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Évaluation de l'interdiction des plastiques au Togo

Ce document présente une évaluation de l'interdiction des sacs plastiques non biodégradables dans le Grand Lomé, en Togo, en analysant son efficacité, ses impacts environnementaux et socio-économiques, ainsi que les défis rencontrés dans sa mise en œuvre. Il propose une méthodologie d'évaluation formative pour identifier les forces et faiblesses de cette politique publique, tout en formulant des recommandations pour améliorer son application. L'étude souligne l'importance d'une approche participative et d'une sensibilisation accrue des acteurs concernés pour renforcer l'efficacité de l'interdiction.

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Évaluation de l'interdiction des plastiques au Togo

Ce document présente une évaluation de l'interdiction des sacs plastiques non biodégradables dans le Grand Lomé, en Togo, en analysant son efficacité, ses impacts environnementaux et socio-économiques, ainsi que les défis rencontrés dans sa mise en œuvre. Il propose une méthodologie d'évaluation formative pour identifier les forces et faiblesses de cette politique publique, tout en formulant des recommandations pour améliorer son application. L'étude souligne l'importance d'une approche participative et d'une sensibilisation accrue des acteurs concernés pour renforcer l'efficacité de l'interdiction.

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INTRODUCTION GÉNÉRALE

 Contexte et justification du sujet


 Problématique de recherche
 Objectifs de l’étude (objectif général et objectifs spécifiques)
 Hypothèses de recherche (le cas échéant)
 Méthodologie (approche, outils de collecte et d’analyse des données)
 Présentation de la structure du mémoire

CHAPITRE 1 : CADRE THÉORIQUE ET CONTEXTE


DE L’ÉTUDE
1.1. Revue de littérature sur les interdictions des plastiques

 Définition des sacs plastiques non biodégradables


 Impacts environnementaux et sanitaires des sacs plastiques
 Politiques d’interdiction des plastiques dans d’autres pays : expériences comparées
 Principaux défis et enjeux liés à ces politiques

1.2. Cadre théorique et conceptuel

 Théories sur la régulation environnementale (command-and-control, incitations


économiques, approches participatives)
 Modèles d’évaluation des politiques publiques (modèle CIPP, modèle d’analyse coûts-
bénéfices, etc.)

1.3. Contexte de l’interdiction des sacs plastiques au Togo

 Cadre légal et réglementaire (loi N° 2011-009 du 06 mai 2011 et ses implications)


 Acteurs impliqués (gouvernement, municipalités, ONG, secteur privé,
consommateurs)
 État des lieux de l’application de l’interdiction dans le Grand Lomé

CHAPITRE 2 : MÉTHODOLOGIE ET ANALYSE DES


RÉSULTATS
2.1. Approche méthodologique

 Type d’évaluation utilisée (évaluation ex-post, analyse d’impact, etc.)


 Méthodes de collecte des données (entretiens, questionnaires, analyse documentaire)
 Échantillonnage et sélection des répondants

2.2. Niveau de mise en œuvre et d’application de l’interdiction


 Conformité des acteurs économiques (commerçants, industries) à la réglementation
 Perception et adhésion des populations à l’interdiction
 Efficacité des mesures d’accompagnement (sensibilisation, alternatives proposées,
sanctions)

2.3. Impacts environnementaux et socio-économiques de l’interdiction

 Effets sur la pollution plastique dans le Grand Lomé


 Impacts sur l’économie locale (industries de plastiques, alternatives existantes)
 Conséquences sociales (changement des habitudes de consommation, emploi)

CHAPITRE 3 : ENJEUX ET PERSPECTIVES POUR


UNE MEILLEURE MISE EN ŒUVRE
3.1. Enjeux liés à l’efficacité de l’interdiction

 Enjeux institutionnels et réglementaires (lacunes dans l’application, contrôle,


coordination entre acteurs)
 Enjeux économiques et sociaux (disponibilité des alternatives, coût pour les
consommateurs)
 Enjeux comportementaux et culturels (acceptabilité sociale, inertie des habitudes)

3.2. Bonnes pratiques et leçons apprises

 Exemples de pays ayant réussi à réduire efficacement l’usage des plastiques


 Facteurs clés du succès (incitations économiques, sensibilisation, implication du
secteur privé)

3.3. Recommandations pour une application plus efficace

 Renforcement des contrôles et sanctions


 Promotion des alternatives durables (soutien aux PME, innovations locales)
 Sensibilisation et implication citoyenne
 Renforcement du cadre réglementaire et des incitations économiques

CONCLUSION GÉNÉRALE
 Récapitulation des principaux résultats
 Réponse à la problématique de recherche
 Implications pour les politiques publiques environnementales au Togo
 Perspectives pour des recherches futures
Contexte et justification du sujet, Problématique de recherche, Objectifs de l’étude (objectif général
et objectifs spécifiques), Hypothèses de recherche (le cas échéant), Méthodologie (approche, outils
de collecte et d’analyse des données), Présentation de la structure du mémoire

ÉTAPES D’UNE ÉVALUATION FORMATIVE DE L’INTERDICTION DES


SACS PLASTIQUES NON BIODEGRADABLES DANS LE GRAND LOMÉ

L’évaluation formative vise à améliorer la mise en œuvre d’une politique en identifiant ses
forces, faiblesses et opportunités d’amélioration en cours d’exécution. Elle permet d’éclairer
les décideurs et parties prenantes sur les ajustements nécessaires pour optimiser l’efficacité de
l’interdiction des sacs plastiques non biodégradables dans le Grand Lomé.

1. Définition des objectifs de l’évaluation


Avant de mener une évaluation formative, il est essentiel de clarifier les objectifs :

 Examiner le degré d’application de la loi interdisant les sacs plastiques non


biodégradables.
 Identifier les difficultés rencontrées par les parties prenantes (gouvernement,
commerçants, consommateurs, industriels).
 Proposer des ajustements pour améliorer la mise en œuvre de la politique.

2. Définition du cadre de l’évaluation


Cette étape consiste à établir les fondements de l’évaluation :

 Critères d’évaluation : Pertinence, cohérence, efficacité, efficience, acceptabilité


sociale.
 Acteurs impliqués : Ministère de l’Environnement, municipalités, organisations
écologiques, commerçants, consommateurs, industriels.
 Période d’évaluation : Étudier l’impact depuis l’entrée en vigueur de l’interdiction
jusqu’à aujourd’hui.

3. Collecte des données


Une évaluation formative repose sur des données quantitatives et qualitatives.

3.1. Revue documentaire


Analyse des textes réglementaires, études antérieures et rapports officiels sur l’interdiction
des plastiques au Togo et ailleurs.

3.2. Enquêtes et entretiens

 Questionnaires : Distribution auprès des commerçants et consommateurs pour


mesurer l’adhésion à la politique.
 Entretiens semi-directifs : Avec les autorités locales, les ONG environnementales et
les industriels pour comprendre les défis de mise en œuvre.
 Focus groups : Avec les citoyens et les vendeurs pour recueillir leurs perceptions et
suggestions.

3.3. Observation de terrain

 Visite des marchés et commerces pour évaluer l’application de l’interdiction.


 Analyse de la présence des sacs plastiques dans les espaces publics et les systèmes de
gestion des déchets.

