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Comportement du consommateur en microéconomie

Ce chapitre de microéconomie explore le comportement du consommateur en se concentrant sur la rationalité et les choix de consommation basés sur les préférences et les contraintes budgétaires. Les concepts d'utilité, d'utilité marginale et de la loi de l'utilité marginale décroissante sont également abordés pour expliquer comment les consommateurs évaluent et comparent différents paniers de biens. Enfin, la théorie de l'utilité ordinale est introduite pour classer les préférences sans valeurs chiffrées.

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Comportement du consommateur en microéconomie

Ce chapitre de microéconomie explore le comportement du consommateur en se concentrant sur la rationalité et les choix de consommation basés sur les préférences et les contraintes budgétaires. Les concepts d'utilité, d'utilité marginale et de la loi de l'utilité marginale décroissante sont également abordés pour expliquer comment les consommateurs évaluent et comparent différents paniers de biens. Enfin, la théorie de l'utilité ordinale est introduite pour classer les préférences sans valeurs chiffrées.

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Cours microéconomie

Chapitre 1 : le comportement du consommateur

 Introduction du chapitre :

 Dans ce chapitre, nous allons essayer de comprendre et de modéliser comment un individu


qui dispose d’un certain revenu, et fait face à des biens à un certain prix, forme ses choix de -
-satisfaction possible.

 Remarque : Nous n’allons pas expliquer tous les comportements observés pour chaque
consommateur. Car, toutes les décisions d’un consommateur ne sont pas rationnelles.
 En revanche on va centraliser notre travail sur l’hypothèse de rationalité des
consommateurs

Rationalité
 C’est-à-dire que le consommateur est considéré sans référence sociale (sans pays, sans
religion, sans sexe sans âge, etc. …), expliquant alors qu’il aura aucun effet sur les
préférences de consommateur.
 Le consommateur est un calculateur(rationnel) son but est la maximisation de plaisir ou de
sa satisfaction

 Objectif du chapitre

 Notre objectif est d’expliquer la décision de consommation d’un individu.


 Comment le consommateur effectue ses choix et prend des décisions d’achat ?
 Pourquoi le consommateur choisit de consommer tel bien plutôt que tel autre ?

 De nombreux facteurs déterminent les choix de consommation des ménages, mais on peut
les regrouper en deux catégories :

 Les préférences (les goûts)

 La contrainte budgétaire (inclut le revenu que le consommateur peut dépenser et les prix
auxquels les prix peuvent être achetés).
Section 1 : les préférences de consommateur
 Objectif :
Dans cette section on va étudier les préférences (les gouts)

 Qu’est-ce qu’on appelle les préférences d’un consommateur ? (Les axiomes)


 Comment les représenter ? (Courbe d’indifférence)
 Comment un consommateur compare-t-il deux paniers de biens ?

 Définitions :

 Les préférences du consommateur correspondent à son évaluation personnelle des


biens sans tenir compte de sa contrainte budgétaire.

 Ces préférences décrivent les goûts et, de manière plus générale, l’attitude subjective du
consommateur par rapport aux différents paniers de bien qu’il peut se procurer.
 Pour décrire les préférences d’un consommateur, nous allons nous demander s’il préfère
un panier de bien à un autre :
 Un panier de biens est une liste des quantités d’un ou de plusieurs biens.
Ex : (2 bananes, 3 pommes).

 Entre tel et tel panier de biens contenant chacun différents biens dans des quantités
différents, le consommateur va préférer l’un ou l’autre.
Ex : Je préfère (2 bananes, 3 pommes) à (3 bananes, 2 pommes).

 Tous les paniers de biens consommés par un individu vont donc représenter un ensemble de
choix.

 Pour que le consommateur puisse réaliser ces choix, il doit disposer d’une relation de
préférence qui exprime ces goûts. Les économistes recourent au concept d’utilité pour
décrire les préférences.

 Définition de l’utilité :

 Par définition l'utilité d'un bien est la satisfaction que procure, pour un consommateur, la
consommation d'une quantité de ce bien. L'utilité est donc conçue uniquement comme une
façon qui décrit les préférences., dans un cadre de rationalité comment on a mentionné au
niveau de l’introduction
 Deux traitements possibles de l’utilité :
I. Utilité cardinale qui consiste à classer les différents paniers de biens entre eux mais qui en
plus va permettre de connaitre de combien un panier est préféré à un autre : U(X) = 4U(Y)

II. Utilité ordinale qui consiste uniquement à classer les différents paniers de biens entre eux :
U(X)>U(Y)

I. Théorie de l’utilité cardinale

 Elle correspond à une mesure quantitative (valeur chiffrée) de la satisfaction retirée de la


consommation de biens

1. La notion d’utilité totale

 L’utilité totale notée U d’un bien X mesure la satisfaction globale que l’individu retire de la
consommation de ce bien (X)

 L’utilité totale notée U d’un bien Y mesure la satisfaction globale que l’individu retire de la
consommation de ce bien (Y)

L’utilité totale d’un bien varie en fonction de la quantité qui est choisie
Elle est définie pour une quantité fixée du ou des autres biens entrant dans la fonction
d’utilité.

2. La fonction d’utilité
Le niveau de U dépend de la quantité du bien X : U est fonction de X : U=U(X)
Le niveau de U dépend de la quantité du bien Y : U est fonction de Y : U=U(Y)

Pour deux biens X et Y, le niveau de satisfaction dépend de la quantité consommée du bien X


et de la quantité consommée du bien Y :

U (x, y) = U1(x) + U2(y).


U=U (X, Y)

La fonction d’utilité est croissante

La fonction d’utilité est positive

La fonction d’utilité est continue et deux fois dérivable

3. la notion d’utilité marginale


 Economiquement :
 L’utilité marginale d’un bien X notée Um(X) est l’utilité engendrée par la
consommation d’une unité supplémentaire d’un bien (le même traitement pour Y).
 L’utilité marginale d’un bien est l’augmentation de l’utilité totale obtenue à partir de
la consommation d’une unité supplémentaire de ce bien, si la consommation des
autres biens reste constante.
 L’utilité marginale Um mesure donc l’évolution de l’utilité totale « à la marge » c’est à
dire pour une variation très petite de la quantité consommée.

