Information, Education et
Communication
Durée : 15 heures
Proposé par :
TEBOUKEU BOUNGO Gires
Ph.D en Biochimie/Nutrition et Sécurité Alimentaire
Educateur en Nutrition certifié par la FAO
Proposé par Dr Teboukeu Boungo Gires, Ph.D Page i
TABLE DES MATIERES
INTRODUCTION GENERALE _____________________________________________1
Chapitre 01 : Information, Education et Communication (IEC)/
Communication pour le Changement de comportement (CCC) __________3
I. La communication ______________________________________________________ 3
I.1 Définition _____________________________________________________________ 3
I.2 Éléments de la communication ________________________________________ 4
I.3- Facteurs qui perturbent la communication ____________________________ 4
I.4 Rôles de la communication dans un programme de santé _______________ 5
I.5 Types de communication ______________________________________________ 6
II. Le changement de comportement _______________________________________ 7
II.1 Définitions ___________________________________________________________ 7
II.2 Étapes du processus de changement de comportement ________________ 8
II.3 Les facteurs qui influencent le changement de comportement
(déterminant du comportement)_________________________________________ 10
II.4 Stratégies pour influencer le changement de comportement __________ 11
III. Information, Education et Communication (IEC) _____________________ 12
III.1 Définition__________________________________________________________ 12
III.2 Les objectifs d’IEC _________________________________________________ 13
III.3 Démarches théoriques pour la planification d’une stratégie IEC _____ 14
IV. La communication pour le changement de comportement (CCC) _____ 15
IV.1 Définition de CCC, différence entre CCC et IEC _____________________ 15
IV.2 Passage de l’IEC à la CCC __________________________________________ 16
IV.3 Forces et limites de la CCC _________________________________________ 17
IV.4 Méthodes et approches en CCC ____________________________________ 18
Chapitre 02 : Communication interpersonnelle : Interaction de qualité
entre prestataire de service et client__________________________________ 19
I- La qualité de l’accueil ________________________________________________ 19
II. Communication Interpersonnelle: Eléments de Base __________________ 20
II.1 Définition et caractéristiques ________________________________________ 20
II.2 La communication qui opprime et la communication qui libère _______ 20
II.3 La communication Non verbale _____________________________________ 21
II.4 La communication verbale __________________________________________ 21
Proposé par Dr Teboukeu Boungo Gires, Ph.D Page ii
III. La confidentialité : un aspect Crucial de la Communication entre
Prestataires de Santé et Clients _________________________________________ 22
IV. Les six (6) savoirs basiques de la Communication Interpersonnelle ____ 22
Chapitre 03 : Matériel de Communication en IEC/CCC _______________ 25
I. Affiches/Posters et panneaux _________________________________________ 25
II. Feuillets/dépliant et brochures _______________________________________ 26
III. Album d’images _____________________________________________________ 27
Chapitre 04 : Planification d’une intervention de communication pour
le changement de comportement (processus P) _______________________ 29
I. Etape 1 : Analyse situationnelle _______________________________________ 30
I.1 Les éléments de l’analyse situationnelle ______________________________ 30
I.2 Les différentes techniques de recherche ______________________________ 31
II. Etape 2 : conception stratégique _____________________________________ 32
III. Elaboration du matériel et pré-test___________________________________ 34
IV. Exécution et suivi ___________________________________________________ 34
V. Évaluation et reprogrammation ______________________________________ 35
Etude de cas : en PowerPoint !!
Proposé par Dr Teboukeu Boungo Gires, Ph.D Page iii
INTRODUCTION GENERALE
De nos jours, une proportion importante des causes de
décès sont des "maladies de style de vie" qui pourraient être évitées en tout
ou en partie par des changements de comportement: tabagisme, habitudes
alimentaires, consommation d'alcool et de drogues, comportements
dangereux, etc. Non seulement ces maladies tuent mais elles coûtent aussi
chaque année des milliards de dollars et comme elles sont souvent issues
de conduites adoptées librement, la nécessité de les combattre sur le terrain
du comportement fait maintenant l'objet d'un large concensus.
L'idée d'utiliser la communication pour changer les comportements
nous vient spontanément à l'esprit et évidemment l'utilisation des médias
de masse devrait nous permettre d'agir sur les conduites de l'ensemble de la
population. Malheureusement, les choses ne sont pas aussi simples. Même
dans le domaine de la consommation, les campagnes à grand succès sont
l'exception plutôt que la règle. C'est encore plus vrai dans le domaine social
et dans le domaine de la santé où les défis à relever sont plus difficiles
encore: on vise en effet à changer non seulement les attitudes mais aussi les
comportements et les comportements préconisés vont le plus souvent à
l'encontre des tendances naturelles.
Aujourd'hui, au 3e millénaire, il est difficile de se passer de la
communication qui est devenue un moyen incontournable dans tous les
domaines de la vie. Nous estimons que la communication est un élément
central des réponses développées face aux problèmes de santé bien qu'elle ne
puisse pas être à elle seule une solution à tous les problèmes qui se posent.
Le secteur de la santé qui était considéré comme une affaire des médecins et
des agents de la santé, doit être accompagné par la communication surtout
dans la sensibilisation et dans l'acquisition de nouvelles connaissances sur
certaines épidémies et cela serait une occasion de conscientiser la
population pour qu'elle change de comportement face à une épidémie
donnée.
Le but de ce cours est de vous permettre de considérer la
communication comme un outil important dans la prise en charge des
Proposé par Dr Teboukeu Boungo Gires, Ph.D Page 1
patients et dans le domaine de la santé publique. L’étudiant devra donc avoir
les connaissances relatives sur :
La communication pour la promotion de la santé : type de
communication, les moyens et niveaux de communication, le changement
de comportement (processus, facteurs qui influencent, stratégies).
Les concepts Information, Education et Communication (IEC) et
communication pour le changement de comportement (CCC)
Démarches théoriques pour la planification d’une stratégie IEC
Communication interpersonnelle pour une interaction de qualité entre le
personnel de santé/agent communautaire et le patient/communauté
Le matériel de Communication en IEC/CCC
Planification d’une intervention de communication pour le changement de
comportement (processus P)
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Chapitre 01 : Information, Education et Communication
(IEC)/ Communication pour le Changement de comportement
(CCC)
La Communication constitue l’élément fondamental dans toute
relation humaine; elle est particulièrement importante dans la relation
soigné/soignant, aidé/aidant, client/prestataire. Si elle n’est pas
utilisée efficacement, la prise en charge ou la relation d’aide ne pourra
jamais atteindre les résultats escomptés. Pour bien comprendre son client et
établir avec lui des relations harmonieuses et fructueuses, le prestataire doit
bien appréhender le processus de communication ainsi que les facteurs qui
l’influencent et maîtriser les principes et techniques de base de la
Communication Interpersonnelle.
