12.
LES AJUSTEMENTS DES COMPTES DE GESTION
12.1. LES STOCKS
12.1.1. Définition des stocks de matières premières, fournitures et marchandises
Marchandises : Tout ce que l'entreprise achète pour revendre en l'état.
Matières premières et fournitures : Objets et substances plus ou moins élaborés destinés à
entrer dans la composition de produits traités ou fabriqués.
Matières consommables et fournitures : Objets et substances plus ou moins élaborés
consommés au premier usage ou rapidement, et qui concourent au traitement, à la fabrication ou à
l'exploitation, sans entrer dans la composition des biens fabriqués.
Matières d'emballages et fournitures :
Objets et substances destinés à la fabrication des emballages ou à leur achèvement.
Emballages perdus : Emballages destinés à être livrés avec leur contenu sans consignation ni
reprise.
Emballages récupérables : Emballages susceptibles d'être provisoirement conservés par les tiers
et que l'entreprise s'engage à reprendre dans des conditions déterminées. Ces emballages
constituent normalement des immobilisations.
Emballages à usage mixte : Emballages non identifiables destinés à être indifféremment vendus,
consignés ou prêtés aux clients.
Pièces de rechange : Pièces destinées à l'entretien ou à la réparation des immobilisations de
l'entreprise.
12.1.2. La comptabilisation des stocks de matières premières, fournitures et
marchandises et de leur variation
Deux méthodes peuvent être utilisées en comptabilité pour assurer le suivi des stocks :
- la méthode de l'inventaire permanent
- la méthode de l'inventaire intermittent
La méthode de l'inventaire permanent permet un enregistrement comptable des mouvements
d'entrée et de sortie et une connaissance en cours d'exercice des existants chiffrés en quantité et
en valeur. La méthode de l'inventaire intermittent apporte la connaissance des existants après une
opération de comptage périodique des stocks. C'est cette méthode qui est préconisée pour la
comptabilité générale.
311 matière ou groupe A
312 matière ou groupe B
317 fournitures A, B, C...
321 matières consommables
3211 matière ou groupe C
3212 matière ou groupe D
322 fournitures consommables
3221 combustibles
3222 produits d'entretien
3223 fournitures d'atelier ou d'usine
3224 fournitures de magasin
3225 fournitures de bureau
326 emballages
3261 emballages perdus
3265 emballages récupérables non identifiables
3267 emballages à usage mixte
371 marchandises ou groupe A
372 marchandises ou groupe B
6031 variation des stocks de matières premières et fournitures
6032 variation des stocks des autres approvisionnements
6037 variation des stocks de marchandises
Les comptes de racine 31, 32 et 37 sont crédités en fin d'année du montant du stock initial par le
débit des comptes 6031 variation des stocks de matières premières et fournitures, 6032 variation
des stocks des autres approvisionnements et 6037 variation des stocks de marchandises.
Après avoir procédé à l'inventaire extra-comptable, c'est-à-dire au recensement et à l'évaluation
des existants en stocks, les comptes de racine 31, 32 et 37 sont débités du montant du stock final
par le crédit des comptes 6031, 6032 et 6037.
Ainsi, les soldes des comptes 6031, 6032 et 6037 expriment les variations intervenues dans la
valeur des stocks, compte non tenu des provisions pour dépréciation. Les soldes en question,
débiteurs ou créditeurs, figurent dans les charges au compte de résultat et sont considérés comme
des consommations intermédiaires pour le calcul de la valeur ajoutée.
12.1.3. Définition des stocks d'en-cours de production de biens et de services et de
produits finis
Produits intermédiaires : Produits qui ont atteint un stade d'achèvement mais destinés à entrer
dans une nouvelle phase du cycle de production.
Produits finis : Produits qui ont atteint un stade d'achèvement définitif dans un cycle de
production.
Produits résiduels : Déchets et rebuts de fabrication.