Formule :

Umx = ∆U / ∆x

 Exemple :

 Un consommateur mesure la satisfaction que lui procure la consommation séparée de deux


biens X et Y. le tableau suivant indique, pour chacun des deux biens, la valeur de l'utilité totale
en fonction de la quantité consommée, avec :

 Questions :
1) Complétez le tableau
2) Représentez graphiquement Umx et Umy
 Explication de la correction :
Pour X=2 ; Umx =18-10=8
Pour X=3 ; Umx =24-18=6 ; ainsi de suite (le même traitement pour Umy)

Interprétations :
 On observe que Umx et Umy diminuent quand x et y augmentent. Le
gain de satisfaction induit est de moins en moins important quand les
quantités augmentent. C’est-à-dire d’un côté et lorsque le
consommateur consomme plus d’unité de bien X et Y il atteint un
niveau maximum de satisfaction et de plaisir, de l‘autre côté l’utilité
marginale de X et Y est décroissante mais toujours positive

 L’absence l'utilité marginale de X pour x = 6 signifie que le


consommateur éprouve la même satisfaction (Ux=30) en considérant
la cinquième et la sixième unité de X. Le passage de la cinquième à la
sixième unité de X n'entraîne pas de gain de satisfaction (Um =0).
L'utilité totale plafonne et le consommateur atteint son point de
satiété.
Remarque :
Règle générale :
 Au maximum de la consommation Umx et Umy sont nuls
(Égales 0)
 La fonction d’utilité Ux et Uy sont continue croissants et
positives (voir graphique ci-dessus)

4. La loi des utilités marginales des biens décroissantes :


 A chaque unité supplémentaire consommée, le désir du consommateur
diminue. Donc chaque unité supplémentaire possède une utilité
inférieure à celle de l’unité précédente :

Soit : Utilité marginale (1ère unité consommée) > Utilité marginale (2ème unité consommée) > > Umn

La loi de l’utilité marginale énonce que l’utilité marginale d’un


bien a tendance à diminuer, à mesure que l’on en accroît la
consommation.

Cette loi est purement empirique et n’a pour fondement que l’observation
selon laquelle l’homme est en général très satisfait de posséder une première
télé et beaucoup moins par l’acquisition d’un deuxième puis d’un troisième…

B. ILLUSTRATION
Supposons que l’utilité est mesurable et quantifiable. La satisfaction que
procure Fethi de la consommation des pommes est la suivante :

Quantité de pomme consommée 0 1 2 3 4 5 6 7


Utilité totale procurée 0 10 17 23 27 29 29 27
Travail à faire :
1) Etablir le barème de l’utilité marginale Um, vos conclusions.
2) Tracer les courbes de l’UT et l’Um et indiquer le point de saturation, analyser,
vos conclusions.

Réponses :
a) L’utilité marginale et la loi de l’utilité marginale décroissante

Quantité de pommes consommée 0 1 2 3 4 5 6 7


Utilité totale procurée 0 10 17 23 27 29 29 27
Utilité marginale 0 10 7 6 4 2 0 -2

 En passant de la consommation de 1 pomme à 2 pommes, la variation de l’utilité


totale est de (17- 10) = 7,
7 étant la l’utilité de la dernière pomme consommée. , 7 étant l’utilité marginale.

L’utilité marginale est donc le rapport de la variation de l’utilité totale à la variation


de la quantité consommée d’un bien donné X.

Um (X) = U / X = (17 – 10) / (2 – 1) = 7

 Le comportement de consommation de Fethi respecte la loi de l’utilité marginale


décroissante : Um (1ère pomme) > Um2 > Um3 > Um4 > Um5 > Um6 > Um7
10 > 7 > 6 > 4 > 2 > 0 > -2

 Fethi n’est pas rationnel car il a consommé la 6ème pomme qui n’a pas augmenté sa
satisfaction et la 7ème pomme qui, plus grave a réduit son utilité totale. Il aurait dû
s’arrêter à la 5ème pomme.
Si on suppose qu’il s’arrête à la 5ème pomme et que l’Um ne s’annule jamais
(hypothèse de non- saturation), on peut construire une fonction d’utilité concave.

Pour vérifier si la fonction est concave, il suffit de démontrer que la 1 ère variation est
positive et que la 2ème variation est négative.

La 1ère variation : U / X = 10, 7, 6, 2, > 0 la fonction est croissante

La 2ème variation :  ( U / X) / X = (7 – 10)/(2-1) = -3 , -1, -2, -2 < 0 elle est concave

Pour une fonction continue, la 1ère variation n’est autre que le dérivé premier, la 2ème
variation n’est autre que le dérivé second. Donc pour montrer que la fonction d’utilité est
concave, il faut que le dérivé premier soit positif et le dérivé second soit négatif.

La fonction d’utilité doit être par définition deux fois dérivable


b) Analyse graphique du comportement de Fethi dans sa consommation des pommes
UT

Quantité de pomme consommée

Um

Quantité de pomme consommée

L’utilité marginale d’un bien X imparfaitement divisible est la variation totale induite
parUne unité supplémentaire de ce bien. Um (X). = U / X

 Si on dispose d’un bien parfaitement divisible, la variation est infiniment


petite. Pour mesurer cette variation, on peut faire appel à un outil
mathématique : le dérivé
L’utilité marginale d’un bien X parfaitement divisible est la variation de l’utilité
totale pour une variation infiniment petite de la quantité.
C’est le concept de dérivé en mathématique qui permet d’appréhender cette
définition.

Umx = U’(X) Umx = dU/dX


Umy= U’(Y) Umy = dU/dY

EXEMPLE :

Soit U(x, y)=x^1/2 * y^1/2

Umx = ½ x-½ ⋅ y½

Umy =x-½ ⋅ ½ y-½

Vérification de la loi de l’utilité marginale décroissante :


On prend l’exemple U (x, y) =x½⋅ y½
∂²U (x, y) ⁄ ∂x² <0 ou ∂Umx ⁄ ∂x <0 =

∂²U (x, y) ⁄ ∂y² <0 ou ∂Umy ⁄ ∂y <0 =

La loi de l’utilité marginale décroissante est vérifiée

La théorie d’utilité ordinale :

Définition

Elle permet des comparaison (un classement) entre les paniers sans valeurs chiffrées

Exemple :

On suppose que le consommateur, face à deux paniers de biens quelconques, peut placer ces
différents paniers en fonction de leurs utilités respectives. Il peut déterminer si l’un des paniers est
strictement préféré à l’autre ou s’il est indifférent.

On note la relation de préférence par : ~ : indifférence ; > : préférence

On dit un panier de consommation A (x1, x2) est préféré à un panier B(x1,x2) si et seulement si On
note cette relation A>B

On note A~ B si et seulement si le panier A est Indiffèrent à B

Les axiomes (les hypothèses) :

Il existe 5 hypothèses qui font l’objet de notre cours, à savoir :

H1 / La complétude
H2/ La transitivité
H3/ La réflexivité
H4/ La convexité
H5/ La non-saturation (La monotonicité)

H1/ La complétude

Définition :

Tous les paniers de biens sont comparables entre eux. La relation de préférence est une relation
complète.

