Gestion des SI en BTS Informatique
Gestion des SI en BTS Informatique
2e année
Pourquoi GEOSI ?
GEOSI : gestion des entreprises et organisation des systèmes d’information.
De par le nom de cette matière on pourrait s’attendre à un cours de gestion et un autre sur
l’organisation des systèmes d’information (SI).
Or, dans l’optique du BTS Informatique de gestion, destiné à former des informaticiens de gestion,
l’enseignement de GEOSI revêt plusieurs objectifs.
• Appréhender, concevoir et adapter le SI afin qu’il puisse servir au mieux pour la gestion quoti-
dienne et future de l’entreprise.
• S’assurer que le SI répond aux besoins de l’entreprise sans être surdimensionné ou sous-dimen-
sionné.
• Suggérer aux décideurs de l’entreprise de nouveaux indicateurs de gestion en fonction des
informations internes ou externes, disponibles ou potentielles du SI.
• En tant qu’informaticien, proposer des évolutions du SI de l’entreprise en accord avec l’état des
technologies et de l’environnement (veille technique et informationnelle).
• Participer à l’évolution de l’organisation de l’entreprise en étant le gérant de la complémenta-
rité et de la compatibilité entre organisation et SI.
• Avoir des connaissances de base en gestion (et en économie d’entreprise) afin d’être un interlo-
cuteur efficace vis-à-vis de vos futurs « clients »…
Ce n’est donc pas un cours qui prétend être une initiation à la gestion des entreprises, mais simple-
ment un outil pour vous aider à comprendre les buts et éléments essentiels du SI vus sous l’angle
d’une gestion efficace de l’entreprise.
La réalité économique, élément principal de l’environnement de l’entreprise, et l’évolution tech-
nique permanente, font que nous ne prétendons pas ici retracer les dernières évolutions possibles
d’un SI.
De plus, il n’y a pas un SI mais des SI, avec des réalités bien différentes. Il vous appartiendra
donc, dans votre vie professionnelle, vos stages, vos actions professionnelles ou même lors des
exercices proposés, d’analyser chaque situation au plus juste. Au cours de toutes ces activités, vous
délimiterez le pourtour du SI considéré par votre mission et ses interactions internes ou externes
en fonction des moyens et objectifs de l’entreprise ou du domaine étudié.
Le cœur de ce cours est donc le SI
Vous l’avez défini dans le cours de 1re année et nous allons, cette année, détailler certains de ses
aspects.
SI de l’entreprise
• Commercial
• Comptable
• De production
Coûts • Des ressources humaines Internet :
Budgets • Clients
• Fournisseurs
Sécurité • Institutions
TIC
Activités
pour le SI
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Ce cours abordera donc les divers points suivants :
Unité 1 :
informations et SI de l’entreprise
Unité 2 :
coûts et budgets
Unité 3 :
gestion des systèmes d’information
Unité 4 :
les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) au service du système
d’information
Unité 5 : sécurité du SI
Ces grandes subdivisions feront l’objet des cinq parties que constituent ce fascicule.
Supports de formation
Pour cette matière, vous avez trois fascicules :
• un fascicule « cours » référencé 8 3936 TG PA 00 qui comporte le cours proprement dit et les
exercices d’autoévaluation ;
• un fascicule « autocorrection » référencé 8 3936 TC PA 00 qui comporte les corrigés des exercices
du fascicule « cours » ;
• un fascicule « devoirs » référencé 8 3936 DG PA 00 qui comporte deux devoirs d’évaluation à
traiter et à envoyer à la correction. Reportez-vous à ce fascicule pour savoir à quel moment il
faut traiter les devoirs.
GEOSI à l’examen
Nous aurions tendance à dire : « il y a du GEOSI partout ! ».
En effet, toutes les matières non générales du BTS peuvent faire appel à des questions de GEOSI.
• À l’étude de cas tout d’abord, où les interrogations de GEOSI sont disséminées sous forme de
petites questions dans les divers dossiers, ou le plus souvent, font l’objet d’un dossier spécial, qui
est en général le dernier dossier proposé. N’oubliez donc pas « d’aller chercher » ce dossier et
d’en faire au moins les premières questions, pour « aller à la pêche aux points » (notation glo-
bale de l’étude de cas tout dossier confondu) au lieu de vous entêter sur un point technique des
dossiers précédents sur lequel vous butez et qui risque de vous « manger tout votre temps ».
• Lors de la soutenance de votre projet (et bien entendu la rédaction de la note de synthèse) où
des questions générales vous seront toujours posées pour vérifier que vous avez analysé le SI
étudié et que vous avez pris le recul nécessaire par rapport à l’état actuel et à ses objectifs, ses
moyens et ses performances futures.
• Lors des « pratiques des techniques informatiques » pour la même raison que ci-dessus ou parce que
votre dossier traite d’un point particulier de GEOSI (sécurité, mise en place d’un outil de TIC…)
Sommaire
Unité 1 : Information et SI de l’entreprise 5
Unité 2 : Coûts et budgets 23
Unité 3 : Gestion des systèmes d’information 81
Unité 4 : Les TIC au service du système d’information 109
Unité 5 : Sécurité du SI 123
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Unité 1
Informations et système
d’information de l’entreprise
u Contenu
1. Le SI commercial ................................................................................... 11
2. Le SI comptable et financier ............................................................ 12
3. Le SI de la gestion de production et de la logistique ........... 12
4. Le SI de la gestion des ressources humaines ............................ 13
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Séquence 1
Système d’information,
compléments
Lors de la 1re année de préparation au BTS, vous avez vu ce qu’est un système
d’information (SI) en GEOSI. De plus, n’oubliez pas que vos matières sont liées
les unes aux autres, et donc l’analyse du SI que vous avez abordée en économie
d’entreprise prend toute sa place ici.
Nous allons donc, dans cette séquence, revenir uniquement sur la différence
entre SI et système informatique, avant d’aborder les points suivants : quels sont
les liens entre le SI et l’organisation d’une entreprise et comment qualifier une
« bonne » information ?
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Unité 1
O rence
J’insiste ici sur la différence entre Organisation et organisation (une majuscule, quelle diffé-
!) mais sachez que les divers documents ou sujets d’examen qui vous seront présentés
ne feront pas toujours cette différence graphique. À vous d’analyser le contexte et de ne
pas faire de contresens.
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Séquence 1 : système d’information, compléments
Nous allons nous limiter à énumérer quelques principes simples de « qualité » de l’infor-
mation.
• La fiabilité est le critère principal, il faut donc vérifier ses sources et analyser les prises
de positions que peuvent contenir une information, ainsi que considérer les traite-
ments précédents qui ont menés à cette information… De même, elle doit être précise
ou annoncer clairement ses critères d’imprécisions.
• Le critère temps nous impose un deuxième élément fondamental : l’actualisation, ou
mise à jour, d’une information. Cependant il faudra juger de la pertinence du délai de
mise à jour. Prenons un exemple simple : les cours boursiers. Ces derniers doivent être
connus en temps réel par les courtiers en Bourse qui fondent leur activité sur leurs
réactions immédiates aux fluctuations des cours ; en revanche, cette information ne
sera publiée qu’une fois par trimestre (ou par mois) aux petits porteurs qui ne sont pas
sans cesse le nez sur leurs portefeuilles de titres.
• L’information doit être pertinente, c’est-à-dire répondre au besoin d’un utilisateur et
être destinée uniquement aux utilisateurs intéressés (ne dit on pas « trop d’informa-
tions tue l’information » ?). De même, elle doit s’adapter à l’utilisateur. On ne va pas,
par exemple, détailler les mêmes choses concernant une moto si on s’adresse à un
acheteur, un réparateur ou un vendeur.
• La confidentialité d’une information et son accès relèvent de la sécurité du SI.
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Séquence 2
Les divers systèmes d’information
Le système d’information (SI) de l’organisation est unique et global. Avec la
notion d’entreprise étendue, il s’étend également vers les systèmes d’information
des entreprises partenaires. Mais pour les besoins d’analyse et, en entreprise pour
mieux cerner les domaines étudiés, on peut cependant regarder le SI sous un
angle particulier ou pour un domaine fonctionnel spécifique. C’est ce que nous
allons faire ici par l’analyse successive des divers SI d’une même organisation.
Dans tous les cas vous ne devez pas oublier que les ponts entre ces divers SI ne
permettent pas leur cloisonnement. Chaque fonction va s’interfacer avec les
autres.
Les progiciels de gestion intégrée, que nous verrons lors de la séquence 11, ten-
tent de proposer des outils pour l’ensemble de ces SI. Ils les différencient cepen-
dant par modules (gestion commerciale, de production…).
1. Le SI commercial
Le SI commercial ne se limite pas à la gestion des clients. Il intègre celle des approvision-
nements, et des stocks, il est donc lié au SI de gestion de production. De même au niveau
de la facturation, ses liens avec la gestion comptable ne peuvent être ignorés.
Au niveau de la relation avec les partenaires, on peut distinguer plusieurs domaines
sensibles pour le SI commercial.
• La gestion post-vente avec notamment les centres d’appels (call desk ou hot line) dont
l’automatisation et les besoins en informations (qualité et quantité) sont de plus en
plus importants et s’intègrent dans les points stratégiques de l’entreprise.
• La gestion des commerciaux, surtout ceux qui ne sont pas résidents dans l’entreprise,
bénéficie des accès distants, pour lesquels la sécurité doit être maximale. L’informatique
nomade (exemple : informations par téléphone portable) est intégrée au SI commercial
de l’entreprise ainsi qu’à celle des partenariats (exemple : information en temps réel
des partenaires technico-commerciaux).
• La veille concurrentielle est un facteur clé de succès pour l’entreprise. Elle ne se limite
pas aux recherches Internet, même si ces dernières sont d’un apport précieux. Nous
analyserons les systèmes de forage de données (data minima) qui permettent des ana-
lyses multidimensionnelles et prospectives de l’environnement de l’entreprise.
• L’individualisation de la relation avec certains clients (ou profilage) est un atout de
certaines grandes entreprises. Tout client n’a pas besoin d’être « profilé » de la même
façon, on va détailler plus ou moins son profil en fonction de son statut. Vous rencon-
trez facilement ce type de situation de profilage lorsque vous surfez sur Internet en
tant que client, ou simplement prospect. Par exemple, les magasins virtuels de musi-
que, livres, films… vous identifient lors de la connexion et vous proposent sur la page
d’accueil des produits auxquels vous êtes personnellement sensibles en fonction de vos
actions antérieures sur le site.
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Unité 1
• La mise à jour constante des données et la réactivité : prix de ventes, nouveaux arti-
cles, nouvelles promotions, campagnes de communication proactive ou réactive… sont
aujourd’hui un élément indispensable dans les relations concurrentielles.
Les logiciels de GRC (gestion de la relation client ou CRM customer relationship manage-
ment) sont aujourd’hui très répandus. Ils tentent de prendre la place des PGI, avec une
spécialisation sur l’ensemble des activités commerciales.
2. Le SI comptable et financier
Ce SI recouvre les domaines suivants de l’organisation : comptabilité, finances, contrôle
de gestion, budgets, trésorerie.
Vous avez largement étudié ce SI dans le cours de 1re année, nous n’y reviendrons donc
pas.
L’analyse des SI suivants est explicitement au programme des étudiants qui font
l’option DA, mais il est conseillé de les lire, à titre de culture générale, pour le
BTS par ceux de l’option ARLE.
• d’évaluer les besoins dans le temps tout en gérant au mieux les stocks ;
• de planifier les diverses tâches à réaliser. Lors de la séquence 8, vous aborderez quelques
techniques d’ordonnancement afin d’aboutir à des plannings concrets et réalistes ;
• de prévoir et d’adapter en fonction des besoins la logistique afférente à ces diverses
tâches de production.
Ces dernières années, au niveau de la logistique, l’évolution du commerce électronique a fait
considérablement avancer les méthodes ou les outils. De plus, c’est un domaine où la coopé-
ration entre partenaires (fournisseurs, entreposeurs, emballeurs, livreurs…) est forte, ce qui a
obligé les entreprises à développer leur Extranet en maîtrisant cette ouverture de leur SI sur
l’extérieur, y compris vers l’international aux régulations différentes des nôtres.
L’offre logicielle (progiciels) permettant de gérer la logistique est donc fort importante
et diversifiée (large gamme de fonctionnalités disponibles, spécialisation par grands
domaines d’activités, traçabilité…).
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Unité 1
Exercice 1
Semaine 1 2 3 4 5
M1 500 480 530 450 420
M2 220 240 260 250 240
• Voici le stock réel au début de la semaine 1 et le stock de sécurité (stock minimal désiré à tout
moment) de chaque élément ainsi que le temps de montage de chaque élément.
Éléments M1 M2 F1 F2 B1
Stock début semaine 1 160 70 160 70 200
Stock de sécurité 140 50 150 60 200
Temps montage unitaire 0,07 * 0,06 0,03 0,03 0,01
* 0,07 : pour monter une monture M1, il est nécessaire de passer 0,07 heure.
1. Décrire, sous forme d’arbre (de hiérarchie) la partie de la nomenclature des deux montures
qui détaille simplement les produits finis et les éléments qui les composent.
2. Déterminer les besoins des divers éléments et le nombre d’heures de travail pour les semai-
nes à venir.
Il est conseillé de faire cette question à l’aide d’un tableur. Vous pourrez, pour cela réaliser un
tableau de ce type :
Besoins nets 1 2 3 4 5
Montures M1
Montures M2
F1
F2
B1
Temps de production
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Séquence 3
Outils d’aide à la décision
Le vocable « outil d’aide à la décision » couvre un large champ, du simple petit
tableau tenu à la main et qui a une durée de vie très courte, à d’importants sous-
systèmes d’information qui font appel à des outils de génie logiciel complexes.
Mais ils ont tous un point commun, ils servent au décideur pour l’éclairer dans
sa connaissance du domaine étudié et, lorsqu’il s’agit de prendre une décision,
l’aider à évaluer les divers scénarios qui se présentent à lui ou qu’il crée.
Dans cette séquence nous nous limiterons aux tableaux de bord de gestion, même
si leurs homologues scientifiques et techniques présentent les mêmes caractéristi-
ques. Nous allons tout d’abord présenter les tableaux de bord avant d’analyser la
place des outils d’aide à la décision dans le système d’information.
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Unité 1
1 Prévisions Réalisations 2
Contrôles
Actions
correctrices
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Séquence 3 : outils d’aide à la décision
1G. Exemple
Le directeur commercial d’une petite entreprise de biscuits désire connaître, à la fin de
chaque mois, la répartition mensuelle des ventes réalisées par type de biscuits. Un simple
graphique de ce type permet de le renseigner. Cependant on peut lui proposer des gra-
phiques comparatifs dans le temps s’il désire connaître l’évolution de cette répartition.
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Unité 1
Ce tableau répond à ses attentes. En effet, il voit avant tout la faiblesse des ventes
de CrousGaufr’ en mars (environ 60 % des prévisions) et les ventes exceptionnelles de
VitaFruit en février (161% des prévisions).
Mais ce tableau ne montre pas que ces deux chiffres importants.
La ligne trimestre nous permet de connaître les résultats, et leur performance par
rapport aux objectifs fixés pour les trois mois. On peut, par exemple, en déduire que
les Choco+ se vendent comme cela été prévu (total des réalisations par rapport aux
prévisions proche de 100%) ; que les CrousGaufr’ sont en baisse de 20% par rapport aux
ventes espérées sans jamais les atteindre, alors que les VitaFruit se vendent mieux que
prévu (ceci étant dû au chiffre exceptionnel de février).
Mais le directeur commercial ne peut se contenter de ces conclusions pour prendre ses
décisions, il doit tenir compte d’autres éléments :
• possibilités de prévisions trop ambitieuses ou pessimistes ;
• campagnes de promotion non prises en compte ;
• problèmes provenant d’une attaque de la concurrence ;
• problème sanitaire ou de réglementation…
Comme nous l’avons montré dans cette première partie, un tableau de bord est avant
tout un outil d’aide à la décision. Il informe le décideur sur la situation, l’aide à réaliser ses
prévisions et surtout l’avertit lorsque certains indicateurs « passent au rouge », tout ceci
afin de l’aider dans ses prises de décisions. En aucun cas (sauf rares cas d’automatisation
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Séquence 3 : outils d’aide à la décision
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Unité 1
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Séquence 3 : outils d’aide à la décision
Exercice 2
Pour chacune des affirmations suivantes concernant les tableaux de bord, dire si elle est vraie
ou fausse en argumentant votre réponse.
1. Tout indicateur doit être mesurable en numéraire (euros, dollars…) ou en quantité (lot,
unité…).
2. Le tableau de bord de l’entreprise est unique.
3. Grâce au tableau de bord le décideur peut mettre en place des actions correctrices.
4. C’est le décideur qui définit les niveaux d’acceptabilité de chaque indicateur du tableau de
bord.
5. Toutes les variables qui jouent sur le résultat espéré doivent figurer sur un tableau de
bord.
6. Si un niveau de « réalisation » est inférieur au niveau de « prévision » alors il faut immédia-
tement mettre en place une action corrective.
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Unité 2
Coûts et budgets
u Contenu
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Unité 2
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Séquence 4
Les coûts complets
1. Présentation de la comptabilité de gestion
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Unité 2
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Séquence 4 : les coûts complets
Le choix des divers indicateurs de gestion à prendre en compte dans le calcul des coûts
va donc influer directement sur le montant de ces coûts ainsi que sur l’activité et le
management de l’entreprise.
De même, ces coûts vont, en aval, servir à revoir certaines activités, certains prix de vente,
à modifier l’organisation de l’entreprise pour être plus compétitifs, abandonner certains
produits ou s’orienter vers d’autres…
Le calcul des coûts est donc un instrument d’information pour le décideur et a pour
objectif de l’aider non seulement à suivre la gestion quotidienne mais également à
prendre des décisions stratégiques pour l’entreprise.
De même, le calcul des coûts peut être prévisionnel pour servir à évaluer tous les
coûts afférents à une nouvelle activité ou un futur produit.
Nous voyons ici que le choix des indicateurs de gestion influe sur le calcul des coûts
qui, à leur tour, influencent sur les décisions de gestion.
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Unité 2
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Séquence 4 : les coûts complets
Exemple 2 : la rémunération théorique des capitaux propres (comme si on les avait placés
pour qu’ils rapportent) permet d’obtenir des coûts comparables à ceux d’une entreprise
financée par des emprunts.
En général on ne trouve que ces deux seuls types de charges supplétives.
Charges non
Charges incorporables
de la classe 6 Charges
incorporables Charges
incorporées
Charges aux coûts
supplétives
Application
Les charges recensées par l’entreprise « InfoCned » s’élèvent à 313 800 € pour l’année N
(dont 1 230 € d’exceptionnelles). Le responsable considère que les charges exceptionnelles ne
doivent pas être retenues pour le calcul des coûts, mais il estime devoir tenir compte d’une
rémunération de 4% l’an du capital qui s’élève à 43 000 €.
Déterminer les charges incorporables
Ici, on considère (par défaut) qu’on calcule les coûts sur la même période que celle de cons-
tatation des charges, l’année N.
