Révision du Code Minier en RDC
Révision du Code Minier en RDC
D’où la nécessité d’une révision. Celle-ci est motivée, d’une part, par le souci d’accroître le niveau de
contrôle de la gestion du domaine minier de l’Etat, des titres miniers et es carrières, de repréciser les
éléments relatifs à la responsabilité sociale et environnementale des entreprises minières à l’égard des
communautés affectées par leurs projets, ainsi que d’équilibrer le régime fiscal, douanier et de change
dans le cadre du partenariat entre l’Etat et les opérateurs miniers et, d’autre part, le besoin législatif de
conformer le Code minier à l’évolution du contexte politico-administratif, marquée par l’avènement
d’une nouvelle Constitution en 2006 mettant en jeu de nouveaux intervenants dans la gestion du Code.
Dans cette optique, elle apporte plusieurs innovations, notamment :
1. l’inclusion du stockage, de la détention et du transport des substances minérales dans le
champ d’application du présent Code ;
2. la restriction de l’éligibilité aux droits miniers à la seule personne morale ;
3. le relèvement de la quotité de la participation de l’Etat dans le capital social des sociétés
minières ;
4. le paiement des droits proportionnels ;
5. le renforcement des conditions d’octroi, de transformation, de renouvellement et de cession
des droits miniers et de carrières ;
6. la prise des mesures incitatives à l’endroit des provinces en déficit d’infrastructures afin de
permettre leur essor économique ;
7. l’exclusivité de l’activité de la sous-traitance dans le secteur de mines et carrières aux seules
sociétés dont la majorité du capital est détenue par des congolais ;
8. la précision des modalités de superposition des périmètres des droits miniers et/ou des
carrières ;
9. la participation requise d’au moins 10 % des personnes physiques de nationalité congolaise
dans le capital social des sociétés minières ;
10. la restriction d’accès à l’exploitation artisanale aux seules personnes physiques majeures de
nationalité congolaise, membres d’une coopérative agréée ;
11. le retrait des droits miniers et la récupération du périmètre ;
12. la participation des congolais dans le capital des comptoirs d’achat et de vente des matières
précieuses et de traitement ;
13. l’introduction de la notion de mine distincte et l’obligation de création d’une société de droit
congolais pour son exploitation ;
14. l’introduction du cahier de charges pour les sociétés minières en rapport avec leur
responsabilité sociale vis-à-vis des populations locales ;
15. l’introduction du certificat environnemental pour l’obtention d’un Permis d’exploitation ;
16. le renforcement de la responsabilité industrielle du titulaire ;
17. la prise en compte des principes et critères de l’initiative pour la transparence des industries
extractives ;
18. la restriction du régime privilégié du Code ;
19. l’élargissement de l’assiette et le relèvement des taux de la redevance minière ;
20. la cessation du bénéfice des droits d’entrée au taux préférentiel pour les titulaires qui auront
accompli six ans et plus d’exploitation ;
21. l’effectivité et le contrôle du rapatriement de 60 % ou 100% de recette des ventes à
l‘exportation ;
22. l’intervention d’autres ministres sectoriels dans la sphère des compétences du Ministre des
mines du fait de la transversalité de l’exploitation minière ;
23. la précision du cadre juridique pouvant exceptionnellement autoriser l’exportation des
minerais à l’état brut ;
24. l’autorisation d’exportation, selon le cas des substances minérales ;
25. l’institution d’une collaboration entre l’Agence Congolaise de l’Environnement et la
Direction de la protection de l’environnement sur les questions ayant trait à l’instruction
environnementale et sociale ;
26. le remplacement de l’avis environnemental par le certificat environnemental ;
27. l’attribution exclusive au Premier ministre de la compétence de classer ou de déclasser une
zone interdite à l’activité minière ou aux travaux de carrières, de déclarer le classement ou
le déclassement d’une substance minérale en une substance réservée ;
28. l’obligation de construction du bâtiment abritant le siège social dans le chef-lieu de la
province de l’exploitation ;
29. l’application des règles d’amortissement linéaire des immobilisations ;
30. la fixation du montant du capital social à au moins 40% des ressources nécessaires à la
réalisation de l’investissement ;
31. l’évaluation du gisement en cas de cession d’actifs immobiliers et la prise en compte de sa
valeur dans le capital social de la société commune;
32. l’attribution de pas de porte à la société commerciale appartenant à l’Etat ayant effectué les
travaux d’étude et de documentation sur le gisement.
Telle est l’économie générale de la présente loi.
LOI
L’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté ;
Le Président de la République promulgue la Loi dont la teneur suit :
TITRE PREMIER : DES GENERALITES
CHAPITRE PREMIER : DES DEFINITIONS DES TERMES, DU CHAMP D’APPLICATION ET DES PRINCIPES
FONDAMENTAUX
SECTION I : DES DEFINITIONS DES TERMES ET DU CHAMP D’APPLICATION
ARTICLE 1ER : DES DEFINITIONS
(Modifié et complété par l’article 1er de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la
Loi n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Aux termes du présent Code, on entend par :
1. acheteur : tout employé agréé d’un comptoir d’achat, d’une entité de traitement d’or, de diamant
et d’autres substances minérales d’exploitation artisanale, qui exerce ses activités conformément
aux dispositions du présent Code ;
1 bis. ACE, Agence Congolaise de l’Environnement : établissement public à caractère technique et
scientifique, créé par décret n° 14/030 du 18 novembre 2014 en vertu de la Loi portant principes
fondamentaux relatifs à la protection de l’environnement et exerçant, sur toute l’étendue du territoire
national, les activités d’évaluation et d’approbation de l’ensemble des études environnementales et
sociales ainsi que le suivi de leur mise en œuvre et veillant à la prise en compte de la protection de
l’environnement dans l’exécution des projets miniers ;
2. activités minières : tous services, fournitures ou travaux de l’art des mines directement liés à la
recherche, à l’exploitation minière et au traitement et/ou transformation des substances
minérales, y compris les travaux de développement, de construction et d’infrastructure ;
3. administration des mines : ensemble des directions, divisions et autres services publics des
mines et des carrières ;
3bis. aire protégée : espace géographique clairement défini, reconnu, consacré et géré par tout
moyen efficace, juridique ou autre, afin d’assurer à long terme la conservation de la nature ainsi que les
services des écosystèmes et les valeurs culturelles qui lui sont associées conformément à l’article 2.1 de
la Loi n°14/003 du 11 février 2014 relative à la conservation de la nature ;
4. amodiation : un louage pour une durée déterminée ou indéterminée, sans faculté de sous-louage,
de tout ou partie des droits attachés à un droit minier ou une autorisation de carrières moyennant
une rémunération fixée par accord entre l’amodiant et l’amodiataire ;
5. ayant-droit : toute personne physique de nationalité congolaise ayant la jouissance du sol en
vertu du droit coutumier ou toute personne physique ou morale occupant le sol en vertu d’un
titre foncier ;
5 bis. bonus de signature : rémunération non remboursable exigée par l’offrant, l’Etat, et acceptée
par le sollicitant au titre de droit d’accès, lors de la procédure d’appel d’offres, pour un gisement étudié,
documenté ou travaillé appartenant à l’Etat, perçue par le Trésor public ;
5 ter. carré : unité cadastrale minimum octroyable, de caractère indivisible, délimitée par les
méridiens et les parallèles du système des coordonnées de la carte de retombes minières, ayant une
superficie de 84,95 Ha ;
6. carrière : tout gisement des substances minérales classées en carrières exploitable à ciel ouvert
et/ou toute usine de traitement de produits de cette exploitation se trouvant dans le Périmètre de
carrière pour réaliser leur transformation en produits marchands, y compris les installations et
les matériels mobiliers et immobiliers affectés à l’exploitation ;
7. carte d’exploitant artisanal : titre en vertu duquel l’exploitant artisanal se livre à l’exploitation
artisanale ;
8. carte de négociant : titre délivré conformément aux dispositions du présent Code, qui autorise
la personne au nom de laquelle il est établi de se livrer aux opérations d’achat des substances
minérales provenant de l’exploitation artisanale auprès des coopératives minières agréées et de
les revendre aux comptoirs agréés et aux entités de traitement ;
9. carte de retombes minières ou carte cadastrale : une carte topographique officielle où sont
indiquées les limites de chaque Périmètre minier ou de carrière en vigueur, ou dont la demande
est en instance, maintenue à jour pour chaque province et zone par le Cadastre Minier
conformément aux dispositions du chapitre II du titre Ier du présent Code ;
9 bis. CEEC, Centre d’Expertise, d’Evaluation et de Certification : établissement public à caractère
technique régi par la Loi sur les établissements publics et ayant pour objet l’expertise, l’évaluation et la
certification des substances minérales précieuses, semi-précieuses et pierres de couleur, les métaux
précieux et semi-précieux, métaux rares ainsi que des substances minérales produites par l’exploitation
artisanale ;
9 ter. Certificat environnemental : document administratif délivré par l’Agence Congolaise de
l’Environnement à l’issue de l’instruction environnementale et sociale attestant que l’exécution du projet
ainsi que l’exploitation de l’ouvrage se conforment aux principes de sauvegarde environnementale et
sociale ;
9 quater. Certification : ensemble de mécanismes, procédures et procédés visant à établir la nature,
les caractéristiques physiques et/ou chimiques, l’origine et la provenance légale et licite des substances
minérales, et ce, conformément aux normes nationales, régionales et internationales en la matière,
prenant en compte à la fois le suivi et la traçabilité des substances minérales tout au long de la chaine
d’approvisionnement ;
9 quinquies. Communauté locale : population traditionnellement organisée sur la base de la coutume
et unie par les liens de la solidarité clanique ou parentale qui fonde sa cohésion interne. Elle est
caractérisée, en outre, par son attachement au territoire du projet minier ;
10. comptoir agréé : toute personne autorisée à acheter des substances minérales d’exploitation
artisanale provenant des négociants ou des exploitants artisanaux, en vue de les revendre
localement ou de les exporter conformément aux dispositions du présent Code ;
10 bis. contribuable : titulaire d’un droit minier de recherches ou d’exploitation, d’une autorisation
d’exploitation de carrières permanente ainsi que le sous-traitant préalablement agréé conformément à la
loi sur la sous-traitance ;
10 ter. coopérative minière : société coopérative régie par l’Acte Uniforme du 15 décembre 2010
relatif au droit des sociétés coopératives regroupant les exploitants artisanaux, agréée par le ministre, et
s’adonnant à l’exploitation artisanale de substances minérales ou de produits de carrières à l’intérieur
d’une zone d’exploitation artisanale ;
11. date de commencement de l’exploitation effective : la date de l’expédition du premier
chargement des produits marchands, quelle que soit la nature de la vente commerciale,
exception faite des échantillons envoyés à l’étranger pour analyse et essai ;
12. détournement des minerais : tout changement de destination des substances minérales,
appartenant à autrui, par n’importe quel moyen de locomotion ;
13. développement et construction : toute activité par laquelle une personne se livre, à travers les
travaux d'aménagement des terrains, de construction des infrastructures, de mise en place et des
essais des matériels et des équipements, à mettre au point son projet d’exploitation minière ou
de carrière, en vue d’assurer sa viabilité commerciale ;
14. droit minier : toute prérogative d’effectuer la recherche et/ou l’exploitation des substances
minérales classées en mines conformément aux dispositions du présent Code. Le Permis de
Recherches, le Permis d’Exploitation, le Permis d’Exploitation des Rejets et le Permis
d’Exploitation de Petite Mine sont des droits miniers ;
15. droit de carrières : toute prérogative d’effectuer la recherche et/ou l’exploitation des substances
minérales classées en carrières conformément aux dispositions du présent Code. L’Autorisation
de Recherches des Produits de Carrières, l’Autorisation d’Exploitation de Carrière Temporaire
et l’Autorisation d’Exploitation de Carrière Permanente sont des droits de carrières ;
16. entité de traitement : toute entité économique constituée sous forme d’une entreprise
individuelle, de société commerciale ou de coopérative minière qui, par des procédés
minéralurgiques et/ou métallurgiques obtient, à partir des minerais, un produit minier marchand
sous forme d’un concentré ou de métal affiné ou raffiné ;
17. entité de transformation : toute entité économique constituée sous forme d’une entreprise
individuelle, de société commerciale ou de coopérative minière qui, par des procédés industriels,
change la forme et la nature du concentré ou du métal affiné ou raffiné et en obtient les produits
finis ou semi-finis commercialisables ;
18. Etat : le Pouvoir central, la Province et l’Entité Territoriale Décentralisée ;
18 bis. étude de faisabilité : un rapport détaillé faisant état de la faisabilité de la mise en exploitation
d’un gisement découvert dans le périmètre minier couvert par les droits de recherches et exposant le
programme envisagé pour cette mise en exploitation lequel devra comprendre notamment :
a. l’évaluation des réserves exploitables conformément aux normes
internationalement admises ;
b. le choix de la méthode d’exploitation et sa justification ;
c. le choix du procédé de traitement et sa justification sur base des résultats des tests
de traitement ;
d. le planning de construction des installations principales de production et
infrastructures connexes ;
e. le compte d’exploitation prévisionnel assorti des détails sur les coûts opératoires ;
f. le coût total d’investissement en ce compris, le coût en capital devant être exposé
pour acquérir et installer toutes les machines, équipements nécessaires de
production et infrastructures connexes ;
g. les spécifications des produits à élaborer et tous les produits intermédiaires.;
h. le programme séquentiel des opérations d’exploitation au regard des objectifs de
production ;
i. le plan de commercialisation des produits et frais correspondants ;
j. le calendrier arrêté pour la mise en route de la production commerciale tenant
compte de la période d’essais.
19. EIES, Etude d’Impact Environnemental et Social : processus systématique d’identification, de
prévision, d’évaluation et de réduction des effets physiques, écologiques, esthétiques et sociaux
préalable au projet d’aménagement, d’ouvrage, d’équipement, d’installation ou d’implantation
d’une exploitation minière ou de carrière permanente, ou d’une entité de traitement, et
permettant d’en apprécier les conséquences directes ou indirectes sur l’environnement ;
19 bis. exploitant artisanal : toute personne physique majeure de nationalité congolaise détentrice
d’une carte d’exploitant artisanal en cours de validité membre d’une coopérative minière qui se livre
aux travaux d’exploitation artisanale des substances minérales à l’intérieur d’une zone d’exploitation
artisanale ;
20. exploitation : toute activité par laquelle une personne morale se livre, à partir d’un gisement
identifié, et au moyen des travaux de surface et/ou souterrains, à l’extraction des substances
minérales d’un gisement ou d’un gisement artificiel, et éventuellement à leur traitement afin de
les utiliser ou de les commercialiser ;
21. exploitation artisanale : toute activité par laquelle un exploitant artisanal, se livre, dans une zone
d’exploitation artisanale à l’extraction et à la concentration des substances minérales en utilisant
des outils, des méthodes et des procédés non industriels conformément aux dispositions du
présent Code ;
22. exploitation minière à petite échelle ou de petite mine : toute activité par laquelle une personne
morale se livre à une exploitation de petite taille et permanente, exigeant un minimum
d’installations fixes, en utilisant des procédés semi-industriels ou industriels, après la mise en
évidence d’un gisement ;
23. exploitation des rejets des mines : toute activité par laquelle un tiers, personne morale, extrait
d’un gisement artificiel des substances afin de les traiter éventuellement et de les utiliser ou de
les commercialiser ;
23 bis. extinction d’un droit minier ou de carrières : fin de la validité d’un droit minier ou de carrières
du fait de la caducité, de l’annulation, du retrait, de la renonciation et de l’expiration du droit,
conformément aux dispositions du présent Code ;
24. installation classée de la catégorie 1A : source fixe ou mobile, quel que soit son propriétaire ou
son affectation, susceptible d’entraîner des nuisances et porter atteinte à l’environnement,
notamment aux ressources du sol, du sous-sol, en eau, à l’air et aux ressources forestières
soumise à autorisation ;
25. gisement Artificiel : tout gîte artificiel exploitable de manière rentable dans les conditions
économiques du moment ;
26. gîte Artificiel : toute concentration artificielle des substances minérales à la surface provenant
de l’exploitation des mines et/ou des rejets découlant des traitements minérallurgique et
métallurgique ;
27. gîte Géothermique : tous gîtes minéraux naturels classés à haute ou basse température et dont
on peut extraire de l’énergie sous forme thermique, notamment par l’intermédiaire des eaux
chaudes et vapeurs souterraines qu’ils contiennent ;
28. gîte Minéral : toute concentration anormale et naturelle des substances minérales à la surface ou
en profondeur de l’écorce terrestre ;
28 bis. loi sur la protection de l’environnement : loi n° 11/009 du 9 juillet 2011 portant principes
fondamentaux relatifs à la protection de l'environnement ;
28 ter. loi sur les établissements publics : loi n° 08/009 du 07 juillet 2008 portant dispositions
générales applicables aux établissements publics ;
28 quater. matériaux de construction à usage courant : toutes substances minérales non métalliques
de faible valeur, classées en carrières et utilisées dans l’industrie du bâtiment comme matériaux
ordinaires non décoratifs, exploitées extensivement à petite échelle, tels qu’énumérés par voie
réglementaire ;
28 quinquies. métaux de base : métaux qui s’oxydent, se ternissent ou se corrodent de manière
relativement aisée quand ils sont exposés à l’air ou à l’humidité. Le cuivre, l’étain, l’aluminium, le
nickel, le zinc et le plomb en font partie. Du fait de leur abondance naturelle dans la croûte terrestre, les
métaux de base ont des prix de loin plus bas que ceux des métaux précieux tels l’or, le rhodium, le
platine, le palladium, l’argent ;
28 sexies. métaux ferreux : outre le fer et la fonte, les aciers dits au carbone et les aciers spéciaux ;
28 septies. métaux non-ferreux : métaux de base auxquels peuvent être ajoutés certains métaux rares
et semi-précieux comme le titane, le cobalt, le vanadium et le molybdène. Ces métaux entrent dans la
composition des alliages ne contenant que très peu ou pas de fer ;
29. mine : tout gisement exploitable à ciel ouvert ou en souterrain avec l’usine comprise de
traitement ou de transformation des produits issus de cette exploitation et se trouvant dans le
périmètre minier, y compris les installations et les matériels mobiliers et immobiliers affectés à
l’exploitation ;
29bis. mine distincte : mine distincte d’une autre mine existante et de ce fait nouvelle, qui fait l’objet
d’un nouveau droit minier d’exploitation ou d’un contrat d’amodiation, dès lors qu’elle concerne un
gisement distinct nécessitant des méthodes d’exploitation et des procédés de traitement séparés ainsi
que des moyens de production nettement individualisés, ou du fait de leur éloignement ou de leurs
conditions d’exploitation, nécessitant la création d’installations minières distinctes ;
30. minerai : toute roche contenant un ou plusieurs minéraux possédant un ou plusieurs éléments
chimiques ayant une valeur économique ;
30bis. minerais radioactifs : toute roche contenant un ou plusieurs minéraux radioactifs possédant
un ou plusieurs éléments chimiques ayant une valeur économique ;
31. minéral : l’ensemble d’éléments chimiques constituant un corps naturel, simple ou composé,
inorganique ou organique, généralement à l’état solide, et dans quelques cas exceptionnels, à
l’état liquide ou gazeux ;
31bis. minéraux industriels : substances et minéraux, non métalliques pour la plupart, se trouvant
en concentrations variables dans divers types de roches naturelles et qui sont utilisées comme matières
premières de base ou complémentaires dans les processus de fabrication de nombreux secteurs
industriels. Ce sont essentiellement les argiles, la silice, le kaolin, le quartz, le gypse, le talc, le mica, le
feldspath et l'andalousite ;
32. ministre : ministre du Gouvernement ayant les Mines et les Carrières dans ses attributions ;
32 bis. ministre des Finances : ministre du Gouvernement ayant les Finances dans ses attributions ;
32 ter. ministre de l’Environnement : ministre du Gouvernement ayant l’Environnement et le
Développement durable dans ses attributions ;
32quater. ministre provincial : ministre du Gouvernement provincial ayant les mines et les carrières
dans ses attributions ;
33. négociant : toute personne physique majeure de nationalité congolaise, détentrice d’une carte
de négociant délivrée conformément aux dispositions du présent Code ;
34. non-résident : une personne qui n’a ni domicile ni résidence en République Démocratique du
Congo ;
35. opération Minière : toute activité de recherche et/ou d’exploitation des substances minérales ;
36. organisme spécialisé de recherches : établissement public placé sous la tutelle du ministre, créé
par décret du Premier ministre, en vue de réaliser des activités d’investigation du sol ou du sous-
sol dans le but d’améliorer la connaissance géologique du territoire national ou des provinces à
des fins scientifiques ou d’amélioration et de promotion de l’information géologique ;
36 bis. pas de porte : taxe non remboursable perçue par l’Etat, en cas d’appel d’offres, au titre de
rémunération des efforts initialement consentis ou fournis par l’Etat ou une entreprise minière de son
portefeuille pour découvrir un gisement considéré dès lors comme étudié, documenté et travaillé ou un
gisement repris par l’Etat après extinction d’un droit minier d’exploitation, conformément aux
dispositions du présent Code ;
37. périmètre : une superficie délimitée en surface et indéfiniment en profondeur sur laquelle porte
un droit minier ou un droit de carrière ;
38. pierres précieuses : substances minérales précieuses constituées d’un ou de plusieurs éléments
chimiques et possédant les propriétés particulières qui leur donnent ainsi une valeur marchande
élevée. Il s’agit notamment de : diamant, émeraude, rubis, saphir, chrysobéryl, topaze, andésine,
tanzanite, corindon, tourmaline et toute autre pierre de joaillerie de valeur comparable
généralement négociée en carats ;
39. personne : une personne physique ou morale ;
40. plan d’Atténuation et de Réhabilitation, PAR en sigle, : le plan requis pour les opérations en
vertu d’un droit minier ou de carrières de recherches, ou d’une Autorisation d’Exploitation de
Carrière Temporaire, consistant en l’engagement du titulaire de réaliser certaines mesures
d’atténuation des impacts de son activité sur l’environnement ainsi que des mesures de
réhabilitation du lieu de leur implantation, y compris l’engagement du titulaire, de fournir ou de
constituer une sûreté financière pour assurer ou garantir le coût d’atténuation et de réhabilitation
de l’environnement ;
41. PGES, Plan de Gestion Environnementale et Sociale : cahier des charges environnementales du
projet minier consistant en un programme de mise en œuvre et de suivi des mesures envisagées
par l’EIES pour supprimer, réduire et éventuellement compenser les conséquences
dommageables du projet minier sur l’environnement ;
41 bis. pleine concurrence : principe selon lequel les prix pratiqués pour des transactions entre
sociétés affiliées ou toutes autres conditions convenues qui s’appliquent auxdites transactions, doivent
être établis par référence aux prix pratiqués sur le marché par des entreprises indépendantes ;
42. produit marchand : toute substance minérale commercialisable, légalement extraite de manière
artisanale, semi-industrielle ou industrielle, ou tout produit élaboré dans des usines de
concentration, d’extraction métallurgique ou de traitement, et ce, conformément à la
nomenclature édictée par l’autorité compétente;
42 bis. produits radioactifs : tous produits issus du traitement et/ou de la transformation des
substances radioactives ;
42 ter. projet ou Projet minier : tout projet mis sur pied par le titulaire, visant une ou plusieurs
activités minières ou de carrières, en vue de la découverte ou de l’exploitation d’un gisement et la
commercialisation des produits marchands ;
42 quater. projet minier d’exploitation : projet mis sur pied par le titulaire d’un droit minier
d’exploitation visant l’exploitation soit d’une ou plusieurs mines se trouvant dans le même périmètre
minier soit d’une mine distincte ;
42 quinquies. projet minier de recherches : tout projet mis sur pied par le titulaire d’un ou de
plusieurs droits miniers de recherches visant la recherche d’une ou plusieurs substances minérales ;
43. (abrogé par l’article 31 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi n°
007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier) ;
44. recherche : toute activité par laquelle le titulaire d’un droit minier ou de carrière de recherche
se livre, à partir d’indices de l’existence d’un gîte minéral, et au moyen des travaux de surface
ou en profondeur, en utilisant notamment des techniques géologiques, géophysiques et
géochimiques, y compris diverses méthodes telles que la télédétection, à mettre en évidence
l’existence d’un gisement des substances minérales, à le délimiter, et à évaluer la qualité et la
quantité des réserves ainsi que les possibilités techniques et commerciales de leur exploitation ;
44 bis. rayonnement ionisant : rayonnement capable de produire des paires d’ions dans la matière
biologique ;
45. règlement minier : ensemble des mesures d’exécution des dispositions du présent Code, prises
par Décret du Premier ministre délibéré en Conseil des ministres ;
46. rejets des mines : les stériles ou le remblai provenant de l’exploitation minière ou tout résidu
solide ou liquide provenant du traitement minéralurgique ou métallurgique ;
46 bis. requérant : toute personne qui sollicite l’obtention d’un titre minier ou de carrières ;
46 ter. SAEMAPE, Service d’Assistance et d’Encadrement de l’Exploitation Minière à Petite
Echelle : service public à caractère technique doté d’une autonomie administrative et financière, lequel
a pour objet l’assistance et l’encadrement de l’exploitation artisanale et à petite échelle des substances
minérales ;
47. société affiliée : toute société qui détient directement ou indirectement plus de 50% des droits
de vote du titulaire ou celle dans laquelle des droits de vote sont détenus directement ou
indirectement par le titulaire. Ce terme désigne également toutes les sociétés qui ont la
caractéristique commune d’avoir plus de 50% de leurs droits de vote détenus directement ou
indirectement par une société qui en détient ce pourcentage du titulaire, directement ou
indirectement ;
48. sous-traitant : toute personne morale de droit congolais à capitaux congolais fournissant du
matériel ou effectuant des travaux et/ou prestations des services nécessaires pour le compte du
titulaire dans le cadre de ses activités minières en vertu de son titre minier et comprenant
notamment la construction des infrastructures industrielles, administratives, socio-culturelles et
autres nécessaires au projet ainsi que toutes autres prestations directement liées au projet minier;
48 bis. substance radioactive : toute substance ou matière contenant des atomes radioactifs instables
qui émettent du rayonnement ionisant lorsqu’ils se désintègrent ;
48 ter. substance réservée : toute substance minérale qui, pour des exigences liées à la nécessité
d’assurer la sûreté nationale et/ou la sécurité des populations, est déclarée comme telle conformément
aux dispositions du présent Code, notamment la substance radioactive ;
48 quater. substance stratégique : toute substance minérale qui, suivant la conjoncture économique
internationale du moment, à l’appréciation du Gouvernement, présente un intérêt particulier au regard
du caractère critique et du contexte géostratégique ;
49. substance minérale : tout corps naturel inerte ou artificiel contenant un ou plusieurs minéraux
sous forme amorphe ou cristalline, solide, liquide ou gazeuse ayant une valeur économique. Les
produits des carrières sont des substances minérales au sens du présent Code ;
49 bis. superprofits ou profits excédentaires : profits supplémentaires au-delà des taux de rentabilité
actuels et normaux, et dus à des conditions particulièrement favorables du marché ;
49 ter. taxe : tout prélèvement autre que les impôts et les droits de douane, perçu soit au profit du
Gouvernement, de la province, de l’Entité territoriale décentralisée soit au profit d’autres services
publics personnalisés de tous niveaux ;
50. territoire national : le sol, le sous-sol et les eaux constituant à la date du 30 juin 1960 le territoire
de la République Démocratique du Congo dans ses limites du 1er août 1885, telles que modifiées
par les conventions subséquentes, sa mer territoriale délimitée par la loi n°74-009 du 10 juillet
1974, sa zone économique exclusive ainsi que son plateau continental ;
51. titres de carrières : les certificats officiels délivrés par le Cadastre Minier conformément aux
dispositions du présent Code et constatant les Autorisations de Carrières. Le Certificat de
Recherches de Produits de Carrières, le Certificat d’Exploitation de Carrière Permanente et le
Certificat d’Exploitation de Carrière Temporaire sont des titres de carrières ;
52. titres miniers : les certificats officiels délivrés par le Cadastre Minier conformément aux
dispositions du présent Code et constatant les droits miniers. Le Certificat de Recherches, le
Certificat d’Exploitation, le Certificat d’Exploitation des Rejets et le Certificat d’Exploitation
de Petite Mine sont des titres miniers ;
53. titulaire : toute personne morale au nom de laquelle un droit minier ou de carrières est accordé
et un titre minier ou un titre de carrières est établi, conformément aux dispositions du présent
Code. Toutefois, l’amodiataire est assimilé au titulaire ;
53 bis. traçabilité : mécanisme mis en place pour assurer le suivi des étapes de la filière de production
minière et de flux financiers subséquents depuis le site d’extraction des produits miniers jusqu’à leur
exportation en passant par leur détention, transport, commercialisation, traitement et/ou transformation;
54. traitement : procédé minéralurgique et/ou métallurgique qui aboutit à l’obtention d’une
substance minérale commercialisable à partir des minerais extraits ;
54 bis. transparence : ensemble de règles , mécanismes et pratiques rendant obligatoires les
déclarations et les publications, de la part de l’Etat et des entreprises extractives, en particulier celles de
l’industrie minière, des revenus et paiements de tout genre, comprenant, notamment les revenus des
exploitations et des transactions minières, la publication des statistiques de production et de vente, la
publication des contrats et la divulgation des propriétaires réels des actifs miniers ainsi que les données
sur l’allocation des ressources provenant du secteur minier. Elle s’étend également au respect des
obligations de procédures d’acquisition et d’aliénation des droits miniers ;
55. transformation : tout procédé industriel qui consiste à changer la forme et la nature d’une
substance minérale traitée et à en obtenir les produits finis ou semi-finis commercialisables ;
55 bis. valeur commerciale brute : valeur du produit marchand au moment de sa sortie des
installations d’extraction ou de traitement pour expédition. Cette valeur est égale à la cotation moyenne
du produit marchand sur le marché international pendant le mois précédant cette sortie ou, à défaut,
tout autre indice fiable du marché ;
56. zone d’exploitation artisanale : aire géographique délimitée en surface et en profondeur par le
ministre.
ARTICLE 2 : DU CHAMP D’APPLICATION
(Modifié et complété par l’article 1er de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la
Loi n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Les dispositions du présent Code s’appliquent, dans leur intégralité et dans leur ensemble, aux
opérations de recherches, d’exploitation industrielle, semi-industrielle et artisanale ainsi que de
traitement, de stockage, de détention, de transport, de commercialisation et d’exportation des substances
minérales.
Les activités de transformation des substances minérales et des produits des carrières extraits ou traités,
effectuées par une personne autre que le titulaire d’un droit minier ou de carrière d’exploitation, sont
régies par la législation et la réglementation générale sur l’industrie.
Sont exclues du champ d’application du présent Code, la prospection, l’exploration et l’exploitation des
hydrocarbures liquides ou gazeux ainsi que les activités ou opérations concernant les eaux thermales ou
minérales qui sont régies par la loi portant régime général des hydrocarbures ou par les législations
particulières, selon le cas.
SECTION II : DES PRINCIPES FONDAMENTAUX
ARTICLE 3 : DE LA PROPRIETE DES SUBSTANCES MINERALES
(Modifié à son alinéa 1er par l’article 1er de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant
la Loi n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Les gîtes des substances minérales, y compris les gîtes artificiels, les eaux souterraines et les gîtes
géothermiques se trouvant sur la surface du sol ou renfermés dans le sous-sol ou dans les cours d’eaux
du territoire national sont la propriété exclusive, inaliénable et imprescriptible de l’Etat, fondée sur sa
souveraineté sur les ressources naturelles.
Toutefois, les titulaires de droit minier ou de carrières d’exploitation acquièrent la propriété des produits
marchands en vertu de leur droit.
La propriété des gîtes des substances minérales, y compris les eaux souterraines et les gîtes
géothermiques dont question à l’alinéa 1er du présent article constitue un droit immobilier distinct et
séparé des droits découlant d’une concession foncière. En aucune manière, le concessionnaire foncier
ne peut se prévaloir de son titre pour revendiquer un droit de propriété quelconque sur les gîtes des
substances minérales, y compris les eaux souterraines et les gîtes géothermiques que renfermerait sa
concession.
ARTICLE 4 : DU CLASSEMENT DES GITES MINERAUX
(Modifié à ses alinéas 2 et 4 par l’article 1er de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant
la Loi n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Les gîtes minéraux sont classés en mines et en carrières.
Sont classés en mines, les gîtes ou gisements des substances minérales non classées en carrières, autres
que les combustibles minéraux liquides ou gazeux.
Sont classés en carrières : les gîtes ou gisements des substances minérales non métalliques utilisables
comme matériaux de construction, d’empierrement et de viabilité, de l’industrie céramique,
d’amendement pour la culture des terres, y compris notamment le sable, la craie, le gravier, les pierres
à chaux et à ciment, la latérite, les terres à foulons et les argiles smectiques, les copals fossiles et les
diatomites, à l’exception du marbre, du granite, des phosphates, des nitrates, des sels alcalins et d’autres
sels associés qui sont classés en mines dans les mêmes gisements.
Nonobstant la classification ci-dessus, le Premier ministre peut, par décret délibéré en Conseil des
ministres, sur proposition du ministre, après avis de l’organisme spécialisé de recherches, s’il y a
opportunité, décider de classer, de déclasser ou de reclasser une substance des mines en produit de
carrières et inversement.
ARTICLE 5 : DE L’AUTORISATION DES OPERATIONS MINIERES ET/OU DE CARRIERES
(Modifié et complété par l’article 1er de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la
Loi n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Toute personne morale est autorisée à se livrer à la recherche ou à l’exploitation non artisanale des
substances minérales sur toute l’étendue du territoire national, à condition qu’elle soit titulaire d’un droit
minier et/ou de carrières en cours de validité accordé par l’autorité compétente conformément aux
dispositions du présent Code.
Toute personne physique majeure de nationalité congolaise, excepté la femme enceinte, qui désire se
livrer à l’exploitation artisanale des substances minérales sur toute l’étendue du territoire national, ne
peut le faire que dans le cadre d’une coopérative minière agréée, conformément aux dispositions du
présent Code et dont l’adhésion est subordonnée à la détention d’une carte d’exploitant artisanal.
Sont autorisés à commercialiser les substances minérales :
- les titulaires des droits miniers et/ou de carrières d’exploitation ;
- les entités de traitement ;
- les comptoirs agréés ;
- les coopératives minières agréées ;
- les négociants.
Toutefois, ne peuvent exporter que les titulaires des droits miniers et/ou de carrières d’exploitation, les
entités de traitement et les comptoirs agréés.
L’exploitant détenteur d’une carte d’exploitant artisanal ne peut commercialiser les produits issus de
l’exploitation artisanale que par le truchement de la coopérative minière à laquelle il a adhéré.
