0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
5 vues210 pages

Formation Boutefeux : Sécurité et Géologie

Le document présente une formation pour les boutefeux, détaillant leurs fonctions, les règles de sécurité et les techniques d'utilisation des explosifs dans le cadre des travaux de transformation des massifs rocheux. Il aborde également des notions géologiques essentielles, les types de roches et leurs caractéristiques, ainsi que les risques associés aux opérations d'abattage. L'objectif est de fournir aux boutefeux les compétences nécessaires pour exercer leur profession en toute sécurité et efficacité.

Transféré par

hervekangela
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
5 vues210 pages

Formation Boutefeux : Sécurité et Géologie

Le document présente une formation pour les boutefeux, détaillant leurs fonctions, les règles de sécurité et les techniques d'utilisation des explosifs dans le cadre des travaux de transformation des massifs rocheux. Il aborde également des notions géologiques essentielles, les types de roches et leurs caractéristiques, ainsi que les risques associés aux opérations d'abattage. L'objectif est de fournir aux boutefeux les compétences nécessaires pour exercer leur profession en toute sécurité et efficacité.

Transféré par

hervekangela
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

1

FORMATION
DES
BOUTEFEUX

2
INTRODUCTION
REGLES GEOLOGIE DU
GENERALES DE 0 MASSIF
SECURITE EN ROCHEUX
MATIERE
D’EXPLOSIFS

sommaire

TRAVAUX DE
TRANSFORMATION EXPLOSIFS ET DISPOSITIFS
DU MASSIF
D’AMORCAGE

3
INTRODUCTION
Qui suis-je ?
Boutefeu Emploi des explosifs

travaux d’abattage des


roches

Règles de sécurité

4
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Fonctions et tâches du boutefeu


C1. S’INFORMER
C2. ANALYSER ET DECIDER
C3. METTRE EN ŒUVRE
C4. MAINTENIR EN ETAT ET MAINTENIR EN SECURITE

00. Introduction 5
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Fonctions et tâches du boutefeu

C1. S’INFORMER
a. Lire et décoder le cahier de prescription
b. Prendre en compte les caractéristiques du chantier et de son
environnement
c. Lire et interpréter le plan de foration et son compte rendu
d. Lire et interpréter le plan de tir
e. Lire et décoder différents modes d’emploi

00. Introduction 6
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

C2. ANALYSER ET DECIDER


a. Adapter le plan de tir ou en demander la modification
b. Différer l’exécution du tir
c. Repérer et signaler les éventuelles anomalies concernant
le plan de tir, la tenue des terrains
d. Déterminer les matériels, les outillages et les quantités
e. S’assurer de l’acheminement des matériels et des
outillages

00. Introduction 7
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

e. S’assurer de l’approvisionnement du site en substances


explosives et en fournitures éventuelles
f. Tenir un registre
g. Implanter les dispositifs de sécurité
h. Contrôler, charger, amorcer et bourrer les trous de mine
i. Traiter les incidents de chargement

00. Introduction 8
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

C3. METTRE EN OEUVRE


a. Mettre en œuvre les consignes de sécurité précédant la
mise à feu
b. Contrôler l’amorçage
c. Déclencher la mise à feu
d. Faire respecter les délais d’attente
e. Traiter les anomalies de tir et isoler les zones
dangereuses

00. Introduction 9
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

C4. MAINTENIR EN ETAT ET MAINTENIR EN SECURITE

a. Traiter les explosifs récupérés dans les déblais


b. Gérer les reliquats d’explosifs
c. Maintenir en état les matériels et outillages

00. Introduction 10
Cet échange est un Système structuré
de formation visant à fournir aux
personnes les connaissances et les
compétences nécessaires à l'exercice
d'une profession (Boutefeu) en vue de
leur intégration dans le marché du travail
à titre de technicien(ne) supérieur(e) ou
voire cadre à niveau défini .

11
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Son avantage:
Elle vous permet de développer, d’approfondir vos
compétences techniques (hard skills) et vos
compétences comportementales (soft skills) tout en
améliorant par ces bienfaits:
- votre développement professionnel continu,
- la compétitivité et,
- le développement votre entreprise.

12
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Ce cours vise à informer les boutefeux sur les


éléments essentiels leur permettant d’apprécier les
solutions possibles liées à l’utilisation de l’explosif,
s’atèle sur trois volets dont:
- les techniques de minage actuelles;
- le cadre normatif dans lequel ces techniques
doivent être mises en œuvre;
- les exigences (de sécurité, de sureté et de
protection de l’environnement) auxquelles elles
sont soumises.

00. Introduction 13
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

 Rôle

Conception

Mettre en
place

Exécution

14
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Contexte éducationnel de la vie d’un


boutefeu Où suis-je réellement situé ?

15
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

I. NOTIONS
GEOLOGIE DU
MASSIF ROCHEUX

La géologie est une science qui consiste à étudier les parties de la Terre accessibles à
l'observation et à élaborer des hypothèses qui permettent de reconstituer leur histoire et
expliquer leur agencement.

16
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

.
Ces risques sont:
- chute de bloc,
- glissement de terrain,
- inondation,
- sismicité,
- phénomène de retrait-gonflements des
argiles,
- remontée de nappe phréatique,
- tassement excessif de sol compressible…

17
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Ce point nous permet de réaliser des activités de terrain favorisant le


développement des compétences de :
• analyse d'un paysage/affleurement ;
• conception d'un protocole d'observation ;
• traduction des caractéristiques d'un modèle théorique
géologique en observables de terrain ;
• confrontation d'un modèle théorique à la réalité du terrain ;
• analyse de parcelle (sites) ;
• réalisation de fiche descriptive de minéraux et roches :
observation sur le terrain ;
• recensement des risques majeurs grâce à la géologie.

18
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Pour y parvenir, en trois caractéristiques nous


restent essentiels:

- les caractéristiques géologiques globales du gisement


- Les caractéristiques géostructurales du massif
(fracturation naturelle)
- Les caractéristiques géomécaniques de la matrice
rocheuse

19
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

L’objectif de son étude


déterminer sur le terrain la
géologiques globales du gisement complexité du massif dans
son état naturel

établir pour chaque


massif en présence
Trois caractéristiques géostructurales du massif (fracturation naturelle) son arrangement
naturel en terme
d’assemblage des
blocs

géomécaniques de la matrice rocheuse - quantifier la fragilité de la roche vis-


à-vis d’une contrainte explosive
- quantifier les caractéristiques
mécaniques des matériaux abattus

20
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

ORIGINE DES ROCHES

Matériaux naturels
solides

minéraux Agrégats des autres


roches

Nature sédimentaire ou
volcanique

21
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Composition des roches  Les différents minéraux


constitutifs des roches
• Silicatés;
• Carbonatés;
• Oxydés;
• sulfurés.

22
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

vue des roches et minéraux

23
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Nota bene:
Chaque minéral a une dureté bien
définie en raison de sa
composition. L'échelle de Mohs
permet de comparer la dureté des
différents minéraux. La dureté
d'une roche dépend de celle des
minéraux qui la composent.

24
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

CYCLE DES ROCHES et les grands types de roches

25
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

1. Les roches magmatiques


Les roches magmatiques se forment par
refroidissement et solidification d’un
magma (roche fondue). Ce
refroidissement peut avoir lieu en
profondeur ou à la surface.
 Si le refroidissement a lieu en
profondeur (magmatisme plutonique),
la roche formée sera composée d’une
mosaïque de minéraux. cas des
granites et des dolérites.

26
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

27
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

2. Les roches sédimentaires

Les roches sédimentaires se forment soit:


- par consolidation de sédiments (« cimentation »),
- par précipitation chimique.
La précipitation chimique se réalise lorsque l’eau se
concentre de plus en plus jusqu’à obtenir des éléments
solides.
Par exemple: Le gypse, le sel gemme sont des
évaporites formées par précipitation chimique
NB: Le sel de mer, exploité pour l’alimentation, est
obtenu de cette façon, en évaporant l’eau de mer.
.

28
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

PARTICULARITE DU CALCAIRE
Le calcaire est une roche
sédimentaire constituée à plus de 50 %
de carbonate de calcium (CaCO3) et
d'un pourcentage plus faible d'argile. Le
carbonate peut donner trois minéraux :
- la calcite CaCO3.
- l'aragonite, qui constitue les
concrétions, a la même formule
chimique que la calcite mais des cristaux
agencés différemment.
- la dolomite (CaCo3), qui est enrichie en
carbonate de magnésium (MgCO3)

29
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

La caractéristique principale
des roches sédimentaires est de Chaque couche est séparée des
se déposer le plus souvent en couches voisines par une surface
couches parallèles (dépôts de discontinuité appelée « plan
stratifiés en lits successifs ou
strates) d'épaisseur et de de stratification. »
composition variables.