 Par exemple : soit on préfère l’orange vis à vis au Banane et vise versa

Ou les deux sont indiffèrent (égaux)

 Orange ≽ Banane ; (préféré) ; on achète l’orange


 Banane≽ Orange ; (préféré) ; on achète le Banane
 Orange ~ Banane ; (indiffèrent) ; on achète les deux

H2/ La transitivité

Définition :

Si le panier A est préféré au panier B et que B est préféré à C alors A est préféré à C.

On a :

A≽B

B≽C

Alors on dit par transitivité :

A≽C De même, si A ~ B et B ~ C alors A ~ C


H 3 / La réflexivité

Définition :

Tout panier A est au moins aussi désirable que lui-même A ≽ A.

Exemple : le consommateur désire consommer que du lait et non pas (café au lait )ou (lait au
chocolat )

 Lait ≽ lait
 La relation de préférence est réflexive
H4 / La convexité

Définition :

 Economiquement : Cette hypothèse établit que le consommateur aime la diversification.


Exemple : café au lait ; café chocolat ….

 Mathématiquement : il faut que le dérivée seconde de l’équation de la courbe d’indifférence


soit > 0 (c’est-à-dire on calcule la dérivée première puis le dérivée seconde de l’équation de
la CI)

Formule = d²y/dx²
NB : voir exemple au niveau de la section du courbe d’indifférence

H5 / La non saturation

Définition :

Economiquement :
 Le consommateur préfère avoir toujours plus que moins.
C’est à dire Le consommateur n’est jamais saturé, il préfère consommer les paniers contenant le plus
de biens
 Plus la consommation augmente le consommateur atteint un niveau de satisfaction plus élevé

Mathématiquement :
 Il faut que le dérivé premier de l’utilité totale par rapport X et Y soit positif (>0)
o ∂U (x, y) ⁄ ∂x >0 ou Umx >0 ; c’est le dérivé par rapport X
o ∂U (x, y) ⁄ ∂y >0 ou Umy >0 ; c’est le dérivé par rapport Y
Exemple :
 On prend l’exemple U (x, y) =x½⋅ y½

Il existe trois questions possibles pour la vérification de l’hypothèse de la non


saturation avec une seule réponse possible

1. Vérifier l’hypothèse de la non saturation


2. Montrer que ce consommateur ne manifeste pas d’un seuil de satisfaction(satiété)
3. Vérifier la monotonicité de ce consommateur
 Pour ces trois questions il existe une seule réponse :
 1/ ∂U (x, y) ⁄ ∂x >0 ou Umx >0 = Umx = ½ x-½ ⋅ y½ >0
 2/ ∂U (x, y) ⁄ ∂y >0 ou Umy >0 =Umy =x½ ⋅ ½ y-½ >0
 Premièrement on a fait le dérivé par rapport X =Umx>0
 Deuxièmement on a fait le dérivé par rapport Y=Umy>0
L’hypothèse de la non saturation est vérifié

CONCLUSION

Sous ces hypothèses, on peut construire une fonction


de préférence qui classe par ordre de préférence
toutes les combinaisons possibles des deux biens sur
une courbe

Exercices d’application
La courbe d’indifférence :

Comment représenter les préférences d’un consommateur

On peut représenter graphiquement les préférences des consommateurs à l’aide de courbes d’indifférence.

Définition :
 Une courbe d’indifférence (CI) est le lieu géométrique des paniers de biens pour lesquels le
consommateur est indifférent.
 Chaque courbe d’indifférence représente un ensemble de tous les paniers de biens
auxquels un individu est indifférent (c’est-à-dire qui procurent la même satisfaction).

, EXEMPLE :

Soit le tableau suivant représentant différents paniers de consommation pour deux biens :

Panier de biens Aliments (unités) Vêtements (unités)

A 20 30
B 10 50
D 40 20
E 30 40
G 10 20
H 10 40

On peut représenter graphiquement ces différents paniers dans le plan (Aliments ; Vêtements).

Interprétations :
 Le consommateur préfère A à toute autre combinaison dans le carré jaune, mais il préfère aussi
tout point dans le carré rose à A par monotonie.
 Il préfère aussi tout point dans le carré rose à A, car il y a toujours plus de vêtement et plus
d’aliments dans les paniers roses que dans A.
 On ajoute l’information que le consommateur est indifférent entre B, A et D, Ces paniers
forment alors ce qu’on appelle une courbe d’indifférence.
 Le consommateur trouve alors que A, B et D sont (strictement) préférables à H. Il Ya des
paniers, sûr la courbe d’indifférence de A, B et D, pour lesquels il y a plus des deux biens que
pour H (B, par exemple) et cela est donc conforme à la propriété de monotonie

► Donc notre courbe d’indifférence sera la suivante :

Tous les points sur une telle CI ont le même niveau de satisfaction
Interprétations :

 Le consommateur est indifférent entre B, A et D. Il préfère E à tous les paniers sur


U1, et il préfère aussi tous les paniers sur U1 à H et à G.
 Le consommateur est indifférent entre deux paniers sur la même courbe
d’indifférence.
 Le consommateur préfère toujours (strictement) un panier “au-dessus” de la courbe
d’indifférence (en bleue) à un panier “sur” la courbe d’indifférence. Point E par
exemple
 De même, le consommateur préfère toujours (strictement) un panier “sur” la courbe
d’indifférence à un panier “au-dessous de la courbe d’indifférence (point G par
exemple )

Vous voyez donc qu’il existe une infinité de courbes d’indifférences chacune donnant
un ensemble de vecteurs(préférence) de consommation indifférents deux à deux.
( Carte d’indifférence )

La carte d’indifférence :
Définition :
 La carte d’indifférence est une juxtaposition sur un même graphique de plusieurs CI.
 On appelle l’ensemble des courbes d’indifférence, la carte d’indifférence

Représentation graphique
 A chaque courbe d’indifférence, on peut associer une
valeur que l’on nomme utilité.
 Plus + la courbe d’indifférence est éloignée de l’origine,
plus + la valeur de l’utilité associée est grande
(Meilleur satisfaction)

 A ≽B ≽D ⇔ U3 > U2 > U1
Les propriétés de la courbe d’indifférence :
Il existe 5 propriétés pour la CI

1. P1/La courbe d’indifférence est décroissante :


Economiquement : Toujours en raison de l’hypothèse de non saturation, les courbes
d’indifférences sont décroissantes.

Explication : La forme décroissante de cette courbe est la seule façon pour le


consommateur de maintenir son utilité : il doit substituer un bien à un autre, par
exemple en augmentant X Y diminue, cela voudrait dire que le consommateur
pourrait augmenter sa consommation d’un bien et diminue l’autre tout en gardant la
même utilité, (ce qui contredit bien l'hypothèse de non satiété).

