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Construction durable en terre crue comprimée

Ce mémoire présente une étude sur la construction moderne en briques de terre crue stabilisée et comprimée, en mettant l'accent sur des pratiques durables pour réduire les coûts énergétiques et environnementaux. Les résultats montrent que le choix du sol et les techniques de stabilisation sont cruciaux pour garantir la durabilité et la résistance des matériaux. Le projet inclut des applications pratiques à M'sila, en Algérie, visant à évaluer les performances des structures construites avec ces matériaux.

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Construction durable en terre crue comprimée

Ce mémoire présente une étude sur la construction moderne en briques de terre crue stabilisée et comprimée, en mettant l'accent sur des pratiques durables pour réduire les coûts énergétiques et environnementaux. Les résultats montrent que le choix du sol et les techniques de stabilisation sont cruciaux pour garantir la durabilité et la résistance des matériaux. Le projet inclut des applications pratiques à M'sila, en Algérie, visant à évaluer les performances des structures construites avec ces matériaux.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE


SCIENTIFIQUE
UNIVERSITE MOHAMED BOUDIAF - M’SILA
Faculté De Technologie
Domaine : Génie Civil
Département Génie Civil
Filière : Génie Civil
N° : ………………………
Option : Matériaux

MEMOIRE
Présenté pour l’obtention du diplôme de Master Académique
Par : Mme Sarmouk Farida et Melle Chouiter Halima
THEME

CONSTRUCTION MODERNE EN BRIQUE DE TERRE CRUE


STABILISE ET COMPRIME :
DISPOSITIONS QUALITATIVES ET CONSTRUCTIVES
Application A Un Cas Pratique : M’sila-Algérie

Soutenu devant le jury composé de :

Pr. Ben cheikh Mohamed Université M’SILA Rapporteur


[Link] zine el Abidine Université M’SILA Président
Mr. Bellagraa Larbi Université M’SILA Examinateur

Année universitaire 2019/2020


‫شكر‬
‫لله الحمد على توفيقه لنا إلنجاز هذا العمل المتواضع‪ ،‬علىى كىل اىا عنعمىه‬
‫علينىىا اىىة وىىحة وصىىدفي ووىىار فىىا هىىذ اى ىىاص الاىىعاة تىىى الووىىو الىىى‬
‫هذ المر لة‪.‬‬
‫عميق شكري وااتنانا لألستاذ المؤطر‪ :‬الاروفيسوف احمد بة الشيخ‬
‫ال ى ىىذي لى ى ى ى ىىددر وق ى ىىداووصتا لمس ى ىىاعدتنا وتوويقن ى ىىا وب ى ىىذ المس ى ىىت ا‬
‫للتعىىو ع عىىة العمىىل الميىىدانا بالعمىىل ا فتراض ىا يىىا اوتقىىد عل وعىىل‬
‫ي ى عىىة اتابعىىة‬ ‫انىىه بىىد ي قيقيىىا فىل ى تىىر وسىىيلة ت واتاعقىىا تىىى‬
‫تفىاويل هذا الاحا‪.‬‬
‫عووىىه عميىىق شىىكري الىىى كافىىة عسىىاتذي صس ى القندسىىة المدنيىىة ‪-‬وعد ى‬
‫بالذكر اىستاذ ف مونا ز ة العابد ة ابو وميع ال لاة‪.‬‬
‫عو بعيد‪.‬‬ ‫كل الشكر لكل اة ساه فا انجاز هذا العمل اة صر‬
‫إهداء‬
‫إلى سندي وحبيبي والدي الكريمين‬
‫م‬
‫إلى أمي النانية البي نحيبي حب وثقة األم والصدثقة حيرة‬

‫الي صدثقي وأخي ورف يق عمري‪ ،‬الى من شاركبي عناء النحث ووقف شامخا أمام‬

‫النخديات زوخي الكريم‬

‫الى إخوتي وأخواتي‬

‫إلى زمرة القلب الواحد‬

‫أهدي هذا الجهد الم يواضع‬

‫فريدة‬
‫إهداء‬
‫ع‬ ‫ي‬ ‫ح‬‫ش‬ ‫ع ث ته ت‬ ‫ّ‬ ‫ل‬
‫أهدي هذا ا عمل إلى أزهار حناتي‪ ،‬والدي األعزاء لى ضحنا م و م طوال هذه‬
‫ه‬

‫السيوات الدراسية‪ ،‬ل يصائجهم وتوحيهاتهم في حناتي‪.‬‬


‫أتي احمد ووالدتي قضنلة‪.‬‬

‫إلى اخي الوحند ورف يق درتي طارق (م يور) ‪.‬‬

‫لجم يع أولنك الذين شاركوا تشكل مناشر أو غير مناشر في ئحق يق هذا المشروع‪.‬‬

‫حليمة‬
Résumé
Les coûts énergétiques et environnementaux associés à la construction et surtout l'exploitation de
bâtiments sont parmi les plus élevés de tous les secteurs de l'activité humaine.
Ce travail vise le développement de pratiques de construction durables, non seulement afin de se
conformer aux objectifs actuels de réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais aussi pour
limiter la consommation d'énergie à l'échelle mondiale, et apporter une nouvelle réponse au plan
économique et social, à la production d’un habitat destiné aux populations les plus démunies,
La technologie du bloc de terre comprimée valorisant les matériaux locaux n’a pas failli à cette
préoccupation.
Ce travail s’intéresse plus particulièrement au développement de ce domaine d’application en
apportant les connaissances scientifiques nécessaires sur les Techniques constructives et la maçonnerie
en blocs de terre stabilisé et comprimé pour vulgariser et amplifier d’avantage l’utilisation du matériau
terre dans la construction, et rendre l’information nécessaire pour construire en succès.
Il s’est avéré que la nature du sol à stabiliser est très importante : les résistances à la compression à
l’état sec, le comportement vis à vis le temps dépendent de type de sol et de ses constituant,
essentiellement de kaolinite et la montmorillonite et de chlorite.
Les résultats sur les résistances à la compression et la tenue à l’eau ont montré que la cure humide est
indispensable pour garantir l’efficacité des liants minéraux.
L’augmentation du taux de compression de la brique lors de sa fabrication, améliore de façon
considérable l’efficacité de la stabilisation.
Pour la tenue à l’eau (résistance à la compression humide) et la durabilité (perte de masse par l’essai
des cycles mouillage séchage) elle dépend essentiellement du type et du taux de stabilisation et du
mode de cure(voir les critères de résistances minimales aux états sec et humide donnés par la norme
française sur les BTC (XP P 13-901, 2001, pp. 901–13).
Donc un choix très judicieux a été effectuer de la terre après plusieurs essais de caractérisation, ou le
sol rouge de Boukhmissa de la région de m’sila faisait le meilleur choix avec des caractéristiques
adéquates donnants de très bonnes résultats en compression et en durabilité,
La brique a été formuler en utilisant 94% de terre et 6% en stabilisant et comprimer avec une pression
de 400 Bars, les blocs ont été soumis à une cure à l’eau adaptée spécialement à ce travail.
Le projet consister à construire des murs et une voute puis évaluer leurs performances
Mots clés : construction durables, blocs de terre stabilisé et comprimé, compression, stabilisation,
cure, maçonnerie.
Table des matières
Introduction générale .................................................................................................................. 1

Objectif et Problématique1

I. CHAPITRE I : ETAT DE L’ART ET PRESENTATION DE LA PROBLEMATIQUE


DE MEMOIRE .......................................................................................................................... 1

I.1 Introduction ................................................................................................................ 1

I.2 Construction traditionnelle en terre crue .................................................................... 2

I.3 Construction modernes en terre crues ............................. Erreur ! Signet non défini.

I.3.1 Définition d'un bâtiment en terre « moderne » ..................................................... 3

I.3.2 Caractéristiques d’un bâtiment en terre «moderne»? ........................................... 3

I.3.3 construction modernes en terre crues à travers le monde : .................................. 4

I.3.4 Exemples de construction modernes en terre crue dans le monde ....................... 8

I.3.5 Exemples De Constructions modernes En Terre Crue en Algérie ..................... 16

I.3.6 Histoire des techniques de construction en terre ................................................ 19

I.3.7 Les Techniques De Construction En Terre Anciennes ...................................... 23

I.3.8 Bloc de terre comprimée (BTC) : ....................................................................... 27

I.3.9 Stabilisation: ....................................................................................................... 30

I.4 Classification géotechnique des sols ........................................................................ 41

I.4.1 Principe des classifications des sols ................................................................... 41

I.4.2 Classification triangulaire................................................................................... 42

I.4.3 Classification (LPC/USCS) des sols .................................................................. 43

I.4.4 Classification LPC modifiée .............................................................................. 44

I.5 Etat Actuel de Recherche sur la Brique de Terre Compressée et Stabilisée (BTCS)
155

I.5.1 Durabilité de la BTCS dans les conditions de laboratoire et exposition en


conditions climatiques. (Avec 4 types des stabilisants) ................................................... 46

I.5.2 Effet du taux de stabilisation de la BTCS sur l’environnement ......................... 47

I.5.3 Propriétés Physico-chimique et Minéralogique ................................................. 48


I.5.4 Effet de l’activation alcaline et des déchets des produits de constructions sur la
stabilisation des BTCS (A4) ............................................................................................. 49

I.5.5 Propriétés mécaniques des blocs de terre comprimés (A15) .............................. 49

I.5.6 Essais de l’effet de l’environnement sur des murs en maçonnerie..................... 50

I.5.7 Performance des blocs de terre stabilisés comprimés en milieu sulfaté ............ 58

I.5.8 Etude des propriétés mécaniques des blocs de terre comprimés (Compression,
Traction, Flexion) ............................................................................................................. 58

I.5.9 Effets des Fibres de bannane sur la résistance à la compression de la brique de


terre 60

I.6 Comparaison entre normes BTC : Résistance à La compression -Durabilité .......... 62

I.7 Conclusion ................................................................................................................ 65

II. CHAPITRE II : CONTEXTE EXPERIMENTALES ...................................................... 68

II.1 Introduction : ............................................................................................................ 68

II.2 Essais d’identifications de Sol : ............................................................................... 68

II.2.1 Paramètres d’état ................................................................................................ 68

II.2.2 Analyse granulométrique tamisage (NF P 94-056) : .......................................... 70

II.2.3 Limites d'Atterberg (NF P 94-051) .................................................................... 71

II.2.4 Essai Proctor NF P 94-0931 ............................................................................... 72

II.2.5 L’essai au bleu de méthylène (NA1948, NF P 94-068) ..................................... 73

II.3 Le stabilisant : Ciment : ........................................................................................... 74

II.4 L’adjuvant : .............................................................................................................. 74

II.5 L’eau de gâchage : .................................................................................................... 74

II.6 Confection des blocs : .............................................................................................. 75

II.7 Essais de contrôle ou essai de caractérisation .......................................................... 76

II.7.1 Essais de résistances mécaniques ....................................................................... 76

II.7.2 Essais de Durabilité ............................................................................................ 77

III. CHAPITRE III : CONSTRUCTION EN BCTS .......................................................... 80

III.1 Introduction : ............................................................................................................ 80


III.2 Choix de la methode de la construction : ................................................................. 80

III.2.1 Les règles générales de conception selon le RPA 2003 : (BELAZOUGUI, et al.,
2003) 81

III.3 Constructions BTCS en maçonnerie porteuse chainée selon le RPA2003


(BELAZOUGUI, et al., 2003) .............................................................................................. 84

III.3.1 Principes architecturaux et concepts structuraux ............................................... 84

III.3.2 Système de construction en maçonnerie porteuse chainée ................................. 87

III.4 Prescriptions generales relatives à la conception des maçonneries selon le DTR C2-
45 règles de conception et de calcul des maconneries ......................................................... 92

III.4.1 Conditions requises des matériaux de constitution ............................................ 92

III.4.2 Caractéristiques techniques des matériaux ......................................................... 92

III.4.3 Conception des murs .......................................................................................... 92

III.4.4 Maçonneries utilisées en soubassement ............................................................. 95

III.4.5 Fondations .......................................................................................................... 95

III.4.6 Dispositions constructives minimales ................................................................ 95

III.4.7 Epaisseur des murs ........................................................................................... 103

III.4.8 Prescriptions particulières ................................................................................ 104

III.4.9 Règles de calcul ................................................................................................ 104

III.4.10 Méthode de calcul ............................................................................................ 109

III.4.11 Maçonnerie armée ............................................................................................ 113

III.4.12 Calcul des murs de contreventement ................................................................ 114

III.4.13 Exemple de calcul ............................................................................................ 115

III.5 La mise en oeuvre des betons de terre stabilisee selon les recommandations du
CNIRIB .............................................................................................................................. 120

III.5.1 Conditions générales de conception ................................................................. 120

III.5.2 Mortier de hourdage ......................................................................................... 120

III.5.3 Montage des murs courants .............................................................................. 120

III.5.4 Soubassements et bases des murs..................................................................... 122


III.5.5 Protection, badigeons et enduits ....................................................................... 122

III.5.6 Fondations ........................................................................................................ 123

III.5.7 Planchers .......................................................................................................... 124

III.5.8 Les murs ........................................................................................................... 125

III.5.9 Les chaînages et linteaux .................................................................................. 128

III.5.10 Linteaux :.......................................................................................................... 130

III.5.11 Plancher sur hérisson en BTS........................................................................... 130

III.5.12 Dispositions diverses ........................................................................................ 131

III.6 DISPOSITIONS CONSTRUCTIVES ................................................................... 131

III.6.1 FONDATIONS ET SOUBASSEMENT .......................................................... 131

III.6.2 Appareillage ..................................................................................................... 133

III.6.3 Formes des BTC ............................................................................................... 135

III.6.4 CALEPINAGE DES PLANS ........................................................................... 136

III.6.5 Technique de mise en œuvre du BTC selon : L ATEx n°2588 CSTB ............. 136

III.6.6 Construction des toitures en voutes .................................................................. 142

III.6.7 NOTIONS DE STABILITE ............................................................................. 143

CONCLUSION GENERALE ................................................................................................ 149


Introduction générale
Les coûts énergétiques et environnementaux associés à la construction et surtout l'exploitation de
bâtiments sont parmi les plus élevés de tous les secteurs de l'activité humaine.
(GLAVIND, 2009,) estime que La production de béton s'élève à 1,5–3 tonnes par habitant et par an
dans le monde industrialisé. Cela fait de l'industrie du béton, y compris de tous ses fournisseurs, un
acteur majeur dans le secteur du bâtiment.
Alors que(Pacheco-torgal))4102( ،trouve que l'industrie de la construction est responsable de
l'épuisement de grandes quantités de ressources non renouvelables et de 30% des émissions de
dioxyde de carbone. Ceci est particulièrement grave dans le contexte actuel du changement
climatique causé par les émissions de dioxyde de carbone dans le monde.
Une maison abordable et durable est peut-être le rêve de chaque individue, mais plus qu’un rêve
elle est une solution vitale pour sauver notre chère terre du changement climatique, de l’épuisement
de sources naturelle et protéger notre environnement. Mais ça ne s’arrête pas là, la construction en
terre fait retourner l’homme à retrouver ces origines et vivre en harmonie avec la nature et faire fin
à cette Aliénation qui le tue de jour en jour.
Malgré l’utilisation de la terre comme matériau de construction depuis les âges préhistoriques à
travers tout le globe, il semble aujourd’hui que ce matériau mérite une certaine réhabilitation ,il fut
victime d’une part de la dépréciation subie par les architectes mineures et, d’autre part de son
caractère instable, mais le monde finira par changer d’avis s’il se trouve faces à des solution
technique et scientifiques aux problèmes de durabilité du béton de terre avec ce qu’il offre comme
intérêt économique et environnemental sans oublier le confort sanitaire.
Les qualités architecturales des construction vernaculaires devront être retrouvées, on assiste au
transfert des connaissances des artisans au profit des spécialiste qui tentent d’enregistrer les
témoignages encore vivants de savoir-faire ancestraux. Après avoir mépriser ces technique
modestes et ces savoir-faire, les chercheurs les remettent à l’honneur, les auréolent de la
connaissance scientifique et les soumettent à l’expérimentation.
L’expérience Algérienne en construction de la terre reste très modeste et soufre d’un grand manque
en normalisation qui nécessite de grands progrès.
Le travail justificatif sera long, il faudra beaucoup expérimenter et il faudra convaincre, le présent
travail mais le pas dans ce sens, il s’intéresse plus particulièrement au développement de ce
domaine d’application en apportant les connaissances scientifiques nécessaires sur les Techniques
constructives et la maçonnerie en blocs de terrestabilisé et comprimé sans oublier de faire face
la normalisation pour promouvoir, vulgariser et amplifier d’avantage l’utilisation du matériau terre

1
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
dans la construction en Algérie et le monde entier , et rendre l’informationnécessaire pour
construire en succès.
Ce travail est mené dans le cadre du projet PRFU vise à valoriser la recherche menée dans le
laboratoire dedéveloppement des Géo matériaux (LDGM) en se servant du campus de
l’Université Mohamed Boudiaf de M’sila comme un terrain d’expérimentation.
Ainsi, nous envisagerons de proposer les solutions les plus concluantes de cette étude comme
matériaux de construction et la réalisation d’un prototype de maison en terre sur le campus.
Ce manuscrit de mémoire est divisé en trois chapitres.
Dans le chapitre 1, nous démarrerons par une présentation de l’état actuel de les construction en
brique de terre crue BTCS dans le monde et en Algérie (constructions récentes et modernes),
Bibliothèque, musée,..puis en orientant notre bibliographie surtoutsur les recherches et les travaux
menés sur la constructions en terre: stabilisation aux liants minéraux (ciment et chaux) , durabilité,
Techniques constructives, Ceci nous permettra, dans un second temps, de dégager la problématique
de notre étude.
Dans le chapitre 2, nous présenterons le contexte expérimental de ce travail de mémoire en
présentant les matériaux et procédures utilisés dans ce mémoire. Ensuite, nous présenterons les
résultats des essais de caractérisation qui nous permettront de finaliser les formulations des
briques de terre crue stabilisées aux liants minéraux. Dans un premier temps, les caractéristiques
chimique, minéralogique et géotechnique des deux terres utilisées dans le mémoire seront
présentées.
Des résultats des essais mécaniques, de durabilité des matériaux développés.
La discussion des résultats portera sur les effets d’un certain nombre de paramètres : la quantité
d’eau utilisé dans la fabrication, la densité sèche et humide, la cure par immersion dans l’eau ainsi
que la qualité (ciment, chaux) et quantité (2, 6 et 10 %) de liants utilisés.
Le chapitre 3 portera sur les murs en maçonnerie et les voûtes, elle évoquera les questions
suivantes :
Quelle sont lesefforts appliqués au mur porteur en BTCS (compression et cisaillement) ?
1. Àquel effort est-il soumis et à quel chargement maximum ?
2. Les Efforts appliqués à une voûte ? compression ? flexion ? cisaillement ? surcharges?
répartitions des charges sur les appuis? précontrainte?
3. Disposition des briques lors de réalisation d'un mur ou d'une voûte ?
4. Caractérisation du mortier pour la construction en terre, quelle type, résistance, maniabilité ?
5. Fondations, Chainage aux murs. Dispositions constructives, plans
6. Normes Algériennes et Internationales de constructions en maçonneries

2
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
Enfin, ce manuscrit de mémoire se terminera par une conclusion générale de nos travaux et une
présentation des perspectives possible.

3
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
Objectif et Problématique
Objectif
Notre recherche se base sur les objectifs suivants :
 Revalorisation de la construction neuve en terre en minimisant le couts d‘habitas
pour qu’il soit abordable par les populations les plus démunies.
 Préservation du patrimoine architecturale en terre
 La prise en compte du Développement Durable dans l’habitat.
 L’Etude des procédés et systèmes constructifs afin de relever les défis sanitaires et
environnementaux posés par les premiers effets prévus de 2030 à 2050 du
changement climatique.
 Inciter les constructeurs à modifier leurs habitudes vers des pratiques de
constructives durables
 Fabrication des produits sains et écologiques, suivant la démarche vertueuse du
développement durable.
 Améliorer sensiblement les conditions de vie des usagers notamment leur santé et
celles des générations futures tout en préservant l’environnement et sa biodiversité.
 Minimiser l’émission de gaz à effet de serre.
 Valorisation des matériaux locaux de construction
Problématique
Ce travail se résume à répondre à la question suivante :
Quelles seraient les démarches à entreprendre afin de réaliser
une construction moderne en briques de terre comprimée et
stabilisée et qui soit durable abordable et bioclimatique conforme
aux normes, dans la région de M’sila ?
Modèle de réalisation du projet :
Le projet est une construction habitable, en semelles
filante béton cyclopien et en murs porteurs et toiture végétalisée
sous forme de voute avec une maçonnerie en bloc de terre Figure 0-1Représentation schématique des
interactions qui régissent le
comprimés stabilisés BTCS et en mortier de terre. développement durable

Autonome en énergie en utilisant des énergies renouvelables et en assurant une autonomie sur le
recyclage des eaux et de déchets.

1
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
CHAPITRE I :

ETAT DE L’ART ET PRESENTATION DE LA PRO-

BLEMATIQUE DE MEMOIRE

2
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
I. CHAPITRE I : ETAT DE L’ART ET PRESENTATION DE LA
PROBLEMATIQUE DE MEMOIRE
I.1 Introduction
L’objectif de ce premier chapitre de thèse est de faire l’état de l’art des construction contemporaines
en brique de terre crue BTCS dans le monde et en Algérie et des connaissances sur la stabilisation
de la terre crue par des liants minéraux.
La première section de ce chapitre sera consacrée à l’étude bibliographique Sur des Construction
modernes en Terre Crue Dans le Monde et en Algérie
Les deux parties porteront respectivement sur la présentation des liants minéraux utilisés pour la
stabilisation des matériaux en terre crue et sur les techniques des constructions en terre crue.
A l’issue de cette section dédiée à l’étude bibliographique nous présenterons la problématique du
mémoire.

Selon ((Minke, 2006)dans les régions, en particulier celles aux climats chauds et modérés, un
nombre croissant de bâtiments modernes ont déjà des murs en adobes ou blocs de sol stabilisés.
Avec des logements à bas prix dans ces régions, où les structures de toit peuvent représenter jusqu'à
un tiers des coûts totaux de construction, l'utilisation de blocs de terre pour construire des voûtes et
des dômes est très prometteuse, car ces types de structures peuvent être plus économiques que les
toitures industrielles tout en créant également une climat intérieur meilleure en raison de leurs
caractéristiques thermiques, du potentiel d'amélioration de la ventilation et des propriétés d'isolation
acoustique.
À l’avis de ((PAULUS, 2015), La promotion des BTC devrait se faire au travers de bâtiments
pilotes correctement conçus et via des formations de maçons ainsi que des cours dans les
universités.
Pour (Minke, 2006) les connaissances sur la façon de construire des bâtiments en adobes et en pisé
résistants aux tremblements de terre devraient être diffusées dans toutes les zones sujettes aux
tremblements de terre. Il a été prouvé que dans de nombreux cas, ce n'est pas l'utilisation de
matériaux en terre en tant que tels qui a conduit à l'effondrement de ces bâtiments lors des
tremblements de terre, mais plutôt des conceptions structurelles incorrectes et un mauvais artisanat.

Les principales causes du rejet du matériau terre et ces différentes démarches proposées en vue de
vulgariser les BTC ne sont pas exclusives mais invitent à une réflexion globale sur les changements

1
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
qu’il faudrait opérer dans la politique du logement en Algérie afin de promouvoir les matériaux
locaux auprès de la population.
I.2 Construction traditionnelle en terre crue
La construction en terre traditionnelle se heurtait jusqu’à présent à des obstacle phycologiques et
problèmes de tenue dans le temps des blocs de terre qui ont progressivement amené les
constructeurs à abandonner ce matériau, les pluies peuvent être violentes et menace
dangereusement les constructions en terre , les changements de volume de la brique de terre d’argile
séché au soleil en fonction des conditions climatiques peuvent aussi conduire a des perte de
résistance dues aux fissures de retrait et a l’érosion des blocs, ces comportement dans le temps
provoquent le détachement des enduits et nuisent d’une façon générale à l’aspect des constructions.
il serait cependant très regrettable d’abandonner cette technique de construction à base de béton de
terre à une époque où les connaissance en mécaniques des sols acquisses grâce au développement
des études routières permettent de réaliser des compositions de béton de terre, éventuellement
stabilisée par un liant hydraulique qui permette de parer aux principaux inconvénients rencontrés
dans les constructions en terre.
Les matériaux de construction traditionnels en terre étaient le pilier d'une proportion importante des
sociétés du passé, et ont l'un des plus grands antécédents éprouvés en termes de longévité (certains
bâtiments ayant plusieurs centaines d'années) mais aujourd’hui elles sont considérés comme
matériaux «non conventionnels», «alternatif» et «faible impact environnemental» dans les
industries de la construction modernes,
((Hall, Lindsay, & Krayenhoff, Woodhead Publishing Limited, 2012), reposent leurs conclusions
sur une hypothèse importante; que les matériaux de construction en terre sont déjà bien compris et
que notre justification de ne pas les utiliser à la place de la maçonnerie en brique cuite, du béton, du
bois ou des composites préfabriqués doit être basé sur cette connaissance, Les éditeurs de son livre
« Modern earth buildings Materials, engineering, construction and applications» affirment que la
construction moderne en terre représente des matériaux et des finitions de haute qualité, des
approches standardisées et des systèmes de placement précis, une flexibilité significative en termes
d'ingénierie structurale avancée, la capacité de réguler passivement la température et l'humidité
intérieures, d'améliorer le confort thermique et la qualité de l'air intérieur, et présentent une
alternative viable à la maçonnerie porteuse ou aux murs en béton in situ avec de nombreux
avantages fonctionnels.
L’auteur espère que les preuves de ces affirmations valideront cette perspective et encourageront
les autres à explorer les opportunités que la construction moderne en terre peut apporter.

2
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
I.2.1 Définition d'un bâtiment en terre « moderne »
Un bâtiment en terre est un bâtiment dans lequel une partie importante de la structure
et / ou du tissu du bâtiment comprend un sol classé (c'est-à-dire de la terre) qui a été
préparé à l'aide d'une ou de plusieurs techniques, par ex. terre battue ou bloc de terre
comprimé. (Hall, et al., 2012)
I.2.2 Caractéristiques d’un bâtiment en terre «moderne»?
Cependant, quelles caractéristiques peuvent rendre un bâtiment en terre « moderne»?
Ne peut pas être considérée comme un bâtiment en terre moderne :
Si les techniques constructives appliquées s'appuient sur ce qui a été appris du passé
tout en bénéficiant des avancées et des améliorations apportées par l'innovation de
pointe. Étant donné que notre apprentissage est en cours, il s’ensuit également que ce
qui constitue un « état de l’art» est relatif à l’époque où le nouveau bâtiment est
installé.
S’il est construit au moins au 21e siècle.
Avoir un haut niveau de qualité, des tolérances dimensionnelles avec précision, une
compatibilité avec les installations et accessoires requis / attendus.
Conforme aux réglementations / codes du bâtiment et la possibilité d'exceller dans
les meilleures pratiques et les normes de conception futures, par exemple Passive
house ou Cradle to Cradle.1
Cela implique aussi une grande compréhension de la conception du mélange, de la sélection et du
classement des matériaux, de la technologie de coffrage et de livraison et du développement de
nouveaux adjuvants, liants et revêtements, il en va de même pour la norme minimale et la qualité
globale de la terre `` moderne ''.

1
« cradle to cradle » veut dire du berceau au berceau. Cela désigne un précepte d'éco-conception et d'éthique
environnementale basé sur 2 principes : Zéro pollution. 100% réutilisé
En simplifiant, un produit fabriqué doit pouvoir, une fois recyclé, produire à nouveau le même produit, seul un ajout
d’énergie renouvelable intervenant dans le cycle.
« Cradle to cradle : créer et recycler à l’infini » William McDonough – Michael Braungart

3
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
Enfin, la capacité d’un bâtiment « moderne » en terre à répondre aux attentes
toujours plus grandes des occupants en termes de confort, de santé / bien-être et
d’abri doit à tout le moins être maintenue et de préférence améliorée.
Minimisation de l'impact sur l’environnement et maximisation de la durabilité, cet
objectif devrait être atteint avec une réduction de l'énergie opérationnelle vers zéro
carbone, et un objectif secondaire de réduction de l'énergie intrinsèque et future de
démolition / élimination. (Hall, et al., 2012)
I.2.3 construction modernes en terre crues à travers le monde :
Pourquoi construire en terre
Bien qu'il existe de nombreuses raisons pour lesquelles un consommateur peut choisir
des murs de terre modernes, la beauté et l'impact viscéral des murs massifs fabriqués
à partir de matériaux légèrement traités l'emportent tout. Le fait que ces murs offrent
des environnements intérieurs sains associés à une efficacité énergétique, une
durabilité à long terme avec un faible entretien, ainsi qu'une acoustique améliorée,
une stabilité sismique améliorée et des barrières coupe-feu, sont rarement les facteurs
déterminants dans le choix de la terre battue. Il ne fait aucun doute que les habitudes
de consommation des pays développés s’adapteront rapidement
Pour tenir compte des réalités des effets sur la planète causée par nos modes de vie.
Dans ce contexte, la construction en terre moderne devrait être un besoin vital et une
demande universelle.

Ou l'importance de la construction moderne en terre dans les industries de la construction


actuelles et futures
I.2.3.1 Construction moderne en terre dans les pays développés
Actuellement, il existe peu de matériaux de construction ou de technologies qui offrent des
avantages comme le fait les murs en terre modernes, ces avantages sont rarement les facteurs
déterminants dans le choix de la terre. Il faut en aucun doute que les habitudes de consommation les
pays développés s’adapteront rapidement.
Il y a des restrictions actuelles sur l'industrie moderne de la construction en terre en raison de son
coût de main-d'œuvre relativement élevé. Le défi est technique : accroître l'efficacité et la sécurité

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de la construction tout en garantissant que le produit conserve une faible énergie intrinsèque. Il
existe d'innombrables façons de mécaniser la production de murs en terre. L'enjeu sera d'engager la
mécanisation sans renoncer à la valeur environnementale et esthétique du matériau. (Hall, et al.,
2012)
I.2.3.2 Construction moderne en terre dans les pays en développement
Dans les pays en développement, dont la plupart la population vit déjà dans des constructions en
murs de terre, le défi sera celui de la commercialisation. " Une famille auparavant appauvrie qui a
passé des générations à vivre dans un abri aux murs en terre espère vivre dans un bâtiment «
moderne » en béton, acier et verre. Il ne suffit peut-être pas que le bâtiment en terre moderne
fonctionne extrêmement bien ; il devra y avoir une différenciation visuelle évidente et une qui soit
ambitieuse pour l'utilisateur final" (Hall, et al., 2012).
En tout état de cause, la construction moderne en terre dans les pays en développement est une
nécessité environnementale, car une population de la classe moyenne est susceptible d’imposer des
exigences impossibles en termes de ressources pour des logements « modernes ». Le rôle du
marketing social dans ces pays est d’accroître le statut de la construction en terre qui possède une
importance vitale. De toutes façons le développement et la sophistication accrue de la construction
moderne en terre dans les pays développés sont susceptibles d'améliorer considérablement les
qualités ambitieuses de ces structures aux yeux de leurs populations.
I.2.3.3 Changements dans l'industrie moderne de la construction en terre
I.[Link] Changement esthétique
Les dernières décennies ont vu une lente adoption du statut attaché aux choix de vie respectueux de
l'environnement. En Amérique du Nord, il s'agit du segment de marché Lifestyles of Health and
Sustainability (LO HAS) et représente environ 50 millions de personnes disposées à voter avec leur
portefeuille (Hall, Lindsay, &Krayenhoff, 2012).
L'esthétique changeante de la construction moderne en terre (dans les pays développés) en raison de
nos aspirations sociales a été passionnante. La construction en terre moderne s'est développée dans
une période de changement pour l'ensemble de l'industrie de la construction. De nombreux
bâtiments modernes en terre ont des formes similaires à celles des maisons construites avec des
matériaux conventionnels, bien que les architectes exploitent de plus en plus les propriétés
fonctionnelles inhérentes que ces murs peuvent offrir au fonctionnement d'un bâtiment et à
l'interaction avec ses occupants. En Australie, par exemple, il y a une utilisation croissante de la
terre battue sur les murs porteurs pour apporter une masse thermique et hygrique importante au
cœur de l'intérieur du bâtiment tout en permettant aux éléments plus légers et bien isolés de revêtir
une grande partie du tissu extérieur. En Amérique du Nord, le potentiel d'utiliser de la terre battue

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isolée stabilisée (SIRE) pour atteindre des bâtiments à consommation énergétique nette zéro est
appliqué à la fois dans les climats très froids et très chauds. Une bonne architecture en terre utilise
ces qualités pour créer un sentiment de refuge calme pour les occupants.
Les œuvres d'art reposent confortablement sur les murs de terre; si le bon art nous fait nous
détendre dans un moment de réflexion, alors un simple mur de terre offre un endroit paisible pour le
faire.
Dans tous les cas, un bon design ne se limite pas à une simple apparence - il concerne également la
fonctionnalité. Les humains sont assez intelligents pour apprécier l'intégralité de la beauté et de la
fonction des bons bâtiments. Avec des bâtiments en terre bien conçus, ce sentiment d'exhaustivité
est rendu apparent.
L'acoustique, les odeurs, la température, l'humidité, les courants d'air, la façon dont l'œil se déplace
dans l'espace, les couleurs et les textures contribuent tous à notre sentiment de bien-être.
Des bâtiments en terre moderne bien conçus peuvent améliorer toutes ces fonctions avec un seul
matériau.
Il y a eu des progrès dans la mise à disposition d'options visuelles plus larges. Maintenant, il est
possible d'avoir de la terre battue avec ou sans formation de coutures, avec ou sans trous
traversants. Il y a maintenant un niveau de contrôle possible sur la texture finie de la surface du mur
(pour une acoustique améliorée) et sur l'application ou non d'une finition de surface. La couleur du
mur peut être à peu près n'importe quoi, bien qu'il reste la variabilité qui vient avec l'utilisation
d'une matière première. L'utilisation de schémas multicolores devient de plus en plus populaire,
malgré ses coûts. L'intégration de coquilles et de pierres dans la terre battue ou la sculpture de
coffrages pour créer de l'art à l'intérieur des murs a élargi ce qui est disponible pour que le designer
ou le consommateur s'exprime. (Hall, Lindsay, &Krayenhoff, 2012)
I.[Link] Moralité sociale et réponse au changement climatique
Dans le contexte de notre situation sociale et économique actuelle, le consommateur est le moteur
de la morale sociale.
Le développeur axé sur le marché apprend à construire des maisons plus grandes et moins
respectueuses de l'environnement car il répond simplement à une demande. La source de la morale
sociale dans ce cas réside dans le consommateur. Compte tenu de cette situation difficile, la
moralité sociale changeante dans le contexte de la construction moderne en terre appartient moins à
l'industrie de la construction et plus au consommateur du bâtiment.
L'expérience australienne évolue pour le mieux, et la nouvelle génération de consommateurs a été
très éduquée sur les comportements respectueux de l'environnement. L'écrivain publicitaire
Michael Mulchay (2011) de DDB Group, Melbourne a écrit : « Les jeunes consommateurs sont

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parfaitement conscients de leur rôle dans leur rôle dans la protection de notre environnement
fragile. Ils se sentent de plus en plus liés à système plus grand que leurs propres besoins
immédiats ».
Cependant, la vitesse à laquelle cette moralité affectera les modèles de consommation peut être
accélérée par l'impératif financier. Michael Mulchay a de nouveau déclaré : « Une publicité
annonce inévitablement l'intérêt personnel du consommateur. Si des bâtiments modestes et bien
conçus s'avèrent réduire considérablement le coût de la vie, alors le marché pourrait adapter en
conséquence des choix de logements plus sobres et plus judicieux. Étant donné les réalités de nos
défis écologiques inévitables, la prochaine génération regardera au-delà du résultat financier pour
considérer le résultat écologique ».
Du point de vue nord-américain, la moralité sociale est rarement le véritable moteur du marché
moderne de la construction en terre. Il y a, en effet, ceux qui choisissent les bâtiments en terre
modernes pour leur pertinence environnementale.
En ce qui concerne la réponse de l'industrie de la construction nord-américaine au changement
climatique, ce qu'ils font a très peu changé. Il est difficile de penser à un seul produit dans un
assemblage de murs à ossature en bois qui ne contient pas de formaldéhyde, de fongicide, de
composés organiques volatils ou de phtalates. Dans le monde de la construction écologique, l'accent
a été mis sur l'efficacité énergétique et le recyclage. Des progrès positifs ont certes été réalisés en
matière d'efficacité énergétique, mais le recyclage n'a pas été bon pour la maison américaine. Une
récente décision de l'EPA (US Environnemental Protection Agency) autorise désormais le recyclage
des cendres volantes en tant que composant de cloison sèche. Cela augmente le risque potentiel
d'exposition à des contaminants tels que le mercure, l'arsenic et d'autres métaux lourds, qui peuvent
contenir des cendres volantes. Plus important encore, alors que le consommateur américain
continue de se concentrer sur le premier coût des articles coûteux, la durabilité des maisons et des
bâtiments continue de décliner. Le concept et les avantages de la tasse jetable en styromousse sont
maintenant visibles dans la maison américaine jetable qui est destinée à durer seulement la durée de
l'hypothèque. C’est dans ce contexte de « normalité » que l’industrie moderne de la construction en
terre est en concurrence.
S'il est vrai que le consommateur a un grand mot à dire dans ce qui est construit, les impacts de ces
choix seront ressentis par les générations futures sous la forme de déchets toxiques et d'épuisement
des ressources. Si ces décisions ne sont pas fondées sur des informations complètes et si les
fabricants de produits sont autorisés à continuer de «blanchir», il incombe au gouvernement de
s’assurer que les informations complètes sur les produits sont divulguées. Si les gouvernements
exigeaient que tous les produits de construction structurels aient une durée de vie de 100 ans, la

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construction en terre moderne deviendrait du jour au lendemain une industrie majeure.
Évidemment, ce serait politiquement très difficile. Il est utile de souligner que le paradigme actuel
du bâtiment dépend de la disponibilité pour sa compétitivité. Les consommateurs dont nous
dépendrons pour changer le marché semblent ne pas en être conscients pour le moment. (Hall,
Lindsay, &Krayenhoff, 2012)

I.2.4 Exemples de construction modernes en terre crue dans le monde


Dans cette partie des constructions en terre modernes à travers le monde seront représentés, ces
constructions peuvent être simples ou compliqués, privés ou publiques, avec des techniques simples
traditionnelles ou développés
I.2.4.1 [Link]éra village ( (Miraucourt, 2017)
Construit récemment par Francis Kéré (2013), l’Opéra village de Laongo n’est pas totalement
terminé. Il s’agit d’un complexe de bâtiments en BTC abritant actuellement une école, des studios
et une maternité. Les salles de classes, studios d’enregistrement et les bureaux, sont des espaces de
différents formats espacés les uns des autres pour favoriser les courants d’air entre les bâtiments. De
même, les toitures débordantes permettent de s’affranchir du rayonnement solaire direct.

