Généralités sur les routes et chaussées
Généralités sur les routes et chaussées
La route doit répondre à un besoin, qui aura été déterminé notamment par des études de
trafic et la dépense à engager devra être rentable, c'est-à-dire devra produire des
améliorations chiffrables de la circulation, par une économie de kilomètres ou de temps,
ou par une diminution des accidents.
Le tracé d'une route, d'une voie ferrée, d'un canal, ou selon un terme général, le tracé
d'un projet linéaire, est caractérisé :
2. Structures de chaussées
Le sol ne peut seul supporter un trafic routier sans subir d'importantes
déformations. C'est pourquoi il est surmonté d'un corps de chaussée dont le rôle principal
est la répartition latérale des contraintes dues à des charges roulantes en surface afin
de les amener à des niveaux compatibles avec les caractéristiques mécaniques du sol
naturel.
La structure de la chaussée est constituée du bas vers le haut de la Plate-forme
(éventuellement surmontée d'une couche de forme), de l'assise et de la couche de
surface.
1
L'assise est généralement constituée de deux couches, la couche de fondation surmontée
de la couche de base. Ces couches apportent à la chaussée la résistance mécanique aux
charges verticales induites par le trafic. Elles répartissent les pressions sur la plate-
forme afin de maintenir les déformations à ce niveau dans des limites admissibles.
Eventuellement on peut trouver, entre la plate-forme et la fondation une sous-couche.
2
Les chaussées souples sont suivant les cas, constituées de deux ou plusieurs couches. Elles
peuvent comprendre :
c) La couche de forme (CDF) ne fait pas partie intégrante de la chaussée mais bien
de son sol support. Son rôle à court terme est d’assurer la traficabilité et à long
terme de garantir un certain niveau de portance. Elle constitue la plate–forme
support de chaussée. Elle est employée lorsque le terrain naturel présente des
caractéristiques particulièrement médiocres et hétérogènes. La couche de forme
qui est rattachée aux terrassements dont elle constitue la partie supérieure doit
notamment permettre le passage des engins de chantiers (zones marécageuses ou
sableuses par exemple) ainsi que le compactage de la couche de fondation (qui
serait impossible si le sol support était très compressible).
d) Les couches d’assises sont la couche de fondation et la couche de base. Elles
apportent à la chaussée la résistance mécanique aux charges verticales induites
par le trafic. Elles répartissent les pressions sur le support afin de maintenir les
déformations à ce niveau dans les limites admissibles.
la couche de fondation est immédiatement au-dessus de la plate-forme, elle assure
une diffusion des contraintes afin de les amener à un taux compatible avec la
portance du sol de la plate-forme. Si la couche de fondation n’est pas trop rigide,
elle ne subit guère des contraintes verticales de compression. Quelle que soit la
structure dans laquelle ils sont inclus, les matériaux pour couche de fondation
doivent avoir un CBR au moins égal à 30 obtenu pour une densité sèche
correspondant à 95% de l’OPM.
la couche de base est couche immédiatement en dessous de la couche de surface.
Elle est soumise à des contraintes verticales de compression plus élevées que dans
la couche de fondation, ainsi qu’aux efforts de cisaillement d’autant plus
3
importants que la couche de surface est mince. Il est spécifié que le matériau cru
à mettre en couche de base doit avoir un CBR au moins égal à CBR> 80% et le
matériau traité, lorsque le CBR> 160% obtenu pour une densité sèche
correspondant à 95 % de l’OPM.
Elles comportent, en effet, des dalles rigides de grandes dimensions, répartissant les
efforts sur le sol de fondation. Le sol de fondation doit présenter une résistance minimum
que l'on détermine par des essais spéciaux (essai de déformation sous une charge
appliquée ou de plaque.
4. Terminologie routière
Il convient de définir exactement un certain nombre de termes techniques du
vocabulaire relatif aux travaux routiers.
• Assiette : Surface du terrain occupée par la chaussée, elle comprend les acco-
tements, les talus, les fossés et l'encombrement total des ouvrages.
• Emprise : Partie du terrain appartenant à la collectivité, affectée à la route et à
ses dépendances, qui coïncide avec le domaine public.
• Chaussée : Surface de la route aménagée pour la circulation des véhicules. Au sens
structural la chaussée est aussi l'ensemble des couches de matériaux qui supportent
le passage des véhicules.
