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Évaluation des politiques publiques : enjeux et méthodes

L'évaluation des politiques publiques est un processus complexe visant à mesurer l'efficacité, l'efficience et l'impact des programmes, tout en tenant compte des coûts et des bénéfices pour le bien-être collectif. Elle peut être réalisée à différents moments du cycle de vie d'une politique et nécessite une préparation rigoureuse pour garantir des résultats fiables et pertinents. Les défis incluent la définition d'objectifs clairs, la mesure des résultats et l'assurance de l'indépendance de l'évaluation.

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Évaluation des politiques publiques : enjeux et méthodes

L'évaluation des politiques publiques est un processus complexe visant à mesurer l'efficacité, l'efficience et l'impact des programmes, tout en tenant compte des coûts et des bénéfices pour le bien-être collectif. Elle peut être réalisée à différents moments du cycle de vie d'une politique et nécessite une préparation rigoureuse pour garantir des résultats fiables et pertinents. Les défis incluent la définition d'objectifs clairs, la mesure des résultats et l'assurance de l'indépendance de l'évaluation.

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Il n’existe pas de recette universelle pour l’évaluation des politiques publiques, car elle

est un processus complexe et multidimensionnel, en raison de la nature souvent vague


des objectifs et méthodes, des difficultés de mesure des résultats et des réticences
politiques.

L’évaluation est censée devenir un pilier du management et de la gouvernance publique.


Elle génère de nouvelles informations et connaissances pouvant optimiser le
processus de prise de décision ainsi que l’utilisation des ressources rares en vue
d’améliorer le bien-être collectif ( qui définit comme une agrégation de surplus réalisés
par tous les acteurs).

L'évaluation se définit comme une démarche scientifique rigoureuse qui examine de


façon objective les processus et les effets d'un programme public, et qui, en fonction de
critères définis, porte un jugement sur ses avantages et vise à savoir si les dépenses
engagées pour l’action publique sont utilisées de façon efficiente, compte tenu de tous
les autres usages possibles et options de placement de ces dépenses. En pratique, le
défi consiste à quantifier, chiffrer et prévoir dans le temps, l’ensemble des
conséquences projetées d'un projet par rapport à la situation initiale; les incidences à
prendre en compte concernent autant les coûts que les avantages anticipés du projet.

L'évaluation se distingue des autres formes et pratiques comme le contrôle, le suivi et


l’audit. En outre, l’évaluation économique se distingue de l’évaluation monétaire et de
l’évaluation financière. Ces 3 familles ont des portés différentes et des enjeux distincts.

l’évaluation financière se fait du point de vue des acteurs (entreprises,


consommateurs, Investisseurs..). L’évaluation monétaire : Utilise les prix courants du
marché sans les corriger et sans questionner leurs implications et ne tient pas
nécessairement compte du bien-être collectif (lié aux intérêts plutôt privés). Dans
l’évaluation économique les différents indicateurs doivent être ajustés de façon à tenir
compte du contexte global de l’économie et du bien-être collectif de la société dans son
ensemble, en faisant appel à diverses méthodes d’investigation (qualitatives,
qualitatives, mixtes..), et en établissant les relations de cause à effet afin de cerner les
facteurs expliquant le mieux le niveau de performance, avec les prix qui sont efficaces
et qui reflètent l’utilité et la rareté, c’est-à-dire qui ne sont pas subventionnés ou
perturbés par les impôts et taxes.

L’évaluation peut être réalisée à différents moments du cycle de vie d’une politique et
représente un moyen de veille et de suivi qui peuvent sonner l’alarme quand des
décisions maladroites ont été prises :

• Ex ante (Sommative) : On parle bien d’un dépistage Précoce de la mauvaise


gouvernance. L’évaluation se fait avant la mise en œuvre de la politique, en
analysant les impacts contrefactuels et en s’appuyant sur des techniques de
projection et d’actualisations des monétaires et des coûts anticipés.

L’évaluation des impacts contrefactuels permet d’estimer l’effet causal en comparant


les résultats obtenus d’un groupe traité à ceux d’un groupe témoin. On trouve évaluation
expérimentale ; évaluation quasi-expérimentale ; Non expérimentale.