30
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

31
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Les roches sédimentaires

32
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

3. Les roches métamorphiques


Les roches métamorphiques se forment par La température augmente avec la
transformation d’autres roches (roches profondeur, le centre de la Terre étant très
magmatiques, sédimentaires ou chaud (supérieur à 5 000 °C).
métamorphiques). La température augmente aussi au contact
Cette transformation (appelée métamorphisme) de magma, transformant les roches situées à
est due aux changements de pression et de proximité. Les gneiss, les schistes, le marbre
température dans lesquelles se trouve la roche. La sont des roches métamorphiques.
pression augmente avec la profondeur, en raison « Les roches métamorphiques sont
du poids croissant de roches situées au-dessus. fréquemment utilisées comme marbres,
gravats... »

33
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Les roches métamorphiques

34
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

EN SYNTHESE

35
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

 Caractéristiques principales des roches


Elles se caractérisent par :
La masse volumique(en kg/m3) :
La conductivité thermique(en W/m2) :
La porosité (en L/m3)
La perméabilité (en m/s)
𝒗𝒐𝒍𝒖𝒎𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝒗𝒊𝒅𝒆𝒔
Porosité=𝒗𝒐𝒍𝒖𝒎𝒆 𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒓𝒐𝒄𝒉𝒆

36
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Propriétés physiques des minéraux


Dans l’étude approfondie des composés minéraux, il en existe plusieurs
critères de reconnaissance mais les plus courantes sont :
- l’éclat;
- la couleur;
- la dureté;
- la densité;
- la radioactivité.

37
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Suivant l’éclat
On appelle éclat la perception visuelle de la
manière dont un minéral réfléchit la lumière.
En général il est proportionnel à l'indice de
réfraction, mais il est largement indépendant de
la couleur.
L'éclat est responsable de la brillance des pierres
précieuses.

38
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

On distingue donc:
- Les minéraux à éclat
métallique : galène, carrolite
- Les minéraux à éclat
submétallique : chalcosine
-Les minéraux à éclat non-
métallique : malachite,
hétérogénite

39
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

 Suivant La couleur
Elle est le résultat d’absorption de certaines
ondes du spectre lumineux visible. Le
spectre lumineux visible permet d’identifier Minéraux teintés en jaune : chalcopyrite
sept couleurs différentes : rouge, orange, (parfois bleue), blende (brun-jaune),
jaune, vert, bleu, indigo et violet. pyrite, sels jaunes d’uranium.
Minéraux teintés en jaune : chalcopyrite Minéraux bleus : bornite (bleu gorge
(parfois bleue), blende (brun-jaune), pyrite, pigeon), chalcopyrite (bleu ciel foncé),
sels jaunes d’uranium.
azurite (bleu d’azur).
Minéraux bleus : bornite (bleu gorge
pigeon), chalcopyrite (bleu ciel foncé),
azurite (bleu d’azur).

40
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Minéraux verts : malachite (divers tons de vert),


dioptase (vert émeraude), blende verte (vert vitreux),
pseudo-malachite (vert pâle), smithsonite (vert clair).
Minéraux orange : réniérite, sels d’uranium
Minéraux noirs : hétérogénite (noir non salissant),
uranite (noir lourd non salissant).
Minéraux roses: sels roses de cobalt (divers tons de
rose).

41
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

42
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Le granite par exemple,


qu'on cite comme exemple de
grande dureté, est constitué de trois
minéraux :
- le quartz: très dur;
- le feldspath: moins
dur;
- la biotite : tendre.

43
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

En réalité, ceux qui exploitent les roches


pour la construction, la sculpture ou les
revêtements s'intéressent à:
• leur résistance à la pression;
• leur porosité;
• leur résistance à l'attaque des agents atmosphériques.

44
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

LES SULFURES
MINERAL ECLAT COULEUR MORPHOLOGIE DURETE DENSITE
Carrolite Métallique Gris argenté octaèdres 4,5-5,5 4,7-4,9
prononcé
Galène Métallique Gris-blanc Cubes octaèdres 2,5-2,8 7,5
prononcé
chalcosine Métallique Gris Cassures conchoïdales 2,5-3,0 5,7
sombre massives
Blende Submétallique et Noir, gris, Rhombes clivages à 60° 3,5-4,0 4,0
résineux brun, jaune
de divers
nuances
Chalcopyrite Métallique Jaune vif à Massive 3,5-4,0 4,2
reflet irisés
Bornite Métallique Bleu à reflets Massive 4,0 5,0
irisés
Réniérite Métallique Bleu, brun et Massive 4,0 4,6
orange
Pyrite Métallique Jaune laiton Cubes à faces rayées ou 6,0-6,5 5,0-5,2
massives

45
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

LES SULFURES

46
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

LES OXYDES

47
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Suivant la densité

C’est le poids du minéral (ou d’un


corps en général) par unité de
volume. C’est son poids spécifique.
Tonne/m3.

48
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• Suivant la radioactivité
C’est la propriété qu’ont certaines substances
(notamment les minéraux uranifères) de se
désintégrer en émettant des rayonnements de trois
sortes :
- Rayons ɤ : noyau d’hélium
- Rayons β : constitués d’électrons libres
- Rayons Ɣ : énergie électromagnétique très
pénétrante. Ces rayons peuvent facilement
traverser un mur de béton de 9 m d’épaisseur.

49
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• Kamoa, une mine vierge à


géologie simplifiée. Les épaisseurs
réelles du tissu sont de 2,4 à 18
mètres, et à moyennes de 5,2
mètres. Sa minéralisation de haute
qualité de bornite-chalcocite est
dominante à l'Est de la zone, et
ouverte en aval pendant de
l'expansion .

50
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE
QUELQUES MINERAUX RADIOACTIFS
BROCHANTITE CORNETITE SCHOEPTITE TORBERNITE

COBALTOCALCITE DIOPTASE CURITE RUTHERFORDITE

51
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Test de reconnaissance des métaux

52
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

CARTE MINIERE DE LA RDC

53
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

LES
EXPLOSIFS
Un explosif est une matière capable de se décomposer très rapidement en
produisant une onde de choc et un important volume de gaz à très haute
température et pression.

54
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

De l'explosion résulte la création d'un front


d'onde de pression. La vitesse de ce front d'onde
détermine la classification des explosifs. Il existe
trois grands groupes d'explosifs :

les explosifs soufflants (Régime de déflagration) ;


les explosifs brisants (Régime de détonation) ;
les explosifs progressifs se situent entre les
soufflants et les brisants.

55
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

PREMIERE PARTIE : GENERALITES

56
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

A. GENERALITES SUR LES EXPLOSIFS

1. Définition des termes


MATIERES
EXPLOSIVES
EXPLOSIFS

DISPOSITIFS
D’AMORCAGE
OBJETS
COMBUSTIBLES COMBURANTS EXPLOSIFS

ACCESSOIRES DE
MISE A FEU

57
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Parmi les objets explosifs, on distingue:


- « les dispositifs d’amorçage » qui sont
destinés à initier l’explosion d’une matière
explosive, et
- « les accessoires de mise à feu », qui sont
destinés à propager la mise à feu de cette
matière explosive.

58
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

LES EXPLOSIFS
Les objets explosifs

02a. Les explosifs 1e partie 59


REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

LES EXPLOSIFS
Matières explosives

CONE-PAK

AEL S100 (P100) AEL UG100 & SENSIBILISANTS


02a. Les explosifs 1e partie 60
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

LES EXPLOSIFS
Matières explosives

INNOVEX 204 INNOVEX 205 INNOVEX 206 INNOVEX HE INNOVEX LE

02a. Les explosifs 1e partie 61


REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE
DigiShot IED
Déto électronique Déto électrique instantané
LES EXPLOSIFS Detonating Cords
Artifices de mise à feu Cordeaux détonants

Capped Fuses
Mèches serties

Durafuse
Stopefuse

Trunkmaster Benchmaster Tunnelmaster Igniter Cords


Trunkline Shock Tube Multi SPD Shock Tube Multi LPD Shock Cordes allumeuses
Tube
Stopeline
Pentolite Primers Stopeline 9
Bousteurs / Renforçateurs
Lead-in Line Extender
400 g 150 g Duraline
Slowline
60 g 02a. Les explosifs 1e partie 62
250 g
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

LES EXPLOSIFS
Artifices de mise à feu
Trojan Cast Boosters
Trojan C-150 Trojan C-800
150 g 800 g

MS Primadet LP Primadet

Trojan Stinger Trojan C-400


15 g 400 g
Detonating Cords
E-cord 5,0 g/m Zapcord 10,0 g/m
Noiseless
SafeStart Lead-in-Line
NLIL
Detacord 3,8 g/m SB cord 8,0 g/m
02a. Les explosifs 1e partie 63
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

LES EXPLOSIFS
Artifices de mise à feu Exel Connectadet Maxel Instant Electric
Exel Connectaline Detonator
Maxnel Trunkline

Maxline Lead In Line


Maxnel MS
Exel MS Exel Lead-In Line
Viper Boosters
800 g
Solar Cord II
400 g
10 g/m

Maxstart Non-electric
150 g Exel LP Maxnel LP Lead In Line

02a. Les explosifs 1e partie 64


REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Une explosion est une réaction chimique ou physique


s’accompagnant d’un important dégagement d’énergie
en un temps très court.
Elle se caractérise le plus souvent par les effets
suivants :
• une onde de pression statique appelée « onde de
choc »
• une onde de pression dynamique appelée « vent »
ou « souffle »
• un dégagement de chaleur ou « Flux thermique ».