Au
niveau
structu
rel, les
murs

Figure I-1 salles de classe opéra village


sont en BTC stabilisées au ciment de dimensions standards 30*14*9cm, pressées mécaniquement.
A priori, la terre utilisée pour les BTC provient du
site, qui a été excavé en son centre
Les murs en BTC reprennent la charge du plancher
béton ou du chaînage en fonction des morphologies.
Certains locaux se prolongent avec un étage extérieur
abritant un balcon agréable, protégé du soleil mais
exposé au vent. De même, les baies se prolongent
jusqu’au chaînage qui joue le rôle de linteau. La Figure I-2 logements des enseignants

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partie basse de la baie est isolée mécaniquement du reste de la maçonnerie via des traits de scies.
Cela évite l’apparition de fissures au bas des fenêtres, dues à une mauvaise descente de charges. Le
plancher béton présente en face inférieure une rangée de bois d’eucalyptus servant de coffrage
perdu.

La toiture en tôle est supportée par une structure


Figure I-3Centre médical en BTC
métallique plus sommaire que pour les autres
(Https://[Link]/project/opera-village#stories, 2011)
bâtiments de Kéré. En effet, il s’agit d’un
système de treillis et poutrelles en T et I plus classique. L’ensemble est moins esthétique que la
structure en barres d’armatures soudées.
D’ailleurs l’architecte a voulu cacher la
structure en positionnant des bois d’eucalyptus
entre les briques et la tôle. Seulement un
bâtiment a été achevé, sûrement en raison de
contraintes budgétaires.
L’opéra village abrite également le centre
médical, dont l’architecture tranche avec le
style des autres bâtiments de Francis Kéré. A Figure I-4des bois d’eucalyptus entre les briques et la
tôle.
l’extérieur, on retrouve un soubassement en pierre sur lequel repose une façade enduite percée de
nombreuses baies de bétons parsemées aléatoirement. A l’intérieur, on retrouve le même système
constructif propre à l’architecte avec les mêmes percements de bétons qu’à l’extérieur. Les
nombreuses ouvertures apportent beaucoup de lumière naturelle à l’intérieur des locaux. Les BTC
sont apparentes au niveau des cours intérieures. Elles alternent avec les blocs de béton mais
l’ensemble participe à la reprise des charges du chaînage et du toit. Il s’agit des mêmes BTC que
pour les autres bâtiments isolés du complexe.
La forme extérieure du bâtiment est un rectangle mais
à l’intérieur de la muraille, on observe une alternance
d’espaces bâtis et non bâtis. En effet, de nombreux patios apportent lumière, fraîcheur et végétation.
La charpente métallique est cachée par des rangées de bois.

I.2.4.2 Résidence cum office, Kassel, Allemagne (Minke, 2006)


Architecte: Gernot Minke, Kassel, Allemagne

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Achèvement: 1993
Superficie: 155 m2 (habitation) + 61 m2
(bureau)
Un immeuble mixte résidence / bureaux
a été construit en 1992 dans une banlieue
résidentielle de Cassel, en Allemagne,
qui a été construit selon les normes
écologiques. Toutes les pièces
principales ainsi qu'une salle de bain et le
jardin d'hiver sont recouverts de dômes en Figure I-5Résidence cum office, Kassel, Allemagne

terre.
L'entrée est couverte par trois voûtes à cric construites en
briques vertes, comme expliqué au chapitre 14. Le hall
central est couvert par un dôme avec une portée libre de 5,2 m
et une hauteur libre de 4,6 m, qui est
muni d'un puits de lumière composé
d'un dôme en verre acrylique à
double couche.
À partir de ce hall d'entrée, quatre
chambres en forme de dôme Figure I-6 plans : Résidence cum office, Kassel, Allemagne

supplémentaires. Chaque pièce a la même envergure, avec une hauteur libre de 4 m, et chacune est
dotée d'un puits de lumière central et d'une fenêtre à hauteur normale. La construction de ces cinq
dômes a été réalisée à l'aide du guide de rotation Bien que le dôme central jaillisse d'une hauteur de
1,75 m et les dômes des quatre autres pièces à des hauteurs de 0,75 m, aucune poutre annulaire n'est
nécessaire, la structure étant conçue pour que toutes les forces résultantes tombent dans le tiers
médian des fondations. Les dômes de la salle de bain et du jardin d'hiver sont formés sur un
hexagone irrégulier, et ont été construits en utilisant une technique dérivée de la technique du dôme
afghan (voir chapitre 14) en utilisant des arcs inclinés à des angles de 40-60 ° par rapport à
l'horizontale.

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L'ouverture en forme d'œil qui
reste une fois que les deux
ensembles d'arcs atteignent le
point où ils convergent est
couverte en modifiant le motif des
arcs de 90 °. Tous les dômes sont
recouverts d'une couche
supplémentaire de 20 cm laine de
roche pour l'isolation thermique et
scellée avec une membrane en
plastique renforcée soudée à l'air Figure I-7Résidence cum office, Kassel, Allemagne vues d'intérieur
chaud de 2 mm d'épaisseur, qui est imperméable et « résistante aux racines ». Celui-ci est recouvert
de 15 cm de terre, qui sert de substrat aux graminées sauvages résistantes au gel et à la sécheresse.
La maison de plain-pied a une superficie de 216 m2, y compris le jardin d'hiver. Les murs, les
étagères et les objets sanitaires sont recouverts de tuyaux remplis de terre et même l'évier de la salle
de bain est en terre cuite non cuite (Minke, 2006). Pp153-155

I.2.4.3 .Maison pour trois familles, Stein sur le Rhin, Suisse


Conception: Michael Nothelfer,
Überlingen, Allemagne
Achèvement: 1997
Superficie: Sous-sol: 82 m2
Rez-de-chaussée: 118 m2
Étage mansardé: 108 m2

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Le bâtiment est une structure de
poteaux et poutres à trois étages qui Figure I-9Maison pour trois familles, Stein sur le Rhin,
Suisse
est bordée d'un revêtement de
contrefort en diagonale. Les
murs extérieurs portent un
enduit de chaux extérieur sur
des plaques de construction en
laine de bois légère, derrière
lesquelles se trouve une

isolation en cellulose de 12 cm Figure I-8Maison pour trois familles, Stein sur le Rhin, Suisse travaux de
réalisation
d'épaisseur. L'intérieur des murs
extérieurs consiste en un loam de rasage à copeaux de bois léger, de 20 cm d'épaisseur, enduit d'un
enduit de loam. Le pignon exposé aux intempéries est pourvu d'un revêtement en bois de mélèze
ventilé à l'arrière. Les murs intérieurs sont remplis d'adobes. Le toit en brique et le balcon se
projettent vers l'extérieur de sorte que les pièces du sud soient ombragées en été, tout en admettant
ensoleillées en hiver. (Minke, 2006)pp158-159

I.2.4.4 .MosquéeBaitulMuqeet, Wabern, Allemagne


Architecte: Gernot Minke, Kassel,
Allemagne
Superficie: 273
Capacité : 250
Construit : 04/09/2007
A partir de 2005, cette mosquée, qui
dispose de deux salles circulaires de 9 m
de diamètre, chacune couverte de Figure I-10Mosquée BaitulMuqeet, Wabern, Allemagne dômes,
est en construction dans la ville de Hesse de Webern. Ce sera la première mosquée à être construite
affichant des dômes et des voûtes de briques de terre non cuites (vertes) et recouvertes d'un toit vert,
c'est-à-dire : un toit de terre et d'herbe vivante. Les grands dômes sont construits en briques vertes
acoustiques spéciales avec des bords arrondis.
Les sections transversales des dômes sont optimisées de manière à ce qu'aucune force d'anneau ne
se produise à l'intérieur du dôme, et que son épaisseur structurellement nécessaire ne soit que de 30
cm. (Minke, 2006)pp183

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Figure I-11Mosquée BaitulMuqeet, Wabern, Allemagne


I.2.4.5 [Link]èque publique du comté de Sublette à Pinedale, Wyoming -

USA(SIREWALL2)
Lauréat du Prix de citation du bâtiment
distingué.
Le bibliothécaire, Daphne Platte, et
l'architecte, John Carney, ont dirigé la
première utilisation Terre battue isolée
stabilisée commerciale (dans un climat

[Link] Wyoming. Pinedale se trouve à Figure I-12Bibliothèque publique du comté de Sublette à une
Pinedale, Wyoming - USA
altitude de plus de 7000 pieds près de la
division continentale. Le temps est froid

et venteux en hiver avec des minimums de Figure I-13Bibliothèque publique du comté de Sublette à
Pinedale, Wyoming - USA vue d'interieur
–30 ° F (–34 ° C) (record de –49 ° F (–45
° C)). La construction a été effectuée en hiver à
l'intérieur d'une tente en plastique chauffée
(connue sous le nom de chauffage et de
thésaurisation). Avecseulement trois mois d'été
qui n'ont jamais connu de températures inférieures à zéro, le temps disponible pour la construction
devait être court.
Le danger d'une panne de courant (il y en avait un) et les vents violents constants ont fait de
l'intégrité thermique et structurelle de la tente un sujet de préoccupation.
De plus, travailler à l'intérieur de la tente avec l'échappement du skidsteer et du générateur était
parfois difficile. Par contre, travailler avec des T-shirts quand il faisait –20 ° F dehors était un répit
agréable.
Il y avait trois zones de pisé dans ce bâtiment : le grand auditorium, le hall d'entrée et la cuisine et le
long couloir. La nouvelle construction était un ajout à une ancienne bibliothèque de journaux et est
assez séparée dans le plan d'étage.

2SIREWALL :Structural Insulated Rammed Earth:est un système de murs sandwich structurels d' une épaisseur typique de 20 "à 24" ,Les
sols locaux combinés à 9% de ciment sont compactés de chaque côté d'un noyau isolant caché ,Stabilisé avec de la terre compactée et des
barres d'armature, avec 4 ″ d'isolant rigide caché au centre du mur (les barres d'armature sont utilisées dans les zones sismiques)

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Les murs de terre battue isolés stabilisés mesurent 16 pieds de hauteur dans l'auditorium et 11 pieds
de hauteur ailleurs. Ils ont une épaisseur totale de 24 pouces et ont 4 pouces de mousse de
polyisocyanurate incrustée au milieu. La coloration est un oxyde de fer spécifique et les proportions
étaient légèrement variées (pour l'intérêt visuel) comme la construction de terre moderne nord-
américaine 601
le mur a été percuté. La texture des murs est très efficace pour créer une bonne qualité sonore dans
les espaces et le bâtiment est très calme (au centre-ville de Pinedale) en raison de l'atténuation
acoustique des murs épais et isolés. La terre était un till glaciaire concassé combiné à un sable
granitique anguleux grossier. La résistance à la compression moyenne du mélange de ces deux
matériaux combinés avec 10% de ciment Portland était de 4205 psi (29 MPa) avec certains résultats
dépassant 6000 psi (41 MPa).
(Krayenhoff, 2012)
I.2.4.6 La LuzLe modernisme d'Albuquerque New mexico, USA

Architecte : Antoine Predock 1967-1974


La Luz est une cité résidentielle de
bon lieu, un développement de
maisons de ville sur le côté ouest
de la ville d'Albuquerque, à côté
de la rivière Rio Grande. Conçu
par Antoine Predock, le projet a
connu un grand succès et a attiré
une large attention en raison de
son approche unique des
matériaux, du paysage et de
l'aménagement. L'ouverture de la
communauté à la nature, son unité
avec la terre et son adaptation au
climat ont constitué la base d'un

Figure I-14Antoine Predock, plan du site de La Luz, 1967. Source:


Brad Collins, éd.,

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autre type d'arc hitecture régionale et une
approche alternative à la croissance suburbaine
rapide qu'Albuquerque a connue dans l'après-
guerre.
La Luz représentait à la fois la modernité et le
patrimoine, passé et présent. Predock a conçu les
unités pour qu'elles soient construites en adobe
mais finies avec des matériaux industriels
modernes comme le béton, le bois scié et le verre
Figure I-15. La Luz, Albuquerque, NM, novembre 2015.
plat. De larges routes, de grandes fenêtres en verre
et des arêtes vives étaient d'autres éléments modernistes ici, en commun avec d'autres structures
construites dans la ville dans l'après-guerre. En même temps qu'elle exprimait ouvertement son lien
avec la culture automobile et le modernisme, La Luz a également répondu à son environnement
naturel environnant. En forme et en matière, le développement achevé représentait un village en
pisé avec des garages, suggérant cette approche hybride. Placés par le Rio Grande, loin de la ville et
de ses structures en béton, ses habitants pouvaient néanmoins rejoindre le centre-ville
d'Albuquerque en quelques minutes.)(Arar, 2020)
.

(s.d.)

Figure I-16Espace commun avec fontaine, La Luz, novembre 2015

Figure I-17pland'unemaison à La Luz (chrislucasabq),

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I.2.4.7 .Siège social de Telenor, Islamabad
Le plus grand projet de pisé du monde !
Le projet démontre en outre que, bien fait, les nombreux avantages de la terre battue ne se limitent
plus à la construction résidentielle.
Caractéristiques personnalisées
La tour de communication établit un nouveau
record pour la plus haute structure de pisé du
monde à 100 pieds
Détails techniques
Superficie totale du projet : environ 600 000
pieds carrés (55 742 mètres carrés) Figure I-18Siège social de Telenor, Islamabad

Conçu des protocoles de livraison SIRWALL


à faible technologie basés sur la disponibilité
d'une main-d'œuvre abondante
Dimensions du mur d’enceinte : 2 pieds (0,6
m) par 10 pieds (3 m) par environ 0,47 miles (750 m)
Épaisseur des murs de la tour: 3 pieds
Hauteur de la tour: 100 pieds ([Link], 2020)

I.2.5 Exemples De Constructions modernes En Terre Crue en Algérie

En Algérie, les projets de construction réalisés n’ont aucune identité architecturale, ce qui est déjà
publié sur le magazine de l’architecture en ligne Archi-Mag : « La question de l’architecture en
Algérie, reste encore sans réponse près d’un demi-siècle après l’indépendance. En effet, les
paysages urbains, les productions architecturales qu’elles soient de commande publique ou
d’initiatives privées, témoignent d’une absence de repères historiques ou de leur
méconnaissance. L’absence de ces repères qui seraient à même d’asseoir une permanence de
signes identitaires architecturaux reconnaissables, ainsi que leur perpétuation, réduit les
chances de jeter les bases d’une architecture algérienne contemporaine pouvant s’inscrire
dans l’universalité et permettant son établissement en tant que style architectural propre au
pays et de l’inscrire dans la durabilité.»
L’Algérie a manifesté très tôt son intérêt pour la revalorisation des constructions en terre mais il
reste insuffisant pour réduire ou même limiter l’obstacle psychologique des citoyens.

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L’étude de la réhabilitation et la restauration de l’ancien hôpital d’Adrar, conçu en 1942 par Michel
Luyckx, et classée en 2007 patrimoine local, présente un exemple sur l’importance de la
construction en terre dans le sud algérien.
Dans ces trois dernières années, le Ministère de la Culture en collaboration avec l’école
polytechnique d’architecture et d’urbanisme d’Alger (EPAU), organisent un festival
international de promotion des architectures de terre, baptisé « ArchiTerre ». L’objectif
premier de ce festival est la sensibilisation aux architectures de terre des futurs acteurs de la
préservation du patrimoine et de la construction.
Le Décret exécutif n : 12-79 du 19 Rabie El Aouel 1433 correspondant au 12 février 2012
portant création du Centre Algérien du Patrimoine culturel bâti en Terre CAP Terre et fixant
son organisation et son fonctionnement.
Le CNERIB, regroupe plusieurs projets réalisés en terre crue ont pu voir le jour tel que le montre le
tableau qui suit: ([Link]-Hannani, 2014)
Tableau I-1les opérationsde construction en terre en Algérie([Link]-Hannani, 2014)

Année Réalisation
1969 Réalisation de 136 logements en pisé au village agricole de Bouhlilet à Batna
1971 Une équipe franco-belge réaliseà Zéralda un groupe expérimental d’habitations rurales.
1973 30 des 300 logements du village de Mustapha ben Brahim, sont réalisés en pisé.
1975 Le village d’Abadla à été construit selon le procédé de la terre remplissant
1976 100 logements du village agricole de Felliache à Biskra sont réalisés en Toub.
1980 120 logements du village agricole de Madher à Boussaada sont réalisés en BTS.
1981 40 logements sont réalisés à chéragaprès d’Alger en blocs de terre comprimée
(BTC).
1984 Un prototype bioclimatique fut réalisé à Tamanrasset en BTC.
Un prototype fut réalisé au CNERIB en BTC.
1986 10 logements sont réalisés à Adrar en BTC.
10 logements sont réalisés à Reggane en BTC
1994 24 logements sont réalisés à Tamanrasset par l’office de promotion et de gestion
Immobilière en BTC.
44 logements sont réalisés par l’ETR de Tamanrasset en BTC.
1998 Un prototype en pisé fut réalisé au CNERIB.
2006 Un projet intitulé «réalisation d’un logement rural avec efficacité énergétique » est lancé
au CNERIB et financé par l’union européenne.

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Figure I-19logements en B.T.C à Tamanrasset (Le
CNERIB

Figure I-20premières assises du prototype de ([Link], 2014)


Figure I-21: Prototype achaevé ([Link], 2014)

Figure I-22maison en pisé au village Madher à Boussada ([Link], 2014)

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I.2.6 Histoire des techniques de construction en terre
La faible résilience de la terre par rapport à d'autres matériaux de construction tels que la pierre
signifie que des sites archéologiques monumentaux peuvent avoir été complètement détruits ou
restent à découvrir, et qu'il est difficile d'inférer le développement de techniques. Cependant,
l'ubiquité de la terre en tant que matériau de construction vernaculaire signifie que de nombreux
sites antiques construits en terre sont à l'étude, ce qui permettra à terme de mieux comprendre les
techniques utilisées dans l'Antiquité. (P. Jaquin, 2012)
Il est probable que les techniques de construction de la terre se sont développées indépendamment
dans différentes parties du monde, se propageant avec le mouvement des peuples. Les premiers
hommes se déplaçaient constamment, suivant des schémas de chasse et de cueillette dictés par
l'environnement. Les premiers abris utilisaient des caractéristiques naturelles telles que des grottes,
et les premiers bâtiments en terre auraient pu être des extensions de caractéristiques naturelles telles
que des monticules de terre à l'entrée des grottes ou des fosses creusées dans le sol.
L'agriculture s'est d'abord développée dans les vallées fluviales fertiles, et ici le limon et les argiles
fournissent d'excellents matériaux de construction pour la construction en terre. Il est probable que
la première technique à développer ait été l'accrochage et le barbouillage ; construction d'une façade
ou d'un toit en bois ou en graminées, qui est ensuite recouvert de terre. Une technique de type pisé
peut se développer plus tard, avec de la terre placée contre ou entre des murs en bois et compactée
en place, formant un mur plus épais. Le développement de la construction d'unités aurait pu se
développer plus tard, dans un premier temps, les unités ont été formées à la main et plus tard, des
blocs plus cuboïdes fabriqués à l'aide de coffrages. Une fois sèches, celles-ci pourraient être
transportées, permettant la production des matériaux à séparer de l'emplacement du bâtiment, ce qui
signifie par exemple qu'une terre appropriée pourrait être prélevée dans une vallée fluviale
susceptible d'être inondée et utilisée pour la construction de bâtiments à un niveau supérieur.
Une construction d’agriculture et de terre s'est développée indépendamment dans les principaux
berceaux de la civilisation. Le développement de l'agriculture le long des grands fleuves a conduit à
des rassemblements pour la première fois dans les villes. Ces civilisations fertiles de vallée fluviale
ont fourni les bons types de sol pour la construction en terre, et il existe des preuves pour le
développementde la construction en terre indépendamment dans lesvallées du Tigre et de
l'Euphrate, du Nil, de l'Indus, de la Jordanie, de Murghab et des rivières jaunes. Ces cultures sont
restées indépendantes les unes des autres, mais semblent avoir développé des techniques de
construction de la terre très similaires. Les techniques développées par la civilisation et le
commerce ont été affinées et mises à jour, ce qui est difficile à tracer parce que les techniques de

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construction de la terre peuvent varier d'un établissement à l'autre et d'une année à l'autre.
Cependant, certains modèles émergent. Il semblerait que la transition des briques moulées à la main
aux briques cuboïdes se soit produite en Mésopotamie vers 5000 avant JC, et que la terre battue
n'ait pas été trouvée en Amérique du Sud avant son introduction par les Européens.
La terre est généralement utilisée en combinaison avec d'autres matériaux de construction quand
ceux-ci sont disponibles, par exemple les maisons de wattle et daub3combinent la terre et le bois
en construction et se trouvent au Japon et en Europe du Nord. Là où la pierre est facilement
disponible, la terre est utilisée comme plâtre ou mortier, comme à Malton dans le nord de
l'Angleterre, ou comme gazon pour la
construction de toits ou de murs, comme
dans les îles occidentales d'Écosse. Il y a
aussi des exemples d'architecture
monumentale dans un type de
construction et de construction

vernaculaire dans un autre, comme les Figure I-23maison circulaire Hakka source : [Link]
[Link]/maisons-circulaires
cathédrales en pierre d'Angleterre,
contrastant avec les maisons vernaculaires environnantes Wattle and Daub.
les techniques de construction de la terre se sont
développées indépendamment dans différentes parties du
monde, mais il existe des traits communs que l'on retrouve
partout. Le sol, et en particulier les sous-sols nécessaires à
la construction en terre, se trouvent dans de nombreuses
régions du monde et, lorsqu'ils sont proches de la surface,
c'est généralement parce qu'il n'y a ni bois ni pierre.
S'il y avait de la pierre ou du bois, ils seraient utilisés
Figure I-25Fort de pisé à Basgo, Inde.
comme matériaux de construction.
Figure I-24 coupe d’une maison circulaire Hakka
Par conséquent, la terre est généralement utilisée source : [Link]
circulaires-hakka/
là où le bois ou la pierre ne sont pas.

3
Le wattle and daub est une méthode de construction composite utilisée pour fabriquer des murs et des bâtiments, dans
laquelle un treillis tissé de bandes de bois appelé wattle est enduit d'un matériau collant généralement constitué d'une
combinaison de sol humide, d'argile, de sable, de fumier animal et de paille. L'acacia et le torchis sont utilisés depuis au
moins 6 000 ans et sont toujours une méthode de construction importante dans de nombreuses régions du monde. De
nombreux bâtiments historiques incluent la construction en bois et en torchis, et la technique redevient populaire dans
les zones plus développées en tant que technique de construction durable à faible impact .

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Il existe une myriade de techniques différentes de construction en terre, et des recherches
supplémentaires sont nécessaires pour permettre des descriptions précises du développement et de
la diffusion de ces techniques. La construction d'unités nécessite des sols particulièrement riches en
argile et en limon, qui se trouvent généralement dans les vallées fluviales et sont généralement
combinés avec un matériau liant comme la paille pour produire de petites unités. Ces unités peuvent
être séchées et transportées sur de courtes distances du site de production. En conséquence, les
premières grandes colonies utilisant des matériaux
de construction en terre comme le long du Tigre
et de l'Euphrate, la colonie de Catalhöyük et celles
de Harrapa et Mohenjo-daro le long de l'Indus
semblent s'être développées avec une agriculture
sédentaire, en utilisant les sols des vallées
fluviales. combiné avec les cultures cultivées

maintenant disponibles. Figure I-26Section de pisé du monastère de


KyichuLhakhang, Bhouta
Les sols mous du loess des plaines du nord de la
Chine et du sud de l'Amérique du Nord pourraient facilement être excavés puis empilés. Ainsi, en
Chine, la culture Lungshan et le peuple nord-américain de Hokokam ont développé des techniques
empilées et protégées de la terre.
Une civilisation s'est développée, le matériau de construction est devenu importance secondaire
pour l'architecture, et nous trouvons donc des briques d'adobe inclinées, comme à HuacaPucllana,
Lima, ou dans les vallées du Draa du Maroc ou des motifs taillés dans la terre comme à Chan Chan
au Pérou. La terre battue est devenue décorée par l'inclusion de lignes de briques décoratives entre
chaque ascenseur.
La Terre a servi de matériau de construction pour de nombreux types de construction. Son
utilisation principale est généralement la construction vernaculaire, et les premiers établissements
tels que ceux de la vallée de l'Indus et autour du Tigre et de l'Euphrate ont pu croître en raison de
l'omniprésence du matériau de construction. La terre a été utilisée pour la construction de grands
monuments religieux et commémoratifs tels que les Ziggourats en Asie occidentale et les
Pyramides du Soleil et de la Lune au Pérou moderne, et ceux de l'Égypte ancienne avant la
construction en pierre.
La Terre est particulièrement remarquable pour son utilisation dans les constructions défensives, en
particulier les murs de la ville. En Chine, ces murs sont peut-être les plus grands, les murs de la
ville de Xi’an et de Beijing ayant environ 20 m d’épaisseur à la base. Dans l'Himalaya, les murs

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entourant Lo Manthang dans Mustang sont construits en terre battue, et en Afrique du Nord et en
Europe du Sud, la terre battue a été utilisée pour les murs de la ville de nombreuses citations
islamiques. Les murs de Séville et de Cordoue en Espagne et de Marrakech au Maroc sont tous
construits en terre battue.
Bien que la terre continue d'être utilisée à la fois comme matériau de construction vernaculaire et
monumental, son utilisation a diminué au fil du temps à mesure que d'autres matériaux de
construction deviennent disponibles, à la fois grâce à des processus de production améliorés
(d'abord pour le bois et la pierre, puis pour l'acier et le béton) et grâce à des améliorations. transport.
Celles-ci, associées aux propriétés mécaniques améliorées que présentent d'autres matériaux,
signifient que la terre a commencé à ne plus être utilisée dans certaines parties du monde.
Au 18e siècle, les révolutions industrielles qui ont balayé l'Europe et l'Amérique du Nord
signifiaient que d'autres techniques de construction pouvaient fournir une alternative viable à la
construction en terre. Bien que la construction en terre se soit avérée populaire dans le Midwest des
États-Unis, l'arrivée des chemins de fer a permis de développer des techniques de construction plus
efficaces. De même, le développement du ciment Portland en 1824 et l'utilisation du fer et de l'acier
dans la construction ont éloigné la construction en terre de la construction traditionnelle.
La construction en terre dans le monde développé a récemment vu une résurgence en tant que
matériau de construction durable. Les vertus qui l'ont rendu si viable pour les premiers
constructeurs, à savoir de faibles distances de transport, des processus de construction simples et
une disponibilité facile, font de la terre la construction durable par excellence

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I.2.7 Les Techniques De Construction En Terre Anciennes
Il existe de très nombreuses techniques constructives utilisant la terre crue comme matériau à
travers le monde. Ces techniques ont été répertoriées et classées parcatégories par les chercheurs de

Figure I-27Les Techniques De Construction En Terre Anciennes CRATERRE


CRAterre dans l'illustration ci-aprè[Link] va être détaillé ci-après. (Guillaud, offroy, Odul, &
CRATerre-EAG, |995)

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I.2.7.1 La bauge.
La technique de la bauge ne nécessite que très
peu d'outils pour être mise en œuvre.C'est la
méthode constructive la plus longue dans la
mesure où l'on commence à construire au
début du printemps jusqu'au début de I ‘hiver
avec la pose de la toiture. De plus la maison
n'est habitable que plusieurs mois après I’
achèvement. La bauge permet de montrer des

murs monolithiques composés de boules de terres-fibres Figure I-28La bauge empilée


les unes sur les autres à la main. Selon les hauteurs des murs
leur largeur varie : pour une maison de plein pied il faut une épaisseur entre 50 et 60cm mais pour
une maison à deux niveaux il faut des murs entre 70 et 80cm. La terre est directement prélevée sur
le site, puis elle est étalée sur environs 20cm de haut et sur laquelle on dispose des fibres et de l'eau
pour être ensuite malaxée énergiquement avec les pieds ou gràce à des animaux (cette technique
nécessite de répéter de nombreuses fois ce procédé). La construction du mur se fait sur un
soubassement en pierre, pour éviter les remontées capillaires, sur lequel on dépose la terre par
levées de 60 à 90cm de hauteur, les débords sont tassés énergiquement à grand coup de trique.
D'une maniere générale 4 ouvriers peuvent réaliser en 6 jours une levée de 24 mètres de long qu'il
faut laisser reposer plusieurs semaines avant de continuer avec la seconde levée. Entre chaque levée
les débords sont coupés à l’aide d'un paroir (sorte de longue pelle aux bords atfutés) afin d'avoir un
mur droit. L'étape finale de la pose d'un enduit ne se fait qu'après une ou deux années après la fin
des travaux. ([Link], 1979)
I.2.7.2 Le torchis.
Contrairement aux autres méthodes constructives utilisant de la terre crue, le torchis est une
technique qui consiste à remplir les vides autour d'une structure en bois avec des mélanges de terre.
Cette technique ne sert pas à réaliser de véritables murs porteurs mais qui a plus un rôle de
protection contre les intempéries, d'isolant thermique et phonique. Seule la structure en bois sert à
monter l’idéfice sur plusieurs étages et porter la toiture.
Traditionnellement le torchis est réalisé à l'aide de seulement 3 outils, une fourche pour faire le
mélange de la terre, les mains pour déposer le mélange aux endroits prévus et une truelle pour
égaliser et lisser le tout. Le torchis fait partie des tout premiers matériaux composites de l'Histoire
car il se compose d'une matrice (la terre) et de refonds (fibres naturelles et/animales). En effet le
mélange idéal doit être relativement argileux auquel on ajoute des fibres afin de solidariser le tout
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lors de la phase de retrait et ainsi réduire et équilibrer la présence des fissures. Les colombes sont
les pièces de bois qui forment la structure principale, leur épaisseur varie entre 10 et 15cm ce qui
représente l'épaisseur réelle du mur final. De plus fines pièces appelées écharpes sont placées en
biais entre les colombes afin de servir de contreventements.
Pour procéder au remplissage il existe 3 façons différentes qui sont décrites ci-dessous.

Figure I-29 les trois techniques de torchis

La région Alsace, où I'on retrouve un nombre très important de maisons en torchis, a vu se


développer une technique unique qui consiste à enrouler autour de barreaux verticaux nommés «
torches ›› le mélange de terre.
Une autre technique consiste à disposer les barreaux de façon horizontale et de remplir les vides
directement.
Enfin la troisième technique se fait sur un clayonnage en bois (entrecroisement de
pièces en bois verticaux et horizontaux) sur lequel on dispose le mélange de terre.
D'une manière générale le mélange de terre est appliqué sur I'une des faces pour obtenir une
épaisseur d'un peu moins de 4cm, on attend une journée pour que le retrait se fasse et |'on répète
l'opération sur I'autre face. Lorsque le mélange terre est posé, on égalise le tout à la truelle pour
avoir une surface lisse et on procède a des stries à 45°sur la surface extérieure afin de permettre à
I'enduit qui sera posé un ou deux mois après de bien s'accrocher.

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L'adobe.
Le terme «adobe» viens de |'arabe «al toube» qui représente des blocs de terre crue moulés et séchés
qui une fois calpinés permettent de réaliser
des murs porteurs de 30 cm voir plus suivant
les hauteurs souhaitées. La différence entre
une brique d'adobe et une brique de terre cuite
réside dans le fait que cette dernière étant
chauffée permet d'acquérir des caractéristiques
de dureté et de longévité. C'est la production
de plus en plus importante des briques de Figure I-30: Moulage et séchage des blocs adobes
terre crue qui explique un certain (Hanane, 2018)
délaissement pour les briques d'adobe.
Hormis I ‘utilisation d'outils basiques comme des pelles, fourches ou brouettes, les maçons utilisent
pour façonner leurs blocs de terre crue de simples cadres de bois, cette technique étant très
facilement accessible même aux maçons les plus pauvres, permettant de réaliser un ou plusieurs
blocs à la fois. La terre servant à la confection des blocs devaient être issue de sol argilo-sableux, la
qualité du produit fini étant en lien direct avec la terre utilisée il n'était pas rare que les meilleurs
sites d’extraction se transmettaient de génération en génération.
La terre extraite du sol est débarrassée de ses éléments végétaux puis hydratée jusqu'à obtenir une
pâte proche de la boue puis laissée au repos 48h pour permettre une bonne homogénéisation du
produit, ce procédé est répété plusieurs fois. Il est possible d'armer les blocs de terre en y ajoutant
des fibres mais cela n'est pas toujours nécessaire si le sable et le gravier sont suffisamment présents
car ils font également office de squelette (liant). Lorsque le mélange est prêt, on le lance avec force
dans le moule afin d'en faire échapper les bulles d'air, on lisse la surface et on passe au bloc suivant.
Les blocs sont posés sur chaque côtés deux fois par jour pendant trois jours .
Le pisé est une technique particulière pour monter un mur en terre crue : celle-ci est compactée (à l'aide d'un
pilon) dans des coffrages (appelés banches) de grande largeur qui se superposent pour constituer la hauteur des
murs (figure 19) (Hachem, 2017)

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I.2.7.3 Le pisé:
Le pisé est une technique particulière pour
monter un mur en terre crue : celle-ci est
compactée (à l'aide d'un pilon) dans des
coffrages (appelés banches) de grande
largeur qui se superposent pour constituer la
hauteur des murs) (Hachem, 2017)

Figure I-31 Constructiond' un mur en pisé


Les Avantages de pisé:
La terre possède de multiples qualités dans le domaine du bâti :
 Régulateur d‘humidité : capacité à laisser transiter la vapeur d‘eau.
 Durée de vie : patrimoine de bâtiments centenaires très présents.
 Déphasant : il ralenti le transfert de chaleur (et permet un confort d‘été indéniable).
 Élément de forte inertie, c'est-a-dire qu‘il a une bonne capacité a stocké la chaleur et a la restituer par
rayonnement.
 Isolation phonique et qualité acoustique.
Reprise aisée, mais nécessitant un savoir-faire.(Abdelouhab & Ahmed, 2017)

I.2.8 Bloc de terre comprimée (BTC) :


I.2.8.1 Définition :
Le bloc de terre comprimée est une évolution moderne du bloc de terre moulée, plus communément
dénommé bloc d’adobe. L’idée de compacter la terre pour améliorer la qualité et la résistance de bloc de
terre moulée est pourtant ancienne et à l’aide de pilons de bois que l’on réalisait les premiers blocs de
terre comprimée. Elle a été développée aux années 50 dans le cadre d’un programme de recherche sur
l’habitat rural en Colombie.
Le BTC est très régulier en forme et en dimension, ils sont pleins ou perforés ce qui permet de réaliser
des travaux de maçonnerie très variés. Les blocs de terre comprimée, son fabriquées à partir de terre
humide et compactée dans une presse.
Le bloc de terre comprimée peut être stabilisé. Dans ce cas on parle alors de « bloc de terre comprimée
stabilisée ».
Stabiliser la terre, c’est modifier les propriétés d’un système terre eau-air pour obtenir des propriétés
permanentes compatibles avec des applications particulières(Soumia, 2015).

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I.2.8.2 production des blocs de terre comprimée :
La production des blocs de terre comprimée peut être assimilée à celle des blocs de terre cuite produits
par compactage, exception faite de la phase de cuisson.
L'organisation de la production sera différente selon qu'elle est réalisée dans le cadre de petites unités de
production artisanales (ou briqueteries) au moyen de presses généralement manuelles ou semi-
mécanisées, voire motorisées ou bien dans le cadre d'unités de production semi- industrielles et
industrielles les principes et modes d'organisation de l'industrie des briques cuites ou des produits silico-
calcaires classiques.
Les aires de production, de séchage et de stockage varient également selon les modes de production
adoptés et les conditions de production issues de l'environnement climatique, technique et
économique(Mohemed, 2007).
I.2.8.3 Modes de production des blocs de terre comprimée :
On distingue quatre grandes catégories de presses et unités de production :
Presses manuelles Figure 23 ;Presses motorisées, Unités de production foraines (mobiles légères) Figure
24 ;Unités de production fixes(Mohemed, 2007).

Tableau I-2: Brique de terre crue compressée réalisée à l’aide d’une presse manuelle (Soumia, 2015)

I.2.8.4 Les produits :


Les modes de production et types de presses actuellement disponibles sur le marché s'ouvrent sur la
réalisation de quatre grandes catégories des produits, les blocs pleins, Les blocs creux Les blocs
spéciaux(Mohemed, 2007).
I.2.8.5 Diversités des produits de blocs de terre comprimée :
Aujourd’hui, le marché accueille une large gamme de produits de terre comprimée(Bachir, 2014) :
 Blocs pleins :Ils sont principalement de forme prismatique (parallélépipèdes, cubes,
hexagonesmultiples, etc.). Leur usage est très varié.
 Blocs creux :On observe normalement de 15 % de creux, 30 % avec des procédés sophistiqués. Les
évidements créés au sein des blocs améliorent l'adhérence du mortier et allègent les blocs. Certains
blocs évidés permettent la réalisation de chaînages (coffrage perdu).

