INTRODUCTION
AUX PUITS
Objectifs du cours
Connaissance de • L’éffluent
base • Le gisement
• Forage ( Casings)
Architecture du • Complétion
puits • Chritsmas tree
Caractéristiques • L’inflow
de l’écoulement • L’outflow
dans un puits • Coubes VLP
• Types de choix des méthodes d’activation
Activation • Gaz-Lift
• ESP
L’éffluent
L'effluent est composé d'un hydrocarbure souvent accompagné d'eau. Cet hydrocarbure est décrit par des
propriétés caractéristiques (masse volumique huile/gaz, viscosité) de même que par une enveloppe de phase
résultant d'une analyse de ses constituants (C1, C2, etc., jusqu'à un mélange lourd décrit par ses propriétés et
nommé C11+). Cette description complète est utilisée surtout pour
les gaz et les fluides légers. Le tableau suivant est extrait du logiciel PROSPER. On notera quechaque élément
possède ses caractéristiques propres (pression critique, température critique, masse molaire, etc.).
L’éffluent
Le cricondentherme est le point de température maximum de l'enveloppe diphasique. Le cricondenbar est le
point de pression maximum de l'enveloppe diphasique. Courbe de bulle : est la partie de la courbe
enveloppe de phase pour laquelle T<TC. Elle représente les conditions dans lesquelles la première bulle de
gaz apparaît dans la phase liquide. Courbe
de rosée : est la partie de la courbe enveloppe de phase pour laquelle T>TC. Elle représente les conditions
dans lesquelles la première goutte d’huile apparaît dans la phase gaz.
L'origine de la description précise du fluide effluent est l'analyse PVT (Pression Volume Température) fournie
par le laboratoire d'après un échantillon pris au fond du puits.
L’éffluent
Au lieu de définir un fluide à l'aide de la description complète de ses constituants, on peut le représenter en
tenant compte de ses propriétés caractéristiques qui permettront ainsi de reconstituer
• son comportement par des "corrélations" types. Les propriétés utilisées sont :
• La masse volumique de chaque phase (huile, eau, et gaz)
• Le GOR, GLR, WLR, définitions des ratios volumiques entre les phases. On veillera
• particulièrement dans l'expression de ces ratios à vérifier les conditions de pression et de
• température auxquelles sont définis les débits volumiques.
• La pression de bulle (@ T).
• La viscosité (@ T).
• Le B.O. ou Formation Volume Factor.
Le gisement
Le gisement est un volume de roche dont les pores contiennent des fluides. La fraction de pore par volume de roche
représente la porosité,qui peut être occupée par des liquides et/ou du gaz. Ces pores sont plus ou moins
interconnectées, ce qui introduit la notion de perméabilité. La
perméabilité est assimilable à une notion de vitesse de déplacement du fluide dans la formation poreuse. On notera
également la notion de percolation qui est la capacité du fluide à traverser une zone poreuse.
La pression de réservoir est produite et maintenue par différentes sources, suivant le type de gisement.
Le gisement
Dans ce cas, il n’y a pas d’alimentation extérieure au système. Seul le gaz
qui est séparé de l’huile alimente la zone dite de "gas cap". Toutefois,
cette alimentation n'est pas suffisante pour permettre un maintien de la
pression du réservoir. L'écoulement est donc diphasique, la pression du
réservoir chute dans le temps ainsi que l'IP. La récupération totale est de
l'ordre de 10 à 20 %.
Dans ce type de gisement, il y a séparation d'une partie de l'huile en gaz,
qui une fois libéré alimente la zone en gas cap. Il y a donc au cours du
temps un léger maintien de la pression réservoir.
L'inconvénient majeur de ce type de gisement est le déplacement vers le
bas de l'interface huile / gaz jusqu'à atteindre les perforations..
En somme, on notera qu'au cours du temps la pression statique diminue
de même que l'IP, le GOR augmente et la récupération finale attendue est
de l'ordre de 20 à 40%.