65
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

GENERALITES SUR LES EXPLOSIFS

• Les objets explosifs

66
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

2. Critères de classification
Les explosifs sont classés en quatre critères :
 Suivant l’ordonnance de 1955;
Suivant leurs natures;
Suivant leurs sensibilités;
Suivant leur mode ou vitesse de réaction.

67
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE
Suivant l’ordonnance
de 1955

Substances explosives Artifices de mise à feu Artifices de joie

- Détonateurs et objets assimilés, Pièces pyrotechniques


- Poudre noire - Artifices amorcés,
- Explosifs à base de Ngl - Artifices non amorcés,
- Water gel à base du TNT - Cordeaux détonants,
- Emulsion, agents de sautage - Mèche de sureté, de sertie ou
- Nitrocellulose humectée capped fuse,
- relais de détonation
- boosters.

68
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Substances explosives

69
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Artifices de mise à feu

70
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

 Artifices de joie
Ces artifices comprennent des pièces pyrotechniques
généralement utilisées à des fins de divertissement.

71
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

b) Suivant leurs natures


Les plus importantes sont :
• Molécules endothermiques
• Molécules exothermiques

72
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

les explosifs de mélange des corps combustibles et comburants

Les mélanges mécaniques


 Ceux dont chacun des composants pris à Ceux dont au moins un des composants
part n’est pas un explosif est une molécule explosive (sensibilisant)
• La poudre noire de chasse : KNO3 (75%), La nitroglycérine ou dérivés ↔ dynamites
charbon (12,5%), soufre (12,5%) Autres que la Ngl ↔ faviers
• agents de tir : ANFO et émulsions

73
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

c) Suivant leur sensibilité


Cette sensibilité est perceptible aux
sollicitations extérieures (choc,
chaleur, frottement,…). On en
distingue deux types :

74
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Caractéristiques des explosifs primaires


Ils prennent facilement le régime de la
détonation sous l’effet d’une faible
action (Choc, fils rougis, étincelle…) ;
Leur vitesse de détonation est de l’ordre
de 5000 m/s ;
Les principaux explosifs primaires sont :
Ils constituent l’élément essentiel des ofulminate de mercure,
amorces, des détonateurs ; ol’azoture de plomb,
Leur rôle est de provoquer la détonation ole styphnate de plomb,
des explosifs secondaires ; ole tétrazène.

75
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Caractéristiques des explosifs secondaires Les principaux sont :


• Ils sont disposés, dans toute chaîne o la pentrite (Pain de plastic),
explosive, à la suite d’un explosif o la tolite,
primaire ; o l’hexogène …
• Leur vitesse de détonation varie entre o les dynamites,
2000 et 9000 m/s ; o les Gel-Bouillie
• Ils prennent le régime de la détonation
sous l’action initiale de cet explosif
primaire ;

76
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

d) Suivant leur mode ou vitesse de réaction


Cette Vitesse de combustion varie selon le type
d’explosif mis en jeux :
0 à 300 m/séc : combustion simple (bois)
300 à 800 m/séc : déflagration (poudre noire)
2000 à αα m/séc : détonation (PETN).

77
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Suivant ce facteur, les produits explosifs sont


classés en :
• Explosifs déflagrants : ceux dont la vitesse de
réaction est comprise entre 300 et 800 m/séc. Ce
sont des poudres déflagrantes;

78
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• Explosifs détonants : ceux pour lesquels la


vitesse de réaction (dissociation et
combustion) a le seuil inférieur de 2000
m/séc.
Actuellement, certains explosifs atteignent
et même dépassent les 9000 m/séc.

79
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

3. PRÉPARATION DES EXPLOSIFS A USAGE CIVIL


Les explosifs en usage courant dans les mines et
carrières sont tous préparés à partir du nitrate
d’ammonium auquel on associe ou ajoute des
explosifs de base (molécule explosive) : Ngl, TNT, …
et/ou un combustible.
La décomposition du nitrate d’ammonium NH4NO3
libère l’oxygène (O2>O) de manière à obtenir le
meilleur rapport énergie/masse produit c-à-d E/Mp.

80
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

SCHEMA DE PREPARATION DES EXPLOSIFS

02a. Les explosifs 1e partie 81


REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

4. COMPOSITION
Les explosifs civils sont classés par catégorie.
Actuellement, on distingue six grands types d’explosifs
industriels :
Les dynamites;
Les faviers;
Le nitrate fioul;
Les bouillies;
Les émulsions;
Le nitrate fioul alourdi.

82
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

1. Les dynamites
• Dynamites gommes
• Dynamites pulvérulentes

83
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

C’est la proportion de dinitroglycol qui


assure la qualité antigel d’une dynamite.
Les autres constituants sont combustibles
(tourkes, farine de bois, aluminium) et
des comburants (NH4NO3). Selon le taux
de nitroglycéroglycol, on distingue :

84
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• Les dynamites plastiques ou dynamites


gommes
Elles contiennent plus de 20% en masse de
nitroglycéroglycol dans une gangue de coton
azotique. Etant résistant à l’eau et à
l’humidité, leur vitesse de détonation varie
entre 4000 et 6000 m/s, sont beaucoup
utilisées pour les travaux durs (granit, grès,
basalte,…).

85
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• Les dynamites pulvérulentes


Elles contiennent de 10 à 20 % de
nitroglycéroglycol et se présentent sous forme
de matière pulvérulente hétérogène. Ces types
de dynamites sont très sensibles à l’amorçage ;
elles sont donc peu compromises par la
compression des charges des mines voisines.

86
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

2. Les explosifs nitratés ou faviers

Les explosifs nitratés sont à base de NH4NO3


(environ 80%) et d’un explosif pur (TNT, PETN,…) ;
Ils sont d’une consistance pulvérulente. Ils sont peu
sensibles aux chocs (autrefois appelés explosifs de
sécurité), en revanche, ils sont sensibles à
l’humidité. Ils sont livrés en cartouche, leur vitesse
de détonation varie de 4000 à 5000 m/s.

87
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

3. Les nitrate-fuels
Les nitrates fuels sont constitués de NH4NO3 et d’huiles minérales ;
en général du fuel domestique, dans une proportion voisine de 94%
- 6%. La quantité du NH4NO3 utilisé joue un rôle important dans le
comportement de ces explosifs.

Dans certains cas, ces nitrates- fuels peuvent contenir une quantité
plus ou moins importante de poudre d’aluminium.
Selon les maisons de fabrication ce produit
porte plusieurs dénominations: ANFO, ANFEX, SAFEX,
PANEX,…

88
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

89
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Les ANFO
AEL BME FEM ORICA SASOL SICODEX

ANFEX PANEX, INNOFEX ANCO AMEX, EXAN EXPANFO ANFO

Les nitrates d’ammonium granulaires et poreux (TGAN)(PPAN)(SSAN)

AEL BME FEM ORICA SASOL SICODEX

ANA, ANPP PGAN NITROPRIL EXPAN

02a. Les explosifs 1e partie 90


REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

4. Les explosifs bouillis


Les explosifs du type bouilli sont
constitués par un mélange des
combustibles (Al, huiles minérales,…) et
de comburants (nitrates organiques,
NH4NO3, matières inertes,…) pouvant
contenir un composé chimique explosif,
mais contenant au moins 5% d’eau. On
retrouve ces explosifs dans deux formes
distinctes :
o Les Gels : à contenance pâteuse, qui
sont généralement en encartouchés.
o Les bouillies pompables : dont la
consistance liquide permet le
chargement en vrac.

91
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

5. Les émulsions
Les émulsions sont des mélanges
intimes du NH4NO3 en solution
aqueuse sous forme de gouttelettes
microscopiques empoisonnées dans
une matrice liquide à base d’huile
contenant une faible proportion
d’émulsifiant. Certaines émulsions
sont si peu sensibles qu’elles doivent
être sensibilisées par addition des
microbilles de verre creuses de moins
de 1/1O mm de diamètre ou de bulles
gazeuses générées par un agent
chimique.

92
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

93
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

6. Les nitrate–fuels alourdis


Les nitrate-fuels alourdis sont des explosifs de la
génération la plus récente. Ils sont constitués par
du nitrate- fuel (25 à 75%) enrobé dans une
matrice d’explosif bouilli ou d’émulsion (25 à 75%)
dont le rôle est d’améliorer les performances et la
résistance à l’eau du nitrate-fuel sans en accroitre
la sensibilité. Les nitrate-fuels alourdis sont
utilisés surtout en vrac et se présentent sous
l’aspect :
Des produits granulaires plus ou moins collants
lorsque la proportion de nitrate-fuel est
supérieure à 40% (confer chargement par gravité,)

94
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Des pâtes plus ou moins visqueuses


contenant des granules épars de nitrate-
fuels lorsque la proportion de ce dernier
est inférieure à 40% (confer chargement
par pompage.).
Les produits sont souvent préparés sur le
lieu d’utilisation à partir des constituants
de base : NH4NO3, fuel domestique,
émulsion en bouillie et éventuellement
un sensibilisant.
Cette préparation s’effectue à bord d’un
camion amené sur la plate-forme de tir.

