LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
Cours de droit de la propriété intellectuelle
Année académique : 2024/2025
Crédits (02)
Codes : DAC202 & DAC302
Niveaux : 2&3
Filières (Tronc commun) :
- Design ; Fashion design ; Graphic design multimédia ; Art visuel et histoire de
l’art ; Art visuel et histoire de l’art.
- Graphic design multimédia ; Fashion design ; Design.
ENSEIGNANT :
Me ESSENGUE MVELE Benjamin
Avocat Stagiaire au barreau du Cameroun.
Doctorant en droit privé, Ecole doctoral/Université
de Douala – Cameroun ;
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
Contenu du cours
Histoire du droit d’auteur et droits voisins au Cameroun Histoire de la propriété
industrielle au Cameroun
Les sources de la propriété intellectuelle au Cameroun
La protection par le droit des dessins et modelés industriels
La protection par le droit d’auteur
Les techniques connexes de protection
Les contenus des droits de protection des créations du design et créations salariales
La mise en œuvre des droits de protection des créations du design
Atteintes aux droits du propriétaire du design
La concession des droits La cession des droits La gestion collective des droits
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
INTRODUCTION GENERALE
Les droits réels sont des prérogatives (jus) qui portent sur des choses (res). La division est
constituée entre les droits réels principaux et les droits réels accessoires. Les premiers
intègrent la propriété et ses démembrements tandis que les seconds sont généralement le
soutien à un rapport personnel principal dont ils constituent la garantie (garantie réelle /
sûreté).
C’est donc dire que, l'évocation du terme propriété s’est faite avec les droits réels.
C'est aussi dire que le droit de la propriété intellectuelle est rattachable aux droits réels
principaux. En s'inspirant de la théorie des droits réels principaux, il faudra envisager la
propriété intellectuelle en tant que notion (I) pour mieux cerner son objet (II) en ce qu'il
construit les sources du droit en question (III) et sédimente l'importance de la discipline (IV)
qui sera présentée selon un certain canevas (V).
I- LA NOTION DE PROPRIETE INTELLECTUELLE
Pour une compréhension aisée de la notion, envisageons successivement les termes «
propriété » et « intellectuelle ».
D'après l'article 544 du code civil, « la propriété est le droit de jouir et disposer des
choses de la manière la plus absolue, pourvu qu’on n’en fasse pas un usage prohibé par les
lois ou par les règlements ». Du point de vue de la théorie des droits réels principaux, la
propriété ou le droit de propriété est la prérogative la plus complète parce qu'elle englobe le
droit d'user, de jouir et de disposer de la chose. Ce sont là les attributs du droit de propriété
Il convient par ailleurs de relever le caractère absolu du droit de propriété qui rappelle
que le propriétaire reste souverain sur sa chose, même si cette souveraineté peut, en réalité,
être remise en cause par les nécessités de la vie en société.
Quant au terme « intellectuel », il renvoie de prime abord à tout ce qui a trait à la
production de l'intelligence, mieux de l'esprit humain qui se déploie dans le cadre d'une
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
activité particulière. En réalité, le terme permet d'intégrer l'univers de l’« immatériel » dans
la mesure où les choses qui naissent de l'activité intellectuelle doivent toujours être
considérées comme détachées de tout support physique.
Dans un sens plus restreint, la propriété intellectuelle c’est l’ensemble des prérogatives
exclusives dont disposent les hommes sur les choses qu’ils créent ou inventent. Naît ainsi la
nécessité de préciser l’objet de la propriété intellectuelle.
II- L’OBJET DE LA PROPRIETE INTELLECTUELLE
Le terme objet renvoie à ce sur quoi porte la propriété intellectuelle. Cet objet transparaît
en filigrane dans la définition que l'on donne à la propriété intellectuelle. Il va de soi que les
biens n'ayant pas de support physique parce que résultant de l'activité intellectuelle de
l'homme soient un objet de droits réels envisagés sous le versant de la propriété
intellectuelle.
Les biens incorporels sont toujours des biens meubles, par opposition aux biens
immeubles qui ne sont jamais des biens incorporels. On peut, dans la catégorie des biens
incorporels, ranger :
- Les créations diverses (inventions, modèles d’utilité, obtention végétale) ;
- Les œuvres musicales ou encore les œuvres littéraires.
Compte tenu de la diversification de l’objet, un contenu doit être donné aux sources du
droit de la propriété intellectuelle.
III- LES SOURCES DU DROIT DE LA PROPRIETE INTELLECTUELLE
Stricto sensu, les règles en question trouvent leur origine dans des institutions dont
certaines sont nationales (A) et d’autres, supranationales (B). On passera outre les sources
d’inspiration.
A- Les sources nationales
On envisagera d’une part, les textes (1) et, d’autre part, la jurisprudence (2).
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
1. Les textes
L’on peut citer, selon le principe hiérarchique :
la constitution (préambule et corpus)
la loi : la loi du 11 mars 1957 sur la protection des œuvres littéraires et
artistiques ; la loi n° 2000/11 du 19 décembre 2000 relative au droit d’auteur et
aux droits voisins ; la loi n° 2020/011 du 20 juillet 2020 régissant les associations
artistiques et culturelles au Cameroun ;
les décrets : décret n° 2016/4281/PM du 21 septembre 2016 modifiant certaines
dispositions du décret n° 2015/3979/PM du 25 septembre 2015 fixant les
modalités d’application de la loi n° 2000/11 du 19 décembre 2000 relative au droit
d’auteur et aux droits voisins ; décret n° 2015/3978/PM du 25 septembre 2015
portant organisation et fonctionnement de la commission d’arbitrage créée par la
loi n° 2000/11 du 19 décembre 2000 relative au droit d’auteur et aux droits
voisins.
2. La jurisprudence
La jurisprudence désigne l’ensemble des décisions rendues par les juridictions sur une
question de droit précise. On peut citer à titre d’illustration, le jugement n° 657/Civ. du 8 juin
2011 du TGI du Wouri, Affaire Société camerounaise de raffinage MAYA et Compagnie
(SCRM) SA c/ Société HEYAP SURL Bangui RCA (SCP Jus et Judi cum).
La jurisprudence nationale consacre le plus souvent les textes supranationaux.
B- Les sources supranationales
Au rang des sources supranationales, on évoquera l’accord de Bangui Révisé (1), la
convention de Paris (2), la Convention universelle (3), la Convention de Berne (4) et l’accord
sur les ADPIC (5).
1. L’Accord de Bangui
Révisé et Adopté le 2 mars 1977 à Bangui, cet Accord constitue la source commune de du
droit de la propriété intellectuelle dans les pays membres de l’OAPI (Organisation Africaine
de la Propriété Intellectuelle). Ce texte a été révisé le 24 janvier 1999 dans le souci de mettre
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
la législation de l’OAPI en harmonie avec les conventions internationales régissant la
propriété intellectuelle, notamment l’accord sur les ADPIC.
2. La convention de Paris
La convention pour la protection de la propriété industrielle fut signée le 20 mars 1883.
C’est la plus vieille convention administrée par l’OMPI (Organisation Mondiale de la
Propriété Intellectuelle) en matière de propriété industrielle.
3. La Convention de Berne
Etablie le 9 octobre 1886 à Berne et révisé à plusieurs reprises notamment en juillet 1971
à Paris, la Convention de Berne pour la protection des œuvres littéraires et artistiques a pour
objet la protection des œuvres de la propriété littéraire et artistique.
4. La Convention universelle
Il s’agit de la Convention Universelle sur le droit d’auteur, signée à Genève le 06
septembre 1952.
5. L’Accord sur les ADPIC (Aspects de la Propriété Intellectuelle relatif au Commerce)
Cet Accord a été adopté le 15 avril 1994 à Marrakech au Maroc. Il est le résultat des
négociations commerciales multilatérales du cycle d’Uruguay menées dans le cadre du GATT
(General Agreement on Tarif and Trade) qui ont abouti à la création de l’OMC. Tous les Etats
membres de l’OAPI ont adhéré aux accords sur les ADPIC.
L’extrême diversité des sources du droit de la propriété intellectuelle traduit l’importance
de ce corps de règles.
IV-LA NECESSITE DU DROIT DE LA PROPRIETE INTELLECTUELLE
L’intérêt qu’il y a à étudier le droit de la propriété intellectuelle est d’ordre théorique et
pratique.
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
D’un point de vue de son importance théorique, le droit de la propriété intellectuelle
permet de comprendre l’articulation du système juridique par l’intégration des mécanismes de
définition des règles juridiques régissant les biens immatériels d’une part et l’énonciation des
prérogatives des personnes d’autre part.
L’intérêt pratique du droit de la propriété intellectuelle s’affirme dans le monde
professionnel. La vulgarisation de la propriété intellectuelle permettrait aux artistes de
prendre part au débat sur leurs conditions sociales en étant suffisamment outillés d’un
point de vue juridique. Pour cela, l’articulation de ce cours y joue un rôle certain.
V- PLAN DU COURS DE DROIT DE LA PROPRIETE INTELLECTUELLE
La logique qui sous-tend le cours de droit de la propriété intellectuelle est portée par une
division principale qui prend en compte les deux volets du droit comme institution. Si l’on
considère les institutions-normes, on devra envisager le droit matériel de la propriété
intellectuelle (TITRE I). Par ailleurs, en intégrant les normes organisant les institutions
d’encadrement, il se dégage une tendance à rendre compte du droit institutionnel de la
propriété intellectuelle (TITRE II).
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
TRAVAUX DIRIGES DE DROIT DE LA PROPRIETE INTELLECTUELLE
FICHE N° I : METHODOLOGIE DU CAS PRATIQUE
I- OBJECTIFS DE LA FICHE
L’étudiant doit, après l’exploitation de cette première fiche, être capable de structurer
son raisonnement dans le cadre de la résolution des problèmes pratiques que peut
soulever le droit de la propriété intellectuelle. Si le droit est un objet de connaissance, il se
veut en plus une technique de raisonnement.
La diversité des formes de raisonnement laisse toutefois peu de place à
l’improvisation, ce qui appelle l’étudiant à un effort d’articulation cohérente de la pensée.
Il doit par conséquent, dans l’univers du raisonnement analytique, bien maîtriser le
raisonnement syllogistique si nécessaire à la résolution d’un cas pratique.
II- DECLINAISON DU CAS PRATIQUE
Le cas pratique est un exercice qui se présente sous la forme d’un énoncé des faits suivi
de plusieurs questions. Il est autrement dénommé consultation juridique, à la seule
différence que la consultation au sens strict du terme pose le plus souvent un problème
unique. Le cas pratique permet de vérifier l’aptitude de l’étudiant au raisonnement
juridique. La résolution de cet exercice suppose que le candidat soit imprégné des
considérations de fond (A) et de forme (B) qui lui sont particulières.
A- Le fond
Le cas pratique constitue un exercice délicat car il faut d’abord bien comprendre le
problème juridique que soulève chaque question posée à partir de la situation de fait relatée
(1), ensuite, découvrir la solution abstraite (2), enfin appliquer cette solution au cas d’espèce
(3) pour envisager une réponse (4).
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
1. L’exposé du problème de droit
Pour exposer le problème de droit, il faut commencer par sélectionner parmi les faits de
l’espèce ceux qui présentent un intérêt et à les qualifier, c.-à-d. les faire entrer dans une
catégorie juridique. Une fois ce travail de sélection et de qualification opéré, il faut identifier
la ou les questions de droit que pose le cas d’espèce et les exposer avec clarté et précision.
Ce premier passage de la situation de fait à l’exposé du problème juridique étant franchi, il
convient de déterminer la ou les règles juridiques applicables.
2. L’énoncé de la solution abstraite
Après avoir énoncé le problème de droit, il s’agit d’indiquer la règle de droit applicable
au cas d’espèce. Ici, il ne s’agit pas encore de donner la solution au problème juridique que
pose le cas pratique, mais de formuler la règle abstraite qui permettra de la résoudre.
3. L’application de la règle abstraite au cas concret
Cette phase de l’(exercice consiste à appliquer au cas d’espèce la solution juridique
abstraite précédemment énoncée, en expliquant et en justifiant les réponses préconisées.
4. La réponse
L’essentiel n’est pas de donner une solution généralement contenue dans une
conclusion, mais de l’expliquer et de la justifier par un raisonnement rigoureux et une
argumentation précise. Si le cas d’espèce le permet, il est opportun d’envisager les diverses
réponses qui peuvent être apportées en discutant du bien fondé de chacune. Si le
déploiement quant au fond se fait par le recours au syllogisme, la forme quant à elle appelle
quelques observations.
B- La forme
En ce qui concerne la forme de cet exercice, elle est empreinte de liberté. L’on signalera
tout juste que si plusieurs questions sont posées dans le cas, il est de bonne méthode d’y
répondre successivement, tout en prêtant une particulière attention aux possibles
interférences entre différentes réponses.
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
En tout état de cause, le traitement de l’exercice s’ouvre par une petite introduction qui
consiste à préciser l’objet de la consultation et à le rattacher à un aspect du cours théorique,
mieux à un secteur juridique déterminé.
III- PRESENTATION MATERIELLE D’UN CAS PRATIQUE
La présentation matérielle d’un cas pratique intègre la petite introduction (A) et le corps
du cas pratique (B).
A- La petite introduction
Le cas soumis à l’étude est relatif à la situation de … (Approche par le résumé des faits).
Le présent cas pratique traite de manière générale de la question de/des questions…
(Approche par identification du thème central du cas pratique).
B- Le corps du cas pratique
Question 1
Le problème de droit à résoudre est celui de savoir si… (Problème juridique).
D’après l’article…/Dans les termes de l’article…/Selon l’article… (Règle de droit ou
solution juridique) / La majeure du syllogisme juridique.
Dans le cas d’espèce/En l’espèce… (Application de la règle au cas concret).
Conclusion : … /Réponse à la question posée.
Question 2
Ibid.
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
FICHE N°II
LES SOURCES DU DROIT DE LA PROPRIETE INTELLECTUELLE
I- OBJECTIFS DE LA FICHE
Les règles régissant la propriété intellectuelle oscillent entre l’ordre juridique
international et l’ordre juridique interne. C’est la preuve de la vitalité et de la richesse du
droit de la propriété intellectuelle. Il est donc important que ces règles soient connues
dans la mesure où elles permettent au chercheur en propriété intellectuelle de
comprendre le système de la propriété intellectuelle d’une part, et, d’autre part, de savoir
mobiliser les composantes de ce système pour apporter des réponses précises aux
difficultés soulevées par les différents aspects pratiques de la propriété intellectuelle.