• Plateforme : Constituée par une partie de l'assiette, elle se compose d'une ou deux
chaussées, éventuellement du terre-plein des accotements ou des trottoirs. On
distingue deux cas :
- Route en remblai : la plate-forme s'étend jusqu'à la crête des remblais.
- Route en déblai : la plate-forme s'étend jusqu'à la crête du fossé côté route s'il
n'y a pas de fossé, elle s'étend jusqu'au pied du talus de déblai.
4
• Accotements : Zones latérales qui bordent extérieurement la chaussée, les
accotements sont « dérasés » s'ils sont au même niveau que la chaussée, ils sont
«surélevés» dans le cas contraire.
• Banquette : Parapet de terre établi le long d'une route.
• Caniveau : Bordure extérieure de la chaussée aménagée pour l'écoulement de l'eau.
5
CHAPITRE 2 : LES MATERIAUX DE CHAUSSEES
1 GENERALITES
Le corps de chaussée a pour but par la répartition des efforts localisés exercés en
surface par les véhicules, d’atténuer suffisamment les fatigues imposées au terrain de
fondation (par l’intermédiaire, éventuellement, d’une couche de forme).
- il doit avoir un CBR>5. Sinon il sera substitué par une couche de forme ayant un CBR>5.
6
2-1 La couche de fondation
- le matériau constitutif doit être peu sensible à l’eau (% de fine peu élevé)
- Il faut que le diamètre du plus gros grain du matériau soit inférieur à 3 cm, avec un
pourcentage de fine inférieur à 18%.
- des graveleux latéritiques situé sur le socle (à 30 cm de la couche végétale, avec des
épaisseurs comprises entre 0,80 à 1,00 m)
- des graviers
Pour leur utilisation dans les couches de chaussées, ces matériaux font l’objet de
spécifications ou recommandations précises sur la stabilité mécanique, appréciée par
certaines mesures obtenues à partir d’essais au laboratoire :
7
- la granulométrie : il est essentiel que la courbe granulométrique permette d’obtenir
une compacité suffisante pour éviter les tassements ultérieurs sous le trafic (Annexe
des fuseaux granulométriques). En cas de défaut de granularité l’on procèdera à une
amélioration granulométrique (exemple : correction granulométrique du sable argileux
par apport de sable propre)
- la dureté (appréciée par les essais Los Angelès, le Deval ou le Micro Deval) et la forme
(ou angularité, instruisant sur la difficulté de compactage) des grains des matériaux
granulaire
Ces sont :
- le ciment
- la chaux
8
- donner une cohésion à certains matériaux fins (sable, …) impropres à constituer
une couche de chaussée à l’état naturel
- augmenter les performances mécaniques (modules de rigidité, ...) des matériaux de
bonne granulométrie pouvant constituer les couches de chaussées à forts trafics
(autoroutes, …).
Pour mesurer les performances mécaniques de ces matériaux, on utilise les essais de
Ces sont :
a) le bitume
Définition : C’est est un corps noir qui se solidifie à la température ambiante. Il résulte
de la distillation fractionnée d’un pétrole brut. Utilisé dans le traitement des matériaux,
il leur confère une cohésion à la température ordinaire. Il est visqueux et présente pour
les travaux routiers des caractéristiques intéressantes.
b) le goudron
C’est une substance noirâtre et visqueuse obtenue en distillant des matières organiques
telle que la houille ou certains bois.
9
CHAPITRE 3 : LA RECHERCHE DE TRACE
1 GENERALITES
• il soit le plus direct possible afin de réduire les distances de parcours, tout en
respectant les impératifs liés aux points de passage obligé et les obstacles à éviter.
2. Définitions
Il existe le profil en long du terrain naturel (niveau actuel), donné soit par un nivellement
direct sur le terrain, soit par interprétation et interpolation des courbes de niveau, et le
profil en long du projet.
10
2.2. Profil fictif
C'est le profil situe au point de rencontre de la ligne du terrain naturel et de la ligne du
projet. Son emplacement a une influence dans le volume des terrassements ; il conviendra
donc, dans l'avant-projet détaillé et dans le projet d'exécution, de considérer comme
ligne du projet, non le profil en long de la chaussée terminée, mais le profil en long du fond
de forme.
On indique ce profil par les lettres P.F. et on le place en longueur par rapport aux deux
profils réels voisins. Il n'est pas nécessaire de calculer, l'altitude du profil fictif.