95
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

96
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Équivalence en gaz et énergie générée par l’Anfo et Emulsion

- Un kg d’Anfo génère 975 litres de gaz


- Un kg d’émulsion génère 762 litres de gaz
- Un kg d’Anfo génère une énergie de 3 Mégajoules
- Un kg d’émulsion génère une énergie de 2,34 Mégajoules

97
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE
EXPLOSIF COMPOSITION TYPE POURCENTAGE
Plastiques Nitroglycéroglycol 20-90
D Ou gommes Nitrate d’ammonium 30-60
Y Coton azotique 1-5
N Farine de bois 2-6
A Dinitrotoluène 0-2
M Aluminium 0-8
I Pulvérulentes Nitroglycéroglycol 10-15
T Nitrate d’ammonium 30-80
E Coton azotique 1
S Farine de bois 2-10
Sel 0-50
Tourbe 0-5
NITRATES OU FAVIERS Trinitrotoluène 10-15
Nitrate d’ammonium 65-85
Farine de bois 0-5
Stéarate de calcium 1
Sel 0-20
NITRATES – FUELS ORDINAIRES Nitrate d’ammonium 94
Fuel-Oil 6
ALUMINIUM Nitrate d’ammonium 88-92
Fuel-Oil 3-5
Sensibilisant 5-10
B GELS Eau 8-15
O Nitrate d’ammonium 35-60
U Soude de calcium 5-40
I Sensibilisant (explosif, Al, nitrate de méthylamine,
L billes de verre) 2-5
L Divers (gélifiant, réticulant, alléguant, mouillant,
I fuel,…)
E EMULSIONS Eau 8-16
S Nitrates minéraux (NH4, Ca, Na,S) 10-80
98
Huiles diverses
Sensibilisant (chimique ou billes en verre) 4-10
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• CARACTERISTIQUES DYNAMIQUES DES EXPLOSIFS


Lorsqu’un utilisateur doit choisir un explosif, il est
nécessaire qu’il connaisse sur ce dernier un certain
nombre de renseignements, notamment ses
performances, la sensibilité,….il est donc naturellement
indispensable de s’assurer quel tel ou tel produit mis
dans le commerce est correct du point de vue de la
sécurité d’emploi, de sa performance, etc.

99
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Les caractéristiques des explosifs sont liées


principalement à:
 la nature
 la performance
 La sécurité

100
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

•Densité
•Sensibilité
•Diamètre critique
Nature •VOD
• Energie de l’explosif
•Température ,
humidité,…

• Puissance
Performance
• Brisance

• Effet de base t°
• Chaleur
Sécurité • Durée de conservation
• Chargement
• Fumée de tir
• Bilan d’oxygène

101
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

102
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

 les caractéristiques liées à la nature


• La densité
La densité des explosifs industriels est une caractéristique physico-chimique qui
a le plus d’influence sur le comportement explosif (vitesse de détonation,
énergie volumique,…). Sa définition peut recouvrir plusieurs modes de
détermination :
 la densité normale de tassement : est mesurée pour les produits granulaires
après tassement de la matière sous l’effet de son propre poids, avec un
échantillon d’environ 10 grammes ;
 la densité des explosifs à consistance pâteuse : est mesurée par jaugeage à
l’eau en immergeant une masse d’explosif connue dans un récipient gradué
contenant de l’eau ;
 la densité des explosifs à consistance liquide : est obtenue en déterminant
la masse de la matière occupant un volume donné dans un bécher de
laboratoire ;
 la densité commerciale des explosifs encartouchés: est obtenue en
mesurant et en pesant l’explosif contenu dans une cartouche commerciale.

103
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Ce paramètre influe de
manière importante sur
la vitesse de détonation.
Les explosifs fondus ou
gélatinisés ont une
V.O.D qui augmente
avec la densité.

104
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Il peut se faire que les explosifs pulvérulents qui ont été surtassés dans
les cartouches soient alors durs et peuvent comporter un volume vide à
l’intérieur de leur conditionnement. On améliore alors le tir en massant
légèrement les cartouches avant leur introduction dans le trou.
• La sensibilité
La restitution de l’énergie interne d’un explosif ne doit pas se faire
d’une manière spontanée. L’explosif a besoin pour réaliser sa
décomposition, puis sa combustion, d’un minimum d’énergie
extérieure qu’on appelle énergie d’activation.

105
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• Diamètre critique de détonation ou épaisseur critique


C’est le plus petit diamètre ou la plus petite épaisseur à partir duquel la
détonation d’un explosif est possible à l’air libre. Il peut être déterminé
grossièrement en tirant une charge en forme de tronc de cône amorcée
du côté du plus gros diamètre.
Cette mesure est confirmée par des tirs de charges cylindriques. Le
diamètre critique de détonation conditionne le type de chantier où
l’explosif peut être utilisé :

106
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

les explosifs destinés à une utilisation en travaux souterrains doivent avoir un


diamètre critique de détonation relativement faible, compte tenu des valeurs
usuelles des diamètres de foration y afférentes (moins de 50mm) ;
A ciel ouvert, où les diamètres de foration sont plus importants, on peut utiliser
des explosifs dont le diamètre critique est plus élevé.

• Sensibilité à l’amorçage
Le mode de décomposition (déflagration ou détonation) est fonction de la nature
du produit et de la sollicitation. Plus l’explosif est sensible, moins il y a besoin
d’énergie pour initier la réaction chimique. Selon l’énergie de l’amorçage, tous les
explosifs présentent des comportements différents. La mise en détonation de
l’explosif peut être réalisé par du cordeau détonant ou par un détonateur
accompagné d’un renforçateur (booster ou cartouche). La sensibilité à l’amorçage
va de pair avec la sécurité d’emploi ainsi qu’avec le diamètre critique.

107
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• Vitesse de détonation
Elle est mesurée par chronométrage du temps mis par l’onde de choc
pour parcourir une distance donnée dans la charge au moyen de
capteurs adéquats (capteurs réceptifs, fibres optiques,…).

Elle est grandement influencée par les conditions de tir. Pour la plus
part des explosifs, cette vitesse croit avec la densité de l’explosif jusqu’à
une certaine valeur où elle présente un maximum et le confinement
(résistance du matériau entourant la charge).

108
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• Energie des explosifs Ee


Le potentiel théorique de l’explosif est la quantité de chaleur qu’il
dégage par décomposition chimique à un volume constant.

Le mode d’utilisation de cette énergie (énergie de choc et de gaz)


dépend dans une large mesure des conditions de tir : densité de
chargement, diamètre de la charge, confinement et mode d’amorçage.

109
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

110
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• Aptitude à transmettre la détonation entre


cartouches non jointive
Le CSE est défini comme la distance entre deux
Au cours du chargement d‘un trou de mine cartouches identiques, exprimée en centimètres, à
avec un explosif encartouché, il peut laquelle la détonation de l’une de cartouches se
arriver que le fil de cartouches soit transmet à la seconde avec une probabilité de 50 %.
interrompu par un intervalle d’air, voire
présence de débris de foration. Cette
aptitude est caractérisée par le
« Coefficient de self excitation » de
l’explosif considéré.

111
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• Résistance aux sollicitations extérieures


Selon les conditions d’utilisation, on peut attendre
des explosifs qu’ils aient certaines aptitudes à
supporter les sollicitations climatiques comme
l’humidité, le gel où les températures
atmosphériques élevées ainsi que les pressions
statiques et dynamiques.

112
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• Humidité
Elle réduit la sensibilité à l’amorce et l’aptitude à la transmission de la
détonation:
 Les gels, les émulsions encartouchées et les dynamites gommes y
sont pratiquement insensibles.
 Les dynamites pulvérulentes et les explosifs nitratés sont moins
résistants à l’eau.
ex: L’ANFO est tellement soluble que son utilisation est
impossible lorsque les trous de mine contiennent de l’eau.

113
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• Température
Dans certaines conditions, la chaleur peut provoquer une
exurdation de la nitroglycérine qui est très dangereuse.
Cependant, il est nécessaire de s’assurer de la composition de
l’explosif et des limites prévues par le fabricant dans sa fiche de
sécurité.
L’effet des basses températures se manifeste surtout par la
modification de la sensibilité à l’amorce et de l’aptitude à la
transmission, qui sont en général abaissées.

114
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• Pressions statique et dynamique


La plupart des explosifs sont sensibles à la pression statique. Ils détonent plus ou ont un
régime faible de détonation pour des pressions comprises entre 2 et 4 bars.
Lorsque les charges sont rapprochées, la montée en pression dans le massif au moment de
la détonation de l’une d’elles peut comprimer la charge voisine juste avant son amorçage
et la déstabiliser.
• Durée limite de conservation
Sous certaines conditions de stockage, quelques explosifs peuvent devenir dangereux ou
perdre leurs qualités explosives. La date limite d’utilisation n’est donc pas un gage de
conformité des explosifs et les conditions de conservation ne doivent pas être négligées.
• Toxicité
Après détonation, les fumées de tir peuvent contenir de l’oxyde de carbone (CO) et des
vapeurs nitreuses (NOx), valeurs calculées sans tenir compte de la combustion de
l’enveloppe.