II- DECLINAISON DES SOURCES DU DROIT DE LA PROPRIETE INTELLECTUELLE
A- Les sources internationales
- L‟Accord de Bangui Révisé du 24 février 1999 et ses dix annexes :
les brevets d’invention (Annexe I) ;
les modèles d‟utilité (Annexe II) ;
les marques de produits ou de services (Annexe III) ;
les dessins et modèles industriels (Annexe IV) ;
les noms commerciaux (Annexe V) ;
les indications géographiques (Annexe VI) ;
la propriété littéraire et artistique (Annexe VII) ;
la protection contre la concurrence déloyale (Annexe VIII) ;
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
les schémas de configuration (topographies) de circuits intégrés (Annexe IX) ;
la protection des obtentions végétales (Annexe X entrée en vigueur le 1er janvier
1996). - La Convention de Paris du 20 mars 1883 sur la protection de la propriété
industrielle (Annexe IV)
- La Convention de Berne du 9 octobre 1886 pour la protection des œuvres de la
propriété littéraire et artistique
- L‟Accord sur les ADPIC (Aspects des Droits de propriété intellectuelle qui touchent au
Commerce
B- Les sources nationales
- La loi n° 2000/11 du 19 décembre 2000 relative au droit d’auteur et aux droits voisins
-Le décret n° 2001/956/PM du 1er novembre 2000 pris en application de la loi ci-dessus.
Sujet de réflexion : L’originalité des sources nationales du droit de la propriété
intellectuelle.
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
TITRE I : LE DROIT MATERIEL DE LA PROPRIETE
INTELLECTUELLE
Dans sa dimension matérielle, le droit de la propriété intellectuelle est constitué d’un
ensemble de règles qui régissent d’une part, la propriété littéraire et artistique
(CHAPITRE I) et d’autre part, la propriété industrielle (CHAPITRE II).
CHAPITRE I : LA PROPRIETE LITTERAIRE ET ARTISTIQUE
Le droit de la propriété littéraire et artistique peut être défini comme l’ensemble des
pouvoirs d’ordre intellectuel, moral et patrimonial que la loi reconnaît à l’auteur sur son
œuvre. La propriété littéraire et artistique couvre le droit d’auteur (SECTION I) et les droits
voisins du droit d’auteur (SECTION II).
SECTION I : LE DROIT D’AUTEUR
Le droit d’auteur porte sur l’expression par laquelle les idées sont décrites, expliquées et
illustrées (art. 3 al. 2 de la loi du 19 décembre 2000 relative au droit d’auteur et aux droits
voisins). Il est question dans cette section de présenter : le champ d’application ou domaine
du droit d’auteur (§1), les attributs du droit d’auteur (§2) et les contrats d’auteur (§3).
§1. LE DOMAINE DU DROIT D’AUTEUR.
Le droit d’auteur couvre un domaine objectif (A) et subjectif (B).
A. Le domaine objectif du droit d’auteur (les œuvres concernés par le droit d’auteur)
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
Une œuvre désigne une production littéraire ou artistique. La loi camerounaise du 19
décembre 2000 permet d’établir une distinction entre les œuvres protégées par le droit
d’auteur (1) et les œuvres ne faisant pas l’objet d’une protection par le droit d’auteur (2).
1. Les œuvres protégées par le droit d’auteur
Après avoir dégagé les critères de protection des œuvres de l’esprit (a), on rendra compte
des œuvres admises à la protection (b).
a. Le critère de protection des œuvres de l’esprit
L’œuvre de l’esprit est une expression de l’intelligence humaine. Pour que l’expression
soit protégée par la loi, elle doit satisfaire à l’unique critère suivant :
Elle doit être originale qui résulte d’une création.
C’est-à-dire avec des éléments caractéristiques originaux (Art 3 al3 de la loi du
19/12/2000).
La loi définit l’œuvre originale comme celle qui, dans ses éléments caractéristiques ou
dans l’expression, se distingue des œuvres antérieures. L’originalité ne doit pas être
confondue avec la nouveauté, même si on y fait référence en la définissant. Il suffit, pour
qu’une œuvre soit protégée qu’elle soit originale au sens subjectif du mot : point n’est
besoin qu’elle soit nouvelle au sens objectif.
Soit la situation suivante : deux peintres, qui, sans s’être concertés et se promettre un
appui, fixent l’un après l’autre, sur leurs toiles, le même site, dans la même perspective et
sous le même éclairage. Le second de ces paysages n’est pas nouveau au sens subjectif du
mot, puisque par hypothèse, le premier a pour sujet le même site. Cependant, le défaut de
nouveauté ne met pas obstacle à la constatation de l’originalité. En effet, les deux auteurs ont
déployé une activité créatrice qui ne saurait s’accommoder d’une quelconque équipollence ou
symétrie. Le même sujet est traité, mais chacune de ces œuvres est originale.
La notion d’originalité peut être mieux comprise avec l’évocation du titre de l’œuvre. Le
titre étant protégé autant que l’œuvre, nul ne saurait, même au-delà du terme de la protection,
utiliser le titre d’une œuvre antérieure pour désigner une œuvre du même genre au cas où
cette utilisation serait de nature à créer une confusion dans l’esprit du public.
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
Après avoir défini les critères de protection, le législateur détermine les œuvres admises à
protection.
b. Les œuvres admises à la protection
En la matière, la protection couvre les œuvres sous leur forme première et sous leur forme
dérivée.
Les œuvres sous leur forme première
Par forme première, il faut saisir l’œuvre telle qu’elle est initialement créée. Y figurent :
- les œuvres littéraires et les programmes d’ordinateur ;
- les compositions musicales avec ou sans parole ;
- les œuvres dramatiques, dramatico-musicales, chorégraphiques et pantomimiques 1
créées pour la scène ;
- les œuvres audiovisuelles (constituées d’une série animée d’images liées entre elles,
sonorisées ou non) ;
- les œuvres de dessin, de peinture, de lithographie, de gravure à l’eau forte ou sur le
bois et autres œuvres du même genre ;
- les sculptures, bas-reliefs et mosaïques de toutes sortes ;
- les œuvres d’architecture, aussi bien les dessins et maquettes que la construction
elle-même ;
- les tapisseries et les objets créés par les métiers artistiques et les arts appliqués,
aussi bien le croquis ou le modèle que l’œuvre elle-même ;
- les cartes ainsi que les dessins et reproductions graphiques et plastiques de nature
scientifique ou technique ;
1
Qui relèvent de l’art du mime. Le pantomime est une pièce mimée.
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
- les œuvres photographiques auxquelles sont assimilées les œuvres exprimées par
un procédé analogue de photographie.
Les œuvres sous leur forme dérivée ou composites.
L’œuvre initiale peut subir des transformations. Elle devient ainsi une œuvre composite
ou dérivée. A ce titre, la loi de 2000 définit l’œuvre composite comme celle à laquelle est
incorporée une œuvre préexistante sans la collaboration de l’auteur de cette dernière.
Ont le caractère d’œuvre composite admise, les œuvres suivantes :
- les traductions, adaptations, arrangements ou autres modifications d’œuvres
littéraires ou artistiques ;
- les recueils d’œuvres (encyclopédies, anthologies, compilations de données) ;
- les œuvres inspirées du folklore2.
Certaines œuvres sont hors du champ de la protection.
2- Les œuvre hors du champ de la protection du droit d’auteur
La conception négative du domaine du droit d’auteur se dégage de l’article 3, alinéa 4 de
la loi n° 2000/011 du 19 décembre 2000 relative au droit d’auteur et aux droits voisins.
D’après cette disposition, ne sont pas protégées par le droit d’auteur :
- Les idées ;
- Les lois, les décisions de justice et textes officiels ;
- Les armoiries, les décorations, les signes monétaires et autres signes distinctifs
Dans un rapport d’objet à sujet, il paraît indispensable d’envisager le domaine subjectif
du droit d’auteur.
B. Le domaine subjectif du droit d’auteur (les personnes titulaires du droit d’auteur)
2
Le folklore est l’ensemble des productions d’éléments caractéristiques du patrimoine culturel traditionnel développé et
perpétué par une communauté ou par des individus reconnus comme répondant aux attentes de cette communauté,
comprenant notamment les comptes contes populaires, les danses et spectacles populaires ainsi les expressions artistiques,
les rituels et les productions d’art populaire.
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
La titularité fait sens par rapport à la créativité. La matérialisation de l’idée originelle,
même si elle n’a pas été portée à son terme, fonde la paternité de l’œuvre, mieux la titularité
du droit d’auteurs. Dans certaines situations, la loi opère par assimilation pour résoudre la
question de la paternité de l’œuvre. C’est ainsi qu’« est assimilée à l’œuvre créée l’œuvre
photographique ou toute autre œuvre issue d’une réalisation à l’aide d’un procédé
automatique»3. A ce sujet, la loi fait une distinction entre les premiers titulaires (1) et les
titulaires dérivés (2).
1. Les premiers titulaires
L’auteur d’une œuvre protégée est le premier titulaire du droit d’auteurs sur ladite œuvre.
Il ne faudrait cependant pas méconnaître les coauteurs.
a. L’auteur
La loi définit l’auteur comme la personne physique qui a créé une œuvre littéraire ou
artistique ou encore la personne physique qui a conçu une œuvre et a déclenché la réalisation
par un procédé automatique. Au-delà de cette définition, il convient de noter que la loi crée
une présomption de titularité. Ainsi, « sauf preuve contraire, est auteur celui ou ceux sous le
nom ou pseudonyme desquels l’œuvre est déclarée à l’organisme de gestion collective
compétente ou est publiée ». L’admission de la preuve contraire signifie qu’il s’agit d’une
présomption simple.
La loi spécifie la notion d’auteur en fonction de certaines catégories d’œuvres.
L’auteur d’une œuvre composite est le premier titulaire du droit d’auteur sur celle-ci
sous réserve du respect du droit d’auteur attaché à chaque œuvre préexistante incluse
dans l’œuvre dérivée.
L’auteur d’une œuvre de commande, est le premier titulaire du droit d’auteur, bien
que l’œuvre soit créée pour le compte d’une personne physique ou morale dénommée
commanditaire, moyennant rémunération.
3
Art 7 al2 in fine
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
L’œuvre collective, le premier titulaire du droit d’auteur sur celle-ci est la personne
physique ou morale à l’initiative et sous la responsabilité de laquelle l’œuvre a été
créée et qui l’a publiée sous son nom. Dans cette perspective, ce ne sont pas les
auteurs qui ont participé à la création de l’œuvre qui sont les premiers titulaires du
droit d’auteur. On aurait pu penser que ce soit les auteurs qui soient les premiers
titulaires, mais la loi a prévu une solution différente. Toutefois, sauf stipulation
contraire, chaque auteur d’une œuvre incluse dans l’œuvre collective conserve le
droit d’exploiter sa contribution indépendamment de l’œuvre collective, à
condition de ne pas porter atteinte à l’exploitation de cette dernière. On se situe ainsi à
la lisière de la cotitularité.
b. Le coauteur
Les coauteurs sont les premiers cotitulaires du droit d’auteur sur l’œuvre de
collaboration. Cette dernière est créée par le concours de deux ou plusieurs auteurs, que ce
concours puisse être individualisé ou non. A moins qu’ils ne conviennent autrement, les
coauteurs sont, chacun en ce qui le concerne, libres d’exploiter la partie indépendante qu’ils
ont créée tout en demeurant cotitulaires des droits attachés à l’œuvre de collaboration
considérée comme un tout. L’exploitation ne doit cependant pas porter atteinte à l’œuvre
commune. Les bénéfices résultant de l’exploitation de l’œuvre reviennent à chaque coauteur
proportionnellement à sa contribution dans la création. Les coauteurs doivent exercer leurs
droits d’un commun accord. Aux titulaires premiers, la loi ajoute les titulaires dérivés.
2. Les titulaires dérivés
Par titulaires dérivés, il faut entendre les personnes qui tiennent leur droit non pas
directement de la loi, mais des premiers titulaires par le biais d’un acte juridique unilatéral
(testament) ou bilatéral (contrat de cession). On peut citer comme titulaires dérivés :
- le légataire testamentaire ;
- le cessionnaire.
-
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
En vertu de la théorie du droit de propriété, il est possible de rendre compte des attributs
du droit d’auteur.
§2. LES ATTRIBUTS DU DROIT D’AUTEUR
En général, la propriété est envisagée sous le prisme de trois attributs que sont : l’usus, le
fructus et l’abusus. En matière de propriété littéraire et artistique, ces attributs ne seront pas
utilisés avec la même pertinence. Les auteurs des œuvres de l’esprit jouissent sur celles-ci, du
seul fait de leur création d’un droit de propriété exclusif et opposable à tous dit droit
d’auteur. Le droit d’auteur comporte deux types d’attributs : le droit moral d’une part (A), et
le droit patrimonial d’autre part (B).
A. Le droit moral
Le droit moral fait sens par rapport à la personne de l’auteur à laquelle il s’attache. Il est
en cela un droit extrapatrimonial. On envisagera successivement les composantes du droit
moral (1) et les caractéristiques du droit moral (2).
1. Les composantes du droit moral
Le droit moral comprend :
le droit de décider de la divulgation et de déterminer les procédés et les modalités de
cette divulgation ;
le droit de revendiquer la paternité de l’œuvre : L’auteur a le droit de publier son
œuvre sous une forme anonyme ou de se faire désigner par un pseudonyme ;
le droit au respect de l’œuvre : cette prérogative permet à l’auteur d’exiger que son
œuvre soit communiquée au public exactement comme il souhaite qu’elle soit.
L’auteur a le droit de s’opposer à ce que l’œuvre soit déformée ou mutilée ;
le droit de repentir et de retrait ;
le droit de mettre fin à la diffusion de son œuvre et d’y apporter des retouches. Le
droit moral présente certaines caractéristiques.
2. Les caractéristiques du droit moral
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
Le droit moral de l’auteur présente des caractéristiques qui sont communes à tous les
droits extrapatrimoniaux. Le droit moral est perpétuel (a), inaliénable (b) et imprescriptible
(c).
a. La perpétuité
Le droit moral de l’auteur sur son œuvre est un droit perpétuel, dans la mesure où il est
inscrit dans la durée et ne s’éteint pas en principe. Après la mort, l’auteur perd certaines
prérogatives attachées au droit moral. Seul subsistera en réalité le droit au respect de l’œuvre
dont l’objet est de protéger sa réputation et son idéal contre toutes les tentatives de
dénaturation.
b. L’inaliénabilité
Est inaliénable ce qui n’est peut-être aliéné. Aliéner signifie en droit transmettre à un tiers
dans une logique de dessaisissement. Or il est impossible de se dessaisir d’un droit
extrapatrimonial dans la mesure où il est attaché à la personne. Exemple : le droit à l’image.
