introduction
au concept
d’entreprise
M. Mohamed Sidibé
C’est quoi une
entreprise ? Différentes définitions
dérivé du verbe entreprendre, prendre
entre ses mains, prendre un risque, relever
un défi, oser un objectif, composé du
préfixe entre-, du latin inter, entre, et du
verbe prendre, du latin prehendere,
prendre, saisir, s'emparer de.
D’après l’INSEE, l’entreprise est une « unité
économique, juridiquement autonome
dont la fonction principale est de produire
des biens ou des services pour le marché ».
Autrement dit, il y a entreprise dès que des
personnes mobilisent leur talent et leur
énergie, rassemblent des moyens
matériels et de l’argent pour apporter un
produit ou un service à des clients.
Une entreprise est une organisation
humaine dont le but est de produire des
C’est quoi une
biens ou des services en vue de les délivrer
entreprise ?
à des clients, cela dans un but d’équilibre
ou d’excédent financier (rentabilité).
C’est quoi une
une personne morale
entreprise ?
C’est quoi une
un ensemble de contrat
entreprise ?
Une entreprise est une organisation complexe
et ouverte, largement interfacée avec d’autres
C’est quoi une
acteurs économiques et notamment les
entreprise ?
fournisseurs, les clients, l’Etat et les organismes
sociaux.
C’est quoi une
Un lieu de confrontation sociale
entreprise ?
Une entreprise également
appelée firme, compagnie, société et
familièrement boîte ou business est
une organisation ou une unité
institutionnelle, mue par un projet décliné
en stratégie, en politiques et en plans
d'action, dont le but est de produire et de
fournir des biens ou des services à
destination d'un ensemble de clients, en
réalisant un équilibre de ses comptes de
charges et de produits.
Système
Finalisé C’est quoi une
Ouvert entreprise ?
Piloté
Système
Finalisé
Ouvert
Piloté
C’est quoi une
entreprise ?
Propriété
But
Les types Business C’est quoi une
entreprise ?
d’entreprises Domaines d’activité
Statut juridique
Taille
Entreprise publique ou entreprise d'État
Propriété Entreprise privée
Entreprise Une entreprise publique est une entreprise
sur laquelle l'État peut exercer
publique directement ou indirectement une
influence dominante du fait de la propriété
ou ou de la participation financière, en
entreprise disposant soit de la majorité du capital,
soit de la majorité des voix attachées aux
d'État parts émises.
Une entreprise privée est une
Entreprise entreprise qui appartient en
privée totalité ou majoritairement à des
personnes physiques ou morales.
But de A but lucratif
l'opération A but non lucratif
Une organisation à but lucratif est une
entreprise qui a pour objectif principal de
maximiser la rentabilité. A but lucratif
minimise les dépenses, maximise les
but revenus et verse des bénéfices aux
actionnaires de la société ou est réinvesti
lucratif dans la société pour développer ses
activités. Les entreprises à but lucratif
appartiennent aux actionnaires qui
achètent des actions et investissent leur
capital dans l'entreprise.
Une organisation à but non lucratif ne
fonctionne pas dans le but de réaliser un
profit. L'objectif principal d'une
organisation à but non lucratif est plutôt le
but non bien-être de la société. Une organisation à
but non lucratif n'appartient à personne et
lucratif ne verse donc pas de dividendes ni de
bénéfices aux actionnaires. Le revenu
généré par un organisme sans but lucratif
sert plutôt à financer les activités de
l'organisation et à faire face aux dépenses.
B to B
B to C
Business B to G
B to B to C
B2B, BtoB, be to be, ou encore B 2 B qui
est une abréviation du terme anglais
business to business, est un terme qui est
utilisé pour désigner l’ensemble des
relations commerciales entre deux
entreprises. En français, on peut le
traduire par « commerce
interentreprises ».
Le sigle B to C ou B2C, littéralement
Business to Consumer représente
l’ensemble des transactions effectuées
entre une entreprise (Business) et un
consommateur privé (Consumer). Derrière
cette abréviation, on retrouve donc
l’ensemble des ventes de biens ou de
marchandises vendues par une entreprise
à destination d’un particulier.
Le Business to Government, plus généralement
appelé par son signe, BtoG ou B2G, peut être
traduit en français par « des entreprises vers le
gouvernement ». Dans cette configuration, le
terme « gouvernement » se réfère en fait
au secteur public dans sa globalité.
Le BtoG sert donc à caractériser les opérations
commerciales réalisées entre une entreprise et
une entité du secteur public. Les entreprises
étant les entités à l’origine de l’opération
commerciale et les organisations
gouvernementales, les clientes.
Dans la continuité, il est également
intéressant d’évoquer le B to B to
C, Business to business to consummer,
abréviation qui désigne l’activité des
entreprises qui commercialisent des biens
et des services auprès de sociétés qui,
elles-mêmes, les revendent au grand
public.
Le meilleure exemple à donner et celui
d’un grossiste qui vend des produits à une
boutique qui, elle-même les vends aux
consommateurs.
Domaines
d’activité
Le secteur primaire regroupe l'ensemble
des activités dont la finalité consiste en
une exploitation des ressources naturelles
: agriculture, pêche, forêts, mines,
gisements.
Le secteur secondaire regroupe
l'ensemble des activités consistant en une
transformation plus ou moins élaborée
des matières premières (industries
manufacturières, construction).
Le secteur tertiaire recouvre un vaste
champ d'activités qui s'étend du
commerce à l'administration, en passant
par les transports, les activités financières
et immobilières, les services aux
entreprises et services aux particuliers,
l'éducation, la santé et l'action sociale.
tertiaire principalement marchand
(commerce, transports, activités
financières, services rendus aux
entreprises, services rendus aux
particuliers, hébergement-restauration,
immobilier, information-communication)
tertiaire principalement non-marchand
(administration publique, enseignement,
santé humaine, action sociale).
