Ordonnancement des Tâches à Sonatrach
Ordonnancement des Tâches à Sonatrach
THÈME
Ordonnancement des tâches pour la rénovation de la
base de vie Bordj Menaiel Sonatrach
Réaliser par :
Les jury :
- Président : Mr Khimoum. N M.C.B Université de béjaia.
- Encadrant : Mr AISSANI. Dj Professeur université de béjaia.
Mlle AOUDIA. Z M.A.A université de béjaia.
-Invité : Mr BENACER. M Ingénieur Sonatrach de Bejaia
- Examinatrices : Mme BOUCHEBAH. K M.A.A université de béjaia.
Mme HALIMI. N M.C.A université de béjaia.
Rien n’est aussi beau à offrir que le fruit d’un labeur qu’on dédie du fond du cœur à ceux
qu’on aime et qu’on remercie en exprimant la gratitude et la reconnaissance durant toute notre
existence.
Je dédie ce travail :
À mes chers paraents, pour tous leurs sacrifices, leurs amour, leur tendresse, leurs soutien, et
leurs prières tous au long de mes études.
Que ce travail soit l’accomplissement de vos vœux tant allégués, et le fruit de votre soutien
infaillible.
Merci d’être toujours là pour moi.
Wissam.
Dédicaces
Je dédie ce travail :
À ma chère maman, pour tous son sacrifice, son amour, sa tendresse, son soutien, et ses
prières tous au long de mes études.
À tout mes neveux et mes nièces surtout Chehra et Saloua et mon neveu Louanes.
Que ce travail soit l’accomplissement de vos vœux tant allégués, et le fruit de votre soutien
infaillible.
Merci d’être toujours là pour moi.
Sarah.
Remerciements
Ce mémoire marque une étape très importante dans notre vie, couronnant nos
années d’études universitaires. Nous voudrions remercier ici les personnes qui
nous ont accompagnés au cours de notre parcours.
Tout d’abord, nous remercions ‘’Dieu” le Tout puissant de nous avoir donné le
courage, la force et la patience pour faire aboutir ce travail.
Nous tenons particulièrement à remercier très chaleureusement notre encadrant
Mr DJ. AISSANI, et notre Co-encadrant Mlle Z. AOUDIA, nous avons pu
profiter de leurs connaissances scientifiques, de leur orientation, du soutien mo-
ral et intellectuel qu’ils nous ont apporté. Ils nous ont permis de bénéficier de
leurs encadrements, les précieux conseils qu’ils nous ont été déterminantes dans
la réalisation de notre travail de recherche.
Nous remercions chaleureusement tout le personnel de la RTC , particuliè-
rement le département des traveaux de nous avoir accueilli durant notre stage .
Nous remercions particuliérement notre co-encadrant Mr BENNACER Mahdi,
de nous avoir encouragé et soutenu.
Nous tenons également à remercier vivement les membres de jury :
Nous adressons nos plus sincères remerciements à tous nos proches et amis qui
nous ont toujours soutenue et encouragés au cours de la réalisation de ce mémoire.
Ces remerciement ne seraient pas complets sans un pense pour nos parents, nos
frères et nos sœurs. Merci de nous avoir encouragé et soutenues tout au long de
ces années et de nous avoir permis à bien nos études.
