0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
10 vues60 pages

Code des Procédures Fiscales 2008

Le Code des Procédures Fiscales de 2008 établit les règles concernant la détermination des bases imposables, le contrôle de l'impôt, les procédures contentieuses et de recouvrement, ainsi que les obligations des contribuables. Il est structuré en cinq parties, chacune abordant des aspects spécifiques des procédures fiscales, y compris les dispositions pour les activités industrielles, commerciales, agricoles et les professions non commerciales. Les articles définissent les obligations des contribuables, les droits de l'administration fiscale et les recours possibles en cas de litige.

Transféré par

IDIR
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
10 vues60 pages

Code des Procédures Fiscales 2008

Le Code des Procédures Fiscales de 2008 établit les règles concernant la détermination des bases imposables, le contrôle de l'impôt, les procédures contentieuses et de recouvrement, ainsi que les obligations des contribuables. Il est structuré en cinq parties, chacune abordant des aspects spécifiques des procédures fiscales, y compris les dispositions pour les activités industrielles, commerciales, agricoles et les professions non commerciales. Les articles définissent les obligations des contribuables, les droits de l'administration fiscale et les recours possibles en cas de litige.

Transféré par

IDIR
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

CODE DES PROCEDURES FISCALES

2008

Mis à jour au 05 Janvier 2008


Architecture du Code de Procédures Fiscales
1 ère partie : PROCEDURE DE DETERMINATION FORFAITAIRE ET
D’EVALUATION ADMINISTRATIVE DES BASES IMPOSABLES P....5

Titre I Dispositions relatives aux activités industrielles, commerciales et


artisanales (art. 1 à 3). P...5

Titre II Dispositions relatives aux professions non commerciales (art.4 à 6)P…6

Titre III Dispositions relatives aux activités agricoles (art.7 à 12). P…7

Titre IV Dispositions communes aux Procédures forfaitaire et d’évaluation


administrative. (13 à 17) P…8

2éme partie PROCEDURES DE CONTROLE DE L’IMPOT P…9

Titre I Droit de contrôlede l’Administration.18 à 38 P…9

18 Etendue du droit de contrôle


19 Contrôle des déclarations.
20 Vérification ( comptables ).
21 Contrôle Approfondi
22 à 38 Dispositions particulières à certains impôts
- 22 à 32 Contrôles propres aux Impôts Indirects
- 33 à 38 TVA.
- 33 Représentation et accès aux locaux
- 34 Droit de visite
- Autorisation et saisie des documents
- Qualification des pratiques frauduleuses
- Modalités d’exercice
- PV de Constat

Titre II Droit de reprise.39 à 41 P..16

39 Délais
40 Extension des délais en cas de vérification
41 Dispositions particulières concernant les exercices prescrits

Titre III Procédures de redressement.(42 à 44) P..17

42 Notification des résultats


43 Cas de Rejet de comptabilité
44 Procédure de taxation d’office.
44.9° Charge de la preuve.

2
Titre IV Droit de communication et secret Professionnel.(45 à 69) P..18

3 ème partie LES PROCEDURES CONTENTIEUSES (70 à 142) P..24

Titre I Le contentieux de l’impôt (70 à 91) P..24

70 la juridiction contentieuse.
71- Le recours préalable
72 Délais d’introduction des demandes
73 Formes, et contenu
74 Sursis légal –effets
75 Mandat
76 Instruction des réclamations et réponses
77 Délais de réponse pour l’administration centrale
78 Délégations du pouvoir de décision (côtes maximale de 100.000 DA)
79 limites, soumission d’office à la Justice, motivation rejet ).
80Le recours administratif devant les commissions
81 Absence de recours parallèle
82 Le recours devant la chambre administrative
82 Délais
83 Forme
84 Instruction
85 Mesures spéciales d’instruction
86 L’expertise
87 Désistement- demande d’intervention
88 Demande reconventionnelle
89 Forme des arrêts
90 Le recours devant le conseil d’Etat ( appel )
91 Appel par Le Directeur des Impôts

Titre II Le recours gracieux (92-94) P..30

92 Pouvoir- Domaines
93 Demande des contribuables.
94 Demande des receveurs.

Titre III Dégrèvements d’office- dégrèvements- compensations ( 95-98 ) P..32

95 Les D.O.
96Les compensations

97 Effets
98 Remboursement des frais

Titre IV Dispositions spéciales (99 à 104) P..33

99 Forme des notification et motivation des rejets


100 Prise en charge des dégrèvements

3
101 Répression de la production de pièces fausses
102 Dégrèvements en matière de Taxe Foncière
103 Dégrèvement de la TF en cas de disparition des immeubles
104 Sanction des manœuvres frauduleuses

Titre V La prescription 105-142) P..34

4ème partie LES PROCEDURES DE RECOUVREMENT 143 à 159)

Titre I Rôles et avertissements en matière d’Impôts Directs(143 et 144) P..41

183 Etablissement des rôles et recouvrement.


184 Avertissements- extraits de rôle et certificats de non imposition

Titre II Exercice des Poursuites (145 à 155) P..41

145 Poursuites par les agents de l’Administration ou les huissiers- Fermeture


temporaire, saisie et vente.
146 modalités de la fermeture ou de la vente
147 Commandement
148 Effets de la notification des actes de poursuite
149 Privilège du Trésor en cas de faillite ou de règlement judiciaire
150 Frais de garde des meubles saisis
151 Vente des fonds de commerce
152 Ventes publiques
153 Revendication d’objets saisis
154 Opposition (mention est faite que le recours est introduit devant le Conseil
d’Etat)
155 Responsabilité des gérants et dirigeants de sociétés

Titre III Echéanciers de paiement- Opposition au recouvrement forcé P..46


en matière de Droits de Timbre, d’Enregistrement et d’Impôts Indirects
(156 à 158)

156 Echéanciers
157 Réquisition n’est pas applicable aux Receveurs
158 Opposition au recouvrement

Titre IV Prescription (159) P..47

159 La déchéance de l’action des receveurs

5ème Partie Titre unique : OBLIGATIONS ET RELATIONS DES CONTRIBUABLES


AVEC LA DGE (160 à 175) P..48

4
CODE DE PROCEDURE FISCALE

Article 70 LF 2003 / Les articles 41 à 199 de la loi de finances pour 2002


constitutifs du code des procédures fiscales ainsi que les articles 199 A à 199 P
prévus à l’article 59 de la présente loi constituent, pour la mise en forme du code
des procédures fiscales, une numérotation de 1 à 175.

Les intitulés des parties, titres et sections sont définis par arrêté du
Ministre chargé des finances.

1 ère partie : PROCEDURE DE DETERMINATION FORFAITAIRE ET


D’EVALUATION ADMINISTRATIVE DES BASES IMPOSABLES

Titre I Dispositions relatives aux activités industrielles, commerciales et


artisanales (art. 1 à 3).

Article 1 : les contribuables soumis au régime de l'impôt forfaitaitaire unique sont tenus de
souscrire et de faire parvenir à l’inspecteur des impôts du lieu d’implantation de l’activité avant
le 1er février de chaque année une déclaration spéciale dont le modèle est fixé par l’administration fiscale.
(modifié par l'article 39 LF 2007)
Ils doivent tenir et présenter à toute réquisition de l’administration fiscale, un registre côté et
paraphé par les services fiscaux, récapitulé par année, contenant le détail de leurs achats,
appuyé des factures et de toutes pièces justificatives.

En outre, ils doivent également tenir dans les mêmes conditions un registre côté et paraphé
contenant le détail de leurs ventes.

De même les contribuables exerçant une activité de prestation sont tenus d’avoir et de
communiquer à toute réquisition de l’administration fiscale, un livre journal suivi au jour le
jour et représentant le détail de leurs recettes professionnelles.

Article 2 : L’administration fiscale adresse à l’exploitant placé sous le régime de l'impôt


forfaitaire unique par lettre recommandée avec accusé de réception, une notification de l’avis
d’évaluation pour chacune des années de la période forfaitaire.
(modifié par l'art. 39 LF 2007)

L’intéressé dispose d’un délai de trente jours (30) à partir de la date de réception de cette
notification, soit pour faire parvenir son acceptation, soit pour formuler ses observations en
indiquant les chiffres qu’il serait disposé à accepter.

5
En cas d’acceptation ou d'absence de réponse dans le délai fixé, les forfaits du chiffre d’affaires
notifiés servent de base à l’imposition.

Si le contribuable n’accepte pas le forfait qui lui a été définitivement notifié et si


l’administration fiscale ne retient pas les contre propositions qu’il a faites, le contribuable
conserve la possibilité, après l’évaluation des bases, de demander la réduction de l’imposition
au moyen d’une réclamation contentieuse, dans les conditions fixées aux articles (71) à (91) et
(95) à (101) de la présente loi.

Article 3 : Les contribuables relevant du régime de l'impôt forfaitaire unique peuvent opter
pour l'imposition d'après le régime simplifié.

peuvent opter pour l’imposition d’après le bénéfice réel les contribuables relevant du régime
simplifié qui detiennent une comptabilité probante conforme aux articles 9 et 10 du code commerce
l’option arrêtée est renouvelée de façon expresse.(modifié par l'art.39 LF 2007 et l'art 22 LF 2008)

Titre II Dispositions relatives aux professions non commerciales (art.4 à 6).

Article 4 : Les contribuables soumis au régime de l’évaluation administrative sont tenus de


souscrire et de faire parvenir à l’inspecteur des impôts du lieu d’implantation de l’activité,
avant le 1er avril de chaque année, une déclaration prévue à l’article premier de la présente
loi.
Ils doivent tenir un livre journal côté et paraphé par le chef d’inspection des impôts de leur
circonscription.
Le livre journal doit être suivi au jour le jour, sans blanc ni rature et présente le détail des
recettes et des dépenses professionnelles.
Il doit être conservé jusqu’à l’expiration de la quatrième année suivant celle de l’inscription
des recettes et des dépenses. (Abrogé Art. 5 LF 2003)

Article 5 : L’administration adresse au contribuable placé sous le régime de l’évaluation


administrative du bénéfice non commercial une notification mentionnant les recettes
professionnelles et le bénéfice imposable.

Le contribuable dispose d’un délai de trente (30 ) jours prévu à l’article 41 ci dessus à partir
de la réception de cette notification, soit pour faire parvenir son acceptation, soit pour
formuler ses observations en indiquant le chiffre qu’il serait disposé à accepter.
En cas d’acceptation ou d’absence de réponse dans le délai fixé, le montant du bénéfice
évalué par l’administration sert de base à l’imposition.

Si le contribuable n’accepte pas l’évaluation qui lui a été notifiée et si l’administration ne


retient pas les contre propositions qu’il a faites, il conserve la possibilité, après l’évaluation
faite par l’administration fiscale, de demander une réduction au moyen d’une réclamation
contentieuse dans les conditions fixées en matière de procédures contentieuses. (Abrogé Art.
5 LF 2003)

Article 6 : Les contribuables dont les recettes annuelles n’excèdent pas le seuil fixé par
l’article 27-1 du code des impôts directs et des taxes assimilées ont la faculté d’opter pour le
régime de la déclaration contrôlée, s’ils sont en mesure de déclarer exactement le montant de
leur bénéfice net et de fournir à l’appui de leur déclaration toutes les justifications

6
nécessaires conformément aux dispositions des articles 28 et 29 du code des impôts directs et
taxes assimilées.

A cet effet, ils sont tenus de notifier leur option à l’inspecteur des impôts avant le 1er avril de
chaque période biennale. Pendant cette période l’option est définitive et irrévocable. (Abrogé
Art. 5 LF 2003)

Titre III Dispositions relatives aux activités agricoles (art.7 à 12).

Article 7 : Le revenu agricole à retenir dans les bases de l’impôt sur le revenu net qui tient
compte des charges.

Le montant des charges d’exploitation déductible est déterminé par spéculation et par zone de
potentialité conformément aux prescriptions de l’article 10 ci-dessous. (Modifié Art 62 LF
03)

Le revenu agricole est déterminé pour chaque exploitation agricole, en fonction de la nature
des cultures, des superficies complantées ou du rendement moyen.

Il est fait application des tarifs moyens à l’hectare ou à l’unité, selon le cas.

Ils sont situés chacun entre un minimum et un maximum établis par wilaya.

Article 8 : Pour l’activité d’élevage, le revenu correspond au croit des espèces bovine, ovine
et caprine.

Il est déterminé en fonction du nombre de bêtes par espèce et de leur valeur vénale moyenne à
laquelle il est appliqué un tarif en tenant compte d’un abattement déterminé conformément
aux prescriptions de l’article 10 ci-dessous. (Modifié Art 62 LF 03)

Article 9 : Pour les activités, ostréicoles mytilicoles et les produits d’exploitation de


champignonnières, le revenu est déterminé en fonction du nombre et des quantités réalisés.

En ce qui concerne l’activité apicole, le revenu est déterminé en fonction du nombre de


ruches.

Chaque unité ou quantité ci-dessus est assortie d’un tarif.

Article 10 : les tarifs visés aux articles 7 à 9 ci-dessus sont fixés, selon le cas, par zone de
potentialité ou unité, ainsi que par wilaya et par commune ou un ensemble de communes, par
une commission de wilaya composée du représentant de l’administration fiscale, de celui de
l’administration chargée de l’agriculture et de celui de la chambre d’agriculture.
Les tarifs ainsi fixés sont homologués par décision du directeur général des impôts avant le
1er mars de chaque année pour les revenus de l’année précédente. A défaut, les derniers tarifs
connus sont reconduits.
Les modalités d’application de cet article notamment les critères de classification sont définis
par voie réglementaire. (Modifié Art 62 LF 2003)

7
Article 11 Tout exploitant agricole ou éleveur est tenu de souscrire et de faire parvenir à
l’inspecteur des impôts du lieu d’implantation de l’exploitation, avant le 1er avril de chaque
année, une déclaration spéciale de leurs revenus agricoles.

Cette déclaration doit comporter les indications ci-après :

- La superficie cultivée par nature de culture ou le nombre de palmiers recensés ;


- Le nombre de bêtes par espèces : bovines, ovine, caprine, volailles et lapine ;
- Le nombre de ruches ;
- Les quantités réalisées dans les activités ostréicoles, mytilicoles et l’exploitation de
champignonnières en galeries souterraines.

Article 12 : L’évaluation forfaitaire peut être dénoncée :


- Par le contribuable avant le 1er avril de la deuxième année de la période biennale pour
laquelle elle a été conclue.
- Par l’administration fiscale pendant les trois (3) premiers mois de la même année au cours
de laquelle le contribuable a lui même la faculté de mettre un terme à son forfait.

Titre IV Dispositions communes aux Procédures forfaitaire et d’évaluation


administrative. (13 à 17)

Article 13 : L’évaluation forfaitaire peur être dénoncée par l’administration fiscale sur la base
d’informations dûment fondées lorsque le chiffre d’affaires d’une année de la période
forfaitaire excède les seuils prévus à l'article 282 ter du code des impôts directs et taxes
assimilées.(modifié par l'article 39 LF 2007).

Il est procédé dans ce cas, à une régularisation sur la base du chiffre d’affaires effectivement
réalisé par le contribuable.

Ce dernier est versé au régime du réel de l’année suivante.

A l’issue de la période échue, il sera tenu compte des taxes déductibles effectivement
justifiées, sur factures et documents douaniers en vue d’une éventuelle restitution.

Article 14 : Lorsque le chiffre d’affaires de l’une des années de la période forfaitaire s’avère
supérieur à 30 % du chiffre retenu sans dépasser les limites prévues à l'article 282 ter du code
des impôts directs et des taxes assimilées, il est procédé à une régularisation sur la base de celui
effectivement réalisé.(modifié par l'article 39 LF 2007)

Article 15 : Le forfait de bénéfices industriels et commerciaux et de taxes sur le chiffre


d’affaires ou l’évaluation administrative de bénéfices non commerciaux devient caduc lorsque
le montant en a été fixé au vu de renseignements inexacts ou lorsqu’une inexactitude est
constatée dans les documents dont la production ou la tenue est exigée par la loi. Il est alors
procédé dans les conditions fixées à l’article 2 ci-dessus à l’établissement d’un nouveau
forfait ou d’une nouvelle évaluation si le contribuable remplit encore les conditions prévues
pour bénéficier du régime correspondant.

Article 16 : L’évaluation forfaitaire ou administrative est conclue à la fin de la première


année de la période forfaitaire pour laquelle elle est fixée.
Elle peut être modifiée en cas de changement d’activité ou de législation nouvelle.

8
Article 17 : Le régime du forfait ne pourra être accordé aux nouveaux contribuables qu’à
compter du 1er janvier de l’année suivant celle du début de leur activité et à condition qu’ils
aient au moins six mois d’exercice.

Dans le cas contraire, ils ne pourront être admis à ce régime qu’à compter du 1er janvier de la
deuxième année de leur activité.

2éme partie PROCEDURES DE CONTROLE DE L’IMPOT

Titre I Droit de contrôlede l’Administration (18 à 38)

Article 18 : 1- L’administration fiscale contrôle les déclarations , ainsi que les actes utilisés
pour l’établissement de tout impôt, droit, taxe et redevance.

Elle peut également exercer le droit de contrôle à l’égard des institutions et organismes
n’ayant pas la qualité de commerçant et qui payent des salaires , des honoraires ou des
rémunérations de toute nature.

Les institutions et organismes concernés doivent présenter à l’administration fiscale, sur sa


demande, les livres et documents de comptabilité dont ils disposent.
2. L’exercice du droit de contrôle s’opère au niveau des établissements et entreprises
concernés durant les heures d’ouverture au public et d’activité.

Article 19 :L’inspecteur vérifie les déclarations. Les demandes d’explications et de


justification sont faites par écrit. L’inspecteur peut également demander à examiner les
documents comptables afférents aux indications, opérations et données, objets du contrôle.

Il entende les intéressés lorsque leur audition lui paraît nécessaire ou lorsqu’ils demandent à
fournir des explications orales.

Lorsque le contribuable refuse de répondre à une demande verbale ; ou lorsque la réponse


faite à cette demande est considérée comme un refus de répondre à tout ou partie des points à
éclaircir , il doit renouveler sa demande par écrit.

Les demandes écrites doivent indiquer explicitement les points sur lesquels l’inspecteur juge
nécessaire d’obtenir des éclaircissements ou des justifications et assigner au contribuable,
pour fournir sa réponse , un délai qui ne peut être inférieur à 30 jours.
L’inspecteur peut rectifier les déclarations , mais il doit , au préalable adresser au contribuable
la rectification qu’il envisage en lui indiquant , pour chaque point de redressement de manière
explicite, les motifs et les articles du code des impôts correspondants. Il invite , en même
temps , l’intéressé à faire parvenir son acceptation ou ses observations dans ce délai,
l’inspecteur fixe la base de l’imposition sous réserve du droit de réclamation de l’intéressé
après établissement du rôle de régularisation.

Les déclarations des contribuables qui ne fournissent pas à l’appui les renseignements et
documents prévus par l’article 152 du code des impôts directs et taxes assimilées peuvent
faire l’objet de rectification d’office.

9
Toutefois, lorsque le contribuable a produit , à la requête de l’inspecteur , une comptabilité
régulière en la forme et propre à justifier le résultat déclaré, ce résultat ne peut être rectifié
que suivant la procédure contradictoire telle que décrite ci-dessus.

Article 20-1 : Les agents de l’administration fiscale peuvent procéder à la vérification de


comptabilité des contribuables et effectuer toutes investigations nécessaires à l’assiette et au
contrôle de l’impôt. La vérification de comptabilité est un ensemble d’opérations ayant pour
objet le contrôle des déclarations fiscales souscrites par les contribuables. La vérification des
livres et documents comptables doit se dérouler sur place sauf demande contraire du
contribuable formulée par écrit et acceptée par le service ou cas de force majeur dûment
constaté par le service.

2. Les vérifications de comptabilité ne peuvent être entreprises que par des agents de
l’administration fiscale ayant au moins le grade de contrôleur.

3. Le contrôle de l’administration s’exerce quelque soit le support utilisé pour la


conservation de l’information. Lorsque la comptabilité est tenue au moyen de systèmes
informatisés , le contrôle peut porter sur l’ensemble des informations , données et traitements
qui concourent directement ou indirectement à la formation des résultats comptables ou
fiscaux. Les opérations de vérification peuvent être effectuées soit sur place, sur le propre
matériel informatique du contribuable soit au niveau du service sur demande expresse du
contribuable telle que prévue par les dispositions de l’article 49 ci-dessous.
Dans ce cas, le contribuable est tenu de mettre à la disposition de l’administration les copies et
supports de documents servant de base à la comptabilité informatisée.

