Construction durable en terre crue comprimée
Construction durable en terre crue comprimée
MEMOIRE
Présenté pour l’obtention du diplôme de Master Académique
Par : Mme Sarmouk Farida et Melle Chouiter Halima
THEME
الي صدثقي وأخي ورف يق عمري ،الى من شاركبي عناء النحث ووقف شامخا أمام
فريدة
إهداء
ع ي حش ع ث ته ت ّ ل
أهدي هذا ا عمل إلى أزهار حناتي ،والدي األعزاء لى ضحنا م و م طوال هذه
ه
لجم يع أولنك الذين شاركوا تشكل مناشر أو غير مناشر في ئحق يق هذا المشروع.
حليمة
Résumé
Les coûts énergétiques et environnementaux associés à la construction et surtout l'exploitation de
bâtiments sont parmi les plus élevés de tous les secteurs de l'activité humaine.
Ce travail vise le développement de pratiques de construction durables, non seulement afin de se
conformer aux objectifs actuels de réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais aussi pour
limiter la consommation d'énergie à l'échelle mondiale, et apporter une nouvelle réponse au plan
économique et social, à la production d’un habitat destiné aux populations les plus démunies,
La technologie du bloc de terre comprimée valorisant les matériaux locaux n’a pas failli à cette
préoccupation.
Ce travail s’intéresse plus particulièrement au développement de ce domaine d’application en
apportant les connaissances scientifiques nécessaires sur les Techniques constructives et la maçonnerie
en blocs de terre stabilisé et comprimé pour vulgariser et amplifier d’avantage l’utilisation du matériau
terre dans la construction, et rendre l’information nécessaire pour construire en succès.
Il s’est avéré que la nature du sol à stabiliser est très importante : les résistances à la compression à
l’état sec, le comportement vis à vis le temps dépendent de type de sol et de ses constituant,
essentiellement de kaolinite et la montmorillonite et de chlorite.
Les résultats sur les résistances à la compression et la tenue à l’eau ont montré que la cure humide est
indispensable pour garantir l’efficacité des liants minéraux.
L’augmentation du taux de compression de la brique lors de sa fabrication, améliore de façon
considérable l’efficacité de la stabilisation.
Pour la tenue à l’eau (résistance à la compression humide) et la durabilité (perte de masse par l’essai
des cycles mouillage séchage) elle dépend essentiellement du type et du taux de stabilisation et du
mode de cure(voir les critères de résistances minimales aux états sec et humide donnés par la norme
française sur les BTC (XP P 13-901, 2001, pp. 901–13).
Donc un choix très judicieux a été effectuer de la terre après plusieurs essais de caractérisation, ou le
sol rouge de Boukhmissa de la région de m’sila faisait le meilleur choix avec des caractéristiques
adéquates donnants de très bonnes résultats en compression et en durabilité,
La brique a été formuler en utilisant 94% de terre et 6% en stabilisant et comprimer avec une pression
de 400 Bars, les blocs ont été soumis à une cure à l’eau adaptée spécialement à ce travail.
Le projet consister à construire des murs et une voute puis évaluer leurs performances
Mots clés : construction durables, blocs de terre stabilisé et comprimé, compression, stabilisation,
cure, maçonnerie.
Table des matières
Introduction générale .................................................................................................................. 1
Objectif et Problématique1
I.3 Construction modernes en terre crues ............................. Erreur ! Signet non défini.
I.5 Etat Actuel de Recherche sur la Brique de Terre Compressée et Stabilisée (BTCS)
155
I.5.7 Performance des blocs de terre stabilisés comprimés en milieu sulfaté ............ 58
I.5.8 Etude des propriétés mécaniques des blocs de terre comprimés (Compression,
Traction, Flexion) ............................................................................................................. 58
III.2.1 Les règles générales de conception selon le RPA 2003 : (BELAZOUGUI, et al.,
2003) 81
III.4 Prescriptions generales relatives à la conception des maçonneries selon le DTR C2-
45 règles de conception et de calcul des maconneries ......................................................... 92
III.5 La mise en oeuvre des betons de terre stabilisee selon les recommandations du
CNIRIB .............................................................................................................................. 120
III.6.5 Technique de mise en œuvre du BTC selon : L ATEx n°2588 CSTB ............. 136
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dans la construction en Algérie et le monde entier , et rendre l’informationnécessaire pour
construire en succès.
Ce travail est mené dans le cadre du projet PRFU vise à valoriser la recherche menée dans le
laboratoire dedéveloppement des Géo matériaux (LDGM) en se servant du campus de
l’Université Mohamed Boudiaf de M’sila comme un terrain d’expérimentation.
Ainsi, nous envisagerons de proposer les solutions les plus concluantes de cette étude comme
matériaux de construction et la réalisation d’un prototype de maison en terre sur le campus.
Ce manuscrit de mémoire est divisé en trois chapitres.
Dans le chapitre 1, nous démarrerons par une présentation de l’état actuel de les construction en
brique de terre crue BTCS dans le monde et en Algérie (constructions récentes et modernes),
Bibliothèque, musée,..puis en orientant notre bibliographie surtoutsur les recherches et les travaux
menés sur la constructions en terre: stabilisation aux liants minéraux (ciment et chaux) , durabilité,
Techniques constructives, Ceci nous permettra, dans un second temps, de dégager la problématique
de notre étude.
Dans le chapitre 2, nous présenterons le contexte expérimental de ce travail de mémoire en
présentant les matériaux et procédures utilisés dans ce mémoire. Ensuite, nous présenterons les
résultats des essais de caractérisation qui nous permettront de finaliser les formulations des
briques de terre crue stabilisées aux liants minéraux. Dans un premier temps, les caractéristiques
chimique, minéralogique et géotechnique des deux terres utilisées dans le mémoire seront
présentées.
Des résultats des essais mécaniques, de durabilité des matériaux développés.
La discussion des résultats portera sur les effets d’un certain nombre de paramètres : la quantité
d’eau utilisé dans la fabrication, la densité sèche et humide, la cure par immersion dans l’eau ainsi
que la qualité (ciment, chaux) et quantité (2, 6 et 10 %) de liants utilisés.
Le chapitre 3 portera sur les murs en maçonnerie et les voûtes, elle évoquera les questions
suivantes :
Quelle sont lesefforts appliqués au mur porteur en BTCS (compression et cisaillement) ?
1. Àquel effort est-il soumis et à quel chargement maximum ?
2. Les Efforts appliqués à une voûte ? compression ? flexion ? cisaillement ? surcharges?
répartitions des charges sur les appuis? précontrainte?
3. Disposition des briques lors de réalisation d'un mur ou d'une voûte ?
4. Caractérisation du mortier pour la construction en terre, quelle type, résistance, maniabilité ?
5. Fondations, Chainage aux murs. Dispositions constructives, plans
6. Normes Algériennes et Internationales de constructions en maçonneries
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Enfin, ce manuscrit de mémoire se terminera par une conclusion générale de nos travaux et une
présentation des perspectives possible.
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Objectif et Problématique
Objectif
Notre recherche se base sur les objectifs suivants :
Revalorisation de la construction neuve en terre en minimisant le couts d‘habitas
pour qu’il soit abordable par les populations les plus démunies.
Préservation du patrimoine architecturale en terre
La prise en compte du Développement Durable dans l’habitat.
L’Etude des procédés et systèmes constructifs afin de relever les défis sanitaires et
environnementaux posés par les premiers effets prévus de 2030 à 2050 du
changement climatique.
Inciter les constructeurs à modifier leurs habitudes vers des pratiques de
constructives durables
Fabrication des produits sains et écologiques, suivant la démarche vertueuse du
développement durable.
Améliorer sensiblement les conditions de vie des usagers notamment leur santé et
celles des générations futures tout en préservant l’environnement et sa biodiversité.
Minimiser l’émission de gaz à effet de serre.
Valorisation des matériaux locaux de construction
Problématique
Ce travail se résume à répondre à la question suivante :
Quelles seraient les démarches à entreprendre afin de réaliser
une construction moderne en briques de terre comprimée et
stabilisée et qui soit durable abordable et bioclimatique conforme
aux normes, dans la région de M’sila ?
Modèle de réalisation du projet :
Le projet est une construction habitable, en semelles
filante béton cyclopien et en murs porteurs et toiture végétalisée
sous forme de voute avec une maçonnerie en bloc de terre Figure 0-1Représentation schématique des
interactions qui régissent le
comprimés stabilisés BTCS et en mortier de terre. développement durable
Autonome en énergie en utilisant des énergies renouvelables et en assurant une autonomie sur le
recyclage des eaux et de déchets.
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CHAPITRE I :
BLEMATIQUE DE MEMOIRE
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I. CHAPITRE I : ETAT DE L’ART ET PRESENTATION DE LA
PROBLEMATIQUE DE MEMOIRE
I.1 Introduction
L’objectif de ce premier chapitre de thèse est de faire l’état de l’art des construction contemporaines
en brique de terre crue BTCS dans le monde et en Algérie et des connaissances sur la stabilisation
de la terre crue par des liants minéraux.
La première section de ce chapitre sera consacrée à l’étude bibliographique Sur des Construction
modernes en Terre Crue Dans le Monde et en Algérie
Les deux parties porteront respectivement sur la présentation des liants minéraux utilisés pour la
stabilisation des matériaux en terre crue et sur les techniques des constructions en terre crue.
A l’issue de cette section dédiée à l’étude bibliographique nous présenterons la problématique du
mémoire.
Selon ((Minke, 2006)dans les régions, en particulier celles aux climats chauds et modérés, un
nombre croissant de bâtiments modernes ont déjà des murs en adobes ou blocs de sol stabilisés.
Avec des logements à bas prix dans ces régions, où les structures de toit peuvent représenter jusqu'à
un tiers des coûts totaux de construction, l'utilisation de blocs de terre pour construire des voûtes et
des dômes est très prometteuse, car ces types de structures peuvent être plus économiques que les
toitures industrielles tout en créant également une climat intérieur meilleure en raison de leurs
caractéristiques thermiques, du potentiel d'amélioration de la ventilation et des propriétés d'isolation
acoustique.
À l’avis de ((PAULUS, 2015), La promotion des BTC devrait se faire au travers de bâtiments
pilotes correctement conçus et via des formations de maçons ainsi que des cours dans les
universités.
Pour (Minke, 2006) les connaissances sur la façon de construire des bâtiments en adobes et en pisé
résistants aux tremblements de terre devraient être diffusées dans toutes les zones sujettes aux
tremblements de terre. Il a été prouvé que dans de nombreux cas, ce n'est pas l'utilisation de
matériaux en terre en tant que tels qui a conduit à l'effondrement de ces bâtiments lors des
tremblements de terre, mais plutôt des conceptions structurelles incorrectes et un mauvais artisanat.
Les principales causes du rejet du matériau terre et ces différentes démarches proposées en vue de
vulgariser les BTC ne sont pas exclusives mais invitent à une réflexion globale sur les changements
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qu’il faudrait opérer dans la politique du logement en Algérie afin de promouvoir les matériaux
locaux auprès de la population.
I.2 Construction traditionnelle en terre crue
La construction en terre traditionnelle se heurtait jusqu’à présent à des obstacle phycologiques et
problèmes de tenue dans le temps des blocs de terre qui ont progressivement amené les
constructeurs à abandonner ce matériau, les pluies peuvent être violentes et menace
dangereusement les constructions en terre , les changements de volume de la brique de terre d’argile
séché au soleil en fonction des conditions climatiques peuvent aussi conduire a des perte de
résistance dues aux fissures de retrait et a l’érosion des blocs, ces comportement dans le temps
provoquent le détachement des enduits et nuisent d’une façon générale à l’aspect des constructions.
il serait cependant très regrettable d’abandonner cette technique de construction à base de béton de
terre à une époque où les connaissance en mécaniques des sols acquisses grâce au développement
des études routières permettent de réaliser des compositions de béton de terre, éventuellement
stabilisée par un liant hydraulique qui permette de parer aux principaux inconvénients rencontrés
dans les constructions en terre.
Les matériaux de construction traditionnels en terre étaient le pilier d'une proportion importante des
sociétés du passé, et ont l'un des plus grands antécédents éprouvés en termes de longévité (certains
bâtiments ayant plusieurs centaines d'années) mais aujourd’hui elles sont considérés comme
matériaux «non conventionnels», «alternatif» et «faible impact environnemental» dans les
industries de la construction modernes,
((Hall, Lindsay, & Krayenhoff, Woodhead Publishing Limited, 2012), reposent leurs conclusions
sur une hypothèse importante; que les matériaux de construction en terre sont déjà bien compris et
que notre justification de ne pas les utiliser à la place de la maçonnerie en brique cuite, du béton, du
bois ou des composites préfabriqués doit être basé sur cette connaissance, Les éditeurs de son livre
« Modern earth buildings Materials, engineering, construction and applications» affirment que la
construction moderne en terre représente des matériaux et des finitions de haute qualité, des
approches standardisées et des systèmes de placement précis, une flexibilité significative en termes
d'ingénierie structurale avancée, la capacité de réguler passivement la température et l'humidité
intérieures, d'améliorer le confort thermique et la qualité de l'air intérieur, et présentent une
alternative viable à la maçonnerie porteuse ou aux murs en béton in situ avec de nombreux
avantages fonctionnels.
L’auteur espère que les preuves de ces affirmations valideront cette perspective et encourageront
les autres à explorer les opportunités que la construction moderne en terre peut apporter.
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I.2.1 Définition d'un bâtiment en terre « moderne »
Un bâtiment en terre est un bâtiment dans lequel une partie importante de la structure
et / ou du tissu du bâtiment comprend un sol classé (c'est-à-dire de la terre) qui a été
préparé à l'aide d'une ou de plusieurs techniques, par ex. terre battue ou bloc de terre
comprimé. (Hall, et al., 2012)
I.2.2 Caractéristiques d’un bâtiment en terre «moderne»?
Cependant, quelles caractéristiques peuvent rendre un bâtiment en terre « moderne»?
Ne peut pas être considérée comme un bâtiment en terre moderne :
Si les techniques constructives appliquées s'appuient sur ce qui a été appris du passé
tout en bénéficiant des avancées et des améliorations apportées par l'innovation de
pointe. Étant donné que notre apprentissage est en cours, il s’ensuit également que ce
qui constitue un « état de l’art» est relatif à l’époque où le nouveau bâtiment est
installé.
S’il est construit au moins au 21e siècle.
Avoir un haut niveau de qualité, des tolérances dimensionnelles avec précision, une
compatibilité avec les installations et accessoires requis / attendus.
Conforme aux réglementations / codes du bâtiment et la possibilité d'exceller dans
les meilleures pratiques et les normes de conception futures, par exemple Passive
house ou Cradle to Cradle.1
Cela implique aussi une grande compréhension de la conception du mélange, de la sélection et du
classement des matériaux, de la technologie de coffrage et de livraison et du développement de
nouveaux adjuvants, liants et revêtements, il en va de même pour la norme minimale et la qualité
globale de la terre `` moderne ''.
1
« cradle to cradle » veut dire du berceau au berceau. Cela désigne un précepte d'éco-conception et d'éthique
environnementale basé sur 2 principes : Zéro pollution. 100% réutilisé
En simplifiant, un produit fabriqué doit pouvoir, une fois recyclé, produire à nouveau le même produit, seul un ajout
d’énergie renouvelable intervenant dans le cycle.
« Cradle to cradle : créer et recycler à l’infini » William McDonough – Michael Braungart
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Enfin, la capacité d’un bâtiment « moderne » en terre à répondre aux attentes
toujours plus grandes des occupants en termes de confort, de santé / bien-être et
d’abri doit à tout le moins être maintenue et de préférence améliorée.
Minimisation de l'impact sur l’environnement et maximisation de la durabilité, cet
objectif devrait être atteint avec une réduction de l'énergie opérationnelle vers zéro
carbone, et un objectif secondaire de réduction de l'énergie intrinsèque et future de
démolition / élimination. (Hall, et al., 2012)
I.2.3 construction modernes en terre crues à travers le monde :
Pourquoi construire en terre
Bien qu'il existe de nombreuses raisons pour lesquelles un consommateur peut choisir
des murs de terre modernes, la beauté et l'impact viscéral des murs massifs fabriqués
à partir de matériaux légèrement traités l'emportent tout. Le fait que ces murs offrent
des environnements intérieurs sains associés à une efficacité énergétique, une
durabilité à long terme avec un faible entretien, ainsi qu'une acoustique améliorée,
une stabilité sismique améliorée et des barrières coupe-feu, sont rarement les facteurs
déterminants dans le choix de la terre battue. Il ne fait aucun doute que les habitudes
de consommation des pays développés s’adapteront rapidement
Pour tenir compte des réalités des effets sur la planète causée par nos modes de vie.
Dans ce contexte, la construction en terre moderne devrait être un besoin vital et une
demande universelle.
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de la construction tout en garantissant que le produit conserve une faible énergie intrinsèque. Il
existe d'innombrables façons de mécaniser la production de murs en terre. L'enjeu sera d'engager la
mécanisation sans renoncer à la valeur environnementale et esthétique du matériau. (Hall, et al.,
2012)
I.2.3.2 Construction moderne en terre dans les pays en développement
Dans les pays en développement, dont la plupart la population vit déjà dans des constructions en
murs de terre, le défi sera celui de la commercialisation. " Une famille auparavant appauvrie qui a
passé des générations à vivre dans un abri aux murs en terre espère vivre dans un bâtiment «
moderne » en béton, acier et verre. Il ne suffit peut-être pas que le bâtiment en terre moderne
fonctionne extrêmement bien ; il devra y avoir une différenciation visuelle évidente et une qui soit
ambitieuse pour l'utilisateur final" (Hall, et al., 2012).
En tout état de cause, la construction moderne en terre dans les pays en développement est une
nécessité environnementale, car une population de la classe moyenne est susceptible d’imposer des
exigences impossibles en termes de ressources pour des logements « modernes ». Le rôle du
marketing social dans ces pays est d’accroître le statut de la construction en terre qui possède une
importance vitale. De toutes façons le développement et la sophistication accrue de la construction
moderne en terre dans les pays développés sont susceptibles d'améliorer considérablement les
qualités ambitieuses de ces structures aux yeux de leurs populations.
I.2.3.3 Changements dans l'industrie moderne de la construction en terre
I.[Link] Changement esthétique
Les dernières décennies ont vu une lente adoption du statut attaché aux choix de vie respectueux de
l'environnement. En Amérique du Nord, il s'agit du segment de marché Lifestyles of Health and
Sustainability (LO HAS) et représente environ 50 millions de personnes disposées à voter avec leur
portefeuille (Hall, Lindsay, &Krayenhoff, 2012).
L'esthétique changeante de la construction moderne en terre (dans les pays développés) en raison de
nos aspirations sociales a été passionnante. La construction en terre moderne s'est développée dans
une période de changement pour l'ensemble de l'industrie de la construction. De nombreux
bâtiments modernes en terre ont des formes similaires à celles des maisons construites avec des
matériaux conventionnels, bien que les architectes exploitent de plus en plus les propriétés
fonctionnelles inhérentes que ces murs peuvent offrir au fonctionnement d'un bâtiment et à
l'interaction avec ses occupants. En Australie, par exemple, il y a une utilisation croissante de la
terre battue sur les murs porteurs pour apporter une masse thermique et hygrique importante au
cœur de l'intérieur du bâtiment tout en permettant aux éléments plus légers et bien isolés de revêtir
une grande partie du tissu extérieur. En Amérique du Nord, le potentiel d'utiliser de la terre battue
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isolée stabilisée (SIRE) pour atteindre des bâtiments à consommation énergétique nette zéro est
appliqué à la fois dans les climats très froids et très chauds. Une bonne architecture en terre utilise
ces qualités pour créer un sentiment de refuge calme pour les occupants.
Les œuvres d'art reposent confortablement sur les murs de terre; si le bon art nous fait nous
détendre dans un moment de réflexion, alors un simple mur de terre offre un endroit paisible pour le
faire.
Dans tous les cas, un bon design ne se limite pas à une simple apparence - il concerne également la
fonctionnalité. Les humains sont assez intelligents pour apprécier l'intégralité de la beauté et de la
fonction des bons bâtiments. Avec des bâtiments en terre bien conçus, ce sentiment d'exhaustivité
est rendu apparent.
L'acoustique, les odeurs, la température, l'humidité, les courants d'air, la façon dont l'œil se déplace
dans l'espace, les couleurs et les textures contribuent tous à notre sentiment de bien-être.
Des bâtiments en terre moderne bien conçus peuvent améliorer toutes ces fonctions avec un seul
matériau.
Il y a eu des progrès dans la mise à disposition d'options visuelles plus larges. Maintenant, il est
possible d'avoir de la terre battue avec ou sans formation de coutures, avec ou sans trous
traversants. Il y a maintenant un niveau de contrôle possible sur la texture finie de la surface du mur
(pour une acoustique améliorée) et sur l'application ou non d'une finition de surface. La couleur du
mur peut être à peu près n'importe quoi, bien qu'il reste la variabilité qui vient avec l'utilisation
d'une matière première. L'utilisation de schémas multicolores devient de plus en plus populaire,
malgré ses coûts. L'intégration de coquilles et de pierres dans la terre battue ou la sculpture de
coffrages pour créer de l'art à l'intérieur des murs a élargi ce qui est disponible pour que le designer
ou le consommateur s'exprime. (Hall, Lindsay, &Krayenhoff, 2012)
I.[Link] Moralité sociale et réponse au changement climatique
Dans le contexte de notre situation sociale et économique actuelle, le consommateur est le moteur
de la morale sociale.
Le développeur axé sur le marché apprend à construire des maisons plus grandes et moins
respectueuses de l'environnement car il répond simplement à une demande. La source de la morale
sociale dans ce cas réside dans le consommateur. Compte tenu de cette situation difficile, la
moralité sociale changeante dans le contexte de la construction moderne en terre appartient moins à
l'industrie de la construction et plus au consommateur du bâtiment.
L'expérience australienne évolue pour le mieux, et la nouvelle génération de consommateurs a été
très éduquée sur les comportements respectueux de l'environnement. L'écrivain publicitaire
Michael Mulchay (2011) de DDB Group, Melbourne a écrit : « Les jeunes consommateurs sont
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parfaitement conscients de leur rôle dans leur rôle dans la protection de notre environnement
fragile. Ils se sentent de plus en plus liés à système plus grand que leurs propres besoins
immédiats ».
Cependant, la vitesse à laquelle cette moralité affectera les modèles de consommation peut être
accélérée par l'impératif financier. Michael Mulchay a de nouveau déclaré : « Une publicité
annonce inévitablement l'intérêt personnel du consommateur. Si des bâtiments modestes et bien
conçus s'avèrent réduire considérablement le coût de la vie, alors le marché pourrait adapter en
conséquence des choix de logements plus sobres et plus judicieux. Étant donné les réalités de nos
défis écologiques inévitables, la prochaine génération regardera au-delà du résultat financier pour
considérer le résultat écologique ».
Du point de vue nord-américain, la moralité sociale est rarement le véritable moteur du marché
moderne de la construction en terre. Il y a, en effet, ceux qui choisissent les bâtiments en terre
modernes pour leur pertinence environnementale.
