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Classification des pratiques islamiques et extrémisme

Le document traite de la classification des degrés de pratique en Islam, distinguant entre mécréants, musulmans modérés et extrémistes. Il souligne que l'extrémisme, défini comme un excès dans la pratique religieuse, est condamné par l'Islam et que des groupes se réclamant de la rigueur islamique sont en réalité ignorants des fondements de la religion. Enfin, il appelle à une précision linguistique pour éviter les amalgames et préserver la justesse du discours islamique.

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Classification des pratiques islamiques et extrémisme

Le document traite de la classification des degrés de pratique en Islam, distinguant entre mécréants, musulmans modérés et extrémistes. Il souligne que l'extrémisme, défini comme un excès dans la pratique religieuse, est condamné par l'Islam et que des groupes se réclamant de la rigueur islamique sont en réalité ignorants des fondements de la religion. Enfin, il appelle à une précision linguistique pour éviter les amalgames et préserver la justesse du discours islamique.

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La classification des degrés de pratique en Islam et la notion d'extrémisme

L'Islam établit une gradation dans la pratique religieuse, qui peut être schématisée de la manière
suivante :

1. De 0 à 20 : Ceux qui rejettent l'Islam ou n'y adhèrent pas sont considérés comme mécréants (kuffar).

2. De 21 à 80 : Les musulmans, avec des nuances dans leur pratique :

- 21 à 30 : Ceux qui sont négligents dans leur religion.

- 30 à 70 : Ceux qui pratiquent modérément.

- 70 à 80 : Ceux qui sont rigoureux et assidus dans leur pratique.

3. De 81 à 100 : Ceux qui exagèrent (ghoulou), dépassant les limites de ce qui a été révélé et légiféré. Ils
sortent ainsi de l'Islam et deviennent mécréants. C'est précisément cette catégorie que l'Islam qualifie
d'extrémistes, en raison de leurs excès et déviations.

Le détournement du terme "extrémisme"

Aujourd'hui, certains manipulent ce mot pour :

- Stigmatiser les musulmans modérés (30-70) et rigoureux (70-80), alors qu'ils respectent pleinement les
enseignements islamiques.

- Glorifier à la fois les négligents (21-30) et les extrémistes (81-100), brouillant ainsi les repères de la foi
authentique.

L'Islam, religion du juste milieu

L'Islam est par essence la religion de l'équilibre (al-wasatiyya). Un musulman qui applique les préceptes
avec science et mesure ne peut être taxé d'extrémiste. Par exemple :

- La loi islamique offre des choix contextuels, comme la possibilité de pardonner ou d'appliquer une
peine légale (comme le talion).

- Opter pour la peine prescrite n'est pas un excès, mais l'application d'un droit divin juste et mesuré.

L'extrémisme (ghoulou) est une déviation condamnée par l'Islam, mais il ne faut pas confondre rigueur
dans la pratique et excès. Ceux qui amalgament ces notions trahissent soit une méconnaissance de la
religion, soit une volonté de dénaturer son message équilibré.

Argumentaire :
Il existe aujourd'hui des groupes se réclamant du "rigorisme" islamique mais en réalité sont des
ignorants des fondements et la méthode islamique.

Ces groupes se présentent comme les "vrais rigoristes" de l’Islam, prétendant incarner une pratique
pure et supérieure. Pourtant, l’Islam insiste sur le lien indissociable entre rigueur et connaissance (ʿilm).
Le Prophète (‫ )ﷺ‬a dit : « Quiconque emprunte un chemin pour acquérir une science, Allah lui facilitera
un chemin vers le Paradis » (Muslim).

Or, ces acteurs :

- Ignorent les règles de base du Coran et de la Sunna (ex. : l’interdiction de tuer un musulman sans
droit : « Quiconque tue intentionnellement un croyant, sa rétribution sera l’Enfer » [Coran 4:93]).

- Méconnaissent la méthodologie prophétique de réforme (comme la patience, l’éducation, et la


progression graduelle).