12.1.4. La comptabilisation des stocks d'en-cours de production de biens et de
services et de produits finis et de leur variation
331 produits en cours
3311 produit en cours P1
3312 produit en cours P2
335 travaux en cours
3351 travaux en cours T1
3352 travaux en cours T2
341 études en cours
3411 études en cours E1
3412 études en cours E2
345 prestation de services en cours
3451 prestation de services en cours S1
3452 prestation de services en cours S2
351 produits intermédiaires
3511 produit intermédiaire ou groupe A
3512 produit intermédiaire ou groupe B
355 produits finis
3551 produit fini ou groupe A
3552 produit fini ou groupe B
358 produits résiduels ou matières de récupération
3581 déchets
3585 rebuts
3586 matières de récupération
713 variation des stocks d'en-cours et de produits
7133 variation des en-cours de production de biens
71331 produits en cours
71335 travaux en cours
7134 variation des en-cours de production de services
71341 études en cours
71345 prestations de services en cours
7135 variation des stocks de produits
71351 produits intermédiaires
71355 produits finis
71358 produits résiduels
Les comptes 33, 34 et 35 sont crédités du montant du stock initial par le débit des comptes 7133
variation des en-cours de production de biens, 7134 variation des en-cours de production de
services et 7135 variation des stocks de produits finis.
12.1.5. La production immobilisée
721 production immobilisée / immobilisations
incorporelles
722 production immobilisée / immobilisations
corporelles
Les comptes 721 et 722 enregistrent le coût des travaux faits par l'entreprise pour elle-même. Ils
sont crédités par le débit du compte 23 immobilisations en cours du coût réel de production des
immobilisations créées par les moyens propres de l'entreprise, au fur et à mesure de la progression
des travaux, soit directement par le débit des comptes d'immobilisations intéressés si le transit par
le compte 23 ne s'avère pas nécessaire.
Les charges qui peuvent être inscrites en compte 201 frais d'établissement ou en 203 frais de
recherche et de développement sont portées à ces comptes par le crédit du compte 721
immobilisations incorporelles.
Les travaux faits par l'entreprise pour elle-même et pour les besoins de son exploitation donnent
lieu à une livraison à soi-même qui fait l'objet d'une imposition à la TVA, la déduction de TVA
s'opérant dans les conditions habituelles.
12.2. LES CHARGES A PAYER
12.2.1. Définition
Le Plan comptable définit les dettes provisionnées et assimile les charges à payer à ces dettes
provisionnées. Les dettes provisionnées sont des dettes potentielles, évaluées à l'arrêté des
comptes, nettement précisées quant à leur objet mais dans l'échéance ou le montant est incertain.
Elles ont une vocation irréversible à se transformer ultérieurement en dettes. Sont par exemple,
des charges à payer :
- les consommations, à la clôture de l'exercice, d'eau, d'électricité, de gaz, pour lesquelles la
quittance n'est pas encore parvenue
- les achats de marchandises ou de produits pour lesquels les marchandises sont livrées mais
les factures non encore parvenues
En réalité, la dette provisionnée et la charge à payer sont des notions très proches mais qui ne se
recouvrent pas totalement. En effet, les dettes provisionnées nécessitent une évaluation, leur
montant n'étant pas connu exactement, alors que le montant des charges à payer peut être connu
avec certitude. Les dettes provisionnées ou charges à payer sont, en raison de leur vocation
irréversible à se transformer en dettes, classées dans les rubriques des comptes de tiers
intéressés.
Sont des comptes de charges à payer ou de dettes provisionnées les différents comptes suivants :
168 autres emprunts et dettes assimilées
1688 intérêts courus
408 fournisseurs factures non parvenues
4081 fournisseurs
4084 fournisseurs d'immobilisations
4088 fournisseurs intérêts courus
4198 rabais, remises, ristournes à accorder et autres avoir à
établir
428 personnel charges à payer et produits à recevoir
4282 dettes provisionnées pour congés à payer
4284 dettes provisionnées pour participation des salariés aux
résultats de l'entreprise
4286 autres charges à payer
438 organismes sociaux charges à payer et produits à
recevoir
4386 charges à payer
448 État charges à payer et produits à recevoir
4486 charges à payer
468 créditeurs divers charges à payer et produits à
recevoir
4686 charges à payer
12.2.2. Distinction entre provisions pour risques et charges et les charges à payer
Si l'on admet qu'une charge a trouvé son origine dans un exercice à la clôture duquel elle n'a pas
encore été comptabilisée, il convient de déterminer s'il faut l'enregistrer en provisions pour charges
ou en charges à payer. La distinction entre provisions et charges à payer n'est pas toujours
évidente, ce qui peut être dommageable à la présentation des comptes et à l'analyse financière qui
en est induite. Cependant, dans la plupart des cas, on peut utiliser les critères d'affectabilité et de
réversibilité :
- la réversibilité d'une charge suppose que cette dernière n'est pas définitive et que certains
éléments ultérieurs peuvent la modifier, voire l'annuler
- l'affectabilité d'une charge implique que les bénéficiaires des sommes à débourser peuvent
être aisément déterminés
Lorsqu'une charge est à la fois irréversible et affectable, elle constitue une dépense engagée et doit
être inscrite au bilan dans les charges à payer ; dans les autres cas, elle fait l'objet d'une provision.