I. La communication
I.1 Définition
Dans le cadre de cette formation, la communication est comprise à la
lumière des deux (2) définitions qui suivent:
1. ‘’Ensemble de moyens et techniques permettant la diffusion de messages
verbaux et non verbaux auprès d’une audience’’
2. ‘’Processus dynamique et interactif par lequel un individu ou un groupe
d’individus établissent des relations pour échanger, partager des idées, des
expériences, des informations, des sentiments’’, etc.
Dans la première définition, l’information n’est pas forcément partagée, elle
peut être imposée par l’émetteur et subie par le récepteur. Le passage de
l’information compte plus que les individus.
Dans la deuxième définition, la communication va au-delà d’une simple
transmission d’informations, elle fait ressortir la mise en commun, la notion
de relation. L’information est proposée par l’émetteur et reçue par le
récepteur qui peut à son tour réagir et envoyer aussi une information à
l’émetteur. C’est le phénomène de rétroaction qui souligne le caractère
dynamique de la communication tout en faisant ressortir l’importance de
l’élément humain par rapport au message.
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I.2 Éléments de la communication
Une communication comporte les éléments suivants :
L’émetteur : Toutes les communications proviennent d’une source, cette
source est l’émetteur. La réussite ou l’échec de la communication dépend en
partie de cette source. L’émetteur code son message en combinant divers
éléments culturels : la langue, les gestes, les mimiques, etc.
Le récepteur : C’est celui qui reçoit le message, l’interprète et le comprend.
Les facteurs qui perturbent la communication au niveau de l’émetteur
agissent aussi sur le récepteur (interprétation).
Le canal : C’est le moyen par lequel le message est transmis.
Le message : C’est l’information à faire passer. Il est important de
sélectionner les éléments de contenu du message en fonction du niveau de
compréhension du récepteur.
Le feed-back/la rétroaction : C’est la réaction du récepteur au message. Le
feed-back ou rétroaction permet de vérifier que le message a atteint son but
(ou non), a été compris (ou non). Il permet de juger dans quelles conditions
le message a été reçu afin de corriger les distorsions.
I.3- Facteurs qui perturbent la communication
Lorsque les individus communiquent entre eux, certains facteurs
peuvent détériorer voire détruire tout ce qu’ils se disent. Ces facteurs varient
en fonction des différents éléments de la communication. Il existe aussi des
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facteurs qui agissent sur l’ensemble des éléments de la communication, tels
que les facteurs environnementaux.
I.3.1- Facteurs en fonction des éléments de la communication
Émetteur : Le message que l’émetteur veut faire passer à son récepteur peut
être détruit ou modifié si ce dernier : Utilise un langage non adapté, Ne
maîtrise pas le sujet dont il parle, A des attitudes physiques non
appropriées, Est impatient ou indisponible
Récepteur : Le récepteur qui est censé recevoir un message peut ne pas
comprendre ce que l’émetteur dit s’il : Est indisponible, Manque d’intérêt,
Est distrait, Est impatient, Ne maîtrise pas le code utilisé par l’émetteur
Message : Information que l’émetteur essaie de transmettre à son récepteur.
L’information peut être détériorée par des bruits ou des mots difficiles. Ce
message n’est pas bien perçu s’il : N’est ni concis, ni précis, Est trop long ou
trop court, Contient trop d’informations.
Feed-back : Au cours d’une conversation, le feedback, pour être
correctement perçu par l’émetteur, doit être approprié, pertinent, immédiat,
et spécifique. L’absence de feedback est parfois perçue comme un signe
indiquant que le message n’est pas passé.
Canal : Le canal étant le processus utilisé pour envoyer un message, il
faudra qu’il soit approprié, en bon état et surtout accessible pour le
récepteur.
1.3.2 Facteurs communs à tous les éléments
Les facteurs communs à tous les éléments du schéma de la
communication sont d’ordre culturel et environnemental.
Facteurs culturels : coutumes, Tabous, Valeurs, Perceptions de la société,
Préjugés, Etc.
Facteurs environnementaux : Lieu de la communication, Situation socio-
économique d’un émetteur ou d’un récepteur, Etc.
I.4 Rôles de la communication dans un programme de santé
Quel que soit le programme de santé dans lequel on travaille, la
communication est primordiale. Elle permet de :
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• Identifier les besoins de la communauté
Motiver la communauté à prendre part aux activités
Combattre les rumeurs
Faire un choix informé
Utiliser correctement les méthodes et pratiques recommandées
Assurer la continuité
Permettre la réadaptation du programme durant son déroulement
Renforcer les acquis.
1.5 Types de communication
1.5.1Communication interpersonnelle
La communication interpersonnelle est l’échange entre les gens et leur
environnement et entre les personnes qui les entourent. Elle est la plus
utilisée dans les programmes de santé ou dans les activités de vulgarisation
d’un nouveau comportement. Elle permet d’apporter l’information aux gens
sur les bonnes pratiques sanitaires, agricoles ou commerciales. Elle donne
l’occasion aux individus de poser des questions sur les attitudes qu’on leur
préconise. Il y a un vrai échange entre une personne qui apporte une
nouvelle et ceux qui écoutent. Quand l’agent de terrain rend visite à une
famille et discute avec elle des problèmes de santé comme le VIH/SIDA, il
fait de la communication interpersonnelle. Même si, dans la famille, il choisit
de s’adresser à une personne ou de s’adresser à tous les membres de la
famille. Un autre exemple de communication interpersonnelle très
caractéristique est ce qui se passe dans un centre de santé de la localité.
Quand l’agent de santé reçoit une personne dans son bureau ou quand il
réunit les personnes qui sont venues en consultation et discute
avec eux du problème de VIH/SIDA, il fait de la communication
interpersonnelle.
1.5.2 Communication de masse
On utilise les médias pour rentrer en contact avec des individus
éloignés les uns des autres ou pour atteindre un nombre important de
personnes dans un périmètre où il est impossible de voir tout le monde. La
notion de communication de masse prend en compte le nombre de
personnes auxquelles l’on s’adresse ainsi que les canaux utilisés. La radio, la
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télévision, les journaux, les crieurs publics et les porte-voix (haut-parleurs)
permettent de s’adresser à des foules éloignées. On ne les voit pas ou bien ils
ne peuvent pas poser de questions immédiatement. Lorsque l’agent discute
avec tous les élèves de l’école de sa localité ou demande au chef de l’aider à
réunir toute la population de la localité sans distinction d’âge ni de sexe et
que toute la population sort effectivement, il fait de la communication de
masse.
1.5.3 Communication de groupe
C’est un échange d’information au sein d’un groupe de personnes
limité. La communication de groupe vise une cible restreinte et est localisée
dans l’espace. Le groupe se trouve généralement dans une même salle ou un
même endroit. C’est le cas des activités organisées au niveau des centres de
santé le matin avant toute prestation, dans les groupes d’auto-support et les
groupes de parole.
II. Le changement de comportement
II.1 Définitions
Le changement est le passage d’un état A à un état B.