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Unité 2
Affectation Coût
Charges des produits
directes
Charges ou
tion
uta
Affectation
aux coûts
Charges
indirectes ition
p art Centre
Ré
d’analyse
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Séquence 4 : les coûts complets
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Unité 2
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Séquence 4 : les coûts complets
!FFECTATION
$IRECTES
N
#HARGES
TIO
UTA
)MP
INCORPORÏES !FFECTATION #OßT
Ó
£ {
)NDIRECTES Î
ON
RTITI
PA
2Ï #ENTRE
Seule la 3e phase ( 3 ) présente une technicité particulière, c’est donc la seule que nous
détaillerons. Les autres phases demandent seulement une recherche des données en
entreprise ou une bonne lecture du texte de vos exercices. Vous rencontrerez ces phases
lors des exercices.
Centres d’analyse
Charges Montants
Entretien Production Administration
Électricité 10 000 35% 60% 5%
Répartition primaire 10 000 3 500 6 000 500
Dans la colonne « Montant » toujours vérifier que le total des montants calculés corres-
pond à la charge globale.
La répartition primaire se limite donc à répartir les 10 000 € de frais d’électricité dans les
trois centres en fonction des critères de répartition (ici les pourcentages) donnés.
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Unité 2
Le centre entretien fournit ses prestations aux ¾ au service production et au service dis-
tribution pour le quart restant.
Le centre approvisionnement fournit des prestations à tous les autres services, dont le
service entretien. Ce dernier n’a donc pas uniquement 3 569 € de charges, il a également
des charges d’approvisionnement qui s’élèvent à 856,50 € (10 % de 8 565).
Pour la répartition secondaire on va donc répartir en premier les charges du centre
approvisionnement, puis celles du centre entretien.
Vous constatez qu’à la fin de cette répartition secondaire, les totaux de charges des cen-
tres auxiliaires approvisionnement et entretien sont à zéro.
Le total de charges réparties pour le centre entretien correspond aux charges déjà affec-
tées lors de la répartition primaire (3 569 €) auquel on a ajouté les charges provenant de
la répartition secondaire d’un autre centre (856,50 € d’approvisionnement).
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Séquence 4 : les coûts complets
Prestations réciproques
Supposons maintenant que ces deux centres assurent des prestations réciproques l’un
pour l’autre, et qu’à l’issue de la répartition primaire on ait :
Les deux centres ont leurs totaux de charges liés puisque chacun vient augmenter le total
de charges de l’autre.
5%
Entretien Approvisionnement
10 %
Nous ne pouvons plus, comme dans l’exemple précédent, commencer les calculs par un
centre plutôt que par l’autre. Il faut mener les calculs relatifs aux deux centres en paral-
lèle, en posant un système d’équations à deux inconnues.
Les inconnues du système d’équations sont :
x : le total du centre « entretien »
y : le total du centre « approvisionnement »
Pour le centre « entretien » : x = 3 569 + 0,10 y
(charges calculées antérieurement plus celles d’approvisionnement)
{ x = 3 569 + 0,10 y
y = 8 565 + 0,05 x
*222,39 = 4 447,74 x 5 %
**3 113,42 = 4 447,74 x 70 %
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Unité 2
Remarquez que le total des charges globales obtenu après la répartition primaire n’a pas
été modifié et que les deux centres auxiliaires (entretien et approvisionnement) n’ont
plus de charges, vu qu’ils ont été « refacturées » aux centres principaux.
Remarque
En général on n’arrondit pas ces coûts unitaires puisqu’ils vont ensuite être remultipliés par des
valeurs importantes lorsqu’ils serviront au calcul des coûts.
Donc, pour chaque article fabriqué, les charges indirectes à rajouter sont de 15,21 € et
elles sont de 1,54 € pour tout article vendu.
Ne pas oublier qu’il faudra rajouter les charges directes.
Après avoir vu comment on affecte puis impute les charges indirectes (la partie la plus
délicate de ce cours !!!) nous avons maintenant tous les éléments pour calculer les coûts
complets des activités, biens ou services réalisés par l’entreprise.
Nous vous rappelons que nous calculons le coût d’achat, puis de production et enfin de
revient.
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Séquence 4 : les coûts complets
Achat de tissu
Stocks de tissus
Il y a 3 ateliers de production :
coupe, couture et finitions.
Couture
Ventes
L’analyse des charges indirectes de TouTex pour le mois de mars 2006 a donné le tableau
suivant :
Centres d’analyse
TOTAUX
Charges Approvisionnement Coupe Couture Finition Distribution
TOTAL après répartition
45 870 10 860 10 800 6 080 6 130 12 000
secondaire
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Unité 2
Un schéma général récapitulant la chronologie des opérations à réaliser pour calculer les
coûts complets se trouve en fin de ce cours, vous pouvez vous y référez si vous désirez,
dès maintenant, avoir une vision d’ensemble.
Cependant, pour une première approche, nous vous conseillons une lecture linéaire de
la fin du cours.
Au niveau des charges indirectes nous n’avons que les charges du centre approvisionne-
ment à prendre en compte. Le coût unitaire de ce centre a été évalué à 0,2011 € (voir
tableau précédent), l’unité d’œuvre est le nombre d’euros H.T. de marchandise achetée,
donc ici 54 000 €. Ce qui nous donne un montant global de 10 860 €.
Ici, nous sommes face à un cas particulier car nous n’achetons qu’une seule chose, du
tissu. Ce passage par les unités d’œuvre est donc superflu car toutes les charges du centre
approvisionnement ne concernent que le coût d’achat du tissu. Nous aurions donc pu
nous dispenser de passer par les unités d’œuvre et reporter les charges globales du cen-
tre approvisionnement (10 860 €) dans la colonne « montant ». S’il y avait eu une autre
marchandise achetée, le calcul tel que nous l’avions fait était indispensable.
O Ne pas oublier le prix d’achat de la marchandise (ici « Tissu acheté ») dans le calcul
du coût d’achat.
Le coût unitaire du mètre de tissu acheté en mars 2006 est donc de 3,36 € hors taxes.
Pour le déterminer on calcule le montant total en faisant la somme des diverses charges,
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Séquence 4 : les coûts complets
puis on inscrit la quantité achetée, ici en mètre, et enfin on obtient le coût unitaire en
divisant le montant par la quantité.
Vous noterez que la colonne « quantité » ne contient pas des données homogènes, ce
qui est normal par définition de ce qu’est une unité d’œuvre. 20 000 représente le nom-
bre de mètres de tissus achetés, un le nombre de salarié affecté uniquement à l’achat et
54 000 le nombre d’unité d’œuvre du centre Approvisionnement. Faites attention de ne
pas additionner ces diverses quantités au bas de la colonne « TOTAL », qui elle contient
le nombre d’articles (ici les mètres de tissu) achetés.
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Unité 2
Donc le tissu utilisé pour la production de mars 2006 sera valorisé à 3,3103 € le mètre
qui correspond à la valeur moyenne du tissu en stock (« ancien » et acheté en mars), et
non à 3,3629 € qui correspond au coût d’achat du tissu uniquement acheté en mars.
Remarque
Le stock initial au 1er avril (= stock final fin mars) sera de 15 000 m, valorisé à 3,3103 €
le mètre.
En mars 2006, la fabrication a donc dégagé un coût de production de 8,44 € par panta-
lon.
Dans cet exercice (cas particulier), la totalité des unités d’œuvre des divers centres d’ana-
lyse sont attribuées à ces pantalons, puisque que nous avons une production unique. Si
nous fabriquions plusieurs produits finis, il faudrait, pour chacun, rechercher le nombre
d’unité d’œuvre le concernant.
Intéressons-nous maintenant au stock de produits finis.
De même que pour le tissu, toute la production de pantalons du mois n’est pas vendue.
On va donc tenir un compte de stock des pantalons afin de déterminer le coût unitaire
moyen pondéré (CUMP) en fin de mois des pantalons en stock, et valoriser toutes les
sorties du mois à ce CUMP.
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Séquence 4 : les coûts complets
Durant le mois de mars 2006, on a vendu 11 000 pantalons. Et le stock initial était de
10 000 pièces valorisées à 8,10 € la pièce.
Stock de pantalons
Entrées Sorties
Date Mouvement Quantité C.U. Total Quantité C.U. Total
01/03 Stock initial 10 000 8,1000 81 000,00
?/03 Entrées 8 500 8,4408 71 747,20
?/03 Sorties 11 000 8,2566 90 822,66
31/03 Stock final 7 500 8,2566 61 924,54
TOTAUX 18 500 8,2566 15 2747,20 18 500 8,2566 15 2747,20
On estime donc à 8,2566 € le coût de revient unitaire des pantalons qui seront vendus.
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Unité 2
7. Résultat analytique
Le résultat analytique va permettre à l’entreprise de connaître le bénéfice ou la perte
réalisé sur les produits vendus.
Le résultat analytique est la différence entre le chiffre d’affaires et le coût de revient des
produits vendus.
L’entreprise a donc gagné 59 474,34 € sur ses ventes de mars 2006, ce qui se traduit par
un gain de 5,41 € sur chaque pantalon vendu.
Stock Stock
de de
tissu pantalons
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Séquence 4 : les coûts complets
De plus, on rappelle que les entreprises purement commerciales (qui ne font qu’acheter
pour revendre) n’ont pas de stock de matières premières, ni de coût de production à
calculer. À l’issue du calcul du coût d’achat, on réalise le stock de produits finis (dont les
entrées sont alors valorisées au coût d’achat).
ve ck
us
its sto
nd
ro de
mé es
es
s p ies
ns ck
du
de Sort
au coût de production
co sto
res de
Stock de
Stock de matières produits finis
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Unité 2
Exercices autocorrectifs
Exercice 1
Une entreprise est spécialisée dans la fabrication de « SUPERDAN » des crèmes desserts au
chocolat de qualité supérieure. Ces crèmes sont réalisées à l’aide de deux matières principa-
les, le lait et le sucre. Ces crèmes sont vendues dans des pots représentant des portions indi-
viduelles (125 g) et sont regroupées, et vendues, par paquet de 6 pots dans un emballage en
carton. Les clients de l’entreprise sont des épiceries fines.
1. Quels centres d’analyse liés à la production proposeriez-vous ?
2. N’y a-t-il que des centres d’analyse liés à la production ?
L’entreprise a choisi de se limiter aux centres suivants : approvisionnement, fabrication et
mise en pot, emballage et commercialisation. Elle vous donne le tableau des charges pour
le mois de mai 2006.
Répartition des charges
Centres TOTAUX Approvisionnement Fabrication Emballage Commercialisation
TOTAL après
répartition 17 870 1 250 10 800 3 860 1 960
secondaire
Unité d’œuvre (u-o) Éléments achetés* Pots fabriqués Paquets fabriqués Paquets vendus
Nombre d’u-o 8 706 196 000 32 500 32 400
Coût de l’u-o 0,1436 0,0551 0,1188 0,0605
* Ici les « éléments achetés » représentent les quantités achetées. Elles sont exprimées dans les unités différentes
(kg, l, unités) mais sont toutes cumulées car on suppose que les charges indirectes sont identiques pour un kg de
sucre, un litre de lait, un pot ou un emballage.
De plus, elle vous donne les informations suivantes concernant le mois de mai 2006 :
Éléments Lait (en l) Sucre (en kg) Pots vides Emballages
Autres informations :
• on ne gère pas de stock de pots pleins, on suppose qu’ils sont immédiatement emballés
par paquets de six dès leur production ;
• au 01/05/2006 il n’y a aucun stock de paquets ;
• en plus des deux ingrédients principaux, SUPERDAN nécessite des « consommables »
pour la fabrication qui s’est élevée à 1 235 € en mai 2006 ;
• on suppose (cas rare !! mais pour simplification ici) qu’il n’y a pas de charge directe de
personnel d’approvisionnement ;
• la fabrication nécessite du personnel dont le salaire horaire tout compris (charges
salariales, patronales et frais divers de personnel compris) est de 21,20 € pour la fabri-
cation et 17,85 € pour l’emballage. Pour le mois de mai 2006 la production a nécessité
300 heures de fabrication et 110 heures d’emballage ;
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Séquence 4 : les coûts complets
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Unité 2
Exercice 2
Comme dernier exercice nous allons nous occuper de la répartition des charges indirectes.
Le but de cet exercice va être de compléter le tableau ci-dessous en effectuant la répartition
primaire puis secondaire des charges indirectes :
1. Pourquoi, dans ce tableau, y a-t-il des charges de personnel (1re ligne) à répartir ainsi
qu’un centre auxiliaire « personnel » ?
2. Effectuez la répartition primaire des charges indirectes.
3. Que veut dire « charges supplétives » et pourquoi sont-elles toutes affectées au centre
administration ?
4. Quel est le montant total des charges du centre entretien ?
5. Déterminez les totaux de charges de ces deux centres.
6. Réalisez la répartition secondaire des charges indirectes.
7. Calculez le coût unitaire des unités d’œuvre de chaque centre.
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Séquence 5
Les coûts variables
1. Distinction coûts variables/coûts complets
Dans l’exercice qui nous a servi de modèle pour le cours sur les coûts complets, nous
avions montré que l’entreprise TouTex gagnait 5,41 € sur chaque pantalon vendu lors du
mois de mars 2006. Supposons maintenant que son volume d’activité subisse une chute
considérable et qu’elle passe de 11 000 pantalons vendus en mars 2006 à seulement
8 000 pantalons vendus le mois suivant, le prix de vente restant inchangé.
Le calcul des coûts variables va nous aider à montrer que le bénéfice unitaire sur cha-
que pantalon va, lui aussi, baisser, car le prix de vente restant identique, c’est le coût de
revient unitaire des pantalons qui va augmenter.
Pourquoi cela ? La quantité (et le prix) de tissu incorporée dans chaque pantalon va être
la même, donc, le coût du tissu pour chaque pantalon reste inchangé.
Mais les charges générales de l’entreprise telles que le loyer, les primes d’assurance, les
salaires des administratifs… vont être identiques par rapport au mois précédent et donc
leur montant global se répartira sur moins de pantalons vendus. La partie de ces charges
« fixes » qui va être incorporée dans chaque pantalon va donc augmenter, c’est pourquoi
le coût de revient unitaire d’un pantalon va augmenter. En effet, lors du mois où une
baisse d’activité importante est survenue, l’entreprise n’a pu réagir immédiatement au
niveau de ses engagements généraux et donc, ses frais fixes sont identiques à ceux du
mois précédent.
De même, il se peut que les ventes d’un certain produit augmentent considérablement
sans pour cela que les charges fixes de l’entreprise ne subissent une hausse importante.
Le coût de revient de chaque pantalon va donc diminuer car les charges fixes vont être
supportées par un plus grand nombre d’articles (les autres articles que peut fabriquer
TouTex).
L’analyse par les coûts complets nous permettait de dégager le coût de revient de chaque
produit vendu, mais pas de déterminer quelle est la partie de ce coût qui est due à la
variation de l’activité. L’analyse des coûts variables va donc être complémentaire à celle
des coûts complets et permettre d’isoler la partie correspondant aux charges variables
(celles qui évoluent en fonction de l’activité) et la partie correspondant aux charges
fixes.
• Les coûts complets font la distinction entre charges directes et indirectes et met-
tent l’accent sur le produit ou service.
• Les coûts variables font la distinction entre charges variables et fixes et mettent
l’accent sur l’activité de l’entreprise.
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Unité 2
Nombre d’articles Nombre d’entrepôts Coût total de stockage Coût unitaire du loyer par article
85 000 1 980 (85000/980) 0,0115
99 500 1 980 0,0098
105 000 2 (980*2) 1960 0,0187
170 000 2 1960 0,0115
190 000 2 1960 0,0103
Nous avons ici deux structures de l’entreprise : la première avec un seul entrepôt (coût
fixe 980 €, capacité de stockage 100 000 unités) et la seconde avec deux entrepôts (coût
fixe 1 960 €, capacité de stockage 200 000 unités). Tant que nous restons avec un seul
entrepôt, le coût fixe unitaire de stockage décroît avec le nombre d’articles stockés.
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Séquence 5 : Les coûts variables
Dès que nous passons à deux entrepôts, avec une nécessité de stockage supplémentaire
de seulement 5 000 unités (passage à 105 000, avec une capacité maximale de 100 000
par entrepôt), le coût fixe unitaire va augmenter, puis décroître à nouveau au fur et à
mesure que nous « rentabilisons » la location du second entrepôt.
Cette équation restera toujours valable, quelle que soit la manière dont sont calculées
les diverses charges.
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Unité 2
Charges fixes
Montant des
Charges fixes
Quantités
Charges fixes
Charges
structure n° 2
Charges
structure n° 1
Quantités
Changement
de structure
Les charges variables, quant à elles, évoluent en fonction de l’activité et donc des quan-
tités (achetées, stockées ou vendues). Nous aurons donc une droite proportionnelle aux
quantités (partant du point zéro). Le coût variable unitaire sera le coefficient directeur
de cette droite.
Les charges globales vont donc se déterminer par la droite y = ax + b, comme nous
l’avons présenté en début de ce chapitre (y : coût total, a : coût variable unitaire, x :
quantités, b : coût fixe) :
Charges totales
les
o ta
st
ge
ar
Ch
Charges fixes
Quantités
50
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Séquence 5 : Les coûts variables
Charges totales
Charges fixes n° 2
Charges fixes n° 1
Quantités
Changement
de structure
Par exemple si l’entreprise loue un local qui devient trop petit, elle va subitement aug-
menter ses charges fixes en louant un local supplémentaire, or les quantités qu’elle va
pouvoir produire (stocker ou vendre) ne vont pas augmenter aussi rapidement. Le nou-
veau niveau des charges fixes va donc, au moins au début, porter sur une quantité quasi
identique à celle que nous produisions (stockions ou vendions) avec l’ancienne structure.
Les charges unitaires vont donc augmenter subitement pour ensuite suivre une progres-
sion linéaire.
Ce taux est utile lorsqu’on ne peut calculer la MCV unitairement (trop grande quantité
de produits distincts…) ou qu’on veut l’exprimer sous forme de pourcentage.
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8 3936 TG PA 00
Unité 2
4. Le seuil de rentabilité
4A. Définition
Le seuil de rentabilité (SR) (ou chiffre d’affaires critique) d’une entreprise est le chiffre
d’affaires pour lequel l’entreprise couvre la totalité de ses charges sans dégager ni
gain ni perte.
C’est donc le chiffre d’affaires qui correspond à un bénéfice nul. Si on n’arrive
pas à atteindre ce chiffre, on ne couvre pas toutes les charges, l’entreprise fait alors des
pertes.
Bénéfice = 0
Soit : Chiffre d’affaires – coût total = 0
Chiffre d’affaires = coût total
Chiffre d’affaires = charges fixes + charges variables
Chiffre d’affaires – charges variables = charges fixes
Et donc : MCV = charges fixes
Cette égalité équivaut à : SR X Taux MCV = Charges Fixes
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8 3936 TG PA 00
Séquence 5 : Les coûts variables
Qui peut aussi s’écrire sous la forme : Ventes = Coût variable + Coût fixe
Par le graphique
On se sert de : marge sur coûts variables = charges fixes.
L’équation de M.C.V. est : MCV = 10 x – 0,74 x, soit MCV = 9,26 x avec x : quantités
vendues.
L’équation des charges fixes est : CF = 5 000
7000
6000
MCV
5000
CF
Coûts
4000
3000
2000
1000
0 Quantités
300 400 500 600 700
539,96
On représente ces deux équations, puis on regarde pour quelle quantité vendue les deux
droites se coupent.
