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Mr. Arsène RAKOTOARISOA
JULY 1, 2016
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LOI N° 2003 - 042 DU 03 SEPTEMBRE 2004
SUR LES PROCÉDURES COLLECTIVES
D’APUREMENT DU PASSIF
Historique :
- Droit de la faillite (BANKIROPOTRA : banqueroute) régit par le code des 305
articles (RANAVALOMANJAKA). Quand une personne n’arrive plus à payer ses
dettes, cette personne est dite en faillite. En matière de commerce, il y a 3
éléments : la célérité, la profitabilité/rentabilité, la crédibilité. Selon ce code des
305 articles, La personne en faillite devient l’esclave du créancier, la personne et
les membres de sa famille. Les biens du défaillant sont saisis par l’Etat. A cette
époque, la doctrine protégeait le crédit (confiance) dans un premier temps et le
créancier. Enfin, il y a l’idée de la sanction pénale. Aucune considération du
débiteur.
- Droit de la faillite et du règlement judiciaire pendant la colonisation : ceci
intervient après l’abolition de l’esclavage. Mais ceci présente deux procédures qui
se différencient en fonction de la bonne foi du commerçant. La doctrine ne
protégeait plus le crédit, mais protégeait toutefois le créancier et réprimait le
débiteur.
o Faillite : mauvaise foi : une sanction d’emprisonnement est encourue. Le
syndic est appelé à gérer les biens de la société en vue du paiement des
créanciers.
o Règlement judiciaire : bonne foi : il aura droit à une assistance. La société
est alors gérée par l’administration judiciaire.
- Droit des entreprises en difficulté. Ici, l’on commençait à prendre en considération
l’aspect économique de l’entreprise. Il fallait alors protéger l’entreprise,
notamment en tant qu’élément créateur de travail. A cette époque advient la
dépénalisation du droit des affaires.
- Procédure collective d’apurement du passif : préservation de l’outil de travail,
désintéressé le créancier et enfin dépénalisation. A partir de là, même les
associations sont soumises à cette procédure. Il en est de même pour les sociétés
d’Etat.
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SUR LES PROCÉDURES COLLECTIVES
D’APUREMENT DU PASSIF
Introduction générale
I. Champ d’application
Le droit des procédures collectives d’apurement du passif est une branche du droit
commercial et du droit des affaires qui a fortement évolué. Si auparavant il ne concernait que
les commerçants individuels et les sociétés commerciales n’ayant pas de participation
publique, actuellement, il s’applique à toutes les personnes morales de droit privé, qu’elle soit
commerçante ou non, à tous les commerçants et même à toutes les entreprises publiques ayant
la forme d’une personne morale de droit privé. Ainsi, une personne morale, même si elle n’a
pas la qualité de commerçant peut être soumise au PCAP. Il en est ainsi des organisations non
gouvernementales, des associations régies par l’ordonnance 60-133, des coopératives et des
sociétés dont les activités ne sont pas commerciales (société agricole, artisanales ou
immobilière). De même, les entreprises publiques peuvent également être soumises au PCAP.
Il en est ainsi des sociétés d’économie mixte et des sociétés d’Etat, constituées sous forme de
société anonyme et éventuellement de SARL. Ne peuvent pas, dès lors être soumise au PCAP,
les régies (budget inscrit au budget de l’Etat), les EPIC et les EPA.
Pour qu’une entreprise puisse recourir au PCAP, il faut qu’elle soit en difficulté. C’est
pourquoi, le droit des PCAP est aussi appelé droit des entreprises en difficulté ou simplement
« entreprise en difficulté ». Il est donc nécessaire de définir la notion d’entreprise en difficulté
qui est le critère d’application des PCAP. Il est à noter que les PCAP font appel, dans sa mise
en œuvre, à d’autres disciplines du droit tel que le droit civil, les droits des obligations, le
droit des biens et de la sureté, le droit des sociétés, le droit comptable, le droit bancaire, le
droit fiscal…
II. Evolution du droit de PCAP
Au début, les PCAP faisaient partie du code de commerce. Elle s’y trouvait dans le
livre 3 et par conséquent, elle n’a été appliquée qu’aux commerçants qui étaient dans une
situation de cessation de paiement. Ce code de commerce prévu par l’ordonnance 62-008 du
31 juillet 1962 reproduisait le décret-loi français du 20 mai 1955. Bien que ce décret-loi a subi
des refontes (1967, 1985 et 1994), le législateur malagasy n’a pas suivi cette évolution.
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Anciennement, le droit des PCAP a été appelé droit de la faillite et du règlement
judiciaire. Il était conçu pour sécuriser le crédit, la moralité du commerce et l’économie.
C’était l’approche pro-créance. Les commerçants en difficulté étaient considérés comme des
indélicats sinon comme des escrocs. Ils s’exposaient à des sanctions pénales
d’emprisonnement, surtout si leur mauvaise foi est prouvée. C’était le mandat de dépôt
systématique en cas de requête en faillite ou de dépôt de bilan. C’est pourquoi, les débiteurs et
les créanciers ont eu des réticences pour recourir à ces procédures de faillite et de règlement
judiciaire. La procédure n’était pas dès lors beaucoup utilisée.
Alors qu’en raison du contexte économique national ou international, les commerçants
ne sont pas toujours à l’abri d’un retournement de situation économique ou d’une rude
concurrence. Beaucoup d’entreprises se trouvent ainsi en difficulté de trésorerie malgré leur
bonne gestion.
Il a fallu donc moderniser les PCAP afin de préserver les entreprises qui constituent
les tissus économiques d’un pays. Cette modernisation s’est faite à Madagascar avec la
refonte du droit des affaires qui s’est inspirée des lignes directrices proposées par
l’organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaire.
La loi malagasy n° 2003-042 du 3 septembre 2004 sur les PCAP a apporté un certain
nombre d’innovation dans le droit de règlement collectif. Ces innovations portent sur
l’allègement et le raccourcissement des procédures, sur l’extension de l’application de la
procédure aux non-commerçants sur la mise en place d’une procédure préventive, et enfin, sur
la dépénalisation des procédures dans la mesure où le placement sous mandat de dépôt n’est
plus la règle.
Si dans l’ancien code de commerce il n’a été prévu que 2 procédures dont la faillite et
le règlement judiciaire, la loi 2003-042 a mis en place 3 procédures à savoir le règlement
préventif, le redressement judiciaire et la liquidation des biens. Le terme faillite n’est plus
utilisé que dans le cadre des sanctions personnelles à l’encontre des dirigeants d’entreprises.
On parle d’une faillite personnelle.
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Mais avant l’examen de ces 3 différentes procédures, il importe de voir au préalable la
notion d’entreprise en difficulté et les autres conditions de déclenchement des PCAP, les
mesures pénales dont sont assorties les PCAP seront abordées en dernier lieu.
Partie 1. Les conditions de déclenchement des
PCAP
Les procédures collectives d’apurement du passif sont constituées d’ensemble de
règles normatives qui organisent le règlement collectif des dettes des débiteurs envers ses
créanciers lorsque l’entreprise est en difficulté. Les procédures peuvent être intentées soit par
les dirigeants de l’entreprise elle-même, soit par l’un de ses créanciers. Toutefois, le tribunal
de commerce compétent peut se saisir d’office à la suite des informations fournies par le
ministère public ou le commissaire au compte ou l’un des membres ou associés d’une
personne morale ou enfin les organisations représentatives du personnel.
Les conditions de déclenchement de PCAP peuvent être classées en deux catégories :
- Les conditions de fonds
- Les conditions de forme
Chapitre 1. Les conditions de fonds des procédures de
règlement collectif
Dans le cadre des PCAP, l’entreprise peut être définie comme une unité de production
de biens et de services poursuivant un but lucratif ou non et exerçant une activité commerciale
ou constituée comme une personne morale du droit privé.
L’entreprise est une unité commerciale. La société commerciale est un individu
juridique. Le commerçant, c’est l’activité professionnelle. Le commerçant est en même temps
une société commerciale et une entreprise. Mais l’entreprise peut ne pas être une société
commerciale, ni un commerçant. L’entreprise peut être à but non lucratif. Ainsi, la société
commercial et le commerçant doit exercer une activité lucrative.
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Du point de vue de la forme juridique, l’entreprise peut être une personne morale ou
une personne physique ou encore un service public (SPIC ou SPA, sous forme de société
commerciale ou établissement public ou régie ou concession) La régie est rarement utilisée,
également pour l’établissement public. Pour les sociétés commerciales de service public sont
limitées. La concession gagne du terrain (BOT).