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 Blocs alvéolaires :Ils présentent l'avantage d'être légers mais exigent des moules assez sophistiqués
ainsi que des pressions de compression plus forte que la normale.
 Blocs à emboitements :Ils peuvent éventuellement permettre de se passer de mortier mais exigent
des moules assez sophistiqués et en général des pressions de compression plus ou moins élevées.
 Blocs parasismiques :Leur forme améliore leur comportement parasismique ou permet une meilleur
intégration de systèmes structuraux parasismiques : chainage par exemple.
 Blocs spéciaux :Les blocs sont fabriqués exceptionnellement pour une application spécifique.

Figure I-32Différents produits de blocs de terre comprimée(Ahmed & Lakdar, 2018)


I.2.8.6 Avantage :
 La BTC est un matériau écologique : composée essentiellement d’argile, sable et gravillons et
d’un peu de ciment, fabriquée sans cuisson.
 La BTC procure un confort thermique et phonique excellent : de part son inertie thermique et sa
masse, un mur en BTC apporte confort thermique et isolation phonique.
 La BTC offre une grande résistance : la résistance à la compression d’une BTC dépasse les 60
bars (60kg/cm²).
 La BTC présente un intérêt architectural et esthétique : en cloison, en mur porteur, la BTC permet
une richesse de formes, et de motifs variés dans son utilisation.
 La BTC est simple à mettre en oeuvre : la BTC se monte avec un mortier de terre amendé. Les
règles de construction sont simples à suivre(Soumia, 2015).
I.2.8.7 Inconvénients :
 Fabrication des briques longue et fatigante.
 Fragilité : au moindre choc la brique se brise ou s'effrite.
 Se détériore sous l'effet du gel(Hachem, 2017).

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stabilisation aux liants minéraux (ciment et chaux) , durabilité, Techniques constructives, Ceci nous
permettra, dans un second temps, de dégager la problématique de notre étude.

I.2.9 Stabilisation:
I.[Link] Définition:
Le Centre des Nations Unies pour les établissements humains a défini la stabilisation d’un sol
comme étant, la modification des propriétés d’un système terre-eau-air pour obtenir des propriétés
permanentes compatible avec une application particulière.
Mais la stabilisation est un problème complexe car de très nombreux paramètres interviennent. Il
faut en effet connaître : les propriétés de la terre, les améliorations envisagées, l’économie du
projet, les techniques de mise en oeuvre de la terre choisie pour le projet et la maintenance du projet
réalisé.(Oussama, 2018)
I.[Link] Objectifs
Les principaux objectifs de stabilisation des sols sont :

compression, à la traction et au cisaillement),


riations de volume (réduire le retrait et le gonflement à l'eau),

perméabilité a l’eau.(Taallah, 2014)


I.[Link] Procédés :
On dénombre trois procédés de stabilisation (Ahmed & Lakdar, 2018)

a- Stabilisation mécanique :
La stabilisation mécanique est le terme général utilisé pour la stabilisation du sol par
compactage. Ce procédé modifie les propriétés de la terre (la densité, la compressibilité,
la perméabilité et la porosité), en intervenant sur la structure.
b- Stabilisation physique :
Les propriétés d'une terre peuvent être modifiées en intervenant sur la texture :
mélange contrôlé de fractions de grains différentes (argile et sable).
c- Stabilisation chimique :
La stabilisation de la terre est assurée par l’ajout d’autres matériaux ou de produits
chimiques qui modifient ses propriétés, soit du fait d’une réaction physicochimique entre les
particules de la terre et le produit ajouté soit en créant une matrice qui lie ou enrobe les particules.
On peut citer, en particulier du ciment, de la chaux, du bitume, et de sous produits industriels. Le

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choix et la quantité de matériau ou de produit chimique à ajouter dépendent de la nature du sol et du
degré d'amélioration de la qualité du sol souhaité .
Le traitement du matériau terre par des produits chimiques se fait pratiquement de deux manières :
- Un traitement dans la masse (introduction dans la masse du sol d’une quantité minimale de
stabilisant).
- Un traitement de surface (enduits, badigeons, hydrofuges), pour protéger la surface par
imprégnation sur la partie exposée .
I.2.9.2 Moyens de stabilisation :
Dans la littérature, on peut trouver diverses classifications, selon : la nature, la forme, etc. (Hanane,
2018), il y a six modes de stabilisations :
 Densifier.
 Armer.
 Enchainer.
 Liaisonner.
 Imperméabiliser.
 Hydrofuger.
Chaque stabilisant n’agit pas obligatoirement selon un procédé exclusif, mais il peut aussi cumuler
plusieurs procédés : physique et chimique

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Tableau I-3Moyens de stabilisation des terre remaniées(Hanane, 2018)

a) Principe
Les premières tentatives de stabilisation au ciment dans le domaine routier, ont lieu aux U.S.A en
1915. La stabilisation au ciment, en construction de bâtiments, s’est développée indépendamment
en Allemagne, dès 1920. Aux U.S.A, à partir de 1935, le sol-ciment est de plus en plus employé :
routes, pistes d’aérodrome. Depuis lors, dans le monde entier, on ne compte plus les applications de
la stabilisation au ciment autant dans le domaine des travaux publics que dans celui du bâtiment.
Le ciment est sans doute l'un des meilleurs stabilisants pour le bloc de terre comprimée.
L'ajout de ciment, avant la compression, permet d'améliorer les caractéristiques du matériau, en
particulier sa résistance à l'eau, par l'irréversibilité des liens qu'il crée entre les particules les plus
grosses. Le ciment va agir principalement sur les sables et les graviers comme dans le béton ou dans
un mortier sable-ciment. De ce fait, il est inutile, voire néfaste, d'utiliser des terres trop argileuses (>
30 %). (Abdelhamide, 2018)
b) Mécanisme de stabilisation
Dans la terre, le ciment hydraté réagit de deus façon la réaction avec lui-même : formation d’un
mortier de ciment pur hydraté et la réaction avec le squelette sableux.
Réaction avec l’argile selon trois phases :
L’hydratation provoque la formation de gels de ciment à la surface des agglomérats d’argile. La
chaux libérée pendant l’hydratation du ciment réagit aussitôt avec l’argile. La chaux est vite
consommée et l’argile entame une dégradation.

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Progression de l’hydratation qui active la désagrégation des agglomérats d’argile ; ceux-ci sont
pénétrés en profondeur par les gels de ciment.
Interpénétration intime des gels de ciment et des agglomérats argileux. L’hydratation persiste mais
plus lente (Yacoub, 2010).
I.2.9.3 Stabilisation à la chaux
I.[Link] Mécanisme de stabilisation
Les théories de la stabilisation à la chaux suggèrent cinq mécanismes de bases :
a) Absorption d’eau : plus remarquable en cas d’utilisation de la chaux vive. La chaux subit
une réaction d’hydratation qui abaisse la teneur en eau du mélange.
b) Echange cationique : L’addition de la chaux à une terre humidifiée correspond à un apport
important d’ions de calcium. Par un phénomène d’échange cationique, ces ions de calcium
se substituent aux cations échangeables (magnésium, sodium, hydrogène…) de la terre. La
capacité d’échange cationique de la terre est déterminante dans ce phénomène.
c) Floculation et agglomération : l’échange cationique et l’augmentation de la quantité
d’électrolytes dans l’eau interstitielle conduisent à la floculation et agglomération des
particules fines de la terre. Ainsi, il y a augmentation de la taille des agrégats de la fraction
fine de la terre. La structure et la texture de la terre changent.
d) Carbonatation : la chaux ajoutée à la terre réagit avec le dioxyde atmosphérique pour former
du carbonate de calcium. Cette réaction consomme une partie de la chaux disponible pour
les réactions pouzzolaniques.
e) Réaction pouzzolanique : C’est le mécanisme le plus important influençant la stabilisation à
la chaux.
Les propriétés de résistances du matériau sont dues essentiellement à une dissolution des
minéraux argileux dans un environnement alcalin produit par la chaux et à la recombinaison de la
silice et de l’alumine des argiles avec le calcium pour former des silicates d’aluminium et de
calcium qui ciment les grains entre eux(Abdelhamide, 2018)
I.2.9.4 Stabilisation mixte chaux-ciment
Ce type de traitement s’effectue sur les sols trop humides et plastiques. On utilise d’abord la chaux
seule a des faibles teneurs puis le ciment. Les deux liants ne sont pas concurrents mais
complémentaires. Un traitement préalable à la chaux permet l’assèchement du sol trop humide. Sa
floculation en présence de chaux le rend pulvérulent et friable donc plus apte a être mélange ensuite
au ciment. Le ciment dont la cinétique d’hydratation est plus grande que celle de la chaux permet
l’obtention des résistances mécaniques dès les premiers jours de traitement. Il n’existe pas a notre
connaissance d’étude sur les mécanismes qui régissent ce traitement. Apparemment, on peut penser

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que la portlanditeCa(OH) 2 libérée par le ciment en solution joue le même rôle stabilisant que celui
de la chaux. Les hydrates formés par la chaux libre et par la portlandite du ciment vont se cumuler à
ceux provenant du ciment dissous.(Bachir T. , 2014)
La stabilisation à la chaux est apparue aux U.S.A. en 1920 pour les chaussées.
Aujourd’hui, elle rencontre un intérêt croissant dans le domaine de la construction et principalement
dans le cas de moulage par compression. L’ajout de chaux à la terre se fait dans les mêmes
proportions que pour la stabilisation au ciment, c’est-à-dire undosage de 6 à 12%. Ici par contre,
contrairement au cas de la stabilisation au ciment, ilexiste pour chaque type de terre une quantité
optimale. Différents types de chauxpeuvent être mis en oeuvremais on utilise principalement les
chaux aériennes qui sontobtenues par cuisson de calcaires très purs. La chaux vive (CaO) est moins
utiliséeque la chaux éteinte Ca(OH)2 même si elle est plus efficace que la seconde à poids égal, car
elle nécessite des conditions de stockage et de transport particulières. La chaux hydraulique
naturelle (XHN) et la chaux hydraulique artificielle (XHA) quant à elles ne sont utilisées qu’en
dépit d’une autre chaux disponible. La stabilisation à la chaux peut se décomposer en cinq
mécanismes. Le premier est l’absorption d’eau de la terre humide par la chaux. Cette hydratation
est accompagnée par un important dégagement de chaleur. Le second est l’échange cationique des
ions de calcium de la terre humide : ceux-ci se substituent aux cations échangeables de la terre. Le
troisième est la floculation et l’agglomération des particules de terre suite au nombre plus important
d’électrolytes dans l’eau interstitielle dû à l’échange de cations précédant, ce qui entraîne un
changement de texture et de structure. Le quatrième mécanisme est la carbonatation : « la chaux
ajoutée à la terre réagit avec le dioxyde de carbone de l’air pour former des ciments carbonatés
médiocres » .Le dernier mécanisme est la réaction pouzzolanique. Celle-ci est très importante car
c’est elle qui influence le plus les performances de la stabilisation à la chaux. Cette dernière produit
en effet un environnement alcalin au pH élevé dans lequel se dissolvent les minéraux argileux. La
silice et l’alumine des argiles serecombinent alors avec le calcium, formant des silicates
d’aluminium et de calcium qui vont cimenter les grains entre eux. La stabilisation à la chaux
nécessite donc une terre argileuse contenant principalement des silicates d’alumine, de la silice ou
des hydroxydes de fer. La présence de matières organiques dans la terre est moins problématique
que dans le cas de la stabilisation au ciment : ici, des terres contenant jusqu’à 20% de matières
organiques peuvent être utilisées. Par contre, les sulfates sont néfastes à l’état humide (Hadda &
Ikram, 2018).
I.2.9.5 Stabilisation par fibres
La stabilisation par armature a l’aide de fibres est très employée de par le monde en construction en
terre. Les fibres sont principalement employées pour la confection des blocs moulés par pétrissage,

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avec des terres plutôt argileuses présentant souvent un important retrait. Les productions artisanales
de briques d’adobe stabilisées à la paille sont très variées mais on connait aussi l’emploi de fibres
pour construire en torchis, en terre paille, en bauge ainsi qu’en blocs comprimes et en pise. Pour le
cas des fibres synthétiques, elles sont utilisées généralement dans le renforcement des sols pour
augmenter les résistances à la compression et au cisaillement.
Dans le reste de ce chapitre, nous allons passer en revue les principales fibres utilisées dans la
fabrication des matériaux composites en général et les briques de terre fibrée et le renforcement des
sols en particulier (Bachir T. , 2014).
Les fibres
Les fibres sont caractérisées par une longueur au moins trois fois supérieure à leur diamètre. On
peut dire que sous l’appellation " fibres" se cache une grande famille de matériau qui a été
introduite dans le commerce comme de nouvelles applications. Elles sont classées selon leur origine
(naturelles, synthétiques et artificielles), leur forme (droite, ondulée, aiguille, …etc.), leur
dimension (macro ou microfibre) et aussi par leurs propriétés mécaniques. Cependant, pour faire un
choix de fibres à utiliser pour une application donnée, il faut tenir compte de la compatibilité de la
fibre avec la matrice, et le mode de performance du composite (Bachir T. , 2014).
Différents types de fibres
Plusieurs types des fibres sont utilisés dans la construction, elles peuvent être classées par famille
(Bachir T. , 2014) :
a. Les fibres naturelles
On peut subdiviser les fibres naturelles en trois grands groupes selon leur origine (figure 1.35):
– Les fibres végétales : l’utilisation de fibres naturelles, et en particulier de fibres végétales comme
renfort de matériaux composites, présente deux principaux avantages. Tout d’abord, ces fibres sont
largement disponibles à faible coût et leur utilisation en construction constitue de nouveaux
débouches pour les matières agricoles. D’autre part, la valorisation des fibresvégétales permet la
réduction des impacts environnementaux par rapport à des compositesconventionnels puisque ce
sont des matières premières renouvelables, biodégradables, neutres vis-à-vis des émissions de CO2
et demandant peu d’énergie pour être produites.
Les fibres végétales comprennent :
s (coton, kapok),

35
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Figure I-33Classification des fibres naturelles en fonction de leur origine(Bachir T. , 2014)
– Les fibres animales : La fibre la plus importante et la plus utilisée est la fibre de laine connue
pour ses qualités de bon isolant thermique, son pouvoir absorbant élevé (16-18%) et son élasticité
importante (45%) (Feughelman, 1997). Les fibres animales sont classées selon leur provenance, on
note essentiellement :
, cachemire,…

– Les fibres minérales : L’amiante est la seule fibre minérale naturelle. Elle a attiré l'attention des
industriels pour sa résistance à la chaleur, au feu, aux agressions électriques et chimiques et pour
son pouvoir absorbant. Elle a été utilisée dans diverses installations industrielles et même en
construction avant de l’interdire progressivement à cause des risques cancérigènes qu’elle présente.
b. Fibres synthétiques
Les fibres synthétiques sont fabriquées avec des polymères de synthèse obtenus à partir de
substances ou de composes fournis par l’industrie pétrochimique. Elles ont fait leurs apparitions au
début de 20ème siècle, après la réussite de la fibre de Viscose, depuis lors, un grand nombre de
fibres synthétiques ont été mises au point; elles possèdent chacune des propriétés qui répondent à
un type particulier d’application. Ces fibres, tout comme les fibres artificielles, sont obtenues par
filage. Elles suscitent l’intérêt de beaucoup d’industriels pour leur faible coût, leur disponibilité et
leur indépendance des saisons et surtout la possibilité de les adapter et modifier leurs propriétés, par
contre, elles sont très critiquées quant à leur comportement vis-à-vis de l’environnement que ce soit
pendant le processus de fabrication ou après leur utilisation et les difficultés de leur recyclage .
Les principales catégories de fibres synthétiques commercialisées sont:

36
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rivés polyvinyliques ;

leur production s'élève maintenant à environ 8% de toutes les fibres synthétiques.


c. Fibres artificielles :
Ce type de fibres est le plus utilisé dans le domaine industriel en général et dans le domaine de
génie civil en particulier. Il regroupe les fibres de verre, les fibres de carbone, les fibres d’acier et
d’autres. Elles sont aujourd’hui les plus repandues dans l’industrie de la construction.
I.2.9.6 Le compactage de la terre
Le compactage est une phase essentielle pour l’amélioration de la performance des échantillons.
Cela entraîne d’une part une augmentation de la densité de l’ensemble de compactage, et d’autre
part une diminution de sa porosité et de sa perméabilité qui sont toutes les trois parmi les
caractéristiques très importantes dans la géotechnique(Néhémson, 2015).
I.[Link] Les moyens de compactage
Pour compacter nos briquettes d’essais, nous avons deux moyens de compactage (Néhémson,
2015):
a) Presse manuelle :
Le système est équipé d’une manivelle métallique permettant d’appliquer une pression aux
échantillons à comprimer.
L’avantage de cette méthode de compactage c’est qu’elle est très facile à mettre en oeuvre ; mais
l’inconvénient c’est que la pression exercée n’est pas constante.
b) Presse CBR :
la Presse CBR. Les forces de pression que
Types de compactage :
Pour la fabrication de BTC, le compactage est en général produit par la mise en compression de la
terre dans un moule, via une presse.
Le compactage dynamique est utilisé en géotechnique routière lors de la mise en oeuvre du sol
pour la construction des ouvrages :
remblais routiers.
remblais de voies ferrées.
digues et barrages en terre.
plates-formes pour bâtiment.
Pour optimiser le compactage, il existe deux grands types d’essais correspondant à des modes
opératoires de compactage sur chantier :

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- essai Proctor normal.
- essai Proctor modifié.
Ces deux essais permettent d’étudier et/ou optimiser la mise en oeuvre des matériaux, sans
permettre d’étudier leur comportement en service.
Le compactage statique. Il consiste à imprimer un effort croissant sur un matériau, de façon à le
comprimer dans un moule. Dans « l’essai de compactage statique », le matériau est compacté de
façon quasi-statique, et permet la fabrication d’éprouvettes homogènes qui serviront, d’une part
pendant le compactage pour déterminer les paramètres de mise en oeuvre, et d’autre part pour
l’étude du comportement en service (Rc, Rt…).
La vibro-compression
Ce mode de compactage associe la vibration du moule et l’application d’une charge de
compression, en général assez faible. Il est utilisé pour la mise en oeuvre des produits
béton.l’eau(Ouarda, 2016)
I.2.9.7 Les ajouts mineraux
Les ajouts mineraux sont des materiaux siliceux ou silico-alumineux presentant une phase reactive
et amorphe. Ils peuvent avoir des proprietes hydrauliques c’est-a-dire qu’ils s’hydratent de facon
autonome au contact de l’eau. Ainsi, ils peuvent posseder des proprietes pouzzolaniques, c'est-a-
dire qu’en presence d’eau, l’ajout reagit avec la chaux hydratee pour former des silicates de calcium
hydrate (C-S-H), qui sont a l’origine des proprietes liantes de la matrice cimentaire.
L’utilisation des ajouts mineraux dans la stabilisation des sols en remplacement partiel ou total du
ciment ou de la chaux presente plusieurs aspects benefiques. Leur valorisation dans la stabilisation
est non seulement economique mais egalementecologique(Laib, 2017).
I.[Link].1 Laitier de haut fourneau
Les laitiers de haut fourneau sont des sous-produits de l'elaboration de la fonte. Ils sont formes de
constituants non ferreux, des fondants et des cendres de coke. On peut obtenir deux types de laitier
de haut fourneau suivant le processus de refroidissement :
- Le laitier cristallise obtenu par refroidissement lent
- Le laitier vitrifie (granule) obtenu par refroidissement rapide, par trempe.
L’origine des deux types de laitier est la meme, la difference entre ces deux materiauxreside
seulement dans leurs cristallographie et reactivite chimique, et cela conditionne les proprietes des
materiaux obtenus, donc leur utilisation. Le laitier vitrifie presente une structure vitreuse,
riche en energie ce qui lui confere une hydraulicite latente. Au contraire, le laitier cristallise a une
forme mineralogique stable et son pouvoir hydraulique, lorsqu’il existe, n’est que modeste.
Production du laitier granule
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La matierepremiere du laitier moulu est un materiau secondaire issu de la fabrication de la fonte. Le
minerai de fer (constitue essentiellement de silice, d’oxyde de fer et d’alumine) et le fondant (chaux
CaO et dolomie MgO) sont portesa haute temperature (1400 a 1600°C) dans un haut-fourneau. La
fonte est obtenue par cette operation de fusion. La gangue liquefiee du minerai, de densite plus
faible, vient en surface de la fonte en fusion et peut, de ce fait, etrerecuperee par ecoulementsepare.
A la sortie du haut-fourneau, cette gangue (le laitier de hautfourneau) est soumise a un
refroidissement brutal : la trempe, generalementeffectuee a l’aide de jets d’eau sous forte pression.
Sous l’effet de cet abaissement tres rapide de la temperature, le laitier se solidifie et forme des ≪
granules ≫ de dimension comparable a celle d’un sable (moins de 5 mm) : le materiau obtenu, le
laitier granule de haut-fourneau, est vitreux et possede des proprietes hydrauliques latentes.
. Caracteristiques chimiques et mineralogiques
Les composantes principales du laitier de hauts fourneaux sont la chaux (CaO), la silice (SiO2),
l'alumine (Al2O3) et la magnesie (MgO) qui representent presque 95% a 97% des constituants du
laitier. Le laitier de haut fourneau est un produit dont la composition chimique est variee d’un pays
a l’autre.
En ce qui concerne la mineralogie, le laitier est caracterise par une phase amorphe tres majoritaire,
de l’ordre de 90%. Pour les 10% restant, on parle alors de germes de cristallisation.
Ces germes mineralogiques sont essentiellement des silicates ou des silicoaluminates de chaux .
Reactivite hydraulique du laitier
La reactivite du laitier de haut fourneau depend de plusieurs parametres :
La composition chimique a un role important sur la reactivite du laitier. La reactivite augmente avec
la teneur en chaux et en magnesie pour un dosage inferieur a 15%, mais diminue avec la teneur en
silice et en oxyde de manganese .
La surface specifique a un rolepredominant sur la reactivite hydraulique du laitier.
Plus la finesse du laitier est elevee, plus la reactivite hydraulique et les resistancesmecaniques sont
elevees. La mineralogie du laitier a un effet sur sa reactivite hydraulique par le taux de vitrification.
En effet la determination du taux de vitrification est tres importante car sastructure vitreuse est riche
en energie qui n'a pas etedissipee, et n'a pas atteint son niveau d'energie le plus bas correspondant a
l'etat cristallin. De ce fait, le laitier possede une energie plus elevee qu'a l'etat cristallin.
L'hydraulicite du laitier vitrifie est definie par sa faculte a evoluer, sous l'effet d'une activation
basique ou autre, vers son plus bas niveau energetique en formant des produits d'hydratation solides
. Le laitier vitrifie est ainsi un materiau hydraulique latent.
Hydratation du laitier

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Contrairement au ciment qui s'hydrate par simple addition d'eau, le laitier de haut fourneau vitrifie
n'est rapidement soluble que dans une eau alcalinisee et a donc besoin, pour faire prise, d'un agent
d'addition appeleactivant . Le processus d'hydratation du laitier est ensuite semblable a celui du
ciment Portland tel qu'il fut explique par Le Chatelier . Le processus d'hydratation peut etre vu
comme une repetition de cycles dissolution - concentration - precipitation, qui se prolonge pendant
des annees jusqu'a hydratation maximum des grains de laitier voir (Figure I. 28). L'hydratation
intervient d'abord par dissolution du laitier dans l'eau de gachage basique. Cette dissolution aboutit
a une solution basique concentree, d'ouresulte une precipitation de composes hydrates. Cette
precipitation fait a son tour chuter la concentration des elements dans la solution, ce qui permet la
solubilisation d'une nouvelle quantite de produit jusqu'a une concentration entrainant une nouvelle
precipitation de composes hydrates .

Figure I-34Prise du laitier(Laib, 2017).


Activation du laitier
L'activation du laitier vitrifie peut etre obtenue par trois modes : l'activation alcaline par la soude ou
la chaux, l'activation sulfatique par les sulfates, ou l'activation sulfato-calcique (ou sodosulfatique)
qui est une combinaison des deux premieres activations. L'activant peut jouer le role de catalyseur
ou de reactif : l'activant catalyseur active la reaction de dissolution/precipitation et n'entre pas dans
la structure de l'hydrate, tandis que l'activant reactif active la reaction de dissolution/precipitation, et
est consomme lors de la reactiond'hydratation et rentre donc dans la structure de l'hydrate. La soude
agit comme un catalyseur tandis que la chaux, le ciment et les sulfates agissent comme des reactifs .
Utilisation

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Le laitier de haut fourneau granule est principalement utilise comme addition pour liants
hydrauliques, dans la production de ciment ou la fabrication de betons. Le laitier granule peut etre
valorise comme addition minerale dans la stabilisation des sols. Il est utilise aussi comme sable. Il
est a noter que tres peu de chercheurs ont explore l’utilisation du laitier de haut fourneau comme
ajout minéral dans les BTC.

I.3 Classification géotechnique des sols


I.3.1 Principe des classifications des sols
Les systèmes de classification des sols sont nés du besoin des ingénieurs civils de disposer de
renseignements suffisamment fiables sur le comportement des sols pour pouvoir prendre des décisions
rapides et efficaces, surtout dans les domaines de construction routière et des infrastructures des pistes
d’atterrissage ou des barrages. Les systèmes de classification des sols ont pour but de ranger les sols en
familles présentant les mêmes caractéristiques géotechniques ou des caractéristiques très voisines. Ils
permettent de grouper de très nombreux échantillons recueillis au cours d’une campagne de sondages et
d’établir des coupes géotechniques du terrain. (Kasongo wa Mutombo Portance, Elysée, Libasse, &
Marie, 2019)
Ces coupes sont précieuses pour l’ingénieur. Elles viennent compléter les données de la géologie, qui
n’entraînent pas celles de la géotechnique : des sols de même origine géologique peuvent avoir des
propriétés géotechniques très différentes, et réciproquement.
Cependant, un système de classification ne peut remplacer ni la reconnaissance géotechnique sur le site
ni les essais de mesure des propriétés mécaniques du sol, sur place ou en laboratoire
Il existe de très nombreux systèmes de classification des sols :
— les uns sont basés sur l’aptitude du sol pour un emploi particulier du génie civil. Ces classifications
présentent en général l’inconvénient de ne pouvoir être étendues à d’autres usages que celui pour lequel
elles ont été établies ;
— les autres sont basés sur certains essais d’identification. Parmi ces systèmes, plusieurs se réfèrent
uniquement à la granularité du sol (diagramme triangulaire, par exemple) et diffèrent par les seuils
granulométriques adoptés. D’autres utilisent simultanément la granularité et la plasticité du sol. On
décrira ici l’une de ces classifications, dite « classification des laboratoires des ponts et chaussées »
ou « classification LPC », qui n’est autre que la classification USCS (UnifiedSoil Classification
System), adaptée aux seuils granulométriques utilisés en France (1965), puis la classification LPC
modifiée pour mieux décrire les sols contenant des matières organiques (1974/1980). La
classification des sols pour les terrassements routiers, qui est utilisée en France pour les études de

41
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terrassements et est souvent utilisée dans les rapports d’études géotechniques de tracés, sera ensuite
présentée.

I.3.2 Classification triangulaire


Les systèmes de classification triangulaire prennent la forme de triangles dont les côtés portent des
échelles représentant les proportions de sable, de silt et d’argile mesurées sur un échantillon de sol.
Ces triangles sont divisés en zones portant une appellation conventionnelle selon les
proportions relatives des types de sols. Seules les échelles des proportions d’argile, de
sable et de silts (limon) figurent sur le triangle. Utilisons le diagramme de la figure.2.6
pour classer un sol comportant 41% d’argile, 42% de sable et 17% de silt, c’est-à-dire
un sable argileux avec un peu de silt. C’est le point sur le diagramme qui correspond à
ces proportions, mais il
est situé dans la zone
des argiles ; on attribue
donc à ce sol
l’appellation
d’argile, malgré que sa
fraction argileuse ne soit pas
la plus grande. La
classification
triangulaire
reconnait ainsi
l’importance de la matrice argileuse dans le comportement des sols.

Figure I-35 : Classification triangulaire des sols fins (contenant moins de 30% d'éléments de diamètre
supérieur à 2 mm)

42
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I.3.3 Classification (LPC/USCS) des sols
La classification LPC (1965) utilise les résultats d’essais classiques d’identification des sols :
des critères granulométriques :
— les pourcentages de gravier, sable et particules fines (tamisas à 2 mm et 0,08 mm);
— la forme de la courbe granulométrique :
• coefficient d’uniformité ou de Hazen Cu,
• coefficient de courbure Cc (ou Cz);
les caractéristiques de plasticité wLet IP, et la ligne A d’équation :
IP = 0,73 (wL– 20) (relation de Cazagrande) ;
la teneur en matières organiques.
La classification peut également s’effectuer à partir de l’observation visuelle du sol et de tests
simples de chantier. Mais il faut une grande expérience pour appliquer correctement cette méthode
de classification de chantier.
Les groupes de sols : Le système de classification LPC débouche sur 15 sols types, affectés
chacun d’un symbole à deux lettres, prises dans les trois ensembles suivants :
Tableau I-4Les groupes de sols.
Éléments du sol Granularité du sol Plasticité du sol
G : Grave. Le gravier est la fraction b : Bien gradué t : Très plastique
principale m : Mal gradué p : Peu plastique
S : Sable. Le sable est la fraction
principale
L : Limon ou limoneux
A : Argile ou argileux
T : Tourbe
O : Organique. Le sol contient
des matières organiques
La figure I-36donne la classification
des sols fins et le tableau I-3la
classification des sols grenus.

Figure I-36Classification LPC des sols fins en


laboratoire. Diagramme de plasticité
Tableau I-5Classification des sols grenus (plus de 50 % d’éléments > 0,08 mm)
Définitions Symbole Conditions Appellations
LPC (USCS)

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Plus de moins de 5% Gb Cu = D60/D10 > 4 et Grave propre bien
50% des (GW)
d’éléments < 1< Cc = (D30)²/D10D60 < 3 graduée
éléments
> 0,08 0,08 mm Gm Une des conditions de Gb n’est pas Grave propre mal
mm ont un
diamètre > (GP) satisfaite graduée
2mm
plus de 12% GL Limites d’Atterberg au-dessus de la Grave limoneuse
d’éléments < (GM) ligne A
0,08 mm
Graves

GA Une des conditions de Gb n’est pas Grave Argileuse


(GC) satisfaite
Plus de moins de 5% Sb Cu = D60/D10 > 6 et Sable propre bien gradué
50% des d’éléments< (SW) 1< Cc = (D30)²/D10D60 < 3

éléments 0,08 mm Sm Une des conditions de Sb n’est pas Sable propre mal gradué

> (SP) satisfaite


Sable

0,08 mm plus de 12% SL Limites d’Atterberg au-dessus de la Sable limoneux


ont un ligne A
d’éléments < (SM)
diamètre
< 2mm 0,08 mm SA Limites d’Atterberg au-dessus de la Sable Argileux
(SC) ligne A
Lorsque la teneur en particules fines (< 0,08 mm) est comprise entre 5% et 12% on utilise un double symbole. Par exemple :
Sb-SL

I.3.4 Classification LPC modifiée


Les modifications apportées à la classification LPC/USCS portent exclusivement sur la description
des sols organiques (teneur en matières organiques supérieure à 3 %). Seuls les sols comportant
moins de 10 % de matières organiques continuent d’être classés comme les sols fins. Pour les
teneurs en matières organiques plus fortes, l’accent est mis sur le degré de décomposition
(d’humification) des fibres organiques, évalué au moyen du test de von Post. La classification
débouche sur vingt-deux types de sols, qui sont :
 des sols grenus : Gb, Gm, GA, GL, Sb, Sm, SA, SL
 des sols fins : At, Ap, Lt, Lp
 des sols faiblement organiques : fO-At, fO-Ap, fO-Lt, fO-Lp
 des sols moyennement organiques : mO-a, mO-sf, mO-f
 des sols très organiques : tO-a, tO-sf, tO-f.
Les symboles des sols grenus et des sols fins sont les mêmes que dans la classification LPC/USCS.
Pour les sols organiques, les symboles : a, sf et f signifient « à matière organique amorphe », « à
matière organique semi-fibreuse » et « à matière organique fibreuse ». L’Annexe 2 présente le
schéma général de la classification des sols LPC modifiée (1974/1980), et détaille les modifications
apportées par rapport à la classification LPC/USCS
2.4.5 la classification GTR

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Cette classification est la seule présentant un réel intérêt pratique et utilisée dans les travaux de
terrassement. Son utilisation est détaillée dans le Guide technique pour la réalisation des remblais et
des couches de forme ; C’est pour cette raison qu’elle est désignée par classification GTR.
Cette classification, définit des classes de sols corrélées avec l’aptitude au compactage des
matériaux en fonction des conditions de chantiers et leur comportement mécanique ultérieur. Elle
tient compte des mêmes caractéristiques de base que la classification LPC/USCS, mais elle est
beaucoup plus précise pour les particules argileuses, qui ont une grande influence sur la conduite
des terrassements, et tient compte de l’altérabilité des matériaux au cours du temps.
Les principes généraux de cette classification sont présentés sur la figure 2.8.
La classification détaillée est décrite dans un guide technique du LCPC et du SETRA et dans la
norme NF P 11-300.

Figure I-37Structure générale de la classification GTR pour les terrassements routiers

Nous vison dans cette sections de faire part dequelques travauxmenaient par
quelques chercheurs en vues d’améliorer la tenue de la BTCS à l’eau, sa durabilité, la

45
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résistance etplusieurs éléments ont étaient prises en considération pour présent des axe
de recherches :

I.3.5 Durabilité de la BTCS dans les conditions de laboratoire et exposition


en conditions climatiques. (Avec 4 types des stabilisants)
(Walker, 1995)a menait une enquête approfondie entreprise pour évaluer l'influence des
caractéristiques du sol et de la teneur en ciment sur les propriétés physiques des blocs de sol
stabilisés. La densité à sec, la
résistance à la compression et à
la flexion, la durabilité et le
retrait au séchage, il a utilisé
plus de 1500 tests de bloc pour
développer des directives
empiriques sur les exigences de
teneur en ciment pour une
gamme de caractéristiques de plasticité du sol. Une relation empirique entre la résistance à la
compression et à la flexion est proposée comme moyen simple d'évaluation sur le terrain.
La résistance et la durabilité de la terre peuvent être considérablement améliorées par l'ajout de
différents stabilisants. .(A. Guettala, A. Abibsi, & H. Houari, 2006)ont utilisé quatre types des
stabilisants : ciment, chaux, ciment plus chaux et ciment plus résine, puis évalués par divers tests de
laboratoire ainsi que dans des conditions climatiques réelles. En général, il a été noté que tous les
murs traités ne présentaient aucun signe de détérioration après 4 ans d’exposition dans des
conditions climatiques réelles même si les conditions des tests en laboratoire sont plus sévères par
rapport aux conditions de climat naturel de la région de Biskra où ces travaux ont été effectués.
Parmi les 4 stabilisateurs testés, le ciment plus la résine ont montré le meilleur comportement de
durabilité.
Le principal inconvénient de la terre est sa détérioration sous l'action des conditions climatiques.
L`objectif de(lzemmourena & Guettala, 2014) est fixé principalement sur l`amélioration des
caractéristiques des briques de terre comprimée, surtout la sensibilité à l`eau.
La stabilisation est obtenue par correction granulométrique réalisée par deux types de sable
concassée avec cinq teneurs 0, 10, 20, 30, 40% du poids du sol, en fixant le dosage en ciment à
5% et la contrainte de compactage à 100 bars. Il on a étudié l’influence des différents teneurs en
sable concassée sur les résistances mécaniques de compression à l`état sec et à l`état humide, sur
la durabilité, l`absorption capillaire, l`absorption totale, l`action gel-dégel. Les résultats

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obtenus montrent que l`augmentation de la concentration du sable améliore considérablement les
résistances mécaniques et présente un optimum de 30% de sable pour les essais de durabilité.
L’étude de (Narayanaswamy, Walker, Reddy, Heath, & Maskell, 2020) se concentre sur
l’utilisation de l’activation alcaline et des déchets dans les produits de construction en terre
pressée. Les résultats expérimentaux des propriétés mécaniques et thermiques sont présentés. Les
impacts environnementaux sont également comparés dans une analyse du cycle de vie avec une
discussion des aspects pratiques de la construction. Les déchets de construction et de démolition
présentent un potentiel, avec du laitier de haut-fourneau traité, avec des cendres volantes,
particulièrement prometteur pour la stabilisation activée.
Conductivités thermiques des matériaux utilisant le laitier de haut fourneau traitéétaient nettement
inférieurs. Les blocs de terre compressés activés par des alcalis semblent les plus prometteurs pour
réduire le potentiel de réchauffement planétaire de la construction en terre stabilisée.