Table des matières
Introduction générale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
IV
II L’ordonnancement gestion de projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
II.1 Définition du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
II.1.1 Cycle de vie d’un projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
II.1.2 Les objectifs d’un projet. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .16
II.1.3 Management de projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
II.1.4 Étapes de réalisation d’un projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
II.1.4.1 Première étape : Définir l’envergure du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
II.1.4.2 Deuxième étape : Etablir les priorités du projet . . . . . . . . . . . . . . . . 18
II.1.4.3 Troisième étape : Créer une structure de découpage du projet . . 19
II.1.5 Structure de découpage du projet (Work Breakdown Structure (WBS))19
II.2 Problème d’ordonnancement de projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
II.2.1 Tâche / Activité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
II.2.2 Contraintes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
II.2.3 Définition de l’ordonnancement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
II.2.4 Objectif de l’ordonnancement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
II.3 Quelques concepts de la théorie des graphes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
II.3.1 Définition d’un graphe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
II.3.2 Date au plus tôt. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .23
II.3.3 Date au plus tard . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
II.3.4 Tâche critique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
II.3.5 Chemin critique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
II.3.6 Marges . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
V
III.4 Méthodes de résolution du problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
III.4.1 Les méthodes exactes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
VI
IV.7.4 Les contraintes de décision . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
IV.7.4.1Les contraintes de successions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
IV.7.5 Le modèle mathématique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
IV.7.6 Application avec la méthode du simplexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
Conclusion générale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
Bibliographie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
VII
Table des figures
VIII
Liste des tableaux
IX
Introduction générale
La recherche opérationnelle (RO) est la discipline des méthodes scientifiques utilisables pour
élaborer de meilleures décisions. Elle permet de rationaliser, de simuler et d’optimiser l’archi-
tecture et le fonctionnement des systèmes de production ou d’organisation. C’est une discipline
des mathématiques appliquées qui s’intéresse à l’application du savoir mathématique aux autres
domaines [1].
La Sonatrach est une compagnie étatique algérienne et un acteur international majeur dans
l’industrie des hydrocarbures. Le groupe pétrolier et gazier est classé 1er en Afrique et 12me dans
le monde en 2013, toutes activitès confondues, avec un chiffre d’affaires à l’exportation de plus
de 63 milliards de US $.
Née le 31 décembre 1963, la compagnie intervient dans l’exploration, la production, le trans-
port par canalisations, la transformation et la commercialisation des hydrocarbures et de leurs
dérivés.
La région de transport Centre de Béjaia est l’une des cinq régions composant l’activité de
transport des hydrocarbures par canalisation de l’entreprise Sonatrach. Elle est subdivisée en
03 structures de soutien rattachées directement à la direction : les stations de pompage, les
terminaux (nord et sud), et le port pétrolier. Dans le but d’améliorer les conditions d’exploitation
et de sécurité des installations du port pétrolier, des travaux de rénovation des installations ont
été entamés en 2006. Toutefois, les travaux n’ont pas été menés à terme par le précédent maître
de l’oeuvre. Par conséquent, la tâche principale du nouveau marché consiste en la réhabilitation
et la mise en service des installations de surface du port pétrolier de Béjaïa. Les travaux restants
à réaliser sont essentiellement : les travaux de dépose, démolition et évacuation. Et les travaux
des ouvrages neufs à réaliser.
1
La réalisation d’un projet nécessite souvent une succession de tâches aux-quelles s’attachent
certaines contraintes :
2
I
Présentation de l’entreprise
SONATRACH
Dans un premier temps, nous commençons par présenter la société Sonatrach et la direction
régionale RTC Béjaia, afin de bien cerner notre sujet d’étude. Nous évoquons les principaux
éléments, notamment le domaine d’activité, la situation géographique et les différentes structures.
Á la fin de ce chapitre , nous exposons la position du problème.
3
I.1.2 Mission de la SONATRACH
Dés sa création, SONATRACH qui avait pour mission de prendre en charge le transport
et la commercialisation des hydrocarbures dans un contexte marqué alors par la mainmise des
compagnies étrangères sur le parcours en réalisant l’oléoduc Haoud-el-Hamra / Arzew d’une
longueur de 801Km.
Après avoir vu en 1996 ses missions étendues à l’ensemble des activités pétrolières, La SONA-
TRACH est confirmée dans son rôle d’outil privilégié de la politique nationale dans le domaine
des hydrocarbures, le 24/02/1971.
Elle s’attelle dés lors à consolider le processus de récupération totale des richesses pétrolières
et gazières ainsi que leurs maitrises technologiques tout en sauvegardant l’approvisionnement
énergique du pays, et en pourvoyant aux recettes en devises nécessaires à son développement,
parallèlement à ce rythme soutenu sur le terrain, les débouchés aux produits pétroliers et gaziers
sont assurés en aval par une remarquable percée commerciale sur le marché international.
