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Droit de l'entreprise : principes et sources

Le document traite du droit général de l'entreprise, abordant son évolution historique, la définition de l'entreprise et ses sources juridiques. Il décrit également le régime probatoire spécifique au droit de l'entreprise et les juridictions compétentes, notamment le Tribunal de l'entreprise et la Justice de Paix. Enfin, il souligne les changements récents, notamment la réforme de 2018 qui a modifié la notion de commerçant et d'actes de commerce.

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Droit de l'entreprise : principes et sources

Le document traite du droit général de l'entreprise, abordant son évolution historique, la définition de l'entreprise et ses sources juridiques. Il décrit également le régime probatoire spécifique au droit de l'entreprise et les juridictions compétentes, notamment le Tribunal de l'entreprise et la Justice de Paix. Enfin, il souligne les changements récents, notamment la réforme de 2018 qui a modifié la notion de commerçant et d'actes de commerce.

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Table des matières

1 PARTIE 1 DROIT GENERAL DE L’ENTREPRISE...................................................................................1


1.1 Naissance et évolution du droit commercial..........................................................................1
1.2 Notion d’entreprise................................................................................................................2
1.3 Les sources du droit de l’entreprise........................................................................................2
a. La loi......................................................................................................................................2
b. Le droit international..............................................................................................................3
c. Le droit européen....................................................................................................................3
d. La coutume.............................................................................................................................3
e. L’autorégulation.....................................................................................................................3
f. La jurisprudence.....................................................................................................................3
g. La doctrine..............................................................................................................................3
1.4 Le régime probatoire du droit de l’entreprise........................................................................3
1.5 Les juridictions de l’entreprise................................................................................................5
1.5.1 Le Tribunal de l’entreprise.....................................................................................................5
1.5.2 La Justice de Paix...................................................................................................................6

1 PARTIE 1 DROIT GENERAL DE L’ENTREPRISE

1.1 Naissance et évolution du droit commercial

Le droit commercial est né au Moyen-âge dans les foires afin de faire face aux besoins des
marchands et s’est créé au fur et à mesure de ces besoins. Il s’est construit comme un droit
d’exception propre aux marchands.

Les règles législatives sont apparues plus tard : le Code de commerce de 1807, la loi relative à
la faillite du 18/04/1851, les lois sur le brevet en 1804…

Au 20ème siècle, on a vu se développer des législations protectionnistes.

Actuellement, le droit commercial est dépassé par le droit des affaires ou droit économique.

1
Le Code de droit économique a vu le jour en 2013.

Le législateur a décidé de réformer le droit des entreprises et a adopté la loi du 15 avril 2018
qui est entrée en vigueur le 1er novembre [Link] loi supprime notamment la notion de
commerçant et d’actes de commerce qui figure dans le Code de commerce.

1.2 Notion d’entreprise

Il n’y a pas une seule définition de la notion d’entreprise.

L’article I.1,1°CDE définit l’entreprise comme :

« [ Sauf disposition contraire, pour l'application du présent Code, on entend par:


1° entreprise : chacune des organisations suivantes :
(a) toute personne physique qui exerce une activité professionnelle à titre indépendant;
(b) toute personne morale;
(c) toute autre organisation sans personnalité juridique.
Nonobstant ce qui précède, ne sont pas des entreprises, sauf s'il en est disposé autrement
dans les livres ci-dessous ou d'autres dispositions légales prévoyant une telle application :
(a) toute organisation sans personnalité juridique qui ne poursuit pas de but de distribution
et qui ne procède effectivement pas à une distribution à ses membres ou à des personnes qui
exercent une influence décisive sur la politique de l'organisation;
(b) toute personne morale de droit public qui ne propose pas de biens ou services sur un
marché;
(c) l'Etat fédéral, les régions, les communautés, les provinces, les zones de secours, les
prézones, l'Agglomération bruxelloise, les communes, les zones pluricommunales, les organes
territoriaux intracommunaux, la Commission communautaire française, la Commission
communautaire flamande, la Commission communautaire commune et les centres publics
d'action sociale;] »

Cette définition n’est cependant pas valable pour tous les livres du CDE. Ainsi, au livre VI
notamment, l’entreprise se définit comme « toute personne physique ou personne morale
poursuivant de manière durable un but économique, y compris ses associations ».

1.3 Les sources du droit de l’entreprise

a. La loi

2
Le Code de droit économique

b. Le droit international

Les traités, les actes des organisations internationales

c. Le droit européen

Les traités, les règlements, les directives

d. La coutume

e. L’autorégulation

f. La jurisprudence

g. La doctrine

1.4 Le régime probatoire du droit de l’entreprise

Le régime de la preuve en droit civil est un système de preuve réglementée avec de


nombreuses dérogations.