4. Une vérification de comptabilité ne peut être entreprise sans que le contribuable en ait été
préalablement informé par l’envoi ou le remise avec accusé de réception d’un avis de
vérification accompagné de la charte des droits et obligations du contribuable vérifié et qu’il
ait disposé d’un délai minimum de préparation de dix (10) jours à compter de la date de
réception de cet avis.
L’avis de vérification doit préciser les noms , grades des vérificateurs, la date et l’heure de la
première intervention , la période à vérifier , les droits, impôts , taxes et redevances
concernées , les documents à consulter et mentionner expressément à peine de nullité que le
contribuable a la faculté de se faire assister par un conseil de son choix au cours du contrôle.
En cas de changements des vérificateurs, le contribuable est tenu informé. En cas de contrôle
inopiné tendant à la constatation matérielle des éléments physiques de l’exploitation ou de
l’existence et de l’état des documents comptables , l’avis de vérification de comptabilité est
remis au début des opérations de contrôle.
L’examen au fond des documents comptables ne peut commencer qu’à l’issue du délai de
préparation précité.

5. Sous peine de nullité de la procédure, la vérification sur place des livres et documents ne
peut s’étendre sur une durée supérieure à quatre mois en ce qui concerne :
- Les entreprises de prestations de services lorsque leur chiffre d’affaires annuel n’excède
pas 1.000.000 DA pour chacun des exercices vérifiés ;
- Toutes les autres entreprises lorsque leur chiffre d’affaires n’excède pas 2.000.000 DA
pour chacun des exercices vérifiés.

Ce délai est porté à six (6) mois pour les entreprises ci-dessus lorsque leur chiffre d’affaires
annuel n’excède pas 5.000.000 DA et 10.000.000 DA pour chacun des exercices vérifiés.

10
Dans tous les autres cas , la durée de la vérification sur place ne doit pas dépasser un an.
La durée du contrôle sur place n’est pas opposable à l’administration pour l’instructions des
observations ou des requêtes formulées par le contribuable après la fin des opérations de
vérification sur place.
En outre, les durées de contrôle sur place fixées ci-dessus ne sont pas applicables dans le cas
de manœuvres frauduleuses dûment établies ou lorsque le contribuable a fourni des
renseignements incomplets ou inexacts durant la vérification ou n’a pas répondu dans les
délais aux demandes d’éclaircissements ou de justifications prévues à l’article 19 ci-dessus.

6. Sous peine de nullité de la procédure , la notification de redressement doit mentionner que


le contribuable a la faculté de se faire assister d’un conseil de son choix pour discuter les
propositions de rehaussement ou pour y répondre.
La notification de redressement est adressée par lettre recommandée avec accusé de réception
ou remise au contribuable contre accusé de réception.
La notification de redressement doit être suffisamment détaillée et motivée de manière à
permettre au contribuable de reconstituer les bases d’imposition et de formuler ses
observations ou de faire connaître son acceptation .
Le contribuable dispose d’un délai de quarante (40) jours pour faire parvenir ses observations
ou son acceptation. Le défaut de réponse dans ce délai équivaut à une acceptation tacite.
Avant l’expiration du délai de réponse , l’agent vérificateur doit donner toutes explications
verbales utiles au contribuable sur le contenu de la notification si ce dernier en fait la
demande. Il peut également, après la réponse , entendre le contribuable lorsque ce dernier
demande à fournir des explications complémentaires.
Lorsque l’agent vérificateur rejette les observations du contribuable , il doit l’en informer par
correspondance également détaillée et motivée.

7. En cas d ’ acceptation expresse , la base d’imposition arrêtée devient définitive et ne peut


plus être remise en cause par l’administration sauf dans le cas où le contribuable a usé de
manœuvres frauduleuses ou a fourni des renseignements incomplets ou inexacts durant la
vérification , ni contestée par voie de recours contentieux par le contribuable.

8. Sous réserve des dispositions de l’article 96 ci-dessous , lorsque la vérification de


comptabilité au titre d’une période déterminée , au regard d’un impôt ou taxe ou d’un groupe
d’impôts ou taxes , est achevée et sauf cas où le contribuable a usé de manœuvres
frauduleuses ou fourni des renseignements incomplets ou inexacts durant la vérification ,
l’administration ne peut plus procéder à une nouvelle vérification des mêmes écritures au
regard des mêmes impôts et taxes pour la même période.

9. Le défaut de présentation de comptabilité est constaté par procès – verbal que le


contribuable est invité à contre signer et doit faire l’objet d’une mise en demeure par laquelle
le contribuable est invité à la présenter dans un délai n’excédant pas huit (8) jours .Mention
est faite de son refus éventuel de signer le procès verbal.
10. Le défaut de présentation de la comptabilité après l’expiration du délai de huit (8) jours
précité entraîne l’application des dispositions de l’article 44 ci-dessous.

Article 21-1 : Les agents de l’administration fiscale peuvent procéder à la vérification


approfondie de la situation fiscale d’ensemble des personnes physiques au regard de l’impôt
sur le revenu . A l’occasion de cette vérification , les agents vérificateurs contrôlent la
cohérence entre d’une part les revenus déclarés et d’autre part la situation patrimoniale , la

11
situation de trésorerie et les éléments du train de vie des membres du foyer fiscal au sens de
l’article 6 du code des impôts directs et taxes assimilées.

2. La vérification approfondie de situation fiscale d’ensemble ne peut être entreprise que par
des agents de l’administration fiscale ayant au moins le grade de contrôleur.

3. Une vérification approfondie de situation fiscale d’ensemble d’une personne physique au


regard de l’impôt sur le revenu ne peut être entreprise sans que le contribuable en ait été
préalablement informé par l’envoi ou la remise avec accusé de réception d’un avis de
vérification accompagné de la charte des droits et obligations du contribuable vérifié et qu’il
ait disposé d’un délai de quinze (15) jours à compter de la date de réception.
L’avis de vérification doit préciser la période à vérifier et mentionner expressément à peine de
nullité de la procédure que le contribuable a la faculté de se faire assister durant le contrôle
par un conseil de son choix.

4. sous peine de nullité de l’imposition , la vérification approfondie de situation fiscale


d’ensemble ne peut s’étendre un an à compter de la date de réception ou de remise de l’avis
de vérification prévue au paragraphe 3 ci-dessus.
Toutefois, la durée du contrôle prévu à l’alinéa précédent n’est pas applicable dans le cas de
manœuvres frauduleuses dûment établies, ou lorsque le contribuable a fourni des
renseignements incomplets ou inexacts ou n’a pas répondu dans les délais aux demandes
d’éclaircissement ou de justifications prévues à l’article 19 ci-dessus.

5. Lorsqu’à la suite d’une vérification approfondie de situation fiscale d’ensemble d’une


personne physique au regard de l’impôt sur le revenu, l’agent vérificateur a arrêté les bases
d’imposition , l’administration doit porter les résultats à la connaissance du contribuable
même en l’absence de redressement par lettre recommandée avec accusé de réception dans les
conditions prévues à l’article 20-6 ci-dessus . La notification de redressement peut être remise
au contribuable contre accusé de réception.
La notification de redressement doit être suffisamment détaillée et motivée de manière à
permettre au contribuable de reconstituer les bases d’imposition et de formuler ses
observations ou de faire connaître son acceptation.
Le contribuable dispose d’un délai de quarante ( 40 ) jours pour faire parvenir ses
observations ou son acceptation,. Le défaut de réponse dans ce délai équivaut à une
acceptation tacite.
Avant l’expiration du délai de réponse, l’agent vérificateur doit donner toutes explications
verbales utiles au contribuable sur le contenu de la notification si ce dernier en fait la
demande. Il peut également après la réponse , entendre le contribuable lorsque son audition
paraît utile ou lorsque ce dernier demande à fournir des explications complémentaires.
Lorsque l’agent vérificateur rejette les observations du contribuable, il doit l’en informer par
correspondance également détaillée et motivée.

6. Lorsqu’une vérification approfondie de situation fiscale d’ensemble au regard de l’impôt


sur le revenu est achevée , l’administration fiscale ne peut procéder à une nouvelle
vérification pour la même période et pour le même impôt sauf si le contribuable a fourni des
renseignements incomplets ou inexacts durant la vérification ou a usé de manœuvres
frauduleuses.

Article 22 : Les agents de l’administration fiscale peuvent procéder à toutes les vérifications
et constatations qu’ils jugent nécessaires dans les locaux professionnels des assujettis.

12
Article 23 : Les agents ne peuvent pénétrer chez les fabricants industriels , commerçants et
autres assujettis visés à l’article 22 ci– dessus à l’effet d’y opérer toutes visites et vérifications
nécessaires pour la garantie de l’impôt que pendant le jour et aux heures suivantes.
- du 1er octobre au 31 mars , depuis six (6) heures du matin jusqu’à six (6) heures du soir ;
- du 1er avril au 30 septembre depuis cinq (5) heures du matin jusqu’à huit (8) heures du
soir.

Article 24 : Les agents peuvent également avoir accès la nuit dans les fabriques, ateliers
distilleries et autres établissements soumis à leur surveillance , lorsque ces établissements sont
ouverts au public ou bien lorsqu’il résulte des déclarations des industriels ou commerçants
que leurs établissement sont en activité.

Article 25 : Les vins déplacés par les récoltants dans les conditions prévues à l’article 182-4
du code des impôts indirects doivent circuler sous le couvert de titres de mouvement appelés
« passavants ».

Article 26 : Les marcs de raisins , lies sèches et levures alcooliques ne peuvent circuler
qu’accompagnées d’un titre de mouvement.

Article 27 : Pour tout enlèvement de vins par acquit-à-caution, lorsque la déclaration


d’enlèvement n’est pas faite par l’expéditeur des boissons, elle doit être accompagnée d’une
attestation de ce dernier confirmant la réalité de l’opération.

Article 28 : Le service peut sceller les principales ouvertures des récipients contenant des
alcools à l’aide de plombs ou cire. L’acquit–à–caution mentionne l’espèce et le nombre des
scellements et en donne description.

Article 29 : Lors des vérifications du service, les fabricants sont tenus de déclarer aux agents
la nature et la quantité des liquides contenus dans chaque récipient, ainsi que leur degré
alcoolique ou acétique.

Il est accordé aux fabricants une tolérance de 5% sur les déclarations qu'ils ont à faire en vertu
de 1er alinéa ci-dessus. Les quantités en moins, reconnues en plus, dans les limites de cette
tolérance, sont simplement ajoutées aux charges et les quantités en moins, retranchées, sans
donner lieu à la rédaction d'un procès-verbal.

Article 30 : Les planteurs de tabacs doivent être en mesure de présenter, à toute réquisition
des agents des impôt, les récépissés des déclarations qu'ils sont tenus de faire en exécution des
dispositions du code des impôts indirects.

Ils sont tenus de conduire les agents des impôts sur leurs plantations et de leur donner entrée,
à toute réquisition, dans leurs séchoirs et magasins de tabacs en feuilles.

Article 31 : Les agents des impôts sont autorisés à requérir le concours des agents
communaux, pour se faire conduire et accompagner sur les plantations, ainsi qu'aux séchoirs
et magasins affectés par les planteurs à leur exploitation.

Article 32 : Les superficies plantées peuvent être reconnues à l'aide d'un cordeau métré,

13
d'après l'espace occupé par au moins dix (10) pieds en longueur et largeur, suivant le plus ou
moins de régularité des plantations.

Le dénombrement des plants peut être opéré par termes d'un nombre impair de rangées, c'est -
à- dire en comptant dans chaque terme les plants de la rangée du milieu. Le nombre des rangs
composant chaque terme variera en raison inverse du degré de régularité des plantations.

Les planteurs de tabacs ne peuvent contester les résultats des évaluations des superficies et le
dénombrement des plants pratiqués par les méthodes indiquées aux deux alinéas qui
précèdent, s'ils n'ont pas régulièrement déclaré les superficies et le nombre de plants des
pièces.

Lorsque toutes ces conditions sont remplies,, le planteur ne peut soulever de contestation
qu'au moment même de l'instrumentation du service. Dans ce cas, les agents recommencent
les même mensurations et comptages par les mêmes méthodes, mais en opérant sur d'autres
parties de la pièce s'il s'agit de la superficie et en réduisant le nombre des rangs des termes s'il
s'agit du dénombrement des pieds. Si le désaccord subsiste encore, les plants sont comptés un
à un et l'évaluation de la superficie confiée à un employé supérieur des impôts qui détermine
d'une manière définitive les résultats des évaluations.

Article 33 : Toute personne effectuant des opérations passibles de la TVA est tenue de
fournir aux agents des impôts concernés, ainsi qu'a ceux des autres services financiers
désignés par arrêté du ministre chargé des finances pour chaque catégorie d'assujettis tant au
principal établissement que dans les succursales ou agences toutes justifications nécessaires à
la fixation du chiffre d'affaires.

Les fonctionnaires visés ci-dessus peuvent, en la présence ou sous la conduite d'un agent
ayant au moins le grade de contrôleur, effectuer chez les redevables de la TVA, ainsi que chez
les tiers travaillant pour leur compte, dans les locaux affectés à la fabrication a la production
ou à la transformation, ainsi qu'à l'emmagasinage ou à la vente de marchandises, et aux
prestations de toute nature; toutes vérifications et reconnaissances nécessaires à l'assiette et au
contrôle de l'impôt.

A cet effet, ils peuvent se faire délivrer les factures, la comptabilité matière, les livres, ainsi
que tout support, les registres et les documents professionnels pouvant se rapporter à des
opérations ayant donné ou devant donner lieu à facturation et procéder à la constatation
matérielle des éléments physiques de l'exploitation.

Pour ce faire, ils ont accès, durant les heures d'activité et de huit (8) heures à vingt (20) heures
aux locaux à usage professionnel, aux moyens de transport de marchandises, ainsi qu'à leur
chargement.

Ils peuvent se faire délivrer copie des pièces se rapportant aux opérations devant donner lieu à
facturation.

A l'issue de chaque intervention, un procès-verbal relatant les investigations opérées est établi,
détaillant les manquements constatés et consignant l'inventaire des documents remis par le
contribuable

Lors de la première intervention, le contribuable est informé par la remise d'un avis d'enquête.

14
En cas d'absence de l'assujetti ou de son représentant, un procès-verbal est établi. En cas de refus
de signature par la personne ayant assisté au déroulement de l’intervention, mention en est faite.
Les manquements aux règles de facturation constatés lors de l’exercice du droit d’enquête
donnent lieu à l’application des sanctions fiscales fixées à l’article 65 de la loi de finances pour
2003, modifié et complété. (Modifié par l'article 12 LFC 2006)

Article 34 : Pour l'exercice de son droit de contrôle et lorsqu'il existe des présomptions de
pratiques frauduleuses, l'administration fiscale peut autoriser, sous les conditions prévues à
l'article 35 ci-dessous, les agents ayant au moins le grade d'Inspecteur dûment habilités à
effectuer des visites en tous lieux en vue de rechercher, recueillir et saisir toutes pièces,
documents, supports ou éléments matériels susceptibles de justifier des agissements visant à se
soustraire à l'assiette, au contrôle et au paiement de l'impôt.

Article 35 : Le droit de visite ne peut être autorisé que par une ordonnance du président du
tribunal territorialement compétent ou d'un juge délégué par lui.
La demande d'autorisation soumise à l'autorité judiciaire par le responsable de l'administration
fiscale habilité, doit être fondée et comporter toutes les indications en possession de
l'administration de nature à justifier la visite et préciser notamment :
- l'identification de la personne physique et morale concernée par la visite;
- l'adresse des lieux à visiter;
- les éléments de fait et de droit qui laissent présumer l'existence des agissements frauduleux dont
la preuve est recherchée;
- le nom, le grade et la qualité des agents chargés de procéder aux opérations de visite.

La visite et la saisie des documents et biens constituant la preuve des agissements frauduleux est
effectuée sous l'autorité et le contrôle du juge.
A cette fin, le procureur de la république désigne un officier de la police judiciaire et donne
toutes instructions aux agents qui participent à cette opération.(modifié article 23 LF 2008)

Article 36 : Sont notamment considérées comme pratiques frauduleuses:


- l'exercice d'une activité non déclarée
- la réalisation d'opérations d'achats et de ventes sans facture de marchandises, quel que soit leur
lieu de détention' de stockage et d'entreposage;
- la délivrance de factures, bons de livraison ou tout document ne se rapportant pas à des
opérations réelles
- la passation d'écritures inexactes ou fictives, sciemment dans les documents comptables dont la
tenue est rendue obligatoire par le code de commerce;
- toute manœuvre visant l'organisation de son insolvabilité par un contribuable recherché en
paiement d'impôts.

Article 37 : L'ordonnance autorisant la visite est notifiée sur place au moment de la visite, à la
personne désignée, à son représentant ou à tout occupant des lieux qui reçoit copie contre accusé
de réception ou émargement sur un procès-verbal.
La notification est réputée faîte à la date de réception figurant sur l'avis.
En cas d'absence de la personne concernée, de son représentant ou d'un quelconque occupant
des lieux, l'ordonnance est notifiée, après la visite, par lettre recommandée avec accusé de réception.
Les opérations de visite ne peuvent être réalisées avant six (6) heures du matin ni après vingt (20)
heures et doivent être effectuées en présence de la personne concernée, de son représentant ou tout
occupant des lieux. En cas d'impossibilité de requérir deux témoins, l'officier de police judiciaire fait
appel à un huissier de justice.
En cas d'absence de toute personne sur les lieux, l'officier de police judiciaire requiert à cet effet deux
témoins pris en dehors du personnel relevant de son autorité ou de celle de l'administration fiscale.

Article 38 : (modifié par l’article 40 LF 2007) A l'issue de la visite, un procès-verbal relatant le


déroulement des opérations et consignant les constatations relevées est dressé.
Il comporte notamment:
- l'identification des personnes ayant réalisé les opérations de visite
- l'identification et la qualité des personnes ayant assisté au déroulement de la visite (l'intéressé, son
représentant, tout autre occupant, les témoins choisis....);
- la date et l'heure de l'intervention
- l'inventaire des pièces, objets et documents saisis.
Si l'inventaire sur place présente des difficultés, les pièces et documents saisis Sont placés sous scellés.
L’occupant des lieux ou son représentant est tenu informé de la possibilité d’assister à l’ouverture des
scellés en présence de l’officier de la police judiciaire, qui aura lieu dans les locaux de l’administration
ou dans ceux du commissariat de police de l’arrondissement dont relèvent les lieux visités.
Une copie du procès-verbal de l'inventaire est remise à l'intéressé, à l'occupant des lieux ou à son
représentant.
Les pièces, documents et objets saisis doivent être restitués au contribuable concerné dans un délai de
six (6) mois à compter de la date de la remise du procès-verbal d’inventaire à l’intéressé ou à
l’occupant des lieux ou à son représentant.
Les originaux du procès-verbal sont adressés au juge qui a autorisé la visite.
L'officier de police judiciaire et les agents de l'administration fiscale sont tenus au respect du secret
professionnel.

Titre II Droit de reprise.(39 à 41)


Article 39 : Le délai par lequel se prescrit l'action de l'administration sauf cas de manœuvres
frauduleuses, est fixé à quatre (4) ans pour
- asseoir et recouvrer les impôts et taxes
- pour procéder aux contrôles
- pour réprimer les infractions aux lois et règlements à caractère fiscal.

Article 40 : Toute omission, erreur ou insuffisance d'imposition découverte à la suite d'une


vérification, peut, sans préjudice du délai fixé à l'article 39 ci-dessus être réparée jusqu'à l'expiration
de la première année qui suit celle de la notification de la proposition de rehaussement pour l'exercice
venant à prescription.

Article 41: Les opérations, indications et charges se rapportant à des exercices prescrits ayant
néanmoins une incidence sur des exercices non prescrits peuvent faire l'objet de contrôle et de
régularisation au titre seulement des années non prescrites.

Le délai de quatre (4) années cité à l'article 39 de la présente loi ne commence à courir,
s'agissant des résultats en instance d'affectation, qu'à l’expiration du délai de trois (3) ans,
prévu à l'article 46 du code des impôts directs et taxes assimilées.

Titre III Procédures de redressement.42 à 44

Article 42: Lorsqu'à la suite d'une vérification de comptabilité, l'agent vérificateur a arrêté les
bases d'imposition, l'administration doit notifier les résultats aux contribuables et ce, même en
l'absence de redressements ou en cas de rejet de comptabilité.

