0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
20 vues19 pages

Analyse de l'Espace Urbain en Algérie

Le document présente une analyse de l'espace géographique et de l'aménagement du territoire, en se concentrant sur l'évolution historique des villes et leur urbanisation. Il décrit les différentes facettes de l'espace urbain, les typologies de villes, ainsi que les structures et trames urbaines qui les caractérisent. L'urbanisation est mise en relation avec des facteurs économiques, sociaux et historiques, illustrant comment les villes se développent et se transforment au fil du temps.

Transféré par

ramiwordo100
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
20 vues19 pages

Analyse de l'Espace Urbain en Algérie

Le document présente une analyse de l'espace géographique et de l'aménagement du territoire, en se concentrant sur l'évolution historique des villes et leur urbanisation. Il décrit les différentes facettes de l'espace urbain, les typologies de villes, ainsi que les structures et trames urbaines qui les caractérisent. L'urbanisation est mise en relation avec des facteurs économiques, sociaux et historiques, illustrant comment les villes se développent et se transforment au fil du temps.

Transféré par

ramiwordo100
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la


Recherche Scientifique

Université de Ferhat Abbas -Sétif 1

Institut d’Architecture et des sciences de la terre

Département des sciences de la terre

Filière : Géographie et Aménagement du Territoire

Niveau : 1ère Année licence (LMD)

Matière : Analyse de l’espace géographique et aménagement du territoire

COUR N° :2

Assuré par : Dr Khallef Boubaker


Année Universitaire : 2022/2023

I.L’espace urbain

I.1. Histoire de la ville :