Le comportement est la manière d’être, l’habitude, l’attitude. Le
comportement est propre à un individu en fonction de son environnement. Il
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existe des comportements indispensables et obligatoires et des
comportements non indispensables.
Exemples de comportements : Porter un préservatif, s’abstenir d’avoir des
rapports sexuels, s’abstenir de fumer, de boire de l’alcool.
Le changement de comportement est la modification des manières de faire
d’un individu ou d’un groupe d’individus. Le changement de comportement
passe par un long cheminement qui s’effectue plus ou moins rapidement
compte tenu des facteurs susceptibles d’influencer l’adoption d’un nouveau
comportement.
II.2 Étapes du processus de changement de comportement
Le changement de comportement est un long processus. Chaque
individu a son rythme qui lui est propre pour adopter un comportement
donné. Pour adopter un comportement précis, l’individu passe par les étapes
suivantes : connaissance, approbation, intention, pratique et plaidoyer.
On peut utiliser le processus du changement de comportement pour
mesurer l’impact d’un programme de communication. Les différentes étapes
et leurs indicateurs sont :
Etape 1 : Perception et prise de conscience
L’individu est personnellement touché par un problème: Il l’identifie
comme quelque chose de nuisible, de gênant ou de grave. Il est conscient
que ce problème peut avoir des conséquences plus graves. Il se demande
quoi faire?
Étape 2 : Connaissance/ Information
L’individu reçoit ou cherche des informations sur le problème. Il acquiert
ainsi les connaissances sur un nouveau comportement qui lui permet de
résoudre ce problème (causes, conséquences, moyens de prévention etc.) et
le savoir faire nécessaire (techniques pour utiliser un condom, se laver
correctement les mains ou préparer le sérum oral). On reconnaîtra qu’un
individu a des informations sur un sujet s’il :
Se souvient de tel ou tel message sur le VIH,
Comprend ce que signifient les messages,
Étape 3 : Approbation/ persuasion
L’approbation est l’étape où l’individu qui devra changer de comportement :
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Réagit favorablement aux messages,
Parle des messages et du sujet avec des membres de réseaux personnels
(famille, amis, etc.) dans le but de rechercher du soutien,
Étape 4 : Décision/Intention
L’individu a une prédisposition pour agir. A cette étape du processus de
changement de comportement, l’individu :
Se rend compte que certaines pratiques de la santé peuvent répondre à son
besoin personnel,
Se propose de consulter un agent (prestataire de santé, un agent de terrain,
etc.) pour obtenir plus d’informations.
Étape 5 : Pratique/ exécution
Il passé à l’action. Il exécute exécute le nouveau comportement, il
acquiert le produit nécessaire, et en fait l’expérience. Pour beaucoup
d’individus ce sera un essai (juste pour voir), d’autres vont laisser tomber en
raison de difficultés rencontrées dans l’utilisation ou dans l’exécution; par
contre, un certain nombre va être de plus en plus convaincu et continuer le
nouveau comportement.
Étape 6 : Plaidoyer/Partage
Après un certain temps d’utilisation de la nouvelle pratique ou du nouveau
comportement, l’individu en reconnaît les avantages, conseille la pratique à
d’autres et soutient des programmes similaires dans la communauté.
NB : Les étapes du changement de comportement ne suivent pas un
processus linéaire. On peut traverser ces étapes dans un ordre différent, ou
même sauter des étapes.
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II.3 Les facteurs qui influencent le changement de comportement
(déterminant du comportement)
La décision d’un individu de modifier ou non son comportement est
fonction de différents facteurs (déterminants). Ces facteurs peuvent favoriser
ou constituer un frein au changement souhaité. On les appelle aussi
“éléments ou stimulants” au changement. Ils sont de deux (2) ordres:
Les facteurs externes : qui relèvent de l’environnement dans lequel vit
l’individu.
- La culture : Toute société a sa propre culture, ses valeurs, ses croyances,
ses habitudes, sa manière de voir les choses et dont nous devons tenir
compte dans la vie courante.
- Le milieu social : Dans la vie quotidienne, l’individu est influencé par de
nombreux groupes de référence auxquels il appartient (familles, voisins,
amis, collègues, associations…). Ces groupes favorisent les relations
interpersonnelles et jouent un rôle très important dans la construction du
comportement de l’individu.
-Les structures sociales - basées sur l’impact des facteurs sociaux,
économiques, juridiques/légaux et technologiques sur la vie quotidienne
d’une personne.
Les facteurs internes: sont plutôt liés aux caractéristiques personnelles et
psychologiques de l’individu et qui conditionnent son comportement. Ils
influencent directement les décisions de l’individu.
-Les caractéristiques personnelles - âge, sexe, niveau d’instruction, état
matrimonial, occupation professionnelle…
- Les connaissances- Ensemble d’informations dont dispose l’individu à
propos d’un sujet quelconque. Si les gens ont accès à l’information, ils feront
le bon choix.
- La perception- Processus par lequel un individu choisit, organise et
interprète des éléments d’informations externes pour construire une image
cohérente du monde qui l’entoure.
- Les croyances- Correspondent à un élément de connaissance descriptive
qu’un individu entretien à l’égard d’un objet.
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- L’état physique actuel de l’individu -(en plus de la crainte de la douleur
future et le souvenir de la douleur passée) peut aussi influencer le
comportement de ce dernier.
- L’intensité des émotions- peur, amour ou espoir, peut porter quelqu’un à
changer de comportement
- La capacité d’adopter- et de continuer un nouveau comportement est
également un stimulant. Par exemple, si on conseille à quelqu’un d’utiliser le
préservatif et qu’il ne sait pas comment le faire, il ne
pourra pas changer; Il faut lui montrer comment faire pour qu’il arrive au
changement souhaité.
II.4 Stratégies pour influencer le changement de comportement
II.4.1 Les Stratégies externes
Une stratégie externe part du principe que tout comportement est fonction
de l’environnement. Pour pouvoir modifier le comportement, on peut mettre
sur pied :
Les stratégies de force : Une stratégie coercitive, de force ou de
contrainte, consiste à employer la puissance légale pour rendre obligatoire
l’adoption d’un comportement que l’on juge désirable ou au contraire pour
interdire par des sanctions le comportement que l’on désire décourager. La
coercition est fréquemment utilisée par la puissance publique.
Exemple : la promulgation d’une loi pour interdire la polygamie.
Les stratégies d’apprentissage conditionné : Une stratégie d’apprentissage
conditionné est basée sur la récompense et la facilitation. Elle relève du
principe de l’association d’un stimulus à une réponse souhaitée de manière
répétitive.
II.4.2 Les Stratégies internes
Les Stratégies internes visent la modification des attitudes des individus
dans le but d’opérer un changement de comportement. Les Stratégies
internes utilisent deux catégories de moyens de communication :
La communication impersonnelle ou de masse,
La communication interpersonnelle (contacts personnels).