115
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• Sensibilité aux chocs


Un choc est un contact violent entre deux éléments. Pour éviter tous désagréments
pouvant subvenir lors de manipulation des produits explosifs, il faut :
o Manutentionner avec précaution en cas du chargement ou déchargement,
o Arrimer ou disposer correctement les emballages dans le véhicule, cas de
l’arrimage ou du transport des explosifs,
o Limiter la vitesse du véhicule lors du transport.
• Sensibilité aux frottements
Un frottement est un déplacement de deux éléments qui sont soumis, au même
moment, à une pression. Un produit pyrotechnique peut subir des frottements lors
de son emploi, il faut donc :
o Nettoyer après épandage, sous contrôle éventuel d’expert, en ne trainant pas les
emballages
o Nettoyer après épandage et maintenir le véhicule propre.
116
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• Sensibilité aux décharges électriques


Une décharge électrique est un échange d’énergie électrique entre deux points qui
sont à des potentiels différents.

• Echauffement
Un échauffement est une augmentation de température du produit. Un produit
pyrotechnique peut être pris dans un incendie au cours du transport. Il faut donc :
o Utiliser les extincteurs;
o Respecter les distances d’isolement;
o Ne pas se rapprocher ou s’éloigner de l’incendie;
o Eviter l’arrêt au soleil;
o Ne pas fumer.

117
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

2. Caractéristiques liées à la performance


la puissance et la brisance d’un explosif sont déterminées expérimentalement au laboratoire à
l’aide des relations suivantes:
a) La puissance
𝟏𝟓
 CUP (Coefficient d'Utilisation Pratique): CUP = 100 x ;
𝒎𝒄

Où mc est la masse d'explosif nécessaire pour obtenir le même évasement que celui obtenu avec 15g d’acide
picrique
𝟏𝟎𝟎(𝟏 — 𝐜𝐨𝐬 ɤ𝐞 )
 TMB (Tavelle au Mortier Balistique) : TMB =
(𝐥 − 𝐜𝐨𝐬 ɤ𝐦 )

ɤe et ɤm étant respectivement les angles de recul du pendule avec 10g d'explosif testé et 10g de mélinite de
référence.

118
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

b) La brisance
B= 0,25 x φ x D2
Où φ est la masse volumique de l’explosif et D la vitesse de détonation de l’explosif.
Il sied de signaler que la puissance et la brisance sont liées à la quantité d’énergie
libérée par l’explosif.
Car la puissance est liée à l’action de la pression du gaz c’est-à-dire sa capacité de
déformer et d’expulser les matériaux brisés tandis que la brisance est liée à l’action
du choc provoqué par l’onde de détonation c’est-à-dire sa capacité de briser les
matériaux.

119
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

3. Caractéristiques liées à la sécurité


• L’effet de basses températures
Il se manifeste surtout par la modification de la sensibilité à
l’amorce et de l’aptitude à la transmission de l’onde de
détonation qui sont généralement abaissées.
Une dynamite qui a gelé est très sensible car elle garde
cependant toutes ses propriétés jusqu’à -10°C.

120
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• La chaleur
Elle peut provoquer l’extrudation de la nitroglycérine qui
est très dangereuse. La cartouche doit alors être
absolument détruite avec précaution ; mais l’effet le plus
courant d’une élévation de température (30 – 40° C) sera
un ramollissement de la cartouche et l’accélération du
vieillissement de celle-ci.

121
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Par conséquent, tous les explosifs ne sont pas autorisés aux mêmes
modes de chargement. Selon les caractéristiques de tir et leur
importance, il peut être intéressant d’utiliser certains modes de
chargement particuliers des explosifs comme :
o chargement des cartouches par chute libre dans les mines verticales
à ciel ouvert ;
o chargement en vrac par gravité : ANFO dans les MCO ;
o chargement pneumatique en vrac ;
o Chargement en vrac par pompage.

122
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• Durée limite de conservation


Au bout d’une certaine durée de stockage, certains explosifs deviennent dangereux
(dynamite exsudant la nitroglycérine) ou perdent leurs qualités explosives. A
quelques exceptions près, la durée limite de conservation des explosifs n’est pas
fixée règlementairement. Il est conseillé de se renseigner auprès des fournisseurs,
car certains explosifs peuvent avoir une durée de conservation réduite.
• Facilité et sécurité de chargement
Divers modes de chargement sont soumis à une autorisation expresse de l’autorité
chargée des mines en fonction des critères concernant notamment la sensibilité
des explosifs aux sollicitations mécaniques.

123
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• Les fumées de tir


La décomposition des explosifs par détonation sous confinement entraine la
production des gaz de 150 à 500 litres par kg d’explosif (hors vapeur d’eau).

Ces fumées contiennent 2 à 5% de monoxyde de carbone (CO) et de 0,01 à 5% de


vapeurs nitreuses (NO, NO2). Ces gaz sont considérés comme toxiques (ils
provoquent des maux de tête, toux, irritation,…).

124
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

La production des gaz toxiques n’est pas à parler proprement d’une caractéristique
intrinsèque de l’explosif car elle dépend beaucoup des conditions de tir :
o mode d’amorçage ;
o résistance et fracturation des terrains ;
o résistance du bourrage ;
o séquence d’amorçage.
o Sa concentration dépend de l’importance de la charge et l’organisation de
l’aération.

125
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• Bilan d’oxygène
Nous avons vu que les explosifs se présentent sous forme de composition (atomes)
ou de mélange (de molécules) des corps combustibles et d’oxygène. Les
combustibles les plus fréquents sont le carbone et l’hydrogène.
Pour des raisons pratiques, il s’y ajoute souvent l’azote. On dira que la substance
considérée est à combustion complète si sa teneur en oxygène est juste suffisante
pour assurer la transformation de tout le carbone en anhydride de carbone (CO2) et
celle de l’hydrogène en eau. Dans ce cas, son bilan d’oxygène est égal à zéro.

126
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

On admet en effet que les molécules d’azote se dégagent de la réaction


sans aucune transformation. Si le bilan est positif, cela signifie que la
teneur en oxygène est surabondante. S’il est négatif, elle est insuffisante et
le risque de production du monoxyde de carbone (CO) au moment de
l’explosion augmente considérablement.
Ainsi pour un explosif de formule chimique : CxHyNpOz,
𝟏
le bilan d’oxygène a pour valeur : z-2x- y.
𝟐

127
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Calculez le bilan d’oxygène des molécules suivantes : pentrite et TNT


• Pentrite : C5H8N4O12

• TNT : C7H5N3O6

128
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Exemple : calculez le bilan d’oxygène des molécules suivantes : pentrite, TNT et


ANFO. Solution
𝑧 = 12
• Pentrite : C5H8N4O12 = ൞𝑥 = 5 ⇒ 2𝑥 = 10 ⇒B02 = 12-10-4= -2
𝟏
𝑦=8 ⇒ 𝒚=𝟒
𝟐

𝑧=6
• TNT : C7H5N3O6 = ൞ 𝑥 = 7 ⇒ 2𝑥 = 14 ⇒BO2= 6-14-2,5= - 10,5
𝟏
𝑦 = 5 ⇒ 𝒚 = 𝟐, 𝟓
𝟐

129
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

EFFETS DES EXPLOSIFS SUR LA SANTE

Effets dûs à la dynamite La dynamite est constituée de


deux dérivés nitrés :
Sa manipulation engendre des
syndromes très connus pour lesquels il o un ester de glycérol appelé
convient de se prémunir : maux de tête nitroglycérine ;
dû à l’absorption de la nitroglycérine, o un ester de glycol appelé
inhalation ou par contact cutané. Le dinitroglycol.
port des gants en coton est impératif.

130
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

EFFETS DES EXPLOSIFS SUR LA SANTE

a) Syndrome de surcharge ou d’accoutumance


Il s’agit des effets consécutifs au contact important avec la
nitroglycérine. Il se manifeste par:
- l’apparition de céphalées violentes et intenses,
- de rougeur de la face,
- palpitations « cognements cœur »,

131
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

- bourdonnement dans les oreilles,


- bouffées de chaleur surtout la nuit,
- vertiges,
- malaises,
- torpeur physique et intellectuelle,
- troubles mentaux : agitation mentale, excitation psychique,
dépression avec céphalées, hallucinations.
- Il est conseiller de prendre l’aspirine, le café, le paracétamol pour
obtenir un soulagement.

132
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• Syndrome de privation
Il s’agit d’un syndrome apparaissant 24 à 48 Heures après l’arrêt
de l’exposition à la dynamité. Ce phénomène est caractéristique
chez les personnes d’environ 45 ans, non-fumeurs, sans
contexte pathologique.
Il se caractérise par l’apparition d’un infarctus du myocarde
pouvant conduire à la mort subite.

133
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• Effets dûs aux émulsions


Lors de l’utilisation des émulsions en milieu confiné, la quantité de
gaz produite (CO, NH3, NOx) est plus importante que pour une
dynamite.
La présence de composés d’ammonium dans les émulsions
entraîne l’apparition de nouveaux effets :
o les coulures d’émulsions sur le front de taille se composant avec
la chaux des bétons frais entrainent une réaction chimique qui
dégage de l’ammoniac sous forme gazeuse ;
o le monoxyde de carbone et l’ammoniac gazeux sont produits en
plus grande quantité ; les gaz les plus denses se trouvent dans le
marinage ;
o du fait de la solubilité du gaz de l’ammoniac en présence d’eau,
les augmentations du pH sont observées.