Article 43 : Le rejet de comptabilité à la suite de vérification de déclaration fiscale ou de


comptabilité, ne peut intervenir que dans les cas ci-après :

- Lorsque la tenue des livres comptables n'est pas conforme aux dispositions des articles 9 à
11 du code du commerce et aux conditions et modalités d'application du plan comptable
national ;

- Lorsque la comptabilité se trouve privée de toute valeur probante, par suite de l'absence de
pièces justificatives ;

- Lorsque la comptabilité comporte des erreurs omissions ou inexactitudes graves et


répétées liées aux opérations comptabilisées.

L'administration fiscale, notifie, consécutivement à un rejet de comptabilité, les bases


d'imposition arrêtées d'office et est tenue de répondre aux observations du contribuable.

Article 44 : Il est procédé à l'évaluation d'office des bases d'imposition du redevable sans
préjudice des autres sanctions prévues par ailleurs

1/ lorsque le contrôle, l'enquête ou le droit de visite ne peut avoir lieu de son fait ou du fait
des tiers

2/ s'il ne détient pas de comptabilité régulière ou, de livre spécial prévu aux articles 66 et 69
du code des taxes sur le chiffre d'affaires, permettant de justifier le chiffre d'affaires déclaré ;

3/ dans le cas ou il n’a pas souscrit des relevés de chiffre d'affaires prévus par les articles 76 et
77 du code des taxes sur le chiffre d1affaires, au moins un (01) mois après, que le service l'ait
mis en demeure, par lettre recommandée avec accuse de réception, de régulariser sa situation ;

4/ tout contribuable qui n'a pas fait sa déclaration et dont le revenu net déterminé comme il est
dit aux articles 85 à 98 du code des impôts directs dépasse le total exonéré de l'impôt ;

5/ tout contribuable qui s'est abstenu de répondre aux demandes d'éclaircissements et de


justifications de l'inspecteur et du vérificateur

6/ En cas de rejet de comptabilité intervenu selon les conditions prévues à l'article 43 ci-
dessus ;

7/ tout contribuable dont les dépenses personnelles ostensibles et notoires et les revenus en

17
nature dépassent le total exonéré et qui n'a pas fait de déclaration ou dont le revenu déclaré,
défalcation des charges énumérées à l'article 86 du code des impôts directs est inférieur au
total des mêmes dépenses, revenus non déclarés ou dissimulés et revenus en nature.

En ce qui concerne ces contribuables, la base d'imposition est, à défaut d'éléments certains
permettant de leur attribuer un revenu supérieur, fixée à une somme égale au montant des
dépenses, des revenus non déclarés ou dissimulés et des revenus en nature diminué du
montant des revenus affranchis de l'impôt.

Dans le cas visé au présent paragraphe, l'inspecteur, préalablement à l'établissement du rôle,


notifie la base de taxation au contribuable qui dispose d'un délai de vingt (20) jours pour
présenter ses observations.

La base d'imposition est déterminée d'après les conditions prévues à l'alinéa précédent sans
que le contribuable puisse faire échec à cette évaluation en faisant valoir qu'il aurait utilisé des
capitaux ou réalisé des gains en capital ou qu'il recevait périodiquement ou non des libéralités
d'un tiers.

Les dépenses, revenus non déclarés ou dissimulés et revenus visés ci-dessus sont ceux
existant à la date de leur constatation même si ces dépenses ont été réalisés sur plusieurs
années.

8/ Toute entreprise étrangère ne disposant pas d'installation professionnelle en Algérie qui,


passible de l'impôt sur le revenu et de l'impôt sur les bénéfices des sociétés s'est abstenue de
répondre à la demande du service des impôts, l'invitant à désigner un représentant en Algérie.

9/ En cas de désaccord avec l'inspecteur, le contribuable taxé d’office ne peut obtenir, par la
voie contentieuse, la décharge ou la réduction de la cotisation qui lui a été assignée qu'en
apportant la preuve de l'exagération de son imposition.

Titre IV Droit de communication et secret Professionnel.(45 à 69)

Article 45 : le droit de communication permet aux agents de l'administration fiscale, pour


l'établissement de l'assiette et le contrôle des impôts, d'avoir connaissance des documents et
des renseignements prévus aux articles ci-dessous.

Article 46: En aucun cas, les administrations de l'Etat, des wilayas et des communes, les
entreprises privées, ainsi que les entreprises contrôlées par l'Etat, les wilayas et les communes,
de même que tous les établissements ou organismes quelconques, soumis au contrôle de
l'autorité administrative, ne peuvent opposer le secret professionnel aux agents de
l'administration des finances qui leur demandent communication des documents de service
qu'ils détiennent.

Toutefois, les renseignements individuels d'ordre économique ou financier, recueillis au cours


d'enquêtes statistiques, effectuées en vertu de l'ordonnance 65-297 du 02 Décembre 1965, ne
peuvent en aucun cas être utilisés à des fins de contrôle fiscal. Les administrations
dépositaires de renseignements de cette nature ne sont pas tenues par l'obligation découlant de
1' alinéa précédent.

Pour l'exercice du droit prévu au présent article, les organismes de sécurité sociale, sont tenus

18
d'adresser annuellement à l'administration des impôts, pour chaque médecin, dentiste, sage
femme ou auxiliaire médical, un relevé individuel faisant état du numéro d'immatriculation
des assurés, du mois au cours duquel ont été réglés les honoraires, le montant brut de ces
derniers tels qu'ils figurent sur les feuilles de soins, ainsi que le montant des sommes
remboursées par l'organisme intéressé à l'assuré.

Les relevés établis aux frais desdits organismes et arrêtés au 31 Décembre de chaque année,
doivent parvenir au directeur des impôts de la wilaya avant le 1er Avril de l'année Suivante.

Les responsables des administrations, des wilayas, des communes et des organismes visés à
l'alinéa 1er ci-dessus engagent personnellement leur responsabilité pécuniaire en cas de refus
de communication des documents de service qu'ils détiennent. Les dispositions des articles 62
et 63 ci-dessous leur sont dans ce cas applicables.

Artic1e 47 : Dans toute instance devant les juridictions civiles, administratives et pénales, le
ministère public peut donner communication des éléments des dossiers à l'administration
fiscale.
L'autorité judiciaire doit donner connaissance à l'administration des finances de toute
indication qu'elle peut recueillir, de nature à faire présumer une fraude commise en matière
fiscale ou une manœuvre quelconque ayant eu pour résultat, de frauder ou de compromettre
un impôt qu'il s'agisse d'une instance civile ou correctionnelle même déterminée par un non
lieu.

Durant la quinzaine que suit le prononcé de toute décision rendue par les juridictions, les
pièces restent déposées au greffe, à la disposition de l'administration des impôts directs.

Ce délai est réduit à dix (10) jours en matière pénale.

Article 48: Les dépositaires des registres de l'état - civil, ceux des rôles des contribuables et
tous fonctionnaires chargés des archives et dépôts de titres publics sont tenus de les
communiquer, sans les déplacer aux agents de l’enregistrement, à toute réquisition et de les
laisser prendre sans frais, les renseignements extraits et copies qui leur sont nécessaires pour
la sauvegarde des intérêts du trésor.

Tout refus est constaté par procès-verbal de l'agent qui se fait accompagner ainsi qu'il est
prescrit par l'article 159 du code de l'enregistrement chez les détenteurs et dépositaires
concernes.

Ces dispositions s'appliquent également aux notaires, huissiers de justice, greffiers et


secrétaires d'administrations centrales et locales pour les actes dont ils sont dépositaires, sauf
les restrictions résultant de l'alinéa suivant et de l'article 49 ci-après.

Toute contravention commise par le notaire ou l'huissier de justice exerçant pour son propre
compte donne lieu à l'application d'une amende de 300 DA.

Sont exceptés les testaments et legs établis du vivant des testateurs.

Les communications ci-dessus ne peuvent être exigées les jours fériés, les séances dans
chaque autre jour, ne peuvent durer plus de quatre (4) heures de la part des agents dans les

19
dépôts ou ils font leur recherches.

Article 49 : Les agents de l'administration fiscale ne peuvent demander communication dans les
wilayas, daïras et communes que les actes énumérés aux articles 58 et 61 du code de
l'enregistrement.

Article 50 : Les dépositaires des registres des magasins généraux sont tenus de les communiquer
aux agents de l'enregistrement selon le mode prescrit par l'article 48 ci-dessus, sous les peines y
énoncées.

Article 51 : (modifié par l'article 34 de la loi de finances 2006)


Les sociétés ou compagnies, changeurs, banquiers, escompteurs et toutes personnes, sociétés,
associations ou collectivités, recevant habituellement en dépôt des valeurs mobilières, sont tenus
d'adresser, à l'administration fiscale, un avis spécial d'ouverture et de clôture de tout compte de
dépôt de titre, valeur ou espèce, compte d'avance, comptes-courants, compte-devises ou autres,
gérés par leur établissement en Algérie.
Toute contravention aux dispositions des alinéas précédents est punie d'une amende fiscale
prévue par l'article 192-2, autant de fois que d'avis d'ouverture et/ou de clôture non déclarés.

Article 51 bis : (crée par l'article 34 de la loi de finances 2006)


Sont notamment concernés par cette obligation, les banques, la société de bourse, les offices
publics, les trésoreries de wilayas, les centres de chèques postaux, la caisse nationale d’épargne,
les caisses de crédit mutuel et les caisses de dépôts et de consignation.
Les listings des avis sont transmis, sur support informatique ou par voie électronique, dans les dix
(10) premiers jours du mois qui suit celui de l’ouverture ou de la clôture des comptes ou, sil le
déclarant n’est pas équipé à cet effet, sur un lot d’avis sur papier normalisé comportant les
informations indiquées à l’article 51-2.

Article 51 ter : (crée par l'article 34 de la loi de finances 2006)


Les avis d’ouverture, de clôture ou de modification des comptes mentionnés à l’article 51-1
doivent comporter les renseignements suivants :
- La désignation et l’adresse de l’agence bancaire ou l’établissement financier qui gére le
compte ;
- La désignation du compte, numéro, type et caractéristiques ;
- La date et la nature de l’opération déclarée : ouverture ou clôture ou modification
affectant le compte lui-même ou son titulaire.

Pour les personnes physiques, leur nom, prénom(s), date, lieu et numéro d’acte de naissance,
adresse et pour les entrepreneurs individuels leur numéro d’inscription au registre central de
commerce et leur numéro d’identification au répertoire national de la population fiscale.

Pour les personnes morales, leur dénomination ou raison sociale, leur forme juridique, leur
adresse, leur numéro d’inscription au registre central de commerce, leur numéro d’identification
au répertoire national de la population fiscale, et pour toute personne disposant d’une
accréditation pour mouvementer ledit compte, l’indication de ses nom(s), prénom(s), date, lieu et
numéro d’acte de naissance et adresse personnelle.

Article 51 quater : (crée par l'article 34 de la loi de finances 2006)


Les avis des comptes financiers font l’objet d’un traitement informatisé dénommé gestion des
fichiers des comptes bancaires et des établissements financiers qui recense, sur support
magnétique, l’existence des comptes et porte à la connaissance des services autorisés à consulter
ce fichier la liste de ceux qui sont détenus par une ou plusieurs personnes morales ou physiques.

Les informations ne peuvent être communiquées qu’aux personnes ou organismes bénéficiant


d’une habilitation législative et dans la limite fixée aux article 67 et 68 du code des procédures
fiscales.

Article 51 quinquiés : (crée par l'article 34 de la loi de finances 2006)


Les établissements bancaires qui émettent des chèques de banque, en faveur de tiers, pour le
compte de personnes qui ne sont pas domiciliées dans leur siège ou agence sont tenus d’adresser
au directeur des impôts de wilaya de leur circonscription territoriale un relevé mensuel de ces
titres de paiement.

Ce listing doit comprendre, notamment, la désignation du bureau émetteur, le numéro du chèque,


la somme que la banque est disposée à payer, la désignation et l’adresse de la personne
bénéficiaire de la prestation rendue, la date d’émission et la date d’encaissement du chèque.

Article 52 : Les sociétés, compagnies, assureurs, compagnies d'assurance, entrepreneurs de


transports et tous autres assujettis aux vérifications de l'administration fiscale, sont tenus de
communiquer aux agents de l'administration fiscale tant au siège social que dans les succursales
et agences, les polices, ainsi que leurs livres, registres, titres, pièces de recettes, de dépenses et de
comptabilité, afin que ces agents s'assurent de l'exécution des dispositions fiscales.

Article 53 : Pour permettre le contrôle des déclarations d'impôts souscrites tant par les intéressés
eux-mêmes que par des tiers, tous banquiers administrateurs de biens et autres commerçants
faisant profession de payer des revenus de valeurs mobilières ou dont la profession comporte à
titre accessoire des paiements de cette nature, ainsi que tous commerçants et toutes sociétés, quel
que soit leur objet, soumises au droit de communication des agents de l'enregistrement, sont tenus
de représenter à toute réquisition des agents des impôts ayant au moins le grade de contrôleur les
livres dont la tenue est prescrite par le code de commerce, ainsi que tous livres et documents
annexes, pièces de recettes et de dépenses.

Article 54 : Les collectivités qui payent des revenus sur les valeurs mobilières, doivent joindre à
leur déclaration annuelle, un état nominatif des dividendes, répartition de bénéfices ou
rémunérations tels que définis à l'article 179 du code des impôts directs ainsi que les copies
conformes des procès-verbaux des assemblées générales, comptes-rendus, et extraits des
délibérations des conseils d'administration ou des actionnaires.

Article 55 : Les organismes financiers agrées doivent tenir un registre spécial coté et paraphé, sur
lequel ils inscrivent, jour par jour, sans blanc ni interligne, toute opération de paiement ou de
négociation de tous instruments de crédit portant sur des valeurs mobilières étrangères passibles
de l'impôt.
Un état nominatif de ces paiements effectifs par inscription au débit ou au crédit d'un compte
devra être annexé à la déclaration annuelle de l'impôt sur les bénéfices des sociétés et autres
personnes morales.
Article 56 : Les organismes financiers agrées doivent tenir un registre spécial, coté et
paraphé, sur lequel seront inscrits, jour par jour, sans blanc ni interligne, toute opération de
paiement des intérêts passibles de l'impôt.

A l'égard des sociétés, le droit de communication prévu à l'alinéa précèdent, s'étend aux
registres de transfert d'actions et d'obligations, ainsi qu'aux assemblées générales.

Article 57 : Les institutions et organismes qui ne sont pas visés par l'article 54 ci-dessus et
qui payent des salaires, des honoraires ou des rémunérations quelconques, encaissent, gèrent
ou distribuent des fonds pour le compte de leurs adhérents, sont tenus de présenter à toute
réquisition des agents des impôts ayant au moins le grade de contrôleur tous documents
relatifs à leur activité pour permettre le contrôle des déclarations souscrites tant par eux-
mêmes que par des tiers.

Un état nominatif de ces paiements effectifs par inscription au débit ou au crédit d'un compte
devra être annexé à la déclaration annuelle de l'impôt sur les bénéfices des sociétés et autres
personnes morales.

Article 58 : Toute personne ou société se livrant à des opérations d'intermédiaire pour l'achat
ou la vente des immeubles ou de fonds de commerce ou qui habituellement, achète en son
nom les mêmes biens dont elle devient propriétaire en vue de les revendre doit se conformer
pour l'exercice du droit de communication des agents de l'administration de l'enregistrement,
aux dispositions de article 52 ci-dessus sous peine de l'application des sanctions prévues par
les articles 62 et 63 ci-dessous.

Article 59 : Les pouvoirs appartenant aux agents de l'enregistrement, par application de la


législation en vigueur, à l'égard des société par actions, peuvent être exercés à l'égard de
toutes personnes physiques ou morales dont la profession consiste dans le commerce de
banque ou se rattache à ce commerce, en vue du contrôle du paiement des impôts dus tant par
ces derniers que par des tiers.

Il en est de même à l'égard de toutes les sociétés algériennes ou étrangères, de quelque nature
qu'elles soient, et de tous fonctionnaires publics chargés de la rédaction ou de la signification
des actes.

Le droit de communication permet aux agents de l'administration fiscale pour l'établissement


de l'assiette et le contrôle de l'impôt d'avoir connaissance des informations et documents,
quelque soit le support de leur conservation.

Article 60 : Les divers droits de communication prévus au bénéfice des administrations


fiscales peuvent être exercés pour le contrôle de l'application de la réglementation des
changes.(modifié article 37 LF 2006)

Les établissements visés à l’article 51 sont tenus d’adresser à l'administration fiscale, le


relevé mensuel des opérations de transfert de fonds à l’étranger effectués pour le compte
de leurs clients.

Cet état indique la désignation, qualité et l'adresse du client, le numéro de la


domiciliation bancaire, la date et le montant dans la monnaie de règlement, le montant de la

21
contre valeur en monnaie nationale, la désignation bancaire et le numéro de compte du bénéficiaire
des transferts, ainsi que les référence ou l'attestation et la quittance des paiements de la taxe de domicilia-
-tion bancaire.
Le relevé est à envoyer dans les vingt (20) premiers jours du mois qui suit les
opérations de transferts.

(Modifié Art.37 LF 2006)

Article 61: Les mêmes droits appartiennent aux fonctionnaires ayant au moins le grade de
contrôleur, chargés spécialement par le ministère chargé des finances, de s1assurer, par des
vérifications auprès des assujettis de la bonne application de la réglementation des changes.

Ces agents peuvent demander à tous les services publics, les renseignements que leur sont
nécessaires pour l'accomplissement de leur mission, sans que le secret professionnel puisse
leur être opposé.

Article 62: Est puni d'une amende fiscale de 5.000 à 50.000 DA toute personne ou société qui
refuse de donner communication les livres, pièces et documents prévus aux articles 45 et 61
ci-dessus et auxquelles elle est tenue par la législation ou qui procède à la destruction de ces
documents avant l'expiration des délais fixés pour leur conservation.

Article 63: Cette infraction donne, en outre, lieu à l'application d'une astreinte de 100 DA au
minimum par jour de retard qui commence à courir de la date du procès-verbal dressé pour
constater le refus et prend fin du jour ou une mention inscrite par un agent qualifié, sur un des
livres de l'intéressé, atteste que l'administration a été mise à même d'obtenir les
communications prescrites.

L'amende et l'astreinte sont prononcées par la juridiction administrative territorialement


compétente statuant en matière de référé, sur requête présentée par le directeur des impôts de
wilaya.

La copie de la requête est notifiée aux parties par les soins du greffe de la juridiction,
l'amende et l'astreinte sont recouvrées par le receveur des impôts.

Article 64 : Les livres prescrits tant par la législation fiscale que le code du commerce, les
documents comptables, ainsi que les pièces justificatives, notamment les factures d'achats, sur
lesquels s'exerce le droit de contrôle, de communication et d'enquête devront être conservés
pendant le délai de dix (10) ans prévu par l'article 12 du code de commerce, a compter, en ce
qui concerne les livres, de la date de la dernière écriture et pour les pièces justificatives, de la
date a laquelle elles ont été établies.

Article 65: Est tenue au secret professionnel dans les termes de l'article 301 du code pénal et
passible des peines prévues audit article, toute personne appelée, à l'occasion de ses fonctions
ou attributions à intervenir dans l'établissement, la perception ou le contentieux des impôts et
taxes prévu par la législation en vigueur.(modifié par l'art. 41 LF 2007)

22
Toutefois, les dispositions de l'alinéa qui précède, ne s'opposent pas à ce que les services des
impôts communiquent aux commissions de recours visées aux articles 301 et 302 du code des
impôts directs et taxes assimilées, tous renseignements utiles pour lui permettre de se
prononcer sur les désaccords qui lui sont soumis, y compris les éléments de comparaison
extraits des déclarations d'autres contribuables.

Elles ne s’opposent pas non plus à ce que l'administration algérienne échange des
renseignements avec les administrations financières des Etats ayant conclu avec l’Algérie, une
convention d'assistance réciproque en matière d'impôts.

Article 66 : les déclarations produites par les contribuables pour l'établissement de l'impôt sur
les bénéfices des sociétés et de l'impôt sur le revenu des personnes physiques et assimilées,
leurs sont opposables pour la fixation des indemnités ou des dommages-intérêts qu'ils
réclament à l'Etat, aux wilayas et aux communes, lorsque le montant de ces indemnités ou
dommages-intérêts dépend directement ou indirectement du montant de leurs bénéfices ou de
leurs revenus.

Le contribuable demandeur est tenu de fournir à l'appui de sa demande, un extrait de rôles ou


un certificat de non imposition délivré par le receveur des impôts du lieu de son domicile ou
du lieu d'activité déployée.