Les exemples ci-dessous éclairent l'utilisation des deux critères :
- une perte latente n'est pas irréversible et fera donc l'objet d'une provision pour risques
- les congés payés acquis à la clôture de l'exercice présentent à la fois un caractère irréversible
et affectable. Ils sont donc enregistrés en charges à payer ; il en est de même des charges
sociales et des charges fiscales sur congés à payer
12.2.3. Le traitement comptable des charges à payer
Les charges à payer sont enregistrées au débit du compte de charges intéressé par le crédit d'une
des subdivisions des comptes de tiers listés précédemment. A l'ouverture de l'exercice suivant, les
écritures sont contre-passées aux comptes intéressés de la classe 6. Toutefois, les entreprises
peuvent également débiter directement le compte de régularisation par le crédit du compte de tiers
lors de la réception de la facture, les ajustements éventuels étant enregistrés en compte de
charges.
Le compte 408 fournisseurs factures non parvenues est crédité, à la clôture de l'exercice, des
factures imputables à la période close, mais non encore parvenues, dont le montant est
suffisamment connu et évaluable par le débit des comptes de charges concernés. A l'ouverture de
l'exercice suivant, les écritures sont contre-passées. Toutefois, les entreprises peuvent également
débiter directement le compte 408 par le crédit du compte 401 à réception de la facture, les
ajustements éventuels étant enregistrés au compte de charges intéressé.
Les charges sont constatées hors taxes alors que les dettes correspondantes sont enregistrées
taxes comprises. Lorsqu'il s'agit de régularisation de charge à payer, il convient donc d'inscrire la
totalité de la dette aux comptes rattachés aux comptes de tiers concernés (fournisseurs, clients,
personnel...), la taxe la concernant étant isolée au sous compte 44586 taxes sur le chiffre
d'affaires sur factures non parvenues.
12.3. LES PRODUITS A RECEVOIR
12.3.1. Définition
Les produits à recevoir sont des produits acquis à l'entreprise mais dont le montant, non
définitivement arrêté, n'a pas encore été inscrit aux comptes de tiers débiteurs. Afin de respecter
le découpage de la vie de l'entreprise en exercices et d'affecter au résultat d'un exercice tous les
produits qui lui reviennent et ceux-là seulement, des régularisations sont effectuées à la clôture de
l'exercice pour tenir compte dans le résultat des produits à recevoir ainsi définis.
Les produits à recevoir représentent pour l'entreprise des créances certaines mais qui ne sont pas
liquides.
Créance certaine : si la réception du produit et par là même la créance de l'entreprise n'étaient
pas certaines, l'enregistrement en produits à recevoir à la clôture de l'exercice ne pourrait être
réalisé en application du principe de prudence.
Créance liquide : si la créance est liquide, c'est-à-dire en pratique si l'entreprise possède les
documents en réclamant le paiement (quittance, facture, mémoire), elle doit être portée au compte
de tiers concerné. Ce n'est que dans le cas où son montant ne serait pas encore définitivement
arrêté qu'il y a lieu de l'enregistrer dans un compte de produits à recevoir.
Les comptes de produits à recevoir sont désormais rattachés aux comptes de tiers auxquels ils
correspondent. Ainsi, sont des comptes de produits à recevoir les différents comptes suivants :
267 créances rattachées à des participations
2678 intérêts courus
268 créances rattachées à des sociétés en participation
2688 intérêts courus
276 autres créances immobilisées
2768 intérêts courus
27682 sur titres immobilisés (droits de créance)
27684 sur prêts
27685 sur dépôts et cautionnements
27688 sur créances diverses
409 fournisseurs débiteurs
4098 rabais, remises, ristournes à obtenir et autres avoirs non
encore reçus
417 créances sur travaux non encore facturables
418 clients produits non encore facturés
4181 clients factures à établir
4188 clients intérêts courus
428 personnel charges à payer et produits à recevoir
4287 produits à recevoir
438 organismes sociaux charges à payer et produits à
recevoir
4387 produits à recevoir
448 État charges à payer et produits à recevoir
4487 produits à recevoir
458 associés opérations faites en commun et en GIE
4586 intérêts courus
468 divers charges à payer et produits à recevoir
4687 produits à recevoir
508 autres valeurs mobilières et créances assimilés
5088 intérêts courus sur obligations, bons et valeurs
assimilées
518 intérêts courus
5187 intérêts courus à recevoir
12.3.2. Le traitement comptable des produits à recevoir
A la clôture de l'exercice, les comptes de produits à recevoir sont débités par le crédit des comptes
de la classe 7 intéressés afin de comprendre dans ces comptes les produits rattachables à
l'exercice mais non encore comptabilisés.