134
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Les mesures de prévention à prendre pour prévenir les


dangers de l’ammoniac issus des émulsions :
o éviter les débordements sur les bêtons frais ;
o diluer immédiatement à l’eau les surplus ;
o récupérer les eaux d’exhaure et suivre le pH ;
o ventiler la zone de haute qualité (ventilation aspirante au
plus près du front, soufflante en arrière de l’aspirante ;
respect d’un phasage de ventilation pour assurer
l’évacuation des gaz).

135
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

 CONDITIONNEMENT ET MARQUAGE DES EXPLOSIFS


• Les explosifs encartouchés et en vrac
Les explosifs sont conditionnés dans des emballages spéciaux. Les explosifs
encartouchés sont conditionnés sous forme de cartouches cylindriques dont
l’emballage est constitué de papier fort ou plastique souple.
Les explosifs en vrac qui ne sont pas fabriqués sur site sont livrés dans des
emballages en papier, doublés d’un sac plastique, d’un poids de 25 kg.

136
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• Marquage des explosifs


Les produits explosifs ou les emballages des
explosifs encartouchés doivent faire l’objet
de l’opposition de certaines informations
destinées aux personnes amenées à être en
contact avec eux :
o identification du produit : références
commerciales ou administratives ;
o traçabilité (référence du lot ou de la série) ;
o date de fabrication (années ou mois) ;

137
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

o numéro ONU d’identification et la


dénomination ONU de la matière ;
o identification du fabricant ou de la
mise sur le marché;
o risques présentés par le produit;
o marquage de conformité à des règles
de sécurité ;
o restriction à la vente ou à l’emploi ;
o prescription et précautions d’emploi.

138
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

L’étiquette sur les produits en vrac (cas du nitrates-fiouls,…) doit


indiquer ce qui suit :
o le nom du responsable de la mise sur le marché ;
o la nature des produits contenus ;
o les dangers présentés par la substance ou la préparation
(étiquettes de danger, phrases de risque et conseils de
prudence).

139
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

 Marquage et division des dangers des produits explosifs

140
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

LES EXPLOSIFS
CLASSIFICATION ONU. MARCHANDISES DANGEREUSES
Neuf (09) classes de marchandises dangereuses.

Classe Description Exemples Risque


principal
Classe 1 Matières et objets explosibles Détonateurs, explosifs de mine, renforçateurs, ... Explosivité

Classe 2 Gaz N2, CO2, O2, butane, Cl2, ammoniac, aérosols, ... Etat gazeux

Classe 3 Liquides inflammables Essences, alcools, gazole, solvants, ... Inflammabilité

Classe 4 Matières solides inflammables, matières sujettes Soufre, naphtalène, ... Inflammabilité
à inflammation spontanée ; matières qui, au Phosphore blanc fondu, charbon actif, ...
contact de l'eau, dégagent des gaz inflammables Sodium, carbure de calcium, lithium, ...

Classe 5 Matières comburantes et peroxydes organiques NH4NO3, matrice d’émulsion, chlorate de Inflammabilité
potassium, engrais au nitrate d’ammonium, ...
Hydroperoxyde de cumyle, ...

02a. Les explosifs 1e partie 141


REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

LES CLASSES DE RISQUES

I. Matières et objets VI. Matières toxiques et matières VII. Matières


explosibles infectieuses radioactives

II. Gaz V. Matières comburantes et VIII. Matières


peroxydes organiques corrosives

IV. Matières solides inflammables, matières sujettes à IX. Matières et objets dangereux
inflammation spontanée, matières qui au contact de l’eau divers, y compris les matières
III. Liquides inflammables dangereuses pour l’environnement
dégagent des gaz inflammables

142
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

 Marquage et division des dangers des produits explosifs

143
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

 analyse du pictogramme de dangers des produits explosifs

144
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

145
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE
Synthèse classification des Explosifs selon l’ONU

Classe I DIVISION EXEMPLES DOMAINES DE RISQUE


TNT, PENTRITE ET DETO
1.1 Matières et objets présentant des risques d’explosion en masse
1.2 Consommables Militaires Matières et objets présentant un risque de projection, sans risque
(OBUS) d’explosion en masse
1.3 Artifices de joie Matières et objets présentant un risque d’incendie avec un risque léger de
souffle, ou projection, ou des deux, sans risque d’explosion en masse
1.4 Mèche lente Matières et objets ne présentant pas de risque notable
1.5 ANFO ET EMULSION Matières très peu sensibles présentant un risque d’explosion en
masse
1.6 EEPS Objets extrêmement peu sensibles, ne présentant pas de risque
d’explosion
CLASSE III - Ngl en mélange désensibilisé liquide Les liquides inflammables
inflammable (avec 30% au plus
Classe IV 4.1 Ngl désensibilisée solide Matières solides inflammables, matières auto réactives et matières explosibles
(entre 2 et 10% de Ngl) désensibilisées solides
Classe V 5.1 Nitrate d’ammonium, Matières comburantes
nitrate de potassium
146
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

147
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE
GROUPE DE COMPATIBILITE

Division de risque
A B C D E F G H J K L N S A-S
1.1A 1.1B 1.1C 1.1D 1.1E 1.1F 1.1G 1.1J 1.1L
1.1 9
1.2B 1.2C 1.2D 1.2E 1.2F 1.2G 1.2H 1.2J 1.2K 1.2L
1.2 10
1.3C 1.3F 1.3G 1.3H 1.3J 1.3K 1.3L
1.3 7
1.4B 1.4C 1.4D 1.4E 1.4F 1.4G 1.4S
1.4 7
1.5D
1.5 1
1.6N
1.6 1
1.1-1.6 1 3 4 4 3 4 4 2 3 2 3 1 1 35

148
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

149
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

150
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

 DESTRUCTION DES EXPLOSIFS


• Les produits restants des activités de minage ou tir
Ces produits récupérés des déblais ne doivent pas être réutilisés, mais
détruits. Un compte rendu d’anomalies doit être rédigé. Les causes
sont variées :
o une désensibilisation des cartouches d’émulsions suite à un emploi
mal approprié (présence d’eau, terrain argileux, séquence de tir trop
courte,…) ;
o des cartouches non jointives suite à un problème de chargement ;
o la présence d’un détonateur défectueux ;
o l’oubli d’une connexion de charge.

151
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Observation et méthodologie

NB : lorsque l’anomalie se Néanmoins, la destruction


renouvelle, il faut revoir le plan des produits explosifs se fait
de tir (nombre de rangées,
écarts de temps entre rangées, par brûlage, détonation et
type d’explosifs…) processus chimique.

S’il advienne que le produit était


défectueux à l’achat, il convient le
retourner à son fabricant afin de Seuls les explosifs nitratés
ne pas perturber l’environnement peuvent être détruits par
par l’onde de choc. immersions dans l’eau.

152
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• Produits d’emballage
La destruction des produits d’emballage se fait en deux
étapes :
o il existe une procédure qui permet de garantir l’absence
de risque de pollution de l’emballage par des produits
explosifs : dans ce cas, les déchets d’emballage peuvent
être revalorisés par recyclage ou réemploi des matériaux ;
o les déchets des chantiers doivent être considérés comme
des déchets d’explosif et traités comme tels. Dans ce cas
on procède par brûlage.

153
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• Les produits restants des activités de minage ou tir


Ces produits récupérés des déblais ne doivent pas être réutilisés, mais détruits. Un
compte rendu d’anomalies doit être rédigé. Les causes sont variées :
o une désensibilisation des cartouches d’émulsions suite à un emploi mal
approprié (présence d’eau, terrain argileux, séquence de tir trop courte,…) ;
o des cartouches non jointives suite à un problème de chargement ;
o la présence d’un détonateur défectueux ;
o l’oubli d’une connexion de charge.
NB : lorsque l’anomalie se renouvelle, il faut revoir le plan de tir (nombre de
rangées, écarts de temps entre rangées, type d’explosifs…)

154
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

B. LES DISPOSITIFS D’AMORCAGE


1. Définition
UN DETONATEUR
Le détonateur est un élément de la chaîne pyrotechnique dont le rôle
consiste à produire, au départ d'un courant électrique ou d'une flamme,
une onde de choc suffisamment puissante pour provoquer à coup sûr
la détonation d'une charge explosive.
Suivant son type, un détonateur peut être déclenché par l'intermédiaire ;
• d'un exploseur,
• d'une mèche lente
• d'une amorce à percussion.
• d'un cordeau détonant

155
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

2. Principe de fonctionnement d’un détonateur

Envoi d’une énergie : électrique, pyrotechnique ou onde de choc

Transfert de l’énergie initiale à une énergie chimique :


Initiation de l’explosif primaire (tête d’amorce)

Initiation de l’explosif à haute énergie (penthrite ou tétryl) qui


amorce l’explosif (cartouche-cordeau) du fourneau
156
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Etiquette montrant la
longueur et les info du
détonateur

157
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

3. Sortes des détonateurs


Nous distinguons dans l’activité de
fragmentation quatre types de
détonateurs:
- Détonateur électrique;
- Détonateur non électrique;
- Détonateur ordinaire;
- Détonateur électronique.