ARTICLE 5 BIS : DES SONDAGES, OUVRAGES SOUTERRAINS, FOUILLES, LEVEES GEOPHYSIQUES,
TRAVAUX DE TERRASSEMENTS, TRAVAUX D’UTILITE PUBLIQUE
(Inséré par l’article 17 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi n° 007/2002
du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Toute personne titulaire de droits miniers ou de carrières, à l’extérieur du périmètre couvert par son
droit, qui entreprend des travaux de recherches, notamment sondages, ouvrages souterrains, fouilles,
quel qu'en soit l'objet, à l'exception des puits à usage domestique, dont la profondeur dépasse dix mètres,
est tenue de faire une déclaration préalable auprès de la Direction de géologie.
Sans préjudice des dispositions du présent Code, toute personne qui désire faire des levées géophysiques
ou toutes campagnes de prospection géochimique fait préalablement une déclaration auprès de la
Direction de géologie et est tenue de communiquer à cette dernière les résultats de ces levées et
campagnes qui sont couverts par la confidentialité en application de l’article 324 du présent Code.
Toute personne titulaire de droits miniers ou de carrières à l’extérieur du périmètre couvert par ces droits,
désireuse d’effectuer des travaux de terrassement, quel que soit le lieu ou l’objet, est tenue de solliciter
et d’obtenir auprès de la Direction de géologie une autorisation préalable de terrassement avant ces
travaux.
Les travaux d’utilité publique font l’objet d’une déclaration préalable à la Direction de géologie.
Les agents compétents de la Direction de géologie disposent du libre accès à tous sondages, ouvrages
souterrains, travaux de fouilles, travaux de terrassement et travaux d’utilité publique organisés par le
présent article et peuvent se faire remettre tous échantillons et se faire communiquer tous les documents
et renseignements d’ordre géologique, géotechnique, hydrologique, topographique, chimique ou minier
dans le respect des dispositions de l’article 324 du présent Code.
Les conditions et procédures afférentes aux déclarations visées à l’alinéa 1er , 2 et 4 du présent article
ainsi que celles de la demande de l’autorisation de terrassement visée à l’alinéa 3 du présent article sont
fixées par le Règlement minier.
ARTICLE 6 : DES ZONES INTERDITES
(Modifié et complété par l’article 1er de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la
Loi n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Le Gouvernement définit et met en œuvre la politique de l’emploi et de la formation des nationaux dans
le secteur des mines.
Le Règlement minier fixe les modalités de l’application du présent article.
CHAPITRE III : DE LA PROSPECTION
ARTICLE 17 : (ABROGE PAR L’ARTICLE 31 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER) .
ARTICLE 18 : (ABROGE PAR L’ARTICLE 31 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER).
ARTICLE 19 : (ABROGE PAR L’ARTICLE 31 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER) ;
ARTICLE 20 : (ABROGE PAR L’ARTICLE 31 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER) .
ARTICLE 21 : (ABROGE PAR L’ARTICLE 31 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER).
ARTICLE 22 : (ABROGE PAR L’ARTICLE 31 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER).
TITRE II : DES DISPOSITIONS COMMUNES
CHAPITRE PREMIER : DE L’ELIGIBILITE
ARTICLE 23 : DE L’ELIGIBILITE AUX DROITS MINIERS ET DE CARRIERES
(Modifié aux litteras a et b de son alinéa 1er par l’article 2 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant
et complétant la Loi n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Sans préjudice des dispositions de l’article 27 ci-dessous, sont éligibles aux droits miniers et de carrières
:
a. toute personne morale de droit congolais qui a son siège social et administratif sur le
territoire national et dont l’objet social porte exclusivement sur les activités minières;
b. toute personne morale de droit étranger dont l’objet social porte exclusivement sur les
activités minières et qui se conforme aux lois de la République ;
c. tout organisme à vocation scientifique.
Les personnes éligibles visées au littera b du présent article sont tenues d’élire domicile auprès d’un
mandataire en mines et carrières établi dans le Territoire National et d’agir par son intermédiaire.
Les personnes morales de droit étranger et les organismes à vocation scientifique cités aux littera b et c
du présent article ne sont éligibles qu’aux droits miniers et/ou de carrières de recherches.
ARTICLE 23 BIS : DE L’ACCES A L’EXERCICE DES DROITS MINIERS ET DE CARRIERES
(Inséré par l’article 18 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi n° 007/2002
du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Les personnes morales désireuses d’investir dans le secteur minier sont tenues de fournir les documents
ci-après :
L’accès à l’exploitation d’un gisement étudié, documenté ou travaillé appartenant à l’Etat, obtenu par
appel d’offres, est conditionné par le versement d’un pas de porte à ce dernier, représentant 1% de la
valeur en place dudit gisement. La valeur en place du gisement est définie comme étant le prix obtenu
pour ledit gisement dans le cadre de l’appel d’offres.
Lorsque le gisement a été étudié, documenté ou travaillé par une société commerciale appartenant à
l’Etat, le pas de porte revient à 100% à cette société.
ARTICLE 34 : DE LA PRIORITE D’INSTRUCTION (MODIFIE A SON ALINEA 1ER PAR L’ARTICLE 2 DE
LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET
2002 PORTANT CODE MINIER)
Sans préjudice de l’octroi des droits miniers et/ou de carrières suivant la procédure d’appel d’offres
prévue à l’article 33 du présent Code, et sauf si elles sont irrecevables, les demandes des droits miniers
et/ou de carrières pour un périmètre donné sont inscrites dans l’ordre chronologique de leur dépôt.
Tant qu’une demande est en instance, aucune autre demande concernant le même Périmètre, entièrement
ou partiellement, ne peut être instruite.
ARTICLE 35 : DE LA DEMANDE DES DROITS MINIERS OU DE CARRIERES
(Modifié et complété par l’article 2 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi
n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Toute demande des droits miniers ou de carrières est rédigée sur un formulaire à retirer auprès du
Cadastre minier pour le droit concerné et comprend des renseignements ci-après :
a) les statuts, l’inscription au Registre de Commerce et de Crédit Mobilier, et la preuve de
publication au Journal officiel ;
b) les renseignements sur l’identifiant fiscal ;
c) la qualité et le pouvoir de la personne habilitée à engager la personne morale et l’identité de
son mandataire si la demande est introduite par ce dernier ;
d) l’adresse du siège social de la personne morale, ainsi que tous les changements ultérieurs ;
e) le type de droit minier ou de carrières demandé ;
f) l’indication des substances minérales pour lesquelles le droit minier et/ou de carrières est
sollicité ;
g) l’emplacement géographique du périmètre sollicité ;
h) le nombre de carrés constituant la superficie du périmètre requis ;
i) l’identité des sociétés affiliées du requérant ;
j) la nature, le nombre et la superficie des périmètres de droit minier ou de carrières déjà
détenus par le requérant et ses sociétés affiliées ;
k) la preuve de la capacité financière du requérant.
Le dossier de demande comprend le formulaire de demande dûment rempli et signé, les pièces d’identité
du requérant et les autres documents requis selon le type de droit postulé. Le requérant dépose le dossier
de demande auprès du Cadastre Minier.
Le Règlement minier fixe le modèle du formulaire de demande de droit minier ou de carrières.
ARTICLE 36 : DE LA LANGUE DE LA DEMANDE
La demande d’institution, de renouvellement, de mutation ou d’amodiation des droits miniers et/ou de
carrières ou toute autre demande formulée dans l’exécution des dispositions du présent Code est rédigée
en langue française.
Tous autres documents produits ou pièces jointes à la demande sont rédigés en langue française ou
accompagnés d’une traduction en langue française dûment certifiée par un traducteur agréé auprès des
tribunaux.
ARTICLE 37 : DES FRAIS DE DEPOT DU DOSSIER
(Modifié à son alinéa 1er par l’article 2 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la
Loi n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Il est perçu, en contrepartie de la prestation, au titre des frais de dépôt, un montant à l’occasion du dépôt
de chaque demande d’institution, de renouvellement, d’extension, de mutation ou d’amodiation d’un
droit minier ou de carrières.
Toute demande de cette nature doit, sous peine d’irrecevabilité, être accompagnée de la preuve du
versement des frais de dépôt prévu à l’alinéa ci-dessus.
Ces frais ne sont pas remboursables quelle que soit la suite réservée à la demande.
ARTICLE 38 : DE LA RECEVABILITE DE LA DEMANDE
(Modifié à ses litteras a, b et d par l’article 2 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant
la Loi n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
La demande de droit minier ou de carrières n’est recevable que si elle remplit les conditions suivantes :
a) l’existence de tous les renseignements requis à l’article 35 du présent Code ;
b) la production de la preuve du paiement des frais de dépôt ainsi que celle du numéro fiscal,
d’identification nationale et du Registre de Commerce et de Crédit Mobilier pour les
personnes morales ;
c) la conformité de la forme et de la localisation du Périmètre aux dispositions des articles 28
et 29 du présent Code ;
d) - l’existence de l’entièreté du périmètre demandé à l’intérieur du périmètre faisant l’objet
du Permis de recherches ou de l’Autorisation de recherches des produits de carrières, s’il
s’agit d’une demande des droits miniers ou celle d’exploitation de carrière permanente ;
- la production de la preuve d’immatriculation du requérant au Registre du Commerce et
de Crédit Mobilier s’il est légalement assujetti à cette obligation.
Le Cadastre Minier se prononce sur la recevabilité de la demande au moment du dépôt du dossier.
Si la demande est déclarée recevable, le Cadastre Minier délivre au requérant un récépissé indiquant les
jour, heure et minute du dépôt, qui fait foi, et inscrit la demande dans le registre correspondant, avec
mention des jour, heure et minute du dépôt.
ARTICLE 39 : DE L’INSTRUCTION DE LA DEMANDE
Conformément aux dispositions de l’article 34 du présent Code, l’instruction de la demande commence
par l’instruction cadastrale suivie de l’instruction technique et de l’instruction environnementale.
ARTICLE 40 : DE L’INSTRUCTION CADASTRALE
(Modifié à ses alinéas 1er, 3 et 4 par l’article 2 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et
complétant la Loi n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Le Cadastre minier central ou provincial procède à l’instruction cadastrale dans un délai de vingt jours
ouvrables au maximum à compter du dépôt de la demande.
Aux fins d’instruction, le Cadastre Minier vérifie si :
a) le requérant est éligible pour le type de droit minier ou de carrières demandé;
b) les limites du nombre de droit minier ou de carrières, de la forme et de la superficie du
Périmètre demandé ont été respectées ;
c) le Périmètre demandé empiète sur un Périmètre faisant l’objet d’un droit minier ou de
carrière ou d’une demande en instance d’instruction, saut empiétements autorisé à l’article
30 du présent Code.
Lors de l’instruction cadastrale des demandes des droits miniers et/ou de carrières, les règles suivantes
s’appliquent en cas d’empiètements autres que ceux prévus à l’article 30 du présent Code :
a. lorsqu’une demande des droits miniers et/ou de carrières de recherches porte sur un
périmètre dont plus de 25% empiètent sur un autre périmètre minier ou de carrières en cours
de validité ou est introduite pendant qu’une autre demande est en instruction, cette demande
est rejetée.
b. lorsqu’une demande des droits miniers et/ou de carrières de recherches porte sur un
périmètre dont 25% au maximum empiètent sur un autre périmètre minier ou de carrières
en cours de validité ou est introduite pendant qu’une demande est en instruction, la situation
est corrigée de façon à éliminer les empiètements.
Dans tous le cas, les demandes suivantes ne peuvent être rejetées pour cause d’empiétement lors de
l’instruction cadastrale :
a. la demande de droits miniers ou de carrières d’exploitation du titulaire de droit minier ou
de carrières de recherches sur le même périmètre ;
b. la demande de transformation des droits miniers ou de carrières de recherches ou
d’exploitation en plusieurs droits miniers ou de carrières de recherches ou d’exploitation sur
le même périmètre ;
c. la demande du Permis d’exploitation des rejets du titulaire du droit minier couvrant le
périmètre sur lequel sont entreposés les rejets.
ARTICLE 41 : DE L’INSTRUCTION TECHNIQUE
Aux fins d’instruction technique, la Direction des Mines détermine si les conditions d’octroi du droit
minier ou de carrière sollicité sont satisfaites. Elle transmet son avis technique au Cadastre Minier dans
le délai d’instruction prescrit à chaque type de demande prévu dans le présent Code.
Dans un délai maximum de cinq jours ouvrables à dater de la réception de l’avis technique, le Cadastre
Minier procède à :
a) l’affichage du résultat de l’avis technique dans la salle de consultation de ses locaux. Une
copie dudit avis est communiquée au requérant ;
b) la transmission du dossier de demande, avec l’avis cadastral et l’avis technique, à
l’autorité compétente pour décision.
ARTICLE 42 : DE L’INSTRUCTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
(Modifié et complété par l’article 2 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi
n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Conformément aux dispositions des articles 16 et 185 du présent Code et des dispositions concernant
chaque type des droits miniers et/ou de carrières, l’Agence Congolaise de l’Environnement, le Fonds
national de promotion et de service social, en collaboration avec la Direction chargée de la protection
de l’environnement minier et, le cas échéant, tout autre organisme de l’Etat concerné, instruisent l’EIES
et le PGES relatifs à la demande de droit minier d’exploitation ou de l’autorisation d’exploitation de
carrière permanente, le PAR relatif à une demande d’autorisation d’exploitation de carrière temporaire,
le dossier de la demande de transfert du droit minier ou de l’autorisation d’exploitation de carrières
permanente, ainsi que le plan pour la contribution du projet au développement des communautés
environnantes.
Une synthèse de l’EIES, du PGES ou du PAR, le cas échéant, est publiée au site web du ministère en
charge des Mines dans les quinze jours après réception. Le demandeur du droit minier et/ou de carrières
concerné est tenu de publier cette synthèse sur son propre site web, au cas où il en a un. L’Agence
Congolaise de l’Environnement transmet, à la conclusion de l’instruction environnementale réalisée,
son certificat environnemental, le cas échéant, au Cadastre minier dans le délai prescrit pour chaque type
des droits miniers et/ou de carrières. Une copie du certificat environnemental est communiquée au
requérant.
Dans un délai maximum de cinq jours ouvrables à compter de la réception du certificat environnemental,
le Cadastre minier procède à :
a. l’affichage du certificat environnemental de l’Agence Congolaise de
l’Environnement dans la salle déterminée par le Règlement minier. Une copie du
certificat environnemental est communiquée au requérant ;
b. la transmission du dossier de demande, avec l’avis cadastral, l’avis technique et le
certificat environnemental, le cas échéant, à l’autorité compétente pour décision.
L’Agence Congolaise de l’Environnement, en collaboration avec la Direction chargée de la protection
de l’environnement minier instruit également le PAR soumis par le titulaire des droits miniers et/ou des
carrières de recherches et transmet, à la conclusion, son certificat environnemental au Cadastre minier
dans le délai prescrit dans le Règlement minier.
Toute personne qui, pour les besoins d’une activité minière, est contrainte de déboiser une portion de
forêt, est tenue au préalable d’obtenir à cet effet un permis de déboisement auprès de l’administration
compétente.
ARTICLE 43 : DE LA DECISION D’OCTROI
(Modifié et complété par l’article 2 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi
n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
A la réception du dossier de demande avec avis cadastral et, le cas échéant, technique, environnemental
et social favorables, l’autorité compétente prend et transmet sa décision d’octroi au Cadastre minier dans
le délai de décision prescrit pour chaque type de demande de droit minier ou de carrières.
Dans ce cas, le Cadastre Minier procède à l’inscription du droit accordé, à la notification de la décision
d’octroi au requérant et à son affichage dans la salle déterminée par le Règlement Minier.
Au cas où l’autorité compétente ne transmet pas sa décision conformément à l’alinéa 1er ci-dessus, la
décision d’octroi du droit minier ou de carrières est réputée accordée.
Le requérant demande au Cadastre minier, dans les soixante jours de l’expiration du délai imparti à
l’autorité compétente, de procéder à l’inscription de son droit et à la délivrance du titre y afférent. Passé
ce délai, le droit est d’office renoncé.
Le Règlement minier détermine les modalités de cette renonciation d’office.
ARTICLE 44 : DE LA DECISION DE REFUS D’OCTROI
A la réception du dossier de la demande avec avis cadastral, et le cas échéant, technique et
environnemental défavorables, l’autorité prend et transmet sa décision de refus motivée au Cadastre
Minier dans le délai prescrit pour chaque type de demande de droit minier ou de carrières.
Dans ce cas, le Cadastre Minier procède à l’inscription de la décision de refus d’octroi des droits
sollicités, à la notification de la décision au requérant et son affichage dans la salle déterminée par le
Règlement Minier.
Au cas où l’autorité compétente ne transmet pas sa décision conformément à l’alinéa 1er du présent
article, le Cadastre Minier radie, sans délai, l’inscription du Périmètre sur la carte cadastrale. L’acte de
radiation est notifié au requérant.
ARTICLE 45 : DU DELAI DE DECISION D’OCTROI OU DE REFUS
(Modifié à son alinéa 1er par l’article 2 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant
la Loi n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Le délai d’octroi ou de refus d’octroi de droit minier ou de carrières imparti à l’autorité compétente par
les dispositions du présent Code commence à courir au jour de la réception du dossier transmis par le
Cadastre minier avec les avis cadastral et, le cas échéant, technique, environnemental et social requis.
La transmission du dossier à l’autorité compétente par le Cadastre minier se fait par courrier avec accusé
de réception.
La transmission du dossier à l’autorité compétente par le Cadastre Minier se fait par tout moyen de
communication tel que le courrier électronique, la télécopie, le courrier recommandé à la poste ou par
courrier au porteur avec accusé de réception. Dans tous les cas, le dossier transmis est censé être reçu
au plus tard un jour ouvrable en cas de transmission par courrier électronique ou télécopie et huit jours
ouvrables pour les autres moyens de communication.
Toutefois, il est censé être transmis avec accusé de réception le même jour en cas du courrier au porteur.
Le Cadastre Minier réserve une copie de la lettre de transmission du dossier au requérant.
L’autorité compétente saisie du dossier par le Cadastre Minier prend à son tour, dans les 30 jours
ouvrables qui suivent la réception dudit dossier, la décision d’octroi ou de refus du droit sollicité et la
notifie au requérant.
ARTICLE 46 : DE L’INSCRIPTION PAR VOIE JUDICIAIRE
(Modifié à ses alinéas 2 et 3 par l’article 2 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant
la Loi n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Si le Cadastre Minier ne procède pas à l’inscription du droit minier ou de carrières conformément à
l’alinéa 4 de l’article 43 du présent Code dans les cinq jours ouvrables à compter de la demande
d’inscription, le requérant peut, par requête adressée au Président du Tribunal de Grande Instance
territorialement compétent, avec copie et les éléments du dossier à l’Officier du Ministère Public près
cette juridiction, obtenir un jugement valant titre minier ou de carrières selon le cas. Dans les quarante-
huit heures de la réception de la requête, le Président du Tribunal de Grande Instance territorialement
compétent fixe l’affaire à la première audience utile de sa juridiction. Le Tribunal notifie, par voie
d’huissier, le jour et l’heure de l’audience au requérant, au Cadastre minier et à l’Officier du Ministère
public.
Conformément aux dispositions de l’article 68 alinéa 2 et en dérogation de celles de l’article 69 alinéa
1er de la loi organique n°013/011-B du 11 avril 2013 portant organisation, fonctionnement et
compétence des juridictions de l’ordre judiciaire, le Ministère public émet son avis verbalement sur les
bancs lequel est acté au plumitif de l’audience.
Sans qu’il y ait lieu à remise, l’affaire est appelée, instruite, plaidée et prise en délibéré à l’audience
déterminée dans l’exploit de notification de date d’audience.
Sous peine d’irrecevabilité, la requête dont question à l’alinéa précédent doit :
a) être introduite dans un délai des huit jours ouvrables à compter de l’expiration du délai de
cinq jours prévu à l’alinéa premier du présent article ;
b) contenir en original ou en copie certifiée conforme, outre les éléments de la demande prévus
à l’article 35 du présent Code, le récépissé de sa demande, la preuve du paiement de frais
de dépôt de sa demande et les copies des avis cadastral, technique et le cas échéant,
environnemental requis.
La décision du Tribunal intervient dans les 72 heures à compter de la prise en délibéré de l’affaire et
doit :
a) constater l’absence de la décision d’octroi de l’autorité compétente dans le délai de décision
qui lui est imparti ;
b) déterminer le Périmètre sur lequel porte le droit minier ou de carrières postulé, sa
localisation géographique ainsi que le nombre de carrés entiers constituant sa superficie ;
c) enjoindre le Cadastre Minier d’inscrire le dispositif du jugement dans ses registres et de
délivrer le titre minier ou de carrières correspondant et de porter le Périmètre minier ou de
carrière sur la Carte de retombes minières.
En tout état de cause, le jugement obtenu vaut titre minier ou de carrières.
ARTICLE 47 : DE LA DELIVRANCE DU TITRE
(Modifié et complété par l’article 2 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi
n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
En cas de décision d’octroi ou en cas de décision d’inscription par voie judiciaire prévue à l’article 46
du présent Code, le Cadastre minier délivre au requérant les titres miniers et/ou de carrières constatant
les droits miniers ou des carrières octroyés, moyennant paiement des droits superficiaires annuels par
carrés y afférents.
Aux fins de la délivrance du titre, le Cadastre minier s’assure de l’authenticité des preuves de paiement
des droits superficiaires annuels par carré et inscrit le titre minier ou de carrières dans le registre
correspondant.
Sans préjudice des dispositions de l’article 198 du présent Code, les droits superficiaires annuels par
carré sont payés, pour la première année, au plus tard trente jours ouvrables à compter de la notification
de l’octroi du droit sollicité et des notes de débit afférentes aux droits superficiaires annuels par carré.
Passé ce délai, le droit accordé devient d’office caduc. »
ARTICLE 48 : DE LA FIN DE L’INSTRUCTION DE LA DEMANDE
L’instruction de la demande des droits miniers et/ou de carrières prend fin au jour de la notification de
la décision d’octroi au requérant ou de la décision du juge prévue à l’article 46 du présent Code au
Cadastre Minier.
En cas de décision de refus et sous réserve des dispositions des articles 313 et 314 du présent Code,
l’instruction de la demande des droits miniers et/ou de carrières prend fin au jour de la notification de la
décision au requérant.
Après la délivrance du titre, les droits miniers et/ou de carrières accordés sont portés sur la carte des
retombes minières.
ARTICLE 48 BIS : DU DEBUT DE LA DUREE DE VALIDITE DES DROITS MINIERS ET/OU DE CARRIERES
(Inséré par l’article 18 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi n° 007/2002
du 11 juillet 2002 portant Code minier)
La durée de validité des droits miniers et/ou de carrières commence à courir à compter du jour de la
notification de la décision d’octroi au requérant, de la notification de l’inscription d’office ou de la
signification de la décision du juge prévue à l’article 46 du présent Code.
ARTICLE 48 TER : DE L’EXTINCTION DES DROITS MINIERS ET/OU DE CARRIERES
(Inséré par l’article 18 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi n° 007/2002
du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Les droits miniers et/ou de carrières s’éteignent par :
a. la caducité ;
b. l’annulation. ;
c. l’expiration;
d. la renonciation;
e. le retrait.
Les droits miniers et/ou de carrières deviennent caducs de plein droit en application de l’article 47 alinéa
2 du présent Code.
Ils peuvent faire l’objet d’annulation, avec effet rétroactif, par décision du juge administratif saisi en
annulation par un officier du ministère public ou un tiers lésé, dans les trois mois qui suivent la
publication de la décision d’octroi au Journal Officiel ou à défaut, dans les trois mois qui suivent la date
de la prise de connaissance de son existence, pour illégalité, en cas d’incompétence de l’autorité d’octroi,
de vice de forme ou en cas de détournement de pouvoir par l’autorité d’octroi.
Les droits miniers et/ou de carrières expirent lorsqu’ils arrivent à terme, conformément aux articles 61,
78, 94, 106, 144 et 163 du présent Code.
Ils s’éteignent par renonciation totale de leurs titulaires, conformément aux articles 60, 79, 96, 108, 145
alinéa 4 et 164 du présent Code. En cas de renonciation partielle, les droits miniers et/ou de carrières
s’éteignent sur la partie du périmètre qui fait l’objet de ladite renonciation, conformément aux mêmes
dispositions.
A l’issue de la déchéance du titulaire, le Permis de recherches, le Permis d’exploitation, le Permis
d’exploitation des rejets et le Permis d’exploitation de petite mine, les autorisations d’exploitation de
carrières permanente autres que celles des matériaux de construction d’usage courant sont retirés par le
ministre, et par le ministre provincial des mines pour les Autorisations d’exploitation de carrières
permanente, conformément à l’article 290 du présent Code.
Les droits miniers et/ou de carrières peuvent être retirés ou rapportés, sans effet rétroactif, par l’autorité
d’octroi en cas d’illégalité lors de l’octroi, dans les trois mois qui suivent la publication de la décision
d’octroi au Journal Officiel ou à défaut, dans les trois mois qui suivent la date de la prise de connaissance
de son existence, soit à la demande d’un tiers lésé, soit à l’initiative de l’autorité d’octroi.
Le Règlement minier détermine les modalités d’application de cet article.
ARTICLE 49 : DE LA PROROGATION DE LA VALIDITE DE DROITS MINIERS ET/OU DE CARRIERES
PENDANT L’INSTRUCTION
Dans le cas où une demande de transformation d’un droit minier ou de carrières de recherches en celui
d’exploitation ou celle de renouvellement d’un droit minier ou de carrières de recherches est en cours
d’instruction au moment de son expiration, la validité de ce droit est prorogée tant qu’il n’a pas été statué
sur ladite demande.
TITRE III : DES DROITS MINIERS
CHAPITRE PREMIER : DE LA RECHERCHE MINIERE
ARTICLE 50 : DE LA PORTEE DU PERMIS DE RECHERCHES
(Modifié et complété par l’article 3 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi
n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Le Permis de recherches porte sur les substances minérales classées en mines pour lesquelles il a été
accordé et sur les substances associées, si son titulaire en demande l’extension à ces dernières.
ARTICLE 50 BIS : DES DROITS CONFERES PAR LE PERMIS DE RECHERCHES
(Inséré par l’article 19 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi n° 007/2002
du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Le Permis de recherches confère à son titulaire le droit exclusif d’effectuer, à l’intérieur du Périmètre
sur lequel il est établi et pendant la durée de sa validité, les travaux de recherches des substances
minérales classées en mines pour lesquelles le permis est accordé et les substances associées, si le
titulaire demande l’extension du permis à ces substances.
Toutefois, le titulaire du Permis de recherches ne peut initier des travaux sur le terrain sans avoir obtenu
au préalable l’approbation de son PAR, conformément aux dispositions du présent Code.
Le titulaire d’un Permis de recherches est autorisé à prélever des échantillons des substances minérales
dans le Périmètre faisant l’objet de son Permis de recherches pour des analyses ou des essais industriels
dans le laboratoire ou dans l’usine de son choix.
Tout échantillon prélevé dans le cadre du Permis de recherches est propriété de l’Etat.
Sans préjudice de la législation douanière, si le titulaire désire envoyer les échantillons prélevés à
l’étranger pour analyse ou essais, il dépose préalablement une description desdits échantillons reprenant
notamment leurs nombre, volume et poids auprès de la Direction de géologie et obtient le visa de ce
service sur une copie de la description, qui vaut laissez-passer pour les échantillons prélevés.
Le Permis de recherches confère également à son titulaire le droit d’obtenir un Permis d’exploitation
pour tout ou partie des substances minérales qui font l’objet du Permis de recherches et les substances
associées à l’intérieur de la superficie couverte par le Permis de recherches s’il en découvre un gisement
économiquement exploitable.
ARTICLE 51 : DE LA NATURE DU PERMIS DE RECHERCHES
Le Permis de Recherches est un droit réel, immobilier, exclusif, cessible et transmissible conformément
aux dispositions du présent Code.
Ce droit est constaté par un titre minier dénommé « Certificat de Recherches ».
ARTICLE 52 : DE LA DUREE DU PERMIS DE RECHERCHES
(Modifié et complété par l’article 3 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi
n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
La durée du Permis de recherches est de cinq ans renouvelable une fois pour la même durée pour toutes
les substances minérales.
ARTICLE 53 : DES LIMITATIONS
La superficie du Périmètre faisant l’objet d’un Permis de Recherches ne peut pas dépasser un maximum
de 400 km2.
Une personne et ses sociétés affiliées ne peuvent détenir plus de cinquante Permis de Recherches.
Dans tous les cas, la superficie leur accordée ne peut dépasser 20.000 Km² sur l’ensemble du Territoire
National.
ARTICLE 54 : DE L’ETABLISSEMENT, DU DEPOT, DE LA RECEVABILITE ET DE LA DEMANDE DE
PERMIS DE RECHERCHES
Le requérant doit établir sa demande du Permis de Recherches et la déposer auprès du Cadastre Minier
pour son instruction conformément aux dispositions des articles 35 à 42 du présent Code.
Il est joint à la demande la preuve de la capacité financière minimum.
ARTICLE 55 : DE L’INSTRUCTION TECHNIQUE ET ENVIRONNEMENTALE DE LA DEMANDE DU PERMIS
DE RECHERCHES
La demande du Permis de Recherches ne peut faire l’objet des instructions technique et
environnementale.
ARTICLE 56 : DES CONDITIONS D’OCTROI DU PERMIS DE RECHERCHES
(Modifié et complété par l’article 3 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi
n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier) Pour obtenir un Permis de recherches, le requérant
:
- apporte la preuve de la capacité financière et de la compétence technique nécessaires pour
mener à bien les recherches afférentes au Permis sollicité ;
- remplit les exigences formulées aux articles 23 bis et 38 du présent Code.
ARTICLE 57 : DE L’OCTROI OU REFUS D’OCTROI DU PERMIS DE RECHERCHES
Sans préjudice des dispositions de l’article 46 du présent Code, le Permis de Recherches portant sur un
Périmètre défini est octroyé ou refusé par le Ministre au requérant qui a réuni les conditions d’octroi du
Permis dans un délai qui ne peut excéder trente jours ouvrables à compter de la date de la réception du
dossier transmis par le Cadastre Minier.
Tout refus d’octroi du Permis de Recherches est motivé et donne droit aux recours prévus par les
dispositions des articles 313 et 314 du présent Code.
ARTICLE 58 : DE LA PREUVE DE LA CAPACITE FINANCIERE MINIMUM
(Modifié et complété par l’article 3 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi
n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier) Conformément à l’article 56 du présent Code, la
capacité financière minimum est fonction du budget prévu pour l’exécution du programme de
recherches.
Dans tous les cas, la capacité financière minimum ne peut être inférieure à cinquante fois le montant
total des droits superficiaires annuels payables pour la dernière année de la première période de la
validité du Permis de Recherches sollicité.
Les fonds représentant cette capacité sont versés dans un compte ouvert auprès d’une banque congolaise
agréée et sont bloqués pendant toute la période de l’examen du dossier.
ARTICLE 59 : DE L’EXTENSION DU PERMIS A D’AUTRES SUBSTANCES
Avant de procéder à la recherche active des substances minérales autres que celles pour lesquelles son
Permis de Recherches a été établi, le titulaire doit obtenir l’extension de son permis à ces autres
substances. Une telle extension est de droit si :
a) le Permis de Recherches est en cours de validité ;
b) le titulaire décrit l’information qui lui fait croire à l’existence des substances minérales pour
lesquelles l’extension du permis est demandée.
Les modalités de la procédure d’extension sont déterminées par le Règlement Minier.
ARTICLE 60 : DE LA RENONCIATION AU PERMIS DE RECHERCHES
(Modifié à l’alinéa 2 par l’article 3 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi
n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Le titulaire d’un Permis de Recherches peut renoncer à tout moment en tout ou en partie au droit
couvrant son Périmètre.
La déclaration de renonciation partielle ou totale adressée au ministre, déposée au Cadastre minier,
précise les coordonnées du tout ou de la partie du périmètre renoncée et celle retenue. Elle prend effet
au jour du donner acte du ministre ou dans tous les cas, dans les trois mois à dater du dépôt de la
déclaration.
La partie du Périmètre faisant l’objet de renonciation doit être composée de carrés entiers.
La partie du Périmètre restant doit respecter la forme d’un Périmètre minier prévue à l’article 28 du
présent Code.
Le Périmètre couvert par le Permis de Recherches est libre en tout ou en partie selon le cas, de tout droit
à compter du donner acte du Ministre.
La renonciation totale ou partielle n’ouvre droit à aucun remboursement des droits et frais payés à l’Etat
pour l’octroi ou le maintien du permis. Elle ne dégage pas le titulaire de sa responsabilité relative à la
protection de l’environnement.
ARTICLE 61 : DE L’EXPIRATION DU PERMIS DE RECHERCHES
(Modifié aux alinéas 3 et 4 par l’article 3 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant
la Loi n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Le Permis de Recherches expire lorsqu’il arrive au dernier jour de sa dernière période de validité ou
lorsqu’il n’a pas été renouvelé à la fin des premières périodes de validité, ni transformé en Permis
d’Exploitation ou en Permis d’Exploitation de Petite Mine.
Dans ce cas, le Périmètre couvert par le Permis de Recherches est libre de tout droit à compter de la date
de l’expiration du Permis.
A l’expiration du Permis de recherches, le Cadastre minier notifie immédiatement au titulaire
l’expiration de son droit avec copie à l’Organisme spécialisé de recherches et à la Direction de géologie.
Toutefois, le titulaire n’est pas déchargé de ses responsabilités en matière de réhabilitation
environnementale après l’expiration de son droit.
ARTICLE 62 : DES CONDITIONS DU RENOUVELLEMENT DU PERMIS DE RECHERCHES
(Modifié et complété par l’article 3 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi
n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Le Permis de recherches est renouvelable à condition que le titulaire :
a. n’ait pas failli à ses obligations de maintien de la validité du permis prévues aux articles
196 à 199 du présent Code, en présentant :
- la preuve de la certification de commencement des travaux dûment délivrée par le
Cadastre minier ;
- la preuve de paiement des droits superficiaires annuels par carré et de l’impôt sur la
superficie des concessions minières et d’hydrocarbures.
b. dépose un rapport des travaux de recherches réalisés pendant la période antérieure de
validité de son titre et les résultats obtenus ;
c. dépose un calendrier d’exécution des travaux de recherche ;
d. prouve l’ouverture effective d’un Centre de recherches dûment constaté par les autorités
locales et la Division provinciale des mines ;
e. n’ait pas failli à ses obligations fiscales, parafiscales et douanières ;
f. détermine les phases restantes à réaliser pour arriver à l’étape finale de certification des
réserves et l’élaboration des études de faisabilité ;
g. présente le budget complémentaire en rapport avec le programme des travaux de recherches
correspondant aux phases restantes reprises ci- dessus. La demande de renouvellement du
Permis de recherches est adressée par le requérant au Cadastre minier au moins trois mois
et pas plus de six mois avant la date de l’expiration du Permis, et doit contenir les
renseignements ci-après :
a. les mentions prévues aux litteras b et c de l’article 35 du présent Code ;
b. le nombre de carrés à renouveler et leur localisation ;
c. l’identité des sociétés ;
d. la nature, le nombre et la superficie des périmètres des Permis de recherches
détenus par le titulaire et ses sociétés affiliées.