En ce qui concerne la réponse de l'industrie de la construction nord-américaine au changement
climatique, ce qu'ils font a très peu changé. Il est difficile de penser à un seul produit dans un
assemblage de murs à ossature en bois qui ne contient pas de formaldéhyde, de fongicide, de
composés organiques volatils ou de phtalates. Dans le monde de la construction écologique, l'accent
a été mis sur l'efficacité énergétique et le recyclage. Des progrès positifs ont certes été réalisés en
matière d'efficacité énergétique, mais le recyclage n'a pas été bon pour la maison américaine. Une
récente décision de l'EPA (US Environnemental Protection Agency) autorise désormais le recyclage
des cendres volantes en tant que composant de cloison sèche. Cela augmente le risque potentiel
d'exposition à des contaminants tels que le mercure, l'arsenic et d'autres métaux lourds, qui peuvent
contenir des cendres volantes. Plus important encore, alors que le consommateur américain
continue de se concentrer sur le premier coût des articles coûteux, la durabilité des maisons et des
bâtiments continue de décliner. Le concept et les avantages de la tasse jetable en styromousse sont
maintenant visibles dans la maison américaine jetable qui est destinée à durer seulement la durée de
l'hypothèque. C’est dans ce contexte de « normalité » que l’industrie moderne de la construction en
terre est en concurrence.
S'il est vrai que le consommateur a un grand mot à dire dans ce qui est construit, les impacts de ces
choix seront ressentis par les générations futures sous la forme de déchets toxiques et d'épuisement
des ressources. Si ces décisions ne sont pas fondées sur des informations complètes et si les
fabricants de produits sont autorisés à continuer de «blanchir», il incombe au gouvernement de
s’assurer que les informations complètes sur les produits sont divulguées. Si les gouvernements
exigeaient que tous les produits de construction structurels aient une durée de vie de 100 ans, la
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construction en terre moderne deviendrait du jour au lendemain une industrie majeure.
Évidemment, ce serait politiquement très difficile. Il est utile de souligner que le paradigme actuel
du bâtiment dépend de la disponibilité pour sa compétitivité. Les consommateurs dont nous
dépendrons pour changer le marché semblent ne pas en être conscients pour le moment. (Hall,
Lindsay, &Krayenhoff, 2012)
Au
niveau
structu
rel, les
murs
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partie basse de la baie est isolée mécaniquement du reste de la maçonnerie via des traits de scies.
Cela évite l’apparition de fissures au bas des fenêtres, dues à une mauvaise descente de charges. Le
plancher béton présente en face inférieure une rangée de bois d’eucalyptus servant de coffrage
perdu.
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Achèvement: 1993
Superficie: 155 m2 (habitation) + 61 m2
(bureau)
Un immeuble mixte résidence / bureaux
a été construit en 1992 dans une banlieue
résidentielle de Cassel, en Allemagne,
qui a été construit selon les normes
écologiques. Toutes les pièces
principales ainsi qu'une salle de bain et le
jardin d'hiver sont recouverts de dômes en Figure I-5Résidence cum office, Kassel, Allemagne
terre.
L'entrée est couverte par trois voûtes à cric construites en
briques vertes, comme expliqué au chapitre 14. Le hall
central est couvert par un dôme avec une portée libre de 5,2 m
et une hauteur libre de 4,6 m, qui est
muni d'un puits de lumière composé
d'un dôme en verre acrylique à
double couche.
À partir de ce hall d'entrée, quatre
chambres en forme de dôme Figure I-6 plans : Résidence cum office, Kassel, Allemagne
supplémentaires. Chaque pièce a la même envergure, avec une hauteur libre de 4 m, et chacune est
dotée d'un puits de lumière central et d'une fenêtre à hauteur normale. La construction de ces cinq
dômes a été réalisée à l'aide du guide de rotation Bien que le dôme central jaillisse d'une hauteur de
1,75 m et les dômes des quatre autres pièces à des hauteurs de 0,75 m, aucune poutre annulaire n'est
nécessaire, la structure étant conçue pour que toutes les forces résultantes tombent dans le tiers
médian des fondations. Les dômes de la salle de bain et du jardin d'hiver sont formés sur un
hexagone irrégulier, et ont été construits en utilisant une technique dérivée de la technique du dôme
afghan (voir chapitre 14) en utilisant des arcs inclinés à des angles de 40-60 ° par rapport à
l'horizontale.
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L'ouverture en forme d'œil qui
reste une fois que les deux
ensembles d'arcs atteignent le
point où ils convergent est
couverte en modifiant le motif des
arcs de 90 °. Tous les dômes sont
recouverts d'une couche
supplémentaire de 20 cm laine de
roche pour l'isolation thermique et
scellée avec une membrane en
plastique renforcée soudée à l'air Figure I-7Résidence cum office, Kassel, Allemagne vues d'intérieur
chaud de 2 mm d'épaisseur, qui est imperméable et « résistante aux racines ». Celui-ci est recouvert
de 15 cm de terre, qui sert de substrat aux graminées sauvages résistantes au gel et à la sécheresse.
La maison de plain-pied a une superficie de 216 m2, y compris le jardin d'hiver. Les murs, les
étagères et les objets sanitaires sont recouverts de tuyaux remplis de terre et même l'évier de la salle
de bain est en terre cuite non cuite (Minke, 2006). Pp153-155
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Le bâtiment est une structure de
poteaux et poutres à trois étages qui Figure I-9Maison pour trois familles, Stein sur le Rhin,
Suisse
est bordée d'un revêtement de
contrefort en diagonale. Les
murs extérieurs portent un
enduit de chaux extérieur sur
des plaques de construction en
laine de bois légère, derrière
lesquelles se trouve une
isolation en cellulose de 12 cm Figure I-8Maison pour trois familles, Stein sur le Rhin, Suisse travaux de
réalisation
d'épaisseur. L'intérieur des murs
extérieurs consiste en un loam de rasage à copeaux de bois léger, de 20 cm d'épaisseur, enduit d'un
enduit de loam. Le pignon exposé aux intempéries est pourvu d'un revêtement en bois de mélèze
ventilé à l'arrière. Les murs intérieurs sont remplis d'adobes. Le toit en brique et le balcon se
projettent vers l'extérieur de sorte que les pièces du sud soient ombragées en été, tout en admettant
ensoleillées en hiver. (Minke, 2006)pp158-159
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USA(SIREWALL2)
Lauréat du Prix de citation du bâtiment
distingué.
Le bibliothécaire, Daphne Platte, et
l'architecte, John Carney, ont dirigé la
première utilisation Terre battue isolée
stabilisée commerciale (dans un climat
[Link] Wyoming. Pinedale se trouve à Figure I-12Bibliothèque publique du comté de Sublette à une
Pinedale, Wyoming - USA
altitude de plus de 7000 pieds près de la
division continentale. Le temps est froid
et venteux en hiver avec des minimums de Figure I-13Bibliothèque publique du comté de Sublette à
Pinedale, Wyoming - USA vue d'interieur
–30 ° F (–34 ° C) (record de –49 ° F (–45
° C)). La construction a été effectuée en hiver à
l'intérieur d'une tente en plastique chauffée
(connue sous le nom de chauffage et de
thésaurisation). Avecseulement trois mois d'été
qui n'ont jamais connu de températures inférieures à zéro, le temps disponible pour la construction
devait être court.
Le danger d'une panne de courant (il y en avait un) et les vents violents constants ont fait de
l'intégrité thermique et structurelle de la tente un sujet de préoccupation.
De plus, travailler à l'intérieur de la tente avec l'échappement du skidsteer et du générateur était
parfois difficile. Par contre, travailler avec des T-shirts quand il faisait –20 ° F dehors était un répit
agréable.
Il y avait trois zones de pisé dans ce bâtiment : le grand auditorium, le hall d'entrée et la cuisine et le
long couloir. La nouvelle construction était un ajout à une ancienne bibliothèque de journaux et est
assez séparée dans le plan d'étage.
2SIREWALL :Structural Insulated Rammed Earth:est un système de murs sandwich structurels d' une épaisseur typique de 20 "à 24" ,Les
sols locaux combinés à 9% de ciment sont compactés de chaque côté d'un noyau isolant caché ,Stabilisé avec de la terre compactée et des
barres d'armature, avec 4 ″ d'isolant rigide caché au centre du mur (les barres d'armature sont utilisées dans les zones sismiques)
13
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
Les murs de terre battue isolés stabilisés mesurent 16 pieds de hauteur dans l'auditorium et 11 pieds
de hauteur ailleurs. Ils ont une épaisseur totale de 24 pouces et ont 4 pouces de mousse de
polyisocyanurate incrustée au milieu. La coloration est un oxyde de fer spécifique et les proportions
étaient légèrement variées (pour l'intérêt visuel) comme la construction de terre moderne nord-
américaine 601
le mur a été percuté. La texture des murs est très efficace pour créer une bonne qualité sonore dans
les espaces et le bâtiment est très calme (au centre-ville de Pinedale) en raison de l'atténuation
acoustique des murs épais et isolés. La terre était un till glaciaire concassé combiné à un sable
granitique anguleux grossier. La résistance à la compression moyenne du mélange de ces deux
matériaux combinés avec 10% de ciment Portland était de 4205 psi (29 MPa) avec certains résultats
dépassant 6000 psi (41 MPa).
(Krayenhoff, 2012)
I.2.4.6 La LuzLe modernisme d'Albuquerque New mexico, USA
14
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
autre type d'arc hitecture régionale et une
approche alternative à la croissance suburbaine
rapide qu'Albuquerque a connue dans l'après-
guerre.
La Luz représentait à la fois la modernité et le
patrimoine, passé et présent. Predock a conçu les
unités pour qu'elles soient construites en adobe
mais finies avec des matériaux industriels
modernes comme le béton, le bois scié et le verre
Figure I-15. La Luz, Albuquerque, NM, novembre 2015.
plat. De larges routes, de grandes fenêtres en verre
et des arêtes vives étaient d'autres éléments modernistes ici, en commun avec d'autres structures
construites dans la ville dans l'après-guerre. En même temps qu'elle exprimait ouvertement son lien
avec la culture automobile et le modernisme, La Luz a également répondu à son environnement
naturel environnant. En forme et en matière, le développement achevé représentait un village en
pisé avec des garages, suggérant cette approche hybride. Placés par le Rio Grande, loin de la ville et
de ses structures en béton, ses habitants pouvaient néanmoins rejoindre le centre-ville
d'Albuquerque en quelques minutes.)(Arar, 2020)
.
(s.d.)
15
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I.2.4.7 .Siège social de Telenor, Islamabad
Le plus grand projet de pisé du monde !
Le projet démontre en outre que, bien fait, les nombreux avantages de la terre battue ne se limitent
plus à la construction résidentielle.
Caractéristiques personnalisées
La tour de communication établit un nouveau
record pour la plus haute structure de pisé du
monde à 100 pieds
Détails techniques
Superficie totale du projet : environ 600 000
pieds carrés (55 742 mètres carrés) Figure I-18Siège social de Telenor, Islamabad
En Algérie, les projets de construction réalisés n’ont aucune identité architecturale, ce qui est déjà
publié sur le magazine de l’architecture en ligne Archi-Mag : « La question de l’architecture en
Algérie, reste encore sans réponse près d’un demi-siècle après l’indépendance. En effet, les
paysages urbains, les productions architecturales qu’elles soient de commande publique ou
d’initiatives privées, témoignent d’une absence de repères historiques ou de leur
méconnaissance. L’absence de ces repères qui seraient à même d’asseoir une permanence de
signes identitaires architecturaux reconnaissables, ainsi que leur perpétuation, réduit les
chances de jeter les bases d’une architecture algérienne contemporaine pouvant s’inscrire
dans l’universalité et permettant son établissement en tant que style architectural propre au
pays et de l’inscrire dans la durabilité.»
L’Algérie a manifesté très tôt son intérêt pour la revalorisation des constructions en terre mais il
reste insuffisant pour réduire ou même limiter l’obstacle psychologique des citoyens.
16
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L’étude de la réhabilitation et la restauration de l’ancien hôpital d’Adrar, conçu en 1942 par Michel
Luyckx, et classée en 2007 patrimoine local, présente un exemple sur l’importance de la
construction en terre dans le sud algérien.
Dans ces trois dernières années, le Ministère de la Culture en collaboration avec l’école
polytechnique d’architecture et d’urbanisme d’Alger (EPAU), organisent un festival
international de promotion des architectures de terre, baptisé « ArchiTerre ». L’objectif
premier de ce festival est la sensibilisation aux architectures de terre des futurs acteurs de la
préservation du patrimoine et de la construction.
Le Décret exécutif n : 12-79 du 19 Rabie El Aouel 1433 correspondant au 12 février 2012
portant création du Centre Algérien du Patrimoine culturel bâti en Terre CAP Terre et fixant
son organisation et son fonctionnement.
Le CNERIB, regroupe plusieurs projets réalisés en terre crue ont pu voir le jour tel que le montre le
tableau qui suit: ([Link]-Hannani, 2014)
Tableau I-1les opérationsde construction en terre en Algérie([Link]-Hannani, 2014)
Année Réalisation
1969 Réalisation de 136 logements en pisé au village agricole de Bouhlilet à Batna
1971 Une équipe franco-belge réaliseà Zéralda un groupe expérimental d’habitations rurales.
1973 30 des 300 logements du village de Mustapha ben Brahim, sont réalisés en pisé.
1975 Le village d’Abadla à été construit selon le procédé de la terre remplissant
1976 100 logements du village agricole de Felliache à Biskra sont réalisés en Toub.
1980 120 logements du village agricole de Madher à Boussaada sont réalisés en BTS.
1981 40 logements sont réalisés à chéragaprès d’Alger en blocs de terre comprimée
(BTC).
1984 Un prototype bioclimatique fut réalisé à Tamanrasset en BTC.
Un prototype fut réalisé au CNERIB en BTC.
1986 10 logements sont réalisés à Adrar en BTC.
10 logements sont réalisés à Reggane en BTC
1994 24 logements sont réalisés à Tamanrasset par l’office de promotion et de gestion
Immobilière en BTC.
44 logements sont réalisés par l’ETR de Tamanrasset en BTC.
1998 Un prototype en pisé fut réalisé au CNERIB.
2006 Un projet intitulé «réalisation d’un logement rural avec efficacité énergétique » est lancé
au CNERIB et financé par l’union européenne.
17
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Figure I-19logements en B.T.C à Tamanrasset (Le
CNERIB
18
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I.2.6 Histoire des techniques de construction en terre
La faible résilience de la terre par rapport à d'autres matériaux de construction tels que la pierre
signifie que des sites archéologiques monumentaux peuvent avoir été complètement détruits ou
restent à découvrir, et qu'il est difficile d'inférer le développement de techniques. Cependant,
l'ubiquité de la terre en tant que matériau de construction vernaculaire signifie que de nombreux
sites antiques construits en terre sont à l'étude, ce qui permettra à terme de mieux comprendre les
techniques utilisées dans l'Antiquité. (P. Jaquin, 2012)
Il est probable que les techniques de construction de la terre se sont développées indépendamment
dans différentes parties du monde, se propageant avec le mouvement des peuples. Les premiers
hommes se déplaçaient constamment, suivant des schémas de chasse et de cueillette dictés par
l'environnement. Les premiers abris utilisaient des caractéristiques naturelles telles que des grottes,
et les premiers bâtiments en terre auraient pu être des extensions de caractéristiques naturelles telles
que des monticules de terre à l'entrée des grottes ou des fosses creusées dans le sol.
L'agriculture s'est d'abord développée dans les vallées fluviales fertiles, et ici le limon et les argiles
fournissent d'excellents matériaux de construction pour la construction en terre. Il est probable que
la première technique à développer ait été l'accrochage et le barbouillage ; construction d'une façade
ou d'un toit en bois ou en graminées, qui est ensuite recouvert de terre. Une technique de type pisé
peut se développer plus tard, avec de la terre placée contre ou entre des murs en bois et compactée
en place, formant un mur plus épais. Le développement de la construction d'unités aurait pu se
développer plus tard, dans un premier temps, les unités ont été formées à la main et plus tard, des
blocs plus cuboïdes fabriqués à l'aide de coffrages. Une fois sèches, celles-ci pourraient être
transportées, permettant la production des matériaux à séparer de l'emplacement du bâtiment, ce qui
signifie par exemple qu'une terre appropriée pourrait être prélevée dans une vallée fluviale
susceptible d'être inondée et utilisée pour la construction de bâtiments à un niveau supérieur.
Une construction d’agriculture et de terre s'est développée indépendamment dans les principaux
berceaux de la civilisation. Le développement de l'agriculture le long des grands fleuves a conduit à
des rassemblements pour la première fois dans les villes. Ces civilisations fertiles de vallée fluviale
ont fourni les bons types de sol pour la construction en terre, et il existe des preuves pour le
développementde la construction en terre indépendamment dans lesvallées du Tigre et de
l'Euphrate, du Nil, de l'Indus, de la Jordanie, de Murghab et des rivières jaunes. Ces cultures sont
restées indépendantes les unes des autres, mais semblent avoir développé des techniques de
construction de la terre très similaires. Les techniques développées par la civilisation et le
commerce ont été affinées et mises à jour, ce qui est difficile à tracer parce que les techniques de
19
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construction de la terre peuvent varier d'un établissement à l'autre et d'une année à l'autre.
Cependant, certains modèles émergent. Il semblerait que la transition des briques moulées à la main
aux briques cuboïdes se soit produite en Mésopotamie vers 5000 avant JC, et que la terre battue
n'ait pas été trouvée en Amérique du Sud avant son introduction par les Européens.
La terre est généralement utilisée en combinaison avec d'autres matériaux de construction quand
ceux-ci sont disponibles, par exemple les maisons de wattle et daub3combinent la terre et le bois
en construction et se trouvent au Japon et en Europe du Nord. Là où la pierre est facilement
disponible, la terre est utilisée comme plâtre ou mortier, comme à Malton dans le nord de
l'Angleterre, ou comme gazon pour la
construction de toits ou de murs, comme
dans les îles occidentales d'Écosse. Il y a
aussi des exemples d'architecture
monumentale dans un type de
construction et de construction
vernaculaire dans un autre, comme les Figure I-23maison circulaire Hakka source : [Link]
[Link]/maisons-circulaires
cathédrales en pierre d'Angleterre,
contrastant avec les maisons vernaculaires environnantes Wattle and Daub.
les techniques de construction de la terre se sont
développées indépendamment dans différentes parties du
monde, mais il existe des traits communs que l'on retrouve
partout. Le sol, et en particulier les sous-sols nécessaires à
la construction en terre, se trouvent dans de nombreuses
régions du monde et, lorsqu'ils sont proches de la surface,
c'est généralement parce qu'il n'y a ni bois ni pierre.
S'il y avait de la pierre ou du bois, ils seraient utilisés
Figure I-25Fort de pisé à Basgo, Inde.
comme matériaux de construction.
Figure I-24 coupe d’une maison circulaire Hakka
Par conséquent, la terre est généralement utilisée source : [Link]
circulaires-hakka/
là où le bois ou la pierre ne sont pas.
3
Le wattle and daub est une méthode de construction composite utilisée pour fabriquer des murs et des bâtiments, dans
laquelle un treillis tissé de bandes de bois appelé wattle est enduit d'un matériau collant généralement constitué d'une
combinaison de sol humide, d'argile, de sable, de fumier animal et de paille. L'acacia et le torchis sont utilisés depuis au
moins 6 000 ans et sont toujours une méthode de construction importante dans de nombreuses régions du monde. De
nombreux bâtiments historiques incluent la construction en bois et en torchis, et la technique redevient populaire dans
les zones plus développées en tant que technique de construction durable à faible impact .
20
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Il existe une myriade de techniques différentes de construction en terre, et des recherches
supplémentaires sont nécessaires pour permettre des descriptions précises du développement et de
la diffusion de ces techniques. La construction d'unités nécessite des sols particulièrement riches en
argile et en limon, qui se trouvent généralement dans les vallées fluviales et sont généralement
combinés avec un matériau liant comme la paille pour produire de petites unités. Ces unités peuvent
être séchées et transportées sur de courtes distances du site de production. En conséquence, les
premières grandes colonies utilisant des matériaux
de construction en terre comme le long du Tigre
et de l'Euphrate, la colonie de Catalhöyük et celles
de Harrapa et Mohenjo-daro le long de l'Indus
semblent s'être développées avec une agriculture
sédentaire, en utilisant les sols des vallées
fluviales. combiné avec les cultures cultivées
21
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entourant Lo Manthang dans Mustang sont construits en terre battue, et en Afrique du Nord et en
Europe du Sud, la terre battue a été utilisée pour les murs de la ville de nombreuses citations
islamiques. Les murs de Séville et de Cordoue en Espagne et de Marrakech au Maroc sont tous
construits en terre battue.
Bien que la terre continue d'être utilisée à la fois comme matériau de construction vernaculaire et
monumental, son utilisation a diminué au fil du temps à mesure que d'autres matériaux de
construction deviennent disponibles, à la fois grâce à des processus de production améliorés
(d'abord pour le bois et la pierre, puis pour l'acier et le béton) et grâce à des améliorations. transport.
Celles-ci, associées aux propriétés mécaniques améliorées que présentent d'autres matériaux,
signifient que la terre a commencé à ne plus être utilisée dans certaines parties du monde.
Au 18e siècle, les révolutions industrielles qui ont balayé l'Europe et l'Amérique du Nord
signifiaient que d'autres techniques de construction pouvaient fournir une alternative viable à la
construction en terre. Bien que la construction en terre se soit avérée populaire dans le Midwest des
États-Unis, l'arrivée des chemins de fer a permis de développer des techniques de construction plus
efficaces. De même, le développement du ciment Portland en 1824 et l'utilisation du fer et de l'acier
dans la construction ont éloigné la construction en terre de la construction traditionnelle.
La construction en terre dans le monde développé a récemment vu une résurgence en tant que
matériau de construction durable. Les vertus qui l'ont rendu si viable pour les premiers
constructeurs, à savoir de faibles distances de transport, des processus de construction simples et
une disponibilité facile, font de la terre la construction durable par excellence
22
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
I.2.7 Les Techniques De Construction En Terre Anciennes
Il existe de très nombreuses techniques constructives utilisant la terre crue comme matériau à
travers le monde. Ces techniques ont été répertoriées et classées parcatégories par les chercheurs de
23
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I.2.7.1 La bauge.
La technique de la bauge ne nécessite que très
peu d'outils pour être mise en œuvre.C'est la
méthode constructive la plus longue dans la
mesure où l'on commence à construire au
début du printemps jusqu'au début de I ‘hiver
avec la pose de la toiture. De plus la maison
n'est habitable que plusieurs mois après I’
achèvement. La bauge permet de montrer des
25
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
L'adobe.
Le terme «adobe» viens de |'arabe «al toube» qui représente des blocs de terre crue moulés et séchés
qui une fois calpinés permettent de réaliser
des murs porteurs de 30 cm voir plus suivant
les hauteurs souhaitées. La différence entre
une brique d'adobe et une brique de terre cuite
réside dans le fait que cette dernière étant
chauffée permet d'acquérir des caractéristiques
de dureté et de longévité. C'est la production
de plus en plus importante des briques de Figure I-30: Moulage et séchage des blocs adobes
terre crue qui explique un certain (Hanane, 2018)
délaissement pour les briques d'adobe.
Hormis I ‘utilisation d'outils basiques comme des pelles, fourches ou brouettes, les maçons utilisent
pour façonner leurs blocs de terre crue de simples cadres de bois, cette technique étant très
facilement accessible même aux maçons les plus pauvres, permettant de réaliser un ou plusieurs
blocs à la fois. La terre servant à la confection des blocs devaient être issue de sol argilo-sableux, la
qualité du produit fini étant en lien direct avec la terre utilisée il n'était pas rare que les meilleurs
sites d’extraction se transmettaient de génération en génération.
La terre extraite du sol est débarrassée de ses éléments végétaux puis hydratée jusqu'à obtenir une
pâte proche de la boue puis laissée au repos 48h pour permettre une bonne homogénéisation du
produit, ce procédé est répété plusieurs fois. Il est possible d'armer les blocs de terre en y ajoutant
des fibres mais cela n'est pas toujours nécessaire si le sable et le gravier sont suffisamment présents
car ils font également office de squelette (liant). Lorsque le mélange est prêt, on le lance avec force
dans le moule afin d'en faire échapper les bulles d'air, on lisse la surface et on passe au bloc suivant.