Dans cette définition, la mise en œuvre d’une procédure de règlement collectif exige
une double condition qui permet, d’une part, de délimiter son champ d’application et d’autres
part, de déterminer la notion de « entreprise en difficulté dont la situation n’est pas
irrémédiablement compromise »
I – Le champ d’application des procédures de règlements collectifs
Ce qui peut faire l’objet d’une procédure de règlement collectif sont de deux sortes si
on considère la commercialité de leurs activités.
1 – Le principe
Les procédures de règlement collectif sont destinées aux commerçants et sont qualifiés
de commerçant, ceux qui font habituellement, à titre professionnel, d’une manière permanente
et dans un but lucratif des actes de commerce. Donc, sont visées dans cette catégorie, les
personnes physiques commerçantes et les sociétés commerciales. Sont exclus, ceux qui font le
commerce à titre occasionnel.
2 – Les exceptions
Mais peuvent être soumises aux PCAP, les personnes morales régies par le droit privé.
Il en est ainsi des entreprises publiques, quel que soit le niveau de participation de l’Etat ou de
ses démembrements dans leur capital social. Peu importe également qu’elle soit des sociétés
d’Etat ou des sociétés d’économie mixte.
Les PCAP sont aussi étendues aux associations telles que les ONG, les coopératives et
celles régies par l’ordonnance 60-163 du 3 octobre 1960. En ce qui concerne ces personnes
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morales, l’on ne considère pas leurs activités (enseignement, agricole, mobilière, médicale ou
autres prestations)
II – La notion d’entreprise en difficulté
Pour qu’une entreprise puisse bénéficier des PCAP, il faut qu’elle se trouve en
difficulté financière ou difficulté de trésorerie. Toutefois, sa situation ne doit pas être
irrémédiablement compromise. Il faudrait dès lors déterminer les circonstances qui permettent
de dire qu’une entreprise est difficulté financière. Comment pourrait-on prétendre que,
nonobstant cette difficulté, la situation de l’entreprise n’est pas irrémédiablement
compromise, c’est-à-dire qu’elle est encore viable. Sinon, la société va immédiatement à la
liquidation (amiable ou judiciaire)
Bilan
Actif Passif
Actifs non courants ou immobilisation Capitaux propres :
Capital
Résultat (+ ou -)
Reports (+ ou -)
Actif courant ou actif disponible (stock, Dettes à long et moyen terme
client, effet, banque, trésorerie
Dettes exigibles
L’entreprise est en difficulté lorsque l’actif disponible est inférieur à la dette exigible.
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Lorsque les immobilisations sont supérieures aux capitaux propres, la société reste
viable.
De même, lorsque les ressources propres (capitaux propres + dettes à long et moyen
terme) sont supérieures aux dettes exigibles, la société est encore viable.
Difficulté (bas du bilan)
Viabilité (haut du bilan)
1 – Les manifestations des difficultés financières de l’entreprise
Quand une entreprise est en difficulté, elle n’arrive plus à fonctionner normalement.
Les sources de difficulté d’une entreprise sont diverses. Elles peuvent être :
- Sociales, telles que litige entre les associés ou entre l’employeur et les travailleurs.
- Les sources de difficultés peuvent être institutionnelles telles que : embargo,
instabilité politique ou changement de politique fiscale, politique monétaire ou
économique efficiente.
- Cause conjoncturelle : crise économique
- Commercial : vive concurrence, produit non concurrentiel, concurrence déloyale,
défaillance des fournisseurs ou des clients.
Mais la faute de gestion des dirigeants constitue également une source particulière de
difficulté pour l’entreprise. C’est pourquoi, elle requiert des mesures particulières. Ces
difficultés produisent des impacts négatifs sur la structure de l’entreprise qui est obérée
(endettée) dont :
- Incapacité de renouvellement des immobilisations amorties, non performantes ou
anachronique, faute d’investissement (Chiffre d’affaire – achat = Valeur ajoutée –
(charge du personnel, droits et taxes et charges financiers)= EBE (revenu après un
cycle d’exploitation) – Amortissement (dégradation des biens) = Résultat
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opérationnel – Impôt = Résultat final + Amortissement = Capacité
d’autofinancement
Cette capacité d’autofinancement (CAF) est subdivisée en 4 :
- Investissement
- Remboursement du capital des dettes
- Paiement des dividendes
- …
Lorsque l’entreprise est en difficulté, elle produit moins de chiffre d’affaire, donc
réduction de la valeur ajoutée et de l’EBE. Le résultat peut être négatif. Il n’y a plus de quoi
payer. Donc, l’amortissement sera affecté au remboursement du capital de la dette.
- Rupture périodique des stocks, faute d’approvisionnement, faute de crédit ou faute
de liquidité
- Augmentation anormale des créances clients en raison de nombreux impayés (on
octroi des crédits à tout le monde).
- Augmentation anormale des dettes exigibles exposant l’entreprise à des
proliférations de poursuites judiciaires.
- Amenuisement des ressources propres, faute de crédit à long et moyen terme ou à
cause des reports déficitaires importants
- Capitaux propres négatifs qui se trouvent inférieur à la moitié du capital social
(poursuite des activités ou liquidation)
En Bref, l’entreprise ne peut plus se développer et elle n’arrive pas à dégager un EBE
qui lui permet de financer son cycle d’exploitation. Les fournisseurs ne lui font plus confiance
en raison de sa cessation de paiement. Les saisies de ses biens corporelles et incorporelles se
multiplient (saisie conservatoire, saisie-arrêt de ses créances, blocage des comptes bancaires,
avis à tiers détenteur, réalisation de gage, saisie immobilière.
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Toutefois, les dirigeants de l’entreprise pensent encore pouvoir rétablir la situation en
opérant des restructurations. En effet, ils croient que la situation de leur entreprise n’est pas
encore irrémédiablement compromise.
2 – Les paramètres permettant de prétendre que la situation de
l’entreprise n’est pas irrémédiablement compromise
La situation d’une entreprise n’est pas irrémédiablement compromise si ces dirigeants
arrivent encore à la restructurer, en adoptant un plan de redressement réaliste et viable. Le
plan de redressement devrait mettre en exergue toutes les conditions requises pour que
l’entreprise puisse reprendre son fonctionnement normal et sa célérité.
Par ailleurs, il doit permettre également la reprise des paiements des créanciers et leur
désintéressement. Le plan de redressement pourrait agir tant au niveau de la structure (haut de
bilan : actifs non courant, capitaux propres et dette à long et moyen terme : par création de
société immobilière) qu’au niveau de l’exploitation (actifs courants et dette à court terme : par
coup d’accordéon).
L’action du plan de redressement peut se manifester à travers de rééchelonnement des
dettes à court terme en dette non exigible ou par des abandons partiels ou totaux des dettes par
les créanciers. Ceci se fait généralement par une novation, remise de dette.
Toutefois, le plan peut aussi requérir des mesures drastiques au niveau de l’entreprise
dont la réalisation de nouveaux investissements :
- La réalisation de nouveaux investissements à travers l’injection d’argent frais, la
cession partielle d’actif ou d’activité qui ne doit pas se faire dans le cadre d’une
scission.
- L’abandon d’une activité déficitaire
- La compression des personnels
- La réduction des charges
- La recherche de nouveau marché ou de nouveau produit
- Intensification des actions de recouvrement et la réduction des crédits clients.
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L’objectif du plan de redressement reste la reconstitution des capitaux propres ou la
capitalisation de l’entreprise. Si elle regagne sa crédibilité, elle pourrait obtenir de nouveaux
crédits fournisseurs ou des crédits bancaires. Ces paiements deviennent ponctuels. Dans
l’hypothèse où le plan de redressement parait réaliste et viable, l’on peut apprécier que la
situation de l’entreprise ne soit pas encore irrémédiablement compromise et elle peut
bénéficier de la procédure de règlement préventif. Toutefois, lorsque ses dirigeants ont
commis des fautes de gestion anormale, il lui est appliqué immédiatement la procédure de
redressement judiciaire.
Enfin, si la situation de l’entreprise est irrémédiablement compromise, on recourt tout
de suite à la procédure de la liquidation des biens. Au cas où les dirigeants ont commis des
fautes graves dans leur gestion, il encourt les sanctions pénales dont la faillite personnelle.
Chapitre 2. La phase préparatoire des procédures de
règlements collectifs
Avant même, les établissements de la requête et de la déclaration de cessation de
paiement qui sont les actes d’enclenchement d’une procédure collective, les dirigeants de
l’entreprise, si l’initiative vient d’eux, devrait préparer les documents qui doivent être joint à
leur demande conformément aux articles 7 et 11 de la loi n°2003-042 du 3 septembre 2004.
Ces documents permettent d’apprécier la situation réelle de l’entreprise dans son ensemble et
ses perspectives d’avenir.