A l’occasion du renouvellement, le titulaire du Permis de recherches renonce d’office à au moins 50%
du périmètre couvert par son permis et doit élaborer et obtenir l’approbation du Plan d’atténuation et de
réhabilitation révisé pour l’activité proposée, avant de poursuivre les travaux de recherches minières.
Le Règlement minier détermine les modalités du dépôt, de la recevabilité ou de l’irrecevabilité, de
l’instruction, de la décision du renouvellement du Permis de recherches ainsi que son inscription et
affichage.
ARTICLE 63 : DE LA TRANSFORMATION PARTIELLE DU PERMIS DE RECHERCHES EN PERMIS
D’EXPLOITATION OU EN PERMIS D’EXPLOITATION DE PETITE MINE
Le titulaire d’un Permis de Recherches peut à tout moment demander la transformation partielle de
celui-ci en Permis d’Exploitation ou en Permis d’Exploitation de Petite Mine pour une partie de la
superficie couverte par son Permis de Recherches tout en maintenant ses droits exclusifs de recherches
sur le reste de la superficie, à condition de respecter les dispositions des articles 28 et 29, 69 à 76 et 103
à 105 du présent Code.
Le titulaire d’un Permis de Recherches peut également demander un Permis d’Exploitation ou un Permis
d’Exploitation de Petite Mine pour un Périmètre qui comprend les superficies de plusieurs Permis de
Recherches.
Si c’est nécessaire, le titulaire d’un Permis de Recherches peut solliciter la transformation de son Permis
de Recherches initial en multiples Permis de Recherches sur la partie du Périmètre non transformée en
Permis d’Exploitation ou en Permis d’Exploitation de Petite Mine afin de se conformer aux dispositions
du présent Code sur la forme du Périmètre de recherches. Le cas échéant, le titulaire doit respecter la
limite sur le nombre de Permis de Recherches qu’une seule personne peut détenir.
La durée des multiples permis est égale à la durée non échue du permis initial. La partie du Périmètre
non transformée reste soumise aux termes et conditions du Permis de Recherches en cours de validité.
CHAPITRE II : DE L’EXPLOITATION MINIERE
ARTICLE 64 : DE LA PORTEE DU PERMIS D’EXPLOITATION (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE
3 DE LA LOI N° 18/001 DU 9 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11
JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Le Permis d’exploitation autorise son titulaire d’exploiter, à l’intérieur du périmètre qu’il couvre, les
substances minérales pour lesquelles il est spécifiquement établi. Ces substances minérales sont celles
que le titulaire a identifiées et dont il a démontré l’existence d’un gisement économiquement exploitable.
Sans préjudice de l’article 33 du présent Code, la superficie du périmètre faisant l’objet du Permis
d’exploitation est celle du Permis de recherches dont il découle ou celle de la partie du périmètre d’un
ou plusieurs Permis de recherches transformée en Permis d’exploitation ou encore celle du périmètre du
Permis d’exploitation en cas de la transformation d’un Permis d’exploitation en plusieurs autres Permis
d’exploitation.
Le Permis d’exploitation peut s’étendre aux substances associées ou non-associées conformément aux
dispositions de l’article 77 du présent Code.
Le Règlement minier détermine les conditions de ladite transformation.
ARTICLE 64 BIS : DES DROITS CONFERES PAR LE PERMIS D’EXPLOITATION (INSERE PAR L’ARTICLE
19 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11
JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Le Permis d’exploitation confère à son titulaire le droit exclusif d’effectuer, à l’intérieur du Périmètre
sur lequel il est établi et pendant la durée de sa validité, les travaux de recherche, de développement, de
construction et d’exploitation visant les substances minérales pour lesquelles le permis est établi et les
substances associées ou non associées s’il en a demandé l’extension. Il permet en outre, sans limitation,
de :
a. entrer dans le périmètre d’exploitation pour procéder aux opérations minières ;
b. construire les installations et infrastructures nécessaires à l’exploitation minière ;
c. utiliser les ressources d’eau et du bois se trouvant à l’intérieur du périmètre minier pour les
besoins de l’exploitation minière, en se conformant aux normes définies dans l’EIES et le
PGES ;
d. disposer, transporter et commercialiser librement ses produits marchands provenant du
Périmètre d’exploitation ;
e. procéder aux opérations de concentration, de traitement métallurgique ou technique des
substances minérales extraites du gisement à l’intérieur du Périmètre d’exploitation ;
f. procéder aux travaux d’extension de la mine.
Le titulaire du Permis d’exploitation a l’obligation de traiter et de transformer sur le territoire congolais
les substances minérales par lui exploitées.
ARTICLE 65 : DE LA NATURE DU PERMIS D’EXPLOITATION
Le Permis d’Exploitation est un droit réel, immobilier, exclusif, cessible, transmissible et amodiable
conformément aux dispositions du présent Code.
Ce droit est constaté par un titre minier dénommé Certificat d’Exploitation.
ARTICLE 66 : (ABROGE PAR L’ARTICLE 31 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER).
ARTICLE 67 : DE LA DUREE DU PERMIS D’EXPLOITATION (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE
3 DE LA LOI N° 18/001 DU 9 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11
JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
La durée de validité du Permis d’exploitation ne peut excéder vingt-cinq ans.
Il est renouvelable sur demande de son titulaire pour des périodes n’excédant pas quinze ans chacune.
ARTICLE 68 : DES LIMITATIONS DU PERMIS D’EXPLOITATION
La superficie du Périmètre faisant l’objet du Permis d’Exploitation est celle du Permis de Recherches
dont il découle ou celle de la partie du Périmètre du Permis de Recherches transformée en Permis
d’Exploitation.
Une personne et ses sociétés affiliées ne peuvent détenir plus de cinquante Permis d’Exploitation.
ARTICLE 69 : DE L’ETABLISSEMENT DE LA DEMANDE DU PERMIS D’EXPLOITATION (MODIFIE A SON
LITTERA F PAR L’ARTICLE 3 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA
LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Le requérant établit sa demande de Permis d’Exploitation et la dépose auprès du Cadastre Minier
conformément aux articles 35 et 37 du présent Code.
Il est joint à la demande les documents ci-après :
a) une copie du Certificat de Recherches en cours de validité ;
b) le rapport sur le résultat de recherches en ce qui concerne la nature, la qualité, le volume et
la situation géographique de la ressource minérale identifiée ;
c) l’étude de faisabilité de l’exploitation du gisement ;
d) le plan d’encadrement technique des travaux de développement, de construction et
d’exploitation de la mine ;
e) l’EIES et le PGES pour le projet ;
f) le rapport sur les consultations avec les communautés locales et leurs représentants en
application notamment des dispositions de la loi portant principes fondamentaux relatifs à
la protection de l’environnement ;
g) le plan pour la contribution du projet au développement des communautés environnantes ;
h) le plan de financement avec identification des sources de financement visées ;
i) la preuve de paiement des frais de dépôt.
ARTICLE 70 : DE LA RECEVABILITE ET DE L’INSTRUCTION DE LA DEMANDE DU PERMIS
D’EXPLOITATION
La demande du Permis d’Exploitation est reçue et instruite aux conditions et procédures fixées par les
dispositions des articles 38 à 45 telles que complétées par celles des articles 74 à 76 du présent Code.
ARTICLE 71 : DES CONDITIONS DE L’OCTROI DU PERMIS D’EXPLOITATION (MODIFIE A SES
LITTERAS B, C, D, E, F, G ET H PAR L’ARTICLE 3 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT
ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
L’octroi du Permis d’Exploitation est subordonné aux conditions suivantes dans le chef du requérant :
a) démontrer l’existence d’un gisement économiquement exploitable en présentant une étude de
faisabilité, accompagnée d’un plan d’encadrement technique des travaux de développement,
de construction et d’exploitation de la mine ;
b) démontrer l’existence des ressources financières nécessaires pour mener à bien son projet
selon un plan de financement des travaux de développement, de construction et d’exploitation
de la mine ainsi que le plan de réhabilitation du site à sa fermeture. Ce plan précise chaque
type de financement, les sources de financement visées et les justifications de leur disponibilité
probable. Dans tous les cas, le capital social apporté par le requérant ne peut être inférieur à
40% desdites ressources ;
c) obtenir au préalable l’approbation de l’EIES et du PGES du projet ;
d) céder à l’Etat 10% des parts ou actions constitutives du capital social de la société requérante.
Ces parts sont libres de toutes charges et non diluables ;
e) créer, à chaque transformation, dans le cadre d’une mine distincte ou d’un projet minier
d’exploitation distinct, une société affiliée dans laquelle la société requérante détient au moins
51% des parts ou actions sociales;
f) déposer un acte d’engagement de se conformer au cahier des charges définissant la
responsabilité sociétale vis-à-vis des communautés locales affectées par les activités du projet
;
g) avoir respecté les obligations de maintien de la validité du permis prévues aux articles 196,
197, 198 et 199 du présent Code, en présentant :
- la preuve de la certification de commencement des travaux dûment délivrée par le
Cadastre minier ;
- la preuve de paiement des droits superficiaires annuels par carré et de l’impôt sur la
superficie des concessions minières ;
h) donner la preuve de la capacité de traiter et de transformer les substances minérales en
République Démocratique du Congo et déposer un acte d’engagement de traiter et de
transformer ces substances sur le territoire congolais.
ARTICLE 71 BIS : DE LA PARTICIPATION DES PERSONNES PHYSIQUES DE NATIONALITE CONGOLAISE
AU CAPITAL SOCIAL
(Inséré par l’article 19 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi n° 007/2002
du 11 juillet 2002 portant Code minier)
La participation des personnes physiques de nationalité congolaise est requise pour la constitution de
capital social des sociétés minières.
Les personnes visées à l’alinéa précédent détiennent au moins 10 % de capital social.
ARTICLE 72 : DE L’OCTROI DU PERMIS D’EXPLOITATION
Sans préjudice des dispositions de l’article 46 du présent Code, le Permis d’Exploitation est octroyé par
le Ministre au titulaire du Permis de Recherches qui a réuni les conditions d’octroi du Permis dans un
délai qui ne peut excéder trente jours ouvrables à compter de la date de la réception de la demande lui
transmise par le Cadastre Minier.
Tout refus d’octroi du Permis d’Exploitation est motivé et donne droit au recours prévu par les
dispositions des articles 317 à 320 du présent Code.
ARTICLE 73 : DES JUSTIFICATIONS DU REFUS DE L’OCTROI DU PERMIS D’EXPLOITATION LE
PERMIS D’EXPLOITATION NE PEUT ETRE REFUSE QUE SI :
a) l’étude de faisabilité est rejetée ;
b) la capacité financière du requérant est insuffisante ;
c) l’EIES a été rejetée de façon définitive conformément aux dispositions ci-dessous.
L’étude de faisabilité ne peut être rejetée que pour les motifs suivants :
a) sa non-conformité à la directive du Ministère des Mines précisant son contenu
conformément à la pratique internationale généralement reconnue;
b) la présence d’une erreur manifeste ;
c) sa non-conformité à l’EIES.
La preuve de la capacité financière du requérant ne peut être rejetée que pour l’un des motifs suivants :
a) la non-conformité du plan de financement avec l’étude de faisabilité ;
b) l’insuffisance manifeste des justifications de la disponibilité probable du financement qui
est obtenu auprès des sources identifiées par le requérant.
La preuve de la capacité financière ne peut pas être rejetée si le requérant a produit, en cas de
financement externe, des attestations des sources de financement identifiées prouvant la faisabilité du
financement dans les paramètres envisagés par le requérant, et en cas de financement interne, les états
financiers de la personne ou de la société certifiés par un Expert Comptable ou un Comptable agréé par
les tribunaux démontrant sa capacité d’autofinancement.
ARTICLE 74 : DU DELAI DE L’INSTRUCTION TECHNIQUE DE LA DEMANDE DU PERMIS
D’EXPLOITATION
L’instruction technique de la demande du Permis d’Exploitation déclarée recevable est réalisée dans un
délai qui ne peut excéder soixante jours ouvrables à compter de la date de réception du dossier de
demande transmis par le Cadastre Minier à la Direction des Mines.
ARTICLE 75 : DU DELAI DE L’INSTRUCTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE DE LA DEMANDE DU
PERMIS D’EXPLOITATION (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE 3 DE LA LOI N° 18/001 DU 09
MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE
MINIER)
L’instruction environnementale et sociale de l’EIES et du PGES afférente à une demande de Permis
d’exploitation déclarée recevable est réalisée dans les six mois à compter de la date de transmission du
dossier de demande par le Cadastre minier à l’Agence Congolaise de l’Environnement et le Fonds
national de promotion et de service social, en collaboration avec la Direction chargée de la protection
de l’environnement minier, conformément à la réglementation en matière de protection de
l’environnement.
Dans le cas où le titulaire du Permis d’exploitation ne sollicite pas une telle extension, la Direction des
mines le met en demeure de la solliciter dans un délai de soixante jours.
Le titulaire qui ne sollicite pas l’octroi d’un nouveau titre, alors qu’il exploite lesdites substances dans
le contexte d’une mine distincte, se fait appliquer les dispositions de l’article 299 du présent Code.
Le Règlement minier détermine les modalités de cette exploitation.
ARTICLE 77 TER : DE L’EXTENSION DES TRAVAUX D’EXPLOITATION
(Inséré par l’article 19 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi n° 007/2002
du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Le titulaire d’un Permis d’exploitation qui désire procéder à l’extension de ses travaux est tenu de
solliciter l’autorisation du ministre.
A cet effet, il présente une étude de faisabilité additionnelle intégrant les opérations requises pour ladite
extension.
Le dépôt, la recevabilité et l’instruction de la demande d’extension sont soumis aux conditions prévues
aux articles 37, 38, 39, 40, 41 et 42 du présent Code.
ARTICLE 78 : DE L’EXPIRATION DU PERMIS D’EXPLOITATION
Le Permis d’Exploitation expire à la fin d’une période de validité non suivie de renouvellement
conformément aux dispositions du présent Code ou lorsque le gisement est épuisé.
A l’expiration du Permis d’Exploitation, le Cadastre Minier notifie immédiatement au titulaire
l’expiration de son titre en réservant copie à la Direction des Mines.
Dans ce cas, le Périmètre couvert par le Permis d’Exploitation est libre de tout droit à compter de la date
de l’expiration du permis.
ARTICLE 79 : DE LA RENONCIATION AU PERMIS D’EXPLOITATION
Le titulaire d’un Permis d’Exploitation peut, par déclaration adressée au Ministre, renoncer à tout
moment en tout ou en partie au droit couvrant son Périmètre.
La déclaration de renonciation partielle précise les coordonnées de la partie du Périmètre renoncée et
celles de la partie retenue. Elle prend effet au jour du donner acte du Ministre ou dans tous les cas, dans
les trois mois à compter du dépôt de la déclaration.
La partie du Périmètre faisant objet de renonciation doit être composée de carrés entiers.
La partie du Périmètre restant doit respecter la forme d’un Périmètre minier prévue à l’article 28 du
présent Code.
Le Périmètre couvert par le Permis d’Exploitation est libre, en tout ou en partie selon le cas, de tout droit
à compter du donner acte du Ministre.
La renonciation totale ou partielle ne donne droit à aucun remboursement des droits et frais payés à
l’Etat pour l’octroi ou le maintien du permis. Elle ne dégage pas le titulaire de sa responsabilité relative
à la protection de l’environnement et de ses engagements envers la communauté locale.
ARTICLE 80 : DES CONDITIONS DU RENOUVELLEMENT DU PERMIS D’EXPLOITATION (MODIFIE ET
COMPLETE PAR L’ARTICLE 3 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT
LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Le Permis d’exploitation est renouvelable à condition que le titulaire :
a. n’ait pas failli à ses obligations de maintien de la validité du permis prévues aux articles
196 à 199 du présent Code.
b. présente une nouvelle étude de faisabilité qui démontre l’existence de réserves exploitables;
c. démontre l’existence des ressources financières nécessaires pour continuer à mener à bien
son projet selon le plan de financement et de travaux d’exploitation de la mine ainsi que le
plan de réhabilitation du site à sa fermeture. Ce plan précise chaque type de financement
visé et les justifications de leur disponibilité probable ;
d. obtienne l’approbation de la mise à jour de l’EIES et du PGES ;
e. souscrive un engagement de continuer activement son exploitation ;
f. démontre l’entrée en phase de rentabilité du projet ;
g. démontre la mise en valeur régulière et ininterrompue du gisement ;
h. cède à l’Etat à chaque renouvellement 5% des parts ou actions du capital social de la société
en sus de celles cédées précédemment ;
i. n’ait pas failli à ses obligations fiscales, parafiscales et douanières ;
j. dépose un acte d’engagement de se conformer au cahier des charges définissant la
responsabilité sociétale vis-à-vis des communautés locales affectées par les activités du
projet.
La demande de renouvellement du Permis d’exploitation est adressée par le titulaire du Permis
d’exploitation au Cadastre minier au moins un an et pas plus que cinq ans avant la date d’expiration du
Permis d’exploitation. Cette demande comprend les renseignements ci-après :
a. les mentions prévues aux litteras a, b et c de l’article 35 du présent Code ;
b. l’identité des sociétés affiliées ;
c. la nature, le nombre et la superficie du périmètre détenu par le titulaire et ses sociétés
affiliées.
Le Règlement minier fixe les modalités de l’établissement, du dépôt, de la recevabilité ou de
l’irrecevabilité, de l’instruction cadastrale, technique, environnementale et sociale de la demande de
renouvellement du Permis d’exploitation ainsi que de la décision de renouvellement, de son inscription,
notification et affichage.
ARTICLE 80 BIS : DE LA TRANSFORMATION DU PERMIS D’EXPLOITATION EN PLUSIEURS PERMIS
D’EXPLOITATION
(Inséré par l’article 19 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi n° 007/2002
du 11 juillet 2002 portant Code minier)
En cas de nécessité et si les conditions techniques le permettent, le titulaire d’un Permis d’exploitation
peut solliciter la transformation de son Permis d’exploitation initial en multiples Permis d’exploitation
sur tout ou partie du Périmètre de son Permis en se conformant aux dispositions des articles 28, 29 et 68
à 76 du présent Code.
La durée des multiples Permis d’exploitation issus de la transformation du Permis d’exploitation initial
est égale à la durée non échue du Permis d’exploitation initial.
Le Règlement minier détermine les modalités de transformation du Permis d’exploitation en plusieurs
Permis d’exploitation.
ARTICLE 81 : DU DROIT D’EFFECTUER LE TRAITEMENT OU LA TRANSFORMATION DES SUBSTANCES
MINERALES
Sous réserve des dispositions prévues à l’article 10, littera j, le traitement ou la transformation des
substances minérales peut être réalisée soit par le titulaire d’un Permis d’Exploitation, soit par une Entité
de traitement ou une Entité de transformation.
ARTICLE 82 : DE L’AUTORISATION DE TRAITEMENT OU DE TRANSFORMATION
Toute personne qui se propose de se livrer uniquement à la transformation des substances minérales doit
requérir et obtenir une autorisation de traitement ou de transformation qui relève d’une législation
particulière.
ARTICLE 83 : (ABROGE PAR L’ARTICLE 31 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER).
ARTICLE 84 : (ABROGE PAR L’ARTICLE 31 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER).
85 : DE LA COMMERCIALISATION DES PRODUITS D’EXPLOITATION MINIERE (MODIFIE ET
COMPLETE PAR L’ARTICLE 3 DE LA LOI N° 18/001 DU 9 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA
LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
La commercialisation des produits miniers qui proviennent des Périmètres d’exploitation est libre. Le
titulaire d’un Permis d’exploitation peut vendre ses produits aux clients de son choix à des prix librement
négociés.
CHAPITRE III : DE L’EXPLOITATION DES REJETS DES MINES
ARTICLE 86 : DE L’ACCES A L’EXPLOITATION DES REJETS DES MINES
Le Permis d’Exploitation emporte le droit d’exploiter les gisements artificiels situés dans le Périmètre
minier couvert par le permis, à moins que ce Permis d’Exploitation n’exclue expressément l’exploitation
des gisements artificiels.
Le titulaire d’un Permis d’Exploitation peut céder le droit d’exploiter des gisements artificiels situés
dans son Périmètre minier au tiers tout en gardant ses droits sur le sous-sol. Dans ce cas, il sollicite la
transformation partielle de son Permis d’Exploitation en Permis d’Exploitation des Rejets des Mines
ainsi que le transfert de ce permis au cessionnaire.
Le Ministre peut également octroyer un Permis d’Exploitation des Rejets sur un gisement artificiel qui
ne fait pas l’objet d’un Permis d’Exploitation.
ARTICLE 87 : DES PERIMETRES D’EXPLOITATION DES REJETS DES MINES
La superficie constituant le Périmètre sur lequel porte le Permis d’Exploitation des Rejets doit se
conformer aux dispositions de l’article 28 du présent Code.
La situation géographique du Périmètre minier faisant l’objet du Permis d’Exploitation des Rejets est
identifiée conformément aux dispositions de l’article 29 du présent Code.
ARTICLE 88 : DE LA PORTEE DU PERMIS D’EXPLOITATION DES REJETS (MODIFIE ET COMPLETE
PAR L’ARTICLE 3 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N°
007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Le Permis d’exploitation des rejets porte sur les substances minérales pour lesquelles il est
spécifiquement établi. Le Permis d’exploitation des rejets peut s’étendre à d’autres substances minérales
conformément aux dispositions de l’article 77 du présent Code.
ARTICLE 88 BIS : DES DROITS CONFERES PAR LE PERMIS D’EXPLOITATION DES REJETS
(Inséré par l’article 19 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi n° 007/2002
du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Le Permis d’exploitation des rejets confère à son titulaire les mêmes droits que ceux conférés au titulaire
du Permis d’exploitation par l’article 64 bis du présent Code.
Toutefois, les droits conférés au titulaire du Permis d’exploitation des rejets se limitent à la surface qu’il
couvre et ne s’étendent pas en profondeur.
Le Règlement minier détermine les modalités d’application de l’alinéa précédent.
ARTICLE 89 : DE LA NATURE DU PERMIS D’EXPLOITATION DES REJETS
Le Permis d’Exploitation des Rejets est un droit réel, immobilier, exclusif, cessible, transmissible et
amodiable conformément aux dispositions du présent Code.
Ce droit est constaté par un titre minier dénommé Certificat d’Exploitation des Rejets.
ARTICLE 90 : DE LA DUREE DU PERMIS D’EXPLOITATION DES REJETS
La durée du Permis d’Exploitation des Rejets est de cinq ans renouvelable plusieurs fois pour la même
durée.
ARTICLE 91 : DE L’ETABLISSEMENT, DU DEPOT, DE LA RECEVABILITE ET DE L’INSTRUCTION DE LA
DEMANDE DU PERMIS D’EXPLOITATION DES REJETS (MODIFIE A SON ALINEA 2 PAR L’ARTICLE 3
DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11
JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Le requérant d’un Permis d’Exploitation des Rejets établit la demande de son Permis et la dépose auprès
du Cadastre Minier pour son instruction conformément aux dispositions des articles 38 à 42 et 45 telles
que complétées par celles des articles 74 à 76 du présent Code.
Sans préjudice des dispositions de l’alinéa précédent, le requérant cessionnaire partiel d’un Permis
d’exploitation présente l’acte de cession partielle au Cadastre minier pour enregistrement auquel est
jointe sa demande de Permis d’exploitation des rejets.
ARTICLE 92 : DES CONDITIONS D’OCTROI ET L’OCTROI DU PERMIS D’EXPLOITATION DES REJETS
Les conditions d’octroi des Permis d’Exploitation des Rejets et l’octroi de celui-ci sont régies par les
dispositions des articles 71 et 72 du présent Code.
ARTICLE 93 : DU REFUS D’OCTROI DU PERMIS D’EXPLOITATION DES REJETS
Les conditions de refus d’octroi du Permis d’Exploitation des Rejets sont déterminées par les
dispositions de l’article 73 du présent Code.
ARTICLE 94 : DE L’EXPIRATION DU PERMIS D’EXPLOITATION DES REJETS
Le Permis d’Exploitation des Rejets expire dans les mêmes conditions que celles du Permis
d’Exploitation prévues à l’article 78 du présent Code.
ARTICLE 95 : DU RENOUVELLEMENT DU PERMIS D’EXPLOITATION DES REJETS (MODIFIE ET
COMPLETE PAR L’ARTICLE 3 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT
LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Les dispositions de l’article 80 du présent Code s’appliquent au dépôt, à l’instruction de la demande
ainsi qu’à l’octroi ou au refus du renouvellement du Permis d’exploitation des rejets.
Article 96 : De la renonciation au Permis d’Exploitation des Rejets
Le titulaire d’un Permis d’Exploitation des Rejets peut renoncer à tout moment, en tout ou en partie, au
Périmètre faisant l’objet de son permis conformément aux dispositions de l’article 79 du présent Code.
CHAPITRE V : DE L’EXPLOITATION MINIERE A PETITE ECHELLE
ARTICLE 97 : DE L’ACCES A L’EXPLOITATION MINIERE A PETITE ECHELLE (MODIFIE ET COMPLETE
PAR L’ARTICLE 3 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N°
007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Sans préjudice des dispositions de l’article 23 littera a du présent Code, les personnes morales qui se
proposent d’exploiter à petite échelle une mine peuvent solliciter et obtenir un permis d’exploitation de
petite mine.
ARTICLE 98 : DES GISEMENTS D’EXPLOITATION MINIERE A PETITE ECHELLE
Lorsque les conditions techniques caractérisant certains gisements des substances minérales ne
permettent pas d’en faire une exploitation à grande échelle économiquement rentable, mais permettent
une exploitation minière de petite taille avec un minimum d’installations fixes utilisant des procédés
semi-industriels ou industriels, ceux-ci sont considérés comme gisements d’exploitation minière à petite
échelle.
Ces gisements d’exploitation minière à petite échelle peuvent résulter des travaux de recherches
entrepris par le titulaire d’un Permis de Recherches ou par des travaux réalisés par l’Etat conformément
à l’article 8 alinéa 2 du présent Code.
Les gisements d’exploitation minière à petite échelle résultant des travaux de recherches entrepris par
l’Etat sont soumis à l’appel d’offres conformément à l’article 33 du présent Code.
Le Périmètre dans lequel se trouve le gisement d’exploitation minière à petite échelle est celui du Permis
de Recherches dont il découle ou celui de la partie du Périmètre du Permis de Recherches transformée
en Permis d’Exploitation de petite mine.
Si le gisement d’exploitation minière à petite échelle résulte des travaux de recherche entrepris par l’Etat,
le Périmètre couvert par le Permis d’Exploitation de petite mine est celui déterminé par l’Etat. Il doit
être de nature à permettre l’exploitation minière.
La forme et la localisation des Périmètres contenant le gisement d’exploitation minière à petite échelle
sur lequel porte le Permis d’Exploitation de petite mine sont régies par les dispositions des articles 28
et 29 du présent Code.
Le Règlement Minier fixe les paramètres qui caractérisent l’exploitation minière à petite échelle,
notamment le volume des réserves, le niveau d’investissement, la capacité de production, le nombre
d’employés, la plus value annuelle et le degré de mécanisation.
ARTICLE 99 : DE LA PORTEE DU PERMIS D’EXPLOITATION DE PETITE MINE (MODIFIE ET
COMPLETE PAR L’ARTICLE 3 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT
LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Les dispositions de l’article 64 du présent Code s’appliquent au Permis d’exploitation de petite mine.
ARTICLE 99 BIS : DES DROITS CONFERES PAR LE PERMIS D’EXPLOITATION DE PETITE MINE
(Inséré par l’article 19 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi n° 007/2002
du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Le Permis d’exploitation de petite mine confère à son titulaire les mêmes droits qu’au titulaire d’un
Permis d’exploitation prévu à l’article 64 bis du présent Code.
Le titulaire d’un Permis d’exploitation de petite mine peut transformer ce dernier en Permis
d’exploitation si les conditions techniques de l’exploitation le justifient. De même, le titulaire d’un
Permis d’exploitation peut transformer ce dernier en Permis d’exploitation de petite mine.
Le Règlement minier fixe les conditions dont question aux alinéas 2 et 3 du présent article.
ARTICLE 100 : DE LA NATURE DU PERMIS D’EXPLOITATION DE PETITE MINE
Le Permis d’Exploitation de Petite Mine est un droit réel, immobilier, exclusif, cessible, amodiable et
transmissible conformément aux dispositions du présent Code.
Ce droit est constaté par un titre minier dénommé Certificat d’Exploitation de Petite Mine.
ARTICLE 101 : DE LA DUREE DU PERMIS D’EXPLOITATION DE PETITE MINE (MODIFIE ET
COMPLETE PAR L’ARTICLE 3 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT
LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
La durée de validité du Permis d’exploitation de petite mine est de cinq ans renouvelable une fois pour
la même durée.
Toutefois, à la demande du titulaire et après avis favorable de la Direction des mines, le ministre peut
proroger la durée d’un Permis d’exploitation de petite mine au-delà de dix ans, suivant le cas et pour les
substances dont l’exploitation dépasse dix ans.
ARTICLE 102 : (ABROGE PAR L’ARTICLE 31 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER).
ARTICLE 103 : DE L’ETABLISSEMENT, DU DEPOT, DE LA RECEVABILITE ET DE L’INSTRUCTION DE
LA DEMANDE DU PERMIS D’EXPLOITATION DE PETITE MINE
L’établissement, le dépôt, la recevabilité et l’instruction de la demande du Permis d’Exploitation de
Petite Mine sont régis par les dispositions des articles 69, 70, 74 à 76 du présent Code.
ARTICLE 104 : DES CONDITIONS DE L’OCTROI DU PERMIS D’EXPLOITATION DE PETITE MINE
(MODIFIE A SON ALINEA 1ER PAR L’ARTICLE 3 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT
ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
En sus des conditions prévues aux litteras b à g de l’article 71 du présent Code, nul ne peut obtenir un
Permis d’exploitation de petite mine s’il ne démontre pas l’existence d’un gisement dont les facteurs
techniques ne permettent pas une exploitation industrielle rentable en présentant une étude de faisabilité
accompagnée d’un plan d’encadrement technique de développement, de construction et d’exploitation
de la mine.
En plus des conditions énumérées ci-dessus, toute personne de nationalité étrangère doit créer une
société de droit congolais en association avec une ou plusieurs personnes de nationalité congolaise dont
la participation ne peut être inférieure à 25% du capital social.
ARTICLE 105 : DE L’OCTROI ET DU REFUS D’OCTROI DU PERMIS D’EXPLOITATION DE PETITE MINE
L’octroi ou le refus d’octroi du Permis d’Exploitation de petite mine sont régis par les dispositions des
articles 72 et 73 du présent Code.
ARTICLE 106 : DE L’EXPIRATION DU PERMIS D’EXPLOITATION DE PETITE MINE
Le Permis d’Exploitation de petite mine expire dans les mêmes conditions que celles du Permis
d’Exploitation prévues à l’article 78 du présent Code.
ARTICLE 107 : DES CONDITIONS DU RENOUVELLEMENT DU PERMIS D’EXPLOITATION DE PETITE
MINE (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE 3 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT
ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
La demande de renouvellement du Permis d’exploitation de petite mine adressée au ministre est déposée
au Cadastre minier au plus tôt un an et au plus tard six mois avant la date d’expiration dudit Permis.
Cette demande comprend les renseignements énumérés à l’article 80 alinéa 2 in fine du présent Code.
Le Permis d’exploitation de petite mine est renouvelable à condition que le titulaire :
a. n’ait pas failli à ses obligations de maintien de la validité du permis prévues aux
articles 196 à 199 du présent Code ;
b. présente une nouvelle étude de faisabilité qui démontre l’existence de réserves
exploitables ;
c. démontre l’entrée en phase de rentabilité du projet ;
d. démontre la mise en valeur régulière et ininterrompue du gisement ;
e. démontre l’existence des ressources financières nécessaires pour continuer à mener
à bien son projet selon le plan de financement des travaux d’exploitation de la mine
ainsi que le plan de réhabilitation du site à sa fermeture. Ce plan précise chaque
type de financement visé et les justifications de leur disponibilité probable ;
f. obtienne l’approbation de la mise à jour de l’EIES et du PGES ;
g. souscrive un engagement de continuer activement son exploitation ;
h. n’ait pas failli à ses obligations fiscales, parafiscales et douanières.
Le Règlement minier fixe les modalités de l’établissement, du dépôt, de la recevabilité ou de
l’irrecevabilité, de l’instruction cadastrale, technique et environnementale de la demande de
renouvellement du Permis d’exploitation de petite mine ainsi que de la décision de renouvellement, de
son inscription, de sa notification et de son affichage. »
ARTICLE 108 : DE LA RENONCIATION AU PERMIS D’EXPLOITATION DE PETITE MINE
Les dispositions de l’article 79 du présent Code sur la renonciation au Périmètre d’exploitation
s’appliquent à la renonciation de tout ou partie du Périmètre d’exploitation minière à petite échelle par
le titulaire.
CHAPITRE V : DE L’INDUSTRIALISATION DU SECTEUR MINIER
(Inséré par l’article 19 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi n° 007/2002
du 11 juillet 2002 portant Code minier)
ARTICLE 108 BIS : DE L’OBLIGATION DU TITULAIRE D’EFFECTUER LE TRAITEMENT DES
SUBSTANCES MINERALES SUR LE TERRITOIRE NATIONAL
(Inséré par l’article 19 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi n° 007/2002
du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Sans préjudice des articles 64 alinéa 1er littera e, 88, 99 et 146 du Code minier, le titulaire d’un droit
minier d’exploitation ou d’une Autorisation d’exploitation de carrière permanente est tenu de traiter ou
de faire traiter les substances minérales en produits marchands dans ses propres installations ou auprès
des entités de traitement agréées établies sur le territoire national.
Tout titulaire d’un droit minier d’exploitation ou d’une autorisation d’exploitation de carrière
permanente est tenu de présenter à la Direction des mines son plan d’industrialisation contenant un
programme de traitement des produits miniers extraits de son périmètre dans ses propres installations
ou auprès des entités de traitement agréées établies sur le territoire national.
Le Règlement minier fixe le contenu du plan d’industrialisation ainsi que ses modalités de dépôt,
d’instruction, d’approbation et de suivi.
