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Fonction de transfert et systèmes asservis

Le chapitre 2 traite de la fonction de transfert pour les systèmes linéaires, en établissant la relation entre l'entrée et la sortie à l'aide d'équations différentielles et de la transformée de Laplace. Il définit les pôles et zéros d'une fonction de transfert, ainsi que leur impact sur la stabilité et le comportement du système. Enfin, il aborde les systèmes asservis et les fonctions de transfert en boucle ouverte et fermée.

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Fonction de transfert et systèmes asservis

Le chapitre 2 traite de la fonction de transfert pour les systèmes linéaires, en établissant la relation entre l'entrée et la sortie à l'aide d'équations différentielles et de la transformée de Laplace. Il définit les pôles et zéros d'une fonction de transfert, ainsi que leur impact sur la stabilité et le comportement du système. Enfin, il aborde les systèmes asservis et les fonctions de transfert en boucle ouverte et fermée.

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Chapitre 2 – Fonction de transfert

4.1. Expression de la fonction de transfert

Pour un système linéaire continu et invariant, nous avons vu que la relation entre la sortie s(t)
et l’entrée e(t) est donnée par une équation différentielle linéaire à coefficients constants de la
forme :
ds(t) d (n)s(t) de(t) d (m)e(t)
a0 s(t)a 1 an  b0 e(t)b1  bm
dt dt n dt dt m
En prenant la transformée de Laplace de cette équation, on obtient :
a0S(p) + a1[PS(p)-s(0)]+ ...... + an [pnS(p)-pn-1s(0)-..... –sn-1(0)] = b0E(p) +
b1[PE(p)-e(0)]+ ...... + bn [pnE(p)-pn-1e(0)-..... –en-1(0)]
D’où
b0 b1 p....bm p m CI(p)
S(p) . E(p) 
a0 a1 p....an pn a0 a1 p....an p n
Où CI(p) est un polynôme qui dépend des conditions initiales. Sil les conditions initiales sont
nulles alors, CI(p)=0 et nous pouvons exprimer le rapport :
S(p) b0 b1 p....bm pm
H(p) 
E(p) a0 a1 p....an p n
n étant l’ordre du système
Ce rapport correspond à la fonction de transfert ou la transmittance opérationnelle du
S(p)
système. En effet, la transmittance opérationnelle d’un système est le rapport lorsque
E(p)
les conditions initiales sont nulles.

Remarque : On retrouve la même expression que le gain complexe défini pour une entrée
sinusoïdale, en remplaçant p par j.

Le schéma fonctionnel du système de la fonction de transfert H(p) est le suivant :

e(t) s(t)
H(p)

Figure 4.1 : Schéma fonctionnel d’un système linéaire


Exemple
Reprenons l’exemple du système du
premier ordre constitué par le circuit RC i(t) R
comme l’indique le figure ci-contre. Nous
considérons que c’est un système ayant
une entre e(t) et une sortie s(t) et nous e(t) C s(t)
supposons qu’il n’y a pas d’impédance qui
charge la capacité. En appliquant la
deuxième loi de Kirchhoff ainsi que la loi Figure 4.2 : Circuit RC
de Faraday, on obtient :
e(t )  R i ( t )  s (t )
ds(t )
avec i (t )  C
dt
D’où l’équation différentielle du système :
ds (t )
RC  s (t )  e(t )
dt
Calculons la transformée de Laplace de cette équation différentielle.
Soit [Link](p) + S(p) = E(p). D’où
S(p)
H(p)  1
E(p) 1 RCp
Le schéma fonctionnel de ce système se réduit à :

e(t) 1 s(t)
1 RCp

Figure 4.3 : Schéma fonctionnel d’un système du 1er ordre

Remarque : Utilisation de la fonction de transfert

Si on connaît la fonction de transfert H(p), il est possible de calculer la réponse du système à


n’importe quelle entrée selon le schéma de principe suivant :

e(t) s(t)

L L
-1

E(p) H S(p)=H(p).E(p)

Figure 4.4 : Flot d’utilisation de la transformée de Laplace


Si e(t) = (t) alors S(p)=H(p). La fonction de transfert est dans ce cas égale à la transformée
de la Laplace de la réponse pulsionnelle.

4.2. Pôles et zéros d’une fonction de transfert

4.2.1. Forme générale

La fonction de transfert se présente sous la forme d’une fraction de deux polynômes en p, le


numérateur N(p) et le dénominateur D(p) qui possèdent des racines. Les racines zi du
numérateur représentent les zéros alors que les racines pi du dénominateur, ils constituent les
pôles de la fonction de transfert H(p). La fonction de transfert se met sous la forme ci-
dessous :
n

N(p) (pzi ) (p z1 )(p z2 )...(p zn )


H(p) C. mi C.
(p p j ) (p p1 )(p p2 )...(p pm )
D(p)
j

ai
Cette expression peut se décomposer en éléments simples pour donner H(p)
i p pi
ai
Sachant que L1[ ] ai e pi tu(t) , le sous-système associé au pôle pi est stable lorsque
p pi
Re(pi)<0. Par conséquent, un système est stable lorsque les pôles de sa fonction de transfert
sont à parties réelles strictement négatives.