Leurs actions violent plusieurs piliers de l’éthique musulmane :

- Interdiction de tuer des innocents : Le Coran sanctifie la vie humaine (« Ne tuez pas l’âme qu’Allah a
rendue sacrée » [6:151]).

- Protection des lieux de culte : « Si Allah ne repoussait pas les gens les uns par les autres, les
monastères, les églises, les synagogues et les mosquées où le nom d’Allah est beaucoup invoqué,
auraient été détruits » [Coran 22:40].

- Rejet de l’extrémisme (ghoulou) : Le Prophète (‫ )ﷺ‬a averti : « Méfiez-vous de l’excès dans la religion,
car ceux qui vous ont précédés ont péri à cause de cela » (Ibn Majah).

La tradition islamique distingue :

- Les négligents (20-30/100) : Peu pratiquants mais toujours musulmans.

- Les rigoristes légitimes (70-80/100) : Savants pieux comme Al-Ghazali ou Ibn Taymiyya, qui allient
science et modération.

- Les extrémistes (81-100/100) : Dépassent les limites révélées par des innovations religieuses.

Ces groupes violents tombent en dehors de l’Islam par leurs actes :

- Leur "djihad" est une déviation : Le vrai djihad prophétique priorise l’effort spirituel et défensif (ex. :
règles strictes de combat interdisant de tuer des civils).

- Leur ignorance les rend pires que les "modérés" qu’ils critiquent : « Le pire des hommes est l’ignorant
qui se croit savant » (hadith rapporté par Al-Bukhari).

- L’exemple prophétique : le Prophète Mouhammed (‫ )ﷺ‬n’a jamais brûlé de mosquées ni forcé des
conversions, même face aux persécuteurs mecquois.
- L’avis des savants : Les oulémas sunnites et chiites rejettent unanimement ces groupes (ex. : fatwas
contre Daech par Al-Azhar et les grands muftis).

- La logique coranique : « Appelle à la voie de ton Seigneur avec sagesse et bonne exhortation »
[16:125]. La violence arbitraire est l’antithèse de cette méthode.

Ces groupes sont :

- Des ignorants : Leur prétention au savoir est démasquée par leurs erreurs grossières (ex. : confusion
entre riba et transactions licites, méconnaissance des conditions du takfir).

- Des perturbateurs : Ils divisent la Oumma et discréditent l’Islam.

- Hors cadre islamique : Leur violence les place dans la catégorie des khawarij (sécessionnistes), que le
Prophète (‫ )ﷺ‬a qualifiés de « chiens de l’Enfer » (Bukhari).

Il faut faire quoi dans ce cas pour nous protéger d'eux :

1. L’éducation : Restaurer l’autorité des vrais savants.

2. Le dialogue : Comme le fit le Prophète avec les tribus récalcitrantes.

3. La justice : Les États doivent les neutraliser pour protéger les musulmans et les non-musulmans,
conformément à la charia.

Invitation à Peser les Termes :


Distinguer le Vocabulaire Islamique Authentique des Étiquettes Imposées

L’un des grands pièges dans le débat contemporain sur l’Islam est l’utilisation de termes extérieurs –
souvent chargés de connotations politiques ou médiatiques pour décrire des réalités qui, dans la
tradition islamique, ont des définitions bien précises.

Pourquoi est-il crucial de revenir aux termes islamiques ?

- Préserver la justesse du discours : L’Islam a son propre lexique pour définir les concepts religieux.
Utiliser des mots comme "extrémiste", "djihadiste" ou "radical" sans les ancrer dans leur sens islamique
authentique conduit à des contresens dangereux.

- Éviter les amalgames : Beaucoup de ces termes sont employés pour stigmatiser toute pratique
rigoureuse de l’Islam, alors qu’ils devraient s’appliquer uniquement aux déviations condamnées par les
textes.

Exemples de Distorsions Terminologiques

- Terme employé à l’extérieur : "Extrémiste" (dans les médias); Équivalent islamique authentique :
"Ghoulou" (exagération) ou "Khawarij" (secte égarée). Explication :L’Islam condamne l’excès (ghoulou),
mais ne considère pas comme "extrême" celui qui suit strictement le Coran et la Sunna avec science.