De son côté, l'administration fiscale est, pour l'application du présent article, déliée du secret
professionnel à l'égard des administrations intéressées, ainsi que des experts appelés à fournir
un rapport sur les affaires visées au premier alinéa ci-dessus.

Les mêmes dispositions sont applicables dans le cas d'acquisition pour de fins d'utilité
publique dans les conditions prévues par les diverses procédures d'expropriation, ainsi que
dans le cas ou l'administration poursuit la récupération des plus values, résultant de
l'exécution de travaux publics.

Article 67: lorsqu'une plainte régulière a été portée par l'administration contre un redevable et
qu'une information a été ouverte, les agents de l’administration sont déliées du secret
professionnel vis-à-vis du juge d'instruction qui les interroge sur les faits faisant l'objet de
plainte.

Article 68: Les agents de l'administration fiscale sont également déliés du secret
professionnel à l'égard des fonctionnaires chargés des fonctions de représentants de l'Etat,
auprès de l'ordre des comptables et expert comptables agrées, qui peuvent communiquer à
cette organisation et aux instances disciplinaires de cette organisation, les renseignements qui
leur sont nécessaires pour se prononcer en connaissance de cause sur les demandes et les
plaintes dont ils sont saisis, touchant l'examen des dossiers disciplinaires ou l’exercice de
l'une des professions relevant de l'organisation.

Article 69: Par dérogation aux dispositions qui les assujettissent au secret professionnel, les
agents de l'administration fiscale sont autorisés, en cas de litige concernant l'évaluation du
chiffre d'affaires effectué par un redevable, à faire état des renseignement5 qu'ils détiennent et
qui sont de nature à établir l’importance réelle des affaires réalisées par ce redevable.

23
3 ème partie LES PROCEDURES CONTENTIEUSES (70 à 142)

Titre I Le contentieux de l’impôt (70 à 91)

Article 70 : Les réclamations relatives, aux impôts, taxes, droits ou amendes établis par le
service des impôts ressortissent au recours contentieux, lorsqu'elles tendent à obtenir, soit la
réparation d'erreurs commises dans l'assiette ou le calcul des impositions, soit le bénéfice d'un
droit résultant d'une disposition législative ou réglementaire.

Article 71 : Les réclamations relatives aux impôts, taxes, droits et amendes visés à l’article
70 ci-dessus, doivent être adressées, selon le cas, au directeur des impôts de la wilaya, au
chef du centre de proximité des impôts, dont dépend le lieu d’imposition.

Un récépissé est délivré aux contribuables (Modifié Art. 59 LF 2003 et art.42 LF 2007).

Article 72-1 : Sous réserve des cas prévus aux paragraphes ci-dessous, les réclamations sont
recevables jusqu'au 31 Décembre de la deuxième année suivant celle de la mise en recouvrement
du rôle ou de la réalisation des événements qui motivent ces réclamations.(modifié art 42 LF2007)

2. - Le délai de réclamation expire:

- le 31 décembre de la deuxième année suivant celle au cours de laquelle le contribuable


a reçu de nouveaux avertissements, dans le cas où à la suite d'erreur d'expédition,
de tels avertissements, lui ont été adressés par le directeur des impôts de wilaya;

- le 31 décembre de l'année suivant celle au cours de laquelle le contribuable a eu


connaissance certaine de l'existence d'impositions indûment réclamé par suite de faux ou double
emploi.

3. - Lorsque l'impôt ne donne pas lieu à l'établissement d'un rôle, les réclamations sont
présentées :

- s'il s'agit de contestations relatives à l'application des retenues effectuées à la source


jusqu'au 31 Décembre de la deuxième année suivant celle au cours de laquelle ces retenues
ont été opérées

- dans les autres cas, jusqu'au 31 Décembre de la deuxième année suivant celle au titre de
laquelle l'impôt est versé.

4. - les réclamations pour inexploitation d'immeubles à usage commercial ou industriel,


prévues par l'article 255 du code des impôts directs doivent être présentées au plus tard le 31
décembre de la deuxième année suivant celle au cours de laquelle l'inexploitation
remplissant les conditions fixées par l'article 255 suscité est intervenue.

Article 73-1 : Les réclamations doivent être individuelles. Toutefois, les contribuables
imposés collectivement et les membres de sociétés de personnes qui contestent les impôts à la
charge de la société peuvent formuler une réclamation collective.

2. - Les réclamations ne sont pas soumises aux droits de timbre.

24
3. - Il doit être présenté une réclamation distincte par lieu d'imposition

4. - Sous peine de non-recevabilité, toute réclamation doit:


- mentionner la contribution contestée ;
- indiquer, à défaut de la production de l'avertissement, le numéro de l'article du rôle sous lequel figure
cette contribution et, dans le cas où l'impôt ne donne pas lieu à l'établissement d'un rôle, être
accompagnée d'une pièce justifiant le montant de la retenue ou du versement;
- contenir l'exposé sommaire des moyens et les conclusions de la partie;
- porter la signature manuscrite de son auteur.(modifié article 44 LF 2007)

Cependant, l’administration invite, par lettre recommandée avec accusé de réception, le contribuable à
compléter le dossier de réclamation dans un délai de 30 jours à compter de la date de réception par
[Link]éressé. Les délais prévus aux articles 76 et 77 ne commencent à courir qu’à compter de la réception
par l’administration de la réponse du contribuable. Si aucune réponse n’intervient dans le délai de trente
(30) jours susmentionné ou que la réponse demeure incomplète, le directeur des impôts de la wilaya, le
chef du centre des impôts ou le chef du centre de proximité des impôts notifie une décision de rejet pour
irrecevabilité. Le contribuable, [Link] le juge utile, peut porter cette décision, soit devant la commission de
recours, soit devant le tribunal administratif, dans les conditions fixées respectivement par les articles 80,
81, 81 bis et 82 du code des procédures fiscales".

Article 74: Le contribuable qui par une réclamation introduite dans les conditions fixées par les articles
72, 73, 75 et 76 de la présente loi, conteste le bien fondé ou la quotité des impositions mises à sa charge
peut surseoir au paiement de la partie contestée desdites impositions, s'il réclame dans sa demande
introductive d'instance le bénéfice des dispositions contenues dans le présent article et fixe le montant ou
précise les bases du dégrèvement auquel il prétend et à la condition de constituer des garanties propres à
assurer le recouvrement de l'impôt.
A défaut de constitution des garanties, le contribuable qui a réclamé le bénéfice des dispositions du
présent article, ne peut être poursuivi par voie de vente pour la partie contestée de l'impôt que lorsqu'une
décision administrative a été prise définitivement par le directeur des impôts de la Wilaya. Toutefois,
l'administration pourra prendre toutes mesures conservatoires propres à garantir ses droits.

Article 75: Toute personne qui introduit ou soutient une réclamation pour autrui, doit justifier d'un
mandat régulier. Toutefois, la production d'un mandat n'est pas exigée des avocats régulièrement inscrits
au barreau, non plus que des personnes qui tiennent de leur fonction ou de leur qualité le droit d'agir au
nom du contribuable.
Il en est de même, si le signataire a été mis personnellement en demeure d'acquitter les contributions
visées dans la réclamation.
Le mandat doit, à peine de nullité, être rédigé sur papier timbré et enregistré avant l'exécution de l'acte
qu'il autorise,.
Tout réclamant domicilié à l'étranger doit faire élection de domicile en Algérie.

Article 76-1 : Les réclamations sont instruites par l'inspecteur qui a établi les impositions.

La synthèse de la réclamation est adressée au président de l'assemblée populaire communale pour avis.
Si dans un délai de quinze (15) jours l'avis n'est pas parvenu, l'inspecteur consigne ses propositions.
Il peut être statué immédiatement sur les réclamations entachées de déchéance les rendant définitivement
irrécevables. ( modifié par l'article 46 LF 2007).
2) Le directeur des impôts de wilaya, le chef du centre des impôts et le chef du centre de
proximité des impôts statuent sur les réclamations relevant de leur compétence respective dans
un délai de six (6) mois, suivant la date de leur présentation. Le délai est porté à huit (8) mois
pour les affaires contentieuses qui requièrent l’avis conforme de l’administration centrale.
Pour les réclamations introduites par les contribuables relevant du régime de l’impôt forfaitaire
unique, ce délai est ramené à deux (2) mois.
Toutefois, ils se prononcent immédiatement sur les réclamations définitivement irrecevables, et
en particulier celles introduites hors délai. Dans ce cas, le rejet est prononcé.

3) Sous réserve des dispositions de l’article 77 du code des procédures fiscales, le chef du centre
des impôts et le chef du centre de proximité des impôts statuent au nom du directeur des impôts
de wilaya sur les réclamations relatives aux impôts, taxes, droits et amendes relevant de leur
compétence.

Le pouvoir de statuer du chef du centre des impôts s’exerce pour prononcer des décisions des
dégrèvements d’admission partielle ou de rejet portant sur des affaires d’un montant global
maximum de 5.000.000 DA. (Complété par Art.59 LF 2003)

Le pouvoir de statuer du chef du centre de proximité des impôts s’exerce pour prononcer des
décisions portant sur des affaires d’un montant global maximum d’un million de dinars
(1.000.000 DA).

Article 77 :
1) L'administration centrale se prononce sur les réclamations contentieuses se rapportant aux
vérifications effectuées par la structure chargée du contrôle fiscal au niveau national.
La décision est notifiée au contribuable par le directeur des impôts de wilaya territorialement
compétent dans un délai de six (6) mois.

2) lorsque les réclamations portent sur des affaires dont le montant total des droits et pénalités
excède dix millions (10.000.000) de dinars, le directeur des impôts de wilaya est tenu de requérir
l'avis conforme de l'administration centrale (direction générale des impôts).
Dans ce cas, le délai susvisé est prorogé de deux (02) mois.

Article 78: (modifié Art. 38 LF 2006 et 47 LF 2007)


Le directeur des impôts de la wilaya a la faculté de déléguer en totalité ou en partie, son. pouvoir
de décision, pour l'admission et le rejet des réclamations, aux agents concernés ayant au moins
le grade d'inspecteur principal.
Ce pouvoir de statuer par délégation, s'exerce pour le règlement des affaires portant sur un
montant maximal de deux millions de dinars (2.000.000 DA)
Le chef du centre des impôts et le chef du centre de proximité des impôts disposent
respectivement de la même faculté pour le règlement des affaires d’un montant de droits et
pénalités d’un million de dinars (1.000.000 DA) et cinq cent mille dinars (500.000 DA).

Article 79-1 (modifié par l’article 48 LF 2007)


1) Le directeur des impôts de la wilaya, le chef du centre des impôts et le chef du centre de
proximité des impôts se prononcent sur les réclamations relatives aux montants des impositions
relevant de leur compétence respective.
Toutefois, lorsque le rejet ou l'admission partielle porte sur des affaires dont le montant total des
droits et pénalités excède dix millions (10.000.000) de dinars, l'avis conforme de l'administration
centrale doit être requis.
Dans ce cas, le délai pour statuer est prorogé de deux (2) mois.

2) Il peut aussi soumettre d'office, le litige à la décision du tribunal administratif, sous réserve
d'en informer le réclamant, suivant la procédure prévue au paragraphe 2 de l'article 84-2
ci-dessous.
Dans ce cas, le tribunal administratif statue au vue de la réclamation initiale sans que le
contribuable soit tenu de la renouveler sur papier timbré.

3) Lorsqu'elle ne fait pas droit intégralement à la réclamation la décision du directeur des impôts
de wilaya indique d'une façon sommaire, les motifs sur lesquels elle est fondée.

Article 80 : (modifié par l’article 49 loi des finances 2007)


1) Le contribuable qui n’est pas satisfait de la décision rendue sur sa réclamation, selon le cas,
par le directeur des grandes entreprises, le directeur des impôts de la wilaya, le chef du centre
des impôts et le chef du centre de proximité des impôts, a la faculté de saisir la commission de
recours compétente ci-après, dans un délai de deux (2) mois à compter de la date de la
notification de la décision de l’administration.

2) Le recours n’est pas suspensif de paiement. Toutefois, le réclamant qui saisit la commission de
recours bénéficie des dispositions de l’article 74 du code des procédures fiscales en s’acquittant
à nouveau d’une somme égale à 20% des droits et pénalités restant en litige.

3) Le recours devant la commission ne peut avoir lieu après la saisine du tribunal administratif.

4) Les recours doivent être adressés par les contribuables au président de la commission.

Article 81 : (modifié par l’article 49 de la loi de finances 2007).


1) Les commissions de recours émettent un avis sur les demandes des contribuables relatives aux
impôts directs et taxes assimilées et à la TVA et tendant à obtenir, soit la réparation d’erreurs
commises dans l’assiette ou le calcul de l’impôt, soit le bénéfice d’un droit résultant d’une
disposition législative ou réglementaire.

2) Les commissions de recours doivent se prononcer expressément, par le rejet ou l’acceptation,


sur les recours dont elles sont saisies dans un délai de quatre (4) mois à compter de la date de
présentation au président de la commission. Si la commission ne s’est pas prononcée dans le
délai susmentionné, ce silence vaut rejet implicite du recours. Dans ce cas, le contribuable peut
saisir le tribunal administratif dans le délai de quatre (4) mois à compter de l’expiration du délai
imparti à la commission pour se prononcer.

3) Les avis rendus par les commissions doivent être motivés et doivent, s’ils infirment le rapport
de l’administration, préciser les montants des dégrèvements ou décharges susceptibles d’être
accordés aux requérants. Les dégrèvements ou décharges intervenus sont portés à la
connaissance du contribuable à l’issue de la réunion de la commission par son président. La
décision correspondante est notifiée au contribuable dans un délai d’un mois par, selon le cas, le
directeur des grandes entreprises, le directeur le directeur des impôts de la wilaya, le chef du
centre des impôts ou le chef du centre de proximité des impôts.

4) Lorsque l’avis de la commission est considéré comme non fondé, le directeur des grandes
entreprises, le directeur le directeur des impôts de la wilaya, le chef du centre des impôts ou le
chef du centre de proximité des impôts sursoient à l’exécution de cet avis sous réserve d’en
informer le requérant. Dans ce cas, ces autorités introduisent un recours contre l’avis de la
commission devant le tribunal administratif dans le mois qui suit la date du prononcé dudit avis.

Article 81 bis : (crée par l’article 50 de la loi de finances 2007)


Il est institué les commissions de recours suivantes :
1) Il est institué, auprès de chaque daïra, une commission de recours des impôts directs et taxes
assimilées et de TVA composée comme suit :
- Le chef de daïra ou le secrétaire général de la daïra, président ;
- Le président de l’assemblée populaire communale ou l’un de ses vice-présidents du lieu
d’exercice de l’activité du contribuable ;
- Le chef d’inspection territorialement compétent ou, selon le cas, le responsable du service
contentieux du centre de proximité des impôts ;
- deux (2) membres titulaires et deux (2) membres suppléants, pour chaque commune, désignés
par les associations ou unions professionnelles.

En cas d’absence de ces dernières, ces membres sont choisis par les présidents des assemblées
populaires communales parmi les contribuables des communes possédant des connaissances
suffisantes pour l’exécution des travaux confiés à la commission. Les membres doivent être de
nationalité algérienne, être âgés de vingt-cinq (25) ans au moins et jouir de leurs droits civiques.
Leur nomination a lieu dans les deux (2) mois qui suivent le renouvellement général des
assemblées populaires communales.
La durée de leur mandat est la même que celle de l’assemblée populaire communale. En cas de
décès, de démission ou de révocation de la moitié (1/2) au moins des membres de la commission,
il est procédé dans les mêmes conditions que ci-dessus à de nouvelles désignations.
Un fonctionnaire des impôts ayant au moins le grade d’inspecteur désigné, selon le cas, par le
directeur des impôts de la wilaya ou le chef du centre de proximité des impôts, remplit les
fonctions de secrétaire.
Les membres de la commission sont soumis aux obligations du secret professionnel prévues par
les articles 65 et suivants du code des procédures fiscales.

Cette commission émet un avis sur :


- Les demandes portant sur des cotes d’impôts directs ou taxes assimilées, inférieures ou égales à
500.000 DA ainsi que sur les taxations de TVA inférieures ou égales à 500.000 DA et pour
lesquelles l’administration a préalablement rendu une décision de rejet total ou partiel ;
- les demandes formulées par les contribuables relevant des centres de proximité des impôts.

La commission se réunit sur convocation de son président une fois par mois.

La réunion de la commission ne peut se tenir valablement qu’en présence de la majorité de


ses membres.
La commission convoque les contribuables intéressés ou leur conseil à se faire entendre et, à cet
effet, elle doit les aviser vingt (20) jours avant la date de la réunion.

Les avis de la commission doivent être approuvées à la majorité des membres présents. En cas de
partage égal des voix, celle du président est prépondérante. Ces avis, signés du président de la
commission, sont notifiés par le secrétaire, selon le cas, au directeur des impôts de la wilaya ou
au chef du centre de proximité des impôts dans un délai de dix (10) jours, à compter de la date de
clôture des travaux de la commission.

2) Il est institué, auprès de chaque wilaya, une commission de recours des impôts directs et de la
TVA composée comme suit :
-un (1) magistrat désigné par le président de la cour territorialement compétente, président ;
- un (1) représentant du wali ;
- un membre de l'assemblée populaire de wilaya ;
- le responsable de l'administration fiscale de la wilaya, ou selon le cas le chef du centre des
impôts ;
. un (1) représentant de la chambre de commerce siégeant dans la wilaya ou, à défaut, de celle
dont la compétence s'étend à ladite wilaya ;
. cinq (5) membres titulaires et cinq (5) membres suppléants désignés par les associations ou
unions professionnelles. En cas d’absence de ces derniers, ces membres sont choisis par le
président de l’assemblée populaire de wilaya parmi les membres de l’assemblée populaire de
wilaya, possédant des connaissances suffisantes pour l’exécution des travaux confiés à la
commission ;
. un (1) représentant de la chambre d’agriculture de la wilaya.
Ces membres doivent être de nationalité algérienne, être âgés de 25 ans au moins et jouir de
leurs droits civiques. Leur nomination a lieu dans les deux (2) mois qui suivent le renouvellement
général des assemblées populaires de wilaya. La durée de leur mandat est la même que celle de
l’assemblée populaire de wilaya. En cas de décès, de démission ou de révocation de la moitié
(1/2) au moins des membres de la commission, il est procédé, dans les mêmes conditions que
ci-dessus, à de nouvelles désignations.
Les fonctions de secrétaire sont assurées par au moins un inspecteur des impôts désigné, selon le
cas, par le directeur des impôts de la wilaya ou le chef du centre de proximité des impôts.
Les membres de la commission sont soumis aux obligations du secret professionnel
prévues par l’article 65 du code des procédures fiscales.
La commission est appelée à émettre un avis sur :
- les demandes portant sur des cotes [Link]ôts directs et taxes assimilées supérieures à 500.000
DA et inférieures ou égales à 2.000.000 DA ainsi que sur des taxations de TVA supérieures à
500.000 DA et inférieures ou égales à 2.000.000 DA et pour lesquelles l’administration a
préalablement rendu une décision de rejet total ou partiel ;
- les demandes formulées par les contribuables relevant de la compétence des centres des impôts.
La commission se réunit sur convocation de son président une fois par mois. La réunion de la
commission ne peut se tenir valablement qu'en présence de la majorité de ses membres. La
commission convoque les contribuables ou leurs représentants pour les entendre. A cet effet, elle
doit leur notifier la convocation vingt (20) jours avant la date de la réunion.
Les avis de la commission doivent être approuvés à la majorité des membres présents. En cas de
partage égal des voix, celle du président est prépondérante. Ces avis, signés du président de la
commission, sont notifiés par le secrétaire, selon le cas, au directeur des impôts de la wilaya ou
au chef du centre des impôts dans un délai de dix (10) jours à compter de la date de clôture des
travaux de la commission.