En 1950, on dénombrait cinq mégalopoles de 5 millions d’habitants ; en 2025, leur nombre
approchera la centaine. La ville lieu de naissance de la culture nie parfois sa vocation de
protection des individus Issu de l’urbs romaine la ville reste le lieu de tous les affrontements,
mais aussi de tous les possibles au XXI° Siècle. L’essor urbain tel que nous le connaissons
aujourd’hui est un phénomène relativement récent. Avant la révolution industrielle, la part de
la population regroupée dans les villes était extrêmement réduite. De surcroît, le nombre des
cités était limité et leurs dimensions étaient faibles. Les premières concentrations urbaines
apparaissent dans un petit nombre de vallées fluviales, qui permettent la culture et
l’élevage : vers 3500 av.J.-[Link] Mésopotamie, dans la vallée du Tigre et de l’Euphrate ; puis
vers 3 000 av.J-C. En Egypte, dans la vallée du Nil ; vers 2000 av.J.-C. En Inde, dans la vallée
de l’Indus ; vers 1600 en Chine, en bordure du fleuve Jaune. De rares cités antiques,
regroupant jusqu’à 1 million d’habitants, devinrent de véritables métropoles : ce fut le cas de
Babylone, d’Alexandrie, de Byzance et de Rome, qui devait ce privilège aux immenses
empires dont elles étaient le centre politique, administratif et économique. Durant la période
médiévale, les principaux centres urbains de l’époque sont des cités marchandes, comme
Londres, Paris, Bruges ou Gènes. Mais de nouvelles villes se créent autour de monastères et
de châteaux (Cluny ou Saint-Denis) ou à l’initiative d’autorités
laïques ou administratives (Montauban, fondée par le comte de
Toulouse ; Brunswick et Munich par le duc de Saxe et de Bavière, Henri le Lion).Comparées,
à l’actuel Mexico et à ses 25 millions d’habitants, ces cités conservent des proportions
modestes. Définition « maximal » ? En effet, peut-on parler de ville lorsque des espaces
urbanisés s’étendent sur des superficies qui équivalent à une région entière ?
I.2. Les différentes facettes de l’espace urbain :
Le transfert des populations rurales vers les villes est un phénomène majeur du XXe
siècle. Tandis que, vers 1800, seulement 2,5 % de la population mondiale occupait une zone
urbaine, vers 1980, le taux d’urbanisation atteint 40 %, pour l’an 2002. Les estimations et les
projections démographiques s’établissent à plus de 53%. Aujourd’hui, huit Français sur dix
viennent dans une agglomération urbaine. C’est dans les pays en voie de développement que
le taux de la population rurale est le plus élevé, en particulier en Afrique et en Asie, bien que
la croissance des villes y soit plus forte qu’ailleurs. En raison de l’urbanisation des
populations, les villes deviennent les zones de peuplement les plus denses de la planète. Ainsi,
la densité de population est à Mexico de 7 000 hab./km², contre 41 pour tout le [Link]
phénomène est la conséquence des progrès réalisés depuis le milieu du XVIIIe siècle dans les
domaines scientifique et technique, et de la dynamique des économies notamment dans
l’agriculture, ou la hausse considérable des niveaux de productivité a fait fondre le secteur
primaire (agriculture) au bénéfice des secteurs secondaire (industrie) et tertiaire (services) : en
2000 un nombre restreint d’actifs agricoles (1 million) suffit à nourrir la France, ils étaient
plus de 14 millions en [Link], pour déterminer le taux d’urbanisation d’un pays, il
faut au préalable s’entendre sur la définition de la ville. Or, il en existe plusieurs : les critères
statistiques retenues pour délimiter les villes variant selon les états. En France, elle est
considérée comme zone urbaine toute localité de plus de 2000 habitants ; au Danemark, cette
limite inférieure est fixée à 200 habitants ; au Canada ; à 1000 habitants ; aux Etats-Unis, à
2500 habitants ; en Inde, à 5 000 habitants. Mais il est aussi légitime de retenir d’autres
critères, comme la superficie minimale ou la diversité d’activités qu’offre
une agglomération. En outre, existe-t-il un seuil de
I.3. Site et situation :
Après le Moyen Age et la Renaissance italienne, certaines villes deviennent de grands centres
économiques et politiques. Paris comptait 100 000 habitants à la fin du XIIe siècle ce qui était
considérable dans un contexte médiéval), 300 000 à la fin du XVe et 500 000 en 1700. Mais
la dimension des villes reste limitée par les difficultés que pose leur approvisionnement.
À la fin du XVIIIe siècle ; la plupart comptent entre 2000 et 10 000 habitants, les plus
importants atteignant 30 [Link] la révolution industrielle, l’augmentation de la
productivité du travail entraîne un accroissement de la production totale, et partant, une
croissance démographique et une élévation du niveau de vie. La population urbaine se trouve
multipliée par dix. À la fin du XIX e siècle, plus de la moitié es Britanniques et des
Allemands occupent une aire urbaine. En 1920, c’est le cas de 51.2 de la population
américaine. En même temps, l’urbanisation des pays peu industrialisés n’a pas connu un
développement pareil. Même si le processus d’accroissement de la population urbaine est
régulier, la proportion d’agriculteurs demeure très importante. Au XXe siècle, en Amérique
latine, en Asie et en Afrique, se produis, sur un mode gigantesque et accélère, l’explosion
urbaine qu’a conne l’Europe au siècle précédent. Les progrès médicaux provoquent une
croissance démographique incontrôlée ; mais contrairement à ce qui s’était produit en
Occident, cette croissance précède le progrès économique au lieu d’en procéder. Ce
phénomène de gigantisme urbain transparaît à travers le nombre de villes de 1 million
d’habitants (les villes ‘ millionnaires’).En 1800, seule Londres approchait ce nombre (959 000
habitants exactement). Cinquante ans plus tard, Paris atteignait ce niveau, alors que Londres
en comptait déjà plus de 2 millions ; cent ans plus tard, ce fut le tour de Berlin, Vienne,
Moscou, Saint-Pétersbourg, New-York, Chicago, Philadelphie, Tokyo, Pékin et Calcutta.
En 1980, le monde comptait 230 cités millionnaires (6 dépassaient les 3 millions, 22 les 5
millions.) , les deux tiers d’entre elles et huit des douze plus grandes villes du monde – parmi
lesquelles Mexico, Shanghai et le Caire – se trouvant dans des pays en voie
développement. La moyenne d’âge de ces populations est basse, avec pour conséquence.
Un taux de natalité élevé. C’est particulièrement le cas en Amérique latine, ou 80 % de la
population vit dans une. Agglomération en 2000. L’accroissement démographique de ces cités
résultera désormais de la natalité naturelle plutôt que d’un transfert de population rurale.
I.4. Méthode d’approche et définition du phénomène urbain :
La ville apparaît vers 3 000 ans avant J-C simultanément dans plusieurs parties du
monde. L’Egypte, la Mésopotamie et la vallée de l’indu sont les foyers a inégal. Durant le
deuxième millénaire le phénomène gagne des centrés voisines et la chine. Les villes
grandissent d’abord autour de plaid et temples puis le long des voies qui les mettent en
communication ou les relient aux différentes parties des états dans du tigre et de l’Euphrate
et Sumer existent avant 3 000 et antérieurement à Ninive et a Babylone la plupart de ces
unités mésopotamiennes disparurent, mais non la remarquable exception d’Alep fondée au
cours du deuxième millénaire avant J-C ont aussi disparu beaucoup d’autre ville qui se
situaient le long de la vallée du Nil de Memphis à l’aval . Capitale au quatrième millénaire à
Assouan en amant en passant par Thèbes Louksor. Entre l’Assyrie et l’Egypte, les villes
jalonnent les routes. Si la première mention de Jérusalem ne date que de 1375 av.J-C et si
damas entre dans l’histoire vers 940 av. J-C elles existent probablement au paravent sur la
cote. Les Phéniciens furent à s’organiser en petites cités commerçantes telles uqe tr qui
remontent à 2750 ans Sidon. Beryta (Beyrouth) … Vers 1500 av J-C ils fondent des comptoirs
dans le principal est Carthage qui ; à son tour, essaime sur les rivages de la méditerranée
centrale en s’installant à Hippone (Annaba) et aux potte de l’atlantique, a Gadès (Cadix) et
à Tingi (Tanger) .De leurs côtés, les Mésopotamiens rayonnent sur l’est ; notamment, Iran ou
Suse et Ecbatane ( Harnadan) deviennent des capitales au premier millénaire au-delà sur le
bassin de l’indus ou la civilisation pré ayenne s’apparentait à celle de Sumer et ou les villes
telles que Mohenjo-Daro furent également éphémères. La ville organise à partir d’édifiées
royaux ou religieux et durant les premiers siècles ou première millénaire mesure que le
pouvoir et l’administration. Elles rendissent ; le nombre de villes augmente. Puis elles
déclinent aux de nets avants de prendre vie et de se multiplier à nouveau aux sous la dynastie
Tang (VI av.J.C) dont l’influence déborde la chine. Elle atteint ainsi le japon ; qui n’est
sorti de état tribal que vers 200 av. J-C et qui se dotant de pouvoirs centraux ; construit en
710 nara sur le modèle Ch’ang-An la prestigieuse capitale Tang reconstruite vers
600. Toutefois ; la vocation millénaire ou administrative de la ville et la prédominance de la
société villageoise caractérise la vie sociale de cette partie monde et pour plusieurs siècles
alors qu’en occident en Grèce comme à Rome dans leurs dépendances, naissent les premières
civilisations urbaines et croissent des site en nombre jusqu’alors inconnu.
I.5. Typologie des villes :
I.5.1. Définition de la ville :
La ville est avant tout un espace vécu que l’on peut saisir par des enquêtes : en faisant
dessiner sa ville ou son quartier (selon la méthode de la carte mentale), ou raconter son
itinéraire journalier à ses habitants, enfants, adultes ou âgés, on peut mieux comprendre cet
espace vécu. La géographie classique a souvent considéré la ville comme étant un organisme
vivant ; elle change constamment, en fonction de facteurs internes ou externes, se développe
ou décline, voit ses activités ou son rôle se transformer, et les différents quartiers d’une ville
évoluent eux-mêmes. (Certains se dégradent, d’autres deviennent attractifs).

I.5.2. Typologie : On peut établir une typologie des villes :


- En fonction de leur taille (Mesurée par le nombre d’habitants, ou l’importance de la zone
d’influence, ou leur rang dans la hiérarchie urbaine : bourg, petite ville, ville moyenne, grande
ville, métropole, mégapole).