Si on vend 539,96 produits, le bénéfice sera nul. Au-delà de cette limite (ventes > 536,96),
on fera des bénéfices, et en deçà (ventes < 539,96), on sera en perte.
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8 3936 TG PA 00
Unité 2
Par le calcul
Seuil de rentabilité = charges variables + charges fixes
10 x = 0,74 x + 5 000
9,26 x = 5 000
x = 539,96
Il faut donc vendre 540 unités pour couvrir la totalité des charges. Le seuil de rentabilité
en quantité est de 540, et il est de 5 400 € en valeur.
Remarque
Selon le type de produit que nous manipulons (ici le texte de l’exercice ne vous donne
pas de précision) il est probable qu’il faille arrondir ce montant. S’il s’agit d’un produit
dont le conditionnement se fait au litre, par exemple, on peut laisser 539,96 l ; en
revanche on doit l’arrondir à 540 s’il s’agit d’objets.
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8 3936 TG PA 00
Séquence 5 : Les coûts variables
Le seuil de rentabilité sera atteint, lorsqu’au cours du mois de juin, on aura fait 235 € de
ventes (5 400 – 5 165 = total fin de mois – seuil de rentabilité). Si en juin les ventes sont
régulières, ce chiffre d’affaires sera réalisé au bout de (30 X 235) / 1 208 ≈ 5,84 jours, soit
le 6e jour du mois de juin, le 6 juin. On utilise ici les mois comptables de 30 jours.
Si on ne vous dit rien dans les exercices, on supposera toujours que les ventes sont
régulières au cours d’un même mois ainsi que d’une même année.
Remarque
Les pourcentages de MCV et de charges variables se complètent toujours à 100 % (car
par définition : MCV + charges variables = chiffre d’affaires).
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8 3936 TG PA 00
Unité 2
nouveau et que nous sommes leader sur le marché tout en ayant déjà une structure
de production qui nous assure des coûts assez bas et une image commerciale qui nous
permet de vendre relativement cher. Il est clair que ce haut niveau de résultat ne va pas
se maintenir sans que l’entreprise n’agisse par une politique de différenciation commer-
ciale, par des actions auprès de la concurrence…
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8 3936 TG PA 00
Séquence 5 : Les coûts variables
Exercices autocorrectifs
Exercice 1
Vous pouvez effectuer cet exercice sur tableur. Mais n’oubliez pas que le jour de l’examen
ce sera sur feuille, donc… entraînez-vous.
L’entreprise TOUROLL fabrique un seul modèle de rollers spécialisé dans les revêtements
« tout terrain ». Elle vous fournit l’analyse des charges de l’exercice comptable précédent en
fonction de leur variabilité.
• Charges purement fixes :
– impôts et taxes : 2 350 € ;
– charges financières : 28 400 € ;
– dotations aux amortissements et provisions : 55 000 € .
• Charge purement variable : 61 480 € d’achats de matières premières pour la production.
• Charges semi-variables :
– services externes : 62 000 € dont 70% de fixes ;
– frais de personnel : 95 000 dont 20% de variables.
Lors de l’exercice comptable en question, TouRoll a vendu 10 200 paires de rollers à 65 € la
paire.
1. Dresser un tableau des charges en faisant ressortir les fixes et les variables.
2. Définir ce qu’est une charge semi-variable et expliquez pourquoi les deux charges semi-
variables de cet exercice le sont.
3. Déterminer graphiquement le seuil de rentabilité puis le retrouver par le calcul.
4. Si on réussit à faire baisser le coût unitaire variable à 9 € et qu’on porte le prix de vente
à 69 €, quel sera le nouveau seuil de rentabilité ?
Exercice 2
La société MODTOU se demande s’il est réellement intéressant pour elle de continuer, dans
les conditions actuelles, de commercialiser un certain type de sac de luxe, le « Marlyn ». Ce
sac est acheté 25 € pièce et revendu 79 €. On constate que les charges fixes pour l’année N
sont de 45 200 € et que les charges variables (hors coût d’achat des sacs) sont de 105 475 €.
On a vendu 3 100 sacs au cours de l’année N. L’entreprise travaille 6 jours par semaine toute
l’année et est fermée 4 semaines au mois d’août.
1. Dresser le tableau de calcul de la marge sur coût variable et du résultat. Comment s’ap-
pelle ce tableau ?
2. Le résultat que vous venez de trouver n’est pas un résultat net, que manque-t-il comme
type de « coût » ?
3. Quel est le seuil de rentabilité ?
4. Si on ne veut pas modifier le prix de vente, combien de sacs doit-on prévoir de vendre
pour assurer le seuil de rentabilité ?
5. Si on suppose que les ventes sont régulières tout au long de l’année, quand sera atteint
ce seuil de rentabilité ?
6. Que deviendrait le seuil de rentabilité si on devait augmenter les charges fixes pour les
amener à 63 225 € ?
7. Si on veut toujours maintenir à 79 € le prix de vente unitaire, combien doit-on vendre de
sacs pour assurer ce nouveau seuil de rentabilité ?
8. Pensez-vous que cette dernière hypothèse (question 7) soit possible ?
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8 3936 TG PA 00
Séquence 6
Budgets et analyse de la performance
1. Introduction, principaux concepts
Toute organisation, quelle que soit sa taille ou son importance, ne peut se passer de
management pour organiser ses activités et prendre les décisions quant à ses orienta-
tions futures.
Pour une entreprise, par exemple, la stratégie peut être de faire évoluer le personnel
vers plus de polyvalence et d’autonomie. Elle mettra en œuvre pour cela des objectifs
concernant les procédés de recrutement ou le type de formation.
Pour une association, par exemple, l’objectif stratégique de se faire connaître au sein de
sa commune peut passer par l’organisation d’une fête avec démonstration de ses activi-
tés. Pour réaliser une telle manifestation, outre le programme des festivités, l’association
devra se préoccuper de toute la logistique nécessaire et de son financement (sonorisa-
tions, buvette, publicité…).
Ce financement va devoir être prévu à l’avance, afin de connaître les ressources finan-
cières dont elle disposera avant le début de la manifestation et qui lui serviront à régler
les dépenses d’organisation, ainsi qu’au cours ou après la manifestation. Ces dernières
seront des prévisions, car avant le jour précis de la manifestation, il est difficile pour
l’association de connaître le nombre exact de billets qu’elle vendra ou la recette de la
buvette.
Cette planification financière va donc se baser à la fois sur des ressources que l’organi-
sation aura de manière sûre et certaine (l’utilisation d’un certain fonds ou l’obtention
d’une subvention) et sur des prévisions budgétaires (ventes...).
De manière générale, les orientations stratégiques d’une organisation sont déclinées en
de multiples objectifs et sous-objectifs, jusqu’au niveau opérationnel le plus élémentaire.
Pour cela, on va définir des programmes d’actions à plus ou moins long terme et des bud-
gets qui correspondent à des prévisions financières de tous les éléments correspondant
à un programme d’action.
Nous voyons donc qu’ici plusieurs niveaux de décision de l’organisation interviennent et
touchent à la fois à la stratégie, aux objectifs et à la budgétisation.
La notion de temps est omniprésente et guide, ou contraint, chacun de ces niveaux,
de même que celle d’incertitude. Pour compenser cette incertitude, l’organisation va
faire des prévisions en fonction des informations dont elle dispose (études de marché,
environnement économique,…).
Les budgets vont servir à l’organisation pour clarifier ses objectifs mais également pour
éviter tout problème de trésorerie. En effet, sans prévisions chiffrées et planifiées dans
le temps, des découverts bancaires peuvent subvenir ou des surplus de trésorerie qui
pourraient être investis par ailleurs ou utilisés pour d’autres étapes du projet.
En comptabilité générale, vous enregistrez un mouvement au moment de la surve-
nance d’un évènement. Par exemple, une facture d’un client est enregistrée le jour de
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8 3936 TG PA 00
Unité 2
sa création (créance client et TVA collectée entre autres). Au niveau des budgets, vous
allez raisonner en encaissements et décaissements, comme avec votre propre porte-
monnaie, si vous payiez et receviez tout votre argent en liquide. Pour la facture client,
l’encaissement sera pris en compte au moment où le client règle effectivement. La TVA
(Taxe sur la Valeur Ajoutée) collectée se retrouvera alors dans le calcul de fin de mois de
TVA de l’entreprise.
L’établissement des budgets ne représente aucune difficulté technique particulière, mais
soyez attentifs à bien rechercher les informations (même dans les exercices !) et à pren-
dre en compte le temps : date réelle du décaissement ou de l’encaissement. N’oubliez
pas qu’en terme de trésorerie, pour une certaine somme, l’échéance est tout aussi impor-
tante que le montant.
2. Comment budgétiser ?
Les deux exemples ci-dessus, revoir les politiques de recrutement et de formation d’une
entreprise, ou organiser une fête communale, nous montrent que mettre en œuvre des
budgets peut être très différent selon le programme d’action considéré. La notion de
temps ne joue pas de la même manière et les zones d’incertitude ne se situent pas à la
même échelle.
On peut néanmoins dégager une démarche commune à toute organisation, même si
certains budgets ou critères n’auront pas la même importance (voire seront totalement
inexistants) pour certains programmes d’action.
On va tout d’abord partir des recettes espérées par l’organisation, puis on en déduira un
budget de production, d’approvisionnement et éventuellement un budget des investis-
sements à réaliser. Ces ventes et divers achats vont nous permettre de mettre en évidence
les liquidités financières dont nous devrons disposer. Les frais impliquent des décaisse-
ments au cours du déroulement du programme d’action (les charges elles-mêmes ainsi
que la TVA associée). De plus, on va dresser le budget des charges hors production (des
charges fixes pour la plupart). À l’issue de ces divers budgets, nous dresserons le budget
global de synthèse qui nous donnera les sommes à décaisser et à encaisser au cours du
temps. C’est ce que nous appellerons le budget de trésorerie.
Ce schéma présente la version la plus simple de tous les budgets, nous verrons que
certains d’entre eux peuvent faire l’objet de sous budgets. Par exemple, le budget des
achats peut se subdiviser en budget des investissements, des approvisionnements, des
charges hors production… Cela dépendra de l’organisation étudiée et de l’ensemble des
données manipulées.
Lorsque le programme d’action sera terminé, ou lorsque certaines étapes seront ache-
vées, ces divers budgets serviront à comparer les réalisations avec les prévisions afin
d’apporter des actions correctrices si nécessaire.
Vous pouvez aussi trouver comme distinction :
• budget des encaissements : budget des ventes et de toutes les « rentrées
d’argent » ;
• budget des décaissements : budget des achats, des charges et de la TVA ;
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8 3936 TG PA 00
Séquence 6 : budgets et analyse de la performance
Objectifs de l’organisation
Budget de TVA
Budget de trésorerie
Échéances de paiement
Total Septembre Octobre Novembre
Créances clients 20 210 20 000 210
Disponibilités 2 500
Dettes d’approvisionnements 15 875 3 540 9 080 3 255
Dettes fiscales (impôts) 2 287 800 1 487
Échéances
Septembre Octobre Novembre
Ventes (HT) 22 000 23 000 19 500
Approvisionnements (HT) 11 200 13 800 9 100
Autres charges 10 000 6 500 6 500
Dotations aux amortissements 950 950 950
Les ventes sont réglées à 40% comptant et 60% le mois suivant. Les approvisionnements
sont réglés à 20% comptant et 80% le mois suivant.
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8 3936 TG PA 00
Unité 2
Parmi les « autres charges », 4 000 € mensuels (les salaires) ne sont pas soumis à la TVA
et le reste est donné en HT.
La TVA à payer se calcule toujours en fin de mois mais cette taxe n’est réglée à l’admi-
nistration fiscale que le 22 du mois suivant. Fin août la TVA à décaisser a été calculée à
6 800 €.
(1) Cf. le 1er tableau : échéances de paiement des créances clients au bilan.
(2) Les ventes prévues en septembre s’élèvent à 22 000 € HT, mais les règlements des clients se font en TTC, il
faut donc tout d’abord transformer les sommes en TTC mais étaler les règlements pour 40 % le mois de la
vente et 60 % le mois suivant.
(3) Ce chiffre représente le montant des règlements clients que l’on doit recevoir en septembre. Il provient
(pour 20 000 €) des anciennes créances clients trouvées au bilan et de l’encaissement d’une partie (40 %)
des ventes de septembre. En aucun cas il ne s’agit donc des ventes de septembre.
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Séquence 6 : budgets et analyse de la performance
Les trois montants totaux seront reportés au niveau des encaissements du budget géné-
ral de trésorerie.
Ce budget, appelé budget des achats et autres charges, contient tous les frais pour
lesquels on va faire un règlement. C’est donc le budget des décaissements. On peut le
subdiviser en :
– budget des investissements ;
– budget des approvisionnements ;
– budget de production ;
– budget hors production ;
– budget de commercialisation.
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Unité 2
Ne pas oublier qu’au niveau des encaissements il y aura 3 000 € à rajouter pour le mois
de janvier concernant l’encaissement de la somme prêtée.
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Séquence 6 : budgets et analyse de la performance
Budget de la TVA
Échéances
Septembre Octobre Novembre
(1)
TVA collectée 4 312,00 4 508,00
– TVA sur achats (2) 2 195,20 2 704,80
(3)
– TVA sur autres charges 1 176,00 490,00
(4)
TVA à décaisser 6 800,00 941,00 1 313,20
(1) Cf. budget des ventes.
(2) Cf. budget des achats.
(3) Pour la « TVA sur autres charges », il faut retrouver le montant de la TVA à partir des montants HT pour
les divers mois. Par exemple pour septembre, le montant HT des « autres charges » soumises à la TVA est
de 6 000 € (10 000 € de « autres charges » HT, auxquelles on soustrait 4 000 € de salaires). La TVA est donc
de 1176 € (6 000 X 19,60%).
(4) Le texte spécifie que « Fin août la TVA à décaisser a été calculée à 6 800 €. ».
Échéances
Budget de trésorerie Septembre Octobre Novembre
Encaissements 30 524,80 27 000,40 25 833,60
Achats et autres charges 18 195,04 31 574,12 25 625,56
TVA à décaisser 6 800,00 941,00 1 313,20
Décaissements 24 995,04 32 515,12 26 938,76
On constate que les flux nets de trésorerie d’octobre sont négatifs (l’entreprise doit
« sortir » plus d’argent qu’elle « n’en rentre »). Globalement, vu que l’entreprise avait
une trésorerie importante fin septembre, cela permet de compenser ce problème. En
revanche, si cela se reproduit dans le futur, les gestionnaires devront agir pour corriger
le problème : augmenter les encaissements, diminuer les décaissements, utiliser des
réserves financières (rendre liquides des placements), obtenir un crédit, renégocier les
échéances de règlement client ou fournisseur…
Remarque
Vous noterez que dans le tableau initial des charges il est mentionné des amortissements (950 €
par mois), et qu’ils n’ont jamais été pris en compte dans les budgets. Ceci est normal car les amor-
tissements sont bien une charge pour l’entreprise mais elle est « non-décaissée ».
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Unité 2
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Séquence 6 : budgets et analyse de la performance
Exercices autocorrectifs
Exercice 1
L’entreprise de bâtiment TouBati a fait ses prévisions en terme d’objectifs pour le 1er trimestre
de l’année N, elle vous demande de l’aider à mettre en place une gestion prévisionnelle.
Elle vous présente tout d’abord l’état de certains de ses comptes au 01/01/N :
Toutes les TVA sont au taux normal de 19,60 %. Le solde de TVA calculé en fin de mois se
règle le mois suivant.
1. Pourquoi dans le tableau ci-dessus, avoir séparé les « achats divers » de l’« achat d’une
bétonnière » ?
2. Établir le budget prévisionnel des achats en distinguant les montants HT, de la TVA et
des montants TTC.
3. Établir le budget prévisionnel de trésorerie concernant les achats.
4. Établir le budget prévisionnel des décaissements concernant la TVA.
5. Établir le budget des décaissements.
6. Établir le budget des encaissements.
7. Établir le budget de trésorerie. Que pensez-vous du résultat obtenu et que conseillez-
vous à l’entreprise ?
8. Supposons que le meilleur et principal client qui règle environ 15 000 € par mois ne puisse
plus honorer ses dettes et que la trésorerie de l’entreprise n’était que de 30 000 € début
janvier. Établir le nouveau budget de trésorerie. Que conseillez-vous à l’entreprise ?
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Unité 2
Exercice 2
Soit une section d’un club sportif (géré sous forme d’association) qui tient un budget
prévisionnel pour les prochains mois. Le budget de la section est le suivant : Budget de
trésorerie.
Échéances
Mois M M+1 M+2
Encaissements 1 800,00 2 000,00 1 900,00
Décaissements 1 600,00 2 100,00 2 000,00
Trésorerie début de mois 100,00 300,00 200,00
Trésorerie fin de mois 300,00 200,00 100,00
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Séquence 7
Rentabilité et financement
d’un investissement
Cette séquence est explicitement au programme de ceux qui font l’option
ARLE mais il est conseillé de le lire à titre de culture générale pour le BTS
par les étudiants de l’option DA.
Avant d’engager un investissement dans un nouveau bien de production, de communi-
cation, ou dans tout nouveau projet, on évalue l’opportunité de ce dernier au regard
de critères techniques, commerciaux ou économiques. En effet, investir implique de
l’énergie et des flux financiers importants : une dépense importante au moment de l’ac-
quisition du bien, et des recettes futures, souvent étalées dans le temps, engendrées par
la valeur ajoutée générée par ce nouveau bien ou projet.
Nous allons dans ce chapitre aborder les méthodes de calcul qui permettent d’évaluer
les implications financières d’un projet d’investissement.
L’exemple suivant va nous servir à illustrer le cours.
Un dirigeant hésite entre l’acquisition de deux matériels (projet 1 ou projet 2) qui peu-
vent être réalisés dès ce jour. Chacun permet d’investir dans une immobilisation (maté-
riel de production) différente.
Charges décaissables annuelles prévues dues au projet (matières premières et main-d’œuvre) 12 000 13 000
Dans les deux cas, le matériel sera amorti selon le système linéaire. On suppose que le
taux d’imposition de l’entreprise est de 33 1/3 % (33,33 %). De même, on suppose que
les charges et l’augmentation du chiffre d’affaires sont constantes (identiques) pendant
toute la durée de vie de chacun des projets.
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Unité 2
Remarque
L’amortissement de la nouvelle immobilisation n’est pas une charge décaissée, elle ne
figurera donc pas dans les charges.
• L’impôt supplémentaire sur les bénéfices engendré par l’investissement. Il ne faut pas
oublier que l’amortissement, qui n’est pas une charge décaissée, participe à la forma-
tion du résultat comptable, résultat dont dépend le calcul de l’impôt. Il faudra donc
prendre en compte l’amortissement, puis le soustraire des charges décaissées.
Remarque
Les flux net de trésorerie sont aussi appelés capacité d’autofinancement (CAF).
Ce tableau présente les flux nets de trésorerie annuels pour une année, car dans l’exem-
ple, on a supposé que toutes les recettes et dépenses étaient constantes au cours des
cinq ans de la vie des deux projets. Si ce n’était pas le cas il faudrait faire un calcul des
flux nets de trésorerie pour chacune des années de la durée de vie du projet.
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Séquence 7 : rentabilité et financement d’un investissement
Années
0 1 2 3 4 5
Le phénomène qui consiste à tout « ramener » à une même date s’appelle l’actualisa-
tion.