3) Il est institué auprès du ministère chargé des finances une commission centrale de recours des
impôts directs et de la TVA composée :
- du ministre chargé des finances ou son représentant dûment mandaté, président ;
- d’un représentant du ministère de la justice ayant au moins rang de directeur ;
- d’un représentant du ministère du commerce ayant au moins rang de directeur ;
- du directeur général du budget ou son représentant ayant au moins rang de directeur ;
- du directeur central du Trésor ou son représentant ayant au moins rang de directeur ;
- d’un représentant de la chambre de commerce de la wilaya concernée, ou à défaut d’un
représentant de la chambre nationale de commerce ;
- d’un représentant de l’union professionnelle concernée ;
- d’un représentant de la chambre d’agriculture de la wilaya concernée, ou à défaut d’un
représentant de la chambre nationale d’agriculture ;
- d’un représentant désigné par le directeur des grandes entreprises ;
- du sous-directeur chargé des commissions de recours à la direction générale des impôts en
qualité de rapporteur.
Le secrétariat de la commission est assuré par les services de la direction
générale des impôts.
Ses membres sont désignés par le directeur général des impôts.
La commission centrale de recours est appelée à émettre un avis sur :
-les demandes formulées par les contribuables relevant de la direction des grandes entreprises et
pour lesquelles cette dernière a préalablement rendu une décision de rejet total ou partiel ;
- sur les affaires dont le montant total des droits et pénalités (impôts directs et TVA) excède dix
millions de dinars (10.000.000 DA) et pour lesquelles l’administration a préalablement rendu
une décision de rejet total ou partiel ;
-sur les cotes [Link]ôts directs et taxes assimilées ainsi que les taxations de TVA supérieures à
deux millions de dinars (2.000.000 DA) et pour lesquelles l’administration a préalablement
rendu une décision de rejet total ou partiel.

La commission se réunit sur convocation de son président au moins une fois par mois et l’ordre
du jour est porté, dix (10) jours avant la date de la réunion, à la connaissance de ses membres.
La réunion de la commission ne peut se tenir valablement qu'en présence de la majorité de ses
membres.
La commission convoque les contribuables ou leurs représentants pour les entendre. A cet effet,
elle doit leur notifier la convocation vingt (20) jours avant la date de la réunion.
La commission peut également entendre, selon le cas, le directeur des impôts de la wilaya,
c'est-à-dire le concerné ou le directeur des grandes entreprises, à l’effet [Link] lui soit fourni tous
les éclaircissements nécessaires.
Les avis de la commission doivent être approuvés à la majorité des membres présents. En cas de
partage égal des voix, celle du président est prépondérante. Les avis signés du président sont
notifiés par le secrétaire, selon le cas au directeur des impôts de la wilaya compétent ou au
directeur des grandes entreprises dans un délai de vingt (20) jours à compter de la date de
clôture des travaux de la commission.
Article 82 : (modifié par l’article 51 de la loi de finances 2007)
1) Les décisions rendues par le Directeur des impôts de la wilaya, le chef du centre des impôts et
le chef du centre de proximité des impôts sur les réclamations contentieuses et qui ne donnent
pas satisfaction aux intéressés ainsi que les décisions prises d’office en matière de mutation de
cote, conformément aux dispositions de l’article 95 ci-dessous peuvent être attaquées devant le
tribunal administratif.
L’action près du tribunal administratif doit être introduite dans le délai de quatre (04) mois à
partir du jour de la réception de l’avis par lequel le directeur des impôts de la wilaya notifie au
contribuable la décision prise sur sa réclamation, que cette notification soit faite avant ou après
l’expiration des délais visés aux articles 76-2 et 76-3 et 77 du présent code.
(Modifié par Art. 59 LF 2003)
Peuvent également être portées devant le tribunal administratif, dans le même délai que
ci-dessus, les décisions notifiées par l'administration après avis émis par les commissions de
recours de daïra, de wilaya et centrale prévues respectivement aux articles 300, 301 et 302 du
code des impôts directs.

2) Tout réclamant qui n'a pas reçu avis de la décision du directeur des impôts de la wilaya dans
les délais prévus aux articles 76-2 et 77 ci-dessus peut soumettre le litige au tribunal
administratif dans les quatre (4) mois qui suivent le délai précité.

3) Les demandes doivent être adressées au greffe du tribunal administratif où elles sont
enregistrées. Un accusé de réception est délivré aux personnes qui en font la demande.
4) Le recours devant le tribunal administratif n'est pas suspensif des droits contestés. Par contre
le recouvrement des pénalités exigibles se trouve réservé jusqu'à ce que la décision
juridictionnelle ait été prononcée et soit devenue définitive.

Article 83:
1) Les requêtes doivent être rédigées sur papier timbré et signées de leur auteur lorsqu'elles sont
introduites par un représentant. Les dispositions de l'article 75 ci-dessus sont applicables.

2) Toute requête doit contenir explicitement l'exposé des moyens et lorsqu'elle fait suite à une
décision du directeur des impôts de la wilaya, être accompagnée de l'avis de notification de la
décision contestée.

3) Le réclamant ne peut contester devant le tribunal administratif des cotisations différentes de


celles qu'il a mentionnées dans sa réclamation au directeur des impôts de la wilaya. Mais dans la
limite du dégrèvement primitivement sollicité, il peut faire toutes conclusions
nouvelles à condition de les formuler explicitement dans sa requête introductive d'instance.

4. - A l'exception du défaut de signature de la réclamation initiale, les vices de forme prévus à


l'article 73 ci-dessus peuvent lorsqu'ils ont motivé le rejet d'une réclamation par le directeur
des impôts de la wilaya, être utilement couverts dans la requête adressée au tribunal
administratif.

Article 84-1: Les requêtes sont communiquées pour avis au directeur des impôts de la wilaya
qui fait procéder à leur instruction suivant les règles fixées par l'article (64) ci-dessus.

Toutefois, cette instruction n'est pas obligatoire s'il s'agit de requêtes entachées de déchéance
ou d'un vice de forme les rendant définitivement irrecevables.

2. - Le directeur des impôts de la wilaya transmet le dossier avec ses conclusions au greffe.
S'il n'est pas d'avis d'admettre intégralement la demande, il informe le réclamant qu'un délai
de trente (30) jours lui est imparti pour prendre connaissance du dossier, fournir, s'il le juge à
propos, des observations écrites et faire connaître s'il désire recourir à l'expertise.

A l'expiration de ce délai, le dossier est communiqué au directeur des impôts de la wilaya qui
examine, le cas échéant, les observations présentées. Si, a cette occasion, des faits ou motifs
nouveaux sont opposés par le service des impôts, le réclamant en est informé suivant la
procédure prévue ci-dessus.

3. - Tous mémoires produits devant le tribunal administratif, par les réclamants ou leurs
représentants, doivent être rédigés sur papier timbré

Article 85-1: Les seules mesures spéciales d'instruction qui peuvent être prescrites en matière
d'impôts directs et de taxes sur le chiffre d'affaires sont le supplément d'instruction, la contre
vérification et l'expertise.

2. - Le supplément d'instruction est obligatoire, toutes les fois où le contribuable présente


avant jugement, des moyens nouveaux.

Lorsqu’à la suite d'un supplément d'instruction, le directeur des impôts de la wilaya, invoque
des faits ou des motifs dont le contribuable n'a pas eu connaissance, le dossier doit être
soumis à un nouveau dépôt, conformément au paragraphe 2 de l'article 84-2 ci-dessus.

3. - Dans le cas où le tribunal administratif, juge nécessaire d'ordonner une contre vérification,
cette opération est faite par un agent du service des impôts autre que celui qui a procédé à la
première instruction en présence du réclamant ou de son représentant et dans les cas prévus
par l'article 76 ci-dessus, du président de l'assemblée populaire communale ou de deux (2) des
membres de la commission de recours de daira.

L'agent chargé de la contre vérification dresse un procès-verbal, mentionne les observations


du réclamant, ainsi que le cas échéant, celles du président de l'assemblée populaire
communale et donne son avis.

Le directeur des impôts de la wilaya. renvoie le dossier au tribunal administratif avec ses
propositions.

28
Article 86-1 : L'expertise peut être ordonnée par le tribunal administratif, soit d'office, soit sur
la demande du contribuable ou sur celle du directeur des impôts. Le jugement ordonnant cette
mesure d'instruction fixe la mission des experts.

2. - L'expertise est faite par un seul expert nommé par le tribunal administratif. Toutefois, elle
est confiée à trois (3) experts si l'une des parties le demande. Dans ce cas, chaque partie
désigne son expert et le troisième est nommé par le tribunal administratif.

3. - Ne peuvent être désignés comme experts, les fonctionnaires qui ont pris part à
l'établissement de l'impôt contesté, ni les personnes qui ont exprimé une opinion dans l'affaire
litigieuse ou qui ont été constituées représentants par l'une des parties au cours de
l'instruction.

4. - Chaque partie peut demander la récusation de l'expert du tribunal administratif et de celui


de l'autre partie, le directeur des impôts de la wilaya ayant qualité pour introduire la demande
de récusation au nom de l'administration.

La demande doit être motivée, et adressée au tribunal administratif dans un délai de huit (8)
jours francs à compter de celui où la partie a reçu notification du nom de l'expert dont elle en
entreprend la récusation et, au plus tard, dès, le début de l'expertise. Elle est jugée d'urgence
après mise en cause de la partie adverse.

5. - Dans le cas où un expert n'accepte pas ou ne remplit pas la mission qui lui a été confiée,
un autre est désigné à sa place.

6. - L'expertise est dirigée par l'expert nommé par le tribunal administratif. Il fixe le jour et
l'heure du début des opérations et prévient le service fiscal concerné, ainsi que le réclamant et
le cas échéant, les autres experts, au moins dix (10) jours à l'avance.

7. - Les experts se rendent sur les lieux en présence du représentant de l’administration fiscale
et du réclamant et ou de son représentant et, le cas échéant, du président de la commission de
recours de daira. Ils remplissent la mission qui leur a été confiée par le tribunal administratif.

L'agent de l'administration rédige un procès-verbal et y joint son avis. Les experts rédigent,
soit un rapport commun, soit des rapports séparés.

8. - Le procès-verbal et les rapports des experts sont déposés au greffe du tribunal


administratif où les parties dûment avisées peuvent en prendre connaissance pendant un délai
de vingt (20) jours francs.

9. - Les experts produisent un état de leurs vacations, frais et honoraires. La liquidation et la


taxe en sont faites par décision du président du tribunal administratif, conformément au tarif
fixé par un arrêté du ministre chargé des finances.

Il n'est pas tenu compte, pour la fixation des honoraires, des rapports fournis plus de trois (3)
mois après la clôture du procès-verbal.

Les experts où les parties peuvent, dans le délai de trois (3) jours francs à partir de la
notification qui leur est faite de la décision du président du tribunal administratif, contester la
liquidation devant cette juridiction statuant en conseil.

29
10. - Si le tribunal administratif estime que l'expertise a été incomplète, il peut ordonner une
nouvelle expertise complémentaire qui est faite dans les conditions spécifiées ci-dessus.

Article 87-1 : Tout réclamant qui désire se désister de sa demande, doit le faire connaître
avant le jugement, par lettre, sur papier libre, Si née par lui-même ou de son représentant.

2. - L'intervention qui est admise de la part de ceux qui justifient d'un intérêt à la solution d'un
litige en matière d'impôts et taxes ou d'amendes fiscales doit être formulée sur papier timbré
avant le jugement.

Article 88 : Le directeur des impôts de la wilaya, peut au cours de l'instance, présenter des
conclusions reconventionnelles tendant à l'annulation ou a la réformation de la décision prise
sur la réclamation primitive. Ces conclusions sont communiquées au réclamant conformément
aux dispositions de l'article 84-2 ci-dessus.

Article 89-1 : Les affaires portées devant le tribunal administratif sont jugées conformément
aux dispositions de l'ordonnance n0 66-154 du 08 juin 1966, modifié ou complété.

Toutefois, les réclamations relatives aux impôts et taxes ainsi qu'aux amendes sont jugées en
Séance publique.

Le délai imparti au contribuable pour faire connaître s'il refuse d'accepter le dégrèvement
partiel proposé par l'administration est réduit à vingt (20) jours.

Article 90: Les arrêts des tribunaux administratifs peuvent être attaqués devant le conseil
d'état par la voie de l'appel dans les conditions prévues par la loi n0 98-01 du 30 mai 1998,
relative aux compétences, à l'organisation et au fonctionnement du Conseil d'Etat.

Toutefois, les requêtes des contribuables sont dans tous les cas produites sur papier timbré.

Article 91 : Le directeur chargé des grandes entreprises et le directeur des impôts de wilaya,
dans leur domaine de compétence respectif peuvent faire appel des arrêtés de la chambre
administrative rendus en matière d'impôts directs et de taxes de toute nature assis par le service des impôts.

Le délai imparti pour saisir le conseil d'état court pour l'administration fiscale à compter du jour
de la notification faite par le responsable habilité. (modifié Art. 39 LF 2006)

Titre II Le recours gracieux 92-94.

Article 92 : L'autorité administrative connaît conformément aux lois et règlements en


vigueur, des demandes tendant à obtenir de sa bienveillance à titre gracieux, en cas
d'indigence ou de gène mettant les redevables dans l'impossibilité de se libérer envers le
trésor, remise ou modération d'impositions régulièrement établies. Elle statue conformément
aux lois et règlements également sur les demandes des receveurs des contributions diverses
tendant à l'admission en non valeur de cotes irrécouvrables, à l'obtention de sursis de
versement ou à une décharge de responsabilité, ainsi que sur les demandes des contribuables
tendant à la remise ou à la modération de majoration d'impôts ou d'amendes fiscales.

Article 93 : Les contribuables peuvent, en cas d'indigence ou de gène les mettant dans

30
l'impossibilité de se libérer envers le trésor, solliciter la remise ou la modération d'impositions
régulièrement établies.

Ils peuvent également solliciter la remise ou la modération de majoration d'impôts ou


d'amendes fiscales qu'ils ont encourues pour inobservation des prescriptions légales.

Les demandes doivent être adressées au directeur des impôts de la wilaya dont dépend le lieu
de l'imposition et être accompagnées de l'avertissement ou, à défaut de la production de cette
pièce, indiquer le numéro de l'article du rôle sous lequel figure l'imposition qu'elles
concernent.

Elles peuvent être soumises à l'avis du président de l'assemblée populaire communale,


lorsqu'il s'agit de demandes concernant les impôts et taxes affectés au budget des communes.
Le pouvoir. de statuer sur les demandes des contribuables est dévolu au

- directeur régional des impôts territorialement compétent, après avis de la commission


instituée à cet effet, à l'échelon régional, lorsque la cote ou l'amende excède la somme de
250.000 DA.

- directeur des impôts de wilaya, après avis de la commission instituée à cet effet, à
l'échelon de wilaya, lorsque la cote ou l'amende fiscale est inférieure ou égale à la somme de
250.000 DA.

La création, la composition et le fonctionnement des commissions précitées sont fixés par


décision du directeur général des impôts.

Les décisions prises par le directeur des impôts de wilaya sont susceptibles de recours devant
le directeur régional des impôts territorialement compétent. Les décisions sont notifiées aux
intéressés dans les conditions fixées par l'article 292 du code des impôts directs.

Article 94-1: Les receveurs des impôts peuvent, à partir de la cinquième (5) année qui suit la
date de mise en recouvrement du rôle, demander l'admission en non valeur des cotes
irrécouvrables.

Les motifs et les justifications de l'irrécouvrabilité seront précisés par voie réglementaire.

L’admission en non valeur a pour seul effet de décharger le receveur des impôts de sa
responsabilité, mais ne libère pas les contribuables à l'égard desquels l'action coercitive doit
être reprise, s'ils reviennent à meilleur fortune, tant que la prescription n'est pas acquise.

Le pouvoir de statuer sur les demandes est dévolu au directeur régional des impôts et au
directeur des impôts de la wilaya selon les modalités et le degré de compétence fixés à l'article
402 du code des impôts directs.

2. - A l'issue de la dixième année qui suit la date de mise en recouvrement du rôle, les côtes
qui n'ont pu être recouvrées font l'objet d'une admission en surséance.

3. - Peuvent seules faire l'objet de demandes en décharge ou en atténuation de responsabilité,


les cotes qui, ayant figuré sur des états de cotes irrécouvrables, ont été rejetées desdits états.

31
La surséance est prononcée par le directeur des impôts de wilaya.

Titre III Dégrèvements d’office- dégrèvements- compensations ( 95-98 )

Art. 95-1. Le directeur des impôts de la wilaya, le Chef du Centre des Impôts et le chef du
centre de proximié des impôts, selon le cas, peuvent dans leur domaine de compétence respectif,
cotes ou portions des cotes portant sur les contributions et taxes à l’égard desquelles une
en tout temps, prononcer d’office le dégrèvement des disposition législative ou réglementaire
la prévoit expressément.(Modifié par Art. 59 LF 2003 et l'article 52 LF 2007)

2. - Les dégrèvements et mutations de cote prévus au paragraphe 1er ci-dessus, peuvent être
proposés par les inspecteurs des impôts et les receveurs.

3. - Les propositions formulées par les receveurs dans les conditions prévus au paragraphe 2
ci-dessus, sont portées sur des relevés qu'ils adressent à l'inspection des impôts pour la suite à
donner

4. - abrogé

5. - abrogé

Article 96-1 : lorsque un contribuable demande la décharge ou la réduction d'une imposition


quelconque, l'administration peut, à tout moment de la procédure et nonobstant, en matière
d'impôt directs, le délai général de répétition fixé par l'article 106 ci-dessous opposer toutes
compensations entre les dégrèvements reconnus justifiés et les insuffisance ou omissions de
toute nature constatées au cours de l'instruction dans l'assiette ou le calcul de l'imposition
contestée.

2. - nonobstant les dispositions du paragraphe 1er, lorsque la réclamation concerne les


évaluations foncières des propriétés bâties, la compensation s'exerce entre les impositions
afférentes aux divers éléments du propriété ou d'un établissement unique cotisés sous l'article
du rôle visé dans la réclamation, même s'il sont inscrits séparément à la matrice cadastrale

Article 97-l : Les dégrèvements contentieux et les mutations de cote portant sur les impôts
directs, entraînent de plein droit, les dégrèvements et mutations de cote correspondants aux
taxes établies, d'après les mêmes bases au profit de l'état et des collectivités locales.

Par dérogation à l'alinéa précédent, les décisions portant exemption permanente ou temporaire
de la taxe d'assainissement n'entraînent le dégrèvement correspondant de la taxe perçue au
profit des collectivités locales en rémunération des services rendus que Si les dispositions
législatives, concernant cette taxe, le prévoient expressément.

2. - Le contentieux des taxes locales dont l'établissement est assuré par le service des impôts
est tant en première instance qu'en appel, suivi par ce service.

Article 98-1: lorsqu'une réclamation contentieuse est admise en totalité ou en partie, les frais

32
de papier timbré utilement exposés ainsi que, le cas échéant, les frais d'enregistrement du
mandat doivent être remboursés.

Le contribuable ne peut prétendre au remboursement d'autres frais, ni à l'allocation de


dommages et intérêts ou d'indemnités quelconques.

2. - Les frais d'expertise sont supportés par la partie qui est déboutée de son action.

Toutefois, lorsqu'une des parties obtient partiellement gain de cause, elle participe aux frais
dans des proportions fixées par la décision judiciaire compte-tenu de l'état du litige au début
de l'expertise

Titre IV Dispositions spéciales (99 à 104)

Article 99-1: A l'exception des convocations à l'audience du tribunal administratif, tous les
avis et notifications relatifs aux réclamations et dégrèvements en matière d'impôts directs et
des taxes assimilées sont adressés aux contribuables dans les conditions fixées à l'article 292
du code des impôts directs.

2. - La notification est valablement faite au domicile réel de la partie alors même que celle-ci
aurait constitué représentant et élu domicile chez ce dernier . Si le contribuable est domicilié
hors d'Algérie, la notification est faîte au domicile élu en Algérie par l'intéressé, sous réserve
de toutes autres procédure spéciales.

3. - Les motifs des décisions de rejet total ou partiel sont reproduits dans la notification
adressée au contribuable.

Article 100-1 : Les dégrèvements de toute nature acquis, les frais remboursés au contribuable,
ainsi que les frais d'expertise mis à la charge de l'administration sont supportés :

- soit par le trésor s'il s'agit d'impôt, taxes ou amendes perçu au profit de l'état;

- soit par le fonds commun des collectivités locales, s'il s'agit d'impositions ou taxes
donnant lieu à un prélèvement pour frais de non valeurs au profit de cet organismes.

Ils font l'objet de certificats qui sont établis par le directeur des impôts de la wilaya pour
servir de pièces justificatives aux agents du service de recouvrement.

2. - Lorsque le tribunal administratif annule une décision portant décharge ou réduction


d'impôts directs ou de taxes assimilées, ou met des frais à la charge d'un contribuable, le
directeur des impôts de la wilaya établit un titre de perception qui est recouvré par le receveur
des contributions diverses et dont le montant est exigible selon la procédure applicable en
matière d'impôts et taxes.

Article 101 : La production intentionnelle de pièces fausses ou inexactes à l'appui des


demandes tendant à obtenir, soit le dégrèvement, la remise, la décharge ou la restitution
d'impôts ou taxes, soit le bénéfice d'avantages fiscaux prévus en faveur de certaines catégories
de contribuables est passible de sanctions pénales prévus par l'article 303 du code des impôts
directs.