Les blocs sont posés sur chaque côtés deux fois par jour pendant trois jours .
Le pisé est une technique particulière pour monter un mur en terre crue : celle-ci est compactée (à l'aide d'un
pilon) dans des coffrages (appelés banches) de grande largeur qui se superposent pour constituer la hauteur des
murs (figure 19) (Hachem, 2017)
26
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
I.2.7.3 Le pisé:
Le pisé est une technique particulière pour
monter un mur en terre crue : celle-ci est
compactée (à l'aide d'un pilon) dans des
coffrages (appelés banches) de grande
largeur qui se superposent pour constituer la
hauteur des murs) (Hachem, 2017)
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PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
I.2.8.2 production des blocs de terre comprimée :
La production des blocs de terre comprimée peut être assimilée à celle des blocs de terre cuite produits
par compactage, exception faite de la phase de cuisson.
L'organisation de la production sera différente selon qu'elle est réalisée dans le cadre de petites unités de
production artisanales (ou briqueteries) au moyen de presses généralement manuelles ou semi-
mécanisées, voire motorisées ou bien dans le cadre d'unités de production semi- industrielles et
industrielles les principes et modes d'organisation de l'industrie des briques cuites ou des produits silico-
calcaires classiques.
Les aires de production, de séchage et de stockage varient également selon les modes de production
adoptés et les conditions de production issues de l'environnement climatique, technique et
économique(Mohemed, 2007).
I.2.8.3 Modes de production des blocs de terre comprimée :
On distingue quatre grandes catégories de presses et unités de production :
Presses manuelles Figure 23 ;Presses motorisées, Unités de production foraines (mobiles légères) Figure
24 ;Unités de production fixes(Mohemed, 2007).
Tableau I-2: Brique de terre crue compressée réalisée à l’aide d’une presse manuelle (Soumia, 2015)
28
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
Blocs alvéolaires :Ils présentent l'avantage d'être légers mais exigent des moules assez sophistiqués
ainsi que des pressions de compression plus forte que la normale.
Blocs à emboitements :Ils peuvent éventuellement permettre de se passer de mortier mais exigent
des moules assez sophistiqués et en général des pressions de compression plus ou moins élevées.
Blocs parasismiques :Leur forme améliore leur comportement parasismique ou permet une meilleur
intégration de systèmes structuraux parasismiques : chainage par exemple.
Blocs spéciaux :Les blocs sont fabriqués exceptionnellement pour une application spécifique.
29
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stabilisation aux liants minéraux (ciment et chaux) , durabilité, Techniques constructives, Ceci nous
permettra, dans un second temps, de dégager la problématique de notre étude.
I.2.9 Stabilisation:
I.[Link] Définition:
Le Centre des Nations Unies pour les établissements humains a défini la stabilisation d’un sol
comme étant, la modification des propriétés d’un système terre-eau-air pour obtenir des propriétés
permanentes compatible avec une application particulière.
Mais la stabilisation est un problème complexe car de très nombreux paramètres interviennent. Il
faut en effet connaître : les propriétés de la terre, les améliorations envisagées, l’économie du
projet, les techniques de mise en oeuvre de la terre choisie pour le projet et la maintenance du projet
réalisé.(Oussama, 2018)
I.[Link] Objectifs
Les principaux objectifs de stabilisation des sols sont :
a- Stabilisation mécanique :
La stabilisation mécanique est le terme général utilisé pour la stabilisation du sol par
compactage. Ce procédé modifie les propriétés de la terre (la densité, la compressibilité,
la perméabilité et la porosité), en intervenant sur la structure.
b- Stabilisation physique :
Les propriétés d'une terre peuvent être modifiées en intervenant sur la texture :
mélange contrôlé de fractions de grains différentes (argile et sable).
c- Stabilisation chimique :
La stabilisation de la terre est assurée par l’ajout d’autres matériaux ou de produits
chimiques qui modifient ses propriétés, soit du fait d’une réaction physicochimique entre les
particules de la terre et le produit ajouté soit en créant une matrice qui lie ou enrobe les particules.
On peut citer, en particulier du ciment, de la chaux, du bitume, et de sous produits industriels. Le
30
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
choix et la quantité de matériau ou de produit chimique à ajouter dépendent de la nature du sol et du
degré d'amélioration de la qualité du sol souhaité .
Le traitement du matériau terre par des produits chimiques se fait pratiquement de deux manières :
- Un traitement dans la masse (introduction dans la masse du sol d’une quantité minimale de
stabilisant).
- Un traitement de surface (enduits, badigeons, hydrofuges), pour protéger la surface par
imprégnation sur la partie exposée .
I.2.9.2 Moyens de stabilisation :
Dans la littérature, on peut trouver diverses classifications, selon : la nature, la forme, etc. (Hanane,
2018), il y a six modes de stabilisations :
Densifier.
Armer.
Enchainer.
Liaisonner.
Imperméabiliser.
Hydrofuger.
Chaque stabilisant n’agit pas obligatoirement selon un procédé exclusif, mais il peut aussi cumuler
plusieurs procédés : physique et chimique
31
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
Tableau I-3Moyens de stabilisation des terre remaniées(Hanane, 2018)
a) Principe
Les premières tentatives de stabilisation au ciment dans le domaine routier, ont lieu aux U.S.A en
1915. La stabilisation au ciment, en construction de bâtiments, s’est développée indépendamment
en Allemagne, dès 1920. Aux U.S.A, à partir de 1935, le sol-ciment est de plus en plus employé :
routes, pistes d’aérodrome. Depuis lors, dans le monde entier, on ne compte plus les applications de
la stabilisation au ciment autant dans le domaine des travaux publics que dans celui du bâtiment.
Le ciment est sans doute l'un des meilleurs stabilisants pour le bloc de terre comprimée.
L'ajout de ciment, avant la compression, permet d'améliorer les caractéristiques du matériau, en
particulier sa résistance à l'eau, par l'irréversibilité des liens qu'il crée entre les particules les plus
grosses. Le ciment va agir principalement sur les sables et les graviers comme dans le béton ou dans
un mortier sable-ciment. De ce fait, il est inutile, voire néfaste, d'utiliser des terres trop argileuses (>
30 %). (Abdelhamide, 2018)
b) Mécanisme de stabilisation
Dans la terre, le ciment hydraté réagit de deus façon la réaction avec lui-même : formation d’un
mortier de ciment pur hydraté et la réaction avec le squelette sableux.
Réaction avec l’argile selon trois phases :
L’hydratation provoque la formation de gels de ciment à la surface des agglomérats d’argile. La
chaux libérée pendant l’hydratation du ciment réagit aussitôt avec l’argile. La chaux est vite
consommée et l’argile entame une dégradation.
32
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
Progression de l’hydratation qui active la désagrégation des agglomérats d’argile ; ceux-ci sont
pénétrés en profondeur par les gels de ciment.
Interpénétration intime des gels de ciment et des agglomérats argileux. L’hydratation persiste mais
plus lente (Yacoub, 2010).
I.2.9.3 Stabilisation à la chaux
I.[Link] Mécanisme de stabilisation
Les théories de la stabilisation à la chaux suggèrent cinq mécanismes de bases :
a) Absorption d’eau : plus remarquable en cas d’utilisation de la chaux vive. La chaux subit
une réaction d’hydratation qui abaisse la teneur en eau du mélange.
b) Echange cationique : L’addition de la chaux à une terre humidifiée correspond à un apport
important d’ions de calcium. Par un phénomène d’échange cationique, ces ions de calcium
se substituent aux cations échangeables (magnésium, sodium, hydrogène…) de la terre. La
capacité d’échange cationique de la terre est déterminante dans ce phénomène.
c) Floculation et agglomération : l’échange cationique et l’augmentation de la quantité
d’électrolytes dans l’eau interstitielle conduisent à la floculation et agglomération des
particules fines de la terre. Ainsi, il y a augmentation de la taille des agrégats de la fraction
fine de la terre. La structure et la texture de la terre changent.
d) Carbonatation : la chaux ajoutée à la terre réagit avec le dioxyde atmosphérique pour former
du carbonate de calcium. Cette réaction consomme une partie de la chaux disponible pour
les réactions pouzzolaniques.
e) Réaction pouzzolanique : C’est le mécanisme le plus important influençant la stabilisation à
la chaux.
Les propriétés de résistances du matériau sont dues essentiellement à une dissolution des
minéraux argileux dans un environnement alcalin produit par la chaux et à la recombinaison de la
silice et de l’alumine des argiles avec le calcium pour former des silicates d’aluminium et de
calcium qui ciment les grains entre eux(Abdelhamide, 2018)
I.2.9.4 Stabilisation mixte chaux-ciment
Ce type de traitement s’effectue sur les sols trop humides et plastiques. On utilise d’abord la chaux
seule a des faibles teneurs puis le ciment. Les deux liants ne sont pas concurrents mais
complémentaires. Un traitement préalable à la chaux permet l’assèchement du sol trop humide. Sa
floculation en présence de chaux le rend pulvérulent et friable donc plus apte a être mélange ensuite
au ciment. Le ciment dont la cinétique d’hydratation est plus grande que celle de la chaux permet
l’obtention des résistances mécaniques dès les premiers jours de traitement. Il n’existe pas a notre
connaissance d’étude sur les mécanismes qui régissent ce traitement. Apparemment, on peut penser
33
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
que la portlanditeCa(OH) 2 libérée par le ciment en solution joue le même rôle stabilisant que celui
de la chaux. Les hydrates formés par la chaux libre et par la portlandite du ciment vont se cumuler à
ceux provenant du ciment dissous.(Bachir T. , 2014)
La stabilisation à la chaux est apparue aux U.S.A. en 1920 pour les chaussées.
Aujourd’hui, elle rencontre un intérêt croissant dans le domaine de la construction et principalement
dans le cas de moulage par compression. L’ajout de chaux à la terre se fait dans les mêmes
proportions que pour la stabilisation au ciment, c’est-à-dire undosage de 6 à 12%. Ici par contre,
contrairement au cas de la stabilisation au ciment, ilexiste pour chaque type de terre une quantité
optimale. Différents types de chauxpeuvent être mis en oeuvremais on utilise principalement les
chaux aériennes qui sontobtenues par cuisson de calcaires très purs. La chaux vive (CaO) est moins
utiliséeque la chaux éteinte Ca(OH)2 même si elle est plus efficace que la seconde à poids égal, car
elle nécessite des conditions de stockage et de transport particulières. La chaux hydraulique
naturelle (XHN) et la chaux hydraulique artificielle (XHA) quant à elles ne sont utilisées qu’en
dépit d’une autre chaux disponible. La stabilisation à la chaux peut se décomposer en cinq
mécanismes. Le premier est l’absorption d’eau de la terre humide par la chaux. Cette hydratation
est accompagnée par un important dégagement de chaleur. Le second est l’échange cationique des
ions de calcium de la terre humide : ceux-ci se substituent aux cations échangeables de la terre. Le
troisième est la floculation et l’agglomération des particules de terre suite au nombre plus important
d’électrolytes dans l’eau interstitielle dû à l’échange de cations précédant, ce qui entraîne un
changement de texture et de structure. Le quatrième mécanisme est la carbonatation : « la chaux
ajoutée à la terre réagit avec le dioxyde de carbone de l’air pour former des ciments carbonatés
médiocres » .Le dernier mécanisme est la réaction pouzzolanique. Celle-ci est très importante car
c’est elle qui influence le plus les performances de la stabilisation à la chaux. Cette dernière produit
en effet un environnement alcalin au pH élevé dans lequel se dissolvent les minéraux argileux. La
silice et l’alumine des argiles serecombinent alors avec le calcium, formant des silicates
d’aluminium et de calcium qui vont cimenter les grains entre eux. La stabilisation à la chaux
nécessite donc une terre argileuse contenant principalement des silicates d’alumine, de la silice ou
des hydroxydes de fer. La présence de matières organiques dans la terre est moins problématique
que dans le cas de la stabilisation au ciment : ici, des terres contenant jusqu’à 20% de matières
organiques peuvent être utilisées. Par contre, les sulfates sont néfastes à l’état humide (Hadda &
Ikram, 2018).
I.2.9.5 Stabilisation par fibres
La stabilisation par armature a l’aide de fibres est très employée de par le monde en construction en
terre. Les fibres sont principalement employées pour la confection des blocs moulés par pétrissage,
34
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avec des terres plutôt argileuses présentant souvent un important retrait. Les productions artisanales
de briques d’adobe stabilisées à la paille sont très variées mais on connait aussi l’emploi de fibres
pour construire en torchis, en terre paille, en bauge ainsi qu’en blocs comprimes et en pise. Pour le
cas des fibres synthétiques, elles sont utilisées généralement dans le renforcement des sols pour
augmenter les résistances à la compression et au cisaillement.
Dans le reste de ce chapitre, nous allons passer en revue les principales fibres utilisées dans la
fabrication des matériaux composites en général et les briques de terre fibrée et le renforcement des
sols en particulier (Bachir T. , 2014).
Les fibres
Les fibres sont caractérisées par une longueur au moins trois fois supérieure à leur diamètre. On
peut dire que sous l’appellation " fibres" se cache une grande famille de matériau qui a été
introduite dans le commerce comme de nouvelles applications. Elles sont classées selon leur origine
(naturelles, synthétiques et artificielles), leur forme (droite, ondulée, aiguille, …etc.), leur
dimension (macro ou microfibre) et aussi par leurs propriétés mécaniques. Cependant, pour faire un
choix de fibres à utiliser pour une application donnée, il faut tenir compte de la compatibilité de la
fibre avec la matrice, et le mode de performance du composite (Bachir T. , 2014).
Différents types de fibres
Plusieurs types des fibres sont utilisés dans la construction, elles peuvent être classées par famille
(Bachir T. , 2014) :
a. Les fibres naturelles
On peut subdiviser les fibres naturelles en trois grands groupes selon leur origine (figure 1.35):
– Les fibres végétales : l’utilisation de fibres naturelles, et en particulier de fibres végétales comme
renfort de matériaux composites, présente deux principaux avantages. Tout d’abord, ces fibres sont
largement disponibles à faible coût et leur utilisation en construction constitue de nouveaux
débouches pour les matières agricoles. D’autre part, la valorisation des fibresvégétales permet la
réduction des impacts environnementaux par rapport à des compositesconventionnels puisque ce
sont des matières premières renouvelables, biodégradables, neutres vis-à-vis des émissions de CO2
et demandant peu d’énergie pour être produites.
Les fibres végétales comprennent :
s (coton, kapok),
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Figure I-33Classification des fibres naturelles en fonction de leur origine(Bachir T. , 2014)
– Les fibres animales : La fibre la plus importante et la plus utilisée est la fibre de laine connue
pour ses qualités de bon isolant thermique, son pouvoir absorbant élevé (16-18%) et son élasticité
importante (45%) (Feughelman, 1997). Les fibres animales sont classées selon leur provenance, on
note essentiellement :
, cachemire,…
– Les fibres minérales : L’amiante est la seule fibre minérale naturelle. Elle a attiré l'attention des
industriels pour sa résistance à la chaleur, au feu, aux agressions électriques et chimiques et pour
son pouvoir absorbant. Elle a été utilisée dans diverses installations industrielles et même en
construction avant de l’interdire progressivement à cause des risques cancérigènes qu’elle présente.
b. Fibres synthétiques
Les fibres synthétiques sont fabriquées avec des polymères de synthèse obtenus à partir de
substances ou de composes fournis par l’industrie pétrochimique. Elles ont fait leurs apparitions au
début de 20ème siècle, après la réussite de la fibre de Viscose, depuis lors, un grand nombre de
fibres synthétiques ont été mises au point; elles possèdent chacune des propriétés qui répondent à
un type particulier d’application. Ces fibres, tout comme les fibres artificielles, sont obtenues par
filage. Elles suscitent l’intérêt de beaucoup d’industriels pour leur faible coût, leur disponibilité et
leur indépendance des saisons et surtout la possibilité de les adapter et modifier leurs propriétés, par
contre, elles sont très critiquées quant à leur comportement vis-à-vis de l’environnement que ce soit
pendant le processus de fabrication ou après leur utilisation et les difficultés de leur recyclage .
Les principales catégories de fibres synthétiques commercialisées sont:
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rivés polyvinyliques ;
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- essai Proctor normal.
- essai Proctor modifié.
Ces deux essais permettent d’étudier et/ou optimiser la mise en oeuvre des matériaux, sans
permettre d’étudier leur comportement en service.
Le compactage statique. Il consiste à imprimer un effort croissant sur un matériau, de façon à le
comprimer dans un moule. Dans « l’essai de compactage statique », le matériau est compacté de
façon quasi-statique, et permet la fabrication d’éprouvettes homogènes qui serviront, d’une part
pendant le compactage pour déterminer les paramètres de mise en oeuvre, et d’autre part pour
l’étude du comportement en service (Rc, Rt…).
La vibro-compression
Ce mode de compactage associe la vibration du moule et l’application d’une charge de
compression, en général assez faible. Il est utilisé pour la mise en oeuvre des produits
béton.l’eau(Ouarda, 2016)
I.2.9.7 Les ajouts mineraux
Les ajouts mineraux sont des materiaux siliceux ou silico-alumineux presentant une phase reactive
et amorphe. Ils peuvent avoir des proprietes hydrauliques c’est-a-dire qu’ils s’hydratent de facon
autonome au contact de l’eau. Ainsi, ils peuvent posseder des proprietes pouzzolaniques, c'est-a-
dire qu’en presence d’eau, l’ajout reagit avec la chaux hydratee pour former des silicates de calcium
hydrate (C-S-H), qui sont a l’origine des proprietes liantes de la matrice cimentaire.
L’utilisation des ajouts mineraux dans la stabilisation des sols en remplacement partiel ou total du
ciment ou de la chaux presente plusieurs aspects benefiques. Leur valorisation dans la stabilisation
est non seulement economique mais egalementecologique(Laib, 2017).
I.[Link].1 Laitier de haut fourneau
Les laitiers de haut fourneau sont des sous-produits de l'elaboration de la fonte. Ils sont formes de
constituants non ferreux, des fondants et des cendres de coke. On peut obtenir deux types de laitier
de haut fourneau suivant le processus de refroidissement :
- Le laitier cristallise obtenu par refroidissement lent
- Le laitier vitrifie (granule) obtenu par refroidissement rapide, par trempe.
L’origine des deux types de laitier est la meme, la difference entre ces deux materiauxreside
seulement dans leurs cristallographie et reactivite chimique, et cela conditionne les proprietes des
materiaux obtenus, donc leur utilisation. Le laitier vitrifie presente une structure vitreuse,
riche en energie ce qui lui confere une hydraulicite latente. Au contraire, le laitier cristallise a une
forme mineralogique stable et son pouvoir hydraulique, lorsqu’il existe, n’est que modeste.
Production du laitier granule
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La matierepremiere du laitier moulu est un materiau secondaire issu de la fabrication de la fonte. Le
minerai de fer (constitue essentiellement de silice, d’oxyde de fer et d’alumine) et le fondant (chaux
CaO et dolomie MgO) sont portesa haute temperature (1400 a 1600°C) dans un haut-fourneau. La
fonte est obtenue par cette operation de fusion. La gangue liquefiee du minerai, de densite plus
faible, vient en surface de la fonte en fusion et peut, de ce fait, etrerecuperee par ecoulementsepare.
A la sortie du haut-fourneau, cette gangue (le laitier de hautfourneau) est soumise a un
refroidissement brutal : la trempe, generalementeffectuee a l’aide de jets d’eau sous forte pression.
Sous l’effet de cet abaissement tres rapide de la temperature, le laitier se solidifie et forme des ≪
granules ≫ de dimension comparable a celle d’un sable (moins de 5 mm) : le materiau obtenu, le
laitier granule de haut-fourneau, est vitreux et possede des proprietes hydrauliques latentes.
. Caracteristiques chimiques et mineralogiques
Les composantes principales du laitier de hauts fourneaux sont la chaux (CaO), la silice (SiO2),
l'alumine (Al2O3) et la magnesie (MgO) qui representent presque 95% a 97% des constituants du
laitier. Le laitier de haut fourneau est un produit dont la composition chimique est variee d’un pays
a l’autre.
En ce qui concerne la mineralogie, le laitier est caracterise par une phase amorphe tres majoritaire,
de l’ordre de 90%. Pour les 10% restant, on parle alors de germes de cristallisation.
Ces germes mineralogiques sont essentiellement des silicates ou des silicoaluminates de chaux .
Reactivite hydraulique du laitier
La reactivite du laitier de haut fourneau depend de plusieurs parametres :
La composition chimique a un role important sur la reactivite du laitier. La reactivite augmente avec
la teneur en chaux et en magnesie pour un dosage inferieur a 15%, mais diminue avec la teneur en
silice et en oxyde de manganese .
La surface specifique a un rolepredominant sur la reactivite hydraulique du laitier.
Plus la finesse du laitier est elevee, plus la reactivite hydraulique et les resistancesmecaniques sont
elevees. La mineralogie du laitier a un effet sur sa reactivite hydraulique par le taux de vitrification.
En effet la determination du taux de vitrification est tres importante car sastructure vitreuse est riche
en energie qui n'a pas etedissipee, et n'a pas atteint son niveau d'energie le plus bas correspondant a
l'etat cristallin. De ce fait, le laitier possede une energie plus elevee qu'a l'etat cristallin.
L'hydraulicite du laitier vitrifie est definie par sa faculte a evoluer, sous l'effet d'une activation
basique ou autre, vers son plus bas niveau energetique en formant des produits d'hydratation solides
. Le laitier vitrifie est ainsi un materiau hydraulique latent.
Hydratation du laitier
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Contrairement au ciment qui s'hydrate par simple addition d'eau, le laitier de haut fourneau vitrifie
n'est rapidement soluble que dans une eau alcalinisee et a donc besoin, pour faire prise, d'un agent
d'addition appeleactivant . Le processus d'hydratation du laitier est ensuite semblable a celui du
ciment Portland tel qu'il fut explique par Le Chatelier . Le processus d'hydratation peut etre vu
comme une repetition de cycles dissolution - concentration - precipitation, qui se prolonge pendant
des annees jusqu'a hydratation maximum des grains de laitier voir (Figure I. 28). L'hydratation
intervient d'abord par dissolution du laitier dans l'eau de gachage basique. Cette dissolution aboutit
a une solution basique concentree, d'ouresulte une precipitation de composes hydrates. Cette
precipitation fait a son tour chuter la concentration des elements dans la solution, ce qui permet la
solubilisation d'une nouvelle quantite de produit jusqu'a une concentration entrainant une nouvelle
precipitation de composes hydrates .
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Le laitier de haut fourneau granule est principalement utilise comme addition pour liants
hydrauliques, dans la production de ciment ou la fabrication de betons. Le laitier granule peut etre
valorise comme addition minerale dans la stabilisation des sols. Il est utilise aussi comme sable. Il
est a noter que tres peu de chercheurs ont explore l’utilisation du laitier de haut fourneau comme
ajout minéral dans les BTC.
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terrassements et est souvent utilisée dans les rapports d’études géotechniques de tracés, sera ensuite
présentée.
Figure I-35 : Classification triangulaire des sols fins (contenant moins de 30% d'éléments de diamètre
supérieur à 2 mm)
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I.3.3 Classification (LPC/USCS) des sols
La classification LPC (1965) utilise les résultats d’essais classiques d’identification des sols :
des critères granulométriques :
— les pourcentages de gravier, sable et particules fines (tamisas à 2 mm et 0,08 mm);
— la forme de la courbe granulométrique :
• coefficient d’uniformité ou de Hazen Cu,
• coefficient de courbure Cc (ou Cz);
les caractéristiques de plasticité wLet IP, et la ligne A d’équation :
IP = 0,73 (wL– 20) (relation de Cazagrande) ;
la teneur en matières organiques.