ARTICLE 108 TER : DU TRAITEMENT EXCEPTIONNEL DES SUBSTANCES MINERALES BRUTES A
L’EXTERIEUR DU TERRITOIRE NATIONAL
(Inséré par l’article 19 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi n° 007/2002
du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Par dérogation aux dispositions de l’article précédent, le titulaire d’un droit minier d’exploitation peut
être autorisé, pour une durée d’une année, à faire traiter ses produits miniers à l’extérieur du territoire
national par un arrêté interministériel du ministre ainsi que de celui ayant le commerce extérieur dans
ses attributions, délibéré en Conseil des ministres, moyennant le paiement de la taxe y afférente.
L’autorisation n’est accordée que si le titulaire démontre à la fois :
a. l’inexistence d’une possibilité de traitement dans le territoire national à un coût
économiquement rentable pour le projet minier ;
b. l’existence d’un contrat de traitement à façon des produits miniers à l’extérieur du territoire
national conclu avec une firme établie à l’étranger ;
c. son acceptation que les statistiques du métal produit à l’issue du traitement à l’étranger
seront comptabilisées en exportation pour le compte de la République Démocratique du
Congo ;
d. son acceptation d’être assujetti aux droits et taxes dus au Trésor public en rapport avec le
traitement exceptionnel des substances minérales brutes à l’étranger.
Le Règlement minier détermine les modalités de demande, de délivrance et de renouvellement de
l’autorisation de traitement exceptionnel des substances minérales brutes à l’extérieur du territoire
national.
ARTICLE 108 QUATER : DE L’ENTITE DE TRAITEMENT ET DE L’USINE DE TRANSFORMATION
(Inséré par l’article 19 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi n° 007/2002
du 11 juillet 2002 portant Code minier)
a. De l’entité de traitement
Toute personne non détentrice d’un titre minier d’exploitation qui se propose de se livrer uniquement
au traitement des substances minérales requiert et obtient une autorisation de traitement auprès du
ministre conformément aux dispositions du présent Code et du Règlement minier.
b. De l’usine de transformation
Toute personne qui se propose de se livrer uniquement à la transformation des substances minérales, se
conforme à la législation en la matière.
Toute personne non détentrice d’un titre minier d’exploitation qui se propose de se livrer uniquement
au traitement des substances minérales réserve au moins 50% du capital social aux Congolais.
ARTICLE 108 QUINQUIES : DE LA SOUS-TRAITANCE
(Inséré par l’article 19 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi n° 007/2002
du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Les activités de sous-traitance déterminées à l’article 1 point 48 du présent Code sont exercées
conformément à la Loi n° 17/001 du 08 février 2017 fixant les règles applicables à la sous-traitance dans
le secteur privé.
CHAPITRE VI : DE LA DETENTION, DU TRANSPORT, DE L’ENTREPOSAGE, DU STOCKAGE, DE LA
COMMERCIALISATION ET DE L’EXPORTATION DES PRODUITS MINIERS
(Inséré par l’article 19 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi n° 007/2002
du 11 juillet 2002 portant Code minier)
ARTICLE 108 SEXIES : DE LA DETENTION DU PRODUIT MINIER
(Inséré par l’article 19 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi n° 007/2002
du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Sans préjudice des dispositions de l’article 5 alinéa 3 du présent Code, les établissements de crédit
régulièrement installées sur le territoire national, le Trésor public, l’Administration des mines et
certaines universités et institutions de recherche sont autorisés à détenir les produits miniers.
La détention des produits miniers par des bijoutiers, joailliers, artistes et dentistes est subordonnée à
l’autorisation délivrée par le Gouverneur de province.
Toutefois, la Division provinciale des mines accorde aux artistes agréés par le ministère en charge de la
Culture et des Arts l’autorisation spéciale visée à l’article 115 du présent Code.
ARTICLE 108 SEPTIES : DU TRANSPORT ET DE L’ENTREPOSAGE DES PRODUITS MINIERS
(Inséré par l’article 19 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi n° 007/2002
du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Les personnes citées à l’article 5 alinéa 3 du présent Code ont le droit de transporter ou de faire
transporter par le transporteur de leur choix, les produits miniers qui proviennent de leurs sites
d’exploitation, usines, comptoirs ou points d’achat pour les négociants, selon le cas. Dans ce cas, elles
sont tenues, en conformité avec l’article 7 ter du présent Code, de faire identifier leur transporteur.
Elles ont, en outre, le droit d’entreposer ou de stocker leurs produits miniers dans des sites clôturés,
aménagés à cette fin, situés aux alentours des lieux de chargement, à condition de respecter la
réglementation sur la sécurité du site et sur le contrôle de la pollution industrielle.
Le Règlement minier fixe les conditions et modalités d’identification des transporteurs, du transport et
de l’entreposage des produits miniers.
ARTICLE 108 OCTIES : DE LA COMMERCIALISATION ET DE L’EXPORTATION DES PRODUITS MINIERS
(Inséré par l’article 19 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi n° 007/2002
du 11 juillet 2002 portant Code minier)
La commercialisation des produits miniers qui proviennent des Périmètres d’exploitation ou des entités
de traitement ou de transformation agréées s’effectue conformément aux lois et règlements en vigueur
en République Démocratique du Congo. Le titulaire d’un Permis d’exploitation peut vendre ses produits
aux clients de son choix au prix juste par rapport aux conditions du marché.
Toutefois, en cas de vente locale, il ne peut vendre ses produits qu’à une personne morale exerçant
l’activité minière ou à des manufactures ayant un lien avec l’activité minière.
Les produits miniers marchands sont conformes à la nomenclature telle que fixée par la règlementation
en la matière.
TITRE IV : DE L’EXPLOITATION ARTISANALE DES MINES ET CARRIERES
(Modifié et complété par l’article 4 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi
n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
CHAPITRE PREMIER : DE L’EXPLOITATION ARTISANALE PROPREMENT DITE
(Modifié et complété par l’article 4 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi
n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Lorsque les facteurs techniques et économiques qui caractérisent certains gîtes des substances minérales
classées en mines ou carrières ne permettent pas d’en assurer une exploitation industrielle ou semi-
industrielle, mais permettent une exploitation artisanale, de tels gîtes sont érigés, dans les limites d’une
aire géographique couvrant maximum deux carrés, en zone d’exploitation artisanale.
L’institution d’une zone d’exploitation artisanale est faite par voie d’arrêté du ministre après avis de
l’Organisme spécialisé de recherches, du Gouverneur de province, du Chef de Division provinciale des
mines, de l’autorité de l’entité territoriale décentralisée et du Cadastre minier.
Un périmètre minier ou de carrières faisant l’objet d’un titre minier ou de carrières en cours de validité
ne peut être transformé en zone d’exploitation artisanale. Un tel périmètre est expressément exclu des
zones d’exploitation artisanale instituées conformément aux dispositions de ce chapitre.
L’institution d’une zone d’exploitation artisanale est notifiée par le Secrétaire général aux mines au
SAEMAPE pour l’encadrement et l’assistance des exploitants artisanaux affiliés à une coopérative
minière agréée et au Cadastre minier qui la porte sur la carte de retombes minières. Tant qu’une zone
d’exploitation artisanale existe, aucun titre minier ou de carrières ne peut y être octroyé.
Sur la base des données pertinentes sur la minéralisation et la gîtologie d’une zone d’intérêt identifiée
par l’organisme spécialisé de recherches, le SAEMAPE peut requérir l’institution d’une zone
d’exploitation artisanale.
Toutefois, l’organisme spécialisé de recherches peut à tout moment procéder aux travaux de prospection
et de recherches dans les zones d’exploitation artisanale.
ARTICLE 110 : DE LA FERMETURE D’UNE ZONE D’EXPLOITATION ARTISANALE
(Modifié et complété par l’article 4 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi
n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Lorsque les facteurs qui ont justifié l’institution d’une zone d’exploitation artisanale ont cessé d’exister
ou qu’un nouveau gisement ne relevant pas de l’exploitation artisanale vient à être découvert, le ministre,
sur avis de l’organisme spécialisé de recherches, du SAEMAPE et du Gouverneur de la province
concernée, procède à la fermeture de la zone d’exploitation artisanale.
La fermeture d’une zone d’exploitation artisanale est notifiée par le Secrétaire général aux mines à la
Division provinciale des mines du ressort, au Cadastre minier et au SAEMAPE. Ce dernier en informe
les coopératives minières ou des produits de carrières agréées, selon le cas, et se charge éventuellement
de la relocalisation dans une autre zone d’exploitation artisanale légalement instituée. Dans ce cas, les
coopératives minières ou des produits de carrières agréées sont tenues de libérer la zone d’exploitation
artisanale dans les soixante jours à compter de la notification de la décision de fermeture.
La coopérative minière ou de produits de carrières agréée travaillant dans la zone d’exploitation
artisanale concernée dispose d’un droit de préemption pour solliciter un Permis en vue d’une
exploitation à petite échelle conformément aux dispositions du présent Code.
Cette coopérative minière ou de produits de carrières agréée dispose d’un délai de cent quatre-vingts
jours, à compter de la notification de fermeture par le Secrétaire général aux mines, pour faire connaître
si elle entend faire jouer son droit de préemption conformément aux dispositions du présent Code.
La coopérative minière ou de produits de carrières agréée se conforme, dans le délai de préemption lui
imparti, aux conditions fixées à l’article 69 du présent Code pour l’obtention d’un Permis d’exploitation
ou d’exploitation de petite mine.
L’établissement, le dépôt, la recevabilité et l’instruction de la demande du Permis d’exploitation de
petite mine sont régis par les dispositions de l’article 103 du présent Code.
ARTICLE 111 : DE L’ACCES A LA ZONE D’EXPLOITATION ARTISANALE
(Modifié et complété par l’article 4 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi
n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Dans la zone d’exploitation artisanale, seuls les membres des coopératives minières ou des produits de
carrières agréées sont autorisés à y accéder pour exploiter toute substance minérale classée en mines ou
produits de carrières.
Les modalités de cette autorisation sont définies dans le Règlement minier.
ARTICLE 111 BIS : DE LA CARTE D’EXPLOITANT ARTISANAL DES MINES ET/OU DES PRODUITS DE
CARRIERES
(Inséré par l’article 20 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi n° 007/2002
du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Les cartes d’exploitant artisanal des mines et/ou des produits de carrières sont délivrées par le ministre
provincial des mines du ressort aux personnes éligibles et qui s’engagent à respecter la réglementation
en matière de protection de l’environnement, de l’hygiène et de la sécurité dans les zones d’exploitation
artisanale, conformément aux modalités fixées par le Règlement minier, après en avoir pris
connaissance.
Un droit fixe dont le montant est déterminé par voie réglementaire est perçu lors de la délivrance de
chaque carte.
La durée de la carte d’exploitant artisanal est d’un an, renouvelable pour la même durée sans limitation.
En cas de perte, de destruction ou de vol de la carte d’exploitant artisanal, aucun duplicata ne sera
délivré. Le détenteur est tenu de faire opposition, avant d’en solliciter une nouvelle.
Le Règlement minier fixe les modalités d’établissement de la carte d’exploitant artisanal.
ARTICLE 112 : DES OBLIGATIONS DU DETENTEUR DE LA CARTE D’EXPLOITANT ARTISANAL
(Modifié à son alinéa 1er par l’article 4 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant
la Loi n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
La coopérative minière ou des produits de carrières et l’exploitant artisanal des mines, chacun en ce qui
le concerne, respectent les normes en matière de sécurité, d’hygiène, d’utilisation de l’eau et de
protection de l’environnement qui s’appliquent à son exploitation conformément à la réglementation en
vigueur.
Le Règlement Minier fixe les modalités d’exécution des normes en matière de sécurité publique, de
santé publique et d’environnement.
ARTICLE 113 : DE LA TRANSFORMATION DES PRODUITS DE L’EXPLOITATION ARTISANALE
(Modifié et complété par l’article 4 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi
n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
L’agrément au titre de coopérative minière ou des produits de carrières n’autorise pas son détenteur de
transformer les produits de l’exploitation artisanale.
Toutefois, la transformation des produits par la coopérative minière ou des produits de carrières agréée
peut se faire moyennant une autorisation préalable accordée par le ministre.
ARTICLE 114 : DU RETRAIT DE LA CARTE D’EXPLOITANT ARTISANAL DES MINES OU DES PRODUITS
DE CARRIERES
(Modifié et complété par l’article 4 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi
n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
La carte d’exploitant artisanal des mines ou des produits de carrières peut être retirée par le ministre
provincial des mines qui l’a émise, après une mise en demeure de trente jours sans remédier à la situation
par la personne qui détient la carte, pour tout manquement aux obligations prévues à l’article 112 du
présent Code.
Le cas échéant, la personne à laquelle la carte a été retirée n’est pas éligible pour obtenir une nouvelle
carte d’exploitant artisanal des mines ou des produits de carrières pendant trois ans.
Le retrait de la carte d’exploitant artisanal des mines ou des produits de carrières donne droit aux recours
prévus dans les dispositions des articles 315 et 316 du présent Code.
ARTICLE 114 BIS : DE LA COOPERATIVE MINIERE ET/OU DES PRODUITS DE CARRIERES AGREEE
(Inséré par l’article 20 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi n° 007/2002
du 11 juillet 2002 portant Code minier)
La coopérative minière et/ou des produits de carrières agréée est autorisée à exploiter toute substance
minérale exploitable artisanalement et à la commercialiser localement conformément aux dispositions
du présent Code et de ses mesures d’application.
Un droit fixe dont le montant est déterminé par voie règlementaire est perçu lors de l’agrément.
La demande d’agrément au titre de coopérative minière et/ou des produits de carrières adressée au
ministre est déposée auprès de la Division provinciale des mines du ressort.
A la demande sont joints les éléments suivants :
a. les statuts dûment notariés de la coopérative d’exploitants artisanaux signés par les
fondateurs ;
b. la liste reprenant les noms et adresses des fondateurs ;
c. la photocopie certifiée conforme de la carte d’exploitant artisanal de chaque membre ;
d. le procès-verbal de l’assemblée générale constitutive ;
e. les noms, adresse et profession des dirigeants ;
f. la preuve de l’adhésion libre de chaque membre au groupement d’exploitants artisanaux ;
g. la preuve que les conditions d’adhésion au groupement ne sont pas prohibitives ;
h. les preuves de versements effectués au titre de souscription au capital social ;
i. les moyens techniques et financiers ainsi que les ressources humaines que la coopérative
entend mettre en œuvre pour la réalisation de ses objectifs. L’obtention de l’agrément au
titre de coopérative minière et/ou des produits de carrières, est subordonnée aux conditions
suivantes :
a. être constituée conformément à l’Acte uniforme sur le droit de sociétés coopératives ;
b. être composée au minimum de vingt personnes physiques majeures de nationalité
congolaise détentrices des cartes d’exploitant artisanal des mines et/ou des produits de
carrières valable pour une province donnée ;
c. avoir pour objet social, principalement les activités minières et/ou des produits de carrières.
L’agrément au titre de coopérative minière et/ou des produits de carrières est accordé ou refusé par le
ministre.
La décision d’octroi ou de refus est notifiée par le Secrétaire général aux mines au SAEMAPE et au
Cadastre minier.
Tout refus est motivé et donne droit au recours, conformément aux dispositions des articles 313 et 316
du présent Code.
Sous peine du retrait d’agrément par le ministre, la coopérative minière et/ou des produits de carrières
agréée est tenue, en sus des obligations prévues à l’article 112 du présent Code, de transmettre
mensuellement au SAEMAPE les statistiques de sa production et d’indemniser les exploitants agricoles
pour tout dommage engendré par son activité.
Le Règlement minier fixe les conditions et modalités de l’instruction de la demande d’agrément au titre
de coopérative minière et/ou de produits de carrières. »
CHAPITRE II : DE LA DETENTION, DU TRANSPORT ET DE LA COMMERCIALISATION DES PRODUITS
D’EXPLOITATION ARTISANALE
(Modifié et complété par l’article 4 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi
n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Sans préjudice des dispositions de l’alinéa 2 ci-dessous, à l’intérieur de l’ensemble du territoire national,
mais en dehors des Périmètres faisant l’objet des titres miniers exclusifs, nul ne peut détenir ou
transporter les produits de l’exploitation artisanale des substances minérales :
1. s’il n’a pas la carte d’exploitant artisanal et n’agit pas au nom et pour le compte d’une
coopérative minière ou des produits de carrières ;
2. s’il n’a pas la carte de négociant en cours de validité ;
3. s’il n’est pas acheteur agréé au service d’un comptoir d’achat, d’une entité de traitement ou
de transformation agréé ;
4. s’il n’est pas gérant ou préposé d’une coopérative minière.
Toutefois, l’Administration des Mines accorde aux artistes agréés par le Ministère de la Culture et des
Arts une autorisation spéciale de détenir ou de transporter une quantité limitée de ces substances pour
les besoins de leur métier.
Les modalités d’acquisition et de contrôle des substances minérales d’exploitation artisanale vendues
aux artistes sont précisées dans le Règlement minier.
ARTICLE 116 : DE LA COMMERCIALISATION DES PRODUITS DE L’EXPLOITATION ARTISANALE
Les exploitants artisanaux ne peuvent vendre leurs produits miniers qu’aux négociants, aux marchés
boursiers, aux comptoirs ou organismes agréés ou créés par l’Etat. Ils peuvent également vendre leurs
produits miniers aux artistes agréés par le Ministère de la Culture et des Arts, dans les limites des
autorisations visées à l’alinéa 2 de l’article 115 du présent Code.
Les négociants agréés ne peuvent vendre les produits de l’exploitation artisanale qu’aux comptoirs ou
aux organismes agréés ou créés par l’Etat ainsi qu’aux marchés boursiers.
Les artistes agréés ne peuvent vendre les produits de l’exploitation artisanale non travaillés qu’en vertu
d’une autorisation spéciale obtenue pour les cas exceptionnels de liquidation des stocks excessifs.
Le Règlement Minier fixe les modalités d’établissement de l’autorisation spéciale.
ARTICLE 117 : DES NEGOCIANTS DES PRODUITS DE L’EXPLOITATION ARTISANALE
(Modifié à son alinéa 2 par l’article 4 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la
Loi n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Les détenteurs de la carte de négociant pour une zone d’exploitation artisanale en cours de validité sont
autorisés à acheter l’or, le diamant ou toute autre substance minérale exploitable artisanalement auprès
des personnes qui détiennent les cartes d’exploitant artisanal.
La carte de négociant est délivrée par le ministre provincial à la personne majeure de nationalité
congolaise qui la demande. Le requérant d’une carte de négociant produit, à l’appui de sa demande, son
attestation de nationalité et la preuve de sa déclaration ou de son immatriculation au Registre de
Commerce et de Crédit
Mobilier.
Un droit fixe dont le montant est déterminé par voie réglementaire est perçu lors de la délivrance de
chaque carte.
La durée de la carte de négociant est d’un an. Elle est renouvelable pour la même durée et sans limitation.
En cas de perte, de destruction ou de vol de la carte de négociant, le détenteur est tenu de faire opposition.
Cependant, ce dernier peut en solliciter une nouvelle.
Le Règlement Minier fixe les modalités d’établissement de la carte de négociant.
ARTICLE 118 : DES OBLIGATIONS DES DETENTEURS DES CARTES DE NEGOCIANT
Le négociant agréé doit vendre aux comptoirs ou aux organismes agréés ou créés par l’Etat ainsi qu’aux
marchés boursiers agréés par l’Etat les produits de l’exploitation artisanale qu’il achète. Il doit également
fournir les rapports de son activité conformément à la réglementation en la matière.
ARTICLE 119 : DU RETRAIT DE LA CARTE DE NEGOCIANT
(Modifié à son alinéa 1er par l’article 4 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant
la Loi n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
La carte de négociant peut être retirée par le Ministre provincial qui l’a émise si, après une mise en
demeure de trente jours, le négociant n’a pas remédié au manquement afférent lui incombant en vertu
de l’article 118 du présent Code. Le cas échéant, la personne à laquelle la carte a été retirée n’est pas
éligible pour obtenir une nouvelle carte de négociant pendant trois ans.
Le retrait de la carte de négociant donne droit aux recours précisés dans les articles 315 et 316 du présent
Code.
ARTICLE 120 : DES COMPTOIRS AGREES
(Modifié à son alinéa 4 par l’article 4 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la
Loi n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Les comptoirs agréés sont autorisés à acheter, à vendre et à exporter les substances minérales
d’exploitation artisanale conformément aux dispositions du présent Code et de ses mesures
d’application.
L’agrément au titre de comptoir d’achat et de vente des substances minérales d’exploitation artisanale
est accordé par le Ministre.
L’agrément au titre de comptoir d’achat et de vente des substances minérales d’exploitation artisanale
est valable pour une durée d’un an, renouvelable sans limitation.
Une redevance dont le montant est déterminé par voie réglementaire est perçue au profit du Trésor public
lors de l’agrément et à chaque renouvellement.
Le requérant à l’agrément au titre de comptoir est tenu de constituer une caution conformément aux
modalités de versement fixées par voie réglementaire.
ARTICLE 121 : DU NOMBRE DES COMPTOIRS AGREES
Le nombre de comptoirs agrées d’achat de l’or, de diamant et d’autres substances minérales
d’exploitation artisanale dans le Territoire National est illimité.
Toutefois, le nombre d’acheteurs par comptoir est limité par voie réglementaire.
Article 122 : Des acheteurs des comptoirs agréés (modifié et complété par l’article 4 de la Loi n° 18/001
du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
L’acheteur d’un comptoir agréé exerce ses activités conformément à la réglementation en vigueur.
ARTICLE 123 : DE LA DEMANDE D’AGREMENT AU TITRE DE COMPTOIR D’ACHAT ET DE VENTE DES
SUBSTANCES MINERALES D’EXPLOITATION ARTISANALE
(Modifié à son alinéa 1er par l’article 4 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant
la Loi n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
La demande d’agrément au titre de comptoir d’achat et de vente des substances minérales d’exploitation
artisanale est adressée, par toute personne éligible conformément à l’alinéa 2 de l’article 25 du présent
Code, à la Direction des Mines et comporte les éléments ci-après :
a. la preuve de l’inscription au Registre de Commerce et de Crédit Mobilier.;
b. les statuts notariés, s’il s’agit d’une personne morale ;
c. l’extrait de casier judiciaire de la première résidence datant de trois mois au plus et
l’attestation de bonne conduite, vie et mœurs, s’il s’agit d’une personne physique ;
d. le numéro d’Identification Nationale ;
e. le numéro impôt ;
f. la preuve de détention d’un compte ouvert au nom du requérant dans une banque agréée ;
g. la lettre d’immatriculation à la Banque Centrale du Congo et le numéro ImportExport.
ARTICLE 124 : DE L’INSTRUCTION DE LA DEMANDE D’AGREMENT AU TITRE DE COMPTOIR D’ACHAT
ET DE VENTE DES SUBSTANCES MINERALES D’EXPLOITATION ARTISANALE
(Modifié à son alinéa 3 par l’article 4 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la
Loi n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
La Direction des Mines accuse réception de la demande, l’inscrit sur un registre ad hoc, l’instruit et
s’assure qu’elle est régulière quant à la forme, la fait rectifier ou compléter pour autant que de besoin.
Elle peut provoquer toute enquête nécessaire.
En cas d’enquête, elle requiert des informations utiles sur l’authentification des documents annexés
auprès de services publics qui les ont émis.
Dans tous les cas, l’instruction de la demande ne peut excéder trente jours à compter de la date du dépôt
de la demande d’agrément. Passé ce délai, l’avis favorable de la Direction des mines est réputé acquis
et ce, sans préjudice des dispositions de l’article 123 ci-dessus.
Après instruction, la Direction des Mines transmet le dossier avec avis au Ministre pour décision. La
Direction des Mines notifie au requérant son avis et sa transmission au Ministre.
ARTICLE 125 : DE L’AGREMENT ET DU REFUS DE L’AGREMENT
Si l’avis de la Direction des Mines est favorable, le Ministre prend la décision dans un délai qui ne peut
excéder trente jours ouvrables.
Passé ce délai, le requérant a droit à un recours conformément aux dispositions des articles 313 et 314
du présent Code.
Si l’avis de la Direction des Mines est défavorable, le Ministre prend la décision de refus d’agrément
dans un délai qui ne peut excéder quinze jours ouvrables à compter de la date de la réception du dossier
transmis par la Direction des Mines.
La décision de refus est motivée et donne droit aux recours prévus par les dispositions des articles 313
et 314 du présent Code.
ARTICLE 126 : DES OBLIGATIONS DES COMPTOIRS AGREES
(Modifié et complété par l’article 4 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi
n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Les comptoirs agréés doivent, d’une part, se soumettre au contrôle lors de l’achat et de la vente des
produits de l’exploitation artisanale par l’Administration des Mines et par un organisme public chargé
de l’expertise, et d’autre part, fournir les rapports de leurs activités conformément au présent Code et
ses mesures d’application.
Les comptoirs agréés sont également tenus aux obligations ci-après :
a) communiquer au Ministre et à la Banque Centrale du Congo à dater de l’agrément, les
emplacements fixes et contrôlables des bureaux d’achat de l’or, du diamant et des autres
substances minérales d’exploitation artisanale ;
b) acheter l’or, le diamant et autres substances minérales d’exploitation artisanale présentés
aux comptoirs agréés quelles que soient leurs grosseur, quantité et qualité ;
c) payer les impôts et taxes relatifs à leurs activités ;
d) disposer en propriété d’au moins un immeuble en matériaux durables dans chaque centre
d’activités endéans une année ;
e) avoir au sein de la société une participation de 25% au moins du capital social réservée aux
congolais.
ARTICLE 127 : DU RETRAIT DE L’AGREMENT AU TITRE DE COMPTOIR D’ACHAT ET DE VENTE DES
SUBSTANCES MINERALES D’EXPLOITATION ARTISANALE (MODIFIE A SON ALINEA 1ER PAR
L’ARTICLE 4 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N°
007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
L’agrément au titre de comptoir d’achat et de vente des substances minérales d’exploitation artisanale
peut être retiré par le ministre, après mise en demeure de trente jours faite par la Direction des mines, si
le comptoir agréé concerné n’a pas remédié à tout manquement aux obligations lui incombant en vertu
des dispositions de l’article 126 du présent Code. Le cas échéant, le comptoir déchu de ses droits n’est
pas éligible à l’agrément comme comptoir pendant cinq ans.
Le retrait de l’agrément au titre de comptoir d’achat et de vente des substances minérales d’exploitation
artisanale donne droit aux recours prévus par les dispositions des articles 313 et 314 du présent Code.
ARTICLE 128 : DES MARCHES BOURSIERS (MODIFIE A SES ALINEAS 1ER ET 2 PAR L’ARTICLE 4 DE
LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET
2002 PORTANT CODE MINIER)
Aucun marché boursier d’achat et vente des autres substances minérales d’exploitation artisanale ne
peut opérer sur le territoire national sans agrément préalable de la Banque Centrale du Congo et du
ministre.
Le Règlement minier précise les modalités d’agrément, d’organisation et de financement des marchés
boursiers.
TITRE V : DES DROITS DE CARRIERES
CHAPITRE PREMIER : DES GENERALITES
ARTICLE 129 : DES AUTORISATIONS DES OPERATIONS DE CARRIERES
Les opérations de recherches des produits de carrières et d’exploitation de carrières sont autorisées par
l’Etat dans les conditions précisées au présent titre.
Le Chef de Division Provinciale des Mines est compétent pour octroyer les autorisations de recherches
de carrières et les autorisations d’exploitation de carrières des matériaux de construction à usage courant.
Seul le Ministre est compétent pour octroyer les autorisations d’exploitation de carrières pour les autres
substances de carrières.
Le Cadastre Minier est compétent pour délivrer les titres aux requérants qui ont obtenu des autorisations
de carrières sollicitées.
ARTICLE 130 : DE LA PORTEE DES AUTORISATIONS DE CARRIERES
Les droits du titulaire d’une autorisation de carrières porte sur les substances de carrières qui peuvent se
trouver sur le sol ou dans le sous-sol sous une superficie dont la forme est conforme aux dispositions de
l’article 28 du présent Code.
ARTICLE 131 : DU CHANGEMENT DE CLASSEMENT D’UNE SUBSTANCE MINERALE
En cas de changement du classement d’une substance des mines en substance de carrières, le titulaire
d’un titre minier établi pour la substance en cause, conserve tous les droits attachés à son titre en relation
avec la substance jusqu’à l’expiration de son titre.
En cas de classement d’un produit de carrières qui fait l’objet d’une Autorisation d’Exploitation de
Carrière Permanente dans la catégorie de produits miniers, le titulaire de l’Autorisation d’Exploitation
a droit à l’institution d’un permis d’exploitation de la substance à son nom, sous réserve de le demander
dans un délai d’un an après la date de changement de classement. Toutefois, son Autorisation
d’Exploitation reste en vigueur.
ARTICLE 132 : DU CLASSEMENT DES CARRIERES LES CARRIERES SONT CLASSEES EN QUATRE
CATEGORIES :
a) les carrières permanentes ouvertes soit sur un terrain domanial, soit sur un Périmètre faisant
l’objet d’un titre foncier détenu par un tiers pour l’exploitation commerciale par des
personnes privées;
b) les carrières ouvertes de façon temporaire, soit sur un terrain domanial soit sur un Périmètre
faisant l’objet d’un titre foncier détenu par un tiers pour l’exploitation commerciale par des
privés;
c) les carrières ouvertes de façon temporaire sur un terrain domanial pour les travaux d’utilité
publique ;
d) les carrières ouvertes de façon temporaire par l’occupant régulièrement autorisé ou le
propriétaire d’un terrain pour l’exploitation non commerciale ou exclusivement à son propre
usage domestique.
L’exploitation de chaque type de carrières est soumise à une forme distincte d’autorisation précisée ci-
dessous.
ARTICLE 133 : DE L’AUTORISATION D’OUVERTURE DE CARRIERES POUR LES TRAVAUX D’UTILITE
PUBLIQUE
Après avis conforme du service compétent du Ministère des Affaires Foncières et avis des Autorités
administratives provinciales ou communales concernées ainsi que celui du Cadastre Minier, le
Gouverneur de province peut ouvrir, sur un terrain domanial qui ne fait pas l’objet d’un Permis
d’Exploitation Minière, une carrière pour les travaux d’utilité publique.
L’Arrêté provincial d’ouverture d’une carrière d’utilité publique précise :
a) l’autorité et le service public responsables des travaux d’exploitation ;
b) l’entreprise privée à laquelle les travaux sont confiés par ledit service ;
c) l’emplacement de la carrière conformément aux dispositions de l’article 29 du présent Code ;
d) les substances dont l’extraction est autorisée ;
e) les conditions d’accès à la carrière ;
f) le plan d’extraction ;
g) la durée des travaux et les modalités de remise en état des lieux après exploitation.
Lorsque l’exécution des travaux d’utilité publique est confiée à une entreprise privée, celle-ci est
soumise au paiement de la taxe d’extraction conformément aux dispositions du droit commun.
ARTICLE 134 : DE L’AUTORISATION D’EXPLOITATION NON COMMERCIALE DE CARRIERES A USAGE
DOMESTIQUE
L’exploitation de carrières ouvertes de façon temporaire par l’occupant régulièrement autorisé ou le
propriétaire d’un terrain pour l’exploitation non commerciale exclusivement à son propre usage
domestique ne nécessite ni autorisation ni déclaration préalable. Toutefois, cette activité reste
strictement soumise à la réglementation en matière de sécurité et de protection de l’environnement.
ARTICLE 135 : DE L’AUTORISATION DE RECHERCHES ET D’EXPLOITATION COMMERCIALE DE
CARRIERES
La recherche et l’exploitation commerciale de carrières sont autorisées conformément aux dispositions
des chapitres suivants du présent titre.
Tout ramassage des matériaux sur le terrain du domaine foncier national ou leurs dépendances à usage
autre que domestique est considéré comme une exploitation de carrières et est soumis aux mêmes
conditions que l’exploitation de carrières permanente.
CHAPITRE II : DE LA RECHERCHE DES PRODUITS DE CARRIERES
ARTICLE 136 : DE LA PORTEE DE L’AUTORISATION DE RECHERCHES DES PRODUITS DE CARRIERES
(MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE 5 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
L’Autorisation de recherches des produits de carrières porte sur les substances minérales classées en
carrières pour lesquelles elle a été accordée.
ARTICLE 136 BIS : DES DROITS CONFERES PAR L’AUTORISATION DE RECHERCHES DES PRODUITS
DE CARRIERES (INSERE PAR L’ARTICLE 21 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
L’Autorisation de recherches des produits de carrières confère à son titulaire le droit d’obtenir une
Autorisation d’exploitation de carrières pour tout ou une partie des substances minérales qui font l’objet
de l’autorisation de recherches à l’intérieur de la superficie couverte par l’Autorisation de recherches,
s’il en découvre un gisement.
Toutefois, un droit minier peut être accordé dans un Périmètre qui fait l’objet d’une autorisation de
recherches des produits de carrières.
Lorsqu’un Périmètre fait l’objet d’une Autorisation de recherches des produits de carrières, aucune
demande d’Autorisation de carrières sur le même Périmètre n’est recevable, hormis la demande
d’Autorisation d’exploitation de carrières sollicitée par le titulaire de ladite Autorisation de recherches.
Si un Permis d’exploitation est octroyé sur la superficie qui fait l’objet d’une Autorisation de recherches
des produits de carrières, cette dernière est éteinte d’office. Dans ce cas, le titulaire de l’Autorisation de
recherches des produits de carrières éteinte, a droit à une juste indemnisation.
ARTICLE 137 : DE LA NATURE DE L’AUTORISATION DE RECHERCHES DES PRODUITS DE CARRIERES
L’Autorisation de Recherches de Produits de Carrières est un droit réel, immobilier, exclusif, non
cessible, non transmissible et non amodiable.
Ce droit est constaté par un titre de carrières dénommé, Certificat de Recherches des Produits de
Carrières.
ARTICLE 138 : DE LA DUREE DE L’AUTORISATION DE RECHERCHES DES PRODUITS DE CARRIERES
La durée de l’Autorisation de Recherches de Produits de Carrières est d’un an, renouvelable une fois
pour la même durée.
ARTICLE 139 : DES LIMITATIONS (MODIFIE A SES ALINEAS 1ER ET 3 PAR L’ARTICLE 5 DE LA LOI N°
18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002
PORTANT CODE MINIER)
La superficie du périmètre faisant l’objet d’une Autorisation de recherches des produits de carrières ne
peut pas dépasser un maximum de 4 carrés.
Le Périmètre de recherches des produits de carrières ne peut pas être superposé sur une superficie qui
fait déjà l’objet d’un Permis d’Exploitation Minière. L’existence d’un Périmètre de recherches minières
n’empêche pas l’établissement sur le même terrain d’un Périmètre de recherches des produits de
carrières.