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III. Information, Education et Communication (IEC)
III.1 Définition
Le concept de l’information, l’éducation et la communication dont
l’utilisation est très récente, signifie une série d’interventions programmées
et globales. Il est constitué de trois composantes ou entités qui jouent
ensemble un rôle décisif dans la consolidation et/ou le changement
d’attitudes et de comportements d’auditoires déterminés. Bien qu’ils soient
complémentaires, chaque entité a sa propre signification en fonction de
l’objectif qu’elle vise à atteindre.
Information : Cette composante comprend la production et la diffusion des
informations, des faits et des questions générales et techniques, en vue de
sensibiliser les responsables politiques, les administrateurs, les enseignants
et le large public au sujet des développements importants qui sont apparues
concernant la situation de la population et la politique menée dans un pays.
Education : La composante d’éducation concerne la facilitation de
l’apprentissage en vue d’aider les auditoires à prendre des décisions
rationnelles et en connaissances de causes et d’influencer leurs
comportements à long terme. Cette composante peut être exécutée par le
Proposé par Dr Teboukeu Boungo Gires, Ph.D Page 12
biais du secteur d’enseignement de type formel ou par des voies autres,
telles que les réseaux d’organismes sociaux, les cours d’enseignement ou de
formation continue, les coopératives et les associations de travailleurs.
Communication : Cette composante est un processus planifié destiné à
encourager les populations à adopter de nouvelles attitudes ou
comportements ou à utiliser des services existants. Elle s’appuie sur une
analyse des préoccupations des groupes de population, des
besoins qu’ils ressentent, des croyances et des pratiques en cours. Elle
encourage le dialogue (également appelé communication à double sens). Le
retour des informations est une attente accrue entre les divers acteurs.
De façon générale, on peut définir l’IEC comme étant : “ L’ensemble
des interventions qui combinent des activités d’information et d’éducation
planifiées et intégrées dans un programme multi-sectoriel et global, liées
étroitement aux programmes nationaux de développement. Ces activités
contribuent à la résolution d’une question de développement ou le soutien
d’une cause donnée en vue de susciter des changements de comportements
et d’attitudes mesurables parmi des auditoires déterminés, par l’utilisation
de techniques, méthodes et divers canaux multimédias ”.
Dans le cadre de la promotion de la santé, c’est l’ensemble d’activités
coordonnées sensibilisant un groupe cible, fournissant des informations à
ses membres en les éduquant dans le but de les aider à changer de
comportement ou à faciliter l’adoption de comportements bénéfiques à la
santé.
III.2 Les objectifs d’IEC
Ces objectifs sont définit par le programme d’action de la conférence
internationale sur la population et le développement comme suit:
a) Accroître la sensibilisation, la connaissance, la compréhension et la
volonté d’agir dans toutes les couches de la société de façon que les familles,
les couples, les individus, les guides de l’opinion et responsables
communautaires, les organisations non gouvernementales, les décideurs,
les gouvernements et la communauté internationale apprécient l’importance
et la pertinence des questions liées à la population et prennent les mesures
Proposé par Dr Teboukeu Boungo Gires, Ph.D Page 13
nécessaires pour aborder ces questions dans l’optique d’une croissance
économique soutenue et d’un développement durable;
b) Encourager les attitudes favorables à l’adoption d’un comportement
responsable en matière de population et de développement, en particulier
dans des domaines tels que l’environnement, la famille, la sexualité, la
procréation et la sensibilisation au problème des différences entre les sexes
et les races;
c) Assurer l’engagement politique des gouvernements à l’égard des questions
de population et de développement, en vue de promouvoir à tous les
échelons des secteurs tant publics que privés une participation à la
conception, à la mise en œuvre et au suivi des politiques et
programmes concernant la population et le développement.
d) Rendre les couples et les individus mieux à même d’exercer leur droit
fondamental, de décider librement et de façon responsable du nombre et de
l’espacement des naissances de leurs enfants et leur donner à cette fin
l’information, l’éducation et les moyens nécessaires.
III.3 Démarches théoriques pour la planification d’une stratégie IEC
D’une manière générale, la planification des stratégies IEC, qui
accompagne les différentes phases d’élaboration, de révision et d’évaluation
d’une telle stratégie, nécessite une série de démarches méthodologiques.
Leur exécution se fera selon des étapes bien définies, ce qui permettrait
d’aider à atteindre les objectifs assignés aux activités de communication et
des campagnes d’information en matière de population.
Ces étapes se résument comme suit :
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IV. La communication pour le changement de comportement (CCC)
IV.1 Définition de CCC, différence entre CCC et IEC
La communication pour le changement de comportement est « un
processus interactif et participatif, à double voie, permettant d'échanger des
informations, des idées, des connaissances, des opinions et des décisions, en
vue de favoriser dans une communauté donnée ou chez certains individus,
des changements durables de comportement ou l'adoption de
comportements nouveaux concourant à l'amélioration des conditions de vie
de cette communauté ou de ces individus. »
Si la CCC et l’IEC sont toutes deux des approches de communication
mise en œuvre dans l’intérêt de l’individu, elles ont chacune leurs avantages
et leurs inconvénients et elles n’utilisent pas les mêmes méthodes pour
atteindre leur objectif. De nos jours, seule la CCC est considérée comme
prometteuse. Les éléments qui différencient l’IEC de la CCC sont récapitulés
dans le tableau ci-dessous.
Proposé par Dr Teboukeu Boungo Gires, Ph.D Page 15
IV.2 Passage de l’IEC à la CCC
Dans le cadre de l’IEC, l’accent a été longtemps mis sur l’information et la
sensibilisation des populations. A la suite de ces activités, on a pu constater
que le niveau de connaissance était élevé (80%) alors que le degré de
changement de comportement était bas (10 à 12%). Aujourd’hui, les études
sur les connaissances attitudes et pratiques (CAP) sur le VIH/SIDA montrent
que les gens ont des informations sur le VIH (les voies de transmission, les
moyens de prévention, les comportements à risques) mais on constate que le
nombre de nouvelles infections augmente.
La CCC ne veut pas se contenter de produire des supports et
d’identifier des canaux de communication, elle vise le changement de
Proposé par Dr Teboukeu Boungo Gires, Ph.D Page 16
comportement, elle peut même se polariser directement sur le changement
de comportement pour déclencher le passage à l’acte.
IV.3 Forces et limites de la CCC
IV.3.1- Forces de la CCC (ce que la CCC peut faire)
Au niveau des individus ou des couples, la CCC permet de :
Susciter l’implication personnelle,
Accroître ou améliorer les connaissances sur les solutions aux problèmes à
résoudre,
Obtenir une attitude favorable face à une pratique, une idée,
Combattre les rumeurs,
Changer/renforcer les pratiques et les comportements conformes aux
solutions identifiées,
Maintenir le bon comportement,
Rendre maître de ses décisions,
Encourager à informer, à persuader et à motiver d’autres individus ou
couples.
Au niveau de la communauté ou du groupe, la CCC permet de :
Impliquer la communauté dans le processus d’adoption des comportements
désirables,
Obtenir un changement collectif,
Rendre la communauté ou le groupe maître de son propre développement.