La classification peut également s’effectuer à partir de l’observation visuelle du sol et de tests
simples de chantier. Mais il faut une grande expérience pour appliquer correctement cette méthode
de classification de chantier.
Les groupes de sols : Le système de classification LPC débouche sur 15 sols types, affectés
chacun d’un symbole à deux lettres, prises dans les trois ensembles suivants :
Tableau I-4Les groupes de sols.
Éléments du sol Granularité du sol Plasticité du sol
G : Grave. Le gravier est la fraction b : Bien gradué t : Très plastique
principale m : Mal gradué p : Peu plastique
S : Sable. Le sable est la fraction
principale
L : Limon ou limoneux
A : Argile ou argileux
T : Tourbe
O : Organique. Le sol contient
des matières organiques
La figure I-36donne la classification
des sols fins et le tableau I-3la
classification des sols grenus.
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Plus de moins de 5% Gb Cu = D60/D10 > 4 et Grave propre bien
50% des (GW)
d’éléments < 1< Cc = (D30)²/D10D60 < 3 graduée
éléments
> 0,08 0,08 mm Gm Une des conditions de Gb n’est pas Grave propre mal
mm ont un
diamètre > (GP) satisfaite graduée
2mm
plus de 12% GL Limites d’Atterberg au-dessus de la Grave limoneuse
d’éléments < (GM) ligne A
0,08 mm
Graves
éléments 0,08 mm Sm Une des conditions de Sb n’est pas Sable propre mal gradué
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Cette classification est la seule présentant un réel intérêt pratique et utilisée dans les travaux de
terrassement. Son utilisation est détaillée dans le Guide technique pour la réalisation des remblais et
des couches de forme ; C’est pour cette raison qu’elle est désignée par classification GTR.
Cette classification, définit des classes de sols corrélées avec l’aptitude au compactage des
matériaux en fonction des conditions de chantiers et leur comportement mécanique ultérieur. Elle
tient compte des mêmes caractéristiques de base que la classification LPC/USCS, mais elle est
beaucoup plus précise pour les particules argileuses, qui ont une grande influence sur la conduite
des terrassements, et tient compte de l’altérabilité des matériaux au cours du temps.
Les principes généraux de cette classification sont présentés sur la figure 2.8.
La classification détaillée est décrite dans un guide technique du LCPC et du SETRA et dans la
norme NF P 11-300.
Nous vison dans cette sections de faire part dequelques travauxmenaient par
quelques chercheurs en vues d’améliorer la tenue de la BTCS à l’eau, sa durabilité, la
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résistance etplusieurs éléments ont étaient prises en considération pour présent des axe
de recherches :
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obtenus montrent que l`augmentation de la concentration du sable améliore considérablement les
résistances mécaniques et présente un optimum de 30% de sable pour les essais de durabilité.
L’étude de (Narayanaswamy, Walker, Reddy, Heath, & Maskell, 2020) se concentre sur
l’utilisation de l’activation alcaline et des déchets dans les produits de construction en terre
pressée. Les résultats expérimentaux des propriétés mécaniques et thermiques sont présentés. Les
impacts environnementaux sont également comparés dans une analyse du cycle de vie avec une
discussion des aspects pratiques de la construction. Les déchets de construction et de démolition
présentent un potentiel, avec du laitier de haut-fourneau traité, avec des cendres volantes,
particulièrement prometteur pour la stabilisation activée.
Conductivités thermiques des matériaux utilisant le laitier de haut fourneau traitéétaient nettement
inférieurs. Les blocs de terre compressés activés par des alcalis semblent les plus prometteurs pour
réduire le potentiel de réchauffement planétaire de la construction en terre stabilisée.
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environnemental exceptionnellement faible et à sa recyclabilité unique du berceau
au berceau, une propriété qui, à mesure que nous nous dirigeons vers une
économie circulaire, pourrait bien s'avérer aussi importante que la durabilité, sinon
davantage.
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I.3.8 Effet de l’activation alcaline et des déchets des produits de
constructions sur la stabilisation des BTCS (A4)
Une étude présentée par (Narayanaswamy, Walker, Reddy, & Al, 2020) examine l'utilisation de
l'activation alcaline et des déchets dans les produits de construction en terre comprimée stabilisée.
Les impacts environnementaux ont été également comparés dans une analyse du cycle de vie avec
une discussion plus large des aspects pratiques de la construction.
Les déchets de construction et de démolition présentent un potentiel sous forme d'agrégats, avec les
scories de haut fourneau broyées traitées, ainsi que les cendres volantes, particulièrement
prometteuses pour la stabilisation activée par les alcalis.
Les conductivités thermiques des matériaux utilisant le laitier de haut fourneau traité étaient
sensiblement plus faibles. Les blocs de terre comprimée activés par des alcalis semblent les plus
prometteurs pour réduire le potentiel de réchauffement planétaire de la construction en terre
stabilisée. (Narayanaswamy, Walker, Reddy, & Al, 2020)
Actuellement, les blocs de terre comprimée (CEBs) deviennent plus intéressants en raison de leurs
caractéristiques de durabilité. Cependant Il n'y a toujours pas de consensus sur la procédure pour
mesurer ses propriétés mécaniques. Ainsi, une étude avancée sur la mesure des propriétés
mécaniques d'un type de CEB a été menée par (Ruiz, Zhang, & Al, 2018).
En ce qui concerne la résistance à la compression, des blocs et des cubes de différentes longueurs
de bord ont été testés sous différents états de contact. Les résultats montrent que le bloc entier
recouvert de caoutchouc est la procédure appropriée pour obtenir la résistance réelle à la
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compression. De plus, il existe un effet de taille anormal, qui pourrait être lié à un éventuel
endommagement des cubes découpés dans les blocs (Ruiz, Zhang, & Al, 2018).
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Les constructions en maçonnerie ont été introduites pendant la période de civilisation
mésopotamienne (environ 5000 à 3500 avant notre ère). À cette époque, des briques et des dépôts
alluviaux étaient utilisés à des fins de construction. Actuellement, les briques sont le matériau de
construction le plus couramment utilisé pour la construction en maçonnerie. Selon une enquête du
Département du recensement et des statistiques, au Sri Lanka, environ 6,09 milliards de briques ont
été utilisées en 2015 pour des travaux de construction. (Malkanthi, Balthazaar, &Perera, 2020)
Les blocs de terre stabilisée comprimée (CSEB) sont des blocs nouvellement introduits en raison
des problèmes identifiés avec les briques d'argile cuites. Le principal problème concernant les
briques est l'émission de CO2 au cours du processus de fabrication des briques, ce qui entraîne de
nombreux problèmes environnementaux, tels que les pluies acides et réchauffement climatique.
(Malkanthi, Balthazaar, &Perera, 2020)
Construire avec des blocs de terre comprimée (CEB) devient plus populaire en raison de leur
procédé respectueux de l'environnement, de leur faible coût et de l'abondance relative des matériaux
à l'heure actuelle. (Ruiz, Zhang, & Al, 2018)
Un nombre considérable de pays ont actuellement des normes de construction en terre. La plupart
d'entre eux traitent d'une ou, dans certains cas, de plusieurs de ces trois techniques : l'adobe, la terre
battue et le CEB. Le CEB représente la technique la plus étudiée, étant présent dans près des trois
quarts des normes considérées (Ruiz, Zhang, & Al, 2018).
La plupart des normes CEB montrent que la résistance à la compression est un paramètre important
pour concevoir des constructions. Cependant, ces normes présentent des différences notables quant
à leur procédure mesurer la résistance à la compression (Ruiz, Zhang, & Al, 2018).
Il convient de noter que plusieurs variables peuvent influencer les résultats obtenus, tels que la
géométrie de l'unité, les conditions de surface de l'échantillon, l'humidité et le contenu du ciment.
En ce qui concerne la géométrie de la CEB pour le test de compression, il existe deux manières
dominantes présentées dans les normes. Premièrement, les blocs sont coupés en deux et empilés liés
en utilisant un joint de lit de mortier de terre pour doubler le taux d'élancement de l'éprouvette,
comme expliqué dans les normes de la Colombie [7], de la France [31], du Brésil [22] et du RILEM
TC 164 [34]. (Ruiz, Zhang, & Al, 2018)
Deuxièmement, des blocs entiers sont testés directement entre les lattes et en suivant la direction
dans laquelle ils ont été pressés pendant la fabrication. C'est également la direction habituelle dans
laquelle les blocs sont placés pendant la construction, comme présenté dans la norme espagnole
UNE 41410 [6]. De plus, les résultats expérimentaux montrent qu'il n'y avait pas de parité entre la
résistance du bloc entier et celle conforme à la recommandation RILEM [35]. (Ruiz, Zhang, & Al,
2018)
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Dans la mesure où l'état de la surface de l'échantillon, en général, les blocs ne sont pas parfaitement
formés et leurs surfaces d'appui peuvent ne pas être parallèles et exempt d'irrégularités de surface.
Le but de plafonner les surfaces d'appui doivent garantir raisonnablement qu'elles sont parallèles et
lisses. Mais, de nombreuses normes dans le test de compression ne mentionnent même pas ce fait.
L'un des principaux matériaux utilisés pour résoudre ce problème est la feuille de contreplaqué,
tandis que l'épaisseur de la feuille de contreplaqué varie de l'un à l'autre. La norme du Kenya [32] et
Walker [36] ont proposé de recouvrir les spécimens de deux feuilles de contreplaqué de 3 mm
d'épaisseur. Selon le Bulletin 5 [37], l'épaisseur des feuilles de contreplaqué varie de 4 à 5,5 mm.
Walker et Stace [38] ont adopté des feuilles de contreplaqué de 4 mm d'épaisseur pour leurs tests.
Ottazzi et al. [39] ont utilisé différentes méthodes pour obtenir des faces planes et parallèles en
coiffant l'échantillon avec une couche de pâte de ciment de 3 mm d'épaisseur avec une consistance
plastique. Comme mentionné précédemment, il est évident qu'il n'y a toujours pas de consensus sur
la procédure utilisée pour mesurer la résistance à la compression de ce matériau. Ainsi, une étude
approfondie sur la mesure des propriétés mécaniques d'un type de CEB a été réalisée. Une fois que
la résistance à la
traction, le module d'élasticité et l'énergie de rupture sont obtenus, la longueur caractéristique sera
déterminée, qui est un paramètre utilisé pour prédire la fragilité d'un matériau. À mesure qu'elle
diminue, la nature fragile domine et vice versa. À notre connaissance, c'est la première fois que la
valeur du paramètre est obtenue, ce qui serait utile pour la conception d'une telle structure afin
d'éviter une rupture fragile. Concernant les essais de compression, trois différentes méthodes de
capsulage (capsulage avec caoutchouc, contreplaqué et sans plafonnement) ont été adoptés. De
plus, l'effet de taille sur la résistance à la compression a également été étudié. (Ruiz, Zhang, & Al,
2018)
Les procédures de construction ont un grand impact sur l'environnement. Cette détérioration se
produit non seulement par la modification de l'environnement, mais aussi par les matériaux qui y
sont utilisés [1]. (Gonzalez-Lopez, Jurarez-Alvarado, & Al, 2017)
Dans les pays où la croissance démographique est la plus élevée, il existe une forte demande de
logements de faible hauteur. Cette demande ne peut être satisfaite même par les méthodes
traditionnelles de construction de faible hauteur [2], qui génèrent également une grande quantité de
déchets et d'émissions lors de l'extraction, de la fabrication, du transfert, de l'utilisation et de
l'élimination typiques de l'économie linéaire. Une solution possible à ce problème est la
construction avec des blocs de terre compressés (CEB) [3]. Ces matériaux de construction
permettent un bâtiment à faible technologie de manière économique et durable et utilisent des
matériaux de l'environnement. (Gonzalez-Lopez, Jurarez-Alvarado, & Al, 2017)
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La construction avec la terre a ses origines dans les civilisations anciennes, et même aujourd'hui un
grand art des habitations de faible hauteur du monde est construit avec des technologies simples qui
utilisent la terre comme matériau de construction [4]. Cependant, la construction en terre a des
problèmes différents dans sa fabrication et la performance, comme cela a été observé dans l'histoire
[5]; il est toujours difficile d'améliorer les propriétés et la durée de vie de ces matériaux [6–8]. Par
conséquent, l'utilisation extensive de la construction à base de sol peut être possible si les processus
de construction deviennent standardisés, efficaces, et facilement reproductible grâce à la
connaissance des conditions climatiques de chaque région [9]. Le Cinva Ram a été le premier des
instruments à avoir poussé ce type de procédure de construction [10]. De plus, les performances de
CEB, de pisé, d'adobe et de torchis ont été constamment évaluées afin d'identifier leurs
performances dans des conditions où leurs propriétés sont compromises [11–17]. La construction
avec CEB utilise le sol selon des distributions de granulométrie et des proportions de mélange de
sable de silice et d'argile. Ces matériaux mélangés dans le une quantité appropriée d'eau
développera des propriétés de liant. le mélange réalisable est comprimé en blocs, généralement des
élépipèdes, qui développent leur résistance en fonction de la force de compactage et de la quantité
d'argile. Cependant, parce que ces blocs ont une résistance à la compression entre 1 et 7 MPa, ils
échouent facilement dans des conditions de temps inclément [18–20]. (Gonzalez-Lopez, Jurarez-
Alvarado, & Al, 2017)
Par conséquent, il est nécessaire d'ajouter différents matériaux pour stabiliser leurs performances
[21,22]. La stabilisation peut être mécanique ou chimique et dépendra du type d'agent stabilisant et
de la quantité ajoutée. Les stabilisants les plus courants sont le ciment Portland et la chaux. Les
autres matériaux qui ont été testés comme stabilisants sont les composés synthétiques, les matériaux
supplémentaires, les résidus, les fibres et les matériaux alcalins activés, entre autres [23,24]; même
des matériaux à forte teneur en sel ont été utilisés [25]. La quantité et le type d'addition dépendront
des caractéristiques du type de sol et des performances attendues du bloc stabilisé en terre
comprimée fabriqué (CESB). Ainsi, l'accent mis sur ces matériaux est la réponse de leur durabilité
et la corrélation avec les caractéristiques de fabrication de ces éléments [26-28]. Actuellement, des
recherches sont en cours pour passer de la simple stabilisation du CEB à la fabrication de matériaux
de construction de
sols avec une technologie similaire au béton, dans laquelle grâce à des additifs, il est possible de
contrôler le comportement à l'état plastique et d'obtenir une résistance élevée dans des délais de
production courts. Cependant, le débat sur la manière d'améliorer les performances de ces
matériaux et leur contribution à la réduction de l'impact environnemental des bâtiments reste ouvert
[29]. Le but de cette étude était de déterminer l'effet sur les blocs de terre comprimée de différentes
53
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distributions granulométriques avec et sans stabilisateurs, et leur relation avec différentes forces de
compactage et durabilité. Les forces de compactage et une distribution appropriée de la taille des
particules aideront à réduire l'anisotropie des propriétés et la consommation de stabilisants utilisés
dans les blocs de terre compressés. Dans la première partie de cette étude, la conception de
mélanges sable-argile a été réalisée avec quatre tailles de particules de distribution différentes pour
des tests sans stabilisants. Dans cette partie, l'effet de différentes forces de compactage sur la
résistance à la compression a été analysé pour déterminer la distribution de granulométrie qui
produit la résistance à la compression la plus élevée sans stabilisants. Un échantillon d'essai réduit a
été utilisé compte tenu des restrictions du facteur d'aspect de la taille du bloc d'échantillon (taille
plus longue / taille plus courte) signalées dans d'autres enquêtes [30,31]. Après avoir sélectionné la
distribution granulométrique qui produit la résistance la plus élevée, deux stabilisants ont été
ajoutés dans trois pourcentages différents pour déterminer l'effet avec les forces de compactage et
analyser la teneur en stabilisant dans les performances concernant la résistance en fonction de la
direction de compactage [32] et des tests de durabilité, tels que les coefficients d'abrasion (Ca) (33)
et le coefficient d'absorption (Cb) [34]. Les résultats sont discutés en termes de réglementations
relatives à ce type de produit [33–35) (Gonzalez-Lopez, Jurarez-Alvarado, & Al, 2017)
La terre crue est considérée parmi les matériaux de construction les plus anciens très utilisés par les
populations. Les blocs de terre sont particulièrement la technique la plus répandue. Plusieurs
avantages environnementaux, sociaux et économiques sont associés à ce matériau [1].
(Chaibeddra&Kharchi, 2019)
Le processus de stabilisation de la terre crue fait référence à toute méthode mécanique
(compactage), physique (incorporation de fibres, correction de la distribution des grains), physico-
chimique (liants)… ou combinée de modification de la terre visant à améliorer sa résistance, son
imperméabilité et sa durabilité [2]. Lors de la production d'unités de maçonnerie, le produit final est
appelé blocs de terre stabilisés comprimés CSEB. Les blocs de terre comprimée principalement
stabilisés avec du ciment ou de la chaux sont bien connus dans de nombreux pays et réussissent en
raison de leur faible coût de mise en oeuvre, de leur simplicité dans le processus de production et de
leur haute qualité intérieure [1,3,4]. (Chaibeddra&Kharchi, 2019)
Cependant, les CSEB souffrent de certaines faiblesses liées à leur résistance et leur durabilité. Le
matériau de base est une terre naturelle sensible à l'eau, qui a tendance à gonfler ou à rétrécir en
fonction du degré hygrométrique ambiant. La durabilité à l'eau des blocs de terre compressée
stabilisés au ciment et / ou à la chaux a été largement préoccupée par les chercheurs [2,5–9]. Des
protocoles de tests multiples ont été développés dans ce contexte [10–12]. Cependant, peu d'études
ont été menées sur le attaques chimiques liées aux [Link] sulfates dans la nature se retrouvent
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dans l'eau de mer, dans les eaux souterraines sous forme de K2SO4, MgSO4, Na2SO4…, dans les
eaux usées industrielles, sous les pluies acides ou dans l'air sous forme gazeuse (SO2) ou liées aux
particules (cendres volantes micrométriques, suie nanométrique ). Plus fréquemment, les sulfates
sont présents dans les sols sous forme de gypse (CaSO4,2H2O) ou de pyrite (FeS2). Ces minéraux se
forment en raison de l'évaporation des saumures ou du processus de dissolution, du transport et de
la reprécipitation des sédiments pendant les périodes cycliques de séchage / mouillage [13,14].
(Chaibeddra&Kharchi, 2019)
Les sulfates sont connus pour perturber les matériaux en béton. L’étude menée par
(Chaibeddra&Kharchi, 2019) vise à évaluer l’impact des sulfates sur le CSEB fabriqué à partir de
deux sols avec des distributions granulométriques différentes, et en incorporant du ciment et de la
chaux comme stabilisants.
Le compactage a été effectué à l'aide de deux presses à mouler différentes. L'action des sulfates sur
la résistance à la compression ainsi que sur la perte de masse après une durée spécifique
d'exposition aux sulfates a été étudiée. Un accent a été mis sur la nature des constituants du CSEB
et sur leur niveau de compactage. Les résultats ont été présentés et comparés pour sélectionner le
mélange le plus résistant aux sulfates. (Chaibeddra&Kharchi, 2019)
La succession de découvertes scientifiques et d'innovations dans le domaine de la construction a
provoqué des changements dans les systèmes économiques publics de plusieurs pays développés.
La demande de matériaux de construction durables à faible coût augmente à mesure que les
problèmes sociaux, économiques et environnementaux évoluent dans la société actuelle. (Mostafa
&Uddin, 2016)
En tant que patrimoine architectural, la maçonnerie en blocs de terre attire l'intérêt des ingénieurs
pour la maintenance et la construction moderne car c'est un matériau à haut profil environnemental
et économique. Au cours des cinq dernières décennies, les bâtiments en terre ont été les matériaux
de construction les plus durables et les plus utilisés Pays en voie de développement. L'intérêt récent
pour l'utilisation de matériaux naturels est dû à la demande croissante de logements à mesure que la
population augmente et à faciliter la réduction de la consommation d'énergie dans le bâtiment.
L'utilisation de la terre dans la construction de logements offre une très haute résistance au feu et
offre un cadre de vie confortable grâce à sa haute valeur d'isolation thermique et thermique. Il offre
également d'autres facteurs importants qui attribuent à la réalisation d'une bonne solution de
planification / conception et construction de maisons [1]. Les techniques de construction en terre
sont utilisées depuis des milliers d'années; le processus de formation de blocs en compactant la terre
en moules est une technique ancienne, et les structures construites avec ces blocs ont résisté et duré
pendant longtemps. (Mostafa &Uddin, 2016)
55
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
En Égypte, près de 95% des terres sont désertiques et la plupart des structures de construction
actuelles sont concentrées sur seulement 5% des terres égyptiennes [2]. Par conséquent, la majorité
de la construction actuelle est répartie verticalement à travers les bâtiments de moyenne et grande
hauteur principalement en béton armé (RC), ce qui n'est pas non plus abordable pour la plupart des
Égyptiens. En outre, le problème du logement en Égypte est un problème grave qui doit être résolu
immédiatement. La nécessité de repenser la conception structurelle centenaire des logements et
d'exploiter les matériaux émergents n'a jamais été aussi grande. En conséquence, le besoin de
nouveaux matériaux de construction qui pourraient apporter des avantages de faible poids, de haute
résistance et de coût abordable devient une urgence. En plus de ces nouveaux matériaux de
construction, le terrain inutilisé de l'Égypte devrait être intégré en répartissant les structures du
bâtiment horizontalement plutôt que verticalement à travers les bâtiments de faible hauteur à l'aide
d'unités de maçonnerie porteuses. Pendant de nombreux siècles, des adobes de blocs de boue non
brûlés moulés à la main ont été utilisés pour les structures de maçonnerie [Link], les
adobes sont principalement utilisés pour les bâtiments résidentiels à un ou deux étages légèrement
chargés [3]. (Mostafa &Uddin, 2016)
Les fibres telles que le sisal, la fibre de coco et la paille sont de bons exemples de fibres naturelles
qui ont été utilisées comme renforcement pour les CEB et qui ont enregistré des résultats
prometteurs. La fibre de polyéthylène est la fibre synthétique la plus populaire qui a été utilisée
dans le CEB et dans
d'autres matériaux de construction comme le béton [4,5]. Néanmoins, la perte environnementale
subie par la société en raison de la pollution générée lors de la production et du recyclage de ces
matériaux à base de fibres synthétiques a encore une fois attiré l'[Link] systèmes représentent
un potentiel important de réduction de la consommation de matières et de ressources énergétiques et
des émissions de polluants. De plus, l'incorporation de déchets agricoles acheminés dans de
nouveaux matériaux de construction peut réussir à détourner d'importants flux de déchets des
décharges. Cette étude présente une nouvelle approche intégrée des matériaux, des tests
expérimentaux et la conception des structures pour les zones non sismiques qui utilise les matériaux
verts et la conception structurelle. Les résultats créent une réduction potentielle de la consommation
d'énergie primaire et des émissions de CO2 de manière significative. Les fibres de banane sont
largement disponibles dans le monde entier de sorte de déchets agricoles provenant de la culture de
la banane en raison de la décomposition des restes, émettant une énorme quantité de dioxyde de
carbone et gaz méthane (voir Fig.1). (Mostafa &Uddin, 2016)
Ces émissions, qui augmentent le réchauffement climatique chaque année, ont un impact négatif sur
l'environnement [6]. Les fibres de banane seront un nouveau bonus pour les matériaux de
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construction. L'ajout de fibres de banane à la conception du mélange vise à augmenter
considérablement la résistance interne du B-CEB par rapport au CEB. L'Egypte est un grand cas
dans lequel ces plantes sont communément disponibles et génèrent des tonnes de déchets par an.
