matrice d’enclenchement
Dans le cas général on trace une matrice carrée portant les tâches en lignes et en colonnes.
Tâche Antériorité Durée H
A - 3
B A 6
C B 2

OFPPT/DRIF 89
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

D A 5
E GF 2
F CD 10
G B 3
A B C D E F G Les liaisons
A 0
B X 1 0
C X 1 0
D X 1 0
E X X 2 1 0
F X X 2 1 0
G X 1 0
Les priorités A B C F E
D G

On construit une matrice carrée , dans les grilles liaisons on pose les dépendances comptée
pour chaque ligne. La tâche dont la somme des liaisons est nulle est prioritaire.
L’étape suivante est d’éliminer des liaisons de la tâche reportée dans les priorités .
On trouve l’ordre suivant d’enclenchement (RESEAU): A , B et D , C et G, F et en fin E. Cet
ordre est représenté par le réseau fig.43

OFPPT/DRIF 90
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

Figure 41 schéma du réseau

Construisons le réseau complet fig. 43:

Figure 42 Réseau PERT


Calcul des dates au plus tôt :
On travaille de gauche à droite en additionnant les durées des tâches les unes aux autres en
prenant la plus grande valeur , aux intersections . On positionne les dates au plus tôt dans la
partie supérieure gauche des sommets.

Calcul des dates au plus tard


On travaille de droite à gauche en soustrayant les durées des tâches les unes aux autres en
prenant la plus petite valeur, aux intersections . On positionne les dates au plus tard dans la
partie supérieure gauche des sommets.

Détermination du chemin critique :


Le chemin critique est composé des tâches dites critiques qui ont les dates au plus tôt et au
plus tard égales, (repérées par les flèches grasses).
Exercices :

OFPPT/DRIF 91
Résumé de Théorie et
S 3.1 GESTION DE LA MAINTENANCE
Guide de travaux pratique

Construire le réseau PERT du programme suivant :

Tâche Durée Tâches antérieures


A 4 -
B 17 -
C 20 B
D 25 A
E 8 CD
F 7 CD
G 3 EF
Réponse :

OFPPT/DRIF 92

Vous aimerez peut-être aussi