I.3.6 Effet du taux de stabilisation de la BTCS sur l’environnement


Dans leur discussion sur un article consacré à la «stabilisation» de la terre crue avec
du ciment Portland(Marsh, Heathb, Walkerb, Reddyc, & Habert, 2020),précisent que
malgré dans de nombreuses situations, les matériaux de terre continueront d'être
utilisés sans avoir besoin de stabilisants, il continuera à y avoir des situations dans
lesquelles les matériaux de terre stabilisés au ciment sont la meilleure solution ou
acceptée. En Australie-Occidentale, par exemple, la stabilisation du ciment a sans
aucun doute soutenu une acceptation plus large des méthodes de construction en pisé.
Pour trouver la solution avec le moins d'impact environnemental, les métriques
basées sur la résistance sont un outil informatif pour nous aider à comparer les
systèmes de matériaux, mais cela doit être équilibré avec la prise en compte du
contexte structurel dans lequel ils sont utilisés, ainsi que des aspects plus larges, y
compris la criticité des ressources, la durabilité. et le confort intérieur.
Mais(Damme & Houben, 2020)pensent toujours qu'il était important d'avertir les
constructeurs que, compte tenu du caractère massif de l'architecture en terre,
mélanger la terre avec des quantités même « modérées » de ciment n'est pas une
opération respectueuse de l'environnement. Il nuit considérablement à son impact

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environnemental exceptionnellement faible et à sa recyclabilité unique du berceau
au berceau, une propriété qui, à mesure que nous nous dirigeons vers une
économie circulaire, pourrait bien s'avérer aussi importante que la durabilité, sinon
davantage.

Pour certains chercheursaussi il n'est pas cohérent sur le plan environnemental de


stabiliser la terre en utilisant plus de 4% du liant minéral (ciment ou chaux).
Ainsi,(Ouedraogo, Aubert, Tribout, & Escadeillas, 2020)en étudiant les effets de
faibles teneurs en liants minéraux (2 et 4%) sur les propriétés des briques de terre, ils
ont obtenus sur deux sols différents que ces effets ne sont pas observables pour les
résistances à la compression à sec ou pour les conductivités thermiques à sec mais
l'ajout de petites quantités de liants minéraux modifie significativement la résistance
à l'eau et la Valeur du tampon d'humidité(MoistureBuffer Value).

I.3.7 Propriétés Physico-chimique et Minéralogique


(Nshimiyimana, Fagel, Messan, Wetshondo, & Courard, 2020)ontmené une trecherche sur
lacaractérisation les propriétés physico-chimiques et minérales des matériaux argileux du Burkina
Faso pour produire des blocs de terre comprimée stabilisée (CEB). La réactivité des matériaux
argileux a été testée sur la base de la conductivité électrique des solutions et de la résistance à la
compression des CEB stabilisés avec 0 à 20% en poids de CCR (résidu de carbure de calcium) et
durcis pendant 45 jours à40 ± 2 C. Pabre et Kossodo contiennent respectivement les fractions les
plus élevées d'argile (20–30%) et de gravier (40%). Saaba et Pabre contiennent la teneur la plus
élevée en kaolinite (60–70%) et en quartz (45–60%) etont enregistré respectivement la réactivité
la plus élevée et la plus faible. La résistance à la compression des CEB s'est stabilisée avec 20% de
CCR amélioré par dix (0,8–8,3 MPa) pour Saaba et seulement 2,6 (2–7,1 MPa) pour Pabre. Les
matériaux argileux de la présente étude conviennent pour produire des CEB stabilisés CCR pour la
construction porteuse.

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I.3.8 Effet de l’activation alcaline et des déchets des produits de
constructions sur la stabilisation des BTCS (A4)
Une étude présentée par (Narayanaswamy, Walker, Reddy, & Al, 2020) examine l'utilisation de
l'activation alcaline et des déchets dans les produits de construction en terre comprimée stabilisée.
Les impacts environnementaux ont été également comparés dans une analyse du cycle de vie avec
une discussion plus large des aspects pratiques de la construction.
Les déchets de construction et de démolition présentent un potentiel sous forme d'agrégats, avec les
scories de haut fourneau broyées traitées, ainsi que les cendres volantes, particulièrement
prometteuses pour la stabilisation activée par les alcalis.
Les conductivités thermiques des matériaux utilisant le laitier de haut fourneau traité étaient
sensiblement plus faibles. Les blocs de terre comprimée activés par des alcalis semblent les plus
prometteurs pour réduire le potentiel de réchauffement planétaire de la construction en terre
stabilisée. (Narayanaswamy, Walker, Reddy, & Al, 2020)

I.3.9 Propriétés mécaniques des blocs de terre comprimés (A15)

Actuellement, les blocs de terre comprimée (CEBs) deviennent plus intéressants en raison de leurs
caractéristiques de durabilité. Cependant Il n'y a toujours pas de consensus sur la procédure pour
mesurer ses propriétés mécaniques. Ainsi, une étude avancée sur la mesure des propriétés
mécaniques d'un type de CEB a été menée par (Ruiz, Zhang, & Al, 2018).
En ce qui concerne la résistance à la compression, des blocs et des cubes de différentes longueurs
de bord ont été testés sous différents états de contact. Les résultats montrent que le bloc entier
recouvert de caoutchouc est la procédure appropriée pour obtenir la résistance réelle à la

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PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
compression. De plus, il existe un effet de taille anormal, qui pourrait être lié à un éventuel
endommagement des cubes découpés dans les blocs (Ruiz, Zhang, & Al, 2018).

I.3.10 Essais de l’effet de l’environnement sur des murs en maçonnerie


À l'heure actuelle, il existe un marché en croissance pour les bâtiments aux murs en terre, les
entreprises de construction commerciale ayant tendance à utiliser des matériaux stabilisés plus
durables, en particulier dans le domaine des pics de terre pressée stabilisée au ciment et de la terre
battue. Divers travaux ont été réalisés afin d'évaluer différents stabilisants ainsi que d'améliorer les
propriétés des matériaux. (Guettala, Abibsi, & Houari, 2006).
Plusieurs chercheurs recommandent l'utilisation d'une terre qui ne contient pas un excès de gros
éléments et une exposition d'une face suffisamment lisse sur laquelle l'eau aura moins d'action afin
d'obtenir une bonne résistance dans le temps.
Les différents tests de vieillissement accéléré permettent de comparer les performances des
différents stabilisants utilisés dans des conditions d'exposition en laboratoire. Ces tests sont rapides
mais sujets à controverse car on ne peut pas simuler en laboratoire la succession complexe du
phénomène climatique multiple : pluie, soleil, température, humidité, vent. Cependant, peu de
travaux ont été effectués pour corréler les performances des échantillons dans des conditions
similaires à celles des bâtiments réels (Guettala, Abibsi, & Houari, 2006).
(Guettala, Abibsi, & Houari, 2006) ont présenté un programme visant à la réalisation de murs
expérimentaux réalisé dans le laboratoire de matériaux de l'Université de Biskra, Algérie. Ce
programme consiste à comparer les performances de différents additifs : ciment, chaux, ciment +
chaux et ciment + résine.
Le projet consiste à construire 8 murs sur le toit de l'Université à l'aide de différentes briques
stabilisées puis à évaluer leurs performances dans des conditions climatiques réelles. Les briques
ont également été évaluées en conditions de laboratoire afin d'établir une corrélation entre les deux
différentes méthodes d'évaluation.

Figure I-38Mur Après 48 mois d’exposition avec 5% stabilisant


(ciment) (Guettala, Abibsi, & Houari, 2006

Figure I-39Vue générale des murs en briques de terre


(Guettala, Abibsi, & Houari, 2006)

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Les constructions en maçonnerie ont été introduites pendant la période de civilisation
mésopotamienne (environ 5000 à 3500 avant notre ère). À cette époque, des briques et des dépôts
alluviaux étaient utilisés à des fins de construction. Actuellement, les briques sont le matériau de
construction le plus couramment utilisé pour la construction en maçonnerie. Selon une enquête du
Département du recensement et des statistiques, au Sri Lanka, environ 6,09 milliards de briques ont
été utilisées en 2015 pour des travaux de construction. (Malkanthi, Balthazaar, &Perera, 2020)
Les blocs de terre stabilisée comprimée (CSEB) sont des blocs nouvellement introduits en raison
des problèmes identifiés avec les briques d'argile cuites. Le principal problème concernant les
briques est l'émission de CO2 au cours du processus de fabrication des briques, ce qui entraîne de
nombreux problèmes environnementaux, tels que les pluies acides et réchauffement climatique.
(Malkanthi, Balthazaar, &Perera, 2020)
Construire avec des blocs de terre comprimée (CEB) devient plus populaire en raison de leur
procédé respectueux de l'environnement, de leur faible coût et de l'abondance relative des matériaux
à l'heure actuelle. (Ruiz, Zhang, & Al, 2018)
Un nombre considérable de pays ont actuellement des normes de construction en terre. La plupart
d'entre eux traitent d'une ou, dans certains cas, de plusieurs de ces trois techniques : l'adobe, la terre
battue et le CEB. Le CEB représente la technique la plus étudiée, étant présent dans près des trois
quarts des normes considérées (Ruiz, Zhang, & Al, 2018).
La plupart des normes CEB montrent que la résistance à la compression est un paramètre important
pour concevoir des constructions. Cependant, ces normes présentent des différences notables quant
à leur procédure mesurer la résistance à la compression (Ruiz, Zhang, & Al, 2018).
Il convient de noter que plusieurs variables peuvent influencer les résultats obtenus, tels que la
géométrie de l'unité, les conditions de surface de l'échantillon, l'humidité et le contenu du ciment.
En ce qui concerne la géométrie de la CEB pour le test de compression, il existe deux manières
dominantes présentées dans les normes. Premièrement, les blocs sont coupés en deux et empilés liés
en utilisant un joint de lit de mortier de terre pour doubler le taux d'élancement de l'éprouvette,
comme expliqué dans les normes de la Colombie [7], de la France [31], du Brésil [22] et du RILEM
TC 164 [34]. (Ruiz, Zhang, & Al, 2018)
Deuxièmement, des blocs entiers sont testés directement entre les lattes et en suivant la direction
dans laquelle ils ont été pressés pendant la fabrication. C'est également la direction habituelle dans
laquelle les blocs sont placés pendant la construction, comme présenté dans la norme espagnole
UNE 41410 [6]. De plus, les résultats expérimentaux montrent qu'il n'y avait pas de parité entre la
résistance du bloc entier et celle conforme à la recommandation RILEM [35]. (Ruiz, Zhang, & Al,
2018)

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Dans la mesure où l'état de la surface de l'échantillon, en général, les blocs ne sont pas parfaitement
formés et leurs surfaces d'appui peuvent ne pas être parallèles et exempt d'irrégularités de surface.
Le but de plafonner les surfaces d'appui doivent garantir raisonnablement qu'elles sont parallèles et
lisses. Mais, de nombreuses normes dans le test de compression ne mentionnent même pas ce fait.
L'un des principaux matériaux utilisés pour résoudre ce problème est la feuille de contreplaqué,
tandis que l'épaisseur de la feuille de contreplaqué varie de l'un à l'autre. La norme du Kenya [32] et
Walker [36] ont proposé de recouvrir les spécimens de deux feuilles de contreplaqué de 3 mm
d'épaisseur. Selon le Bulletin 5 [37], l'épaisseur des feuilles de contreplaqué varie de 4 à 5,5 mm.
Walker et Stace [38] ont adopté des feuilles de contreplaqué de 4 mm d'épaisseur pour leurs tests.
Ottazzi et al. [39] ont utilisé différentes méthodes pour obtenir des faces planes et parallèles en
coiffant l'échantillon avec une couche de pâte de ciment de 3 mm d'épaisseur avec une consistance
plastique. Comme mentionné précédemment, il est évident qu'il n'y a toujours pas de consensus sur
la procédure utilisée pour mesurer la résistance à la compression de ce matériau. Ainsi, une étude
approfondie sur la mesure des propriétés mécaniques d'un type de CEB a été réalisée. Une fois que
la résistance à la
traction, le module d'élasticité et l'énergie de rupture sont obtenus, la longueur caractéristique sera
déterminée, qui est un paramètre utilisé pour prédire la fragilité d'un matériau. À mesure qu'elle
diminue, la nature fragile domine et vice versa. À notre connaissance, c'est la première fois que la
valeur du paramètre est obtenue, ce qui serait utile pour la conception d'une telle structure afin
d'éviter une rupture fragile. Concernant les essais de compression, trois différentes méthodes de
capsulage (capsulage avec caoutchouc, contreplaqué et sans plafonnement) ont été adoptés. De
plus, l'effet de taille sur la résistance à la compression a également été étudié. (Ruiz, Zhang, & Al,
2018)
Les procédures de construction ont un grand impact sur l'environnement. Cette détérioration se
produit non seulement par la modification de l'environnement, mais aussi par les matériaux qui y
sont utilisés [1]. (Gonzalez-Lopez, Jurarez-Alvarado, & Al, 2017)
Dans les pays où la croissance démographique est la plus élevée, il existe une forte demande de
logements de faible hauteur. Cette demande ne peut être satisfaite même par les méthodes
traditionnelles de construction de faible hauteur [2], qui génèrent également une grande quantité de
déchets et d'émissions lors de l'extraction, de la fabrication, du transfert, de l'utilisation et de
l'élimination typiques de l'économie linéaire. Une solution possible à ce problème est la
construction avec des blocs de terre compressés (CEB) [3]. Ces matériaux de construction
permettent un bâtiment à faible technologie de manière économique et durable et utilisent des
matériaux de l'environnement. (Gonzalez-Lopez, Jurarez-Alvarado, & Al, 2017)

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La construction avec la terre a ses origines dans les civilisations anciennes, et même aujourd'hui un
grand art des habitations de faible hauteur du monde est construit avec des technologies simples qui
utilisent la terre comme matériau de construction [4]. Cependant, la construction en terre a des
problèmes différents dans sa fabrication et la performance, comme cela a été observé dans l'histoire
[5]; il est toujours difficile d'améliorer les propriétés et la durée de vie de ces matériaux [6–8]. Par
conséquent, l'utilisation extensive de la construction à base de sol peut être possible si les processus
de construction deviennent standardisés, efficaces, et facilement reproductible grâce à la
connaissance des conditions climatiques de chaque région [9]. Le Cinva Ram a été le premier des
instruments à avoir poussé ce type de procédure de construction [10]. De plus, les performances de
CEB, de pisé, d'adobe et de torchis ont été constamment évaluées afin d'identifier leurs
performances dans des conditions où leurs propriétés sont compromises [11–17]. La construction
avec CEB utilise le sol selon des distributions de granulométrie et des proportions de mélange de
sable de silice et d'argile. Ces matériaux mélangés dans le une quantité appropriée d'eau
développera des propriétés de liant. le mélange réalisable est comprimé en blocs, généralement des
élépipèdes, qui développent leur résistance en fonction de la force de compactage et de la quantité
d'argile. Cependant, parce que ces blocs ont une résistance à la compression entre 1 et 7 MPa, ils
échouent facilement dans des conditions de temps inclément [18–20]. (Gonzalez-Lopez, Jurarez-
Alvarado, & Al, 2017)
Par conséquent, il est nécessaire d'ajouter différents matériaux pour stabiliser leurs performances
[21,22]. La stabilisation peut être mécanique ou chimique et dépendra du type d'agent stabilisant et
de la quantité ajoutée. Les stabilisants les plus courants sont le ciment Portland et la chaux. Les
autres matériaux qui ont été testés comme stabilisants sont les composés synthétiques, les matériaux
supplémentaires, les résidus, les fibres et les matériaux alcalins activés, entre autres [23,24]; même
des matériaux à forte teneur en sel ont été utilisés [25]. La quantité et le type d'addition dépendront
des caractéristiques du type de sol et des performances attendues du bloc stabilisé en terre
comprimée fabriqué (CESB). Ainsi, l'accent mis sur ces matériaux est la réponse de leur durabilité
et la corrélation avec les caractéristiques de fabrication de ces éléments [26-28]. Actuellement, des
recherches sont en cours pour passer de la simple stabilisation du CEB à la fabrication de matériaux
de construction de
sols avec une technologie similaire au béton, dans laquelle grâce à des additifs, il est possible de
contrôler le comportement à l'état plastique et d'obtenir une résistance élevée dans des délais de
production courts. Cependant, le débat sur la manière d'améliorer les performances de ces
matériaux et leur contribution à la réduction de l'impact environnemental des bâtiments reste ouvert
[29]. Le but de cette étude était de déterminer l'effet sur les blocs de terre comprimée de différentes

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distributions granulométriques avec et sans stabilisateurs, et leur relation avec différentes forces de
compactage et durabilité. Les forces de compactage et une distribution appropriée de la taille des
particules aideront à réduire l'anisotropie des propriétés et la consommation de stabilisants utilisés
dans les blocs de terre compressés. Dans la première partie de cette étude, la conception de
mélanges sable-argile a été réalisée avec quatre tailles de particules de distribution différentes pour
des tests sans stabilisants. Dans cette partie, l'effet de différentes forces de compactage sur la
résistance à la compression a été analysé pour déterminer la distribution de granulométrie qui
produit la résistance à la compression la plus élevée sans stabilisants. Un échantillon d'essai réduit a
été utilisé compte tenu des restrictions du facteur d'aspect de la taille du bloc d'échantillon (taille
plus longue / taille plus courte) signalées dans d'autres enquêtes [30,31]. Après avoir sélectionné la
distribution granulométrique qui produit la résistance la plus élevée, deux stabilisants ont été
ajoutés dans trois pourcentages différents pour déterminer l'effet avec les forces de compactage et
analyser la teneur en stabilisant dans les performances concernant la résistance en fonction de la
direction de compactage [32] et des tests de durabilité, tels que les coefficients d'abrasion (Ca) (33)
et le coefficient d'absorption (Cb) [34]. Les résultats sont discutés en termes de réglementations
relatives à ce type de produit [33–35) (Gonzalez-Lopez, Jurarez-Alvarado, & Al, 2017)
La terre crue est considérée parmi les matériaux de construction les plus anciens très utilisés par les
populations. Les blocs de terre sont particulièrement la technique la plus répandue. Plusieurs
avantages environnementaux, sociaux et économiques sont associés à ce matériau [1].
(Chaibeddra&Kharchi, 2019)
Le processus de stabilisation de la terre crue fait référence à toute méthode mécanique
(compactage), physique (incorporation de fibres, correction de la distribution des grains), physico-
chimique (liants)… ou combinée de modification de la terre visant à améliorer sa résistance, son
imperméabilité et sa durabilité [2]. Lors de la production d'unités de maçonnerie, le produit final est
appelé blocs de terre stabilisés comprimés CSEB. Les blocs de terre comprimée principalement
stabilisés avec du ciment ou de la chaux sont bien connus dans de nombreux pays et réussissent en
raison de leur faible coût de mise en oeuvre, de leur simplicité dans le processus de production et de
leur haute qualité intérieure [1,3,4]. (Chaibeddra&Kharchi, 2019)
Cependant, les CSEB souffrent de certaines faiblesses liées à leur résistance et leur durabilité. Le
matériau de base est une terre naturelle sensible à l'eau, qui a tendance à gonfler ou à rétrécir en
fonction du degré hygrométrique ambiant. La durabilité à l'eau des blocs de terre compressée
stabilisés au ciment et / ou à la chaux a été largement préoccupée par les chercheurs [2,5–9]. Des
protocoles de tests multiples ont été développés dans ce contexte [10–12]. Cependant, peu d'études
ont été menées sur le attaques chimiques liées aux [Link] sulfates dans la nature se retrouvent

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dans l'eau de mer, dans les eaux souterraines sous forme de K2SO4, MgSO4, Na2SO4…, dans les
eaux usées industrielles, sous les pluies acides ou dans l'air sous forme gazeuse (SO2) ou liées aux
particules (cendres volantes micrométriques, suie nanométrique ). Plus fréquemment, les sulfates
sont présents dans les sols sous forme de gypse (CaSO4,2H2O) ou de pyrite (FeS2). Ces minéraux se
forment en raison de l'évaporation des saumures ou du processus de dissolution, du transport et de
la reprécipitation des sédiments pendant les périodes cycliques de séchage / mouillage [13,14].
(Chaibeddra&Kharchi, 2019)
Les sulfates sont connus pour perturber les matériaux en béton. L’étude menée par
(Chaibeddra&Kharchi, 2019) vise à évaluer l’impact des sulfates sur le CSEB fabriqué à partir de
deux sols avec des distributions granulométriques différentes, et en incorporant du ciment et de la
chaux comme stabilisants.
Le compactage a été effectué à l'aide de deux presses à mouler différentes. L'action des sulfates sur
la résistance à la compression ainsi que sur la perte de masse après une durée spécifique
d'exposition aux sulfates a été étudiée. Un accent a été mis sur la nature des constituants du CSEB
et sur leur niveau de compactage. Les résultats ont été présentés et comparés pour sélectionner le
mélange le plus résistant aux sulfates. (Chaibeddra&Kharchi, 2019)
La succession de découvertes scientifiques et d'innovations dans le domaine de la construction a
provoqué des changements dans les systèmes économiques publics de plusieurs pays développés.
La demande de matériaux de construction durables à faible coût augmente à mesure que les
problèmes sociaux, économiques et environnementaux évoluent dans la société actuelle. (Mostafa
&Uddin, 2016)
En tant que patrimoine architectural, la maçonnerie en blocs de terre attire l'intérêt des ingénieurs
pour la maintenance et la construction moderne car c'est un matériau à haut profil environnemental
et économique. Au cours des cinq dernières décennies, les bâtiments en terre ont été les matériaux
de construction les plus durables et les plus utilisés Pays en voie de développement. L'intérêt récent
pour l'utilisation de matériaux naturels est dû à la demande croissante de logements à mesure que la
population augmente et à faciliter la réduction de la consommation d'énergie dans le bâtiment.
L'utilisation de la terre dans la construction de logements offre une très haute résistance au feu et
offre un cadre de vie confortable grâce à sa haute valeur d'isolation thermique et thermique. Il offre
également d'autres facteurs importants qui attribuent à la réalisation d'une bonne solution de
planification / conception et construction de maisons [1]. Les techniques de construction en terre
sont utilisées depuis des milliers d'années; le processus de formation de blocs en compactant la terre
en moules est une technique ancienne, et les structures construites avec ces blocs ont résisté et duré
pendant longtemps. (Mostafa &Uddin, 2016)

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En Égypte, près de 95% des terres sont désertiques et la plupart des structures de construction
actuelles sont concentrées sur seulement 5% des terres égyptiennes [2]. Par conséquent, la majorité
de la construction actuelle est répartie verticalement à travers les bâtiments de moyenne et grande
hauteur principalement en béton armé (RC), ce qui n'est pas non plus abordable pour la plupart des
Égyptiens. En outre, le problème du logement en Égypte est un problème grave qui doit être résolu
immédiatement. La nécessité de repenser la conception structurelle centenaire des logements et
d'exploiter les matériaux émergents n'a jamais été aussi grande. En conséquence, le besoin de
nouveaux matériaux de construction qui pourraient apporter des avantages de faible poids, de haute
résistance et de coût abordable devient une urgence. En plus de ces nouveaux matériaux de
construction, le terrain inutilisé de l'Égypte devrait être intégré en répartissant les structures du
bâtiment horizontalement plutôt que verticalement à travers les bâtiments de faible hauteur à l'aide
d'unités de maçonnerie porteuses. Pendant de nombreux siècles, des adobes de blocs de boue non
brûlés moulés à la main ont été utilisés pour les structures de maçonnerie [Link], les
adobes sont principalement utilisés pour les bâtiments résidentiels à un ou deux étages légèrement
chargés [3]. (Mostafa &Uddin, 2016)
Les fibres telles que le sisal, la fibre de coco et la paille sont de bons exemples de fibres naturelles
qui ont été utilisées comme renforcement pour les CEB et qui ont enregistré des résultats
prometteurs. La fibre de polyéthylène est la fibre synthétique la plus populaire qui a été utilisée
dans le CEB et dans
d'autres matériaux de construction comme le béton [4,5]. Néanmoins, la perte environnementale
subie par la société en raison de la pollution générée lors de la production et du recyclage de ces
matériaux à base de fibres synthétiques a encore une fois attiré l'[Link] systèmes représentent
un potentiel important de réduction de la consommation de matières et de ressources énergétiques et
des émissions de polluants. De plus, l'incorporation de déchets agricoles acheminés dans de
nouveaux matériaux de construction peut réussir à détourner d'importants flux de déchets des
décharges. Cette étude présente une nouvelle approche intégrée des matériaux, des tests
expérimentaux et la conception des structures pour les zones non sismiques qui utilise les matériaux
verts et la conception structurelle. Les résultats créent une réduction potentielle de la consommation
d'énergie primaire et des émissions de CO2 de manière significative. Les fibres de banane sont
largement disponibles dans le monde entier de sorte de déchets agricoles provenant de la culture de
la banane en raison de la décomposition des restes, émettant une énorme quantité de dioxyde de
carbone et gaz méthane (voir Fig.1). (Mostafa &Uddin, 2016)
Ces émissions, qui augmentent le réchauffement climatique chaque année, ont un impact négatif sur
l'environnement [6]. Les fibres de banane seront un nouveau bonus pour les matériaux de

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construction. L'ajout de fibres de banane à la conception du mélange vise à augmenter
considérablement la résistance interne du B-CEB par rapport au CEB. L'Egypte est un grand cas
dans lequel ces plantes sont communément disponibles et génèrent des tonnes de déchets par an.
Cette étude se concentrera sur l'effet des fibres de bananier sur les propriétés mécaniques des blocs.
(Mostafa &Uddin, 2016)
Les constructions en maçonnerie ont été introduites pendant la période de civilisation
mésopotamienne (environ 5000 à 3500 avant notre ère). À cette époque, des briques et des dépôts
alluviaux étaient utilisés à des fins de construction [1]. (Malkanthi, Balthazaar, &Perera, 2020)
Actuellement, les briques sont le matériau de construction le plus couramment utilisé pour la
construction en maçonnerie. Selon une enquête du Département du recensement et des statistiques,
au Sri Lanka, environ 6,09 milliards de briques ont été utilisées en 2015 pour des travaux de
construction [2]. Les blocs de terre stabilisée comprimée (CSEB) sont des blocs nouvellement
introduits en raison des problèmes identifiés avec les briques d'argile cuites. Le principal problème
concernant les briques est l'émission de CO2 au cours du processus de fabrication des briques, ce
qui entraîne de nombreux problèmes environnementaux, tels que les pluies acides et le
réchauffement climatique. Les briques non cuites nécessitent moins d'énergie que les briques cuites
et les émissions de CO2 dans l'atmosphère sont 80% inférieures à celles des briques cuites [3].
Lorsque des CSEB sont utilisés, les émissions de CO2 peuvent être contrôlées et les effets néfastes
sur l'environnement peuvent être réduits. De plus, les coûts de fabrication des briques non cuites
sont faibles par rapport à ceux des briques cuites [3]. Une comparaison des émissions de CO 2 et
d'énergie entre les différents types de briques est présentée dans le tableau 1. Walker [4] a expliqué
que la plupart des types de sols ont un manque de résistance, de durabilité et de stabilité dans des
conditions naturelles. Par conséquent, les propriétés du sol doivent être améliorées en utilisant à la
fois la stabilisation mécanique et chimique dans les CSEB. La stabilisation mécanique compacte le
matériau du sol pour réduire les vides, et la stabilisation chimique ajoute des stabilisants au sol. Les
stabilisants couramment utilisés sont le ciment, la chaux, les agents imperméables, les liants
chimiques, le bitume, l'asphalte et les sous-produits naturels et industriels [4]. La chaux et le ciment
sont les stabilisants les plus couramment utilisés pour la stabilisation dans la fabrication de blocs de
terre stabilisés comprimés [1]. La chaux est utilisée depuis l'Antiquité comme stabilisateur de terre
[5] et est actuellement utilisée pour la fabrication de CSEB [6]. Le ciment est le stabilisateur le plus
populaire pour la stabilisation des blocs de terre. Compte tenu des procédés de fabrication du
ciment et de la chaux, les émissions d'énergie

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PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
et de CO2 sont élevées pour le ciment comme le montre le tableau 2 pour 1 m 3 de matériau [7]. Par
conséquent, la chaux a été choisie comme stabilisant pour cette étude. (Malkanthi, Balthazaar,
&Perera, 2020)

I.3.11 Performance des blocs de terre stabilisés comprimés en milieu sulfaté


En Algérie, S. Chaibeddra, F. Kharchiont étudié l'impact des sulfates sur le comportement des
blocs de terre stabilisée comprimée (BTCS) produits à partir de deux sols de distribution
granulométrique différente et stabilisés avec différents liants dont les ciments CEM II, CEM I
résistants aux sulfates et à la chaux.
Les performances du matériau ont été examinées sur la base de l'évolution de la résistance à la
compression et de l'aspect poids des blocs après durcissement chimique impliquant des sulfates.
Les résultats montrent que l'action des sulfates sur le BTCS est principalement régie par la nature
du sol de base, mais dépend aussi du type de traitement et du niveau de compactage. Les produits
de réaction au sulfate, nommément ettringite et le gypse ont une action néfaste sur la résistance à la
compression du BTCS et sur sa masse autant que le sol de base contient de fines particules, et serait
moins perturbateur lorsque le sol est de nature grossière. Ces auteurs ont montré que L'utilisation
d'un ciment CEM I résistant aux sulfates pourrait atténuer les effets de dommages des sulfates sur
les blocs, mais son efficacité est perceptible uniquement sur le sol grossier; sur les sols fins, ce type
de ciment n'est pas efficace. D'un autre côté, l'expansion ultérieure liée à la formation de produits de
réaction de sulfate (ettringite et gypse) est plus contraignante lorsque la densité des blocs est plus
élevée et exerce une pression plus faible lorsque les blocs sont poreux (Chaibeddra&Kharchi, 2019)

Figure I-40: Résistance mécanique à la compression des blocs de


terre après cure chimique (Chaibeddra&Kharchi, 2019)

I.3.12 Etude des propriétés mécaniques des blocs de terre comprimés


(Compression, Traction, Flexion)
Mesurer les propriétés mécaniques (résistance à la compression et module d'élasticité) de la
maçonnerie réalisée à l'aide de la blocs de terre, une série de tests de petits prismes liés au prisme a

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été réalisée. Les quatre prismes hauts en brique, Fig.4, ont été construits après que les blocs de
ciment ont atteint 28 jours, ou les blocs activés par des alcalis ont été durcis à la chaleur pendant 3
jours (72 h) et séchés à l'air dans le laboratoire pendant environ 28 jours, et testé une fois que le
mortier a atteint 28 jours supplémentaires à partir de la construction du prisme. Un mortier 1: 1: 6
(ciment: chaux: sable manufacturé, en volume) a été jugé approprié pour les résistances des blocs
obtenues. Les blocs ont été posés avec un joint de mortier de 10 mm. Les prismes ont été recouverts
en haut et en bas avec un ciment 1: 3: mortier de sable de rivière et durcis, enveloppés dans de la
toile de jute,
pendant les 28 jours précédant le test. La résistance moyenne à la compression humide sur 28 jours
du mortier de chaux de ciment 1: 1: 6 était de 5,3 N / mm2. (Narayanaswamy, Walker, Reddy, &
Al, 2020)

(Nshimiyimana, Fagel, Messan, & Al,


2020)
Un minimum de trois blocs compressés ont
été testés en uniaxial compression pour
chaque série. Les blocs n'ont été testés
humides qu'après une immersion complète
de 48 heures dans l'eau. Les grenouilles ont

Figure I-41Essai de compression pour déterminer le été remplies d'un ciment 1: 3: du sable de
module d’élasticité (Ruiz, Zhang, & Al, 2018) rivière, un mélange et des plaques de
contreplaqué ont été placés entre le bloc et la platine. Les blocs ont été testés sous contrôle de
charge, dans une machine d'essai uniaxiale, à un taux de 0,15 N / mm2 / s jusqu'à la rupture.
Comme pour les cylindres en pisé, les comprimés les blocs de terre ont été testés en deux phases : la
série 1 a été testée à l'Indian Institute of Science, Inde après 3 jours (72 h) de durcissement
thermique et séché à l'air pendant 28 jours (activé par les alcalis) ou 28 jours de durcissement
(ciment et chaux) ; et la série 2 entre 200 et 230 jours après le compactage à l'Université de Bath, au
Royaume-Uni. Pour chaque série de blocs, quatre prismes liés empilés ont été préparés pour les
tests de compression. Les prismes n'ont été testés qu'à 28 jours de la construction et ont été
immergés dans l'eau pendant 48 heures avant le test. Chaque essai a été réalisé à une vitesse de
déplacement de 6 mm / s. Des extensomètres d'une longueur de 100 mm ont été utilisés pour
mesurer la déformation longitudinale des échantillons sous chargement. (Nshimiyimana, Fagel,
Messan, & Al, 2020)

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Cependant, il n'y a toujours pas de consensus sur la procédure pour mesurer ses propriétés
mécaniques. Ainsi, une étude avancée sur la mesure des propriétés mécaniques d'un type de BTCS
a été menée par (Ruiz, Zhang, & Al, 2018)
En ce qui concerne la résistance à la compression, des blocs et des cubes de différentes longueurs
de bord ont été testés sous différents états de contact. Les résultats montrent que le bloc entier
recouvert de caoutchouc est la procédure appropriée pour obtenir la résistance réelle à la
compression. De plus, il existe un effet de taille anormal, qui pourrait être lié à un éventuel
endommagement des cubes découpés dans les blocs (Ruiz, Zhang, & Al, 2018)

Figure 3 :

Figure I-42Dispositif d’essai de de flexion 3


points (Ruiz, Zhang, & Al, 2018)

I.3.13 Effets des Fibres de bannane sur la résistance à la compression de la


brique de terre
Le bloc de terre comprimé avec fibre de banane innovant a été proposé par (Mostafa &Uddin,
2016) se compose d'ingrédients BTCS ordinaires et de fibres de bananier. Les fibres de banane sont
largement disponibles dans le monde en raison des déchets agricoles provenant de la culture de la
banane.
En plus, les fibres de banane sont respectueuses de l'environnement et présentent des attributs
importants, tels qu'une faible densité, un poids léger, un faible coût, une résistance à la traction
élevée, en plus d'être hydrofuge et résistant au feu. Ce type de déchets a plus de chances d'être
utilisé pour différentes applications dans la construction et les matériaux de construction afin
d'améliorer les propriétés mécaniques des BTCS. Ces améliorations augmenteront le nombre
d'étages d'un bâtiment pouvant être construit avec des BTCS. Des études expérimentales sur le
BTCS classique sans fibres et le B-CEB ont été réalisées, y compris un essai de compression axiale
et un essai de flexion (essai de flexion en trois points) en utilisant des méthodes d'essai selon les
normes ASTM (American Society for Testing and Materials) (ASTM) C-67). (Mostafa &Uddin,
2016).

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Figure I-43essai de résistance à la compression (Mostafa &Uddin, 2016)

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Les résultats de cette étude mettront en évidence les tendances générales dans les propriétés
de résistance des différents mélanges de conception en ajoutant différentes longueurs de fibres
de bananier dans les CEB. Ces efforts sont nécessaires pour garantir que la technologie B-
CEB qui devienne un matériau de construction plus largement accepté qui vérifiera la
technologie de construction en terre pour offrir des maisons abordables (Mostafa &Uddin,

Figure I-44Moyenne de la résistance de compression des BTCs (Mostafa &Uddin, 2016


2016)

Mélange Proportions Relation


Argile 35% Par rapport au mélange sec(A, S, G)
Sable 35%
Gravier 30%
Ciment 7% Par rapport au mélange total sec
Fibre de bannane 0% - 5% Par rapport au ciment
Eau 10% - 12 %

Figure I-45proportion du mélange de la BTCS (Mostafa &Uddin, 2016)

Remarque :Un Tableau en annexe résume quelques travaux et recherches récents menés
sur les :
 Les caractéristiques Mécaniques (compression, Flexion)
 Etude et Confort Thermique
 Effet des Ajouts : Poudre de brique ; Effet des fibres de bananes ; Matériaux
Pouzzolaniques, Granulats recyclé de béton, Laitier haut fourneaux
I.4 Comparaison entre normes BTC : Résistance à La compression -
Durabilité
(Mango-Itulamya, 2019)a réalisé une comparaison entre Les normes concernant l’usage des
BTC trouvées dans la littérature concernent principalement la résistance à la compression.
62
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dans certains pays, Il existe en effet depuis quelques années des normes d’utilisation des BTC
en construction :
ARS (Afrique), ASTM E2392M-10 (Amérique), NBR (Brésil), NTC 5324 (Colombie), UNE
41410 (Espagne), KS 02-1070 (Kenya), IS 1725 (Inde), NT (Tunisie), NZS (Nouvelle-
Zélande), XP P13-901 (France), SLS 1382 (Sri Lanka), NMAC 147.4 (Nouveau-Mexique).
Ces normes sont variables d’un pays à l'autre. La Fig.I-46 illustre un exemple de cette
différence basée sur la résistance en compression minimale admissible.

Figure I-46 Résistances à la compression minimales admises pour les BTC

La plupart de ces normes (NZS, NBR, NTC 5324) concernent les BTC stabilisés au ciment,
fabriquées à l’aide d’une presse manuelle (Cid-Falceto et al. 2011). Notons également que ces
normes encouragent la stabilisation au ciment et recommandent l’usage d’un enduit protecteur
pour augmenter la durabilité des murs en terre (Bruce King, 2006).
Les conditions de test varient également d'une norme à l’autre. C'est pourquoi les valeurs
obtenues doivent être comparées avec précaution. Seules les données avec les mêmes
conditions de test (e.g., dimension des BTC, pression de mise en forme) peuvent être
comparées (Bruce King, 2006). La Fig. I-47 illustre le mode opératoire de détermination de la
résistance à la compression des BTC selon certaines normes. Les informations obtenues dans
la bibliographie témoignent d’un manque de consensus sur la méthode à utiliser pour
caractériser les BTC.
Certaines normes donnent des recommandations sur la durabilité ou la résistance à la flexion
des BTC et sur leur usage (Tableau I-6).

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I
Figure I-48Normes de détermination de la résistance à la compression. a) norme [CYT 93] Pérou,
Brésil et Cuba ; b) norme Afrique ORAN [NOR 98] ; c) norme [VEN 92] Inde. Il s’agit de blocs
29,5x14x9,5 cm (Lxlxh, d’après P’kla,2002).

