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Gestion du risque de liquidité bancaire

Le document présente les principes généraux de gestion du risque de liquidité pour les banques, incluant la diversification des sources de financement, la constitution de réserves de liquidité, et la gestion proactive des échéances. Il décrit également les limites d'exposition au risque de liquidité, telles que les limites de concentration des financements et les seuils minimaux de liquidité. Enfin, il détaille la méthodologie des stress tests réalisés pour évaluer la résilience de la banque face à des scénarios de crise de liquidité.

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Le document présente les principes généraux de gestion du risque de liquidité pour les banques, incluant la diversification des sources de financement, la constitution de réserves de liquidité, et la gestion proactive des échéances. Il décrit également les limites d'exposition au risque de liquidité, telles que les limites de concentration des financements et les seuils minimaux de liquidité. Enfin, il détaille la méthodologie des stress tests réalisés pour évaluer la résilience de la banque face à des scénarios de crise de liquidité.

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21.

Exemples de principes généraux de la gestion du risque de liquidité par la banque

Les principes généraux de gestion du risque de liquidité visent à assurer que la banque est en mesure
de faire face à ses obligations financières, même en situation de tension. Ces principes reposent
notamment sur les axes suivants :

1. Diversification des sources de financement

Limiter la dépendance à une seule catégorie de financeurs (dépôts, marché interbancaire,


financements à long terme, etc.)
Accès à une gamme variée de produits de financement : émissions obligataires, titrisation, lignes de
crédit confirmées.

2. Constitution de réserves de liquidité suffisantes

Maintenir en permanence un coussin d’actifs liquides de haute qualité (HQLA) pour faire face aux
sorties de trésorerie imprévues.
Ces actifs doivent être facilement mobilisables sans perte significative de valeur.

3. Gestion proactive des échéances

Assurer un bon appariement des maturités entre les actifs et les passifs pour éviter les déséquilibres
de trésorerie.
Surveillance des gaps de liquidité à différents horizons (court, moyen, long terme).

4. Suivi régulier de la position de liquidité

Mise en place de tableaux de bord de trésorerie quotidiens et hebdomadaires.


Utilisation d’indicateurs clés : ratio de couverture de liquidité (LCR), ratio de financement stable net
(NSFR), encaisse disponible, flux net cumulés.

5. Mise en œuvre de scénarios de stress

Réalisation de stress tests périodiques pour évaluer la résilience face à des crises internes ou
externes.
Ajustement des politiques de gestion selon les résultats obtenus.

6. Existence d’un plan de contingence de liquidité

Élaboration d’un plan d’urgence précisant les actions à mener en cas de crise de liquidité (ex. : vente
d’actifs, appel à des lignes de secours, communication de crise).

7. Cadre de gouvernance clair

Rôle de l’ALCO (Asset and Liability Committee) dans la définition, la validation et le suivi de la
politique de liquidité.
Implication de la direction générale dans les décisions stratégiques relatives à la trésorerie et au
financement.
23. Nous souhaiterions avoir des exemples de limites d’exposition au risque de liquidité

Réponse :

La banque définit des limites d’exposition au risque de liquidité afin de prévenir toute situation de
tension pouvant affecter sa capacité à honorer ses engagements. Ces limites incluent :

Limites de concentration des financements :

 Ne pas dépendre d’un seul bailleur de fonds pour plus de 15 % du total des ressources.
 Équilibrer les sources de financement entre dépôts, emprunts interbancaires et autres
instruments.

Limites de transformation par maturité :

 Encadrer les écarts entre les échéances des actifs et des passifs (par exemple, un écart de
maturité maximum de 10 % sur l’horizon 0-30 jours).
 Mise en place de « gaps » de liquidité qui limitent les écarts entre les échéances des actifs et des
passifs (ex. : écart autorisé sur la tranche 0-30 jours ne doit pas excéder 10 % du total du bilan).
 Ratio actif/passif à court terme minimum.
 Suivre des indicateurs de transformation à court, moyen et long termes.

Seuils minimaux de liquidité disponible :

 Maintien d’un stock minimum d’actifs liquides (au moins 10 % du total du bilan en instruments
immédiatement mobilisables).
 Constitution de coussins de liquidité en devises locales et en devises fortes.
 Obligation de maintenir un niveau minimal d’actifs liquides de haute qualité (ex. : au moins 10 %
des actifs doivent être immédiatement mobilisables).
 Ratio de liquidité immédiate (ex. : trésorerie + placements liquides / passifs exigibles dans 30
jours > 100 %).

Ratios réglementaires :

 Respect du Liquidity Coverage Ratio (LCR) : couverture des sorties nettes de trésorerie sur 30
jours par des actifs liquides de haute qualité.
 Suivi du Net Stable Funding Ratio (NSFR) : financement stable suffisant pour couvrir les actifs à
long terme.