Le droit est de ce point un droit indisponible. Il est hors du commerce juridique.
c. L’imprescriptibilité
La prescription désigne l’écoulement d’un délai qui fait perdre ou acquérir un droit.
Le droit imprescriptible est une prérogative qui ne saurait être perdue du simple fait de son
non usage.
Aux attributs d’ordre moral ou extrapatrimonial, qui forment le droit moral de l’auteur, il
faut ajouter les attributs d’ordre patrimonial qui participent des droits patrimoniaux.
B. Le droit patrimonial
La loi sur le droit d’auteur reconnait au titulaire de l’œuvre des prérogatives évaluables en
argent. On envisagera ainsi la consistance du droit patrimonial (1) et la durée du droit
patrimonial (2).
1. La consistance du droit patrimonial
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
Le droit patrimonial se décline en un ensemble de droits exclusifs pour l’auteur. Il
s’agit du:
- droit d’exploitation ;
- droit d’autoriser l’exploitation de l’œuvre ;
- droit au profit pécuniaire : Il est évoqué au titre de la rémunération pour copie
privée, des phonogrammes et vidéogrammes de commerce et de la rémunération pour
copies privées des œuvres imprimées.
Les intérêts patrimoniaux sont inscrits dans la durée.
2. La durée du droit patrimonial
- Le droit patrimonial dure toute la vie de l’auteur ;
- Il persiste même après le décès de l’auteur, pendant l’année civile en cours et les 50
années qui suivent ;
- Ils persistent également au profit de tout ayant-cause pendant l’année de la mort du
dernier survivant des collaborateurs et les cinquante années qui suivent pour les
œuvres de collaboration.
Par ailleurs, le droit patrimonial d’auteur dure pendant les 50 années à compter de la fin
de l’année civile au cours de laquelle l’œuvre a été publiée avec le consentement de l’auteur.
Dans le cas où une telle publication n’a pas eu lieu dans les cinquante années évoquées, à
compter de la création, le droit dure 50 années à compter de la fin de l’année civile de la
création. Tel est le cas des œuvres audiovisuelles, des œuvres d’art appliqué et des œuvres
collectives.
- Pour les œuvres anonymes ou pseudonymes, le droit dure pendant les 50 années qui
suivent la fin de l’année civile de la publication autorisée ;
- En ce qui concerne les œuvres posthumes (œuvres qui paraissent consécutivement au
décès) la durée est de 50 années à compter de la fin de l’année civile de la publication
autorisée de l’œuvre.
Lorsque les délais de protection du droit patrimonial sont expirés, le droit exclusif de
l’auteur sur son œuvre tombe dans le domaine public. L’œuvre du domaine publique est
celle dont la période de protection a expiré. Néanmoins, l’exploitation d’une telle œuvre est
subordonnée :
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
au respect du droit moral de l’auteur ;
à une déclaration préalable adressée au ministre en charge de la culture ;
au paiement d’une redevance.
Dans le domaine du droit d’auteur, certains contrats peuvent être conclus entre les
titulaires du droit d’auteur et les tiers.
§3. LES CONTRATS D’AUTEUR
En matière de propriété littéraire et artistique, un certain nombre de contrat peuvent être
conclus entre les titulaires des droits et les tiers. Il s’agit du contrat de licence (A), du contrat
de cession (B), du contrat de représentation (C), du contrat d’édition (D) et du contrat de
production d’audiovisuelle (E).
A. Le contrat de licence
Le contrat de licence est la convention par laquelle, le titulaire du droit d’auteur autorise
une personne à exploiter l’œuvre littéraire ou artistique sur laquelle porte son droit. La licence
peut être exclusive ou non exclusive.
Une licence non exclusive autorise le cocontractant à accomplir de la manière qui lui est
permise les actes juridiques qu’elle concerne en même temps que le premier titulaire du droit
d’auteur et d’autres titulaires éventuels de licence. Autrement dit, il y’a un exercice
concurrentiel de prérogatives.
Une licence exclusive donne autorisation à son titulaire (le cocontractant) à l’exclusion de
toute autre personne y compris le premier titulaire du droit d’auteur d’accomplir de la manière
qui lui est permise les actes qu’elle concerne. Il n’y a point ici de prérogatives
concurrentielles. La rémunération de l’auteur est proportionnelle aux recettes d’exploitation.
Est nulle, l’autorisation d’exploiter l’ensemble des œuvres futures de l’auteur 4, sauf si cette
4
Cela signifie tout simplement que la licence d’exploitation ne peut porter que sur les œuvres présentes d’un
auteur et non les œuvres futures.
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
exploitation est faite en faveur d’un organisme de gestion collective (société de droit
d’auteur).
B. Le contrat de cession
Le contrat de cession est l’acte par lequel le titulaire du droit d’auteur (le cédant),
transfère la propriété de l’œuvre littéraire ou artistique à un tiers (le cessionnaire), à titre
onéreux ou à titre gratuit. La cession entraine le transfert de tous les droits du cédant au
cessionnaire.
NB : La propriété d’une œuvre est indépendante de la propriété de l’objet matériel. C’est
la raison pour laquelle l’acquéreur de l’original ou d’un exemplaire d’une œuvre n’est
nullement investi du fait de cette acquisition d’un des droits d’auteur prévu par la loi.
C. Le contrat de représentation
Le contrat de représentation est la convention par laquelle, le titulaire du droit d’auteur
autorise un organisateur de spectacle à exécuter, faire ou laisser exécuter, représenter, faire ou
laisser représenter publiquement son œuvre selon les conditions qu’il détermine. Il n’entraine
aucune cession des droits patrimoniaux. La conséquence est que l’entrepreneur de spectacle
ne dispose que d’un simple droit de jouissance sur l’œuvre.
D. Le contrat d’édition
Le contrat d’édition désigne la convention par laquelle, le titulaire du droit d’auteur
autorise, à des conditions déterminées, une personne appelée éditeur à fabriquer un nombre
défini d’exemplaires de l’œuvre à charge pour elle d’en assurer la publication.
E. Le contrat production audiovisuelle
Le contrat de production audiovisuelle peut être défini comme la convention par
laquelle une ou plusieurs personnes physiques s’engagent moyennant rémunération à créer
une œuvre audiovisuelle pour une personne morale ou physique dénommée producteur. Le
contrat qui lie le producteur aux auteurs d’une œuvre audiovisuelle opère cession au profit du
producteur des droits exclusifs d’exploitation de l’œuvre. L’auteur garantit au producteur
l’exercice paisible de tous les droits cédés.
Les droits voisins n’ont de sens que par rapport au droit d’auteur.
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
SECTION II : LES DROITS VOISINS DU DROIT D’AUTEUR
Les droits voisins tirent leur origine d’une œuvre protégée par le droit d’auteur et
s’apparentent à celui-ci, à certains égards. Ils ont pour objet de protéger les intérêts juridiques
de certaines personnes physiques ou morales qui contribuent à rendre les œuvres accessibles
au public. On envisagera le contenu des droits voisins (§1), les limitations aux droits voisins
(§2) et la durée des droits voisins (§3).
§1. LE CONTENU DES DROITS VOISINS
Les droits voisins du droit d’auteur comprennent les droits des artistes-interprètes (A), les
droits des producteurs de phonogrammes (B) et les droits des entreprises de communication
audiovisuelle (C).
A. Les droits des artistes interprètes
Les artistes interprètes sont les acteurs, chanteurs, musiciens, danseurs et autres personnes
qui représentent, chantent, récitent, jouent et exécutent de toute autre manière les œuvres
littéraires ou artistiques. Ils ont des droits patrimoniaux (1) et des droits extrapatrimoniaux
(2).
1. Les droits patrimoniaux
L’artiste interprète a le droit exclusif de faire ou d’autoriser les actes suivants :
la communication au public de son interprétation, au besoin par phonogramme ou
vidéogramme ;
la reproduction d’une fixation de son interprétation ;
la distribution d’une fixation de son interprétation au public par des procédés divers
tels que la vente, l’échange ou la location ;
l’utilisation séparée du son et de l’image de l’interprétation.
2. Les droits extrapatrimoniaux
L’artiste interprète a droit au respect de son nom, de sa qualité et de son interprétation. Ce
droit est attaché à sa personne, d’où sa nature extrapatrimoniale. Les droits extrapatrimoniaux
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
des artistes interprètes sont perpétuels, inaliénables, imprescriptibles et transmissibles à
cause de mort.
B. Les droits des producteurs de vidéogramme ou de phonogramme
Le producteur est la personne physique ou morale qui, la première, procède à la fixation
de l’œuvre sur un support qui peut être un phonogramme ou un vidéogramme. La loi
reconnait au producteur vidéogramme ou de phonogramme un ensemble de droits. C’est ainsi
que ce dernier jouit du droit exclusif d’accomplir ou d’autoriser toute reproduction ou mise à
la disposition du public, du vidéogramme ou du phonogramme. La même loi ne semble pas
faire allusion aux droits extrapatrimoniaux du producteur.
C. Les droits des entreprises de communication audiovisuelle
Les entreprises de communication audiovisuelle sont des organismes de radiodiffusion ou
de télévision qui transmettent des programmes au public. Il peut aussi s’agir d’organisme
utilisant tout autre procédé de transmission.
L’entreprise de communication audiovisuelle jouit du droit exclusif d’accomplir ou
d’autoriser la fixation, la reproduction de la fixation, la réémission des programmes et la
communication au public de ses programmes ainsi que la mise à la disposition du public par
vente, louage ou échange de ses programmes.
Tel que précédemment énoncé, les droits voisins du droit d’auteur connaissent certaines
limitations
§2. LES LIMITATIONS DES DROITS VOISINS DU DROIT D’AUTEUR
La loi prend en compte la possibilité pour les tiers de reprendre à leur compte les œuvres
relevant des droits voisins du droit d’auteur.
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
De manière générale, les titulaires des droits voisins ne peuvent interdire ni la
représentation privée et gratuite effectuée exclusivement dans un cercle familial ni les
reproductions strictement réservées à l’usage privé de la personne ou encore la parodie
et la caricature.
Les droits voisins sont marqués par une certaine durée.
§3. LA DUREE DES DROITS VOISINS DES DROITS D’AUTEUR
La loi se penche le plus sur la durée des droits patrimoniaux conférés par les droits
voisins. C’est ainsi qu’elle affirme le principe de la durée cinquantenaire des droits
patrimoniaux. Le point de départ de cette durée est fixé de la manière suivante :
la fin de l’année civile de fixation pour les phonogrammes, vidéogrammes et
interprétation fixés ;
la fin de l’année civile de fixation pour les interprétations non fixées sur
phonogrammes ou vidéogrammes ;
la fin de l’année civile de télédiffusion pour les programmes des entreprises de
communication audiovisuelle.
FICHE N°III
LA PROPRIETE LITTERAIRE ET ARTISTIQUE
I- OBJECTIFS DE LA FICHE
• Comprendre la notion de propriété littéraire et artistique
• Résoudre les problèmes posés par la propriété littéraire et artistique
II- LA NOTION DE PROPRIETE LITTERAIRE ET ARTISTIQUE
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
Le droit de la propriété littéraire et artistique, communément appelé droit d’auteur et
droits voisins du droit d’auteur, peut être défini comme l’ensemble des prérogatives d’ordre
moral et patrimonial que la loi reconnaît à l’auteur sur son œuvre.
Le dire ne devrait pas toutefois pas conduire à oublier que des personnes autres que
l’auteur peuvent se voir des reconnaître des prérogatives sur l’œuvre. Un certain nombre de
considérations doivent ainsi être envisagées : l’objet du droit d’auteur et des droits voisins;
l’étendue du droit d’auteur et des droits voisins; le titulaire du droit d’auteur et des droits
voisins; le transfert du droit d’auteur ; les attributs du droit d’auteur ; les limitations du
droit d’auteur ; les contrats d’auteur et la durée de la protection.
A- L’objet du droit d’auteur et des droits voisins
L’objet du droit d’auteur est généralement appelé « œuvre littéraire et artistique ». Mais
il faut comprendre que c’est exclusivement l’expression « littéraire » ou artistique qui est
protégée et non pas l’idée comme telle, la forme et non le fond. Ainsi, les œuvres
scientifiques sont protégées au titre du droit d’auteur non pas en raison de leur contenu,
mais en raison de la forme littéraire sous laquelle elles sont exprimées.
La forme que peut revêtir les œuvres littéraires, scientifiques et artistiques est variée.
Celles-ci peuvent être exprimées par des mots, de la musique, des tableaux, des ouvrages
plastiques ou des combinaisons de ceux-ci : le droit d’auteur porte sur l’expression par
laquelle les idées sont décrites, expliquées, illustrées. Il s’étend aux éléments
caractéristiques des ouvrages, tel le plan d’une œuvre littéraire dans la mesure où il est
matériellement lié à l’expression/Article 3 alinéa 2 de la loi n° 2000/11 du 19 décembre 2000
relative au droit d’auteur et aux droits voisins.
Pour bénéficier de la protection, les œuvres doivent être originales (Seuls sont protégés
par la présente loi les expressions ou les éléments caractéristiques originaux qui résultent
d’une création : article 3 alinéa 3 de la loi n° 2000/11 du 19 décembre 2000 relative au droit
d’auteur et aux droits voisins). Le caractère original d’une œuvre est une question de fait.
L’originalité ne doit pas être confondue avec la nouveauté. La protection n’est assujettie à
aucune formalité.
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
B- L’étendue du droit d’auteur et des droits voisins
En matière d’étendue du droit de vote, il faut faire une distinction entre les œuvres
protégées et l’œuvre non protégées.
1. Les œuvres protégées
a. Les œuvres protégées au titre du droit d’auteur
i) D’après l’article 3 alinéa 1 de la loi n° 2000/11 du 19 décembre 2000 relative au
droit d’auteur et aux droits voisins : Sont protégées par la présente loi, toutes les œuvres
du domaine littéraire ou artistique, quels qu’en soient le mode, la valeur, le genre ou la
destination de l’expression, notamment :
a) les œuvres littéraires, y compris les programmes d’ordinateur ;
b) les compositions musicales avec ou sans paroles ;
c) les œuvres dramatiques, dramatico-musicales, chorégraphiques et pantomimiques
crées pour la scène ;
d) les œuvres audiovisuelles ;
e) les œuvres de dessin, de peinture, de lithographie, de gravure à l’eau forte ou sur le
bois et autres œuvres du même genre ;
f) les sculptures, bas-reliefs et mosaïques de toutes sortes ;
g) les œuvres d’architecture, aussi bien les dessins et maquettes que la construction
elle-même ;
h) les tapisseries et les objets créés par les métiers artistiques et les arts appliqués, aussi
bien le croquis ou le modèle que l’œuvre elle-même ;
i) les cartes ainsi que les dessins et reproductions graphiques et plastiques de nature
scientifique ou technique ;
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
j) les œuvres photographiques auxquelles sont assimilées les œuvres exprimées par un
procédé analogue à la photographie.
ii) L’œuvre s’entend aussi bien sous sa forme première que dérivée, ou composite.
