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Budget militaire de l'Arizona : enjeux et défis

Le budget militaire de l'Arizona a été voté tardivement et présente des lacunes, mais il respecte la norme de l'OTAN de 2% du PIB, augmentant les dépenses militaires de 8 à 12 milliards d'euros. Alors que l'OTAN envisage d'atteindre 5% d'ici 2035, les partis politiques de l'Arizona sont divisés sur cette augmentation, qui pourrait nécessiter des ajustements budgétaires significatifs. Les discussions actuelles portent sur l'acquisition d'équipements militaires coûteux, soulevant des questions sur le financement et les impacts sur les services publics et les prestations sociales.

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Budget militaire de l'Arizona : enjeux et défis

Le budget militaire de l'Arizona a été voté tardivement et présente des lacunes, mais il respecte la norme de l'OTAN de 2% du PIB, augmentant les dépenses militaires de 8 à 12 milliards d'euros. Alors que l'OTAN envisage d'atteindre 5% d'ici 2035, les partis politiques de l'Arizona sont divisés sur cette augmentation, qui pourrait nécessiter des ajustements budgétaires significatifs. Les discussions actuelles portent sur l'acquisition d'équipements militaires coûteux, soulevant des questions sur le financement et les impacts sur les services publics et les prestations sociales.

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Déjà parce qu’il est voté très tard, quasi fin juin.

Si les chiffres ne collent pas,


l’Arizona pourra se retrancher derrière cet argument, qui n’est pas faux. En plus,
il est truffé de trous, c’est ce que dit le Bureau du Plan, la Banque nationale, etc.
Mais ce budget respecte la norme OTAN de 2% du PIB, la richesse produite par
an, 2% consacrés à des dépenses militaires. On passe donc, d’un claquement de
doigts, de 8 milliards de dépenses par an, en 2024, à 12 milliards, cette année.
Notre pays n’a pas trop eu le choix, à cause du contexte international, de la
pression et des menaces américaines. Donc, va pour 2%, même si, un peu
comme le tax shift du gouvernement Michel, le financement structurel de ces
2%, au-delà de 2026, n’existe tout simplement pas. Pour 2025, le gouvernement
Arizona a reçu un prêt européen de 2 milliards, il y a aussi 1 milliard prélevé sur
les avoirs russes gelés chez nous, ou encore un dividende exceptionnel de
Belfius.
Pour 2026, il faut trouver 4 milliards, juste pour rester à 2%.
Alors que l’OTAN demande désormais de passer, à terme, à 5% de dépenses du
PIB.
Faire semblant d’y croire
Ces 5%, dans les déclarations publiques, les autres partis de l’Arizona n’en
veulent pas. Et pourtant, c’est la position qui sera défendue par nos ministres
lors du sommet de La Haye : c’est compliqué d’être le vilain petit canard quand
votre capitale accueille le siège de l’OTAN.
Bertrand Henne en a parlé mardi, ces 5%, ils se décomposent en 2 parties : 3-
3,5% de pures dépenses militaires, et 1,5-2% où on pourrait mettre plein de
choses comme certains investissements dans le rail, les infrastructures en
général, le cyber, les hôpitaux. L’OTAN appelle ça des "opérations
multidomaines". Les travaux sur la E411, autoroute censée amener des troupes
en soutien du Luxembourg, je caricature, mais ça peut faire partie du 1,5-2%.
Et puis, très bonne nouvelle pour la Belgique : les pays de l’OTAN semblent s’être
entendus pour atteindre ces fameux 5% au plus tard en 2035, dans 10 ans, dans
deux législatures. Ça ne sera pas de trop vu les doutes au sein de l’Arizona sur la
faisabilité budgétaire de cet objectif.
Et puis, d’ici là, si l’un ou l’autre dirigeant belliqueux ou instable pouvait céder sa
place, peut-être, peut-être que cet objectif pourrait évoluer.
Ces 5%, c’est aussi l’intégralité des dépenses publiques fédérales, hors sécu. Ces
5%, selon un professeur de l’université de Gand, cela représente 6000€ de
pouvoirs d’achat pour chaque ménage belge, l’équivalent de nos dépenses
annuelles en nourriture.
"Qu’est-ce que j’vais faire de tout cet oseille ?"
Que faire de ces 2 ou 5% du PIB ? C’est l’objet de trois comités ministériels
restreints, 3 kern, le premier hier soir, et les deux autres, d’ici le sommet de
l’OTAN, mardi. L’Echo révèle, ce matin, que la Belgique va acheter neuf batteries
de missiles antiaériens américano-norvégiens. Hier, le ministre des Affaires
étrangères, Maxime Prevot expliquait sur LN24 qu’un missile lancé depuis
Moscou mettrait 15 minutes pour atteindre Bruxelles. On a donc absolument
besoin de protéger notre ciel et ça coûte bonbon : 2 milliards et demi.
Dans les plans actuellement en discussion, on aimerait bien s’acheter des drones
supplémentaires, une frégate en plus. Et des F-35. Theo Francken souhaiterait
que dans les prochains jours, le gouvernement puisse annoncer l’achat de 21
nouveaux F-35. Le ticket de caisse est salé : 5 milliards d’euros.
Le parlement a longuement débattu de ces potentielles nouvelles dépenses lors
du débat budgétaire. Et la conclusion est assez simple : si on veut acheter tous
ces joujous, soit on quémande un prêt au niveau européen, de quoi encore
alourdir notre dette, soit on revoit à la baisse nos prestations sociales, les
services publics, soit on lève de nouvelles taxes.
Rien de bien engageant pour la majorité en place, et celles amenées à lui
succéder. Et une certitude : les décisions prises aujourd’hui auront un impact
énorme pour les 10-20 années à venir. C’est l’enjeu du moment.

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