(Business plan : qui sont les personnes, les moyens, le produit et le marché, les
finances et perspective)
On peut distinguer les documents principaux des documents annexes :
I – Les documents principaux
L’entreprise devrait élaborer deux types de documents principaux à savoir le plan de
redressement et l’offre de concordat.
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1 – Le plan de redressement
Le plan de redressement est un document qui résume l’historique, la situation
financière, sociale et économique de l’entreprise, ainsi que ses perspectives d’avenir. Les
points forts du plan de redressement devraient mettre en exergue les aptitudes de l’entreprise à
affronter les difficultés.
Il faut voir les points faibles et les points forts (faire un tableau)
Pourquoi Solution Pourquoi Solution
Points Réduction de Menaces Fusion avec
faibles : crédit-client d’autres
Concurrence sociétés
Dette, Rééchelonnement
trésorerie et
produit
Points forts Renforcement de Opportunités : Stimulation de
capacité la
Expérience, Consommateurs consommation
connaissance Recherche de jeunes
du marché nouvelles
techniques de
vente
Il faut faire une immobilisation sur dette (immobilisation supérieure à la dette)
Le plan de redressement est un véritable plan d’affaire (business plan) qui présente
toutes les ressources de l’entreprise, ses points forts, ses points faibles, les menaces et les
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opportunités. Le plan expose son historique, les Hommes et les compétences dont elle
dispose, ses moyens de production, sa position sur le marché, ses performances dans le passé,
les mesures de redressement envisagées et les résultats escomptables ainsi que les conditions
requises pour le redressement. Par conséquent, le plan de redressement ne constitue pas
uniquement un ensemble d’informations financières.
A partir du plan de redressement, l’on établit le concordat. Le concordat est un contrat
collectif que le débiteur propose de passer avec ses créanciers pour définir les modalités lui
permettant de payer ses dettes. Son homologation par le tribunal compétent lui confère la
force de la chose jugée et il s’impose, même aux créanciers dissidents et même aux créanciers
absents. En tant que contrat collectif, on applique la loi de la majorité (dès que la majorité des
créanciers l’ont accepté, le concordat s’applique à tous). Il y a lieu à appliquer la majorité
absolue par rapport au montant de la créance et par rapport aux nombres de créancier. Selon
les procédures collectives dans lesquelles il intervient, le concordat peut être préventif (ou
amiable dans la loi française) ou de redressement (judiciaire dans la loi française). Le
concordat, à son origine, au moyen âge constituait une trêve que le pouvoir royal accordait au
débiteur face aux poursuites de ses créanciers. Ainsi, les débiteurs et leur famille peuvent
circuler librement dans les foires à l’occasion de certaines fêtes dont les fêtes pascales. C’était
alors un « sauf conduit ».
Dans le cadre des règlements collectifs, le concordat vise à accorder au débiteur une
accalmie de poursuite individuelle des créanciers afin qu’il puisse poursuivre ses activités ou
céder ses biens pour les désintéresser. Le concordat détermine les conditions permettant au
débiteur d’éteindre ses dettes, soit par paiement, soit par remise partielle ou totale de dette,
soit par novation, soit par dation en paiement…
II – Les annexes
Les annexes sont des pièces justificatives exigées par les articles 7 et 11 de la loi 2003-
042. Ils doivent être joints aux demandes des débiteurs qui entendent bénéficier des
procédures collectives.
Destination de la capacité d’autofinancement :
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- Entreprise : investissement
- Banque : remboursement du capital
- Etat : IBS
- Actionnaire : dividende
1 – L’extrait d’immatriculation au RCS ou extrait K Bis
Ce document concerne notamment les débiteurs commerçants. Mais ceux qui ne le
sont pas devraient produire la justificative de leur existence légale (récépissé de dépôt des
statuts pour les associations et les ONG
Prototype de contrat :
Parties
Article 1. Objet : durée, finance…
Article 2. Modalité d’exécution : droits et obligations du débiteur et droits et
obligations du créancier…
Article 6. Résiliation, résolution, amendement
Article 7. Dispositions diverses : loi applicable, juridiction compétente, élection de
domicile…
2 – Les états financiers de synthèse
Les états financiers de synthèse sont : le bilan, les comptes de résultats, tableau de
flux, tableau d’amortissement, plan de financement.
Capacité d’autofinancement
- CA
- Valeur ajoutée (salaire personnel, banque (intérêts) et Etat (droits et taxes)
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- EBE
- Résultat opérationnel
- Résultat financier
- Résultat final
Pour les non commerçants, ces documents pourraient être remplacés par les rapports
moraux et financiers pour les associations et ONG. Lorsque le commerçant est une personne
physique, les états financiers de synthèse sont remplacés par la situation active/passive de
l’entreprise.
Situation active/passive : prendre 4 feuille :
1. Ressources (recettes)
2. Emplois (dépenses)
3. Patrimoine
4. Dette
3 – Les autres documents d’information
Selon l’article 11 de la loi, ces documents sont arrêtés au moment de la déclaration de
cessation de paiement ou d’activité. Ils sont composés de :
- Etat de la trésorerie, c’est-à-dire, solde des comptes en banque et situation des
caisses.
- Etat chiffré des créances et des dettes avec l’indication des noms et domiciles des
créanciers et des débiteurs.
- Etat détaillé des actifs, des passifs et des suretés reçues ou accordées par le
débiteur
- Etat des biens du débiteur avec les indications des actions en revendication de
propriété et des clauses de réserve de propriété.
- Effectif des travailleurs avec les salaires et charges sociales impayées
- Les chiffres d’affaire et les bénéfices imposés des 3 dernières années (résultats
fiscaux)
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IBS = Résultat final + Réintégration – Déductibilité = Assiette de l’impôt * taux
d’impôt = IBS – Réduction d’impôt = IBS à payer
L’assiette de l’impôt est le bénéfice imposable.
- Les noms et les adresses des représentants du personnel
- La liste des membres ou associés tenus solidairement responsable des dettes
sociales.
Après le rassemblement de ces documents, l’on peut dire que la PCAP est prête à être
enclenchée.
Partie 2. Le règlement préventif
Le règlement préventif est une procédure de conciliation ouverte à une entreprise dont
les difficultés financières sont de nature à compromettre la continuité de son exploitation et
l’exposant, de ce fait à un risque de cessation de paiement ou d’activité. En droit français, elle
est également appelée procédure amiable dans la mesure où elle est encore une procédure non
contentieuse. Les objectifs de règlement préventifs sont :
- Eviter la cessation d’activité ou de paiement de l’entreprise.
- Désintéresser les intéressés à travers, soit un paiement, soit une remise partielle ou
totale de dette.
- Suspendre les poursuites individuelles des créanciers.
L’ouverture et le déroulement de la procédure de règlement préventif sont soumis à
des règles qui doivent être respectées avec toutes ses conséquences.
I. Ouverture de la procédure de RP
Les dirigeants de l’entreprise ou l’un d’eux saisissent le président du tribunal de
commerce du lieu de son siège social ou de son principal établissement par une requête aux
fins de désignation d’un conciliateur pour la poursuite des activités de l’entreprise.
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1 – Intérêt de la procédure
Elle présente 3 intérêts :
- Poursuite des activités dans un cadre plus ou moins serein
- Obtention d’un délai de paiement ou de remise de dette
- Possibilité de résolution des difficultés menaçantes
2 – La requête au fin de désignation de conciliateur
La requête est adressée au président du tribunal du commerce. Elle doit exposer les
difficultés qui ne permettent pas à l’entreprise d’honorer ses dettes ou qui menace la
continuation de ses activités. Les difficultés peuvent être d’ordre divers : juridique,
économique, financière ou des besoins ne pouvant être couvert par un financement adapté aux
possibilités de l’entreprise.
La requête doit exposer également les moyens avec lesquels l’entreprise envisage de
faire face à ces difficultés. Sont joints à la requête, le plan de redressement, l’offre de
concordat et les documents annexes d’information juridique, sociale, économique et
financière. Par ailleurs, le président du tribunal de commerce pourrait exiger de l’entreprise la
consignation au greffe d’une certaine provision.
II – Le déroulement de la procédure
La procédure de règlement préventif est marquée par la nomination du conciliateur.
1 – Le conciliateur
Le conciliateur est une personne désignée par le président du tribunal du commerce et
qui dispose d’une capacité de gérer et d’administrer une entreprise. Ainsi, le conciliateur
devrait avoir une compétence financière confirmée et une certaine qualité de négociateur.
Comme il doit exercer le commerce, il ne doit pas être frappé, ni de l’incompatibilité, ni de
l’incapacité à cet effet. Bien que le législateur n’ait pas exigé expressément de telles qualités,
la nature de la mission du conciliateur permet de la déduire.