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8 3936 TG PA 00
Unité 2
Cas particulier (que l’on trouve souvent dans les exercices !) : si chaque année les flux
nets de trésorerie sont identiques (FN1 = FN2 = FN3…) alors la formule devient :
FN cumulés actualisés = FN1 ( 1 – (1+t)-n )/t
Ceci est le cas dans notre exemple où tous les flux sont identiques au cours des cinq
années.
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8 3936 TG PA 00
Séquence 7 : rentabilité et financement d’un investissement
Dans tous les cas, ce délai doit être inférieur à la durée de vie du projet, sinon celui-ci
sera considéré comme non rentable. En effet, si ce délai est supérieur à la durée de vie du
projet cela revient à dire que le coût d’achat initial ne pourra jamais être « récupéré ».
Exemple :
Projet 1 : délai de récupération du capital investi = 30 500/9 366,67 = 3,26 ans
Projet 2 : délai de récupération du capital investi = 37 000/10 466,67 = 3,53 ans
Le projet 1 paraît donc moins risqué car on récupère l’investissement initial un peu plus
rapidement.
Avez-vous remarqué qu’ici on parle de flux nets de trésorerie mais qu’on ne les actualise
pas ?
En effet, le critère du délai de récupération étant approximatif, on se contente de cumu-
ler les flux sans tenir compte du fait qu’ils sont prévus à des époques différentes.
Une autre manière de calculer ce délai, surtout lorsque les flux nets ne sont pas identi-
ques, est de cumuler ces flux pour voir à quel moment ce cumul atteint (puis dépasse) la
somme initialement investie.
Nous avons donc vu comment choisir entre deux ou plusieurs projets d’investissement,
en tenant compte uniquement de l’aspect financier.
Jusqu’ici on a toujours supposé que le coût d’achat de l’investissement était payé directe-
ment par l’acquéreur le jour de l’acquisition. Or, peu d’entreprises ont suffisamment de
liquidités disponibles pour pouvoir intégralement débourser le coût de l’investissement
le jour de son acquisition. Nous allons donc maintenant nous intéresser aux divers modes
de financement d’un investissement.
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8 3936 TG PA 00
Unité 2
3A. L’autofinancement
C’est une source de financement interne : l’entreprise va se servir de ses propres ressour-
ces qu’elle a mis en réserve auparavant.
3C. L’emprunt
Les sociétés qui peuvent faire appel public à l’épargne peuvent émettre des obligations.
L’emprunt obligataire sera alors réalisé auprès de toutes les personnes qui vont souscrire
des obligations.
Les établissements de crédit, principalement les banques, octroient des prêts que l’on
appelle indivis (car il n’y a qu’un seul prêteur). Nous allons détailler ce mode de finance-
ment dans la prochaine partie.
3D. Le crédit-bail
C’est une location (on paye chaque mois un loyer qui rentre dans nos charges) avec une
option d’achat à la fin du contrat de location, option qui est prévue dans le contrat initial
(prix d’achat déterminé).
Le bien loué ne fait pas partie du patrimoine (immobilisations) de l’entreprise, contrai-
rement aux autres modes de financement.
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Séquence 7 : rentabilité et financement d’un investissement
Date de remboursement Capital restant dû Intérêts Amortissement Annuité Capital dû en fin de période
Si on avait emprunté le 20/04/N et que les échéances se font en fin d’année civile (ici le
31/12/N), les intérêts de la première année auraient été calculés pour neuf mois entiers,
soit : 50 000 X 4% X 9/12.
On aurait également eu une ligne pour l’année N+5 avec un montant correspondant au
trois mois restants.
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Unité 2
V si 50000 s 4%
a n 11231,3557 montant qui sera arrondi à 11 231,36 €
1 1 i 1 1,04 5
Les intérêts de la première année sont donc toujours de 2 000 € (50 000 X 4%), donc
l’amortissement est de 9 231,36 €. On peut maintenant dresser le tableau en tenant
compte de la méthode ci-dessus.
76
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Séquence 7 : rentabilité et financement d’un investissement
Capital dû en fin
Date de remboursement Capital restant dû Intérêts Amortissement Annuité
de période
01/07/N 50 000,00 2 000,00 9 231,36 11 231,36 40 768,64
01/07/N+1 40 768,64 1 630,75 9 600,61 11 231,36 31 168,03
01/07/N+2 31 168,03 1 246,72 9 984,64 11 231,36 21 183,39
01/07/N+3 21 183,39 847,34 10 384,02 11 231,36 1 0799,36
01/07/N+4 10 799,36 431,97 10 799,37 11 231,36 0,00
Éléments Projet 1
Coût d’achat 30 500
Durée de vie 5 ans
Amortissement du matériel Linéaire sur 5 ans
Augmentation annuelle prévue du chiffre d’affaires grâce au projet 23 000
Charges décaissables annuelles prévues dues au projet (matières premières et main-d’œuvre) 12 000
Capital dû en fin
Date de remboursement Capital restant dû Intérêts Amortissement Annuité
de période
01/03/N 20 500 717,50 4 100 4 817,50 16 400
01/03/N+1 16 400 574,00 4 100 4 674,00 12 300
01/03/N+2 12 300 430,50 4 100 4 530,50 8 200
01/03/N+3 8 200 287,00 4 100 4 387,00 4 100
01/03/N+4 4 100 143,50 4 100 4 243,50 0
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Unité 2
Le calcul des flux nets de trésorerie (FNT) va être modifié car on va prendre en compte
une charge financière supplémentaire liée au projet : l’annuité de remboursement de
l’emprunt. De plus, contrairement à notre situation initiale les FNT de chaque année ne
vont plus être identiques. Il va donc falloir actualiser chacun d’eux à la date d’acquisition
de l’immobilisation, soit le 01/03/N-1. Si on suppose que le taux d’actualisation est de
6 %, chaque flux va être actualisé grâce à la formule :
Ces 26 286,17 € représentent donc le gain net du « projet 1 » que nous aurions
le 01/03/N-1.
Pour calculer la VAN au 01/03/N-1, il nous suffit donc de prendre en compte que l’orga-
nisme de crédit nous prête 20 500 € ce jour, et que nous déboursons 30 500 € pour régler
le matériel correspondant au projet 1.
Cette VAN est positive, donc le projet n° 1 financé avec le crédit ci-dessus reste toujours
rentable.
Mais, nous ne savons pas ce qu’il en est de sa comparaison avec le projet n° 2, surtout si
ce dernier doit aussi être financé en partie par un crédit… c’est donc ce que vous allez
déterminer dans le premier exercice de cette séquence.
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Séquence 7 : rentabilité et financement d’un investissement
Exercices autocorrectifs
Exercice 1
Au début de cette séquence nous avions vu que le dirigeant d’une entreprise hésitait
entre deux projets : le projet 1 et le projet 2. Ses réserves financières ne lui permettent pas
d’autofinancer son investissement, il doit avoir recours au crédit. Au dernier point de cette
séquence nous avons examiné la rentabilité du premier projet.
Á vous d’analyser celle du deuxième projet et de décider du choix entre les deux.
Le projet 2 avait les caractéristiques suivantes :
Projet 2
Coût d’achat 37 000
Durée de vie 5 ans
Amortissement du matériel Linéaire sur 5 ans
Augmentation annuelle prévue du chiffre d’affaires grâce au projet 25 000
Charges décaissables annuelles prévues dues au projet (matières premières et main-d’œuvre) 13 000
De plus, on suppose que l’entreprise peut investir directement 17 000 € et qu’elle emprunte
la différence (20 000 €). Pour cet emprunt, elle a obtenu exactement les mêmes conditions
auprès de sa banque que pour le projet n°1 : durée 5 ans, taux de 3,5 %, remboursements
par amortissements constants. La première échéance de remboursement est aussi prévue le
01/03/N, un an après l’acquisition du matériel.
De même, pour l’actualisation on utilisera un taux de 6% qui est la rentabilité désirée du
capital de l’entreprise par les actionnaires.
1. Présenter le tableau de remboursement de l’emprunt.
2. Calculer la Valeur Actuelle Nette de ce projet au 01/03/N-1.
3. D’un point de vue uniquement financier, choisiriez-vous le projet n°1 ou le projet n°2 ?
Exercice 2
Une entreprise veut acquérir un nouveau matériel de production. Elle estime qu’elle pourra
l’exploiter pendant six ans. Les quatre premières années le chiffre d’affaires supplémentaire
résultant de l’exploitation de ce matériel devrait produire 50 000 € de recettes supplémen-
taires, et 35 000 € les années suivantes. Les frais supplémentaires relatifs à cette acquisition
(hors amortissement du matériel) devraient être constants, de 15 000 € par an.
Le matériel est amorti en linéaire sur 4 ans et a un coût d’acquisition de 120 000 €.
L’entreprise paie l’impôt sur les sociétés au taux de 33,1/3 %.
1. Calculer les flux nets de trésorerie annuels générés par l’investissement prévu.
3. Calculer la Valeur Actuelle Nette de ce projet, en sachant que le taux d’actualisation est
de 7%.
4. Qu’en concluez-vous ?
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Unité 3
Gestion des systèmes d’information
u Contenu
Séquence 8 : conduite d’un projet informatique.............. 83
81
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Unité 3
82
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Séquence 8
Conduite d’un projet
informatique
Dès que vous entendez parler un informaticien, vous êtes quasiment sûr d’en-
tendre le mot « projet » : chef de projet, travailler sur le projet X, s’inscrire dans
le projet X, avoir des interactions avec le projet X… Comme en DAIGL (dévelop-
pement d’applications informatiques et génie logiciel) ou dans les réseaux, où
vous pouvez conclure que tout est « objet », au niveau organisationnel, dans la
construction d’un système d’ information, on peut dire que tout est « projet ».
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Unité 3
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Séquence 8 : conduite d’un projet informatique
Voici quelques problèmes qui peuvent exister lors de la durée de vie d’un projet et des
exemples de réactions appropriées :
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Unité 3
2A5. La réalisation
Dans cette phase on va produire le logiciel en diverses étapes, allant de programmes
séparés et testés individuellement, qui vont peu à peu s’inter-relier pour produire le logi-
ciel global. Les premiers tests sont réalisés par les informaticiens alors que les suivants (et
notamment lors de la phase de « recette ») nécessitent d’être réalisés par les utilisateurs
sur la base de documents réels.
Lors de la recette, les informaticiens guident les utilisateurs, ce qui sert souvent de pre-
mier niveau de formation au logiciel.
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Séquence 8 : conduite d’un projet informatique
2B1. Itérativité
Basé sur le même principe que le RAD (rapid application developpement) UML préco-
nise un processus en spirale où une maquette, ou une petite partie du projet final, est
développée à chaque stade. Le projet évolue en détaillant et complétant le résultat de
la précédente production.
On peut ainsi présenter et faire valider une partie du produit fini aux utilisateurs à cha-
que étape.
De plus, la production d’une partie (prototype ou maquette) à chaque itération oblige
les développeurs à intégrer l’environnement technique. Une maquette sert à montrer à
l’utilisateur une partie importante du logiciel pour qu’il ait une vue d’ensemble et puisse
prendre conscience des liens entre les diverses fonctionnalités. Un prototype, quant à lui
n’a aucun objectif d’exhaustivité, il sert à expérimenter des cas précis, à se mettre d’ac-
cord sur des procédures et points de détails importants.
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8 3936 TG PA 00
Unité 3
3. La planification de projet
Pour faire un planning, la première chose est de faire la liste des tâches relatives à un
projet donné en évaluant le temps nécessaire à la réalisation de chacune et leur enchaî-
nement (telle tâche nécessite que telle autre soit terminée pour pouvoir commencer, la
fin de telle tâche implique qu’une ou plusieurs autres peuvent commencer…).
Maintenance
Intégration
Mise en œuvre
Étude détaillée
Étude générale
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Séquence 8 : conduite d’un projet informatique
On voit sur ce schéma que la mise en œuvre peut commencer dès lors que les 2/3 (envi-
ron) de l’étude détaillée sont réalisés. En effet, l’étude détaillée s’étend du 15/02 au
01/04 et la mise en œuvre débute vers le 10/03 pour se terminer fin mai.
Ce type de schéma va nous permettre, en cas de retard ou d’allongement d’une tâche,
de décaler toutes les autres en conséquence.
De nombreux logiciels de planification permettent de réaliser un diagramme de Gantt,
ils sont couramment employés dans le monde industriel, en gestion de projet. Comme
« Gestion de Projet » ou Open Workbench dans le monde du libre, Project de Microsoft,
Gnt Planning de SodeaSoft… Certains sont téléchargeables, je vous conseille d’aller les
consulter. Ils permettent de réaliser le planification initiale mais surtout de l’adapter au
cours du temps en fonction des réalisations concrètes et des aléas que se présentent.
Exemple
Soit un projet pour lequel les diverses tâches (nommées ici A à G) ont été répertoriées
ainsi que les relations d’antériorité entre elles. Nous allons réaliser le diagramme de
Gantt correspondant.
La lecture de ce tableau nous informe que les tâches A et B peuvent commencer dès le
début, qu’une fois que A est terminée on peut débuter en parallèle les tâches C et G et que
la tâche F est obligée d’attendre que les tâches E et C soient terminées pour débuter.
Le diagramme de Gantt se présente alors ainsi :
Tâches
G G
F F
E E
D D
C C
B B
A A
1 2 3 4 5 6 7 8 9 Temps
89
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Unité 3
plus tôt de G, sachant qu’elle ne peut commencer que lorsque A est achevée). 5 jours est
la marge de manœuvre dont le responsable de projet dispose sur cette tâche (appelée la
marge totale, voir ci-dessous).
De même à la lecture du diagramme on voit que les tâches A, C et F ne peuvent prendre
aucun jour de retard sans retarder globalement le projet. Elles représentent ce que nous
appellerons le chemin critique.
La tâche E peut prendre un jour de retard (on peut la translater d’une case vers la droite
sans modifier le délai total de réalisation du projet). Mais si elle prend 3 jours de retard,
le projet se terminera alors 2 jours plus tard (soit à la fin du 10e jour). En effet le retard
de 3 jours absorbe la marge de 1 jour qui était disponible et retarde donc le projet de 2
jours (3-1). Si cela était le cas E se situerait alors sur le chemin critique.
Le diagramme de Gantt est un bon instrument graphique pour la lecture des dates de
début et de fin de tâches, il est relativement moins performant pour les prévisions en
fonction des marges. Nous allons donc voir maintenant un outil un peu plus complet
pour le calcul des marges : le MPM (méthode des potentiels métra)
Nom tâche
Si on reprend l’exemple ci-dessus, la tâche D, qui dure un jour et qui précède la tâche E,
est représentée ainsi :
D 1 E
De plus, on dessine le graphe en tenant compte des niveaux. Le 1er niveau représente
l’ensemble des tâches qui peuvent se réaliser dès le début, le niveau 2 celui qui peut se
réaliser dès qu’une tâche de niveau 1 est terminé…
90
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Séquence 8 : conduite d’un projet informatique
On rajoute deux tâches « début » et « fin » auxquelles sont reliées respectivement les
tâches n’ayant pas d’antériorité ni de successeur.
On obtient donc pour le graphe suivant :
Niveaux : 1 2 3 4
G
2 1
A
2
C
5 1
F
2
B 3 D 1 E
On s’occupe ensuite des dates de début au plus tôt. Pour cela on met 0 à la tâche de
« début » puis, pour chaque tâche, on additionne le début au plus tôt et la durée de la
tâche précédente, pour obtenir le début au plus tôt de la tâche courante. Par exemple
pour E on a 4, soit 3 le début au plus tôt de D et 1 la durée de D.
Si une tâche a plusieurs prédécesseurs, on prendra la valeur la plus grande obtenue par
chacune des flèches qui arrivent à la tâche. En effet la tâche doit attendre que tous ses
prédécesseurs soient terminés, et donc, entre autre, le prédécesseur qui termine le plus
tard. Par exemple pour F on a C et E comme tâches antérieures. Par le chemin qui pro-
vient de C, on obtient 7 (2 + 5) comme date au plus tôt. Par le chemin qui provient de E,
on obtient 6 (4 + 2) comme date au plus tôt. On prend donc 7 pour attendre la fin de C.
G
2 2 1
A
2 Fin
Début
0
C 8
5 1
0 2 F
2 7
B 3 D 1 E
0 3 4
Nous savons maintenant que le projet peut être réalisé, au plus juste, en 8 jours, nous
allons donc calculer les dates de début au plus tard de chaque tâche pour ne pas retarder
le projet global. On va faire ceci comme pour les dates au plus tôt sauf qu’on va partir
de la fin et prendre à chaque fois les données les plus faibles obtenues.
Pour cela on part de la « fin » dans laquelle on reporte 8, la durée globale, puis on en
déduit de proche en proche les dates de fin au plus tard en se servant des durées de
chaque tâche. Pour G cela nous donne 7 (8 - 1). Si une tâche a plusieurs successeurs on
prendra alors la valeur la plus petite obtenue, comme A pour laquelle on a le choix entre
5 (7 - 2) si on considère G comme successeur et 0 (2 - 2) si on considère C comme succes-
seur, le début au plus tard est donc 0.
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Unité 3
G
2 2 7 1
A
2 Fin
Début
0 0
C 8 8
5 1
0 0 2 2 F
2 7 7
B 3 D 1 E
0 1 3 4 4 5
G
Marge totale = 7 – 2 = 5
2 7
La marge libre représente, pour chaque tâche du projet, la marge de manœuvre dis-
ponible sans modifier la date de début au plus tôt de tous les successeurs. Elle se calcule
donc par « date de début au plus tôt » de la tâche suivante moins durée de la tâche
considérée.
Une tâche critique est une tâche dont aucun retard n’est possible sans affecter la durée
globale du projet. Sur le graphe MPM on les repère par le fait que les deux dates sont
égales.
C
Marge totale = 2–2 = 0
2 2
92
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Séquence 8 : conduite d’un projet informatique
niveau 2 est composé des tâches G, C et D, qui ont toutes un prédécesseur de niveau 1.
Le niveau 3 est composé de la tâche E, qui a comme seul prédécesseur D, de niveau 2. Le
niveau 4 est composé de la tâche F dont le niveau le plus élevé parmi ses prédécesseurs
(C et E) est 3.
Dans un graphe PERT la tâche fictive « fin » est toujours apparente, alors qu’on peut se
passer de la tâche « début ».
Le graphe PERT de notre exemple se présente donc ainsi :
Niveaux :
0 1 2 3 4 Fin
3
A(2) 2 7 G(1)
1
0 0 Fin
Début
A(2) 4 C(5) 8 8
0 0 22 F(1)
7
7 7
2 B(3) 5 D(1) 6 E(2)
0 1 3 4 4 5
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Unité 3
Exercices autocorrectifs
Exercice 1
Supposons que vous travailliez au service informatique d’un grand hypermarché avec une
méthode de conception basée sur le langage UML et respectant les consignes de la méthode
TTUP. Préciser, pour les exemples ci-dessous, la branche du processus TTUP (fonctionnelle ou
technique) qui sera prise en compte.
1. L’hypermarché ouvre une section « agence de voyage », il veut créer un système d’in-
formation indépendant de celui de l’hypermarché, en pouvant assurer des échanges de
données entre les deux systèmes d’information.