• Ex post(Sommative) : après la mise en œuvre de la politique, pour en mesurer


les effets réels. Se fait avec des personnes issues l’extérieur des organisations
pour tirer des conclusions et avoir des recommandations sur la façon de faire
mieux les prochaines fois.
• En continu(Formative) : tout au long de la mise en œuvre de la politique, pour en
piloter le déroulement et en ajuster si nécessaire. Les orientation peuvent se
traduire par la modification, le maintien ou la mise en œuvre d’un nouveau
programme. Elle vise la validité interne des résultats et se fait avec les personnes
qui participent au développement de ce programme .
• Comparative : Pour comparer les prédictions ex ante aux résultats ex post

Objectifs de l’évaluation des politiques publiques :

L’évaluation des politiques publiques est un outil essentiel pour la gouvernance


publique. Elle permet de :

• Améliorer les politiques publiques: En examinant l’efficacité, la pertinence,


l’efficience et l’impact afin de proposer des recommandations et aider à la prise
des décisions éclairés.
• Informer la décision publique : Fournir aux décideurs publics des informations
et des éléments de preuve pour étayer les choix politiques et pour prendre des
décisions éclairés.
• Renforcer la transparence et la redevabilité : Permettre de comprendre
comment l’argent public est utilisé et permettre aussi de renforcer la
responsabilisation à travers l’exigence de la reddition des comptes.

Défis de l’évaluation des politiques publiques :

• Définir des objectifs clairs et mesurables : Parfois il faut intégrer un ensemble


plus large d’objectifs auxquels le programme pourrait, d’une façon ou d’une
autre, ajouter de la valeur sociale en modifiant les paramètres, afin de pouvoir
mieux évaluer son efficacité et ses avantages.
• Mesurer les résultats : Parfois des programmes échouant dans l’atteinte de
leurs objectifs peuvent engendrer des effets positifs majeurs au regard de
l’amélioration du bien-être dans le long terme. L’intervention en tant que telle a
des effets indirecte, latents, induits, intangibles, qui peuvent être positifs ou
négatifs et qui peuvent aller au-delà des bénéficiaires directs. Ceci constitue une
difficulté, car il faut se demander jusqu’où nous devons aller dans la prise en
compte et l’addiction des effets. Il faut avoir une logique permettant de
modéliser l’ensemble des coûts et des avantages, ainsi que les enjeux liés aux
externalités.
• Assurer l’indépendance et l’impartialité de l’évaluation : L’évaluation doit être
indépendante et impartiale afin d’être crédible.
• Communiquer les résultats de l’évaluation : D’une manière claire et concise.
Le bon sens veut savoir si les dépenses et les sacrifices engagés dans le cadre
d’une action publique procurent au moins autant de bénéfices et d’avantages
pour la société.
l'auteur propose de distinguer deux types de documents d'analyse : les
documents factuels destinés à informer le public sur les effets anticipés de la
réglementation, et les documents confidentiels destinés à convaincre les
décideurs politiques de l'option recommandée.

Étapes clés d’une évaluation : Organisation et déroulement d'une évaluation

Une politique est évaluable si on dispose dès son adoption d’informations


documentée et fiables sur ses finalités, ses moyens et ses coûts. On ne peut pas
élaborer une évaluation économique sans un devis de recherche évaluatif
préalablement défini en passant par de nombreuses étapes et opérations concrètes à
mener avant, pendant et après ce processus évaluatif afin de s’assurer de la fiabilité et
la validité des résultats. L’élaboration de tels devis permet de construire un plan
d’action et un ensemble d’outillage ( problématique, questionnaire, méthode, critère,
indicateurs, etc…), en adoptant des approches évaluatives précises pour baliser et
cadrer les analyses :

• Approche par les processus : Évalue les opérations et les procédures de


fonctionnement du programme. L’accent est davantage mis sur les moyens.
• Approche par les résultats : les résultats et les impacts sont mesurés en
matière de rentabilité sociale ou bénéfice collectifs
• Approche par les effets : Consiste à apprécier les programmes au regard des
impacts et des effets des interventions examinées.