4. Analyse et interprétation des données


Les informations collectées sont analysées pour identifier les tendances et problèmes
récurrents :

 Évaluation du niveau d’application : Mesure du respect de l’interdiction par les


commerçants et industriels.
 Identification des résistances et obstacles : Manque de contrôle, absence
d’alternatives accessibles, faible sensibilisation.
 Évaluation des mesures d’accompagnement : Sensibilisation, sanctions, soutien aux
alternatives écologiques.

5. Formulation de recommandations et ajustements


L’évaluation formative doit proposer des améliorations basées sur les résultats obtenus :

 Renforcement des contrôles et sanctions pour assurer le respect de l’interdiction.


 Mise en place d’incitations économiques pour favoriser les alternatives durables.
 Amélioration de la sensibilisation pour renforcer l’adhésion des populations.
 Appui aux entreprises locales pour développer des solutions alternatives (sacs en
papier, fibres naturelles).

6. Restitution des résultats et suivi des recommandations


Les résultats de l’évaluation sont partagés avec les décideurs et parties prenantes à travers :

 Un rapport d’évaluation formative avec un plan d’action recommandé.


 Des ateliers de restitution avec les acteurs concernés pour discuter des ajustements
possibles.
 Un dispositif de suivi pour mesurer la mise en œuvre des recommandations et ajuster
la politique en conséquence.

Conclusion

L’évaluation formative permet d’identifier en amont les limites et opportunités d’amélioration


de l’interdiction des sacs plastiques non biodégradables dans le Grand Lomé. En adoptant une
approche participative et en intégrant des recommandations pratiques, elle contribue à
renforcer l’efficacité de cette politique publique et à garantir une meilleure adhésion des
parties prenantes.

Souhaitez-vous approfondir certains aspects de cette évaluation ?

INTRODUCTION GÉNÉRALE

1. Contexte et justification du sujet


La pollution plastique est aujourd’hui l’un des défis environnementaux majeurs auxquels sont
confrontés les pays en développement et développés. Les sacs plastiques non biodégradables,
en particulier, contribuent de manière significative à la dégradation de l’environnement en
raison de leur forte production, de leur usage massif et de leur persistance dans l’écosystème.
Ces déchets plastiques obstruent les canalisations, polluent les sols et les cours d’eau,
affectant ainsi la biodiversité et la santé humaine.

Conscient de ces enjeux, plusieurs pays ont adopté des mesures restrictives allant de la
taxation à l’interdiction pure et simple des sacs plastiques. Le Togo n’est pas en reste,
puisqu’il a promulgué la loi N° 2011-009 du 06 mai 2011 interdisant la production,
l’importation, la commercialisation et l’utilisation des sachets plastiques non biodégradables
sur l’ensemble du territoire. Plus d’une décennie après l’entrée en vigueur de cette
interdiction, son efficacité et son application dans une zone urbaine comme le Grand Lomé
restent à évaluer.

L’évaluation d’une telle politique est essentielle pour mesurer son impact environnemental,
socio-économique et réglementaire. Cette étude vise donc à analyser les défis et opportunités
liés à l’application de cette interdiction, en mettant en lumière les perceptions des acteurs
concernés, l’efficacité des mécanismes de contrôle, ainsi que l’adoption d’alternatives
durables.

2. Problématique de recherche
Malgré l’existence d’un cadre juridique interdisant les sacs plastiques non biodégradables au
Togo, leur présence demeure visible sur les marchés, dans les commerces et dans les ordures
ménagères. Cette situation soulève plusieurs interrogations :

 Quels sont les facteurs qui entravent la mise en œuvre effective de cette interdiction ?
 Quels en sont les impacts réels sur l’environnement, l’économie locale et le comportement
des populations du Grand Lomé ?
 Quelles stratégies pourraient être adoptées pour renforcer l’efficacité de cette politique
publique ?

La présente étude se propose d’apporter des éléments de réponse à ces questions en évaluant
les enjeux et perspectives liés à l’interdiction des sacs plastiques non biodégradables dans le
Grand Lomé.

3. Objectifs de l’étude
3.1. Objectif général

Évaluer l’efficacité de l’interdiction des sacs plastiques non biodégradables dans le Grand
Lomé afin d’identifier les défis rencontrés et proposer des solutions pour améliorer son
application.

3.2. Objectifs spécifiques

 Analyser le niveau de mise en œuvre et de respect de l’interdiction par les différents acteurs
(populations, commerçants, industries).
 Évaluer les impacts environnementaux et socio-économiques de cette interdiction.
 Identifier les obstacles et limites qui freinent son application effective.
 Proposer des recommandations pour renforcer l’efficacité de cette politique publique.

4. Hypothèses de recherche (si applicable)


L’étude repose sur les hypothèses suivantes :

 L’interdiction des sacs plastiques non biodégradables est encore partiellement appliquée en
raison d’un manque de contrôle et de suivi rigoureux.
 Les alternatives aux sacs plastiques non biodégradables sont insuffisamment accessibles ou
coûteuses, freinant ainsi leur adoption par les populations et les commerçants.
 La sensibilisation et l’implication des acteurs locaux sont des leviers essentiels pour améliorer
l’application de cette politique.

5. Méthodologie
5.1. Approche méthodologique

L’étude adopte une approche d’évaluation des politiques publiques, combinant une analyse
qualitative et quantitative.
5.2. Outils de collecte des données

 Revue documentaire : Analyse des textes réglementaires, rapports officiels, études


antérieures et articles scientifiques.
 Enquête par questionnaire : Administration de questionnaires auprès des populations,
commerçants et industriels pour recueillir leurs perceptions et comportements vis-à-vis de
l’interdiction.
 Entretiens semi-directifs : Conduits auprès des autorités publiques, des acteurs du secteur
privé et des organisations de la société civile impliquées dans la gestion des déchets
plastiques.
 Observation directe : Vérification de la présence ou non des sacs plastiques sur les marchés
et dans les commerces.

5.3. Méthodes d’analyse des données

 Analyse descriptive pour caractériser le niveau de mise en œuvre de l’interdiction.


 Analyse thématique des entretiens pour identifier les obstacles et opportunités perçus par
les acteurs clés.
 Analyse comparative avec les expériences d’autres pays pour formuler des
recommandations adaptées.

6. Présentation de la structure du mémoire


Ce mémoire est structuré en trois chapitres :

 Chapitre 1 : Cadre théorique et contexte de l’étude


Ce chapitre présente une revue de la littérature sur les politiques d’interdiction des
plastiques, le cadre réglementaire togolais et les modèles d’évaluation des politiques
publiques.
 Chapitre 2 : Méthodologie et analyse des résultats
Il détaille la méthodologie adoptée et expose les résultats de l’enquête de terrain sur
l’efficacité de l’interdiction des sacs plastiques dans le Grand Lomé.
 Chapitre 3 : Enjeux et perspectives pour une meilleure mise en œuvre
Ce dernier chapitre analyse les principaux défis rencontrés dans l’application de
l’interdiction et propose des recommandations stratégiques pour renforcer son
efficacité.

Conclusion
L’interdiction des sacs plastiques non biodégradables est une mesure environnementale
ambitieuse qui nécessite une évaluation rigoureuse afin d’identifier les ajustements
nécessaires à son efficacité. À travers cette étude, nous souhaitons apporter une contribution à
la réflexion sur les politiques publiques environnementales au Togo et proposer des solutions
adaptées au contexte local.
Revue de Littérature sur l'Interdiction des Plastiques
Non Biodégradables

1. Définition des sacs plastiques non biodégradables


Les sacs plastiques non biodégradables sont des emballages synthétiques fabriqués
principalement à partir de polymères dérivés du pétrole, tels que le polyéthylène (PE) et le
polypropylène (PP). Contrairement aux plastiques biodégradables, qui se décomposent sous
l'action de micro-organismes en un laps de temps relativement court, les plastiques non
biodégradables persistent dans l'environnement pendant des décennies, voire des siècles. Leur
dégradation s'effectue principalement par fragmentation en microplastiques, qui posent des
problèmes environnementaux et sanitaires considérables.