Tableau I-7normes donnent des recommandations sur la durabilité ou la résistance à la flexion des
BTC et sur leur usage
D’autre
s normes donnent la valeur de l’épaisseur du mur en terre en fonction de la résistance à la
compression (Tableau I-8, données concernent la technique du pisé).

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Tableau I-9Normes concernant l’épaisseur du mur en fonction des résistances à la compression
(TotalBoox et TBX, 2012).

I.5 Conclusion
La synthèse de ces travaux de recherche nous a éclairé :
 Lesprincipaux axes et perspectives de recherchebasant sur l’amélioration des plus
grands points faible du BTCS : la résistance et la durabilité en se concentrant sur
l’étude des points suivants :
 Les caractéristiques Mécaniques (compression, Flexion)
 Etude et Confort Thermique
 Effet des Ajouts : Poudre de brique ; Effet des fibres de bananes ; Matériaux
Pouzzolaniques, Granulats recyclé de béton, Laitier haut fourneaux

 l’importance de l’identification du sol et la caractérisation du BTCS , pour pouvoir


l’exploiter par les meilleures méthodes de conception et de constructions, ces
dernières qui ont était bien exposées dans les articles de ces chercheurs ,dans leurs
livres et guides, sans oublier leurs contributions à la formulation et au développement
des règlements et des codes de différents pays.
Aussi la consultation de quelques construction modernes en terre affirment qu’elles
représentent :
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 Des matériaux et des finitions de haute qualité,
 Une flexibilité significative en termes d'ingénierie structurale avancée,
 La capacité de réguler passivement la température et l'humidité intérieures,
 D’améliorer le confort thermique et la qualité de l'air intérieur,
 Présentent une alternative viable à la maçonnerie porteuse ou aux murs en béton in
situ avec de nombreux avantages fonctionnels.
Ces affirmations valideront cette perspective et nous encouragent à explorer les opportunités
que la construction moderne en terre peut apporter. Ça nous a ramené à vouloir étudier :
 Les étapes et les dispositives de construction du BTS
 Les déférents codes pour pouvoir initier à établir le diagnostic de ce manque-vue le
manque d’une norme ou d’un code parasismique Algérien en construction de terre-.

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CHAPITRE II :

CONTEXTE EXPERIMENTALES

67
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II. CHAPITRE II : CONTEXTE EXPERIMENTALES
II.1 Introduction :
Ce chapitre est destiné à la caractérisation de l’échantillons
Il est important de maîtriser l’ensemble des propriétés intrinsèques de la matière première
(granulométrie, composition chimique et minéralogique, …). En effet, la
connaissance des propriétés et des spécificités des matériaux est essentielle pour
l’identification de potentielles performances comptabilisées dans la confection des
briques en terre crue Les principaux essais de caractérisation physico-chimique et
géotechnique ont été effectués sur un échantillonde matière premières prélevée de la
région Cheeba El Hamra Boukhmisa M’sila, selon les recommandations et les normes
internationales. Ceci permis d’identifier et de classernotre sol suivant les
classifications les plus connues (Classification triangulaire des sols, Diagramme de la
plasticité des sols fins,).

II.2 Essais d’identifications de Sol :

Figure II-1Sol argileu-sableuBOUKHMISSA M’sila

II.2.1 Paramètres d’état


Les paramètres d’état caractérisent le comportement des sols. Ils présentent les proportions
des différentes
phases (solide, liquide et
gaz) des échantillons
de sols, comme le
montre la figure
II.1. Ils ne sont pas
indépendants.

Figure II-2Diagramme des poids et volumes des constituants d’un sol

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La caractérisation de l’état de ces échantillons nécessite la détermination des trois paramètres
indépendants tels que le poids volumique total, le poids volumique des grains solides et la
teneur en eau.
II.2.1.1 Poids volumique total (ɣ)
Le poids volumique total d’un échantillon présente
le poids global
des trois phases par unité de volume. Il a été
déterminé parla méthode de la pesée hydrostatique,
comme le montre la figure Suivante :

Figure II-3Méthode de la pesée hydrostatique

II.2.1.2 Poids volumique des grains solides (ɣS)


Le poids volumique des grains solides présente le poids des
particules solides du sol par unité de volume de la phase
solide, sans tenir compte des vides présents dans ou entre
lesgrains. Il a été déterminé à l’aide d’un pycnomètre présenté dans
la figure II.4Teneur en eau (ω)
La teneur en eau des différents échantillons a été déterminée par la
méthode de la dessiccation à l’étuve, suivant la norme expérimentale
[XP CEN ISO/TS 17892-1, 2005]. Il s’agit de déterminer la masse
d’eau libre éliminée par séchage dans une étuve à une température de
105°C.
Figure II-4pycnomètre

69
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II.2.2 Analyse granulométrique tamisage (NF P 94-056) :
Elle a pour but de déterminer la distribution des particules qui forment le squelette des sols en
vue de leur classification.
L’essai consiste à séparer les grains agglomérés d’une masse
connue de matériau par brassage sous l’eau, à fractionner ce
sol, une fois séché, au moyen d’une série des tamis et à peser
successivement le refus cumulé sur chaque tamis. La masse de
refus cumulé sur chaque tamis est rapportée à la masse totale
sèche de l’échantillon soumis à l’analyse .

Tamis Refus Refus Tamisât


(mm) Partiels Cumulés (%)
(g)
Figure II-5 Tamiseuse de laboratoire à vibrations électromagnétiques
par tamisage à sec ou humide des tamis Ø 200 à 315 mm source : (EL
SAWARI CONTROLE)
Tamis Refus (g) (%) Tamisât
(mm)
2.5 Partiels
00 00 00 (%)
100
1.25 00 00 00 100
(g)
0.630 438 438 21.9 78.1
0.315 532.8 970.8 48.54 51.46
0.160 601.8 1572.6 78.63 21.37
0.08 302.7 1875.3 93.76 6.24
Fond 124.3 1999.6 99.98 0.02

Tableau II-1Analyse granulométrique pour l'argile rouge

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Figure II-6 Analyse granulométrique sole rouge Boukhmissa. (Sarmouk, 1998)
II.2.3 Limites d'Atterberg (NF P 94-051)
Les limites d’Atterberg sont des caractéristiques
géotechniques conventionnelles d’unsol qui
marquent les seuils entre :
• Le passage d’un sol de l’état liquide à l’état
plastique : limite de liquidité (WL).
• Le passage d’un sol de l’état plastique à l’état solide
: limite de plasticité (Wp).
Ces limites ont pour valeur la teneur en eau du sol à Figure II-7Essai limites d’Atterberg
l’état de transition considérée,exprimée en pourcentage de masse de la matière première brute.
La différence Ip = Wl–Wp qui définit l’étendue du domaine plastique, estparticulièrement
importante, c’est l’indice de plasticité. L’indice de plasticité permetd’apprécier la quantité et
le type d’argiles présentes dans un échantillon. Il définit doncl’argilosité de l’échantillon
(Figure. II.7)
Les résultats de cet essai sont regroupés dans le tableau suivant :
Tableau II-28Récapitulatif des limites d'Atterberg. (Sarmouk, 1998)
Limite de liquidité ὠ1 (%) Limite de plasticitéὠp(%) Indice de plasticité IP

23.52 13.67 9.85

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On rappelle que les valeurs exigées par le
CNIRIB Sont :
07<=IP= ὠ1-ὠp<=29%

Figure II-8courbe la limite de liquidité. (Sarmouk, 1998)

II.2.4 Essai ProctorNF P 94-0931

Mis au point par l'ingénieur Ralph R. Proctor (1933), L'essai consiste à damer un échantillon
de sol de manière définie et répétitive en faisant varier sa teneur en eau. La mesure
régulière de la teneur en eau et de la masse volumique sèche du matériau, une fois reportée
sur un graphique, permet d'obtenir une courbe en cloche. L'optimum est alors déterminé
par le point maximal de la courbe qui donne la teneur
en eau optimale pour une masse volumique
maximum.

Les caractéristiques du creuset et de la dame utilisées


pour l'essai sont explicitement définis par la norme NF
P 94-0931, et correspondent aux conditions de

compactage classique d'un engin de chantier pour les Figure II-9 Appareillage Essai Proctor
terrassements. L'essai permet alors de mesurer l'optimum Proctor normal WOPN et ƔOPN.
L'énergie déployée lors de l'essai Proctor normal est équivalente à celles des compacteurs
utilisés.

Tableau II-3RESULTAT DE L’ESSAI PROCTOR T (Sarmouk, 1998)


Teneur Poids sec Poids de Poids total Densité humide Densité sèche gr/cm 3
en eau du sol(gr) l’eau du sol(gr) gr/cm 3
8 1863.5 160 5305.5 1.9645 1.8890
10 2036 200 5478 2.1464 1.9512
12 2060 240 5502 2.1717 1.9390
14 2011 280 5453 2.1200 1.8596

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16 1968 320 5411 2.7472 1.78855

Figure II-10courbe essai Proctor (Sarmouk, 1998)

II.2.5 L’essai au bleu de méthylène (NA1948, NF P 94-068)


L’essai est réalisé sur la fraction <0.08 mm, il consiste à déterminer la quantité de bleude
méthylène nécessaire à la saturation des particules argileuses en suspension dans l’eauet en
permanence agitation.
La valeur au bleu de méthylène constitue un paramètre d’identification permettant de
mesurerla surface spécifique des particules solides contenues dans les sols fins et de
déterminer l'activitéde leur fraction argileuse(Abdelhamide, 2018).

73
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Figure II-11 Appareillage de L’essai au bleu de méthylène

Tableau II-4Valeurs au bleu de méthylène par l’essai à la tâche


Masse dusol (g) Volume de lasolution (cm3) VBS
Essai 1 80 125 1.68
Essai 2 80 115 1.56
Moyenne 80 120 1.62

La valeur de bleu VBS est égale à 1,62. D'après la norme française (NF P 11-300), il
s’agit d’un sol argileux.

II.3 Le stabilisant : Ciment :


Le ciment utilisécomme stabilisant est un ciment portland blanc du groupe LAFARGE M’sila
II.4 L’adjuvant :
Les superplastifiants sont des produits organiques qui, ajoutés à de faibles proportions (de 0,2
à 2% environ) au béton frais permettent d’en modifier les propriétés rhéologiques durant une
période plus ou moins longue.
L’utilisation de superplastifiants dont l’action est schématisée sur (Figure I.5) permet de
concilier la diminution de la teneur en eau et la fluidité du béton tout en conservant de bonnes
performances mécaniques du matériau.
On a utilisé l’adjuvant superplastifiant.

II.5 L’eau de gâchage :


L'eau utilisée dans les mélanges est
une eau derobinet de laboratoire
de développement des Géo

74
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matériaux Université de M’sila, l’eaude gâchage des bétons doit être analysé Selon XP P18-
303

Figure II-12Mallette d’analyse de l’eau Selon XP P18-303

L’analyse du ph nous a donné une valeur de 8.5 , donc l’eau utilisé n’est pas acide conforme
au recommandation du CNRIB
II.6 Confection des blocs :
Préparation des mélanges :
1-Tamisage : le sol a été tamisé à l’aide d’un tamis de 5mm de

Figure II-13tamisage
maille.
2- la pesé : On pèse les quantités nécessaires des différents matériaux : argile, ciment blanc,
adjuvant et eau.
3- Préparation des moules : après le nettoyage et graissage à l'aide d’une huile, les
moules sont près pour utilisation.
4- le malaxage : L'opération est exécutée comme suit
:
On pose l'argile sèche avec la quantité du ciment
blanc et adjuvant, on malaxe le mélange à sec durait
60 à 120 secondes.
On ajoute une quantité d'eau puis on malaxe pendant 120à Figure II-14malaxage
180 seconde Jusqu’à l'obtention d'un mélange homogène et
humide.
Le malaxage et la préparation des moules sont des opérations
importantes dans la Fabrication de la BTC

75
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5- Le moulage des éprouvettes : Lemoule utiliséest un moule rectangulaires des dimensions
(20*10*5) cm.
6-le compactage : est effectué à l’aide d’une presse hydraulique confectionné au laboratoire.
7- La cure des éprouvettes :
Après démoulage, les blocs seront mis :
 dans le four pendant 24 heures .cette période de cure permet au stabilisant de durcir
.le séchage s’est effectué à la température 500.
 Cure dans une enceint climatique : de te température e 50 C° et 100 % HUMIDITE
pendant 28 jours.
Figure II-15:presse hydraulique confectionné
dans le laboratoire: Moulage et compactage

Figure II-17Eprouvette séchée dans l'étuve Figure II-16 enceinte climatique pour lecure
II.7 Essais de contrôle ou essai de des éprouvettes

caractérisation
II.7.1 Essais de résistances mécaniques
II.7.1.1 Résistance à la traction sèche
Cet essai est dérivé de l'essai de traction par fendage (essai Brésilien). Il s'agit de soumettre le
bloc après une cure de 28 jours à une compression le long de deux baguettes situées de part et
d’autre d'un bloc, ce qui se traduit par une contrainte moyenne de traction suivant une facette
verticale passant entre ces deux baguettes. Cet essai est réalisé selon la procédure de Centre
pour le développement de l'entreprise CDE (CDE, 2000) (figure 2.18)(Ouarda, 2016)..

Figure II-18Essai de traction par fendage


Rt =0.9 x 10.2/π.l.h
76
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Rt:Résistance à la traction des blocs en Méga Pascal (MPa).
F : Charge maximale supportée par les deux demi- blocs en KN
l : Largeur du bloc en centimètres (cm).
h : Epaisseur du bloc en centimètres (cm).
II.7.1.2 Résistance à la compression sèche
Cet essai permet de déterminer la résistance sèche des briques de terre compriméedestinés à la
maçonnerie afin d'obtenir des résultats comparatifs indépendants du format de labrique.
L'essai est réalisé selon la norme XP P 13-901. I1 s'agit de soumettre un échantillonconstitué
de deux demi-blocs superposés et collés par un joint de mortier de ciment à unecompression
simple jusqu'à la rupture (figure 2.19)(Ouarda, 2016)..

La résistance à la compression est donnée par la

Figure II-19Essai d’écrasement de l’éprouvette


formule
Rc=10*F/5Où :
Rc : Résistance à la compression des blocs en (MPa).
F : Charge maximale supportée par les deux demi-blocs (KN).
S : Surface moyenne des faces d’essai en cm2.
II.7.1.3 Résistance à la compression humide
Les constructions sont souvent sujettes d'agressions de l'eau surtout par l'action de
lacapillarité et de l'aspersion ; par contre elles sont rarement immergées.
Les blocs humides ont des caractéristiques mécaniques (résistance à la traction et à
lacompression) plus faibles qu'à l'état sec. Il est donc utile de les tester à l'état humide afin
deconnaître leurs caractéristiques minimales dans le cas le plus défavorable.
Cet essai est identique à l'essai de résistance à la compression sèche, excepté que
l'échantillonsoit humidifié par immersion complète durant deux heures

II.7.2 Essais de Durabilité


L’essai type recommandé conformément à la norme américaine AS.T.M.559.44 : essai de
mouillage -séchage en 12 cycles.
a/But:

77
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
Cet essai permet de déterminer les pertes des matériaux, les variations d’humidité et
leschangements de volume (contraction-dilatation) qui seproduisent à la suite de mouillage et
séchage.
b/ Mode opératoire:
On prend les Eprouvettes préalablement conservéesdans une ambiance humide pendant 7
jours puis pesées, ensuite elles sontsoumises à une série de douze cycles identiques de
mouillage et séchage,comprenant chacun 05 heures d'irnmersion totale ,42 heures d'étuvage
puis uneheure dans l’air ambiant du laboratoire après chaque cycle, les éprouvettes
sontbrossées et la perte du poids est mesurée ce qui permet d'établir une courbedonnant la
perte du poids en fonction du nombre de cycles de mouillage-séchage
La perte de poids maximum admissible est de 10% (climat sec) ou 5% (autre climat) après 12
cycles de mouillage - séchage.

Figure II-20Durabilité : essai de mouillage -séchage en 12 cycles source (Sarmouk,


1998).

Figure II-21Durabilité : courbe perte en poids en % source (Sarmouk, 1998)

78
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Figure II-22Procedure de formulation etdecaractérisétionsdeBTS


CHAPITRE III :

CONSTRUCTION EN BCTS

79
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
III. CHAPITREIII : CONSTRUCTION EN BCTS

III.1 Introduction :
Dans une période de changement globale et en raison de nos aspirations sociales, le
domaine de la construction en terre doit se développer, les bâtiments modernes en terre
doivent avoir des formes similaires à celles des maisons construites avec des matériaux
conventionnels, bien que les architectes et le ingénieurs exploitent de plus en plus les
propriétés fonctionnelles inhérentes que ces murs en terre peuvent offrir au fonctionnement
d'un bâtiment et à l'interaction avec ses occupants.

L’objectif de ce chapitre est de développer des pratiques de construction durables


par définition des étapes et démarches à entreprendre afin de réaliser une construction
moderne en briques de terre comprimée et stabilisée et qui soit durable abordable et
bioclimatique conforme aux normes dans la région de M’sila ?
Les étapes ou les démarches à entreprendre pour construire une habitation en BTCS
sont généralement celles d’une construction courante en maçonnerie sauf que le matériau
utilisé est en BTCS.

III.2 Choix de la methode de la construction :


Une construction en BTCS est une construction en maçonnerie de petits éléments
composée de matériaux manufacturés ou fabriqués manuellement, liés les uns aux autres par
des joints de mortier traditionnel ou mortier - colle. Donc elle est soumise aux normes de
conception et règles de calcul des structures ordinaires en maçonnerie avec des
recommandations et des dispositions qualitatives et constructives spécialement conçu pour les
constructions en BTCS.
Notre projet est situé à M’sila une zone sismique IIa, les constructions en maçonnerie
porteuse dans des sites jugés sismiques doivent satisfaire aux exigences établies par le
Règlement Parasismique Algérien en vigueur et le DTR C2-45.

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Le RPA 2003 nous oriente vers la technique de la maçonnerie chainée, étant plus
tolérante aux erreurs, a démontré son efficacité en cas de séisme (sexisme BENI YELMEN
2016)4, ce qui fait de cette technique une alternative pertinente.
Il faut en premier lieux respecter les règles générales de conception :

III.2.1 Les règles générales de conception selon le RPA 2003


:(BELAZOUGUI, et al., 2003)
III.2.1.1 Choix du site
Pour le choix du site, une attention particulière doit être portée aux conditions défavorables
ou pénalisantes suivantes :
• présence de failles reconnues actives
• zones suspectes de liquéfaction
• terrains instables :
• topographie superficielle accidentée :
• présence d’alluvions d’épaisseur
• présence de formations géologiques différentes
Le choix définitif du site sera arrêté sur la base des résultats d’investigations dont
l’importance sera en rapport avec celle de l’ouvrage projeté.
Le type et l’importance de ces investigations pourront être utilement orientés par les résultats
d’études de micro zonage sismique là où elles existent.
III.2.1.2 Reconnaissances et études de sol
Les reconnaissances et études de sol sont obligatoires pour les ouvrages d’importance
moyenne ou plus, implantés en zones de sismicité moyenne à élever.
III.2.1.3 Implantation des ouvrages
Lors de l’implantation des ouvrages, il faudrait :
- éviter absolument la proximité immédiate d’une faille reconnue active pour les ouvrages
importants et ceux d’importance vitale. Si le tracé de la faille a été localisé à l’issue d’une étude
de site préalable, les ouvrages d’importance moyenne doivent faire l’objet d’un niveau de
protection plus élevé et être implantés en dehors d’une bande de 100 m de large minimum de part
et d’autre de la trace de la faille. Pour les ouvrages d’importance faible, la largeur de la bande à
neutraliser est ramenée à 50 m, de part et d’autre de la

4
Un séisme de magnitude de 3.7° sur l’échelle de Richter a secoué la région de Béni Yelmen dans la wilaya de Msila, samedi à
22 :06mn le 12 novembre 2016(centre de recherche en astrologie astrophysique et géophysique )

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III.2.1.4 Infrastructure et fondations
L’infrastructure, constituée des éléments structuraux des sous-sols éventuels et le sys-
tème de fondations doivent former un ensemble résistant et rigide, prenant, si possible, ap-
pui à un minimum de profondeur sur des formations en place compactes et homogènes, hors
d’eau de préférence.
En outre, cet ensemble devra être capable de transmettre les charges sismiques horizon-
tales en plus des charges verticales, de limiter les tassements différentiels et d’empêcher les
déplacements horizontaux relatifs des points d’appui par solidarisation au moyen de lon-
grines ou autre dispositif équivalent.
Les fondations sur remblais ou sols reconstitués ne sont pas admises, sauf justifications
spéciales.
Le système de fondation doit être homogène (semelles superficielles, radier, pieux)
avec un seul mode de fondation par bloc de construction, délimité par des joints. Il doit au-
tant que possible constituer une assise horizontale unique sur toute l’emprise du bloc.
Pour notre projet L’emploi du béton cyclopéen pour les fondations el le soubassement
est une solution intéressante au plan technique et économique
III.2.1.5 Superstructure
III.[Link] Régularité
Pour offrir une meilleure résistance aux séismes, les ouvrages doivent de préférence
avoir, d’une part des formes simples, d’autre part, une distribution aussi régulière que possible
des masses et des rigidités tant en plan qu’en élévation.
Le but recherché est d’assurer la meilleure répartition possible des sollicitations à tra-
vers la structure de façon à faire participer tous les éléments à l’absorption et à la dissipation de
l’énergie développée par l’action sismique.
III.[Link] Joints
La disposition des joints sismiques peut coïncider avec les joints de dilatation ou de rup-
ture. Ils doivent assurer l’indépendance complète des blocs qu’ils délimitent et empêcher
leur entrechoquement.
En cas de sol de fondation homogène, il n’est pas nécessaire de les poursuivre en fonda-
tion. Les joints doivent être plans, sans décrochement et débarrassés de tout matériau ou
corps étranger.

Ils sont disposés de façon :


- A limiter des longueurs de bâtiments trop importantes

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- A séparer les blocs de bâtiments ou ouvrages accolés de géométrie et /ou de
rigidités et de masses inégales.
- A simplifier les formes en plan de bâtiments présentant des configurations complexes
(forme en T, U, L, H,).
-
III.2.1.6 Matériaux et techniques de construction
Les présentes règles concernent essentiellement les structures réalisées, avec la maçon-
nerie en brique de terre comprimée et stabilisée convenablement chaînées horizontalement et
verticalement par des éléments en béton armé coulés en place.
Le comportement des matériaux aux séismes ne peut être dissocié du type de structure qu’ils
constituent :
• les matériaux avec un rapport résistance/masse volumique tel que celui de l’acier permettent
de réaliser des structures légères, résistantes et économiques.
• la rigidité des matériaux permet de limiter les problèmes de stabilité de forme.
• la ductilité est la capacité des matériaux à se déformer plastiquement lors d’efforts élevés
sans diminution significative de la résistance pendant plusieurs cycles de chargement.
• les assemblages qui assurent la transmission des efforts entre les éléments constructifs, garan-
tissant ainsi la continuité mécanique de la structure doivent être réalisés en béton armé coulé
en place.
• l’utilisation de la précontrainte pour les éléments de contreventement est interdite en zone
sismique. Par contre, l’utilisation d’éléments secondaires isostatiques en béton précontraint
tels que pannes, poutrelles de plancher, prédalles est permise.
• les structures préfabriquées doivent :
- satisfaire aux conditions générales de conception, de calcul, et d’exécution
-faire l’objet d’agréments précisant les conditions d’utilisation en zones sismiques
III.2.1.7 Systèmes structurels
Les ouvrages doivent en général comporter des contreventements dans au moins les
deux directions horizontales. Ces contreventements doivent être disposés de façon à :
- Reprendre une charge verticale suffisante pour assurer leur stabilité
- Assurer une transmission directe des forces aux fondations
- Minimiser les effets de torsion
Les éléments de contreventement devraient présenter une configuration régulière et
former un système continu et cohérent aussi monolithique que possible. (BELAZOUGUI, et al.,
2003)

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III.2.1.8 Modélisation et méthodes de calcul
Le choix des méthodes de calcul et la modélisation de la structure doivent avoir pour
objectif de reproduire au mieux le comportement réel de l’ouvrage.
III.3 Constructions BTCS en maçonnerie porteuse chainée selon le
RPA2003(BELAZOUGUI, et al., 2003)
III.3.1 Principes architecturaux et concepts structuraux
III.3.1.1 Conception
- Les bâtiments en maçonnerie porteuse chaînée doivent présenter une configuration aussi
régulière que possible et respecter les principes de bonne conception énoncés au paragraphe
III.2.1
- Les murs doivent être suffisamment liés entre eux et aux planchers.
- Les éléments secondaires tels que corniches, balcons, ornements, devront être solidement
liaisonnés à la structure du bâtiment.
III.3.1.2 Dimensions en plan, hauteur du bâtiment et nombre de niveaux
III.[Link] Dimensions en plan
Les dimensions en plan devront respecter les prescriptions y afférentes données par les règles de
conception et de calcul des ouvrages en maçonnerie et béton armé. Par ailleurs le rapport
longueur/largeur sera limité à 3.5
III.[Link] Hauteur et nombre de niveaux
La hauteur du bâtiment (en mètres) ainsi que le nombre de niveaux seront limitées compte tenu de
la zone sismique (tableau suivant) :
Tableau III-1Hauteur et nombre de niveaux selon le RPA
ZONE SISMIQUE

ZONE I ZONE IIa ZONE IIb ZONE III

HAUTEUR H 17 14 14 11

NOMBRE D’ETAGE N 5 4 4 3

III.3.1.3 Répartition et densité des murs


- Les murs porteurs en maçonnerie devront être répartis de manière uniforme suivant les deux
directions principales.
- Leur nombre doit être suffisant pour résister aux forces sismiques.
- L 'aire totale des sections droites des murs porteurs dans une direction donnée et à chaque niveau
ne devra pas être inférieure á 4 % de la surface de plancher au niveau considéré.

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- Ces murs doivent être solidement liés (par l 'intermédiaire des chaînages) aux planchers rigides ;
ces derniers vont distribuer aux murs les forces d'inertie au prorata de leur rigidité.
On distingue :
- Les murs structuraux de contreventement capables de reprendre les charges verticales et les
charges latérales dues au séisme. Ils auront une épaisseur minimale de 20 cm pour les murs
chaînés.
- les murs non-structuraux qui ont une fonction exclusive de cloisonnement. Leurs poids propres
sont transmis aux murs porteurs par l'intermédiaire des planchers.
- Les distances maximales (en mètres) entre les murs porteurs sont fixées en fonction de la zone
sismique comme suit :
Tableau III-2Distances maximales entre les murs porteurs selon zone sismique
ZONE SISMIQUE
ZONE I ZONE IIa ZONE IIb ZONE III

Distance (m) 10 8 8 6

III.3.1.4 Les ouvertures


Les ouvertures ont une grande influence de par leurs emplacements et leurs dimensions dans la
résistance des bâtiments en maçonnerie.
Afin d'améliorer le comportement des bâtiments en maçonnerie il est fait les recommandations
suivantes :
- la longueur totale d'ouverture dans un mur ne devra pas dépasser la moitié de la longueur de ce
mur
- les niveaux supérieurs des ouvertures devront être situés à la même côte
- les ouvertures dans les murs devront être prévues autant que possible de façon symétrique eu
égard à la configuration en plan du bâtiment pour assurer une distribution de rigidité et de
résistance uniforme dans les deux directions du bâtiment.
- les ouvertures seront placées autant que possible sur le même alignement vertical
- les ouvertures seront placées en dehors des zones d'influence des charges localisées ramenées
par les poutres ou autres éléments porteurs.
Les dimensions des ouvertures et des éléments
structuraux doivent respecter par ailleurs les
conditions suivantes (voir figure III.1):
Σbi≤ 0.5 Li
Pour les trumeaux extrêmes :
a1 ≥ 1.00 m

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Figure III-11’emplacement et taille d’ouverture


Pour les autres trumeaux :
a2 ≥ 1.00 m pour la zone III
𝑏1+𝑏2
a2>= pour les zones I IIa et IIb
3

III.3.1.5 Matériaux
III.[Link] Généralités
La qualité des matériaux utilisés dans la construction joue un rôle important dans la
résistance aux efforts sismiques.
Les matériaux constitutifs sont :
- blocs de béton de terre stabilisée B.T.C.S
- mortier
- armatures métalliques
- béton
Le fournisseur doit établir un document donnant les caractéristiques physiques et
mécaniques du matériau en particulier la résistance caractéristique à la rupture en compression.
III.[Link] Spécifications concernant les blocs de béton de terre stabilisée B.T.C.S
Les caractéristiques physiques et mécaniques de ces matériaux, et en particulier la
résistance en compression, doivent être conforme aux recommandations du CNRIB ou
d’autres normes équivalentes.
III.[Link] Mortiers
Les mortiers utilisés pour les constructions des structures en maçonnerie seront à base de
ciment ou ciment - chaux hydraulique et leur résistance minimale caractéristique à la compression
sera de 5 MPa.
III.[Link] Armatures
Les armatures sont celles prévues pour le béton armé et sont définies par les normes; la
valeur de la résistance caractéristique à utiliser dans les calculs étant la limite d'élasticité f e.
III.[Link] Béton
Pour les éléments en béton armé faisant partie du système structural, la résistance
caractéristique minimale à la compression exigée est de 15 MPa.

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III.3.2 Système de construction en maçonnerie porteuse chainée
III.3.2.1 Principe
On appelle maçonneries chaînées les structures porteuses réalisées en maçonnerie de
moellons ou de petits éléments manufacturés et comportant des chaînages en béton armé mis en
œuvre après exécution de la maçonnerie ; on distingue :
- Les chaînages horizontaux :
. au niveau des fondations (éventuellement)
. au niveau de chaque plancher
. au niveau des toitures
- Les chaînages verticaux, au moins :
. á tous les angles saillants ou rentrants de la construction
. aux jonctions de murs
. encadrant les ouvertures de hauteur supérieure ou égale á 1.80m;
avec les dispositions complémentaires énoncées ci-après.
Aucun élément de mur ne doit présenter de bord libre en maçonnerie
III.3.2.2 Les éléments structuraux principaux
Les éléments structuraux principaux doivent être prévus dans deux directions
perpendiculaires.
Ces éléments doivent être constitués de trumeaux bordés de chaînages verticaux et ne doivent
comporter aucune ouverture. Il est toutefois toléré dans un panneau des percements de diamètre
inférieur ou égal à 20 cm en dehors de l'emprise des bielles diagonales
Les caractéristiques géométriques de ces trumeaux doivent satisfaire aux conditions suivantes :
- épaisseur brute minimale : 20 cm
- dimensions entre chaînages parallèles:
. dimension inférieure ou égale á 5m
. superficie inférieure ou égale á 20 m2
. longueur de la diagonale inférieure ou égale á :
* 40 fois l'épaisseur brute pour les murs en éléments pleins
* 25 fois l'épaisseur brute pour les murs en éléments creux
III.3.2.3 Chaînages horizontaux
Les chaînages horizontaux (voir figure III.2) doivent régner sur toute l'épaisseur du mur
(épaisseur totale du mur s'il s'agit d'un mur à double paroi). Toutefois pour permettre la réalisation
de façades

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Figure III-2Dispositions typiques des chaînages en plan


dans lesquelles les éléments de béton armé ne restent pas apparents, il est admis que la dimension
minimale des chaînages soit ramenée a 2/3 de l'épaisseur.
Les chaînages doivent avoir une hauteur minimale de 15 cm. Leur armature longitudinale doit être
composée d’au moins une barre dans chaque angle de la section. Le minimum d’armature
longitudinale des chaînages horizontaux est de 4 barres HA 10. L’espacement de deux barres
d’une même nappe horizontale ne doit pas excéder 20 cm (voir figure III.3).

Figure III-3chaînage des éléments structuraux

Tout chaînage horizontal doit comporter des armatures transversales d'espacement au plus égal à
la hauteur du chaînage et à 25 cm. Les longueurs de recouvrement et d’ancrage sont celles
données au chapitre [Link] (RPA), soit 40 φ en zone I et IIaIIb et 50 φ en zone III
III.3.2.4 Chaînages verticaux
Ils seront réalisés sur toute la hauteur du mur et avec une section minimale 15cm x15 cm.
Les sections et dispositions minima d'armatures sont les mêmes que celles concernant les
chaînages horizontaux.
III.3.2.5 Nœuds des chaînages
La continuité et le recouvrement des armatures des divers chaînages concourant en un
même nœud doivent être assures dans les
trois directions (voir figure III.4.)

Figure III-4Exemple de disposition constructive

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III.3.2.6 Planchers
Les planchers seront réalisés en :
• Dalle en béton armé coulé en place
• Poutrelles et corps creux avec dalle de compression ; Les armatures des poutrelles doivent
être convenablement ancrées dans les chaînages horizontaux ou dans les poutres
principales.
• Poutrelles en bois ou métalliques ; Elles devront s’appuyer sur toute l’épaisseur du mur
porteur.
Remarque : Le règlement néglige les toitures en voute ou coupole en BTCS.
III.3.2.7 Encadrements des baies et ouvertures
Les baies et ouvertures qui ne sont pas bordées par des chaînages prévus aux articles
précédents doivent en principe recevoir un encadrement en béton armé ou en métal traité aux
angles comme un système mécaniquement continu et relié aux chaînages suivant les prescriptions
qui suivent. A cette fin, les ouvertures sont divisées en trois catégories :
- Catégorie G : Baies et ouvertures présentant une dimension supérieure à 2,50 m.
- Catégorie M : Baies et ouvertures présentant une dimension supérieure à 1.50 m (autre que celle
de la catégorie G).
- Catégorie P : Baies et ouvertures autres que celles des catégories G et M
Les dispositions sont les suivantes :
- Catégorie G : Encadrement et liaisons aux chaînages obligatoires quelle que soit la zone
sismique.
- Catégorie M : Zones III: encadrement et liaisons aux chaînages obligatoires.
Zone II: encadrement et liaisons aux chaînages obligatoires, sauf lorsque
l'ouverture est pratiquée dans un panneau dont aucune dimension n
'excède 3.20 m
- Catégorie P : Zones III: encadrement obligatoire
Zone IIaIIb: encadrement obligatoire, sauf lorsque la baie est pratiquée
dans un panneau dont aucune dimension n 'excède 3.20 m
Les linteaux doivent être constitués par des poutres ou poutrelles en béton armé, en béton
précontraint, en métal ou en bois.
Les encadrements en béton armé doivent avoir une hauteur minimale de 7 cm et leur
armature longitudinale doit être constituée d 'au moins
deux barres, une au voisinage de chaque face latérale. Le

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minimum d 'armatures à disposer dans les encadrements est de 2 HA10 en zones I et II et 3 HA10
en zone III , l 'espacement de deux barres ne doit pas excéder 20 cm (voir les figures III.5 et III.6)

Figure III-6encadrement en béton


Figure III-5Dispositives constructives
armé
des encadrement des bais et ouvertures

Les encadrements en métal doivent avoir une résistance á la traction au moins égale á celle exigée
des encadrements en béton armé.
III.3.2.8 Calculs et vérifications des éléments structuraux principaux
Les prescriptions qui suivent sont facultatives pour les constructions en maçonnerie porteuse
chaînée de 01 niveau (hauteur maximum de 4 m) en zones I à III, et de 02 niveaux (hauteur
maximum de 7 m) en zones I et II.
III.[Link] Sollicitation agissante
Les sollicitations agissantes sont déterminées suivant le chapitre V du RPA, à partir des
combinaisons indiquées en 5.2, et en tenant compte du coefficient de comportement R indiqué au
chapitre IV, paragraphe 4.2.3, tableau 4.3., soit R= 2.5.
III.[Link] Sollicitations résistantes
Les sollicitations résistantes sont calculées compte tenu de l’application aux résistances
caractéristiques des matériaux ou considérées comme telles, les coefficients de sécurité partiels
suivants :
Béton de granulats courants : γm= 1.5
Acier : γm= 1.0
Pierres
Briques et blocs de terre cuite γm= Voir valeurs données au tableau 9.1(*). ci-après:
Blocs de béton
Blocs de béton cellulaire
(* ) les valeurs données au tableau III.1 sont valables pour des élancements géométriques de murs
dans le sens vertical inférieurs à 15.
Tableau III-3Coefficient de sécurité partielle γm sur le matériau maçonnerie
de pierre ou de petits éléments manufacturés

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Matériaux Chargement Chargement
Centré excentré
Briques creuses de terre cuite à 3,5 5
faces de pose continues avec joints
pleins
Briques creuses de terre cuite à 4,5 5,5
rupture de joint ou à joints partiels
-Briques pleines ou perforées de 3,5 4,5
terre cuite destinées à rester appa-
rentes ou à être enduites
-Blocs silico calcaires
Blocs perforés de terre cuite à 3,5 4,5
perforations verticales destinés à
rester apparents ou à être enduits
Blocs pleins ou creux en béton de 3 4
granulats courants ou légers
Blocs de béton cellulaire autoclavé 4 5
Pierre de taille 4 5

Pierre en moellons ordinaires 5 6

Blocs de BTS et Blocs de plâtres 5 6

III.[Link] Principes de calcul


On considère les actions parallèles au plan moyen; Les éléments verticaux de mur (éléments
structuraux principaux) sont considérés comme des consoles encastrées à leur base.
Le principe de calcul de résistance consiste à assimiler l’ensemble formé par les panneaux de
maçonnerie et par les chaînages en béton armé qui les encadrent à un système triangulé dont les
éléments diagonaux sont constitués par les bielles actives susceptibles de se former dans la
maçonnerie.
Si les bielles ont une pente comprise entre 1/2 et 2, ce qui est en général le cas quand les
prescriptions du paragraphe 9.32du RPA sont respectées , il n’est pas nécessaire de justifier le
non-glissement au droit des joints.
La largeur w de ces bielles est prise, dans les calculs, égale à la plus petite des deux valeurs d/6 et
4e, soit : w = min (d/6 ; 4e) où :
dest la longueur de la bielle (diagonale du panneau),
eest l’épaisseur brute de la maçonnerie.