Cette étude se concentrera sur l'effet des fibres de bananier sur les propriétés mécaniques des blocs.
(Mostafa &Uddin, 2016)
Les constructions en maçonnerie ont été introduites pendant la période de civilisation
mésopotamienne (environ 5000 à 3500 avant notre ère). À cette époque, des briques et des dépôts
alluviaux étaient utilisés à des fins de construction [1]. (Malkanthi, Balthazaar, &Perera, 2020)
Actuellement, les briques sont le matériau de construction le plus couramment utilisé pour la
construction en maçonnerie. Selon une enquête du Département du recensement et des statistiques,
au Sri Lanka, environ 6,09 milliards de briques ont été utilisées en 2015 pour des travaux de
construction [2]. Les blocs de terre stabilisée comprimée (CSEB) sont des blocs nouvellement
introduits en raison des problèmes identifiés avec les briques d'argile cuites. Le principal problème
concernant les briques est l'émission de CO2 au cours du processus de fabrication des briques, ce
qui entraîne de nombreux problèmes environnementaux, tels que les pluies acides et le
réchauffement climatique. Les briques non cuites nécessitent moins d'énergie que les briques cuites
et les émissions de CO2 dans l'atmosphère sont 80% inférieures à celles des briques cuites [3].
Lorsque des CSEB sont utilisés, les émissions de CO2 peuvent être contrôlées et les effets néfastes
sur l'environnement peuvent être réduits. De plus, les coûts de fabrication des briques non cuites
sont faibles par rapport à ceux des briques cuites [3]. Une comparaison des émissions de CO 2 et
d'énergie entre les différents types de briques est présentée dans le tableau 1. Walker [4] a expliqué
que la plupart des types de sols ont un manque de résistance, de durabilité et de stabilité dans des
conditions naturelles. Par conséquent, les propriétés du sol doivent être améliorées en utilisant à la
fois la stabilisation mécanique et chimique dans les CSEB. La stabilisation mécanique compacte le
matériau du sol pour réduire les vides, et la stabilisation chimique ajoute des stabilisants au sol. Les
stabilisants couramment utilisés sont le ciment, la chaux, les agents imperméables, les liants
chimiques, le bitume, l'asphalte et les sous-produits naturels et industriels [4]. La chaux et le ciment
sont les stabilisants les plus couramment utilisés pour la stabilisation dans la fabrication de blocs de
terre stabilisés comprimés [1]. La chaux est utilisée depuis l'Antiquité comme stabilisateur de terre
[5] et est actuellement utilisée pour la fabrication de CSEB [6]. Le ciment est le stabilisateur le plus
populaire pour la stabilisation des blocs de terre. Compte tenu des procédés de fabrication du
ciment et de la chaux, les émissions d'énergie
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et de CO2 sont élevées pour le ciment comme le montre le tableau 2 pour 1 m 3 de matériau [7]. Par
conséquent, la chaux a été choisie comme stabilisant pour cette étude. (Malkanthi, Balthazaar,
&Perera, 2020)
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été réalisée. Les quatre prismes hauts en brique, Fig.4, ont été construits après que les blocs de
ciment ont atteint 28 jours, ou les blocs activés par des alcalis ont été durcis à la chaleur pendant 3
jours (72 h) et séchés à l'air dans le laboratoire pendant environ 28 jours, et testé une fois que le
mortier a atteint 28 jours supplémentaires à partir de la construction du prisme. Un mortier 1: 1: 6
(ciment: chaux: sable manufacturé, en volume) a été jugé approprié pour les résistances des blocs
obtenues. Les blocs ont été posés avec un joint de mortier de 10 mm. Les prismes ont été recouverts
en haut et en bas avec un ciment 1: 3: mortier de sable de rivière et durcis, enveloppés dans de la
toile de jute,
pendant les 28 jours précédant le test. La résistance moyenne à la compression humide sur 28 jours
du mortier de chaux de ciment 1: 1: 6 était de 5,3 N / mm2. (Narayanaswamy, Walker, Reddy, &
Al, 2020)
Figure I-41Essai de compression pour déterminer le été remplies d'un ciment 1: 3: du sable de
module d’élasticité (Ruiz, Zhang, & Al, 2018) rivière, un mélange et des plaques de
contreplaqué ont été placés entre le bloc et la platine. Les blocs ont été testés sous contrôle de
charge, dans une machine d'essai uniaxiale, à un taux de 0,15 N / mm2 / s jusqu'à la rupture.
Comme pour les cylindres en pisé, les comprimés les blocs de terre ont été testés en deux phases : la
série 1 a été testée à l'Indian Institute of Science, Inde après 3 jours (72 h) de durcissement
thermique et séché à l'air pendant 28 jours (activé par les alcalis) ou 28 jours de durcissement
(ciment et chaux) ; et la série 2 entre 200 et 230 jours après le compactage à l'Université de Bath, au
Royaume-Uni. Pour chaque série de blocs, quatre prismes liés empilés ont été préparés pour les
tests de compression. Les prismes n'ont été testés qu'à 28 jours de la construction et ont été
immergés dans l'eau pendant 48 heures avant le test. Chaque essai a été réalisé à une vitesse de
déplacement de 6 mm / s. Des extensomètres d'une longueur de 100 mm ont été utilisés pour
mesurer la déformation longitudinale des échantillons sous chargement. (Nshimiyimana, Fagel,
Messan, & Al, 2020)
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Cependant, il n'y a toujours pas de consensus sur la procédure pour mesurer ses propriétés
mécaniques. Ainsi, une étude avancée sur la mesure des propriétés mécaniques d'un type de BTCS
a été menée par (Ruiz, Zhang, & Al, 2018)
En ce qui concerne la résistance à la compression, des blocs et des cubes de différentes longueurs
de bord ont été testés sous différents états de contact. Les résultats montrent que le bloc entier
recouvert de caoutchouc est la procédure appropriée pour obtenir la résistance réelle à la
compression. De plus, il existe un effet de taille anormal, qui pourrait être lié à un éventuel
endommagement des cubes découpés dans les blocs (Ruiz, Zhang, & Al, 2018)
Figure 3 :
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Figure I-43essai de résistance à la compression (Mostafa &Uddin, 2016)
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Les résultats de cette étude mettront en évidence les tendances générales dans les propriétés
de résistance des différents mélanges de conception en ajoutant différentes longueurs de fibres
de bananier dans les CEB. Ces efforts sont nécessaires pour garantir que la technologie B-
CEB qui devienne un matériau de construction plus largement accepté qui vérifiera la
technologie de construction en terre pour offrir des maisons abordables (Mostafa &Uddin,
Remarque :Un Tableau en annexe résume quelques travaux et recherches récents menés
sur les :
Les caractéristiques Mécaniques (compression, Flexion)
Etude et Confort Thermique
Effet des Ajouts : Poudre de brique ; Effet des fibres de bananes ; Matériaux
Pouzzolaniques, Granulats recyclé de béton, Laitier haut fourneaux
I.4 Comparaison entre normes BTC : Résistance à La compression -
Durabilité
(Mango-Itulamya, 2019)a réalisé une comparaison entre Les normes concernant l’usage des
BTC trouvées dans la littérature concernent principalement la résistance à la compression.
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dans certains pays, Il existe en effet depuis quelques années des normes d’utilisation des BTC
en construction :
ARS (Afrique), ASTM E2392M-10 (Amérique), NBR (Brésil), NTC 5324 (Colombie), UNE
41410 (Espagne), KS 02-1070 (Kenya), IS 1725 (Inde), NT (Tunisie), NZS (Nouvelle-
Zélande), XP P13-901 (France), SLS 1382 (Sri Lanka), NMAC 147.4 (Nouveau-Mexique).
Ces normes sont variables d’un pays à l'autre. La Fig.I-46 illustre un exemple de cette
différence basée sur la résistance en compression minimale admissible.
La plupart de ces normes (NZS, NBR, NTC 5324) concernent les BTC stabilisés au ciment,
fabriquées à l’aide d’une presse manuelle (Cid-Falceto et al. 2011). Notons également que ces
normes encouragent la stabilisation au ciment et recommandent l’usage d’un enduit protecteur
pour augmenter la durabilité des murs en terre (Bruce King, 2006).
Les conditions de test varient également d'une norme à l’autre. C'est pourquoi les valeurs
obtenues doivent être comparées avec précaution. Seules les données avec les mêmes
conditions de test (e.g., dimension des BTC, pression de mise en forme) peuvent être
comparées (Bruce King, 2006). La Fig. I-47 illustre le mode opératoire de détermination de la
résistance à la compression des BTC selon certaines normes. Les informations obtenues dans
la bibliographie témoignent d’un manque de consensus sur la méthode à utiliser pour
caractériser les BTC.
Certaines normes donnent des recommandations sur la durabilité ou la résistance à la flexion
des BTC et sur leur usage (Tableau I-6).
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I
Figure I-48Normes de détermination de la résistance à la compression. a) norme [CYT 93] Pérou,
Brésil et Cuba ; b) norme Afrique ORAN [NOR 98] ; c) norme [VEN 92] Inde. Il s’agit de blocs
29,5x14x9,5 cm (Lxlxh, d’après P’kla,2002).
Tableau I-7normes donnent des recommandations sur la durabilité ou la résistance à la flexion des
BTC et sur leur usage
D’autre
s normes donnent la valeur de l’épaisseur du mur en terre en fonction de la résistance à la
compression (Tableau I-8, données concernent la technique du pisé).
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Tableau I-9Normes concernant l’épaisseur du mur en fonction des résistances à la compression
(TotalBoox et TBX, 2012).
I.5 Conclusion
La synthèse de ces travaux de recherche nous a éclairé :
Lesprincipaux axes et perspectives de recherchebasant sur l’amélioration des plus
grands points faible du BTCS : la résistance et la durabilité en se concentrant sur
l’étude des points suivants :
Les caractéristiques Mécaniques (compression, Flexion)
Etude et Confort Thermique
Effet des Ajouts : Poudre de brique ; Effet des fibres de bananes ; Matériaux
Pouzzolaniques, Granulats recyclé de béton, Laitier haut fourneaux
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CHAPITRE II :
CONTEXTE EXPERIMENTALES
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II. CHAPITRE II : CONTEXTE EXPERIMENTALES
II.1 Introduction :
Ce chapitre est destiné à la caractérisation de l’échantillons
Il est important de maîtriser l’ensemble des propriétés intrinsèques de la matière première
(granulométrie, composition chimique et minéralogique, …). En effet, la
connaissance des propriétés et des spécificités des matériaux est essentielle pour
l’identification de potentielles performances comptabilisées dans la confection des
briques en terre crue Les principaux essais de caractérisation physico-chimique et
géotechnique ont été effectués sur un échantillonde matière premières prélevée de la
région Cheeba El Hamra Boukhmisa M’sila, selon les recommandations et les normes
internationales. Ceci permis d’identifier et de classernotre sol suivant les
classifications les plus connues (Classification triangulaire des sols, Diagramme de la
plasticité des sols fins,).
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La caractérisation de l’état de ces échantillons nécessite la détermination des trois paramètres
indépendants tels que le poids volumique total, le poids volumique des grains solides et la
teneur en eau.
II.2.1.1 Poids volumique total (ɣ)
Le poids volumique total d’un échantillon présente
le poids global
des trois phases par unité de volume. Il a été
déterminé parla méthode de la pesée hydrostatique,
comme le montre la figure Suivante :
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II.2.2 Analyse granulométrique tamisage (NF P 94-056) :
Elle a pour but de déterminer la distribution des particules qui forment le squelette des sols en
vue de leur classification.
L’essai consiste à séparer les grains agglomérés d’une masse
connue de matériau par brassage sous l’eau, à fractionner ce
sol, une fois séché, au moyen d’une série des tamis et à peser
successivement le refus cumulé sur chaque tamis. La masse de
refus cumulé sur chaque tamis est rapportée à la masse totale
sèche de l’échantillon soumis à l’analyse .
70
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Figure II-6 Analyse granulométrique sole rouge Boukhmissa. (Sarmouk, 1998)
II.2.3 Limites d'Atterberg (NF P 94-051)
Les limites d’Atterberg sont des caractéristiques
géotechniques conventionnelles d’unsol qui
marquent les seuils entre :
• Le passage d’un sol de l’état liquide à l’état
plastique : limite de liquidité (WL).
• Le passage d’un sol de l’état plastique à l’état solide
: limite de plasticité (Wp).
Ces limites ont pour valeur la teneur en eau du sol à Figure II-7Essai limites d’Atterberg
l’état de transition considérée,exprimée en pourcentage de masse de la matière première brute.
La différence Ip = Wl–Wp qui définit l’étendue du domaine plastique, estparticulièrement
importante, c’est l’indice de plasticité. L’indice de plasticité permetd’apprécier la quantité et
le type d’argiles présentes dans un échantillon. Il définit doncl’argilosité de l’échantillon
(Figure. II.7)
Les résultats de cet essai sont regroupés dans le tableau suivant :
Tableau II-28Récapitulatif des limites d'Atterberg. (Sarmouk, 1998)
Limite de liquidité ὠ1 (%) Limite de plasticitéὠp(%) Indice de plasticité IP
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On rappelle que les valeurs exigées par le
CNIRIB Sont :
07<=IP= ὠ1-ὠp<=29%
Mis au point par l'ingénieur Ralph R. Proctor (1933), L'essai consiste à damer un échantillon
de sol de manière définie et répétitive en faisant varier sa teneur en eau. La mesure
régulière de la teneur en eau et de la masse volumique sèche du matériau, une fois reportée
sur un graphique, permet d'obtenir une courbe en cloche. L'optimum est alors déterminé
par le point maximal de la courbe qui donne la teneur
en eau optimale pour une masse volumique
maximum.
compactage classique d'un engin de chantier pour les Figure II-9 Appareillage Essai Proctor
terrassements. L'essai permet alors de mesurer l'optimum Proctor normal WOPN et ƔOPN.
L'énergie déployée lors de l'essai Proctor normal est équivalente à celles des compacteurs
utilisés.
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16 1968 320 5411 2.7472 1.78855
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Figure II-11 Appareillage de L’essai au bleu de méthylène
La valeur de bleu VBS est égale à 1,62. D'après la norme française (NF P 11-300), il
s’agit d’un sol argileux.
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matériaux Université de M’sila, l’eaude gâchage des bétons doit être analysé Selon XP P18-
303
L’analyse du ph nous a donné une valeur de 8.5 , donc l’eau utilisé n’est pas acide conforme
au recommandation du CNRIB
II.6 Confection des blocs :
Préparation des mélanges :
1-Tamisage : le sol a été tamisé à l’aide d’un tamis de 5mm de
Figure II-13tamisage
maille.
2- la pesé : On pèse les quantités nécessaires des différents matériaux : argile, ciment blanc,
adjuvant et eau.
3- Préparation des moules : après le nettoyage et graissage à l'aide d’une huile, les
moules sont près pour utilisation.
4- le malaxage : L'opération est exécutée comme suit
:
On pose l'argile sèche avec la quantité du ciment
blanc et adjuvant, on malaxe le mélange à sec durait
60 à 120 secondes.
On ajoute une quantité d'eau puis on malaxe pendant 120à Figure II-14malaxage
180 seconde Jusqu’à l'obtention d'un mélange homogène et
humide.
Le malaxage et la préparation des moules sont des opérations
importantes dans la Fabrication de la BTC
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5- Le moulage des éprouvettes : Lemoule utiliséest un moule rectangulaires des dimensions
(20*10*5) cm.
6-le compactage : est effectué à l’aide d’une presse hydraulique confectionné au laboratoire.
7- La cure des éprouvettes :
Après démoulage, les blocs seront mis :
dans le four pendant 24 heures .cette période de cure permet au stabilisant de durcir
.le séchage s’est effectué à la température 500.
Cure dans une enceint climatique : de te température e 50 C° et 100 % HUMIDITE
pendant 28 jours.
Figure II-15:presse hydraulique confectionné
dans le laboratoire: Moulage et compactage
Figure II-17Eprouvette séchée dans l'étuve Figure II-16 enceinte climatique pour lecure
II.7 Essais de contrôle ou essai de des éprouvettes
caractérisation
II.7.1 Essais de résistances mécaniques
II.7.1.1 Résistance à la traction sèche
Cet essai est dérivé de l'essai de traction par fendage (essai Brésilien). Il s'agit de soumettre le
bloc après une cure de 28 jours à une compression le long de deux baguettes situées de part et
d’autre d'un bloc, ce qui se traduit par une contrainte moyenne de traction suivant une facette
verticale passant entre ces deux baguettes. Cet essai est réalisé selon la procédure de Centre
pour le développement de l'entreprise CDE (CDE, 2000) (figure 2.18)(Ouarda, 2016)..
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Cet essai permet de déterminer les pertes des matériaux, les variations d’humidité et
leschangements de volume (contraction-dilatation) qui seproduisent à la suite de mouillage et
séchage.
b/ Mode opératoire:
On prend les Eprouvettes préalablement conservéesdans une ambiance humide pendant 7
jours puis pesées, ensuite elles sontsoumises à une série de douze cycles identiques de
mouillage et séchage,comprenant chacun 05 heures d'irnmersion totale ,42 heures d'étuvage
puis uneheure dans l’air ambiant du laboratoire après chaque cycle, les éprouvettes
sontbrossées et la perte du poids est mesurée ce qui permet d'établir une courbedonnant la
perte du poids en fonction du nombre de cycles de mouillage-séchage
La perte de poids maximum admissible est de 10% (climat sec) ou 5% (autre climat) après 12
cycles de mouillage - séchage.
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CONSTRUCTION EN BCTS
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III. CHAPITREIII : CONSTRUCTION EN BCTS
III.1 Introduction :
Dans une période de changement globale et en raison de nos aspirations sociales, le
domaine de la construction en terre doit se développer, les bâtiments modernes en terre
doivent avoir des formes similaires à celles des maisons construites avec des matériaux
conventionnels, bien que les architectes et le ingénieurs exploitent de plus en plus les
propriétés fonctionnelles inhérentes que ces murs en terre peuvent offrir au fonctionnement
d'un bâtiment et à l'interaction avec ses occupants.
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Le RPA 2003 nous oriente vers la technique de la maçonnerie chainée, étant plus
tolérante aux erreurs, a démontré son efficacité en cas de séisme (sexisme BENI YELMEN
2016)4, ce qui fait de cette technique une alternative pertinente.
Il faut en premier lieux respecter les règles générales de conception :
4
Un séisme de magnitude de 3.7° sur l’échelle de Richter a secoué la région de Béni Yelmen dans la wilaya de Msila, samedi à
22 :06mn le 12 novembre 2016(centre de recherche en astrologie astrophysique et géophysique )
81
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III.2.1.4 Infrastructure et fondations
L’infrastructure, constituée des éléments structuraux des sous-sols éventuels et le sys-
tème de fondations doivent former un ensemble résistant et rigide, prenant, si possible, ap-
pui à un minimum de profondeur sur des formations en place compactes et homogènes, hors
d’eau de préférence.
En outre, cet ensemble devra être capable de transmettre les charges sismiques horizon-
tales en plus des charges verticales, de limiter les tassements différentiels et d’empêcher les
déplacements horizontaux relatifs des points d’appui par solidarisation au moyen de lon-
grines ou autre dispositif équivalent.
Les fondations sur remblais ou sols reconstitués ne sont pas admises, sauf justifications
spéciales.
Le système de fondation doit être homogène (semelles superficielles, radier, pieux)
avec un seul mode de fondation par bloc de construction, délimité par des joints. Il doit au-
tant que possible constituer une assise horizontale unique sur toute l’emprise du bloc.
Pour notre projet L’emploi du béton cyclopéen pour les fondations el le soubassement
est une solution intéressante au plan technique et économique
III.2.1.5 Superstructure
III.[Link] Régularité
Pour offrir une meilleure résistance aux séismes, les ouvrages doivent de préférence
avoir, d’une part des formes simples, d’autre part, une distribution aussi régulière que possible
des masses et des rigidités tant en plan qu’en élévation.
Le but recherché est d’assurer la meilleure répartition possible des sollicitations à tra-
vers la structure de façon à faire participer tous les éléments à l’absorption et à la dissipation de
l’énergie développée par l’action sismique.
III.[Link] Joints
La disposition des joints sismiques peut coïncider avec les joints de dilatation ou de rup-
ture. Ils doivent assurer l’indépendance complète des blocs qu’ils délimitent et empêcher
leur entrechoquement.
En cas de sol de fondation homogène, il n’est pas nécessaire de les poursuivre en fonda-
tion. Les joints doivent être plans, sans décrochement et débarrassés de tout matériau ou
corps étranger.
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- A séparer les blocs de bâtiments ou ouvrages accolés de géométrie et /ou de
rigidités et de masses inégales.
- A simplifier les formes en plan de bâtiments présentant des configurations complexes
(forme en T, U, L, H,).
-
III.2.1.6 Matériaux et techniques de construction
Les présentes règles concernent essentiellement les structures réalisées, avec la maçon-
nerie en brique de terre comprimée et stabilisée convenablement chaînées horizontalement et
verticalement par des éléments en béton armé coulés en place.
Le comportement des matériaux aux séismes ne peut être dissocié du type de structure qu’ils
constituent :
• les matériaux avec un rapport résistance/masse volumique tel que celui de l’acier permettent
de réaliser des structures légères, résistantes et économiques.
• la rigidité des matériaux permet de limiter les problèmes de stabilité de forme.
• la ductilité est la capacité des matériaux à se déformer plastiquement lors d’efforts élevés
sans diminution significative de la résistance pendant plusieurs cycles de chargement.
• les assemblages qui assurent la transmission des efforts entre les éléments constructifs, garan-
tissant ainsi la continuité mécanique de la structure doivent être réalisés en béton armé coulé
en place.
• l’utilisation de la précontrainte pour les éléments de contreventement est interdite en zone
sismique. Par contre, l’utilisation d’éléments secondaires isostatiques en béton précontraint
tels que pannes, poutrelles de plancher, prédalles est permise.
• les structures préfabriquées doivent :
- satisfaire aux conditions générales de conception, de calcul, et d’exécution
-faire l’objet d’agréments précisant les conditions d’utilisation en zones sismiques
III.2.1.7 Systèmes structurels
Les ouvrages doivent en général comporter des contreventements dans au moins les
deux directions horizontales. Ces contreventements doivent être disposés de façon à :
- Reprendre une charge verticale suffisante pour assurer leur stabilité
- Assurer une transmission directe des forces aux fondations
- Minimiser les effets de torsion
Les éléments de contreventement devraient présenter une configuration régulière et
former un système continu et cohérent aussi monolithique que possible. (BELAZOUGUI, et al.,
2003)
83
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III.2.1.8 Modélisation et méthodes de calcul
Le choix des méthodes de calcul et la modélisation de la structure doivent avoir pour
objectif de reproduire au mieux le comportement réel de l’ouvrage.
III.3 Constructions BTCS en maçonnerie porteuse chainée selon le
RPA2003(BELAZOUGUI, et al., 2003)
III.3.1 Principes architecturaux et concepts structuraux
III.3.1.1 Conception
- Les bâtiments en maçonnerie porteuse chaînée doivent présenter une configuration aussi
régulière que possible et respecter les principes de bonne conception énoncés au paragraphe
III.2.1
- Les murs doivent être suffisamment liés entre eux et aux planchers.
- Les éléments secondaires tels que corniches, balcons, ornements, devront être solidement
liaisonnés à la structure du bâtiment.