- En fonction de leur activité dominante ( Bourg agricole, ville industrielle, ville commerciale,
place financière, ville carrefour (ou nœud ferroviaire, port, aéroport) , ville administrative,
ville universitaire, ville touristique) ; on décrit.
Toutes ces activités avec la notion de fonction urbaine.
- En fonction de leur plan (vile-rue, plan hippodamien, plan radio-concentriques, plan biparti).
- En fonction de leur âge (villes antiques, médiévales, modernes, contemporaines).
- En fonction de leur niveau de développement (villes des pays développés, villes du Tiers-
monde) de la civilisation à laquelle elles appartiennent (villes européennes, villes nord-
américaines, villes latino-américaines, villes musulmanes, villes indiennes, villes chinoises,
villes africaines).
- En fonction de leur croissance géographique : ville « verticale
»(Abidjan ,Tokyo) ou horizontale (Los-Angeles).
I.6. Organisation de la structure urbaine
Les théories classiques de l’organisation de l’espace urbain (Burgess, Hoyt ) et du gradient
dedensité (Clark) ont donné naissance à de multiples travaux sur l’organisation interne de la
ville. Certains auteurs insistent sur le comportement économique de l’individu (Alonso,
Herbert et Stevens) alors que d’autres se consacrent au Comportement
social ( Ress, Murdie). Les analyses de l’écologie factorielle, qui enrichissent notre
connaissance de la structure urbaine internent, semblent les plus séduisantes, mais les modèles
sont encore loin d’être opérationnels et ne peuvent pas servie de base à un aménagement
prospectif.
I.6.1. Structure urbaine :
l’armature de services dont dispose actuellement Alger nous permis esquisser articulation de
agglomération elle souligne également par le détail de son fonctionnement que la structure
définie héritée rappelons-le de la période coloniale est foncièrement inadaptée aux réalités
nouvelles de la ville Cette articulation ne se contentait pas opposer selon le schéma simpliste
adopté pour les villes coloniales la ville européenne aux quartiers réservés aux nationaux elle
reflétait la fois un processus de développement complexe et les nuances de la hiérarchie
sociale des colonisateurs Outre la Casbah vieux noyau traditionnel et les quartiers européens
qui lui furent origine directement opposés le Grand Alger recèle en effet un certain nombre
anciens noyaux de colonisation Ces unités ont eu le temps avant être intégrées par la capitale
de développer leur propre personnalité et de organiser en fonction des clivages raciaux alors
inévitables.

I.6.2. Trames urbaines :


La trame urbaine réfère au maillage des voies de circulation d’une ville.
Elle se caractérise par :
 les voies, qui sont définies par leur tracé (ce qu’elles relient, ce qu’elles traversent), leur
connectivité, leur largeur, leur usage;
 les îlots, dont la taille et la forme sont définies par l’assemblage des différentes voies;
 les parcelles, qui correspondent au découpage de l’îlot en différents morceaux destinés à
accueillir des bâtiments.
La trame peut être, en tout ou en partie :
 orthogonale, lorsque les voies se croisent en perpendiculaire et forment des îlots
rectangulaires;
 organique, lorsque les voies suivent des tracés sinueux, formant parfois des boucles, voire
se terminant en cul-de-sac, soit en raison du relief, soit pour influencer le type de
circulation ou la vitesse des véhicules qui les empruntent;
 radioconcentrique, lorsque les voies convergent vers un même point ou rayonnent de
celui-ci (par exemple, une place ou un équipement public d’importance) et forment des
îlots irréguliers, comme des trapèzes.
I.6.3. Plans urbains :
Toutes planifications tracées par le gouvernement sont en Algérie la politique nationale qui
est passée par plusieurs plans parmi lesquels : la POSE, Le PAW, la SDAL, Le SRAT et

le SNAT. Chaque plan à sa spécificité et ces projections.


I.7. La ville, le développement et l’environnement
Les villes sont des centres de croissance industrielle et d’expression culturelle, c’est un fait
acquis. Mais ce qui est nouveau, c’est d’imaginer fédérer et gérer ces efficaces les industries
culturelles et créatives pour qu’elles contribuent plus efficacement à l’économie ; l’emploi et
la diversité culturelle des villes. Le concept des « villes créatives » a reçu un accueil très
positif de la part des intellectuels et des décideurs du monde entier, mais il reste encore
beaucoup à faire. Tant dans les pays industrialise que dans les pays en développement. Pour
exploiter pleinement le potentiel créatif au bénéfice des populations.

I.7.1. Problèmes actuels de la ville :


 Problèmes sociaux :
Éducation ‘ problème majeur’
Démographie et la croissance : nom de l’organisation des naissances
Pollution
Déchets
Éducation société
Culture
Fléaux sociaux : la drague, l’alcool, mauvaise fréquentation
Racisme : discrimination raciale
Constructions illicites
Chômage
Pauvreté
 Problèmes économiques :
Emploi ‘ majeur’
Corruption
Organisation de travail et trafic routier
Concurrence
Organisation du commerce
Encouragement de l’investîmes
Les trois premiers problèmes sont en dépendance l’un de l’autre
Problèmes politique :
Instabilité politique : liberté, égalité, assemblée de la nation
 Problèmes naturelles :
Gloussement de terrain
Séisme
Volcans
Erosion
L’inondation
Désertification