2. Impacts environnementaux et sanitaires des sacs


plastiques
L'usage massif des sacs plastiques non biodégradables entraîne des impacts négatifs
significatifs sur l'environnement et la santé publique :

a) Impact environnemental

 Pollution des écosystèmes terrestres et marins : Les sacs plastiques se retrouvent


fréquemment dans les sols, les rivières et les océans, menaçant la biodiversité. Ils sont
responsables de l’asphyxie et de la mortalité de nombreuses espèces animales qui les
ingèrent ou s’y empêtrent.
 Contamination des sols et des eaux : La fragmentation des plastiques en
microplastiques contamine les sols et les nappes phréatiques, affectant la qualité des
ressources en eau et la fertilité des terres agricoles.
 Émission de gaz à effet de serre : La production et l’incinération des plastiques
contribuent aux émissions de dioxyde de carbone (CO2) et de méthane (CH4),
exacerbant le changement climatique.

b) Impact sanitaire

 Présence de perturbateurs endocriniens : Les additifs chimiques contenus dans les


plastiques, tels que les phtalates et le bisphénol A (BPA), peuvent migrer vers les
aliments et l’eau, entraînant des risques pour la santé humaine, notamment des
troubles hormonaux et des cancers.
 Inhalation de microparticules plastiques : L’air ambiant dans les zones polluées par
les plastiques contient des microplastiques pouvant pénétrer dans les poumons et avoir
des effets nocifs sur la santé respiratoire.

3. Politiques d’interdiction des plastiques dans d’autres


pays : expériences comparées
De nombreux pays ont mis en place des politiques visant à interdire ou à limiter l’usage des
sacs plastiques non biodégradables. Les approches varient en fonction des contextes
économiques, sociaux et politiques :

 Rwanda (2008) : Pionnier en Afrique, le Rwanda a instauré une interdiction stricte


des sacs plastiques avec des sanctions sévères. Le pays a également mis en place une
sensibilisation et une promotion des alternatives durables.
 Kenya (2017) : Une des réglementations les plus strictes au monde, avec des sanctions
pouvant aller jusqu'à 38 000 dollars d’amende ou quatre ans de prison pour les
contrevenants. Cette politique a réduit significativement la pollution plastique.
 France (2016) : Interdiction progressive des sacs plastiques à usage unique dans les
supermarchés et les commerces, accompagnée d'une promotion des sacs réutilisables
et biodégradables.
 Inde (2019) : Mise en œuvre d'une interdiction partielle avec des défis liés à
l'application de la loi, notamment en raison de la forte dépendance des petites
industries aux plastiques.
 Bangladesh (2002) : Premier pays à interdire les sacs plastiques en raison des
inondations récurrentes causées par leur obstruction des canaux de drainage.
Cependant, l’application de la loi demeure un défi majeur.

4. Principaux défis et enjeux liés à ces politiques


L’interdiction des sacs plastiques non biodégradables présente plusieurs défis et enjeux :

a) Défis de mise en œuvre

 Application et contrôle : L’efficacité des interdictions dépend de la rigueur des


contrôles et de la capacité des autorités à faire respecter la réglementation.
 Substituts accessibles et abordables : L’absence d’alternatives économiques viables
peut limiter l’adhésion des populations et des entreprises.
 Résistance des industries plastiques : Les lobbys industriels exercent souvent une
pression pour assouplir ou retarder la mise en œuvre des interdictions.
 Manque d'infrastructures de recyclage : Sans des systèmes efficaces de gestion des
déchets, l’interdiction peut engendrer d'autres problèmes environnementaux, comme
l'augmentation des déchets illégaux.

b) Enjeux socio-économiques

 Impact sur l’emploi : L'interdiction peut affecter les emplois dans le secteur de la
fabrication et de la distribution des plastiques.
 Éducation et sensibilisation : Un changement durable nécessite une éducation
environnementale et une sensibilisation des consommateurs sur l’impact des
plastiques.
 Promotion des alternatives : Les gouvernements doivent accompagner les politiques
d'interdiction par des incitations à l’innovation et à l’adoption de solutions durables,
telles que les sacs en papier, en tissu ou les matériaux biodégradables.
c) Enjeux environnementaux

 Effet de substitution : Certaines alternatives, comme les sacs en papier, peuvent


également avoir un impact écologique élevé en raison de leur production intensive en
eau et en énergie.
 Gestion des déchets de transition : Une interdiction mal planifiée peut entraîner un
stockage massif des plastiques interdits sans solution adéquate pour leur élimination.

Conclusion
L’interdiction des sacs plastiques non biodégradables représente une mesure essentielle pour
réduire la pollution plastique et protéger l’environnement. Toutefois, son efficacité dépend de
plusieurs facteurs, notamment la rigueur de l’application, la disponibilité d’alternatives
viables et l’engagement des parties prenantes. L’étude des expériences internationales montre
que des politiques bien conçues, associées à des mesures d’accompagnement et de
sensibilisation, peuvent conduire à des résultats significatifs. Dans le cas du Togo, une
analyse approfondie des défis et opportunités permettra d’adapter ces expériences aux réalités
locales pour garantir une mise en œuvre réussie.
Revue de Littérature sur l'Interdiction des Plastiques
Non Biodégradables

1. Définition des sacs plastiques non biodégradables


Les sacs plastiques non biodégradables sont des emballages synthétiques fabriqués
principalement à partir de polymères dérivés du pétrole, tels que le polyéthylène (PE) et le
polypropylène (PP) (Geyer et al., 2017). Contrairement aux plastiques biodégradables, qui se
décomposent sous l'action de micro-organismes en un laps de temps relativement court, les
plastiques non biodégradables persistent dans l'environnement pendant des décennies, voire
des siècles (Jambeck et al., 2015). Leur dégradation s'effectue principalement par
fragmentation en microplastiques, qui posent des problèmes environnementaux et sanitaires
considérables.

2. Impacts environnementaux et sanitaires des sacs


plastiques
L'usage massif des sacs plastiques non biodégradables entraîne des impacts négatifs
significatifs sur l'environnement et la santé publique :

a) Impact environnemental

 Pollution des écosystèmes terrestres et marins : Les sacs plastiques se retrouvent


fréquemment dans les sols, les rivières et les océans, menaçant la biodiversité
(Rochman et al., 2013). Ils sont responsables de l’asphyxie et de la mortalité de
nombreuses espèces animales qui les ingèrent ou s’y empêtrent (Gall & Thompson,
2015).
 Contamination des sols et des eaux : La fragmentation des plastiques en
microplastiques contamine les sols et les nappes phréatiques, affectant la qualité des
ressources en eau et la fertilité des terres agricoles (Thompson et al., 2009).
 Émission de gaz à effet de serre : La production et l’incinération des plastiques
contribuent aux émissions de dioxyde de carbone (CO2) et de méthane (CH4),
exacerbant le changement climatique (Zheng & Suh, 2019).

b) Impact sanitaire

 Présence de perturbateurs endocriniens : Les additifs chimiques contenus dans les


plastiques, tels que les phtalates et le bisphénol A (BPA), peuvent migrer vers les
aliments et l’eau, entraînant des risques pour la santé humaine, notamment des
troubles hormonaux et des cancers (Halden, 2010).
 Inhalation de microparticules plastiques : L’air ambiant dans les zones polluées par
les plastiques contient des microplastiques pouvant pénétrer dans les poumons et avoir
des effets nocifs sur la santé respiratoire (Wright & Kelly, 2017).