Indicateurs internes de surveillance :

 Mise en place de seuils d’alerte sur des indicateurs de tension (écart entre taux d’emprunt court
terme, retrait net de dépôts sur une période donnée, etc.).
 Limite sur le montant maximal pouvant être investi dans des instruments peu liquides.
25. Comment les stress tests ont été réalisés dans votre politique de gestion du risque de liquidité

Réponse :

Dans le cadre de la politique de gestion du risque de liquidité, la banque met en œuvre une série de
tests de résistance (stress tests) destinés à évaluer sa capacité à faire face à différents scénarios de
crise de liquidité. Ces tests permettent de mesurer l’impact potentiel de situations extrêmes mais
plausibles sur les flux de trésorerie et les niveaux de liquidité. Ces tests comprennent les éléments
suivants :

1. Fréquence et gouvernance :
 Les stress tests sont effectués chaque trimestre par la Direction des Risques.
 Ils sont revus par la direction des risques et validés par l’ALCO (Comité de gestion actif/passif).
 En cas de conditions de marché dégradées, des tests ad hoc peuvent être déclenchés en urgence.

2. Scénarios utilisés :
 Scénario de retrait massif des dépôts (ex. : 20 % des dépôts retirés en 5 jours ouvrés): hypothèse
de retraits soudains de dépôts de clients particuliers et entreprises.
 Fermeture des marchés interbancaires : absence de refinancement externe disponible pendant
30 jours.
 Crise institutionnelle : dégradation de la notation de la banque entraînant une perte de confiance
et un accès limité au financement.
 Choc macroéconomique : impact d’une crise économique ou géopolitique sur la liquidité.

3. Méthodologie :
 Application d’hypothèses conservatrices sur la réduction des entrées de trésorerie et
l’accélération des sorties.
 Prise en compte d’une possible décote des actifs liquides.
 Horizon d’analyse : 30 jours et 90 jours.

Dans la pratique, les stress tests réalisés par la Direction des Risques au sein d’une banque suivent un
processus structuré, rigoureux et encadré par des normes internes et réglementaires. Voici les
grandes étapes typiques de ce processus :

A . Définition des objectifs du stress test

 Évaluer la résilience de la banque face à des scénarios de tension ou de crise de liquidité.


 Tester la solidité des plans de financement.
 Identifier les vulnérabilités dans le profil de liquidité de la banque.
 Vérifier la conformité aux exigences réglementaires (ex. : BCE, Bâle III).

B . Sélection et construction des scénarios de stress


La Direction des Risques construit plusieurs scénarios hypothétiques de crise. Ces scénarios sont
basés sur :

 Des événements historiques (ex. : crise financière de 2008, COVID-19).


 Des chocs macroéconomiques simulés (hausse des taux, chute des marchés).
 Des chocs spécifiques à la banque (dégradation de la notation, rumeurs, cyberattaque).

C . Définition des hypothèses et des paramètres

 Les hypothèses sont prudentes et conservatrices.


 On estime les flux sortants (exigibilités) et les entrées de liquidité réduites.
 Les décotes sur actifs liquides sont appliquées (haircut).

D . Modélisation et simulation

 Utilisation d’un outil ou modèle interne (Excel avancé ou outil intégré au SI de risque).
 Simulation des flux de trésorerie jour par jour sur différents horizons (1 jour, 7 jours, 30 jours, 90
jours).
 Calcul des gaps de liquidité, ratios de couverture, besoins nets de financement.

E . Analyse des résultats

 Évaluation de la capacité de la banque à faire face aux stress sans intervention externe.
 Identification des points faibles : forte dépendance à certaines ressources, inadéquation des
actifs liquides, etc.
 Calcul du besoin en liquidité résiduel et du niveau de coussins à renforcer.

F . Rapport et recommandations

Un rapport est produit avec :

 Les résultats quantitatifs.


 Les écarts par rapport aux seuils d’alerte.
 Des recommandations de renforcement (ex. : ajustement du profil d’échéance, renforcement du
coussin de liquidité).
 Le rapport est présenté à l’ALCO, à la Direction Générale, voire au Conseil d’Administration.

G . Mise à jour du plan de contingence

Si les résultats sont jugés critiques, activation partielle ou totale du plan de continuité ou de
contingence de liquidité :

 Vente d’actifs liquides.


 Renégociation de lignes de crédit.
 Réduction d’engagements à court terme.

4. Utilisation des résultats :


 Comparaison des résultats aux niveaux de tolérance au risque définis.
 Déclenchement du plan de contingence en cas de dépassement : mobilisation d’actifs liquides,
restriction de certains engagements, ajustement du plan de financement.
 Intégration dans la stratégie globale de gestion de la liquidité.
 Les résultats sont comparés aux niveaux d’appétit pour le risque définis par la banque.

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