Afin de résoudre les problèmes que cela pose en termes d’équilibres multiples ou même de
non-existence d’équilibres, il est nécessaire d’introduire des externalités
d’agglomération. Leur but est de fixer les acteurs dans certains choix de localisation.
En conséquence, les entreprises auront tendance à s’agglomérer plutôt qu’à se disperser dans
l’espace urbain. Si l’on excepte les modèles de forme optimale de villes, l’approche de la
périurbanisation par désintégration spatiale horizontale permet de traiter de manière
privilégiée la multi polarisation plus que l’étalement.
II.L’Organisation de l’espace :
II.1. L’organisation de l’espace algérien
La mise en valeur coloniale de l’Algérie a mis en place un type d’organisation de l’espace
prenant en compte les caractéristiques géographiques physiques du pays. L’Algérie se répartit
en trois grandes zones : la première, au nord, borde la Méditerranée et a une largeur de 50 à
100 km de l’ouest à l’est ; la seconde, d’une largeur de 200 à 300 km, entre l’Atlas tellien et
l’Atlas saharien, comprend les hautes plaines constantinoises et les zones steppiques de
l’ouest ; la troisième zone est le Sahara qui couvre les quatre cinquièmes du territoire.
C’est dans l’étroite bande littorale (1,7 % du territoire) qui borde la Méditerranée que se
concentre près de 40 % de la population algérienne (245 hab./km2) et que se trouvent les
terres agricoles les plus riches, les ressources en eau les plus abondantes et le potentiel
forestier. Cette zone est la mieux dotée en infrastructures de transport et de communication
(routes, voies ferrées, ports, aéroports) Ainsi que de toutes les commodités (eau, électricité,
téléphone) nécessaires à l’activité industrielle. Il n’est pas, par conséquent, pas étonnant d’y
voir se concentrer l’essentiel des activités industrielles du pays : 91 % des industries
sidérurgiques,mécaniques, métallurgiques et électroniques, 90 % des industries des matériaux
de construction, 85 % des industries chimiques, 65 % des industries du cuir et
56 % des Industries textiles (rapport du CNES, 1998). La zone steppique et les hautes plaines
constantinoises (10,3 % du territoire), enserrées entre les chaînes de montagnes de
l’Atlas tellien au nord et de l’Atlas saharien au sud, sont handicapées par une faible
pluviométrie (entre 200 et 400 mm de pluie par an) et l’absence d’un réseau hydrographique
ramifié ; les cours d’eau sont des oueds secs pendant la majeure. Partie de l’année. Elles sont
traditionnellement des zones céréalières et d’élevage ovin ; elles regroupent néanmoins plus
de 50 % de la population totale de l’Algérie (60 hab./km2). Elles ont bénéficié, depuis
l’indépendance, d’investissements industriels élevés alors que le développement des
infrastructures routières et ferroviaires a été bloqué par la crise économique et financière de
ces quinze dernières années. Le Sahara, vaste étendue aride de 2 millions de km2 (88 % de
l’ensemble du territoire) a un système d’agglomération tout à fait particulier en relation étroite
avec ses caractéristiques physiques et climatiques. Il détient les principales ressources
énergétiques (pétrole et gaz) et a vu s’y développer une industrie pétrolière à côté de ses
palmeraies ancestrales. Il est faiblement peuplé : 10 % de la population totale (1,4 million
d’habitants en 1977, 2 millions En 1987 et près de 3 millions en 1998) Et la densité de
population y est très faible (1,4 hab./km2), mais l’essentiel de sa population s’agglomère au
nord-est de la région. En 1954, dans cette région, il n’y avait aucune ville de plus de 20 000
habitants. Biskra, l’agglomération la plus peuplée du Sahara, en comptait un peu moins à cette
date ; en 1998 près de 170 000 habitants y vivent et elle se classe au 9e rang des
agglomérations algériennes (elle était au 20e rang en 1954.).
II.2. Types et hiérarchie de l’espace
L'organisation de l'espace est une notion de géographie, apparue dans les années d'après-
guerre et qui s'est imposée dans les années soixante, permettant de décrire la production d'un
espace (local, régional, mondial) par une société humaine. « L'organisation de l'espace ou
espace organisé (...) relève de l'explication géographique consistant à élaborer un ensemble
cohérent de représentation scientifique (modèles) ». L'organisation de l'espace est donc
l'analyse d'un espace produit par une société à travers des modèles comme la relation centre-
périphérie, la polarisation d'un centre ; la délimitation par un maillage (politique, administratif,
religieux ou encore militaire) ; la hiérarchie des lieux centraux (W. Christallier) ; ou encore la
diffusion des échanges ou des flux entre les différents lieux ainsi que les nœuds.L'organisation
de l'espace ne doit donc pas être confondue avec l'aménagement du territoire qui est la mise
en place d'une politique sur un territoire, par une organisation sociale. Et on trouve
comme critique, dans son ouvrage "De la Géopolitique aux Paysages", Yves Lacoste
considère que cette approche d'un espace produit par des sociétés humaines est fausse dans la
mesure où un espace terrestre est une donnée et donc que ces sociétés ne peuvent qu'aménager.
II.2.1 Espace inorganisés
C’est un espace brute spontané de puis sa création.
II.2.2 Espace connaissant un semblant d’aménagement :
C’est un espace étudié et procéder par une politique d’aménagement sans achèvement des
manœuvre.
II.2.3Espace déséquilibrés :
C’est un espace ou les équipements sont mal dispatchés (posés) des fois manquantes.
II.2.4 Espace organisé :
C’est un espace où on trouve toutes les commodités, les équipements et la bonne gérance.
Un espace organisé est un espace qui comporte des aménagements permettant aux hommes
d’habiter, c’est-à-dire d’exercer les fonctions qui leur sont nécessaires. Ces fonctions peuvent
être déclinées de manière plus ou moins complexe. On peut en déterminer cinq, que les
étudiants vont comprendre, car elles sont en lien avec leurs propres Pratiques :
• se loger ;
• circuler ;
• consommer ;
• se divertir ;
• travailler.
L’espace investi par les sociétés est en constante évolution, rendant compte de choix
sociétaux. On peut en lire, dans le paysage, les trames temporelles différentes: certaines
constructions sont anciennes, parfois conservées dans leur aspect initial ou détériorées par les
aléas de l’histoire, parfois réinvesties pour de nouvelles fonctions ; certaines constructions
sont récentes, parfois en construction, parfois même, pas encore visibles.