Il est évident que si l’on tient compte du volume de réserves potentiellement récupérables,
cette découverte ne suffirait pas à couvrir notre rythme de production des hydrocarbures ou
encore moins, rattraper le retard en matière de ressources énergétiques.
4
Il est donc très important pour le secteur de l’énergie de la SONATRACH de tracer une
nouvelle politique énergétique ayant pour but essentiel de préserver et consolider la dynamique
de production et l’exploitation des hydrocarbures.
Aujourd’hui, l’évolution de l’économie mondiale des hydrocarbures ne laisse pas d’autres al-
ternatives à la SONATRACH que l’adaptation, l’amélioration et la modernisation des conditions
de travail .Pour cela, la SONATRACH s’appuie sur les valeurs fondamentales de la culture de
l’entreprise, l’engagement dans l’intérêt et l’esprit de l’éthique.
• La compétence technologique.
• L’amélioration de la qualité de l’environnement social.
• La satisfaction de la clientèle.
• Le transfert du savoir-faire.
5
I.1.4 Situation géographique et organisation de la RTC Bejaia
La RTC Bejaia se situe à 2Km au nord-ouest, au niveau l’arrière port, à l’entrée de la ville
de Bejaia.
La Région Transport Centre est constituée d’un Port Pétrolier et d’un Terminal Arrivée
Comportant 02 parcs de stockage. La RTC est confiée à la branche de transport par canalisation
(pipeline) des hydrocarbures, le développement, la gestion de la maintenance d’un réseau de 2
pipe-lines en exploitation, ainsi que les installations suivantes :
Ainsi, huit régions de l’activité transport par canalisation, ont été crées, à savoir :
6
Figure I.1 – Réseau de Transport par Canalisation.
7
∗ Port Pétrolier :
• Surface clôturée : 19841m2 .
• Surface couverte : 300m2 .
• Surface occupée par les bassins de déballastage : 1600m2 .
∗ SP3 : Station de Pompage à M’sila : dans cette station, on retrouve exactement les mêmes
installations que celles de la SP 2, à l’exception du montage des GEP qui sont branchés en
parallèle.
∗ SBM : Station de Pompage Beni-Mansour.
∗ TRA : Terminal Raffinerie d’Alger.
∗ TMB : Terminal Marin de Béjaia.
La RTC est chargée du transport, du stockage et de la livraison du pétrole transportés à
travers les deux canalisations gérées par celle-ci, qui sont de 24 pouces et de 20 pouces.
Sa capacité de transport est d’environ 14 millions de tonnes, la capacité réelle de transport est
d’environ 11 millions de tonnes, sont acheminées à la raffinerie d’Alger.
8
Figure I.2 – Organigramme de la RTC-Bejaia.
9
I.3.2 Les différentes Structures de la RTC
• La Direction Régionale : Son rôle est de coordonner les efforts des différents départements
et sous-directions de la région, elle est dirigée par un directeur régional.
• Secrétariat : Son rôle est d’aider le directeur régional.
• Assistant de Sécurité Interne (ASI) : Il veille à la sécurité et à l’intégrité des installations
et des personnes de la région.
• Département HSE : Il a pour mission la protection et la sauvegarde du patrimoine humain et
matériel de la région et veille au respect et à la stricte application des normes et standards
en matière d’hygiène, de sécurité et de protection de l’environnement.
• Centre Informatique.
• Sous-direction Exploitation : Chargée des exploitations des installations de la région. Elle
est composée de deux départements qui sont :
∗ Département Exploitation Liquide.
∗ Département Exploitation Gaz.
• Sous-direction Administration : Elle a pour mission la gestion des ressources humaines et
les moyens généraux ; elle est organisée en trois départements :
∗ Département Administration et Social.
∗ Département Ressources Humaines et Communication.
∗ Département Moyens Généraux.
• Sous-direction Finances : La sous-direction Finance est composée de deux départements :
∗ Département Finance (FIN).
∗ Département Budget (BDG).
• Direction Juridique (JUR).