Appelé aussi "Artésien" ou "water drive", dans ce cas, l'eau est le moteur
du maintien de la pression réservoir. L'alimentation en eau provient d'une
connexion avec des zones d'eau de formation.
L'inconvénient majeur est ici une remontée de l'interface huile / eau
jusqu'à atteindre les perforations.
Dans ce cas de figure, on notera qu'au cours du temps il y a quasiment
maintien de pression, l'IP reste stable, le BSW augmente et la
récupération finale est de l'ordre de 35 à 80%.
Architecture du puits
Architecture du puits => Cuvelage
Un certain nombre de colonne de casings sont nécessaires
pour :
Protéger la nappe phréatique.
Prévenir l’instabilité du trou.
Contenir la pression de formation par la densité de la
boue.
Permettre l’installation de la dernière colonne de
production ( Tubing) dans le dernier casing ( Liner).
Phasage de forage
Architecture du puits => Cuvelage
• Tenir les terrains de surface
Conductor • Mis en place avant l’arrivée du forage pour orienter
pipe
• Supporter les autres casings et la tête de puits.
• Protéger la nappe phréatique
Casing de • Elle est cimentée sur toute sa longueur
surface
• Résoudre les problèmes d’incompatibilités de pression ou de natures
minéralogiques entre les différentes formation.
Colonne • Cimenté à un ou plusieurs niveaux et au niveau des sabots
intermédiaire
• Protection de la zone productrice pour la mise en place de la complétion.
• Cimenté comme la colonne intermédiaire ou sur toute la longueur en cas
Colonne de de présence de liner de production.
production
Architecture du puits => La complétion
Une fois le puits foré et cuvelé, la partie nécessaire à la production est mise en place, c'est la
complétion..
Architecture du puits => La complétion
Suivant les caracteristiques du puits ils existent plusiueus types de complétion
La complétion simple correspond à la mise en
production d'un seul niveau et est composée
principalement d'un tubing central et d'un packer de
séparation. Cette conception est onéreuse, car
l'architecture globale du puits n'est amortie
financièrement que par une seule mise en production.
La complétion sélective correspond à la mise en
production de plusieurs zones dans un même
tubing. Elle présente des avantages financiers
car elle limite le nombre de puits à forer.
La complétion double est la présence de deux
tubings dans un casings. Elle est utilisée lorsque
la mise en production des effluents des deux
zones sont incompatibles.
Architecture du puits => La tête de puits
Architecture du puits => La Christmas tree
Architecture du puits => La Christmas tree
• Elle permet d’isoler le tubing. Elle est utilisée pour une fermeture longue durée
Low master du puits.
valve
• Encore appelée SSV ( subsurface security valve) elle constitue une 2ème barrière
du puits .
Upper
master valve • Elle permet de sécuriser le puits en cas de défaut process ESD1/SD2/SD3
• Elle permet d’isoler le puits pour connecter des équi^pemnts de surface.
• Elle est souvent équipée d’actuator pour securiser le puits en cas de défauts
Wing Valve ESD1/SD2/SD3.
• C’est une vanne de curage qui permet au slick line de se raccorder pour les
Swab valve
interventions sur les puits.
• La duse permet de réguler le débit préconisé.
• Elle contrôle la liaison couche trou.
Choke Valve • Elle peut être pilotée à distance pour prévenir les slugs et éviter les shut down
L’INFLOW
La loi de Darcy
La loi de Darcy permet de quantifier le débit liquide dans une conduite. Elle définit le lien entre les
caractéristiques de l'effluent et son environnement, c'est à dire les définitions géométriques du domaine
d'écoulement.
L’index de productivité
L'IP est défini comme le rapport du débit liquide sur la différence de pression entre le gisement et le
tubing (en face des perforations).
IP = Q (m3/j) / (P°res – BHFP )bars =
•Rr est le rayon au-delà duquel le puits n'a pas d'influence sur la pression et la température du
•gisement.
• Rp est le rayon du puits.