IV.3.2- Limites de la CCC (ce que la CCC ne peut pas faire)
La CCC ne peut rien devant des situations telles que :
• Les insuffisances du système (sanitaire, politique, éducatif...) et des
infrastructures dans un pays ou dans une région : délabrement, rareté,
mauvais fonctionnement, etc.
• La non-disponibilité des méthodes contraceptives ou les ruptures des
stocks
• Les limites de la technologie : inadéquation des solutions techniques
• Un environnement économique dégradé, la pauvreté généralisée
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IV.4 Méthodes et approches en CCC
Il existe différentes approches qui sont utilisées à différents niveaux du
processus de changement de comportement. Elles doivent être utilisées
simultanément car prises isolément, elles ne peuvent pas induire l’effet
recherché. Parmi ces approches, on trouve :
La Mobilisation communautaire : c’est un processus continu d'animation
et de formation offert à une communauté afin de réaliser sa participation à la
résolution de ses problèmes (la contribution physique, intellectuelle,
financière, matérielle et spirituelle). Dans certaines zones rurales, ces
derniers temps, les populations prennent en charge la construction des
cases de santé voire des centres de santé, quelques fois même la
rémunération des agents exerçant dans ces centres. Ces actions sont le
résultat d’une mobilisation communautaire réussie.
L’approche participative : C’est est une approche de développement
communautaire par laquelle les animateurs travaillent avec la communauté
pour l'aider à analyser ses besoins, à identifier des solutions pour satisfaire
ces besoins, à élaborer et mettre en œuvre un plan d'action. Elle aide la
communauté à se sentir concernée par le problème posé.
Le Counseling/Conseil : C’est une technique où un professionnel se trouve
en situation de communication interpersonnelle avec un individu ou un
couple pour l’aider à prendre une décision en toute connaissance de cause
ou résoudre un problème (surtout en matière de population).
L’Éducation par le divertissement : c’est la combinaison du divertissement
et de l’éducation dans les messages (adapté pour les jeunes). Il s’agit
d’utiliser des artistes connus, le théâtre, le jeu (football, etc.).
Le plaidoyer : il est orienté principalement chez les personnes dont vous
désirez obtenir l’appui ou les personnes que vous désirez influencer pour
faciliter la mobilisation communautaire. Il peut s’agir des responsables
politico-administratifs, les leaders communautaires et religieux, les
responsables des associations et groupements communautaires, les stars et
autres célébrités locales.
Proposé par Dr Teboukeu Boungo Gires, Ph.D Page 18
Chapitre 02 : Communication interpersonnelle : Interaction
de qualité entre prestataire de service et client
I- La qualité de l’accueil
La qualité de l’accueil est le résultat d’un ensemble de conditions présentes
dans les services de santé, elle implique des éléments physiques, visibles,
concrets (que l’on peut appeler tangibles), et des éléments non concrets,
mais sensibles (qui peuvent être considérés intangibles). Ces derniers sont
directement liés à la communication interpersonnelle.
Éléments tangibles : se rapportent aux ressources physiques présentes
dans les services comme les installations, les équipements, les médicaments,
les ressources humaines disponibles et leur organisation pour l’accueil, et
au matériel informatique, entre autres.
Éléments intangibles : se rapportent au comportement des professionnels
de santé et influencent la réponse du client.
Parmi les éléments intangibles (sensibles), on distingue trois aspects
importants liés à la communication interpersonnelle entre prestataires de
service de santé et clients :
Empathie : C’est le sentiment de respect et de considération envers l’autre
et envers la situation qu’il traverse, qui fait que la personne se mette à la
place de l’autre et la comprenne.
Réceptivité : C’est la manière dont le client est reçu et le degré d’interaction
établi
Fiabilité/ Compétence : Se rapporte à la capacité d’offrir le service de santé
recherché, de façon compétente au point d’inspirer au client confiance et
sécurité.
Quelques éléments qui peuvent aider à améliorer l’accueil sont :
Saluer les clients par leur nom, Demander aux clients comment ils se
sentent, Reconnaitre/apprécier l’initiative prise par le client (ex : d’être venu,
d’avoir amené son enfant), Se montrer amical et disponible, Répéter et
récapituler à la demande l’information clés, Avant de le laisser partir,
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demander au client s’il y a quelque chose d’autre qu’il aimerait
savoir. Raccompagner le à la porte, si possible.
II. Communication Interpersonnelle: Eléments de Base
II.1 Définition et caractéristiques
• C’est une communication de personne à personne, qui comprend l’échange
d’informations et de sentiments;
• C’est un échange participatif utilisé pour arriver à une compréhension
mutuelle d’un fait, d’une situation, d’un problème;
• Elle peut être individuelle (entre 2 personnes) ou en groupe (entre
plusieurs);
• Elle utilise des méthodes et des approches à différents niveaux, dans des
ambiances et des contextes sociaux divers;
• Elle est influencée par des sentiments, des valeurs, des normes sociales et
des ambiances.
II.2 La communication qui opprime et la communication qui libère
Les prestataires de santé doivent toujours être attentifs au type de
communication qu’ils établissent avec les clients. Une communication peut
être oppressive (lorsqu’elle empêche ou rend l’expression de points de vue,
d’informations et de sentiments difficile) ou facilitatrice (lorsqu’elle favorise
l’expression de points de vue, d’informations et de sentiments). Il faut avoir à
l’esprit que le service offert a pour base une connaissance différente de la
médecine traditionnelle qui est présente dans la culture des clients, c’est-à-
dire, de la médecine en laquelle ils croient. De plus, ils respectent la
connaissance de ceux qui prennent soin de la vie. Lorsque le prestataire de
santé prend des décisions pour le client, sans le consulter, par exemple, sur
ce qu’il pense du traitement, comment le schéma indiqué affectera la vie de
celui-ci, s’il a des doutes etc., il n’y a aucune garantie que le traitement sera
suivi.
Proposé par Dr Teboukeu Boungo Gires, Ph.D Page 20
II.3 La communication Non verbale
Le contact physique ou toucher, par exemple, est un élément
important de la communication, et il est déterminé par des normes
culturelles et des aspects individuels subjectifs, pour lesquels il n’existe pas
de normes universelles de convenance sur son utilisation. La communication
avec les clients doit, donc, prendre en compte non seulement les normes
culturelles, mais aussi des niveaux de confort des parties en communication.
II.4 La communication verbale
Il est vrai que la communication que nous établissons avec les clients ne se
résume pas à la parole, mais les mots en constituent une partie
considérable. En général, les professionnels de santé ont l’habitude d’utiliser
les termes techniques de leur domaine d’activité quand ils discutent avec les
clients, sans se rendre compte que ces termes font partie d’une
connaissance médicale qui n’est pas accessible à la majorité des clients. Il
est donc important que les professionnels de santé essaient de traduire les
termes médicaux en un langage accessible aux clients qu’ils reçoivent.