Outre les œuvres citées à l’article 3 ci-dessus, sont notamment protégées comme œuvres
composites, sans préjudice des droits d’auteur sur l’œuvre préexistante :
a) les traductions, adaptations, arrangements ou autres modifications d’œuvres
littéraires ou artistiques ;
b) les recueils d’œuvres, y compris ceux d’expressions du folklore ou de simple faits ou
données, tels que les encyclopédies, les anthologies, les compilations de données, qu’elles
soient reproduites sur support exploitable par machine ou sur toute autre forme qui, par le
choix ou la disposition des matières, constituent des œuvres originales ;
c) les œuvres inspirées du folklore.
Le folklore est l’ensemble des productions d’éléments caractéristiques du patrimoine
culturel traditionnel développé et perpétué par une communauté ou par des individus
reconnus comme répondant aux attentes de cette communauté, comprenant notamment
les contes populaires, les danses et spectacles populaires ainsi que les expressions
artistiques, les rituels et les productions d’art populaire.
b. Les œuvres protégées au titre des droits voisins du droit d’auteur
Parce qu’ils tirent leur origine d’une œuvre protégée par le droit d’auteur, les droits
voisins s’apparentent au droit d’auteur. Les droits voisins du droit d’auteur comprennent les
droits des artistes-interprètes, des producteurs de phonogrammes ou de vidéogrammes et
des entreprises de communication audiovisuelle.
Les artistes-interprètes ont des droits sur les représentations, chansons, récits qu’ils
jouent ou exécutent sur des œuvres littéraires ou artistiques, y compris les expressions du
folklore.
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
Le phonogramme désigne toute fixation de sons provenant d’une interprétation ou
d’autres sons, ou d’une représentation de sons autre que sous la forme d’une fixation
incorporée dans une œuvre audiovisuelle.
Le vidéogramme est toute fixation d’images accompagnées ou non de sons.
Le programme consiste en un ensemble d’images, de sons ou d’images et de sons, qui
est enregistré ou non et qui est incorporé dans des signaux destinés à être distribués.
2. Les œuvres non protégées par le droit d’auteur
Ne sont pas protégés par le droit d’auteur :
a) les idées en elles-mêmes ;
b) les lois, les décisions de justice et autres textes officiels, ainsi que leurs traductions
officielles ;
c) les armoiries, les décorations, les signes monétaires et autres signes officiels.
C- Le titulaire du droit d’auteur et des droits voisins
La loi intervient pour distinguer le titulaire du droit d’auteur du titulaire des droits
voisins.
1. Le titulaire du droit d’auteur
La loi envisage le premier titulaire (a) et le titulaire successif (b).
a. Le premier titulaire
L’auteur d’une œuvre protégée en vertu de la présente loi est le premier titulaire du
droit d’auteur sur ladite œuvre.
L’auteur est la personne physique qui a créé une œuvre littéraire ou artistique. Est
également auteur, la personne physique qui a conçu une œuvre et a déclenché la réalisation
par un procédé automatique. Sauf preuve contraire, est auteur celui ou ceux sous le nom ou
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
pseudonyme desquels l’œuvre est déclarée à l’organisme de gestion collective compétente
ou est publiée.
L’auteur d’une œuvre composite est le premier titulaire du droit d’auteur sur celle-ci,
sous réserve du respect du droit d’auteur attaché à chaque œuvre préexistante incluse dans
l’œuvre dérivée.
Le premier titulaire du droit d’auteur sur une œuvre collective est la personne physique
ou morale à l’initiative et sous la responsabilité de laquelle l’œuvre a été créée et qui l’a
publiée sous son nom.
Dans le cas d’une œuvre de commande (celle créée pour le compte d’une personne
physique ou morale dénommée commanditaire, moyennant rémunération), l’auteur est le
premier titulaire du droit d’auteur.
Les coauteurs sont les premiers cotitulaires du droit d’auteur sur l’œuvre de
collaboration. L’œuvre de collaboration est celle dont la création est issue du concours de
deux ou plusieurs auteurs, que ce concours puisse être individualisé ou non ; Cependant,
sauf stipulation contraire entre les coauteurs, si une œuvre de collaboration peut être
divisée en parties indépendantes, chaque coauteur est libre d’exploiter la partie
indépendante qu’il a créée tout en demeurant cotitulaire des droits attachés à l’œuvre de
collaboration considérée comme un tout. Toutefois, cette exploitation ne doit pas porter
préjudice à celle de l‟œuvre commune.
b. Le titulaire successif
L’on devrait savoir que la propriété d’une œuvre est indépendante de la propriété de
l’objet matériel. Sauf stipulation contraire, l’acquéreur de l’original ou d’un exemplaire d’une
œuvre n’est investi, du fait de cette acquisition, d’aucun des droits d’auteurs prévus par la
présente loi. Ces droits subsistent en la personne du premier titulaire du droit d’auteur ou
de ses ayants droit ou ayants cause qui ne pourront toutefois exiger de l’acquéreur la mise
à leur disposition dudit objet.
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
Si l’ayant droit est celui qui est titulaire d’un droit, l’ayant cause désigne la personne qui
tient son droit d’une autre appelée auteur.
2. Le titulaire des droits voisins
Le titulaire des droits voisins du droit d’auteur peut être un artiste-interprète, un
producteur de phonogramme ou de vidéogramme ou une entreprise de communication
audiovisuelle.
D. Le transfert du droit d’auteur
Le droit moral, parce que perpétuel, survit dans une certaine mesure à l’œuvre. Les
prérogatives issues du droit moral sont transmissibles par succession. Les droits
patrimoniaux sont transmissibles en totalité ou en partie. On applique dans ce cas les règles
de la vente lorsqu’il s’agit d’un contrat de cession à titre onéreux. NB : La propriété d’une
œuvre est indépendante de la propriété de l’objet matériel. Sauf stipulation contraire,
l’acquéreur de l’original ou d’un exemplaire d’une œuvre n’est investi, du fait de cette
acquisition, d’aucun des droits d’auteurs prévus par la loi. Ces droits subsistent en la
personne du premier titulaire du droit d’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause qui
ne pourront toutefois exiger de l’acquéreur la mise à leur disposition dudit objet.
E. Les attributs (prérogatives) du droit d’auteur et des droits voisins
Les auteurs des œuvres de l’esprit jouissent sur celles-ci, du seul fait de leur création,
d’un droit de propriété exclusif et opposable à tous, dit “droit d’auteur”.
Ce droit comporte des attributs d’ordre moral (droit moral) et des attributs d’ordre
patrimonial (droits patrimoniaux).
1. Le droit moral
a. La déclinaison du droit moral
Le droit moral, qui est attaché à la personne, confère à l’auteur le droit :
- de décider de la divulgation et de déterminer les procédés et les modalités de cette
divulgation ;
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
- de revendiquer la paternité de son œuvre en exigeant que son nom ou sa qualité soit
indiquée chaque fois que l’œuvre est rendue accessible au public ;
- de défendre l’intégrité de son œuvre en s’opposant notamment à sa déformation ou
mutilation ;
- de mettre fin à la diffusion de son œuvre et d’y apporter des retouches.
L’artiste-interprète, titulaire d’un droit voisin, a droit au respect de son nom, de sa
qualité et de son interprétation. b. Les caractéristiques du droit moral Le droit moral est
perpétuel, inaliénable et imprescriptible. Il est transmissible à cause de mort.
2. Les droits patrimoniaux
Les attributs d’ordre patrimonial du droit d’auteur emportent le droit exclusif pour
l’auteur d’exploiter ou d’autoriser l’exploitation de son œuvre sous quelque forme que ce
soit et d’en tirer un profit pécuniaire (droit exclusif d’exploiter/ droit exclusif d’autoriser
l’exploitation/droit au profit pécuniaire).
NB : Petite discussion sur la consistance des droits patrimoniaux et l’exclusivité des
droits patrimoniaux. Il faut aussi envisager les attributs d’ordre patrimonial des droits
voisins, et se poser la question de savoir s’ils ne sont pas, en fin de compte, identiques à
ceux du droit d’auteur ? Par ailleurs, sont-ils des droits exclusifs ? quels seraient les
caractères des droits patrimoniaux ?
F. Les limitations du droit d’auteur
Lorsque l’œuvre a été publiée avec l’autorisation de l’auteur, ce dernier ne peut
interdire :
a) les représentations privées effectuées exclusivement dans un cercle de famille, à
condition qu’elles ne donnent lieu à aucune forme de recette ;
b) les représentations effectuées gratuitement à des fins éducatives, scolaires ou au
cours d’un service religieux et dans les enceintes réservées à cet effet ;
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
c) les reproductions et transformations en un seul exemplaire destinées à un usage
strictement personnel et privé de celui qui les accomplit, excluant toute utilisation collective
ou toute exploitation à des fins lucratives, sauf dans les cas prévus aux alinéas 2) et 3) ci-
dessous ;
d) les analyses, les revues de presse, les courtes citations justifiées par le caractère
critique, pédagogique, scientifique ou d’information de l’œuvre, à condition qu’elles soient
accompagnées par la mention “source” et du nom de l’auteur, si ce nom figure dans la
source
e) l’utilisation des œuvres littéraires ou artistiques à titre d’illustration de l’enseignement
par le moyen de publication, d’émission de télédiffusion ou d’enregistrement sonores ou
visuels, sous réserve qu’une telle utilisation ne soit pas abusive et qu’elle soit dénuée de tout
caractère lucratif ;
f) la parodie, le pastiche et la caricature, compte tenu des lois du genre ;
g) les reproductions en braille destinées aux aveugles ;
h) la reproduction ou la transformation aux fins de preuve dans les procédures
administratives ou judiciaires.
En matière de droits voisins, Les bénéficiaires des droits ouverts au présent titre ne
peuvent interdire :
a) les représentations privées et gratuites effectuées exclusivement dans un cercle
familial
b) les reproductions strictement réservées à l’usage privé de la personne qui les réalise
et non destinées à l’utilisation collective ;
c) sous réserve d’éléments suffisants d’identification de la source :
— les analyses et courtes citations justifiées par le caractère critique, polémique,
pédagogique, scientifique ou d’information de l’oeuvre à laquelle elles sont incorporées ;
— les revues de presse ;
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
— la diffusion, même intégrale à titre d’information, d’actualité, des discours destinés
au public dans les assemblées politiques, administratives, judiciaires ou académiques, ainsi
que dans des réunions publiques à caractère politique et les cérémonies officielles ;
d) la parodie, le pastiche et la caricature, compte tenu des lois du genre.
Par ailleurs, les artistes-interprètes ne peuvent interdire ni la reproduction ni la
communication publique de leurs prestations si elles sont accessoires à un événement
constituant un sujet principal d’une séquence, d’une œuvre ou d’un document audiovisuel.
G. Les contrats d’auteur
Le contrat de représentation est la convention par laquelle le titulaire du droit d’auteur
autorise un organisateur de spectacle à exécuter, faire ou laisser exécuter, représenter, faire
ou laisser représenter publiquement ladite œuvré, selon les conditions qu’ils déterminent.
Le contrat d’édition est la convention par laquelle le titulaire du droit d’auteur autorise
à des conditions déterminées, une personne appelée éditeur, à fabriquer un nombre défini
d’exemplaires de l’œuvre, à charge pour elle d’en assurer la publication.
Le contrat de production audiovisuelle est la convention par laquelle une ou plusieurs
personnes physiques s’engagent, moyennant rémunération, à créer une œuvre audiovisuelle
pour une personne physique ou morale dénommée producteur.
Question : Quels sont les autres contrats d’auteur que vous connaissez ?
H. La durée de la protection
1. La durée de la protection des droits patrimoniaux
Les droits patrimoniaux de l’auteur durent toute sa vie. Ils persistent après son décès,
pendant l’année civile en cours et les cinquante années qui suivent. Ils persistent
également au profit de tous ayants droit ou ayants cause pendant l’année de la mort du
dernier survivant des collaborateurs et les cinquante années qui suivent pour les œuvres de
collaboration.
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
Les droits patrimoniaux d’auteur durent pendant les cinquante années à compter de la
fin de l’année civile au cours de laquelle l’œuvre a été publiée avec le consentement de
l’auteur. Si une telle publication n’a pas eu lieu dans les cinquante années à compter de la
création, les droits durent cinquante années à compter de la fin de l’année civile de la
création. C’est le cas des œuvres audiovisuelles, des œuvres d’art appliqué et des œuvres
collectives.
Pour les œuvres anonymes ou pseudonymes, les droits durent les cinquante années qui
suivent la fin de l’année civile de la publication autorisée. La durée est celle de l’alinéa 1) du
présent article si le pseudonyme ne laisse aucun doute sur l’identité civile de l’auteur ou si ce
dernier révèle celle-ci avant l’expiration de ce délai. Si une telle publication n’a pas eu lieu
dans les cinquante années à compter de la création, les droits durent cinquante années à
compter de la fin de l’année civile de la création.
Pour les œuvres posthumes la durée est de cinquante années à compter de la fin de
l’année civile de la publication autorisée de l’œuvre. Les droits patrimoniaux appartiennent
aux ayants droit de l’auteur ou aux ayants cause lorsque l’œuvre est publiée après le décès
de l’auteur. Lorsque la publication a eu lieu à l’expiration de cette période, les droits
appartiennent à l’ayant droit ou à l’ayant causé qui a procédé ou fait procéder à cette
publication.
Les œuvres posthumes doivent faire l’objet d’une publication séparée, sauf si elles ne
constituent qu’un fragment d’une œuvre précédemment publiée. Elles ne peuvent être
jointes aux autres œuvres du même titulaire précédemment publiées que si les ayants droit
ou ayants cause jouissent encore sur celles-ci du droit d’exploitation.
À l’expiration des délais de protection, le droit exclusif tombe dans le domaine public.