- Terme employé à l’extérieur : "Djihadiste" (terroriste) ; Équivalent islamique authentique: "Mujahid"


(celui qui lutte dans le sentier d’Allah). Explication : Le vrai mujahid combat avec des règles strictes (pas
de civils, pas de destruction inutile). Les groupes terroristes violent ces principes et ne méritent pas ce
titre. |

- Terme employé à l’extérieur: "Radical" (pratiquant rigoureux); Équivalent islamique authentique:


"Moutadayyin" (pieux) ou "Salafi" (suivant des pieux prédécesseurs). Explication : La rigueur avec
science et discernement dans l’adoration n’est pas de la radicalité, mais de la piété (taqwa).

- Terme employé à l’extérieur: "Islamiste" (politique) ; Équivalent islamique authentique: "Siyasi"


(politique) ou "Haraki" (militant). Explication : L’Islam n’interdit pas l’engagement politique, mais le
qualificatif "islamiste" est souvent utilisé pour diaboliser.

Il y a des nombreux termes comme ça inventé et déformé pour diabolisé l'islam.

Comment devons nous inversé et appliquer Cette Méthodologie ?

- Toujours demander : "Quel est le terme islamique correspondant ?"

- Exemple : Si quelqu’un parle d’"extrémisme", il faut vérifier s’il fait référence au ghoulou (condamné)
ou simplement à une pratique stricte (louable).
- Rejeter les étiquettes imposées : Les ennemis de l’Islam aiment utiliser des mots comme
"fondamentaliste" pour discréditer les savants orthodoxes. En réalité, le vrai "fondamentalisme" signifie
suivre les fondements (usul) de l’Islam, ce qui est une obligation.

- Privilégier les définitions des savants : Ibn Taymiyya, Al-Ghazali et d’autres ont clarifié ces concepts. Par
exemple, le "djihad" ne se réduit pas à la guerre, mais inclut le combat contre ses passions (jihad an-
nafs).

Les Conséquences d’un Langage Imprécis pour l'Islam sont :

- Diabolisation des pieux : Beaucoup de musulmans pratiquants sont injustement qualifiés


d’"extrémistes" simplement parce qu’ils prient, portent la barbe ou appliquent la charia (qui elle-même
est diabolisé ).

- Légitimation des vrais déviants : En revanche, des groupes comme Daech sont appelés "djihadistes",
alors qu’en Islam, ils sont des khawarij (hors de la religion).

Nous devons faire apel à la Précision Linguistique

Nous devons refuser le vocabulaire imposé et revenir aux termes islamiques authentiques, car :

- Allah a choisi Ses mots avec précision (Coran 55:1-4).

- Le Prophète (‫ )ﷺ‬a averti contre la mauvaise utilisation du langage (ex. : hadith sur ceux qui "parlent
sans science").

- Les savants ont toujours distingué entre les vrais concepts et les innovations sémantiques.

Pour finir, avant d’utiliser un terme comme "extrémiste", "djihadiste" ou "radical", demandons-nous :

1. Ce mot existe-t-il en Islam ?

2. Si oui, quelle est sa définition exacte ?

3. Si non, pourquoi l’utilisons-nous ?

Seul un retour aux termes islamiques authentiques permettra de rétablir la vérité et de combattre les
fausses accusations contre l’Islam.

Ce travail de réforme linguistique est essentiel pour défendre l’Islam contre les manipulations
sémantiques. Pesons les mots, car ils influencent les perceptions et les lois.
Les groupes se réclamant du "Djihad"

Pour les groupes se réclamant du "djihad" tout en s'éloignant des principes fondamentaux de l'Islam et
qui sont qualifiés d'extrémistes. Pour moi on peut dire que ces groupes se présentent comme
"rigoureux" ou "authentiques", mais leur compréhension de l'Islam est superficielle et déformée.