2. La section « agence de voyage » passe un accord de revente de certains voyages organi-
sés avec une compagnie qui monte ces voyages. Des conditions particulières doivent être
mises en place pour cette activité de revente.
3. La section « agence de voyage » décide d’ouvrir une rubrique de commerce électronique.
4. Le partenariat avec la compagnie précédente impose la mise en place d’un extranet avec
des moyens techniques de synchronisation des deux systèmes.
Exercice 2
Dans une entreprise, on désire mettre en place un réseau local qui prendra en charge une
soixantaine de postes clients. Le responsable informatique a dégagé les diverses tâches à
réaliser pour mener à bien le projet. Il a quantifié leurs durées en jours de travail.
B Détermination du budget 2 -
G Câblage 10 C
Remarques
Le câblage est réalisé par une société extérieure qui a proposé deux devis : un premier de
3 000 € avec un délai de réalisation de 6 jours, et un second (celui retenu) de 2 000 € en
10 jours.
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Séquence 8 : conduite d’un projet informatique
95
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Séquence 9
Qualité et système d’information
Cette séquence va traiter de la qualité du système d’information principalement
au travers de la conduite des projets informatiques. C’est pourquoi il est nécessaire
de maîtriser la séquence 8 pour pouvoir aborder correctement cette séquence.
Vous avez déjà une idée de ce qu’est la qualité en général. Par exemple, vous
achetez une chemise dans un magasin de prêt-à-porter, à quoi vous attendez-
vous ? Tout d’abord, à ce qu’elle soit mettable (possibilité de s’habiller avec, la
boutonner…) et qu’elle vous donne chaud, ou au moins vous couvre, c’est que
nous appellerons la satisfaction des besoins de l’utilisateur. Puis vous voulez qu’el-
le vous embellisse, selon votre goût personnel (satisfaction des besoins selon le
goût personnel et ergonomie). De plus elle doit être facile à mettre et vous devez
vous y sentir bien (facilité d’apprentissage et d’utilisation).
Mais nous verrons que pour un logiciel, qui s’inscrit dans un système d’informa-
tion (cadre beaucoup plus large que celui de porter une chemise !) ces seuls critè-
res ne suffisent pas. En effet, il est important d’assurer la cohérence du système
d’information, de respecter les délais, de produire au meilleur coût… La qualité
au niveau informatique va aussi incorporer ces divers domaines.
98
8 3936 TG PA 00
Séquence 9 : qualité et système d’information
Comme dans un tableau de bord (cf. séquence 3) c’est au décideur de mettre en place
des indicateurs pertinents qui l’aideront à se procurer l’information dont il a besoin pour
prendre ses décisions.
2B5. Exemple
On évalue un logiciel sur plusieurs critères dont chacun, qualitatif ou quantitatif, est
ramené à une note de 0 à 10.
Critères Pondération Valeur Points
Fonctionnalités 6 6 36
Fiabilité 3 6 18
Facilité d’utilisation 5 8 40
Rendement 4 6 24
Maintenabilité 1 0 0
Portabilité 1 0 0
Total 20 5,90 118
99
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Unité 3
Cette note globale de 5,90 sur 10 n’est pas très satisfaisante. On peut prévoir de mettre
en place des mesures correctrices de la qualité sur les critères à plus gros coefficients
(comme le critère « fonctionnalités » qui n’obtient que la note 6 tout en étant l’essentiel
dans un logiciel) ou sur des critères ayant obtenu des notes médiocres.
3. Certification qualité
Au niveau des logiciels, comme au niveau industriel, il existe des normes obligatoires ou
optionnelles à respecter pour satisfaire à des critères de qualité.
Des organismes indépendants contrôlent le respect de ces normes de qualité et peuvent
ensuite délivrer une certification qui atteste de la qualité au niveau des divers partenai-
res qui interviennent dans la mise en œuvre d’un projet.
La recherche de la maîtrise des processus dans l’entreprise étendue (entreprise en interne
plus tous ses partenaires) d’aujourd’hui passe par la mise en place de certifications, ou
tout au moins le respect de normes.
100
8 3936 TG PA 00
Séquence 9 : qualité et système d’information
La plus connue de toutes les normes ISO dans le domaine de la qualité est la norme ISO
9000 et ses dérivées (9001...). Elle est maintenant ancienne mais sans cesse en réadapta-
tion. Par « management de la qualité » cette norme recouvre :
– les exigences qualité du client ;
– les exigences réglementaires ;
– l’amélioration de la satisfaction du client ;
– l’amélioration des performances concernant tous ces objectifs.
101
8 3936 TG PA 00
Unité 3
tant dans son activité. L’objectif n’est pas d’atteindre la perfection absolue mais seule-
ment de viser un meilleur niveau que celui des concurrents.
Dans le cas de recherche d’une certification, le niveau de perfection minimum recherché
est imposé par les normes édictées dans les documents de certification.
102
8 3936 TG PA 00
Exercices autocorrectifs
Exercice 1
Voici un mini-glossaire présentant quelques éléments de vocabulaire qui pourraient se trou-
ver dans des procédures de qualité relatives à la création de logiciels.
Adaptabilité : capacité du logiciel à évoluer. Facilité avec laquelle un programme peut être
modifié pour y ajouter de nouvelles fonctionnalités au fur et à mesure que de nouveaux
besoins apparaissent.
Conformité : aptitude d’un logiciel à satisfaire ses spécifications et à répondre aux besoins
des utilisateurs.
Complétude : état du logiciel tel que toutes les exigences spécifiées sont réalisées.
Compréhensibilité : facilité avec laquelle un programme peut être compris par la lecture
de son code source.
Disponibilité : aptitude du logiciel à assurer sa fonction pendant une période de temps
donnée.
Efficacité : aptitude d’un logiciel à n’utiliser que les ressources strictement nécessaires à l’ac-
complissement de sa fonction. On distingue l’efficacité d’exécution (temps minimum d’exécu-
tion) et l’efficacité de stockage (capacité minimum de la mémoire en cours d’exécution).
Ergonomie : étude scientifique de l’homme au travail sous les aspects physiologiques,
anatomiques, psychologiques et sociaux. La convivialité et la facilité d’apprentissage pour
l’utilisateur font partie de l’ergonomie.
Fiabilité : aptitude du logiciel à accomplir sans défaillance l’ensemble des fonctions spéci-
fiées, à fonctionner dans des conditions anormales sans mettre en cause ni les informations
du système, ni leur cohérence.
Flexibilité : caractère d’un logiciel qui définit la facilité avec laquelle des fonctions peuvent
être ajoutées, supprimées ou modifiées dans un programme opérationnel.
Intégrité : protection d’un logiciel contre des altérations ou l’accès par des utilisateurs non
autorisés (sécurité).
Interopérabilité : capacité du logiciel à échanger des informations avec d’autres logiciels
(importation et exportation de données).
Maintenabilité : facilité avec laquelle un défaut peut être localisé, identifié et corrigé.
Modularité : aptitude d’un logiciel à être structuré en composants ou modules indépendants.
Portabilité : capacité d’un logiciel à pouvoir être utilisé sur d’autres matériels ou avec
d’autres systèmes d’exploitation sans modifications significatives.
Réutilisabilité : facilité avec laquelle un sous-ensemble du logiciel qui remplit une fonction
donnée peut être isolé et employé dans une autre application.
Nous vous rappelons les principales étapes de la gestion de projet vues à la séquence précé-
dente que nous allons appliquer à la création d’un logiciel :
– le schéma directeur ;
– l’étude préalable ;
– l’étude détaillée ;
– l’étude technique ;
– la réalisation ;
– la mise en œuvre ;
– la qualification et la livraison.
103
8 3936 TG PA 00
Unité 3
Pour chacune des étapes précédentes, indiquez les critères de qualité présents dans le glos-
saire, qui sont à prendre en compte. Un critère pouvant se retrouver dans plusieurs étapes.
Exercice 2
Un logiciel de gestion-qualité se vante d’avoir les fonctionnalités suivantes concernant cha-
que « événement qualité » :
– gestion des actions préventives et correctives ;
– gestion des risques associés ;
– affectations multiples des actions (organisation, activités, produits, projets…) ;
– propriétés de suivi des actions (intervenants, moyens, échéances) ;
– planification des actions et vérification d’efficacité ;
– tableaux de bord multiaxes des actions.
1. Au vu de ces critères, à quoi peut-on assimiler un « évènement qualité » dans le cadre de
ce logiciel ?
2. Quel peut être l’intérêt de la fonction « gestion des risques associés » ?
3. Grâce à ce logiciel, peut-on assurer des « affectations multiples des fonctions » et des
« tableaux de bord multiaxes » ? Quel problème cela soulève au niveau de la gestion de
la qualité ?
104
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Séquence 10
La gestion de parcs informatiques
Cette séquence est explicitement au programme des étudiants qui font l’option
ARLE mais il est conseillé de le lire, à titre de culture générale, pour le BTS par
ceux de l’option DA.
Individualisation
Investissement
et localisation
Maintenance
105
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Unité 3
1B. Objectifs
106
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Séquence 10 : la gestion de parcs informatiques
Exercice
Une étude de cas serait trop théorique, ou trop complexe pour cette séquence. Nous vous pro-
posons donc de rechercher quelques logiciels de gestion de parc informatique proposés sur le
marché actuellement et de les comparer en définissant vous-même vos critères.
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Unité 4
Les TIC au service du système
d’information
u Contenu
Séquence 11 : les outils TIC au service
du système d’information ............................................................... 111
109
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Séquence 11
Les outils TIC au service
du système d’information
Dans cette séquence et la suivante nous allons détailler quelques éléments des
technologies de l’information et de la communication (TIC) et analyser leurs
apports pour le SI.
Nous nous limiterons aux outils suivants :
– progiciel de gestion intégrée ;
– collecticiel et outil de travail collaboratif ;
– entrepôt de données ;
– informatique nomade ;
– internet, Intranet.
111
8 3936 TG PA 00
Unité 4
Un PGI unique est donc illusoire, trop difficile à paramétrer et difficilement adaptable à
tous les cas d’entreprises. On lui préfère aujourd’hui un PGI spécialisé par métier qui est
déjà pré-paramétré pour la profession et peut proposer des fonctionnalités spécifiques.
Un PGI est souvent vu comme un élément permettant de gagner en compétitivité par
une automatisation globale et unique des divers processus de l’entreprise. Il y a partage
des informations et synergie entre les divers processus qui permettent une meilleure
gestion du système d’information de l’entreprise.
Le reproche essentiel qui est fait aux PGI est qu’en intégrant toute la gestion de la struc-
ture organisationnelle, cette dernière ne peut plus être spécifique à une entreprise parti-
culière mais à des chances de se retrouver dans les diverses organisations qui acquièrent
le même PGI. La structure organisationnelle d’une entreprise est donc moins spécifique,
et ne représente plus un avantage concurrentiel déterminant.
112
8 3936 TG PA 00
Séquence 11 : les outils TIC au service du SI
113
8 3936 TG PA 00
Unité 4
4. L’informatique nomade
Il serait prétentieux de vouloir faire la liste des outils d’informatique nomade car ces
derniers ne cessent d’évoluer au niveau logiciel comme matériel.
L’ordinateur portable et la possibilité de se connecter au réseau de l’entreprise à distance,
sont des outils TIC qui rendent d’importants services à l’entreprise. Ceci surtout pour les
salariés amenés à se déplacer constamment. Ils leurs permettent de consulter les données de
l’entreprise et d’envoyer à celle-ci les données qu’ils viennent d’acquérir ou de créer.
La possibilité d’accéder à Internet ou à un Intranet par téléphone portable n’est pas que
l’outil préféré des commerciaux mais aussi des artisans, constructeurs, hauts cadres… qui
peuvent décider de recevoir tous ou certains mèls ou messages d’alerte importants (voir
séquence 3, les tableaux de bord) sur leurs outils mobiles.
5. Internet et Intranet
Internet, et Intranet (un réseau limité à une Organisation) ne sont plus à présenter. Ils
permettent d’accéder à tous les outils TIC que nous avons présentés et favorisent la mise
en place des pratiques liées au TIC que nous analyserons dans la séquence suivante.
C’est tout d’abord grâce à la mise en réseau, et donc aux connexions et échanges à dis-
tance, que les outils TIC tels que les collecticiels peuvent être mis en place et reliés aussi
bien sur un réseau local que global.
Intranet et Internet, outre l’aspect communication et gestion, ont apporté de nouvelles
possibilités d’exploitation au système d’information de l’entreprise, nous allons donc voir
tout d’abord leurs apports avant de rechercher leurs limites.
Au niveau des avantages techniques, on peut citer :
– la personnalisation du poste client (concept de client/serveur) qui peut être un avan-
tage concurrentiel important, surtout pour les partenaires (clients, fournisseurs…) ;
– la meilleure gestion de parc informatique (voir séquence correspondante) ;
– le fait que l’on peut communiquer avec des matériels hétéroclites sans même le
savoir (entre un Mac et un PC par exemple).
Au niveau des avantages organisationnels la communication interne, inter-organisationnelle
ou externe est un premier atout général, ne serait-ce qu’avec le courrier électronique.
On trouve également de nouvelles possibilités d’organisation dans le partage d’informations
et de connaissances entre personnes d’une même société situées dans des lieux géographi-
ques différents, et très reculés pour certains. Si on reprend l’exemple du collecticiel, rien
n’empêche aujourd’hui de créer un groupe de projet avec des personnes situées à des points
du globe diamétralement opposés (affranchissement des contraintes de localisation et de
décalage horaire). Globalement Internet et Intranet améliorent la réactivité de l’entreprise si
l’information est correctement (et rapidement !) recueillie et traitée en interne.
Au niveau des limites techniques, plus l’ouverture extérieure du SI d’une entreprise s’ouvre
et plus la sécurité prend de l’importance (voir dernières séquences). De même, la puissance
des moyens informatiques (capacité, rapidité…) devra suivre le développement des outils
Internet ou Intranet sous peine de minimiser leurs avantages (temps d’accès…).
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8 3936 TG PA 00
Séquence 11 : les outils TIC au service du SI
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Séquence 12
Les pratiques TIC au service
du système d’information
Cette séquence va nous permettre de présenter d’autres outils TIC en nous axant
davantage sur les pratiques organisationnelles qui leur sont liées. Comme dans
toute séquence faisant appel à l’analyse d’une organisation ou au SI (système
d’information), nous vous invitons à faire le lien entre ce cours et celui d’écono-
mie d’entreprise.
Nous aborderons les points suivants :
– gestion électronique de documents ;
– gestion de processus et de flux ;
– échange de données informatisé ;
– commerce électronique.
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8 3936 TG PA 00
Unité 4
pérennité, d’éviter les nombreuses tâches d’archivage, d’économiser sur les coûts papier
ou supports multimédia. Le but principal étant qu’ils soient accessibles et consultables
par tous les acteurs qui en ont besoin et qui y sont autorisés. Des outils de numérisation
(scanners…), de duplication, de reconnaissance de documents ou de caractères (ROC :
reconnaissance optique de caractères) sont utilisés pour cela.
1A2. L’indexation
L’indexation est la phase la plus importante car un document qui n’est pas atteignable
par un mot clé pertinent ne pourra être facilement accessible. Comme disent les docu-
mentalistes « tout ouvrage mal rangé peut être considéré comme perdu », nous pour-
rions adapter ceci à la GED en disant qu’un document mal indexé peut être considéré
comme non accessible.
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8 3936 TG PA 00
Séquence 12 : les pratiques TIC au service du SI
Comme vous le voyez tous ces flux sont automatisés étape par étape. Chaque acteur
rajoute une information ou prend en compte une information pour un autre traitement
qui le concerne.
La gestion des processus et des flux et donc basée sur trois éléments :
– la circulation d’un document électronique avec la possibilité d’enrichissement de ce
document par les divers acteurs : on prédéfinit quel type d’acteur peut consulter
et/ou modifier quelle donnée ;
– le rôle des divers acteurs : un acteur peut être un groupe de personnes (ex : tous
les chefs de service d’un même niveau, toutes les personnes d’un certain secteur
d’activité…) ;
– la coordination de ces diverses étapes par un système de règles qui décrivent com-
ment les acteurs interviennent sur les documents : à quelles étapes et pour quel type
de modification ou de consultation.
Le workflow permet donc d’automatiser les processus et de réduire la circulation du papier.
Au niveau de l’implémentation, la gestion des flux et des processus se base sur un collec-
ticiel pour les interventions successives et programmées des divers acteurs et sur la GED
au niveau du document lui-même.
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Unité 4
120
8 3936 TG PA 00
Séquence 12 : les pratiques TIC au service du SI
4. Le commerce électronique
Le commerce électronique (e-commerce ou electronic commerce) n’est plus à présenter
aujourd’hui vu son essor considérable dans les dernières années. Cet essor vient entre
autres :
– du développement du nombre de sites qui présentent un choix plus large au
consommateur ;
– des sites comparateurs dont certains sont spécialisés par domaine ;
– de l’abolition partielle des contraintes géographiques dans les possibilités d’achat ;
– de l’augmentation de la confiance associée aux paiements en ligne ;
– de l’augmentation du nombre d’accès à Internet par les clients potentiels ;
– de l’efficacité accrue des problèmes de logistique qui se sont posés aux fournisseurs
lors des premiers temps ;
– des améliorations graphiques qui permettent de mieux présenter, voire de person-
naliser la présentation des produits…
Le commerce électronique ne se limite pas aux relations entre distributeur et consom-
mateur final, il gère aussi les relations inter organisationnelles par le commerce entre
entreprises (B to B business to business) ou les relations des entreprises avec les adminis-
trations (B to A business to administration)
De même, les sites Internet de commerce ne se limitent pas à la vente, ils participent à
la promotion des produits, à l’image de marque, à la mise en ligne de notices et autres
documents qui allègent les services après-vente.
En mercatique, le profilage des consommateurs permet de restreindre le champ des
cibles visées. Le profilage est le fait que l’on peut mémoriser les pages visitées par un
consommateur, ses achats ou les réponses à des questions pour, lors de ses prochaines
visites, lui proposer directement les produits auxquels il est sensible. Visitez les grands
sites de ventes de produits multimédia et vous pourrez vous rendre compte de la préci-
sion de ses investigations.
Le commerce électronique est donc un créneau à part entière pour le commerce et tend
à influencer également le commerce traditionnel.
En revanche, le commerce électronique ne présente pas que des atouts pour une entreprise.
Au niveau de la structure organisationnelle et de la participation du personnel aux diver-
ses activités, des refontes ont été nécessaires. Le traitement des ventes électroniques ne
peut se réaliser en interne comme sur un point de vente classique. Le personnel s’est
donc vu imposer cette évolution avec tous les problèmes de résistance au changement
que cela pose.
La logistique (stockage, préparation des colis, transport, livraison…) a mis du temps
à s’adapter à cette nouvelle forme de commerce. La réactivité étant de mise dans ce
type de commerce, la logistique doit viser le « zéro défaut ». Les entreprises vendeuses
externalisent plus en plus les fonctions logistiques en se concentrant sur leur métier de
base. En revanche, les entreprises de logistique ont développé des organisations et des
compétences performantes pour répondre à ce type de commerce.
Des entreprises qui ne travaillaient auparavant qu’au niveau national, ont vu les portes
internationales s’ouvrir à elles sans s’être réellement préparées aux problèmes liés au
commerce international : droits de douane, TVA …
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8 3936 TG PA 00
Unité 4
122
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Unité 5
Sécurité du SI
u Contenu
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Unité 5
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Séquence 13 : risques informatiques et leurs conséquences
Unité 5
u Introduction
Bienvenue dans cette partie du cours de GEOSI, qui traite de cindynique informatique.