En droit civil, tout acte juridique d’une valeur égale ou supérieure à 3500€ doit être prouvé
par écrit (acte sous signature privée, acte authentique, écrit électronique) sauf :

3
Les actes juridiques inférieurs à 3500€ se prouvent par toute voie de droit (sauf exceptions). Il
en va de même des faits juridiques.

Le droit de l’entreprise déroge au régime probatoire prévu par le droit civil.

L’article 8.11 [Link]. dispose que : « § 1er. Contre des entreprises ou entre entreprises, telles
que définies à l'article I.1, alinéa 1er, du Code de droit économique, la preuve peut être
apportée par tout modes de preuve, sauf exception établie pour des cas particuliers.
La règle énoncée à l'alinéa 1er ne s'applique pas aux entreprises lorsqu'elles entendent
prouver contre une partie qui n'est pas une entreprise. Les parties qui ne sont pas une
entreprise qui souhaitent prouver contre une entreprise peuvent utiliser tous modes de
preuve.
La règle énoncée à l'alinéa 1er ne s'applique pas non plus, à l'égard des personnes
physiques exerçant une entreprise, à la preuve des actes juridiques manifestement étrangers à
l'entreprise. »

En droit de l’entreprise, le système de la preuve est un système de preuve libre (art. 8.11
[Link]).

Ce système ne s’applique cependant pas :

dans le cadre d’un litige entre entreprises pour des actes manifestement étrangers à
l’entreprise

lorsqu’il s’agit de prouver contre une partie qui n’est pas une entreprise.

Par contre, une « non-entreprise » peut bénéficier du système de la preuve libre lorsqu’elle
doit prouver contre une entreprise.

Il existe des modes de preuve spécifiques : la facture et la comptabilité (art. 8.11§§2, 3 et 4 C.


civ.).

4
Force probante de ces modes de preuve :

1.5 Les juridictions de l’entreprise

1.5.1 Le Tribunal de l’entreprise

Chaque chambre du Tribunal de l’entreprise se compose d’un magistrat de carrière et de deux


juges consulaires.

Le Tribunal est dirigé par un magistrat qui en est le président.

Celui-ci siège seul dans certaines procédures.

Le Tribunal de l’entreprise est compétent pour connaître :

- des contestations entre entreprises visées à l’article I.1.1° du Code de droit


économique qui ne relèvent pas de la compétence spéciale d’autres juridictions et qui,
en ce qui concerne les personnes physiques, ont trait à un acte qui n’est manifestement
pas étranger à l’entreprise

Remarque : les litiges purement civils ne relèvent pas du tribunal de l’entreprise

- des litiges relatifs aux lettres de change et aux billets à ordre

- des actions et contestations qui découlent directement des procédures d'insolvabilité


visées au Livre XX du Code de droit économique et dont les éléments de solution
résident dans le droit particulier qui concernent le régime des procédures
d'insolvabilité

- des demandes entre entreprises relatives au droit d’auteur, aux droits voisins et au
droit des producteurs de base de données.

- de toutes les actions en rectification et radiation à la Banque Carrefour des Entreprises


5
… (art. 573 à 575 CJ)

2° Les jugements du Tribunal de l’entreprise peuvent faire l’objet d’un appel devant la Cour
d’appel. Le taux du ressort est de 2500€.

3° Qui est compétent en cas de litige entre une entreprise et un particulier ?

- Lorsque le demandeur est l’entreprise, celle-ci doit assigner le particulier devant le


Juge de paix ou le Tribunal de première instance en fonction du montant du litige

- Lorsque le demandeur est un particulier, il peut assigner l’entreprise,

 Soit, si le montant du litige n’excède pas 5.000€, devant le Juge de paix ou le Tribunal
de l’entreprise
 Soit, si le montant du litige est supérieur à 5.000€, devant le Tribunal de première
instance ou le Tribunal de l’entreprise

1.5.2 La Justice de Paix


Le Juge de paix est compétent :

- pour les baux commerciaux

- pour toutes demandes introduites à l'encontre d'une personne physique, autre qu'une
entreprise visée à l'article 573, alinéa 1er, 1°, de paiement de la fourniture d'un service
d'utilité publique dispensée par un fournisseur d'électricité, de gaz, de chauffage ou
d'eau ou par une personne proposant un réseau public de communications
électroniques, un service de radiotransmission ou radiodiffusion et télédiffusion.

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