La réussite d’une évaluation dépend en grande partie de la qualité de sa préparation.


Investir du temps dans la planification peut permettre d’économiser des ressources et
d’obtenir des données de meilleure qualité. Voici les étapes à respecter :

• Mandat d’évaluation : Le commanditaire confie la responsabilité de l’évaluation


à un évaluateur ou à une instance d’évaluation.
• Projet d’évaluation : Il précise ses attentes et trace les contours et les limites, en
définissant clairement les objectifs et les méthodes appropriées et en
déterminant un calendrier réaliste et un budget adéquat pour l'évaluation.-->
Les questions évaluatives :
La pertinence : Examiner la raison d’être, en cherchant les problématiques qui
doivent justifier les dépenses ayant permis la mise en œuvre d’un programme
public plutôt qu’un autre.
La mise en œuvre : Modus operandi, cherche à comprendre les modalités de
concrétisation sur le terrain
L’efficacité : Examiner le niveau d’atteinte des objectifs visés.
L’efficience : Fait référence à la transformation au meilleur rendement. Il s’agit
d’apprécier dans quelle mesure les ressources sont utilisées de manière
optimale pour produire de la valeur.
l’efficacité selon l’économiste Italien Pareto : « une allocation des ressources est
efficace s’il n’est pas possible de la modifier de manière à améliorer le bien-être
d’un individu sans réduire le bien-être d’une autre individu ». Une allocation
optimale exclut tout gaspillage des ressources et implique une maximisation du
bien-être collectif. Cette définition a été revue avec le concept Kaldor-Hicks, qui
a introduit un nouveau principe de compensation des perdants (Lésés).
L’économie : Consiste à Savoir si l’on minimise les coût et les dépenses sous
contrainte de production d’un bien public donné et dans un contexte donné.
L’impact : les retombés sur les plans social et économique.
• Études d’évaluation : Elles permettent de collecter et d’analyser les données
nécessaires en mettant en œuvre différentes techniques (enquêtes,
observations, analyses documentaires, modélisations, etc.) pour répondre aux
questions définies dans le projet d’évaluation. Mettre en place un dispositif de
pilotage de l'évaluation.
• Rapport d’évaluation : Il présente les résultats de l’évaluation, les conclusions
et les recommandations.
• Diffusion et utilisation des résultats : L’évaluation doit produire des
connaissances et alimenter le débat public afin d’assurer la transparence.

Il faut aussi mentionner l’importance de la concertation lors d’une évaluation, car elle
permet de prendre en compte les préoccupations et les perspectives de toutes les
parties prenantes, ce qui aboutit á réduire les risques et á assurer une large acceptation
et recommandations.

L'importance de l'instance d'évaluation

La mise en place d’un dispositif de pilotage, tel qu’une instance d’évaluation, joue un
rôle essentiel dans l’articulation entre les exigences politiques, managériales et
scientifiques de l’évaluation. Cette instance favorise la pluralité des points de vue et
assure la qualité et la pertinence de l’évaluation. Elle est composée de différents
acteurs, tels que des représentants du commanditaire, des experts et des parties
prenantes concernées par l'évaluation.

Les missions de l'instance d'évaluation sont les suivantes :

• Piloter l'évaluation et veiller au respect du calendrier et du budget


• Valider les résultats de l'évaluation
• Rédiger le rapport d'évaluation
• Diffuser les résultats de l'évaluation et promouvoir leur utilisation

En France, le modèle privilégié est celui d’une instance d’évaluation pluraliste. Malgré
ses avantages, elle est critiquée pour sa lourdeur et son risque de restreindre la diversité
des questions et des interprétations. Ce qui impose la nécessité de définir de critères
légitimes et rigoureuse, guidée par des valeurs et des principes déontologiques, telles
que l’impartialité et la transparence, en s’appuyant sur des mécanismes de validation
de la qualité de l’évaluation.