Kesako la cindynique ? C’est la science qui étudie les risques (industriels, sociaux, éco-
nomiques, informatiques…).
Le terme cindynique vient du grec kindunos, qui signifie danger.
Cette appellation a été créée en 1987 lors d’un colloque tenu à la Sorbonne.
Son objectif est de répondre aux questions : comment identifier le risque, comment le
mesurer, quelles en sont les conséquences et comment le contourner ?
La cindynique utilise souvent la notion d’événement non souhaité (ENS), et d’effet
pervers.
La cindynique a été introduite en 1989 dans la maîtrise des activités informatiques par
Didier Hallépée. Selon celui-ci, la cindynique devrait être considérée comme une bran-
che spécialisée de l’axiologie, qui est la science de la qualité.
Face aux risques informatiques, il est nécessaire d’organiser la sécurité informatique.
La sécurité informatique est l’ensemble des moyens mis en œuvre pour minimiser la vul-
nérabilité d’un système contre des risques accidentels ou intentionnels.
Les dispositifs de sécurité sont devenus incontournables, surtout avec l’ouverture des
frontières du SI hors de l’entreprise.
Le thème de cette 5e partie du cours de GEOSI est un recensement des risques et des
solutions face à la sécurisation du système d’information.
Le but de ce cours est de vous sensibiliser aux problèmes de sécurité, de vous initier à
être capable d’évaluer et relativiser les risques, et à rechercher les moyens pour s’en
prémunir (gestion de la sécurité, sauvegardes et procédures de reprise, contrôle d’accès,
audit, etc.).
Dans le Larousse de l’informatique, la définition du système d’information d’une orga-
nisation est la suivante :
« Ensemble constitué par :
– les données nécessaires au fonctionnement de l’organisation ;
– les moyens informatiques et bureautiques nécessaires à leur traitement et leur circu-
lation. »
Le système informatique est la partie technique du système d’information.
Donc, la sécurité du système d’information nécessite la sécurisation du système informa-
tique, et recouvre les aspects matériels et logiciels.
Bien entendu, la sécurité est un thème transversal, qui n’est pas traité que dans cette
partie du programme de BTS. Voici ci-dessous ce que l’on trouve dans le référentiel du
BTS, concernant la sécurité.
125
8 3936 TG PA 00
Unité 5
S13. Technologie des périphériques – Décrire le rôle et les principales caractéristiques techniques
Dispositifs de sécurité et fonctionnelles des périphériques.
– Identifier les technologies et normes relatives aux périphériques.
– Installer et configurer un périphérique.
S25. Système de gestion de base de données relationnel – Administrer une base de données non répartie et en assurer la sécurité.
Administration de la base de données.
Protection, sécurité, sauvegarde, restauration,
gestion des accès concurrents, journalisation,
paramétrage.
Dans le référentiel réseau, outre les savoirs inscrits dans le tableau ci-dessus, on trouve
une liste de compétences spécifiques à la sécurité, compétences que doivent acquérir les
administrateurs de réseaux locaux d’entreprise.
Je ne traiterai pas dans ce cours la partie « Mains dans le cambouis » spécifique à l’option
ARLE.
Par contre, je traiterai l’aspect « culturel », « veille technologique », et je m’appuierai
pour construire ce cours, sur le tableau ci-dessus, mais aussi sur le tableau ci-dessous, qui
recense les compétences de l’option ARLE relatives à la sécurité.
Pourquoi ?
Ce référentiel a presque dix ans. Depuis qu’il a vu le jour, il s’est produit une montée en puis-
sance de l’utilisation des réseaux, locaux, virtuels, éloignés, Internet, Intranets, etc. Tout déve-
loppeur qui se respecte doit connaître ces différents types d’infrastructures, mais aussi tous les
risques et solutions liés à la sécurisation de ces environnements plus ou moins ouverts.
Depuis un certain nombre d’années, à l’examen, on trouve, y compris dans les études
de cas de l’option développeur, des questions concernant la sécurité. Vous devez donc,
toutes options confondues, être capables de répondre à ces questions.
En outre, un développeur développe, la plupart du temps, des applications en environnement
réseau. Il doit donc savoir tenir compte de l’environnement réseau dans sa façon de dévelop-
per, savoir sécuriser ses applications, et savoir aussi tenir compte des risques et des dispositifs
de sécurité présents dans l’environnement d’exécution des logiciels qu’il développe.
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8 3936 TG PA 00
Séquence 13 : risques informatiques et leurs conséquences
Unité 5
Compétence Situation
C23. Installer et configurer un dispositif de sécurité, matériel ou logiciel. • Un réseau en état de fonctionnement.
• Un dispositif de sécurité à installer.
• Une documentation technique.
• Les consignes d’installation.
Compétence Situation
C33. Assurer la sécurité du réseau. • Maîtrise des risques associés à l’utilisation d’un réseau.
• Connaissance et respect des consignes de sécurité
permettant de prévenir les risques, de les réduire
ou de les corriger.
C34. Surveiller et optimiser le trafic sur le réseau ainsi que • Un réseau en état de fonctionnement dégradé
le niveau d’activité des serveurs, diagnostiquer et mesurer ou de dysfonctionnement.
les pannes. Identifier la nature des anomalies et effectuer le • Des outils de surveillance du trafic et de l’activité des
dépannage de premier niveau. serveurs.
• Précision de l’identification des symptômes de
dysfonctionnement du réseau.
• Pertinence du choix de la réponse à apporter et de
l’intervenant à solliciter.
Vous avez peut-être remarqué, à la lecture des textes officiels reproduits ci-dessus, que
dans cette partie du cours de GEOSI, il n’est pas uniquement question de sécuriser le sys-
tème d’information en tant que base de données, mais aussi le système informatique,
c’est-à-dire qu’en fait, il faut qu’on s’intéresse à au moins trois niveaux de sécurité :
– la sécurité au niveau du matériel, y compris en environnement réseau ;
– la sécurité au niveau du système d’exploitation, y compris en environnement réseau ;
– la sécurité au niveau logiciel, y compris en environnement réseau.
Le système d’information de l’entreprise s’appuie en effet sur le matériel informatique,
127
8 3936 TG PA 00
Unité 5
sur le système d’exploitation et sur les applications. C’est cet ensemble que désigne l’ex-
pression système informatique.
Les configurations matérielles et logicielles possibles sont nombreuses : postes locaux,
postes en réseau, réseau fermé ou ouvert, réseau standard ou intranet,…
En ce qui concerne la partie logicielle du système d’information (les bases de données et
les applications), appelé le SIA (pour SI automatisé), on a aussi un grand nombre d’im-
plantations possibles : système centralisé, réparti, au sein d’un réseau local, d’un réseau
étendu, données centralisées ou réparties, traitements centralisés ou répartis, etc.
La logique métier gravitant autour du SIA a également son importance : les données
manipulées sont-elles sensibles ? À caractère confidentiel ? Font-elles l’objet de transfert
via des lignes réseau ? Etc.
Bien entendu, on ne choisira pas la même politique de sécurité selon, par exemple, que
notre SIA abrite des recettes de cuisine et leurs ingrédients, accessibles depuis une interface
web, ou selon qu’il héberge des données à caractère personnel ou des données sensibles.
La stratégie de sécurité sera plus importante dans certains cas que dans d’autres.
Il est important d’être conscient du degré minimum de sécurisation, mais il faut aussi être
conscient que certains outils de sécurisation sont inutilement coûteux parfois.
Par exemple, pour notre site hébergeant et rendant accessibles des recettes de cuisine et
leurs ingrédients, on ne va pas sortir l’artillerie lourde, cela coûterait beaucoup d’argent pour
rien. On va se contenter de sécuriser le serveur et de protéger le SIA de la destruction et de
l’endommagement.
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Séquence 13 : risques informatiques et leurs conséquences
Unité 5
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Séquence 13
Les risques informatiques
et leurs conséquences
Dans cette séquence, nous allons recenser les différents types de risques, et don-
ner une première approche des moyens de préventions possibles.
Certains dégâts peuvent empêcher l’entreprise de fonctionner longtemps, d’où
un manque à gagner important, des licenciements, etc.
D’autres dégâts peuvent par exemple provoquer la perte de données accumulées
depuis longtemps et utiles au fonctionnement de l’entreprise…
Les risques sont généralement classés par catégorie, dans des documents portant
le titre « Typologie des risques »… Moi, j’ai fait une classification assez simple, en
ne recensant que des risques de base.
1. Risques matériels
On a tous déjà eu au moins une coupure d’électricité qui nous a fait perdre une partie
du travail qu’on était en train de faire. C’est rageant !
Certain(e)s parmi vous ont peut-être vécu la malchance d’avoir un disque dur qui tombe
en rade… alors qu’aucune sauvegarde récente n’avait été faite… Arghh ! Le matériel !
Nous allons, dans cette partie, recenser les risques liés à des défaillances matérielles ou
ayant pour conséquence du matériel endommagé.
Voici ci-dessous un tableau récapitulant les risques classés dans ceux qui peuvent porter
atteinte au matériel, ainsi qu’une présentation très sommaire de quelques moyens de
prévenir ces risques.
Certains moyens de prévention font l’objet d’une explication plus développée dans la
séquence 15.
1A. Accidents
• Inondation, dégâts des eaux. • Ne pas choisir un local dans zone inondable.
• Séisme. • Ne pas choisir un local au rez-de-chaussée ni au dernier
étage.
• Incendie, explosion. • Dispositif de climatisation et d’incendie en état
de marche et conforme aux normes de sécurité.
131
8 3936 TG PA 00
Unité 5
• Choc, bris, panne, de machine ou de support de stockage • Formation du personnel manipulant le matériel.
entraînant une machine inopérante et/ou une perte
d’informations.
• Pollutions physiques, magnétiques. • Utiliser une salle blanche (c’est une salle protégée de
toute pollution pouvant endommager les composants).
• Surtension (il y a ici risque d’endommager les • Équiper le système informatique d’onduleurs.
composants).
• Micro-coupures (ici, il y a risque de perdre des données).
• Coupure d’une durée conséquente. • Être équipé de groupes électrogènes.
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Séquence 13 : risques informatiques et leurs conséquences
2A. Accidents
Les seuls accidents pouvant survenir au niveau logiciel sont ceux issus d’accidents matériels. Au niveau strictement logiciel,
rien n’arrive par accident…
2B. Malveillance
2B1. Atteinte à la disponibilité des données
• Mise en indisponibilité par attaque en déni de service (en • Voir sur : [Link]
anglais DoS pour Denial of Service et DdoS, qui désigne [Link] (c’est très bien expliqué et très simple à
les attaques distribuées de déni de service). comprendre).
Les attaques par Déni de service consistent à paralyser
temporairement (rendre inactif pendant un temps donné)
des serveurs afin qu’ils ne puissent être utilisés et consultés.
Elles sont un fléau touchant tous serveurs (Lan, Wan...) mais
aussi tous particuliers reliés à l’internet via les protocoles
de la suite TCP/IP. Le but d’une telle attaque n’est pas de
récupérer ou d’altérer des données, mais de nuire à des
sociétés dont l’activité repose sur un système d’information
en l’empêchant de fonctionner.
• Mise en indisponibilité par flooding (inondation : envoi
massif d’informations à une machine ou un réseau, ce qui
provoque sa saturation et son indisponibilité).
• Mise en indisponibilité par attaque virale. • Anti-virus.
Mise en état d’incohérence des données par usurpation, Protection des accès, pare-feu (Firewall), gestion des droits
intrusion, ou par attaque virale. d’accès, système d’authentification ou d’identification,
chiffrement, anti-virus…
Vol, détournement, divulgation de fichiers, de logiciels, de Protection des accès, pare-feu (Firewall), gestion de droits
données par : d’accès, système d’authentification ou d’identification,
– copie ou téléchargement illicite ; formation des utilisateurs, instauration de systèmes
– usurpation d’identité ; intuitifs, chiffrement…
– intrusion illicite ;
– interception.
2C. Erreurs
2C1. Atteinte à l’intégrité, à l’accessibilité des données
Mise en état d’incohérence et/ou d’inaccessibilité des Formation des utilisateurs et des développeurs
sauvegardes
• Mauvaise qualité des données (données erronées ou non • Éducation du sens critique, confrontation, consultation de
mises à jour), mauvaise qualité du logiciel. la date de dernière mise à jour.
• Données au contenu choquant ou déplacé. • Systèmes de filtrage (exemple : verrouillage parental).
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Unité 5
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Séquence 13 : risques informatiques et leurs conséquences
tallé sur la machine, cet espion peut récupérer les mots de passe et autres informations
en captant les saisies clavier.
• Utilisation des différentes techniques d’usurpation d’adresses (également
appelé spoofing). La récupération d’adresses IP, MAC ou même d’adresses e-mail per-
met à l’usurpateur de se faire passer pour la machine ou la personne dont il a usurpé
l’adresse. Ces informations une fois détournées, il est possible d’accéder aux machines
ou aux applications qui se fient à ces adresses pour autoriser les connexions. Cela une
fois fait, on peut effectuer tout traitement comme si on était la machine ou la per-
sonne dont on a usurpé l’adresse.
Exemple : l’IP spoofing (ou forgeage d’adresses IP). L’IP Spoofing est une technique lar-
gement utilisée dans beaucoup des cas d’attaques logicielles cités ci-dessus. Du fait de
la possibilité de forger des paquets bruts à l’aide de la programmation RAW SOCKET, il
est possible d’envoyer des paquets avec une fausse adresse IP de source. Cependant il
ne faut pas penser que la tâche soit aussi simple que ça, en effet, IP ne fonctionne pas
tout seul et il est toujours (ou presque) utilisé avec un protocole de niveau supérieur. L’IP
Spoofing en utilisant TCP est le plus difficile à mettre en œuvre surtout lorsqu’elle est
utilisée en dehors d’un réseau local, on a donc là affaire à des personnes malveillantes,
mais qui « touchent leur bille », hélas. Celles et ceux d’entre vous intéressés par cette
technique peuvent chercher de plus amples informations sur la toile, en tapant par
exemple IP spoofing dans un moteur de recherche.
Qui peut avoir envie de se livrer à des intrusions et pourquoi ?
Il peut s’agir d’un concurrent peu scrupuleux, d’un pirate mercenaire payé par la concur-
rence, d’un truand, ou, d’un point de vue moins professionnel, d’un « bidouilleur »
curieux, d’un personnage mal intentionné.
Les motivations peuvent être de natures très diverses : financière, sociale (besoin de
reconnaissance, vengeance personnelle), technique (le piratage est considéré comme
une performance par certains), politique…
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Unité 5
Un troyen ou cheval de Troie (ou trojan en anglais) est un programme qui permet de
prendre le contrôle à distance de votre machine et de lui faire exécuter des commandes
à votre insu (vol des mots de passe, accès à distance aux ressources de la machine, des-
truction de données, etc.). Il n’a pas de facultés auto-reproductrices.
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Séquence 13 : risques informatiques et leurs conséquences
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Unité 5
Mais, le cheval de Troie est avant tout un moyen de transport d’un parasite plus ou
moins dangereux, comme un ver, par exemple. Il utilise souvent une faille de sécurité
pour s’introduire dans un ordinateur.
Voici un cheval de Troie qui a connu ses heures de gloires.
Voici la dernière version de mise à jour de sécurité « Correctif cumulatif, septembre 2003 »,
mise à jour qui élimine toutes les vulnérabilités qui affectent MS Internet Explorer, MS
Outlook et MS Outlook Express, ainsi que trois nouvelles vulnérabilités récentes.
Installez cette mise à jour immédiatement pour préserver la sécurité de votre ordinateur
face aux vulnérabilités, la plus importante d’entre elles peut permettre à un pirate d’exé-
cuter des programmes sur votre ordinateur. Cette mise à jour se cumule avec les précédents
correctifs.
Remarque
Un correctif est un programme qui corrige des dysfonctionnements, bogue ou faille de sécurité,
découverts dans un logiciel.
Ce message, accompagné d’une pièce jointe, précisait également qu’il fallait exécuter la pièce
jointe…
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Séquence 13 : risques informatiques et leurs conséquences
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Unité 5
Certains sont installés par des chevaux de Troie et peuvent collecter des informations privées
comme l’identité, le carnet d’adresses, les mots de passe ou les codes de carte bancaire.
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Séquence 13 : risques informatiques et leurs conséquences
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Unité 5
4. Risques sociaux
On n’y pense pas toujours, techniciens que nous sommes, mais les risques sociaux existent
bel et bien et peuvent également avoir des conséquences bien lourdes.
Parmi ce type de risques, on recense principalement :
– des interruptions des traitements pour cause de grève (du personnel ou de sous-
traitants) ;
– le départ de membres stratégiques du personnel ;
– l’insertion de nouvelles méthodes de travail, entraînant éventuellement des réac-
tions de la part du personnel, un changement dans la répartition des fonctions, et
des conséquences au niveau de la productivité.
Avant de passer à la séquence 14, qui traite de l’organisation de la sécurité, nous allons
rapidement passer en revue les conséquences éventuelles issues de sinistres matériels,
logiciels ou sociaux.
5. Conséquences possibles
Perte de chiffre d’affaires
Un sinistre peut entraîner erreurs, impossibilité ou retards dans les traitements, les
commandes, la facturation, les comptes clients/fournisseurs/relances, les stocks, la pro-
duction.
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Séquence 13 : risques informatiques et leurs conséquences
6. En guise de conclusion…
Voici, ci-après, un schéma représentant une classification de risques, dont certains ont
fait l’objet d’un relatif développement ci-dessus.
Vous constatez qu’on parle ici de risque opérationnel.
Le risque opérationnel se définit comme le risque de perte résultant de l’inadaptation ou
de la défaillance de procédures, de personnes ou de systèmes internes ou encore d’évè-
nements extérieurs (catastrophes naturelles, incendie, agression, etc.).
Le risque opérationnel est inhérent à chacun des métiers et des activités de l’entreprise.
Bon, nous allons maintenant aborder la séquence 14, qui traite de l’organisation de la
sécurité.
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Unité 5
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Séquence 14
Organisation de la sécurité
Avant de se lancer dans la description des moyens de protection, à la séquence
15, nous allons aborder les différentes solutions existantes à un niveau plus glo-
bal et concernant la sécurité.
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Unité 5
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Séquence 14 : organisation de la sécurité
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Unité 5
Ceux pour lesquels une solution préventive raisonnable peut être mise en œuvre,
Ceux pour lesquels une solution préventive est trop coûteuse à mettre en œuvre, soit
parce que l’établissement n’a pas les moyens financiers, soit parce qu’elle couvre un ris-
que négligeable.
À l’issue de cette étape, on doit disposer de la liste de risques retenus comme devant
être pris en compte, ainsi que de la ou des solutions préventives pour chaque risque.
Étape 3 : quel est le niveau actuel de la sécurité ?
Pour chaque risque devant être traité, on conçoit des questionnaires d’audit qui diffè-
rent en fonction des catégories de personnes concernées, et ce afin de déterminer le
niveau actuel de la sécurité.
Exemple de question : on peut par exemple demander aux utilisateurs (profs, élèves…)
comment ils s’y prennent pour retenir leur mot de passe.
Étape 4 : que faire ?