• h est la hauteur perforée
• k est la perméabilité
• μo est la viscosité de l’huile
• Bo est le « formation volume factor »
L’INFLOW => Index de
productivité
Suivant la loi de Darcy, lorsque la perméabilité
La courbe c-dessous est appelée Relation diminue (pour un débit fixé), la variation de pression
de Performance d'Alimentation (ou Input équivalente augmente (il y a plus de pertes de
Performance charge). Dans ce cas, on aura une pression de fond en
Relationship IPR). débit plus faible. La courbe dite "IPR" s'incurvera
donc vers le bas.
L’équation la plus utlisée est celle de Loi de VOGEL
ci-dessous
L’INFLOW => Skin
Le skin ou effet pariétal (facteur d'endommagement), doit être considéré comme une perte de charge
additionnelle au voisinage immédiat du puits dans la formation. Il peut être dû à :
colmatage « naturel » dû au forage du puits ou une mauvaise complétion (mauvais fluides
employés)
Un colmatage de la liaison couche – trou au cours de la vie du puits (arrivées naturelles d’argiles,
sables, dépôts,..., ou mauvaise conduite du puits).
Il peut être même négatif après une fracturation ou une acidification (amélioration). Il rend compte de
l'état de la formation suite aux différentes interventions (fracturation, colmatage, acidification).
L’INFLOW => Conduite Liaison couche trou
LCT
L'exploitant est le garant de la bonne conduite du puits. Il doit s'informer auprès des
spécialistes des caractéristiques du réservoir et en particulier des débits à ne pas
dépasser, sous peine de détérioration rapide des possibilités de production. Les
conséquences d’une mauvaise conduite de la liaison couche trou :
La venue de sable
Dans le cas des reservoirs incolidées on peut avoir des entraînements de sable , qui peuvent
éroder les Tubings , les duses , les conduites en surface et engorger des capacités.
Coning Gaz
En cas de soutirage excessif, du gaz libre (en provenance de la zone de gas cap), peut être
entraîné
dans le tubing. Ce coning peut rendre éruptif un puits activé et peut poser un problème de
sécurité.
Dans le cas d'un gas cap drive, cet effet est généralement défavorable, car il utilise en excès le
gaz qui est le moteur du gisement. Le coning de gaz apparaît lorsque le niveau de l'interface
gaz/huile descend presque au niveau des perforations. Il est dû à une viscosité du gaz moindre
que celle des liquides.
Coning Water
Le symétrique du coning gaz est le coning d'eau. Il se produit en général dans les mêmes
conditions,
c'est à dire en fin de vie du champ et dans le cas d'un gisement de type aquifère actif. Il n'y a pas
d'autre solution que de réduire la production de manière à obtenir un BSW compatible vis-à-vis des
installations. Cette pratique permet de produire normalement jusqu'à ce que le niveau de l'interface
huile/eau atteigne les perforations de façon permanente, il ne reste plus alors qu'à perforer de
nouveau ou à changer de puits.
L’INFLOW => Consolidation Liaison couche trou
LCT
Afin de prévenir de nombreux problèmes lors de la mise en production d'un puits, on peut intervenir
sur la liaison couche trou. Ainsi, suivant le type de roche réservoir, différents systèmes peuvent être
mis en place :
Le trou ouvert est utilisé pour les formations consolidées, avec peu ou pas de risque
d'entraînement (exemple: calcaires).
Le trou ouvert crépiné est utilisé en cas de formations moyennement consolidées (exemple: grès).
Le Gravel Pack s'applique au contraire en cas de formations inconsolidées, tel que le sable. Les
puits activés ont plus souvent des Gravel packs que les puits éruptifs afin de préserver la liaison
couche trou d'une forte variation de pression lors des démarrages (draw down important).
On notera que dans tous les cas de figure, une attention particulière sera portée par le producteur lors
des démarrages afin d'éviter de fortes variations de pression pouvant générer à terme une dégradation
prématurée de la liaison couche trou.
De même, lors du démarrage initial, suite à une mise en place d'un Gravel pack, on veillera
particulièrement à démarrer le puits progressivement afin de compacter en douceur les nouveaux
éléments de la liaison couche trou.
