Comportement du consommateur en microéconomie
Comportement du consommateur en microéconomie
Introduction du chapitre :
Remarque : Nous n’allons pas expliquer tous les comportements observés pour chaque
consommateur. Car, toutes les décisions d’un consommateur ne sont pas rationnelles.
En revanche on va centraliser notre travail sur l’hypothèse de rationalité des
consommateurs
Rationalité
C’est-à-dire que le consommateur est considéré sans référence sociale (sans pays, sans
religion, sans sexe sans âge, etc. …), expliquant alors qu’il aura aucun effet sur les
préférences de consommateur.
Le consommateur est un calculateur(rationnel) son but est la maximisation de plaisir ou de
sa satisfaction
Objectif du chapitre
De nombreux facteurs déterminent les choix de consommation des ménages, mais on peut
les regrouper en deux catégories :
La contrainte budgétaire (inclut le revenu que le consommateur peut dépenser et les prix
auxquels les prix peuvent être achetés).
Section 1 : les préférences de consommateur
Objectif :
Dans cette section on va étudier les préférences (les gouts)
Définitions :
Ces préférences décrivent les goûts et, de manière plus générale, l’attitude subjective du
consommateur par rapport aux différents paniers de bien qu’il peut se procurer.
Pour décrire les préférences d’un consommateur, nous allons nous demander s’il préfère
un panier de bien à un autre :
Un panier de biens est une liste des quantités d’un ou de plusieurs biens.
Ex : (2 bananes, 3 pommes).
Entre tel et tel panier de biens contenant chacun différents biens dans des quantités
différents, le consommateur va préférer l’un ou l’autre.
Ex : Je préfère (2 bananes, 3 pommes) à (3 bananes, 2 pommes).
Tous les paniers de biens consommés par un individu vont donc représenter un ensemble de
choix.
Pour que le consommateur puisse réaliser ces choix, il doit disposer d’une relation de
préférence qui exprime ces goûts. Les économistes recourent au concept d’utilité pour
décrire les préférences.
Définition de l’utilité :
Par définition l'utilité d'un bien est la satisfaction que procure, pour un consommateur, la
consommation d'une quantité de ce bien. L'utilité est donc conçue uniquement comme une
façon qui décrit les préférences., dans un cadre de rationalité comment on a mentionné au
niveau de l’introduction
Deux traitements possibles de l’utilité :
I. Utilité cardinale qui consiste à classer les différents paniers de biens entre eux mais qui en
plus va permettre de connaitre de combien un panier est préféré à un autre : U(X) = 4U(Y)
II. Utilité ordinale qui consiste uniquement à classer les différents paniers de biens entre eux :
U(X)>U(Y)
L’utilité totale notée U d’un bien X mesure la satisfaction globale que l’individu retire de la
consommation de ce bien (X)
L’utilité totale notée U d’un bien Y mesure la satisfaction globale que l’individu retire de la
consommation de ce bien (Y)
L’utilité totale d’un bien varie en fonction de la quantité qui est choisie
Elle est définie pour une quantité fixée du ou des autres biens entrant dans la fonction
d’utilité.
2. La fonction d’utilité
Le niveau de U dépend de la quantité du bien X : U est fonction de X : U=U(X)
Le niveau de U dépend de la quantité du bien Y : U est fonction de Y : U=U(Y)
Formule :
Umx = ∆U / ∆x
Exemple :
Questions :
1) Complétez le tableau
2) Représentez graphiquement Umx et Umy
Explication de la correction :
Pour X=2 ; Umx =18-10=8
Pour X=3 ; Umx =24-18=6 ; ainsi de suite (le même traitement pour Umy)
Interprétations :
On observe que Umx et Umy diminuent quand x et y augmentent. Le
gain de satisfaction induit est de moins en moins important quand les
quantités augmentent. C’est-à-dire d’un côté et lorsque le
consommateur consomme plus d’unité de bien X et Y il atteint un
niveau maximum de satisfaction et de plaisir, de l‘autre côté l’utilité
marginale de X et Y est décroissante mais toujours positive
Soit : Utilité marginale (1ère unité consommée) > Utilité marginale (2ème unité consommée) > > Umn
Cette loi est purement empirique et n’a pour fondement que l’observation
selon laquelle l’homme est en général très satisfait de posséder une première
télé et beaucoup moins par l’acquisition d’un deuxième puis d’un troisième…
B. ILLUSTRATION
Supposons que l’utilité est mesurable et quantifiable. La satisfaction que
procure Fethi de la consommation des pommes est la suivante :
Réponses :
a) L’utilité marginale et la loi de l’utilité marginale décroissante
Fethi n’est pas rationnel car il a consommé la 6ème pomme qui n’a pas augmenté sa
satisfaction et la 7ème pomme qui, plus grave a réduit son utilité totale. Il aurait dû
s’arrêter à la 5ème pomme.