• Sous-direction Technique : Elle a pour mission d’assurer la maintenance et la protection
des ouvrages, ainsi que l’approvisionnement, l’étude et le suivi de projet de réalisation de
travaux neufs . Elle se compose de huit départements :
∗ Département Entretien Lignes et Bacs (ELB).
∗ Département des Ouvrages (PTO).
∗ Département Protection Cathodique (PCA).
∗ Département Approvisionnement et Transport (ATR).
∗ Département Travaux neufs (TNF).
∗ Département Maintenance (MTN).
∗ Département Méthode (MET).
∗ Département Passation des Marchés (PSM).
10
I.3.3 La structure de la RTC
Les différentes structures de la RTC sont présentées dans le nouvel organigramme (fait en
2017) défini ci-dessous :
11
Figure I.4 – Organigramme de la structure d’accueil (TNF).
I.4 Problématique
Ce mémoire traite une problématique rencontrée en entreprise, il s’agit de trouver un ordon-
nancement des tâches pour le projet de renovtion de la base de vie Bordj Menaiel, en minimisant
son délai de réalisation.
12
Conclusion
Nous avons effectué notre stage au sein de la Sonatrach (RTC Béjaia). Au cours de ce stage
au niveau du département des travaux neufs, nous avons pu nous intéresser aux techniques
de suivi, de réalisation, et de planification des projets. Ce stage a été l’opportunité pour nous
d’appréhender de nouvelles connaissances sur le domaine de la planification et la gestion de
grands projets. Ainsi que sur le domaine de transport par canalisation des hydrocarbures.
Nous avons introduit à la fin de ce chapitre la problèmatique soulevée.
13
II
La planification a pour objectif d’organiser le déroulement des étapes du projet dans le temps.
Une tâche fondamentale pour la maîtrise des délais. Généralement pour planifier un projet, la
première phase consiste à le découper en plusieurs étapes, d’en estimer la durée, d’identifier
l’enchaînement des étapes (dont celles qui peuvent être conduites en parallèle), affecter des
ressources (financières et humaines), et enfin modéliser cette organisation sur un document
opérationnel partagé entre tous les acteurs concernés.
Pour bien nous situer, nous allons faire un tour d’horizon sur la gestion de projet.
14
II.1.1 Cycle de vie d’un projet
En général, le cycle de vie d’un projet comporte 4 phases successives (voir la figure II.1) :
Définition : Définir les spécifications du projet, établir ses objectifs, former des équipements
et on assigne les principales responsabilités.
Planification : On élabore des plans pour déterminer tout ce que le projet implique, le
moment de l’ordonnancement, à qu’il profitera, le niveau de qualité qui devra être conservé et
le budget qui sera retenu.
Exécution et contrôle (suivi) : Une importante partie du travail physique et intellectuel
du projet s’effectuera à cette étape, où a lieu la fabrication du produit physique, l’évaluation de la
durée, les coûts et les spécifications, pour contrôler les résultats ; ainsi que la vérification régulière
et continue de la bonne marche du projet pour intégrer, au fur et à mesure du déroulement, les
actions correctives nécessaires.
Clôture : Elle comprend :
15
II.1.2 Les objectifs d’un projet
Dans tout projet, on peut identifier trois catégories d’objectifs, qui sont souvent antagonistes :
Ces objectifs sont fortement liées. Par exemple, il est plus facile de respecter des objectifs
techniques si le délai imparti est plus grand, ou si les ressources mises en oeuvre sont plus nom-
breuses et donc plus onéreuses.
Ces trois points forme donc un triangle d’or, qui est l’image couramment retenue pour ca-
ractériser les trois paramètres fondamentaux d’un projet. La réussite d’un projet passe par la
satisfaction des ces derniers [3].
16
II.1.3 Management de projet
Le management de projet recouvre l’ensemble des tâches qui permettent de conduire une
opération quelconque à bonne fin ; il comprendra les tâches de direction, gestion, maîtrise et
pilotage. Piloter un projet, c’est mener à bien et à temps les actions qui vont produire le résultat
du projet. C’est une des fonctions du management de projet [4].