L’OUTFLOW => Les pertes de charge
Les pertes de charge dans la complétion se décomposent en deux termes :
Les pertes de charge hydrostatiques.
Les pertes de charge par friction.
L’OUTFLOW=> Les régimes d’écoulements dans le
tubing
L’OUTFLOW=> Les régimes d’écoulements dans le
tubing
Le liquid hold-up (ou contenu Le gas slippage (facteur de La perte de charge par friction est
liquide) est la fraction liquide glissement) est assimilable au fortement présente pour des
obtenue après séparation statique liquid hold-up. Toutefois le gas débits importants. Sa
de la slippage détermination est
phase liquide et de la phase gaz. représente une photo instantanée complexe,
Ces phases sont représentatives de l’écoulement en cours dans la La perte de charge par friction est
d’un écoulement dynamique conduite. Ce facteur de une fonction de la friction F, de la
global glissement permet de prendre en longueur de la conduite L, du débit
dans la conduite. compte le différentiel de vitesse Q au carré et inversement du
entre le gaz et le liquide. Le gaz diamètre de la section de
ayant une vitesse d'ascension passage à la puissance cinq.
plus importante que le liquide, sa La friction et ses pertes de charge
phase volumique sera considérée associées seront calculées à partir
moins importante que dans le d'abaques de Poettman-
système statique. Ce phénomène Carpenter ou à partir de logiciel tel
sera d'autant plus important que que PROSPER.
les
La réduction du diamètre du
débits liquides seront faibles. tubing ^par des dépôts ont un
impact important dans le débit du
puits
L’OUTFLOW=> La courbe VLP
Appelée Vertical Lift Performance curve, elle est définie
pour une pression en tête de puits fixée et
représente l’évolution de la pression de fond en débit
(BHFP) en fonction du débit pour un diamètre
tubing donné. Elle se décompose en deux parties :
Pour les faibles débits, gravitaire dominant.
Pour les forts débits, friction dominante.
Associée à la courbe de l'IP, ce graphe permet entre autres
choses de déterminer le point de
fonctionnement en production du puits (au croisement des
courbes Vertical Lift Performance (VLP) et
Input Performance Relationship (IPR)).
L’OUTFLOW=> Les pertes de charges dans le
process
• Lorsqu’elle est dusée la perte de charge est voulue.
• Lorsqu’elle ouverte à 100% la duse la perte de charge est fonction du débit et du Cv de la vanne. Des
coudes sont le plus souvent utilisés pour réduire les pertes de charges
La duse
• Elles se comportent comme des duses. La perte de charge est mis en évidence par observation de la
différence de pression entre le manifold et l’aval de la duse.
• Les clapets peuvent être le siège des perte de charges si ils ne sont pas biens dimensionnés ou obstrués.
• Des nettoyages en fonction de la nature des dépôts sont nécessaires pour réduire les pertes de charge.
Les flow lines • Des calculs de pertes de charges peuvent être effectués pour dimensionner les flow lines en utilisant des
logiciels ou l’abaque de Brown. En cas de sous dimensionnement on peut faire des doubles flow llines.
Manifold
• L’augmentation de la pression de séparation se répercute en fond du puits e impact la production du puits.
D’où l’intérêt d’avoir une pression de séparation optimale en fonction du procédé et du process.
La pression
de séparation
L’ACTIVATION
Un puits peut être activé pour produire plus mais surtout lorsque l'effluent n'a plus suffisamment d'énergie pour accéder à la surface
dans les conditions fixées par le procédé. Les causes sont multiples mais on retiendra principalement la baisse de la pression statique
du réservoir ou l'augmentation du BSW de manière importante par venue d'eau de formation ou d'eau d'injection.
Les principaux types d’activations utilisées sont :
• L’effluent est aspiré par une pompe volumétrique installée en partie basse du
Pompage aux tiges (RP) tubing et qui refoule l’effluent dans le tubing.
Pompes à Cavité Progressive type Moineau • Le cœur de la pompe est constitué d’un stator en élastomère moulé dans lequel
(PCP) tourne un rotor métallique.