III. Politique d’aménagement du territoire :


III.1. Introduction
Il y a politique d’aménagement quand l’état s’emploie ça répartir géographiquement la
population et les activités économiques, soit pour homogénéiser le territoire, soit pour
accélérer ou réguler le développement, soit pour améliorer les positions du pays dans le jeu
des concurrences internationales. Ce n’est donc pas une exception française, et beaucoup
d’états ont affiché en ce domaine des intentions et poursuivi des programmes spécifiques. Le
simple tracé des voies de communication et tous les grands travaux publics ont, en effet, des
conséquences sur la structuration de la vie économique. D’une façon encore plus précise,
l’Angleterre, dés les années trente du vingtième siècle, pour lutter contre la crise de l’industrie
charbonnière et la concentration londonienne, a lancé un programme de construction de
villes nouvelles et défini, par des avantages fiscaux et des subventions, des zones dites de
reconversion ou ‘trading estates’. De la même façon aux Etats-Unis, Roosevelt a donné, avec
la Tennessee Valley Authority, le premier. Exemple d’une grande opération d’aménagement
régional. Cependant, si l’aménagement n’est ni une invention ni une exception française, il
n’en demeure pas moins que, parmi les pays occidentaux d’économie libérale ou il n’en
demeure pas moins que, parmi les pays occidentaux d’économie libérale ou d’économie mixte,
aucun autant que la France n’a engagé l’autorité de l’état dans une politique d’aménagement
territorial. Aucun pays, il est vrai non plus, ne souffrait autant que la France de l’excessive
concentration de sa population autour de sa capitale, de la localisation de ses principales
activités industrielles sur les périphériques septentrionales de son territoire et du retard
économique de certains de ses vieux terroirs agraires.
III.2. Notion de région et de territoire :
III.2.1 Définition de la notion de région :
La notion de région est, pourrait-on dire, consubstantielle à la géographie, dans l’historique de
ses savoirs (cf. la région selon Vidal de La Blache ou les grandes thèses de géographie
régionale de l’entre-deux-guerres) tout comme dans son organisation institutionnelle de
discipline universitaire (la géographie régionale comme branche de la géographie, l’épreuve
de géographie régionale à l’agrégation, etc.). Dans son implantation territoriale, la géographie
est sans doute une des disciplines universitaires les plus « régionalisées », au sens où, depuis
longtemps, son implantation régionale est affirmée, à travers par exemple les sociétés de
géographie ou les chaires universitaires créées relativement tôt en province et qui ont donné
naissance à plusieurs instituts universitaires de géographie. Témoignent également de cet
ancrage régional, l’existence de plusieurs revues dites « régionales », mais d’audience
nationale (voire internationale), et, dans les années soixante, la production d’atlas régionaux,
ou encore les liens plus ou moins étroits établis avec les milieux économiques ou politiques
régionaux à l’occasion de contrats d’études par exemple (ce que l’on a appelé la « géographie
appliquée »).

III.2.2 Définitions de la notion de territoire


Paradoxalement, l’usage croissant de la notion de territoire s’accompagne d’un flou
conceptuel majeur. Mais de quoi s’agit-il donc quand on parle de “territoire” ? Avec la notion
de territoire, il est question de multiples références : géographique, historique, éthologique,
politique, anthropologique, économique et organisationnelle. Le terme vient du latin
territorius qui vient qualifier une zone conquise par l’armée romaine et gouvernée par une
autorité militaire. Avec le territoire, il est question de propriété, la propriété et de possession,
notions qui prennent sens par rapport à celle de frontière ce qui suppose de définir qui possède
le droit d’agir à l’intérieur de ces frontières. La possession est alors ce qui se situe à l’intérieur
de la frontière qui autorise l’usus et le fructus. Mais il est également question d’interstices qui,
sur le plan spatial, ouvre le champ, en gradation au provisoire (l’utilisation provisoire d’un
espace comme avec le squat), à la colonisation (au sens premier du terme), le territoire étant
alors représentatif de quelque chose qui est considéré comme étant vide (cf. les colonies
israéliennes) puis à l’annexion. D’un point de vue temporel, il y sera question, toujours en
gradation, d’éphémère, de temporaire, de transitoire avant de devenir durable et irréversible.
D’un point de vue géographique, le territoire indique l’existence d’un espace de référence
situé à l’intérieur de frontières naturelles (géographie physique) et / ou permettant à un groupe
humain d’y vivre (géographie humaine, d’où une forme de référence à l’ethnicité). Le
territoire dont il est question peut être cartographié. Il conduit à des références telles que la
notion de “bassin” aussi bien dans son acception géographique, écologique que dans son
acception humaine (on parlera alors de “bassin d’emploi” et de “bassin de vie”. C’est aussi ce
territoire qui peut être considéré comme la référence de l’économie classique du raisonnement
en dotations de facteurs (cf. D. Ricardo et la dotation de facteurs au regard de sa fameuse
robinsonnade de l’échange du drap anglais contre du vin portugais). D’un point de vue
historique, notons la référence à la terre, celle de l’agriculture domaniale, domaine qui se
transforma en fief durant la féodalité puis en propriété privée. C’est cette référence que l’on
retrouve à la fois dans l’idéologie pragmatico-utilitariste de la référence au “terrain” et dans
celle d’un propriétarisme communaliste que l’on retrouve aussi dans l’acception éthologique
de la notion (le territoire de chasse d’un groupe de félins, par exemple).
III.3. Ville et région
III.3. 1. Les problèmes de la ville
La croissance des villes françaises au cours des dernières décennies est un phénomène
considérable sans précédent historique. Pas une ville française de plus 10 000 habitants qui
n’aient pas son ou ses grands ensembles avec leurs problèmes de chômage et de
marginalisation sociale. Mais un second problème préoccupe nos villes. Elles sont de plus en
plus, comme les compagnes voisines, soumises à l’attraction d’une dizaine de métropoles
régionales avec lesquelles il convient d’organiser leur collaboration et leur participation sous
forme de réseaux solidaires et complémentaires.