La direction de projet : Qui s’intéresse aux décisions stratégiques (décisions à long terme
mettant en jeu l’avenir de l’entreprise) cette fonction est assurée par un chef de projet assisté
parfois d’une équipe.
Il consiste à :
17
II.1.4 Étapes de réalisation d’un projet
II.1.4.1 Première étape : Définir l’envergure du projet
La définition du contenu du projet consiste à créer un plan de projet. D’une autre manière,
il s’agit d’établir le résultat final ou la mission du projet et de définir une liste de vérification du
projet qui comprend les éléments suivants [5] :
Les livrables : Décrire les principaux livrables, soit les résultats prévus au cours de la durée
du projet. Sachant qu’un livrable est tout résultat, document, mesurable, tangible ou véritable
qui résulte de l’achèvement d’une partie du projet.
Exemple : Un cahier des charges et une étude de faisabilité sont des livrables.
Les jalons : Ils servent à mieux diviser les principales parties d’un travail. Aussi, ils four-
nissent la première estimation grossière en termes de temps, de coût et de ressources.
Les exigences techniques : Se sont imposées pour garantir une performance conforme aux
exigences du client.
Les limites et les exclusions : Les limites du contenu doivent être clairement établie afin
d’éviter la perte de ressources et de temps attribuable à une mauvaise analyse du problème.
La quantité et le succès d’un projet dépend de la capacité à répondre aux attentes des
clients, voire de les dépasser en ce qui concerne les coûts (budget), le temps et la performance
(contenu). Les rapports mutuels entre ces critères varient. Il s’avère parfois nécessaire de proposer
des compromis quant à la performance et au contenu du projet pour le terminer plus rapidement
ou pour en diminuer les coûts, car plus la durée du projet se prolonge, plus le coût sera plus
élevé.
Souvent le gestionnaire du projet devra faire un compromis en matière de temps, de coûts
et de performance, et pour ce faire, il doit déterminer et comprendre les priorités du projet.
18
II.1.4.3 Troisième étape : Créer une structure de découpage du projet
Une fois le contenu et les livrables sont déterminés, l’ensemble du projet peut être successive-
ment réparti en éléments de travail de plus en plus petits. Le résultat de ce processus hiérarchique
nous donne la structure de découpage du projet.
19
II.2.1 Tâche / Activité
Une tâche i est une entité élémentaire de travail localisé dans le temps par une date de début
ti et de fin t¯i , dont la réalisation est caractérisée par [7] :
Exemples :
Donc, il n’y a pas de définition formelle d’une tâche, mais toute considération dépend de la
nature du domaine et du problème en question.
En ordonnancement de projet, nous conservons le terme tâche pour désigner les activités
constitutives d’un projet, l’ensemble des tâches est généralement noté I, le nombre de tâche par
N et chaque tâche est noté par i et elle est décrite par les caractéristique suivantes :
20
II.2.2 Contraintes
Les problèmes d’ordonnancement sont rendus difficiles à cause des contraintes à respecter.
Nous pouvons distinguer plusieurs types d’entre elles :
Contraintes potentielles : Elles lient les tâches entre elles c’est-à-dire que telle opération
ne peut être exécutée avant telle autre.
Localisation temporelle : Une tâche donnée doit être terminée avant telle date, ou au
contraire son exécution ne doit pas commencer avant une date précise.
Contraintes disjonctives (ou non partageables) : Ce type de contraintes est lié aux
ressources utilisées par les tâches, il apparaitra lorsque deux tâches, utilisant la même machine,
ne pourront pas s’exécuter simultanément.
Contraintes cumulatives (ou partageables) : Elles sont aussi liées aux ressources, elles
apparaissent par exemple lorsque trois processus sont disponibles pour l’exécution de quatre
tâches : On ne pourra exécuter plus de trois de ces tâches en même temps sans que l’on puisse
savoir à l’avance laquelle sera retardée [8].