Rectification et estimation des prix


L'évaluateur économiste ne doit pas utiliser, sans les corriger, des systèmes de prix
comportant des distorsions et des imperfections diverses et variées. Cela mettrait en
doute la crédibilité des évaluations. Une évaluation économique valide doit utiliser des
prix efficients et fables du point de vue de l’économie publique, en utilisant diverses
méthodes de rectification en faisant appel à des prix virtuels ou fictifs. La figure au
dessous, met en perspective deux défis méthodologiques. Le premier a trait aux prix
rectifier pour utiliser des prix efficients et capables de refléter la valeur des ressources
rares. Le second a trait à l'impératif d'inférer un prix économique à des ressources qui
n'ont pas de prix, puisqu'elles sont parfois intangibles, parfois simplement non
marchandes et non échangées moyennant un prix monétaire
• Multiplicateur de Lagrange
• Le prix de marché analogue
• Le coût d’opportunité du temps : Estimation du gain de temps obtenu grâce à
un programme.
• Le taux d’actualisation
• La valeur statique d’une vie : Estimation de la gain perdus( Manque à gagner).
• L’évaluation des actifs non marchands
• La méthode des prix hédoniques
• La méthode des coûts de voyage(MCV) : Consiste à évaluer des attributs précis
et présents dans des sites récréatifs accessibles par des dépenses en transport.
• Salaire fictif

L’actualisation : La valeur actualisée nette (VAN)→ Taux d’escompte social

La valeur actualisée nette permet de ramener le flux monétaires futurs au présent. Il est
tributaire du choix du taux d’actualisation, et il va sans dire que plus le taux
d'actualisation est élevé, plus la valeur actuelle d'un flux ou d'un montant futur est
basse. Plus le taux d'actualisation est fort, plus on déprécie le futur par rapport au
présent. Le taux d'actualisation est présenté comme un taux de substitution entre le
présent et le futur et qui intègre les paramètres que les acteurs économiques prennent
en compte pour investir, s'engager dans les programmes publics, prendre des risques
plus ou moins importants.

Il va sans dire que le voyagement de l’argent dans le temps s’appuie sur le choix d’un
coût actualisé ou d’un coût d'option de capital
Le taux d’actualisation permet d’estimer ou d'ajuster la valeur future aux
préoccupations, voire aux préférences, du moment présent, le moment où la décision
se prend. Il prend en compte la rareté du capital, l’inflation, le risque, le taux
d’intérêt, la patience ou l’impatience du gouvernement face aux investissements
différé.

VAN résulte de la somme actualisée de tous les flux économiques du projet. Cette
indicateur présente donc la création de richesse nette engendrée par l’intervention.

• A → les avantages
• C → les coûts engendrés Par l’investissements
• T → L’horizon temporel considéré
• I → le taux d’actualisation retenu

➢ L’actualisation permet de déterminer la valeur des montants futurs en


termes présent→ VP=VF(1+i)^-n , coût de renonciation
➢ La capitalisation permet de déterminer la valeur futur de montants présents
→ VF=VP(1+i)^n

Les deux aspects reflètent le prix du temps.(Convertisseur monétaire )

➢ Le ratio coûts-avantages(RCA) = VAN(a)/VAN(c)

L’évaluation coûts-avantages : (ECA) : Concerne la mesure de la performance


appréciée d’un point de vue économique, au regard de tous avantages accumulés
durant la durée de vie d’un programme, moins tous les coûts engagés pour mener
l’activité du programme ainsi que les coûts de fonctionnement. L’ECA calcule le
bénéfice social net pour chaque politique alternative. Elle vise à déterminer comment
un projet augmente ou réduit le bien-être collectif.

C’est seulement en comparant l’ensemble des avantages avec l’ensemble des coûts sur
la durée de l’intervention du programme public qu’on peut se prononcer quant à la
rentabilité et au rendement → bénéfices nets

La maximisation des retombées : Stratégie de gestion de l’efficience


économique → (Extrant et Intrants) →Faire plus avec plus / Plus avec moins / Plus
avec autant/ Autant avec moins / Moins avec moins

L’horizon temporel : l’ECA se déploie au regard d’une intervention qui se réalise selon
un cycle de vie marqué par le temps, l’espace et dans un contexte donné. La dimension
temporelle des effets et des coûts liés à l’intervention ne sont pas nécessairement
synchronisées et n’arrivent par avec les mêmes intensités et échelonnement dans le
temps. L’argent est vulnérable au passage du temps pour plusieurs motifs, notamment
le coût d’opportunité du capital ainsi que l’inflation