La figure 1 indique la façon dont se présente un profil fictif. Dans les deux triangles
semblables, on a :
Figure 1
Alors que le profil en long est une coupe verticale du terrain suivant l'axe de l'ouvrage
projeté, les profils en travers sont des coupes transversales, menées selon des plans
verticaux perpendiculaires à l'axe de la route projetée.
Il est habituellement d'usage de rabattre les profils en travers vers l'origine de la route.
A ce sujet, il faut ouvrir une parenthèse. Lorsqu'on parcourt une route à partir de l'origine
(Brazzaville, par exemple), le côté droit de la route est celui qui est à la droite du
promeneur, et le côté gauche à sa gauche. En rabattant le profil en travers vers l'origine,
le dessinateur doit se retourner vers l'origine de la route, à l'envers du promeneur ; il
aura donc le côté droit de la route à sa gauche, et inversement. Il en résulte que le côté
droit de la route figurera sur la gauche du profil en travers, et le côté gauche, sur la
droite.
11
3. LES DIFFERENTES ETAPES D’UNE ETUDE ROUTIERE
- une première reconnaissance sur le terrain afin d’avoir un premier aperçu des lieux
- repérer sur les cartes, les points de passages obligés et les obstacles à éviter.
• le tracé de la voie existante, soit pour s’y raccorder, soit pour passer à niveaux
séparés
Les études préliminaires permettent de délimiter une bande de terrain de 500 m sur
laquelle des levées topographiques au 1/10 000e ou 1/5 000e seront effectuées. L’APS
comporte les étapes suivantes :
12
3-2-1 La reconnaissance du site
Le projeteur doit se déplacer sur le site pour reconnaître le terrain (faire à pied
l’ensemble du tracé).
Idem que pour les études préliminaires mais avec une précision nettement améliorée.
Pour le calcul des cubatures on définit une bande de 200 m de large sur laquelle seront
effectuées des levées topographiques au 1/2 000e ou 1/1 000e.
- retenir une solution définitive qu’on reproduit dans le détail sur des plans au 1/2 000e
ou au 1/1 000e. On indiquera des profils en travers tous les 20, 25 ou 40 m.
1°) à faire l’étude d’une variante du tracé neuf. Ce dernier peut parfois être plus
économique que la rectification successive ne conservant pratiquement rien de la route
existante.
13
CHAPITRE 4 : REPRESENTATION ET CALCUL DU PROFIL EN LONG
1 GENERALITES
La vue en plan n’est pas suffisante pour représenter le tracé routier, car elle ne fait pas
apparaître le relief. On coupe le tracé routier exactement suivant le tracé en plan par une
surface verticale. Cette intersection, reportée sur un plan vertical, donne le profil en long
de la route.
Le dessin du terrain naturel se fait en utilisant un plan côté, donnant en abscisse les
distances cumulées et en ordonnées les cotes (altitudes).
On note les points d’intersections (appelés profils) du tracé en plan avec les courbes de
niveau ; on mesure les distances entre chaque intersection, ainsi que les cotes de ces
points et on reporte ensuite sur le plan.
Pour les abscisses, l’échelle utilisée est celle du tracé en plan. En ordonnées (donnant les
cotes des points) il convient de prendre une échelle 10 fois plus petite que celle des
distances. Le but étant d’avoir un document plus lisible.
14
Remarque :
1. il est inutile de représenter les profils qui ne sont pas obtenus par intersection avec les
courbes de niveau. On admet que la pente entre deux courbes est régulière et on
représente le TN par un segment de droite.
- soit joindre deux à deux les points les plus proches situés de part et d’autre du tracé
en plan, et interpoler en supposant la pente du terrain constante entre ces points.
3 REPRESENTATION DU PROJET
Le profil en long du projet (appelé encore « ligne rouge ») est constitué de rampes et de
pentes, qui sont des droites reliées par des courbes.
Contrairement au tracé en plan, les courbes de raccordement ne sont pas des cercles
(bien que l’on parle de rayon), mais des paraboles.
- l’emploi des cercles est long, car il fait appel à des calculs trigonométriques
- les pentes étant inférieur à 8%, les raccordements s’effectuent près du sommet
15
4 CALCUL DU PROFIL EN LONG
Les longueurs mesurées sur les pentes sont assimilées aux longueurs mesurées suivant
l’horizontale. Approximation qui peut être faite tant que les déclivités sont inférieures
ou égales à 2%.