Une personne morale et les sociétés affiliées ne peuvent détenir plus de dix autorisations de recherches
des produits de carrières.
ARTICLE 140 : DE LA DEMANDE D’AUTORISATION DE RECHERCHES DES PRODUITS DE CARRIERES
Le requérant doit établir sa demande d’Autorisation de Recherches des Produits de Carrières et la
déposer auprès du Cadastre Minier pour son instruction conformément aux dispositions des articles 34
à 42 du présent Code.
ARTICLE 141 : DES CONDITIONS D’OCTROI DE L’AUTORISATION DE RECHERCHES DES PRODUITS
DE CARRIERES
Sans préjudice des articles 23 à 25 et 27, l’octroi de l’Autorisation de Recherches des Produits de
Carrières est subordonné à la justification par le requérant de sa capacité financière minimum.
ARTICLE 142 : DE L’OCTROI DE L’AUTORISATION DE RECHERCHES DES PRODUITS DE CARRIERES
Sans préjudice des dispositions de l’article 46 du présent Code, l’Autorisation de Recherches des
Produits de Carrières est octroyée ou refusée par le Chef de Division Provinciale des Mines, dans un
délai qui ne peut excéder vingt jours ouvrables à compter de la date de la réception du dossier.
Tout refus d’autorisation de recherches des produits de carrières est motivé et ouvre la voie aux recours
prévus par les articles 313 et 314 du présent Code.
ARTICLE 143 : DE LA PREUVE DE LA CAPACITE FINANCIERE MINIMUM (MODIFIE A SON ALINEA 1ER
PAR L’ARTICLE 5 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N°
007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
La capacité financière minimum requise doit correspondre au montant global du budget prévu pour
l’exécution du programme de recherches.
Dans tous les cas, elle ne peut être inférieure à cinquante fois le montant total des droits superficiaires
annuels par carré payables pour la période de la validité de l’Autorisation de recherches des produits de
carrières demandée.
La preuve de la capacité financière minimum est établie conformément aux dispositions de l’article 58
alinéas 2 à 4 du présent Code.
ARTICLE 144 : EXPIRATION DE L’AUTORISATION DE RECHERCHES DES PRODUITS DE CARRIERES
(MODIFIE A SON DERNIER ALINEA PAR L’ARTICLE 5 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018
MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
L’Autorisation de Recherches des Produits de Carrières expire lorsqu’elle arrive au dernier jour de sa
dernière période de validité ou lorsqu’elle n’a pas été renouvelée à la fin de la première période de
validité, ou lorsqu’elle n’a pas été transformée en Autorisation d’Exploitation de carrière ou encore
lorsqu’un Permis d’Exploitation est accordé dans le Périmètre de recherches des produits de carrières.
A l’expiration de l’Autorisation de recherches des produits de carrières, le Cadastre minier notifie
immédiatement au titulaire l’expiration de son droit avec copie à la Direction des mines. Dans ce cas,
sauf si un Permis d’exploitation est accordé, le périmètre sur lequel porte l’Autorisation de recherches
est libre de tout droit à compter de la date de l’expiration du permis.
ARTICLE 145 : DU RENOUVELLEMENT ET DE LA RENONCIATION DE L’AUTORISATION DE
RECHERCHES DES PRODUITS DE CARRIERES
L’Autorisation de Recherches de Produits de Carrières est renouvelable une fois pour une période d’un
an, si aucun Permis d’Exploitation n’a été accordé sur le Périmètre de recherches de carrières.
La demande de renouvellement doit être déposée au moins soixante jours, et pas plus de nonante jours,
avant la date d’expiration de l’Autorisation de Recherches des Produits de Carrières. Toute demande de
renouvellement dûment déposée dans ce délai qui ne fait pas l’objet d’un refus notifié au demandeur
dans un délai de trente jours, après la date de dépôt de la demande, est réputée accordée.
Tout refus de renouvellement d’une Autorisation de Recherches est motivé et donne droit aux recours
prévus par les articles 313 et 314 du présent Code.
La renonciation à l’Autorisation de Recherches des Produits de Carrières obéit aux mêmes règles que
celles du Permis de Recherches prévues à l’article 60 du présent Code.
CHAPITRE III : DE L’EXPLOITATION DES CARRIERES
ARTICLE 146 : DE LA PORTEE DES AUTORISATIONS D’EXPLOITATION DE CARRIERES (MODIFIE ET
COMPLETE PAR L’ARTICLE 5 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT
LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
L’Autorisation d’exploitation de carrières permanente ou temporaire porte sur les produits de carrières
pour lesquels elle est spécifiquement établie. Ces produits de carrières sont ceux que le titulaire a
identifiés et dont il a démontré l’existence d’un gisement économiquement exploitable.
La superficie des périmètres faisant l’objet des Autorisations d’exploitation de carrières est celle des
Autorisations de recherches dont elles découlent ou celle des parties des périmètres des Autorisations
de recherches des produits de carrières transformées en Autorisations d’exploitation de carrières, sous
réserve des dispositions de l’article 150, alinéa 2 du présent Code.
L’Autorisation d’exploitation de carrières permanente ou temporaire peut s’étendre à d’autres
substances de carrières conformément à l’article 162 du présent Code.
ARTICLE 146 BIS : DES DROITS CONFERES PAR L’AUTORISATION D’EXPLOITATION DE CARRIERES
(INSERE PAR L’ARTICLE 21 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA
LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
L’Autorisation d’exploitation de carrières permanente ou temporaire confère à son titulaire le droit
exclusif d’effectuer, à l’intérieur du Périmètre sur lequel elle est établie et pendant la durée de sa validité,
les travaux de recherche, de développement, de construction et d’exploitation visant les substances de
carrières pour lesquelles l’Autorisation est établie et les autres substances s’il en a demandé l’extension.
Elle permet en outre, sans limitation, de :
a. accéder au Périmètre couvert par l’Autorisation d’exploitation pour procéder aux opérations
de carrières ;
b. construire les installations et infrastructures nécessaires à l’exploitation de carrières ;
c. utiliser les ressources d’eau et du bois se trouvant à l’intérieur du Périmètre de carrière pour
les besoins de l’exploitation, en se conformant aux normes définies dans l’EIES et le PGES
ou le PAR selon qu’il s’agit de carrière permanente ou temporaire ;
d. disposer, transporter et commercialiser librement ses produits marchands provenant du
Périmètre d’exploitation ;
e. procéder aux opérations de traitement ou de transformation des substances de carrières
extraites du gisement à l’intérieur du Périmètre d’exploitation;
f. procéder aux travaux d’extension de la carrière.
ARTICLE 147 : DES LIMITATIONS DE L’AUTORISATION D’EXPLOITATION DE CARRIERES
TEMPORAIRE (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE 5 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018
MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Sans préjudice des dispositions de l’article 146 bis ci-dessus, l’autorisation d’exploitation de carrières
temporaire fixe la quantité des substances à extraire, les conditions d’occupation des terrains nécessaires
aux prélèvements et aux activités connexes et indique les taxes à payer. Elle précise également les
obligations du bénéficiaire notamment en ce qui concerne l’environnement et la remise en état des lieux
après prélèvement.
Toutefois, une quantité excédentaire au volume fixé par l’autorisation d’exploitation est à signaler au
service en charge des carrières et des matériaux de construction pour faire objet d’une taxation
supplémentaire au profit du Trésor public sous peine d’être confisquée.
ARTICLE 148 : DE LA NATURE DES AUTORISATIONS D’EXPLOITATION
L’Autorisation d’Exploitation de Carrières Permanente constitue un droit réel, immobilier, exclusif,
cessible, transmissible et amodiable conformément aux dispositions du présent Code.
Ce droit est constaté par un titre de carrière dénommé, Certificat d’Exploitation de Carrières Permanente.
L’Autorisation d’Exploitation de Carrières Temporaire constitue un droit réel, immobilier, exclusif,
cessible, transmissible et amodiable.
Ce droit est constaté par un titre de carrière dénommé, Certificat d’Exploitation de Carrières Temporaire.
ARTICLE 149 : DE LA DUREE DES AUTORISATIONS D’EXPLOITATION DE CARRIERES (MODIFIE ET
COMPLETE PAR L’ARTICLE 5 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT
LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
La durée de validité de l’Autorisation d’exploitation des produits de carrière permanente est de cinq ans
renouvelable plusieurs fois pour la même durée. La durée de validité de l’Autorisation d’exploitation
des produits de carrière temporaire est d’un an non renouvelable. Toutefois, son titulaire a le droit de
demander une nouvelle Autorisation d’exploitation temporaire pour le même Périmètre qui prendrait
effet à l’échéance de l’autorisation en cours. Pendant la durée de son Autorisation d’exploitation de
carrières temporaire, seul le titulaire a le droit de déposer une demande d’une nouvelle Autorisation
d’exploitation sur le même périmètre.
ARTICLE 150 : DES PERIMETRES DES AUTORISATIONS D’EXPLOITATION DES CARRIERES (MODIFIE
A SES ALINEAS 1ER, 2, 3, 5 ET 7 PAR L’ARTICLE 5 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT
ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Une Autorisation d’exploitation de carrières permanente ou temporaire peut être accordée sur la totalité
du Périmètre qui fait l’objet de l’Autorisation de recherches des produits de carrières en cours de validité
octroyée au requérant ou sur une partie de périmètre conformément aux dispositions de l’article 28 du
présent Code.
Si le Périmètre n’a pas fait l’objet d’une autorisation de recherches de carrières, il doit être conforme
aux dispositions relatives à la forme prévue à l’article 28 du présent Code et ne pas dépasser un
maximum de quatre carrés.
Le Périmètre d’une Autorisation d’exploitation de carrières ne peut pas être superposé sur une superficie
qui fait l’objet d’une autorisation de recherches de carrières ni d’un droit minier d’exploitation détenu
par un tiers qui n’a pas donné son consentement écrit.
L’existence d’un Périmètre de recherches minières n’empêche pas l’établissement sur le même terrain
d’un Périmètre d’exploitation de carrières.
Toutefois, le ministre peut autoriser l’établissement d’un périmètre d’exploitation de carrières sur un
périmètre faisant l’objet d’un Permis d’exploitation ou d’un Permis d’exploitation de petite mine si le
titulaire du Permis a refusé de donner son consentement de mauvaise foi. Le cas échéant, la demande
est instruite et fait l’objet d’un contentieux administratif auquel le titulaire et le requérant participent si
ce dernier fournit, avec sa demande, des preuves que le titulaire a refusé de donner son consentement de
mauvaise foi.
Les modalités de cette procédure sont précisées dans le Règlement Minier. Une personne morale et ses
affiliés ne peuvent détenir qu’un maximum de dix Autorisations d’exploitation permanente des produits
de carrières.
ARTICLE 151 : DE LA DEMANDE DE L’AUTORISATION D’EXPLOITATION DE CARRIERES
Le requérant rédige sa demande d’Autorisation d’Exploitation de Carrières Permanente et la dépose
auprès du Cadastre Minier conformément aux articles 35 à 37 du présent Code. Il est joint à la demande
les documents indiqués à l’article 69 du présent Code.
Le contenu de la demande de l’Autorisation d’Exploitation de Carrières Temporaire ainsi que les
documents à joindre sont précisés dans le Règlement Minier.
ARTICLE 152 : DE LA RECEVABILITE ET DE L’INSTRUCTION DE LA DEMANDE DE L’AUTORISATION
D’EXPLOITATION DE CARRIERES PERMANENTE ET TEMPORAIRE
La demande d’Autorisation d’Exploitation de Carrières Permanente ou Temporaire est reçue et instruite
conformément aux dispositions des articles 38 à 42 telles que complétées par les articles 156 à 158 du
présent Code.
ARTICLE 153 : DE L’AUTORITE COMPETENTE
L’Autorisation d’Exploitation de Carrières Permanente ou Temporaire est octroyée ou refusée par
décision de :
a) Chef de Division Provinciale de Mines pour les matériaux de construction à usage courant ;
b) Ministre sur avis technique de la Direction des Mines et après avis conforme du service
compétent du Ministère des Affaires Foncières ainsi que celui des autorités administratives
locales pour les autres substances de carrières.
ARTICLE 154 : DES CONDITIONS DE L’OCTROI DE L’AUTORISATION D’EXPLOITATION DE
CARRIERES PERMANENTE (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE 5 DE LA LOI N° 18/001 DU 09
MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE
MINIER)
Sans préjudice des articles 34 à 42, l’octroi de l’Autorisation d’Exploitation de Carrières Permanente
est subordonné aux conditions suivantes :
a) démontrer l’existence d’un gisement en présentant une étude de faisabilité accompagnée
d’un plan d’encadrement technique des travaux de développement, de construction et
d’exploitation de la carrière ;
b) prouver l’existence de ressources financières nécessaires pour mener à bien le projet selon
le plan de financement des travaux de développement, de construction et d’exploitation de
la carrière ainsi que de réhabilitation du site à sa fermeture. Ce plan précise chaque type de
financement, les sources de financement visées et les justifications de leur disponibilité
probable ;
c) obtenir au préalable l’approbation de l’EIES et du PGES du projet ;
d) apporter une déclaration de vacance des terres établie par le Conservateur des titres
immobiliers du ressort ou la preuve du consentement du concessionnaire foncier, si la
superficie qui fait l’objet de la demande de l’autorisation d’exploitation de la carrière est
située dans le Périmètre foncier de ce dernier ;
e) apporter, si le Périmètre demandé est compris dans le Périmètre d’un droit minier
d’Exploitation en cours de validité, la preuve du consentement du titulaire de ce droit ou
établir que son consentement a été refusé par mauvaise foi ;
f) déposer un acte d’engagement de se conformer au cahier des charges définissant la
responsabilité sociétale vis-à-vis des communautés locales affectées par les activités du
projet.
ARTICLE 155 : DES JUSTIFICATIONS DU REFUS DE L’OCTROI
L’Autorisation d’Exploitation de Carrières Permanente ne peut être refusée que si :
a) l’étude de faisabilité est rejetée ;
b) la capacité financière du requérant est insuffisante ;
c) l’EIES a été rejetée de façon définitive ;
d) le propriétaire du titre foncier refuse de bonne foi de donner son consentement à l’ouverture de
la carrière ; ou si
e) le titulaire d’un droit minier d’exploitation a refusé de bonne foi de donner son consentement à
l’ouverture de la carrière.
L’étude de faisabilité pour les Autorisations d’Exploitation de Carrières Permanente ne peut être rejetée
qu’aux motifs de non-conformité à la directive du Ministère des Mines précisant son contenu
conformément à la pratique généralement reconnue dans la région, de la présence d’une erreur
manifeste, ou de la non-conformité avec l’EIES.
La preuve de la capacité financière du requérant ne peut être rejetée que pour la non-conformité du Plan
de Financement avec l’étude de faisabilité ou pour l’insuffisance manifeste des justifications de la
disponibilité du financement obtenu auprès des sources identifiées par le requérant.
La preuve de la capacité financière ne peut pas être rejetée si le requérant a produit, en cas de
financement externe, des attestations des sources de financement identifiées de la faisabilité du
financement dans les paramètres envisagés par le requérant, et en cas de financement interne, les états
financiers de la personne ou de la société, certifiés par un commissaire aux comptes agréé, démontrant
sa capacité d’autofinancement.
ARTICLE 156 : DU DELAI DE L’INSTRUCTION TECHNIQUE DE LA DEMANDE
L’instruction technique d’une demande d’Autorisation d’Exploitation de Carrières Permanente est
réalisée dans un délai qui ne peut pas excéder quarante-cinq jours à compter de la date de la réception
du dossier de la demande transmis par le Cadastre Minier à la Direction des Mines.
ARTICLE 157 : DU DELAI DE L’INSTRUCTION ENVIRONNEMENTALE DE LA DEMANDE
L’instruction environnementale de l’EIES et du PGES afférente à une demande d’Autorisation
d’Exploitation de Carrières Permanente est réalisée dans un délai qui ne peut pas excéder cent quatre-
vingt jours à compter de la date de la réception du dossier de la demande transmis au service chargé de
la Protection de l’Environnement Minier transmis par le Cadastre Minier.
ARTICLE 158 : DE LA DECISION DE L’AUTORITE COMPETENTE (MODIFIE ET COMPLETE PAR
L’ARTICLE 5 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N°
007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Si les avis cadastral, technique, environnemental, suite à l’instruction de la demande de l’autorisation
d’exploitation de carrières permanente, sont favorables, l’autorité compétente prend une décision
d’octroi de l’autorisation d’exploitation de carrières permanente.
Si l’avis cadastral sur une demande d’Autorisation d’exploitation de carrières permanente est
défavorable, l’autorité compétente rend sa décision de refus de la demande dans le délai de quinze jours
ouvrables à compter de la date de réception du dossier de la demande lui transmis par le Cadastre minier.
Si l’avis technique sur une demande d’Autorisation d’exploitation de carrières permanente est
défavorable, l’autorité compétente prend sa décision de refus dans un délai de trente jours ouvrables à
compter de la date de réception du dossier de la demande lui transmis par le Cadastre minier.
Si les avis cadastral et technique, suite à l’instruction de la demande de l’Autorisation d’exploitation de
carrières permanente, sont favorables, mais que le certificat environnemental est défavorable, l’autorité
compétente prend une décision de refus d’octroi de l’Autorisation d’exploitation de carrières
permanente.
Si les avis cadastral et technique, suite à l’instruction de la demande de Permis d’exploitation, sont
favorables, mais que le certificat environnemental n’est pas encore rendu, l’autorité compétente prend
une décision d’approbation préliminaire et conditionnelle dans un délai de vingt jours ouvrables à
compter de la date de transmission du dossier de la demande par le Cadastre minier et diffère sa décision
finale d’octroi ou de refus de l’Autorisation d’exploitation de carrières permanente jusqu’à la réception
du certificat environnemental.
La décision d’approbation préliminaire et conditionnelle de l’autorité compétente a pour effet
d’entériner de façon définitive les avis cadastral et technique favorables. Elle conditionne sa décision
finale d’octroi à la réception d’un certificat environnemental favorable.
L’autorité compétente prend et transmet sa décision d’octroi ou sa décision de refus motivé de
l’Autorisation d’exploitation de carrières permanente ou temporaire au Cadastre minier dans un délai de
trente jours à compter de la date de réception du certificat environnemental lui transmis par le Cadastre
minier.
ARTICLE 159 : DES CONDITIONS D’OCTROI DE L’AUTORISATION D’EXPLOITATION DE CARRIERES
TEMPORAIRE
L’Autorisation d’Exploitation de Carrières Temporaire est octroyée à la première personne éligible qui
dépose une demande recevable conformément aux dispositions des articles 34 à 40 du présent Code, et
qui remplit les conditions suivantes :
a) démontrer l’existence d’un gisement économiquement exploitable en présentant un plan
d’encadrement technique des travaux d’exploitation de la carrière et un PAR y afférent;
b) présenter, si la carrière est située sur un Périmètre faisant l’objet d’un titre foncier détenu
par un tiers, le consentement écrit de celui-ci à l’ouverture de la carrière ;
c) présenter, si la carrière est située sur un Périmètre faisant l’objet d’un Permis d’Exploitation
détenu par un tiers, le consentement écrit de celui-ci à l’ouverture de la carrière, ou la preuve
que le consentement a été refusé de mauvaise foi.
ARTICLE 160 : DU DELAI DES INSTRUCTIONS TECHNIQUE ET ENVIRONNEMENTALE DE LA DEMANDE
Les instructions technique et environnementale d’une demande d’Autorisation d’Exploitation de
Carrières Temporaire sont réalisées dans un délai qui ne peut pas excéder quinze jours à compter de la
date de transmission du dossier de la demande aux services compétents du Ministère des Mines.
ARTICLE 161 : DU DELAI DE DECISION (MODIFIE A SON ALINEA 1ER PAR L’ARTICLE 5 DE LA LOI N°
18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002
PORTANT CODE MINIER)
L’Autorité compétente prend et transmet sa décision d’octroi ou de refus motivée de l’autorisation
d’exploitation de Carrières permanente ou temporaire au Cadastre minier dans un délai de quarante-
cinq jours à compter de la date de la réception du dossier de la demande lui transmis par le Cadastre
minier.
Passé ce délai, l’autorisation sollicitée est, sous réserve des dispositions de l’article 159 ci-dessus,
réputée accordée et les alinéas 2 et 4 de l’article 43 du présent Code sont d’application.
Le requérant peut, en cas de besoin, recourir à l’inscription par voie judiciaire conformément aux
dispositions de l’article 46 du présent Code.
ARTICLE 162 : DE L’EXTENSION A D’AUTRES SUBSTANCES
Avant de procéder aux activités de recherches ou d’exploitation visant des substances de carrières autres
que celles pour lesquelles son Autorisation d’Exploitation est établie, le titulaire est tenu d’obtenir
l’extension de son autorisation à ces autres substances. Une telle extension est de droit si le titulaire la
demande conformément aux dispositions du présent article.
Pour obtenir l’extension de son autorisation à des substances autres que celles pour lesquelles
l’autorisation est établie, le titulaire doit suivre la même procédure que celle prévue pour l’institution de
son Autorisation d’Exploitation en cours de validité. L’extension est accordée pour la période non échue
de la durée de l’Autorisation d’Exploitation du titulaire.
a. Aux impôts, taxes, droits et redevances suivant les modalités du présent Code :
1. impôt sur les bénéfices et profits ;
2. impôt professionnel sur les prestations de services rendus par des personnes
physiques ou morales non établies en République Démocratique du Congo ;
3. impôt sur les revenus des capitaux mobiliers ou impôt mobilier ;
4. l’impôt professionnel sur les rémunérations;
5. l’impôt exceptionnel sur les rémunérations des expatriés ;
6. droits d’entrée ;
7. droits d’accises ;
8. droit proportionnel pour approbation et enregistrement des hypothèques;
9. droit proportionnel pour approbation et enregistrement des cessions ;
10. droit proportionnel pour approbation et enregistrement d’amodiation, de contrat
d’option et de transmission ;
11. droits superficiaires annuels par carré ;
12. droits proportionnels pour la cession des parts et actions sociales ;
13. redevance minière ;
14. redevance sur les carburants terrestres et lubrifiants ;
15. bonus de signature ; 16. pas de porte.
b. Aux impôts, taxes, droits et redevances suivant les modalités du droit commun :
1. taxe sur la Valeur Ajoutée, en sigle TVA ;
2. taxe sur l’autorisation de minage temporaire ;
3. taxe sur les exportations des échantillons destinés aux analyses et essais industriels
lorsque ceux-ci sont exportés en violation de l’article 50 alinéa 3 du Code minier,
vendus aux tiers au profit ou par le fait du titulaire avant ou après analyse ou essai,
et enfin en cas d’exportation qui revêt un caractère commercial ;
4. taxe d’implantation et taxe rémunératoire annuelle de l’environnement ;
5. taxe de déboisement ;
6. droit d’octroi de la carte de travail pour étranger ;
7. taxes sur la télécommunication ;
8. taxe d’agrément des dépôts des explosifs ;
9. droit d’enregistrement des dragues ;
10. redevance annuelle et caution pour les entités de traitement de toutes les catégories
et tailleries ;
11. agrément de boutefeux.
ARTICLE 220 TER : DU REGIME DES IMPOTS ET TAXES D’INTERET COMMUN, A PERCEVOIR AU
PROFIT DES PROVINCES ET AUTRES ENTITES DECENTRALISEES (INSERE PAR L’ARTICLE 23 DE LA
LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET
2002 PORTANT CODE MINIER)
Le titulaire est soumis, au profit des provinces et autres entités décentralisées, dans le cadre de ses
activités minières :
a. Aux impôts suivants :
1. impôt foncier ;
2. impôt sur les véhicules ;
3. impôt sur les revenus locatifs.
b. Aux taxes d’intérêts communs suivants :
1. la taxe spéciale de circulation routière ;
2. la taxe de superficie sur les concessions minières.
Les impôts, droits, taxes et redevances prévus dans le présent article, sont perçus conformément à la
législation sur les recettes des provinces et des entités territoriales décentralisées.
ARTICLE 220 QUATER : DU REGIME DES TAXES, DROITS ET REDEVANCES APPLICABLES AUX
ACTIVITES AUTRES QU’ACTIVITES MINIERES DU TITULAIRE (INSERE PAR L’ARTICLE 23 DE LA LOI
N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002
PORTANT CODE MINIER)
Sans préjudice des dispositions de l’article 234 alinéa 3 du présent Code, le titulaire est soumis, dans le
cadre de l’exercice des activités autres que ses activités minières, aux autres droits, taxes et redevances
de la compétence du Pouvoir central et de celui des provinces et des entités territoriales décentralisées
prévus par les lois fixant nomenclature ainsi qu’aux redevances et taxes rémunératoires qui contribuent
aux frais de fonctionnement des services publics personnalisés.
ARTICLE 221 : DES MODIFICATIONS DU REGIME FISCAL ET DOUANIER
Sous réserve des dispositions de l’article 222 ci-dessous, le régime fiscal et douanier défini dans le
présent Code ne peut être modifié que conformément aux dispositions de l’article 276 du présent Code.
ARTICLE 222 : (ABROGE PAR L’ARTICLE 31 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER).
ARTICLE 223 : (ABROGE PAR L’ARTICLE 31 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER).
ARTICLE 224 : DE LA PROCEDURE FISCALE ET DOUANIERE (MODIFIE PAR L’ARTICLE 9 DE LA LOI
N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002
PORTANT CODE MINIER)
Sans préjudice des dispositions du présent Code, la procédure fiscale et douanière applicable est celle
du droit commun.
CHAPITRE II : DU REGIME DOUANIER
SECTION I : DES GENERALITES
ARTICLE 225 : DE LA LISTE DES BIENS BENEFICIANT DU REGIME PRIVILEGIE (MODIFIE A SON
ALINEA 1ER PAR L’ARTICLE 9 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT
LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Avant de commencer les travaux, le titulaire d’un droit minier de recherche ou d’exploitation, le titulaire
d’une autorisation d’exploitation de carrières permanente, autre que celle des matériaux de construction
d’usage courant, le détenteur d’un agrément au titre de l’entité de traitement et/ou de transformation
agréée, présentent la liste comprenant le nombre et la valeur des biens mobiliers, des équipements, des
engins directement liés aux techniques minières et opérations extractives minérales et intrants qui
rentrent dans le champ d’application du régime privilégié prévu dans la présente loi. La liste est
préalablement approuvée par arrêté conjoint des ministres ayant les Mines et les Finances dans leurs
attributions dans les soixante jours ouvrables suivant la réception de la lettre de demande d’approbation
au ministère en charge des Mines.
Si au terme de ce délai, aucune réponse n’est donnée, la liste est réputée approuvée, le récépissé de dépôt
faisant foi. Dans ce cas, les autorités compétentes sont tenues de délivrer l’Arrêté d’approbation, endéans
sept jours francs.
En cas de refus d ‘approbation de la liste, la décision doit être écrite et motivée.
Cette liste indique les catégories des matériels, des biens et des équipements non obsolètes, nécessaires
respectivement à la phase de la recherche, de la construction et du développement ainsi qu’à la phase de
l'exploitation du projet bénéficiaire du régime douanier défini ci-dessous.
Les provisions en consommables, réactifs et celles en produits d'entretien nécessaires à l'usage quotidien,
mais non directement liées à l’activité minière, sont exclues desdites listes.
L'importation par le titulaire ou ses sous-traitants des matériels, biens, équipements et autres biens qui
ne figurent pas sur les listes approuvées, est soumise aux dispositions du régime de droit commun.
Le Règlement Minier fixe les modalités d’organisation et de fonctionnement de la Commission
Interministérielle appelée à assister les Ministres dont question à l’alinéa 1er ci-dessus.
ARTICLE 226 : DE L’EXPORTATION DES ECHANTILLONS (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE 9
DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11
JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Dans le cadre du projet, l'exportation par le titulaire des échantillons destinés aux analyses et essais
industriels est exonérée de tout droit de douane ou autre contribution, de quelque nature que ce soit, à la
sortie du Territoire National.
Nonobstant les dispositions de l’article 234 du présent Code, les échantillons exportés en violation de
l’article 50 alinéa 3 du présent Code sont soumis à toute imposition de droit commun.
Les échantillons vendus aux tiers au profit ou par le fait du titulaire, avant ou après analyse, sont
imposables au taux de droit commun.
Est également imposable, toute exportation d’échantillons qui revêt un caractère commercial. Il en est
ainsi notamment des échantillons exportés en quantité exorbitante par rapport aux besoins raisonnables
d’analyse.
Sans préjudice des dispositions du présent article, les exportations des échantillons visées aux alinéas 2,
3 et 4 du présent article sont soumises au paiement d’une taxe sur exportation des échantillons.
ARTICLE 227 : (ABROGE PAR L’ARTICLE 31 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER).
ARTICLE 228 : DE LA MISE EN CONSOMMATION SUR LE TERRITOIRE NATIONAL DES BIENS
IMPORTES
Les matériels, les biens et les équipements importés sous le régime privilégié en matière douanière ne
peuvent être cédés sur le Territoire National sans l'autorisation de l'Administration des douanes. Le
contrevenant à cette disposition s’expose aux pénalités édictées par la réglementation des douanes. La
mise en consommation desdits matériels, biens et équipements est subordonnée au paiement des droits
et taxes restant dus, au taux en vigueur à la date de la cession, calculés sur la base de la valeur résiduelle
réactualisée établie à partir des éléments de la déclaration d'importation initiale.
ARTICLE 229 : DES CONSEQUENCES DE L’ARRET DU PROJET A/OU AVANT TERME (MODIFIE A SON
ALINEA 2 PAR L’ARTICLE 9 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA
LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Dans le cas où le projet est arrêté à/ou avant terme, les matériels, biens et équipements qui ont bénéficié
du régime privilégié en matière douanière doivent, soit être réexportés, soit être mis en consommation
sur le Territoire National après ajustement du régime douanier par le paiement des droits et taxes restant
dus calculés sur la base de la valeur résiduelle réactualisée établie à partir des éléments de la déclaration
d'importation initiale.
La déclaration de l’arrêt des travaux est immédiatement faite aux Administrations des douanes, des
recettes non fiscales, des impôts et des mines.
ARTICLE 230 : DU TRANSFERT DES BIENS, MATERIELS ET/OU EQUIPEMENTS
En cas de pluralité de titres miniers détenus par le titulaire et/ou la société d’exploitation, le transfert des
biens, matériels et/ou équipements d’un projet à l’autre doit faire l’objet d’une information écrite
préalable à l’administration des douanes.
Dans le cas d’un transfert des matériels utilisés dans le cadre d’un titre minier donné, sur le projet
afférent à un autre titre minier appartenant à un titulaire différent, ce titulaire cessionnaire, doit
bénéficier d’un régime douanier similaire à celui de la partie cédante et celle-ci doit, pour ce faire,
obtenir par écrit l’autorisation préalable de l’Administration des douanes.
ARTICLE 231 : DE L’IMPORTATION EN FRANCHISE TEMPORAIRE
Les biens, équipements et matériels introduits par le titulaire sur le Territoire National et destinés à être
réexportés sont admis temporairement en franchise de droits de douane sur autorisation de
l’Administration douanière pour un délai de six mois. Ce délai peut être prorogé deux fois pour la même
durée si pour des raisons indépendantes de la volonté du titulaire, il ne peut être respecté.
SECTION II : DES REGIMES APPLICABLES AUX DIFFERENTES PHASES DU PROJET
ARTICLE 232 : DES DROITS D’ENTREE AUX TAUX PREFERENTIELS (MODIFIE ET COMPLETE PAR
L’ARTICLE 9 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N°
007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Avant la date de commencement de l’ exploitation effective de la mine constatée conformément aux
dispositions du présent Code et du Règlement minier, tous les biens d’équipements à vocation
strictement minière importés par le titulaire d’un droit minier, le titulaire d’une Autorisation
d’exploitation de carrière permanente, autre que celle des matériaux de construction d’usage courant, le
détenteur d’un agrément au titre d’entité de traitement et/ou de transformation agréée et le sous-traitant
sont soumis à un droit d’entrée au taux de 2%, pour autant que ces biens figurent sur la liste prévue à
l’alinéa premier de l’article 225 du présent Code.
A partir de la date de commencement de l’exploitation effective, constatée conformément aux
dispositions du présent Code et du Règlement minier, pendant une période se terminant à la fin de la
troisième année à compter de la date de la première production, tous les biens à vocation strictement
minière, importés par le titulaire d’un droit minier, le titulaire d’une Autorisation d’exploitation de
carrière permanente, autre que celle des matériaux de construction d’usage courant, le détenteur d’un
agrément au titre d’entité de traitement et/ou de transformation agréée et le sous-traitant sont soumis au
taux unique de 5%, à condition que ces biens figurent sur la liste prévue à l’alinéa premier de l’article
225 du présent Code. Tous les biens intermédiaires et autres consommables sont taxés au taux de 10%
de droits de douane.
Dans tous les cas, les carburants et lubrifiants destinés aux activités minières sont soumis au taux de 5%.
Les droits d’accises sont perçus conformément au droit commun.
Sans préjudice des dispositions de l’article 233 du présent Code, le titulaire d’un Permis d’exploitation,
d’une Autorisation d’exploitation de carrières permanente, autre que celle des matériaux de construction
d’usage courant qui entrent en phase de production, cessent de bénéficier du régime douanier
préférentiel à partir de la sixième année à compter de la date de l’octroi du titre. Les entités de traitement
agréées, les détenteurs des agréments au titre des entités de traitement agréés et les sous-traitants cessent
de bénéficier du régime douanier préférentiel à partir de la sixième année à compter de la date de
l’agrément.
ARTICLE 233 : DES IMPORTATIONS DANS LE CADRE DES TRAVAUX D’EXTENSION SUR UN MEME
PERIMETRE (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE 9 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018
MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Le titulaire d’un titre minier qui réalise un investissement d’extension après la mise en exploitation de
la mine, le titulaire d’une Autorisation d’exploitation de carrières permanente, autre que celle des
matériaux de construction d’usage courant et l’entité de traitement et/ou de transformation agréée
peuvent pour le matériel, les équipements et les intrants à importer dans ce cadre, bénéficier du régime
douanier préférentiel prévu aux alinéas 2, 3 et 4 de l’article 232 du présent Code pour autant qu’il
introduise une demande auprès du Cadastre minier et démontre que les travaux à réaliser ont pour objet
l’augmentation de la capacité de production de la mine ou de l’entité de traitement et/ou de
transformation agréée en question d’au moins 30%.
La demande indique la date à laquelle seront achevés les travaux d’extension.