Entreprise Individuelle (EI)
Entreprise Individuelle à Responsabilité
Limitée (EIRL)
Société à Responsabilité Limitée (SARL)
Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité
Limitée (EURL)
Société d’Exercice Libéral à Responsabilité
Limitée (SELARL)
Société Anonyme (SA)
Société par Actions Simplifiée (SAS)
Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle
(SASU)
Société en Nom Collectif (SNC)
Société Civile Professionnelle (SCP)
Capital social Rédaction des
Type d’entreprise Nombre de personnes Responsabilité
minimum statuts
Entreprise Individuelle (EI) 1 Illimitée Aucun Non
Entreprise Individuelle à Responsabilité
1 Limitée Aucun Non
Limitée (EIRL)
Société à Responsabilité Limitée (SARL) de 2 à 100 Limitée 1€ Oui
Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité
1 Limitée 1€ Oui
Limitée (EURL)
Société d’Exercice Libéral à Responsabilité
2 et plus Limitée 1€ Oui
Limitée (SELARL)
Non cotée en bourse :
2 et plus
Société Anonyme (SA) Limitée 37 000 € Oui
Cotée en bourse : 7 et
plus
Société par Actions Simplifiée (SAS) 2 et plus Limitée 1€ Oui
Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle
1 Limitée 1€ Oui
(SASU)
Société en Nom Collectif (SNC) 2 et plus Indéfinie et solidaire Aucun Oui
Société Civile Professionnelle (SCP) 2 et plus Indéfinie et solidaire Aucun Oui
Une entreprise individuelle est une forme
simplifiée d’entreprise. Toute personne de plus
de 18 ans peut déclarer ce type d’entreprise et
devenir alors entrepreneur individuel. Il n’est pas
possible d’avoir un associé avec ce statut.
L’entrepreneur individuel peut créer son
entreprise rapidement, sans devoir constituer
un capital minimum. Cependant, ce statut
implique une responsabilité totale et infinie des
dettes professionnelles sur l’ensemble du
patrimoine personnel, à l’exception de la
résidence principale.
L'entrepreneur individuel à responsabilité
limitée (EIRL) est un statut qui permet à
l’entrepreneur de limiter sa responsabilité
financière grâce à un patrimoine
spécialement dédié à l’activité
professionnelle. Le patrimoine personnel
n’est ainsi pas engagé.
La SARL (société à responsabilité limitée)
est la forme de société la plus répandue.
Elle est constituée par deux associés au
minimum (ou par un seul associé
lorsqu’elle prend la forme d’une SARL
unipersonnelle). En SARL, la
responsabilité des associés est limitée au
montant de leurs apports. Elle peut
s'adapter à de nombreuses situations, d'où
son surnom de société "passe-partout".
La Société anonyme (SA) est une société
de capitaux dont le mode de gouvernance
correspond au fonctionnement des grands
comptes et des entreprises désireuses de
s’introduire en bourse. La SA doit compter
au moins 2 actionnaires, ou 7 si elle est
cotée en bourse, pour un capital social
minimum de 10 000 000 fcfa au Mali.
La Société en Nom Collectif (SNC) est une
société de personnes. Les associés sont
responsables indéfiniment et
solidairement des dettes de la société et
les parts sociales ne sont pas librement
cessibles. La SNC est généralement créée
par les membres d’une même famille en
vue d’exploiter une activité en commun.
Une SNC vouée à croître sera alors
transformée en société en commandite
par actions.
Les apports en numéraire
Les apports en industrie
Les apports en nature
Les apports en numéraire sont les
apports réalisés en argent. Attention, il
n’est pas question d’apporter des sommes
de manière totalement libre. L’argent doit
être déposé sur un compte au nom de la
société, où il est ensuite bloqué jusqu’au
moment de l’immatriculation effective.
Il est possible de réaliser une libération
partielle du capital, c’est-à-dire un apport
limité lors de la création (20% dans
une SARL, 50% dans une SAS). Le reste
est apporté ensuite, et on parle alors de
« libération du capital », dans un délai
prévu par la Loi.
Les apports en industrie désignent les
apports sous forme de travail réalisé par
un associé. Il s’agit d’un type d’apport qui
ne va pas venir s’ajouter à la constitution
du capital social de l’entreprise. En effet,
l’apport en industrie donne le droit à
l’apporteur de bénéficier de parts sociales
ou d’actions en échange du travail qu’il
réalise. Comment déterminer la valeur
d’un apport en industrie ? En évaluant le
montant que l’entreprise aurait dû
dépenser pour obtenir le même travail que
celui réalisé par l’apporteur.
Les apports en nature peuvent prendre des
formes très variables. Il est ainsi possible de
réaliser des apports en matériel, des apports en
clientèle, ou encore sous forme de brevets ou de
marques. Ces apports vont venir pour former le
capital social d’une entreprise. Comment ? Grâce
à une évaluation pour déterminer la valeur de
chaque apport en nature. En effet, alors qu’il
est simple d’évaluer un apport en numéraire
(c’est-à-dire en argent), l’apport en nature
nécessite une évaluation préalable qui va ensuite
donner lieu à une équivalence en nombre de
parts sociales ou en nombre d’actions dans un
traité d’apport.
Micro entreprise 0
Très petite entreprise 1 à 9
Petite entreprise 10 à 49
Taille Moyenne entreprise 50 à 499
Grande entreprise De 500 à 999
Très grande entreprise Plus de 1000
Merci