33
Article 102 : Les contribuables peuvent obtenir le dégrèvement de la taxe foncière

1. - en cas de désaffectation de l'immeuble par décision de l'autorité administrative pour des


motifs liés à la sécurité des personnes et des biens et de l'application des règles de
l'urbanisme ;

2. - en cas de perte de l'usage total ou partiel de l'immeuble consécutivement à un événement


extraordinaire.

3. - en cas de démolition même volontaire de la totalité ou d'une partie d'un immeuble bâti à
partir de la date de la démolition.

La réclamation doit être présentée à l'administration fiscale au plus tard le 31 décembre de


l'année suivant celle de la réalisation de l'événement qui motive la réclamation.

Article 103 : Le dégrèvement total ou partiel de la taxe foncière est accordé au contribuable,
en cas de disparition d'un immeuble ou partie d'immeuble non bâti par suite d'un événement
extraordinaire, à partir du 1er jour du mois suivant la réalisation de la disparition.

Le dégrèvement est subordonné à la présentation d'une réclamation à l'administration fiscale


au plus tard le 31 décembre de l'année suivant celle de la réalisation de la disparition.

Article 104 : Toute personne employant des manœuvres frauduleuses pour se soustraire à ses
obligations fiscales est passible de peines et sanctions prévues par les dispositions applicables
en matière de contentieux répressif.

Titre V La prescription 105-142)

Article 105 : Les omissions totales ou partielles constatées dans l'assiette des droits, impôts et
taxes, les Insuffisances, les inexactitudes ou les erreurs d'impositions, peuvent être réparées
par l'administration des impôts, selon le cas, dans les conditions et dans les délais prévus aux
articles 146 et 147 ci-dessous.

Article 106-1: Sous réserve des dispositions particulières prévues à l'article 107 ci-dessous, le
délai imparti à l'administration pour la mise en recouvrement des rôles motivés par la
réparation des omissions ou insuffisances constatées dans l'assiette des impôts directs et taxes
assimilées ou par l'application des sanctions fiscales auxquelles donne lieu l'établissement des
impôts en cause, est fixé à quatre (4) ans.

Pour l'assiette des droits simples et des pénalités proportionnelles à ces droits, le délai de
prescription précité court à compter du dernier jour de l'année au cours de laquelle est
intervenue la clôture de la période dont les revenus sont soumis à la taxation.

Pour l'assiette des pénalités fixées à caractère fiscal, le délai de prescription court du dernier
jour de l'année au cours de laquelle a été commise l'infraction en cause.

Toutefois, ce délai ne peut en aucun cas, être inférieur au délai dont dispose l'administration
pour assurer l'établissement des droits compromis par l'infraction en cause.

34
Le délai de prescription prévu ci-dessus est prorogé de deux (2) ans dès lors que
l'administration, après avoir établi que le contribuable se livrait à des manœuvres
frauduleuses, a engagé une action judiciaire à son encontre.

2. - le même délai est imparti à l'administration pour la mise en recouvrement des rôles
supplémentaires établis en matière de taxes perçues au profit des collectivités locales et de
certains établissements, le point de départ de ce délai, étant toutefois fixé, dans ce cas, au 1er
Janvier de l'année au titre de laquelle est établie l'imposition.

Article 107-l : Tout erreur commise soit sur la nature, soit sur le lieu d'imposition de l'un
quelconque des impôts et taxes établis par voie de rôles peut, sans préjudice du délai fixé à
l'article précédant, être réparée jusqu'à l'expiration de la deuxième année suivant celle de la
décision qui a prononcé la décharge de l'impôt initial.

2. - Toute omission ou insuffisance d'imposition révélée, soit par une instance devant les
tribunaux répressifs, soit à la suite de l'ouverture de la succession d'un contribuable ou de
celle de son conjoint, peut, sans préjudice du délai fixé à l'article suscité être réparée jusqu'à
l'expiration de la deuxième année qui suit celle de la décision qui a clos l'instance ou celle de
la déclaration de succession.

Les impositions établies après le décès du contribuable, en vertu du présent article, ainsi que
toutes autres impositions dues par les héritiers du chef du défunt, constituent une dette
déductible de l'actif successoral pour la perception des droits de mutation par décès.

Article 108 : L'action du Trésor en recouvrement de la retenue à la source applicable aux


revenus de capitaux mobiliers est soumise à prescription de quatre (4) ans prévue par l'article
159 ci-dessous, le délai a pour point de départ la date de l'exigibilité des droits et amendes.

Article 109 : L'action en restitution des sommes indûment ou irrégulièrement perçues par
suite d'une erreur des parties ou de l'administration est prescrite par un délai de trois (3) ans à
compter du jour du paiement . Lorsque les droits sont devenus restituables par suite d'un
événement postérieur, le point de départ de la prescription prévue précédemment est reporté
au jour où s'est produit cet événement.

La prescription est interrompue par des demandes signifiées après ouverture du droit au
remboursement elle est également interrompue par une demande motivée adressée par le
contribuable au directeur des impôts de la wilaya par lettre recommandée avec accusé de
réception.

Article 110 : Le délai par lequel se prescrit l'action de l'administration est fixé à quatre (4)
ans :

1. - pour asseoir et recouvrer la taxe sur la valeur ajoutée;

2. - pour réprimer les infractions aux lois et règlements qui régissent cette taxe.

Toutefois, lorsque le contrevenant est en état d'arrestation, l'assignation devant le tribunal


compétent, doit être donnée dans le délai d'un mois à compter du jour de la clôture du procès
verbal.

35
Le délai de prescription prévu ci-dessus est prorogé de deux (2) ans dès lors que
l'administration, après avoir établi que le contribuable se livrait à des manœuvres
frauduleuses, a engagé une action judiciaire à son encontre.

Article 111 : Le délai de prescription décompté en année civile court à compter du 1er
Janvier de l'année au cours de laquelle sont réalisées les opérations taxables.

Toutefois, en cas de manœuvres commises par un redevable et ayant eu pour effet de


dissimuler l'exigibilité des droits ou toute autre infraction, la prescription ne court qu'a
compter du jour où les agents de l'administration ont été mis en mesure de constater
l'exigibilité des droits ou les infractions.

Article 112 : La prescription est interrompue par:

a) les demandes signifiées;


b) le paiement d'acomptes;
c) les procès-verbaux établis selon les règles propres à chacune des administrations habilitées
à verbaliser;
d) le dépôt d'une demande en remise de pénalités
e) la notification des résultats d'une vérification de comptabilité prévue à l'article 113-2 du
code des taxes sur le chiffre d'affaires.

La notification du titre de perception interrompt également la prescription courant contre


l'administration et y substitue la prescription de droit commun.

La prescription courant contre l'administration se trouve valablement interrompue à la date de


la première présentation d'une lettre recommandée ou du titre exécutoire, soit à la dernière
adresse du redevable connue de l'administration soit au redevable lui même ou à son fondé de
pouvoir.

Article 113: Les pénalités portées par les arrêts ou jugements rendus, se prescrivent par
quatre (4) années révolues à compter de la date de l'arrêt ou du jugement rendu en dernier
ressort et, à l'égard des peines prononcées par les tribunaux statuant en matière répressive, à
compter du jour où elles ont acquis l'autorité de la chose jugée.

Article 114 : L'action en restitution des sommes indûment ou irrégulièrement perçues par
su4te d'une erreur des parties ou de l'administration, est prescrite par un délai de quatre (4) ans
à compter du jour du paiement.

Article 115 : Lorsque les droits sont devenus restituables par suite d'un événement postérieur
à leur paiement, le point de départ de la prescription prévue à l'article précédent est reporté au
jour où s'est produit cet événement.

Article 116 : Les demandes en restitution sont instruites et jugées suivant les formes propres
à chaque impôt.

Article 117 : La prescription est interrompue par des demandes signifiées après ouverture du
droit au remboursement.

36
Elle est également interrompue par une demande motivée adressée par le contribuable au
directeur des impôts de la wilaya par lettre recommandée avec avis de réception.

Article 118 : il y a prescription pour la demande des droits:

1) après un délai de quatre (4) ans à compter du jour de l'enregistrement d'un acte ou autre
document ou d'une déclaration qui révéleraient suffisamment l'exigibilité de ces droits
sans qu'il soit nécessaire de recourir à des recherches ultérieures ;

2) après dix (10) ans à compter du jour de l'enregistrement de la déclaration de succession;


s'il s'agit d'une omission de biens dans une déclaration de succession ;

3) après dix (10) ans à compter du jour d'ouverture de la succession pour les successions non
déclarées ;

Toutefois, et sans qu'il puisse en résulter une prolongation des délais, les prescriptions
prévues par les 2 et 3 de l'alinéa qui précédent sont réduites à quatre (4) ans à compter du jour
de l'enregistrement d'un écrit ou d'une déclaration mentionnant exactement la date et le lieu du
décès du défunt, ainsi que le nom et adresse de l'un au moins des ayant-droits.

La prescription est interrompue par les demandes signifiées, le paiement d'acomptes, les
procès-verbaux, les reconnaissances d'infraction signées par les contrevenants, le dépôt d'une
pétition en remise des pénalités ou par tout autre acte interruptif de droit commun.

La notification du titre exécutoire visé à l'article 356 du code de I' enregistrement, interrompt
la prescription courant contre l'administration et y substitue la prescription de droit commun.

Nonobstant les dérogations prévues à l'article 358 du code de l'enregistrement, la prescription


courant contre l'administration se trouve valablement interrompue, dans les cas visés audit
article, à la date de la première présentation de la lettre recommandée ou du titre exécutoire,
soit à la dernière adresse du redevable lui-même ou à son fondée de pouvoir.

Article 119 : La prescription de quatre (4) ans, établie à l'article 118 ci-dessus s’applique
également aux amendes fiscales prévues au code de l'enregistrement.

Elle court du jour où les agents ont été mis en mesure de constater les contraventions, au vu
de chaque acte soumis à l'enregistrement ou du jour de la présentation des répertoires à leur
visa.

Dans tous les cas, la prescription pour le recouvrement des droits simples d'enregistrement qui
auraient été dus indépendamment des amendes reste réglée par les dispositions existantes.

Article 120 : La date des actes sous signature privée ne peut être opposée à l'administration
pour prescription des droits et sanctions encourues, à moins que ces actes n'aient acquis une
date certaine par le décès de l'une des parties ou autrement.

Article 121: Conformément aux dispositions édictées à l'articles 108 du code de


l'enregistrement, le délai pour établir l'insuffisance des prix exprimés et des évaluations
fournies dans les actes ou déclarations passibles du droit professionnel ou du droit progressif
est de quatre (4) années à partir de l'enregistrement de l'acte ou de la déclaration.

37
Article 122 : L'action en recouvrement des droits et amendes exigibles par suite de
l'inexactitude d'une attestation ou déclaration de dettes se prescrit par dix (10) ans à compter
du jour de l'enregistrement de la déclaration de succession.
.

Article 123 : L'action pour prouver la simulation d'une dette dans les conditions prévues à
l'article 40 du code de l'enregistrement, est prescrite par dix (10) ans à compter du jour de
l'enregistrement de la déclaration de succession.

Article 124 : L'action en recouvrement (les droits simples et en sus exigibles par suite de
l’indication inexacte, dans un acte de donation entre vifs ou dans une déclaration de mutation
par décès, du lien ou le degré de parenté entre le donateur ou le défunt et les donataires,
héritiers ou légataires, ainsi que de toute indication inexacte du nombre d'enfants du défunt ou
de l'héritier. donataire ou légataire, est prescrite par dix (10) ans à compter du jour de
l’enregistrement de l'acte ou de la déclaration.

Article 125 : Toute réclamation au titre de l'article 44 du code de l’enregistrement est


prescrite dans un délai de dix (10) ans à compter du jour de, l'ouverture de la succession

Article 126 : L'action en restitution des sommes indûment ou irrégulièrement perçues par
suite d'une erreur des parties ou de l'administration est prescrite par un délai de quatre (4) ans
à compter du jour du paiement.

Lorsque les droits sont devenus restituables par suite d'un événement postérieur à leur
paiement, le point de départ de la prescription prévus à l'alinéa précédent est reporté au jour
ou s'est produit cet événement.

La prescription est interrompue par une demande motivée adressée par le contribuable au
directeur des impôts de la wilaya, par lettre recommandé avec avis de réception.

Article 127 : I e délai par lequel se prescrit l'action de l'administration est fixé à quatre (4)
ans pour :

1. asseoir et recouvrir les droits de timbres ;

2. réprimer les infractions aux lois et règlements qui régissent ces droits.

toutefois, lorsque le contrevenant est en état d’arrestation, l'assignation à fin de condamnation


devant la juridiction compétente doit être effectuée dans le délai d’un mois à compter du jour
de la clôture du procès-verbal.

Article 128 : Le délai de prescription court:

1 - sous réserve des dispositions prévues du 2 ci-après, à compter du jour de leur exigibilité,
pour asseoir et recouvrer les droits

2 - à compter du jour où ont été commises les infractions, en ce qui concerne la répression de
celles-ci et l'assiette (le droits auxquels elles s'appliquent, lorsque lesdites infractions sont
postérieures à la date d'exigibilité de l'impôt.

38
Toutefois, en cas de manœuvre commise par un contribuable ou redevable et ayant eu pour
effet de dissimuler l'exigibilité des droits ou toute infraction, la prescription ne court qu'à
compter du jour où les agents de l’administration ont été mis en mesure de constater
l'exigibilité des droits ou les contreventions.

Article 129 : La prescription est interrompue par :

a) Les demandes signifiées ;


b) le paiement d'acomptes ;
c) les procès-verbaux établis selon les règles propres à chacune des administrations habilitées
à les établir ;
d) les reconnaissances d’infractions signées par les contrevenants ;
e) le dépôt d'une pétition, en remise de pénalités ;
f) tout autre acte interruptif de droit commun.

La prescription courant contre l'administration se trouve valablement interrompue, à la date de


la première présentation de la lettre recommandée ou du titre exécutoire, soit à la dernière
adresse (lu redevable connue de l'administration, soit au redevable lui-même ou à son fondé
de pouvoirs, nonobstant les dispositions du code de l'enregistrement relatives au
renouvellement de cette notification.

Article 130 : l’action de restitution des sommes indûment ou perçues par suite d’une erreur
des parties ou de l'administration est prescrite par un délai de quatre (4) ans à compter du jour
du paiement.

Article 131 : Lorsque les droits sont devenus restituables par suite d'un événement postérieur
à leur paiement, le point de départ de la prescription prévue à l’article précédent est reporté au
jour où s’est produit cet événement.

Article 132 : la prescription est interrompue par des demandes signifiées après ouverture du
droit au remboursement.

Elle est également interrompue par une demande motivée, adressée par le contribuable au
responsable de l'administration fiscale de la wilaya, par lettre recommandée avec avis de
réception.

Article 133 : L'action en restitution des sommes indûment ou irrégulièrement perçues par
suite d'une erreur des parties ou de l'administration est prescrite par un délai de quatre (4) ans
à compter du jour de paiement.

Article 134 : Lorsque les droits sont devenus restituables par suite d'un événement postérieur
à leur paiement, le point de départ de la prescription prévue à l'article précèdent est reporté au
jour où s'est produit cet événement.

Article 135 : Les demandes en restitution sont instruites et jugées suivant les formes propres
à chaque impôt.

Article 136 : La prescription est interrompue par des demandes signifiée.; après ouverture du
droit au remboursement.

39
Elle est également interrompue par une demande motivée adressée par le redevable au
directeur des impôt de la wilaya, par lettre recommandée avec avis de réception.

Article 137 : sous réserve des dispositions particulières édictées à l'article 568 du code des
impôts indirects, l'action de l'administration se prescrit conformément aux règles tracées dans
les articles 136 à 139 ci-dessous.
Ces dispositions s'appliquent dans le domaine des lois économiques, pour asseoir et recouvrer
les droits, taxes redevances, soultes et autres impositions et pour réprimer les infractions aux
lois et règlements qui régissent ces impositions et taxes.

Article 138 : Le délai par 1equel se prescrit l'action de l'administration est fixé à quatre (4)
ans :

1) pour asseoir et recouvrer les impôts et taxes';

2) pour réprimer les infractions aux lois et règlements qui régissent ces impôts et taxes.

Toutefois, lorsque le contrevenant est en état d'arrestation, l'assignation à fin de condamnation


devant le tribunal compétent doit être donnée dans le délai d'un mois à compter du jour de la
clôture du procès-verbal.

Article 139 : Le délai de prescription court :

1) Sous réserve des dispositions prévues au 2° ci-après, à compter dit jour de leur exigibilité,
pour asseoir et recouvrer les droits.

2) pour réprimer les infractions aux lois et règlements qui régissent ces impôts et taxes,
lorsqu'elles ont été commises après la date d'exigibilité de l'impôt, à partir de la date où
ces infractions ont été commises.

Toutefois, lorsque le contrevenant est en état d'arrestation l'assignation a fin de condamnation


le devant le tribunal compétent doit être donnée dans un délai d'un mois à compter du de la
clôture du procès- verbal

Article 140 : la prescription est interrompue par :

a) les demandes signifiées ;


b) le paiement d'acomptes ;
c) les procès verbaux établis selon les règles propres à chacune des administrations habilitées
à verbaliser ;
d) les reconnaissance d'infractions signées par les contrevenants ;
e) le dépôt d'une pétition en remise de pénalités ;
f) tout autre acte interruptif de droit commun.

La notification du titre exécutoire visé à l'article 487 du code des impôts indirects interrompt
également la prescription courant contre l’administration et y substitue la prescription de droit
commun.

Article 141 : Nonobstant les dérogations prévus à I 'article 488 du code des impôts indirect, la
prescription courant contre l’administration se trouve valablement interrompue dans les cas

40
visés audit article à la date de la première présentation de la lettre recommandée ou titre
exécutoire, soit à la dernière adresse du redevable connue de l'administration, soit au
redevable lui même ou à son fondé de pouvoirs.

4ème partie LES PROCEDURES DE RECOUVREMENT 143 à 159

Titre I Rôles et avertissements en matière d’Impôts Directs 143 et 144

Article 142 : les pénalités portées par les arrêts ou jugements se prescrivent par cinq (5) ans
révolus à compter de la date de l’arrêt du jugement rendu en dernier ressort et, à l’égard des
peines prononcées par les tribunaux, à compter du jour où ils ont acquis l’autorité de la chose
jugée.

Article 143-1 : Les impôts directs et taxes assimilées sont recouvrés en vertu de rôles rendus
exécutoires par le Ministre chargé des Finances ou son représentant.

2. - La date de mise en recouvrement de ces rôles est fixée dans les mêmes conditions. Cette
date est indiquée sur le rôle, ainsi que sur les avertissements adressés aux contribuables.

3. - Lorsque des erreurs d’expédition sont constatées dans les rôles, un état de ces erreurs est
dressé par le directeur des impôts de la wilaya et approuvé dans les mêmes conditions que ces
rôles auxquels, il est annexé à titre de pièce justificative.

Article 144-1 : Un avertissement est transmis à tout contribuable inscrit au rôle, par le
receveur des impôts. Il mentionne en sus du total par côte, les sommes à acquitter, les
conditions d'exigibilité, ainsi que la date de mise en recouvrement.

Un mandat trésor préalablement libellé est joint à l'avertissement.

Les avertissements relatifs aux impôts et taxes visés à l'article 291 du code des impôts directs,
sont adressé aux contribuables sous pli fermé.

2. - Les receveurs des impôts sont tenus de délivrer, sur papier libre, à toute personne qui en
fait la demande, soit un extrait de rôle ou un bordereau de situation afférents à ses
impositions, soit un certificat de non imposition la concernant. Ils doivent également délivrer
dans les mêmes conditions, à tout contribuable porté au rôle, sous réserve des dispositions de
l'article 291 du code des impôts directs, tout autre extrait de rôle ou certificat de
nonimposition. Cependant, toute délivrance de certificat de nonimposition demeure
subordonnée à la production par la personne, Si celle-ci est non indigente, d’une attestation de
domiciliation délivré par le contrôle des impôts directs de la résidence de l'intéressé et
indiquant, le cas échéant, l'article et le montant des impositions émises ou à émettre, au nom
de cette dernière. La délivrance de ces divers documents est gratuite.