Bien que cette tâche ne soit pas facile, il est possible de le faire quand nous
donnons aux clients l’opportunité de s’exprimer. Écouter les termes qu’ils
utilisent et essayer de les comprendre nous permet de nous familiariser avec
les termes plus proches de leur vocabulaire et de leur réalité pour s’en servir
en leur donnant des explications.
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III. La confidentialité : un aspect Crucial de la Communication entre
Prestataires de Santé et Clients
Les prestataires de service à tous les niveaux et aussi les responsables
de la qualité des services doivent toujours se préoccuper du respect de la
confidentialité des clients. Les clients devraient être informés sur qui aura
accès à l’information médicale les concernant, et la confientialité requise
dans l’environnement de santé devra leur être assurée. Les registres
(dossiers cliniques) des clients doivent être gardés en sécurité de façon à ce
que d’autres personnes ne puissent pas y accéder ou les lire, à moins qu’ils
ne fassent partie de l’équipe médicale dont l’accès est approuvé. Les clients
ont le droit de donner ou pas leur consentement à toute personne intéressée
souhaitant observer ou écouter la consultation individuelle et/ou la séance
de conseil.
IV. Les six (6) savoirs basiques de la Communication Interpersonnelle
Les six savoirs/compétences en communication interpersonnelle,
développés dans cette séance, ont été identifiés comme étant essentiels pour
garantir une interaction de qualité entre les prestataires de service et les
clients. De telles interactions contribuent à un accueil chaleureux des
clients, une meilleure perception de la qualité des services et une plus
grande satisfaction des clients.
Savoir écouter : C’est établir une relation à double sens, où les deux parties
parlent et respectent ce que l’un ou l’autre a à dire ; les deux parties
s’interrogent, expriment des opinions, échangent des informations et
essaient de comprendre ce que chacun communique. Quand le professionnel
paraphrase (répète ce que le patient dit) dans le conseil, il l’aide à savoir s’il a
bien compris et/ou si le client a réussi à dire ce qu’il voulait dire. Cela aide
aussi le client à reconnaître que le professionnel de santé est attentif et
s’intéresse à ce qu’il a à lui dire.
Savoir demander : il faut demander pour obtenir des informations, mais la
façon dont nous posons les questions influencera les réponses que nous
recevons. La question doit être soignée en évitant que la personne ne se
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sente dans un interrogatoire. Il existe deux types de questions : les questions
ouvertes et les fermées, et nous utilisons l’une ou l’autre selon ce que nous
voulons savoir.
Savoir informer : Savoir sélectionner les contenus qui doivent être
communiqués au client et avoir la capacité de les communiquer de façon
effective pour s’assurer que le client obtienne l’information nécessaire sur
son état de santé, les services disponibles, les options à envisager pour
promouvoir sa santé ou résoudre un problème de santé. Pour le faire avec
qualité, il faut : Décrire et discuter l’information pertinente, en utilisant un
langage simple et des termes qui ont une signification pour le client ;
Organiser l’information en différentes parties : la maladie, le mode de
transmission, la prévention, le traitement et toute autre information
pertinente ; Utiliser, aussi souvent que possible, le matériel imprimé ou
audiovisuel pour que le client comprenne et se rappelle mieux l’information
donnée ; Vérifier que le client a bien compris ce qu’il doit faire, qu’il a
accepté et qu’il va respecter le traitement.
Savoir répondre aux besoins du client : bien qu’il va à la rencontre du
personnel de santé, le client a souvent sa propre interprétation de la
situation et même des solutions dans son esprit. Quand le prestataire
répond aux préoccupations du client, celui-ci se sent plus satisfait, a plus
confiance en l’accueil et est plus disposé à collaborer à la recherche de
solutions et à leur mise en œuvre. Il faut donc Laisser le client raconter
l’histoire de sa maladie et poser les questions pertinentes avant d’arriver au
diagnostic, Ne pas ignorer les plaintes ou commentaires du client, Répondre
de façon directe, positive et simple aux questions du client, Ne pas critiquer
ni réprimander le client.
Savoir stimuler la participation du client : c’est parler avec le client de
sorte qu’il comprenne mieux son état ou problème de santé, en lui faisant
sentir que le prestataire de santé partage ses inquiétudes et responsabilités
à résoudre le problème. C’est aussi que le client partage ses préoccupations
et doutes sur le problème qui l’afflige. Quand le client participe effectivement
aux échanges, le prestataire dispose des informations nécessaires pour le
guider dans le processus de prise de décision ou pour poser un diagnostic
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sûr, ce qui permet de choisir le schéma de traitement le plus approprié. Il
faut donc Éviter d’interrompre le client quand il parle du problème qui
l’afflige, Demander au client de parler ou d’expliquer davantage ce qui
l’inquiète, Féliciter le client d’avoir recherché un service de santé à temps,
lorsqu’il vient à toutes les consultations marquées et quand il respecte les
recommandations données.
Savoir exprimer des émotions positives : C’est être capable de
communiquer des informations au client d’une manière ferme, mais en
même temps délicate et encourageante, en l’aidant à surmonter ses
difficultés à exprimer ses sentiments et inquiétudes. Il faut donc Utiliser un
ton de voix et une expression faciale aimables et donner des paroles
d’encouragement ; Se comporter conformément à la gravité du cas, c’est-à-
dire, en donnant l’attention nécessaire que mérite le cas ; Motiver le client à
continuer des pratiques saines.
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Chapitre 03 : Matériel de Communication en IEC/CCC
Le matériel de communication constitue un outil important pour les
prestataires. Il renforce la compréhension et la rétention du message par le
client. Les supports de communication servent d’aide-mémoire aux
prestataires pour qu’ils se rappellent des étapes et du contenu clé; ils
l’aident aussi à maintenir l’attention du client. Cependant, pour tirer le
maximum de bénéfices du matériel éducatif, il importe qu’il soit choisi avec
soin pour être adapté au client/au public, au message et au contexte; il doit
aussi être utilisé correctement.
I. Affiches/Posters et panneaux
Description
L’affiche ou « Poster » est un matériel très utilisé; elle est essentiellement
constituée d’un support à deux dimensions: longueur et largeur, dont la
qualité et l’épaisseur peuvent varier en fonction de l’utilisation qui va en être
faite. Le format le plus courant est 17 x 22’’, mais l’on peut aller de
l’oriflamme jusqu’au format d’un « Bill-board » qui est surtout destiné à
occuper un grand espace dans les rues ou sur les routes.
C’est une illustration d’un sujet donné (en photographies et/ ou dessins)
accompagnée ou non d’un texte court, 7 à 8 mots au maximum. Dans
certain pays, l’affiche peut être uniquement un ensemble de textes agencés
pour apporter une information. Idéalement, l’illustration doit occuper les ¾
de l’espace. Il faut une bonne mise en page, le travail d’un graphiste qualifié
pour trouver la meilleure disposition entre les différents éléments de l’affiche.