L’œuvre du domaine public est celle dont la période de protection a expiré. L’exploitation
des œuvres du domaine public est subordonnée au respect des droits moraux, à une
déclaration préalable adressée au ministre en charge de la culture et au paiement d’une
redevance dont le produit est versé dans le compte de soutien à la politique culturelle. Le
taux de la redevance est fixé par voie réglementaire.
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
En matière de droits voisins, la durée des droits patrimoniaux est de cinquante ans à
compter :
— de la fin de l’année civile de fixation, pour les phonogrammes, vidéogrammes et les
interprétations qui y sont fixées ;
— de la fin de l’année civile d’exécution, pour les interprétations non fixées sur
phonogrammes ou vidéogrammes ;
— de la fin de l’année civile de télédiffusion, pour les programmes des entreprises de
communication audiovisuelle.
2. La durée de la protection du droit moral
Le droit moral est perpétuel
EXERCICE D’APPLICATION : CAS PRATIQUE
Un maître âgé et atteint de rhumatismes fait appel à l’un de ses jeunes élèves pour
exécuter à sa place un certain nombre de sculptures. Ces dernières sont par la suite
divulguées sous la seule signature du maître. Mécontent, l’élève décide de saisir la justice.
1. Une sculpture est-elle une œuvre protégée par le droit d’auteur ?
2. La sculpture obtenue est-elle une œuvre de collaboration ou une œuvre collective ?
3. Quelle est la qualité qui peut être reconnue à l’élève ?
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
CHAPITRE II- LA PROPRIETE INDUSTRIELLE
L’expression par laquelle le droit appréhende le rapport de l’homme aux choses qu’ils
créent dans le domaine de l’industrie est « la propriété industrielle ». La propriété industrielle
se décline ainsi en un ensemble de pouvoirs exclusives que le droit reconnait à certaines
personnes sur les créations en matière industrielle.
La propriété industrielle résulte ainsi des brevets d’invention (création), des dessins et
modèles (forme), des marques, des appellations d’origine (valorisation), etc. La propriété des
biens industriels englobe ainsi la propriété des créations (SECTION I) et la propriété des
signes distinctifs (SECTION II).
SECTION I : LA PROPRIETE DES CREATIONS
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
Il existe dans le domaine de la propriété industrielle deux types de création pouvant faire
l’objet d'appropriation : les créations à caractère technique (§1) et les créations à caractère
ornemental (§2).
§1. LA PROPRIETE DES CREATIONS A CARACTERE TECHNIQUE
Elle est symbolisée par les titres divers que sont : le brevet d'invention (A), le certificat
d'enregistrement du modèle d'utilité (B) et le certificat d'obtention végétale (C).
A. Le brevet d’invention
Il désigne le titre délivré pour protéger une invention. L'invention, elle-même désigne
une idée qui, dans la pratique, permet d'apporter une solution à un problème particulier
relevant du domaine de la technique. C’est la raison pour laquelle l’on distingue l’invention
de produit (objet matériel) de l’invention de procédé (démarche conduisant à l’obtention
d’un résultat ou d’un produit).
On envisagera d’une part les conditions d’obtention du brevet d’invention (1) et d’autre
part les droits conférés par le brevet d’invention (2).
1. Les conditions d’obtention du brevet d’invention
Elles se divisent en conditions de fond (a) et conditions de forme (b).
a. Les conditions de fond
Certaines sont relatives à l’objet de l’invention (1°) tandis que d’autres sont afférentes à
l’auteur de l’invention (2°).
1° L’objet de l’invention
Seule l’invention brevetable peut donner lieu à un brevet d’invention. L’invention
brevetable est :
- D’abord une invention nouvelle ;
- Elle doit impliquer une activité inventive : si elle ne découle pas d’une manière assez
évidente de l’état de la technique appréciée à la date du dépôt de la demande de brevet
ou alors si une priorité a été revendiquée sur l’invention ;
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
- Enfin, elle est susceptible d’application industrielle : si son objet peut être fabriqué ou
utilisé dans tout genre d’industrie (artisanat, agriculture, services).
Il existe cependant des objets non brevetables.
L’article 6 de l’annexe 1 de l’Accord de Bangui énumère les différents objets non
brevetables. Ce sont :
- l’invention dont l’explication est contraire à l’ordre public ou aux bonnes mœurs ;
- les découvertes des théories scientifiques et les méthodes mathématiques;
- l’invention qui a pour objet les variétés végétales animales, procédés essentiellement
biologiques d’obtention de végétaux ou animaux autres que les procédés
microbiologiques ;
- les plans ou principes ou méthodes en vue de faire les affaires, de réaliser les activités
purement intellectuelles ;
- les méthodes de traitement du corps humain ou animal par la chirurgie ou la thérapie
ainsi que les méthodes de diagnostic ;
- les simples présentations d’information ;
- les programmes d’ordinateur ;
- les créations de caractère exclusivement ornemental et les œuvres littéraires
architecturales et artistiques ou toutes autres créations esthétiques.
2° L’auteur de l’invention
Il est appelé inventeur. Si plusieurs personnes ont fait une invention en commun ; le droit
au brevet leur appartient en commun. Toutefois, il existe une présomption de titularité
formulée par l’annexe1 de l’Accord de Bangui : le déposant est réputé être le titulaire du droit
au brevet d’invention. Le droit au brevet, pour une invention faite en exécution d’un contrat
de louage d’ouvrage ou de travail, appartient au maître de l’ouvrage ou à l’employeur sauf
stipulation contractuelle contraire.
b. Les conditions de forme
L’inventeur qui veut obtenir un brevet d’invention doit déposer ou adresser par plis
postale recommandé avec demande d’avis de réception à l’OAPI ou au Ministère chargé de la
propriété industrielle, une demande adressée au Directeur Général de l’OAPI, une pièce
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
justificative du versement à l’organisation de la taxe de dépôt et la taxe de publication et le
cas échéant un pouvoir sous seing privé en cas de mandat.
2. Les droits conférés par le brevet d’invention
On envisagera d’une part les droits conférés au breveté (a) et d’autre part les droits des
tiers (b).
a. Les droits conférés au breveté
Le brevet confère à son titulaire :
- le droit exclusif d’exploiter l’invention brevetée (fabrication, importation, etc.) ;
- de céder, de transmettre par voie successorale le brevet ;
- de conclure des contrats de licence ;
- d’engager une action en justice pour protéger le brevet dont il est titulaire.
Les droits conférés au breveté ont une certaine durée. Le brevet expire au terme de la
20eme année civile à compter de la date de dépôt de la demande, sous réserve de
déchéance pour non acquittement de l’annuité à la date anniversaire du dépôt de la demande
de brevet. Toutefois, la restauration reste possible.
b. Les droits conférés aux tiers
Certains droits sont conférés par la loi tandis que d’autres sont conférés par le titulaire du
brevet lui-même.
- Dans le premier cas, la loi autorise au tiers d’accomplir les actes relatifs à une
invention brevetée à des fins expérimentales dans la recherche scientifique et
technique.
- Dans le second cas, le titulaire d’un brevet peut concéder à une personne physique ou
morale une licence lui permettant d’exploiter l’inventions brevetée. Le droit
d’exploitation est aussi reconnu aux ayants droit.
B. Le certificat d’enregistrement du modèle d’utilité
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
Ce titre de propriété industrielle est régi par l’Annexe 2 de l’Accord de Bangui révisé. Par
modèle d’utilité, il faut entendre les instruments de travail ou les objets destinés à être utilisés
ou les parties de ces instruments ou objets pour autant qu’ils soient utiles au travail ou à
l’usage auxquels ils sont destinés. Exemple : un tire-bouchon. Lorsqu’il est obtenu (1), le
certificat d’enregistrement du modèle d’utilité confère certains droits (2).
1. L’obtention du certificat d’enregistrement du modèle d’utilité
Le certificat d’enregistrement du modèle d’utilité peut être obtenu directement (a) ou
indirectement (b).
a. L’obtention directe du certificat d’enregistrement du modèle d’utilité
Cette obtention directe est soumise à l’observation des conditions de fond et des
conditions de forme.
- Les conditions de fond
Il s’agit de la nouveauté du modèle d’utilité et de sa capacité à faire l’objet d’une
application industrielle. Il en va de même, pour ce qui concerne les personnes auteurs de la
création de l’instrument. Comme en matière de brevet, il s’agit entre autres du créateur, du
maître d’ouvrage ou de l’employeur.
- Les conditions de forme
Elles sont identiques à celles exigées pour l’obtention d’un brevet d’invention.
b. L’obtention indirecte
Le certificat d’enregistrement du modèle d’utilité peut s’obtenir par la voie de la
transformation d’une demande de brevet, avant la délivrance dudit brevet ou du rejet d’une
demande de brevet.
2. Les droits conférés par le certificat d’enregistrement du modèle d’utilité
D’après l’art 5 de l’annexe 2 de l’accord de Bangui révisé (1999), le titulaire du certificat
d’enregistrement a le droit d’interdire à toute personne d’exploiter le modèle d’utilité en
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
accomplissant les actes suivants : fabrications, offre de vente, vente, et utilisation, importation
et détention aux fins d’accomplir les actes qui précèdent. Les droits du titulaire du certificat
s’étalent sur une période de 10 ans à compter de la date du dépôt de la demande
d’enregistrement. Comme en matière de brevet, l’Annexe 2 de l’Accord de Bangui reconnait
certains droits aux tiers.
C. Le certificat d’obtention végétale
Régi par l’annexe 10 de l’Accord de Bangui Révisé, Le certificat d’obtention végétale
désigne le titre délivré pour protéger une nouvelle variété végétale. La variété végétale peut
être définie comme l’ensemble végétal d’un taxon botanique le plus bas connu. Après avoir
dégagé les conditions de délivrance du certificat d’obtention végétale (1), on envisagera les
effets attachés à la délivrance dudit certificat (2).
1. Les conditions de délivrance
Certaines sont de fond (a), d’autres de forme (b).
Les conditions de fond
L’annexe 10 de l’Accord de Bangui révisé prévoit en son article 3 que tous les taxons
botaniques (unité de la classification botanique), à l’exception des espèces sauvages c’est-à-
dire les espèces qui n’ont pas été plantées ou améliorées par l’homme, peuvent faire l’objet de
protection. Toutefois, la variété doit obéir à certains critères. Elle doit être
- Nouvelle : si à la date de dépôt de la demande d’enregistrement, ou le cas échéant, à la
date de priorité du matériel, de reproduction ou de multiplication, un produit de récolte
de la variété n’a pas été vendue ou remis à des tiers ;
- Distincte : si elle se distingue nettement de toute autre variété dont l’existence est
notoirement connue ;
- Homogène : celle qui est suffisamment uniforme dans ses caractères pertinents ;
- Stable ; si ces caractères pertinents restent inchangés à la suite de ses reproductions ou
de ses multiplications successives ;
- faire l’objet d’une dénomination établie, conformément à la loi.
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
La personne susceptible d’introduire une demande de délivrance du certificat
d’obtention végétale s’appelle l’obtenteur. On notera que le déposant est considéré jusqu’à
preuve du contraire comme titulaire du certificat d’obtention végétale.
Les conditions de forme
Pour obtenir un certificat d’obtention végétale, l’obtenteur adresse une demande auprès du
ministre chargé de la propriété industrielle qui la transmet à l’OAPI dans un délai de 5 jour
ouvrable à compter de la date du dépôt. L’obtenteur peut saisir directement l’OAPI. Après
publication de la demande, l’OAPI procède à son examen d’une part, et à l’examen technique
de la variété d’autre part. Lorsque l’examen est concluant, l’organisation délivre un certificat
d’obtention qu’elle publie.
2. Les effets attachés à la délivrance du certificat d’obtention végétale
Le certificat d’obtention végétale confère des droits à son titulaire ainsi qu’aux tiers.
Le titulaire du certificat d’obtention végétale se voit reconnaître les droits suivants :
- le droit exclusif d’exploiter la variété faisant l’objet du certificat ;
- le droit d’interdire à toute personne l’exploitation de la variété ;
- le droit de céder ou de transmettre par voie successorale le certificat et de conclure les
contrats de licence ;
- le droit d’ester en justice pour protéger les droits conférés.
Les prérogatives conférées par le certificat s’éteignent 25 ans après la date de sa
délivrance. Nonobstant les droits reconnus à l’obtenteur, il convient de relever que la
variété peut être exploitée par les pouvoirs publics ou par un tiers autorisé par ceux-ci.
L’exploitation est alors subordonnée au paiement d’une rémunération équitable au
titulaire du certificat
§2. LA PROPRIETE DES CREATIONS A CARACTERE ORNEMENTAL : LE
CERTIFICAT D’ENREGISTREMENT D’UN DESSIN OU MODELE INDUSTRIEL.
Les créations à caractère ornemental comprennent d’une part les dessins industriels et,
d’autre part, les modèles industriels. Ces derniers sont régis par l’annexe 4 de l’Accord de
Bangui révisé.
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
Par dessin industriel, il faut entendre tout assemblage de lignes ou de couleurs.
Le modèle industriel quant à lui désigne toute forme plastique associée ou non à des
lignes ou à des couleurs pourvu que cet assemblage ou cette forme donne une apparence
spéciale à un produit industriel ou artisanal et puisse servir de types pour la fabrication d’un
tel produit. La propriété des créations étant symbolisée par le certificat d’enregistrement, on
envisagera d’une part les conditions de l’enregistrement (A) et d’autre par les droits conférés
par l’enregistrement (B).
A. Les conditions de l’enregistrement
Certaines conditions sont de fond (1) tandis que d’autres sont de forme (2).
1. Les conditions de fond
Un dessin ou modèle industriel peut faire l’objet d’un enregistrement :
- S’il est nouveau : la nouveauté signifie que le dessin ou le modèle industriel
n’a pas été divulgué au préalable dans une partie quelconque du monde.
- S’il n’est pas contraire à l’ordre public ou aux bonnes mœurs
Pour ce qui est des créateurs, il faut relever que l’Accord de Bangui, en son annexe 4,
reconnait cette qualité tant aux étrangers qu’aux salariés.
2. Les conditions de forme
La demande est directement adressée à l’OAPI ou indirectement par le canal du Ministre
de la propriété industrielle (Ministre des Mines, de l’industrie et du Développement
Technologique). Une même demande peut comprendre un à cent dessins ou modèles qui
doivent être numérotés du 1er au dernier, à condition qu’ils relèvent de la même classe ou du
même ensemble.
Après dépôt de la demande, l’OAPI vérifie sa conformité aux exigences requises en la
matière et s’assure que les taxes exigibles ont été payées. Lorsque toutes les conditions sont
respectées, l’organisation délivre le certificat d’enregistrement au terme de la 5e année à
compter de la date du dépôt de la demande d’enregistrement.