Les huit étapes de l’analyse de rendement avec la méthode Coût-Avantage

1. Déterminer la problématique et les possibilités d’interventions : En


privilégiant le point de vue de la société et en s’appuyant sur une logique de
comparaison des avantages et des coûts du projet avec ceux d’autres scénarios
d’interventions.
2. Établir le cycle de vie comme horizon temporel : La comparaison du
rendement de programmes n’ayant pas la même durée de vie peut générer des
biais majeurs et des erreurs dans le jugement et la prise de décision.
3. Quantifier et mesurer les flux des coûts et avantages : Inventorier les divers
avantages et coûts puis récolter les données afin de pouvoir estimer et attribuer
une valeur monétaire aux biens et aux impacts tangible et intangible, tout en
prenant en compte le bien-être collectif. → Méthode pour attribuer une valeur
monétaire à des biens non marchands : monétarisation des biens non
marchands
• Méthode hédonique : Deviser le bien en différentes caractéristiques
marchandes en fonction de ses attributs. Elle peut être utilisée pour évaluer la
valeur d’un attribut non marchand incorporé dans un bien marchand.
• Méthode Contingente(MEC) : Repose sur des enquêtes et des sondages visant à
connaître le consentement à payer pour la ressource étudiée. Lorsque le
contexte ne permet pas se procéder à une importante collecte de données, les
aspects non marchands peuvent être traités de manière qualitative. La MEC doit
s’assurer que les individus sondés soient représentatifs ainsi que bien cadrer et
préciser les informations et critères du marché et produits à étudier. Il faut
également Simuler des modalités et conditions de paiement.
4. L’analyse de sensibilité : Permet d’établir le niveau de confiance des résultats
obtenus. Elle vise à faire varier des paramètres importants du projet, afin
d’exposer la vulnérabilité des résultats de l’ECA aux variations marginales. Elle
permet de comprendre comment les incertitudes et les erreurs dans les données
d'entrée peuvent affecter les conclusions du modèle. En effet, plusieurs sources
d’incertitude accompagnant l’évaluation de programmes publics, il s’agit
notamment du taux d’actualisation, des techniques de monétarisation ou encore
dans la collecte de données.

L'analyse des risques: Une analyse de risque est un processus méthodique et


structuré visant à identifier, évaluer et gérer les risques potentiels associés à une
décision, une action ou un projet.
Un risque est caractérisé par : Sa gravité ; Sa probabilité d’occurrence

La matrice de criticité permet de déterminer quels sont les risques acceptables et


inacceptables.

Administration des prix et de la tarification

Les politiques publiques ont tendance à agir contre les problématiques sociales en
utilisant Les prix et la tarification comme instruments d’intervention basée sur
l’administration des prix, la tarification approximative, la gestion de l’offre (ou de la
demande) à travers les taxes, les impôts, les subventions ou les systèmes de Quotas et
de réglementation. Ce qui peut Fausser les règles du jeu économique et crée des
altérations( de la vérité des prix et tarifs) et donc des distorsions, réduisant l’efficience
économique et le bien-être collectif, en pénalisant davantage un agent économique au
détriment d’un autre. Cela dit, le fardeau de la taxe sera départagés selon le jeux de
l’élasticité de la demande et de l’offre. Plus l’élasticité est faible, plus lourd est le
fardeau de la taxe pour les acteurs. Une taxe mal raisonnée ou injustifiée crée une perte
et un manque à gagner dans le bien être collectif .

Les politiques publiques agissant sur le prix :

en fixant un prix inférieur au prix du marché (Un prix plafond: Artificiellement bas→
faisant que l’offre est plus faible que la demande) une démarche visant à favoriser le
consommateur et à pénaliser les offreurs. Très souvent, le plafonnement des prix finit
par générer des pénuries, et parfois des circuits non officiels et des marchés parallèles,
ou encore des réseaux de commercialisation capables de profiter de la situation pour
créer des rentes de situation.

ou en augmentant le prix par rapport à celui de l’équilibre (Un prix plancher :


Artificiellement élevé→ Surproduction, faisant que l’offre excède la demande,
Engendrer un surplus que le gouvernement doit acheter) une démarche visant à
protéger les offreurs→ le salaire minimum constitue un exemple de prix plancher, le but
étant de protéger les offreurs de la force de travail en leur assurant un revenu décent .