Si on suppose qu’il s’arrête à la 5ème pomme et que l’Um ne s’annule jamais
(hypothèse de non- saturation), on peut construire une fonction d’utilité concave.
Pour vérifier si la fonction est concave, il suffit de démontrer que la 1 ère variation est
positive et que la 2ème variation est négative.
La 2ème variation : ( U / X) / X = (7 – 10)/(2-1) = -3 , -1, -2, -2 < 0 elle est concave
Pour une fonction continue, la 1ère variation n’est autre que le dérivé premier, la 2ème
variation n’est autre que le dérivé second. Donc pour montrer que la fonction d’utilité est
concave, il faut que le dérivé premier soit positif et le dérivé second soit négatif.
Um
L’utilité marginale d’un bien X imparfaitement divisible est la variation totale induite
parUne unité supplémentaire de ce bien. Um (X). = U / X
EXEMPLE :
Umx = ½ x-½ ⋅ y½
Définition
Elle permet des comparaison (un classement) entre les paniers sans valeurs chiffrées
Exemple :
On suppose que le consommateur, face à deux paniers de biens quelconques, peut placer ces
différents paniers en fonction de leurs utilités respectives. Il peut déterminer si l’un des paniers est
strictement préféré à l’autre ou s’il est indifférent.
On dit un panier de consommation A (x1, x2) est préféré à un panier B(x1,x2) si et seulement si On
note cette relation A>B
H1 / La complétude
H2/ La transitivité
H3/ La réflexivité
H4/ La convexité
H5/ La non-saturation (La monotonicité)
H1/ La complétude
Définition :
Tous les paniers de biens sont comparables entre eux. La relation de préférence est une relation
complète.
Par exemple : soit on préfère l’orange vis à vis au Banane et vise versa
H2/ La transitivité
Définition :
Si le panier A est préféré au panier B et que B est préféré à C alors A est préféré à C.
On a :
A≽B
B≽C
Définition :
Exemple : le consommateur désire consommer que du lait et non pas (café au lait )ou (lait au
chocolat )
Lait ≽ lait
La relation de préférence est réflexive
H4 / La convexité
Définition :
Formule = d²y/dx²
NB : voir exemple au niveau de la section du courbe d’indifférence
H5 / La non saturation
Définition :
Economiquement :
Le consommateur préfère avoir toujours plus que moins.
C’est à dire Le consommateur n’est jamais saturé, il préfère consommer les paniers contenant le plus
de biens
Plus la consommation augmente le consommateur atteint un niveau de satisfaction plus élevé
Mathématiquement :
Il faut que le dérivé premier de l’utilité totale par rapport X et Y soit positif (>0)
o ∂U (x, y) ⁄ ∂x >0 ou Umx >0 ; c’est le dérivé par rapport X
o ∂U (x, y) ⁄ ∂y >0 ou Umy >0 ; c’est le dérivé par rapport Y
Exemple :
On prend l’exemple U (x, y) =x½⋅ y½
CONCLUSION
Exercices d’application
La courbe d’indifférence :
On peut représenter graphiquement les préférences des consommateurs à l’aide de courbes d’indifférence.
Définition :
Une courbe d’indifférence (CI) est le lieu géométrique des paniers de biens pour lesquels le
consommateur est indifférent.
Chaque courbe d’indifférence représente un ensemble de tous les paniers de biens
auxquels un individu est indifférent (c’est-à-dire qui procurent la même satisfaction).
, EXEMPLE :
Soit le tableau suivant représentant différents paniers de consommation pour deux biens :
A 20 30
B 10 50
D 40 20
E 30 40
G 10 20
H 10 40
On peut représenter graphiquement ces différents paniers dans le plan (Aliments ; Vêtements).
Interprétations :
Le consommateur préfère A à toute autre combinaison dans le carré jaune, mais il préfère aussi
tout point dans le carré rose à A par monotonie.
Il préfère aussi tout point dans le carré rose à A, car il y a toujours plus de vêtement et plus
d’aliments dans les paniers roses que dans A.