B. Les droits conférés par l’enregistrement
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
Tout créateur d’un dessin ou modèle industriel et ses ayants cause ont le droit exclusif
d’exploiter les dessins ou modèles pour faire vendre à des industriels ou commerciaux les
produits dans lesquels ce dessin ou modèle est incorporé. Le dessin ou modèle industriel
enregistré ne produit pas d’effets à l’égard des tiers qui, au moment du dépôt de la demande
d’enregistrement, exploitaient déjà ledit dessin ou modèle. Le tiers en question est autorisé à
utiliser ce dessin ou modèle pour les besoins de son entreprise.
SECTION II : LA PROPRIETE DES SIGNES DISTINCTIFS
Dans le domaine industriel, les signes distinctifs comprennent des marques de produits ou
de services, les noms commerciaux et les indications géographiques. On envisagera pour
chaque signe, le titre de propriété correspondant.
§1. LE CERTIFICAT D’ENREGISTREMENT DES MARQUES DE PRODUITS
OU DE SERVICES
Ce titre de propriété industrielle est régi par l’annexe 3 de l‟Accord de Bangui révisé. Il
est utile de préciser que la marque de produits ou de services est facultative dans le domaine
industriel. Cependant, les Etats membres de l’OAPI peuvent exceptionnellement la déclarer
obligatoire pour les produits ou services qu’ils déterminent. La marque de produits ou de
services désigne tout signe visible utilisé ou que l’on se propose d’utiliser et qui est propre à
distinguer les services ou produits d’une entreprise. Exemple : Orange, MTN, Nexttell pour
les services téléphoniques mobiles ; Malta, Guinness, Castel, 33, pour les produits
brassicoles ; L&B et Marlboro pour les cigarettes. Lorsqu’elle n’est pas individuelle, la
marque est collective. Est considérée comme marque collective, la marque de produit ou de
services dont les conditions d’utilisation sont fixées par un règlement approuvé par l’autorité
compétente et que seuls les groupements de droit public, syndicats ou groupement de
syndicats, associations, groupements de producteurs, industriels, d’artisans ou de
commerçants peuvent utiliser. Comme pour les autres titres de propriété industrielle, on
envisagera les conditions d’obtention du certificat d’enregistrement de la marque (A) et les
droits conférés par le certificat d’enregistrement de la marque (B).
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
A. Les conditions d’obtention du certificat d’enregistrement
Ce sont des conditions de fond (1) ou de forme (2).
1- Les conditions de fond
Certaines sont relatives à la marque (a), d’autres aux titulaires (b).
a. Les conditions relatives à la marque
Pour qu’une marque soit valablement enregistrée elle ne doit pas être :
- dépourvue de caractère distinctif ;
- identique à la marque appartenant à un autre titulaire et qui est déjà enregistrée ;
- contraire à l’ordre public, aux bonnes mœurs ou aux lois ;
- susceptible d’induire en erreur dans les milieux commerciaux ;
- l’objet d’une production ou imitation.
b. Le titulaire
L’Accord de Bangui reconnaît aux étrangers, le droit d’être titulaire d’une marque. Si une
marque a été déposée par une personne qui, au moment du dépôt, avait connaissance ou aurait
dû avoir connaissance du fait qu’une autre personne avait la priorité de l’usage de cette
marque, cette dernière personne peut revendiquer, auprès de l’OAPI, la propriété de la maque
pourvu qu’elle dépose ladite marque dans les 06 mois qui suivent la publication de
l’enregistrement du premier dépôt. Lorsque la marque est collective, le titulaire est l’organe
concerné.
2- Les conditions de forme
Comme il est acquis pour les autres titres de propriété industrielle, quiconque veut obtenir
l’enregistrement doit saisir l’OAPI directement ou indirectement. L’organisation examine la
demande, établit un certificat d’enregistrement dont les données sont insérées au registre
spécial des marques.
B. Les droits conférés par le certificat d’enregistrement de la marque
Certains droits sont conférés au titulaire du certificat (1), d’autres aux tiers (2).
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
1- Les droits conférés au titulaire du certificat d’enregistrement
L’enregistrement de la marque confère à son titulaire :
- le droit exclusif d’utiliser la marque ;
- le droit exclusif d’empêcher les tiers agissant sans son consentement de faire usage.
2- Les droits conférés aux tiers
L’enregistrement de la marque ne confère pas à son titulaire le droit d’interdire aux tiers
l’usage de bonne foi de leurs noms, de leurs adresses, d’un pseudonyme ou d’indications
exactes. Par ailleurs, le tiers a le droit de faire usage de la marque en relation avec les produits
qui ont été licitement vendus sur la marque à la condition que ces produits n’aient subi aucun
changement.
§2. LE CERTIFICAT D’ENREGISTREMENT DU NOM COMMERCIAL
Les noms commerciaux sont l’objet de droit de propriété industrielle. Ils sont régis par
l’annexe 5 de l’Accord de Bangui Révisé. Le nom commercial désigne la dénomination sous
laquelle est connu et exploité un établissement commercial, industriel, artistique ou agricole.
Après avoir envisagé l’enregistrement du nom (A), on évoquera les droits conférés (B).
A. L’enregistrement du nom commercial
Quelques considérations relatives à la qualité du nom à enregistrer (1), au demandeur à
l’enregistrement (2) seront évoquées sans que ne soient oubliée la procédure en la matière (3).
1. La qualité du nom à enregistrer
D’après l’annexe 5 de l’Accord de Bangui, en son article 2, Ne peuvent constituer des
noms commerciaux, des noms qui, par leur nature ou l’usage qui peut en être fait sont
contraires aux bonnes mœurs ou à l’ordre public et qui pourraient tromper les milieux
commerciaux ou le public sur la nature de l’établissement désigné par ce nom.
2. Le demandeur à l’enregistrement
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
Le demandeur à l’enregistrement peut être une personne physique ou une personne
morale. Pour les personnes physiques, il peut s’agir aussi bien des commerçants que des
entreprenants. Les personnes morales commerçantes sont des sociétés commerciales dotées de
la personnalité juridique. On pourrait tout aussi bien faire allusion aux sociétés civiles.
3. La procédure d’enregistrement
Tout propriétaire d’une entreprise commerciale, industrielle, artisanale, ou agricole qui
veut obtenir l’enregistrement du nom commercial attaché à son établissement doit déposer ou
adresser par plis postal recommandé, avec demande d’avis de réception à l’OAPI ou au greffe
du tribunal civil de son domicile ou au ministère chargé de la propriété industrielle, une
demande.
L’organisation vérifie la conformité de la demande et s’assure que le nom proposé n’est
pas contraire aux exigences légales en la matière. L’organisation procède à l’enregistrement
du nom commercial et à sa publication lorsqu’en plus des conditions précédentes, les taxes
ont été acquittées. L’enregistrement d’un nom commercial n’a d’effet que pour 10 ans à
compter de la date de dépôt. Le droit conféré par l’enregistrement du nom commercial peut
être conservé sans limitation de durée par les renouvellements successifs effectués tous les 10
ans.
B. Les droits conférés par l’enregistrement du nom commercial
Les droits conférés par l’enregistrement sont définis à l’article 5 de l’annexe 5 de
l’Accord de Bangui Révisé.
Le titulaire du certificat d’enregistrement du nom commercial jouit du droit exclusif de
faire usage dudit nom dans le cadre de l’exercice de ses activités. Par conséquent, il est illicite
d’utiliser un nom commercial enregistré pour la même activité si cette utilisation est
susceptible de créer une confusion entre les entreprises. L’annexe 5 de l’Accord de Bangui,
en son article 5 alinéa 2, reconnait aux tiers, l’usage de bonne foi du nom commercial
enregistré. Comme en matière commerciale, le droit de la propriété intellectuelle admet le
principe de la transmission du nom commercial. Ce dernier ne peut être transmis ou cédé
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
qu’avec l’établissement commercial, industriel, artisanal ou agricole ou la partie dudit
établissement désigné sous ce nom.
§3. LES INDICATIONS GEOGRAPHIQUES ENREGISTREES
Les indications géographiques sont régies par l’annexe 6 de l’Accord de Bangui Révisé.
Elles servent à identifier un produit comme étant originaire du territoire ou d’une région, ou
localité de ce territoire dans les cas où une qualité, réputation ou autre caractéristique
déterminée du produit peut être attribuée essentiellement à cette origine géographique. On
envisagera les conditions d’enregistrement des indications géographiques d’une part (A), et
d’autre part les droits conférés par l’enregistrement (B).
A. Les conditions de l’enregistrement
Pour ce qui est des conditions de fond, on relèvera tout d’abord que l’indication
géographique qui est de nature à induire le public en erreur quant au véritable lieu d’origine
ne peut faire l’objet d’enregistrement. Par la suite, on précisera que tout enregistrement
d’indication géographique qui, bien qu’elle soit littéralement exacte pour ce qui est du
territoire (conforme à son lieu d’origine), donne à penser à tout un public que les produits sont
originaires d’un autre territoire (risque de confusion, le produit vient d’ailleurs) ne peut être
recevable.
En ce qui concerne les conditions de forme, elles sont identiques à toutes celles qui ont
été précédemment envisagées. Lorsque la demande est recevable, l’OAPI publie
l’enregistrement effectué et délivre au titulaire un certificat d’enregistrement.
B. Les droits conférés par l’enregistrement
Seuls les producteurs exerçant leurs activités dans l’aire géographique indiquée aux
registres ont le droit d’utiliser à des fins commerciales, pour les produits indiqués au
registre, l’indication géographique enregistrée pour autant que ces produits aient les
qualités caractéristiques essentielles indiquées au registre.
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
Les tiers ont le droit d’utiliser l’indication géographique pour des produits déjà mis en
circulation. Au volet matériel du droit de la propriété intellectuelle, doit être couplé le volet
institutionnel.
FICHE N°IV
LA PROPRIETE INDUSTRIELLE
I- OBJECTIFS DE LA FICHE
• Comprendre la notion de propriété industrielle
• Résoudre les problèmes posés par la propriété industrielle
II- LA NOTION DE PROPRIETE INDUSTRIELLE
La propriété industrielle, composante de la propriété intellectuelle, est constituée par
l’ensemble des droits protégeant, par la reconnaissance d’un monopole temporaire
d’exploitation, certaines créations nouvelles et certains signes distinctifs. Les droits de
propriété industrielle portent ainsi sur les créations et les signes qui doivent toujours être
rattachés à un produit qui est envisagé dans les différents stades de son émergence
économique, à savoir le stade de sa création ; celui de sa forme ou de sa présentation ; celui
de son individualisation ; et celui de sa valorisation. Pour comprendre l’articulation des droits
de propriété industrielle, il faut nécessairement prendre en compte deux considérations :
l’objet des droits de propriété intellectuelle ; la protection des droits de propriété
intellectuelle ; et les prérogatives reconnues.
III- EXERCICES D’APPLICATION
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
EXERCICE I
Voici un ensemble d’objets des droits de propriété industrielle : invention ; modèle
d’utilité ; obtention végétale ; dessins ou modèles industriels ; marque de produits ou de
services ; nom commercial ; indication géographique.
1. Donnez une définition à chaque objet de propriété intellectuelle énuméré
2. Regrouper les différents objets de propriété industrielle dans les différentes
catégories.
3. Précisez les conditions requises pour obtenir la protection au titre de la propriété
industrielle.
4. Identifiez les différents titres délivrés pour chaque objet de propriété industrielle
5. Quels sont les prérogatives reconnues aux titulaires des titres de propriété
intellectuelle ?
6. Ces prérogatives sont-elles exclusives des droits des tiers ?
7. Quelle est l’étendue temporelle des droits conférés ?
8. Comment s’opère le maintien des droits conférés par le titre de propriété
industrielle ?
EXERCICE II
Pour les différents secteurs d’activité ci-dessous, réfléchissez sur l’objet des droits de
propriété industrielle, les titres de propriété industrielle et les contrats pouvant être conclus
entre le titulaire du titre et les tiers : activité du secteur technologique ; activité brassicole ;
industrie pétrolière ; industrie de l’habillement.
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
TITRE II : LE DROIT INSTITUTIONNEL DE LA PROPRIETE
INTELLECTUELLE
Le volet matériel de la propriété intellectuelle (propriété littéraire et artistique et propriété
industrielle) doit nécessairement être couplé à son volet institutionnel. L’articulation des
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
règles matérielles consacrant les droits de la propriété intellectuelle n’a de sens que s’il existe
des institutions chargées de garantir le respect des règles en question. Le droit de la propriété
intellectuelle fait ainsi sagement le lien entre le volet institutionnel normatif du droit
(institutions-normes) et son volet institutionnel organique (institutions-organes) dans le but de
donner un plein sens à la matière qu’il régit.
Le moins que l’on puisse dire est que la propriété intellectuelle est organiquement
encadrée. Cet encadrement obéit à la logique de sa division en droit de la propriété littéraire et
artistique et droit de la propriété industrielle. C’est la raison pour laquelle il faudra envisager
successivement les institutions en charge de la propriété industrielle (CHAPITRE I) et celles
en charge de la propriété littéraire et artistique (CHAPITRE II).
CHAPITRE I : LES INSTITUTIONS EN CHARGE DE LA
PROPRIETE INDUSTRIELLE
Il existe, de par le monde, une multitude d’institutions en charge des questions de la
propriété industrielle. Loin de les envisager toutes, on se bornera à une approche qui intègre
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
les institutions existant sur le continent africain qui, d’une manière singulière, apporte ses
propres solutions dans le concert mondial de la protection des droits de la propriété
industrielle.
Si l’Afrique est dotée d’une institution intégrée à savoir l’OAPI (SECTION I) le
Cameroun dispose quant à lui d’un appareil institutionnel qui vient prolonger le travail fait par
l’OAPI au niveau régional (SECTION II).
SECTION I : L’OAPI
L’OAPI est l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle. Cette institution en
charge des questions de la propriété industrielle devra tout d’abord être présentée (§1). Par la
suite, on envisagera les procédures qui peuvent être introduites par devant l’OAPI dans le
cadre de la protection des droits de la propriété industrielle (§2).
§1. PRESENTATION DE L’OAPI
En trois points on évoquera la création et les missions de l’OAPI (A), les organes de
l’OAPI (B) et les principes de fonctionnement de l’OAPI (C).