Dans l’hypothèse où les travaux d’extension ne sont pas achevés de la manière ou dans le délai indiqué
au moment de la demande visée à l’alinéa 1er ci-dessus et/ou dans l’hypothèse où la capacité de
production n’augmente pas effectivement de 30% et ce, conformément aux modalités fixées par le
Règlement minier, le titulaire est rétroactivement redevable, sur les importations réalisées, des droits
d’entrée au taux applicable en phase d’exploitation.
Toutefois, en cas de fraude sur la déclaration lors de l’importation en rapport avec la présente
disposition, le titulaire est passible des droits d’entrée et de la Taxe sur la Valeur Ajoutée à l’importation
au taux du droit commun.
ARTICLE 234 : DU DROIT DE SORTIE (MODIFIE A SON ALINEA 3 PAR L’ARTICLE 9 DE LA LOI N°
18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002
PORTANT CODE MINIER)
Sans préjudice des dispositions de l’article 226 alinéa 2 à 4 du présent Code, le titulaire est totalement
exonéré à la sortie, pour ses exportations en rapport avec le projet minier, de tous droits de douane et
autres contributions, de quelque nature que ce soit.
Toutefois, outre l’application de l’imposition de droit commun, les exportations frauduleuses et
irrégulières réalisées par le titulaire sont soumises aux amendes et pénalités prévues dans la législation
douanière.
Les redevances et frais en rémunération des services rendus à l’exportation des produits marchands ou
des biens à l’exportation temporaire pour perfectionnement ne peuvent excéder 1% de leur valeur
commerciale brute.
ARTICLE 235 : DES DROITS DE CONSOMMATION ET D’ACCISES
Le titulaire est redevable de droits de consommation et d’accises conformément au droit commun,
excepté les huiles minérales désignées à l’article 7 de l’O.L. n°68/010 du 6 janvier 1968 destinées et
exclusivement liées à l’activité minière.
CHAPITRE III : DU REGIME FISCAL
SECTION I : DES IMPOTS REELS (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE 9 DE LA LOI N° 18/001 DU
09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE
MINIER)
ARTICLE 236 : DE L’IMPOT FONCIER (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE 9 DE LA LOI N° 18/001
DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT
CODE MINIER)
Le titulaire est redevable de l’impôt foncier conformément au droit commun uniquement sur les
immeubles pour lesquels l’impôt sur la superficie des concessions minières n’est pas dû.
ARTICLE 237 : DE L’IMPOT SUR LES VEHICULES (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE 9 DE LA
LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET
2002 PORTANT CODE MINIER)
Le titulaire est redevable de l’impôt sur les véhicules conformément au droit commun. Toutefois, l’impôt
sur les véhicules n’est pas dû sur les véhicules de transport de personnes ou de matériaux, de
manutention ou de traction, utilisés exclusivement dans l’enceinte du périmètre minier.
ARTICLE 238 : DE LA TAXE DE SUPERFICIE SUR LES CONCESSIONS MINIERES (MODIFIE ET
COMPLETE PAR L’ARTICLE 9 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT
LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Le titulaire d’un Permis de Recherches est redevable de la taxe de superficie sur les concessions minières
aux taux en francs congolais équivalent à 0,2 USD par hectare pour la première année, en francs
congolais équivalent à 0,3 USD par hectare pour la deuxième année, en francs congolais équivalent à
0,35 USD par hectare pour la troisième année et en francs congolais équivalent à 0,4 USD par hectare
pour les autres années suivantes.
Le titulaire d’un droit minier d’exploitation est redevable de la taxe de superficie sur les concessions
minières aux taux en francs congolais équivalent à 0,4 USD par hectare pour la première année, en
francs congolais équivalent à 0,6 USD par hectare pour la deuxième année, en francs congolais
équivalent à 0,7 USD par hectare pour la troisième année et en francs congolais équivalent à 0,8 USD
par hectare pour les autres années suivantes.
ARTICLE 238 BIS : DES TAXES ET REDEVANCES DU SECTEUR FORESTIER ET PROTECTION DE
L’ENVIRONNEMENT (INSERE PAR L’ARTICLE 23 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT
ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Le titulaire des droits miniers et des carrières est assujetti, sans préjudice des dispositions des articles
257 et 258 du présent Code, au paiement des taxes et redevances ci-après :
- taxe de déboisement ;
- taxe d’implantation sur les installations classées de la catégorie 1A ;
- taxe rémunératoire annuelle sur les installations classées de la catégorie 1A ;
- taxe de pollution sur les installations classées de la catégorie 1A.
ARTICLE 239 : DE LA TAXE SPECIALE DE CIRCULATION ROUTIERE
Le titulaire est redevable de la taxe spéciale de circulation routière conformément au droit commun.
ARTICLE 239 BIS : DE L’IMPOT SUR LES REVENUS LOCATIFS (INSERE PAR L’ARTICLE 23 DE LA LOI
N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002
PORTANT CODE MINIER)
Le titulaire est redevable de l’impôt sur les revenus locatifs conformément au droit commun.
SECTION II : DE LA REDEVANCE MINIERE
ARTICLE 240 : DE L’ASSIETTE DE LA REDEVANCE MINIERE (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE
9 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11
JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Le titulaire du Permis d’exploitation, du Permis d’exploitation des rejets, du Permis d’exploitation de
petite mine, de l’Autorisation d’exploitation de carrières permanente, autres que celles des matériaux de
construction d’usage courant, et l’entité de traitement et/ou de transformation agréée sont assujettis à
une redevance minière dont l’assiette est calculée sur la base de la valeur commerciale brute.
Les titulaires visés à l’alinéa précédent du présent article sont redevables de cette redevance sur tout
produit marchand, à compter de la date de commencement de l’exploitation effective.
La redevance minière est calculée et due au moment de la sortie du produit marchand du site de
l’extraction ou des installations de traitement pour expédition.
ARTICLE 241 : DES TAUX DE LA REDEVANCE MINIERE (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE 9
DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11
JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER) LES TAUX DE LA REDEVANCE MINIERE SONT DE :
a. 0% pour les matériaux de construction d’usage courant ;
b. 1% pour les minéraux industriels, les hydrocarbures solides et autres substances non citées ;
c. 1% pour le fer et les métaux ferreux;
d. 3,5% pour les métaux non ferreux et/ou de base ;
e. 3,5% pour les métaux précieux ;
f. 6% pour les pierres précieuses et de couleur ;
g. 10% pour les substances stratégiques.
Le Règlement minier précise les éléments concernés par la classification ci–dessus.
ARTICLE 241 BIS : DES MODALITES DE RECOUVREMENT DE LA REDEVANCE MINIERE (INSERE PAR
L’ARTICLE 23 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N°
007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Les modalités de recouvrement de la redevance minière sont déterminées par les textes légaux fixant la
nomenclature des droits, taxes et redevances du Pouvoir central, et portant réforme des procédures
relatives à l’assiette, au contrôle et aux modalités de recouvrement de recettes non fiscales.
ARTICLE 242 : DE LA REPARTITION DE LA REDEVANCE MINIERE (MODIFIE ET COMPLETE PAR
L’ARTICLE 9 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N°
007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
La redevance minière est versée par le titulaire du titre minier d’exploitation à raison de :
- 50 % acquis au Pouvoir central ;
- 25 % versés sur un compte désigné par l’Administration de la province où se trouve le
projet ;
- 15 % sur un compte désigné par l’entité territoriale décentralisée dans le ressort de
laquelle s’opère l’exploitation ;
- 10 % au Fonds minier pour les générations futures.
ARTICLE 243 : (ABROGE PAR L’ARTICLE 31 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
SECTION III : DES IMPOTS SUR LES REVENUS (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE 9 DE LA LOI
N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002
PORTANT CODE MINIER)
ARTICLE 244 : DE L’IMPOT PROFESSIONNEL SUR LES REMUNERATIONS (MODIFIE ET COMPLETE
PAR L’ARTICLE 9 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N°
007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Le titulaire est le redevable légal de l’Impôt professionnel sur les rémunérations à charge des employés
au taux de droit commun.
ARTICLE 244 BIS : DE L’IMPOT EXCEPTIONNEL SUR LES REMUNERATIONS VERSEES AU PERSONNEL
EXPATRIE (INSERE PAR L’ARTICLE 23 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Le titulaire est redevable de l’impôt exceptionnel sur les rémunérations versées au personnel expatrié à
la moitié du taux fixé par le droit commun pour les dix premières années du projet et au taux du droit
commun pour les années suivantes. Il est déductible de l’impôt sur les bénéfices et profits.
ARTICLE 245 : DE L’IMPOT SUR LES REVENUS LOCATIFS (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE
9 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11
JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Le titulaire est redevable de l’Impôt sur les revenus locatifs conformément au droit commun.
ARTICLE 246 : DE L’IMPOT MOBILIER (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE 9 DE LA LOI N°
18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002
PORTANT CODE MINIER)
Le titulaire est redevable de l’impôt sur les revenus mobiliers conformément au droit commun, à
l’exception des revenus suivants :
a. les intérêts payés par le titulaire en vertu des emprunts contractés en devises à l’étranger qui
sont exonérés de l’impôt mobilier ;
Les intérêts payés par le titulaire à des affiliés en vertu des emprunts contractés à l’étranger ne sont
exonérés de l’impôt mobilier que si les taux d'intérêts et les autres conditions d'emprunt destinées à la
réalisation des projets sont établis conformément au principe de pleine concurrence.
c. les dividendes et autres distributions versés par le titulaire à ses actionnaires qui sont assujettis à
l’impôt mobilier au taux de 10%.
ARTICLE 246 BIS : DE L’IMPOT PROFESSIONNEL SUR LES PRESTATIONS DE SERVICES (INSERE PAR
L’ARTICLE 23 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N°
007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Le titulaire est redevable de l’impôt professionnel sur les prestations de services pour les sommes payées
en rémunérations des services de toute nature lui rendus par des personnes physiques ou morales, non
établies en République Démocratique du Congo, au taux de 14%.
ARTICLE 247 : DE L’IMPOT SUR LES BENEFICES ET PROFITS
Le titulaire est redevable de l’impôt sur les bénéfices et profits au taux de 30%.
ARTICLE 247 BIS (INSERE PAR L’ARTICLE 23 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Les dispositions relatives au droit commun en matière d’impôt sur les bénéfices et profits non visées
sont de pleine application suivant leurs libellés à la date de la promulgation du présent Code.
SECTION IV : DE LA DETERMINATION DU BENEFICE IMPOSABLE
ARTICLE 248 : DU BENEFICE IMPOSABLE (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE 9 DE LA LOI N°
18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002
PORTANT CODE MINIER)
Les bénéfices nets de l’exploitation imposables à l’Impôt sur les bénéfices et profits sont déterminés
conformément au plan comptable, à la législation fiscale en vigueur et aux dispositions des articles 249,
250, 251, 252, 253, 254, 255, 256, 257 et 258 du présent Code.
Dans tous les cas, les états de synthèses ainsi que les livres sont tenus en français.
ARTICLE 249 : DE L’AMORTISSEMENT (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE 9 DE LA LOI N°
18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002
PORTANT CODE MINIER)
Les règles applicables en matière d’amortissement sont celles de l’amortissement linéaire.
ARTICLE 250 : DE L’AMORTISSEMENT DIFFERE
Les amortissements effectués en période déficitaire sont réputés différés. Ils peuvent être cumulés et
reportés sans limitation dans le temps sur les exercices subséquents jusqu’à concurrence du revenu
imposable.
ARTICLE 251 : DU REPORT DEFICITAIRE (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE 9 DE LA LOI N°
18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002
PORTANT CODE MINIER)
Les pertes professionnelles d’un exercice comptable peuvent être déduites des bénéfices réalisés au
cours des exercices suivants jusqu’au cinquième qui suit l’exercice déficitaire, conformément aux
modalités d’imputation définies par le droit commun.
ARTICLE 251 BIS : DE L’IMPOT SPECIAL SUR LES PROFITS EXCEDENTAIRES (INSERE PAR L’ARTICLE
23 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11
JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Par profits excédentaires ou super profits, il faut entendre les bénéfices réalisés lorsque les cours des
matières ou des commodités connaissent un accroissement exceptionnel, supérieur à 25% par rapport à
ceux repris dans l’étude de faisabilité bancable du projet.
Le super profit est déterminé à partir de l’excédent brut d’exploitation dégagé de la comptabilité du
titulaire. Pour la détermination des profits excédentaires, les dispositions de l’article 252 ne s’appliquent
pas.
L’impôt spécial sur les profits excédentaires est imposable au taux de 50%. Le revenu soumis à l’impôt
spécial sur le profit excédentaire n’est pas imposable à l’impôt sur les bénéfices et profits.
Le Règlement minier fixe les modalités pratiques de détermination des profits excédentaires.
ARTICLE 252 : DES DEPENSES DE RECHERCHES ET DE DEVELOPPEMENT
Le montant des dépenses de recherches et de développement réalisées par le titulaire, autres que celles
liées à l’acquisition d’immobilisations, est actualisé au jour de l’octroi d’un Permis d’Exploitation et
amorti par la société d’exploitation pendant les deux exercices suivants en raison de 50% l’an.
La perte professionnelle d’un exercice comptable résultant de l’application des dispositions de l’alinéa
précédent est reportée sans limitation dans le temps sur les exercices subséquents.
ARTICLE 253 : DES PLUS-VALUES ET MOINS-VALUES SUR CESSION DES TITRES MINIERS (MODIFIE A
SON ALINEA 1ER PAR L’ARTICLE 9 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Le titulaire intègre la plus-value ou la moins-value réalisée à l’occasion de la cession d’un titre minier
dans l’assiette de l’impôt sur les bénéfices et profits.
Si la cession se fait entre entités affiliées, le prix et les conditions de la cession doivent être au moins
égaux à ceux qui se seraient appliquées à une cession en pleine concurrence.
Si le cédant a acquis le titre d’une personne autre que celle ayant engagé les dépenses de recherches et
de développement, la plus–value ou la moins-value professionnelle est égale à la différence entre le prix
total de cession et le coût d’acquisition.
La plus-value ou la moins-value professionnelle ainsi réalisée est égale à la différence entre le prix total
de cession et le montant non amorti des dépenses de recherches et de développement.
Le cessionnaire d’un titre minier amortit le prix d’acquisition du titre minier acquis comme charge à
étaler.
ARTICLE 253 BIS : DE L’IMPOT SPECIAL SUR LES PLUS-VALUES DE CESSION D’ACTIONS OU DE
PARTS SOCIALES (INSERE PAR L’ARTICLE 23 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Toute cession d’actions ou de parts sociales d’une personne morale titulaire d’un titre minier ou de
carrières est taxée selon le régime des plus-values.
La plus-value sur la cession d’une action ou part sociale est constituée par la différence entre le prix de
cession de l’action ou de la part sociale et la valeur nette comptable de cette action ou part sociale.
Cette plus-value constatée au niveau de la personne morale ayant cédé les actions ou parts sociales est
réputée être de source congolaise dans la mesure où les actifs de la personne morale dont les actions ou
parts sociales cédées sont situées en République Démocratique du Congo. Lorsque les actifs sont situés
dans plusieurs juridictions, la plus-value n’est calculée que sur la valeur des actifs appartenant à la filiale
de droit congolais.
L’impôt est retenu à la source par la personne morale cessionnaire qui le reverse suivant les modalités
de paiement des impôts dus au Trésor public. Cette retenue à la source est exigible au moment de
l’encaissement ou de la mise à disposition du revenu de la cession d’actions ou de parts sociales. Toute
opération de conversion ou d’échange d’actions ou de parts sociales est assimilée à un encaissement de
revenu de cession d’actions ou de parts sociales initiales.
Aux fins de l’application du présent article, tout projet de cession des parts sociales ou d’actions est
préalablement notifié à la société détentrice des titres et aux associés ou actionnaires.
Les règles concernant les modalités de calcul, de déclaration et de règlement de cet impôt sont précisées
par voie réglementaire.
ARTICLE 254 : DE LA DEDUCTION DES INTERETS PAYES A L’ETRANGER (MODIFIE ET COMPLETE
PAR L’ARTICLE 9 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N°
007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Les intérêts payés par le titulaire à l’étranger en vertu des emprunts extérieurs ne sont déductibles de
l’impôt sur les bénéfices et profits que si :
- ces emprunts ont été effectivement destinés à la réalisation du projet minier ;
- le taux d’intérêt ne dépasse pas la moyenne annuelle des taux effectifs pratiqués par les
établissements de crédit du pays où est établie l’entreprise prêteuse selon les données
fournies par la Banque Centrale du Congo.
ARTICLE 255 : DE LA DEDUCTION DE LA REDEVANCE MINIERE (MODIFIE ET COMPLETE PAR
L’ARTICLE 9 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N°
007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
La redevance minière versée par le titulaire d’un droit minier d’exploitation, l’entité de traitement ainsi
que le titulaire d’une Autorisation d’exploitation de carrières permanente qui procède à la transformation
des produits de carrières est déductible de la base imposable à l’impôt sur les bénéfices et profits.
ARTICLE 256 : DES CHARGES PROFESSIONNELLES DEDUCTIBLES (MODIFIE A SES ALINEAS 1ER,
LITTERAS A, C, E ET I ; ALINEA 2 LITTERAS A, B, C ET D ET ALINEA 3 PAR L’ARTICLE 9 DE LA LOI N°
18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002
PORTANT CODE MINIER)
Sans préjudice des dispositions du présent Code, sont notamment considérées comme dépenses
professionnelles déductibles des revenus imposables :
a) le loyer réellement échu et les charges locatives afférents aux immeubles ou parties
d’immeubles affectés à l’exercice de la profession et tous frais généraux résultant
notamment de leur entretien et éclairage. Toutefois, la valeur locative des immeubles ou
parties d’immeubles dont le redevable est propriétaire n’est pas considérée comme un loyer
ou comme une charge locative ;
b) les frais généraux résultant de l’entretien du matériel et des objets mobiliers affectés à
l’exploitation ;
c) les traitements, les salaires, les gratifications et les indemnités des employés et des ouvriers
au service de l’exploitation, les avantages en nature pour autant qu’ils aient été ajoutés aux
rémunérations ;
d) les intérêts des capitaux empruntés à des tiers et engagés dans l’exploitation et toutes
charges, rentes ou redevances analogues relatives à celle-ci ;
Ne sont pas considérés comme tiers les associés dans les sociétés autres que par actions.
En aucun cas, les intérêts des créances hypothécaires sur des immeubles donnés en location, en tout ou
en partie, ne peuvent être considérés comme dépenses professionnelles déductibles ;
e) les frais de transport, d’assurance, de courtage, de commissions. Toutefois, les dépenses
consistant en commissions, courtages, ristournes commerciales ou autres, vacations,
honoraires occasionnels ou non, gratifications et autres rétributions quelconques ne sont
admises en déduction que s’il en est justifié par l’indication exacte du nom et du domicile
des bénéficiaires ainsi que de la date des paiements et des sommes allouées à chacun d’eux.
Toutefois, les frais de transport sur vente des substances minérales ne sont pas admis
comme dépenses déductibles ;
f) le montant du bénéfice réparti entre les membres du personnel de l’entreprise ;
g) les traitements alloués dans les sociétés par actions aux membres du Conseil
d’Administration lorsqu’il est justifié qu’ils correspondent à des appointements normaux
en rapport avec la nature des fonctions réelles et permanentes exercées dans la société sur
le Territoire National ;
h) les amortissements des immobilisations servant à l’exercice de la profession ;
i) l’impôt réel ayant le caractère d’une charge d’exploitation acquittée dans le délai, pour
autant qu’elle n’ait pas été établie d’office.
Les sommes versées par le titulaire à une personne physique ou morale de droit étranger avec laquelle
elle est liée, soit par la voie d’une participation directe dans son capital, soit par l’intermédiaire de
participations détenues par une ou plusieurs autres entreprises du même groupe, en rémunération d’un
service rendu, ne sont susceptibles d’être admises dans les charges professionnelles de l’entreprise qu’à
la quadriple condition que :
a. la qualité du service rendu soit clairement démontrée;
b. le service en cause ne puisse être rendu sur le territoire national ;
c. le montant de la rémunération corresponde à la valeur réelle du service rendu ;
d. le bénéficiaire ne soit établi dans un territoire à fiscalité privilégiée.
Par territoire à fiscalité privilégiée, il faut entendre, le territoire où le taux de prélèvement sur les
bénéfices et profits ou de l’impôt sur les revenus des personnes physiques est inférieur de 30% par
rapport à celui pratiqué en République Démocratique du Congo.
ARTICLE 257 : DE LA PROVISION POUR RECONSTITUTION DE GISEMENT (MODIFIE ET COMPLETE
PAR L’ARTICLE 9 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N°
007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Le titulaire est autorisé à constituer, en franchise de l’impôt sur les bénéfices et profits, une provision
pour reconstitution de gisement dont le montant maximal est égal à 0,5% du chiffre d’affaires de
l’exercice au cours duquel elle est constituée.
Cette provision est utilisée dans ses activités de recherches sur le territoire national avant l’expiration
d’un délai de trois ans à compter de la clôture de l’exercice au cours duquel la provision a été constituée.
Faute d’avoir été utilisée dans les conditions définies à l’alinéa précédent, la provision pour
reconstitution de gisement est réintégrée dans le bénéfice imposable au titre du quatrième exercice
suivant celui au cours duquel elle a été constituée.
ARTICLE 258 : DE LA PROVISION POUR REHABILITATION DU SITE (MODIFIE ET COMPLETE PAR
L’ARTICLE 9 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N°
007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Le titulaire est tenu de constituer, en franchise de l’impôt sur les bénéfices et profits, une provision pour
réhabilitation du site sur lequel sont conduites les opérations minières.
Le montant maximal de la dotation au titre de cette provision est égal à 0,5 % du chiffre d’affaires au
titre de l’exercice au cours duquel elle est effectuée.
Il est tenu au respect de la directive sur l’EIES telle que prévue dans le Règlement minier.
Dans l’hypothèse où le titulaire est tenu de constituer une provision ou de remplir d’autres obligations
financières en application de la réglementation sur la protection de l’environnement, le montant de cette
seconde provision ou de ces obligations, est déduit du montant maximal autorisé pour la dotation au titre
de provision pour la réhabilitation du site.
Cette provision doit être utilisée avant l’expiration d’un délai de dix ans à compter de la clôture de
l’exercice au cours duquel elle a été constituée. Le solde de cette provision non utilisée est réintégré
dans le bénéfice imposable au titre du onzième exercice suivant celui au cours duquel ladite provision a
été constituée.
Le solde de cette provision non utilisé à la clôture du dernier exercice du projet est réintégré dans le
bénéfice imposable au titre de cet exercice.
ARTICLE 258 BIS : DE LA DOTATION POUR CONTRIBUTION AUX PROJETS DE DEVELOPPEMENT
COMMUNAUTAIRE (INSERE PAR L’ARTICLE 23 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT
ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Le titulaire de droit minier d’exploitation ou d’autorisation d’exploitation des carrières permanente est
tenu de constituer, en franchise de l’impôt sur les bénéfices et profits, une dotation pour contribution
aux projets de développement communautaire dont le montant minimal est égal à 0,3 % du chiffre
d’affaires de l’exercice au cours duquel elle est constituée.
La dotation doit être entièrement mise à disposition des communautés locales avant l’expiration de
l’exercice suivant celui au cours duquel elle a été constituée.
SECTION V : DE L’APPLICATION DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE (MODIFIE ET COMPLETE
PAR L’ARTICLE 9 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N°
007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
ARTICLE 259 : DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE
Les titulaires des droits miniers et/ou des carrières sont assujettis à la Taxe sur la Valeur Ajoutée
conformément au droit commun.
SECTION VI : DES MODALITES DE RECOUVREMENT DES RECETTES NON FISCALES (INSERE PAR
L’ARTICLE 23 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N°
007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
ARTICLE 260 : DES DROITS, TAXES ET REDEVANCES (INSERE PAR L’ARTICLE 23 DE LA LOI N° 18/001
DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT
CODE MINIER)
Les modalités de recouvrement des droits, taxes et redevances prévus dans le présent Code, sont fixées
par les textes qui régissent les procédures relatives à l’assiette, au contrôle et au recouvrement des
recettes non fiscales.
CHAPITRE IV : DU REGIME FISCAL ET DOUANIER APPLICABLE A L’EXPLOITATION ARTISANALE ET
A L’EXPLOITATION MINIERE A PETITE ECHELLE
ARTICLE 261 : DE L’EXPLOITATION ARTISANALE
Le régime fiscal et douanier applicable aux exploitants artisanaux, aux négociants et aux comptoirs
agréés est régi par voie réglementaire conformément aux modalités fixées par le Règlement Minier.
ARTICLE 262 : DE L’EXPLOITATION MINIERE A PETITE ECHELLE (MODIFIE A SON ALINEA 4 PAR
L’ARTICLE 9 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N°
007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
L’exploitation minière à petite échelle est soumise au régime douanier prévu aux articles 225 à 235 du
présent Titre.
Sans préjudice des dispositions du droit commun, l’exploitation minière à petite échelle relève du régime
fiscal de taxation unique en ce qui concerne les contributions pour lesquelles le titulaire du titre minier
est redevable et ce, en rapport avec les activités minières.
Le taux de l’imposition unique pour les activités d’exploitation minière à petite échelle est fixé à 10%
du chiffre d’affaires résultant de la valeur de vente des produits marchands.
Le paiement de l’imposition forfaitaire prévue à l’alinéa précédent exempte le titulaire du paiement de
la redevance minière, de l’impôt mobilier, de l’impôt sur les bénéfices et profits, de l’impôt exceptionnel
sur les rémunérations des expatriés.
L’imposition forfaitaire est due au moment de la vente.
La quotité de la redevance minière à répartir est déterminée conformément aux dispositions des articles
240 à 242 du présent Code.
Les modalités de perception des droits prévues aux alinéas précédents sont fixées par le Règlement
minier.
L’exploitant de la mine à petite échelle peut opter soit de demeurer dans le régime de taxation unique
soit d’être régi par les dispositions des chapitres I et III du présent Titre.
L’option ainsi faite est irrévocable.
TITRE X : DE LA REGLEMENTATION DE CHANGE ET DES GARANTIES DE L’ETAT (MODIFIE ET
COMPLETE PAR L’ARTICLE 10 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT
LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
CHAPITRE PREMIER : DE LA REGLEMENTATION DE CHANGE (MODIFIE ET COMPLETE PAR
L’ARTICLE 10 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N°
007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
SECTION I : DE LA CONVERSION DES DEVISES EN FRANCS CONGOLAIS
ARTICLE 263 : DE LA LIBERTE DE CONVERSION AU TAUX DU MARCHE
Le titulaire des droits miniers bénéficie de la liberté de convertir en francs congolais les apports en
capital, les fonds avancés par les actionnaires, les tirages sur emprunts et les recettes en devises
provenant de la vente des produits, au meilleur taux de change offert par les banques agréées au jour de
l’opération de conversion.
Toutefois, le titulaire de droits miniers peut recourir, pour le change de la monnaie fiduciaire, aux
intermédiaires agréés non bancaires autres que les messageries financières.
SECTION II : DES TRANSFERTS DES FONDS VERS L’ETRANGER
ARTICLE 264 : DES REGLEMENTS DES BIENS ET SERVICES, DES TRANSFERTS DES REVENUS
PRIMAIRES ET SECONDAIRES AINSI QUE LES TRANSFERTS EN CAPITAL ET OPERATIONS
FINANCIERES (MODIFIE A SON ALINEA 1ER PAR L’ARTICLE 10 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018
MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Sans préjudice des dispositions des alinéas 2, 3 et 4 du présent article, le titulaire des droits miniers est
autorisé à réaliser au profit des non-résidents et vice versa, après paiement des taxes et contributions
dues, des règlements des biens et services, des transferts des revenus primaires et secondaires ainsi que
les transferts en capital et les transferts en raison des opérations financières ci-après en relation directe
avec les opérations autorisées en vertu de son droit minier :
a) le paiement des biens et services auprès des fournisseurs étrangers s’il n’a pas pu trouver les
mêmes biens et/ou services à quantité, qualité et prix égal ainsi qu’à des conditions de livraison
identiques sur le marché local ;
b) l’acquisition ou la location de l’équipement importé ;
c) le paiement des commissions aux tiers pour des services rendus à l’étranger ;
d) le paiement des honoraires aux personnes résidant à l’étranger, pour des services rendus ;
e) le paiement des “ royalties ” afférents aux droits accordés au titulaire par des tiers étrangers ;
f) la formation à l’étranger des employés congolais et les charges sociales des employés expatriés
notamment les primes, les assurances professionnelles, les frais de transport et de
déménagement ;
g) les fonds correspondant aux dividendes dûment et légalement déclarés, destinés à être
distribués aux actionnaires ou associés non-résidents du titulaire ;
h) les fonds correspondant aux recettes de la vente des actions et toute somme provenant de la
cession ou de la liquidation des actifs de la société, ainsi que toute indemnité d’expropriation;
i) le remboursement des avances en compte courant d’associés ou d’actionnaires, à condition de
ne pas amener le ratio des fonds empruntés aux fonds propres au dessus de 75 : 25.
Par ailleurs, il est garanti au personnel étranger résidant sur le Territoire National, employé par le
titulaire d’un titre minier, la libre conversion et le libre transfert de tout ou partie des sommes qui leur
sont dues, sous réserve que les intéressés se soient acquittés de leurs impôts et cotisations diverses
conformément à la législation en vigueur en République Démocratique du Congo.
Le transfert des fonds nécessaires aux opérations énumérées ci-dessus doit se faire uniquement par le
canal d’une banque agréée moyennant la souscription d’un document de change.
Tout autre transfert vers l’étranger est soumis à la réglementation de change en vigueur.
ARTICLE 265 : DU CONTROLE DES TRANSFERTS AU BENEFICE DES SOCIETES AFFILIEES (MODIFIE A
SON ALINEA 2 PAR L’ARTICLE 10 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Nonobstant les dispositions de l’article 264, les transferts au bénéfice des sociétés affiliées du titulaire
en paiement des biens fournis ou services rendus doivent être justifiés par rapport aux prix pratiqués sur
le marché pour des biens ou services similaires.
Toute opération commerciale entre sociétés affiliées se déroule selon le principe de pleine concurrence.
CHAPITRE II : DE LA GESTION DES RECETTES DES VENTES A L’EXPORTATION
ARTICLE 266 : DE L’EXPORTATION DES PRODUITS MINIERS (MODIFIE A SES ALINEAS 1ER ET 3 PAR
L’ARTICLE 10 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N°
007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Le titulaire est autorisé à exporter et à commercialiser sa production au prix du marché, sous réserve du
droit pour l’Etat de déterminer la quotité de production à exporter en fonction des besoins de l’industrie
locale. Les recettes en devises y relatives sont encaissées dans les quarante-cinq jours calendrier à dater
de la sortie des biens du territoire national pour un pays africain et de l’embarquement à partir du
territoire national ou d’un pays africain, sauf si le contrat de vente comporte des dispositions
particulières concernant le délai de paiement.
Le titulaire a l’obligation de souscrire, pour toutes ses opérations d’exportation, un document de change
conformément à la réglementation de change en vigueur.
Le Règlement minier fixe la quotité ainsi que les modalités d’application de la réserve émise à l’alinéa
1er du présent article.
ARTICLE 267 : DU COMPTE PRINCIPAL ET DES COMPTES DE SERVICE DE LA DETTE ETRANGERE
Par dérogation aux dispositions des articles 1 à 9 de l’Ordonnance-Loi n°67/272 du 23 juin 1967 relative
aux pouvoirs réglementaires de la Banque Centrale du Congo en matière de réglementation de change
et ses mesures d’application, le titulaire qui exporte les produits des mines autorisés a le droit ainsi que
l’obligation de :
a) ouvrir un compte en devises appelé « Compte Principal » auprès d’une banque étrangère
de réputation internationale qui aura des relations d’affaires avec un correspondant pour la
gestion des fonds qu’il est autorisé à tenir en dehors du Territoire National ;
b) communiquer à la Banque Centrale du Congo et dans les moindres détails, toutes les
coordonnées du compte principal ;
c) verser les recettes d’exportation qu’il est autorisé à tenir en dehors du Territoire National
conformément aux dispositions de l’article 269 ci-dessous dans son compte principal
étranger avant toute redistribution ;
d) payer à partir du compte principal le service de sa dette étrangère, y compris le principal,
les intérêts, les commissions et les pénalités selon les conventions d’emprunt conclues avec
les bailleurs de fonds étrangers ;
e) communiquer les conventions d'emprunt conclues avec les bailleurs de fonds étrangers à
l’Administration des Mines pour confirmer si les conventions d’emprunt correspondent au
plan de financement d’une exploitation minière dûment autorisée. Dans le cas des
conventions d’emprunt entre des sociétés affiliées, elle confirme également que les
conditions d’emprunt ne sont pas moins favorables au titulaire que les termes d’un marché
entre parties non affiliées. Elle en avise la Banque Centrale.
Le titulaire est autorisé à ouvrir des comptes en devises auprès des banques étrangères de réputation
internationale où il gère ou fait gérer les fonds versés de son compte principal nécessaires pour le service
de sa dette étrangère, ainsi que pour les provisions et réserves légales, statutaires et libres.
ARTICLE 268 : DES COMPTES EN DEVISES (MODIFIE A SON ALINEA 2 PAR L’ARTICLE 10 DE LA LOI
N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002
PORTANT CODE MINIER)
Le titulaire qui exporte les produits des mines peut ouvrir et détenir un compte ou un groupe de comptes
en devises étrangères auprès des banques commerciales agréées, dont le siège social est en République
Démocratique du Congo, pour gérer les recettes et les dépenses en devises du projet qu’il exploite à bien
en vertu de son droit minier. Il bénéficie de la liberté de garder en devises toutes les recettes des ventes
à l’exportation des produits du projet sans obligation de les convertir en monnaie nationale.
S’il a ouvert plusieurs comptes auprès du système bancaire national, le titulaire d’un droit minier a
l’obligation de rapatrier les recettes d’exportation dans le compte ouvert dans une banque agréée auprès
de laquelle l’exportation a été domiciliée.
ARTICLE 269 : DU RAPATRIEMENT DES RECETTES DES EXPORTATIONS (MODIFIE ET COMPLETE PAR
L’ARTICLE 10 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N°
007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Le titulaire qui, en phase d’amortissement de son investissement, exporte les produits marchands des
mines est :
a. autorisé à garder et à gérer dans son compte principal et ses comptes de service de la dette
étrangère les recettes de ses ventes à l’exportation à concurrence de 40%. Les modalités de
l'approvisionnement des comptes destinés au service de la dette étrangère, ainsi que les
modalités de paiement du service de la dette étrangère du titulaire, sont établies dans les
conventions d'emprunt conclues par l’emprunteur avec ses bailleurs de fonds étrangers ;
b. tenu de rapatrier obligatoirement dans son compte tenu en République Démocratique du
Congo, 60% des recettes d’exportation dans les quinze jours à dater de l’encaissement au
compte principal prévu à l’article 267 du présent Code ;
En cas d’amortissement de son investissement, il est tenu de rapatrier 100% des recettes de ses ventes
à l’exportation dans son compte national principal en République Démocratique du Congo dans le délai
prescrit au littera b de l’alinéa précèdent ;
Ne peut garder une quotité des recettes d’exportation ou des préfinancements à l’étranger que le titulaire
des droits miniers qui a communiqué les coordonnées bancaires et qui transmet trimestriellement à la
Banque Centrale du Congo le rapport de ses activités enregistrées dans le compte principal, tel que
disposé à l’article 271 du présent Code.