Au cours de l'exercice suivant, les écritures de régularisation enregistrées lors de la clôture de
l'exercice sont contre-passées aux comptes intéressés de la classe 7 et les produits enregistrés
normalement dans les comptes intéressés lors de leur réalisation.
Toutefois, les entreprises peuvent également utiliser une seconde méthode qui consiste à attendre
la réalisation du produit et à débiter directement les comptes de tiers intéressés par le crédit, pour
solde, du compte de produits à recevoir, les différences éventuelles étant enregistrées au compte
de produits.
Les produits sont constatés H.T., alors que les créances correspondantes sont enregistrées T.T.C..
Lorsqu'il s'agit de la régularisation de produits à recevoir, il convient donc d'enregistrer la totalité
de la créance aux comptes rattachés aux comptes de tiers concernés (clients, fournisseurs,
personnel...), la taxe la concernant étant isolée au sous-compte 44587 taxe sur le chiffre
d'affaires sur factures à établir (lorsque l'exigibilité de la taxe n'est pas encore intervenue).
12.4. LES CHARGES CONSTATÉES D'AVANCE
12.4.1. Définition
Les charges constatées d'avance sont les charges enregistrées au cours d'un exercice mais qui
correspondent à des achats de biens ou services dont la fourniture ou la prestation doit intervenir
ultérieurement. L'entreprise dispose à ce titre d'une créance en nature. Y seront enregistrés
notamment :
- les factures reçues des fournisseurs pour des achats non livrés ou des prestations de services
non exécutées
- les loyers, les primes d'assurances payées, les intérêts pour l'exercice à venir
- les existants, à la clôture de l'exercice, de fournitures qui ne passent pas par un compte de
magasin (fournitures d'entretien et de petit équipement, fournitures administratives)
12.4.2. Le traitement comptable des charges constatées d'avance
486 charges constatées d'avance
Le compte 486 peut être subdivisé conformément à la nomenclature de la classe 6. Il enregistre
les frais comptabilisés par l'entreprise au cours de l'exercice mais qui concernent les exercices
ultérieurs. En effet, si les comptes de la classe 6 enregistrent les charges au fur et à mesure de
leur naissance, certaines sont imputables à des exercices ultérieurs. Pour rétablir dans la classe 6
les charges se rapportant à la période, en fin d'exercice, les comptes de la classe 6 doivent être
crédités par le débit du compte 486 charges constatées d'avance pour le montant des charges
constatées d'avance.
Les entreprises ont aussi la possibilité lors de l'enregistrement initial de la facture, d'enregistrer
directement la quote-part des charges constatées d'avance au débit du compte 486. A l'ouverture
de l'exercice suivant, le compte 486 est crédité par le débit des comptes de charges intéressés. Au
bilan, les charges constatées d'avance font l'objet d'une ligne particulière à l'actif.
12.5. LES PRODUITS CONSTATES D'AVANCE
12.5.1. Définition
Les produits constatés d'avance sont les produits perçus ou comptabilisés avant que les prestations
ou fournitures les justifiant aient été effectuées ou fournies. A ce titre, l'entreprise devra s'acquitter
d'une dette en nature. Y seront enregistrés notamment :
- les factures envoyées aux clients alors que le bien n'a pas été livré ou la prestation de service
exécuté
- les produits perçus, tels que loyers ou intérêts mais correspondant à l'exercice suivant
12.5.2. Le traitement comptable des produits constatés d'avance
487 produits constatés d'avance
Le compte 487 est subdivisé conformément à la nomenclature de la classe 7. Il enregistre les
produits comptabilisés par l'entreprise au cours d'un exercice mais qui concernent les exercices
ultérieurs. En effet, si les comptes de la classe 7 enregistrent les produits au fur et à mesure de
leur naissance, certains sont imputables à des exercices ultérieurs. Pour rétablir dans la classe 7
les produits se rapportant à la période, en fin d'exercice, les comptes de la classe 7 doivent être
débités par le crédit du compte 487 produits constatés d'avance pour le montant des produits
constatés d'avance.