On ajoute l’information que le consommateur est indifférent entre B, A et D, Ces paniers
forment alors ce qu’on appelle une courbe d’indifférence.
Le consommateur trouve alors que A, B et D sont (strictement) préférables à H. Il Ya des
paniers, sûr la courbe d’indifférence de A, B et D, pour lesquels il y a plus des deux biens que
pour H (B, par exemple) et cela est donc conforme à la propriété de monotonie
Tous les points sur une telle CI ont le même niveau de satisfaction
Interprétations :
Vous voyez donc qu’il existe une infinité de courbes d’indifférences chacune donnant
un ensemble de vecteurs(préférence) de consommation indifférents deux à deux.
( Carte d’indifférence )
La carte d’indifférence :
Définition :
La carte d’indifférence est une juxtaposition sur un même graphique de plusieurs CI.
On appelle l’ensemble des courbes d’indifférence, la carte d’indifférence
Représentation graphique
A chaque courbe d’indifférence, on peut associer une
valeur que l’on nomme utilité.
Plus + la courbe d’indifférence est éloignée de l’origine,
plus + la valeur de l’utilité associée est grande
(Meilleur satisfaction)
A ≽B ≽D ⇔ U3 > U2 > U1
Les propriétés de la courbe d’indifférence :
Il existe 5 propriétés pour la CI
Formule = 𝒅𝒚/𝒅𝒙<0
EXEMPLE :
Formule = 𝒅𝒚/𝒅𝒙<0
𝟐𝟓
On a y = +𝟏
𝑿
𝟐𝟓 𝟐𝟓 𝟏 𝟏
Dérivé de 1 = 0 ; Dérivé de = − 𝒙𝟐 ( on a utilisé la formule 𝒙 = − 𝒙𝟐 )
𝒙
𝟐𝟓
𝒅𝒚/𝒅𝒙 =− < 0 ; La CI est décroissante (forme de la courbe)
𝒙𝟐
Formule = d²y/dx²>0
Prenons l’exemple précèdent : Montrez que la CI est convexe (allure de la CI )
On a :
U (x, y) =x 1 /2 (y−1)1/ 2
𝟐𝟓
Y= +1
𝑿
𝟐𝟓
𝑑𝑦/𝑑𝑥 =−
𝒙𝟐
𝟏 −𝒏.𝟏
On va utiliser la formule de ( )’ =( ) ; ici on a n = 2
𝐱𝐧 𝒙𝒏+𝟏
𝟐𝟓 −2∗25 50
Donc on calcule d²y/dx² = (− )’ =- = >0
𝒙𝟐 𝒙𝟐+𝟏 𝒙𝟑
La satisfaction du consommateur
augmente au fur et à mesure que l’on
passe à des courbes d’indifférences
situées plus haut vers U3
A ≽B ≽D ⇔ U3 > U2 > U
5. P5/ : La pente de la CI est négative :
Remarques
La pente des courbes d’indifférence décrit comment un consommateur
est prêt à renoncer(rejeter) à un bien pour un autre :
A → B : renoncer à 6 vêtements pour 1 aliment .
D → E : renoncer à 2 vêtements pour 1 aliment.
Plus la quantité initiale de vêtements est grande, plus le consommateur
est prêt à renoncer à des vêtements pour disposer de quantités
supplémentaires de produits alimentaires... et vice versa.
Cette observation est la définition même de ce que l’on appelle la
décroissance du taux marginal de substitution (TMS), (section suivante)
Formules
Décroissance (Forme) TMS (au niveau du point) Convexité (Allure)
Dérivé 1 de l’équation de la CI Dérivé 1 de l’équation de la CI Dérivé 2 de l’équation de la CI
(Avec signe -)
2
𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦
−
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 2
Définition :
𝜕𝑦
Le TMS mesure aussi la pente (en valeur absolue) − de la courbe
𝜕𝑥
d’indifférence en un point donné, c’est-à-dire la pente de sa tangente en
ce point.
Interprétations du TMS :
Le consommateur doit renoncer à 6 unités du bien x (aliments)
pour augmenter la quantité du bien y (vêtements) d’une unité
supplémentaire et garder le même niveau de satisfaction
Le bien aliments vaut 6 unités du bien vêtement pour le
consommateur.