 On observe bien au-dessus que l’orsque la consommation des


aliments augmente, la consommation des vêtements diminue
 Passant de 10 à 40 pour les aliments, la consommation des
vêtements diminue en passant de 50 à 20

Mathématiquement : Il faut que le dérivé premier de l’équation de la CI soit


négatif (<0)

Formule = 𝒅𝒚/𝒅𝒙<0
EXEMPLE :

Soit un consommateur rationnel dont les préférences sont stables et


sont exprimées par la fonction d’utilité suivante :
► U ( x , y ) =x 1 /2 ( y−1)1/ 2 avec x > 0 et y > 1

1 Déterminez l’équation de la courbe d’indifférence CI5 de niveauU´ =5.

Règle générale : pour chaque équation on va sortir Y en fonction de X


1/ il faut que U (x, y) =5
Toujours pour chaque équation on va sortir Y en fonction de X Y=f(x)
Suite de l’exemple :
2 Montrez que la courbe d’indifférence est décroissante
Réponse :
 Mathématiquement : Il faut que le dérivé premier de l’équation de la CI soit négatif (<0)

Formule = 𝒅𝒚/𝒅𝒙<0
𝟐𝟓
On a y = +𝟏
𝑿
𝟐𝟓 𝟐𝟓 𝟏 𝟏
Dérivé de 1 = 0 ; Dérivé de = − 𝒙𝟐 ( on a utilisé la formule 𝒙 = − 𝒙𝟐 )
𝒙

𝟐𝟓
𝒅𝒚/𝒅𝒙 =− < 0 ; La CI est décroissante (forme de la courbe)
𝒙𝟐

2. P2/La courbe d’indifférence est convexe :


 Economiquement : Cette hypothèse établit que le consommateur aime la
diversification.
Exemple : café au lait ; café chocolat ….

 Mathématiquement : il faut que le dérivée seconde de l’équation de la courbe


d’indifférence soit > 0 (c’est-à-dire on calcule le dérivé premier puis le dérivé seconde
de l’équation de la CI)

Formule = d²y/dx²>0
Prenons l’exemple précèdent : Montrez que la CI est convexe (allure de la CI )

 On a :
 U (x, y) =x 1 /2 (y−1)1/ 2

𝟐𝟓
 Y= +1
𝑿

𝟐𝟓
 𝑑𝑦/𝑑𝑥 =−
𝒙𝟐
𝟏 −𝒏.𝟏
On va utiliser la formule de ( )’ =( ) ; ici on a n = 2
𝐱𝐧 𝒙𝒏+𝟏
𝟐𝟓 −2∗25 50
Donc on calcule d²y/dx² = (− )’ =- = >0
𝒙𝟐 𝒙𝟐+𝟏 𝒙𝟑

La courbe est convexe


3. P3/ Deux courbes d’indifférences ne se coupent jamais :

 A partir de la définition de la courbe


d’indifférence, l’individu est indifférent entre
A et C (courbe U1) et entre A et B (courbe
U2).
 Par transitivité : Si un individu est indifférent
entre A et C, et entre
A et B, alors il est indifférent entre
B et C.
 Cela implique que B et C soient sur la même
courbe d’indifférence,
Or ce n’est pas le cas

Ce n’est pas possible

4. P4/ les courbes d’indifférence vérifient l’hypothèse de la Non-


saturation

La satisfaction du consommateur
augmente au fur et à mesure que l’on
passe à des courbes d’indifférences
situées plus haut vers U3

A ≽B ≽D ⇔ U3 > U2 > U
5. P5/ : La pente de la CI est négative :

 PRINCIPE : Si on réduit la quantité d’un bien, il faut augmenter celle de


l’autre pour conserver le même niveau d’utilité

 Rappel : Le consommateur est


indifèrent entre tous les paniers ici
représentés.
 Exemple : Echange 6 vêtements
contre 1 aliment supplémentaire ne
change pas la satisfaction en passant de
A à B.
 Observation : Echange de
vêtements par aliments baisse de 6 à 1
quand on consomme plus d’aliments.

Remarques
 La pente des courbes d’indifférence décrit comment un consommateur
est prêt à renoncer(rejeter) à un bien pour un autre :
A → B : renoncer à 6 vêtements pour 1 aliment .
D → E : renoncer à 2 vêtements pour 1 aliment.
 Plus la quantité initiale de vêtements est grande, plus le consommateur
est prêt à renoncer à des vêtements pour disposer de quantités
supplémentaires de produits alimentaires... et vice versa.
 Cette observation est la définition même de ce que l’on appelle la
décroissance du taux marginal de substitution (TMS), (section suivante)
Formules
Décroissance (Forme) TMS (au niveau du point) Convexité (Allure)
Dérivé 1 de l’équation de la CI Dérivé 1 de l’équation de la CI Dérivé 2 de l’équation de la CI
(Avec signe -)
2
𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦

𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 2

TMS : Le taux marginale de substitution

Le déplacement d’un point à un autre dans la CI correspond à


des substitutions des biens tout en gardant le même niveau de
satisfaction. (TMS)

Définition :

 C’est la quantité d’un bien(y) à laquelle un consommateur est prêt à


sacrifier pour obtenir une unité supplémentaire de l’autre bien (x) tout en
gardant constant son niveau d’utilité.

𝜕𝑦
 Le TMS mesure aussi la pente (en valeur absolue) − de la courbe
𝜕𝑥
d’indifférence en un point donné, c’est-à-dire la pente de sa tangente en
ce point.

Exemple : (représentation graphique) :


TMSxy = -∆y / ∆x pour U = Ū Le TMS est par definition positif. On prend la
valeur absolue pour le rendre positif.
 Le TMS du bien Aliments(x) au bien
vêtements(y) noté TMSxy, indique la quantité
du bien y que le consommateur est près de
céder ou de sacrifier (∆y), Pour obtenir une
unité supplémentaire du bien x (∆x) tout en
restant sur la même CI.
 Passant de A à B les TMS = -6, or on a dit que
le TMS est toujours Positif

TMS=-6 TMS= −𝟔 TMS=6

Interprétations du TMS :
 Le consommateur doit renoncer à 6 unités du bien x (aliments)
pour augmenter la quantité du bien y (vêtements) d’une unité
supplémentaire et garder le même niveau de satisfaction
 Le bien aliments vaut 6 unités du bien vêtement pour le
consommateur.

TMS : Les formules


Il existe 3 formules possible de TMS

[Link] au niveau [Link] au niveau de [Link] au niveau de


de Panier l’utilité (point quelconque) la CI (Point de la CI)

𝚫𝒚 𝑼𝒎𝒙 𝝏𝒚
− −
𝚫𝒙 𝑼𝒎𝒚 𝝏𝒙

Exemple : 😊 TMS au niveau de Panier 😊


Soit un consommateur rationnel qui dispose de ces cinq paniers de biens X et Y
en quantité respective x et y :
A (15,16) ; B (27,26) ; C (25,6) ; D (31,8) ; E (11,13)
1. Définissez économiquement et calculez le taux marginal de
substitution subjective TMSx/y entre les paniers A et D.