Dans le cas de déclivités comprises entre 2% et 6%, pour avoir les longueurs exactes on
fera appel à la formule trigonométrique.
Une droite est définie dès que l’on connaît deux de ces points, ou bien un de ses points
et sa pente.
Connaissant la pente de la droite, pour avoir la cote de n’importe quel point C situé sur la
droite il suffit d’appliquer la formule :
On détermine par cette méthode les côtes du projet au droit de tous les profils.
Dans le cas où la ligne rouge rencontre le profile en long du terrain naturel en un point I,
il est important de connaître l’abscisse et la cote de ce point I (appelé « profil fictif » ou
« entrée en terre »)
16
p1 et p2 peuvent être négatives ou positive.
17
CHAPITRE 5 : GENERALITE SUR LE DIMENSIONNEMENT DE CHAUSSEES
La chaussée est une surface spécialement aménagée sur le sol ou sur un ouvrage pour la
circulation des véhicules automobiles.
- le trafic ;
- le climat.
• CHAUSSEE
ASSISE :
- Couche de base
- Couche de fondation
• COUCHE DE FORME (cette couche est mise en place lorsque le sol en place n’est
pas de bonne qualité
• SOL SUPPORT
Les couches de base et de fondations forment ce qu’on appelle le corps de chaussée dont
le rôle est de transmettre les contraintes résiduelles au sol de plate-forme.
18
Dans ce corps de chaussée, la couche de base est la véritable charpente, elle reçoit une
partie des efforts rapidement variables (chocs, vibrations) et reparti les pressions
résiduelles aux couches inférieures. Elle doit présenter des caractéristiques mécaniques
élevées. Quant à la couche de fondations elle repartit les pressions résiduelles au sol de
plate-forme ; elle doit constituer un substratum homogène et peu déformable pour la mise
en œuvre efficace de la couche de base.
La plate-forme est le support de la chaussée, elle est définie par sa portance (CBR)
Dans son rôle d’atténuation des contraintes résiduelles, le corps de chaussées intervient
par l’épaisseur et la nature des matériaux constitutifs.
19
1-3 Analyse fonctionnelle d’une chaussée
2 TYPES DE CHAUSSEES
- Chaussées souples :
Faibles trafics.
- Chaussées semi-rigides :
La plupart des routes en rase campagne aujourd’hui sont des chaussées semi-rigides. Ces
chaussées sont utilisées pour les trafics modérés.
20
- Chaussées rigides :
Revêtement : Béton
• Le climat.
3-1 Le trafic
• Son volume :
- Débit journalier
- Nombre cumulé de poids lourds devant emprunter la chaussée pendant toute sa durée
de service ;
• La distribution transversale
21
Exemple : Pays Essieu équivalent
France 13 T
USA 8,2 T
- Trafic journalier : nombre de véhicule qui circule dans les deux sens sur une
route par jour.
i:taux d’évolution
Nombre d’essieux équivalents : Les essieux standards ou équivalents les plus rencontrés
sont :
France : 13 T
USA : 8,2 T
22
où A est le coefficient d’agressivité.
Application :
On envisage la construction d’une route dont les caractéristiques sont les suivantes :
Distance = 100 Km ; Vitesse de référence : 80 Km/h ;Trafic : 350 Véh/j ;Taux : 10% ;
23
1) Estimer le trafic poids lourds.
a) Matériaux naturels
- Ciment
- Chaux
- Cendres volantes
- Laitiers
- Bitume
- Goudron produit à partir de la houille.
24
Différents types de matériau traités au liant hydrocarbonés :
On prend le CBR (c’est la valeur qui permet de caractériser le sol de plate forme) in situ
sur les 30 derniers cm compactés. Il s’agit :
• du terrassement en déblai ;
• du terrain naturel;
• de la couche de forme
3-4 Climat
Les variations saisonnières ont une influence sur les propriétés mécaniques des
matériaux constitutifs de la chaussée.
Exemples :
25
CHAPITRE 6 : ETUDE DU TRAFIC
1 Objet et définitions
Pour ce faire il faut pouvoir prévoir le trafic lors de l’étude du projet. La prévision du
trafic peut être déterminée à travers la connaissance des paramètres suivants :
L’analyse du trafic est très délicate, mais des approches théoriques ont été tentées par
analogie avec les théories de transport des fluides. C’est ce qui justifie l’utilisation dans
les études de trafic de certains vocables en usage dans ces théories.