Fonction
L’affiche est utilisée pour:
Transmettre une courte information sur une activité en cours ou à venir;
Sensibiliser, convaincre, conquérir et/ou mobiliser une audience;
Attirer l’attention sur un problème sur une idée, attitude ou comportement
souhaitable ou un comportement à observer;
Apporter du crédit à une information diffusée sur un autre canal;
Servir d’aide-mémoire ou de référentiel sur un thème.
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Avantages
L’affiche présente différents avantages, elle :
Est facile à réaliser et à utiliser à tous les niveaux de la communication, ne
demande aucun équipement supplémentaire pour son utilisation;
Permet de développer des sujets avec du matériel préalablement élaboré,
d’informer un grand nombre de personnes dans un temps relativement
court;
Capte l’attention et peut faciliter la participation active de l’assistance si elle
est utilisée comme support didactique;
Le coût est abordable ; plus la production est grande, moins elle coûte;
Supporte une activité en l’annonçant et maintient l’intérêt du public en sa
faveur.
Comment les utiliser ?
Elles doivent être fiées en des endroits visibles où l’audience circule ou reste.
Elles doivent être fiées à une hauteur accessible pour être lue par l’audience
et à une distance d’au moins un demi-mètre des autres affies.
II. Feuillets/dépliant et brochures
Le feuillet est un résumé sur un sujet, il est bref et donne uniquement
quelques éléments sur un sujet donné. Il peut informer sur une campagne
de vaccination, sur une méthode de planification familiale. Le dépliant est
encore un matériel très utilisé, il a l’avantage de diffuser beaucoup plus
d’informations sur le sujet que le feuillet. Il se présente comme une feuille
pliée en deux, trois ou quatre volets avec des informations sur un sujet
donné. Dans le commerce, on réalise des dépliants avec plusieurs
volets comme un accordéon.
Fonctions
• Le dépliant un est résumé sur un sujet présenté de façon simple et claire;
• Le plus souvent, il est illustré de dessins ou de photographies de manière à
apporter le plus d’informations à la personne touchée;
• Il invite à rechercher des informations supplémentaires et à discuter avec
une personne autorisée pour se faire une meilleure idée sur le sujet;
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• Il sert à donner des informations plus détaillées sur un thème donné,
orienter des actions, promouvoir des attitudes et des comportements,
éduquer.
Avantages
• Le dépliant est facile à réaliser;
• Il apporte beaucoup d’informations sur un sujet en les faisant découvrir
par étapes;
• Il invite à la discussion;
• Il pousse à la recherche d’informations supplémentaires;
• Il est un aide-mémoire pouvant être facilement partagé entre les pairs;
• Il ne coûte pas cher.
Comment les utiliser ?
Ils doivent être donnés personnellement ou distribués à l’audience, ou
encore posés à un endroit où ils pourront être spontanément pris. S’ils sont
illustrés, ils représentent un excellent outil éducatif dans les processus
d’orientation de personne à personne, si leur contenu est expliqué étape par
étape, et sa compréhension est vérifie.
III. Album d’images
Description
L’album d’images, comme son nom l’indique est un ensemble d’images sur
un thème donné, relié par une spirale, avec une page de couverture et des
pages internes. Au verso de ces pages, on trouve des éléments de messages
correspondant au thème. Il permet de:
• Appuyer progressivement une série de leçons avec un même public;
• Standardiser des leçons pour le communicateur;
Fonctions
• L’album d’images est une excellente aide visuelle permettant de couvrir un
vaste sujet par des illustrations simples;
• Il est un programme d’études standard sur un thème avec des éléments de
messages à développer ou commenter par le communicateur;
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• Il est un stimulant et un capteur d’attention pouvant rendre dynamique
une séance de communication;
• Il est un aide-mémoire tant pour le communicateur que pour le récepteur.
Avantages
Les avantages de l’album d’image sont multiples :
• Il ne nécessite aucun équipement électrique;
• Il est facilement transportable;
• Il compile une suite de sujets sur un même thème;
• Il permet d’évoluer progressivement dans l’apprentissage d’une notion;
• Il permet d’évaluer rapidement les connaissances de l’apprenant en lui
demandant de rappeler la notion étudiée à partir d’une image.
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Chapitre 04 : Planification d’une intervention de
communication pour le changement de comportement
(processus P)
Une intervention de communication est un ensemble de stratégies
élaborées pour résoudre un problème de communication. Une intervention
de communication vient en appui aux programmes de développement, en
particulier les programmes de santé.
Le Processus P est un cadre de référence ayant pour but de guider les
professionnels de la communication dans l’élaboration et la mise en oeuvre
des interventions de communication stratégique. Ce processus est une
feuille de route détaillée étape par étape. Il conduit le professionnel de la
communication d’un concept encore vaguement défini sur le changement de
comportement à une intervention stratégique et participative, ayant un
impact mesurable sur le public ciblé.
Le Processus P est appliqué pour l’élaboration des interventions de
communication sur des thèmes divers tels que : encourager un
comportement sexuel responsable pour éviter la transmission des
IST/VIH/SIDA, promouvoir la santé de la mère et de l’enfant, réduire la
mortalité maternelle et infantile, accroître la prévalence contraceptive,
prévenir les maladies infectieuses, promouvoir la santé liée à
l’environnement, etc. Le Processus P est la pierre angulaire de la conception
de stratégies de communication réussies destinées à renforcer la santé
publique.
Les étapes du processus P sont :
Étape 1 : Analyse situationnelle
Étape 2 : Conception stratégique
Étape 3 : Élaboration et pré-test
Étape 4 : Mise en œuvre et suivi
Étape 5 : Évaluation et reprogrammation
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I. Etape 1 : Analyse situationnelle
L’analyse situationnelle est la première étape de l’élaboration des
interventions de communication efficaces. Lors de l’analyse situationnelle,
les intervenants doivent comprendre le problème, le (s) public (s) cible
(s), leur culture, les politiques et programmes en place, les
organisations actives dans le domaine d’intervention du programme et
les canaux de communication disponibles. L’analyse situationnelle permet
aussi d’identifier les facteurs pouvant potentiellement empêcher ou
favoriser les changements souhaités. Elle permet de mener une analyse
sociale et comportementale. Elle consiste aussi à évaluer les besoins de
communication et de formation des partenaires potentiels.
I.1 Les éléments de l’analyse situationnelle
L’analyse permettra de déterminer les éléments nécessaires pour
mieux connaître les problèmes de santé de la zone couverte par un agent
communautaire. Ces éléments sont d’ordre sociodémographique et culturel.
Il s’agit de :
• La zone géographique
• Le nombre de maisons ou familles
• Les caractéristiques de la population (tranches d’âges, sexe, occupation)
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• Les problèmes de santé existants
• La gravité des problèmes de santé selon la communauté et les agents de
santé de la localité ou les autres intervenants
• Les actions déjà entreprises dans la localité sur les aspects de santé et
développement
• Le degré de collaboration de la population
• Les comportements à risques d’infection par le VIH et autres maladies
transmissibles
• Les canaux habituels de communication au sein de la communauté
• Les comportements sociaux vis-à-vis de ces canaux
• Les acteurs de terrain ayant les mêmes buts (associations, ONG, groupes
d’intérêt commun, les groupes religieux, etc.)