Les entreprises ont également la possibilité, lors de l'enregistrement initial de la facture,
d'enregistrer directement la quote-part des produits constatés d'avance au crédit du compte 487.
Pour l'établissement des documents de synthèse, les entreprises distinguent les régularisations à
plus d'un an et à moins d'un an. A l'ouverture de l'exercice suivant, le compte 487 est débité par le
crédit des comptes concernés. Au bilan, les produits constatés d'avance sont inscrits à une ligne
particulière du passif.
12.6. LES CHARGES A REPARTIR SUR PLUSIEURS EXERCICES
12.6.1. Définition
Les charges à répartir sur plusieurs exercices comprennent les charges différées et certains frais
affectant plusieurs exercices tels que les frais d'émission d'un emprunt qui peuvent être répartis
sur la durée de cet emprunt. Contrairement aux frais d'établissement dont les conditions
d'étalement sont strictement définies par le décret comptable, pour les charges à répartir, les
textes législatifs et réglementaires sont quasi muets. Seul le Plan comptable prévoit la possibilité
de porter, à l'actif du bilan, certaines charges dont la répartition sur les exercices ultérieurs est
justifiée par les conditions d'exercice de l'activité.
Elles ont pour effet de reporter la prise en compte de certaines charges, du résultat de l'exercice de
leur engagement aux résultats d'exercices ultérieurs, par exemple ceux bénéficiaires des produits
qu'elles ont vocation à engendrer. Elles devront, en conséquence, être utilisées avec prudence.
12.6.2. Le traitement comptable des charges à répartir sur plusieurs exercices
481 charges à répartir sur plusieurs exercices
4811 charges différées
4812 frais d'acquisition des immobilisations
4816 frais d'émission des emprunts
4818 charges à étaler
681 dotations aux amortissements et aux provisions
(charges d'exploitation)
6812 dotations aux amortissements des charges d'exploitation
à répartir
791 transferts de charges (charges d'exploitation)
796 transferts de charges (charges financières)
797 transferts de charges (charges exceptionnelles)
En fin d'exercice, les subdivisions du compte 481 charges à répartir sur plusieurs exercices
enregistrent à leur débit les charges à répartir sur plusieurs exercices par le crédit des subdivisions
du compte 79 transferts de charges. Elles sont créditées, à la clôture de chaque exercice, par le
débit du 6812 dotations aux amortissements des charges d'exploitation à répartir du
montant de la quote-part des charges incombant à cet exercice.
Aucune durée particulière n'est prévue dans le Plan comptable pour l'étalement des charges
différées ou à étaler. Toutefois, s'agissant d'une dérogation majeure au principe de rattachement
des charges, la répartition doit être opérée le plus rapidement possible. Les règles posées par le
décret comptable en matière d'étalement des frais d'établissement (amortissement selon un plan
dans un délai maximal de 5 ans) pourraient servir de guide.
En tout état de cause, les charges à répartir doivent être réintégrées dans le résultat de l'exercice
si les motifs justifiant leur étalement disparaissent. Le Plan comptable ne prévoit aucune
disposition spécifique pour l'étalement des frais d'acquisition des immobilisations. Pour les frais
d'émissions des emprunts, il est prévu que ces frais pouvaient être répartis sur la durée de
l'emprunt.