Titre II Exercice des Poursuites (145 à 155)

Article 145 : Les poursuites sont effectuées par les agents de l'administration dûment agréés
ou les huissiers de justice. Elles peuvent éventuellement, être confiées en ce qui concerne la
saisie exécution aux huissiers. les poursuites procèdent de la force exécutoire donnée aux
rôles par le Ministre chargé des finances. Les mesures d'exécution sont la fermeture

41
temporaire des locaux professionnels, 1a saisie et la vente. Toutefois, la fermeture temporaire
et la saisie sont obligatoirement précédées d’un commandement qui peut être signifié un jour
franc après la date d'exigibilité de l’impôt.

Article 146 : La fermeture temporaire est prononcée par le directeur chargé des grandes entreprises
et le directeur de wilaya, dans leur domaine de compétence respectif, sur le rapport du comptable
poursuivant. La durée de fermeture ne peut excéder six (6) mois.
La durée de fermeture ne peut excéder une période de justice.

Si dans un délai de dix (10) jours à compter de la date de notification, le contribuable


concerné ne s'est pas libéré de sa dette fiscale ou n'a pas souscrit à un échéancier de paiement
expressément accepté par le receveur poursuivant, la décision de fermeture est mise à
exécution par l'agent de poursuite ou l'huissier de justice.

Le contribuable concerné par la mesure de fermeture temporaire peut faire un recours pour la
main levée sur simple requête au président de la juridiction territorialement compétente qui
statue comme en matière de référé, l'administration fiscale entendue ou dûment convoquée.
Le recours ne suspend pas l’exécution de la décision de fermeture temporaire. l'exercice des
poursuites par voie de vente est subordonné à l'autorisation donnée au receveur, après avis
du directeur chargé des grandes entreprises ou le directeur des impôts de wilaya, par le wali ou
par toute autre autorité en faisant fonction.
A défaut d'autorisation dans les trente (30) jours qui suivent l'envoi de la demande au Walî ou
à l'autorité en faisant fonction, le directeur chargé des grandes entreprises ou le directeur des impôts
de wilaya, suivant le cas, peuvent valablement autoriser le receveur poursuivant à procéder à la vente.

Cependant, lorsque les objets saisis sont des denrées périssables ou toute autre marchandise
susceptible de se corrompre ou de se libérer ou présentant des dangers pour le voisinage, il
peut être procédé à la vent d’urgence sur autorisation du directeur chargé des grandes entreprises
ou le directeur des impôts de wilaya, dans leur domaine de compétence respectif.

Les actes sont soumis, au point de vue de la forme, aux règles de droit commun. Toutefois, les
commandements peuvent être notifiés par la poste sous pli recommandé. Ces actes de
poursuites ont valeur d'exploits régulièrement signifiés.(modifié Art. 39 LF 2006)

Article 147 : Dans le cas d'exigibilité immédiate prévue par l'article 354 du code des impôts
directs. et dans ceux où l’exigibilité de l’impôt est déterminé par des dispositions spéciales, le
receveur des impôts peut faire signifier un commandement sans frais au contribuable dès cette
exigibilité. La saisie peut alors être pratiquée un jour après la signification du commandement

Article 148 : Tout acte de poursuite est réputé être notifié non seulement pour le
recouvrement de la portion exigible dés côtes qui y sont portées, mais encore pour celui de
toutes les portions des mêmes côtes qui viendraient à échoir avant que le contribuable ne soit
libéré de sa dette.

Article 149 : En cas de faillite ou de règlement judiciaire, le trésor conserve la faculté de


poursuivre directement le recouvrement de sa créance privilégiée sur tout l'actif sur lequel
porte son privilège.

Article 150 : Les frais de garde des meubles saisis par l'administration fiscale sont déterminés
suivant les tarifs qui seront fixés par arrêté du Ministre chargé des Finances.

42
Le gardien désigné peut bénéficier, en plus des frais susvisés, du remboursement des dépenses
justifiées sans que le montant de l'indemnité n'excède la moitié de la valeur des objets gardés.

Toutefois, Si la garde est confiée à une fourrière publique ou à des magasins généraux
pratiquant des tarifs spéciaux, il est fait application des dits tarifs.
Les frais de garde prévus dans le présent article, ainsi que d'autres frais accessoires
déterminés par des textes particuliers sont mis à la charge des contribuables.

Article 151-1 : Il peut être procédé, le cas échéant, sur autorisation visé à l'article 106 ci-
dessus à la vente séparée d'un ou plusieurs éléments corporels d’un fonds de commerce saisi.
Toutefois, dans les dix (10) jours de la notification de la saisie exécution au domicile élu dans
ses inscriptions tout créancier inscrit quinze (15) jours au moins avant ladite notification
pourra demander au receveur poursuivant qu'il soit procédé à la vente globale du fonds de
commerce.

2. - Nonobstant toutes dispositions contraires, la vente globale d'un fonds de commerce non
visée par l’ordonnance n° 66-102 du 06 mai 1966 et les textes d'application subséquents est
réalisée dans les formes prévues en matière de vente publique de meuble édictées par l’article
152, paragraphe 1er de la présente loi complétée par les dispositions particulières qui suivent :

La vente a lieu (10) dix jours après l'apposition d'affiches indiquant les noms, prénoms et
domicile du propriétaire du fonds de commerce et du receveur poursuivant, l'autorisation en
vertu de laquelle il agit, les divers éléments constitutifs du fonds, la nature de ses opérations,
sa situation, la mise à prix correspondant à l'estimation faite par l’administration de
l'enregistrement, les lieux, jours et heures de l’adjudication, le nom du receveur qui procède à
la vente, l'adresse du bureau de recettes.

Ces affiches sont obligatoirement apposées à la diligence du receveur poursuivant à la porte


principale de l'immeuble et au siège de l'assemblée populaire communale ou le fonds est situé,
du tribunal dans le ressort duquel se trouve le fonds et du bureau du receveur chargé de la
vente.

L'affiche sera insérée dix (10) jours avant la vente dans un journal habilité à recevoir les
annonces légales dans la Daira ou la Wilaya dans laquelle le fonds est situé.

La publicité sera constatée par une mention faite dans le procès - verbal de vente.

A défaut d'observation des formalités de publicité, la vente ne peut avoir lieu . Il peut être
établi un cahier des charges. Les personnes intéressées pourront consulter au siège du
receveur chargé de la vente, la copie du bail de location du fonds saisi.

3. - Le fonds de commerce est adjugé au plus offrant pour un prix égal ou supérieur à la mise
à prix. Toutefois, en cas d'enchères insuffisantes, le fonds est vendu de gré à gré dans les
conditions prévues à l'article 152 paragraphes 2 et 3 ci- dessous. Un procès - verbal de vente
est établi par le receveur et copie en est remise à l'acquéreur et au propriétaire de I' immeuble
où est exploité le fonds.

Le prix est payable comptant, tous frais de vente en sus. L'acte de mutation est dressé par
l'inspecteur divisionnaire des affaires domaniales et foncières de la wilaya, Sur le vu du

43
procès - verbal de vente et du cahier des charges, le cas échéant . Il est soumit à la formalité
de l’enregistrement à la charge de l'acquéreur.

En cas de non paiement du prix ou de la différence résultant de l’adjucation intervenue sur


folle enchère des poursuites sont exercées par le receveur compétent, comme en matière
d’impôts directs, en vertu du procès – verbal de vente ou d’un titre de perception rendu
exécutoire par le directeur chargés des grandes entreprises et le directeur des impôts de wilaya
dans leur domaine de compétence respectif.

L'adjudication ou la vente de gré à gré réalisée dans les conditions prévues à l'article 153 ci-
dessous, opère de plein droit, purge de tous les privilèges inscrits; les créanciers inscrits
perdent leur droit de suite sur le fonds de commerce vendu et conservent, concurremment
avec le trésor privilège, leur droit de préférence sur le prix qui n'est pas susceptible de
surenchère.

L'acquéreur fera son affaire personnelle, des conditions du bail dont il prend, de plein droit, la
suite.

4. - Dans le mois à compter de sa date, la vente est publiée à la diligence du receveur


poursuivant sous forme d'extrait ou d'avis dans un journal habilité à recevoir les annonces
légales dans la Daira ou la Wilaya dans laquelle le fonds est exploité. En ce qui concerne les
fonds forains, le lieu d'exploitation est celui où le vendeur est inscrit au registre du commerce.

La publication de l'extrait ou de l'avis devra être, à peine de nullité, précédé de


l'enregistrement de l'acte contenant mutation. Cet extrait devra, sous la même sanction,
rapporté les dates, volumes et numéro de la perception et l'indication du bureau ou ont eu lieu
ces opérations. Il énoncera, en outre, la date de l'acte, les noms, prénoms et domicile de
l'ancien et du nouveau propriétaire, la nature et le siège du fonds, le prix stipulé, y compris les
charges ou l'évaluation ayant servie de base à la perception des droits d'enregistrement,
l'indication du délai ci-après fixé pour les oppositions et élection de domicile dans le ressort
du tribunal

La publication sera renouvelée du huitième (8) au quinzième (15) jours après la première
insertion.

Dans les quinze (15) jours, de après la première insertion, le receveur poursuivant procède à la
publication du bulletin officiel des annonces légales.

Les oppositions sont reçues au siège du bureau de recette concerné, tout créancier qui a formé
opposition dans les trente (30) jours suivant la dernière publication, peut consulter dans un
délai de quarante (40) jours suivant la dernière publication au dit siège, l'expédition ou l'un
des originaux de l'acte de vente, ainsi que les oppositions, s'il y a lieu.

A défaut d’opposition dans les délai de trente (30) jours précité, l’acquéreur et le receveur
sont libérés à l’égard des tiers.

Article 152-1 : Les ventes publiques des meubles des contribuables en retard sont faites, soit
par les agents de poursuites, soit par les huissiers, soit par les commissaires priseurs.

44
2. - Si, pour des mêmes meubles, les offres faites au cours de deux séances de ventes
publiques aux enchères n'atteignent pas le montant de la mise à prix, le receveur des impôts
poursuivant peut procéder, après autorisation du directeur chargé des grandes entreprises,
du directeur des impôts de wilaya ou du directeur régional des impôts, suivant les règles
de compétence fixées par décision du directeur général des impôts, à la vente de gré à gré pour
un montant égal à cette mise à prix.(modifié Art. 39 LF 2006)
Toutefois, la vente de gré à gré ne peut être réalisée que si aucune autre offre, supérieure à
celle déjà enregistrée à cet effet, n'est faite dans les quinze jours à compter de la date d'une
troisième annonce publiée par voie de presse et d'affiches apposées à la porte, de la recette des
impôts et du siège de l'assemblée populaire communale du lieu de la vente. Les demandes des
acquéreurs intéressés sont reçues dans ledit délai par le receveur poursuivant.

3. - toute offre, en vue de l'acquisition de gré à gré, conformément aux dispositions de l'article
ci - dessus, ne peut être acceptée que si elle est accompagnée du versement à la caisse du
receveur chargé de la vente, d'une consignation dont le montant est égale au dixième de cette
offre; il n'y est donné suite que dans les conditions prévues audit paragraphe 2.

Le retrait de l'offre avant l'expiration du délai de quinze (15) jours précité ne donne pas lieu à
la restitution de la consignation qui demeure acquise au trésor.

Article 153 : Lorsque clans le cas de saisie de meubles et autres effets mobiliers pour le
paiement des contributions, amendes, taxes ou produits poursuivis comme en matière
d’impôts directs, il est formé une demande en revendication d'objets saisies, cette demande
doit être soumise en premier lieu au directeur des impôts de la wilaya dans laquelle a été
pratiqué la saisie.

La demande en revendication d'objets saisies, appuyée de toutes justifications utiles doit, à


peine de nullité, être formuler dans un délai d’un mois à compter de la date à laquelle le
revendicateur a eu connaissance de la saisie.

Le chef de service statue dans le mois du dépôt, contre récépissé du mémoire du revendiquant.
A défaut de décision dans le délai d'un mois comme dans le cas ou la décision rendue ne lui
donne pas satisfaction, le revendiquant peut assigner le comptable saisissant devant le tribunal
administratif. Cette assignation qui n'est pas suspensive de paiement doit être formée dans le
mois de l'expiration du délai imparti au chef de service pour statuer, ou dans le mois de la
notification de la décision du chef de service. L'assignation lancée avant l'expiration du délai
imparti au chef de service pour statuer ou avant la notification du chef de service est
irrecevable. Le tribunal administratif statue exclusivement au vu des justifications soumises
au chef de service et les revendiquant ne sont admis, ni à lui soumettre des pièces
justificatives autres que celles qu'ils ont déjà produites à l'appui de leur mémoire, ni à
invoquer dans leurs conclusions des circonstances de fait autres que, celles exposées dans
leurs mémoires.

Article 154 : Les dispositions de l'article 153 ci-dessus sont applicables à toutes les
réclamations relatives aux poursuites en matière d'impôts directs.

Ces réclamations revêtent la forme, soit d'une opposition à l'acte de poursuite, soit d'une
opposition au recouvrement forcé. L'opposition, doit à peine de nullité, être formée dans un
délai d'un mois à compter de la date de la notification de l'acte et, s'il s'agit d'une opposition
au recouvrement forcé, dans un délai d’un mois à compter de la date de la notification du

45
premier acte qui procède à cette action.

Si la demande est portée devant le tribunal administratif, elle doit, sous la même sanction, être
introduite dans un délai d'un mois à compter de la date de décision du directeur des impôts de
la wilaya compétent ou de l'expiration du délai visé à l'article 153 ci- dessus.

L'opposition à l'acte de poursuite ne peut viser que la validité en la forme de l'acte.


Toute contestation portant sur l’existence de l'obligation, sa quotité ou son exigibilité
constitue une opposition au recouvrement forcé.

Dans les deux cas l'opposition, les recours doivent être introduits dans les délais précités
devant la cour suprême. Ces recours ne sont pas suspensifs de paiement.

Article 155 : Lorsque le recouvrement des impositions de toute nature et amendes fiscales
dont la perception appartient au service des impôts dues par une société, a été rendue
impossible par des manœuvres frauduleuses ou l'inobservation répétée des diverses
obligations fiscales, les dirigeants et/ou les gérants majoritaires ou minoritaires au sens de
l'article 14 - 2 du code, des impôts indirects, peuvent être rendus solidairement responsables
avec cette société du paiement desdits impositions, et amendes.

A cette fin, l'agent chargé du recouvrement assigne le ou (les) dirigeant ou le gérant devant le
président de la cour du lieu du siège de la société qui statue comme en matière sommaire.

Les voies de recours exercées par le ou les dirigeants ou gérants contre la décision du
président de la cour prononçant leur responsabilité ne font pas obstacle à ce que le comptable
prennent à leur encontre des mesures conservatoires

Titre III Echéanciers de paiement- Opposition au recouvrement forcé en


matière de Droits de Timbre, d’Enregistrement et d’Impôts
Indirects (156 à 158)

Article 156 : En matière de recouvrement, le receveur des impôts peut accorder des
échéanciers de paiement de tous impôts, droits et taxes de toute nature et généralement de
toute créance prise en charge par l’administration fiscale à tout redevable qui en fait la
demande et qui soit compatible avec les intérêts du trésor et les possibilités financières du
demandeur.

Il peut être exigé des bénéficiaires pour l'application des dispositions de l'alinéa ci-dessus, la
constitution de garanties suffisantes en vue de la couverture du montant des impositions pour
lesquelles des délais de paiement sont susceptibles d'être accordés. A défaut, il peut être
pratiqué une saisie conservatoire sur les facultés contributives du demandeur qui en conserve
toutefois la jouissance.

Article 157 : l’article 12 du décret n° 63-88 du 18 mars 1963 n’est pas opposable au trésor
public qui peut requérir, si les circonstances l’exigent toute mesure jugée utile à l’effet de
recouvrer les impôts, droits et taxes exigibles.

Toutefois, pour le règlement de ces impôts directs et taxes, le trésor peut accorder des délais
de paiement.

46
Article 158 : le redevable qui conteste le bien fondé par une réclamation de la quotité des
sommes réclamées peut former opposition dans les quatre (4) mois de la notification de l’avis
de paiement.
L’opposition est motivée avec assignation devant le tribunal administratif.

L'opposition n'interrompt pas l'exécution du principal du titre exécutoire; les amendes,


pénalités, droits en sus et tous accessoires sont réservés jusqu'à la décision de justice.

Toutefois, le redevable peut surseoir au paiement de la somme principal contestée s'il le


demande dans son opposition en fixant le montant d~ dégrèvement auquel il prétend ou en
précisant les bases.

A défaut de garanties, le redevable qui a réclamé le bénéfice de la présente disposition peut


être poursuivi jusqu’à la saisie inclusivement pour la partie contestée en principal sans qu'il y
ait lieu d'attendre la décision de la juridiction compétente.

L'administration fiscale apprécie Si les garanties offertes par le redevable pour surseoir à
l'exécution du titre exécutoire sont propres à assurer le recouvrement de la somme contestée.

Elle peut à tout moment, si elle le juge nécessaire, exiger un complément1 de garantie. Les
poursuites sont reprises si le redevable ne satisfait pas, dans le délai d'un mois, à la demande
qui lui est adressée à cet effet par lettre recommandée avec avis de réception.

Le délai de quatre (4) mois, sus-indiqué, prend cours :

- lorsque la notification est faite par voie postale, le lendemain du jour de la réception de
cette notification, qui est celui indiqué sur l'avis établi par l'administration des postes pour
constater la remise de la lettre recommandée à son destinataire ou à son fondé de pouvoir ;

- lorsque la notification est faite directement par un agent des impôts, le lendemain du jour
de la signification.

A défaut de paiement ou d’opposition avec constitution de garantie dans les conditions


prévues ci-dessus, les poursuites peuvent être engagées quinze (15) jours après la notification
du titre exécutoire.

Ce délai de quinze (15) jours commence à courir aux dates fixées ci-dessus. Les poursuites
sont exercées par les agents de l'administration des impôts dûment commissionnés.

Titre IV Prescription (159)

Article 159 : les receveurs qui n'ont mené aucune poursuite contre un contribuable dans un
délai de quatre (4) ans consécutifs, à partir du jour de l’exigibilité des droits, perdent le
recours et sont déchus de toute action contre ce contribuable.

La signification d'un des actes de poursuite ci-après, commandement, avis à tiers détenteur,
saisie ou toute procédure similaire qui interrompt la prescription de quatre (4) ans prévue ci-
dessus, lui substitue automatiquement la prescription civile.

47
Titre VI OBLIGATIONS DES CONTRIBUABLES RELEVANT DE LA DGE

«Art. 160. Les lieux de dépôt des déclarations fiscales et de paiement des impôts et
taxes sont fixés à la structure chargée des grandes entreprises pour :

- Les personnes morales ou groupements de personnes morales de droit ou de


fait exerçant dans le domaine des activités des Hydrocarbures telles que prévues par la
loi n° 86/14 du 13 Dhou El Hidja 1406 correspondant au 19/08/1986, modifiée et
complétée ainsi que des activités accessoires .

- Les sociétés de capitaux ainsi que les sociétés de personnes ayant opté pour le
régime fiscal des sociétés de capitaux telles que visées par l’article 136 du Code des
Impôts Directs, dont le chiffre d’affaires, à la clôture de l’exercice, est supérieur ou égal
à 100 millions DA ;

- Les groupements de sociétés de droit ou de fait lorsque le chiffre d’affaires


annuel de l’une des sociétés membres est supérieur ou égal à 100 Millions DA ;

- Les sociétés implantées en Algérie membres de groupes étrangers ainsi que


celles n’ayant pas d’installation professionnelle en Algérie, telles que visées par l’article
156-1 du Code des Impôts Directs susvisé.

«Art. 161 Les dispositions de l’article précédent s’appliquent :


- Aux déclarations des impôts pétroliers prévues par les articles 39, 46 et 55 et
56 de la loi n° 86-14 du 13 Dhou El Hidja 1406 correspondant au 19/08/1986,
modifiée et complétée, relative aux activité de prospection, de recherche,
d’exploitation et de transport par canalisation des hydrocarbures ;
- Aux déclarations fiscales relatives à l’Impôt sur les Bénéfices Miniers prévu
par les articles 163 et suivants de la loi N°01/10 du 11 Rabie Ethani 1422,
correspondant au 3 juillet 2001 portant loi minière ;
- Aux déclarations de résultats mentionnées à l’article 151 du code des impôts
directs et taxes assimilées et aux documents y annexés ;
- Aux déclarations de la taxe sur la valeur ajoutée prévues par l’article 76 du
code des Taxes sur le Chiffre d’Affaires (TCA) ainsi que celles relatives aux
droits et taxes dont l’assiette, le recouvrement ou le contentieux sont traités
comme en matière de Taxe sur la Valeur Ajoutée ;
- Aux déclarations de la taxe sur l’activité professionnelle prévue à l’article 224
du Code des Impôts Directs et taxes assimilées;
- Aux déclarations des salaires, traitements, émoluments et toutes rétributions
prévues à l’article 75- 3 du Code des Impôts Directs et taxes assimilées ;
- Aux déclarations du versement forfaitaire prévues à l’article 216 du Code des
Impôts Directs et taxes assimilées;
- Aux déclarations des sociétés étrangères prévues à l’article 162 du Code des
Impôts Directs et taxes assimilées et les documents y annexés ;
- Aux déclarations de cession ou cessation prévues aux articles 75- 4, 196, 216 et
229 du Code des Impôts Directs et taxes assimilées et les articles 57 et 58 du
code des Taxes sur le Chiffre d’Affaires ;

48
- Aux déclarations prévues par les articles 183 du Code des Impôts Directs et
taxes assimilées et 51 du Code des taxes sur le chiffre d’affaires pour les
sociétés étrangères et les sociétés exerçant dans le secteur des Hydrocarbures.