𝚫𝒚 𝑼𝒎𝒙 𝝏𝒚
− −
𝚫𝒙 𝑼𝒎𝒚 𝝏𝒙
Réponse :
1. Définition :
C’est la quantité d’un bien(y) à laquelle un consommateur est prêt à
sacrifier pour obtenir une unité supplémentaire de l’autre bien (x) tout en
gardant constant son niveau d’utilité
► Remarque : L’étudiant a le choix de calculer TMSSx/y(A,D) ou TMSSx/y(D,A)
Suite de l’exemple (Calcul) :
𝑼𝒎𝒙
𝑼𝒎𝒚
Démarche :
1. Détermination de l’équation Pour chaque équation on va sortir Y en fonction de X
2. Calcul de dérivé 1 de l’équation 𝝏𝒚
𝝏𝒙
3. TMS 𝝏𝒚
−
𝝏𝒙
Réponse :
1. Détermination de l’équation
TMS au
niveau de
la CI (Point 2. Calcul de dérivé 1 de l’équation
de la CI)
𝝏𝒚 𝟐𝟓
−
𝝏𝒙
= − 𝒙𝟐
𝝏𝒚 𝑻𝑴𝑺 = −
𝝏𝒚 𝟐𝟓
= − − 𝒙𝟐 = 𝒙𝟐
𝟐𝟓
Le TMS est positif
− 𝝏𝒙
𝝏𝒙
Si x augmente TMS diminue décroissant
1.
P1 : notion ponctuelle
C’est une notion ponctuelle, càd il
change à tous les points de la courbe
d’indifférence.
La valeur algébrique du TMS est négative car les quantités consommées évoluent
dans le sens contraire.
Par convention, les économistes raisonnent avec un TMS positif d’où le signe (–)
dans la formule.
Compléments parfaits
Deux biens sont des compléments parfaits quand la
courbe d’indifférence est en L.
Définition :
Le consommateur doit choisir une combinaison parmi l’ensemble des
combinaisons qui sont possibles compte tenu de son revenu (R), et des
prix des biens X et Y (Px et Py). Le revenu est déterminé sur le marché de
travail. Les prix des biens sont déterminés sur le marché des biens et
services.
R, Px et Py sont des données pour le consommateur. Ce sont des
variables exogènes, qui s’imposent au consommateur comme des
contraintes au moment des choix. (L’achat)
La droite de budget est l’ensemble des combinaisons de deux biens tel que les
dépenses totales égalisent le revenu.
Concrètement, la contrainte budgétaire signifie que la dépense doit être égale au revenu :
R=Px.X+Py.Y
evenu = prix de bien X multiplié par la qté de bien X + prix de bien Y multiplié par la qté Y
1. La droite de budget :
La droite de budget est l’ensemble des combinaisons de deux biens tel que les
dépenses totales égalisent le revenu.
On suppose que le revenu est dépensé totalement(R=0) et que l’épargne est nulle.
NB : de manière alternative, on peut considérer que l’épargne est consacrée à
l’acquisition de biens disponibles à une date ultérieure(future), ce qui signifie encore
que tout le revenu soit dépensé. (R=0)
𝑹 – 𝑿𝑷𝒙
R= XPx + YPy YPy = R – XPx Y=
𝑷𝒚
𝑨−𝑩 𝑨 𝑩
= −
𝑪 𝑪 𝑪
𝑹 𝒑𝒙
Y= −𝒙. l’équation de la droite budgétaire
𝒑𝒚 𝒑𝒚
Cette équation décrit comment évolue la consommation de Y en fonction de celle de X.
Cette relation, qui exprime la contrainte financière du consommateur, est appelée droite
de budget.
-(Px/Py) mesure la pente de la droite budgétaire
EXEMPLE :
On a alors :
,
XPx = montant des dépenses alimentaires
YPy = montant des dépenses vestimentaires
XPx + YPy = montant total des dépenses
XPx + YPy = R = la contrainte budgétaire (NB : R tout est dépensé, pas d’épargne)
Représentation graphique :
𝑹 𝒑𝒙 𝟖𝟎 𝟏 𝟏
Y= −𝒙. = −𝒙. ; Y= 40 . - x
𝒑𝒚 𝒑𝒚 𝟐 𝟐 𝟐
𝟏
- ∶ 𝒄′ 𝒆𝒔𝒕 𝒍𝒂 𝒑𝒆𝒏𝒕𝒆
𝟐
𝑹 𝑹
Toujours on prend : si x=0 ; = ; puis =
𝑷𝒚 𝑷𝒙
𝑹 𝟖𝟎 𝑹 𝟖𝟎
Y= = =40 ; Y= 40 et Y= = =80 ; X= 80
𝑷𝒚 𝟐 𝑷𝒙 𝟏
Calcule de la pente
Interprétations
1. Changement de revenue :
Pour montrez le changement de revenu on va prendre deux situations :
Situation 1 : actuelle
C’est la situation actuelle à partir de l’exemple précèdent
𝟏
Y= 40. - x
𝟐
Px= 1
Py= 2
𝟏
La pente = -
𝟐
Principes :
Une augmentation de revenu provoque un déplacement parallèle de la
droite de budget vers l’extérieur, parallèlement à sa position initiale
(quand les prix sont constants).