Pour chaque risque à traiter :
– on dresse la liste des moyens à mettre en œuvre pour assurer la sécurité préventive ;
– on définit des priorités en fonction de l’importance du risque et de l’urgence à le
traiter ;
– on détermine le degré d’amélioration à atteindre.
Étape 5 : comment faire ?
Rédaction du plan technique détaillé : ici, on rédige toutes les procédures de conception,
développement, installation, configuration et maintenance des moyens de sécurité mis
en place.
Moyens financiers, techniques, humains associés : on estime le coût de chaque solution
préventive retenue, on décrit ce qu’il faut acheter, on dit aussi combien de personnes il
faut, quelle doit être leur qualification…
2A3. Conclusion
Cette méthode est relativement simple et est adaptée aux structures d’envergure
modeste. Il est possible qu’une entreprise plus volumineuse ait besoin d’une démarche
et d’outils adaptés à son envergure. C’est l’ambition annoncée par les concepteurs de la
méthode MEHARI, que je vous présente rapidement ci-dessous.
2B. MEHARI
Cette méthode a été développée par le CLUSIF (le club de la sécurité des systèmes d’in-
formation français) dont le site se trouve à l’URL [Link]
Je vous présente très synthétiquement cette méthode et vous invite à compléter votre
culture en allant sur le site du CLUSIF.
MEHARI signifie méthode harmonisée d’analyse des risques.
Cette méthode concerne l’analyse des risques liés à l’information.
Selon ses concepteurs, MEHARI fournit un cadre, des méthodes et des bases de connaissan-
ce permettant de préciser les points suivants, essentiels pour la sécurité de l’information :
– enjeux majeurs ;
– vulnérabilités ;
– risques et niveaux de gravité de ces risques ;
– pilotage de la sécurité à mettre en œuvre.
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Séquence 14 : organisation de la sécurité
Cette méthode de management des risques s’appuie sur le modèle ISO 13335, dont voici
la démarche schématisée :
Établir le contexte
Contrôler et analyser
Identifier les risques
Communiquer
MEHARI propose quatre modules indépendants (analyse des enjeux, audit des services de
sécurité, détection des risques critiques, détection des situations de risques…).
Ces modules permettent d’atteindre des objectifs variés, comme le montre le schéma
ci-dessous :
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Unité 5
La méthode fournit un cadre de travail, des démarches, une documentation relative aux
risques, à leurs remèdes, des bases de connaissances sous forme de fichiers excel (avec
des liens, des calculs automatiques…).
La méthode fournit aussi un modèle de risque dont voici un schéma simplifié :
Voici ci-dessous une présentation rapide des différents aspects de cette méthode.
Gravité du scénario
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Séquence 14 : organisation de la sécurité
2B5. Conclusion
Cette méthode est assez lourde et importante en volume, elle me paraît surdimensionnée
pour des petites structures. La démarche qu’elle préconise est très «carrée». L’application
de cette méthode nécessite des moyens humains conséquents, mais son utilisation garan-
tit une stratégie, un pilotage de la sécurité adapté à l’entreprise.
Nous allons maintenant aborder la stratégie à adopter lorsque le choix de sécurité est
curatif.
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Unité 5
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Séquence 14 : organisation de la sécurité
Niveau de sécurité
Nous allons maintenant étudier de plus près différents moyens de prévention, dans la séquen-
ce 15.
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Séquence 15
Les moyens de prévention
Nous allons présenter ici les moyens existants de protéger le matériel d’une part,
les données et les logiciels d’autre part, avec toujours à l’esprit la règle suivante :
une dégradation matérielle peut endommager la couche données/logiciels, mais
une dégradation logicielle ne peut pas endommager le matériel. Tout au plus,
une dégradation au niveau des données ou des logiciels pourra provoquer un
dysfonctionnement du matériel, mais pour des raisons logicielles.
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Unité 5
faire « griller » les composants). L’onduleur est capable de réguler la tension arrivant
au matériel qu’il dessert.
• Des parasites électriques peuvent être produits par d’autres appareils électriques ou
par une ligne électrique de mauvaise qualité. L’onduleur est capable de protéger le
matériel de ces perturbations.
Un onduleur est caractérisé par sa puissance et la par la technologie qu’il utilise.
La puissance
La puissance d’un onduleur s’exprime en voltampère. Cette puissance est en fait la
puissance de protection que l’onduleur est capable de déployer en cas de dysfonction-
nement électrique.
Pour savoir si un onduleur donné est suffisamment puissant pour protéger une confi-
guration informatique, il faut faire la somme de la consommation électrique de chaque
appareil composant la configuration (unité centrale, moniteur, imprimante, clavier, sou-
ris, modem, disque de sauvegarde externe, scanner, enceintes…). Cette consommation
se calcule en ampères. On trouve la consommation des appareils généralement sur les
appareils eux-mêmes (sur des étiquettes collées au dos des appareils).
La somme des consommations une fois effectuée, on la multiplie par 230. Le résultat de
cette multiplication s’exprime en volts-ampères.
Bien entendu, la puissance de l’onduleur, afin que celui-ci soit efficace pour protéger la
configuration informatique concernée, doit être supérieure au résultat du calcul d’apo-
thicaire décrit ci-dessus.
La technologie
Sur le marché, il existe différentes technologies en ce qui concerne les onduleurs
actuels.
• La technologie off line. C’est la technologie la plus sommaire. On la trouve dans les
modèles les moins chers. Avec ce type d’onduleur, la batterie prend le relais pour une
durée plus ou moins limitée en cas de coupure de courant.
• La technologie on line. Ce type d’onduleur travaille en permanence, et pas seulement
en cas de problème électrique. Le courant électrique est traité en permanence par l’on-
duleur. Le courant électrique du secteur est systématiquement transformé en courant
continu puis retransformé en courant alternatif par les différents matériels de l’ondu-
leur. Le résultat est un courant dit régulé ou stabilisé ou lissé.
Cette technologie protège donc le matériel de toute variation intempestive de courant.
Ce type d’onduleur coûte très cher et est surtout utilisé par les professionnels.
• La technologie interactive. Ce type d’onduleur fonctionne comme ceux de la catégo-
rie off-line, mais ils sont équipés, en plus, d’un régulateur de tension, afin de réguler
les variations importantes pouvant survenir sur le réseau électrique d’alimentation.
Le prix de ce type d’appareil est raisonnable.
Voilà ce qu’on peut dire en gros des onduleurs. Ils protègent des dysfonctionnements
électriques.
À côté de ce risque électrique, il y a le risque que, sans aucune panne de courant, la
machine tombe en panne.
Afin, dans ce cas, de ne pas perdre de données, ou de ne pas mettre les données dans
un état d’incohérence, il faut prévoir un système de sauvegarde. Il existe plusieurs façons
de mettre en place des sauvegardes, dont le système RAID. Cette technologie, plus qu’un
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Séquence 15 : les moyens de prévention
simple système de sauvegarde, permet d’augmenter la tolérance aux pannes des machi-
nes équipées.
Ci-dessous, nous allons d’abord parler des systèmes de sauvegardes, puis nous passerons
à une description sommaire de ce qu’est le système RAID.
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Unité 5
que dur car là, il s’agit de graver, et pas de simplement recopier. On doit donc utiliser
un logiciel de gravure. En outre, l’espace disponible sur un CD (environ 800 Mo) ou
un DVD (environ 4 à 5 Go) est beaucoup moins important que sur un disque dur, ce
qui peut nous obliger à réaliser la sauvegarde en plusieurs fois, pour la répartir sur
plusieurs CD ou DVD. Mais bon, un CD vierge est aussi beaucoup moins cher qu’un
deuxième disque dur, qu’il soit interne ou externe !
• Sur d’autres supports externes (par exemple de type cassettes DAT), à partir du moment
où on possède le matériel permettant de lire et d’écrire sur ce support.
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Séquence 15 : les moyens de prévention
Il existe également, dans les outils cités plus haut ou dans des outils à part, des utilitaires
permettant de :
– programmer des sauvegardes à intervalles de temps réguliers ;
– synchroniser ses fichiers ;
– récupérer des fichiers perdus ;
– restaurer son système...
Parallèlement à tous ces outils permettant soit de prévenir le risque, soit de le réparer,
on peut aussi citer le choix que font de plus en plus d’entreprises, qui est de faire des
sauvegardes en ligne, en louant de l’espace disque chez des hébergeurs accessibles via le
net ou via des lignes spécialisées. Dans ce cas, les données à sauvegarder sont envoyées
(souvent de manière sécurisée) et hébergées par ces hébergeurs spécialisés dans le stoc-
kage des données.
Pour connaître quelques prestataires délivrant ce type de service, il vous suffit de taper
le mot sauvegarde dans votre moteur de recherche préféré.
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Unité 5
Pourquoi je parle de différentes catégories de RAID ? Parce que, les disques assem-
blés selon la technologie RAID peuvent être utilisés de différentes façons, appelées
Niveaux RAID.
Chacun de ces niveaux décrit la manière avec laquelle les données sont réparties sur les
disques. Pour l’instant, il existe 7 niveaux répertoriés, numérotés de 0 à 6, mais le niveau
2 a été déclaré obsolète par le RAID Advisory Board.
En fait, chacun de ces niveaux constitue un mode d’utilisation de la grappe, en fonction
des performances, du coût et des accès disques.
Dans le tableau ci-dessous, je vous donne une description rapide de chacun de ces
niveaux.
Nom(s) donné(s)
Niveau Description sommaire
au niveau
RAID-0 Striping Le terme striping se traduit généralement par entrelacement ou agrégat par bande.
Cette technique consiste à stocker les données en les répartissant sur l’ensemble des
disques de la grappe.
En RAID-0, il n’y a pas de redondance, et donc pas de tolérance aux pannes (en cas de
défaillance de l’un des disques, les données sont perdues). Par contre, ce niveau de RAID
permet une vitesse de transfert élevée.
En RAID-0 les données sont écrites par «bandes» (en anglais, bande se dit stripe), c’est à
dire en fragments.
Exemple : si on a 3 disques durs en RAID-0, le premier fragment sera écrit sur le premier
disque, le deuxième fragment sur le deuxième disque, le troisième fragment sur le
troisième disque, le quatrième fragment sur le premier disque, le cinquième fragment sur
le deuxième disque etc.
On appelle facteur d’entrelacement la taille des fragments. Plus les fragments sont petits,
plus la vitesse de transfert est élevée.
Le remplissage par fragments devient impossible lorsque le plus petit disque dur de la
grappe est plein. Il vaut donc mieux utiliser des disques de même taille pour faire du RAID-
0, car dans le cas contraire, les disques de plus grande capacité ne sont pas pleinement
exploités.
La capacité de stockage de la grappe est égale à la capacité du plus petit des disques,
multipliée par le nombre de disques.
RAID-1 Mirroring, Chaque fragment est dupliqué au même endroit sur chaque disque dur de la grappe.
shadowing En cas de panne du système, RAID 1 opère une recopie disque à disque.
La lecture des données est également beaucoup plus rapide (On accède en parallèle à des
fragments différents sur des disques différents).
Le système peut continuer à fonctionner même si un des disques est en panne.
Remarque : cette solution est performante mais coûteuse, puisque la capacité de stockage
est égale à celle du plus petit disque dur, quel que soit le nombre de disques de la grappe.
RAID-2 Déclaré obsolète, Ce niveau est obsolète car il propose un contrôle d’erreur par code de Hamming (codes
mais il a quand- ECC – Error Correction Code), or ce code est désormais intégré dans les contrôleurs de
même un nom : disques durs.
striping with parity Le principe du niveau 2 était le suivant : niveau RAID-0 en écrivant, en plus, sur un disque
supplémentaire les valeurs des bits de contrôle ECC.
Le RAID 2 se caractérisait par des piètres performances mais un niveau de sécurité élevé.
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Séquence 15 : les moyens de prévention
RAID-3 Disk array with bit- Les données sont stockées octets par octets sur chaque disque et un des disques est dédié
interleaved data (le au stockage d’un bit de parité suivant le schéma suivant :
moins qu’on puisse Disque 1
dire, c’est que c’est Disque 2
un nom à rallonge!) Disque 3
Disque 4
Octet 1
Octet 2
Octet 3
Parité 1+2+3
Octet 4
Octet 5
Octet 6
Parité 4+5+6
Octet 7
Octet 8
Octet 9
Parité 7+8+9
Si un des disques tombe en panne, on peut reconstituer les octets perdus à partir des
autres disques. Après reconstitution, le contenu du disque défaillant est de nouveau
intègre. Par contre, si deux disques tombent en panne en même temps, les informations
restantes ne permettent pas de reconstituer les informations manquantes.
RAID-4 Disk array with Les principes sont les mêmes que ceux du niveau 3 sauf que les informations ne sont pas
block-interleaved réparties octet par octet, mais bloc par bloc. C’est donc la valeur du facteur d’entrelacement qui
data n’est pas la même entre le niveau 3 et le niveau 4.
RAID-5 Disk array with Ce niveau est proche du RAID-0 en terme de performance, mais avec, en plus, une bonne
block-interleaved tolérance de panne.
distributed parity Les principes sont les mêmes que ceux du niveau 4 sauf que les informations de parité ne
sont pas toutes stockées sur le même disque, mais réparties sur l’ensemble des disques de
la grappe, ce qui améliore les performances d’accès aux données.
Exemple :
Disque 1
Disque 2
Disque 3
Disque 4
Octet 1
Octet 2
Octet 3
Parité 1+2+3
Octet 4
Octet 5
Parité 4+5+6
Octet 6
Octet 7
Parité 7+8+9
Octet 8
Octet 9
En cas de panne du système, RAID-5 reconstruit le disque manquant à partir des
informations stockées sur les autres disques.
RAID-6 Disk array with Ce niveau utilise 2 fonctions de parité, dont les résultats sont stockés sur deux disques
block-interleaved dédiés. Ceci permet de reconstituer les données même si deux disques sont en panne en
distributed parity même temps.
Il faut au moins 4 disques pour mettre en œuvre un système RAID-6.
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Unité 5
Les solutions RAID les plus couramment utilisées sont le RAID-1 et le RAID-5.
Le choix entre l’une ou l’autre de ces solutions RAID doit prendre en compte les trois
critères suivants :
– la sécurité : RAID 1 et 5 offrent tous les deux un niveau de sécurité élevé, toutefois
la méthode de reconstruction des disques varie entre les deux solutions ;
– les performances : RAID 1 offre de meilleures performances que RAID 5 en lecture,
mais pas lors d’importantes opérations d’écriture ;
– le coût : le coût est lié à la capacité de stockage devant être mise en oeuvre pour
avoir une certaine capacité effective. La solution RAID 5 offre un volume utile
représentant 80 à 90% du volume alloué (le reste servant au contrôle d’erreur). La
solution RAID 1 n’offre par contre qu’un volume disponible représentant 50 % du
volume total (étant donné que les informations sont dupliquées).
Sur un serveur, on peut mettre en place une solution RAID de plusieurs façons :
• mise en place logicielle : dans le système d’exploitation, on rajoute un pilote
(c’est-à-dire, en anglais, un driver) capable de créer un seul volume logique avec
plusieurs disques ;
• mise en place matérielle : là encore, il existe plusieurs choix possibles dont…
Le rajout de contrôleurs de disques RAID. Ce sont des cartes que l’on rajoute dans
la machine et sachant contrôler plusieurs disques durs.
L’utilisation de matériels DASD (direct access stockage device). Ce sont des unités de
stockage externes pourvues d’une alimentation propre.
Voilà, j’ai fini cette partie sur les solutions de prévention au niveau matériel.
Passons aux solutions de prévention logicielles.
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Séquence 15 : les moyens de prévention
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Unité 5
Le risque opérationnel est inhérent à chacun des métiers et des activités de l’entreprise.
Sa gestion repose sur un dispositif de prévention, de contrôle et de couverture. Ce
dispositif intègre des procédures détaillées, une surveillance permanente, des polices
d’assurance, auxquelles s’ajoutent des missions d’audit.
Pour bien gérer les risques, il est utile de disposer d’un historique de pertes opération-
nelles internes, sous forme d’une base de données.
Cette base de données permet d’analyser les pertes (par nature d’évènements, par cause,
par activité…) et de suivre leur évolution ainsi que les plans d’actions proposés. Ceci per-
met à l’entreprise de disposer d’une base de connaissance évolutive permettant d’établir
une sorte de cartographie des risques intrinsèques caractéristiques de chaque activité.
L’objectif de ce mode de gestion des risques opérationnels est une alerte rapide, et donc
une réaction rapide et une diminution des dégâts, ce qui permet une amélioration et
une optimisation des actions correctives et préventives.
Bien entendu, pour bien gérer le risque lié au système d’information proprement dit, il
est nécessaire d’être perpétuellement vigilant sur la qualité et l’efficacité du dispositif de
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Séquence 15 : les moyens de prévention
contrôle affecté à ces risques, l’efficacité de ce dispositif reposant en grande partie sur
un système d’information fiable.
L’enjeu, dans un système d’information, c’est justement l’information.
Le SI est un outil stratégique (pensez à l’importance que peuvent avoir les bases de don-
nées dans une banque, par exemple, où tout, même nos sous à nous, est dématérialisé
et géré par un système d’information).
Le SI doit donc être sûr, fiable.
Pour un établissement bancaire, par exemple, la perte du SI est extrêmement grave, car
il s’agit de la perte de l’instrument de production, ce qui n’est pas le cas pour une entre-
prise industrielle.
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Unité 5
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Séquence 15 : les moyens de prévention
Bien, revenons maintenant à une vision plus large du système d’information, et abor-
dons les moyens de prévention concernant le système informatique.
2C3. IDS
IDS signifie système de détection d’intrusion.
Ce système allie ressources logicielles et matérielles qui surveillent en temps réel les flux
de données entrant dans un système d’information pour le protéger.
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Unité 5
C’est un outil logiciel exploitant les fichiers journaux du système (logs) afin de repérer
des comportements suspects.
Il compare les objets surveillés avec une base de signatures d’attaques connues, et détec-
te des anomalies de fonctionnement.
2D1. Antivirus
Il en existe tout un tas, plus ou moins gratuits, plus ou moins élaborés. Le plus important
est qu’ils soient à jour, car de nouveaux virus sont conçus et injectés tous les jours.
On distingue deux grandes catégories de techniques utilisées par les anti-virus.
• Technique de type « scanneur » : ce type d’antivirus possède un dictionnaire qui
contient la signature de chaque virus qu’il sait gérer.
Utilisée seule, cette technique n’est plus actuellement efficace à cause de la trop grosse
quantité de virus à signatures différentes.
Qu’est-ce que c’est, la signature d’un virus ?
Lorsqu’un virus cherche à infecter un nouveau fichier, il commence par vérifier qu’il n’est
pas lui-même déjà présent, car une nouvelle infection pourrait compromettre son effica-
cité. Il réalise ce contrôle par la recherche d’une séquence de code appelée signature.
Un anti-virus de type « scanneur » passe son temps à scanner toutes les informations stoc-
kées sur tout support de stockage connecté à la machine, cherchant les signatures des virus
qu’il connaît. Ce type d’anti-virus, pour être efficace, doit donc être perpétuellement mis à
jour afin d’intégrer dans son dictionnaire les signatures des nouveaux virus qui naissent tous
les jours, ainsi que les signatures des différentes morphologies des virus polymorphes.