3. Politiques d’interdiction des plastiques dans d’autres


pays : expériences comparées
De nombreux pays ont mis en place des politiques visant à interdire ou à limiter l’usage des
sacs plastiques non biodégradables. Les approches varient en fonction des contextes
économiques, sociaux et politiques :

 Rwanda (2008) : Pionnier en Afrique, le Rwanda a instauré une interdiction stricte


des sacs plastiques avec des sanctions sévères (Njeru, 2006). Le pays a également mis
en place une sensibilisation et une promotion des alternatives durables.
 Kenya (2017) : Une des réglementations les plus strictes au monde, avec des sanctions
pouvant aller jusqu'à 38 000 dollars d’amende ou quatre ans de prison pour les
contrevenants. Cette politique a réduit significativement la pollution plastique
(Mwangi et al., 2020).
 France (2016) : Interdiction progressive des sacs plastiques à usage unique dans les
supermarchés et les commerces, accompagnée d'une promotion des sacs réutilisables
et biodégradables (Hopewell et al., 2009).
 Inde (2019) : Mise en œuvre d'une interdiction partielle avec des défis liés à
l'application de la loi, notamment en raison de la forte dépendance des petites
industries aux plastiques (Bhardwaj et al., 2020).
 Bangladesh (2002) : Premier pays à interdire les sacs plastiques en raison des
inondations récurrentes causées par leur obstruction des canaux de drainage.
Cependant, l’application de la loi demeure un défi majeur (Alam et al., 2008).

4. Principaux défis et enjeux liés à ces politiques


L’interdiction des sacs plastiques non biodégradables présente plusieurs défis et enjeux :

a) Défis de mise en œuvre

 Application et contrôle : L’efficacité des interdictions dépend de la rigueur des


contrôles et de la capacité des autorités à faire respecter la réglementation (Clapp &
Swanston, 2009).
 Substituts accessibles et abordables : L’absence d’alternatives économiques viables
peut limiter l’adhésion des populations et des entreprises (Xanthos & Walker, 2017).
 Résistance des industries plastiques : Les lobbys industriels exercent souvent une
pression pour assouplir ou retarder la mise en œuvre des interdictions (Schuyler et al.,
2018).
 Manque d'infrastructures de recyclage : Sans des systèmes efficaces de gestion des
déchets, l’interdiction peut engendrer d'autres problèmes environnementaux, comme
l'augmentation des déchets illégaux (Geyer et al., 2017).

b) Enjeux socio-économiques

 Impact sur l’emploi : L'interdiction peut affecter les emplois dans le secteur de la
fabrication et de la distribution des plastiques (Hopewell et al., 2009).
 Éducation et sensibilisation : Un changement durable nécessite une éducation
environnementale et une sensibilisation des consommateurs sur l’impact des plastiques
(Clapp & Swanston, 2009).
 Promotion des alternatives : Les gouvernements doivent accompagner les politiques
d'interdiction par des incitations à l’innovation et à l’adoption de solutions durables,
telles que les sacs en papier, en tissu ou les matériaux biodégradables (Bhardwaj et al.,
2020).

c) Enjeux environnementaux

 Effet de substitution : Certaines alternatives, comme les sacs en papier, peuvent


également avoir un impact écologique élevé en raison de leur production intensive en
eau et en énergie (Zheng & Suh, 2019).
 Gestion des déchets de transition : Une interdiction mal planifiée peut entraîner un
stockage massif des plastiques interdits sans solution adéquate pour leur élimination
(Geyer et al., 2017).

Conclusion
L’interdiction des sacs plastiques non biodégradables représente une mesure essentielle pour
réduire la pollution plastique et protéger l’environnement. Toutefois, son efficacité dépend de
plusieurs facteurs, notamment la rigueur de l’application, la disponibilité d’alternatives
viables et l’engagement des parties prenantes. L’étude des expériences internationales montre
que des politiques bien conçues, associées à des mesures d’accompagnement et de
sensibilisation, peuvent conduire à des résultats significatifs. Dans le cas du Togo, une
analyse approfondie des défis et opportunités permettra d’adapter ces expériences aux réalités
locales pour garantir une mise en œuvre réussie.

Revue de Littérature sur l'Interdiction des Plastiques


Non Biodégradables

1. Définition des sacs plastiques non biodégradables


Les sacs plastiques non biodégradables sont des emballages synthétiques fabriqués
principalement à partir de polymères dérivés du pétrole, tels que le polyéthylène (PE) et le
polypropylène (PP) (Geyer et al., 2017). Contrairement aux plastiques biodégradables, qui se
décomposent sous l'action de micro-organismes en un laps de temps relativement court, les
plastiques non biodégradables persistent dans l'environnement pendant des décennies, voire
des siècles (Jambeck et al., 2015). Leur dégradation s'effectue principalement par
fragmentation en microplastiques, qui posent des problèmes environnementaux et sanitaires
considérables.

2. Impacts environnementaux et sanitaires des sacs


plastiques
L'usage massif des sacs plastiques non biodégradables entraîne des impacts négatifs
significatifs sur l'environnement et la santé publique :
a) Impact environnemental

 Pollution des écosystèmes terrestres et marins : Les sacs plastiques se retrouvent


fréquemment dans les sols, les rivières et les océans, menaçant la biodiversité
(Rochman et al., 2013). Ils sont responsables de l’asphyxie et de la mortalité de
nombreuses espèces animales qui les ingèrent ou s’y empêtrent (Gall & Thompson,
2015).
 Contamination des sols et des eaux : La fragmentation des plastiques en
microplastiques contamine les sols et les nappes phréatiques, affectant la qualité des
ressources en eau et la fertilité des terres agricoles (Thompson et al., 2009).
 Émission de gaz à effet de serre : La production et l’incinération des plastiques
contribuent aux émissions de dioxyde de carbone (CO2) et de méthane (CH4),
exacerbant le changement climatique (Zheng & Suh, 2019).

b) Impact sanitaire

 Présence de perturbateurs endocriniens : Les additifs chimiques contenus dans les


plastiques, tels que les phtalates et le bisphénol A (BPA), peuvent migrer vers les
aliments et l’eau, entraînant des risques pour la santé humaine, notamment des
troubles hormonaux et des cancers (Halden, 2010).
 Inhalation de microparticules plastiques : L’air ambiant dans les zones polluées par
les plastiques contient des microplastiques pouvant pénétrer dans les poumons et avoir
des effets nocifs sur la santé respiratoire (Wright & Kelly, 2017).