• Les membres de la communauté pouvant aider à l’atteinte des objectifs du
programme
• Toutes autres informations disponibles sur le problème
I.2 Les différentes techniques de recherche
La recherche peut être quantitative ou qualitative.
La recherche quantitative donne l’échelle et l’ampleur de l’événement.
Par exemple, combien de personnes font quoi et combien de fois (40% des
mères en milieu rural donnent le sein à leur nouveau-né).
La recherche qualitative quant à elle, fournit des indications sur la
sensibilité, la texture et les nuances de cette échelle et cette ampleur. Elle
présente les informations dans un contexte sentimental. Par exemple, les
mères qui allaitent expriment ainsi leur appartenance à une tradition
ethnique importante.
Une combinaison des méthodes quantitatives et qualitatives donne
une vision claire des opinions profondes du public qui constituent une base
d’évaluation des changements. La recherche quantitative nous donne une
image globale alors que la recherche qualitative fournit tous les détails et
rend cette image plus vivante. Rappelons qu’une recherche bien conçue doit
s’appuyer sur les deux méthodes de manière complémentaire.
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II. Etape 2 : conception stratégique
La conception stratégique consiste à : Analyser les groupes-cibles,
Fixer des objectifs de communication, Choisir les canaux, Formuler les
messages, Formuler un plan de mise en œuvre, Formuler un plan de suivi
et d’évaluation, Ajuster l’intervention en fonction des résultats du suivi
II.1 Analyser les groupes-cibles
En matière de comportement, le groupe-cible est constitué par
l’ensemble des personnes qui doivent adopter ou faire adopter les
comportements souhaités pour que le problème identifié soit résolu. Il est
question d’analyser les comportements souhaités pour les groupes-cibles
(primaires et secondaires) de façon à faire ressortir les avantages, les
opportunités et les contraintes.
II.2 Fixer des objectifs de communication
Un objectif de communication correspond au changement de
comportement réaliste à encourager chez la cible, résultant de la
Proposé par Dr Teboukeu Boungo Gires, Ph.D Page 32
communication en termes de connaissances, de croyances, de pratiques. Il
doit être dirigé vers une seule cible, spécifier les changements en termes de
comportement, de connaissance et d’attitude attendus chez la cible, décrire
les résultats attendus et non l’activité à faire, être spécifique et précis,
utiliser des verbes d’action.
Exemple d’objectif de communication :
D’ici un an, 95% des jeunes de 15 à 24 ans du village Sambo utiliseront le
préservatif lors des rapports sexuels occasionnels.
La cible : Jeunes de 15 à 24 ans
Le Lieu ou le segment : Village d’IFOLO
L’action : Utiliser un préservatif lors des rapports sexuels occasionnels
Niveau de changement : 95% de la cible
Période : D’ici un an
II.3 Choisir les canaux et messages
L’action de communication se concrétise et se réalise à travers la
transmission des messages auprès de la cible en vue de l’amener à adopter
le nouveau comportement. On peut utiliser les canaux interpersonnels
(Causerie de groupe, conseil, théâtre, chants, poèmes, etc) ou des Canaux
impersonnels (Radio, télévision, presse écrite, affichage). Le tableau ci-
dessous propose des canaux adaptés selon les objectifs de l’intervention de
communication :
Un bon message doit : Préciser l’action à entreprendre et pousser à
l’action, Préciser la cible, Préciser l’avantage ou le bénéfice que la cible tire
de l’action. De plus il doit être simple/facile à comprendre, applicable,
mémorisable et convaincant pour la cible.
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Exemple : “L’utilisation du condom permet aux jeunes d’éviter d’être
contaminés par le VIH.”
III. Elaboration du matériel et pré-test
Il consiste à faire consommer à des représentants de la population
cible, le message que l’on est en train de fabriquer à un moment où les
modifications sont encore possibles. Il s’agit de mesurer la (les) réaction(s)
d’un groupe d’individus face à un message ou à un ensemble de messages,
avant sa diffusion générale. On procède au pré-test pour au moins deux
raisons :
• Déterminer systématiquement parmi les différentes versions possibles d’un
message, celle qui correspond le mieux aux objectifs visés ;
• Identifier les éléments d’un message que l’on pourrait changer pour qu’il ait
plus d’impacts sur le public
Le pré-test malgré tout n’est pas encore très répandu.
IV. Exécution et suivi
L’exécution et le suivi d’une intervention CCC consiste à :
Disséminer le matériel de communication : L’agent communautaire sera
très impliqué dans la dissémination du matériel de communication. Il doit
disposer d’un plan de dissémination qui associe les autorités locales, les
ONG, le secteur privé, et les médias pour assurer une couverture maximale
dans sa zone.
Mobiliser des participants : Les leaders et les principaux acteurs de la
communauté doivent être impliqués à toutes les étapes de l’intervention.
Gérer et faire le suivi de l’intervention : L’agent communautaire doit
suivre les accomplissements de son intervention dans la communauté pour
en assurer la qualité et la constance, tout en maximisant la participation
de la communauté. Concernant les leaders communautaires, il faudra
déterminer et interpréter le nombre de ceux qui s’impliquent dans les
activités de lutte ou de ceux qui font des déclarations en faveur de la lutte
contre les IST VIH/SIDA. Ceci permettra d’identifier ceux auprès desquels
il faudra renforcer les actions de plaidoyer.
Proposé par Dr Teboukeu Boungo Gires, Ph.D Page 34
Ajustement du programme en fonction du suivi : Pour ajuster les
composantes du programme, l’agent communautaire peut, à l’aide des
informations recueillies au niveau des différents partenaires, faire des
graphiques pour illustrer l’évolution de la situation.
V. Évaluation et reprogrammation
L’évaluation mesure le degré d’atteinte des objectifs de l’intervention.
Elle peut expliquer pourquoi une intervention est efficace (ou non), y compris
les effets de diverses activités sur les différents publics-cibles. Une bonne
évaluation d’intervention doit aboutir à une amélioration du programme avec
révision conceptuelle si nécessaire.
L’évaluation sera en général faite par le niveau central mais l’agent
communautaire peut lui aussi à son niveau vérifier s’il a atteint les objectifs
de son intervention.
La plupart des évaluations mesurent les résultats pour déterminer si
le changement souhaité est bien survenu au niveau des connaissances,
attitudes et comportements au sein du public-cible.
Il est important que toutes les parties impliquées (partenaires, alliés,
autorités locales, communauté, médias et bailleurs de fonds) dans un
programme soient informées de son impact, quel que soit le résultat.
Les résultats de l’évaluation démontrent la nécessité de la poursuite
ou non de l’intervention qui peut être étendue ou renforcée.
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