Réponse :
1. Définition :
C’est la quantité d’un bien(y) à laquelle un consommateur est prêt à
sacrifier pour obtenir une unité supplémentaire de l’autre bien (x) tout en
gardant constant son niveau d’utilité
► Remarque : L’étudiant a le choix de calculer TMSSx/y(A,D) ou TMSSx/y(D,A)
Suite de l’exemple (Calcul) :

Exemple : 😊 TMS au niveau de l’utilité 😊


U (x ,Y) =x 1/2(y−1)1/ 2 avec x > 0 et y > 1
1.Déterminez-le TMSx/y pour une courbe d’indifférence quelconque.
TMS au niveau
de l’utilité (point
quelconque)

𝑼𝒎𝒙
𝑼𝒎𝒚

► Remarque pour le calcul :


1. On calcule le dérivé 1 par rapport X
2. On calcule le dérivé 2 par rapport Y
3. Dérivé de (x)/ dérivé de (y)
4. Les X en bas (changement de signe des puissances)
5. Les Y en haut (changement de signe des puissances)
6. On utilise la formule de : 𝑦 𝑎 ∗ 𝑦 𝑏 = 𝑦 𝑎 +𝑏 (pour les X aussi)
𝟏 𝟏
𝟏/𝟐 𝟏/𝟐 +
Notre exemple : 𝒙 *𝒙 =𝒙 𝟐 𝟐 =𝒙

Exemple : 😊 TMS au niveau de la CI (point de la CI) 😊


Même exemple :
Soit un consommateur rationnel dont les préférences sont stables et sont
exprimées par la fonction d’utilité suivante :
► U (x, y) =x 1 /2 (y−1)1/ 2 avec x > 0 et y > 1
1 Déterminez le TMS au niveau de la courbe d’indifférence CI5 de
niveau U´ =5.

Démarche :
1. Détermination de l’équation  Pour chaque équation on va sortir Y en fonction de X
2. Calcul de dérivé 1 de l’équation 𝝏𝒚
𝝏𝒙
3. TMS 𝝏𝒚

𝝏𝒙
Réponse :
1. Détermination de l’équation

TMS au
niveau de
la CI (Point 2. Calcul de dérivé 1 de l’équation
de la CI)

𝝏𝒚 𝟐𝟓

𝝏𝒙
= − 𝒙𝟐

3. TMS au niveau de la courbe

𝝏𝒚 𝑻𝑴𝑺 = −
𝝏𝒚 𝟐𝟓
= − − 𝒙𝟐 = 𝒙𝟐
𝟐𝟓
Le TMS est positif
− 𝝏𝒙
𝝏𝒙
Si x augmente TMS diminue décroissant

TMS : Les propriétés

1.
P1 : notion ponctuelle
 C’est une notion ponctuelle, càd il
change à tous les points de la courbe
d’indifférence.

 Graphiquement, c’est la pente de la


tangente à la courbe d’indifférence au
point considéré
P2 : Le TMS est décroissant

 Initialement, je me situe au point A.


 En allant vers le point D, je suis prêt
à laisser de moins en moins du bien
2 pour obtenir la même quantité
supplémentaire du bien 1.
 Ceci est conforme à la loi de
décroissance de l’utilité marginale.
 La convexité des courbes
d’indifférence entraîne la
conséquence fondamentale qu’est
la décroissance du TMS lorsque la
consommation de bien X s’accroît.
 La valeur absolue du TMS est une
fonction décroissante de la quantité
de bien représentée en abscisse.

 La forme d’une courbe


d’indifférence traduit la volonté du consommateur de substituer un bien à un
autre.

P3 : Le TMS est toujours Positif

 La valeur algébrique du TMS est négative car les quantités consommées évoluent
dans le sens contraire.
 Par convention, les économistes raisonnent avec un TMS positif d’où le signe (–)
dans la formule.

 Les courbes d’indifférence sont donc convexes (allure)

La forme d’une courbe d’indifférence traduit la volonté


du consommateur de substituer un bien à un autre.

I Il y a deux cas limites opposés :


1. Substituts parfaits
2. Compléments parfaits
 Lorsque les deux biens sont des substituts parfaits, la
représentation graphique sera la suivante
Substituts parfaits

 Deux biens sont des substituts parfaits quand le


TMS de l’un à l’autre est constant.

 Pour certains consommateurs de café et du thé:


Le consommateur est toujours disposé à
échanger un café pour un thé et réciproquement
 Les deux biens sont parfaitement substituables

Compléments parfaits

Deux biens sont des compléments parfaits quand la
courbe d’indifférence est en L.

I Par exemple, pour certains consommateurs, le sucre et


le café (stylo, feuille)

La contrainte budgétaire (CB)

 Les préférences ne sont pas le seul facteur explicatif du comportement du


consommateur.
 Les contraintes budgétaires limitent le choix du consommateur.
 La contrainte de budget indique toutes les différentes combinaisons de deux biens
qu’un consommateur peut acheter, compte tenu de son revenu et du prix des deux
biens.
 Les courbes d’indifférence n’indiquent pas la combinaison optimale.
 Elles expriment « le souhaitable » du consommateur mais n’intégrant pas les
contraintes qui pèsent sur sa décision. (Sexe Age …)

Définition :
 Le consommateur doit choisir une combinaison parmi l’ensemble des
combinaisons qui sont possibles compte tenu de son revenu (R), et des
prix des biens X et Y (Px et Py). Le revenu est déterminé sur le marché de
travail. Les prix des biens sont déterminés sur le marché des biens et
services.
 R, Px et Py sont des données pour le consommateur. Ce sont des
variables exogènes, qui s’imposent au consommateur comme des
contraintes au moment des choix. (L’achat)

La droite de budget est l’ensemble des combinaisons de deux biens tel que les
dépenses totales égalisent le revenu.
 Concrètement, la contrainte budgétaire signifie que la dépense doit être égale au revenu :

R=Px.X+Py.Y
 evenu = prix de bien X multiplié par la qté de bien X + prix de bien Y multiplié par la qté Y

 evenu = épenses sur X + épenses sur Y

1. La droite de budget :

 La droite de budget est l’ensemble des combinaisons de deux biens tel que les
dépenses totales égalisent le revenu.
 On suppose que le revenu est dépensé totalement(R=0) et que l’épargne est nulle.
NB : de manière alternative, on peut considérer que l’épargne est consacrée à
l’acquisition de biens disponibles à une date ultérieure(future), ce qui signifie encore
que tout le revenu soit dépensé. (R=0)