Ils ignorent :

- Le Coran : Par exemple, le verset 5:32 stipule clairement : "Quiconque tue une personne […] c’est
comme s’il avait tué toute l’humanité" . Pourtant, ils assassinent des musulmans sous prétexte de
"takfir" (excommunication abusive).

- La Sunna : Le Prophète (‫ )ﷺ‬a interdit de tuer les non-combattants, de détruire les lieux de culte, et a
même ordonné de protéger les moines chrétiens . Ces groupes violent systématiquement ces principes.

- La méthodologie prophétique : Le Prophète (‫ )ﷺ‬a privilégié la patience, l'éducation et la réforme


graduelle, jamais la violence aveugle. Ces groupes, en revanche, imposent leurs vues par la terreur.

Ils sont en contradiction flagrante avec les textes sacrés

- Péché de meurtre : Le Coran et la Sunna interdisent catégoriquement le meurtre d'un musulman sans
droit (Coran 4:93) . Ces groupes tuent pour des divergences mineures, tombant ainsi dans la mécréance
selon de nombreux savants.

- Destruction des lieux de culte : Le Coran ordonne de protéger les monastères, églises et synagogues
(22:40) . Les attaques contre les mosquées (comme celles commises par Daech) sont donc une violation
directe des commandements divins.

- Takfir illégitime : L'excommunication (takfir) est strictement encadrée en Islam. L'Imam Malik a dit : "Le
takfir est une épée à double tranchant : si tu l'utilises à tort, elle se retournera contre toi" . Ces groupes
excommunient à tort des musulmans modérés ou rigoureux, tombant ainsi dans l'extrémisme qu'ils
prétendent combattre.

Leur éloignement de la voie médiane (al-wasatiyya) est évident car:

L'Islam prône l'équilibre, mais ces groupes :

- Exagèrent dans la violence : Le vrai djihad en Islam est principalement spirituel (grand djihad) ou
défensif (petit djihad). Leur conception guerrière et expansionniste n'a aucun fondement dans les
textes .

- Détournent le terme "djihadiste" : Dans l'Islam classique, un "mujahid" est celui qui lutte contre son
ego ou défend sa communauté en respectant les règles de la guerre (pas de cibles civiles, pas de
destruction inutile). Ces groupes, en revanche, sont des "khawarij modernes" , une secte égarée
condamnée par le Prophète (‫ )ﷺ‬pour leur fanatisme.

Pourquoi les ennemis de l'Islam les qualifient-ils d'"extrémistes musulmans" ?


- Stratégie de diabolisation : En associant l'Islam à ces groupes, les détracteurs de la religion cherchent à
discréditer l'ensemble des musulmans. Pourtant, ces groupes sont rejetés par les savants sunnites (Ahlu
Sunna wal-Jama'a) .

- Confusion médiatique : Les médias occidentaux mélangent souvent "islamisme", "salafisme" et


"djihadisme" , alors que ces concepts sont distincts.

La position des savants musulmans sur cette question est clair :

- Condamnations unanimes : Des institutions comme Al-Azhar ou des savants comme Ibn Taymiyya ont
clairement exclu ces groupes de l'Islam. Ibn Taymiyya dit : "Celui qui tue un musulman sans droit est un
mécréant" .

- Ignorance inexcusable ? Certains pensent que ces militants agissent par ignorance, mais l'Islam
n'excuse l'ignorance que si la preuve n'a pas été établie (Coran 17:15) . Or, aujourd'hui, les preuves sont
accessibles à tous.

Au final ces gens sont des égarés, pas des extrémistes au sens islamique du terme.

Ces groupes ne sont pas "extrémistes" – ils sont hors de l'Islam. Leur violence aveugle, leur mépris des
règles de la guerre sainte et leur rejet des savants légitimes les placent dans la catégorie des "khawarij",
une secte condamnée par le Prophète (‫ )ﷺ‬comme "les chiens de l'Enfer" (Hadith authentique) .

Les vrais musulmans rigoureux sont ceux qui allient science et modération, comme les grands imams
(Malik, Ash-Shafi'i, etc.), dont la rigueur n'a jamais justifié la barbarie.

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