• Antivirus générique : il donne l’alerte si le comportement du système semble résulter
d’une infection virale.
Plusieurs techniques :
• analyse heuristique : ce type d’analyse recherche les structures de code propres aux
virus, telles des routines d’infection. En fait, la méthode permet de détecter les succes-
sions d’instructions pouvant correspondre à un virus. L’efficacité de ce type d’antivirus
est valable à plus long terme que les anti-virus de type « scanneur » ;
• analyse comportementale : cette analyse fonctionne par exécution permanente d’un
moniteur de comportement afin de détecter les détournements des appels systèmes
fondamentaux (accès disque, déplacement mémoire…) pour les comparer à une base
de règles définissant un comportement viral typique.
Le moniteur de comportement n’est actif qu’à l’exécution du programme surveillé.
L’inconvénient de ces deux méthodes génériques est qu’il y a beaucoup de fausses alertes,
• contrôle d’intégrité : l’antivirus calcule une empreinte cryptogaphique des fichiers
système, et vérifie s’ils ont été modifiés. Lors de son installation, l’antivirus crée une
base de données de tous les fichiers présents sur la machine basée sur la longueur des
fichiers et d’autres paramètres.
Toute modification d’un fichier fera l’objet d’une alerte.
Les méthodes génériques ont deux inconvénients :
– l’alerte n’est donnée qu’après infection ;
– elles ne sont pas adaptées à un système dont les fichiers changent beaucoup comme
Windows.
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Séquence 15 : les moyens de prévention
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Unité 5
À partir d’un message donné, une fonction de hachage génère un « hashcode » d’une
taille déterminée.
Les fonctions de hachage utilisées doivent être telles que deux messages différents,
même très voisins, ont une probabilité très faible de conduire au même code. On appelle
parfois ces codes : résumés, empreintes numériques ou signatures.
Cette technique a pour but de vérifier que les données transmises n’ont pas été modi-
fiées, falsifiées entre leur départ de chez l’émetteur et leur arrivée chez le destinataire.
Si on est certain de la validité d’une signature, on peut prouver qu’un message est ou
n’est pas conforme à l’original : on en garantit l’intégrité.
Comment ?
Avant le départ de chez l’émetteur, un nombre (le résumé) est calculé en fonction des
données à transmettre, ce nombre est l’empreinte numérique du message (le terme mes-
sage est à prendre ici au sens large : une suite de bits pouvant correspondre à un texte,
un logiciel…).
Les données sont transmises avec ce nombre. Lors de l’arrivée chez le destinataire, ce
nombre est à nouveau calculé sur les données reçues. Les informations sont considérées
comme intactes si l’empreinte numérique calculée à l’arrivée est égal au nombre calculé
au départ.
Les empreintes numériques, comme expliqué plus haut, sont générées à partir d’un algo-
rithme de hashage dont voici le principe.
Pour un message donné, l’algorithme génère une séquence de bits supposée unique
(il n’existe aucune certitude, mais on n’a jamais prouvé le contraire…) et de taille fixe,
quelle que soit la taille du message d’origine. Pour un même message, la séquence géné-
rée sera toujours la même. Mais la probabilité que deux messages différents, si proches
soient-ils, donnent la même empreinte est infime (il semble donc que cette probabilité
ne soit pas nulle, mais cela reste à démontrer…).
Exemple : l’algorithme MD5 (RFC 1321 – Message Digest version 5 - 1992) génère une
empreinte sur un nombre de bits fixe (16, 128, …) que l’on visualise généralement sous
sa forme hexadécimale.
La fonction SHA-1 est également une fonction de hachage.
Note : en principe, on ne peut pas retrouver le message initial à partir du hashage. Le
crackage des messages scellés passe donc par une recherche exhaustive.
Le chiffrement
Attention, en ce qui concerne le vocabulaire : le chiffrement n’est pas l’équivalent du
cryptage, et le déchiffrement n’est pas décryptage. Le terme décryptage est plutôt
l’équivalent du terme crackage.
Le chiffrement permet de garantir :
– la confidentialité : protection de l’information contre une divulgation non autorisée ;
– l’intégrité : protection contre la modification non autorisée de l’information ;
– l’authentification : de l’émetteur et ou du destinataire ;
– la non-répudiation : offre la garantie qu’une partie ne pourra pas nier être impli-
quée dans une transaction (commerce électronique) ;
– la non-duplication : protection contre les copies illicites ;
– l’anonymat.
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Séquence 15 : les moyens de prévention
Les données sont codées suivant un certain algorithme, une certaine clé de chiffre-
ment, puis elles sont transmises au destinataire qui dispose de l’algorithme de décryp-
tage (de la clé de déchiffrement). Il existe différents types de chiffrement.
Symétrique
C’est la même clé qui est utilisée pour chiffrer et déchiffrer.
Les deux machines établissant un dialogue commencent par se communiquer la clé com-
mune qu’ils vont utiliser.
Bien sûr, elle doit rester secrète mais elle peut être interceptée. Aujourd’hui, compte
tenu des difficultés pour tenir la clé secrète, cette technique est plutôt réservée au chif-
frement de données locales : par exemple, les mots de passe pour le login dans un
réseau local.
Ensuite, l’échange d’informations peut commencer.
À un instant donné, il existe autant de clés que de « conversations ».
Une implémentation de ce principe se trouve dans l’algorithme DES (data encryption
standard), très utilisé. C’est cet algorithme qui est utilisé dans le chiffrement des infor-
mations issues des paiements par cartes bleues et également dans les téléphones GSM
(standard actuel de la télécommunication mobile).
Cet algorithme, qui utilise une clé de 56 bits, travaille sur des blocs de données de 64 bits
à la fois et nécessite 19 étapes de manipulation des données. La clé utilisée pour chiffrer
et déchiffrer est la même (il s’agit de la clé secrète devant être connue de l’émetteur et
du récepteur).
DES peut être utilisé dans différents modes :
– ECB (electronic code book) : ne protège pas contre l’insertion d’un bloc étranger
correctement codé ;
– CBC (chain block cipher) : le codage d’un bloc dépend du codage des blocs précé-
dents, permettant ainsi de détecter toute intrusion dans le message ;
– CFM (cipher feedback mode) est une variante du mode précédent, travaillant sur
des mots de 8 bits plutôt que de 64 bits.
Exemple : par défaut, les mots de passe sous unix sont codés à l’aide de l’algorithme DES.
Cet algo génère une clé de 56 bits en extrayant 7 bits des 8 premiers caractères du mot
de passe.
Afin que deux mots de passe ne donnent pas le même résultat, on calcule un piment à
partir de l’heure, ce piment sera utilisé par l’algorithme.
Voici quelques exemples :
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Unité 5
Aujourd’hui, au vu des limites de cet algorithme, on préfère MD5 pour chiffrer les mots
de passe sous Unix, même si le chiffrage est plus long (2000 clés générées par seconde
avec MD5 contre plusieurs centaines de milliers avec DES).
Je m’explique ci-dessous à propos des limites de l’agorithme DES.
DES a été développé par le gouvernement US dans les années 70 pour protéger des
données sensibles. Une association de laboratoires de recherche américain a démontré
que l’algorithme de DES n’est pas suffisamment complexe. Elle a construit une machine
dédiée à la recherche de clés DES (« Deep crack », un joujou à 250 000 $).
Avec DES, il existe 256 (72 057 594 037 927 936) combinaisons possibles. Deep crack est
constituée de 1 800 puces dédiées. Elle génère 92 milliards de clés à la seconde, il faut
en moyenne 5 jours pour trouver un mot de passe ([Link]
Une clé DES a été crackée en 56 heures voici quelques années.
Ceci a conduit à développer une variante de l’algorithme DES, appelée « triple DES »
travaillant avec deux clés de 56 bits : chiffrement avec la première clé, déchiffrement
avec la seconde (c’est-à-dire brouillage des données car elle n’est pas la clé de départ),
rechiffrement avec la première.
Le principal problème avec cet algorithme reste le fait que la clé doit être connue de
l’émetteur et du récepteur et donc échangée à un moment donné avec les risques que
cela implique.
C’est pour cela que la génération de clés différentes a été mise au point, comme expliqué
ci-dessous.
Asymétrique
Cette technique est également appelée ICP (infrastructure à clé publique).
Les ICP reposent sur le principe du chiffrement dit asymétrique, inventé en 1973 au sein
des services secrets britanniques, puis redécouvert par des universitaires américains,
Whitfield Diffie et Martin Helmann, qui, en 1976, en énoncent le principe : utiliser une
paire de clés, dont l’une est publique, tandis que l’autre est secrète. L’une sert à signer
ou chiffrer un document, l’autre à le déchiffrer.
En 1978, des universitaires, Ronald Rivest, Adi Shamir et Leonard Adleman, proposaient
un algorithme permettant de réaliser cette prouesse à l’aide de nombres premiers. Leur
système, baptisé RSA, est au coeur des solutions ICP proposées aujourd’hui, qui reposent
sur l’attribution aux utilisateurs de cartes d’identité numériques, les certificats, norma-
lisés et reconnus par la majorité des logiciels de navigation ou de messagerie. Il a suffi
d’augmenter la longueur des clés pour les mettre à l’abri des attaques d’ordinateurs tou-
jours plus puissants et capables, désormais, de travailler en réseau sur toute la planète.
À titre d’exemple, allez dans le menu « À propos de Internet Explorer, vous devez, sur
la fenêtre qui s’ouvre, connaître la capacité de chiffrement de votre navigateur ».
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Séquence 15 : les moyens de prévention
Je sais que le chiffrement se fait sur 128 positions binaires et que l’algo utilisé est RSA.
Le principe de fonctionnement
Dans le système à clef asymétrique, deux clefs sont utilisées, une clef publique et une clef
privée. Les clefs publiques sont disponibles et accessibles à partir d’annuaires spécialisés.
La clef privée de chacun est confidentielle.
C’est ce système qui est utilisé pour la signature électronique, dans les logiciels de
messagerie.
La signature électronique est chiffrée avec la clef privée de l’émetteur.
Elle est déchiffrée par tous les destinataires avec la clé publique de l’émetteur.
Je vous présente un exemple dans le paragraphe ci-dessous, mais d’abord, je vous expli-
que le principe du chiffrement.
Les implémentations du principe
Il existe différents algorithmes de calcul d’une clé privée par rapport à une clé publique.
L’algorithme de chiffrement asymétrique le plus répandu est RSA, du nom de ses créa-
teurs : Rivest, Shamir et Adleman. Cet algorithme est très largement utilisé, par exemple
dans les navigateurs pour les sites sécurisés et pour chiffrer les emails.
RSA fait appel à des nombres premiers extrêmement grands pour garantir la sécurité du
cryptage.
Voici en gros le principe de l’algorithme RSA.
Pour chiffrer un message, on fait : c = me mod n
Pour déchiffrer : m = cd mod n
Avec :
m = message en clair,
c = message chiffré,
(e, n) constitue la clé publique,
(d, n) constitue la clé privée,
n est le produit de 2 nombres premiers,
mod est l’opération de modulo (reste de la division entière).
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Unité 5
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Mais, il y a un mais…
En dessous d’une taille de 1024 bits ces clés ne sont pas considérées comme entièrement
sûres. Évidemment plus la taille de la clé est grande plus le temps de codage est élevé.
Les algorithmes à clé publique sont efficaces, mais ils ont pourtant un défaut : ils sont
beaucoup plus lents que les algorithmes de chiffrement symétrique. Pour des applications
où il faut échanger de nombreuses données, ils sont inutilisables en pratique. On a alors
recours à des cryptosystèmes hybrides. On échange des clés pour un chiffrement symétri-
que grâce à la cryptographie à clé publique, ce qui permet de sécuriser la communication
de la clé. On utilise ensuite un algorithme de chiffrement symétrique. Le célèbre PGP,
notamment utilisé pour chiffrer le courrier électronique, fonctionne sur ce principe.
PGP signifie pretty good privacy. Les données (volumineux) sont chiffrées en symétrique.
La clé symétrique (faible volume) est chiffrée en asymétrique. Le principe, avec PGP, est
le suivant :
– génération d’une clé de session (aléatoire) ;
– encodage des données avec la clé de session ;
– chiffrement des données avec la clé publique du destinataire ;
– envoi des données ;
– déchiffrement de la clé de session avec la clé privée du destinataire ;
– déchiffrement des données avec la clé de session.
Celles et ceux intéressés par plus de détails à propos de PGP peuvent aller consulter le
site [Link]
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Unité 5
Remarque
Dans un environnement à clé publique, il est essentiel de s’assurer que la clé utilisée correspond
à la bonne personne. Cette fonction est assurée par les certificats numériques.
Un certificat Personnel contient les informations suivantes Un certificat Serveur contient les informations suivantes
– Le nom de son propriétaire et éventuellement son – Le nom de domaine du serveur : [Link].
adresse e-mail : Jean Dupont (jdupont@[Link]). – Quelques informations optionnelles (nom et adresse
– Quelques informations optionnelles (adresse physique de physique de la société, etc.).
la société, fonction de Jean Dupont, etc.). – La clé publique du serveur à certifier.
– La clé publique de Jean Dupont à certifier. – La date d’expiration du certificat.
– La date d’expiration du certificat. – Un numéro de série unique.
– Un numéro de série unique. – Le nom de l’autorité de certification qui a délivré le
– Le nom de l’autorité de certification qui a délivré le certificat numérique (verisign trust network).
certificat numérique (banque, entreprise, administration, – La signature de l’autorité de certification qui a délivré
etc.). le certificat numérique (au moyen de la clé secrète
– La signature de l’autorité de certification qui a délivré de l’autorité de certification, sorte de « tampon » de
le certificat numérique (au moyen de la clé secrète validation d’un passeport électronique).
de l’autorité de certification, sorte de « tampon » de
validation d’un passeport électronique).
Lorsqu’on utilise un certificat, le message peut être en clair ou crypté selon ce que l’on
désire. Si les données ne sont pas confidentielles, le certificat est un moyen efficace de
garantir leur origine et leur intégrité.
Vous pouvez, si vous le souhaitez, obtenir vous-même un certificat en allant sur le site :
[Link] Les certificats sont utilisés par exemple pour les échanges
numériques d’informations entre des particuliers et des administrations en ligne.
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Séquence 15 : les moyens de prévention
Votre certificat une fois obtenu, vous pourrez signer numériquement vos messages
depuis votre logiciel de messagerie.
On dispose aussi d’outils dans Internet Explorer (et dans les autres navigateurs) pour
gérer les certificats.
Dans cette fenêtre, cliquez sur le bouton Certificats, et baladez-vous dans la fenêtre
qui s’ouvre.
Si vous double-cliquez sur un des certificats, vous pouvez lire en détail les informations
le concernant.
Par exemple, dans la liste suivante : je double-clique sur le certificat sélectionné et je
peux accéder aux informations concernant le certificat, y compris à sa clé publique, si je
clique sur l’onglet Détails de la fenêtre Certificat.
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Unité 5
Remarque
Il existe un certain manque d’enthousiasme vis-à-vis de cette technologie qui était pourtant pré-
sentée comme le moyen idéal pour établir la confiance sur Internet. Elle permet, effectivement,
de contrôler l’identité des internautes, de garantir la confidentialité et l’intégrité des messages
transitant sur le réseau et de garder la preuve que l’échange de documents a bien eu lieu. Elle
permet donc d’utiliser le réseau ouvert pour faire circuler des informations sensibles, pour passer
des commandes, signer des documents, toutes choses coûteuses en temps et en argent dans le
monde réel.
Ce n’est pas la technologie qui est en cause car elle est très efficace. C’est la lourdeur de sa mise en
œuvre qui pose problème. La réglementation prévoit une pyramide d’acteurs. Elle comprend des
distributeurs de certificats (en France, essentiellement Certplus et Verisign) agréés par des autori-
tés de certifications (généralement des banques) qui, elles-mêmes, font l’objet de procédures de
qualification. Il faut aussi des validateurs capables de tenir à jour les annuaires de certificats et
d’en retirer ceux qui sont parvenus à expiration ou qui ont été révoqués. L’utilisateur final doit
enfin être dûment identifié, ce qui suppose parfois une rencontre physique.
Outre le cas de la messagerie électronique évoqué ci-dessus, je vous présente deux solu-
tions de sécurisation s’appuyant sur les principes de chiffrement que je vous ai présentés.
à lui est bien celui qu’il prétend être, le client utilise des techniques de chiffrement à clé
symétrique pour chiffrer toutes les informations qu’il échange avec le serveur.
Si le serveur est configuré pour exiger une authentification du client, alors le client doit,
lui aussi, présenter son certificat au serveur pour être authentifié avant l’établissement
d’une communication SSL sécurisée.
Pour authentifier un utilisateur sur un serveur, le logiciel client applique sa signature
numérique sur une information quelconque générée aléatoirement. Le certificat et la
donnée signée sont envoyés sur le réseau au serveur.
HTTPS est une variante de http qui utilise les sockets sécurisés.
Qu’est-ce qui se passe au démarrage d’une session SSL ?
Pour prévenir les risques d’usurpation, il y a authentification de l’émetteur et du récep-
teur de la requête https, puis il y a chiffrement des données avant envoi.
L’algorithme de chiffrement utilisé est décrit plus haut dans ce cours, il s’agit du chiffre-
ment à clé publique RSA.
Internet
Explorateur Serveur WEB sécurisé HTTPS
Requête : envoie-moi ton certificat
OU
Refus ou information
de l'utilisateur
HTTPS avec SSL sont souvent utilisés en mode « dissymétrique », où uniquement le ser-
veur possède un certificat, le client n’en possédant pas. Ce certificat du serveur permet
de chiffrer (avec une clé de session) toutes les données transmises dans les deux sens et
d’authentifier le serveur. Pour authentifier le client, le serveur demande classiquement un
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Unité 5
mot de passe ou un numéro de carte bancaire au client. L’avantage est que ces données
d’authentification ne circuleront pas en clair sur le réseau, tous les échanges étant chiffrés.
C’est ainsi que fonctionne un serveur Web sécurisé, celui de votre banque peut-être.
Généralement, lorsqu’un client avec son navigateur se connecte sur un serveur Web
sécurisé, ce dernier lui envoie son certificat (pour fournir sa clé publique…). Si ce certifi-
cat a été délivré par une autorité de certification reconnue par le navigateur du client,
il est accepté de manière transparente pour l’utilisateur; sinon le navigateur demande
à l’utilisateur s’il accepte ce type de certificat. HTTPS et SSL peuvent aussi fonctionner
de manière symétrique où à la fois le serveur et le client ont un certificat. Dans ce cas,
l’authentification du client pourra se faire avec le certificat de celui-ci, sans mécanisme
supplémentaire de mot de passe.
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Séquence 16
Des exercices en guise
de conclusion
Je n’invente aucun exercice, mais il faut que vous en fassiez.
Les questions inhérentes à la sécurité sont disséminées dans les études de cas.
Alors je suis allée consulter le site du CERTA ([Link] Non, ce n’est
pas le site du Centre d’Expertise Gouvernemental de Réponse et de Traitement des
Attaques informatiques. Cette fois, c’est un site de l’éducation nationale, créé par les
professeurs d’informatique de l’éducation nationale, et qui propose, libres en téléchar-
gement, tout un tas de ressources dont :
– les exonets, des exercices à thèmes variés ;
– les sujets et corrigés des études de cas du BTS IG, option DA et ARLE.
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Exonet 34 Sauvegarde
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