3. Politiques d’interdiction des plastiques dans d’autres


pays : expériences comparées
De nombreux pays ont mis en place des politiques visant à interdire ou à limiter l’usage des
sacs plastiques non biodégradables. Les approches varient en fonction des contextes
économiques, sociaux et politiques :

 Rwanda (2008) : Pionnier en Afrique, le Rwanda a instauré une interdiction stricte


des sacs plastiques avec des sanctions sévères (Njeru, 2006). Le pays a également mis
en place une sensibilisation et une promotion des alternatives durables.
 Kenya (2017) : Une des réglementations les plus strictes au monde, avec des sanctions
pouvant aller jusqu'à 38 000 dollars d’amende ou quatre ans de prison pour les
contrevenants. Cette politique a réduit significativement la pollution plastique
(Mwangi et al., 2020).
 France (2016) : Interdiction progressive des sacs plastiques à usage unique dans les
supermarchés et les commerces, accompagnée d'une promotion des sacs réutilisables
et biodégradables (Hopewell et al., 2009).
 Inde (2019) : Mise en œuvre d'une interdiction partielle avec des défis liés à
l'application de la loi, notamment en raison de la forte dépendance des petites
industries aux plastiques (Bhardwaj et al., 2020).
 Bangladesh (2002) : Premier pays à interdire les sacs plastiques en raison des
inondations récurrentes causées par leur obstruction des canaux de drainage.
Cependant, l’application de la loi demeure un défi majeur (Alam et al., 2008).
4. Principaux défis et enjeux liés à ces politiques
L’interdiction des sacs plastiques non biodégradables présente plusieurs défis et enjeux :

a) Défis de mise en œuvre

 Application et contrôle : L’efficacité des interdictions dépend de la rigueur des


contrôles et de la capacité des autorités à faire respecter la réglementation (Clapp &
Swanston, 2009).
 Substituts accessibles et abordables : L’absence d’alternatives économiques viables
peut limiter l’adhésion des populations et des entreprises (Xanthos & Walker, 2017).
 Résistance des industries plastiques : Les lobbys industriels exercent souvent une
pression pour assouplir ou retarder la mise en œuvre des interdictions (Schuyler et al.,
2018).
 Manque d'infrastructures de recyclage : Sans des systèmes efficaces de gestion des
déchets, l’interdiction peut engendrer d'autres problèmes environnementaux, comme
l'augmentation des déchets illégaux (Geyer et al., 2017).

5. Cadre théorique et conceptuel


a) Théories sur la régulation environnementale

 Command-and-control : Ce modèle repose sur des régulations strictes imposées par


l’État, telles que l’interdiction des sacs plastiques et l’imposition de sanctions en cas
de non-respect (Hahn & Stavins, 1992).
 Incitations économiques : Inclut des taxes et subventions visant à modifier le
comportement des consommateurs et des producteurs (Fullerton & Stavins, 1998). Par
exemple, la taxation des sacs plastiques a montré son efficacité dans plusieurs pays.
 Approches participatives : Encouragent l’implication des acteurs locaux, des ONG et
des citoyens dans la régulation environnementale (Ostrom, 1990).

b) Modèles d’évaluation des politiques publiques

 Modèle CIPP (Context, Input, Process, Product) : Développé par Stufflebeam


(1971), ce modèle permet d’évaluer les politiques publiques en examinant leur
contexte, les ressources mobilisées, leur mise en œuvre et leurs résultats.
 Analyse coûts-bénéfices : Permet d’évaluer l’efficacité économique des interdictions
de plastiques en comparant les coûts (pertes économiques, adaptation des entreprises)
et les bénéfices (réduction de la pollution, amélioration de la santé publique) (Mishan
& Quah, 2007).
 Modèle d’analyse multicritère : Utilisé pour comparer différentes alternatives
politiques en intégrant plusieurs critères, tels que l’impact environnemental, social et
économique (Belton & Stewart, 2002).

Conclusion
L’interdiction des sacs plastiques non biodégradables représente une mesure essentielle pour
réduire la pollution plastique et protéger l’environnement. Toutefois, son efficacité dépend de
plusieurs facteurs, notamment la rigueur de l’application, la disponibilité d’alternatives
viables et l’engagement des parties prenantes. L’intégration des modèles d’évaluation et des
théories de régulation environnementale permet de mieux comprendre les dynamiques et les
impacts de ces politiques. Dans le cas du Togo, une analyse approfondie des défis et
opportunités permettra d’adapter ces expériences aux réalités locales pour garantir une mise
en œuvre réussie.
Cadre Théorique et Conceptuel
L’évaluation de la mise en œuvre des politiques d’interdiction des plastiques non
biodégradables repose sur une combinaison de théories en régulation environnementale et de
modèles d’évaluation des politiques publiques. Ce cadre permet de comprendre les
mécanismes de gouvernance environnementale et d’analyser l’efficacité des interventions
publiques.

1. Théories sur la régulation environnementale

Les politiques d’interdiction des plastiques non biodégradables peuvent être analysées à
travers différentes approches de régulation environnementale, qui influencent la conception et
la mise en œuvre des politiques publiques.

a) La régulation par commandement et contrôle ("Command-and-Control")

Cette approche repose sur des normes juridiques strictes imposées par les autorités publiques,
telles que l’interdiction des sacs plastiques ou l’imposition de sanctions en cas de non-respect.
Elle repose sur l'idée que l'État joue un rôle central dans la régulation des activités
économiques pour protéger l'environnement (Hahn & Stavins, 1992).

 Avantages : Efficacité dans la réduction immédiate des plastiques non biodégradables


lorsqu'elle est bien appliquée.
 Limites : Coût élevé de la surveillance et difficulté d’application dans les pays à faible
capacité institutionnelle (Blackman, 2010).

b) Les incitations économiques

Cette approche privilégie des mécanismes de marché pour orienter les comportements vers
des pratiques plus durables. Elle inclut :

 Les taxes sur les plastiques : Une taxe sur les sacs plastiques peut dissuader leur
usage en augmentant leur coût (Fullerton & Stavins, 1998).
 Les subventions pour les alternatives durables : Encouragent la production et
l’utilisation de matériaux biodégradables (Goulder & Parry, 2008).
 Avantages : Flexibilité et coût moindre pour les autorités publiques.
 Limites : Efficacité dépendante de la sensibilité des consommateurs aux prix et du
suivi des recettes fiscales (Sterner & Coria, 2012).

c) Les approches participatives

Inspirées des travaux d’Elinor Ostrom (1990), ces approches mettent l’accent sur la
participation des parties prenantes (citoyens, entreprises, ONG) dans la conception et la mise
en œuvre des politiques environnementales.

 Avantages : Amélioration de l’acceptabilité sociale et de la pérennité des mesures adoptées.


 Limites : Processus parfois longs et difficilement applicables à grande échelle (Dietz, Ostrom
& Stern, 2003).
2. Modèles d’évaluation des politiques publiques

L’évaluation des politiques d’interdiction des plastiques non biodégradables repose sur
plusieurs modèles d’analyse.

a) Le modèle CIPP (Context, Input, Process, Product)

Développé par Stufflebeam (1971), ce modèle permet une évaluation globale des politiques
publiques selon quatre dimensions :

1. Contexte : Identification des besoins et des problèmes environnementaux liés aux plastiques.
2. Intrants (Input) : Ressources mobilisées pour mettre en œuvre l’interdiction (lois,
financements, infrastructures).
3. Processus (Process) : Modalités d’application et d’exécution de la politique.
4. Résultats (Product) : Mesure des impacts sur la pollution plastique, l’économie et la société.

 Avantages : Approche holistique permettant d’évaluer l’ensemble du cycle d’une politique.