158
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

1° les détonateurs électriques


Le détonateur électrique est chargé
d'envoyer une impulsion électrique qui
permet de faire exploser la charge,
cependant ce détonateur ne fonctionne pas
avec toutes les charges explosives. Il peut
s'avérer dangereux, car en cas de faux-
contact, il peut faire exploser la charge
involontairement et blesser l'utilisateur,
l'électriser, voire l'électrocuter.

159
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE
Image du détonateur électrique :

160
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• Détonateurs électriques
instantanés
Ce sont des matériels constitués
d’un tube en aluminium fermé à
l’une de ses extrémités et serti à
l’autre sur un bouchon en matière
plastique laissant passer deux fils
électriques appelés tiges de
longueur variable (4 à 6 m). Ils sont
appelés détonateurs électrique
instantanés car ils explosent dès
que la tête s’enflamme, cette
dernière étant à proximité de la
charge détonante.

161
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Détonateurs électriques à retard


Il est à noter que l’échelonnement des explosions conduit à
l’obtention d’une meilleure fragmentation du rocher et
réduit les vibrations dans le sol.
Lorsque la tête s’enflamme, elle met le feu au cordon de
poudre retardatrice qui brule à une vitesse bien
déterminée. On en distingue deux séries :
- Les détonateurs à retard ordinaire : 0 à 6 secondes,
c’est-à-dire de déto instantané n° 0 à 12
- Les détonateurs courts retards (micro retards) : 0 à 0,5
seconde c’est-à-dire de déto instantané n° 0 à 20

162
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

 ACCESSOIRES DE MISE A FEU


Dénomination des détonateurs électriques séquencés
Détonateur-instantané
N° retard 0
Temps de 0
retard
(m/s)

Détonateur-court-retard
N° retard 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Temps de 25 50 75 100 125 150 175 200 225 250 275 300 325 350 375 400 425 450 475 500
retard
(m/s
Détonateur-retard ordinaire
N° retard 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Temps de 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000 4500 5000 5500 6000
retard
(m/s
163
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

164
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

2° Détonateurs NONEL
Ce sont des détonateurs qui peuvent
être utilisés sans faire appel au
courant électrique, d’où leur nom
commun « non électrique »
Caractéristiques:
 les fils électriques sont remplacés par un
petit tube en plastique de 2mm de
diamètre;
 la paroi interne est recouverte d’une
substance pyrotechnique en couche mince.

165
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

3° Détonateurs ordinaires ou détonateurs à mèche


Ces détonateurs sont constitués d'un tube
contenant une charge primaire d'azoture de
plomb et une charge secondaire d'exogène ou
de nitropentane. Leur usage est uniquement
réservé aux carrières.

Le détonateur à mèche est fixé à l'extrémité


du bout de mèche de sûreté à combustion
lente, au moyen d'une pièce assortie d'un
dispositif équivalent.
NB: Les mèches et les détonateurs ordinaires
sont interdits dans les mines de houille.

166
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Détonateurs électroniques

Ce sont des détonateurs constitués de trois


systèmes : électronique, électrique et
pyrotechnique.
Leurs avantages sont :
• Les temps de retard sont réglables à la
milliseconde près et permet l’optimisation
du tir, de diminuer les vibrations et
d’améliorer la qualité de celui-ci
• La sécurité de mise en œuvre est
augmentée du fait de l’autocontrôle des
circuits et des données par la console du tir

167
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Autres particularités
Le système électronique : c'est un circuit électronique qui remplit
les fonctions suivantes:
■ réception, compréhension et exécution des ordres provenant
des consoles de tir et/ou de programmation ;
■ acquisition et stockage de la numérotation d’ordre du
détonateur;
■ acquisition et stockage de la date de détonation ;
■ stockage de l’énergie nécessaire pour demeurer autonome
pendant la phase de tir;
■ stockage de l’énergie nécessaire à la mise à feu de la tête
d’amorce ;
■ gestion du retard programmé ;
■ ouverture du circuit d'initiation du système électrique ;
■ déclenchement de l'ordre de mise à feu à la date de détonation
programmée.
Le système électronique est constitué, dans le cas du Daveytronics,
d’un circuit électronique miniaturisé (puce) intégré́ dans l'embouti
du détonateur ;

168
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE
Autres particularités
Le système électronique : c'est un circuit électronique qui remplit les fonctions suivantes:

169
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Un détonateur électronique est un


dispositif d’amorçage constitué de trois
systèmes : électronique, électrique et
pyrotechnique et, présentant des
avantages suivants :
• Les temps de retard sont réglables à la
milliseconde près et permet
l’optimisation du tir, de diminuer les
vibrations et d’améliorer la qualité de
celui-ci ;
• La sécurité de mise en œuvre est
augmentée du fait de l’autocontrôle des
circuits et des données par la console du
tir.

170
•Composantes du système
–Détonateur
–Routeur (logger)
–Exploseur (blaster)
–Fils de raccordement (harness
wire)

•Logiciel i-kon
–SHOTPlus  - i
Survol du Système
• Chaque Détonateur est
Detonateur i-kon programmable 0 - 15000 ms
(à 1 ms d’intervalle)

• Extrêmement précis : +/- .01%

• Détonateur haute puissance

• IDs unique de l’usine

• Communication 2 sens

• Étiquette code couleur/longueur


Survol du Système
• Fonctions du routeur:
“Routeur” i-kon •

“beep” de confirmation
vérifie l’état du détonateur
• mémorise et affiche le ID détonateur
• assigne le délai
• Test
• vérifie l’intégrité du système
• rapporte les erreurs

• Appareil sécuritaire utilisé sur le terrain

• 4 modes d’opérations:
• Manuel, Auto, Numéro, SHOTPlus-I

• 4 languages:
• Anglais, Espagnol, Allemand & Français

• Capacité 200 détonateurs


Survol du Système
i-kon Blaster 400 • Fonctions de l’Exploseur
• calibration
• programmation
• rapport d’erreur
• charge & mise à feu

• Utilisé à partir d’un lieu sécuritaire

• 4 languages:
• Anglais, Espagnol, Allemand & Français

• Clé d’activation (exploseur)

• Compte à rebours de 10 minutes:


• Arrêt automatique

• Capacité 2 Logger (400 détonateurs)


Survol du Système
• Fonctions de l’Exploseur
Blaster 2400 • calibration
• programmation
• rapport d’erreur
• charge & mise à feu
• Utilisé à partir d’un lieu sécuritaire

• 4 languages:
• Anglais, Espagnol, Allemand & Français

• Clé d’activation (exploseur)

• Compte à rebours de 10 minutes:


• Arrêt Automatique

• Capacité
• 12 Routeurs - 2400 détonateurs
• 24 Routeurs – 4800 détonateurs
Survol du système

SHOTPlus-i
• Design de plan de tir i-kon™
• Produit patron et séquence de tir
• Simulation du tir
• Analyse des délais de mise à feu
• Transfert PC au Routeur
• Simplifie et accélère le routage
• S’adapte aux ajustements du
terrain
• Transfert Routeur au PC
• Archiver
• Régularité des rapports
• Simulation
• Imprimer
Survol du système
Surface Remote
Blasting System
(SURBS)

SURFACE REMOTE BLASTER


1600R
1.6 miles line-of-sight

SURFACE REMOTE
BLASTING BOX
Surface Remote Blaster2400R

Surface Remote Blasting Box


Survol du système
Central Blasting System (CBS)
Caractéristiques:
Système de Sautage Électronique

• Précision
• Très supérieure aux délais pyrotechniques standards.
• Programmabilité
• Choix de délais unique à 1 milliseconde d’intervalle, adapté aux
conditions spécifiques de chaque site ou géologie.
• Communication
• Appareils de Contrôle “parlent” aux détonateurs
• Communication bi-directionnelle
• Localise les troubles.
• Minimise les ratés
Caractéristiques:
Système de Sautage Électronique
• Bénéfices
• Meilleure répartition et efficacité de l’énergie explosive
• Séquence de tir adaptée à chaque type de pierre ou géologie.
• Utilisé pour des résultats spécifiques, par exemple:
• Contrôle des vibrations
• Fragmentation
• Profil de l’amas de pierre
• Contrôle et sécurité des sautages accrue.
• Résultats constants, sautage après sautage
• Solutions de sautages innovatrices
• Réduction des coûts totaux d’opérations
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

181
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Dans le cas des travaux en souterrains ou à ciel ouvert, leur de l’utilisation permet la/l’ :
- L’amélioration de la qualité du découpage et diminution des hors profils, du ratio Longueur excavée/
Longueur forée (objectif : 100%), de la granulométrie, du foisonnement et de la forme du tas ;
- La diminution, à terme, du nombre de trous par volée.