Le consommateur peut acheter plus des deux biens.
La pente ne se change jamais.
Voir Graphique
Une baisse du prix des produits alimentaires de
1 à 0,50 euro fait monter la pente de la droite de
budget et la fait pivoter vers l’extérieur.
Récapitulation
Revenu Augmente Px diminue Py Augmente
𝑅 𝑝𝑥
Y= −𝑥. = c’est l’équation de la droite budgétaire
𝑝𝑦 𝑝𝑦
L’équilibre du consommateur
Le consommateur cherche à atteindre la situation d’équilibre ou encore optimale.
1. Définition :
L’équilibre du consommateur est défini par le panier de biens (X*, Y*) qui
permet d’atteindre le niveau d’utilité le plus élevé compte tenu du revenu
et des prix des biens
2. Principe :
Le panier optimal doit satisfaire deux conditions :
1. Il doit appartenir à la droite de budget. (Le revenu doit être dépensé
totalement = monotonie des préférences.)
Ainsi, à l’optimum
𝛥𝑦 𝑃𝑥
𝑇𝑀𝑆𝑥𝑦 = − =
𝛥𝑥 𝑃𝑦
𝛥𝑦 𝑈𝑚𝑥
𝑇𝑀𝑆𝑥𝑦 = − =
𝛥𝑥 𝑈𝑚𝑦
Or, à l’optimum:
𝑦 𝑃𝑥
𝑇𝑀𝑆𝑥𝑦 = − =
𝑥 𝑃𝑦
Donc :
𝛥𝑦 𝑈𝑚𝑥 𝑃𝑥
𝑇𝑀𝑆𝑥𝑦 = − = =
𝛥𝑥 𝑈𝑚𝑦 𝑃𝑦
2. Détermination algébrique de l’équilibre :
Le choix optimal du consommateur peut être ramené à un problème
de maximisation sous contrainte :
a) Programme de consommateur :
Il s’agit de :
Max U = U (x , y)
s/c R = Xpx+ Ypy
A l’equilibre
𝑈𝑚𝑥 𝑃𝑥
𝑇𝑀𝑆𝑥𝑦 = =
𝑈𝑚𝑦 𝑃𝑦
Exemple:
U (x, y) = y 1 /2 ( x +1)1/2 ; avec y >0 et R> P x
1-A l'équilibre on a
𝑈𝑚𝑥 𝑃𝑥 𝑈𝑚𝑥 𝑈𝑚𝑦
TMS𝑥𝑦 = = =
𝑈𝑚𝑦 𝑃𝑦 𝑃𝑥 𝑃𝑦
On trouve ainsi la condition fondamentale d'équilibre suivante :
Pour un revenu et des prix donnés, le consommateur obtient le maximum
d'utilité lorsque l'utilité marginale de la dernière unité monétaire dépensé
à acheter un bien x est la même que celle de la dernière unité monétaire
dépensé à acheter bien y.
2-Si on a :
𝑈𝑚𝑥 𝑈𝑚𝑦
<
𝑃𝑥 𝑃𝑦
L’utilité n’est pas maximale, le consommateur peut améliorer sa
satisfaction en allouant ses dépenses vers l’achat du bien y que vers le bien
x parce que l’utilité marginale par unité monétaire dépensée pour l’achat
du bien y est plus importante que celle du bien x.
Au fur et à mesure de ce processus d’allocation de revenu, y augmente et x
diminue.
Définition :
Elle correspond à l’ensemble des points d’équilibre du consommateur lorsque l’un
des deux prix change, toutes choses étant égales par ailleurs (l’autre prix et le
revenu sont supposés constants).
Graphique
Lorsque le prix d’un bien diminue
(augmente), le niveau d’utilité du
consommateur augmente(diminue) car il
peut consommer des quantités plus
(moins) importantes. C’est bien le cas ici
avec la baisse de P1 le prix des aliments.