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Dans le droit français, le président du tribunal du commerce a la faculté de procéder à
une enquête, soit par lui-même, soit à travers un expert avant de décider de la nomination
d’un conciliateur, et encore, il ne le désigne que si, d’une part, la situation de l’entreprise le
permet, c’est-à-dire que s’il est encore possible de la redresser, et d’autre part, si la
proposition des dirigeants parait raisonnable.
A Madagascar, la durée de la mission du conciliateur est de 3 mois. Prorogeable une
seule fois pour une durée de 3 mois et à la demande du conciliateur lui-même. En France, la
prorogation n’est accordée que pour un mois seulement. Il importe de noter que la
rémunération du conciliateur est fixée par l’ordonnance de sa désignation.
2 – Le rôle du conciliateur
A la différence du droit français, le rôle du conciliateur est plus fourni à Madagascar.
En France, les missions du conciliateur se réduisent à la recherche d’un accord avec les
créanciers quant au délai de paiement de la créance et si, éventuellement, ces derniers peuvent
accorder des remises partielles ou totales de dette.
Selon l’article 8 de la loi, le conciliateur est investi de plusieurs missions :
- Faire fonctionner l’entreprise afin d’assurer la poursuite de l’activité
- Trouver les solutions de redressement financier de l’entreprise
- Procéder lui-même au recueil des informations qu’il juge utile pour la
compréhension de la situation de l’entreprise.
- Négocier un accord avec les créanciers sur les délais de paiement et les remises de
dette.
- Présenter une requête aux fins d’homologation de concordat auprès du tribunal de
commerce compétent.
- Faire un compte rendu écrit au président du tribunal de commerce sur le
déroulement de ses missions. Les dirigeants de l’entreprise sont destinataires de
copies dudit rapport qui sera enfin déposé au greffe. Ainsi, le règlement préventif
Malagasy diffère du modèle français qui reste une source d’inspiration
uniquement.
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III – L’assemblée générale concordataire des créanciers
Le conciliateur a un but principal qui est la conclusion d’un concordat.
1 – La négociation du concordat
Rien n’empêche le conciliateur de procéder à des contacts individuels auprès des
créanciers pour leur expliquer, les convaincre ou recueillir leurs propositions sur l’offre de
concordat. De tel contact mérite d’être réalisé avant la convocation de l’assemblée générale
concordataire des créanciers. Contrairement au droit français, où le report des séances et le
rééchelonnement des dettes ne peut excéder 2 ans, la loi Malagasy n’a pas fixée une limite. Il
est de principe que le doute profite au débiteur.
2 – L’assemblée générale des créanciers
Quand l’entreprise a beaucoup de créancier, l’on se pose la question : « à quelle
proportion de vote favorable peut-on dire que l’offre de concordat a été accepté ? »
Est-ce qu’il y aurait une pondération des voix au prorata…
Tous les créanciers dont les créances sont fondées est justifié sont admis à l’assemblée
générale. La pondération des voix en fonction du montant de la créance parait logique. La loi
malagasy ou française n’a pas imposée un quorum pour la validité.
Ainsi, quelle que soit le nombre et l’importance des créances, des créanciers présents,
on peut considérer que l’assemblée générale est valablement constituée du moment que la
convocation des créanciers est régulières (réputé contradictoire).
3 – Le vote concordataire
Les termes de l’article 9 de la loi prête à discussion dans la mesure où il y est stipulé
que « lorsqu’un accord est conclu avec tous les créanciers… ». Est-ce à dire que l’unanimité
est requise ? L’interprétation restrictive de la loi milite en faveur de l’unanimité. Mais il faut
tenir compte également du caractère de contrat collectif du concordat. Donc, la règle de la
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LOI N° 2003 - 042 DU 03 SEPTEMBRE 2004
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majorité s’impose. Mais encore, est-ce une majorité en nombre des créanciers ou la majeure
partie des créances ?
Dans le système français, l’accord est conclu quand il reçoit le consentement des
principaux créanciers. Donc, il est supposé comme conclu quand les créanciers détenant la
majeure partie de la masse de créance de créance acceptent l’offre de concordat et le
concordat s’impose même à l’encontre des créanciers absents ou dissidents. Cette solution
parait logique en raison du caractère collectif du concordat et du caractère non contentieux de
la procédure de règlement préventif. C’est pourquoi, l’article 128 alinéa 2 de la loi a disposé
que : « le concordat est voté par la majorité en nombre des créanciers admis définitivement ou
provisoirement, représentant la moitié au moins du total des créances. Les deux conditions
sont requises cumulativement. Si l’une d’elle n’est pas remplie, le conciliateur doit poursuivre
sa négociation et l’assemblée générale est convoquée après un délai de 8 jours. Les créanciers
qui ont acceptés le concordat ne sont pas tenus d’assister à cette seconde assemblée générale.
Les dirigeants de l’entreprise sont tenus de signer également le concordat et le conciliateur
adressera une requête aux fins d’homologation au président du tribunal de commerce.
Enfin, et après son homologation, le concordat est notifié à toutes les parties ainsi
qu’au procureur de la république et une copie (expédition) de l’ordonnance doit être déposé
au greffe du tribunal de commerce.
IV – conséquence de la procédure de règlement préventif
L’intérêt réside dans ses effets vis-à-vis des parties. Mais il importe de savoir à quel
moment de son ouverture la procédure produit-elle des effets sur les parties.
Dans le droit français, et afin de faciliter la conclusion d’un concordat, le président du
tribunal de commerce peut ordonner la suspension provisoire des poursuites individuelles.
Pendant la durée de la mission conciliatrice. Il appartient à ce dernier de présenter une
demande de suspension. Avant de rendre sa décision, le président du tribunal de commerce
doit informer les créanciers. Dans ce droit français, la suspension provisoire emporte :
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- Une suspension ou une interdiction de toute action en justice de la part de tous les
créanciers à compter de la date de la décision. Les actions sont suspendues quelles
que soit leur nature, par exemple, condamnation en paiement ou résolution de
contrat pour défaut de paiement.
- La suspension emporte un arrêt (stop) ou une interdiction de toute voie d’exécution
tant sur les meubles que sur les immeubles du débiteur
- Suspension de tous les délais impartis à peine de déchéance (certains éléments ne
sont pas respectés), de forclusion ou de résolution (procédure de résolution) des
droits.
- Une interdiction à l’entreprise de procéder au paiement de toutes les créances nées
données antérieurement à la décision d’homologation, sauf celle qui résulte d’un
contrat de travail. Si une caution a quand même désintéressé un créancier, il est
interdit à l’entreprise de la rembourser. (créance dans la masse : avant la décision
d’homologation ; créance de la masse : après la décision d’homologation). Ceci,
c’est parce que la caution n’est pas dans la PCAP.
- Une interdiction à l’entreprise, d’une part, de faire un acte de disposition qui ne
rentre pas dans sa gestion normale et d’autre part, de consentir des suretés (à
l’exclusion du privilège : légal)
Dans le droit malagasy, la procédure de règlement préventif semble ne produire d’effet
qu’après l’homologation du concordat. A Madagascar, pour bénéficier de ces mesures, le
débiteur doit faire une requête aux fins de suspension des poursuites individuelles. Est-ce à
dire que la demande d’une mesure provisoire de suspension qui aidera le conciliateur pourrait
se faire dans le cadre d’une procédure de référée prévu par le code de procédure civile ?
Le concordat homologué suspend pendant la durée de son exécution toute action en
justice, toute poursuite individuelle tant sur les meubles que sur les immeubles du débiteur
dans le but d’obtenir le paiement des créances qui en font l’objet (article 10 de la loi). Ceci
concerne les créances dans la masse. Il va s’en dire que la suspension concerne également les
voies d’exécution. En cas d’inexécution par le débiteur, même partiellement, du concordat, le
tribunal de commerce, à la requête, même d’un créancier, prononce la résiliation du
concordat. C’est une résolution pour exception d’inexécution (EXCEPTIO NON
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LOI N° 2003 - 042 DU 03 SEPTEMBRE 2004
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ADEMPLETI CONTRACTUS). Il peut convertir la procédure de règlement préventif en
procédure de redressement judiciaire, voire en procédure de liquidation des biens.
Partie 3. Le redressement judiciaire et la liquidation
des biens
Lorsqu’une entreprise est en situation de cessation de paiement, elle peut faire l’objet
de procédure de règlement collectif qui peut être, soit le redressement judiciaire, soit la
liquidation des biens.