III.3.1.2 Dimensions en plan, hauteur du bâtiment et nombre de niveaux
III.[Link] Dimensions en plan
Les dimensions en plan devront respecter les prescriptions y afférentes données par les règles de
conception et de calcul des ouvrages en maçonnerie et béton armé. Par ailleurs le rapport
longueur/largeur sera limité à 3.5
III.[Link] Hauteur et nombre de niveaux
La hauteur du bâtiment (en mètres) ainsi que le nombre de niveaux seront limitées compte tenu de
la zone sismique (tableau suivant) :
Tableau III-1Hauteur et nombre de niveaux selon le RPA
ZONE SISMIQUE
HAUTEUR H 17 14 14 11
NOMBRE D’ETAGE N 5 4 4 3
84
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- Ces murs doivent être solidement liés (par l 'intermédiaire des chaînages) aux planchers rigides ;
ces derniers vont distribuer aux murs les forces d'inertie au prorata de leur rigidité.
On distingue :
- Les murs structuraux de contreventement capables de reprendre les charges verticales et les
charges latérales dues au séisme. Ils auront une épaisseur minimale de 20 cm pour les murs
chaînés.
- les murs non-structuraux qui ont une fonction exclusive de cloisonnement. Leurs poids propres
sont transmis aux murs porteurs par l'intermédiaire des planchers.
- Les distances maximales (en mètres) entre les murs porteurs sont fixées en fonction de la zone
sismique comme suit :
Tableau III-2Distances maximales entre les murs porteurs selon zone sismique
ZONE SISMIQUE
ZONE I ZONE IIa ZONE IIb ZONE III
Distance (m) 10 8 8 6
85
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III.3.1.5 Matériaux
III.[Link] Généralités
La qualité des matériaux utilisés dans la construction joue un rôle important dans la
résistance aux efforts sismiques.
Les matériaux constitutifs sont :
- blocs de béton de terre stabilisée B.T.C.S
- mortier
- armatures métalliques
- béton
Le fournisseur doit établir un document donnant les caractéristiques physiques et
mécaniques du matériau en particulier la résistance caractéristique à la rupture en compression.
III.[Link] Spécifications concernant les blocs de béton de terre stabilisée B.T.C.S
Les caractéristiques physiques et mécaniques de ces matériaux, et en particulier la
résistance en compression, doivent être conforme aux recommandations du CNRIB ou
d’autres normes équivalentes.
III.[Link] Mortiers
Les mortiers utilisés pour les constructions des structures en maçonnerie seront à base de
ciment ou ciment - chaux hydraulique et leur résistance minimale caractéristique à la compression
sera de 5 MPa.
III.[Link] Armatures
Les armatures sont celles prévues pour le béton armé et sont définies par les normes; la
valeur de la résistance caractéristique à utiliser dans les calculs étant la limite d'élasticité f e.
III.[Link] Béton
Pour les éléments en béton armé faisant partie du système structural, la résistance
caractéristique minimale à la compression exigée est de 15 MPa.
86
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III.3.2 Système de construction en maçonnerie porteuse chainée
III.3.2.1 Principe
On appelle maçonneries chaînées les structures porteuses réalisées en maçonnerie de
moellons ou de petits éléments manufacturés et comportant des chaînages en béton armé mis en
œuvre après exécution de la maçonnerie ; on distingue :
- Les chaînages horizontaux :
. au niveau des fondations (éventuellement)
. au niveau de chaque plancher
. au niveau des toitures
- Les chaînages verticaux, au moins :
. á tous les angles saillants ou rentrants de la construction
. aux jonctions de murs
. encadrant les ouvertures de hauteur supérieure ou égale á 1.80m;
avec les dispositions complémentaires énoncées ci-après.
Aucun élément de mur ne doit présenter de bord libre en maçonnerie
III.3.2.2 Les éléments structuraux principaux
Les éléments structuraux principaux doivent être prévus dans deux directions
perpendiculaires.
Ces éléments doivent être constitués de trumeaux bordés de chaînages verticaux et ne doivent
comporter aucune ouverture. Il est toutefois toléré dans un panneau des percements de diamètre
inférieur ou égal à 20 cm en dehors de l'emprise des bielles diagonales
Les caractéristiques géométriques de ces trumeaux doivent satisfaire aux conditions suivantes :
- épaisseur brute minimale : 20 cm
- dimensions entre chaînages parallèles:
. dimension inférieure ou égale á 5m
. superficie inférieure ou égale á 20 m2
. longueur de la diagonale inférieure ou égale á :
* 40 fois l'épaisseur brute pour les murs en éléments pleins
* 25 fois l'épaisseur brute pour les murs en éléments creux
III.3.2.3 Chaînages horizontaux
Les chaînages horizontaux (voir figure III.2) doivent régner sur toute l'épaisseur du mur
(épaisseur totale du mur s'il s'agit d'un mur à double paroi). Toutefois pour permettre la réalisation
de façades
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Tout chaînage horizontal doit comporter des armatures transversales d'espacement au plus égal à
la hauteur du chaînage et à 25 cm. Les longueurs de recouvrement et d’ancrage sont celles
données au chapitre [Link] (RPA), soit 40 φ en zone I et IIaIIb et 50 φ en zone III
III.3.2.4 Chaînages verticaux
Ils seront réalisés sur toute la hauteur du mur et avec une section minimale 15cm x15 cm.
Les sections et dispositions minima d'armatures sont les mêmes que celles concernant les
chaînages horizontaux.
III.3.2.5 Nœuds des chaînages
La continuité et le recouvrement des armatures des divers chaînages concourant en un
même nœud doivent être assures dans les
trois directions (voir figure III.4.)
88
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III.3.2.6 Planchers
Les planchers seront réalisés en :
• Dalle en béton armé coulé en place
• Poutrelles et corps creux avec dalle de compression ; Les armatures des poutrelles doivent
être convenablement ancrées dans les chaînages horizontaux ou dans les poutres
principales.
• Poutrelles en bois ou métalliques ; Elles devront s’appuyer sur toute l’épaisseur du mur
porteur.
Remarque : Le règlement néglige les toitures en voute ou coupole en BTCS.
III.3.2.7 Encadrements des baies et ouvertures
Les baies et ouvertures qui ne sont pas bordées par des chaînages prévus aux articles
précédents doivent en principe recevoir un encadrement en béton armé ou en métal traité aux
angles comme un système mécaniquement continu et relié aux chaînages suivant les prescriptions
qui suivent. A cette fin, les ouvertures sont divisées en trois catégories :
- Catégorie G : Baies et ouvertures présentant une dimension supérieure à 2,50 m.
- Catégorie M : Baies et ouvertures présentant une dimension supérieure à 1.50 m (autre que celle
de la catégorie G).
- Catégorie P : Baies et ouvertures autres que celles des catégories G et M
Les dispositions sont les suivantes :
- Catégorie G : Encadrement et liaisons aux chaînages obligatoires quelle que soit la zone
sismique.
- Catégorie M : Zones III: encadrement et liaisons aux chaînages obligatoires.
Zone II: encadrement et liaisons aux chaînages obligatoires, sauf lorsque
l'ouverture est pratiquée dans un panneau dont aucune dimension n
'excède 3.20 m
- Catégorie P : Zones III: encadrement obligatoire
Zone IIaIIb: encadrement obligatoire, sauf lorsque la baie est pratiquée
dans un panneau dont aucune dimension n 'excède 3.20 m
Les linteaux doivent être constitués par des poutres ou poutrelles en béton armé, en béton
précontraint, en métal ou en bois.
Les encadrements en béton armé doivent avoir une hauteur minimale de 7 cm et leur
armature longitudinale doit être constituée d 'au moins
deux barres, une au voisinage de chaque face latérale. Le
89
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minimum d 'armatures à disposer dans les encadrements est de 2 HA10 en zones I et II et 3 HA10
en zone III , l 'espacement de deux barres ne doit pas excéder 20 cm (voir les figures III.5 et III.6)
Les encadrements en métal doivent avoir une résistance á la traction au moins égale á celle exigée
des encadrements en béton armé.
III.3.2.8 Calculs et vérifications des éléments structuraux principaux
Les prescriptions qui suivent sont facultatives pour les constructions en maçonnerie porteuse
chaînée de 01 niveau (hauteur maximum de 4 m) en zones I à III, et de 02 niveaux (hauteur
maximum de 7 m) en zones I et II.
III.[Link] Sollicitation agissante
Les sollicitations agissantes sont déterminées suivant le chapitre V du RPA, à partir des
combinaisons indiquées en 5.2, et en tenant compte du coefficient de comportement R indiqué au
chapitre IV, paragraphe 4.2.3, tableau 4.3., soit R= 2.5.
III.[Link] Sollicitations résistantes
Les sollicitations résistantes sont calculées compte tenu de l’application aux résistances
caractéristiques des matériaux ou considérées comme telles, les coefficients de sécurité partiels
suivants :
Béton de granulats courants : γm= 1.5
Acier : γm= 1.0
Pierres
Briques et blocs de terre cuite γm= Voir valeurs données au tableau 9.1(*). ci-après:
Blocs de béton
Blocs de béton cellulaire
(* ) les valeurs données au tableau III.1 sont valables pour des élancements géométriques de murs
dans le sens vertical inférieurs à 15.
Tableau III-3Coefficient de sécurité partielle γm sur le matériau maçonnerie
de pierre ou de petits éléments manufacturés
90
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Matériaux Chargement Chargement
Centré excentré
Briques creuses de terre cuite à 3,5 5
faces de pose continues avec joints
pleins
Briques creuses de terre cuite à 4,5 5,5
rupture de joint ou à joints partiels
-Briques pleines ou perforées de 3,5 4,5
terre cuite destinées à rester appa-
rentes ou à être enduites
-Blocs silico calcaires
Blocs perforés de terre cuite à 3,5 4,5
perforations verticales destinés à
rester apparents ou à être enduits
Blocs pleins ou creux en béton de 3 4
granulats courants ou légers
Blocs de béton cellulaire autoclavé 4 5
Pierre de taille 4 5
91
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La contrainte de compression dans la maçonnerie doit être inférieure à la résistance caractéristique
divisée par γm; Les armatures des chaînages sont calculées suivant les règles du béton armé.
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Figure III-7Profils courants de joints de parements et exemples d’appareillages courants
Le rejointement est exécuté, une fois la maçonnerie montée, pour assurer l'étanchéi-
té du mur et conserver à la fois l'aspect architectural recherché, Ce re jointement doit
avoir un dosage en liant suffisant pour assurer cette étanchéité.
III.4.3.3 Dimensionnement et géométrie des mûrs
- Les assises doivent être horizontales et régulières.
- Le rapport des ouvertures et des pleins, dans un même mur, ne doit pas être infé-
rieur ou égal à 1/3, et doit être le plus régulièrement réparti.
94
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- Les portées classiques se limitent à 1,20 m. Surdimensionné les linteaux et les
jambages pour les plus grandes baies.
- La largeur d'un trumeau doit être supérieure à l'épaisseur du mur et à un minimum
de 1,00 m.
III.4.5 Fondations
Les fondations seront réalisées uniquement avec des matériaux inaltérables à
l'eau (béton armé, béton cyclopéen, maçonnerie de pierre .).
- Quel que soit le type de maçonnerie à adopter et selon l'importance de l'ouvrage il
convient de s'assurer de la qualité des sols des fondations par une étude géotech-
nique préliminaire.
- Tous les murs porteurs doivent avoir des fondations filantes.
95
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Ces chaînages relient les murs porteurs entre eux de façon à renforcer la sta-
bilité de l'ensemble, à reprendre les efforts horizontaux de traction dû aux sollicita-
tions horizontales (séisme) et à mieux répartir sur les murs les charges des plan-
chers.
La section transversale du béton doit être limitée en façade, sa largeur doit être prise
au plus égale au 2/3 de l'épaisseur du mur lui servant d'appui. Ce qui permettra de
réaliser un habillage extérieur correct avec un matériau de même nature que la ma-
çonnerie.
Commentaire Figure III-8réalisation des chainages horizontaux
En général, la hauteur d'un chaînage de façade doit être égale à celle du plancher
qui lui est associé.
Les armatures des chaînages horizontaux doivent respecter les règles de bonne pra-
tique du béton armé (recouvrement, ancrage, etc...)
III.[Link] Chaînages verticaux
- En général, les chaînages verticaux sont prévus lorsque les murs en maçonnerie
sont porteurs et soumis à des sollicitations horizontales.
- Ils sont réalisés sur toute la hauteur du mur et avec une largeur supérieure ou égale
à 15 cm.
- ils doivent être réalisés au moins dans les angles saillants et rentrants des maçon-
neries, ainsi que de part et d'autre des joints de fractionnement du bâtiment.
- Ces chaînages constituent de simples liaisons et n'interviennent pas comme des
poteaux d'ossature. Ils ceinturent la maçonnerie en liaison avec les chaînages hori-
zontal et. S’opposent par ailleurs au soulèvement des planchers dans les angles.
- Ces chaînages doivent être réalisés en utilisant de préférence des blocs spéciaux
dits blocs d'angle.
96
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Figure III-9Réalisation des chaînages verticaux
97
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III.4.6.2 Appuis des planchers ou toitures
Ces appuis sont conçus de telle façon que la stabilité du mur ne soit pas com-
promise sous l'effet des charges provenant des planchers.
Il est recommandé de réaliser l'appui du plancher au moins égal au 2/3 de l'épaisseur
du mur, enduits non compris (voir chaînages horizontaux figure 3).
.
III.4.6.3 Appuis des linteaux
On rappelle que les linteaux sont des éléments en béton armé (parfoisen métal ou en bois)
placés au dessus de chaque ouverture dans le mur(fenêtre, porte etc. ...) où ils doivent assurer
la répartition des charges.
La longueur d'appui de linteaux sera au minimum égale à 20 cm (voirfigure III -11a).
III.4.6.4 Trumeaux porteurs
D'après le Règlement Parasismique Algérien en vigueur, les ouvertures dans les murs porteurs
extérieurs et les trumeaux doivent respecter les limitations suivantes (voir figure III -10b) :
- Pour les trumeaux extérieurs
a1 ≥ 1,00m
- Pour les autres trumeaux :
a2 ≥ 1,00 m pour la zone III
a2 ≥
b1 + b2
3
pour les zones I et IIaIIb
98
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Commentaire
Il faut éviter les éléments extérieurs volumineux en bé-
ton, (voir Figure III.12).
III.4.6.7 Bandeaux saillants
- Leur débordement en façade ne doit pas être exces-
99
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- Leur longueur est en général égale à la distance entre joints de fractionnement de
l'ouvrage.
- Ils doivent comporter une section longitudinale d'armature à haute adhérence, de la nuance
Fe E40 au moins égale à 0,50 % de la section
du béton.
Sur la partie apparente verticale, sont disposés au minimum 2 ɸ 10 ou 3 ɸ 8 suivant la
hauteur de l'élément(Figure III III-14)
III.4.6.8 Balcons - Loggias - Coursives ou corniches
- Ces éléments sont recoupés par des joints transversaux. La distance entre deux joints
successifs est au plus égale à :
4 m dans les régions humides
2 m dans les régions arides
- Ces éléments doivent comporter un pourcentage minimal d'armatures longitudinales de
classe Fe 40 au moins
égale à 0,25 % de la section
du béton.
Commentaire
100
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Les barres de très gros diamètre placées à l'extrémité d'un élément mince exposé aux
intempéries sont à éviter en raison du risque de corrosion de l'acier et d'éclatement du béton.
III.4.6.9 Jonction et croisement des murs
A la rencontre de deux murs, on s'assurera de la continuité de l'appareillage au-delà du point
de jonction.
Cette continuité peut être réalisée à partir d'un harpage soigneusement exécuté.
III.[Link] Cas des murs dont l'épaisseur est celle du matériau.
Pour les murs en briques
par exemple, la jonction
peut se faire par
l'interposition de briques
aux 3/4 dans la zone de
jonction (voir figure
III.17)
Figure III-16jonction et croisement des murs dont l’épaisseur est celle du matériau
Pour les autres blocs, la jonction ou le croisement des murs peut se faire par la mise en place
d'armature dans les joints avec une longueur d'ancrage de 0,90 m au-delà du croisement. IL
est important de veiller au bon enrobage de ces armatures par le mortier (voir Figure III 18).
101
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Figure III-17Armatures dans les assises à l'endroit du croisement des
murs
III.[Link] Cas des murs dont l'épaisseur est plus grande que celle du matériau.
La jonction ou le croisement des murs se fera par imbrication des briques ou blocs et
par assises alternées. Pour augmenter la raideur de l'ensemble, il est recommandé de disposer
des armatures dans les assises ou toutes les deux ou trois assises, par exemple à. l'endroit du
croisement des murs (voir figure III 19)
102
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Figure III-18Jonction et croisement des murs dont l’épaisseur est plus grande que celle du matériau
L'épaisseur considérée est l'épaisseur brute des parois en maçonnerie des murs simples ou de
la paroi extérieure des murs avec doublage.
L'épaisseur minimale brute de la paroi extérieure en maçonnerie est en règle générale, et quel
que soit le type de mur, de 20 cm.
Cette épaisseur minimale varie en fonction de la nature et des
dimensions de fabrication des éléments constitutifs (brique ou
bloc).
Blocs creux de granulats
courants ou légers
EnduitTraditionnel
3
R=0,551 √𝛔𝐦 𝐱 𝛔𝐛 2 ….. (3.1)
où :
R : résistance moyenne de rupture en compression exprimée en MPa
104
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Les résistances moyennes de rupture (en compression, flexion, cisaillement) permettent de
déterminer les valeurs des résistances admissibles de calcul ainsi que le module de
déformation longitudinale E.
Module de déformation longitudinale
Le module de déformation initiale E. est pris dans les calculs courants égal à :
Eo = α x R …… (3.2)
(Eo exprimé en MPa),
R : valeur moyenne de la résistance de rupture exprimée en MPa.
α: constante élastique de la maçonnerie définie par le DTR C2-45 en fonction du type de la
maçonnerie et de la classe du mortier.
Tableau III-7Valeur du Coefficient α
105
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Tableau III-8Valeur de K
106
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Rn : résistance normative donnée à l'article (3.1.3.) avec R résistance moyenne de rupture en
flexion latérale conformément à l'annexe 1.
Kf : coefficient de sécurité donné au tableau III-8
Tableau III-9Valeur de Kf
107
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Les valeurs données au tableau III-10 sont à diviser par 2 dans le cas où le pourcentage de
perforation excède 40%.
La résistance admissible au cisaillement est obtenue par la division de la résistance normative
par le coefficient de sécurité Kf
……(3.8)
108
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Les efforts dû aux charges verticales, sur une paroi donnée, à un niveau donné, Sont évalués
en admettant la discontinuité des divers éléments de plancher au droit des murs, et une
descente de charge selon les lignes de rupture.
Les efforts dûs aux charges horizontales (vent) sont évalués conformément au règlement en
vigueur.
Les contraintes dues aux charges verticales sont supposées uniformément réparties en partie
courante de la paroi (en général à mi-hauteur).
Aux points singuliers, la répartition des contraintes n'est pas uniforme. Il faut tenir compte de
l'excentrement des charges.
Commentaire
Par points singuliers, on entend les points situés immédiatement au droit des sections
horizontales des trumeaux, appuis de linteaux, appuis de poutres, appuis de plancher.
III.[Link] Cas des forces ponctuelles
Pour les forces ponctuelles verticales (appui
d'une poutre par exemple), il est admis qu'elles
se répartissent uniformément à l'intérieur de la
zone délimitée par deux droites partant du point
d'application de la charge et inclinées de 30° sur
la verticale, (voir figure III.9).
Au niveau du point d'application de la charge
localisée, la contrainte admissible est majorée
de 25%, sans pour autant que la contrainte
admissible soit dépassée au-dessous du niveau Figure III-21Application d'une charge localisée
délimité par 0,4 H à partir du point d'application de la charge (H étant la hauteur du mur).
…..(3.14)
Tableau III-11Valeur de Φ
Pour simplification, on peut prendre les valeurs suivantes de mlddonnées par le tableau suivant
Tableau III-13Valeur de mld
111
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Le coefficient 0 de majoration de contraintes sur A est donné par :
ω = (1+ e) /1,5d ….(3.24)
Pour une maçonnerie de pierre, ou de béton cellulaire et caverneux
ω=1
III.4.10.2 Calcul en flexion latérale
Le calcul des murs sous l'action des charges latérales s'effectue selon les méthodes de
calcul des plaques supposées simplement appuyées à leurs bords.
Commentaire
Une approche plus simple consiste à décomposer le mur en plusieurs bandes et les
dimensionner selon les hypothèses de calcul des poutres.
III.4.10.3 Calcul au cisaillement
La contrainte de cisaillement est donnée
(= ּת[Link]) / (Im x d) ……………(3.21)
112
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contrainte de compression de base. Pour toute valeur calculée de la contrainte de compression
de base,
sélectionnez la résistance de la brique ou du bloc et le type de mortier à partir de ces relations,
sous des charges concentriques et excentriques.
Des procédures de conception similaires peuvent être élaborées en utilisant les principes de
conception aux états limites à condition qu'une procédure soit établie pour calculer la
résistance à la compression caractéristique de la maçonnerie SSB en utilisant les valeurs de
résistance des prismes de maçonnerie. Il est encore possible d'entreprendre d'autres études
approfondies sur le comportement des murs de maçonnerie SSB à grande échelle
113
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Figure III-23Armatures dans les maçonneries
Une telle maçonnerie devient plus robuste et plus stable.
Les armatures sont disposées de manière à reprendre les contraintes de traction, de cisaille-
ment, et éventuellement de compression. L'armature est également utilisée comme moyen de
prévention de fissures dûes au retrait, à la dilatation et aux tassements.
Dans le cas où les armatures sont disposées horizontalement dans les joints de mortier,
il faut assurer leur protection efficace vis à vis de la corrosion.
Parfois, on utilise aussi des maçonneries composites : maçonnerie renforcée avec du béton
armé (figure III 21 c).
116
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D’où Radm= 5,43 /1,4 =3,88MPa
Résistance admissible en flexion latérale
On suppose que Rn = 0,5 MPa article 3.1.4
d'oùRadm= 0,5/1,6= 0,3 l 3 MPa
III.4.13.8 Résistance admissible au cisaillement
ּתn= Min ( 4.0 +4ּתσg. ּתlim) (Tableau 6 ) Formule (3.7)
Avec :44,0= ּתMPa
0,4. σg=1,5MPa
ּתlim=1,2MPa
ּתn =1,2 MPa
ּתladm= ּתn / Kf Formule (3.8)
Kf = 1,6 (Tableau 5)
ּתladm= 1,2 /1,6 = 0,75 Mpa
III.4.13.9 CALCUL
- Calcul en compression
Contrainte appliquée de compression
σ = N/Ac
Considérons une bande de 1,00 ml découpée dans un mur: d’où
b = 1,00 m. Excentricité
e0=eaccid+e’0formule(3.12)
eaccid=2 cm
e 0 = M/N à calculer forfaitairement Formule (3.13)
On prend M/N = 0,5 cm
Soit e0 = 2,5 cm
Remarque : e’0 = 0 (Pour le RDC compte tenu de l'importance de l'effort normal devant le
moment fléchissant)
Ac=1x2x ((0,25/2) –(2,5 x 10-2)) Formule (3.11)
Ac= 0,2 m2/ml
Finalement Avec N =10 t/ ml ,Ac= 0,2 m2/ml
σ = 10.10-2/0,2= 0,5 MPa
Vérification en compression
Il faut vérifier que la contrainte de compression appliquée reste toujours
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inférieure à:
σ ≤ mld.ΦRadm .ω formule (3.10)
avec :
ω= 1 + e0 = 1,067 ω = 1,067 formule (3.16)
118
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L’inertie I= (a.d3/12), σmax= (M/ I) v = (M/I).(d / 2) = (6 M / a.d2)
σmax= (6 .0,25 . a .H2/(8 a. d2) = 0,19 H2 / d2
Pour H = 3 m, d=25 cm on a : σmax= 27 t/m2 = 0,27 MPa
Cette contrainte est inférieure à la contrainte admissible en flexion du mur égale à 0,313 PMa.