On peut grâce aux variations de prix en
déduire une courbe de demande
individuelle pour un bien. La courbe de
demande individuelle décrit alors les
quantités d’un bien qu’un consommateur
achète pour chaque niveau de prix de
celui-ci.
Remarque : ici la droite de revenu subit
une rotation vers la droite quandP1
baisse. On aurait évidemment obtenu
l’inverse (rotation gauche) avec une
hausse de P1.
(Exemple : Passage de B à A.)
CCP
B. Courbe consommation-revenu :
Définition :
Elle correspond à l’ensemble des points d’équilibre du consommateur lorsque
le revenu change toutes choses étant égales par ailleurs (les prix sont
supposés constants).
Elle se distingue de la courbe CCP en ce qu’elle identifie l’impact des
variations du revenu sur l’ensemble du panier de consommation, et non
sur la demande d’un bien donné.
La courbe de consommation-revenu s’établit à partir de la carte
d’indifférence.
La courbe revenu-consommation est l’ensemble des points ‘optimum de
consommation lorsque seul le revenu varie
Mesure de l’élasticités :
Il est utile de pouvoir comparer deux produits entre eux, du point de vue de
la réaction de leur demande à des variations de prix ou de revenu.
Définition :
L’élasticité est un indicateur de sensibilité, elle donne le sens et mesure
l’intensité de la réaction d’une fonction suite à la variation d’une
variable déterminante. (Prix ou revenu)
Formule générale :
Si on a la fonction y=f(x), l’élasticité de y par
rapport à x mesure la variation relative (en %) de
la variable x suite à une variation relative (en
%)de la variable y:
𝜕𝑦⁄ 0⁄ variation de y
𝑦
= 0
𝜕𝑥⁄ 0⁄ variation de 𝑥
𝑥 0
Remarque:
1. Les élasticités-prix de la demande :
Elle mesure la variation relative de la demande d’un bien x suite à une
variation relative du prix de ce bien
Exemple :
Indique l’accroissement relatif de la demande rapporté à un accroissement de 1% du prix.
L’élasticité est, dans le cas général, négative. (Sauf le bien de Giffen) Par usage et
convention, on l’exprime en valeur absolue.
• Lorsque la demande est élastique, le prix ↥ d’un montant, la demande ↧ (ou ↥) d’un
montant supérieur à celui de la variation du prix. (Vice versa)
2. Elasticité-prix croisée :
Elle mesure la variation relative de la quantité demandée
par rapport au changement relatif du prix d’un autre
bien (il ya deux élasticités prix croisées)
Valeur de Nature du bien Exemples
l’élasticité
Ex/Py > 0 X substituable à y Une hausse du prix du thé
tend à augmenter la
consommation de café.
Ex/Py < 0 X complémentaire à y Une hausse du prix du
sucre tend à diminuer la
consommation de gâteaux.
Ex/Py = 0 X indépendant de y Une hausse du prix du
sucre n’a pas d’effet sur la
consommation du sel.
Les biens substituables :
On distingue :
Les compléments parfaits : toujours consommés (utilisés)
ensemble (souliers droits et souliers gauches).
Les compléments bruts : généralement consommés en (utilisés)
ensemble (chaussettes et souliers).
𝜕𝑥 𝑅
*
𝜕𝑅 𝑥
𝜕𝑦 𝑅
*
𝜕𝑅 𝑦
Exemple :
Si ex/R=3, on peut dire qu’une variation de 1% de R implique
une variation de 3% de x
Nature Valeur de Nature du bien
du bien l’élasticité
Élasticité R
1. Calculez les élasticités revenues des deux biens. Déduisez leurs natures.
2. Calculez les élasticités prix directes des deux biens 𝑋 et 𝑌. Déduisez la nature de leurs demandes
3. Calculez les élasticités prix croisés. Déduisez la nature de la relation entre les deux biens 𝑋 et 𝑌.
4. Pour 𝑃𝑦 = 1 2 u.m (unité monétaire) et 𝑅 = 120 u.m ; définissez la courbe consommation prix 𝐶𝐶𝑃𝑥 et
déterminez son équation
5. Si 𝑃𝑥 = 5 u.m, 𝑃𝑦 = 1 2 u.m 𝑅 = 120 u.m trouvez le point d’équilibre 𝐸 ∗ = (𝑥 ∗, 𝑦 ∗)
Correction :