21
II.2.4 Objectif de l’ordonnancement
Les objectifs des entreprises se sont diversifiés et le processus d’ordonnancement est devenu
de plus en plus multicritères. D’une manière générale, on distingue plusieurs classes d’objectifs
concernant un ordonnancement :
Les objectifs liés au temps : On trouve par exemple la minimisation du temps total
d’exécution, du temps moyen d’achèvement, des durées totales de réglage ou des retards par
rapport aux dates de livraison.
Les objectifs liés aux ressources : Maximiser la charge d’une ressource ou minimiser le
nombre de ressources nécessaires pour réaliser un ensemble de tâches sont des objectifs de ce type.
Les objectifs liés au coût : Ces objectifs sont généralement de minimiser les coûts de
lancement, de production, de stockage, de transport, etc.
22
II.3.1 Définition d’un graphe
Un graphe orienté pondéré G est constitué de deux ensembles :
Un graphe est noté donc par : G = (X, U ). Si les lignes U sont orientées, on les appelle des
arcs et G prend le nom de ”graphe orienté pondéré”. Par contre, si elles ne sont pas orientées,
on obtient des arrêtes et G devient ”un graphe non orienté”.
23
II.3.5 Chemin critique
C’est le plus long chemin du sommet ”début” au sommet ”fin”. Il est constitué des arêtes
associées à des tâches critiques. Il n’est pas nécessairement unique.
II.3.6 Marges
Elle est définie pour chaque tâche, comme la différence entre sa date de début au plus tard
et sa date de début au plus tôt. On distingue les marges suivantes :
Marge totale : La marge totale sur une tâche est le retard que l’on peut prendre dans la
réalisation de cette tâche sans retarder l’ensemble du projet. Elle est obtenue, en faisant pour
chaque tâche, la différence entre la date au plus tard de début d’une tâche et la date au plus
tôt. Les tâches critiques sont donc les tâches de marge totale nulle.
Marge libre : La marge libre sur une tâche est le retard que l’on peut prendre dans la
réalisation d’une tâche sans retarder la date de début au plus tôt de tout autre tâche qui suit.
Conclusion
Nous venons de voir dans ce chapitre la gestion de projet avec ses différentes étapes. Ensuite
nous avons situé la phase ordonnancement dans le cycle de vie d’un projet.
24
III
Techniques d’ordonnancement
La modélisation méthématique est une traduction d’une observation dans le but de lui ap-
pliquer les outils, les techniques et les théories mathématiques. C’est une étape cruciale pour
l’étude de n’importe quel problème en recherche opérationnelle. Dans ce chapitre, nous étudions
les techniques de modélisation et les méthodes d’ordonnancement de projet.
La modélisation des problèmes d’ordonnancement de projet nécessite la connaissance de
quelques concepts de base de la théorie des graphes et de la programmation linéaire que nous
tâchons de présenter au cours de ce chapitre.
25
- Evaluer la solution : représentation de la progression réelle du travail par un trait en
pointillé parallèle à la tâche planifiée.
Le diagramme de Gantt permet de visualiser dans le temps les diverses activités liées com-
posant un projet. Il permet de représenter graphiquement l’avancement du projet. Le concept a
été développé par Henry L. GANTT , ingénieur américain, vers 1910.
26
III.2 La méthode du Potentiel-Metra MPM
La méthode des potentiels a été développée vers la fin des années 50 parallèlement à la
méthode PERT (voir III.3). Dans cette méthode, le problème est représenté sous forme d’un
graphe tel que les tâches sont représentées par des noeuds et les contraintes de succession par
des arcs, son principe est le suivant :
- À chaque noeud sont associées une date de début au plus tôt et une date de fin au plus
tard ;
- À chaque arc est associé un délai d’attente entre les tâches. La date de début au plus tôt
d’une tâche dépend de la date de fin des tâches qui la précèdent ;
- La tâche DEBUT est initialisée avec une date de début au plus tôt égale à zéro.
Cette méthode permet de déterminer la date de réalisation d’un projet ainsi que la date de
début et de afin de chaque tâche, mais elle est incapable de résoudre des problèmes qui prennent
en compte plus de contraintes telles que l’incertitude et les coûts d’exécution des tâches.