Toujours pour chaque équation on va sortir Y en fonction de X Y=f(x)

𝑹 – 𝑿𝑷𝒙
R= XPx + YPy YPy = R – XPx Y=
𝑷𝒚
𝑨−𝑩 𝑨 𝑩
= −
𝑪 𝑪 𝑪
𝑹 𝒑𝒙
Y= −𝒙. l’équation de la droite budgétaire
𝒑𝒚 𝒑𝒚
Cette équation décrit comment évolue la consommation de Y en fonction de celle de X.
Cette relation, qui exprime la contrainte financière du consommateur, est appelée droite
de budget.
 -(Px/Py) mesure la pente de la droite budgétaire

EXEMPLE :

 X = quantité d’aliments achetée


 Y = quantité de vêtements achetée
 Px = prix d’une unité d’aliments
 Py = prix d’une unité de vêtements
 R = le revenu total disponible

On a alors :
,
 XPx = montant des dépenses alimentaires
 YPy = montant des dépenses vestimentaires
 XPx + YPy = montant total des dépenses
 XPx + YPy = R = la contrainte budgétaire (NB : R tout est dépensé, pas d’épargne)

 Soit un ensemble de paniers de consommation tels que :


Panier Aliments (Px = 1) Vêtements Py = 2) Revenu R= (0×1 + 40×2) = 80
A 0 1 40 2 80
B 20 1 30 2 80
D 40 1 20 2 80
E 6 1 10 2 80
G 80 1 0 2 80

Représentation graphique :
𝑹 𝒑𝒙 𝟖𝟎 𝟏 𝟏
Y= −𝒙. = −𝒙. ; Y= 40 . - x
𝒑𝒚 𝒑𝒚 𝟐 𝟐 𝟐
𝟏
- ∶ 𝒄′ 𝒆𝒔𝒕 𝒍𝒂 𝒑𝒆𝒏𝒕𝒆
𝟐
𝑹 𝑹
Toujours on prend : si x=0 ; = ; puis =
𝑷𝒚 𝑷𝒙
𝑹 𝟖𝟎 𝑹 𝟖𝟎
Y= = =40 ; Y= 40 et Y= = =80 ; X= 80
𝑷𝒚 𝟐 𝑷𝒙 𝟏

Calcule de la pente

 Interprétations

 Le long de la droite de budget, le consommateur dépense moins


sur un bien et plus sur l’autre.
 La pente de la droite de budget mesure le prix relatif des
produits alimentaires et vestimentaires.
 La pente donne ainsi le taux auquel les deux biens peuvent être
substitués sans modifier la dépense totale.
 L’ordonnée à l’origine R/ Py représente la quantité maximale
de vêtements que l’on peut acheter avec le revenu R.
 Le point d’intersection de la droite avec l’abscisse R/ Px
représente la quantité maximale de produits alimentaires que
l’on peut acheter avec le revenu R.

On voit alors que quand les revenus et les prix


changent, la droite de budget est affectée.
Comment ?

1. Changement de revenue :
 Pour montrez le changement de revenu on va prendre deux situations :

 Situation 1 : actuelle
 C’est la situation actuelle à partir de l’exemple précèdent
𝟏
 Y= 40. - x
𝟐
 Px= 1
 Py= 2
𝟏
 La pente = -
𝟐

Principes :
 Une augmentation de revenu provoque un déplacement parallèle de la
droite de budget vers l’extérieur, parallèlement à sa position initiale
(quand les prix sont constants).
 Le consommateur peut acheter plus des deux biens.
 La pente ne se change jamais.

 Situation 2 : Augmentation de revenue


R’=160 ; Px =1 ; Py =2
Principe : dans tout changement de revenu, Px ou Py , il
faut calculer la nouvelle équation (Y)
𝑹 𝒑𝒙 𝟏𝟔𝟎 𝟏 𝟏
Y= −𝒙. Y= − 𝒙 . = Y=80 . − 𝒙
𝒑𝒚 𝒑𝒚 𝟐 𝟐 𝟐

La pente ne se change pas suite au changement


de revenu dans les deux situations = − 𝟐𝟏

Graphique (situation 1et2) : ( même traitement pour la représentation )


 La droite de budget se déplace
parallèlement vers l’extérieur
quand le revenu augmente.
 La droite de budget se déplace
parallèlement vers l’intérieur
quand le revenu baisse.

Une baisse de revenu provoque l’effet opposé (déplacement vers l’intérieur).

2. Les effets d’une variation de prix : (même exemple)


Si le prix d’un bien augmente, la droite de budget pivote.
Supposons que le prix des aliments augmente : = 2
Si le consommateur n’achète que des produits alimentaires, il ne peut en
acheter autant qu’avant (situation 1).
Le point d’intersection de la droite avec l’abscisse se déplace vers zéro
(baisse de R/Px).
Si le consommateur n’achète que des produits vestimentaires, il peut en
acheter autant qu’avant. L’ordonnée (R /Py) ne change pas

Voir Graphique
Une baisse du prix des produits alimentaires de
1 à 0,50 euro fait monter la pente de la droite de
budget et la fait pivoter vers l’extérieur.

Une hausse du prix des produits alimentaires de


1 à 2 euros fait baisser la pente de la droite de
budget et la fait pivoter vers l’intérieur.

Récapitulation
Revenu Augmente Px diminue Py Augmente

 La droite de  La droite de  La droite


budget se budget se de budget
déplace déplace par se déplace
parallèlement pivotement par
pivotement
 La pente ne se  La pente se  La pente se
change jamais change change

𝑅 𝑝𝑥
Y= −𝑥. = c’est l’équation de la droite budgétaire
𝑝𝑦 𝑝𝑦

L’équilibre du consommateur
Le consommateur cherche à atteindre la situation d’équilibre ou encore optimale.
1. Définition :

 Il s’agit d’une allocation optimale des ressources qui assure le maximum de


satisfaction pour le consommateur tout en dépensant la totalité de son
revenu : Dans ce cas, le consommateur est qualifié de rationnel.

 L’équilibre du consommateur est défini par le panier de biens (X*, Y*) qui
permet d’atteindre le niveau d’utilité le plus élevé compte tenu du revenu
et des prix des biens

2. Principe :
Le panier optimal doit satisfaire deux conditions :
1. Il doit appartenir à la droite de budget. (Le revenu doit être dépensé
totalement = monotonie des préférences.)

2. Il doit fournir au consommateur la combinaison préférée de biens et de


services parmi celles accessibles.