•L’effluent est soumis à une force centrifuge dans l’impulseur de la pompe en rotation
qui le projette dans le diffuseur. Le diffuseur va transformer l’énergie cinétique
Pompage Centrifuge Immergé (ESP)
acquise en gain de pression avant de diriger l’effluent vers l’impulseur suivant.
L’ensemble impulseur – diffuseur constitue un étage de pompe. Le nombre d’étages
de la pompe sera déterminé en fonction du gain de pression requis pour refouler
l’effluent en tête.
Allègement poids de la colonne par Gas Lift (GL) •Le but est ici de modifier le gradient de pression de l'effluent en allégeant le poids de
colonne par injection de gaz à débit contrôlé et continu le plus au fond du puits. On
réduit ainsi les pertes de charge hydrostatiques.
•Il s'agit là d'une activation indirecte qui à pour buts le maintien de pression du
Maintient de pression gisement ainsi qu'un meilleur balayage de l'huile en présence. Elle se fait via un puits
non producteur, soit par injection de gaz dans la zone de gas cap, soit par injection
d'eau dans la zone aquifère. Cette injection permet de "pousser" l'huile à l'aide de
l'interface liquide ou gaz.
L’ACTIVATION => Choix de la méthode d’activation
L’ACTIVATION => Le gas -lift
Le principe consiste à réduire les pertes de charge hydrostatiques par injection de gaz à débit contrôlé et continu le plus au fond du puits
(allègement de la colonne de liquide).
Avantages
• Investissement faible pour l’équipement du puits
• Adaptation sur puits déviés.
• Possibilité de présence de sable
• Matériel réduit sur le puits en surface
• Interventions légères sur les puits
• Flexibilité
Inconvénents
• Nécessité d’une source de gaz
• Problèmes de redémarrage (régimes transitoires)
• Importance des installations de surface (compresseurs GL)
• Sensibilité du procédé à la pression en tête de puits
• Limites d’activation par déplétion importante
• Gaz de formation corrosifs
• Problèmes d’hydrates
• Adaptation du casing au gas lift
• Installation haute pression
• Rendement faible (10 à 30%)
L’ACTIVATION => Le gas -lift
La Technologie des vannes gas-lift
Les vannes « casing operated » sont dites vannes de décharge car elles permettent d’atteindre
l’orifice final d’injection. Chaque vanne est installée au wire line dans le logement d’un
mandrin. L’étanchéitéde la vanne avec le logement se fait par des garnitures supérieures et
inférieures, la communicationde la vanne avec le casing se faisant entre les garnitures. Les
internes de la vannes sont constitués d’un soufflet sous pression solidaire d’un clapet qui vient
faire étanchéité sur un siège orifice lors de la baisse de pression casing. Le diamètre du siège
orifice peut être choisi en fonction du débit de gas lift requis. Un clapet situé en aval du siège
orifice empêche tout retour du tubing vers le casing. Le soufflet communique, suivant les
fabricants, avec une chambre supérieure (parfois par un orifice
pour éviter les ouvertures / fermetures violentes du soufflet qui est dans ce cas rempli de
silicone). L’ensemble chambre – soufflet est pressurisé en atelier à l’azote à une pression Psn
telle que l’on ait une valeur Pif (Pression d’injection à la fermeture) à la cote de la vanne
considérée (et donc à une température estimée). Cette valeur de Pif doit donc être associée à
une valeur de température. Elle est souvent ramenée dans les conditions de surface et
s’appelle alors Pifs. Il y a un décalage entre la valeur d’injection à l’ouverture Pio et à la
fermeture d’une vanne Pif. Cela est dû au T.E.F. ( Tubing Effect Factor) qui représente, en
pourcentage, la participation de la pression tubing à l’ouverture de la vanne. Le TEF est le
rapport de la section de l’orifice sur la section du soufflet diminuée de la section de l’orifice.
Les seuils de fermeture sont décalés d’une vanne de décharge à l’autre pour permettre le
transfert de l’injection de gaz vers la vanne inférieure.