Calcul au cisaillement
Les efforts horizontaux (dus au vent par exemple) sont transmis aux murs Transversaux par
l'intermédiaire des planchers.
Soit à calculer un mur au cisaillement en admettant que l'effort tranchant qui le sollicite à un
niveau donné est Q.
La contrainte de cisaillement appliquée au mur est donnée par la formule :
= ּת
𝐐.𝐒𝐦
S = 0,5 m2 section du mur
𝒍𝒎.𝒅
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III.5 La mise en oeuvre des betons de terre stabilisee selon les
recommandations du CNIRIB
III.5.1 Conditions générales de conception
a. La conception de bâtiments en BTS doit prévoir tous les aménagements permettant
d’éviter de forts degrés de saturation des murs à partir des différentes sources d’eaux
naturelles ou accidentelle envisageables : inondations, ascensions capillaires,
écoulement d’eaux pluviales, fuites accidentelles intérieures…
b. Les constructions en maçonnerie de BTS sont soumises en général aux règles de l’art
mise en œuvre des maçonneries et aux prescriptions en usage (DTU). Les présentes
recommandations rappellent certaines règles principales et précisent les règles
spécifiques à la construction en BTS.
c. Elles s’adressent aux entrepreneurs de maçonnerie et aux auto constructeurs.
d. Les murs porteurs seront disposés autant que possible symétriquement par rapport aux
axes principaux du bâtiment.
e. La plus grande dimension en plan de la construction devra être inférieure ou égale à
15m. Au-delà de 15m, prévoir un joint de dilatation.
Figure III-24Appareillage
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de 2 modules
122
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e. A titre indicatif des compositions sont données dans le tableau suivant :
Tableau III-14des compositions d'enduit à titre indicatif
III.5.6 Fondations
1. - Dans tous les cas, il convient de s’assurer de la qualité des sols de fondations par une étude
préliminaire géotechnique (même partielle), compte tenu de l’incidence du sol sur la
conception des fondations et des chaînages éventuels.
2. Tous les murs porteurs auront des fondations filantes ; l’axe des murs de devra pas coïncider
avec celui des fondations.
3. Les semelles filantes constitueront un système plan et fermé. Elles reposeront sur un béton de
propreté maigre de 5 cm d’épaisseur.
Les fondations seront réalisées en matériaux inaltérables à l’eau, (béton armé ordinaire, béton
cyclopéen, maçonnerie de pierre, moellons…)
4. En aucun cas les blocs de BTS ne seront admis pour la réalisation des fondations
5. Les fondations filantes doivent avoir une profondeur minimale de 60 cm. (Figure III. 24)
6. La largeur de la semelle sera établie à b=e + (2x5) cm avec un minimum de 40 cm (« e » étant
l’épaisseur du mur).
7. 5.8 - Les fondations comporteront un chaînage en béton armé (à la base des murs), dont la
hauteur sera égale ou supérieure à 30 cm.
Ces chaînages auront un ferraillage minimum de 4T12, maintenus par des cadres dont l’espacement ne
dépassera pas la hauteur des chaînages.
Commentaire:
Les murs en BTS sont plus sensibles aux effets de l’affaissement des fondations que
les murs en matériaux de types courants. Les chaînages préconisés, prévus à cet effet sont un
minimum requis, ils seront vérifiés au cas par cas.
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Figure III-26Fondations
Par ailleurs l’étude des sols et la conception des fondations doivent faire l’objet de soins très attentifs.
Il est rappelé comme il est déjà indiqué à l’article, que pour éviter les remontées capillaires de
l’humidité du sol, ainsi que les rejaillissements des eaux de pluie, les murs doivent obligatoirement
reposer sur un soubassement de hauteur minimum de 30 cm au dessus du sol définitif (Figure III. 24)
8. Une couche étanche exécutée au-dessous de la première rangée de BTS et éventuellement au-
dessous du plancher bas du rez-de-chaussée, sera prévue sur toute l’épaisseur du mur
Commentaire :
Cette couche étanche peut être constituée par une chape de mortier de ciment ou de chaux de 2
cm d’épaisseur richement dosée avec éventuellement l’incorporation d’un hydrofuge de masse. A
titre d’exemple, pour le ciment, le dosage sera de 500 à 600 kg par m3 de sable 0/3.
Il est entendu que cette couche étanche devra être renforcée par les dispositions adéquates en
cas de sol agressif.
III.5.7 Planchers
- Les planchers de rez-de-chaussée seront réalisés soit en chape de béton classique sur hérisson, soit
pour les logements économiques en chape de BTS damée sur hérissons avec dallages en carreaux de
terre stabilisée ou briques pleines BTS selon la technique décrite en annexe.
124
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- Les planchers supérieurs seront réalisés selon les techniques classiques courantes :
Dalles en béton armé coulé en place ;
Poutrelles en corps creux avec dalle de compression ;
Poutrelles métalliques avec voûtains en plâtre ou Dalletes ;
Ou toute autre technique connue et approuvée (bacs acier collaborant, voûtes.)
L’appui des planchers sera au moins égal aux 2/3 de l’épaisseur des murs, enduit non compris
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- Bien que les murs en double peau ne soient pas interdits, il est recommandé des murs
porteurs simples pour faciliter la mise en œuvre.
- Il est recommandé d’adopter une hauteur libre des murs, inférieure ou égale à 2,75 m
(plancher à plafond).
La distance maximum entre les murs porteurs dans les deux directions ne dépassera pas 5m.
Cette distance est conditionnée par la portée des planchers.
La surface totale des ouvertures dans les murs porteurs de façade (extérieurs) est conditionnée
par les prescriptions et normes de confort pour les constructions en zones sahariennes.
Dans tous les cas, la surface totale des ouvertures dans les murs porteurs ne devra excéder le
quart de la surface totale du mur (condition de portance).
Figure III-27trumeaux
Les trumeaux qui transmettent les charges du mur entre les ouvertures doivent avoir une
largeur minimale de 90 cm et comporter au moins 3 modules complets, un lit sur deux (Figure
III. 29)
L’allége est la partie ne recevant pas de charges. Du fait du chargement différent entre l’allège
et le trumeau porteur, des efforts de cisaillement sont développés.
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40 cm
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III.5.9 Les chaînages et linteaux
III.5.9.1 Chaînages horizontaux :
1) Le rôle des chaînages horizontaux en béton armé est de répartir uniformément sur les
murs porteurs, les charges et surcharges dues aux planchers ou toitures, et de solidari-
ser les éléments verticaux et horizontaux de la construction.
2) Ils doivent être prévue dans les murs porteurs, au niveau du plancher et être continus,
filants et fermés.
3) Leur section est conditionnée par l’importance du bâtiment et sera adaptée au type du
plancher. D’une manière générale les chaînages massifs sont à éviter.
4) La section transversale du béton des chaînages doit être limitée en façade pour éviter
les désordres dans la maçonnerie due aux dilatations thermiques. Les chaînages peu-
vent être protégés vers l’extérieur par des éléments de maçonnerie (Figure III. 30)
5) La hauteur d’un chaînage de façade est celle du plancher qui lui est associé.
Pour les planchers à poutrelles métalliques, il est admis de réaliser un chaînage plat de
15 cm d’épaisseur (Figure III. 30)
6) Il convient de prévoir des tire-fond scellés dans la dernière assise de parpaings de fa-
çon à solidariser le mur au chaînage.
7) Le ferraillage des chaînages ne doit pas être inférieur à :
7 cm² pour les aciers FeE22
3,85 cm² pour les aciers FeE4
3,08 cm² pour les aciers FeE45 et FeF50
- A section équivalente, plusieurs barres de faible diamètre sont préférables à des barres de
gros diamètre.
III.5.9.2 Chaînages verticaux
1 - Dans la plupart des cas les chaînages verticaux traditionnels ne sont pas nécessaires ;
Il sera prévu néanmoins un renforcement par des aciers horizontaux dans le mortier de
hourdage, approximativement tous les 60 cm, aux niveaux de toutes les intersections de murs
formant angles saillants, angles rentrants et jonction des refends avec les murs de façade
(figure10).
2 - Ces aciers de renforcement auront une section minimale équivalente à 2T10, de préférence
des treillis soudés ou des tôles déployées
3 - La longueur de ces renforcements ne doit pas être inférieure à 90cm (voir figure 10).
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4 - Les chaînages verticaux on béton armé sont obligatoires en présence de sol de fondation
instable par l’étude géotechnique préliminaires (faible portance, gonflant, ou sujet à
tassements importants).
5 - Dans ce cas, les chaînages constituent des liaisons indispensables à la jonction des murs ;
ils n’interviennent pas comme des poteaux d’ossature.
129
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III.5.10 Linteaux :
1 - Les franchissements des ouvertures dans les murs porteurs peuvent être réalisés par
assemblage traditionnel ou par des linteaux en béton armé.
Les linteaux en béton armé dont la portée ne doit pas dépasser 1,20 m, peuvent être coulés en
place ou préfabriqués.
2 - Ils peuvent recevoir une protection thermique par habillage en maçonnerie de BTS
3 - La longueur de pénétration du linteau dans la maçonnerie ne sera pas inférieure à 20 cm
4 - La hauteur du linteau sera de 8 cm minimum et sa largeur supérieure ou égale à 2/3 ou de
l’épaisseur du mur sans toutefois être inférieure à 18 cm.
.5 - Le ferraillage minimal du linteau sera au moins équivalent à 3T10.
6 - Au niveau des appuis des linteaux, la contrainte localisée doit rester inférieure ou égale au
1/6 de la résistance à l’écrasement du bloc de terre stabilisée.
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III.5.12 Dispositions diverses
1 - Les murs de clôture doivent obligatoirement être revêtus sur leur partie supérieure d’un
enduit étanche
2 - Les bandeaux et corniches en B.A de dimensions importantes sont à éviter.
3 - Les locaux humides (cuisines, salles d’eau, toilettes…) seront aérés et recevront une
protection appropriée conformément aux règles de l’art.
4 - Les prescriptions concernant l’isolation et l’étanchéité des toitures en zone saharienne
seront appliquées pour ce type de construction.
On accordera une attention particulière aux évacuations d’eaux pluviales afin d’éviter tout
ruissellement sur les parois des murs et rejaillissements importants à la base.
5 - Les saignées pour encastrement des conduits d’électricité et canalisation d’eau sont
proscrites sur les murs porteurs extérieurs.
Sur les murs intérieurs seules les saignées verticales sont tolérées, elles seront rebouchées
d’un enduit similaire au mortier de hourdage.
Figure III-32L’emplois du béton cyclopéen pour la fondation et le soubassement est une solution
intéressante au plan technique et économique (Guillaud, offroy, Odul, & CRATerre-EAG,1995)
132
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d'électricité.
III.6.1.2 Pathologie de l’humidité
PROTECTIONS BASSE ET HAUTE DE MURS
FONDATION : elles seront construites en matériaux non sensibles à l'eau : béton banché,
béton armé, maçonnerie, béton cyclopéen.
SOUBASSEMENT : il doit former un dispositif de rupture capillaire. Le soubassement aura
une hauteur suffisante au-dessus de sol extérieur fini pour protéger du ruissellement de
surface des eaux de pluie, du rejaillissement et des projections (circulation automobile par
exemple).
COUVERTURE protégeant le haut des murs des écoulements et des infiltrations des eaux de
pluie.
III.[Link].1 Drainage
À proximité des bâtiments en BTC, il convient de prévoir d’évacuer au mieux les eaux de
surface et souterraines :
Drainer les abords des fondations lorsque la topographie et les conditions hydrogéologiques le
nécessitent : une ceinture de drainage assurant une bonne évacuation des eaux est essentielle ;
Empêcher les apports et la stagnation d'eau en pied de mur (descentes d'eau pluviale, VRD,
etc.). Le terrain aux abords directs sera nivelé avec des pentes écartant l’eau de l'ouvrage ;
Ne pas gêner l’évaporation dans le terrain à la périphérie de l'immeuble ;
III.6.2 Appareillage
Le terme "appareillage" désigne le mode d'arrangement, d'assemblage et donc de
liaison des blocs de terre comprimée entre eux, dans toutes les directions d'une structure en
maçonnerie (plan horizontal et vertical, épaisseur du mur) (CSTB, 2018)
Exemples d'appareillage
Il existe une multitude de types d'appareillages, les exemples ci-dessous sont donnés à titre indicatif
mais de très nombreuses autres configurations sont possibles.
A. MUR DROIT SIMPLE ET DOUBLE ÉPAISSEUR
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(les schémas présentés ci-dessous ne figure pas les chaînages verticaux qui sont
nécessaires aux niveaux des bords libres des m urs)
C. MUR EN T
D. CROISEMENT DE MURS
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III.6.3 Formes des BTC
135
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vertical, linteau, etc. Exemples : blocs d'angle, blocs de chaînage, blocs feuillure, blocs
linteau, blocs poteau, etc.
Les blocs dits “de parement”, qui sont des blocs dans lesquels la ou les faces vues sont
réalisées de manière à constituer le parement fini du mur. Il s'agit également de blocs
pleins.(CSTB, 2018)
136
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Si les blocs livrés sont conditionnés "filmés" - sous film plastique - il est préférable de retirer
le film afin d'éviter des phénomènes de condensations qui peuvent s'avérer important et
provoquer des tâches ou des efflorescences à la surface des blocs.
Il convient d’éviter tout mélange entre des granulats de natures différentes. Pour éviter la
pollution des granulats entre eux ou par de le sol du site ou des déchets, le stockage doit se
faire sur une aire aménagée. Le stockage peut être fait sur palette ou sur une surface
gravillonnée.
Le stockage sur site doit se faire sous bâches en saison des pluies. L’aire de stockage doit
permettre un drainage correct des eaux. Il est préférable d'aménager une aire de stockage
présentant une légère inclinaison.
Les sacs de liants destinés à la fabrication des mortiers, ciment et chaux, seront stockés à l'abri
de la pluie, mais également protégés des remontées d’humidité du sol, des projections de boue
et de tout choc mécanique susceptible de les déchirer.
Si plusieurs types de liant sont nécessaires au chantier, leur stockage sera séparé pour éviter
des erreurs et mélange.
III.6.5.3 GÂCHAGE ET UTILISATION DES MORTIERS
Gâchage des mortiers :
Les mortiers doivent être gâchés juste avant leur utilisation sur une surface propre.
Le gâchage est effectué soit manuellement soit au moyen d’un mélangeur mécanique.
Un mélange à sec des granulats et du liant avant l'ajout de l'eau peut permettre d'éviter des
défauts d'homogénéité.
La durée de gâchage commence à partir du moment où tous les matériaux, eau comprise, sont
incorporés au mélange.
La durée de gâchage usuelle est comprise entre 3 et 5 min. Elle ne doit pas dépasser 15 min.
Entre différentes gâchées, il faut éviter les écarts importants des durées de gâchage.
Durée d'utilisation des mortiers :
Le mortier fabriqué sur le chantier doit être mis en oeuvre suivant les temps d'utilisation
relatif au liant utilisé. En général il convient d'utiliser les mélange moins de 30 minutes après
leur fabrication.
III.6.5.4 POSE DU BTC
La surface d’application du mortier doit être préparée et propre.
Pour garantir une bonne adhérence entre mortier et blocs, le plan de pose et les BTC seront
humidifiés avant la pose. Les blocs seront plongés dans l’eau et retirés immédiatement, le
plan de pose sera légèrement mouillé en aspergeant celui-ci.
137
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Le mortier est appliqué sur les faces à jointoyer en quantités adaptées.
Les BTC sont posées et mises en place sur le lit de mortier par collage en les plaquant en
pression ou en les faisant translater jusqu'à avoir trouvé la position requise. Par effet de
succion les BTC s'immobilisent.
Les blocs sont positionnés de niveau à l’aide de piges ou d'un niveau à bulle. Des cordeaux
sont utilisés pour permettre de réaliser des assises alignées.
Il ne faut pas vibrer excessivement les BTC pour les positionner sous peine de supprimer
l'adhérence entre le bloc et le mortier. Frapper les BTC est également à proscrire, sous peine
de fissurer ou déstabiliser les maçonneries précédemment mises en oeuvre.
III.6.5.5 CADENCE DE POSE ET LIMITE D'ÉLÉVATION QUOTIDIENNE :
L'élévation, par jour, des maçonneries de BTC ne doit pas dépasser 10 fois l'épaisseur du mur
(en 14 cm d'épais, 1,40 mètre maximum) au risque de désolidariser les premiers rangs par de
trop fortes sollicitations latérales exercées sur l'ouvrage.
III.6.5.6 CONDITIONS CLIMATIQUES DE MISE EN OEUVRE
Il faut être très vigilant lors de la mise en œuvre aux conditions climatiques, particulièrement
si celles-ci sont chaudes (1) et venteuses.
Une dessication trop rapide de la maçonnerie peut entraîner l'apparition de fissures dues à un
retrait important.
En règle générale, et par temps très chaud, dès que la température est durablement supérieure
à 30 °C, et encore plus au-dessus de 35 °C (1), Il sera préférable de préparer des petites
quantités de mortier utilisable rapidement (2).
Quelques précautions simples peuvent également être prises : maçonner aux heures les moins
chaudes, travailler sur les parties d'ouvrage non exposées au soleil et au vent, protéger les
maçonneries de la dessiccation (arrosage léger, produit de cure ou bâche (paillassons
humides, films plastiques, etc.). Cette protection doit être maintenue en place durant les
premières heures voire quelques jours selon l’évolution des conditions climatiques.
NOTE (1) De manière générale, les liants (chaux et ciment) ne doivent pas être utilisés à des
températures supérieures à 35°c.
NOTE (2) Les mortiers avec liant sont sensibles aux paramètres que sont la température,
l’hygrométrie, la vitesse du vent, qui agissent sur : la rhéologie du mortier et son évolution ; la
vitesse de prise ; la cinétique de son durcissement et sa dessiccation. Cela influence
sensiblement l'ouvrabilité mais également, à terme, la résistance mécanique du mortier, donc
celle du mur.
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III.6.5.7 PROTECTION DES OUVRAGES EN COURS DE CHANTIER
Lors des épisodes pluvieux, il convient de protéger la tête de mur, et particulièrement les
plans de pose, des ouvrages en cours de réalisation.
Les assises fraîchement maçonnées doivent également recevoir une protection qui doit être
maintenue durant tout l'épisode pluvieux si celui-ci est continu.
Protection contre les dommages mécaniques
Durant le chantier et jusqu'au repli de celui-ci, il faut, si possible, protéger les surfaces des
murs et spécialement les angles saillants des chocs qui pourraient les endommager. Ces
dommages sont le plus souvent dûs à la manutention d'éléments lourds durant le chantier
(coffrages, échafaudages, outils divers) ou aux manoeuvres d'engins et véhicules évoluant sur
le site.
III.6.5.8 REPRISE DE L'ÉLÉVATION DE LA MAÇONNERIE
Lors de la reprise des travaux de maçonnerie, il convient de s'assurer que le plan de pose soit
propre et dépoussiéré.
Jointoiement et rejointoiement
La liaison des blocs doit être correctement faite dans les deux directions de l’appareil des
blocs, par la réalisation des joints horizontaux et verticaux.
Les joints verticaux doivent être bien bourrés.
L'excédent de mortier doit être raclé immédiatement après la pose du bloc et, si possible, les
joints doivent être réalisés à frais pour une meilleure tenue (et limiter les tâches de laitance).
Le joint en cours d’exécution doit être serré avant qu’il ne perde sa plasticité.
La finition des joints peut être faite en demi-rond, en triangle ou au nu des blocs. Ils seront
serrés avec un fer à lisser ou à la langue de chat.
Sauf indication contraire, le profil du joint en retrait aura une profondeur maximale de 5 mm.
Les joints en retrait de plus de 5 mm ne sont pas recommandés car ils peuvent entraîner une
stagnation d‘eau sur le dessus du bloc.
Les joints peuvent également être légèrement creusés si le mur est destiné à être rejointoyé
ultérieurement.
Lorsqu’un rejointoiement doit être effectué, la profondeur du grattage du mortier non durci est
d'au moins 15 mm , sans dépasser 15 % de l’épaisseur du mur mesurée à partir de la surface
finie (Pour les blocs avec évidement, on ne dépassera par une profondeur maximum de 20 mm).
L’opération de rejointoiement est précédée d’un nettoyage de la zone entière et, si nécessaire,
d’un mouillage pour obtenir la meilleure adhérence possible entre mur et mortier.
139
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Les joints horizontaux et verticaux doivent présenter une épaisseur finie comprise entre 10
mm minimum et 15 mm maximum.
140
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La résistance du mortier avec liant hydraulique à 7 jours et d'environ 60 % de sa résistance maximale.
On considère qu'il atteint sa résistance "conventionnelle" après 28 jours (80 % de la résistance
maximum).
III.6.5.10 Finition de la maçonnerie
La disparition de l'humidité en excès dans le mur prend du temps, le séchage sera plus ou moins
rapide en fonction de l'épaisseur du mur, de son niveau de ventilation, de la température ambiante
et enfin des apports d'eau au moment de la mise en œuvre (humidité des mortiers et des blocs,
intempéries) ou de la mise en œuvre des matériaux environnants.
Il conviendra d'être attentif à ce que la paroi ne présente pas un taux d'humidité trop important
avant la mise en œuvre des revêtements de finitions (peintures, enduits,etc.). Il est fortement
recommandé de respecter un délai minimum de séchage de 2 mois avant que ceux-ci ne soient
réalisés.
Une fois la maçonnerie sèche, si nécessaire, elle peut être balayée et/ou aspirée afin d'éliminer des
grains et poussières non adhérentes.
Pour uniformiser l'aspect, limiter les effets de laitance et quelques défauts visuels, un léger égrainage
de la surface de la maçonnerie, sans trop insister, avec un abrasif - type papier de verre de grain 120 -
peut être effectué.
La maçonnerie peut alors être laissée brute, ou, si nécessaire, une finition peut être appliquée
Finition - Revêtement intérieur et extérieur
Si le mur est destiné à être enduit, il doit être soigneusement brossé (brosse métallique). Le mur ne
doit pas absorber l'eau contenue dans l'enduit sous peine de compromettre sa prise et son
durcissement et de réduire son adhérence. Il faut donc humidifier le mur pour éviter une succion
capillaire sans trop le mouiller pour ne pas créer un film d'eau superficiel qui limiterait l'adhérence de
l'enduit.
Il ne faut jamais enduire un mur de terre avant que le tassement du mur ne se soit opéré. Il faut donc
attendre un achèvement complet du gros oeuvre y compris toutes charges de planchers et toitures.
III.6.5.11 SÉCURITÉ DES INTERVENANTS
Les mesures de sécurité à prendre sont identiques à celles concernant la réalisation d'un
ouvrage en maçonnerie classique de petits éléments.
Il n'existe pas de conditions spécifiques de sécurité liées à la mise en oeuvre de murs en BTC.
Suivant l'importance des ouvrages à réaliser, les dispositions de sécurités peuvent être
détaillées dans un PPSPS permettent d'assurer la sécurité des intervenants pendant toute la
durée du chantier.
141
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III.6.6 Construction des toitures en voutes
L'héritage d'une tradition
Les toitures en blocs de terre comprimés sont issues de la tradition des toitures en adobe
développés dans des régions à climats sec où le bon bois de charpente faisait défaut
(Mésopotamie. Egypte, Iran).