 Limites : Nécessite des données complètes et un suivi rigoureux (Alkin, 2011).

b) L’analyse coûts-bénéfices (ACB)

Ce modèle économique vise à comparer les coûts (pertes économiques, adaptation


industrielle) et les bénéfices (réduction de la pollution, gains en santé publique) d’une
politique d’interdiction des plastiques (Mishan & Quah, 2007).

 Avantages : Évaluation quantitative utile pour la prise de décision politique.


 Limites : Difficulté d’intégration des impacts environnementaux à long terme (Boardman et
al., 2017).

c) Le modèle d’analyse multicritère (AMC)

Utilisé pour évaluer des politiques selon plusieurs critères simultanément (Belton & Stewart,
2002). Dans le cas des plastiques, on peut examiner :

 Critère environnemental : Réduction de la pollution plastique.


 Critère économique : Impact sur les entreprises et l’emploi.
 Critère social : Acceptabilité par la population.
 Avantages : Adapté aux décisions complexes impliquant des objectifs variés.
 Limites : Subjectivité dans la pondération des critères (Munda, 2004).

Conclusion
L’évaluation des politiques d’interdiction des plastiques non biodégradables repose sur un
cadre théorique combinant régulation environnementale et modèles d’analyse des politiques
publiques. L’efficacité d’une telle interdiction dépend de la rigueur de son application, des
incitations économiques mises en place et de l’implication des acteurs concernés. Une
évaluation rigoureuse à l’aide de modèles comme le CIPP, l’analyse coûts-bénéfices et
l’analyse multicritère permet d’identifier les forces et les faiblesses de ces politiques afin
d’améliorer leur mise en œuvre.

Références

 Alkin, M. C. (2011). Evaluation Essentials: From A to Z. Guilford Press.


 Belton, V., & Stewart, T. J. (2002). Multiple Criteria Decision Analysis: An Integrated
Approach. Springer.
 Blackman, A. (2010). “Alternative pollution control policies in developing countries.” Review
of Environmental Economics and Policy, 4(2), 234-253.
 Boardman, A. E., Greenberg, D. H., Vining, A. R., & Weimer, D. L. (2017). Cost-Benefit
Analysis: Concepts and Practice. Cambridge University Press.
 Clapp, J., & Swanston, L. (2009). “Doing away with plastic bags: International patterns of
norm emergence and policy implementation.” Environmental Politics, 18(3), 315-332.
 Dietz, T., Ostrom, E., & Stern, P. C. (2003). “The struggle to govern the commons.” Science,
302(5652), 1907-1912.
 Fullerton, D., & Stavins, R. N. (1998). “How economists see the environment.” Nature,
395(6701), 433-434.
 Goulder, L. H., & Parry, I. W. (2008). “Instrument choice in environmental policy.” Review of
Environmental Economics and Policy, 2(2), 152-174.
 Hahn, R. W., & Stavins, R. N. (1992). “Economic incentives for environmental protection:
Integrating theory and practice.” American Economic Review, 82(2), 464-468.
 Mishan, E. J., & Quah, E. (2007). Cost-Benefit Analysis. Routledge.
 Munda, G. (2004). “Social multi-criteria evaluation: Methodological foundations and
operational consequences.” European Journal of Operational Research, 158(3), 662-677.
 Ostrom, E. (1990). Governing the Commons: The Evolution of Institutions for Collective Action.
Cambridge University Press.

 Sterner, T., & Coria, J. (2012). Policy Instruments for Environmental and Natural Resource
Management. RFF Press.
 Stufflebeam, D. L. (1971). “The relevance of the CIPP evaluation model for educational
accountability.” Annual Meeting of the American Educational Research Association.

Évaluation de l’interdiction des sacs plastiques non biodégradables : enjeux et


perspectives dans le grand lome
Voici un questionnaire d’enquête structuré pour votre étude sur "L’évaluation de
l’interdiction des sacs plastiques non biodégradables : enjeux et perspectives dans le
Grand Lomé". Il est divisé en sections pour couvrir différents aspects de l’évaluation.

QUESTIONNAIRE D’ENQUÊTE

Contexte de l’étude :
Ce questionnaire s’inscrit dans le cadre d’une étude visant à évaluer l’impact de l’interdiction
des sacs plastiques non biodégradables dans le Grand Lomé. Vos réponses resteront
anonymes et serviront uniquement à des fins de recherche académique.

Profil du répondant :

1. Sexe : ☐ Homme ☐ Femme


2. Âge : ☐ Moins de 18 ans ☐ 18-30 ans ☐ 31-50 ans ☐ Plus de 50 ans
3. Niveau d’études : ☐ Primaire ☐ Secondaire ☐ Universitaire ☐ Autre (préciser) :
_______
4. Profession : ________________________
5. Quartier de résidence : _______________

I. Connaissance et perception de l’interdiction

6. Avez-vous entendu parler de l’interdiction des sacs plastiques non biodégradables au


Togo ?
☐ Oui ☐ Non
7. Si oui, à travers quels canaux d’information ?
☐ Médias (TV, radio, journaux)
☐ Réseaux sociaux
☐ Sensibilisation communautaire
☐ Autres (préciser) : _______________
8. Selon vous, quelles sont les principales raisons de cette interdiction ?
☐ Protection de l’environnement
☐ Santé publique
☐ Conformité aux engagements internationaux
☐ Autres (préciser) : _______________
9. Pensez-vous que cette interdiction est nécessaire ?
☐ Oui ☐ Non ☐ Ne se prononce pas
10. Comment évaluez-vous la mise en œuvre de cette interdiction ?
☐ Très efficace
☐ Assez efficace
☐ Peu efficace
☐ Pas du tout efficace
II. Application et impact de l’interdiction

11. Avez-vous constaté une diminution de l’utilisation des sacs plastiques non
biodégradables ?
☐ Oui ☐ Non
12. Avez-vous observé des alternatives aux sacs plastiques dans votre environnement ?
☐ Oui ☐ Non
13. Si oui, quelles sont les alternatives les plus courantes ?
☐ Sacs en papier
☐ Sacs en tissu
☐ Sacs biodégradables
☐ Autres (préciser) : _______________
14. Trouvez-vous ces alternatives accessibles et abordables ?
☐ Oui ☐ Non
15. Selon vous, quelles sont les difficultés liées à l’application de cette interdiction ?
(Plusieurs réponses possibles)
☐ Manque de contrôle et de suivi
☐ Insuffisance des alternatives abordables
☐ Résistance des commerçants et consommateurs
☐ Manque de sensibilisation
☐ Autres (préciser) : _______________

III. Comportements et adaptation des acteurs

16. Depuis l’interdiction, avez-vous changé vos habitudes d’utilisation des sacs
plastiques ?
☐ Oui, j’utilise des alternatives
☐ Non, je continue à utiliser des sacs plastiques
☐ Parfois, selon la disponibilité des alternatives
17. Où trouvez-vous principalement des sacs plastiques encore en circulation ?
☐ Marchés
☐ Supermarchés
☐ Boutiques de quartier
☐ Autres (préciser) : _______________
18. Que faites-vous lorsque vous recevez encore un sac plastique ?
☐ Je refuse et demande une alternative
☐ Je l’utilise mais essaie de le réutiliser
☐ Je ne fais pas attention

IV. Perspectives et recommandations

19. Que faudrait-il améliorer pour renforcer l’efficacité de cette interdiction ? (Plusieurs
réponses possibles)
☐ Renforcement des contrôles et sanctions
☐ Meilleure sensibilisation du public
☐ Subvention ou réduction du coût des alternatives
☐ Meilleure implication des producteurs et commerçants
☐ Autres (préciser) : _______________
20. Quels conseils donneriez-vous aux autorités pour améliorer la gestion des déchets
plastiques au Togo ?