Pour le règlement préventif, il y a difficulté ou retard de paiement. Pour le
redressement judiciaire et liquidation de bien, l’on ne rencontre plus de difficulté. L’on est
déjà en situation de paiement. La différence entre les deux, c’est que le règlement judiciaire
est réservé aux entreprises dont la situation n’est pas irrémédiablement compromise. Pour la
liquidation des biens, c’est pour les entreprises dont la situation est irrémédiablement
compromise.
Si le régime juridique de ces deux procédures de règlement collectif a plusieurs points
communs, leur modalité d’exécution diffère. C’est pourquoi, il importe d’analyser :
- Les conditions d’ouverture.
- Les organes de redressement judiciaire et ceux de la liquidation des biens
- Leur fonctionnement respectif
- La clôture de ces deux procédures
Chapitre 1. Les conditions d’ouverture du redressement
judiciaire et de la liquidation des biens
Le déclenchement de ces deux procédures est marqué par la cessation de paiement qui
doit respecter certaines conditions de formes et de fonds.
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Section 1. La cessation de paiement
La cessation de paiement est une difficulté que l’entreprise risque de rencontrer au
cours de son existence. Elle est différente de la cessation d’activité et de l’insolvabilité. La
cessation de l’activité peut engendre la cessation de paiement, mais peut ne pas l’engendre.
Cas où l’entreprise a arrêté ses activités. Mais l’entreprise peut encore opérer les
recouvrements de créances pour les créanciers. Pour l’insolvabilité, c’est que les dettes à long
et moyen terme ne sont plus couvertes par les biens (immobilisations) de l’entreprise. C’est le
cas où les biens ne couvrent plus les dettes. Mais pour la cessation de paiement, les
immobilisations doivent couvrir les dettes à long et moyen terme.
L’existence persistante d’une perte d’exploitation ou le défaut de paiement de salaire
n’équivaut pas ou ne conduit pas nécessairement à une cessation de paiement. Par ailleurs, et
même si l’entreprise réussit à faire face ponctuellement aux échéanciers de ces dettes par
l’intermédiaire de divers moyens lui permettant d’obtenir du crédit, il n’en demeure pas moins
qu’elle pourrait se trouver dans un état de cessation de paiement.
Cas pratique : la personne achète un véhicule de 200.000.000 Ariary chez un
concessionnaire par crédit. Elle revend immédiatement le véhicule à 180.000.000 Ariary au
comptant. C’est une sorte d’abus de crédit. Il en est de même pour la traite de cavalerie (effet
de commerce sans valeur fournie : la valeur fournie est la provision de l’effet de commerce)
A – Les conditions de fonds de la cessation de paiement
La cessation de paiement peut être définie selon l’article 11 de la loi pour la situation
d’un débiteur qui se trouve dans l’impossibilité de payer son passif exigible avec son actif
disponible. On peut dire que le débiteur se trouve alors en difficulté. Contrairement à l’état
d’insolvabilité dans lequel le débiteur ne dispose pas de patrimoine suffisante qui peut couvrir
ces dettes, c’est-à-dire, immobilisation/dette <1, l’entreprise en cessation de paiement pourrait
encore disposer d’actif dont les valeurs sont largement supérieur au montant des dettes, c’est-
à-dire, immobilisation/dette>1 mais dettes exigibles/actif disponible <1.
Toutefois, l’entreprise qui arrive encore à payer ses échéanciers avec des emprunts et
non pas avec ces actifs disponibles, pourrait déjà être en cessation de paiement. En effet, les
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actifs disponibles devraient être générés par l’exploitation de l’entreprise et non pas par des
crédits dont la contrepartie ne provient pas d’un compte d’exploitation. On est en présence de
ce que l’on appelle un surendettement.
Enfin, le nom paiement de salaire n’est pas un critère déterminant de la cessation de
paiement. Il peut constituer un commencement de preuve.
B – Les conditions de formes
Les procédures de redressement judiciaire ou de liquidation des biens peuvent être
déclenchées :
- Soit par la déclaration de cessation de paiement, établie par le débiteur lui-même.
- Soit par une assignation d’un créancier d’un créancier qui demande l’ouverture
d’une procédure collective à l’encontre de son débiteur, c’est-à-dire, requête en
faillite.
- Soit par saisine d’office du tribunal de commerce à la demande du ministère
public, des commissaires au comte de l’entreprise, des membres de l’association
ou de l’associé ou par des représentants du personnel.
- Soit par déclaration d’un héritier d’un commerçant décédé en état de cessation de
paiement.
1 – Déclaration de cessation de paiement
L’article 11 de la loi dispose que dans les 30 jours de la cessation de paiement, le
débiteur doit faire une déclaration de cessation de paiement aux fins d’obtenir l’ouverture
d’une procédure collective. Cette déclaration est déposée au greffe du tribunal du commerce.
La déclaration des cessations de paiement est donc une obligation pour le débiteur en
cessation de paiement. Elle doit se faire par écrit. Sont joints à la déclaration de cessation de
paiement, tous les documents annexes qui auraient dû être établis lors de la phase
préparatoire. Ces documents sont arrêtés à la date de la déclaration et ils doivent être datés,
signés et certifiés conforme et sincère par le déclarant.
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Si un ou plusieurs de ces documents annexes ne peut être produits par le débiteur, il
doit motiver cet empêchement.
Par la suite, les débiteurs doivent dans les 15 jours du dépôt de la déclaration de
cessation de paiement, adresser une requête au président du tribunal du commerce pour
demander l’ouverture, soit d’un redressement judiciaire, soit d’une liquidation des biens.
Si la requête vise le redressement judiciaire, elle doit être accompagnée d’une offre de
concordat et d’un plan de redressement.
2 – L’assignation d’un créancier
La saisine d’un tribunal de commerce par un créancier en matière de PCAP doit se
faire par assignation et non pas par une requête. Outre les mentions obligatoires exigées par le
code de procédure civile pour la recevabilité d’une assignation. Le créancier doit indiquer :
- La nature de sa créance qui doit être liquide, exigible et certaine. Toutefois, la
jurisprudence n’admet pas l’action d’un associé qui n’a pas été remboursée sur sa
créance en compte courant (CA AIX, 6 octobre 1981, revue de société, 1982, page
308).
- Il faut préciser le montant et viser les titres sur lesquels la créance se fonde. Le
créancier atteste que le titre est exact.
Dans ce cas, le débiteur est présumé être en état de cessation de paiement
(présomption de cessation de paiement). Il est informé de l’existence de la procédure à son
encontre à travers une assignation qui lui est signifiée. Pour sa défense, le débiteur peut, soit
nier les arguments de son créancier, soit reconnaitre son état de cessation de paiement.
*Syllogisme juridique :
- Exposé ou résumé des faits significatifs
- Qualification juridique :
Problème :
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cause du préjudice (directe ou indirecte)
faute d’imputabilité (sans faute ou avec faute)
- solutions :
préjudice subi donc possibilité d’intenter une action
réparation : exemple : théorie de risques et invocation de la responsabilité sans
faute
Dans ce dernier cas, le débiteur dispose d’un délai de un mois à compter de la date de
l’assignation pour faire la déclaration de cessation de paiement accompagnée de l’offre de
concordat et du plan de redressement ainsi que les annexes. Le délai n’est renouvelable
qu’une seule fois (article 11, 12, 12, 14)
2-3- La saisine d’office du tribunal de commerce
Le tribunal de commerce ne peut se saisir d’office que sur la base des informations
fournies par le ministère public, les commissaires au compte, représentant du personnel et les
associés ou membres de la personne morale (article 15). Devant le silence de la loi, sur les
modalités de communication de ces informations, on peut dire que cela devrait être fait par
écrit avec l’identité de l’informateur. Lorsque la procédure est ouverte de cette manière, le
débiteur est convoqué à comparaître en chambre de conseil (dans le bureau du juge, à huis
clos) par acte extrajudiciaire. Cet acte doit reproduire les dispositions de l’article 15 de la loi
et relater les faits qui ont motivé la saisine d’office. Si lors de l’audience en chambre de
conseil le débiteur reconnaît son état de cessation de paiement, il doit dans les 30 jours faire
sa déclaration de cessation de paiement avec son offre de concordat et son plan de
redressement. Si le débiteur ne comparaît pas en chambre de conseil, le tribunal statut sur son
cas e audience publique
2-4- La déclaration d’un héritier, commerçant décédé en état de
cessation de paiement
C’est le cas lorsque le passif successoral dépasse l’actif successoral. Dans ce cas,
l’héritier peut, soit accepter la succession, soit la refuser. En cas de refus indirect, l’héritier
peut faire une DCP de son auteur. Cette déclaration doit être faite dans un délai de un an à
compter de la date de décès. Lorsque le tribunal de commerce est saisi pour l’ouverture d’une
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procédure collective, il doit statuer par un jugement rendu en audience publique. Si le débiteur
est admis dans une procédure collective, le tribunal rend ce que l’on appelle : le jugement
d’ouverture.