En réalisant des voûtes el des coupoles en terre, les constructeurs exploitaient "l'intelligence
constructives ‘' du matériau, à savoir son aptitude à travailler en compression. Ce type de
toiture Offre en Outre un intérêt esthétique certain tant pour la forme architecturale que pour
les ambiances intérieures qui retiennent l'intérêt des architectes et de Leurs clientèle.
Le problème des poussées
Les toitures en blocs de terre sont généralement lourdes et induisent des poussées Latérales
très fortes sur les murs qu'il faut rétablir dans leur verticalité. L’utilisation de chaînages, des
charges en post-compression (acrotère), de murs épais Ou de contrefortes. Eventuellement de
tirants pour les voûtes à grande portée, permet de maîtriser ces poussées exercées sur les murs
et de les orienter vers les fondations.
Autres problèmes
La question du calcul de structure de ces toitures en voûtes et coupoles doit être préalablement
traitée. Elle peut L’être graphiquement (parle le tracé funiculaire des poussées ou par l'épure
de Mery). Un autre problème est très important : celui de |'étanchéité. Les voûtes et coupoles
sont souvent très sensibles aux dilatations thermiques (climat chaud, écart des températures
diurnes et nocturnes] qui peuvent causer des micro fissurations pouvant être à L’origine d'une
infiltration. Elles doivent donc être protégées avec soin par des enduits étanches régulièrement
entretenus (couche de peinture bitumineuse puis mortier de ciment fortement dosé grillagé et
enfin peinture étanche ou badigeonnable à la chaux).
Ces toitures sont finalement davantage utilisées pour |'effet esthétique el pour le confort
thermique qu'elles procurent et sont de plus en plus souvent protégées par une sur -toiture de
conception traditionnelle.
142
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
Exemple 1:
Une forte charge centrale est appliquée sur le dessus de l'arc, ou la forme est disproportion-
née.
La ligne de poussée passe dans le tiers intrados et provoquera une panne.
Exemple 1 Remède 1 à l'exemple 1 Remède 2 à l'exemple 1
Charge centrale et panne
Modifiez la forme de l'arc. Arc Conservez la forme et chargez les
caté- hanche
naire s.
Arc
chargé
Exemple 2: La ligne de poussée se situe dans le tiers médian de l'arc, mais pas dans le tiers
médian de la jetée. Ce dernier n'est pas assez large et va s'effondrer.
Exemple 1 Pierre trop mince et défail- Remède 1 à l'exemple 2 Remède 2 à l'exemple 2
lance
144
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
Chargez les hanches de l'arc pour
Augmenter la largeur du pilier ou, s'il
modifier l'angle de poussée.
s'agit d'une voûte, ajouter des
contreforts espacés réguliers
En fonction de la charge appliquée sur l'arc, la ligne de poussée prendra une courbe particu-
lière et l'arc sera façonné en conséquence.
III.6.7.2 INFLUENCE DE L'ÉPAISSEUR DE L'ARCHE SUR LA
STABILITÉ
Notez qu'ici nous n'utilisons que le nom Arch mais toute cette approche est également valable
pour un coffre-fort, car un arc génère un coffre-fort. Nous avons vu que la ligne de poussée
prend la forme d'une courbe caténaire inversée et doit toujours rester dans le tiers médian de
l'arc.
Les arcades semi-circulaires ont un profil très différent de la courbe caténaire. Par conséquent,
LT s'éloignera du centre et cela créera beaucoup de tensions dans l'arc. Afin d'obtenir LT dans
le tiers médian de l'arc, l'épaisseur doit être en relation avec la travée. Les arcs semi-
circulaires doivent avoir une épaisseur minimale de:
t>=S/5 (Où t est l'épaisseur et S la portée)
Par conséquent, un arc semi-circulaire doit être très épais pour être stable sans aucune charge
sur les hanches :
Un arc de 6 m de portée nécessite 1,20 m d'épaisseur, de manière à obtenir LT à la limite inté-
rieure du tiers médian.
146
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
Cette relation explique pourquoi les voûtes en berceau semi-circulaires doivent être très
épaisses, car les hanches ne peuvent pas toujours être chargées. Notez que l'épaisseur d'un arc
semi-circulaire peut être réduite si les jarrets sont chargés. Cela aura trois effets :
1. LT entrera dans le tiers central de l'arc et deviendra stable.
2. La charge sur les hanches chargera le pilier et amènera la poussée
plus verticale. Ainsi, la largeur du pilier peut également être réduite.
3. La poussée horizontale est diminuée, mais le poids et la poussée
résultante sont augmentés.
147
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
CONCLUSION GENERALE
148
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
CONCLUSION GENERALE
Nous avons prévu dans notre travail de réaliser un prototype d’une construction en BTCS
,lefait qui nous permet d’examiner les dispositions qualitatives et constructives étudiés à
travers la bibliographie.
149
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
Notre recherche sur la fabrication du BTCS et les techniques de constructions de maçonnerie
en BTCS est loin d’être achevé, mais sur les résultats obtenus et les observations faites nous
pouvons tirer les corollaires suivants :
Notre sol présentes des caractéristiques très satisfaisantes et qui réponds aux
recommandations de différents guides notamment celles de CNERIB.
Pour donner enfin des résultats intéressants en matière de résistance à la compression
et de durabilité.
La comparaison entre plusieurs codes et règlement parasismiques et celui de l’Algérie
nous fait conclure qu’une étude approfondie doit être effectuer sur les points
manquants, absents et rassembler toutes les recommandations dans ‘un seule
document qui traitera la construction en terre en générale et en BTCS plus
précisément.
Les techniques de construction en BTCS ne sont pas différentes de celles des éléments
de maçonnerie porteuses ou non porteuses, chainés ou non chainés.
la prédominance des ossatures en béton armé « dans la construction parasismique de
tout genre de bâtiments et ceci dans le monde entier. Cependant le requise au niveaux
du détail autant que de l’exécution d’une part, et le bas niveau de formation de la main
d’œuvre fréquemment rencontré dans des pays pauvres d’autre part , fond que la
technique de maçonnerie chainé reste hautement vulnérable face aux tremblement
de terre »
La nécessité de développement d'actions coordonnées menées dans le cadre de réseaux
de compétences organisant des plateformes ou comités de travail sur les thèmes très
porteurs de la recherche, la formation, la documentation, la normalisation, les
patrimoines. De telles initiatives, bien préparées et valorisant les motivations autant
que les nécessités désormais communes à plusieurs pays, devraient pouvoir retenir
l'attention des plus hautes instances internationales notamment l’UNISCO pour un
soutien institutionnel et financier.
150
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
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ANNEXES
TABLEAUX Etat Actuel de Recherche sur la Brique de Terre
Compressée et Stabilisée (BTCS)
PAYS SUJET APPREIL NOUVEAUTE RESULTAT
(RUIZ, Zhang, Madrid ,spain Une étude approfondie des Compression étudier les La compressibilité des
Edris, Canas, & propriétés mécaniques des blocs Flexion traction propriétés échantillons recouverts de
Garijo, 2018) de terre comprimée mécaniques d’une caoutchouc, c’est environ
type BTCS 60%de mois que cela
155
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
(résistance à la couvert de contreplaqué ou
compression) sans couvercle
156
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
flexion l’augmentation du rapport
hauteur /largeur lorsque les
autres paramètres de
conception restent les
mêmes. La résistance du
mur peut être améliorée en
ayant un rebord à une
extrémité ,et elle peut être
réduite en ayant une
ouverture
([Link],A .Abi Biskra Etude de durabilité du béton de Constriction de 8 Etudier la Le ciment et la résine ont un
bsi ;[Link] ,Algérie terre stabilisée dans des mures (15 cm possibilité meilleur comportement de
2005 ) conditions d’exposition à la fois d’épaisseur) d’améliorer durabilité que les quatre
de laboratoire et climatique significativement stabilisateurs (ciment, chaux,
la résistance du ciment plus chaux et ciment
terre en ajoutant plus résine)
plusieurs
stabilisants
(Mansour, Jelidi, Tunisie Optimisation des performances Compression Obtenir un BTC La densité apparente a une
Cherif, thermiques et mécaniques des Mesure de la légers en faisant forte influence sur le
&Jabrallah, 2016) blocs des terre comprimée conductivité varier leur comportement thermique et
(BTC) thermique du BTC densité apparent mécanique du BTC .la
par la méthode du afin de modifier diminution de la densité
fil chaud leur porosité et apparente du BTC s’est
par conséquent accompagnée d’une
d’agir sur leur diminution significative de
conductivité sa conductivité thermique et
de son efficacité thermique
Bachir Taallah Biskra, Les propriétés CT- Ajoutez de la L'utilisation de fibres de palme entraîne une
, Abdelhamid Algeria mécaniques et mètre chaux vive et diminution de la conductivité thermique et de
Guettala physiques du commer remplie de fibres la densité apparente Il augmente l'absorption
(2016) bloc de terre cial de palme capillaire des amas.
comprimée
Effet négatif sur la conductivité thermique du
stabilisé à la CEB
chaux et rempli
de datte non
traitée et alcaline
fibres de palme
157
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
Philbert Burkin Caractérisation Essais Mélanger 0-20% La résistance à la compression des CEB a été
Nshimiyimana a Faso physico- d'aptitu en poids de CCR stabilisée avec
, Nathalie chimique et de du (résidu de
Fagel , minéralogique matéria carbure de 20% CCR amélioré par dix (0,8-8,3 MPa) pour
AdamahMessa des matériaux u calcium) avec du Saba et seulement 2,6 (2-7,1 MPa) pour Papri.
n , Dominique argileux argileux CEB et durcir Matériaux d'argile
OsombaWetsh pendant 45 jours
convient à la Dans cette étude, il convient à la production de
ondo , à 40 ± 2 c.
production de CEB CCR stables pour la construction de
Luc Courard blocs de terre roulements.
(2020) comprimée
stabilisée
Wesley V.D.C. Brazil Attaque externe Attaque Présentation du Le temps d'absorption capillaire et la
Bezerra au sulfate sur des de CSEB aux cycles concentration en sulfate affectent les masses
,Givanildo A. blocs de terre sulfate d'absorption solides comprimées stables (CSEB).
Azeredo (2019) stabilisés capillaire de
comprimés solution de
sulfate de sodium
et séchage.
A. Ammari, K. Morocc Effet combiné de compre Ajouter deux La résistance à la compression augmente avec
Bouassriab, M. o la minéralogie et ssion types de la teneur en ciment
Cherraj, H. de la texture stabilisants
Bouabid, &S. granulaire sur ciment et chaux Présence de chaux vive (avec de l'eau) dans
Charif l’optimum L'argile peut se déposer avec carbonatation.
D’ouazzanec technico-
(2017) économique de
l'adobe et de la
terre comprimée
blocs
María Catalina Colomb Effet de l'ajout compre Ajoutez de la Les masses terrestres compactées se sont
Niño ia de cendres de ssion cendre de stabilisées avec les cendres de charbon
Villamizar , charbon et charbon et résultantes
Vanessa d'écorces de utilisez la peau
SpinosiAraque manioc sur les de manioc Meilleurs résultats avec une dose inférieure ou
, Carlos propriétés comme nouvelle égale à 5%. .
Alberto Ríos techniques matière
Reyes organique dans
,Reinaldo de blocs de terre la préparation
Sandoval Silva comprimée des Blocs de sol
(2012) compressés.
Seick Omar France Stabilisation des 26 L'utilisation de La polymérisation géologique des CEB a
Sore blocs de terre géopolymères et grandement amélioré leurs performances
,AdamahMessa comprimée de ciment mécaniques.
n , Elodie (CEB) par liant Portland
Prud’homme , géopolymère Les CEB sont stabilisés par cémentation,
Gilles notamment en ce qui concerne leur stabilité
Escadeillas , à base de dans l'eau.
François matériaux locaux
Tsobnang( du Burkina Faso
2018)
158
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
C. Egenti , Nigeria Conceptualisatio Test de Ajout du ciment L'ajout de ciment était faisable et a ainsi
J.M. Khatib , n et étude pilote durabili ouvert la voie à de nouveaux travaux de
D. Oloke d'un bloc de té des recherche sur l'éjection compacte de la terre
(2014) terre compressée échantil (SCEB).
bombé pour un lons
logement CEB
durable au
Nigeria compre
ssion
Boumediene Algeria Valorisation des . Valorisation des évaluation des gisements naturels de dragage
Serbah , Nabil sédiments Prépara sédiments de la CEB qui y répond aux
Abou-Bekr , dragués dans les tion naturels dragués
Salima blocs de terre d'échan dans les masses Recommandations. Sur la base des tests
Bouchemella , comprimée: tillons de terres hydrauliques et mécaniques réalisés, le
Joanna Eid , aspiration et compac compactées comportement du CEB sur site a été choisi.
SaidTaibi effet de la teneur tés: (CEB).Le
(2018) en eau sur leurs apparei sédiment a été
propriétés l et modifié au sable
mécaniques échantil et pressé à une
lons pression de MPO
+ 25.
Liste de figures
Figure I-1Représentation schématique des interactions qui régissent le développement durable
.................................................................................................................................................... 1
Figure I-1 salles de classe opéra village ..................................................................................... 8
Figure I-2 logements des enseignants ........................................................................................ 8
159
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
Figure I-3Centre médical en BTC .............................................................................................. 9
Figure I-4des bois d’eucalyptus entre les briques et la tôle. ...................................................... 9
Figure I-5Résidence cum office, Kassel, Allemagne ............................................................... 10
Figure I-6 plans : Résidence cum office, Kassel, Allemagne .................................................. 10
Figure I-7 Résidence cum office, Kassel, Allemagne vues d'intérieur .................................... 11
Figure I-8Maison pour trois familles, Stein sur le Rhin, Suisse travaux de réalisation ........... 12
Figure I-9 Maison pour trois familles, Stein sur le Rhin, Suisse ............................................. 12
Figure I-10Mosquée Baitul Muqeet, Wabern, Allemagne ....................................................... 12
Figure I-11 Mosquée Baitul Muqeet, Wabern, Allemagne ...................................................... 12
Figure I-12Bibliothèque publique du comté de Sublette à Pinedale, Wyoming - USA ........... 13
Figure I-13Bibliothèque publique du comté de Sublette à Pinedale, Wyoming - USA vue
d'interieur .................................................................................................................................. 13
Figure I-14Antoine Predock, plan du site de La Luz, 1967. Source: Brad Collins, éd., .......... 14
Figure I-15. La Luz, Albuquerque, NM, novembre 2015. ....................................................... 15
Figure I-16Espace commun avec fontaine, La Luz, novembre 2015 ....................................... 15
Figure I-17 pland'unemaison à La Luz (chrislucasabq), ........................................................ 15
Figure I-18 Siège social de Telenor, Islamabad ....................................................................... 16
Figure I-19 logements en B.T.C à Tamanrasset (Le CNERIB ................................................. 18
Figure I-20premières assises du prototype de ([Link], 2014) ................................................. 18
Figure I-21: Prototype achaevé ([Link], 2014) ....................................................................... 18
Figure I-22maison en pisé au village Madher à Boussada ([Link], 2014) .............................. 18
Figure I-23maison circulaire Hakka source : [Link] 20
Figure I-24 coupe d’une maison circulaire Hakka source : [Link]
[Link]/maisons-circulaires-hakka/ ................................................................................... 20
Figure I-25Fort de pisé à Basgo, Inde. ..................................................................................... 20
Figure I-26Section de pisé du monastère de Kyichu Lhakhang, Bhouta ................................. 21
Figure I-27 Les Techniques De Construction En Terre Anciennes CRATERRE ................... 23
Figure I-28 La bauge ................................................................................................................ 24
Figure I-29 les trois techniques de torchis ............................................................................... 25
Figure I-30 : Moulage et séchage des blocs adobes (Hanane, 2018) ....................................... 26
Figure I-31 Construction d' un mur en pisé ............................................................................. 27
Figure I-32Différents produits de blocs de terre comprimée(Ahmed & Lakdar, 2018) .......... 29
Figure I-33Classification des fibres naturelles en fonction de leur origine (Bachir T. , 2014)
.................................................................................................................................................. 36
160
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
Figure I-34Prise du laitier (Laib, 2017). .................................................................................. 40
Figure I-35 : Classification triangulaire des sols fins (contenant moins de 30% d'éléments de
diamètre supérieur à 2 mm) ...................................................................................................... 42
Figure I-36Classification LPC des sols fins en laboratoire. Diagramme de plasticité ............. 43
Figure I-37Structure générale de la classification GTR pour les terrassements routiers ......... 45
Figure I-38Mur Après 48 mois d’exposition avec 5% stabilisant (ciment) (Guettala, Abibsi, &
Houari, 2006 ............................................................................................................................. 50
Figure I-39Vue générale des murs en briques de terre ............................................................. 50
Figure I-40: Résistance mécanique à la compression des blocs de terre après cure chimique
(Chaibeddra & Kharchi, 2019) ................................................................................................. 58
Figure I-41Essai de compression pour déterminer le module d’élasticité (Ruiz, Zhang, & Al,
2018)......................................................................................................................................... 59
Figure I-42Dispositif d’essai de de flexion 3 points (Ruiz, Zhang, & Al, 2018) ..................... 60
Figure I-43essai de résistance à la compression (Mostafa & Uddin, 2016) ............................. 61
Figure I-44Moyenne de la résistance de compression des BTCs (Mostafa & Uddin, 2016 .... 62
Figure I-45 proportion du mélange de la BTCS (Mostafa & Uddin, 2016) ............................. 62
Figure I-46 Résistances à la compression minimales admises pour les BTC .......................... 63
Les conditions de test varient également d'une norme à l’autre. C'est pourquoi les valeurs
obtenues doivent être comparées avec précaution. Seules les données avec les mêmes
conditions de test (e.g., dimension des BTC, pression de mise en forme) peuvent être
comparées (Bruce King, 2006). La Fig. I-47 illustre le mode opératoire de détermination de
la résistance à la compression des BTC selon certaines normes. Les informations obtenues
dans la bibliographie témoignent d’un manque de consensus sur la méthode à utiliser pour
caractériser les BTC. ................................................................................................................ 63
Figure I-48 Normes de détermination de la résistance à la compression. a) norme [CYT 93]
Pérou, Brésil et Cuba ; b) norme Afrique ORAN [NOR 98] ; c) norme [VEN 92] Inde. Il
s’agit de blocs 29,5x14x9,5 cm (Lxlxh, d’après P’kla,2002). ................................................. 64
Figure II-1Sol argileu-sableu BOUKHMISSA M’sila............................................................. 68
Figure II-2Diagramme des poids et volumes des constituants d’un sol ................................... 68
Figure II-3 Méthode de la pesée hydrostatique ........................................................................ 69
Figure II-4pycnomètre.............................................................................................................. 69
Figure II-5 Tamiseuse de laboratoire à vibrations électromagnétiques par tamisage à sec ou
humide des tamis Ø 200 à 315 mm source : (EL SAWARI CONTROLE) ............................. 70
Figure II-6 Analyse granulométrique sole rouge Boukhmissa. (Sarmouk, 1998).................... 71
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Figure II-7Essai limites d’Atterberg......................................................................................... 71
Figure II-8courbe la limite de liquidité. (Sarmouk, 1998) ....................................................... 72
Figure II-9 Appareillage Essai Proctor ..................................................................................... 72
Figure II-10courbe essai Proctor (Sarmouk, 1998) ................................................................. 73
Figure II-11 Appareillage de L’essai au bleu de méthylène .................................................... 74
Figure II-12Mallette d’analyse de l’eau Selon XP P18-303 .................................................... 75
Figure II-13tamisage ................................................................................................................ 75
Figure II-14malaxage ............................................................................................................... 75
Figure II-15:presse hydraulique confectionné dans le laboratoire: Moulage et compactage ... 76
Figure II-16 enceinte climatique pour lecure des éprouvettes ................................................ 76
Figure II-17Eprouvette séchée dans l'étuve ............................................................................. 76
Figure II-18Essai de traction par fendage ................................................................................ 76
Figure II-19Essai d’écrasement de l’éprouvette ....................................................................... 77
Figure II-20Durabilité : essai de mouillage -séchage en 12 cycles source (Sarmouk, 1998). . 78
Figure II-21Durabilité : courbe perte en poids en % source (Sarmouk, 1998) ........................ 78
Figure II-22 Procedure de formulation etdecaractérisétions deBTS ........................................ 78
Figure III-11’emplacement et taille d’ouverture ...................................................................... 85
Figure III-2Dispositions typiques des chaînages en plan ......................................................... 87
Figure III-3chaînage des éléments structuraux ........................................................................ 88
Figure III-4Exemple de disposition constructive ..................................................................... 88
Figure III-5Dispositives constructives des encadrement des bais et ouvertures ...................... 90
Figure III-6encadrement en béton armé ................................................................................... 90
Figure III-7Profils courants de joints de parements et exemples d’appareillages courants ..... 94
Figure III-8 réalisation des chainages horizontaux .................................................................. 96
Figure III-9 Réalisation des chaînages verticaux ..................................................................... 97
Figure III-10Armatures minimales des chaînages horizontaux et verticaux ............................ 97
Figure III-11Dimensions, appuis des linteaux et largeur minimale du trumeau ...................... 98
Figure III-1211 Renforcement des trumeaux pour a1<1,00m.................................................. 99
Figure III-13Exemple de corniche non admise ........................................................................ 99
Figure III-14 Armature minimale d'un bandeau ..................................................................... 100
Figure III-16 Armature minimale d'un balcon ....................................................................... 100
Figure III-17jonction et croisement des murs dont l’épaisseur est celle du matériau ............ 101
Figure III-18Armatures dans les assises à l'endroit du croisement des murs ......................... 102
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Figure III-19Jonction et croisement des murs dont l’épaisseur est plus grande que celle du
matériau .................................................................................................................................. 103
Figure III-20 Epaisseur minimale d'une paroi simple de maçonnerie de brique pleine de terre
cuite, de BTS, de plâtre, silico- calcaire, ................................................................................ 103
Figure III-21Epaisseur minimale d'une paroi double de maçonnerie de blocs creux de
granulats courants ou légers. .................................................................................................. 103
Figure III-22 Application d'une charge localisée ................................................................... 109
Figure III-23Valeur de p en fonction des conditions de liaison des bords verticaux du mur et
du rapport de la hauteur H à la longueur L du mur ................................................................ 111
Figure III-24 Armatures dans les maçonneries ...................................................................... 114
Figure III-25 Appareillage...................................................................................................... 121
Figure III-26 Jonctions De Murs ............................................................................................ 122
Figure III-27 Fondations ........................................................................................................ 124
Figure III-28 trumeaux ........................................................................................................... 126
Figure III-29 Allèges ............................................................................................................. 127
Figure III-30 chainages horizontaux ...................................................................................... 127
Figure III-31Chaînage verticaux - renforcements .................................................................. 129
Figure III-32 Choix du terrain et Piquetage en face du LDGM université M’sila ................. 131
Figure III-33L’emplois du béton cyclopéen pour la fondation et le soubassement est une
solution intéressante au plan technique et économique (Guillaud, offroy, Odul, & CRATerre-
EAG,1995) ............................................................................................................................. 132
Figure III-34un béton cyclopéen en fondations ..................................................................... 132
Figure III-35 FORME DE JOINTS ........................................................................................ 140
Figure III-36 Vocabulaire relatif aux arcs et voûtes .............................................................. 142
Figure III-37 Forces agissant dans les arcs et les voûtes ........................................................ 143
Figure III-38 Forces agissant dans les arcs et les voûtes ........................................................ 143
Figure III-39Courbes et arcs caténaires.................................................................................. 145
Figure III-40 Instabilité avec un arc trop fin: t = S / 20 ......................................................... 146
Figure III-41 Stabilité avec la bonne épaisseur de voûte: t = S / 5 ........................................ 146
Figure III-42Épaisseur réduite avec charge sur les hanches : t = S / 10 ................................ 147
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