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La contrainte de compression dans la maçonnerie doit être inférieure à la résistance caractéristique
divisée par γm; Les armatures des chaînages sont calculées suivant les règles du béton armé.

III.4 Prescriptions generales relatives à la conception des maçonneries


selon le DTR C2-45 règles de conception et de calcul des maconneries
(BACHA, et al., 1996)

III.4.1 Conditions requises des matériaux de constitution


III.4.1.1 Réception
La réception des matériaux doit se faire conformément aux prescriptions et exi-
gences contenues dans le cahier des charges.
Les éléments présentant des cassures ou épaufrures importantes ne doivent pas
être mis en œuvre tels quels.
III.4.1.2 Stockage
Sur chantier, si ces matériaux ne sont pas utilisés immédiatement, il est recommandé
de les entreposer à l'abri des eaux pluviales et de l'humidité du sol. Ils doivent être
empilés de manière à conserver leurs caractéristiques géométriques.

III.4.2 Caractéristiques techniques des matériaux


III.4.2.1 Caractéristiques des briques ou blocs
Ces matériaux ne doivent être mis en œuvre que lorsque leurs caractéris-
tiques physico -mécaniques et chimiques sont conformes aux exigences contenues
dans le cahier des charges et dans la fiche technique du matériau.
III.4.2.2 Caractéristiques Des Mortiers
Les constituants (liants, sable, résine,..) des mortiers doivent répondre aux exigences
du cahier des charges et de leur fiche technique. Les mortiers doivent répondre aux
exigences suivantes :
-maniabilité,
- adhérence aux blocs,
- résistance équivalente à celle du bloc,
- résistance aux conditions climatiques.

III.4.3 Conception des murs


III.4.3.1 Appareillage
Tous les appareillages utilisés ou en usage sont possibles à condition qu'ils
soient conformes à la géométrie des éléments de maçonneries et assurent la stabilité
des murs (voir tableau III.2),
92
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III.4.3.2 Joints
L'épaisseur du joint de mortier varie en général de 1, à 2 cm. Elle doit
être de sorte qu'elle s'adapte aux dimensions des blocs ou briques.
L'écart entre deux joints verticaux successifs doit être supérieur ou égal au 1/4 de la
longueur de la brique (voir tableauIII-4).
Le tableau ci-après précise les règles à respecter en fonction de la nature du matériau

Tableau III-5les règles des joints de mortier à respecter en fonction de la


nature du matériau

93
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Figure III-7Profils courants de joints de parements et exemples d’appareillages courants
Le rejointement est exécuté, une fois la maçonnerie montée, pour assurer l'étanchéi-
té du mur et conserver à la fois l'aspect architectural recherché, Ce re jointement doit
avoir un dosage en liant suffisant pour assurer cette étanchéité.
III.4.3.3 Dimensionnement et géométrie des mûrs
- Les assises doivent être horizontales et régulières.
- Le rapport des ouvertures et des pleins, dans un même mur, ne doit pas être infé-
rieur ou égal à 1/3, et doit être le plus régulièrement réparti.
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- Les portées classiques se limitent à 1,20 m. Surdimensionné les linteaux et les
jambages pour les plus grandes baies.
- La largeur d'un trumeau doit être supérieure à l'épaisseur du mur et à un minimum
de 1,00 m.

III.4.4 Maçonneries utilisées en soubassement


Les maçonneries de soubassement doivent être constituées de matériaux
inaltérables à l'eau sur une hauteur minimale de 30 cm.
La conception globale de la partie non enterrée des murs de soubassement
est à déterminer en fonction des exigences propres à ce mur, en particulier, l'étan-
chéité.

III.4.5 Fondations
Les fondations seront réalisées uniquement avec des matériaux inaltérables à
l'eau (béton armé, béton cyclopéen, maçonnerie de pierre .).
- Quel que soit le type de maçonnerie à adopter et selon l'importance de l'ouvrage il
convient de s'assurer de la qualité des sols des fondations par une étude géotech-
nique préliminaire.
- Tous les murs porteurs doivent avoir des fondations filantes.

III.4.6 Dispositions constructives minimales


III.4.6.1 Chaînages
Pour éviter des désordres dans la maçonnerie dû aux phénomènes de dilata-
tion thermique, de retrait ou de tassement, on prévoit des joints et on complète ces
dispositions par le chaînage des murs.
Dans le cas des murs porteurs, les planchers prennent appui sur les murs et il
convient de prévoir des chaînages qui solidarisent tous les éléments verticaux et ho-
rizontaux du bâtiment.
Ces chaînages sont, en général, des éléments en béton armé mais parfois ils
peuvent être constitués d'un autre matériau (métal ou bois).
L'habillage des chaînages doit être réalisé avec un matériau de même nature
que la maçonnerie. Ce matériau doit être placé dans le coffrage et non pas rapporté
après coup. Son épaisseur ne doit pas dépasser 1/3 de l'épaisseur du mur, (voir fi-
gure 8).
III.[Link] Chaînages horizontaux

95
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Ces chaînages relient les murs porteurs entre eux de façon à renforcer la sta-
bilité de l'ensemble, à reprendre les efforts horizontaux de traction dû aux sollicita-
tions horizontales (séisme) et à mieux répartir sur les murs les charges des plan-

chers.

La section transversale du béton doit être limitée en façade, sa largeur doit être prise
au plus égale au 2/3 de l'épaisseur du mur lui servant d'appui. Ce qui permettra de
réaliser un habillage extérieur correct avec un matériau de même nature que la ma-
çonnerie.
Commentaire Figure III-8réalisation des chainages horizontaux

En général, la hauteur d'un chaînage de façade doit être égale à celle du plancher
qui lui est associé.
Les armatures des chaînages horizontaux doivent respecter les règles de bonne pra-
tique du béton armé (recouvrement, ancrage, etc...)
III.[Link] Chaînages verticaux
- En général, les chaînages verticaux sont prévus lorsque les murs en maçonnerie
sont porteurs et soumis à des sollicitations horizontales.
- Ils sont réalisés sur toute la hauteur du mur et avec une largeur supérieure ou égale
à 15 cm.
- ils doivent être réalisés au moins dans les angles saillants et rentrants des maçon-
neries, ainsi que de part et d'autre des joints de fractionnement du bâtiment.
- Ces chaînages constituent de simples liaisons et n'interviennent pas comme des
poteaux d'ossature. Ils ceinturent la maçonnerie en liaison avec les chaînages hori-
zontal et. S’opposent par ailleurs au soulèvement des planchers dans les angles.
- Ces chaînages doivent être réalisés en utilisant de préférence des blocs spéciaux
dits blocs d'angle.

96
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Figure III-9Réalisation des chaînages verticaux

III.[Link] Ferraillage des chaînages


Ce ferraillage doit être conforme aux Règles Parasismiques Algériennes qui recom-
mandent :
- Les armatures minimales à prévoir dans les chaînages verticaux et horizontaux ne
devront pas être inférieures à 4 HA 12.
- Les armatures des chaînages verticaux seront convenablement ancrées dans les
chaînages supérieurs des fondations et dans les chaînages horizontaux de la ma-
çonnerie.
- Les armatures longitudinales des chaînages seront fixées par des armatures trans-
versales dont l'espacement ne sera pas supérieur à la plus petite dimension de la
section en béton.
- Les armatures transversales auront au minimum un diamètre de 8mm.
- Les longueurs d'ancrage et de recouvrement droit seront égales à 50Φ

A : min. 4 HA 12 A = section minimale


d'armature transversale exprimée en cm:

Figure III-10Armatures minimales des chaînages horizontaux et verticaux

97
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III.4.6.2 Appuis des planchers ou toitures
Ces appuis sont conçus de telle façon que la stabilité du mur ne soit pas com-
promise sous l'effet des charges provenant des planchers.
Il est recommandé de réaliser l'appui du plancher au moins égal au 2/3 de l'épaisseur
du mur, enduits non compris (voir chaînages horizontaux figure 3).
.
III.4.6.3 Appuis des linteaux
On rappelle que les linteaux sont des éléments en béton armé (parfoisen métal ou en bois)
placés au dessus de chaque ouverture dans le mur(fenêtre, porte etc. ...) où ils doivent assurer
la répartition des charges.
La longueur d'appui de linteaux sera au minimum égale à 20 cm (voirfigure III -11a).
III.4.6.4 Trumeaux porteurs
D'après le Règlement Parasismique Algérien en vigueur, les ouvertures dans les murs porteurs
extérieurs et les trumeaux doivent respecter les limitations suivantes (voir figure III -10b) :
- Pour les trumeaux extérieurs
a1 ≥ 1,00m
- Pour les autres trumeaux :
a2 ≥ 1,00 m pour la zone III

a2 ≥
b1 + b2
3
pour les zones I et IIaIIb

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Figure III-11Dimensions, appuis des linteaux et largeur minimale du trumeau


Les trumeaux porteurs de moins de 1,00 m
de largeur doivent comporter un élément
porteur en béton prolongé au moins jusqu'au
chaînage horizontal (voir figureIII-12).

Figure III-1211 Renforcement des trumeaux pour a1<1,00m


Commentaire
Quand les efforts transmis par cet élément porteur conduisent à des contraintes su-
périeures aux contraintes admissibles dans le matériau constitutif de la maçonnerie,
une semelle de répartition ou un renforcement de ce chaînage est nécessaire. Les
armatures du trumeau en béton sont ancrées dans cette semelle.
III.4.6.5 Appuis des baies
Les appuis de baies en béton armé de grande longueur (supérieure à 2,00 m) doi-
vent comporter un pourcentage d'armatures longitudinales suffisant pour limiter les
effets de retrait.
Commentaire
A défaut de justification, un pourcentage minimal forfaitaire de 0,25 % est admis.
III.4.6.6 Ouvrages saillants
Il s'agit des ouvrages en béton armé, saillants en façade (bandeaux, balcons, log-
gias, coursives ou corniches etc...) dont le but principal est de protéger les façades
des eaux de ruissellement, tout en leur donnant un certain caractère architectural.
Leur section doit être réduite à la valeur strictement nécessaire.

Commentaire
Il faut éviter les éléments extérieurs volumineux en bé-
ton, (voir Figure III.12).
III.4.6.7 Bandeaux saillants
- Leur débordement en façade ne doit pas être exces-

Figure III-13Exemple de corniche non admise


sif. En général, il nedépasse pas 5 cm.

99
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- Leur longueur est en général égale à la distance entre joints de fractionnement de
l'ouvrage.

Figure III-14Armature minimale d'un bandeau

- Ils doivent comporter une section longitudinale d'armature à haute adhérence, de la nuance
Fe E40 au moins égale à 0,50 % de la section
du béton.
Sur la partie apparente verticale, sont disposés au minimum 2 ɸ 10 ou 3 ɸ 8 suivant la
hauteur de l'élément(Figure III III-14)
III.4.6.8 Balcons - Loggias - Coursives ou corniches
- Ces éléments sont recoupés par des joints transversaux. La distance entre deux joints
successifs est au plus égale à :
4 m dans les régions humides
2 m dans les régions arides
- Ces éléments doivent comporter un pourcentage minimal d'armatures longitudinales de
classe Fe 40 au moins
égale à 0,25 % de la section
du béton.

Figure III-15Armature minimale d'un balcon

Commentaire
100
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Les barres de très gros diamètre placées à l'extrémité d'un élément mince exposé aux
intempéries sont à éviter en raison du risque de corrosion de l'acier et d'éclatement du béton.
III.4.6.9 Jonction et croisement des murs
A la rencontre de deux murs, on s'assurera de la continuité de l'appareillage au-delà du point
de jonction.
Cette continuité peut être réalisée à partir d'un harpage soigneusement exécuté.
III.[Link] Cas des murs dont l'épaisseur est celle du matériau.
Pour les murs en briques
par exemple, la jonction
peut se faire par
l'interposition de briques
aux 3/4 dans la zone de
jonction (voir figure
III.17)

Figure III-16jonction et croisement des murs dont l’épaisseur est celle du matériau
Pour les autres blocs, la jonction ou le croisement des murs peut se faire par la mise en place
d'armature dans les joints avec une longueur d'ancrage de 0,90 m au-delà du croisement. IL
est important de veiller au bon enrobage de ces armatures par le mortier (voir Figure III 18).

101
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Figure III-17Armatures dans les assises à l'endroit du croisement des
murs
III.[Link] Cas des murs dont l'épaisseur est plus grande que celle du matériau.
La jonction ou le croisement des murs se fera par imbrication des briques ou blocs et
par assises alternées. Pour augmenter la raideur de l'ensemble, il est recommandé de disposer
des armatures dans les assises ou toutes les deux ou trois assises, par exemple à. l'endroit du
croisement des murs (voir figure III 19)

102
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Figure III-18Jonction et croisement des murs dont l’épaisseur est plus grande que celle du matériau

III.4.7 Epaisseur des murs


La conception des murs, en l'occurrence la détermination de l'épaisseur du mur de façade en
maçonnerie, sera fonction, en majeure partie, de leur exposition à l'eau de pluie lorsque le mur
est de remplissage et à la fois des efforts sollicitant le mur lorsque celui-ci est porteur.
Tableau III-6Valeurs tolérées du coefficient de capillarité C

L'épaisseur considérée est l'épaisseur brute des parois en maçonnerie des murs simples ou de
la paroi extérieure des murs avec doublage.

Figure III-19Epaisseur minimale d'une paroi simple de maçonnerie


de brique pleine de terre cuite, de BTS, de plâtre, silico- calcaire,

L'épaisseur minimale brute de la paroi extérieure en maçonnerie est en règle générale, et quel
que soit le type de mur, de 20 cm.
Cette épaisseur minimale varie en fonction de la nature et des
dimensions de fabrication des éléments constitutifs (brique ou
bloc).
Blocs creux de granulats
courants ou légers
EnduitTraditionnel

Figure III-20Epaisseur minimale d'une paroi double de


maçonnerie de blocs creux de granulats courants ou légers.
103
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III.4.8 Prescriptions particulières
Les prescriptions particulières concernant les blocs de maçonnerie en plâtre et en béton de
terre stabilisée (BTS) doivent répondre aux exigences des documents réglementaires y
afférents :
- Recommandations pour la production et la mise en œuvre des bétons de terre stabilisée.
C.N.E.R.I.B.1993(Approbation par Arrêté du 5 Décembre 1987).
- Recommandations pour la construction en plâtre. C.N.E.R.I.B. 1993(Approbation par Arrêté
du 8 Novembre 1988).

III.4.9 Règles de calcul


III.4.9.1 Détermination des caractéristiques mécaniques des parois des
maçonneries
III.[Link] Résistance moyenne de rupture à la compression
Pour la détermination de la résistance moyenne de rupture en compression R, deux
méthodes peuvent être utilisées :
- Essais directs sur murets ou petits piliers effectués conformément aux modalités à l'annexe
(1).
- Application de la formule (3.1.) connaissant les résistances des matériaux (blocs, mortier) de
la maçonnerie :

3
R=0,551 √𝛔𝐦 𝐱 𝛔𝐛 2 ….. (3.1)
où :
R : résistance moyenne de rupture en compression exprimée en MPa

σm: résistance à la compression du mortier exprimée en MPa


σb: résistance à la compression du bloc ou de la brique exprimée en MPa
Commentaire
Des essais sur murs ou colonnes à échelle réelle, d'éléments de structure (hauteur d'étage)
peuvent également être réalisés mais de tels essais sont très coûteux et il est difficile de les
interpréter sur un nombre limité de maquettes.

L'application de la formule (3.1) est plus pratique. Les valeurs de σm,σbnormalisées


facilitent son application. Les modalités d'essais sont décrites en annexe.

104
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Les résistances moyennes de rupture (en compression, flexion, cisaillement) permettent de
déterminer les valeurs des résistances admissibles de calcul ainsi que le module de
déformation longitudinale E.
Module de déformation longitudinale
Le module de déformation initiale E. est pris dans les calculs courants égal à :
Eo = α x R …… (3.2)
(Eo exprimé en MPa),
R : valeur moyenne de la résistance de rupture exprimée en MPa.
α: constante élastique de la maçonnerie définie par le DTR C2-45 en fonction du type de la
maçonnerie et de la classe du mortier.
Tableau III-7Valeur du Coefficient α

Le module de déformation E est pris égal à E. pour des contraintes ne


dépassant pas 0,2 R, au delà il est donné par la relation empirique suivante :
E = Eo (1- σ)/ 1,1 R …..(3.3)
E : module de déformation longitudinale exprimée en MPa.
σ: contrainte appliquée à l'endroit sollicité de la maçonnerie exprimée en MPa.
Le module de Young à long terme est de l'ordre de 2/3 à 1 /3 du module de Young donné par
la formule (3.3).
Résistance admissible de calcul en compression
La résistance admissible de calcul en compression est obtenue par application de la formule
(3.4)
Radm= Rn/ Kcb …………(3.4)

Kc: coefficient de sécurité en fonction des caractéristiques géométriques, ou du processus de


production de l'élément constitutif de maçonnerie, et donné au tableau III.8

105
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Tableau III-8Valeur de K

Rn : résistance normative de calcul définie comme étant la limite de résistance de la


maçonnerie à 28 jours, arrêtée en tenant compte du chargement statique, sur la base
d'expérience faite sur un poteau en maçonnerie de hauteur h > 3d
(d est le plus petit côté de la section transversale).
Rn est donnée par :
Rn = R (1-1,64 V) ……………(3.5)
R : résistance moyenne de rupture en compression définie en (3.1).
v : Coefficient de variation de la maçonnerie déterminé par la relation suivante
Y = S/R , s : écart type donné par la relation

Ri : Valeur de la résistance de l'échantillon "i"


n : Nombre d'essais effectués
Rmoy= Résistance moyenne de rupture
En général, on prend
v = 0,15 pour une maçonnerie simple
v = 0,18 pour une maçonnerie spéciale : maçonnerie strictement contrôlée et soigneusement
exécutée.
III.[Link] Résistance admissible à la traction due à la flexion latérale
La résistance admissible de calcul de la maçonnerie à 1 a flexion latérale est obtenue
par:
Radm= Rn/ Kf ………..(3.6)

106
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Rn : résistance normative donnée à l'article (3.1.3.) avec R résistance moyenne de rupture en
flexion latérale conformément à l'annexe 1.
Kf : coefficient de sécurité donné au tableau III-8

Tableau III-9Valeur de Kf

En l'absence de valeurs expérimentales, la résistance normative en flexion de la maçonnerie


peut être prise égale à 0,5 MPa.
III.[Link] Résistance admissible au cisaillement
La résistance normative de la maçonnerie au cisaillement est déterminée :
- soit à partir d'essai direct de cisaillement.
- soit à partir de la relation :

‫ּת‬n = Min ( 4+4,4 ‫ּת‬σg, ‫ּת‬lim) (3.7)


σg: contrainte de compression de la maçonnerie sous charge permanente au niveau considéré
exprimée en MPa.

0‫ּת‬: contrainte de cisaillement à contrainte verticale nulle exprimée en MPa..


‫ּת‬lim: contrainte de cisaillement limite exprimée en MPa.
Les valeurs de 4 ‫ּת‬et ‫ּת‬lim i sont données dans le tableau III-10 en fonction de la résistance â la

compression du mortier et des éléments de la maçonnerie.


Tableau III-10 Valeurs de 0 ‫ ּת‬et ‫ּת‬lim i

107
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Les valeurs données au tableau III-10 sont à diviser par 2 dans le cas où le pourcentage de
perforation excède 40%.
La résistance admissible au cisaillement est obtenue par la division de la résistance normative
par le coefficient de sécurité Kf

‫ּת‬adm= ‫ּת‬n /K f ……(3.8)

‫ּת‬n étant la résistance normative de la maçonnerie au cisaillement exprimée en MP a.


Commentaire
La résistance de la maçonnerie aux efforts de cisaillement dépend du frottement dans les
joints d'assise et de la cohésion de la maçonnerie,
- de la résistance à la traction des éléments de la maçonnerie,
- de la résistance à la compression de la maçonnerie.
La résistance au cisaillement de la maçonnerie est donnée par la plus petite valeur des trois
relations suivantes (courbe enveloppe).

……(3.8)

Rtb: résistance à la traction du bloc exprimée en (MPa,


K f: coefficient de sécurité défini dans le tableau III-12
σg: Contrainte de compression due aux charges permanentes.
C'est la première relation qui est généralement la plus faible.

III.[Link] Efforts sollicitant les parois de maçonnerie


Les efforts pris en compte sont les forces verticales (charges permanentes et surcharges) et les
forces horizontales (actions du vent et du séisme).
Commentaire
Il ne sera pas envisagé les sollicitations exceptionnelles (chocs, explosions, etc...).

108
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Les efforts dû aux charges verticales, sur une paroi donnée, à un niveau donné, Sont évalués
en admettant la discontinuité des divers éléments de plancher au droit des murs, et une
descente de charge selon les lignes de rupture.
Les efforts dûs aux charges horizontales (vent) sont évalués conformément au règlement en
vigueur.
Les contraintes dues aux charges verticales sont supposées uniformément réparties en partie
courante de la paroi (en général à mi-hauteur).
Aux points singuliers, la répartition des contraintes n'est pas uniforme. Il faut tenir compte de
l'excentrement des charges.
Commentaire
Par points singuliers, on entend les points situés immédiatement au droit des sections
horizontales des trumeaux, appuis de linteaux, appuis de poutres, appuis de plancher.
III.[Link] Cas des forces ponctuelles
Pour les forces ponctuelles verticales (appui
d'une poutre par exemple), il est admis qu'elles
se répartissent uniformément à l'intérieur de la
zone délimitée par deux droites partant du point
d'application de la charge et inclinées de 30° sur
la verticale, (voir figure III.9).
Au niveau du point d'application de la charge
localisée, la contrainte admissible est majorée
de 25%, sans pour autant que la contrainte
admissible soit dépassée au-dessous du niveau Figure III-21Application d'une charge localisée
délimité par 0,4 H à partir du point d'application de la charge (H étant la hauteur du mur).

III.4.10 Méthode de calcul


III.4.10.1 Calcul en compression
La vérification des pièces comprimées, se fait en tenant compte de la diminution de la
capacité portante, due au flambement, et de l'augmentation de la flèche due à l'action
prolongée de la charge (fluage).
La contrainte de compression à la base du mur considérée (égale à l'effort vertical N divisé
par la section d'appui effectif de N soit Ac) doit vérifier la relation suivante :
σ = N/ Ac ≤ mldΦ1 . Radm.ω ……(3.14)
où :
109
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Ac: section effective d'appui exprimée en cm2.
Radm: résistance admissible de calcul en compression exprimée en MIPa
mld: coefficient de fluage de longue durée
Φ1 : coefficient de flambement
ω: coefficient de majoration sur A,
Si la section du mur est rectangulaire (largeur b, épaisseur d) et si la charge N est excentrée de
eo, la valeur de Acest donnée par :
Ac=bx2( d/2 - eo) ……(3.11)
L'excentricité de calcul (eo) est évaluée en prenant en compte l'excentricité réelle (eo/) et
l'excentricité accidentelle (eoaccid) exprimée en cm. C’est-à-dire :
eo– eo/ + eaccid ……(3.12)

avec : eaccid= 2cm


eo/ = M/N …..(3.13)
où:
M : moment fléchissant exprimé en MN.m
N : effort normal agissant sur le mur exprimé en MN.
En général,Le coefficient de flambement Φ1 dépend des propriétés élastiques du
matériau, caractérisé par la constante élastique a et par &l'élancement du mur défini
par le rapport :

…..(3.14)

λr: coefficient d'élancement


Io : longueur de flambement (m) selon 3.18
r : rayon de giration (m)
Le coefficient de flambement 4 est donné par :
Φ1 = Φ1 [ 1 - eo/ d ( 4,46 λh– 4,2 ) ] …………..(3.15)
d : épaisseur du mur (cm)
λh: élancement géométrique du mur
Φ: coefficient de flambement qui dépend de λhet α
eo: excentricité de calcul définie plus haut.
λh= I0/d ……. (3.16)
I0= longueur de flambement donnée par la formule (3.18).
Le tableau 7 donne Φ en fonction de l'élancement fictif.
110
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…..(3.17)
λh: Constante élastique du matériau

Tableau III-11Valeur de Φ

La longueur du flambement I0 d'un mur est donnée par :


I0 = p.H …………..(3.18) Avec p :
coefficient déduit graphiquement de
la figure 19 en fonction des Condi-
tions de liaison des bords verticaux
du mur et du rapport H/L.H et L sont
définis dans la figure III.20.
Le coefficient de fluage mldest donné
par :
mld= 1- η (1+ 1,2e)/d pour l'épaisseur
du mur d < 30 cm (3.19)
mld= 1 pour d 30 cm avec η donné
dans le tableau III-14, en fonction de
λh= I0/d

Figure III-22Valeur de p en fonction des conditions de liaison des


bords verticaux du mur et du rapport de la hauteur H à la longueur L
Tableau III-12Valeur de η du mur

Pour simplification, on peut prendre les valeurs suivantes de mlddonnées par le tableau suivant
Tableau III-13Valeur de mld

111
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Le coefficient 0 de majoration de contraintes sur A est donné par :
ω = (1+ e) /1,5d ….(3.24)
Pour une maçonnerie de pierre, ou de béton cellulaire et caverneux
ω=1
III.4.10.2 Calcul en flexion latérale
Le calcul des murs sous l'action des charges latérales s'effectue selon les méthodes de
calcul des plaques supposées simplement appuyées à leurs bords.

Commentaire
Une approche plus simple consiste à décomposer le mur en plusieurs bandes et les
dimensionner selon les hypothèses de calcul des poutres.
III.4.10.3 Calcul au cisaillement
La contrainte de cisaillement est donnée
‫ (= ּת‬[Link]) / (Im x d) ……………(3.21)

Q : effort tranchant dans le mur exprimé en MN


Sm: moment statique de la section transversale du mur exprimée en m3
Im : moment d'inertie de la section transversale exprimé en m4
d: épaisseur du mur exprimé en m
Smet Im sont à déterminer pour la partie comprimée de la section transversale du mur en cas
de fissuration de celui-ci.
Procédure de conception d'un mur de maçonnerie sous des charges de gravité verticales
1 Tout d'abord, supposons l'épaisseur du mur de maçonnerie
2 Estimer la charge totale réalisée sur le mur et la contrainte de compression développée à la
base du mur
3 D déterminer le rapport d'élancement et l'excentricité (en utilisant les directives du code de
la maçonnerie) et obtenir les facteurs de réduction des contraintes à partir du code
4 Contrainte de compression admissible = (contrainte de compression de base) ¥ (facteurs de
réduction des contraintes)
5 Assimiler la contrainte de compression admissible à la contrainte de compression
développée à la base du mur et obtenir la valeur de contrainte de compression de base
6 Les codes de conception de la maçonnerie donnent des relations (sous forme tabulaire ou
sous forme graphique) entre la résistance de l'élément de maçonnerie, le type de mortier et la

112
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contrainte de compression de base. Pour toute valeur calculée de la contrainte de compression
de base,
sélectionnez la résistance de la brique ou du bloc et le type de mortier à partir de ces relations,
sous des charges concentriques et excentriques.
Des procédures de conception similaires peuvent être élaborées en utilisant les principes de
conception aux états limites à condition qu'une procédure soit établie pour calculer la
résistance à la compression caractéristique de la maçonnerie SSB en utilisant les valeurs de
résistance des prismes de maçonnerie. Il est encore possible d'entreprendre d'autres études
approfondies sur le comportement des murs de maçonnerie SSB à grande échelle

III.4.10.4 Cas des murs doubles


Dans les murs doubles porteurs, seule la paroi constituée avec le matériau le moins
déformable est prise en considération.
Les attaches prévues entre deux parois, ne participent pas à la résistance sauf avec
justifications spéciales.
Commentaire
Lorsque les deux parois ont des épaisseurs différentes, les deux parois sont à base de
matériaux différents, celle qui est constituée par le matériau le moins déformable est
normalement considérée comme porteuse.

III.4.11 Maçonnerie armée


La maçonnerie armée est une maçonnerie de briques ou de blocs dans laquelle sont
logées des armatures, soit horizontalement dans les joints
de mortiers (figure
III.24a) soit
verticalement
dans les cavités
ménagées à cet
effet ou existantes dans
les éléments
maçonnés
(figure III.24b).

113
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
Figure III-23Armatures dans les maçonneries
Une telle maçonnerie devient plus robuste et plus stable.
Les armatures sont disposées de manière à reprendre les contraintes de traction, de cisaille-
ment, et éventuellement de compression. L'armature est également utilisée comme moyen de
prévention de fissures dûes au retrait, à la dilatation et aux tassements.
Dans le cas où les armatures sont disposées horizontalement dans les joints de mortier,
il faut assurer leur protection efficace vis à vis de la corrosion.
Parfois, on utilise aussi des maçonneries composites : maçonnerie renforcée avec du béton
armé (figure III 21 c).

III.4.12 Calcul des murs de contreventement


III.[Link] Schémas statiques
- La résistance d'une structure en maçonnerie aux efforts horizontaux est généralement
assurée pal- un système formé de planchers et de murs perpendiculaires aux façades.
Le cheminement des efforts est schématisé comme suit
- Les actions horizontales sont transmises aux planchers par les façades ;
- Les planchers agissent comme des diaphragmes horizontaux et distribuent les actions sur les
murs transversaux ;
- Les murs transversaux agissent donc comme des consoles verticales encastrées au pied du
bâtiment.
Si les planchers sont considérés comme très rigides, les efforts horizontaux se répartissent sur
les murs de contreventement proportionnellement à leurs rigidités de flexion. Si par contre, les
planchers sont faiblement rigides en comparaison des murs de contreventement, il est indiqué
114
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de calculer chaque mur sous l'effet du vent agissant sur la tranche verticale de la façade qu'il
raidit.
Des ouvertures dans les murs de contreventement peuvent modifier notablement leur
comportement qui peut devenir intermédiaire entre celui d'une console unique et celui de
plusieurs consoles reliées par des bielles. Il faut, dans ce cas, adopter un schéma approprié,
qui permet de déterminer à la fois la résistance et la raideur des diverses consoles.
Pour le calcul de la résistance du mur de contreventement aux efforts horizontaux, une partie
des murs perpendiculaires fonctionnant comme ailes d'un profil composé, peut être prise en
compte pour autant que le croisement des murs soit correctement appareillé pour
reprendre les contraintes tangentes à cet endroit.
Il faut tenir compte des moments de torsion se produisant lorsque la résultante des
sollicitations est décentrée par rapport au centre de rigidité de l'ensemble de la
structure.

III.4.12.2 Détermination des sollicitations


Dans l'analyse des murs de contreventement, il faut combiner les valeurs de calcul des
actions horizontales aux charges verticales.

III.4.13 Exemple de calcul


III.4.13.1 Introduction
L'objet de cette partie est de montrer à travers un exemple simple l'application des
différentes formules et expressions contenues dans le D.T.R. C2-45 REGLES DE
CONCEPTION ET DE CALCUL DES MACONNERIES
Il est donné, dans ce qui suit, la méthodologie générale du calcul d'une structure en
maçonnerie. (Détermination des caractéristiques mécaniques des parois des maçonnerie)
III.4.13.2 Méthodologie de calcul
a) - Effectuer la descente de charge
- Répartir les charges
* Charges verticales
* Charges horizontales
b) - Sélectionner les zones critiques
c) - vérifier la résistance et la stabilité des éléments de maçonnerie individuels aux endroits
critiques pour les combinaisons de charges défavorables
III.4.13.3 Pré dimensionnement
On peut appliquer la formule de RONDLET
115
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(𝐻 + 𝑫)
𝒅= + (0.027à0.054)
48
Qui donne l'épaisseur du mur (d) en fonction de : H = Σh = hauteur en
(m) mesurée du sommet à un plancher quelconque.
D = l'espace en (m) compris entre les deux murs, les coefficients 0,027
et 0,054 dépendent de la qualité de la maçonnerie, c'est-à-dire bonne ou médiocre.
Dans notre cas maçonnerie en BTC on suppose que l'épaisseur retenue pour les murs est de 30
cm.
III.4.13.4 Descente de charge
La charge revenant à chaque élément porteur se fait selon les règles habituelles en évaluant les
charges et surcharges et en admettant l'hypothèse de discontinuité entre les divers éléments.
On admet :
- charges permanentes : G = 650 kg/m2
- surcharges : S = 175 kg/m2
Dans ce qui suit on suppose que la charge revenant au mur le plus sollicité.
III.4.13.5 Caractéristiques des matériaux
mortier σm=10 MPa bloc σb=15 MPa
III.4.13.6 Géométrie du mur le plus sollicité
Hauteur d'étage = 3,00 m
Largeur du mur = 2,00 m
III.4.13.7 Caractéristiques du mur en maçonnerie
Résistance moyenne de rupture
3
R=0,551 √σm x σb 2 Formule(3.1)
σm=10 MPa , σb=15 MPa
d’oùR= 7,2 MPa
Module de déformation longitudinale
E0 =α x R , Formule (3.2) (tableau 3)
α = 750
E0 = 5400 Mpa
Résistance admissible de calcul en compression.
Radm=Rn /Kc Formule (3.4)
Rn = R ( 1 – 1,64 V ) Formule (3.5)
V = 0,15 Rn =7,2(1-1 ,64.0,15) = 5,43MPa
Kc=1,4 (Tableau 4)

116
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D’où Radm= 5,43 /1,4 =3,88MPa
Résistance admissible en flexion latérale
On suppose que Rn = 0,5 MPa article 3.1.4
d'oùRadm= 0,5/1,6= 0,3 l 3 MPa
III.4.13.8 Résistance admissible au cisaillement
‫ּת‬n= Min ( 4.0 +4‫ּת‬σg. ‫ּת‬lim) (Tableau 6 ) Formule (3.7)
Avec :44,0‫= ּת‬MPa

0,4. σg=1,5MPa

‫ּת‬lim=1,2MPa
‫ּת‬n =1,2 MPa
‫ּת‬ladm= ‫ּת‬n / Kf Formule (3.8)
Kf = 1,6 (Tableau 5)
‫ּת‬ladm= 1,2 /1,6 = 0,75 Mpa
III.4.13.9 CALCUL
- Calcul en compression
Contrainte appliquée de compression
σ = N/Ac
Considérons une bande de 1,00 ml découpée dans un mur: d’où
b = 1,00 m. Excentricité
e0=eaccid+e’0formule(3.12)
eaccid=2 cm
e 0 = M/N à calculer forfaitairement Formule (3.13)
On prend M/N = 0,5 cm
Soit e0 = 2,5 cm

Remarque : e’0 = 0 (Pour le RDC compte tenu de l'importance de l'effort normal devant le
moment fléchissant)
Ac=1x2x ((0,25/2) –(2,5 x 10-2)) Formule (3.11)
Ac= 0,2 m2/ml
Finalement Avec N =10 t/ ml ,Ac= 0,2 m2/ml
σ = 10.10-2/0,2= 0,5 MPa
Vérification en compression
Il faut vérifier que la contrainte de compression appliquée reste toujours
117
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inférieure à:
σ ≤ mld.ΦRadm .ω formule (3.10)
avec :
ω= 1 + e0 = 1,067 ω = 1,067 formule (3.16)

Radm= 3,88 MPa


Calcul de Φ
λh= 10/d avec : 10 = p.H.
Selon le graphique (fig. 19) p = 1 (deux bords libres)
d'où10=H=3,00m

λh= 10/d= 3/0,25= 12


√1000
λhf = λh × α

Avec α= 750 on aura : formule (3.17)


λhf = 12 √1000 = 13,85 ≈14
D’où : Φ= 0,79 tableau (7)
Φ 1= Φ [1 – e0/d (0,06 λ h - 0,2) ] formule (3.15)
Φ1 ≈ 0,75
mld=(1-n/0,04) (1+1 2 e0/d) formule (3.19) Tableau (8)
mld= 0,955 soit mld≈ 0,96 qui correspond bien à la valeur du tableau 9.
σadm.= 0,96 . 0,75. 3,88. 1,067 = 2,98 MPa
On vérifie bien que : σ < σ admc'est à dire 0,50 MPa < 2,98 MPa
Calcul en flexion
Le projeteur ayant à calculer le mur soumis à la flexion latérale due au
vent par exemple, peut envisager différents schémas de calcul :
- poutre sur deux appuis
- plaque appuyée sur un ou plusieurs côtés.
Il lui appartient également d'estimer le mode d'appui (appui simple, souple élastique,
encastrement ...)
Supposons qu'il s'agit du calcul un mur appuyé sur ses deux bords horizontaux (au
niveau des planchers) et que la charge qui le sollicite est de 0,25 t/ml ; la charge par ml est
donc de 0,25.a t/ml (a, étant la largeur du mur )
Le moment fléchissant max est de :
0.25.𝒂.𝑯²
M= 8

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L’inertie I= (a.d3/12), σmax= (M/ I) v = (M/I).(d / 2) = (6 M / a.d2)
σmax= (6 .0,25 . a .H2/(8 a. d2) = 0,19 H2 / d2
Pour H = 3 m, d=25 cm on a : σmax= 27 t/m2 = 0,27 MPa
Cette contrainte est inférieure à la contrainte admissible en flexion du mur égale à 0,313 PMa.
Calcul au cisaillement
Les efforts horizontaux (dus au vent par exemple) sont transmis aux murs Transversaux par
l'intermédiaire des planchers.
Soit à calculer un mur au cisaillement en admettant que l'effort tranchant qui le sollicite à un
niveau donné est Q.
La contrainte de cisaillement appliquée au mur est donnée par la formule :

‫= ּת‬
𝐐.𝐒𝐦
S = 0,5 m2 section du mur
𝒍𝒎.𝒅

Avec : ‫ּת‬max = 1,5 Q/s

Sm= moment statique de la section transversale du mur


d = épaisseur du mur
Soit Sfla surface exposée au vent perpendiculaire au mur étudier dans les paragraphes
précédents et revenant à celui-ci.
Sf= ℓ. Htavec
Htest la hauteur totale de la façade exposée au vent.
ℓ étant la largeur de la face exposée ou vent revenant au mur étudié
On prend : ℓ =8m et,
Ht= 9 m (qui correspond à peu prés à la hauteur d'un bâtiment R+2).
L'effort tranchant dû au vent à la base est donc :
Q = P. ℓ.Htoù P = pression due au vent = 75 kg/m2
D’où Q = 75. 8. 9 = 5400 kg =0,054 MN
L'effort de cisaillement maximum produit par le vent est :
‫ּת‬max =1,5x00,54/0,5
‫ּת‬max = 0,16 MPa
Si on majore cette contrainte de 50 % on aura
‫ּת‬max.=0,24 MPa Inférieure à ‫ּת‬max =0,75 MPa

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III.5 La mise en oeuvre des betons de terre stabilisee selon les
recommandations du CNIRIB
III.5.1 Conditions générales de conception
a. La conception de bâtiments en BTS doit prévoir tous les aménagements permettant
d’éviter de forts degrés de saturation des murs à partir des différentes sources d’eaux
naturelles ou accidentelle envisageables : inondations, ascensions capillaires,
écoulement d’eaux pluviales, fuites accidentelles intérieures…
b. Les constructions en maçonnerie de BTS sont soumises en général aux règles de l’art
mise en œuvre des maçonneries et aux prescriptions en usage (DTU). Les présentes
recommandations rappellent certaines règles principales et précisent les règles
spécifiques à la construction en BTS.
c. Elles s’adressent aux entrepreneurs de maçonnerie et aux auto constructeurs.
d. Les murs porteurs seront disposés autant que possible symétriquement par rapport aux
axes principaux du bâtiment.
e. La plus grande dimension en plan de la construction devra être inférieure ou égale à
15m. Au-delà de 15m, prévoir un joint de dilatation.