A. Création et mission de l’OAPI
Le Bénin, Le Burkina Faso, le Cameroun, la RCA, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Gabon,
Madagascar, la Mauritanie, le Niger, le Tchad et le Sénégal, conscients des avantages
économiques et industriels qu’ils pourraient tirer de la connaissance et de la maîtrise des
outils propres à la propriété intellectuelle ont créé le 13 septembre 1962, avec la signature de
l’accord de Libreville, l’Office Africaine et Malgache de la Propriété Intellectuelle (OAMPI).
Le retrait de la République de Madagascar, l’attribution de nouvelles compétences
notamment dans le domaine de la propriété littéraire et artistique, l’intérêt de couvrir de
nouveaux objets et le souci d’impliquer la propriété intellectuelle dans leur développement
ont amené les Etats membres à reconsidérer l’Accord de Libreville et à créer l’organisation
Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI), par l’adoption d’une nouvelle convention :
l’Accord de Bangui du 2 mars 1977 révisé le 24 février 1999 (et tout récemment en 2015).
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
Aussitôt créée, l’OAPI s’est vue assigner des missions précises. L’OAPI est l’office
commun tenant lieu de service national de la propriété industrielle pour chaque membre. En
matière de la propriété industrielle, l’OAPI a pour mission entre autres, de mettre en œuvre et
d’appliquer les procédures administratives communes découlant du régime uniforme de
protection de la propriété industrielle ainsi que les stipulations des conventions internationales
en ce domaine auxquelles les Etats membres ont adhérée et de rendre les services en rapports
avec la propriété industrielle. Pour ces fins, l’OAPI est dotée de certains organes.
B- Les organes de l’OAPI
L’OAPI comprend trois organes : le conseil d’administration (1), la commission
supérieure des recours (2) et la direction générale (3).
1- Le conseil d’administration
Le conseil d’administration est composé des représentants des Etats membres en raison
d’un représentant par Etat. L’Accord de Bangui révisé fixe les attributions et les pouvoirs du
conseil d’administration en ses articles 29 et suivants.
2- La Commission Supérieure de Recours
La Commission Supérieure de Recours statue sur les décisions du directeur général
consécutives au rejet d’une demande d’enregistrement, à la radiation d’une marque suite à une
opposition ou à un refus d’une demande de restauration des droits.
4. La direction générale
La direction générale assure les fonctions exécutives de l’organisation.
C- Les principes de fonctionnement de L’OAPI
Son fonctionnement repose sur les principes fondamentaux suivants :
- un office commun à tous les Etats membres.
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
- Un texte unique : accord de Bangui et ses annexes constituant le code de la propriété
intellectuelle en vigueur sur le continent africain.
- La centralisation des procédures : tout dépôt fait à l’OAPI à valeur de dépôt national
dans chaque état.
§2. LES PROCEDURES DEVANT L’OAPI
Deux types de procédures peuvent être introduits devant l’OAPI. Il s’agit d’une part des
procédures d’acquisition et de maintien des droits (A) et d’autre part des procédures
contentieuses (B).
A. Les procédures d’acquisition et de maintien des droits.
Ces procédures seront envisagées séparément.
1. Les procédures d’acquisition des droits
L’acquisition des droits à l’OAPI se déroule en 4 étapes à savoir le dépôt de la demande
(a), l’examen de la demande (b), et éventuellement l’enregistrement du titre et la
publication(c).
a. Le dépôt de la demande
Toute personne voulant obtenir un titre de propriété industrielle doit déposer une demande
dont les éléments varient en fonction du titre sollicité. C’est le cas en matière de brevet
d’invention (art 14 de l’annexe 1 de l’ABR), de modèle d’utilité (art 11 de l’annexe 2 de
l’ABR), de marques (art 8 de l’annexe 3 de l’ABR), de dessins ou modèles industriels (art 8
de l’annexe 4 de l’ABR), d’indication géographique (art 7 de l’annexe 6 de l’ABR) de
schéma de configuration de circuit intégré (art 8 de l’annexe 9 de l’ABR) et variété végétale
(art 12 de l’annexe 10 de l’ABR).
L’accord de Bangui prévoit deux modalités de dépôt : le dépôt direct et le dépôt
indirect. Le premier est effectué directement au siège de l’OAPI, tandis que le second se
réalise par l’entremise des structures nationales et de liaisons. Il convient de relever que quelle
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
que soit la voie choisie par le déposant, l’Accord de Bangui exige pour les déposants
étrangers (ceux non ressortissants de l’espace OAPI), de passer par un mandataire choisi dans
un Etat membre (Art 6 alinéa 3 ABR). Le recours au mandataire est facultatif pour les
déposants ressortissants des pays membres de l’OAPI.
Toutes les demandes doivent être déposées ou adressées par pli postal recommandé avec
demande d’avis de réception à l’Organisation ou au ministère chargé de la propriété
industrielle (ministère des mines, de l’industrie et du développement technologique).
b. L’examen de la demande
L’Accord de Bangui prévoit deux types d’examens : un examen de forme et un examen de
fond
En ce qui concerne les demandes d’enregistrement de marques par exemple,
l’organisation effectue un examen de fond qui porte sur la distinctivité du signe en rapport
avec le produit. De même, elle assure que le signe proposé à l’enregistrement n’est pas
contraire à l’ordre public ou aux bonnes mœurs, et qu’il ne reproduit pas les signes et
poinçons officiel, des drapeaux des Etats, signes ou dénomination des organisations
internationales intergouvernementales. Le non-respect de ces conditions de réserves peut être
le fondement d’une décision de rejet ou d’irrégularité quand bien même les conditions de
forme seraient observées.
A l’issue de la procédure d’examen, la demande peut aboutir soit à la délivrance ou à
l’enregistrement du titre, soit à un rejet pur et simple. Dans le dernier cas, le déposant a la
faculté de saisir la Commission Supérieure de Recours. La demande reçue donne droit à
l’inscription au registre et à la publication.
c. L’inscription au registre et la publication
Une fois le titre délivré, l’organisation procède à son inscription au registre spécial du titre
de propriété intellectuelle concerné. Cette publication a pour but d’informer les tiers de
l’existence du titre et de leur permettre d’élever d’éventuelles contestations.
2. Les procédures de maintien des droits
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
Le maintien en vigueur de certains titres notamment le brevet, le modèle d’utilité
d’obtention végétale est subordonné au paiement d’annuités (a). Les signes distinctifs tels que
les marques et les noms commerciaux doivent faire l’objet d’un renouvellement à l’expiration
des délais de protection (b). En ce qui concerne les dessins et modèles, la protection doit être
prolongée pour son maintien en vigueur (c).
a. Le paiement des annuités
Il est de règle que le brevet d’invention expire au terme de la 20ème année civile à
compter de la date de dépôt de la demande. A chaque date anniversaire, le titulaire doit
payer une taxe annuelle appelée annuité pour maintenir en vigueur ses droits. Pour ce qui
concerne le modèle d’utilité et l’obtention végétale, il faut se référer aux dispositions des
annexes 2 et 10 de l’Accord de Bangui révisé.
Le défaut de paiement de cette annuité entraine la déchéance du titre. Un délai de grâce
de 06 mois est accordé au titulaire pour lui permettre de régulariser sa situation moyennant
paiement d’une surtaxe.
En cas de forclusion, le titulaire peut demander la restauration de ses droits au Directeur
de l’OAPI et en cas de rejet de sa demande, saisir la Commission Supérieure de Recours.
b. Le renouvellement de l’enregistrement
Cette procédure concerne la marque et le nom commercial. L’enregistrement de la marque
n’est valable que pour une période de 10 ans. Cette formalité doit être renouvelée tous les
10 ans à compter de la date de dépôt de la demande, moyennant paiement de la taxe
prévue à cet effet. Faute de renouvellement dans les délais prescrits, l’Accord prévoit un délai
de grâce de 06 mois qui court à compter du jour où le renouvellement était dû, moyennant
paiement de la surtaxe de renouvellement tardif. Il en est de même pour ce qui concerne le
nom commercial. Passé ce délai, il est déchu de son droit.
c. La prolongation de la durée de protection du dessin et du modèle
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
Le dessin et le modèle sont enregistrés pour une durée de 05 ans. Pour être maintenu
en vigueur, cet enregistrement peut être prolongé pendant deux périodes consécutives de 05
ans.
B. Les procédures contentieuses devant l’OAPI
Le contentieux à l’OAPI se déroule devant le DG (1) puis devant la commission
supérieure de recours (2).
1. Les procédures contentieuses devant le Directeur Général de l’OAPI
Lorsque le Directeur Général prend une décision d’octroi, de rejet ou de maintien en
vigueur des titres de propriété industrielle, cette décision peut être contestée par la voie de
l’opposition (a), de la revendication de propriété (b) ou de la restauration des droits (c).
L’opposition est prévue en matière de marque, de nom commercial et d’indication
géographique. En matière d’obtention végétale, l’art 17 de l’annexe 10 prévoit plutôt
une procédure spéciale d’objection qui s’apparente à l’opposition.
a. L’opposition
L’opposition à l’enregistrement d’une marque intervient après la publication de
l’enregistrement de la marque et a pour objet de permettre aux titulaires des droits antérieurs
de faire annuler l’enregistrement obtenu en violation de leurs droits. Seront envisagés les cas
d’ouvertures (1°) et le déroulement de l’opposition (2°).
1° Les cas d’ouverture de l’opposition
D’après l’article 18 alinéa 1 de l’annexe 3 de l’Accord de Bangui Révisé, l’opposition
est ouverte dans les cas de violation des dispositions des art 2 ou 3 de l‟Accord de Bangui (la
marque est dépourvue d’un caractère distinctif, elle est contraire à l’ordre public et aux bornes
mœurs ou aux lois ; le signe choisit ne peut constituer une marque) ou de violation d’un droit
antérieur enregistré et appartenant à l’opposant.
2° Le déroulement de l’opposition
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
La procédure est introduite par une requête appelée avis d’opposition adressée au
Directeur Général de l’organisation par l’opposant. Cet avis motivé est communiqué au
titulaire de l’enregistrement querellé ou à son mandataire qui peut répondre dans un délai de
trois mois à compter de sa notification.
L’organisation statue sur l’opposition après audition des parties ou l’une d’entre elles ou
leur mandataire si la demande lui en est faite. Il s’agit de véritables débats oraux qui prennent
les allures de plaidoiries que connaissent les cours et tribunaux.
A l’issue des débats, le Directeur Général rend une décision qui doit être motivée et
notifiée au demandeur ou à son mandataire par pli postal avec accusé de réception. Faute de
motivation, la décision encourt la censure de la Commission Supérieure de Recours pour
absence de motif.
En se prononçant sur l’opposition formulée, le DG de l’OAPI peut donner gain de cause à
l’opposant ; dans ce cas d’enregistrement contesté doit être radié. Il peut maintenir sa décision
d’enregistrement auquel cas l’opposant est débouté. La décision du Directeur Général est
susceptible de recours devant la Commission Supérieure de Recours.
b. La revendication de propriété
Elle est prévue exclusivement pour les marques. Cette procédure vise à sanctionner les
comportements frauduleux dans les rapports entre commerçants. La revendication de
propriété est subordonnée à la réunion de certaines conditions (1°) avant sa mise en œuvre
(2°).
1° Les conditions d’ouverture de la revendication de propriété
Afin de revendiquer la propriété d’une marque, les conditions suivantes doit être
remplies: l’existence d’un usage antérieur sur le territoire d’un Etat membre de l’OAPI connu
du déposant ou dont ce dernier aurait dû avoir connaissance ; l’existence d’un dépôt
frauduleux ; le dépôt du signe par celui qui en revendique la propriété dans un délai de rigueur
au cours duquel la revendication doit être faite et le paiement de la taxe prescrite.
Ces conditions sont contenues dans l’article 5 de l’annexe 3 de l’accord de Bangui
Révisé qui dispose que « la propriété de la marque appartient à celui qui, le premier, en a
effectué le
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
dépôt. Toutefois si une marque a été déposée par une personne qui, au moment du dépôt avait
connaissance ou aurait dû avoir connaissance du fait qu’une autre personne avait la
propriété de l’usage de cette marque, cette dernière 43 personne peut revendiquer auprès de
l’organisation la propriété de la marque, pourvu qu’elle effectue le dépôt de ladite marque
dans les 06 mois qui suivent la publication du premier dépôt ».
2° Le déroulement de la procédure de revendication
Selon l’article 5 alinéa 4 de l’annexe 3 de l‟ ABR, l’organisation statue sur la
revendication après une procédure contradictoire définie par le règlement d’application. Cette
procédure se déroule quasiment de la même manière que la procédure d’opposition.
Toutefois, les parties peuvent valablement saisir les juridictions de l’ordre judiciaire en
annulation du titre pris en violation de leurs droits.
c. La restauration des droits
En deux points on envisagera les cas d’ouverture de la restauration des droits (1°) et le
déroulement de la procédure de restauration des droits (2°).
1° Les cas d’ouverture de la restauration des droits
De manière générale, la restauration des droits intervient dans les cas suivants :
- le demandeur du titre de protection de la propriété industrielle n’a as déposé sa demande
dans les délais fixés par les textes ;
- le breveté ou le titulaire d’un certificat d’enregistrement de modèle d’utilité ne s’est pas
acquitté de son annuité à la date anniversaire du dépôt de sa demande de brevet et ne l’a non
plus fait dans le délai de grâce de 06 mois ;
- le titulaire d’un dessin ou modèle enregistré n’a pas renouveler la protection à la date
anniversaire de la 5ème année. Ne l’a non plus fait dans les délais de grâce de 06 mois
- le titulaire d’un nom commercial enregistré n’a pas renouvelé la protection à la date
anniversaire de la 10ème année et ne l’a non plus fait dans le délai de grâce de 06 mois ;
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
- le titulaire d’un certificat d’obtention végétale ne s’est pas acquitté de son annuité à la
date anniversaire de la délivrance de son certificat et ne l’a non plus fait dans le délais de
grâce de 06 mois.
2 ° Le déroulement de la procédure de restauration des droits
Les demandes de restauration de brevet, de marque, de noms commerciaux et d’obtention
végétale doivent être faites dans le délai de 06 mois à compter de la date où les circonstances
indépendantes de la volonté des titulaires ou de leurs ayants droit ont cessé d’exister et au plus
tard dans un délai de deux ans à partir de la date où le renouvellement était dû. En ce qui
concerne particulièrement les dessins et modèles, ce délai est d’un an. Toute demande qui ne
respecte pas ce délai est irrecevable.
La demande de restauration doit être faite par écrit adressé au Directeur Général de
l’OAPI avec la preuve de l’existence des circonstances ou raisons indépendantes de la volonté
du titulaire et du paiement de la taxe de restauration.