I- Le jugement d’ouverture de redressement judiciaire ou de
liquidation des biens
3-1- Les mesures d’enquête
Les mesures d’enquête peuvent être soit des auditions en chambre de conseil, soit des
investigations prescrites par ordonnance du président du tribunal de commerce. Lorsque
l’investigation est ordonnée, elle est réalisée par un juge du tribunal du commerce, à défaut, le
président peut désigner un autre juge. L’enquête concerne notamment la fiabilité de la
situation et des agissements du débiteur (article 18). Un rapport écrit est établi à l’issu de cette
enquête. Le tribunal statue alors sur la réalité de l’état de cessation de paiement à travers un
jugement d’ouverture qui doit être rendu au moins 30 jours à compter de la date de sa saisine.
3-2- Le jugement d’ouverture
Le jugement d’ouverture a deux options : soit il prononce le redressement judiciaire si
le concordat proposé est sérieux. En d’autres termes, si le plan de redressement est réaliste et
faisable, soit il prononce la liquidation des biens lorsque l’entreprise a cessé toute activité ou
si sa situation est irrémédiablement compromise, c’est-à-dire que le redressement est
manifestement impossible. Quelque soit l’option choisie par le jugement d’ouverture selon
l’article 19 de la loi, il doit mettre en place en même temps l’organe de règlement collectif et
il doit fixer la date de la cessation de paiement.
II- La période suspecte
La période suspecte est la période qui se situe entre la date de la cessation de paiement
et celle du jugement d’ouverture. Toutefois, elle pourrait être la date de la déclaration de la
cessation de paiement ou une date antérieure qui ne peut être fixée au-delà d’une période
excédent 18 mois de la date du jugement d’ouverture. (La période commence donc avant la
cessation de paiement mais me délai total de la période ne doit pas dépasser 18 mois si l’on se
réfère à la date du règlement d’ouverture.)
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La fixation de la date de la cessation de paiement peut être renvoyée par le tribunal à
un jugement ultérieur. Par ailleurs, si le dispositif du jugement d’ouverture n’a pas laissé de
date, elle est réputée avoir été fixée à la date du jugement d’ouverture. (Lorsqu’on parle de
cette période, il faut d’abord parler de la fixation de la période et de l’intérêt de la fixation
puis parler de ces effets c’est-à-dire les conséquences : uniformisation).
Quand la date de cessation de paiement est fixée, elle devient définitive faute
d’opposition dans un délai de 15 jours (article 62). La période suspecte présente un grand
intérêt quand au sort de la créance.
Section 2 : Les effets du jugement d’ouverture sur les créances
Les effets du jugement d’ouverture sont les mêmes que l’on soit dans un redressement
judiciaire ou dans une liquidation des biens. Le principal effet est l’uniformisation de la
condition juridique des créanciers. Le problème réside dans l’identification des créances qui
peuvent être admises dans la masse. Malgré cette uniformisation, les droits de certains
créanciers subissent des traitements spécifiques.
Avant l’arrêté définitif de l’état des créances dans la masse, il est procédé à leur
classification en fonction de leurs suretés
I- L’uniformisation de la condition juridique des créanciers
Tous les créanciers reçoivent un traitement égalitaire qu’il soit chirographaire ou
qu’ils soient munis de suretés. L’une des conséquences du jugement d’ouverture est
également la suspension de toutes poursuites individuelles, peu importe que les poursuites
aient été engagé avant ou après le jugement d’ouverture, peu importe également les stades de
sa procédure, c’est-à-dire pendante, frappée de voie de recours ou en voie d’exécution.
Toutefois, des exceptions sont admises sur les suivantes :
- Les procédures devant les juridictions de travail se poursuivent mais le syndic doit
informer le tribunal et le salarié de l’ouverture d’une procédure collective.
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- La suspension des instances en cours prend fin après la déclaration de sa créance par le
créancier (article 73). La procédure reprise ne peut que constater la créance et son
montant.
Ensuite, les créances qui sont exigibles, après le jugement d’ouverture, peuvent être
produites sans qu’il soit besoin d’une déchéance de termes, sauf en matière de liquidation des
biens. Le jugement d’ouverture emporte également l’arrêt de tous les cours des intérêts, qu’ils
soient légaux ou conventionnelles. Aucune majoration de retard ne peut être admise.
Par ailleurs, et dans le cadre d’un redressement judiciaire, les intérêts de prêt dont la
durée est supérieure à un an, ou qui est assortie d’un différé de paiement supérieur à un an,
continue à courir.
Enfin, toutes les inscriptions et toutes les publications de sureté mobilières ou
immobilières sont arrêtées.
II. Les créanciers dans la masse et leur condition d’admission
effective :
1. Définition :
Selon l’article 68 de la loi, la décision d’ouverture constitue les créanciers en une
masse représentée par le syndic. Les créanciers dans la masse ou la masse des créanciers
constituent l’ensemble des créanciers dont les créances sont antérieures à la décision
d’ouverture. Toutefois, les créances qui sont nées pendant la période suspecte encourent des
inopposabilités de droit prévues par les articles 63 et suivants et des inopposabilités
facultatives prévues par l’article 64 de la loi. Les inopposabilités de droit encourues résultent :
- D’acte de disposition à titre gratuit des meubles ou immeubles.
- Le contrat commutatif (réciprocité) où les obligations du débiteur excèdent
manifestement celles de son cocontractant.
- Résulte du paiement de dette non échu, sauf celui d’un effet de commerce
(contrepartie d’effet de commerce : valeur fournie ; contrepartie de chèque : solde
en compte bancaire ; contrepartie du warrant : le bien consigné)
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- Résulte du paiement de dette échu, non conforme aux usages d’affaires (dette
quérable et non portable)
- Résulte de souscription de garantie pour des dettes antérieures.
Les inopposabilités facultatives concernent les engagements du débiteur pendant la
période suspecte et qui porte préjudice à la masse de créancier.
En sa qualité de représentant de la masse des créanciers, le syndic seul peut agir en
action en déclaration d’inopposabilité. Si l’action aboutit favorablement, elle profite à tous les
créanciers dans la masse.
2. Condition d’admission effective
Deux conditions sont exigées : d’une part, la créance doit être produite, et d’autres
parts, elle doit être vérifiée.
A – La production de créance
C’est une formalité par laquelle le créancier remet au syndic, directement ou par plis
recommandée, une déclaration indiquant le montant de la créance due à la date du jugement
d’ouverture, des sommes à échoir et leur date de déchéance. Elle précise la nature des
garanties et elle est accompagnée de toutes pièces justificatives (article 81 de la loi).
Nature des créances Montant Dates d’échéances
Chirographaires Echue ou non échue
Privilégiées
- Générales et spéciales
Munies de garanties :
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- Mobilière
- immobilières
Privilèges : garanties conférées par la loi
Sureté : garanties conférées par une convention.
La production de créance doit être faite dans un délai de 2 mois de la date de la
deuxième publication de la procédure dans un JAL.
En fait, le jugement d’ouverture doit être publié dans un JAL et 15 jours après cette
première publication, le syndic est tenu de faire une seconde annonce. Le délai de 2 mois est
porté à 3 mois pour les créanciers domiciliés hors du ressort du tribunal du commerce
compétent. Le défaut de production de la créance est sanctionné par la forclusion (éteinte).
La production de créance interrompt le cours de la prescription (article 77 de la loi).
Les salariés sont dispensés de la formalité de production.
B - La vérification de créance
Elle est réalisée dans un délai de 4 mois à compter de la date du jugement d’ouverture.
Elle porte sur l’existence, c’est-à-dire, la certitude sur le montant et sur la nature de sa
créance. Elle est effectuée par le syndic et le contrôleur en présence du créancier et du
débiteur.