3. Détermination de l’équilibre graphiquement :


 Au point d’équilibre, la DB et la CI ont la même pente. (Point A)

 A, B, C sur la droite de budget mais D


dépasse capacités budgétaires. E ne les
utilise pas toutes.
 A sur la courbe d’indifférence la plus
haute qui puisse être atteinte sous les
contraintes budgétaires.
 Le consommateur choisit A.
 Le consommateur choisira un point sur la
plus haute courbe d’indifférence qui soit
aussi sur la droite de budget.
A est le point d’équilibre Graphiquement,
l’équilibre du consommateur correspond au
point de tangence entre la DB et la CI la plus
éloignée de l’origine.

 Notons que la situation d’équilibre est caractérisée par la dépense totale du


revenu.
Le choix du consommateur est donc optimal quand les deux
pentes sont égales :
𝑷𝒙
𝑷𝒆𝒏𝒕𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒅𝒓𝒐𝒊𝒕𝒆 𝒅𝒆 𝒃𝒖𝒅𝒈𝒆𝒕 = −
𝑷𝒚
𝜟𝒚
𝑷𝒆𝒏𝒕𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒕𝒂𝒏𝒈𝒆𝒏𝒕𝒆 à 𝑙𝒂 𝑪𝑰 =
𝜟𝒙

Ainsi, à l’optimum
𝛥𝑦 𝑃𝑥
𝑇𝑀𝑆𝑥𝑦 = − =
𝛥𝑥 𝑃𝑦

 Partout sur la courbe d’indifférence:

𝛥𝑦 𝑈𝑚𝑥
𝑇𝑀𝑆𝑥𝑦 = − =
𝛥𝑥 𝑈𝑚𝑦
 Or, à l’optimum:
𝑦 𝑃𝑥
𝑇𝑀𝑆𝑥𝑦 = − =
𝑥 𝑃𝑦

 Donc :
𝛥𝑦 𝑈𝑚𝑥 𝑃𝑥
𝑇𝑀𝑆𝑥𝑦 = − = =
𝛥𝑥 𝑈𝑚𝑦 𝑃𝑦
2. Détermination algébrique de l’équilibre :
 Le choix optimal du consommateur peut être ramené à un problème
de maximisation sous contrainte :
a) Programme de consommateur :

Il s’agit de :
Max U = U (x , y)
s/c R = Xpx+ Ypy
A l’equilibre
𝑈𝑚𝑥 𝑃𝑥
𝑇𝑀𝑆𝑥𝑦 = =
𝑈𝑚𝑦 𝑃𝑦

Exemple:
U (x, y) = y 1 /2 ( x +1)1/2 ; avec y >0 et R> P x

1. Déterminez les expressions des fonctions de demande des biens


X (situation optimale) :

R= XPx+ XPx +Px R=2XPx+Px on cherche X


𝑹−𝑷𝒙
2XPx = R – Px X= on remplace X dans l’équation de R
𝟐𝑷𝒙
pour trouver Y
𝑹−𝑷𝒙
R= 𝒙 Px+YPy ( on remplace X= = dans x )
𝟐𝑷𝒙
𝑹−𝑷𝒙 𝑹−𝑷𝒙 𝟐𝑹−(𝑹−𝑷𝒙) 𝑹+𝑷𝒙
R= *Px+YPy R= +YPy YPy= =
𝟐𝑷𝒙 𝟐 𝟐 𝟐

Les fonctions de la demande

1-A l'équilibre on a
𝑈𝑚𝑥 𝑃𝑥 𝑈𝑚𝑥 𝑈𝑚𝑦
TMS𝑥𝑦 = = =
𝑈𝑚𝑦 𝑃𝑦 𝑃𝑥 𝑃𝑦
On trouve ainsi la condition fondamentale d'équilibre suivante :
Pour un revenu et des prix donnés, le consommateur obtient le maximum
d'utilité lorsque l'utilité marginale de la dernière unité monétaire dépensé
à acheter un bien x est la même que celle de la dernière unité monétaire
dépensé à acheter bien y.

2-Si on a :
𝑈𝑚𝑥 𝑈𝑚𝑦
<
𝑃𝑥 𝑃𝑦
L’utilité n’est pas maximale, le consommateur peut améliorer sa
satisfaction en allouant ses dépenses vers l’achat du bien y que vers le bien
x parce que l’utilité marginale par unité monétaire dépensée pour l’achat
du bien y est plus importante que celle du bien x.
Au fur et à mesure de ce processus d’allocation de revenu, y augmente et x
diminue.

Il s’ensuit que Umy diminue et Umx augmente


(en raison de la loi de la décroissance de L’utilité marginale )
Jusqu’à l’équilibre :
𝑈𝑚𝑥 𝑈𝑚𝑦
=
𝑃𝑥 𝑃𝑦
La courbe consommation-prix et la courbe revenu
A / La courbe consommation-prix:

Définition :
 Elle correspond à l’ensemble des points d’équilibre du consommateur lorsque l’un
des deux prix change, toutes choses étant égales par ailleurs (l’autre prix et le
revenu sont supposés constants).

Les variations de prix : courbe consommation-prix :


 Les variations de la consommation de produits alimentaires et de vêtements
peuvent être examinées grâce aux courbes d’indifférence lorsque les prix varient.
◮ En faisant varier les prix et en observant les choix du consommateur, on peut dériver
une courbe de consommation-prix.
 Une augmentation/diminution du prix d’un bien, avec un revenu fixe, entraîne une
modification du choix du panier de biens du consommateur.
 L’ensemble des choix du consommateur en fonction des prix est représenté par la
courbe consommation-prix.

Graphique
 Lorsque le prix d’un bien diminue
(augmente), le niveau d’utilité du
consommateur augmente(diminue) car il
peut consommer des quantités plus
(moins) importantes. C’est bien le cas ici
avec la baisse de P1 le prix des aliments.
 On peut grâce aux variations de prix en
déduire une courbe de demande
individuelle pour un bien. La courbe de
demande individuelle décrit alors les
quantités d’un bien qu’un consommateur
achète pour chaque niveau de prix de
celui-ci.
 Remarque : ici la droite de revenu subit
une rotation vers la droite quandP1
baisse. On aurait évidemment obtenu
l’inverse (rotation gauche) avec une
hausse de P1.
(Exemple : Passage de B à A.)