Définitions
26
Vitesse moyenne : la vitesse moyenne des véhicules à l’instant t sur un tronçon est la
vitesse de véhicules qui passent au point d’abscisse x durant un certains temps
La capacité est le débit horaire maximum qu’une route peut supporter, les véhicules
pouvant circuler dans des conditions acceptables. Elle dépend de la largeur de la route,
27
du nombre de voies, de la largeur des accotements ou dégagements latéraux, de la
composition du trafic (proportion des poids lourds).
Cette capacité permet de caractériser le niveau de service (ou service offert à l’usager)
ou la faciliter de circulation.
Dans les conditions idéales (pas de camions, en plaine, bonne visibilité, route revêtue) une
route a une capacité de :
Les demandes sont essentiellement des débits mais on s’intéresse au débit moyen, débit
mesuré durant une période de temps plus ou moins significative, par exemple l’heure. On
parle de débit horaire moyen.
Pour examiner la demande, les débits horaires sont classés comme les débits d’une rivière
ou les intensités de pluie. On établit un classement statistique des débits. Ainsi on a le
débit dépassé 1h, 2h, 3h ou 500h par an.
Pour un itinéraire, on dresse l’histogramme des débits horaires. On enregistre donc les
débits horaires qui se manifestent durant une année soit 8760 heures et on les classe sur
l’échelle des temps ou sur l’échelle des usagers.
On définit :
28
Plusieurs méthodes d’observation du trafic existent, mais les recherches actuelles sont
surtout fondées sur les méthodes permettant une description précise du trafic avec des
techniques de dépouillement et traitement automatiques des enregistrements. Parmi les
méthodes utilisées on peut citer :
- les méthodes ultrasonores : on place en divers points d’une section et au dessus de celle-
ci des émetteurs-récepteurs qui captent les échos renvoyés par les véhicules passants ;
Le comptage consiste à recenser les véhicules. Il peut être fait soit manuellement soit
automatiquement.
Comptages manuels : ils sont effectués par des agents recenseurs qui déterminent aussi
bien le volume global du trafic que sa structuration en poids lourds et en trafic léger. Les
comptages se font périodiquement en des points fixés d’avance. Les comptages devraient
se dérouler sur l’ensemble du territoire à des époques bien déterminées correspondant à
des maxima et minima du trafic.
Comptages automatiques : ils sont exécutés par des appareils automatiques. Ces appareils
totalisent ou enregistrent pendant un intervalle de temps donné tous les véhicules ayant
franchi un point appelé poste de comptage. Ces appareils bien que donnant le volume global
du trafic ne donnent aucune information sur les différentes catégories de véhicules en
circulation.
5 Prévision du trafic
La prévision du trafic sur un réseau routier doit tenir compte de plusieurs facteurs
(transport de matières premières ou de produits finis entre zone de production et zone
de traitement ou de consommation, transport de domicile au lieu de travail et vice-versa,
transport scolaires).
La première approche de prévision de trafic peut être faite par une étude sociologique
pour apprécier le comportement des usagers.
29
Le modèle le plus simple et le plus ancien est celui qui représente la demande T de
transport à la distance D, entre deux centres urbains de population P1 et P2.
D : distance de transport
a et b sont des paramètres (0,6 < a < 0,75 1,65 < b < 2)
La prévision du trafic (Tn) pour un itinéraire donné consiste à prolonger dans le temps le
trafic observé par le passé en tenant compte du facteur de croissance :
Un véhicule comporte un ou plusieurs ensembles d’essieux. Ces essieux sont soit simples,
soit associés en tandem ou tridem. La configuration et le nombre d’essieux du véhicule lui
confèrent une silhouette particulière. Par exemple :
L’essieu peut comporter soit des roues simples, soit des roues jumelées
7 Notion d’agressivité
La notion d’agressivité est très importante dans la conception routière. Elle est liée au
trafic et dépend fortement de sa composition (proportion des véhicules lourds).
On définit l’agressivité d’un essieu, d’un véhicule et celui d’un trafic donné
30
L’agressivité A d’un essieu est le rapport du dommage susceptible d’être causé à la
chaussée par cet essieu à celui qui serait causé par un essieu de référence P0.