Les travaux de vérification font apparaitre le rang des diverses catégories de créance
qui peuvent être classées en 4 :
- Les créances spécifiques
- Les créances privilégiées et super privilégiées
- Les créances munies de sureté réelle
- Les créances chirographaires
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a. Les créances spécifiques :
Elles portent sur des sommes d’argent ou sur des créances en nature. Par exemple, les
droits du bailleur d’immeuble qui n’a pas pu recouvrer ses loyers. Les loyers de 12 mois
échus avant la décision d’ouverture rentre dans le cadre de la créance spécifique. Si le loyer
est échu…
Par exemple, les biens personnels de la femme dans un couple. En cas de divorce, la
part de la femme dans le bien commun est distribuée. De même pour les créances des
vendeurs des meubles, droit des revendiquant (dépôt-vente), personne qui a un contrat avec
l’entreprise en difficulté : il peut récupérer les biens objet du contrat non exécuté. Ils sont
payés avant tout autre.
b. Les créances super-privilégiées
Salaire des 12 derniers mois, créance d’impôt direct, dette rétrocédée (cas où une
personne privée appelée à faire des ventes de produits de dons pour maitriser les prix sur le
marché, cette personne doit payer un certain prix à l’Etat. Si elle est en PCAP sans avoir pu
verser les sommes à remettre, ça devient une créance super-privilégiée), créance de débet (cas
où une personne est en plein détournement : pendant le contrôle, en cas de dépense injustifiée,
le contrôleur émet un avis de débet pour contraindre la personne à rembourser à défaut de
quoi, des sanctions tombent) ; droit de l’autorité douanière ; créances des organismes
sociaux ; loyer (1 à 2 ans)
c. Les créances privilégiées
i. Privilèges spéciaux
Meuble vendu avec droit de suite et de rétention. Différent du droit de vendeur du
meuble ; loyer impayé qui ne rentre pas dans les créances spécifique (2 à 3 ans) ; frais de
transport terrestre (assorti d’obligation de résultat : le transporteur peut ne pas livrer sans
paiement) ; tous les salaires (quand ils n’entrent pas dans les créances privilégiées) ; frais de
conservation.
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ii. Privilèges généraux
Frais de justice et frais d’enterrement (enterrement déficitaire : KELY NY
FAMANGIANA) ; salaire et loyer (non inscrit plus haut : plus de 3 ans. (12 mois par
tranche))
d. Créances munies de sureté
- Sureté judiciaire ou conventionnelle
- Sureté réelle (immobilière (hypothèque (forcée, judiciaire ou conventionnelle),
FEHIVAVA (rend impossible la vente du bien avant remboursement, clause
TSATOKA, antichrèse) ou mobilière (gage (gage civil, avec dépossession ; gage
commercial, sans dépossession), nantissement) ou sureté personnelle (caution
(technique de solidarité (solidaire non solidaire)), technique de division (divisible
ou indivisible), technique de discussion (avec ou sans bénéfice de discussion)),
aval, garantie à première demande)
- Garantie omnibus (le débiteur a affecté tous ces biens à la garantie d’une créance
donnée) ; CLAUSE PARI PASU : clause de distribution des garanties omni bus
entre les créancier : attribution des parts de chacun.
-
C – Rang des suretés et privilèges
Le rang des suretés et privilèges dans le cadre du règlement collectif dépendent de la
provenance des deniers et en fonction de la nature des biens vendus. En matière de réalisation
ou vente de biens mobiliers, les deniers obtenus sont distribués selon le rang ci-après :
- Frais de justice relatif à la réalisation du bien en question
- Frais engagé pour la conservation des biens
- Créance de salaire super privilégié au prorata de la valeur du meuble par rapport à
l’ensemble de l’actif
- Créance munie de gage selon leur date de constitution (gage assorti du droit de
suite et de rétention).
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- Créance munie de nantissement qui est soumis à la publicité en fonction de leur
date d’inscription
- Créance munie de privilège spéciale mobilier sur le meuble grevé
- Créance de la masse
- Créance munie de privilège général selon l’ordre établi par la loi
- Créance chirographaire. S’il existe encore un reliquat du prix, il est distribué aux
créances qui n’ont pas pu être traitées et selon les suretés dont elles bénéficient.
Pour les deniers provenance de la réalisation d’immeuble, la priorité des paiements est
la suivante :
- Frais de justice relatif à la réalisation du bien en question
- Créance (dans la masse) de salaire super-privilégié au prorata du prix de
l’immeuble sur l’ensemble de l’actif
- Créance hypothécaire selon l’immeuble réalisé et en fonction de la date de leur
inscription
- Créance de la masse
- Créance munie de privilèges généraux selon leur ordre légal
- Créances chirographaires
Chapitre 2. L’organe et le fonctionnement du redressement
judiciaire et de la liquidation des biens
Selon la procédure indiquée, le jugement d’ouverture doit indiquer les organes du
règlement collectif. Les différents acteurs en cette organisation ont leur rôle spécifique et
répondent à un fonctionnement bien défini. Le redressement judiciaire et la liquidation des
biens ont des organes différents.
Section 1. Le redressement judiciaire
Le jugement d’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire emporte de plein
droit le dessaisissement du débiteur de l’administration et de la disposition de ses droits, ce
qui le différencie de l’ancienne procédure de règlement judiciaire. Ainsi, les biens du débiteur
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LOI N° 2003 - 042 DU 03 SEPTEMBRE 2004
SUR LES PROCÉDURES COLLECTIVES
D’APUREMENT DU PASSIF
sont incessibles et insaisissable jusqu’à l’homologation du concordat. Le débiteur ne peut
accomplir que des actes conservatoires ou de gestion courante. Mais il doit les faire avec
l’assistance du syndic. Ainsi, l’organisation de l’entreprise doit être adaptée à l’organisation
du règlement collectif et du plan de redressement. L’objectif poursuivi devient la réussite du
concordat, c’est-à-dire, le paiement de tous les créanciers.
I – L’organe de redressement judiciaire
Il est composé, d’une part, des institutions et de personnel judiciaire et d’autre part, de
personnel non judiciaire.
1 – Les institutions et le personnel judiciaire
Les institutions du tribunal de commerce qui participe au redressement judiciaire sont :
le tribunal de commerce, le président du tribunal du commerce et le parquet.
Le tribunal de commerce constitue le cadre juridique, institutionnel de la procédure. Il
statue, sur tous les incidents qui peuvent surgir lors de la réalisation du plan de redressement
et du concordat, tandis que le président du tribunal du commerce joue le rôle de superviseur et
de voie de recours.
Par ailleurs, le ministère public ou parquet ne joue qu’un rôle passif. En effet, il ne fait
que recevoir les notifications et des décisions. Il reçoit communication également des rapports
du syndic et du juge commissaire. Pendant le déroulement de la procédure, le ministère public
doit être également tenu informé de son évolution ainsi que des offres de scission et
acquisition.
Le personnel judiciaire est composé du juge commissaire et des greffiers. Le juge
commissaire peut être un juge auprès du tribunal de première instance du ressort de
l’entreprise. Il peut être un magistrat ou un assesseur, mais il ne pourrait jamais être le
président du tribunal de commerce.
Le juge commissaire peut être remplacé par un jugement motivé du président du
tribunal de commerce. Dans le cadre du redressement judiciaire, le juge commissaire joue
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SUR LES PROCÉDURES COLLECTIVES
D’APUREMENT DU PASSIF
plusieurs rôles : rôle de surveillance, rôle d’arbitrage et un rôle de vérificateur. Parmi son rôle
de surveillance, le juge commissaire veille au bon déroulement rapide de la procédure et des
intérêts en présence. Dans ce cas, il peut proposer des mesures de redressement correctif à
propos du plan. Mais il peut également transformer le redressement en matière de liquidation.
En matière d’arbitrage, le juge commissaire peut approuver les offres de cession d’actif et il
peut ordonner l’apposition de scellés et son extraction. Il statue également sur les
contestations et les revendications. Il vérifie enfin l’état des créances.