III.3. 2. Vers une nouvelle armature du territoire


La République se doit à la fois de respecter les ‘territoires de proximité’, territoires vécus, et
d’organiser la vie régionale autour de quelques grandes métropoles à ambition européenne ou
internationale. C’est à quoi tendent à répondre d’une part les contrats de pays et, d’autre part,
certains contrats d’agglomération. Ils s’inscriront progressivement les uns et les autres dans
les contrats de plan. Bien sûr, la question essentielle qui se pose maintenant est celle de savoir
s’il sera possible de poursuivre dans cette voie sans repenser l’organisation territoriale du pays
et sans revoir la répartition des uns et les autres dans les contrats de plan. Bien sûr, la question
essentielle qui se pose maintenant est celle de savoir s’il sera possible de poursuivre dans cette
voie sans repenser l’organisation territoriale du pays et sans revoir la répartition des
compétences et des ressources entre l’état et les collectivités régionales, départementales ou
locales.
III.4. La régionalisation
Etymologie : de région, venant du latin regio, contrée, région, territoire. La régionalisation est
le fait de rendre ré[Link] matière d'organisation territoriale, la régionalisation est une
forme de décentralisation au profit des régions auxquelles un Etat accorde une autonomie
administrative et transfère certaines de ses prérogatives. Ce fut le cas en France avec les lois
de Gaston Defferre, en [Link] il est opposé à la mondialisation, le terme
"régionalisation" désigne une organisation du monde où l'accent est davantage mis sur le
niveau régional, au sens des grandes régions du monde (Europe, Amérique du Nord,
Amérique Latine, Asie et Afrique). La régionalisation permet aux Etats qui les composent
d'avoir un poids plus important dans les négociations commerciales internationales (OMC par
exemple).
III.5. L’aménagement du territoire en Algérie
III.5.1 Introduction
L’aménagement du territoire est une science qui intervient dans le but
de rassemblé toutes les réflexions ayant une relation avec l’espace dans lequel vit l’être
humain afin d’assoir les bases d’un développement du territoire et de vision lointaine des
futures villes ainsi que de nouvelles stratégies de protection de l’environnement.
« L’aménagement du territoire désigne à la fois l’action d’une collectivité sur son territoire, et
le résultat de cette action » Roger Brunet : C’est « l’action et la pratique ( plutôt que
la science , la technique ou l’art) de disposer avec ordre , à travers l’espace d’un pays et dans
une vision prospective , les hommes et leur activité , les équipements et les moyens de
communication qu’ils peuvent utiliser , en prenant en compte les contraintes naturelles
humaines et économiques , voire stratégique . » On peut ajouter aussi que l’aménagement
du territoire « se propose de substituer un nouvel ordre à l’ancien , de créer une meilleure
disposition , une meilleure répartition dans l’espace de ce qui constitue les éléments de
fonctionnement d’une société ; meilleur par rapport aux buts , c'est-à-dire non seulement à des
fins économiques , mas d’avant âge encore pour le bien-être et l’épanouissement de la
population ; termes vagues, mais qui définissent néanmoins territoire porte sur la disposition
spatiale des hommes et des activités. Il conjugue donc développement économique, habitat,
transports et communications. C’est l’œuvre de la nation, une œuvre permanente qui déborde
les soucis inédits. Si depuis l’indépendance du pays en 1962, le processus d’urbanisation a été
problématique et parfois déstructurant les villes, l’urbanisme par ses moyens d’élaboration
et d’action n’a pas pu agir sur les systèmes urbains de manière à préserver et développer
des formes urbaines cohérentes. L’urbanisation effectuée à ce jour, depuis l’indépendance a
été caractérisée par l’urgence du à la reconstruction pays et les rattrapages des besoins
essentiels de la population : logements, équipements, infrastructures…
III.5.2. Politique générale
La nation Algérienne commence à connaitre aujourd’hui des mutations profondes à la faveur
de la mise en place du programme de monsieur le président de la république.
Ce programme ambitionne à partir de quatre objectifs majeurs à remettre le pays sur la voie
de la modernisation et de la prospérité pour le compte du peuple algérien et au service de
l’humanité :
 La promotion de la réconciliation nationale.
 Le renforcement et la modernisation de l’Etat au service des citoyens.
 Développement de l’économie nationale sur le principe du développement durable.
 La promotion d’une politique sociale et culturelle sur le principe de l’équité citoyenne.
Ce programme sera appuyé par l’association des partenaires sociaux et économiques.
III.5.3 Politique de l’aménagement de territoire
La politique nationale d’aménagement et de développement durable du territoire vise :
 La création de conditions favorables au développement de la richesse nationale.
 L’égalité des chances d’épanouissement de tous les citoyens.
 Le soutien et la dynamisation des milieux ruraux du territoire.
 Le rééquilibrage de l’armature urbaine et la promotion des fonctions régionales,
nationales et internationales des grandes villes.
 La protection, la mise en valeur et l’utilisation rationnelle des ressources patrimoniales
naturelles et culturelles et leur préservation pour les générations futures.
 La politique nationale d’aménagement et de développement durable du territoire
concourt à l’unité nationale en intégrant le développement économique social et
culturel.
 Contexte national.