«Art. 162 Les impôts et taxes dus par les personnes morales ou groupements de
personnes morales visés à l’article 1er ci-dessus sont ceux prévus ci-après :
* L’impôt sur les résultats, les redevances et l’impôt sur la rémunération dus par les
entreprises pétrolières ;
* L’impôt sur les Bénéfices Miniers ;
* Les retenues à la source de l’impôt sur les bénéfices des sociétés dues par les sociétés
étrangères ;
* L’Impôt sur les Bénéfices des Sociétés dû par les sociétés de capitaux et les groupements
de sociétés soumis au régime de droit commun de l’ L’Impôt sur les Bénéfices des Sociétés;
* La Taxe sur la Valeur Ajoutée et les droits et taxes dont l’assiette, la liquidation, le
recouvrement et le contentieux sont traités comme en matière de Taxe sur la Valeur Ajoutée;
* La Taxe sur l’Activité Professionnelle;
* Les retenues à la source dues sur les salaires, traitements et émoluments ;
* Le versement forfaitaire;
* Les retenues à la source dues sur les distributions de dividendes aux associés quelle qu’en
soit la forme juridique ;
* Les droits de timbre.

«Art. 163 Les déclarations de l’impôt sur le résultat, de la redevance pétrolière et l’impôt
sur la rémunération dus par les entreprises pétrolières visées par la loi 86/14 du 13 Dhou El
Hidja 1406 correspondant au 19 Août 1986, modifiée et complétée, relative aux activité de
prospection, de recherche, d’exploitation et de transport par canalisation des hydrocarbures
doivent être souscrites et les impôts payés auprès de la structure chargée de la gestion des
grandes entreprises dans les conditions et délais fixés par la loi sus-visée.

«Art164. Les acomptes provisionnels de l’impôt sur les Bénéfices des Sociétés tels que
prévus par l’article 356-9 du code des impôts directs et taxes assimilées sont déclarés et
payés au moyen de la déclaration série G.N°50 aux échéances suivantes :
1ER Acompte 20 mars
2ème Acompte 20 juin
3ème Acompte 20 novembre de l’année au cours de la quelle sont réalisés les bénéfices.
Le solde de liquidation est déclaré et réglé au plus tard le jour de la remise de la déclaration
annuelle (série G.N°4) prévue à l’article 151 du code des impôts directs.
Le paiement du solde se fait au moyen de la déclaration (série G.N°4) dont le verso tient lieu
de bordereau - avis de versement.
Lorsque l’entreprise a bénéficié d’une prorogation de délai de dépôt de la déclaration
annuelle ci-dessus en vertu des dispositions de l’article 151-2 du même code, le délai de
règlement du solde de liquidation est reporté d’autant.

«Art 165. La déclaration de la Taxe sur la Valeur Ajoutée doit être centralisée pour
l’ensemble des unités ou établissements de l’entreprise quel qu’en soit leur lieu
d’implantation, souscrite et payée mensuellement auprès des services de la structure chargée
des grandes entreprises pour l’ensemble de ses entités conformément aux dispositions de
l’article 76-1 du Code des taxes sur le chiffre d’affaires.

49
«Art. 166. La déclaration de la Taxe sur l’Activité Professionnelle doit être centralisée
pour l’ensemble des unités, établissements ou chantiers quel qu’en soit leur lieu
d’implantation, souscrite et payée mensuellement auprès des services de la structure chargée
des grandes entreprises pour l’ensemble de ces entités.
L’entreprise est tenue de joindre à l’occasion de chaque déclaration un état mentionnant pour
chaque entité :
- Le NIS des entités ;
- La désignation ;
- L’adresse, la commune et la Wilaya d’implantation ;
- Le chiffre d’affaire imposable du mois et les droits y résultant ;
- Le total des rubriques précédentes.

«Art 167. Lorsque l’entreprise a exercé l’option pour le régime des acomptes
provisionnels en matière de Taxe sur la Valeur Ajoutée et de Taxe sur l’Activité
Professionnelle dans les conditions fixées par les articles 362 à 364 du code des impôts
directs et taxes assimilées et 102 à 104 du code des Taxes sur le Chiffre d’Affaires, le solde de
liquidation des deux taxes doit être réglé au plus tard le 20 du mois suivant la clôture de
l’exercice.

Le délai de règlement du solde de liquidation de la Taxe sur l’Activité Professionnelle et de la


Taxe sur la Valeur Ajoutée pour les entreprises mentionnées à l’article 364-1 et 2 du code des
impôts directs et taxes assimilées est fixé dans les vingt (20) premiers jours qui suivent le
délai de souscription de la déclaration prévue à l’article 151 du même code.

«Art. 168. Les déclarations des salaires, traitements et émoluments et les déclarations
du versement forfaitaire doivent être centralisées et les impôts payés auprès des services de la
structure chargée des grandes entreprises quel que soit le lieu de mandatement des revenus
imposables.

«Art. 169 . Lorsque le mandatement des salaires est effectué au niveau des unités, les
entreprises sont tenues de produire, à l’occasion du paiement de l’impôt sur le Revenu
Global- salaires et du Versement Forfaitaire, l’état prévu à l’article 166 ci-dessus dans les
mêmes formes et conditions.

«Art. 170. Les autorisations d’achats en franchise prévues à l’article 44 du code des
Taxes sur le Chiffre d’Affaires susvisé sont délivrées par le Directeur de la structure chargée
de la gestion des grandes entreprises dans les formes et conditions fixées par les articles 46 à
49 du même code.

Les formalités de demande de l’agrément à ce régime et des attestations de franchise ou


d’exonération de Taxe sur la Valeur Ajoutée tel qu’énoncées à l’article 9 et 42 du code des
Taxes sur le Chiffre d’Affaires sont accomplies auprès des services de la structure chargée
des grandes entreprises dans les formes et conditions fixées par le même code.

«Art. 171. Les demandes de restitution de la Taxe sur la Valeur Ajoutée telles que
prévues par l’article 50 du code des Taxes sur le Chiffre d’Affaires doivent être introduites
auprès du Directeur de la structure chargée des grandes entreprises dans les formes et
conditions prévues par ce code.

50
Art. 172 : (modifié Art. 40 LF 2006 et l’article 53 LF 2007)
1) - Les entreprises qui relèvent de la direction des grandes entreprises doivent déposer auprès
de cette structure l’ensemble des réclamations relatives aux impositions à l’égard desquelles
cette structure est compétente.
Un récépissé est délivré aux contribuables.

2) -Les réclamations adressées à la direction des grandes entreprises doivent être présentées
dans le délai fixé par l’article 72 du code des procédures fiscales.

3) -Les réclamations introduites par les contribuables relevant de la direction des grandes
entreprises doivent réunir les conditions touchant leur forme et leur contenu définies par les
dispositions de l’article 73 du code des procédures fiscales.

4) -Les contribuables relevant de la direction des grandes entreprises, qui introduisent des
réclamations dans les conditions fixées par les paragraphes 2 et 3 ci-dessus, bénéficient des
dispositions de l’article 74 du code des procédures fiscales relatives au sursis légal de
paiement.

5) -Le directeur de la structure chargée des grandes entreprises statue sur toutes les
réclamations portées devant lui par les personnes morales visées à l’article 160 du code des
procédures fiscales, dans un délai de six (6) mois à compter de leur présentation. Lorsque ces
réclamations portent sur des affaires dont le montant total des droits et pénalités excède trente
millions de dinars (30.000.000 DA), le directeur des grandes entreprises est tenu de requérir
l’avis conforme de l’administration centrale (direction générale des impôts).

Dans ce cas, le délai pour statuer est de huit (8) mois.

6) -Le directeur des grandes entreprises peut déléguer, en totalité ou en partie, ses pouvoirs pour
l’admission et le rejet des réclamations, aux agents ayant au moins le grade d’inspecteur central.
Ce pouvoir de statuer par délégation s’exerce pour le règlement des affaires portant sur un
montant maximal de cinq millions de dinars (5.000.000 DA).

7) -Le directeur des grandes entreprises peut, sur le fondement des dispositions de l’article 95 du
code des procédures fiscales, prononcer d’office le dégrèvement ou la restitution d’impositions
résultant d‘erreurs matérielles ou de double emploi.

Article 173 : (modifié Art. 40 LF 2006 et l’article 53 LF 2007).


Les personnes morales visées à l’article 160 du code des procédures fiscales non satisfaites de la
décision rendue sur leur réclamation par le directeur des grandes entreprises peuvent saisir la
commission centrale de recours prévue à l’article 81 bis du code des procédures fiscales. De
même qu’elles peuvent porter leur recours devant le tribunal administratif conformément aux
dispositions de l’article 82 du code des procédures fiscales.
Les contribuables relevant de la direction des grandes entreprises peuvent également, sur le
fondement de l’article 93 du code des procédures fiscales, introduire des recours gracieux".

Art. 174 : L’impôt sur les bénéfices miniers est assis, liquidé et recouvré dans les
mêmes conditions que l’impôt sur les bénéfices des sociétés.
La déclaration et le paiement de l’impôt sur les bénéfices miniers sont effectués auprès de la
structure chargée des grandes entreprises.

Art. 175 : Par dérogation aux articles 161 et 162 ci dessus et à titre transitoire, le paiement de la
Taxe sur l’Activité Professionnelle continuera à se faire auprès des recettes des impôts
d’implantation de chaque entreprise, unité, établissement ou chantier.
(Articles 160 à 175 du CPF créé par l’article 60 de la LF 2003)

Art. 176 :(créé par l’article 41 LF 2006)


La direction générale des impôts détermine le numéro d'identification fiscale des personnes
physiques et morales ainsi que des entités administratives à l'occasion :

1 - du recensement annuel des biens, des activités et des personnes défini à l'article 191 bis du
code des impôts directs ;

2 - de la déclaration d'existence prévue par l'article 183 ou de la première souscription d'une


déclaration d'impôt sur le revenu visée aux articles 99 à 103, 151 et 162 du présent code ;

3 - de la publication au Journal officiel de la République algérienne démocratique et


populaire de la création de toute entité administrative dotée d'un ordonnateur codifié par la
direction générale de la comptabilité ;

4 - de la déclaration de succession prévue à l'article 171 du code de l'enregistrement ;

5 - d'une demande spécifique motivée par l'insuffisance ou la contradiction des éléments


d'identification de l'intéressé dont elle dispose.
Par ailleurs, tout acte, déclaration, enregistrement ou opération effectué auprès d'un service
de l'administration fiscale doit être accompagné du numéro d'identification fiscale de
nature à assurer l'identification des personnes concernées.

Art. 177 : (créé par l’article 41 LF 2006)


Dans tous les cas, les personnes physiques nées en Algérie sont identifiées sur la base d'un
extrait d'acte de naissance ayant moins de six mois d'âge de délivrance par la commune de
naissance. Pour les personnes physiques nées hors d’Algérie ayant acquis ou recouvré la
nationalité algérienne, sur la base de l'acte tenant lieu d'acte de naissance ayant moins de six
mois d'âge.
Dans le cas d'impossibilité d'obtenir un extrait d'acte de naissance, l'identité est justifiée par
copie certifiée conforme du passeport, de la carte d'identité ou de la carte de résident étranger.
Pour les personnes morales ayant leur siège en Algérie, elles sont identifiées sur la base de
l'original, l'expédition ou la copie certifiée conforme de l'acte de constitution soumis aux
formalités d'enregistrement ainsi que de son numéro d'inscription si elle est inscrite au registre
central du commerce.
Pour les personnes morales n'ayant pas leur siège en Algérie, elles sont identifiées sur la base
des mêmes documents certifiés par l'agent diplomatique ou consulaire qui représente l'Algérie au
lieu du siège.
Les modalités pratiques d'identification et les procédures de mise à jour du répertoire national
de la population fiscale font l'objet d'un arrêté conjoint entre les ministères de tutelle des
services de l'état civil, des services fiscaux et de comptabilité ainsi que des services chargés de la
tenue et de la gestion de registres professionnels..

Art. 178 : (créé par l’article 41 LF 2006)


Les numéros d'identification fiscale sont portés à la connaissance des organismes et institutions
utilisateurs. Ils sont exploités exclusivement :
- pour vérifier la fiabilité des éléments d'identification des personnes physiques figurant dans les
traitements des données relatives à l'assiette, au contrôle et au recouvrement de tout impôt, droit,
taxe, redevance ou amende ;
- pour l'exercice du droit de communication auprès des personnes énumérées aux articles 45 à 61
du code des procédures fiscales..

Art. 179 :(créé par l’article 43 de la loi des finances pour 2007)
Il est institué un casier fiscal comportant l'ensemble des informations intéressant la situation
fiscale des contribuables.
Les personnes, organismes et administrations astreints au droit de communication visé aux
articles 45 à 61 du code des procédures fiscales sont tenus de fournir, à la direction générale des
impôts, tous documents, renseignements ou références qu'ils détiennent sur la situation fiscale
des contribuables.
Les services de l'administration fiscale obtiennent communication des documents,
renseignements ou références qu'ils assemblent, analysent et traitent pour l'accomplissement de
leurs missions.
L'administration fiscale est tenue de prendre toutes mesures permettant d'éviter toute utilisation
détournée ou frauduleuse des documents et supports de l'information recueillis et toutes
mesures, notamment, de sécurité matérielle pour assurer la conservation des documents et
informations.
Les personnes qui utilisent les informations ou en prennent connaissance sans être habilitées sont
passibles des peines prévues à l'article 302 du code pénal.
Les modalités d'application du présent article sont fixées par arrêté du ministre des finances.

Article 200 LF 2002 : Les dispositions relatives aux procédures fiscales des articles 15-9,15-10
b, 15-11, 15-16, 16, 17, 27-2, 30, 31, 37, 38, 39, 40, 41, 47, 131, 131 bis, 180, 187, 190,224-1,
283, 287, 288, 289, 290, 309, 312, 313, 314, 315, 316, 325, 326, 327, 328, 329-1, 330,331-1, 332,
333, 334, 335, 336, 337, 338, 339, 340, 341, 342, 343, 344, 345, 346, 379, 390,391, 392,393,
394, 395, 396, 397, 398, 399, 400, 402-4 et 405 du code des impôts directes et taxes assimilées,
74, 95, 96, 97, 111 bis, 107, 113, 123, 142, 143, 147, 153,154, 155,156, 157, 158, 159 et 160 du
code des taxes sur le chiffre d'affaires, 36, 37, 38, 208, 209, 210, 218, 228,291, 292, 293, 489,
490, 493, 494, 494 bis, 539, 558: 559, 560, 561, 563, 564 et 565 du code des impôts indirects,
104, 122, 139,140,141, 143, 147, 149, 150, 151, 152, 197, 198, 359, 360, 361, 362, 364, 365 et
365 bis du code de l'enregistrement et 24, 27, 28, 29,38, 39, 41,42, 48, 50 et 124 dit code du
timbre sont abrogées et transférées au code des procédures fiscales.
Commentaires sur le CPF: Par Mr TANFOUR Tahar

La notion de procédure est prépondérante en matière fiscale. Elle comporte deux volets :

- le premier a trait à la séquence organisée d’opérations ; elle peut correspondre à un


schéma de transferts d’informations et de circulation de documents ;
- le second concerne l’aspect juridique énoncé par des règles formelles, qui ordonnent
l’exercice des pouvoirs de l’Administration et prévoient les garanties offertes au
contribuable.

Cela dit et avant d’entamer le survol du livre des procédures fiscales, il serait intéressant
d’évoquer brièvement les prérogatives conférées à l’Administration par le Droit fiscal, en vue
de lui permettre d’assurer les missions qui lui sont imparties :
- pouvoir d’investigation (droit de communication, demandes d’éclaircissements et de
justifications étendu au droit de visite et de saisie de documents et pièces par la LF 2002),
- pouvoir d’évaluation (interprétation juridique, évaluation financière postulant des
redressements, des rectifications et/ou des taxations d’office)
- pouvoir de sanction (saisies, préemptions, majorations),
- garanties et privilèges dans le recouvrement de l’impôt, caractère privilégié des créances
du Trésor, pouvoir d’exécution d’office, solidarités entre les débiteurs, non-
compensation entre les dettes et les créances de l’Etat.

Cette impressionnante panoplie dont dispose l’Administration, vient d’être enrichie


encore par l’institution d’un droit de visite et de saisie.

La lecture de l’exposé des motifs de la LF 2002, permet d’affirmer que la conception du


livre de procédures fiscales répond à un double souci :

- l’harmonisation et la simplification des procédures qui doivent être pratiquées lors des
relations du contribuable avec le fisc,
- la garantie des droits du contribuable (durant l’ensemble des phases d’assiette, de
liquidation et de recouvrement de l’impôt) et la préservation de l’exercice des missions de
contrôle, de sanction ou de recouvrement par l’Administration.

Nous pouvons dire qu’il garantira également une plus grande transparence.

Les objectifs ainsi recherchés pourront être atteints grâce à :

- la compilation des différentes procédures au sein d’un même code, ce qui facilite
l’appréhension des procédures auxquelles peut être confronté le contribuable et rend plus
aisée la tâche des agents fiscaux,
- l’harmonisation des procédures, ce dans le but de supprimer les redondances et d’unifier
les textes de même nature,
- de supprimer les dispositions fiscales ou les formulations désuètes.

Les lois ne sont pas rétroactives et des situations transitoires peuvent se poser en matière
d’impôts perçus en fonction d’un fait générateur. Lorsque les textes ne le prévoient pas doit-
on appliquer la nouvelle ou l’ancienne loi ? Et à partir de quelle date ?

La loi ne va-t-elle pas rétroagir ?

52
Pour les procédures, appliquera-t-on les nouvelles règles de formes ou celles qui étaient
en vigueur au moment de l’intervention du fait générateur ?
A mon avis et comme en matière de droit commun, il conviendrait d’appliquer les règles
de la date de notification de l’acte de procédure.
Mais l’Administration Fiscale pourrait avoir une approche différente du problème.

0bservations sur le CPF :


Objectifs Limites

- Simplification - Omission certaines procédures (Remboursement TVA, Achats en


- Harmonisation et unification des textes franchise)
-Transparence et compréhension des textes - Maintien du pourvoi en cassation pour les I.I.,
- Préservation des droits du contribuable - Renvois erronés (Art.43-6 CPF cite à tort un article 31 CPF)
- Préservation des missions de contrôle - Persistance de redondances
de sanctions, de recouvrement - Non prise en charge de certains renvois Art.225 du CIDTA
- Suppression des textes obsolètes, désuets continue de faire référence aux articles 187 et 190 du CIDTA
- Suppression des redondances abrogés: -
- Absence d’une disposition qui énumère expressément les droits
du contribuable
- Absence de codification de l’opposabilité à l’Administration de
. sa propre doctrine et de l’émission du rôle de redressement après
l’expiration des délais de réponse à la notification
-Non codification du mode de mise en recouvrement
du rôle TVA (avant, titre de perception) suite à la
suppression de l’article 142 CTCA qui faisait renvoi au
C I.I.
- Absence de précision que la procédure d’opposition à l’acte de
poursuite visée par l’article 158 de CPF(ex 198 CPF 2002), ne
concerne que l’Enregistrement, les Droits de Timbre et les
Impôts Indirects

Nouveautés

- Droit de visite (TVA)


- Codification droit de reprise (D.C.)
- Unification des obligations comptables ID et TVA-forfait
- Extension du Sursis légal de paiement à la TVA
- Recours préalable obligatoire et Extension délais de recours
préalable en TVA
- Evocation des actes interruptifs de prescription en ID
- Confusion des notions de Taxation et d’évaluation d’office (Art.44 CPF)
- Rejet de comptabilité subordonné à une mise en demeure préalable (8 jours)

53

Vous aimerez peut-être aussi