III.5.2 Mortier de hourdage


a. Le rôle du mortier de pose, de montage ou de hourdage est de liaisonner les blocs
entre-eux en assurant la résistance et l’étanchéité du mur.
b. Un bon mortier doit être adhérent, résistant et étanche. Sa résistance doit être en
harmonie (équivalente) avec celle du bloc.
c. Les liants à utiliser doivent avoir des performances mécaniques moyennes voire
modestes. Il faut écarter les ciments à durcissement rapide et utiliser des CPA de
classe peu élevée, des chaux hydrauliques et des chaux grasses sous la forme de
mélanges pour mortiers bâtards.

III.5.3 Montage des murs courants


III.5.3.1 Préparation des blocs
Les faces de pose doivent être préalablement humidifiées pour éviter le « brûlage » du mortier
par succion excessive. Avant la pose un trempage de l’ordre de 5 secondes dans l’eau est
suffisant.
III.5.3.2 Appareillage
 Tous les appareillages classiques sont possibles pour la pose des blocs de terre
stabilisée.
120
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 Pour les appareillages simples, éviter la superposition des joints verticaux (coup de
sabre) ; le décalage entre joint verticaux doit être d’environ un demi bloc. Toutefois on
peu tolérer que le décalage varie de 1/3 à 2/3 de bloc Figure III-25

Figure III-24Appareillage

 Ce décalage peut varier de ¼ à ¾ avec un minimum de 5 cm pour tout autre appareillage.


 Les joints en mortier doivent permettre la transmission régulière des charges verticales
d’un lit à l’autre, tout en assurant la continuité des liaisons des blocs entre eux tant
dans le sens vertical que dans le sens horizontal.
 Les cordons de mortier doivent être réguliers et pleins sur toute la surface de pose.
 L’épaisseur des joints devra être limitée, entre 1 et 2 cm.
III.5.3.3 Jonctions de murs
- Les jonctions des murs porteurs doivent être réalisées par harpage soigné de manière à
assurer la continuité des murs.
- Les murs non porteurs peuvent être soit simplement en contact nu à nu avec un minimum de
cinq encochements, soit ancrés de trois centimètres. Figure III-26
- Dans le cas où il est prévu des chaînages verticaux on pourra réaliser un harpage de blocs

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de 2 modules

Figure III-25Jonctions De Murs

III.5.4 Soubassements et bases des murs


a. Les soubassements des murs, seront constitués de maçonnerie inaltérable à l’eau sur
une hauteur minimale de 30 cm.
b. La base des murs et des cloisons sera constituée de matériaux inaltérables à l’eau sur
au moins 10 cm au-dessus du niveau du plancher (RDC ou étage) ; on pourra
avantageusement profiter du chaînage pour assurer cette protection.

III.5.5 Protection, badigeons et enduits


a. L’enduit ou le badigeon peuvent ne pas être nécessaires lorsque les blocs des murs
extérieurs présentent une résistance minimale après immersion au moins égale au
double de la contrainte admissible C (définie à l’article 7.4), et si l’aspect de la
maçonnerie finie le permet.
b. Dans les autres cas, un enduit bâtard ou un badigeon à la chaux aérienne (25 kg dans
40 litres d’eau) appliqué en deux couches à 48 heures d’intervalle, est suffisant lorsque
l’aspect de la maçonnerie est satisfaisant. Ce badigeon peut être coloré
éventuellement, et peut recevoir un traitement hydrophobe, assurant une
imperméabilité à l’eau mais une perméabilité à la vapeur d’eau.
c. Il est recommandé d’appliquer des enduits à la chaux et des enduits bâtards. On
préfèrera les crépis grossiers aux enduits lissés. Des sillons descendants facilitant
l’écoulement des eaux de pluies peuvent être prévus.
d. Sur les faces intérieures des murs et cloisons, on pourra soit laisser la maçonnerie
apparente si son aspect le permet, soit revêtir de badigeon ou d’enduit au plâtre ou de
chaux-ciment.

122
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e. A titre indicatif des compositions sont données dans le tableau suivant :
Tableau III-14des compositions d'enduit à titre indicatif

III.5.6 Fondations
1. - Dans tous les cas, il convient de s’assurer de la qualité des sols de fondations par une étude
préliminaire géotechnique (même partielle), compte tenu de l’incidence du sol sur la
conception des fondations et des chaînages éventuels.
2. Tous les murs porteurs auront des fondations filantes ; l’axe des murs de devra pas coïncider
avec celui des fondations.
3. Les semelles filantes constitueront un système plan et fermé. Elles reposeront sur un béton de
propreté maigre de 5 cm d’épaisseur.
Les fondations seront réalisées en matériaux inaltérables à l’eau, (béton armé ordinaire, béton
cyclopéen, maçonnerie de pierre, moellons…)
4. En aucun cas les blocs de BTS ne seront admis pour la réalisation des fondations
5. Les fondations filantes doivent avoir une profondeur minimale de 60 cm. (Figure III. 24)
6. La largeur de la semelle sera établie à b=e + (2x5) cm avec un minimum de 40 cm (« e » étant
l’épaisseur du mur).
7. 5.8 - Les fondations comporteront un chaînage en béton armé (à la base des murs), dont la
hauteur sera égale ou supérieure à 30 cm.
Ces chaînages auront un ferraillage minimum de 4T12, maintenus par des cadres dont l’espacement ne
dépassera pas la hauteur des chaînages.
Commentaire:
Les murs en BTS sont plus sensibles aux effets de l’affaissement des fondations que
les murs en matériaux de types courants. Les chaînages préconisés, prévus à cet effet sont un
minimum requis, ils seront vérifiés au cas par cas.
123
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Figure III-26Fondations
Par ailleurs l’étude des sols et la conception des fondations doivent faire l’objet de soins très attentifs.
Il est rappelé comme il est déjà indiqué à l’article, que pour éviter les remontées capillaires de
l’humidité du sol, ainsi que les rejaillissements des eaux de pluie, les murs doivent obligatoirement
reposer sur un soubassement de hauteur minimum de 30 cm au dessus du sol définitif (Figure III. 24)
8. Une couche étanche exécutée au-dessous de la première rangée de BTS et éventuellement au-
dessous du plancher bas du rez-de-chaussée, sera prévue sur toute l’épaisseur du mur
Commentaire :
Cette couche étanche peut être constituée par une chape de mortier de ciment ou de chaux de 2
cm d’épaisseur richement dosée avec éventuellement l’incorporation d’un hydrofuge de masse. A
titre d’exemple, pour le ciment, le dosage sera de 500 à 600 kg par m3 de sable 0/3.
Il est entendu que cette couche étanche devra être renforcée par les dispositions adéquates en
cas de sol agressif.

III.5.7 Planchers
- Les planchers de rez-de-chaussée seront réalisés soit en chape de béton classique sur hérisson, soit
pour les logements économiques en chape de BTS damée sur hérissons avec dallages en carreaux de
terre stabilisée ou briques pleines BTS selon la technique décrite en annexe.
124
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- Les planchers supérieurs seront réalisés selon les techniques classiques courantes :
Dalles en béton armé coulé en place ;
Poutrelles en corps creux avec dalle de compression ;
Poutrelles métalliques avec voûtains en plâtre ou Dalletes ;
Ou toute autre technique connue et approuvée (bacs acier collaborant, voûtes.)
L’appui des planchers sera au moins égal aux 2/3 de l’épaisseur des murs, enduit non compris

III.5.8 Les murs


a. Les murs porteurs ont pour but de transmettre aux fondations les poids propres ou charges
permanentes de maçonneries (mur et éventuellement plancher) et de la toiture, de même que
les surcharges de service.
Ils protègent également contre les agents climatiques ou autre (isolation thermique et acous-
tique).
b. L’élancement du mur e=H/a, (« H » étant la hauteur du mur et « a » son épaisseur) devra être
inférieur ou égal à 15.
c. L’épaisseur des murs sera déterminée en fonction de la résistance des blocs qui constituent,
des charges et surcharges qu’ils supportent, et du confort thermique recherché.
Elle sera supérieure ou égale à 30 cm pour les murs porteurs extérieurs, à 20 cm pour les murs
porteurs intérieurs et à 15 cm pour les murs intérieurs non porteurs.
d. La contrainte de compression admissible C, à la base du mur devra être supérieure ou égale à
4 bars sous des charges centrées et à 3 bars sous charges excentrées.
C = R/N avec R = Résistance nominale à l’écrasement du bloc (résultat essai)
N = Coefficient global de réduction égal à 8 pour les charges centrées et 10 pour
les charges excentrées.
- Dans le cas ou les élancements sont compris entre 15 et 20, les valeurs du coefficient global de ré-
duction N sont à multiplier par un coefficient de majoration.
Elancement 16 17 18 19 20
Coefficient de majoration 1,07 1,13 1,20 1,27 1,33
Commentaire
- Ce contrôle de contrainte ne s’applique pas à la résistance minimale du bloc obtenue après
immersion totale pendant 24 heures. Vis à Vis de cette résistance minimale, on vérifiera
seulement que cette résistance reste supérieure à deux fois la contrainte maximale dans le
mur.
- Pour les maçonneries en B.T.S l’épaisseur de 30 cm est suffisante pour un bon confort
thermique.

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- Bien que les murs en double peau ne soient pas interdits, il est recommandé des murs
porteurs simples pour faciliter la mise en œuvre.
- Il est recommandé d’adopter une hauteur libre des murs, inférieure ou égale à 2,75 m
(plancher à plafond).
La distance maximum entre les murs porteurs dans les deux directions ne dépassera pas 5m.
Cette distance est conditionnée par la portée des planchers.
La surface totale des ouvertures dans les murs porteurs de façade (extérieurs) est conditionnée
par les prescriptions et normes de confort pour les constructions en zones sahariennes.
Dans tous les cas, la surface totale des ouvertures dans les murs porteurs ne devra excéder le
quart de la surface totale du mur (condition de portance).

Figure III-27trumeaux

Les trumeaux qui transmettent les charges du mur entre les ouvertures doivent avoir une
largeur minimale de 90 cm et comporter au moins 3 modules complets, un lit sur deux (Figure
III. 29)
L’allége est la partie ne recevant pas de charges. Du fait du chargement différent entre l’allège
et le trumeau porteur, des efforts de cisaillement sont développés.

126
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40 cm

Trois solutions sont envisageables : (Figure III. 29)


- Soit placer des armatures (barres, treillis soudés ou métal déployé) de section
équivalente à 2T10 dans le joint, sous la dernière rangée de cette maçonnerie
(armature sera ancrée dans les trumeaux sur une longueur de 30cm) ;
- Soit dissocier l’allège par les joints ;
- Soit intégrer l’allège à la menuiserie pour constituer un panneau menuisé.

Figure III-28 Allèges

Figure III-29chainages horizontaux

127
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III.5.9 Les chaînages et linteaux
III.5.9.1 Chaînages horizontaux :
1) Le rôle des chaînages horizontaux en béton armé est de répartir uniformément sur les
murs porteurs, les charges et surcharges dues aux planchers ou toitures, et de solidari-
ser les éléments verticaux et horizontaux de la construction.
2) Ils doivent être prévue dans les murs porteurs, au niveau du plancher et être continus,
filants et fermés.
3) Leur section est conditionnée par l’importance du bâtiment et sera adaptée au type du
plancher. D’une manière générale les chaînages massifs sont à éviter.
4) La section transversale du béton des chaînages doit être limitée en façade pour éviter
les désordres dans la maçonnerie due aux dilatations thermiques. Les chaînages peu-
vent être protégés vers l’extérieur par des éléments de maçonnerie (Figure III. 30)
5) La hauteur d’un chaînage de façade est celle du plancher qui lui est associé.
Pour les planchers à poutrelles métalliques, il est admis de réaliser un chaînage plat de
15 cm d’épaisseur (Figure III. 30)
6) Il convient de prévoir des tire-fond scellés dans la dernière assise de parpaings de fa-
çon à solidariser le mur au chaînage.
7) Le ferraillage des chaînages ne doit pas être inférieur à :
7 cm² pour les aciers FeE22
3,85 cm² pour les aciers FeE4
3,08 cm² pour les aciers FeE45 et FeF50
- A section équivalente, plusieurs barres de faible diamètre sont préférables à des barres de
gros diamètre.
III.5.9.2 Chaînages verticaux
1 - Dans la plupart des cas les chaînages verticaux traditionnels ne sont pas nécessaires ;
Il sera prévu néanmoins un renforcement par des aciers horizontaux dans le mortier de
hourdage, approximativement tous les 60 cm, aux niveaux de toutes les intersections de murs
formant angles saillants, angles rentrants et jonction des refends avec les murs de façade
(figure10).
2 - Ces aciers de renforcement auront une section minimale équivalente à 2T10, de préférence
des treillis soudés ou des tôles déployées
3 - La longueur de ces renforcements ne doit pas être inférieure à 90cm (voir figure 10).

128
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4 - Les chaînages verticaux on béton armé sont obligatoires en présence de sol de fondation
instable par l’étude géotechnique préliminaires (faible portance, gonflant, ou sujet à
tassements importants).
5 - Dans ce cas, les chaînages constituent des liaisons indispensables à la jonction des murs ;
ils n’interviennent pas comme des poteaux d’ossature.

Figure III-30Chaînage verticaux - renforcements

6 - Ils seront éventuellement protégés de l’extérieur par un habillage en maçonnerie.


7 - Ils seront réalisés sur toute la hauteur du mur avec une section minimale de 150 cm²,
armés d’une section d’acier à haute adhérence au moinsé équivalente à 4T10 et
convenablement ancrés aux planchers ou aux chaînages horizontaux.
8 - Les chaînages verticaux en BA peuvent être remplacés par des contreforts en maçonnerie
de BTS. Ces contreforts auront la même épaisseur que les murs porteurs.

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III.5.10 Linteaux :
1 - Les franchissements des ouvertures dans les murs porteurs peuvent être réalisés par
assemblage traditionnel ou par des linteaux en béton armé.
Les linteaux en béton armé dont la portée ne doit pas dépasser 1,20 m, peuvent être coulés en
place ou préfabriqués.
2 - Ils peuvent recevoir une protection thermique par habillage en maçonnerie de BTS
3 - La longueur de pénétration du linteau dans la maçonnerie ne sera pas inférieure à 20 cm
4 - La hauteur du linteau sera de 8 cm minimum et sa largeur supérieure ou égale à 2/3 ou de
l’épaisseur du mur sans toutefois être inférieure à 18 cm.
.5 - Le ferraillage minimal du linteau sera au moins équivalent à 3T10.
6 - Au niveau des appuis des linteaux, la contrainte localisée doit rester inférieure ou égale au
1/6 de la résistance à l’écrasement du bloc de terre stabilisée.

III.5.11 Plancher sur hérisson en BTS


III.5.11.1 Revêtement en carreaux de terre stabilisée
Elément de revêtement, appelés dans certains pays carreaux de terre stabilisée. Pour disposer
ces éléments, il faut d’abord niveler et tasser le sol de la même manière que pour des
revêtements de béton de terre stabilisée préparés sur place.
Cette opération terminée, on répand sur le sol une certaine quantité de mortier de liaison
suffisamment imprégné d’eau pour que l’on puisse facilement l’étendre en une couche de 2
cm d’épaisseur. Ce mortier est composé d’une partie de ciment pour six parties de terre
sableuse.
Le pose des carreaux de terre stabilisée est identique à celle des carreaux classiques.
III.5.11.2 Revêtement en blocs de terre stabilisée
Pour être employés comme revêtement, les blocs doivent comporter à leur partie supérieure
une couche destinée à les protéger contre l’usure et ayant des caractéristiques techniques
identiques à celles des carreaux de terre stabilisée.
La pose de ces blocs sera faite conformément aux indications données pour l’installation des
revêtements des carreaux de terre stabilisée.
III.5.11.3 Revêtement de béton de terre stabilisée préparé sur place
Le terrain sur lequel le revêtement sera posé doit être auparavant nivelé à la hauteur voulue, «
niveau repère », il est ensuite aplani et tassé.
Cette dernière opération consiste à battre le sol après l’avoir suffisamment humidifié et y
avoir répandu une couche de pierres fines ou de gravier.

130
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III.5.12 Dispositions diverses
1 - Les murs de clôture doivent obligatoirement être revêtus sur leur partie supérieure d’un
enduit étanche
2 - Les bandeaux et corniches en B.A de dimensions importantes sont à éviter.
3 - Les locaux humides (cuisines, salles d’eau, toilettes…) seront aérés et recevront une
protection appropriée conformément aux règles de l’art.
4 - Les prescriptions concernant l’isolation et l’étanchéité des toitures en zone saharienne
seront appliquées pour ce type de construction.
On accordera une attention particulière aux évacuations d’eaux pluviales afin d’éviter tout
ruissellement sur les parois des murs et rejaillissements importants à la base.
5 - Les saignées pour encastrement des conduits d’électricité et canalisation d’eau sont
proscrites sur les murs porteurs extérieurs.
Sur les murs intérieurs seules les saignées verticales sont tolérées, elles seront rebouchées
d’un enduit similaire au mortier de hourdage.

III.6 DISPOSITIONS CONSTRUCTIVES


Il n’existe pas de solution unique pour la construction en [Link] projet architectural
adaptera sa conception et ses détails constructifs en fonction du contexte dans lequel il
s’inscrit et selon les attentes esthétiques, techniques et structurelles(CSTB, 2018)
Notre projet prototype est une construction habitable en maçonnerie en bloc de terre
comprimés stabilisés BTCS en mortier de terre avec :
 Semelles filante béton cyclopien
 Murs porteurs
 Toiture sous forme de voute en BTCS

III.6.1 FONDATIONS ET SOUBASSEMENT


Le projet est implanté sur un du terrain face
du laboratoire LDGM université M’sila, le
tracée a été réalisé pour passer au décapage :
l'enlèvement de la couche de terre végétale
ensuite on va procéder au terrassement
L’emploi du béton cyclopéen pour les

fondations el le soubassement est une Figure III-31Choix du terrain et Piquetage en face du


LDGM université M’sila
131
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solution intéressante au plan technique et économique Les principes traditionnels
d'implantation d'un bâtiment à partir de chaises en bois et de cordeaux son très utiles pour
garantir un bon tracé des fouilles de fondations

Figure III-32L’emplois du béton cyclopéen pour la fondation et le soubassement est une solution
intéressante au plan technique et économique (Guillaud, offroy, Odul, & CRATerre-EAG,1995)

III.6.1.1 Réalisation d'un béton cyclopéen en fondations


1) Creusement des fondations en fouilles le plus régulièrement possible
2) Éviter que les fouilles creusées soient trop longtemps exposées aux intempéries.
(Réaliser en fond de fouilles, béton de propreté e= 4 à 5 cm et dosé à 150 kg/m3
3) Enchâsser des moellons de pierre dans des couches successives de mortier de béton
(enrobage d'au moins 3 cm d'épaisseur).
4) Le béton est dosé à 250 kg/m 3 (250 kg de ciment. 400 I de sable et 500 l de graviers).
Largeur totale du massif de fondations sera d`au moins 40 cm ou d'un minimum de 20 cm de
plus que l'épaisseur des murs.
La hauteur du massif de fondations sera au moins égale à la moitié de sa largeur
Ex : mur de 30cm L=50cm ; H>=25cm
(Guillaud, offroy, Odul, & CRATerre-EAG, |995)
Idéalement, la fondation et le soubassement
sont réalisés d’un seul tenant. Cela crée l’unité de
cette maçonnerie. Le soubassement est coulé dans un
coffrage posé en continuité de la tranchée de 20 ou 30
cm d'épaisseur.
Prévoir les réservations pour les entrées et sorties des
drains d’air du hérisson de pierre sous la dalle de réz
de chaussée.
Des réservations doivent être mise en place pour les
évacuations des eaux usées, les arrivées d'eau et Figure III-33un béton cyclopéen en fondations

132
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d'électricité.
III.6.1.2 Pathologie de l’humidité
PROTECTIONS BASSE ET HAUTE DE MURS
FONDATION : elles seront construites en matériaux non sensibles à l'eau : béton banché,
béton armé, maçonnerie, béton cyclopéen.
SOUBASSEMENT : il doit former un dispositif de rupture capillaire. Le soubassement aura
une hauteur suffisante au-dessus de sol extérieur fini pour protéger du ruissellement de
surface des eaux de pluie, du rejaillissement et des projections (circulation automobile par
exemple).
COUVERTURE protégeant le haut des murs des écoulements et des infiltrations des eaux de
pluie.
III.[Link].1 Drainage
À proximité des bâtiments en BTC, il convient de prévoir d’évacuer au mieux les eaux de
surface et souterraines :
Drainer les abords des fondations lorsque la topographie et les conditions hydrogéologiques le
nécessitent : une ceinture de drainage assurant une bonne évacuation des eaux est essentielle ;
Empêcher les apports et la stagnation d'eau en pied de mur (descentes d'eau pluviale, VRD,
etc.). Le terrain aux abords directs sera nivelé avec des pentes écartant l’eau de l'ouvrage ;
Ne pas gêner l’évaporation dans le terrain à la périphérie de l'immeuble ;

III.[Link].2 Pièces humides


Il est nécessaire d'aborder de manière approprié la conception des pièces où la présence
d'humidité est importante (bain, douche)
Pour mémoire, la première des dispositions pour éviter la présence prolongée d'humidité est
une bonne ventilation des pièces humides ainsi que celles des vides de constructions (dessous
de baignoire, doublage des murs...)

III.6.2 Appareillage
Le terme "appareillage" désigne le mode d'arrangement, d'assemblage et donc de
liaison des blocs de terre comprimée entre eux, dans toutes les directions d'une structure en
maçonnerie (plan horizontal et vertical, épaisseur du mur) (CSTB, 2018)
Exemples d'appareillage
Il existe une multitude de types d'appareillages, les exemples ci-dessous sont donnés à titre indicatif
mais de très nombreuses autres configurations sont possibles.
A. MUR DROIT SIMPLE ET DOUBLE ÉPAISSEUR
133
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(les schémas présentés ci-dessous ne figure pas les chaînages verticaux qui sont
nécessaires aux niveaux des bords libres des m urs)

B. Angles de mur simple et double épaisseur de btc

C. MUR EN T

D. CROISEMENT DE MURS

134
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
III.6.3 Formes des BTC

Tableau : dimensions – fabrication destination des blocs BTS (CNERIB, 1984)


Les blocs de terre comprimée sont des petits éléments de maçonnerie de forme
parallélépipédique dont les dimensions diffèrent selon les types de presses et les moules
utilisés. Les produits obtenus peuvent être extrêmement variés cependant la tradition de
production des blocs de terre comprimée a adopté des dimensions permettant de réaliser des
murs de 15, 30 ou 45 cm d'épaisseur.
Les BTC sont de forme générale parallélépipédique. Les produits les plus couramment
produits sont :
les blocs dits “ courants”, qui sont utilisés pour constituer les parties pleines des murs ou des
cloisons. Les blocs courants peuvent être entiers ou partiels (¾ ou ½). Ce sont des blocs
pleins.
Les blocs “accessoires”, qui sont de formes ou de structures internes différentes de celles des
blocs courants auxquels ils sont associés. Généralement ils présentent un évidement plus ou
moins important pour la réalisation de points particuliers de la maçonnerie tels que : chaînage

135
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
vertical, linteau, etc. Exemples : blocs d'angle, blocs de chaînage, blocs feuillure, blocs
linteau, blocs poteau, etc.
Les blocs dits “de parement”, qui sont des blocs dans lesquels la ou les faces vues sont
réalisées de manière à constituer le parement fini du mur. Il s'agit également de blocs
pleins.(CSTB, 2018)

III.6.4 CALEPINAGE DES PLANS


Le "calepinage" désigne la planification de la disposition des blocs sur un plan ou une
élévation. Cette étape est obligatoire dans la conception d'un édifice en maçonnerie de BTC.
(CSTB, 2018)
Afin d'identifier les problèmes de superposition des joints verticaux, il est conseillé de réaliser
les plans : Des deux premières assises ;
Des deux assises aux dessus du niveau des ouvertures ;
Des assises particulières.
le calepinage permet de déterminer avec précision :
la manière dont les blocs sont disposés (notamment pour prendre en compte les cas
particuliers tels que les angles, les jonctions, les baies) ; les types de blocs nécessaires (entier,
½, ¾) ; le nombre de blocs de chaque type.
Longuer L des murs suivant leur forme
x : nombre de demi-bloc
l : longueur du demi-bloc
jt : épaisseur du joint

III.6.5 Technique de mise en œuvre du BTC selon : LATEx n°2588 CSTB


III.6.5.1 GÉNÉRALITÉS
Le montage de la maçonnerie doit être exécuté de sorte que la stabilité soit garantie en cours
de construction. Il convient d'être particulièrement attentif aux murs très élancés et non encore
chaînés, particulièrement face au risque de vent violent. Il faudra si nécessaire étayer
momentanément les parois.
III.6.5.2 DISPOSITION DE STOCKAGE DES MATÉRIAUX SUR CHANTIER
Il convient de protéger les agrégats (sables pour mortiers), les liants et les BTC de la pluie et
de l'humidité pendant toutes les phases de manutention et de stockage précédant la pose.

136
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
Si les blocs livrés sont conditionnés "filmés" - sous film plastique - il est préférable de retirer
le film afin d'éviter des phénomènes de condensations qui peuvent s'avérer important et
provoquer des tâches ou des efflorescences à la surface des blocs.
Il convient d’éviter tout mélange entre des granulats de natures différentes. Pour éviter la
pollution des granulats entre eux ou par de le sol du site ou des déchets, le stockage doit se
faire sur une aire aménagée. Le stockage peut être fait sur palette ou sur une surface
gravillonnée.
Le stockage sur site doit se faire sous bâches en saison des pluies. L’aire de stockage doit
permettre un drainage correct des eaux. Il est préférable d'aménager une aire de stockage
présentant une légère inclinaison.
Les sacs de liants destinés à la fabrication des mortiers, ciment et chaux, seront stockés à l'abri
de la pluie, mais également protégés des remontées d’humidité du sol, des projections de boue
et de tout choc mécanique susceptible de les déchirer.
Si plusieurs types de liant sont nécessaires au chantier, leur stockage sera séparé pour éviter
des erreurs et mélange.
III.6.5.3 GÂCHAGE ET UTILISATION DES MORTIERS
Gâchage des mortiers :
Les mortiers doivent être gâchés juste avant leur utilisation sur une surface propre.
Le gâchage est effectué soit manuellement soit au moyen d’un mélangeur mécanique.
Un mélange à sec des granulats et du liant avant l'ajout de l'eau peut permettre d'éviter des
défauts d'homogénéité.
La durée de gâchage commence à partir du moment où tous les matériaux, eau comprise, sont
incorporés au mélange.
La durée de gâchage usuelle est comprise entre 3 et 5 min. Elle ne doit pas dépasser 15 min.
Entre différentes gâchées, il faut éviter les écarts importants des durées de gâchage.
Durée d'utilisation des mortiers :
Le mortier fabriqué sur le chantier doit être mis en oeuvre suivant les temps d'utilisation
relatif au liant utilisé. En général il convient d'utiliser les mélange moins de 30 minutes après
leur fabrication.
III.6.5.4 POSE DU BTC
La surface d’application du mortier doit être préparée et propre.
Pour garantir une bonne adhérence entre mortier et blocs, le plan de pose et les BTC seront
humidifiés avant la pose. Les blocs seront plongés dans l’eau et retirés immédiatement, le
plan de pose sera légèrement mouillé en aspergeant celui-ci.

137
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
Le mortier est appliqué sur les faces à jointoyer en quantités adaptées.
Les BTC sont posées et mises en place sur le lit de mortier par collage en les plaquant en
pression ou en les faisant translater jusqu'à avoir trouvé la position requise. Par effet de
succion les BTC s'immobilisent.
Les blocs sont positionnés de niveau à l’aide de piges ou d'un niveau à bulle. Des cordeaux
sont utilisés pour permettre de réaliser des assises alignées.
Il ne faut pas vibrer excessivement les BTC pour les positionner sous peine de supprimer
l'adhérence entre le bloc et le mortier. Frapper les BTC est également à proscrire, sous peine
de fissurer ou déstabiliser les maçonneries précédemment mises en oeuvre.
III.6.5.5 CADENCE DE POSE ET LIMITE D'ÉLÉVATION QUOTIDIENNE :
L'élévation, par jour, des maçonneries de BTC ne doit pas dépasser 10 fois l'épaisseur du mur
(en 14 cm d'épais, 1,40 mètre maximum) au risque de désolidariser les premiers rangs par de
trop fortes sollicitations latérales exercées sur l'ouvrage.
III.6.5.6 CONDITIONS CLIMATIQUES DE MISE EN OEUVRE
Il faut être très vigilant lors de la mise en œuvre aux conditions climatiques, particulièrement
si celles-ci sont chaudes (1) et venteuses.
Une dessication trop rapide de la maçonnerie peut entraîner l'apparition de fissures dues à un
retrait important.
En règle générale, et par temps très chaud, dès que la température est durablement supérieure
à 30 °C, et encore plus au-dessus de 35 °C (1), Il sera préférable de préparer des petites
quantités de mortier utilisable rapidement (2).
Quelques précautions simples peuvent également être prises : maçonner aux heures les moins
chaudes, travailler sur les parties d'ouvrage non exposées au soleil et au vent, protéger les
maçonneries de la dessiccation (arrosage léger, produit de cure ou bâche (paillassons
humides, films plastiques, etc.). Cette protection doit être maintenue en place durant les
premières heures voire quelques jours selon l’évolution des conditions climatiques.
NOTE (1) De manière générale, les liants (chaux et ciment) ne doivent pas être utilisés à des
températures supérieures à 35°c.
NOTE (2) Les mortiers avec liant sont sensibles aux paramètres que sont la température,
l’hygrométrie, la vitesse du vent, qui agissent sur : la rhéologie du mortier et son évolution ; la
vitesse de prise ; la cinétique de son durcissement et sa dessiccation. Cela influence
sensiblement l'ouvrabilité mais également, à terme, la résistance mécanique du mortier, donc
celle du mur.

138
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
III.6.5.7 PROTECTION DES OUVRAGES EN COURS DE CHANTIER
Lors des épisodes pluvieux, il convient de protéger la tête de mur, et particulièrement les
plans de pose, des ouvrages en cours de réalisation.
Les assises fraîchement maçonnées doivent également recevoir une protection qui doit être
maintenue durant tout l'épisode pluvieux si celui-ci est continu.
Protection contre les dommages mécaniques
Durant le chantier et jusqu'au repli de celui-ci, il faut, si possible, protéger les surfaces des
murs et spécialement les angles saillants des chocs qui pourraient les endommager. Ces
dommages sont le plus souvent dûs à la manutention d'éléments lourds durant le chantier
(coffrages, échafaudages, outils divers) ou aux manoeuvres d'engins et véhicules évoluant sur
le site.
III.6.5.8 REPRISE DE L'ÉLÉVATION DE LA MAÇONNERIE
Lors de la reprise des travaux de maçonnerie, il convient de s'assurer que le plan de pose soit
propre et dépoussiéré.
Jointoiement et rejointoiement
La liaison des blocs doit être correctement faite dans les deux directions de l’appareil des
blocs, par la réalisation des joints horizontaux et verticaux.
Les joints verticaux doivent être bien bourrés.
L'excédent de mortier doit être raclé immédiatement après la pose du bloc et, si possible, les
joints doivent être réalisés à frais pour une meilleure tenue (et limiter les tâches de laitance).
Le joint en cours d’exécution doit être serré avant qu’il ne perde sa plasticité.
La finition des joints peut être faite en demi-rond, en triangle ou au nu des blocs. Ils seront
serrés avec un fer à lisser ou à la langue de chat.
Sauf indication contraire, le profil du joint en retrait aura une profondeur maximale de 5 mm.
Les joints en retrait de plus de 5 mm ne sont pas recommandés car ils peuvent entraîner une
stagnation d‘eau sur le dessus du bloc.
Les joints peuvent également être légèrement creusés si le mur est destiné à être rejointoyé
ultérieurement.
Lorsqu’un rejointoiement doit être effectué, la profondeur du grattage du mortier non durci est
d'au moins 15 mm , sans dépasser 15 % de l’épaisseur du mur mesurée à partir de la surface
finie (Pour les blocs avec évidement, on ne dépassera par une profondeur maximum de 20 mm).
L’opération de rejointoiement est précédée d’un nettoyage de la zone entière et, si nécessaire,
d’un mouillage pour obtenir la meilleure adhérence possible entre mur et mortier.

139
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Les joints horizontaux et verticaux doivent présenter une épaisseur finie comprise entre 10
mm minimum et 15 mm maximum.

Figure III-34 FORME DE JOINTS


COUPE, TAILLE, PERÇAGE
Couramment, sur chantier, il est recommandé d'utiliser un ciseau de maçon et une massette
pour couper les blocs aux dimensions requises. Il est également possible de réaliser les coupes
à l'aide d'une meuleuse équipée d'un disque pour maçonnerie (type disque diamanté).
Les BTC contiennent des graviers et cailloux qui peuvent faire dévier du plan de coupe ou
provoquer des éclats importants des blocs. Le taux de perte des blocs sur chantier et de l'ordre
de 5%.
On privilégiera si possible l'utilisation de blocs ¾ et ½ produits directement à ce format si un
appareillage très soigné des maçonneries apparentes est souhaité.
Les tailles spéciales des blocs peuvent également s'effectuer à l'aide des mêmes outils
(ciseaux de maçon ou meuleuse) mais également par perçage ou abrasion.
Les blocs se percent à l'aide de forets à béton (à pointe carbure ou diamanté) de préférence par
abrasion et enlèvement de matière. Le perçage s'effectue par rotation sans percussion ou par
rotation et percussion rapide à faible intensité avec une perceuse à percussion. On évitera
l'usage de marteau perforateur délivrant une percussion lente à forte intensité.
Pour les perçages précis, il est recommandé d'utiliser des forêts pour métaux.
Une scie cloche avec lèvres diamantées peut être utilisée pour réaliser les réservations des
boites électriques rondes.
Le nettoyage des surfaces après la coupe ou des trous après le perçage, par aspiration ou
soufflage, est indispensable. Une surface qui n’est pas nettoyée réduira la capacité
d'adhérence entre matériaux. La poussière de forage ne permet pas une fixation correcte de la
cheville dans le trou.
III.6.5.9 Mise en charge de la maçonnerie
La maçonnerie ne doit pas être chargée avant d'avoir atteint une résistance suffisante pour
supporter la charge sans dommage.

140
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
La résistance du mortier avec liant hydraulique à 7 jours et d'environ 60 % de sa résistance maximale.
On considère qu'il atteint sa résistance "conventionnelle" après 28 jours (80 % de la résistance
maximum).
III.6.5.10 Finition de la maçonnerie
La disparition de l'humidité en excès dans le mur prend du temps, le séchage sera plus ou moins
rapide en fonction de l'épaisseur du mur, de son niveau de ventilation, de la température ambiante
et enfin des apports d'eau au moment de la mise en œuvre (humidité des mortiers et des blocs,
intempéries) ou de la mise en œuvre des matériaux environnants.
Il conviendra d'être attentif à ce que la paroi ne présente pas un taux d'humidité trop important
avant la mise en œuvre des revêtements de finitions (peintures, enduits,etc.). Il est fortement
recommandé de respecter un délai minimum de séchage de 2 mois avant que ceux-ci ne soient
réalisés.
Une fois la maçonnerie sèche, si nécessaire, elle peut être balayée et/ou aspirée afin d'éliminer des
grains et poussières non adhérentes.
Pour uniformiser l'aspect, limiter les effets de laitance et quelques défauts visuels, un léger égrainage
de la surface de la maçonnerie, sans trop insister, avec un abrasif - type papier de verre de grain 120 -
peut être effectué.
La maçonnerie peut alors être laissée brute, ou, si nécessaire, une finition peut être appliquée
Finition - Revêtement intérieur et extérieur
Si le mur est destiné à être enduit, il doit être soigneusement brossé (brosse métallique). Le mur ne
doit pas absorber l'eau contenue dans l'enduit sous peine de compromettre sa prise et son
durcissement et de réduire son adhérence. Il faut donc humidifier le mur pour éviter une succion
capillaire sans trop le mouiller pour ne pas créer un film d'eau superficiel qui limiterait l'adhérence de
l'enduit.
Il ne faut jamais enduire un mur de terre avant que le tassement du mur ne se soit opéré. Il faut donc
attendre un achèvement complet du gros oeuvre y compris toutes charges de planchers et toitures.
III.6.5.11 SÉCURITÉ DES INTERVENANTS
Les mesures de sécurité à prendre sont identiques à celles concernant la réalisation d'un
ouvrage en maçonnerie classique de petits éléments.
Il n'existe pas de conditions spécifiques de sécurité liées à la mise en oeuvre de murs en BTC.
Suivant l'importance des ouvrages à réaliser, les dispositions de sécurités peuvent être
détaillées dans un PPSPS permettent d'assurer la sécurité des intervenants pendant toute la
durée du chantier.