L’ACTIVATION => Le gas -lift
L’ACTIVATION => Electrical submersible pump
L’effluent est soumis à une force centrifuge dans l’impulseur de la pompe en rotation
qui le projette dans le diffuseur. Le diffuseur va transformer l’énergie cinétique acquise
en gain de pression avant de diriger l’effluent vers l’impulseur suivant. L’ensemble
impulseur – diffuseur constitue un étage de pompe.
Le design de la pompe est réalisé à partir de la Total Dynamic Head (TDH) ou hauteur
totale de
refoulement à fournir. La TDH correspond à la différence entre la pression aspiration et
la pression de
refoulement nécessaire au débit souhaité (incluant donc les pertes de charge dans le
tubing). La TDH
est exprimée en mètres de fluide. La pompe sera sélectionnée de manière à ce que le
débit cible et ses futures évolutions possibles
soient dans la plage de débit de la pompe. Ceci est important pour éviter une usure
prématurée de la
pompe. En effet, l’équilibre des impulseurs est simplement dynamique et les butées
axiales de ces
pompes sont conçues pour des phases transitoires. Le nombre d’étages de la pompe
sera déterminé en fonction de la TDH à fournir et de la hauteur de refoulement par
étage. Les constructeurs proposent une gamme de différents assemblages standards
(housings), qui comportent un nombre déterminé d’étages. Une combinaison de ces
assemblages
permettra d’obtenir le nombre total d’étages voulu. En fonction du nombre
d’assemblages, la longueur
de la pompe varie de 5 à 15 mètres.
L’ACTIVATION => Electrical submersible pump
Le • c’est un transformateur élévateur. Au primaire est connecté la tension d’alimentation du réseau
provenant du VSD ou du jeu de barres 380 V. En fonction des différents taping ou rapport de
transformation une tension est délivrée au secondaire.
transformateur • Le transformateur permet d’élever la tension pour réduire l’intensité du courant .
• Le moteur permet d’entraîner la pompe grâce à l’énergie électrique apportée par le câble. Ces
moteurs sont conçus pour résister à de fortes températures car ils sont refroidis par le passage du
fluide de production. Ce qui nécessite un débit produit minimum de 30 m3/J pour refroidir le moteur
Le moteur et le Ces moteurs tournent généralement à 3500 trs/min à 60 Hz.
• Ils peuvent être accouplés en tandem en cas de besoin de forte puissance.
• Le câble sera fixé à intervalles réguliers sur le tubing par des colliers (colliers Lasalle par exemple) qui
câble assureront sa protection durant la descente de la complétion et son soutien. La connexion au niveau
de la tête de puits se fera généralement au moyen d’une traversée étanche. Le but est d’empêcher
legaz de migrer dans la gaine le long du câble pour aller déboucher à la connexion (généralement
dans le local technique).
• Il permet de faire les démarrages progressifs en ajustant les pressions au démarrage.
VSD • Contrôle les paramètres du moteur ( surcharge , sous charge , température moteur )
• Commande le sens de rotation du moteur ( back spin). En cas de blocage de la pompe le back spin
peut être utilisé.
L’ACTIVATION => Electrical submersible pump
L’ACTIVATION => Electrical submersible pump
Avantages
• Débits importants
• Simplicité de conception
• Peu encombrant
• Bon rendement (35 à 60%)
• Pas de nuisances
• Facile à opérer
• Possibilité d’installer des capteurs pour mesurer la pression de fond
• Peut être installée dans un puits dévié à condition d’être dans une partie rectiligne
• Coût faible pour de gros débits
Inconvénents
• Pas ou peu flexible (sans variateur)
• Présence de gaz gênante (15% maximum accepté avec un gas separator)
• Intervention sur le puits avec matériel lourd
• Durée de vie faible si température puits élevée (1 an en moyenne)
• Energie électrique requise doit être stable
• Pas utilisable pour les faibles débits (30 m3/J mini pour refroidissement moteur)
• Création d’émulsions
• Profondeur limitée par la chute de tension dans le câble (maximum 2400 m)