La quotité rapatriée est destinée à couvrir les dépenses domestiques en faveur des résidents et ne peut
servir à financer les transactions reprises à l’article 264 du présent Code.
ARTICLE 270 : DU PAIEMENT DE LA REDEVANCE DE SUIVI DE CHANGE (MODIFIE ET COMPLETE PAR
L’ARTICLE 10 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N°
007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Le titulaire est tenu de payer à la Banque Centrale du Congo la redevance de suivi de change de 2/1000
sur les opérations suivantes :
a. tout paiement vis-à-vis de l’étranger effectué par les banques agréées sur les comptes en
banque du titulaire en République Démocratique du Congo, aussi bien en recette qu’en
dépense, à l’exception des rapatriements des recettes qui proviennent du compte principal ;
b. toute opération de débit ou de crédit effectuée sur son compte principal à l’exception des
transferts en faveur de comptes de service de la dette étrangère, les paiements effectués de
ces comptes de service de la dette étrangère sont également exonérés de la redevance de
suivi de change.
Le titulaire des droits miniers est tenu de payer à la Banque Centrale du Congo ou à toute personne
mandatée par cette dernière une redevance de suivi de Change de 2‰ sur la totalité de 100 % du montant
de toute exportation réalisée. Cette redevance est calculée sur la totalité des recettes d’exportation et est
prélevée sur la quotité rapatriée.
ARTICLE 271 : DU CONTROLE DES OPERATIONS DU COMPTE PRINCIPAL LOCAL ET EXTERIEUR
(MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE 10 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Le titulaire doit soumettre un rapport mensuel sur les mouvements des fonds versés dans le compte
principal en devises à l’étranger, ainsi que les références des dossiers d’exportation sur les recettes
versées dans ce compte. Ce rapport, accompagné d’une copie du relevé bancaire dudit compte est soumis
à la Direction des Mines et à la Banque Centrale du Congo, pour contrôle de conformité avec les
dispositions du présent chapitre.
Toutefois, la Banque Centrale conserve le droit de dépêcher ses délégués pour vérifier la régularité des
opérations inscrites sur le compte principal après en avoir préalablement informé par écrit le titulaire.
Pour ce faire, le titulaire des droits miniers a l’obligation, dans les trente jours dès réception de cette
correspondance, d’accuser réception et de transmettre à la Banque Centrale du Congo la copie légalisée
de la lettre adressée à son banquier autorisant la vérification des opérations effectuées sur son compte
principal. La Direction des mines est chargée de surveiller et d’exercer le contrôle sur les titulaires des
droits miniers d’exploitation et des droits de carrières d’exploitation, en rapport avec les opérations de
rapatriement obligatoire des recettes d’exportation.
Ce pouvoir de vérification s’exerce aussi sur toutes les Institutions bancaires qui interviennent dans ces
opérations de rapatriement des recettes d’exportation en collaboration avec la Banque Centrale du
Congo.
ARTICLE 272 : DES DISPOSITIONS DE CHANGE PLUS FAVORABLES ET DU REGIME DE CHANGE
APPLICABLE AU TITULAIRE D’UN DROIT DE CARRIERES (MODIFIE A SON ALINEA 2 PAR L’ARTICLE
10 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11
JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Si une législation ou une réglementation de change de droit commun adoptée ou promulguée sur le
Territoire National postérieurement à la date d’entrée en vigueur du présent Code prévoit des
dispositions plus favorables que celles contenues dans le présent Code, ces nouvelles dispositions sont
immédiatement applicables, de plein droit, dès leur entrée en vigueur.
Le titulaire des droits des carrières est soumis au droit commun quant à l’ensemble de ses opérations de
change, à l’exception du titulaire d’une Autorisation d’exploitation de carrières permanente qui produit
du ciment qui jouit des dispositions de la réglementation du change prévue dans le présent Code.
ARTICLE 272 BIS : (INSERE PAR L’ARTICLE 24 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Toute matière relative au change qui n’aurait pas été traitée par le présent Code sera régie par des
dispositions de la Banque Centrale.
CHAPITRE III : DES GARANTIES ET DU CONTROLE DE L’ETAT (MODIFIE ET COMPLETE PAR
L’ARTICLE 11 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N°
007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
ARTICLE 273 : DES LIBERTES GARANTIES (MODIFIE A SON LITTERA E PAR L’ARTICLE 10 DE LA LOI
N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002
PORTANT CODE MINIER)
Sous réserve du respect des lois et Règlements Miniers de la République Démocratique du Congo, l’Etat
garantit aux titulaires des droits miniers et de carrières:
a) le respect de la législation et des accords ou conventions signés avec des partenaires ;
b) le droit de disposer librement de leurs biens et d’organiser, à leur gré, leurs entreprises;
c) la liberté d’embauche sous réserve d’employer en priorité le personnel congolais à
qualification égale des diplômes et d’expérience pour la réalisation des opérations minières
et sous réserve des conditions de licenciement conformément aux lois et règlements en
vigueur ;
d) le libre accès aux matières premières dans les limites des droits miniers et/ou de carrières;
e) la libre circulation sur le territoire national de leur personnel et de leurs produits ;
f) la liberté d’importer des biens, des services ainsi que des fonds nécessaires aux activités,
sous réserve de donner priorité aux entreprises congolaises pour tout contrat en relation avec
le projet minier, à des conditions équivalentes en terme de quantité, qualité, prix et délais
de livraison et de paiement;
g) la liberté de disposer des produits sur les marchés internes, d’exporter et de disposer sur le
marché externe, sous réserve du respect des dispositions du présent Code;
h) la jouissance paisible des Périmètres faisant l’objet de leurs droits miniers et/ou de
carrières.
i) les facilités d’obtenir pour leur personnel étranger tous les documents requis pour accéder
aux lieux de recherches ou d’exploitation sans préjudice du respect des normes légales et
réglementaires régissant la police des étrangers.
ARTICLE 274 : DU RACHAT DES DEVISES (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE 10 DE LA LOI N°
18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002
PORTANT CODE MINIER)
L’Etat et la Banque Centrale du Congo s’interdisent de racheter d’office les devises logées dans les
comptes en devise des résidents et des non-résidents.
Si les besoins de l’économie nationale l’exigent, l’Etat et la Banque Centrale du Congo sont autorisés à
racheter les devises des recettes rapatriées aux taux et hauteur à négocier.
En cas de rachat des devises, les besoins exprimés par les titulaires des droits miniers sont traités et
servis en priorité.
Le Règlement minier en détermine les modalités pratiques.
ARTICLE 275 : DE L’INDEMNITE D’EXPROPRIATION
Les installations minières ou de carrières ne peuvent être expropriées par l’Etat que dans des
circonstances exceptionnelles fixées par la loi, moyennant une juste indemnité payée au titulaire
concerné au moins six mois avant l’exécution de la décision d’expropriation.
Dans les 48 heures qui suivent la date de la notification de la décision de l’expropriation, l’Etat
communique au titulaire exproprié le montant de l’indemnité proposée et la date précise ou estimée à
laquelle interviendra l’expropriation effective ou matérielle.
Sauf s’il requiert un délai supplémentaire, le titulaire exproprié doit réagir dans les dix jours à dater de
la réception de la proposition de l’Etat.
L’indemnité est payée conformément à l’alinéa premier ci-dessus en cas d’acceptation.
En cas de désaccord, la réponse du titulaire exproprié doit comprendre la proposition de ce dernier quant
à la hauteur réelle de l’indemnité.
Lorsque l’Etat rejette la proposition du titulaire exproprié, ce dernier peut requérir qu’il soit statué par
le tribunal compétent ou par procédure d’arbitrage prévu aux articles 315 à 320.
L’exercice du recours judiciaire ou arbitral est également possible lorsqu’il n’y a pas eu notification de
la mesure d’expropriation, du montant de l’indemnité ou en cas de notification tardive ou enfin, lorsque
l’indemnité d’expropriation n’est pas encore payée alors que l’exécution de la décision d’expropriation
approche les six mois.
ARTICLE 276 : DE LA GARANTIE DE STABILITE (MODIFIE A SON ALINEA 2 PAR L’ARTICLE 10 DE LA
LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET
2002 PORTANT CODE MINIER)
L’Etat garantit que les dispositions du présent Code ne peuvent être modifiées que si, et seulement si, le
présent Code fait lui-même l’objet d’une modification législative adoptée par le Parlement.
L’Etat assure au titulaire des droits octroyés sous l’empire de la présente loi, la garantie de stabilité du
régime fiscal, douanier et de change qui demeure acquise et intangible jusqu’ à la fin d’une période de
cinq ans, à compter de la date de :
a. l’entrée en vigueur du présent Code pour les droits miniers d’exploitation valides existant à
cette date ;
b. l’octroi du droit minier d’exploitation acquis postérieurement en vertu d’un Permis de
recherches valide existant à la date de l’entrée en vigueur de la présente loi.
ARTICLE 276 BIS : DE LA TRANSMISSION DES PARTS SOCIALES ET DES ACTIONS (INSERE PAR
L’ARTICLE 25 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N°
007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Toute transmission des parts sociales ou d’actions au sein d’une société titulaire d’un permis
d’exploitation entrainant la prise de contrôle de celle-ci par le bénéficiaire de la transmission est soumise
à l’accord préalable de l’Etat.
Toute modification de l’actionnariat d’une société de droit congolais ou de droit étranger, ayant le
contrôle d’une société filiale associée ou actionnaire dans une société titulaire d’un permis d’exploitation
et entrainant la prise de contrôle de la société filiale contrôlée, est également soumise à l’accord préalable
de l’Etat.
ARTICLE 276 TER : DE LA FUSION (INSERE PAR L’ARTICLE 25 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018
MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
L’accord préalable de l’Etat est également requis pour toute opération de fusion entrainant l’absorption
d’une société titulaire d’un Permis d’exploitation par une autre.
ARTICLE 276 QUATER : DE LA PRISE DE CONTROLE (INSERE PAR L’ARTICLE 25 DE LA LOI N° 18/001
DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT
CODE MINIER)
Au sens du présent article, on entend par prise de contrôle, l’acquisition du pouvoir, par le fait de la
détention de la majorité des droits de vote, de déterminer les décisions de la société notamment celles
de nommer ou de révoquer la majorité des membres des organes d’administration, de direction ou de
surveillance de la société.
ARTICLE 276 QUINQUIES (INSERE PAR L’ARTICLE 25 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018
MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Le Règlement minier détermine les modalités d’application des dispositions du présent chapitre.
TITRE XI : DES RELATIONS DES TITULAIRES DES DROITS MINIERS ET/OU DE CARRIERES ENTRE EUX
ET AVEC LES OCCUPANTS DU SOL
CHAPITRE PREMIER : DES RELATIONS ENTRE TITULAIRES
ARTICLE 277 : DES TRAVAUX ENTRE DEUX MINES VOISINES
Dans le cas où il est reconnu nécessaire d’exécuter des travaux d’intérêt commun pour deux mines
voisines, les titulaires concernés ne peuvent s’y opposer. Les intéressés, entendus par la Direction des
Mines, sont tenus d’y participer chacun dans la proportion de son intérêt.
Lorsque les travaux d’une mine occasionnent des dommages à une mine voisine, l’auteur des travaux
en doit réparation.
Lorsque, au contraire, ces travaux apportent un allègement aux charges d’une mine voisine, ils donnent
lieu à une indemnité.
Un massif de protection de largeur suffisante peut être prescrit par la Direction des Mines entre deux
mines voisines sans que le maintien de ce massif de protection puisse donner lieu à indemnité.
ARTICLE 278 : DES SERVITUDES (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE 12 DE LA LOI N° 18/001
DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT
CODE MINIER)
Le titulaire d’un Permis d’Exploitation ou d’un Permis d’Exploitation de Petite Mine a une servitude de
passage sur le Périmètre d’exploitation des rejets en vue d’accéder à son Périmètre d’exploitation.
Pour autant qu’elles ne soient pas contraires aux dispositions du présent Code, les dispositions des
articles 170 à 179 de la loi n°73-020 du 20 juillet 1973 portant régime général des biens, régime foncier
et immobilier et régime des sûretés trouvent application en cas de servitudes minières.
Le titulaire d’un Permis d’Exploitation des Rejets a droit à une indemnisation lorsque le passage sur le
Périmètre du titulaire d’un Permis d’Exploitation ou d’un Permis d’Exploitation de Petite Mine lui cause
un préjudice énorme qui s’analyse en une charge supplémentaire à son activité minière.
Le Règlement Minier fixe les conditions et modalités de l’établissement des servitudes dont question
dans le présent article.
CHAPITRE II : DES RELATIONS DES TITULAIRES AVEC LES OCCUPANTS DU SOL
ARTICLE 279 : DES RESTRICTIONS A L’OCCUPATION DES TERRAINS (MODIFIE A SON ALINEA 1ER,
LITTERAS C, H ET J ; ALINEA 2 , LITTERAS A, B ET C PAR L’ARTICLE 12 DE LA LOI N° 18/001 DU 09
MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE
MINIER)
Sauf consentement des autorités compétentes, nul ne peut occuper un terrain :
a) réservé au cimetière ;
b) contenant des vestiges archéologiques ou un monument national ;
c) situé à moins de cinq cents mètres des limites d’un barrage hydroélectrique ou d’un bâtiment
appartenant à l’Etat ;
d) proche des installations de la Défense Nationale ;
e) faisant partie d’un aéroport ;
f) réservé au projet de chemin de fer ;
g) réservé à la pépinière pour forêt ou plantation des forêts ;
h) situé à moins de cinq cents mètres des limites d’un barrage hydroélectrique ou d’un bâtiment
appartenant à l’Etat ;
i) constituant une rue, une route, une autoroute ;
j) compris dans un parc national et sites touristiques.
Sauf consentement du propriétaire ou occupant légal, nul ne peut occuper un terrain situé à moins de:
a. mille mètres de maisons ou des bâtiments occupés, inoccupés ou temporairement inoccupés;
b. huit cents mètres des terres sarclées et labourées pour cultures de ferme ;
c. huit cents mètres d’une ferme ayant un élevage de bovins, un réservoir, un barrage
hydroélectrique ou une réserve d’eau privée.
Des Périmètres de protection de dimensions quelconques à l'intérieur desquels la recherche et
l'exploitation minières peuvent être soumises à certaines conditions ou interdites, sans que le titulaire
du titre minier puisse réclamer une quelconque indemnité, peuvent être établis par le Gouverneur de
Province, sur constat du service compétent de l’Administration des Mines, pour la protection des édifices
et agglomérations, sources, voies de communication, ouvrages d'art et travaux d'utilité publique comme
en tous autres points où ils seraient nécessaires à l'intérêt général.
Une indemnité représentant le montant des dépenses afférente aux travaux ou ouvrages démolis ou
abandonnés est toutefois due par la personne publique intéressée, au cas où le titulaire devrait démolir
ou abandonner des travaux ou ouvrages régulièrement établis ou entamés par lui en vue de l'exploitation
desdits Périmètres antérieurement à leur fixation.
ARTICLE 280 : DE LA RESPONSABILITE DU FAIT DE L’OCCUPATION DU SOL
Le titulaire ou l’amodiataire est, de plein droit, tenu de réparer les dommages causés par les travaux,
même autorisés, qu’il exécute dans le cadre de ses activités minières.
En cas de mutation d’un droit minier d’exploitation ou d’une autorisation d’exploitation de Carrières
Permanente, la responsabilité des dommages provenant de travaux antérieurs au transfert incombe
solidairement à l’ancien et au nouveau titulaire.
En cas de mutation, l’ancien titulaire est tenu d’en informer par écrit le nouveau. Il l’informe également,
pour autant qu’il les connaît, des dangers ou inconvénients importants qui résultent de l’exploitation. A
défaut de cette information, le bénéficiaire de la mutation a le choix de poursuivre la résolution de la
mutation ou de se faire restituer une partie du prix. Il peut aussi demander, aux frais de l’ancien titulaire,
l’élimination des dangers ou la suppression des inconvénients qui peuvent causer préjudice au tiers.
Le titulaire peut être tenu de fournir caution, de payer toutes indemnités si ses travaux sont de nature à
causer un dommage déterminé, et s’il est à craindre que ses ressources ne soient pas suffisantes pour
faire face à sa responsabilité éventuelle. Les tribunaux sont juges de la nécessité de cette caution et en
fixent la nature et le montant.
Tous les dommages causés aux biens des tiers sont réglés à leur valeur réelle de remplacement,
augmentée de la moitié, à moins qu’ils soient remis en leur état antérieur à la survenance du dommage.
ARTICLE 281 : DE L’INDEMNISATION DES OCCUPANTS DU SOL (MODIFIE ET COMPLETE PAR
L’ARTICLE 12 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N°
007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Toute occupation de terrain privant les ayants-droits de la jouissance du sol, toute modification rendant
le terrain impropre à la culture entraîne, pour le titulaire ou l’amodiataire des droits miniers et/ou de
carrières, à la demande des ayants-droits du terrain et à leur convenance, l’obligation de payer une juste
indemnité correspondant soit au loyer, soit à la valeur du terrain lors de son occupation, augmentée de
la moitié.
Par sol dont il est question à l’alinéa ci-dessus, il faut entendre le sol sur lequel les individus ont toujours
exercé ou exercent effectivement une activité quelconque.
Le règlement à l’amiable du litige s’effectue par toutes voies de droit non juridictionnelles, notamment
la transaction, le compromis, l’arbitrage ou devant un Officier de Police Judiciaire ou un Officier du
Ministère Public.
Faute d’arrangement à l’amiable entre les parties dans les trois mois à compter de la date de la
survenance du litige, les indemnités seront allouées par le tribunal compétent en vertu des règles de
l’organisation et de la compétence judiciaires en vigueur en République Démocratique du Congo.
Toutefois, l’occupant du terrain coutumier peut, en accord avec le titulaire, continuer à exercer son droit
de culture à condition que les travaux des champs ne gênent pas les opérations minières. Le propriétaire
du terrain ne pourra dès lors plus continuer à y construire des bâtiments.
Enfin, le simple passage sur le terrain ne donne droit à aucune indemnité si aucun dommage n’en résulte.
Le passage doit s’effectuer dans les meilleures conditions de préservation de l’environnement.
En cas de déplacement des populations, l’opérateur minier est tenu préalablement de procéder à
l’indemnisation, à la compensation et à la réinstallation des populations concernées.
Les modalités pratiques d’application des dispositions de cet article sont déterminées par le Règlement
minier.
ARTICLE 282 : DES ZONES D’INTERDICTION
A la demande du titulaire d’un droit d’exploitation ou d’une autorisation d’exploitation de carrières
permanente et après enquête, le Ministre peut définir autour des sites des travaux du titulaire, une zone
d’interdiction en tout ou en partie aux activités et/ou à la circulation des tiers.
Les dommages causés dans cette zone par les travaux d’exploitation minière ou de carrières aux tiers
qui violeraient cette interdiction ne donnent droit à aucune réparation.
Le Règlement Minier fixe les modalités d’établissement de ces zones et en détermine la durée.
ARTICLE 283 : DES ACTIVITES AUTORISEES
Sans préjudice du droit de propriété de l’Etat sur son sous-sol, et sous réserve des droits éventuels des
tiers sur le sol concerné, le titulaire d’un droit minier d’exploitation ou d’une autorisation d’exploitation
de carrières permanente a, outre des droits attachés à son titre, sur autorisation du Gouverneur de la
province concernée, après avis du service compétent de l’Administration des Mines :
a) A l’intérieur de son Périmètre délimité le droit de :
- occuper les terrains nécessaires à son activité et aux industries qui s’y rattachent, y
compris la construction d’installations industrielles, d’habitations et autres à caractère
sociale ;
- utiliser l’eau souterraine, l’eau des cours d’eau non navigables, non flottables notamment
pour établir, dans le cadre d’une concession de chute d’eau, une centrale hydroélectrique
destinée à satisfaire les besoins énergétiques de la mine ;
- creuser des canaux et des canalisations ;
- établir des moyens de communication et de transport de toute nature.
b) A l’extérieur de son Périmètre délimité, le droit d’établir des moyens de communication et de
transport de toute nature.
Les droits d’occupation prévus au présent article constituent des servitudes légales d’intérêt public. Il
ne peut y être porté atteinte directement ou indirectement par l’octroi des droits miniers et/ou de
carrières subséquents.
ARTICLE 284 : DE L’EXECUTION DES TRAVAUX D’UTILITE PUBLIQUE OU D’EXPLOITATION DE
CARRIERES Y AFFERENTS
L’autorisation d’occupation des terrains ne fait pas obstacle à l’exécution des travaux d’utilité publique
ou à l’ouverture de carrières temporaire pour fournir les matériaux nécessaires à ces travaux. Le titulaire
ou l’amodiataire a droit à la réparation des dommages subis.
ARTICLE 285 : DE LA DISPOSITION DES SUBSTANCES MINERALES NON SPECIFIEES DANS LES TITRES
MINIERS
Le titulaire d’un droit minier ou de carrières d’exploitation a le droit de disposer, pour les besoins de
son exploitation et des industries qui s’y rattachent, des substances minérales autres que celles qu’il
exploite et dont les travaux entraînent nécessairement l’abattage. L’occupant du sol peut demander qu’il
lui soit permis de disposer de ces substances, si elles ne sont pas utilisées par l’exploitant, contre le
paiement d’une juste indemnité s’il y a lieu, sauf si elles proviennent du traitement des substances
minérales extraites.
CHAPITRE III : DE LA RESPONSABILITE INDUSTRIELLE DU TITULAIRE (INSERE PAR L’ARTICLE 26
DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11
JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
ARTICLE 285 BIS : DE LA RESPONSABILITE INDUSTRIELLE DU TITULAIRE (INSERE PAR L’ARTICLE
26 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11
JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Tout titulaire d’un droit minier et/ou des carrières est responsable des dommages causés aux personnes,
aux biens et à l’environnement du fait de ses activités minières, même en l'absence de toute faute ou
négligence. Il est tenu à les réparer.
Il ne peut être exonéré que s’il apporte la preuve que ces dommages proviennent d’une cause étrangère
à son activité minière.
Le Règlement minier fixe les modalités de la réparation.
ARTICLE 285 TER :DES DOMMAGES CAUSES A DES PERSONNES ET A L’ENVIRONNEMENT PAR
CONTAMINATION (INSERE PAR L’ARTICLE 26 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
La responsabilité du titulaire d’un droit minier et/ou des carrières est également engagée en cas de
contamination directe ou indirecte du fait des activités minières ayant un impact sur la santé de l’homme
et/ou entrainant la dégradation de l’environnement et se traduisant notamment par la pollution des eaux,
du sol, de l’atmosphère et causant des dommages à l’homme, à la faune et à la flore.
ARTICLE 285 QUATER : DES MALADIES IMPUTABLES A L’ACTIVITE MINIERE (INSERE PAR
L’ARTICLE 26 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N°
007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Le titulaire du droit minier et/ou de carrière est tenu de réparer tout dommage causé par des maladies
imputables à l’activité minière conformément aux règles de droit commun.
La liste des maladies imputables à l’activité minière est déterminée dans le Règlement minier.
ARTICLE 285 QUINQUIES : DE LA PRESCRIPTION DE L’ACTION EN REPARATION DES DOMMAGES
CAUSES (INSERE PAR L’ARTICLE 26 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Les actions en réparation des dommages causés par les activités minières sur l’homme et
l’environnement sont imprescriptibles.
CHAPITRE IV : DE LA RESPONSABILITE SOCIETALE DU TITULAIRE (INSERE PAR L’ARTICLE 26 DE
LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET
2002 PORTANT CODE MINIER)
ARTICLE 285 SEXIES : DE L’OBLIGATION DE CONTRIBUER AU FINANCEMENT DES PROJETS DE
DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE (INSERE PAR L’ARTICLE 26 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS
2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Sans préjudice des dispositions des articles 212, 213, 214 et 242 alinéa 2 du présent Code, le titulaire
des droits miniers d’exploitation et de l’autorisation d’exploitation de carrières permanentes est tenu de
contribuer, durant la période de son projet, à la définition et à la réalisation des projets de développement
socio-économiques et industriels des communautés locales affectées par les activités du projet sur la
base d’un cahier des charges pour l’amélioration des conditions de vie desdites communautés.
ARTICLE 285 SEPTIES : DU CAHIER DES CHARGES (INSERE PAR L’ARTICLE 26 DE LA LOI N° 18/001
DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT
CODE MINIER)
Conformément à la présente loi, le cahier des charges définit la responsabilité sociétale des titulaires de
droits miniers d’exploitation ou de l’autorisation d’exploitation de carrières permanente vis-à-vis des
communautés locales affectées par les activités minières.
Le cahier des charges a pour objet d’orienter et d’organiser la mise en œuvre des engagements des
titulaires de droits miniers d’exploitation ou de l’autorisation d’exploitation de carrière permanente
relatifs à la réalisation des infrastructures socioéconomiques et services sociaux au profit des
communautés locales affectées par ses activités minières.
Il vise également à servir de cadre d’accord devant permettre la concrétisation des actions du
développement durable visant à améliorer le bien-être économique, social et culturel des populations
locales affectées par les activités minières des titulaires de droits miniers d’exploitation ou de
l’autorisation d’exploitation de carrières permanente pendant et après l’exploitation.
Le titulaire de droits miniers d’exploitation ou de l’autorisation d’exploitation de carrières permanente
est tenu, à partir de la délivrance de son titre minier et/ou de carrières et au plus tard dans les six mois
avant le début de l’exploitation, d’élaborer et de déposer le cahier des charges définissant la
responsabilité sociale vis-à-vis des communautés locales affectées par les activités minières et d’en
obtenir l’approbation du Gouvernement provincial après avis des services techniques.
Le Règlement minier détermine les règles afférentes aux négociations ainsi que les modalités pratiques
de l’établissement, du dépôt, de la recevabilité, de l’instruction et de l’approbation du cahier des charges
définissant la responsabilité sociétale vis-àvis des communautés locales affectées par les activités
minières.
ARTICLE 285 OCTIES : DE LA GESTION DE LA DOTATION POUR CONTRIBUTION AUX PROJETS DE
DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE (INSERE PAR L’ARTICLE 26 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS
2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Conformément au principe de la transparence dans l’industrie minière prescrit par la présente loi, une
dotation minimale de 0,3% du chiffre d’affaires pour contribution aux projets de développement
communautaire prévu par l’article 258 bis du présent Code est mise à disposition et gérée par une entité
juridique comprenant les représentants du titulaire et des communautés locales environnantes
directement concernées par le projet .
Le Règlement minier détermine la nature juridique de l’entité chargée de la gestion de la dotation, le
nombre de membres de chaque composante ainsi que les modalités de leur collaboration et de contrôle
par les ministères en charge des mines et des affaires sociales.
ARTICLE 285 NONIES : DES SUBSTANCES MINERALES PRECIEUSES TROUVEES
OCCASIONNELLEMENT (INSERE PAR L’ARTICLE 26 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018
MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Toute personne physique de nationalité congolaise qui trouve occasionnellement une substance minérale
précieuse, dont le commerce est réglementé, est autorisée de la vendre auprès d’un négociant ou d’un
comptoir agréé moyennant paiement d’une taxe appropriée fixée par le ministre, pour autant que
l’origine ne soit pas illicite. »
TITRE XII : DES MANQUEMENTS AUX OBLIGATIONS ADMINISTRATIVES, SOCIALES ET DES
SANCTIONS
(Modifié et complété par l’article 13 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la
Loi n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
CHAPITRE PREMIER : DES MANQUEMENTS AUX OBLIGATIONS ADMINISTRATIVES ET SOCIALES
(Modifié et complété par l’article 13 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la
Loi n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
ARTICLE 286 : DU NON PAIEMENT DES DROITS SUPERFICIAIRES, DU DEFAUT DE COMMENCER LES
TRAVAUX DANS LE DELAI LEGAL ET DU NON RESPECT DES ENGAGEMENTS VIS-VIS DES
OBLIGATIONS SOCIALES DANS LE DELAI REGLEMENTAIRE (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE
13 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11
JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Sont considérés comme manquements aux obligations administratives et sociales :
- le non-paiement des droits superficiaires annuels par carré ;
- le défaut de commencer les travaux dans le délai légal prévu aux articles 196, 197, 198 et
199 ;
- le défaut de correction dans un délai de 60 jours après la mise en demeure prévue à
l’article 292 du présent Code ;
- le non-respect des engagements vis-à-vis des obligations sociales conformément au
chronogramme repris dans le cahier des charges prévu dans le Règlement minier.
ARTICLE 287 : DU CONSTAT DE NON PAIEMENT DES DROITS SUPERFICIAIRES PAR CARRE ET DE
L’INSTRUCTION DES DOSSIERS
Le Cadastre Minier constate les cas de non-paiement des droits superficiaires par carré à la fin du premier
trimestre de chaque année. Il notifie au titulaire intéressé et affiche dans une salle déterminée par le
Règlement Minier dans un délai de quinze jours ouvrables après la fin du trimestre, la liste des titulaires
qui n’ont pas payé les droits superficiaires afférents à leurs droits miniers et/ou de carrières. Cette liste
est également publiée par voie de presse dans la capitale et au chef-lieu de chaque province concernée.
Le titulaire dont le nom apparaît sur la liste peut présenter tout document ou moyen visant à sa défense
dans les quarante-cinq jours qui suivent la date d’affichage de la liste, laquelle est également précisée
dans la publication. Seules les preuves de paiement ou d’empêchement pour cause de force majeure
sont reconnues comme moyens de défense.
L’instruction des dossiers de défense est effectuée par le Cadastre Minier dans un délai maximum de
trente jours à compter de la fin de la période de défense. Le Cadastre Minier informe les titulaires
concernés de son avis cadastral et le transmet avec les dossiers de défense ainsi qu’un projet de décision
de déchéance du titulaire au Ministre conformément aux dispositions des articles 40 et 41du présent
Code.
ARTICLE 288 : DU CONSTAT DE NON COMMENCEMENT DES TRAVAUX ET DE L’INSTRUCTION DES
DOSSIERS (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE 13 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018
MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Le non-commencement des travaux dans les délais est constaté par la Direction des mines qui transmet
le procès-verbal de son constat au ministre et au Cadastre minier. Ce dernier le notifie à l’intéressé dans
un délai de dix jours ouvrables après la fin de la période pendant laquelle les travaux auraient dû
commencer.
ARTICLE 288 BIS : DU CONSTAT DU NON-RESPECT DES ENGAGEMENTS VIS-A-VIS DES OBLIGATIONS
SOCIALES (INSERE PAR L’ARTICLE 27 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Le non-respect par le titulaire de ses engagements vis-à-vis des obligations sociales dans le délai est
constaté par l’Agence Congolaise de l’Environnement en collaboration avec la Direction de protection
de l’environnement minier, après enquête sur site et consultation des communautés concernées, qui
transmet le procès-verbal de son constat au ministre et au Cadastre minier. Ce dernier le notifie à
l’intéressé dans un délai de dix jours ouvrables après la fin de la période pendant laquelle ses
engagements auraient dû se réaliser.
Dans un délai maximum d’un jour ouvrable suivant la réception du procès-verbal, le Cadastre minier
affiche le constat de l’Agence Congolaise de l’Environnement en collaboration avec la Direction de
protection de l’environnement minier dans une salle indiquée par le Règlement minier. Une copie de ce
procès-verbal est remise au titulaire.
Chaque titulaire a la responsabilité de s’informer du constat de l’Agence Congolaise de l’Environnement
en collaboration avec la Direction de protection de l’environnement minier concernant son projet.
Le titulaire dont le non-respect des engagements vis-à-vis des obligations sociales a été constaté peut
présenter tout document relatif à sa défense dans les quarante-cinq jours qui suivent la date d’affichage
du constat.
L’Agence Congolaise de l’Environnement, en collaboration avec la Direction de protection de
l’environnement minier, instruit le dossier de la défense dans un délai de trente jours à compter de la fin
du délai fixé à l’alinéa précédent et transmet son avis technique au ministre et au Cadastre minier qui en
informe le titulaire concerné. Le Cadastre minier transmet le dossier y afférent et le projet de décision
au ministre pour compétence.
CHAPITRE II : DES SANCTIONS
ARTICLE 289 : DES CAUSES ET DE LA DECISION DE DECHEANCE DU TITULAIRE
Sans préjudice des dispositions des articles 299 à 311 du présent Code, les manquements énumérés à
l’article 286 constituent les causes de déchéance d’un titulaire de Permis de Recherches, de Permis
d’Exploitation, de Permis des Rejets, de Permis d’exploitation de Petite Mine ainsi que de l’Autorisation
d’Exploitation de Carrières Permanente.
Le Cadastre Minier notifie immédiatement au titulaire la décision de la déchéance et procède à son
affichage dans une salle indiquée par le Règlement minier.
La notification de la décision de déchéance donne droit aux recours prévus aux articles 317 à 320 du
présent Code. Ces recours doivent être exercés dans les trente jours qui suivent l’affichage de la décision
dans le bureau du Cadastre Minier du ressort.
A défaut de recours dans le délai ci-dessus fixé, la décision de déchéance est inscrite dans un registre
approprié et publiée au Journal officiel.
En cas de recours contre une décision de déchéance, le droit minier ou de carrière concerné reste valable
pendant toute la durée de la procédure. Toutefois, il est fait mention de la décision et de la procédure de
recours engagée au registre des permis et des autorisations octroyés.
ARTICLE 290 : DU RETRAIT DES DROITS MINIERS ET/OU DE L’AUTORISATION D’EXPLOITATION DE
CARRIERES PERMANENTE (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE 13 DE LA LOI N° 18/001 DU 09
MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE
MINIER)
Les droits miniers et l’Autorisation d’exploitation de carrières permanente sont retirés par le ministre
lorsque le titulaire n’a pas exercé le recours contre la décision de déchéance et lorsque les voies de
recours sont forcloses ou si le recours est rejeté. La décision de retrait intervient au jour du rejet du
recours ou au dernier jour utile où le recours aurait dû être engagé.
La décision de retrait est notifiée au Cadastre minier qui procède à son inscription dans le registre des
titres annulés. Le Périmètre qui fait l’objet d’un droit minier ou de carrières retiré revient au domaine
public de l’Etat et peut être reversé dans les zones réservées à la recherche géologique.