141
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
III.6.6 Construction des toitures en voutes
L'héritage d'une tradition
Les toitures en blocs de terre comprimés sont issues de la tradition des toitures en adobe
développés dans des régions à climats sec où le bon bois de charpente faisait défaut
(Mésopotamie. Egypte, Iran).
En réalisant des voûtes el des coupoles en terre, les constructeurs exploitaient "l'intelligence
constructives ‘' du matériau, à savoir son aptitude à travailler en compression. Ce type de
toiture Offre en Outre un intérêt esthétique certain tant pour la forme architecturale que pour
les ambiances intérieures qui retiennent l'intérêt des architectes et de Leurs clientèle.
Le problème des poussées
Les toitures en blocs de terre sont généralement lourdes et induisent des poussées Latérales
très fortes sur les murs qu'il faut rétablir dans leur verticalité. L’utilisation de chaînages, des
charges en post-compression (acrotère), de murs épais Ou de contrefortes. Eventuellement de
tirants pour les voûtes à grande portée, permet de maîtriser ces poussées exercées sur les murs
et de les orienter vers les fondations.
Autres problèmes
La question du calcul de structure de ces toitures en voûtes et coupoles doit être préalablement
traitée. Elle peut L’être graphiquement (parle le tracé funiculaire des poussées ou par l'épure
de Mery). Un autre problème est très important : celui de |'étanchéité. Les voûtes et coupoles
sont souvent très sensibles aux dilatations thermiques (climat chaud, écart des températures
diurnes et nocturnes] qui peuvent causer des micro fissurations pouvant être à L’origine d'une
infiltration. Elles doivent donc être protégées avec soin par des enduits étanches régulièrement
entretenus (couche de peinture bitumineuse puis mortier de ciment fortement dosé grillagé et
enfin peinture étanche ou badigeonnable à la chaux).
Ces toitures sont finalement davantage utilisées pour |'effet esthétique el pour le confort
thermique qu'elles procurent et sont de plus en plus souvent protégées par une sur -toiture de
conception traditionnelle.

III.6.6.1 Le vocabulaire relatif aux


arcs et voûtes
À la base de l’arc et de la voûte à claveaux 2, on
trouve l’imposte 4, à son sommet la clef d’arc ou
de voûte 1 : dernier claveau que l'on pose au

142
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020

Figure III-35 Vocabulaire relatif aux arcs et voûtes


sommet de l’arc ou de la voûte pour les fermer. L’intérieur de l’arc est l’intrados 5, l’extérieur
est l’extrados 3. L’arc ou la voûte sont définis par leur portée 7 et leur flèche 6 ; le rapport de
la portée sur la flèche qualifie l’élancement de l’arc ou la voûte. Enfin l’écoinçon 8 est
l’espace entre deux arcs ou entre deux arcs ou entre un arc et une délimitation rectangulaire

III.6.7 NOTIONS DE STABILITE


III.6.7.1 Principes structurels de base(L'Auroville, 2020)
III.[Link] Forces agissant dans les arcs et les voûtes
Les arcs et les voûtes sont caractérisés par une poussée dont l'intensité et l'angle peuvent per-
turber la stabilité
de l'ensemble. La poussée est la résultante de deux forces : le poids de l'arc et la poussée hori-
zontale. Ainsi, la poussée pousse toujours vers le bas avec un angle qui dépend du profil et du
poids de la voûte. L'intensité de
la poussée horizontale est générée par le poids des voussoirs, qui reposent les uns sur les
autres, et la planéité
de l'arc. Plus l'arc est plat, plus la poussée horizontale est intense.
La poussée horizontale (HT) est appliquée sur les
deux ressorts, mais elle se trouve également sur le
dessus
de l'arc, car elle représente l'équilibre de la seconde
moitié de l'arc. La poussée horizontale peut être
minimisée par l'optimisation du profil de la voûte.
Néanmoins, il y aura toujours une poussée qui peut
être neutralisée au moyen de contreforts, de barres
de toit ou de poutres annulaires.
L'action successive des voussoirs sur ceux du des- Figure III-36Forces agissant dans les arcs et
les voûtes
sous crée une Ligne de Poussée (LT). Un arc ou une
voûte est stable tant que LT reste dans le tiers mé- Figure III-37Forces agissant dans les arcs et
les voûtes
dian de la section de l'arche.
Lorsque LT pénètre dans le tiers interne de l'arc, ce dernier aura tendance à éclater vers l'exté-
rieur.
Lorsque LT pénètre dans le tiers extérieur de l'arc, ce dernier aura tendance à s'effondrer vers
l'intérieur
HT = Poussée horizontale de l'AVD
143
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
LT = Ligne de poussée qui représente l'action successive des voussoirs
W = Masse verticale de la maçonnerie et surcharge (morte et vive)
T = Poussée, force résultante de la poussée horizontale et du poids

III.[Link] Principe de stabilité


La ligne de poussée doit toujours rester dans le tiers médian de la section de l'arche et du pi-
lier. C'est une condition sûre de stabilité qui donne une grande marge de sécurité. Si la ligne
de poussée ne reste pas dans le tiers médian, l'arc subit des tensions et une surcompression
dans certaines zones mais il peut ne pas s'effondrer. L'effondrement se produit uniquement
lorsque la ligne de poussée devient tangente à un point de la section de l'arche.

Exemple 1:
Une forte charge centrale est appliquée sur le dessus de l'arc, ou la forme est disproportion-
née.
La ligne de poussée passe dans le tiers intrados et provoquera une panne.
Exemple 1 Remède 1 à l'exemple 1 Remède 2 à l'exemple 1
Charge centrale et panne
Modifiez la forme de l'arc. Arc Conservez la forme et chargez les
caté- hanche
naire s.
Arc
chargé

Exemple 2: La ligne de poussée se situe dans le tiers médian de l'arc, mais pas dans le tiers
médian de la jetée. Ce dernier n'est pas assez large et va s'effondrer.
Exemple 1 Pierre trop mince et défail- Remède 1 à l'exemple 2 Remède 2 à l'exemple 2
lance

144
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
Chargez les hanches de l'arc pour
Augmenter la largeur du pilier ou, s'il
modifier l'angle de poussée.
s'agit d'une voûte, ajouter des
contreforts espacés réguliers

III.[Link] Courbe caténaire de la ligne de poussée


Les arches peuvent avoir différentes formes et tailles, mais la ligne de poussée suit toujours la
forme d'une courbe caténaire inversée.
Une caténaire est la courbe assumée par une chaîne ou un câble flexible librement suspendu
sous l'action de la gravité. La ligne centrale des maillons est la ligne de contrainte de traction.
Dans un arc, la ligne de poussée est la ligne de contrainte de compression et prend la forme
d'une caténaire inversée car c'est la courbe de transfert de charge naturelle dans la maçonne-
rie.
Dans un arc qui a la forme d'une parfaite courbure caténaire inversée, les voussoirs corres-
pondent aux maillons de la chaîne. Les maillons de la chaîne étant sous tension, les voussoirs
de l'arc caténaire inversé sont en compression et LT est centré dans les voussoirs. Les arcs
caténaires sont toujours les plus stables,
leur épaisseur peut donc être réduite. Les arcs segmentaires sont également très stables, car
LT est près du centre de l'arc.
La ligne de poussée est centrée dans l'arc uniquement dans le cas d'arcs caténaires inversés.
Tous les autres types d'arcs auront LT se déplaçant dans le tiers médian de l'épaisseur de
l'arche, mais il ne sera jamais centré. Par conséquent, l'arc sera soumis à une combinaison de
forces de compression et de traction, ce qui aura
tendance à provoquer une rupture.
Comme LT est la ligne de contrainte de compres-
sion, la voûte entière ne sera sollicitée que sous
compression lorsque LT est proche du centre. Lors-
que LT s'éloigne du centre, mais reste toujours dans
le tiers médian, cela créera une contrainte de trac-
tion sur le côté opposé de l'excentricité de LT. Pour
optimiser le comportement d'un arc, il faut essayer
Figure III-38Courbes et arcs caténaires
145
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
de rapprocher le plus possible LT du centre.

En fonction de la charge appliquée sur l'arc, la ligne de poussée prendra une courbe particu-
lière et l'arc sera façonné en conséquence.
III.6.7.2 INFLUENCE DE L'ÉPAISSEUR DE L'ARCHE SUR LA
STABILITÉ
Notez qu'ici nous n'utilisons que le nom Arch mais toute cette approche est également valable
pour un coffre-fort, car un arc génère un coffre-fort. Nous avons vu que la ligne de poussée
prend la forme d'une courbe caténaire inversée et doit toujours rester dans le tiers médian de
l'arc.
Les arcades semi-circulaires ont un profil très différent de la courbe caténaire. Par conséquent,
LT s'éloignera du centre et cela créera beaucoup de tensions dans l'arc. Afin d'obtenir LT dans
le tiers médian de l'arc, l'épaisseur doit être en relation avec la travée. Les arcs semi-
circulaires doivent avoir une épaisseur minimale de:
t>=S/5 (Où t est l'épaisseur et S la portée)
Par conséquent, un arc semi-circulaire doit être très épais pour être stable sans aucune charge
sur les hanches :
Un arc de 6 m de portée nécessite 1,20 m d'épaisseur, de manière à obtenir LT à la limite inté-
rieure du tiers médian.

Figure III-39Instabilité avec un arc trop fin:


Figure III-40Stabilité avec la bonne
t = S / 20
épaisseur de voûte: t = S / 5

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PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
Cette relation explique pourquoi les voûtes en berceau semi-circulaires doivent être très
épaisses, car les hanches ne peuvent pas toujours être chargées. Notez que l'épaisseur d'un arc
semi-circulaire peut être réduite si les jarrets sont chargés. Cela aura trois effets :
1. LT entrera dans le tiers central de l'arc et deviendra stable.
2. La charge sur les hanches chargera le pilier et amènera la poussée
plus verticale. Ainsi, la largeur du pilier peut également être réduite.
3. La poussée horizontale est diminuée, mais le poids et la poussée
résultante sont augmentés.

Figure III-41Épaisseur réduite avec


charge sur les hanches : t = S / 10

III.[Link] INFLUENCE DU MORTIER SUR LA STABILITÉ


Les différentes méthodes décrites ci-après pour le calcul de la stabilité des voûtes et voûtes ne
prennent pas en compte l'effet du mortier sur la résistance des structures voûtées. Les calculs
sont effectués comme si les structures voûtées étaient construites avec de la maçonnerie
empilée à sec.
Le mortier lie les blocs et transmet les forces de compression. A noter qu'à l'intrados la
transmission des forces se fait directement de bloc en bloc : ils se touchent. A l'extrados le
contact est assuré par le mortier qui transmet les efforts de compression.
Lorsque les voûtes et les dômes sont construits avec les techniques Nubien ou Free Spanning,
la qualité du mortier est essentielle pour coller les blocs les uns sur les autres. Mais cela n'est
nécessaire que lors de la construction de la structure. Une fois la structure achevée, la
transmission des efforts se fait également à travers le mortier, sollicité sous compression.
Notez que les mortiers ciment-sable ne peuvent pas être utilisés pour la construction de voûtes
et de dômes sans support. De la terre brute ou des mortiers de terre stabilisée sont nécessaires
pour les construire de cette manière. Les mortiers ont en général une faible résistance à la
traction et ils ne doivent pas être pris en compte pour donner de la résistance aux structures
Empêcher les apports et la stagnation d'eau en pied de mur (descentes d'eau pluviale, VRD,
etc.). Le terrain aux abords directs sera nivelé avec des pentes écartant l’eau de l'ouvrage ;
Ne pas gêner l’évaporation dans le terrain à la périphérie de l'immeuble

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CONCLUSION GENERALE

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CONCLUSION GENERALE
Nous avons prévu dans notre travail de réaliser un prototype d’une construction en BTCS
,lefait qui nous permet d’examiner les dispositions qualitatives et constructives étudiés à
travers la bibliographie.

L’année universitaire 2019/2020, s’est avérée exceptionnelle de par la pandémie Covid-19,


ce qui a entravé notre cheminement de la recherche et a constitué un obstacle contre notre
expérimentation qui devait débuter le mois de mars. Du coup, nous n’avons pas pu concrétiser
notre travail, qui aurait pu nous permettre d’aboutir aux résultats que nous attendions, d’une
manière hypothétique et qui auraient pu donner une certaine crédibilité à notre
expérimentation.

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Notre recherche sur la fabrication du BTCS et les techniques de constructions de maçonnerie
en BTCS est loin d’être achevé, mais sur les résultats obtenus et les observations faites nous
pouvons tirer les corollaires suivants :
Notre sol présentes des caractéristiques très satisfaisantes et qui réponds aux
recommandations de différents guides notamment celles de CNERIB.
Pour donner enfin des résultats intéressants en matière de résistance à la compression
et de durabilité.
La comparaison entre plusieurs codes et règlement parasismiques et celui de l’Algérie
nous fait conclure qu’une étude approfondie doit être effectuer sur les points
manquants, absents et rassembler toutes les recommandations dans ‘un seule
document qui traitera la construction en terre en générale et en BTCS plus
précisément.
Les techniques de construction en BTCS ne sont pas différentes de celles des éléments
de maçonnerie porteuses ou non porteuses, chainés ou non chainés.
la prédominance des ossatures en béton armé « dans la construction parasismique de
tout genre de bâtiments et ceci dans le monde entier. Cependant le requise au niveaux
du détail autant que de l’exécution d’une part, et le bas niveau de formation de la main
d’œuvre fréquemment rencontré dans des pays pauvres d’autre part , fond que la
technique de maçonnerie chainé reste hautement vulnérable face aux tremblement
de terre »
La nécessité de développement d'actions coordonnées menées dans le cadre de réseaux
de compétences organisant des plateformes ou comités de travail sur les thèmes très
porteurs de la recherche, la formation, la documentation, la normalisation, les
patrimoines. De telles initiatives, bien préparées et valorisant les motivations autant
que les nécessités désormais communes à plusieurs pays, devraient pouvoir retenir
l'attention des plus hautes instances internationales notamment l’UNISCO pour un
soutien institutionnel et financier.

 Nous voulons ici souhaiter que de tels actes de collaborations et coordinations


pourront être concrétisées dans un proche avenir afin de contribuer à un avancement
plus décisif des questions de l’environnement et au développement durable pour une
meilleure valorisation utile du potentiel des cultures constructives des architectures de
terre, en Algérie ou dans le monde entier

150
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
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ANNEXES
TABLEAUX Etat Actuel de Recherche sur la Brique de Terre
Compressée et Stabilisée (BTCS)
PAYS SUJET APPREIL NOUVEAUTE RESULTAT
(RUIZ, Zhang, Madrid ,spain Une étude approfondie des Compression étudier les La compressibilité des
Edris, Canas, & propriétés mécaniques des blocs Flexion traction propriétés échantillons recouverts de
Garijo, 2018) de terre comprimée mécaniques d’une caoutchouc, c’est environ
type BTCS 60%de mois que cela

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(résistance à la couvert de contreplaqué ou
compression) sans couvercle

([Link] France Un modèle pour mesurer la Flexion Test de flexion en


,&[Link]) résistance à la compression de trios
blocs de terre comprimée avec points(BTCS)
le test de flexion en 3 point
(Ouedraogo, France La stabilisation des brique de deux type de terre et La stabilisation L’ajout de petites quantités
Aubert, Tridout, & terre avec une faible teneur en deux type de liants des briques de de liant minéraux modifie
Escadeillas) ciment ou en chaux est-elle inorganiques . terre à faible considérablement le terre
pertinente divers mélanges ont teneur en ciment pour valeur tampon eau et
été préparés avec les ou en chaux (mois humidité
sols et ces liants en de 40%)
utilisant des
teneures massiques
de (0% ,2%,4%)
([Link], Vrarum, Brazil Analyse des propriétés Préparez deux lots Analyse de l’ajout La cendre de bagasse peut
Sales, & [Link], mécaniques de la maçonnerie de blocs avec 6% et de la bagasse être incorporée dans les
2012) en blocs de terre comprimée 12%de ciment plus cendre de canne à BTCS et la maçonnerie
utilisant la cendre de bagasse de terre avec l’ajout de sucre aux blocs sans endommager les
canne à sucre de terre propriétés mécanique
compressée
(Tallah & Algérie Les propriétés mécaniques et sol concassé et sable Etude des Les valeurs de résistance
Guettala, 2016) physiques du bloc de terre comme matrice propriétés du BTC chargé de fibres
comprimée stabilisé à la chaux principale ,la chaux mécaniques et traitées alcalines sont
et chargé de fibres de palmier comme stabilisant physiques du BTC légèrement supérieures à
dattier non traitées et alcalines des fibres de stabilisé à la celles des fibres non
palmier en tant que chaux vive et traitées
matière fibreuse chargé de fibres
de palme

(Darshan India Utilisation de laitier et de Compression L’utilisation du Le BTCS préparé avec du


[Link] ;Sitaram ciment granulés de haut laitier granulé de (LGHF) et du ciment
Nayak;2018) fourneau dans la fabrication haut fourneau et peuvent être utilisés dans la
de(BTCS) de ciment dans la maçonnerie pour la
fabrication de construction de murs
(BTCS) porteurs.
(Bing Qu, [Link],USA Test de murs en blocs de terre Flexion Résultats du test Le mure ICEB la flexion
[Link], &[Link], compressée imbriqués à de comportement peuvent présenter un
2015) dominante flexion des murs des comportement hystérétique
blocs de terre stable jusqu’à ce une rupture
comprimée ductile se produite .
imbriqués La ductilité du mur
contrôlés par augmente avec

156
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flexion l’augmentation du rapport
hauteur /largeur lorsque les
autres paramètres de
conception restent les
mêmes. La résistance du
mur peut être améliorée en
ayant un rebord à une
extrémité ,et elle peut être
réduite en ayant une
ouverture
([Link],A .Abi Biskra Etude de durabilité du béton de Constriction de 8 Etudier la Le ciment et la résine ont un
bsi ;[Link] ,Algérie terre stabilisée dans des mures (15 cm possibilité meilleur comportement de
2005 ) conditions d’exposition à la fois d’épaisseur) d’améliorer durabilité que les quatre
de laboratoire et climatique significativement stabilisateurs (ciment, chaux,
la résistance du ciment plus chaux et ciment
terre en ajoutant plus résine)
plusieurs
stabilisants
(Mansour, Jelidi, Tunisie Optimisation des performances Compression Obtenir un BTC La densité apparente a une
Cherif, thermiques et mécaniques des Mesure de la légers en faisant forte influence sur le
&Jabrallah, 2016) blocs des terre comprimée conductivité varier leur comportement thermique et
(BTC) thermique du BTC densité apparent mécanique du BTC .la
par la méthode du afin de modifier diminution de la densité
fil chaud leur porosité et apparente du BTC s’est
par conséquent accompagnée d’une
d’agir sur leur diminution significative de
conductivité sa conductivité thermique et
de son efficacité thermique

Auteur Pays SUJET APAR NOUVEAUTE RESULTAT


EIL

Bachir Taallah Biskra, Les propriétés CT- Ajoutez de la L'utilisation de fibres de palme entraîne une
, Abdelhamid Algeria mécaniques et mètre chaux vive et diminution de la conductivité thermique et de
Guettala physiques du commer remplie de fibres la densité apparente Il augmente l'absorption
(2016) bloc de terre cial de palme capillaire des amas.
comprimée
Effet négatif sur la conductivité thermique du
stabilisé à la CEB
chaux et rempli
de datte non
traitée et alcaline
fibres de palme

157
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Philbert Burkin Caractérisation Essais Mélanger 0-20% La résistance à la compression des CEB a été
Nshimiyimana a Faso physico- d'aptitu en poids de CCR stabilisée avec
, Nathalie chimique et de du (résidu de
Fagel , minéralogique matéria carbure de 20% CCR amélioré par dix (0,8-8,3 MPa) pour
AdamahMessa des matériaux u calcium) avec du Saba et seulement 2,6 (2-7,1 MPa) pour Papri.
n , Dominique argileux argileux CEB et durcir Matériaux d'argile
OsombaWetsh pendant 45 jours
convient à la Dans cette étude, il convient à la production de
ondo , à 40 ± 2 c.
production de CEB CCR stables pour la construction de
Luc Courard blocs de terre roulements.
(2020) comprimée
stabilisée

Wesley V.D.C. Brazil Attaque externe Attaque Présentation du Le temps d'absorption capillaire et la
Bezerra au sulfate sur des de CSEB aux cycles concentration en sulfate affectent les masses
,Givanildo A. blocs de terre sulfate d'absorption solides comprimées stables (CSEB).
Azeredo (2019) stabilisés capillaire de
comprimés solution de
sulfate de sodium
et séchage.

A. Ammari, K. Morocc Effet combiné de compre Ajouter deux La résistance à la compression augmente avec
Bouassriab, M. o la minéralogie et ssion types de la teneur en ciment
Cherraj, H. de la texture stabilisants
Bouabid, &S. granulaire sur ciment et chaux Présence de chaux vive (avec de l'eau) dans
Charif l’optimum L'argile peut se déposer avec carbonatation.
D’ouazzanec technico-
(2017) économique de
l'adobe et de la
terre comprimée

blocs

María Catalina Colomb Effet de l'ajout compre Ajoutez de la Les masses terrestres compactées se sont
Niño ia de cendres de ssion cendre de stabilisées avec les cendres de charbon
Villamizar , charbon et charbon et résultantes
Vanessa d'écorces de utilisez la peau
SpinosiAraque manioc sur les de manioc Meilleurs résultats avec une dose inférieure ou
, Carlos propriétés comme nouvelle égale à 5%. .
Alberto Ríos techniques matière
Reyes organique dans
,Reinaldo de blocs de terre la préparation
Sandoval Silva comprimée des Blocs de sol
(2012) compressés.

Seick Omar France Stabilisation des 26 L'utilisation de La polymérisation géologique des CEB a
Sore blocs de terre géopolymères et grandement amélioré leurs performances
,AdamahMessa comprimée de ciment mécaniques.
n , Elodie (CEB) par liant Portland
Prud’homme , géopolymère Les CEB sont stabilisés par cémentation,
Gilles notamment en ce qui concerne leur stabilité
Escadeillas , à base de dans l'eau.
François matériaux locaux
Tsobnang( du Burkina Faso
2018)

158
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C. Egenti , Nigeria Conceptualisatio Test de Ajout du ciment L'ajout de ciment était faisable et a ainsi
J.M. Khatib , n et étude pilote durabili ouvert la voie à de nouveaux travaux de
D. Oloke d'un bloc de té des recherche sur l'éjection compacte de la terre
(2014) terre compressée échantil (SCEB).
bombé pour un lons
logement CEB
durable au
Nigeria compre
ssion

Boumediene Algeria Valorisation des . Valorisation des évaluation des gisements naturels de dragage
Serbah , Nabil sédiments Prépara sédiments de la CEB qui y répond aux
Abou-Bekr , dragués dans les tion naturels dragués
Salima blocs de terre d'échan dans les masses Recommandations. Sur la base des tests
Bouchemella , comprimée: tillons de terres hydrauliques et mécaniques réalisés, le
Joanna Eid , aspiration et compac compactées comportement du CEB sur site a été choisi.
SaidTaibi effet de la teneur tés: (CEB).Le
(2018) en eau sur leurs apparei sédiment a été
propriétés l et modifié au sable
mécaniques échantil et pressé à une
lons pression de MPO
+ 25.

Liste de figures
Figure I-1Représentation schématique des interactions qui régissent le développement durable
.................................................................................................................................................... 1
Figure I-1 salles de classe opéra village ..................................................................................... 8
Figure I-2 logements des enseignants ........................................................................................ 8

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Figure I-3Centre médical en BTC .............................................................................................. 9
Figure I-4des bois d’eucalyptus entre les briques et la tôle. ...................................................... 9
Figure I-5Résidence cum office, Kassel, Allemagne ............................................................... 10
Figure I-6 plans : Résidence cum office, Kassel, Allemagne .................................................. 10
Figure I-7 Résidence cum office, Kassel, Allemagne vues d'intérieur .................................... 11
Figure I-8Maison pour trois familles, Stein sur le Rhin, Suisse travaux de réalisation ........... 12
Figure I-9 Maison pour trois familles, Stein sur le Rhin, Suisse ............................................. 12
Figure I-10Mosquée Baitul Muqeet, Wabern, Allemagne ....................................................... 12
Figure I-11 Mosquée Baitul Muqeet, Wabern, Allemagne ...................................................... 12
Figure I-12Bibliothèque publique du comté de Sublette à Pinedale, Wyoming - USA ........... 13
Figure I-13Bibliothèque publique du comté de Sublette à Pinedale, Wyoming - USA vue
d'interieur .................................................................................................................................. 13
Figure I-14Antoine Predock, plan du site de La Luz, 1967. Source: Brad Collins, éd., .......... 14
Figure I-15. La Luz, Albuquerque, NM, novembre 2015. ....................................................... 15
Figure I-16Espace commun avec fontaine, La Luz, novembre 2015 ....................................... 15
Figure I-17 pland'unemaison à La Luz (chrislucasabq), ........................................................ 15
Figure I-18 Siège social de Telenor, Islamabad ....................................................................... 16
Figure I-19 logements en B.T.C à Tamanrasset (Le CNERIB ................................................. 18
Figure I-20premières assises du prototype de ([Link], 2014) ................................................. 18
Figure I-21: Prototype achaevé ([Link], 2014) ....................................................................... 18
Figure I-22maison en pisé au village Madher à Boussada ([Link], 2014) .............................. 18
Figure I-23maison circulaire Hakka source : [Link] 20
Figure I-24 coupe d’une maison circulaire Hakka source : [Link]
[Link]/maisons-circulaires-hakka/ ................................................................................... 20
Figure I-25Fort de pisé à Basgo, Inde. ..................................................................................... 20
Figure I-26Section de pisé du monastère de Kyichu Lhakhang, Bhouta ................................. 21
Figure I-27 Les Techniques De Construction En Terre Anciennes CRATERRE ................... 23
Figure I-28 La bauge ................................................................................................................ 24
Figure I-29 les trois techniques de torchis ............................................................................... 25
Figure I-30 : Moulage et séchage des blocs adobes (Hanane, 2018) ....................................... 26
Figure I-31 Construction d' un mur en pisé ............................................................................. 27
Figure I-32Différents produits de blocs de terre comprimée(Ahmed & Lakdar, 2018) .......... 29
Figure I-33Classification des fibres naturelles en fonction de leur origine (Bachir T. , 2014)
.................................................................................................................................................. 36

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Figure I-34Prise du laitier (Laib, 2017). .................................................................................. 40
Figure I-35 : Classification triangulaire des sols fins (contenant moins de 30% d'éléments de
diamètre supérieur à 2 mm) ...................................................................................................... 42
Figure I-36Classification LPC des sols fins en laboratoire. Diagramme de plasticité ............. 43
Figure I-37Structure générale de la classification GTR pour les terrassements routiers ......... 45
Figure I-38Mur Après 48 mois d’exposition avec 5% stabilisant (ciment) (Guettala, Abibsi, &
Houari, 2006 ............................................................................................................................. 50
Figure I-39Vue générale des murs en briques de terre ............................................................. 50
Figure I-40: Résistance mécanique à la compression des blocs de terre après cure chimique
(Chaibeddra & Kharchi, 2019) ................................................................................................. 58
Figure I-41Essai de compression pour déterminer le module d’élasticité (Ruiz, Zhang, & Al,
2018)......................................................................................................................................... 59
Figure I-42Dispositif d’essai de de flexion 3 points (Ruiz, Zhang, & Al, 2018) ..................... 60
Figure I-43essai de résistance à la compression (Mostafa & Uddin, 2016) ............................. 61
Figure I-44Moyenne de la résistance de compression des BTCs (Mostafa & Uddin, 2016 .... 62
Figure I-45 proportion du mélange de la BTCS (Mostafa & Uddin, 2016) ............................. 62
Figure I-46 Résistances à la compression minimales admises pour les BTC .......................... 63
Les conditions de test varient également d'une norme à l’autre. C'est pourquoi les valeurs
obtenues doivent être comparées avec précaution. Seules les données avec les mêmes
conditions de test (e.g., dimension des BTC, pression de mise en forme) peuvent être
comparées (Bruce King, 2006). La Fig. I-47 illustre le mode opératoire de détermination de
la résistance à la compression des BTC selon certaines normes. Les informations obtenues
dans la bibliographie témoignent d’un manque de consensus sur la méthode à utiliser pour
caractériser les BTC. ................................................................................................................ 63
Figure I-48 Normes de détermination de la résistance à la compression. a) norme [CYT 93]
Pérou, Brésil et Cuba ; b) norme Afrique ORAN [NOR 98] ; c) norme [VEN 92] Inde. Il
s’agit de blocs 29,5x14x9,5 cm (Lxlxh, d’après P’kla,2002). ................................................. 64
Figure II-1Sol argileu-sableu BOUKHMISSA M’sila............................................................. 68
Figure II-2Diagramme des poids et volumes des constituants d’un sol ................................... 68
Figure II-3 Méthode de la pesée hydrostatique ........................................................................ 69
Figure II-4pycnomètre.............................................................................................................. 69
Figure II-5 Tamiseuse de laboratoire à vibrations électromagnétiques par tamisage à sec ou
humide des tamis Ø 200 à 315 mm source : (EL SAWARI CONTROLE) ............................. 70
Figure II-6 Analyse granulométrique sole rouge Boukhmissa. (Sarmouk, 1998).................... 71

161
PFE-Master MatériauxSARMOUK Farida CHUITER Halima JUIN 2020
Figure II-7Essai limites d’Atterberg......................................................................................... 71
Figure II-8courbe la limite de liquidité. (Sarmouk, 1998) ....................................................... 72
Figure II-9 Appareillage Essai Proctor ..................................................................................... 72
Figure II-10courbe essai Proctor (Sarmouk, 1998) ................................................................. 73
Figure II-11 Appareillage de L’essai au bleu de méthylène .................................................... 74
Figure II-12Mallette d’analyse de l’eau Selon XP P18-303 .................................................... 75
Figure II-13tamisage ................................................................................................................ 75
Figure II-14malaxage ............................................................................................................... 75
Figure II-15:presse hydraulique confectionné dans le laboratoire: Moulage et compactage ... 76
Figure II-16 enceinte climatique pour lecure des éprouvettes ................................................ 76
Figure II-17Eprouvette séchée dans l'étuve ............................................................................. 76
Figure II-18Essai de traction par fendage ................................................................................ 76
Figure II-19Essai d’écrasement de l’éprouvette ....................................................................... 77
Figure II-20Durabilité : essai de mouillage -séchage en 12 cycles source (Sarmouk, 1998). . 78
Figure II-21Durabilité : courbe perte en poids en % source (Sarmouk, 1998) ........................ 78
Figure II-22 Procedure de formulation etdecaractérisétions deBTS ........................................ 78
Figure III-11’emplacement et taille d’ouverture ...................................................................... 85
Figure III-2Dispositions typiques des chaînages en plan ......................................................... 87
Figure III-3chaînage des éléments structuraux ........................................................................ 88
Figure III-4Exemple de disposition constructive ..................................................................... 88
Figure III-5Dispositives constructives des encadrement des bais et ouvertures ...................... 90
Figure III-6encadrement en béton armé ................................................................................... 90
Figure III-7Profils courants de joints de parements et exemples d’appareillages courants ..... 94
Figure III-8 réalisation des chainages horizontaux .................................................................. 96
Figure III-9 Réalisation des chaînages verticaux ..................................................................... 97
Figure III-10Armatures minimales des chaînages horizontaux et verticaux ............................ 97
Figure III-11Dimensions, appuis des linteaux et largeur minimale du trumeau ...................... 98
Figure III-1211 Renforcement des trumeaux pour a1<1,00m.................................................. 99
Figure III-13Exemple de corniche non admise ........................................................................ 99
Figure III-14 Armature minimale d'un bandeau ..................................................................... 100
Figure III-16 Armature minimale d'un balcon ....................................................................... 100
Figure III-17jonction et croisement des murs dont l’épaisseur est celle du matériau ............ 101
Figure III-18Armatures dans les assises à l'endroit du croisement des murs ......................... 102

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Figure III-19Jonction et croisement des murs dont l’épaisseur est plus grande que celle du
matériau .................................................................................................................................. 103
Figure III-20 Epaisseur minimale d'une paroi simple de maçonnerie de brique pleine de terre
cuite, de BTS, de plâtre, silico- calcaire, ................................................................................ 103
Figure III-21Epaisseur minimale d'une paroi double de maçonnerie de blocs creux de
granulats courants ou légers. .................................................................................................. 103
Figure III-22 Application d'une charge localisée ................................................................... 109
Figure III-23Valeur de p en fonction des conditions de liaison des bords verticaux du mur et
du rapport de la hauteur H à la longueur L du mur ................................................................ 111
Figure III-24 Armatures dans les maçonneries ...................................................................... 114
Figure III-25 Appareillage...................................................................................................... 121
Figure III-26 Jonctions De Murs ............................................................................................ 122
Figure III-27 Fondations ........................................................................................................ 124
Figure III-28 trumeaux ........................................................................................................... 126
Figure III-29 Allèges ............................................................................................................. 127
Figure III-30 chainages horizontaux ...................................................................................... 127
Figure III-31Chaînage verticaux - renforcements .................................................................. 129
Figure III-32 Choix du terrain et Piquetage en face du LDGM université M’sila ................. 131
Figure III-33L’emplois du béton cyclopéen pour la fondation et le soubassement est une
solution intéressante au plan technique et économique (Guillaud, offroy, Odul, & CRATerre-
EAG,1995) ............................................................................................................................. 132
Figure III-34un béton cyclopéen en fondations ..................................................................... 132
Figure III-35 FORME DE JOINTS ........................................................................................ 140
Figure III-36 Vocabulaire relatif aux arcs et voûtes .............................................................. 142
Figure III-37 Forces agissant dans les arcs et les voûtes ........................................................ 143
Figure III-38 Forces agissant dans les arcs et les voûtes ........................................................ 143
Figure III-39Courbes et arcs caténaires.................................................................................. 145
Figure III-40 Instabilité avec un arc trop fin: t = S / 20 ......................................................... 146
Figure III-41 Stabilité avec la bonne épaisseur de voûte: t = S / 5 ........................................ 146
Figure III-42Épaisseur réduite avec charge sur les hanches : t = S / 10 ................................ 147

Liste des tableaux :


Tableau I-1 les opérations de construction en terre en Algérie ([Link]-Hannani, 2014) .. 17
Tableau I-2: Brique de terre crue compressée réalisée à l’aide d’une presse manuelle
(Soumia, 2015) ......................................................................................................................... 28
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Tableau I-3Moyens de stabilisation des terre remaniées(Hanane, 2018) ............................... 32
Tableau I-4Les groupes de sols. ............................................................................................... 43
Tableau I-5 Classification des sols grenus (plus de 50 % d’éléments > 0,08 mm) .................. 43
Certaines normes donnent des recommandations sur la durabilité ou la résistance à la flexion
des BTC et sur leur usage (Tableau I-6). ................................................................................. 63
Tableau I-7 normes donnent des recommandations sur la durabilité ou la résistance à la
flexion des BTC et sur leur usage ............................................................................................ 64
D’autres normes donnent la valeur de l’épaisseur du mur en terre en fonction de la résistance
à la compression (Tableau I-8, données concernent la technique du pisé). ............................. 64
Tableau I-9 Normes concernant l’épaisseur du mur en fonction des résistances à la
compression (TotalBoox et TBX, 2012). ................................................................................. 65
Tableau II-1Analyse granulométrique pour l'argile rouge ...................................................... 70
Tableau II-28Récapitulatif des limites d'Atterberg. (Sarmouk, 1998) .................................... 71
Tableau II-3 RESULTAT DE L’ESSAI PROCTOR T (Sarmouk, 1998) ............................ 72
Tableau II-4 Valeurs au bleu de méthylène par l’essai à la tâche ............................................ 74
Tableau III-1Hauteur et nombre de niveaux selon le RPA ...................................................... 84
Tableau III-2 Distances maximales entre les murs porteurs selon zone sismique ................... 85
Tableau III-3 Coefficient de sécurité partielle γm sur le matériau maçonnerie ........................ 90
L'écart entre deux joints verticaux successifs doit être supérieur ou égal au 1/4 de la
longueur de la brique (voir tableauIII-4). ........................................................................... 93
Tableau III-5 les règles des joints de mortier à respecter en fonction de la nature du matériau
.................................................................................................................................................. 93
Tableau III-6 Valeurs tolérées du coefficient de capillarité C ............................................... 103
Tableau III-7 Valeur du Coefficient α .................................................................................... 105
Tableau III-8 Valeur de K ...................................................................................................... 106
Tableau III-9Valeur de Kf ...................................................................................................... 107
Tableau III-10 Valeurs de 4 ‫ ּת‬et ‫ּת‬lim i .............................................................................. 107
Tableau III-11 Valeur de Φ .................................................................................................... 111
Tableau III-12 Valeur de η ..................................................................................................... 111
Tableau III-13Valeur de mld .................................................................................................. 111
Tableau III-14 des compositions d'enduit à titre indicatif ...................................................... 123

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