182
DIFFÉRENCES
Détonateur Électrique Détonateur Électronique
Fils Conducteurs Fils Conducteurs

Bouchon étanchéité Bouchon étanchéité

Plaquette Contrôle Électronique


Antistatique, résistance à l’entrée,
Tête d’amorce
Accumulateur, résistance de fuite
Puce ASIC
Élément scelleur
Élement Principal Tête d’amorce
Charge Primaire Charge Primaire

Charge de Base Charge de Base


REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

En synthèse, Les détonateurs électroniques offrent la solution pour :

a) Une simplicité d’utilisation (programmation, transfert des données, programmation


automatique, …) ;
b) Un meilleur contrôle des vibrations (précision à la ms du détonateur) ;
c) Une optimisation des séquences générant une meilleure fragmentation et un meilleur
foisonnement du massif ;
d) Une sécurité accrue (contrôle avant la mise à feu, communication bidirectionnelle, tir à
distance,…) ;
e) Une souplesse et une flexibilité permettant d’accroître la productivité (augmentation de la
taille des tirs, agrandissement de la maille, meilleure performance de l’atelier marinage,
…) ;

184
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

f) Un niveau de sureté optimal en cas de détournement du


produit ;
g) Une meilleure traçabilité pour toujours plus d’analyse (module
électronique avec identifiant unique, enregistrement de
l’historique du tir) ;
h) Une simplicité de stockage du fait de l’unicité des produits (une
seule référence par longueur de fil).

185
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

En outre, son utilisation permet :


• de revisiter complètement la conception des plans de tir en
souterrain (design) ;
• de tester de nouvelles séquences de mise à feu non réalisables à
ce jour avec des détonateurs conventionnels ;
• de réduire globalement la durée de creusement du tunnel.

186
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

4. Procédure d’alimentation d’un détonateur


et ses propriétés
Suivant son type, un détonateur peut être
déclenché par l'intermédiaire ;
• d'un exploseur,
• d'une mèche lente
• d'une amorce à percussion.
• d'un cordeau détonant

187
Propriétés des détonateurs:

Sensibilité du détonateur
• Détonateur est intact à 20 kgm

• A combien sera t il endommagé?


Impacts quand un détonateur est tiré
Détonateur Endommagé...
- Eboulement
- Endommager les machines
- Faire glisser les objets, les outils
- Ecrasement
- Charge brute
Á quelle température peut on tirer
un détonateur?
• Trous de mine chauds - terrain réactif
• La chaleur évacuée
• Incendies, soudage

La chaleur
PETN 120ᴼ C - 130ᴼ C
Détonateurs...
Qu’est-ce qui arrivera si le Qu’est-ce qui arrivera si le
détonateur est tiré dans une détonateur est tiré dans votre
boîte de conserve de 150mm? main ?
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Synthèse sur les détonateurs et leurs compositions respectives

DETONATEURS
COMPOSITIONS A MECHE ELECTRIQUE NONEL ELECTRONIQUE
Produit d’initiation Feu Courant électrique Onde de choc Courant électrique
Partie pyrotechnique Mèche lente Cable électrique Tube conducteur d’onde de choc Cable électrique
Elément conducteur Poudre noire Fils électriques HMX + Al Fils électrique
Elément de retard Aucun Pate retardatrice matière Pate retardatrice matière Puce électronique
pyrotechnique pyrotechnique
Charge primaire Azoture de plomb Azoture de plomb Pentrite Azoture de plomb
Charge secondaire Pentrite Pentrite Tétryl Pentrite

192
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

 Cordeaux détonants
Ce sont des corps constitués
d’un cordon d’explosif très
puissant (la penthrite)
enveloppé d’une gaine de
textile elle-même enrobé
dans du plastique. Ils se
décomposent à une vitesse de
l’ordre de 7000 m/s.

193
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Trois types de cordeau détonant sont distincts :


o le cordeau détonant de transmission de 3à 6 g/m
servant à transmettre une détonation en surface ;
o le cordeau détonant d’amorçage de 10 à 25 g/m
servant à initier des explosifs
o le cordeau détonant à forte charge de 30 à 100 g/m et
servant aux techniques de découpage. Des cordeaux à
l’hexogène servent à couper les métaux.

194
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• Bousteurs (Boosters)
C’est un objet explosif destiné à multiplier l’effet
du détonateur ; il est utilisé lorsque l’explosif est
peu ou n’est pas sensible à l’amorçage par un
simple détonateur. L’onde de choc par conséquent
y est amplifiée.
Il est constitué d’une enveloppe en carton ou en
plastique, contenant un ou plusieurs explosifs
puissants : penthrite, pentolite, hexolite, etc. il est
muni d’un logement destiné à recevoir le
détonateur et ses fils, ou un brin de cordeau
détonant.

195
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Image des Boosters

196
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

 TERMINOLOGIE DU PLAN DE TIR


• Plan de tir
C’est un document contenant
toutes les informations sur la
position des trous et leur
écartement, les charges,
l’amorçage et les retards.
Sa conception prend en compte
les grands principes du travail de
l’explosif dans la roche
(adaptation explosif/massif) afin
d’optimiser l’énergie transmise à
ce milieu et de créer des surfaces
libres permettant la réflexion des
ondes favorisant la fissuration.

197
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

198
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

TERMINOLOGIE DU PLAN DE TIR


• Plan de tir

199
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• Eléments caractéristiques d’une foration


ɸ Diamètre de foration Bt Bourrage terminal
Lf Longueur de foration Bi Bourrage intermédiaire
i Inclinaison E Espacement entre trou
Sf Surforation H Hauteur du front
B Banquette nominale E.B Maille nominale
Bp Banquette en pied Qp Charge de pied
Bf Banquette en front Qc Charge de colonne
Bc Banquette en crête
200
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• Paramètre géométrique d’un plan de tir

201
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• Bourrage
Lorsque la charge a été introduite, le trou de mine doit être bouché afin de garantir un
bon rendement des explosifs. Ce bouchon va permettre de réduire les projections ainsi
que le bruit. Les matériaux utilisés doivent avoir une consistance suffisante pour
résister à la pression dans le trou au moment du tir.
Le bourrage terminal Bt, qui permet de confiner la charge, est défini par la relation : Bt
= B. ce dernier peut être réduit à 0,5B dans le cas d’amorçage fond de trou.
• Maille
La maille est le rapport entre l’espacement E et la banquette B. elle est dite carrée, si
E=B ; elle est dite rectangulaire si B est différent de E.

𝑬
• On appelle maille inverse si est inférieur à 1, cette configuration favorise la
𝑩 𝑬
production des blocs. On favorise la fragmentation si est supérieure à 1 ;
𝑩
généralement ce rapport est compris entre 1,10 et 1,25 pour un optimum.
202
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• Surprofondeur
En travaux publics, la Surprofondeur s’applique à la
dernière phase du minage ; elle est souvent voisine de
0,5 m. en fonction des résultats constatés, suite à des
sondages et relevés Global Position Satellites (GPS),
cette Surprofondeur peut être augmentée ou diminuée
voire supprimée.

203
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

REGLES COMMUNES A TOUS LES TIRS:

MISE EN ŒUVRE DES EXPLOSIFS

La préparation et l’exécution d’un tir sont


soumises à des règles de sécurité très
précises qui dépendent de la technique de
tir utilisée. Certaines de ces règles sont
communes à toutes les techniques. Elles
font l’objet de notre sujet.
204
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Responsabilité et relations sociales du Boutefeu


Les explosifs sont mis en œuvre sous sa responsabilité. Les
opérations sont effectuées par lui-même ou par une équipe de
préposés au tir qu’il surveille directement et en permanence.
C’est le chef d’établissement qui doit désigner nommément un
boutefeu et lui remettre un permis de tir.
Ce permis n’est délivré qu’à une personne qui a rempli les
conditions suivantes :
o Titulaire du certificat de préposé au tir
o Titulaire d’une habilitation à l’emploi des explosifs
o Ayant acquis une expérience suffisante.

205
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

ENTRETIEN AVENT MINAGE CONDUIT PAR LE BOUTEFEU

206
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• Relation avec le foreur : compte rendu de foration


Ce rapport est du ressort du foreur qui doit être
communiqué au boutefeu. Son objectif est de
déterminer :
oles niveaux du terrain présentant des vides
importants ou les fissurations ouvertes du terrain ;
oles niveaux aquifères ;
oles anomalies de foration (déviation anormale, arrêt
de foration).

207
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Ledit rapport comprend en général :


o un rappel du plan de foration ;
o le repérage des forages par rapport à l’environnement du
site ;
o la numérotation des forages qu’il ne faut pas confondre avec
le plan de séquence des tirs ;
o la localisation des forages réalisés ;
o les dimensions (diamètre de foration et profondeur)
o l’orientation (pente,…)
o les déviations du tir oriente soit par rapport à l’un des axes
de référence de front de tir ;
o les indications importantes et anomalies de foration.

208
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

• Relation avec le concepteur du plan de tir


Le plan de tir étant un document contenant tous les
renseignements permettant au boutefeu de faire son travail, doit
contenir :
ol’emplacement des trous de mine ;
oleurs dimensions (diamètre et profondeur) ;
oorientation (pente, azimut) ;

209
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

ocaractéristiques de leur charge (nature de l’explosif,


poids, nombre de cartouches) ;
oleur mode d’amorçage ;
oles caractéristiques du bourrage, s’il est exigé ;
oles limites techniques pour l’adaptation du plan de tir.
NB : pour les tirs à pétardage ou ceux ayant une seule
mine, l’établissement d’un plan de tir n’est pas
obligatoire.

210

Vous aimerez peut-être aussi