Le Règlement minier fixe les modalités de la création et de la gestion des zones réservées à la recherche
géologique.
ARTICLE 291 : DE L’INTERDICTION (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE 13 DE LA LOI N° 18/001
DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT
CODE MINIER)
Les titulaires des droits miniers et de l’Autorisation d’exploitation de carrières permanente déchus de
leurs droits et dont les titres sont retirés ne peuvent obtenir de nouveaux droits miniers ou autorisation
d’exploitation de carrières permanente qu'après un délai de cinq ans à compter de la date d'inscription
du retrait au registre tenu par le Cadastre minier. En outre, le retrait des droits miniers ou de
l’Autorisation d’exploitation de carrières permanente n’a pas pour effet de dégager le titulaire de ses
obligations environnementales et fiscales.
ARTICLE 292 : DE LA SUSPENSION
Toute faute grave définie dans le Règlement Minier commise par le titulaire est sanctionnée par la
suspension immédiate des travaux décidée par le Ministre, après une mise en demeure préalable.
La durée de la suspension est fixée par voie réglementaire en fonction de la gravité de la faute commise
et de son incidence sur l’environnement, la santé et la sécurité publiques.
Pour remédier à cette faute grave, l’Administration des Mines peut, d’office ou sur demande des
autorités locales concernées, imposer au titulaire les travaux qu’elle juge nécessaires pour la protection
de la santé publique, de l’environnement, des travailleurs ou des mines voisines. En cas de défaillance
du titulaire, l'Administration des Mines peut faire exécuter lesdits travaux par des tiers aux frais du
titulaire.
ARTICLE 293 : DE LA TENUE IRREGULIERE DES DOCUMENTS
En cas de tenue irrégulière, dûment constatée, des documents obligatoires prescrits par le présent Code,
l’Administration des Mines adresse par écrit un avertissement à l’opérateur minier concerné si ce
manquement ne constitue pas une infraction.
En cas de récidive, ses activités peuvent, après une mise en demeure, être suspendues par le Ministre
pour une durée de trois mois.
A la fin de la période de suspension, l'Administration des Mines procède à une vérification. S’il est mis
fin à l'irrégularité constatée, la suspension est levée. Dans le cas contraire, elle est reconduite pour une
nouvelle période de trois mois.
Si la mise en demeure n’est pas suivie d’effet à l’expiration de la deuxième période de suspension, le
titulaire est passible d’une astreinte dont le montant en francs congolais est équivalent à 500 USD par
jour jusqu’à la régularisation, chaque jour commencé étant dû en entier.
ARTICLE 294 : DE LA CONFISCATION DE LA PROVISION POUR REHABILITATION DU SITE
Lorsqu’à la fin des travaux de recherches et/ou d'exploitation, le titulaire d'un droit minier ou de carrières
n'exécute pas volontairement les obligations souscrites dans le PGEPS ou dans le PAR, le tribunal
compétent prononce, à la requête de l’Administration des Mines et au profit de celle-ci, la confiscation
de la provision correspondante constituée par le titulaire pour la réhabilitation du site.
Si la valeur de la garantie ou la provision ainsi confisquée ne suffit pas à couvrir les frais nécessaires à
la remise en état du site concerné, l’Administration des Mines peut confier à un tiers l'exécution des
travaux correspondant à la valeur de la différence. Les frais engagés pour la réalisation de ces travaux
complémentaires sont mis à charge de l'exploitant défaillant.
A la requête de l’Administration des Mines, l'exploitant défaillant peut faire l'objet d'interdiction de
sortie du Territoire National prononcée par le tribunal compétent jusqu’à la fin des travaux de
réhabilitation du site.
ARTICLE 295 : DU DEFAUT DE COMMUNICATION DES RAPPORTS
Le défaut pour le titulaire d’un titre minier ou de carrières de communiquer les rapports périodiques
obligatoires dans le délai réglementaire, fait l’objet d’une mise en demeure de trente jours maximum
pour ce faire.
A l’expiration de ce délai, à moins qu’il soit dans un cas de force majeure, le titulaire défaillant est
passible d’une astreinte dont le montant en francs congolais est équivalent à 1.000USD par jour de
retard depuis le dernier jour du délai réglementaire jusqu’à la communication des rapports, chaque jour
commencé étant dû en entier.
ARTICLE 296 : DE LA DEFAILLANCE ET DE LA FRAUDE DANS LE PAIEMENT DES DROITS, TAXES ET
REDEVANCES (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE 13 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018
MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Le défaut de paiement, le retard de paiement et/ou la minoration de la somme due constituent des
manquements sanctionnés conformément à la législation en la matière.
ARTICLE 297 : DE LA FORCE MAJEURE
Constitue un cas de force majeure, tout événement imprévisible, irrésistible, insurmontable et
indépendant de la volonté du titulaire l’empêchant, malgré ses meilleurs efforts, d’exécuter en tout ou
en partie ses obligations ou occasionnant un retard important dans l’exécution de celles-ci. Sont
notamment considérées comme cas de force majeure les événements suivants : grèves sauvages,
émeutes, insurrection, trouble civil, conflits sociaux, fait du prince, sabotage, catastrophe naturelle,
incendies, faits de guerre ou cas imputables à la guerre.
L’excuse pour cause de force majeure peut être admise pour les manquements aux seules obligations
qui n’ont pu être exécutées en raison de la survenance de cet événement.
Un acte, un agissement ou une omission imputable au titulaire n’est pas constitutif de cas de force
majeure.
Les modalités d’application du présent article sont fixées par le Règlement Minier.
ARTICLE 298 : DU DELAI DE NOTIFICATION DE CAS DE FORCE MAJEURE
Si le titulaire se trouve dans l’impossibilité d’exécuter totalement ou partiellement ses obligations en
raison d’un cas de force majeure, il le notifie au Cadastre Minier immédiatement ou au plus tard dans
les quinze jours de la survenance de cet événement, en spécifie les raisons constituant la force majeure,
la date de commencement de la non exécution et les moyens proposés pour y remédier.
Dès la survenance d’un cas de force majeure, l’exécution des obligations affectées est suspendue
pendant la durée de celui-ci et pour une période additionnelle suffisante permettant au titulaire d’agir
avec toute diligence requise, de se replacer dans les mêmes conditions qu’avant la survenance dudit
événement. La durée résultant de la force majeure est ajoutée au délai d’exécution de ses obligations.
TITRE XIII : DES INFRACTIONS ET DES PENALITES
ARTICLE 299 : DES ACTIVITES MINIERES ILLICITES
Est puni d’une amende dont le montant en francs congolais est l’équivalent de 10.000 USD à 250.000
USD, quiconque se livre, sans autorisation, à des travaux de recherches ou d’exploitation des mines ou
de carrières en violation des dispositions du présent Code.
Les substances minérales extraites illicitement sont saisies et leur confiscation est prononcée par le
tribunal compétent au profit de l’Etat ou du titulaire du titre d’exploitation des mines ou des carrières
concernées.
ARTICLE 299 BIS : DES VIOLATIONS DES DROITS HUMAINS (INSERE PAR L’ARTICLE 28 DE LA LOI N°
18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002
PORTANT CODE MINIER)
Sont illicites l’exploitation et le commerce de produits miniers provenant d’un site où une contravention
des lois sur la protection des droits humains, des droits de l’enfant, ou des droits de la femme a fait
l’objet d’un constat par procès-verbal d’une autorité compétente. Le Règlement minier fixe les modalités
du constat.
Sans préjudice des dispositions de l’article 299 du présent Code, quiconque se livre à l’exploitation
minière en violation du présent article est puni d’une amende dont le montant est l’équivalent en francs
congolais de 10.000 USD par jour jusqu’à la cessation de la violation.
Sans préjudice des dispositions de l’article 302 du présent Code, quiconque se livre au commerce des
produits miniers en violation du présent article est puni d’une amende égale à trois fois la valeur
commerciale des produits en question.
ARTICLE 300 : DU VOL ET DU RECEL DES SUBSTANCES MINERALES (MODIFIE ET COMPLETE PAR
L’ARTICLE 14 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N°
007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Sans préjudice des dispositions particulières en matière des substances précieuses et de celles prévues
par le Code pénal, est puni d’une peine de servitude pénale d’un mois à deux ans et d’une amende de
l’équivalent en francs congolais de 5.000 USD à 20.000USD ou de l’une de ces peines seulement,
quiconque se rend coupable de vol ou de recel des substances minérales.
ARTICLE 301 : DU DETOURNEMENT DES SUBSTANCES MINERALES
Quiconque aura détourné les substances minérales est puni de cinq à dix ans de servitude pénale et d’une
amende dont le montant en francs congolais est l’équivalent de 5.000 USD à 20.000 USD.
Quiconque aura facilité le détournement des substances minérales est puni de servitude pénale de deux
à cinq ans et d’une amende dont le montant en francs congolais est l’équivalent de 5.000 USD à 10.000
USD.
ARTICLE 302 : DE L’ACHAT ET DE LA VENTE ILLICITE DES SUBSTANCES MINERALES
Est puni d’une amende dont le montant en francs congolais est l’équivalent de 10.000 USD à 30.000
USD, quiconque aura acheté ou vendu des substances minérales en violation des dispositions légales et
réglementaires en vigueur. Les substances minérales faisant l’objet desdites transactions sont saisies et
leur confiscation est prononcée par le tribunal compétent au profit de l’Etat.
ARTICLE 303 : DE LA DETENTION ILLICITE DES SUBSTANCES MINERALES
Quiconque aura détenu illégalement des substances minérales sera puni d’une servitude pénale de deux
mois au maximum et d’une amende dont le montant en francs congolais est l’équivalent de 2.000 USD
à 20.000 USD ou d’une de ces peines seulement.
ARTICLE 304 : DU TRANSPORT ILLICITE DES SUBSTANCES MINERALES
Celui qui, sans autorisation, aura transporté ou fait transporter des substances minérales, est puni d’une
servitude pénale de deux mois et d’une amende dont le montant en francs congolais est l’équivalent de
2.000 à 20.000 USD ou d’une de ces peines seulement.
ARTICLE 305 : DE LA FRAUDE
Toute exportation ou tentative d’exportation frauduleuse des substances minérales en contravention du
régime douanier et des accises prévu par le présent Code est soumise aux pénalités et amendes prévues
par la législation douanière et accisienne en la matière.
Article 306 : Des violations des règles d’hygiène et de sécurité
Est passible d’une servitude pénale d’un mois à un an et d’une amende dont le montant en francs
congolais est l’équivalent de 5.000 USD à 10.000 USD ou d’une de ces peines seulement, quiconque
aura contrevenu aux dispositions de la réglementation minière concernant l’hygiène et la sécurité
publiques.
ARTICLE 307 : DE LA CORRUPTION DES AGENTS DES SERVICES PUBLICS DE L’ETAT
Sont passibles des peines de servitude pénale prévues aux articles 147 à 149 du Code Pénal livre II et
d’une amende dont le montant en francs congolais est équivalent à 1000USD, les personnes visées
auxdits articles qui, étant habilitées à procéder aux opérations minières en exécution du présent Code,
se seraient rendues coupables des infractions prévues et punies par les articles susmentionnés.
ARTICLE 308 : DES DESTRUCTIONS, DES DEGRADATIONS ET DES DOMMAGES
Est puni d’une servitude pénale de cinq à six ans et d’une amende dont le montant en francs congolais
est l’équivalent de 5.000 USD à 10.000 USD ou d’une de ces peines seulement, quiconque aura
frauduleusement ou méchamment :
a) porté une fausse indication sur un poteau-signal ou une borne ;
b) placé, déplacé ou dégradé un poteau-signal ou une borne ;
c) fait une fausse déclaration ou fait usage des documents qu’il savait faux ou erronés en vue, soit
d’obtenir ou de faire obtenir un droit minier ou une autorisation de carrières, soit d’empêcher
autrui d’obtenir ou d’exploiter des droits miniers ou autorisations de carrières.
ARTICLE 309 : DES OUTRAGES OU VIOLENCES ENVERS LES AGENTS DE L’ADMINISTRATION ET DES
SERVICES SPECIALISES DES MINES (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE 14 DE LA LOI N° 18/001
DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT
CODE MINIER)
Sans préjudice des autres dispositions prévues par le droit commun, est puni d’une peine de servitude
pénale ne dépassant pas six mois et d’une amende dont le montant en francs congolais est l’équivalent
de 1.000 USD à 5.000 USD ou de l’une de ces peines seulement, celui qui aura outragé par faits, paroles,
gestes, menaces ou frappé un agent de l’administration ou des services spécialisés des mines, dans
l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions.
ARTICLE 309 BIS : DU NON RAPATRIEMENT DES RECETTES D’EXPORTATION (INSERE PAR
L’ARTICLE 28 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N°
007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Le titulaire qui ne rapatrie pas les 60% des recettes d’exportation, conformément aux dispositions de
l’article 268 alinéa 2 du présent Code, est puni d’une amende d’un montant égal à 5 % du montant non
rapatrié.
ARTICLE 310 : DES ENTRAVES A L’ACTIVITE DE L’ADMINISTRATION DES MINES
Quiconque fait obstacle à l’exécution des travaux ordonnés ou autorisés par les services des mines tel
que prévu par le présent Code et le Règlement Minier est puni d’une servitude pénale de six mois et
d’une amende dont le montant en francs congolais est l’équivalent de 2.000 USD à 10.000 USD ou
d’une de ces peines seulement.
ARTICLE 311 : DES CONTRAVENTIONS AUX ARRETES DU MINISTRE ET DU GOUVERNEUR DE
PROVINCE (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE 14 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018
MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Tout contrevenant aux dispositions des arrêtés ministériels notifiés par le Secrétaire général aux mines
et des arrêtés du Gouverneur de province dans le secteur minier artisanal ou industriel au titre de mesures
d’application du présent Code est puni de sept jours à un mois de servitude pénale et d’une amende dont
le montant en francs congolais ne dépasse pas l’équivalent de 1.000 USD pour le secteur minier artisanal,
et 10.000 USD pour le secteur minier industriel ou de l’une de ces peines seulement.
ARTICLE 311 BIS : DE LA FRAUDE ET DU PILLAGE DES RESSOURCES NATURELLES MINIERES (INSERE
PAR L’ARTICLE 28 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N°
007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Est puni d’une peine de servitude pénale de dix à vingt ans et d’une amende dont le montant s’élève à
l’équivalent en francs congolais de 250.000 à 500.000 USD, quiconque aura, par tout acte généralement
quelconque, tout accord, toute convention, tout arrangement ou tout autre fait, qui a pour conséquence
de priver la nation, les personnes physiques ou morales de tout ou partie de leurs propres moyens
d’existence tirés de leurs ressources ou richesses minières, outre la confiscation des biens et avoirs issus
du délit.
ARTICLE 311 TER : DE L’ENTRAVE A LA TRANSPARENCE ET A LA TRAÇABILITE DANS L’INDUSTRIE
MINIERE (INSERE PAR L’ARTICLE 28 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Est passible d’une amende dont le montant s’élève à l’équivalent en francs congolais de 100.000 à
1.000.000 USD, quiconque, par tout acte, tout accord, toute convention, tout arrangement ou tout autre
fait, entrave à la transparence et à la traçabilité dans l’industrie minière.»
Article 311 quater : De l’omission et du refus de communiquer le changement de domicile (inséré par
l’article 29 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi n° 007/2002 du 11 juillet
2002 portant Code minier)
Est puni, après une mise en demeure de quinze jours ouvrables faite par la Direction des mines ou le
Cadastre minier, selon le cas, d’une amende dont le montant s’élève à l’équivalent en franc congolais
de 5.000 USD par jour, toute personne qui aura omis ou refusé de signaler auprès de ces services tout
changement de localisation de son domicile ou du siège social et administratif.
Le délai court à dater de l’envoi de ladite mise en demeure à la dernière adresse renseignée auprès des
services concernés.
TITRE XIV : DES RECOURS
CHAPITRE PREMIER : DES DISPOSITIONS GENERALES
ARTICLE 312 : DES VOIES DE RECOURS
Il est reconnu au titulaire et à l’Etat le droit d’exercer les recours par voies administrative, judiciaire
et/ou arbitrale prévus par le présent Code.
CHAPITRE II : DU RECOURS ADMINISTRATIF
ARTICLE 313 : DE L’APPLICATION DES REGLES DE DROIT COMMUN
Sous réserve des dispositions des articles 46 et 315 du présent Code, le recours dirigé contre les actes
administratifs édictés par les autorités administratives en application ou en violation des dispositions du
présent Code ou celles du Règlement Minier sont régis par le droit commun en la matière, notamment
par les dispositions des articles 146 à 149 et 158 de l’Ordonnance-Loi n°82-020 du 31 mars 1982 portant
Code de l’organisation et de la compétence judiciaires et par l’Ordonnance-Loi n°82017 du 31 mars
1982 relative à la procédure devant la Cour Suprême de Justice, telles que modifiées et complétées à ce
jour.
ARTICLE 314 : DE L’ABREVIATION DES DELAIS
Par dérogation aux dispositions des articles 79, 88 et 89 alinéa 1er de l’ordonnance loi n°82-017 du 31
mars 1982 susmentionnée, la réclamation préalable du requérant, justiciable devant la Section
Administrative de la Cour Suprême de Justice, à l’autorité pouvant rapporter ou modifier l’acte doit être
introduite dans les trente jours qui suivent la date de la publication ou de la notification à lui faite
personnellement de l’acte entrepris. La requête en annulation est introduite dans les vingt jours à compter
du jour où le rejet total ou partiel de la réclamation a été notifié.
Le délai de dépôt du mémoire en réponse et celui du dossier administratif est de quinze jours ouvrables
à compter de la signification de la requête. Le même délai s’applique à l’avis du Procureur Général de
la République. La prorogation des délais imposée aux parties pour la transmission de la requête et du
mémoire en réponse pouvant éventuellement être décidée par ordonnance motivée du Président de la
Section Administrative de la Cour Suprême de Justice, ne peut excéder douze jours ouvrables.
L’abréviation des délais prévue aux alinéas précédents du présent article ne concerne que le refus
d’octroi des droits miniers et/ou de carrières et d’approbation ou de réalisation des hypothèques.
En tout état de cause, l’arrêt de la Cour Suprême de Justice est rendu dans les trente jours ouvrables à
dater de la prise en délibéré de l’affaire.
CHAPITRE III : DU RECOURS JUDICIAIRE
ARTICLE 315 : DES MATIERES CONCERNEES PAR LE RECOURS JUDICIAIRE
Sans préjudice des dispositions de l’article 46 du présent Code, font l’objet de recours judiciaire
notamment :
- le retrait et le refus de renouvellement des cartes d’exploitant artisanal et de négociant ;
- le refus de transfert de titre en cas de mutation ou de l’amodiation par le responsable du
Cadastre Minier ou son représentant local ;
- les empiétements entre les titulaires des droits miniers ;
- les litiges entre les titulaires ou avec les occupants du sol ;
- la confiscation au profit de l’Administration des Mines de la garantie ou de la provision
de réhabilitation du site ;
- le contentieux d’indemnité d’expropriation ;
- le recours contre les décisions d’astreinte prises par l’Administration des Mines en cas de
tenue irrégulière des documents ;
- l’interdiction de sortie du Territoire National ;
- l’imposition d’amende en cas du défaut de communication des rapports ;
- la majoration des pénalités pour retard de paiement de la redevance minière et le
contentieux pour cas de force majeure ainsi que l’action civile relative aux infractions
prévues par le présent Code.
ARTICLE 316 : DES REGLES APPLICABLES
Les cours et tribunaux saisis d’un litige ou d’un recours contre une décision judiciaire relative aux
matières prévues à l’article précédent appliquent la procédure de droit commun prévue par les Codes
Congolais de Procédure Civile, Procédure Pénale, Procédure devant la Cour Suprême de Justice ainsi
qu’éventuellement tous les textes et principes généraux de droit applicables en matière judiciaire.
CHAPITRE IV : DU RECOURS ARBITRAL
ARTICLE 317 : DE L’ARBITRAGE
Sous réserve des dispositions relatives aux recours administratif et judiciaire, aux manquements, aux
pénalités et sanctions prévues par le présent Code, les litiges pouvant résulter de l’interprétation ou de
l’application des dispositions du présent Code peuvent être réglés par voie d’arbitrage prévue aux
articles 318 à 320 du présent Code.
ARTICLE 318 : DE L’ARBITRAGE INTERNE
Les litiges résultant de l’interprétation ou de l’application des dispositions du présent Code font l’objet
d’un arbitrage selon la procédure prévue aux dispositions des articles 159 à 174 du Code de Procédure
Civile Congolais.
ARTICLE 319 : DE L’ARBITRAGE INTERNATIONAL (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE 15 DE
LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET
2002 PORTANT CODE MINIER)
Nonobstant les dispositions de l’article 318 du présent Code, les litiges pouvant survenir à l’occasion de
l’interprétation ou de l’application des dispositions du présent Code, peuvent être réglés, à la requête de
la partie la plus diligente, par voie d’arbitrage conformément à la Convention sur les Règlements des
Différends Relatifs aux Investissements entre Etat et Ressortissants d’autres Etats, à la condition que le
titulaire soit Ressortissant d’un autre Etat contractant aux termes de l’article 25 de ladite convention.
Du fait de l’acceptation de la délivrance du titre minier ou de carrière par le Cadastre minier, le titulaire
est censé avoir donné d’office son consentement à un tel arbitrage conformément à ladite convention et
l’exprime tant en son nom qu’en celui de ses sociétés affiliées. Il accepte, en outre, qu’une telle société
affiliée soit considérée comme ressortissant de l’Etat duquel l’Investisseur est un ressortissant d’un autre
Etat contractant.
Si l’investisseur a effectué son investissement par l’intermédiaire d’une société affiliée de droit
congolais, une telle société est considérée, aux fins de la Convention CIRDI comme un ressortissant de
l’Etat duquel l’Investisseur est un ressortissant.
Sans préjudice des dispositions de l’alinéa 5 du présent article, les titulaires qui ne sont pas ressortissants
d’un autre Etat contractant peuvent soumettre les litiges survenant à l’occasion de l’interprétation ou de
l’application des dispositions du présent Code à tout tribunal arbitral compétent de leur choix pour autant
que ce tribunal ne soit pas régi par les lois de leur pays et n’y siège.
Les titulaires qui ne sont pas ressortissants d’un autre Etat contractant notifient au Cadastre minier les
noms, les coordonnées et le règlement de trois tribunaux arbitraux choisis par eux, dans un délai de
trente jours à compter de la délivrance du titre minier. L’Etat agrée un tribunal arbitral parmi les trois
proposés, sous réserve pour lui d’objecter, pour les motifs mentionnés à l’alinéa précédent in fine, dans
le délai de trois mois à compter de la date de la notification du choix des tribunaux arbitraux.
A défaut d’agrément ou d’objection par l’Etat dans le délai de trois mois, le titulaire notifie au Cadastre
minier dans un délai de trente jours le tribunal arbitral de son choix parmi les trois proposés.
ARTICLE 320 : DES REGLES ET DES DECISIONS D’ARBITRAGE
Conformément à l’article précédent, l’arbitrage se fait en langue française au lieu convenu par l’Etat et
le titulaire.
Aux fins de l’arbitrage, l’instance arbitrale se réfère aux dispositions du présent Code, aux lois de la
République Démocratique du Congo et à ses propres règles de procédure.
Les décisions rendues par l’arbitre sont exécutoires et leur exécution peut être demandée devant toute
juridiction compétente dans le Territoire National selon la forme prévue par le Code de Procédure Civile
Congolais ou dans le pays dont relève le titulaire.
En cas d’application des dispositions de l’alinéa précédent, l’Etat renonce à se prévaloir de toute
immunité de juridiction ou d’exécution.
CHAPITRE V : DE LA REPRESENTATION DE L’ETAT ET DE LA SIGNIFICATION DES ACTES
ARTICLE 321 : DE LA REPRESENTATION DE L’ETAT
Dans toutes les instances administratives, arbitrales et judiciaires où l’Etat est mis en cause, sa
représentation est assurée, en demande ou en défense, par le Responsable de l’Administration des Mines
ou son représentant local tant au pays qu’à l’étranger.
ARTICLE 322 : DE LA SIGNIFICATION DES ACTES DE PROCEDURE
Tout recours, tout jugement, tout arrêt et autres actes de procédure sont signifiés à l’Etat au Bureau du
Ministre ou au Bureau de sa représentation locale.
Toute signification faite à tout autre endroit du Territoire National ou à l’étranger est nulle et non avenue.
TITRE XV : DES DISPOSITIONS DIVERSES
ARTICLE 323 : DE LA CONSULTATION DES REGISTRES ET DES CARTES DE RETOMBES MINIERES AU
CADASTRE MINIER PAR LE PUBLIC
Les registres relatifs aux droits miniers et de carrières ainsi que les cartes de retombes minières peuvent
être consultés gratuitement par le public auprès du Cadastre Minier.
Néanmoins, la levée des données est subordonnée au paiement des frais fixés par le Règlement Minier.
ARTICLE 324 : DE LA CONFIDENTIALITE
Les renseignements à caractère technique, géologique et minier fournis par le titulaire sont confidentiels
pour une durée de dix ans. Passé ce délai, ils sont accessibles au public.
Toutefois, ces renseignements pourront être utilisés et publiés globalement à des fins documentaires
avant l’expiration de ce délai sans divulgation des renseignements à caractère individuel.
Ils cessent d’être confidentiels lorsque le droit minier ou de carrières expire ou lorsque son Titulaire y
renonce ou est déchu de ces droits.
ARTICLE 325 : DE L’AJUSTEMENT DES MONTANTS
Les montants exprimés en monnaie étrangère dans la présente loi sont exprimés en valeur de cette
monnaie à la date d’entrée en vigueur du présent Code. Ces montants sont ajustés annuellement par
décision du responsable du Cadastre Minier sur avis de la Banque Centrale du Congo afin de maintenir
constante leur valeur.
ARTICLE 326 : DES MATIERES NON REGLEES DANS LE PRESENT CODE
Les matières connexes non expressément prévues, définies ou réglées par les dispositions du présent
Code relèvent du Règlement Minier.
Article 326 bis : De la propriété des biens mobiliers et immobiliers (inséré par l’article 29 de la Loi n°
18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code
minier)
Sans préjudice des obligations de réhabilitation du site prévues dans son plan de gestion
environnementale et sociale, la propriété des biens immobiliers de toute nature acquis par le titulaire des
droits miniers et/ou des carrières dans le cadre de ses activités et se trouvant sur le périmètre est
transférée à l’Etat en cas d’expiration, de retrait, d’annulation ou de renonciation totale du titre minier
et/ou des carrières. Le Règlement minier détermine les modalités d’application de cette disposition.
TITRE XVI : DES DISPOSITIONS TRANSITOIRES
(Modifié et complété par l’article 16 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la
Loi n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier)
CHAPITRE PREMIER : DES DROITS MINIERS ET DE CARRIERES EN VIGUEUR
ARTICLE 327 : (ABROGE PAR L’ARTICLE 31 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER).
CHAPITRE II : DES DEMANDES RELATIVES AUX DROITS MINIERS ET/OU DE CARRIERES EN INSTANCE
ARTICLE 328 : DES DEMANDES D’OCTROI EN INSTANCE A LA DATE DE LA PROMULGATION DU
PRESENT CODE (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE 16 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018
MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Les requérants qui ont des demandes d’octroi des droits miniers et/ou de carrières en instance à la date
de la promulgation de la présente loi, sont tenus de les reformuler conformément aux dispositions du
présent Code dans un délai de trois mois, à compter de son entrée en vigueur.
On entend par demandes en instance, les demandes des droits miniers et de carrières déposées au
Cadastre minier, en cours d’instruction cadastrale, technique et/ou environnementale.
ARTICLE 329 : (ABROGE PAR L’ARTICLE 31 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER).
ARTICLE 330 : DES DROITS DE CARRIERES (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE 16 DE LA LOI
N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002
PORTANT CODE MINIER)
Dans les 3 mois qui suivent l’entrée en vigueur du présent Code, le Chef de division des mines établit
la liste des droits des carrières octroyés dans sa province à partir de 2003.
Il dresse, dans le même délai, un inventaire des dossiers clos archivés, des dossiers en cours d'instance,
des contentieux ouverts par devant lui, en vue de leur dévolution au ministre provincial ayant les mines
dans ses attributions qui intervient dans le mois qui suit l’entrée en vigueur du Règlement minier révisé.
CHAPITRE III : DES PARTENARIATS AVEC L’ETAT
ARTICLE 331 : (ABROGE PAR L’ARTICLE 31 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER).
ARTICLE 332 : (ABROGE PAR L’ARTICLE 31 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER).
ARTICLE 333 : (ABROGE PAR L’ARTICLE 31 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER).
CHAPITRE IV : DE LA MISE EN APPLICATION DE NOUVELLES DISPOSITIONS
ARTICLE 334 : DES MODALITES D’APPLICATION DE LA PRESENTE LOI (MODIFIE ET COMPLETE PAR
L’ARTICLE 16 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N°
007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Les modalités d'application des dispositions du présent Code sont fixées par le Règlement minier tel que
modifié et complété et par d’autres décrets d’application pris dans les 90 jours suivant la promulgation
de la présente loi.
En attendant la publication des mesures prévues à l’alinéa précédent du présent article, les modalités
d’application urgentes peuvent être prises par voie d’arrêté ministériel ou interministériel, le cas échéant.
ARTICLE 335 : DE LA SUSPENSION DES DEMANDES DES DROITS MINIERS ET DE CARRIERES, DES
CARTES D’EXPLOITATION ARTISANALE ET D’AGREMENT (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE
16 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11
JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Les nouvelles demandes d’octroi de droits miniers et de carrières de recherches, des cartes d’exploitant
artisanal et de négociant ainsi que les demandes d’agrément au titre de comptoirs d’achat et de vente
des substances minérales, des entités de traitement, des coopératives minières agréées sont suspendues
pendant la période qui court de la promulgation de la présente loi à l’entrée en vigueur du Règlement
minier révisé.
Les demandes d’octroi des droits miniers ou de carrières d’exploitation, les demandes de
renouvellement, de mutations, d’amodiation, d’extension, de sûretés relatives aux droits miniers ou des
carrières en cours de validité, la réalisation de tous autres actes et procédés juridiques concernant de
tels droits se font au cours de la période visée à l’alinéa précédent conformément aux dispositions du
présent Code et des autres règlements en vigueur.
Au cours de la période visée par le premier alinéa du présent article, une commission ad hoc instituée
par le ministre procède à l’inventaire des gisements miniers dont les droits miniers et des carrières ont
été versés dans le domaine public conformément aux dispositions du présent Code.
ARTICLE 336 : (ABROGE PAR L’ARTICLE 31 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER).
ARTICLE 337 : (ABROGE PAR L’ARTICLE 31 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER).
ARTICLE 338 : (ABROGE PAR L’ARTICLE 31 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER).
ARTICLE 339 : (ABROGE PAR L’ARTICLE 31 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER).
ARTICLE 340 : DE LA VALIDITE DES CONVENTIONS MINIERES (MODIFIE ET COMPLETE PAR
L’ARTICLE 16 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N°
007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER)
Toutes les conventions minières en vigueur à la promulgation de la présente loi sont régies par les
dispositions du présent Code.
ARTICLE 341 : (ABROGE PAR L’ARTICLE 31 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER).
ARTICLE 342 : DE LA GARANTIE DE STABILITE (MODIFIE ET COMPLETE PAR L’ARTICLE 16 DE LA
LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET
2002 PORTANT CODE MINIER)
Les dispositions de la présente loi sont d’application immédiate à l’ensemble des titulaires des droits
miniers valides à la date de son entrée en vigueur.
En cas de modification législative dans les cinq ans à dater de l’entrée en vigueur du présent Code, les
titulaires des droits miniers visés à l’alinéa précédent bénéficient de la garantie de stabilité du régime
fiscal, douanier et de change du présent Code.
ARTICLE 342 BIS : DU DELAI D’APPLICATION DE L’OBLIGATION DE TRAITEMENT ET DE
TRANSFORMATION EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO POUR LES TITULAIRES ACTUELS
DES DROITS MINIERS
(Inséré par l’article 30 de la Loi n° 18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi n° 007/2002
du 11 juillet 2002 portant Code minier)
Les titulaires des droits miniers en cours de validité disposent d’un délai de trois ans pour procéder, sur
le territoire de la République Démocratique du Congo, au traitement et à la transformation des
substances minérales par eux exploitées. Le délai prévu à l’alinéa premier du présent article ne peut être
réduit ou prorogé que par une modification de la présente disposition par les deux chambres du
Parlement. La présente disposition produit ses effets dès l’entrée en vigueur de la présente loi.
TITRE XVII : DES DISPOSITIONS ABROGATOIRES ET FINALES
ARTICLE 343 : DES DISPOSITIONS ABROGATOIRES
Sont abrogées à la date de la promulgation de la présente loi, toutes les dispositions légales et
réglementaires contraires aux dispositions du présent Code, et notamment :
a) l’Ordonnance-Loi n°81-013 du 2 avril 1981 portant législation générale sur les mines et les
hydrocarbures telle que modifiée et complétée à ce jour, à l’exception des dispositions
applicables aux autorisations d’exploitation ou de commercialisation des produits des mines
artisanales, aux hydrocarbures, et sauf en ce qui concerne les conventions minières dûment
signées et approuvées à la promulgation du présent Code ;
b) l’article 4 de la loi n°77-027 du 17 novembre 1977 portant mesures générales de rétrocession
des biens zaïrianisés ou radicalisés en ce qui concerne les mines et les carrières ;
c) la loi n°74-019 du 15 septembre 1974 portant création d’une brigade minière ;
d) l’Ordonnance-Loi n°72-005 du 14 janvier 1972 tendant à renforcer la protection de certaines
substances contre le vol ;
e) l’Ordonnance n°84-082 du 30 mars 1984 portant règlement des activités des comptoirs
d’achat des substances minérales précieuses ;
f) le Décret n°0012 du 22 janvier 1997 instituant un nouveau tarif des droits et taxes à
l’importation en ce qui concerne les mines et carrières ;
g) le Décret n°121 du 11 septembre 1998 portant création d’un service public à caractère social
dénommé Service d’Achats des Substances Minérales Précieuses « S.A.S.M.I.P. » et ses
mesures d’exécution ;
h) la Loi n°78-017 du 11 juillet 1978, en ce qui concerne les emprunts destinés à financer les
activités minières des sociétés privées dans le cadre de la jouissance de leurs droits miniers ;
i) toutes dispositions légales et réglementaires contraires aux dispositions du présent Code.
ARTICLE 344 : (ABROGE PAR L’ARTICLE 31 DE LA LOI N° 18/001 DU 09 MARS 2018 MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N° 007/2002 DU 11 JUILLET 2002 PORTANT CODE MINIER).