K est un coefficient permettant de tenir compte du type d’essieu (simple, tandem, tridem)
L’agressivité d’un trafic est égale à l’agressivité moyenne des véhicules composant ce
trafic par rapport à l’essieu pris pour référence.
31
8 Le trafic équivalent en nombre d’essieux
- de la structure de la chaussé
CAM : Coefficient d’Agressivité Moyen des poids lourds par rapport à l’essieu de
référence
32
- Calcul de Ncum
9-1 Illustration
On considère une file de véhicules marchant tous à la vitesse V (en km/h) avec le même
espacement e (en mètre) de pare-choc-avant à pare-choc-avant
Pour des raisons de sécurité, l’espacement e doit être ajusté à la vitesse selon une relation
qui peut être représentée graphiquement par la courbe ci-après
33
e doit être au moins égal à longueur des véhicules e0, et doit prendre en compte le temps
de réaction du conducteur du véhicule suivant. On obtient ainsi une expression de e en
fonction de la vitesse. Selon Coquand e(V)= 8+0,2V+0,03V²
Pour la relation
CLASSES DE TRAFIC
Les classes de trafic retenues sont définies de plusieurs façons en fonction du degré de
précision des données disponibles :
— trafic cumulé de poids lourds (véhicules définis comme ayant un poids total en charge
supérieur à 3 t) ;
— trafic cumulé calculé selon les équivalences d’essieux tirées des essais AASHO par
Liddle
Il est défini par son intensité journalière moyenne sur une durée de vie de l'ordre de
quinze ans, toutes classes de véhicules incluses. Le pourcentage moyen de poids lourds est
supposé de l’ordre de 30 % du trafic total.
34
T1 < 300
T2 de 300 à 1000
T3 de 1000 à 3000
T4 de 3000 à 6000
T5 de 6000 à 12000
T1 inclut des routes à très faible trafic pour lesquelles le bitumage a cependant été
décidé pour des raisons qui peuvent être indépendantes de critères purement
économiques.
T1 < 5.105
5.105 < T2 < 1,5.106
1,5.106 < T3 < 4.106
4.106 < T4 < 107
107 < T5 < 2.107
Les formules à appliquer pour les calculs de trafic, sont les suivantes :
35
Trafic en nombre de passages d’un essieu standard.
A défaut de disposer d'une formule d’équivalence qui aurait été définie à partir d’essais
réalisés en pays tropicaux, il est proposé d’adopter l’équivalence donnée par Liddle et
définie par rapport à un essieu standard de 8,2 t :
Compte tenu des divergences d’appréciation sur les coefficients réducteurs à appliquer
aux essieux tandems ou tridems, chaque élément de ces groupements sera considéré
comme un essieu simple.
Les classes de trafic exprimées en nombre cumulé de passages d’un essieu équivalent
sont les suivantes :
Le calcul du trafic cumulé en essieux équivalents pendant la durée de vie choisie se fera
à partir du trafic initial en utilisant les mêmes formules de sommation que précédemment.
Dans le calcul du trafic équivalent, on pourra souvent négliger la prise en compte des
véhicules légers dont l’influence est faible. Connaissant les types de véhicules composant
le parc automobile d’un pays et leur charge par essieu, on pourra affecter chacun des
types d'un facteur d'équivalence global par véhicule et effectuer la sommation à partir
36
des données des campagnes de comptage de la circulation et des estimations de
projections de trafic
Cinq classes de sols ont été retenues, qui correspondent à une répartition assez constante
des divers types de sols rencontrés en pays tropicaux
C’est, bien entendu, la réalisation des chaussées sur des sols de faible portance qui pose
les problèmes majeurs. Il faut, dans la classe des sols de CBR < 5, dissocier les sols
gonflants des autres sols peu porteurs.
Les terrains gonflants ont un comportement très particulier ; il convient de les traiter
selon les méthodes résultant d’études spécifiques.
La faible portance des sols est généralement due à une teneur en eau excessive. Il est
possible de limiter les effets de ce paramètre, quand on ne dispose pas de matériaux de
substitution, en surélevant au maximum la plate-forme, ce qui permet un meilleur essorage
et une consolidation des sols dont la portance s’améliore dans les couches supérieures. Le
drainage de ces sections doit être très efficace et profond.
37