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LOI N° 2003 - 042 DU 03 SEPTEMBRE 2004
SUR LES PROCÉDURES COLLECTIVES
D’APUREMENT DU PASSIF
INTRODUCTION GÉNÉRALE............................................................................................................... 2
I. CHAMP D’APPLICATION.....................................................................................................................................2
II. EVOLUTION DU DROIT DE PCAP.........................................................................................................................2
PARTIE 1. LES CONDITIONS DE DÉCLENCHEMENT DES PCAP..............................................................4
CHAPITRE 1. LES CONDITIONS DE FONDS DES PROCÉDURES DE RÈGLEMENT COLLECTIF.........................................................4
I – Le champ d’application des procédures de règlements collectifs...............................................5
1 – Le principe............................................................................................................................................5
2 – Les exceptions.......................................................................................................................................5
II – La notion d’entreprise en difficulté............................................................................................6
1 – Les manifestations des difficultés financières de l’entreprise...............................................................7
2 – Les paramètres permettant de prétendre que la situation de l’entreprise n’est pas irrémédiablement
compromise...............................................................................................................................................................8
CHAPITRE 2. LA PHASE PRÉPARATOIRE DES PROCÉDURES DE RÈGLEMENTS COLLECTIFS........................................................10
I – Les documents principaux........................................................................................................10
1 – Le plan de redressement.....................................................................................................................10
II – Les annexes.............................................................................................................................12
1 – L’extrait d’immatriculation au RCS ou extrait K Bis.............................................................................12
2 – Les états financiers de synthèse..........................................................................................................13
3 – Les autres documents d’information..................................................................................................14
PARTIE 2. LE RÈGLEMENT PRÉVENTIF.............................................................................................. 14
I. OUVERTURE DE LA PROCÉDURE DE RP...............................................................................................................15
1 – Intérêt de la procédure...........................................................................................................15
2 – La requête au fin de désignation de conciliateur.....................................................................15
II – LE DÉROULEMENT DE LA PROCÉDURE..................................................................................................................16
1 – Le conciliateur.........................................................................................................................16
2 – Le rôle du conciliateur.............................................................................................................16
III – L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE CONCORDATAIRE DES CRÉANCIERS....................................................................................17
1 – La négociation du concordat...................................................................................................17
2 – L’assemblée générale des créanciers......................................................................................17
3 – Le vote concordataire.............................................................................................................18
IV – CONSÉQUENCE DE LA PROCÉDURE DE RÈGLEMENT PRÉVENTIF.................................................................................19
PARTIE 3. LE REDRESSEMENT JUDICIAIRE ET LA LIQUIDATION DES BIENS.........................................20
CHAPITRE 1. LES CONDITIONS D’OUVERTURE DU REDRESSEMENT JUDICIAIRE ET DE LA LIQUIDATION DES BIENS.......................21
Section 1. La cessation de paiement.............................................................................................21
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LOI N° 2003 - 042 DU 03 SEPTEMBRE 2004
SUR LES PROCÉDURES COLLECTIVES
D’APUREMENT DU PASSIF
A – Les conditions de fonds de la cessation de paiement.........................................................................21
B – Les conditions de formes....................................................................................................................22
1 – Déclaration de cessation de paiement...........................................................................................22
2 – L’assignation d’un créancier..........................................................................................................23
2-3- La saisine d’office du tribunal de commerce..........................................................................24
2-4- La déclaration d’un héritier, commerçant décédé en état de cessation de paiement............24
I- LE JUGEMENT D’OUVERTURE DE REDRESSEMENT JUDICIAIRE OU DE LIQUIDATION DES BIENS..........................................25
3-1- Les mesures d’enquête..........................................................................................................25
3-2- Le jugement d’ouverture.......................................................................................................25
II- LA PÉRIODE SUSPECTE.....................................................................................................................................25
SECTION 2 : LES EFFETS DU JUGEMENT D’OUVERTURE SUR LES CRÉANCES........................................................................26
I- L’UNIFORMISATION DE LA CONDITION JURIDIQUE DES CRÉANCIERS...........................................................................26
II...........................................Les créanciers dans la masse et leur condition d’admission effective :
27
1..................................................................................................................................................Définition :
27
2.................................................................................................................Condition d’admission effective
28
A – La production de créance..............................................................................................................28
B - La vérification de créance...............................................................................................................29
a.................................................................................................................Les créances spécifiques :
29
b........................................................................................................Les créances super-privilégiées
30
c..................................................................................................................Les créances privilégiées
30
i.......................................................................................................................Privilèges spéciaux
30
ii.....................................................................................................................Privilèges généraux
30
d..............................................................................................................Créances munies de sureté
30
C – Rang des suretés et privilèges.......................................................................................................31
CHAPITRE 2. L’ORGANE ET LE FONCTIONNEMENT DU REDRESSEMENT JUDICIAIRE ET DE LA LIQUIDATION DES BIENS..................32
Section 1. Le redressement judiciaire............................................................................................32
I – L’organe de redressement judiciaire....................................................................................................32
1 – Les institutions et le personnel judiciaire.......................................................................................32
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LOI N° 2003 - 042 DU 03 SEPTEMBRE 2004
SUR LES PROCÉDURES COLLECTIVES
D’APUREMENT DU PASSIF
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LOI N° 2003 - 042 DU 03 SEPTEMBRE 2004
SUR LES PROCÉDURES COLLECTIVES
D’APUREMENT DU PASSIF
INTRODUCTION GÉNÉRALE................................................................................................2
I. CHAMP D’APPLICATION........................................................................................................................2
II. EVOLUTION DU DROIT DE PCAP.......................................................................................................2
PARTIE 1. LES CONDITIONS DE DÉCLENCHEMENT DES PCAP...................................4
CHAPITRE 1. LES CONDITIONS DE FONDS DES PROCÉDURES DE RÈGLEMENT COLLECTIF.........4
I – Le champ d’application des procédures de règlements collectifs.................................5
1 – Le principe................................................................................................................5
2 – Les exceptions...........................................................................................................5
II – La notion d’entreprise en difficulté..............................................................................6
1 – Les manifestations des difficultés financières de l’entreprise..................................7
2 – Les paramètres permettant de prétendre que la situation de l’entreprise n’est pas
irrémédiablement compromise........................................................................................8
CHAPITRE 2. LA PHASE PRÉPARATOIRE DES PROCÉDURES DE RÈGLEMENTS COLLECTIFS......10
I – Les documents principaux...........................................................................................10
1 – Le plan de redressement..........................................................................................10
II – Les annexes................................................................................................................12
1 – L’extrait d’immatriculation au RCS ou extrait K Bis.............................................12
2 – Les états financiers de synthèse..............................................................................13
3 – Les autres documents d’information.......................................................................14
PARTIE 2. LE RÈGLEMENT PRÉVENTIF...........................................................................14
I. OUVERTURE DE LA PROCÉDURE DE RP..........................................................................................15
1 – Intérêt de la procédure...............................................................................................15
2 – La requête au fin de désignation de conciliateur.......................................................15
II – LE DÉROULEMENT DE LA PROCÉDURE..........................................................................................16
1 – Le conciliateur............................................................................................................16
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LOI N° 2003 - 042 DU 03 SEPTEMBRE 2004
SUR LES PROCÉDURES COLLECTIVES
D’APUREMENT DU PASSIF
2 – Le rôle du conciliateur...............................................................................................16
III – L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE CONCORDATAIRE DES CRÉANCIERS.............................................17
1 – La négociation du concordat......................................................................................17
2 – L’assemblée générale des créanciers.........................................................................17
3 – Le vote concordataire.................................................................................................18
IV – CONSÉQUENCE DE LA PROCÉDURE DE RÈGLEMENT PRÉVENTIF............................................19
PARTIE 3. LE REDRESSEMENT JUDICIAIRE ET LA LIQUIDATION DES BIENS.......20
CHAPITRE 1. LES CONDITIONS D’OUVERTURE DU REDRESSEMENT JUDICIAIRE ET DE LA
LIQUIDATION DES BIENS...........................................................................................................................21
Section 1. La cessation de paiement.................................................................................21
A – Les conditions de fonds de la cessation de paiement.............................................21
B – Les conditions de formes........................................................................................22
1 – Déclaration de cessation de paiement.................................................................22
2 – L’assignation d’un créancier...............................................................................23
2-3- La saisine d’office du tribunal de commerce............................................................24
2-4- La déclaration d’un héritier, commerçant décédé en état de cessation de paiement
..........................................................................................................................................24
I- LE JUGEMENT D’OUVERTURE DE REDRESSEMENT JUDICIAIRE OU DE LIQUIDATION DES
BIENS..............................................................................................................................................................25
3-1- Les mesures d’enquête..............................................................................................25
3-2- Le jugement d’ouverture...........................................................................................25
II- LA PÉRIODE SUSPECTE........................................................................................................................25
SECTION 2 : LES EFFETS DU JUGEMENT D’OUVERTURE SUR LES CRÉANCES..............................26
I- L’UNIFORMISATION DE LA CONDITION JURIDIQUE DES CRÉANCIERS.....................................26
II. Les créanciers dans la masse et leur condition d’admission effective :......27
1. Définition :................................................................................................27
2. Condition d’admission effective...............................................................28
A – La production de créance...................................................................................28
B - La vérification de créance...................................................................................29
a. Les créances spécifiques :...................................................................29
b. Les créances super-privilégiées...........................................................30
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LOI N° 2003 - 042 DU 03 SEPTEMBRE 2004
SUR LES PROCÉDURES COLLECTIVES
D’APUREMENT DU PASSIF
c. Les créances privilégiées.....................................................................30
i. Privilèges spéciaux...........................................................................30
ii. Privilèges généraux.........................................................................30
d. Créances munies de sureté..................................................................30
C – Rang des suretés et privilèges............................................................................31
CHAPITRE 2. L’ORGANE ET LE FONCTIONNEMENT DU REDRESSEMENT JUDICIAIRE ET DE LA
LIQUIDATION DES BIENS...........................................................................................................................32
Section 1. Le redressement judiciaire...............................................................................32
I – L’organe de redressement judiciaire........................................................................32
1 – Les institutions et le personnel judiciaire............................................................32