Imposer un quotas de production. Les entreprises ont des part de marché et des règles
strictes régentent l’entrée de nouvelles entreprises dans l’industrie. L’objectif consiste à
réguler l’offre et à faire produire une quantité inférieure à celle d'un marché sans
intervention du gouvernement.

La taxation réside dans la volonté du gouvernement d’infléchir certains comportements


jugés inefficaces et permet de corriger les situations marquées par les externalités négatives.

Les élasticités : permet de quantifier la sensibilité des offreurs ou des acheteurs à la


variation des prix et des revenus.

L’élasticité de la demande-prix : mesure la sensibilité de la demande d’un bien à la


suite d’une variation de 1% du prix → E=( ◇Qx ×Px)/(◇Px × Qx)

Plusieurs déterminant sont influents, tel que la présence de bien complémentaire,


changement brusque des préférences, le statut du bien (Première nécessité ou de luxe),
le poids budgétaire et la durée (à court terme, les consommateurs n’arrivent pas à
s’ajuster correctement pour Atténuer l’effet de la variation des prix ; à long terme,
l’élasticité risque d’être plus forte que dans le court terme.

L’élasticité croisée de la demande : mesure la sensibilité de la quantité demandée


d’un bien aux variations du prix d’un autre bien→ E=( ◇Qx ×Py)/(◇Py × Qx)

En somme, l'impact de la taxe dépend du niveau de l'élasticité relative par rapport au


prix, tant de la demande agrégée que de l'offre agrégée. En revanche, si l'élasticité de la
demande est supérieure à l’élasticité de l’offre, le producteur subit la plus grande part
du fardeau de la taxe. De même, pour une demande parfaitement élastique, c'est le
producteur qui assumera la totalité de la taxe. A contrario, si l’élasticité offre-prix
dépasse l'élasticité demande-prix, le consommateur supportera le plus grand fardeau
de la taxe. Aussi, avec une demande parfaitement inélastique, le consommateur
déboursera la totalité de la taxe.

L’évaluateur économiste doit réaliser que les taxes ou les subventions peuvent avoir des
effets négatifs sur le bien, et ce, dépendamment les élasticités de l’offre ou de la
demande, car ils font déplacer la quantité d’équilibre.

La tarification du bien public et l’entreprise étatique

Les sociétés d'État et les entreprises publiques sont amenées à tarifer leurs biens et
leurs services de façon à couvrir les coûts moyens de production, sans vouloir faire des
profits nets ou encore ambitionner l’efficience économique.

Le choix de la tarification du bien public est essentiel à la viabilité des programmes


publics en reflétant la juste valeur, afin de s’assurer que les avantages collectifs
couvrent les coûts de ses investissements et des dépenses fiscales qui leur sont liées,
mais ainsi, afin de mieux mesurer les impacts et le rendement réel du programme à
l’étude. Plusieurs mécanismes peuvent être envisagés, pour rétablir l’efficience
économique et s’assurer que le bien-être collectif soit optimisé. Il va sans dire que la
logique d’optimisation cherche à maximiser le surplus collectif, et ce, avec la capacité à
payer des usagers d’un côté et la viabilité du programme envisagé de l’autre.

• La tarification au coût marginal


• La tarification au coût moyen
• La tarification discriminante : Faire payer selon le client ciblé.
• La tarification en deux parties : Prix de base + Prix à payer selon le service
• La tarification en périodes : de Périodes de pointe et période de très faible
achalandage

En présence d'externalité négative, la taxe gouvernementale permettra d'internaliser


l’externalité, de façon à ce que le prix de vente, taxe incluse, reflète le coût marginal
social du produit en question. En présence d'une externalité positive, la subvention
gouvernementale vient réduire le coût marginal et ajuste le prix de vente, rétablissant
l'optimum social.

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