CCP

B. Courbe consommation-revenu :

Définition :
Elle correspond à l’ensemble des points d’équilibre du consommateur lorsque
le revenu change toutes choses étant égales par ailleurs (les prix sont
supposés constants).
 Elle se distingue de la courbe CCP en ce qu’elle identifie l’impact des
variations du revenu sur l’ensemble du panier de consommation, et non
sur la demande d’un bien donné.
 La courbe de consommation-revenu s’établit à partir de la carte
d’indifférence.
 La courbe revenu-consommation est l’ensemble des points ‘optimum de
consommation lorsque seul le revenu varie

Comment change la demande individuelle quand le revenu change


 PA = 1
 PV = 2
 R = 10 puis 20 puis 30
 Les variations de la consommation de
produits alimentaires et de
vêtements peuvent être examinées
grâce aux courbes d’indifférence
lorsque les revenus varient.
 En faisant varier les revenus et en
observant les choix du
consommateur, on peut dériver une
courbe de consommation-revenu.
 Une augmentation du revenu de 10 à
20 dinars, puis à 30 , avec les prix
fixes, entraîne aussi un déplacement
de la courbe de demande individuelle
vers la droite.
 Un bien normal est un bien dont la consommation augmente lorsque le revenu
augmente.
 L'élasticité revenu d'un bien normal est positive.
 Un bien inférieur est un bien dont la consommation diminue lorsque le revenu
augmente.
 L'élasticité revenu d'un bien inférieur est négative
 Les biens de luxe
 Les biens prioritaires
Les biens de première
nécessité

Mesure de l’élasticités :

Il est utile de pouvoir comparer deux produits entre eux, du point de vue de
la réaction de leur demande à des variations de prix ou de revenu.

Définition :
 L’élasticité est un indicateur de sensibilité, elle donne le sens et mesure
l’intensité de la réaction d’une fonction suite à la variation d’une
variable déterminante. (Prix ou revenu)

mesure la variation caractérise


d'une grandeur provoquée par la l'absence de lien ou l'indépendance
variation d'une autre grandeur des variations des deux variables
concernées

Formule générale :
Si on a la fonction y=f(x), l’élasticité de y par
rapport à x mesure la variation relative (en %) de
la variable x suite à une variation relative (en
%)de la variable y:

l'élasticité de y par rapport à x qu'on note


Ey/x est le rapport de la variation relative
de y sur la variation relative de x.

𝜕𝑦⁄ 0⁄ variation de y
𝑦
= 0
𝜕𝑥⁄ 0⁄ variation de 𝑥
𝑥 0

Remarque:
1. Les élasticités-prix de la demande :
 Elle mesure la variation relative de la demande d’un bien x suite à une
variation relative du prix de ce bien
 Exemple :
 Indique l’accroissement relatif de la demande rapporté à un accroissement de 1% du prix.

Elle est donnée par :

L’élasticité est, dans le cas général, négative. (Sauf le bien de Giffen) Par usage et
convention, on l’exprime en valeur absolue.

L’élasticité-prix de la demande d’un bien est égale au


rapport entre le pourcentage de variation de la
quantité demandée et le pourcentage de variation du
prix.
Exemple :
Le prix d’un bien augmente de 40%, la demande de ce bien diminue de 20%

𝑬 = (− 𝟐𝟎%) / (+ 𝟒𝟎%) = − 𝟎, 𝟓 𝒆𝒕 |𝒆| = 𝟎, 𝟓

L’élasticité prix de ce bien est = 0,5


• Lorsque la demande est inélastique, le prix ↥ d’un montant, la demande ↧ d’un montant
moindre que la variation du prix. (Vice versa)

• Lorsque la demande est élastique, le prix ↥ d’un montant, la demande ↧ (ou ↥) d’un
montant supérieur à celui de la variation du prix. (Vice versa)
2. Elasticité-prix croisée :
 Elle mesure la variation relative de la quantité demandée
par rapport au changement relatif du prix d’un autre
bien (il ya deux élasticités prix croisées)
Valeur de Nature du bien Exemples
l’élasticité
Ex/Py > 0 X substituable à y Une hausse du prix du thé
tend à augmenter la
consommation de café.
Ex/Py < 0 X complémentaire à y Une hausse du prix du
sucre tend à diminuer la
consommation de gâteaux.
Ex/Py = 0 X indépendant de y Une hausse du prix du
sucre n’a pas d’effet sur la
consommation du sel.
 Les biens substituables :

 Deux biens sont des substituts s’ils peuvent satisfaire le même


besoin.
 Quand le bien Y devient plus cher le consommateur se tourne
vers la consommation du bien X.
 On distingue :
 Les substituts parfaits : la substitution s’effectue à un taux
constant (crayons rouges, crayons bleus dans le cas d’une
indifférence devant les couleurs).
 Les substituts bruts : le TMS est décroissant.

 Les biens complémentaires :

Les compléments sont des biens qui sont consommés ensemble.

 On distingue :
 Les compléments parfaits : toujours consommés (utilisés)
ensemble (souliers droits et souliers gauches).
 Les compléments bruts : généralement consommés en (utilisés)
ensemble (chaussettes et souliers).

Les compléments parfaits Les substituts parfaits


3. L’élasticité revenu:
 Elle mesure la variation relative de la quantité demandée par
rapport à une variation relative du revenu.

𝜕𝑥 𝑅
*
𝜕𝑅 𝑥

𝜕𝑦 𝑅
*
𝜕𝑅 𝑦
Exemple :
Si ex/R=3, on peut dire qu’une variation de 1% de R implique
une variation de 3% de x
Nature Valeur de Nature du bien
du bien l’élasticité
Élasticité R

e >0 Bien e=0 Bien indépendant


Normal
0<e<1 Bien de première nécessité
e=1 Bien intermédiaire
e>1 Bien de luxe (ou supérieur)
e<0 Bien inférieur
Exercice recapitulatif ( extrait du examen de rattrapage 2018 ISCAE)

 Soit un consommateur rationnel qui consomme deux biens 𝑋 et 𝑌 en


quantité 𝑥 et 𝑦.
 𝑃𝑥, 𝑃𝑦 et 𝑅 sont respectivement les prix unitaires des biens 𝑋 et 𝑌 et le
revenu du consommateur.
 Ce consommateur exprime sa demande respective des deux biens
comme suit : 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝟎 < 𝑷𝒚 < 1
𝑹.𝑷𝒚 𝑹.(𝟏−𝑷𝒚)
𝒙∗ = ; 𝒚∗ =
𝑷𝒙 𝑷𝒚

1. Calculez les élasticités revenues des deux biens. Déduisez leurs natures.

2. Calculez les élasticités prix directes des deux biens 𝑋 et 𝑌. Déduisez la nature de leurs demandes

3. Calculez les élasticités prix croisés. Déduisez la nature de la relation entre les deux biens 𝑋 et 𝑌.

4. Pour 𝑃𝑦 = 1 2 u.m (unité monétaire) et 𝑅 = 120 u.m ; définissez la courbe consommation prix 𝐶𝐶𝑃𝑥 et
déterminez son équation
5. Si 𝑃𝑥 = 5 u.m, 𝑃𝑦 = 1 2 u.m 𝑅 = 120 u.m trouvez le point d’équilibre 𝐸 ∗ = (𝑥 ∗, 𝑦 ∗)

Correction :

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