4.2.2. Régime transitoire et mode d’une fonction de transfert

(p2)
On considère une fonction de transfert H(p)14.
(p5)(p 2 6p25)
Cette fonction admet :
 un pôle réel (-5) et deux pôles complexes (-34j) ,
 un zéro (-2).
En opérant une implantation des pôles et des zéros dans le plan complexe on obtient :
Im(p)
P2

P1 Z1
0 Réel(p)

P3

Figure 4.5 : Implantation des pôles et des zéros dans le plan complexe

Cherchons la réponse indicielle d’un tel système :


E0 (p2)
E(p) , soit S(p)14.
p (p5)(p2  6p 25) .E(p)
En décomposant cette expression en éléments simples, on a :
A0 A1 A A p
S(p)   22 3
p p5 p 6p25

L-1

s(t) A0
  A1 e5t  Ae3t cos(4t )
 
Régime établi En exponentiel

oscillatoire

Régime transitoire

Le régime oscillatoire dépend des modes suivants :


La nature des modes est liée uniquement aux pôles de H(p) dont l’implantation sur le plan
complexe donne une représentation concrète de H(p). En particulier :
 Si un pôle apparaît à l’axe des réels négatifs, le système est dit stable.
 Si un pôle appartient à l’axe des réels positifs, le système est instable.
 Deux pôles complexes conjugués conduisent à un mode oscillatoire.
 Le régime transitoire est d’autant plus long que les pôles sont plus proches de l’axe
imaginaire.
 Un pôle beaucoup plus proche de l’axe imaginaire que les autres introduit un mode
dit dominant. En effet, on appelle le ou les modes dominants, le ou les
comportements associés aux pôles les plus proches de l’axe imaginaire. Ce qui
revient à considérer en première approximation des fonctions de transfert d’ordre
1, 2 et éventuellement 3 dont une intégration.
 Le diagramme des pôles et des zéros offre aussi la possibilité pour déterminer
graphiquement les résidus A0, A1, A2, A3, … etc. de calculer aussi la réponse s(t).
(p2)
Reprenons notre exemple tel que S(p)14.
(p5)(p2 6p25)
A0 A1 A2 A3
S(p)    Calculons graphiquement le terme A2.
p p5 p34j p34j
En se référant à la figure 4.6, on peut déterminer A2, en considérant tous les vecteurs qui
aboutissent à l’image du pôle correspondant au résidu qu’on calculera.
Im(p)
P2

P1 1  2 1 0
Réel(p)
Z1

P3

Figure 4.6 : Détermination graphique de A2


Z1 P2
Soit : A2 14 , Ce qui donnée :
OP2 .P1 P2 .P3 P2
Z1 P2
A2 
OP2 .P1 P2 .P3 P2
Arg(A2 )1 (0 1 2 )

4.3. Fonction de transfert d’un système asservi

4.3.1. Système asservi

Un système asservi est constitué d’une chaîne d’action et d’une chaîne de réaction. A chacune
de ces deux chaînes, on associe un bloc fonctionnel.

E(p) (p) H1(p) S(p)


+
-

X(p)
H2(p)

Figure 4.7 : Représentation d’un système asservi


X : représente le signal de retour.
 : constitue l’erreur d’asservissement.
4.3.2. Fonction de transfert d’un système en boucle fermée

Dans ce cas, on a les relations suivantes :


S(p) H1 (p).(p) H1 (p)[E(p) X(p)] et X(p) H 2(p).S(p)
D’où : S(p) H1 (p)[E(p) H 2(p).E(p)] Soit,

S(p) H1 (p)
H(p) 
E(p) 1 H1 (p)H 2(p)
H(p) est dite la fonction de transfert du système en boucle fermée.

4.3.3. Fonction de transfert en boucle ouverte d’un système asservi

On définit la fonction de transfert en boucle ouverte par :


X(p)
FO(p)  H (p).H 2(p)
(p) 1
4.3.4. Transmittance de l’erreur

Le signal d’erreur est donné par l’expression : (t)e(t) x(t) .


(p)
On définit la transmittance de l’erreur par : Err(p)
E(p)
(p)
Or : (p) E(p) X(p) E(p) H1 (p)H 2(p).(p) , d’où : Err(p)  1
E(p) 1 H1 (p)H 2(p)

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