Remarque : Ce questionnaire peut être adapté selon les cibles spécifiques (ménages,
commerçants, autorités locales, etc.).

Souhaitez-vous que j’ajoute des questions spécifiques pour un groupe particulier (ex.
industriels, vendeurs, consommateurs) ? 😊

Voici un questionnaire d’enquête conçu pour être administré simultanément aux


consommateurs, industries, vendeurs et autorités publiques impliqués dans la mise en
œuvre de l’interdiction des sacs plastiques non biodégradables dans le Grand Lomé. Il est
structuré en sections générales et spécifiques selon les catégories de répondants.

QUESTIONNAIRE D’ENQUÊTE

Contexte de l’étude
Ce questionnaire vise à évaluer l’application et l’impact de l’interdiction des sacs plastiques
non biodégradables dans le Grand Lomé. Vos réponses resteront confidentielles et seront
utilisées uniquement à des fins de recherche.

I. Profil du répondant
1. Catégorie du répondant (cochez la case correspondante) :
☐ Consommateur
☐ Vendeur (marché, boutique, supermarché)
☐ Industrie (fabricant, importateur, distributeur de sacs)
☐ Autorité publique (ministère, municipalité, agence de régulation)
2. Sexe : ☐ Homme ☐ Femme
3. Âge : ☐ Moins de 18 ans ☐ 18-30 ans ☐ 31-50 ans ☐ Plus de 50 ans
4. Niveau d’études : ☐ Primaire ☐ Secondaire ☐ Universitaire ☐ Autre :
____________
5. Quartier de résidence ou d’activité : _______________
6. Depuis combien de temps êtes-vous dans cette activité ? (pour vendeurs, industries,
autorités) :
☐ Moins d’un an ☐ 1-3 ans ☐ 4-6 ans ☐ Plus de 6 ans

II. Connaissance et perception de l’interdiction


À tous les répondants

7. Avez-vous entendu parler de l’interdiction des sacs plastiques non biodégradables au


Togo ?
☐ Oui ☐ Non
8. Si oui, par quel(s) canal(aux) d’information ?
☐ Médias (TV, radio, journaux)
☐ Réseaux sociaux
☐ Sensibilisation communautaire
☐ Circulaires administratives (pour autorités et industries)
☐ Autres : ____________
9. Que pensez-vous de cette interdiction ?
☐ Très favorable ☐ Favorable ☐ Indifférent(e) ☐ Défavorable ☐ Très défavorable
10. Selon vous, quels sont les principaux objectifs de cette interdiction ? (Plusieurs
réponses possibles)
☐ Protection de l’environnement
☐ Réduction des déchets plastiques
☐ Protection de la santé publique
☐ Conformité aux engagements internationaux
☐ Autres : ____________

III. Application et impact de l’interdiction


A. Consommateurs

11. Trouvez-vous facilement des alternatives aux sacs plastiques ?


☐ Oui ☐ Non
12. Si oui, quelles alternatives utilisez-vous ?
☐ Sacs en papier ☐ Sacs en tissu ☐ Paniers ☐ Autres : ____________
13. Ces alternatives sont-elles accessibles en termes de prix ?
☐ Oui ☐ Non
14. Depuis l’interdiction, avez-vous changé vos habitudes d’utilisation des sacs
plastiques ?
☐ Oui, j’utilise des alternatives
☐ Non, je continue à utiliser des sacs plastiques
☐ Parfois, selon la disponibilité des alternatives

B. Vendeurs (boutiques, marchés, supermarchés)

15. Avez-vous cessé d’utiliser des sacs plastiques non biodégradables ?


☐ Oui complètement
☐ Partiellement
☐ Non
16. Si non, pourquoi ?
☐ Manque d’alternatives abordables
☐ Demande des clients
☐ Manque de contrôle des autorités
☐ Autres : ____________
17. Avez-vous été sensibilisé(e) ou informé(e) par les autorités sur l’application de cette
interdiction ?
☐ Oui ☐ Non

C. Industries (fabricants, importateurs, distributeurs de sacs)

18. Comment votre entreprise a-t-elle réagi à cette interdiction ?


☐ Passage aux sacs biodégradables
☐ Diversification des produits
☐ Réduction de l’activité
☐ Contournement de la réglementation
☐ Autres : ____________
19. Rencontrez-vous des difficultés dans la transition vers des alternatives aux sacs
plastiques ?
☐ Oui ☐ Non
20. Si oui, quelles sont ces difficultés ?
☐ Coût élevé des matières premières
☐ Absence de réglementation claire sur les alternatives
☐ Faible demande des clients
☐ Autres : ____________

D. Autorités publiques (ministère, municipalité, agences de contrôle)

21. Comment évaluez-vous l’application de l’interdiction ?


☐ Très efficace
☐ Assez efficace
☐ Peu efficace
☐ Pas du tout efficace
22. Quels sont les principaux défis que vous rencontrez dans la mise en œuvre de cette
interdiction ?
☐ Manque de ressources humaines et financières
☐ Résistance des industriels et commerçants
☐ Insuffisance des campagnes de sensibilisation
☐ Difficulté de suivi et contrôle
☐ Autres : ____________
23. Quelles actions supplémentaires envisagez-vous pour renforcer l’application de cette
politique ?
☐ Sanctions plus strictes
☐ Subventions pour les alternatives écologiques
☐ Campagnes de sensibilisation intensifiées
☐ Développement d’une filière locale d’emballages écologiques
☐ Autres : ____________

IV. Perspectives et recommandations


À tous les répondants

24. Selon vous, quelles améliorations pourraient être apportées à cette politique
d’interdiction des sacs plastiques ? (Plusieurs réponses possibles)
☐ Renforcement des contrôles et sanctions
☐ Meilleure sensibilisation du public
☐ Subventions ou incitations économiques pour des alternatives écologiques
☐ Meilleure implication des producteurs et commerçants
☐ Autres : ____________
25. Quelles recommandations donneriez-vous aux autorités pour une meilleure gestion des
déchets plastiques au Togo ?

Remarque :

 Ce questionnaire est conçu pour être administré en fonction du profil du répondant,


certaines sections étant spécifiques à chaque groupe.
 Il peut être adapté en version papier ou numérique selon la méthode de collecte des
données.
 Des entretiens complémentaires peuvent être menés avec des acteurs clés pour approfondir
l’analyse.

Souhaitez-vous que j’ajoute des questions plus spécifiques pour un certain groupe ou une
modalité de réponse différente (échelle de Likert, QCM, etc.) ? 😊

Impact de l’utilisation des sacs plastiques non biodégradables dans la ville


de Lomé

. Évaluation de l’efficacité des campagnes de sensibilisation sur l’interdiction des sacs plastiques
non biodégradables : Cas d’une commune urbaine

Evaluation de l’impact socio-économique de l’interdiction les sacs plastiques non biodégradable


dans la ville de Lomé

🟢 Formulation améliorée (standard académique) :

"Analyse de l’impact socio-économique de l’interdiction des sacs plastiques non biodégradables


dans la ville de Lomé."