La charge de la preuve incombe au demandeur. La procédure de restauration des droits se
déroule devant la commission de restauration des droits. Deux cas de figures peuvent se
présenter. Relativement au premier cas, les arguments du demandeur sont agréés par la
commission de restauration des droits : celle-ci saisit le Directeur Général de l’OAPI qui
prononce la restauration par une décision.
Dans le second cas, les motifs de la demande de restauration ne semblent pas fondés. Le
Directeur Général rejette la demande par décision motivée notifiée au demandeur par tout
moyen laissant trace écrite. La notification précise le délai d’exercice de recours auprès de la
CSR.
2. La procédure devant la Commission Supérieure de Recours
Les décisions du directeur général de l’OAPI sont susceptibles de recours devant la
Commission Supérieure de Recours.
La Commission Supérieure de Recours, saisie sur recours, connait du contentieux de la
propriété industrielle à un second degré. Elle statue ainsi sur les recours formés contre les
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
décisions de rejet de demande des titres de propriété industrielle. Elle statue aussi sur les
recours formés contre les décisions sur opposition et les décisions de rejet des demandes de
restauration et d’inscription au registre spécial. Elle est enfin compétente pour connaitre des
recours contre les décisions de radiation des mandataires. Lorsqu’elle est saisie, elle doit être
composée de trois membres au moins qui examinent le recours et se prononcent au fond.
En matière de propriété industrielle, on ne saurait faire fi du rôle joué par les institutions
nationales.
SECTION II : LES INSTITUTIONS NATIONALES
Au niveau national les institutions en charge des questions de propriété industrielle sont
les institutions ministérielles (§1) et judiciaires (§2).
§1. LES INSTITUTIONS MINISTERIELLES
On retiendra comme institutions ministérielles : le ministère des mines, de l’industrie et du
développement technologique ; le ministère de la recherche scientifique et de l’innovation ; le
ministère du commerce et le ministère des finances.
A. Le ministère des mines, de l’industrie et du développement technologique
Le Cameroun ne dispose pas d’un office national chargé des questions de propriété
intellectuelle parce qu’étant déjà membre de l’OAPI. Qu’à cela ne tienne, son organisation
gouvernementale intègre en bonne place un département ministériel en charge des questions
de propriété industrielle, dont l’organisation est fixée par le décret n° 2012 /432 du 1er
octobre 2012.
D’emblée, il contient de relever que ce ministre est chargé de la promotion et de la
défense d’un label de qualité pour les produits destinés au marché local et à l’exportation, en
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
liaison avec les administrations concernées. Or on sait que les droits de propriété industrielle
visent la
valorisation d’un produit à tous les stades de son évolution. De là, on établit très bien l’apport
de ce département ministériel dans l’encadrement de la propriété industrielle.
Plus encore le ministère de l’industrie assure la liaison entre le gouvernement et
l’organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), l’organisation Africaine de la
Propriété Intellectuelle (OAPI) ainsi qu’avec l’organisation des Nations Unies pour le
Développement Industriel (ONUDI) en relation avec le ministère des relations extérieures.
Le décret de 2012 confie à ce ministère la tutelle sur les sociétés publiques ou
parapubliques intervenant dans son secteur de compétence, des organismes d’intervention et
d’assistance aux industries et des sociétés d’encadrement du secteur minier notamment la
Société Nationale des Investissements (SNI), l’Agence des Normes et de la Qualité (ANOR),
l’Agence de Promotion des Investissements (API), l’Office National des Zones Franches 46
industrielles (ONZFI), la Chambre du Commerce, d’industrie des Mines et de l’artisanat
(CCIMA), la Mission d’aménagement et de Gestion des Zones Industrielles (MAGZI).
L’activité du ministère de l’industrie n’a véritablement de sens que si l’on prend en
compte celle du ministère de la recherche scientifique et de l’innovation.
B. Le ministère de la recherche scientifique et de l’innovation
Il n’y a pas à proprement parler de propriété industrielle sans création. Le secteur de la
création est vivement lié à celui de la recherche scientifique, de la recherche technique et de
l’innovation car le produit de l’activité créatrice appelle automatiquement la nécessité d’une
protection au titre de la propriété industrielle.
D’une manière générale, l’innovation est un objectif prioritaire dans la politique nationale
de développement. Pour le comprendre, il faut nécessairement prendre en compte les
dispositions du décret n° 2012 /383 du 14 septembre 2012 portant organisation du ministère
de recherche scientifique et de l’innovation. L’article 1 er alinéa 2 de ce texte règlementaire
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
dispose que ce département ministériel « est chargé de l’animation, de la coordination et du
contrôle de activités de recherche scientifique en vue de la promotion du développement
économique social et culturel ». Dans les termes du même article, le même ministère assure la
valorisation, la vulgarisation et l’exploitation des résultats de la recherche, la coopération
internationale en matière de recherche scientifique et d’innovation et le suivi de la recherche
dans le domaine des pharmacopées traditionnelles.
C. Le ministère du commerce
Le commerce interne ou international soulève automatiquement des questions de propriété
industrielle. Aussi, les marques les brevets d’invention intéressent particulièrement le
ministère du commerce. Le décret n°2012 /513 du 12 novembre 2012 charge le ministère du
commerce de la promotion et de la défense d’un label de qualité pour les produits destinés à
l’exportation et aux marchés locaux ; la négociation et le suivi de la mise en œuvre des
accords commerciaux (on ne doit pas oublier qu’il existe des aspects de la propriété
intellectuelle liés au commerce) ; et l’application des sanctions administratives en cas de
fraude à la propriété industrielle.
D. Le ministère des finances
Ce département ministériel est organisé par le décret n° 2013/066 du 28 février 2013. Le
secteur en charge de la propriété industrielle est celui des douances. La direction générale des
douanes est chargée entre autres choses de l’élaboration et de l’application de la législation et
de la règlementation douanière en matière de régime économique, de commerce extérieur et
de change ; de prohibition d’entrée ou de sortie et d’autres restrictions ainsi que la lutte contre
le trafic des produits illicites. Il ne fait aucun doute que cette activité soulève des
préoccupations liées à la propriété industrielle qui est également encadrée par les institutions
judiciaires.
§2. LES INSTITUTIONS JUDICIAIRES
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
L’on ne peut nier le rôle des institutions judiciaires dans l’encadrement de la propriété
industrielle. C’est la raison pour laquelle on envisagera les principes guidant l’activité des
institutions judiciaires (A) d’une part et les institutions judiciaires compétentes d’autre part
(B).
A. Les principes guidant l’activité des institutions judiciaires.
On retiendra le principe de territorialité (1), le principe de spécialité (2) et le principe de
priorité (3).
1. Le principe de la territorialité
Le principe signifie que le monopole conféré par les droits de propriété industrielle a une
portée limitée dans le ressort territorial de l’Etat qui les a conférés. En dehors de l’Etat, les
droits en cause peuvent librement et en toute légalité être exploités par les tiers. Le brevet
délivré par l’OAPI est valable pour les 16 pays membres et dans la limite de cet espace
commun.
Le principe de la territorialité a pour corollaire le principe d’indépendance des droits
nationaux en vertu duquel l’annulation d’un titre de propriété intellectuelle dans l’espace
OAPI n’entraine pas automatiquement l’invalidation du même titre déposé en dehors de cet
espace.
2. Le principe de spécialité
Le principe de spécialité, applicable seulement en matière de marque de produit ou de
service signifie que le titulaire ne peut s’opposer à l’utilisation de son signe que pour les
produits ou services identiques à ceux visés dans l’enregistrement. En vertu de ce principe, la
marque ne fait l’objet d’une appropriation que pour les produits ou les services qui sont
désignés dans l’acte de dépôt (Cass. com., 24 octobre 1984, société de développement et
d’innovation des marchés agricoles et alimentaires (SODIMA) c/ société laitière Besnier et
autres).
3. Le principe de priorité
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
C’est un principe institué par la convention de Paris sur la protection de la propriété
industrielle. Il signifie que sous la base d’un premier dépôt de demande fait dans un des pays
contractants, le déposant peut, dans une période déterminée, déposer une autre demande
portant sur le même objet de propriété industrielle, dans l’un des pays contractant en se
prévalant de la date du 1 er dépôt. L’Accord de Bangui Révisé a expressément prévu le
principe de priorité en matière de brevet d’invention, de modèle d’utilité, de marque de
dessin, de modèle industriel et d’obtention végétale.
B. Les institutions judiciaires compétentes
On retiendra comme institutions judiciaires compétentes, le Tribunal de Grande Instance
(TGI) (2) et le Tribunal de Première Instance (TPI) (1).
1. Le TPI
Le président du TPI d’une part (a) et le TPI d’autre part (b) détiennent chacun une
compétence en matière de propriété industrielle.
a. La juridiction présidentielle du TPI
Les actions civiles en nullité, en radiation et en déchéance des titres de propriété
industrielle peuvent être introduites par devant le président du TPI par toutes personnes
intéressées. C’est dire que sont visées toutes les personnes pouvant justifier d’un intérêt à voir
les titres en question annulés, frappés de déchéance ou radiés.
En pratique, le mode de saisine du tribunal civil par le ministère public ou par toute
personne intéressée est la simple requête.
b. Le TPI proprement dit
En matière de propriété industrielle, le tribunal de première instance peut statuer en
matière pénale. Ainsi, le TPI est compétant pour connaitre des infractions d’atteintes au brevet
d’invention (Articles 329 du 328 du code pénal), aux dessins et modèles industriels ( Art 329
du code pénal) et aux marques de fabrique ou de commerce ( Art 330 du code pénal).
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
2. Le TGI
Dans certaines situations, les justiciables vont saisir le TGI qui se retrouvera faire
concurrence au TPI, notamment dans le contentieux de l’annulation. C’est ainsi que le TGI du
Wouri a été saisi d’une procédure en annulation de marque initiée par une société de droit
américain (Affaire Mc Cann Ericson c/ sieur Bernard AZRIA).
FICHE N° V
LES INSTITUTIONS EN CHARGE DE LA PROPRIETE INDUSTRIELLE
I- OBJECTIFS DE LA FICHE
• Maîtriser l’environnement institutionnel de la propriété industrielle
• Résoudre les problèmes de procédure de protection des droits de propriété
intellectuelle
II- QUELQUES RAPPELS
- L’OAPI : création, organisation et fonctionnement
- Les procédures devant l’OAPI
- Les institutions ministérielles
- Les institutions judiciaires
III- EXERCICE D‟APPLICATION
A-QUESTIONS THEORIQUES
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
1. Définir les sigles suivants : OMPI, OAMPI, SNI, ANOR, API, ONZFI, CCIMA, MAGZI,
ONUDI, MINRESI.
2. En matière de propriété industrielle, quelle est la principale institution nationale de
liaison ?
3. Quel est le cycle de création de l’OAPI ?
4. Quels sont les principes de compétence des institutions judiciaires en matière de
propriété industrielle ?
5. Pour chaque département ministériel intervenant dans la gestion de la propriété
industrielle, relevez les différentes attributions.
6. Peut-on parler de contrefaçon en matière de propriété industrielle ?
B- CAS PRATIQUE
La société GAMA SA qui vient de démarrer l’exploitation de la marque MAOULINEX a
obtenu, il y a quelques mois de l’OAPI, un certificat d’enregistrement qui protège la marque
dont elle est dépositaire. Quelques années plus tard, L’industriel dépositaire de la marque
MOULINEX saisit l’OAPI pour contester l’attribution du certificat d’enregistrement de la
marque MAOULINEX. Devant cette préoccupation, il vous est demandé de répondre aux
questions suivantes :
1. Quelle est la procédure à suivre devant l’OAPI pour obtenir un titre de propriété
industrielle ?
2. Quelle procédure doit suivre l’entreprise dépositaire de la marque MAOULINEX pour
conserver ses droits de propriété industrielle ?
3. Que doit faire l’entreprise dépositaire de la marque MOULINEX pour contester
l’attribution du certificat d’enregistrement de la marque MAOULINEX ?
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
4. Si l’entreprise dépositaire de la marque MOULINEX avait décidé d’agir devant les
juridictions étatiques camerounaises, quelles auraient été ses possibilités ?
CHAPITRE II : LES INSTITUTIONS EN CHARGE DE LA
PROPRIETE LITTERAIRE ET ARTISTIQUE
FICHE N° VI
LES INSTITUTIONS EN CHARGE DE LA PROPRIETE LITTERAIRE ET ARTISTIQUE
I- OBJECTIFS DE LA FICHE
• Maîtriser l’environnement institutionnel de la propriété littéraire et artistique
• Résoudre les problèmes soulevés par l’encadrement institutionnel du droit d’auteur
II- QUELQUES RAPPELS
- Les institutions administratives (le MINAC et les institutions rattachées)
- Les institutions judiciaires (TPI/TGI)
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
III- EXERCICE D’APPLICATION
A-QUESTIONS THEORIQUES
1. Définir les sigles suivants : SOCILADRA, SONACAM, SCAAP, SOCADAP.
2. En matière de propriété littéraire et artistique, quel est le rôle du MINAC ?
3. Quelles sont les institutions rattachées au MINAC ?
4. Quelle différence faites-vous entre la contrefaçon et la piraterie ?
5. Une société de gestion du droit d’auteur est-elle une société civile ou une société
commerciale ?
6. Quelle est l’importance de l’agrément du Ministre de la Culture dans la création des
organismes de gestion collective ?
7. Quelles sont les différentes catégories d’organismes de gestion collective ?
C- CAS PRATIQUE
L’artiste musicien EBOULGA NDJANGA vient de commettre un phonogramme. Un beau
jour, il décide de se rendre au marché de Mvog-Mbi pour faire des achats. Sur les lieux, il suit
un des morceaux de son phonogramme et décide de savoir qui le joue. Après investigations,
il constate que le phonogramme est exploité par un jeune revendeur de « CD » vierges.
1. Un revendeur de « CD » est-il assujetti au paiement d’une rémunération pour copie
privée ?
2. Que peut faire à l’instant l’artiste pour stopper la violation de son droit d’auteur ?
3. L’artiste peut-il poursuivre le revendeur pour piraterie ou pour contrefaçon ? Si oui,
devant quelle juridiction ? Sinon, pourquoi ?
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]
LIBRE ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
L’alternative innovante de formation artistique à Douala/Cameroun
4. L’artiste peut-il lui-même percevoir ses droits d’auteur ?
Prochainement
Localisation : Total Logbaba – Face Hôpital des Sœurs Jean Paul ||
Tel : (+237) 243 65 04 17 |Emails : [Link]@[Link] - labasecretariat@[Link]
[Link]