12.7. LES PRINCIPES D’ENREGISTREMENT
12.7.1. La variation des stocks et la production stockée
JOURNA DATE ÉCRITURE : jj/mm/aa PIÈCE N° 0000
L : OD
COMPTE LIBELLÉ DÉBIT CRÉDIT
311000 stock final matières au 31/12/20n-1 20000.00
603100 stock final matières au 31/12/20n-1 20000.00
603100 stock final matières au 31/12/20n 25000.00
311000 stock final matières au 31/12/20n 25000.00
JOURNA DATE ÉCRITURE : jj/mm/aa PIÈCE N° 0000
L : OD
COMPTE LIBELLÉ DÉBIT CRÉDIT
371000 stock final marchandises au 31/12/20n-1 30000.00
603700 stock final marchandises au 31/12/20n-1 30000.00
603700 stock final marchandises au 31/12/20n 33000.00
371000 stock final marchandises au 31/12/20n 33000.00
(le solde créditeur du compte 603700 démontre une consommation inférieure au montant des
achats et un niveau de stock à fin 20n supérieur à celui de fin 20n-1)
JOURNA DATE ÉCRITURE : jj/mm/aa PIÈCE N° 0000
L : OD
COMPTE LIBELLÉ DÉBIT CRÉDIT
371000 stock final marchandises au 31/12/20n-1 30000.00
603700 stock final marchandises au 31/12/20n-1 30000.00
603700 stock final marchandises au 31/12/20n 25000.00
371000 stock final marchandises au 31/12/20n 25000.00
(le solde débiteur du compte 603700 démontre une consommation supérieure au montant des
achats et un niveau de stock à fin 20n inférieur à celui de fin 20n-1)
JOURNA DATE ÉCRITURE : jj/mm/aa PIÈCE N° 0000
L : OD
COMPTE LIBELLÉ DÉBIT CRÉDIT
355100 stock final produits finis au 31/12/20n-1 30000.00
713550 stock final produits finis au 31/12/20n-1 30000.00
713550 stock final produits finis au 31/12/20n 33000.00
355100 stock final produits finis au 31/12/20n 33000.00
(le solde créditeur du compte 713550 démontre une production supérieure au montant des ventes
et un niveau de stock à fin 20n supérieur à celui de fin 20n-1)
12.7.2. La production immobilisée
JOURNA DATE ÉCRITURE : jj/mm/aa PIÈCE N° 0000
L : OD
COMPTE LIBELLÉ DÉBIT CRÉDIT
720000 fab. en interne d’une immob. corporelle 10000.00
21xxxx fab. en interne d’une immob. corporelle 10000.00
44571x fab. en interne d’une immob. corporelle 1960.00
44562x fab. en interne d’une immob. corporelle 1960.00
12.7.3. Les charges à payer
JOURNA DATE ÉCRITURE : jj/mm/aa PIÈCE N° 0000
L : OD
COMPTE LIBELLÉ DÉBIT CRÉDIT
408100 dernier relevé consommation d’eau 381.00
606110 dernier relevé consommation d’eau 381.00
12.7.4. Les produits à recevoir
JOURNA DATE ÉCRITURE : jj/mm/aa PIÈCE N° 0000
L : OD
COMPTE LIBELLÉ DÉBIT CRÉDIT
707xxx livraison 20n ; facturation en 20n+1 457.00
44587x livraison 20n ; facturation en 20n+1 89.57
418100 livraison 20n ; facturation en 20n+1 546.57
12.7.5. Les charges constatées d’avance
JOURNA DATE ÉCRITURE : jj/mm/aa PIÈCE N° 0000
L : OD
COMPTE LIBELLÉ DÉBIT CRÉDIT
607xxx facture reçue 20n ; réception en 20n+1 1000.00
486000 facture reçue 20n ; réception en 20n+1 1000.00
(contre-passation en 20n+1)
12.7.6. Les produits constatés d’avance
JOURNA DATE ÉCRITURE : jj/mm/aa PIÈCE N° 0000
L : OD
COMPTE LIBELLÉ DÉBIT CRÉDIT
487000 facture émise 20n ; livraison en 20n+1 2000.00
707xxx facture émise 20n ; livraison en 20n+1 2000.00
(contre-passation en 20n+1)
12.7.7. Les charges à répartir sur plusieurs exercices (répartition 20n)
JOURNA DATE ÉCRITURE : jj/mm/aa PIÈCE N° 0000
L : OD
COMPTE LIBELLÉ DÉBIT CRÉDIT
791xxx frais de préexploitation d’une installation 26400.00
481100 frais de préexploitation d’une installation 26400.00
(en fin d’exercice 20n)
JOURNA DATE ÉCRITURE : jj/mm/aa PIÈCE N° 0000
L : OD
COMPTE LIBELLÉ DÉBIT CRÉDIT
481100 frais de préexploitation d’une installation 8800.00
681200 frais de préexploitation d’une installation 8800.00
(en fin d’exercice 20n)
12.7.8. Les charges à répartir sur plusieurs exercices (répartition 20n+1)
JOURNA DATE ÉCRITURE : jj/mm/aa PIÈCE N° 0000
L : OD
COMPTE LIBELLÉ DÉBIT CRÉDIT
481100 frais de préexploitation d’une installation 8800.00
681200 frais de préexploitation d’une installation 8800.00
(en fin d’exercice 20n+1)
12.7.9. Les charges à répartir sur plusieurs exercices (répartition 20n+2)
JOURNA DATE ÉCRITURE : jj/mm/aa PIÈCE N° 0000
L : OD
COMPTE LIBELLÉ DÉBIT CRÉDIT
481100 frais de préexploitation d’une installation 8800.00
681200 frais de préexploitation d’une installation 8800.00
(en fin d’exercice 20n+2)