🟢 Formulation orientée sur la politique publique :

"Étude de l’impact socio-économique d’une mesure de politique environnementale : le cas de


l’interdiction des sacs plastiques non biodégradables à Lomé."

Sujet : Mode de gestion des sachets plastiques et perception des ménages


dans la ville de Lomé, Togo

Analyse de l’impact socio-économique de l’interdiction des


sacs plastiques non biodégradables dans la ville de Lomé
Chapitre 1 : Contexte législatif et enjeux
environnementaux
La ville de Lomé, confrontée à une pollution plastique massive, a adopté en 2018 une loi
interdisant les sacs plastiques non biodégradables, renforcée par un décret en 2023

. Cette mesure vise à réduire les 30 000 tonnes de déchets plastiques annuels générés dans
la région, qui obstruent les caniveaux (provoquant des inondations), contaminent les sols et
menacent la biodiversité marine et terrestre. Malgré cela, l’utilisation persiste en raison d’une
application laxiste de la loi, d’un manque d’alternatives accessibles et de la résistance des
habitudes populaires

Les sacs plastiques représentent 79 % des déchets non recyclés à Lomé

, avec des conséquences sanitaires graves : combustion toxique liée à des maladies
respiratoires et contamination de la chaîne alimentaire par les microplastiques. La loi
togolaise s’inscrit dans un mouvement ouest-africain, où des pays comme le Burkina Faso
estiment à 90 millions de dollars les pertes économiques annuelles liées à ces déchets

Chapitre 2 : Impacts socio-économiques directs et indirects


L’interdiction a engendré des pertes d’emplois dans la plasturgie, secteur informel dominant
à Lomé, tout en stimulant des initiatives de recyclage innovantes comme la fabrication de
pavés à partir de déchets plastiques

. Ces pavés, six fois plus résistants que le béton, illustrent un potentiel de création d’emplois
verts, bien que le secteur reste embryonnaire

Cependant, l’absence d’industrie locale de recyclage structurée limite ces opportunités

. Les coûts de gestion des déchets plastiques grèvent les budgets municipaux, tandis que les
inondations récurrentes détériorent les infrastructures urbaines, affectant le commerce et les
transports. Par ailleurs, 30 % de la mortalité du bétail dans la région est attribuée à
l’ingestion de plastiques

, impactant les revenus des éleveurs.

Les alternatives comme les sacs réutilisables peinent à se généraliser en raison de leur coût
élevé et d’un déficit de sensibilisation

. Cette transition crée une tension entre préservation environnementale et survie économique
pour les petits commerçants et consommateurs précaires
.

Chapitre 3 : Évaluation des politiques publiques et


recommandations
Le bilan mitigé de l’interdiction révèle des lacunes dans sa mise en œuvre :

 Application incohérente : Absence de sanctions contre les producteurs illégaux et


laxisme dans le contrôle des importations

 .

 Déficit de sensibilisation : Méconnaissance des alternatives durables chez 60 % de la


population selon des études locales

 .

 Manque d’infrastructures : Seuls 9 % des déchets plastiques sont recyclés à Lomé,


contre 12 % incinérés

 .

Pour une transition réussie, une approche intégrée est nécessaire :

1. Renforcer la législation via des amendes dissuasives et un contrôle renforcé aux


frontières

 .

 Soutenir les filières de recyclage par des subventions étatiques et des partenariats public-
privé

 .

 Campagnes de sensibilisation ciblées, notamment dans les marchés et écoles, pour


promouvoir les sacs réutilisables

 .

 Incitations fiscales pour les entreprises adoptant des emballages biodégradables

4. .

L’expérience du Togo rejoint les défis de l’Afrique de l’Ouest, où 28 500 tonnes de déchets
plastiques sont produites annuellement à Lomé seul

. Une gestion durable exige une coordination régionale, comme le propose l’UEMOA, pour
harmoniser les politiques et mutualiser les coûts de recyclage
.

Synthèse : L’interdiction des sacs plastiques à Lomé marque une avancée environnementale,
mais son impact socio-économique reste contrasté. La réussite dépendra d’un équilibre entre
coercition, innovation économique et éducation citoyenne, dans un contexte où 600 millions
de tonnes de plastique pourraient être produites mondialement d’ici 2030

Common questions

Alimenté par l’IA

L'évaluation formative est cruciale pour identifier en amont les limites et opportunités d'amélioration de l'interdiction, éclairant ainsi les décisions des acteurs concernés et favorisant des ajustements pour renforcer l'efficacité et l'adhésion à la politique . Elle permet de mesurer l'application actuelle et d'ajuster les stratégies en fonction des résultats observés .

Les sacs plastiques non biodégradables contribuent à la pollution des sols, des cours d'eau, et des océans, affectant la biodiversité et la santé humaine en raison de leur fragmentation en microplastiques persistants et des émissions de gaz à effet de serre lors de leur production et incinération . Ces impacts justifient l'interdiction pour limiter la dégradation de l'environnement et protéger la santé publique .

Les principaux défis incluent un manque de contrôle et de suivi rigoureux, l'accessibilité limitée et le coût élevé des alternatives aux sacs plastiques non biodégradables, ainsi qu'une sensibilisation insuffisante . Les résistances incluent également l'absence d'alternatives accessibles et la faible sensibilisation .

La problématique de recherche souligne que malgré le cadre juridique, les sacs plastiques restent omniprésents en raison de facteurs tels que le manque de contrôle, l'adoption insuffisante des alternatives, et les défis de sensibilisation . Cela révèle des failles dans l'application et le respect de l'interdiction, mettant en lumière le besoin de nouvelles stratégies .

L'étude vise à enrichir la réflexion sur les politiques publiques environnementales au Togo en proposant des solutions adaptées au contexte local, basées sur des analyses qualitatives et quantitatives rigoureuses . Elle apporte des recommandations stratégiques qui pourraient guider l'amélioration de l'application de l'interdiction des plastiques et inspirer des changements législatifs et culturels nécessaires .

La méthodologie combine des analyses quantitatives et qualitatives, utilisant des questionnaires pour saisir les perceptions des différents acteurs, des entretiens pour comprendre les défis, et des observations pour évaluer la conformité sur le terrain . Cette approche permet de déceler les forces, faiblesses, et opportunités d'amélioration en cours d'exécution .

L'analyse des politiques d'interdiction dans des pays comme le Rwanda ou le Kenya, qui ont instauré des interdictions strictes avec des sensibilisations efficaces, peut inspirer des stratégies de contrôle plus rigoureuses et des mesures incitatives au Togo . Cette comparaison permet d'adapter des modèles efficaces au contexte togolais, favorisant une plus grande acceptation et application de la politique .

Les ajustements proposés incluent le renforcement des contrôles et sanctions, l'instauration d'incitations économiques pour les alternatives durables, et l'amélioration de la sensibilisation pour renforcer l'adhésion des populations . Des soutiens sont également suggérés pour le développement de solutions alternatives par les entreprises locales .

Les hypothèses de recherche suggèrent que l'application est freinée par un suivi et un contrôle insuffisants, ainsi que par le coût et l'accessibilité des alternatives . La sensibilisation et l'implication des acteurs locaux sont également perçues comme des leviers manquants importants .

L'implication des acteurs locaux est cruciale car elle favorise la sensibilisation et la compréhension collective des enjeux de la politique, créant ainsi un environnement de coopération et de responsabilité partagée qui peut surmonter les résistances locales et encourager l'adoption d'alternatives durables .

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