III.6. La politique urbaine en Algérie


Pour sa mise en œuvre, la présente loi a institué les instruments suivants :
- La Schéma National d’Aménagement Du Territoire (SNAT) Qui traduit pour l’ensemble du
territoire national, l’orientation et la prescription stratégique et fondamentale de la politique
nationale de l’aménagement et développement durable du territoire.
- Le Schéma Directeur D’aménagement Du Littoral (SDAL) Qui en conformité avec
le SNAT traduit pour les zones littorales et côtières du pays les prescriptions spécifiques de la
conservation et la valorisation de ces espaces fragiles et convoités.
- Le Schéma Directeur de protection des terres et de la lutte contre la Désertification.
- Le Schéma Régionale d’Aménagement du Territoire (SRAT).
- Qui précise en conformité avec le SNAT, les orientations et la prescription spécifiques pour
chaque région programme (instituée par la présente loi) . Les schémas régionaux concernés
par les zones littorales et côtières prennent également en charge les prescriptions du schéma
directeur de l’aménagement du littoral.
- Les Plans d’Aménagement Du Territoire De Wilaya (PAW).
- Qui précisent et valorisent, en conformité avec le SRAT concerné, la prescription spécifique
à chaque territoire de wilaya. En considérant cette hiérarchie d’instruments, on constate que
Le Schéma National D’Aménagement du territoire (SNAT) est l’outil générateur et primordial,
car sa Promulgation repose essentiellement sur les grands fondements et enjeux de
la nouvelles politique urbaine.
Présentation du SNAT 2025 et sa mise en œuvre :
Donc c’est à partir de multiples enjeux majeurs que les orientations stratégiques de SNAT ont
été définies à travers quatre grandes lignes directrices majeures :
- Vers un territoire durable (durabilité des ressources).
- Créer les dynamiques du rééquilibrage territorial.
- Assurer l’attractivité et la compétitivité du territoire.
- Mettre en œuvre l’équité territoriale et sociale.
Le tableau résume la stratégie globale du SNAT à travers la synthèse de ses linges directrice,
ses orientations stratégiques et ses grands axes stratégiques.
villes nouvelles éléments de planification urbaine le problème urbain est la question majeure
de ce début de siècle , mais le plus inquiétant , c’est qu’elle le restera aussi longtemps tant que
cette croissance urbaine n’est pas régulée et maîtrisée. Il est admis aujourd’hui que la
population vivra de plus en plus dans les milieux urbains, chose qui projette l’image de
l’inacceptable, à savoir que cette dernière doit évoluer dans des contextes incontrôlés et
chaotiques au sein de grandes agglomérations.
La population algérienne est aujourd’hui, à plus de 65 % urbaine, ce mouvement devrait se
poursuivre avec vigueur, notamment après l’échec des tentatives de planification qui visait à
freiner l’exode rural et à maîtriser les grands centres urbains. En effet la saturation actuelle et
future des grandes agglomérations, la présence de larges poches de sismicité, l’enclavement et
le sous-peuplement des massifs montagneux ; la difficulté d’accès aux sites côtiers, la
nécessité de la préservation des zones touristiques et agricoles et les enjeux écologiques de ce
siècle rendent impérativement dangereuse une sue rurbanisation du Nord. Donc l’urgence
d’une nouvelle planification et réorganisation du territoire s’impose. Cette dernière doit viser
un réseau ramifié de ville intégrée, complémentaires de tailles et fonctions différentes et bien
implantées sur tout le territoire. Le système urbain suggère par la nouvelle politique
d’aménagement et de développement durable du territoire devra prendre en charge ces
préoccupations, par la dynamisation des petits centres à partir de la réorganisation de
l’armature urbaine et la création de nouveaux pôles urbains, qui seront érigées en « villes
nouvelles ». Ces dernières auront une dimension d’excellence en termes d’organisation, de
recherche architecturale, d’équilibre, de fonctionnalités et de cadre de vie, car de plus en plus,
le citoyen aspire à vivre mieux dans sa ville.

Référence bibliographique :
ANNABI L – 1979 : Le gouvernorat ou le pouvoir régional supervisé (Bizerte).
Mémoire de stage, ENA, 18p.
BAILLY A.S. – 2002 : La France, l’Europe et l’aménagement du territoire. L’Espace
Géographique, 94-95.
BARTHELEMY A – 1973 : La planification stratégique comme technique de
planification urbaine. DERST-DAFU_BERUT.
BATAILLON C (Dir.) – 1977 : Etat, pouvoir et espace dans le Tiers-Monde. IEDES,
PUF, Paris, 288p.
BEHAR D, ESTEBE Ph - 1999 : "L’État peut-il avoir un projet pour le territoire ?", in Les
annales de la recherche urbaine, n°82
BEHAR D, ESTEBE Ph – 2005 : "Aménagement du territoire : Une mise en perspective", in
L'État de la France 2005-2006, 17e édition, La Découverte,
BELHEDI A – 1978 : Politique et aménagement urbain. pp : 43-58 in « L'aménagement
urbain », Actes des III° Journées Géographiques, Tunis 16-17 Décembre, Publ. De l'AGT.
BELHEDI A – 1982 : Du problème régional. RTG, n° 9, pp : 9-42.
BELHEDI A – 1992 : L’aménagement de l’espace en Tunisie. FSHS.
BELHEDI A – 1995 : L’aménagement du territoire entre le discours et la pratique. RTG
BIANCARELLI J – 1978 : Aménager les campagnes. Le Moniteur, 211p.
BOEUF J.L – 1995 : L’aménagement du territoire. Bilans et renouveau. Problèmes
Politiques et sociaux, n° 750, 80p.
BOISVERT M.A -1981 : Le découpage de l'espace et les théories économiques de la
croissance et du développement régional. Espace Géographique, n° 2, pp : 99-106.
BOUDEVILLE J R – 1972 : Aménagement du territoire et planification. M Th Genin,
280p.
BRUNET R – 2004 : Le développement des territoires : formes, lois, aménagement. La Tour
d’Aigues, Edit de l’Aube, 95p.
CARO P, DARD O, DAUMAS J-Cl - 2002 : La politique d’aménagement du
territoire,Racine, logiques et résultats, Presses universitaires de Rennes, 2002, 360 pages.
CHAKER Kh et KARRAY N – 1977 : Urbanisme et aménagement foncier. RTE n° 20.
CHARMEIL C.L – 1975 : Les schémas d'aménagement et d'urbanisme régionaux ou
urbains peuvent-ils être soumis à la rationalité économique. Economie Appliquée n° 1.
CHARMES J – 1980 : Rôle et place du secteur non structuré dans les politiques
d'aménagement et d'urbanisme. RTG, n° 6, pp: 55-65.
CHIHA N et KARRAY N – 1977 : Urbanisme et aménagement foncier. RTE, 20
CHOAY D – 1965 : L'urbanisme, utopies et réalités : une anthologie. Edit Seuil, 448p.
CLARCK et PELLETIER J (édit.) – 1978 : régions géographiques et régions
d’aménagement. Hermes, 230p.
CLAVAL P – 1975 : Planification territoriale et aménagement du territoire. R.G. Est, 15,169-
216.
DAVIDOVTCH E C – 1976 : Les instruments de la planification urbaine. NED, n° 4335-
4335. Doc Française.
DERYCKE Ph - 1979/82 : Economie et planification urbaine. Thémis, PUF, 2t, 412 et
406p.
DERYCKE P.H (édit.) – 1992 : Espace et dynamiques territoriales. Bibl. de Science
Régionale. Economica DIACT
COUDERC R, 1979.Géographie et développement : Les Hautes Steppes occidentales, Thèse
d’Etat, Montpellier lll
HADIED M, Croissance et développement de petites villes et leur rôle dans l’organisation de
l’espace de la steppe occidentale (Algérie occidentale).Magister, Géographie, Université
d’Oran,
HADIED M, [Link]és d’intégration d’une région à l’espace national. Le cas des
Hautes Plaines occidentales (L’Ouest algérien), Bulletin des Sciences Géographiques,
n°10,INCT ,Alger.
HADIED M. 2006 .Les mutations spatiales et sociales d’un espace à caractère steppique, le
cas des Hautes Plaines occidentales (Algérie), Thèse de Doctorat d’Etat en Géographie,
Thèse soutenue dans le cadre de la cotutelle entre l’Université d’Oran (Algérie).
FERRIER J-P – 1973: L’espace, l’aménagement et la géographie. L’Espace
Géographique, 2, 143-156.
FOURNY M-Ch. – 1995 : Identités territoriales et stratégies d’aménagement, les
réseaux de villes en Rhône-Alpes. 329-340.
FREMONT A, HEURGONE E et ALLEMAND S – 2008 : Aménagement du
territoire :Changements de temps, changements d’espace. PU Caen, 382p.

FRIEDMAN J - 1966 : Regional Development Policy: A Case of Study of Venezuela.


Massachussetts, MIT Press, 280p.
GINOD J – 1974 : Aménagement et territoire. Options Méditerranéennes, n° 23, pp: 33-36.
GOTTMANN J – 1966 : Essai sur l'aménagement de l'espace habité. Mouton, Paris,
349p.
GRAVIER J-F – 1947 : Paris et le désert français, Flammarion, Paris, 194
GUIGOU J.L – 1992 : Aménagement du territoire et prospective : dix-neuf tendances.
Postface de « Espace et dynamiques territoriales » Derycke P.H (édit.), pp : 323-334. Bibl. de
Science Régionale. Economica.
J.-C. BERGONZIN .POUR UNE NOUVELLE DÉFINITION DE L’AMÉNAGEMENT
FORESTIER EN TANT QUE DISCIPLINE D’INGÉNIEUR O. LAROUSSINIE –
KASSAB A – 1980 : Problèmes de l'aménagement des plaines telliennes. RTG, n° 6, pp:103-
111.
LACAZE J-P – 1995 : L'aménagement du territoire, Flammarion, coll. Dominos, 1995
LACHTAR N - 1992 : L’aménagement des berges du lac de Tunis. Mémoire de CAR,
FSHS, Tunis.
MADIOT Y – 1979 : L'aménagement du territoire. Masson, coll. Droit Sc. Econ., 240p.
MARK COTE / l’Algérie espace et société_Masson paris 1996 _ éditions Mdea_plus
constantine 2005 p 253
MARK COTE/ l’espace algérien _ office des publications universitaire p 278
MANSOUR A – 1981 : L'eau et l'aménagement du territoire en Tunisie. RTE, n° 37, pp:14-20.
Martonne, E. de (1947) Traité de Géographie physique, t. II, Le Relief du Sol, 7ème édition,
Armand Colin, Paris.
Ministère des travaux publics, Trafic routier en Algérie, INC 2001 – RGPH 1998, ONS
Nicole Girard .La région : une notion géographique ? Dans Ethnologie française 2004/1 (Vol.
34),
Safar-Zitoun, Madani.- Stratégies patrimoniales et urbanisation. Alger 1962-1992.- Paris,
L’harmattan, 1996
YVON PESQUEX . De la notion de territoire Dans Prospective et stratégie 2014/1-2
(Numéros 4-5), pages 55 à 68
WOOD P – 1994 : The transformation of spatial planning in the UK. L’Espace
Géographique,65-73.
Site Internet :

Alger, Histoire d'une capitale - LARBI ICHEBOUDENE - Livres. (n.d.). Retrieved from
[Link]
[Link]/Alger/cahiers_centenaire/gouvernement/textes/[Link]
Biographie de Walter Christaller. (n.d.). Retrieved from
[Link]
Définition de l'aménagement du territoire. (n.d.). Retrieved March/April, 2013, from
[Link]
4ffe7cb75f439
Histoire – Géographie – ECJS. (n.d.). Retrieved from
[Link]
lire-une-pyramide-des-ages/
[Link]
[Link]
Le projet d'aménagement des terrains TRW : Les enjeux urbains de la ville. (n.d.). Retrieved
October/November, 2018, from [Link]
projets/amenagement/grands-projets/le-projet-amenagement-des-terrains-trw-les-enjeux-
urbains-la-ville_64.html!article=495
[Link]/[Link] ?article250
[Link]/actualite/[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
Boucher, F. (2016). Le multiculturalisme dans la ville : aménagement de l’espace
urbain et intégration sociale. Les ateliers de l'éthique, 11, (1), 55–79.
[Link]
Taïeb Messaoud. La structure urbaine d'Alger : éléments pour les études urbaines en pays
sous-développés. In: Annales de Géographie, t. 80, n°437, 1971. pp. 33-44;
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
x?forcedownload=1
[Link]
Sciences & Technologie B – N°20, Décembre (2003), pp. 100-107. © Université Mentouri,
Constantine, Algérie, 2003. CARTOGRAPHIE AUTOMATIQUE DES PRECIPITATIONS :
APPLICATION A L’EST ALGERIEN Reçu le 07/04/2003 – Accepté le 17/06/2003.A.
MEBARKI.
[Link]
[Link]?lang=fra&i=1&index=alt&srchtxt=COUPE%20TOPOGRAPHIQUE
[Link]
[Link]
&view=article&id=120&Itemid=120
[Link]
on%20de%20la%205e%CC%80me%[Link]'

Vous aimerez peut-être aussi