La méthode PERT est une technique qui s’appuie essentiellement sur la construction d’un
graphe R = (X; U ; D) orienté, sans boucle défini comme suit :
- X : l’ensemble des sommets qui représentent les étapes de la réalisation du projet tels que :
X = {1, . . . , N } ;
- U : l’ensemble des arcs qui représentent toutes les tâches du projet ; avec
U = {(i, j) ∈ X 2 /i ̸= j, i < j}, |U | ≤ N − 1 ;
- D : l’ensemble des poids des arcs, i.e. D = {dij ∈ R+ , (i, j) ∈ X 2 }
27
Exemple :
28
III.3.2 Détermination des dates et des marges
Une fois le graphe construit, on va déterminer les dates au plus tôt et au plus tard pour les
différents sommets et les marges libres et totales pour les tâches.
- a) Dates au plus tôt : Pour un sommet, la date au plus tôt (notée : t) représente
concrètement le temps minimum nécessaire pour atteindre ce sommet (on ne peut pas
faire mieux).
Elle se déterminera de proche en proche, par ordre de sommet croissant, à partir de l’entrée
du graphe, grace à l’algorithme de Ford de recherche du chemin le plus long. Ainsi : t1 = 0
et tj = max(ti + dij ) sur tous les i précédant j avec dj = durée de la tâche ij.
Dans l’exemple t1 = 0 ; t2 = 0 + 6 = 6 ; t3 = 0 + 5 = 5 ; t4 = 6 + 4 = 10 ; t5 =
max(6 + 0; 5 + 6) = 11 ; t6 = max(11 + 6; 10 + 5) = 17 ; t7 = 17 + 4 = 21. La date au
plus tôt de la sortie du graphe représente la durée minimale réalisable pour l’ensemble du
projet (dans l’exemple, t7 = 21, le projet durera donc au mieux 21 jours).
- b) Dates au plus tard : Pour un sommet, la date au plus tard (notée : T ) représente
conerétement la date à laquelle cet état doit obligatoirement être atteint si l’on ne veut
pas augmenter la durée totale du projet (il ne faut pas faire pire). Elle se déterminera de
maniére analogue à t, mais par ordre de sommet décroissant, depuis la sortie du graphe :
Tn = tn =durée du projet et Ti = min(Tj ..dij ) sur tous les j suivant i : Dans l’exemple
T7 = 21 ; T6 = 21..4 = 17 ; T5 = 17..6 = 11 ; T4 = 17..5 = 12 ; T3 = 11..6 = 5 ;
T2 = min(11..0; 12..4) = 8 ; T1 = min(8..6; 5..5) = 0.
On aura toujours t1 = T1 = 0 et t inférieur ou égal à T pour tout sommet. On appelle
T − t la marge de flottement du sommet.
- c) Marges des tâches : La marge libre d’une tâche représentera concrétement le retard
maximal qu’on pourra prendre dans la réalisation d’une tâche sans retarder le début des
tâches suivantes, on la notera ML. La marge totale d’une tâche représentera concrètement
le retard maximal qu’on pourra prendre dans la réalisation d’une tâche sans retarder
l’ensemble du projet, on la notera MT.
Si on note ij la tâche allant du sommet i au sommet j :
29
Compte tenu du mode calcul, les marges seront toujours positives ou nulles et la marge
libre d’une tâche sera toujours inférieure ou égale à sa marge totale.
On qualifiera de critique, une tâche dont la marge totale est nulle, c’est en quelque sorte
une tâche "urgente", une tâche sur laquelle il ne faut pas prendre de retard si l’on ne veut
pas augmenter la durée totale du projet.
Si la durée d’une tâche augmente, une partie de cette augmentation sera absorbée par la
marge de la tâche, seul le surplus se répercutera sur la durée du projet.
Exemple :
Tâche A B C D E F G
ML 0 0 0 0 2 0 0
MT 2 0 2 0 2 0 0
Les algorithmes exactes les plus réussis dans la littérature appartiennent aux paradigmes de
quatre grandes classes :
- La programmation dynamique ;
- La programmation linéaire ;
- Méthode du simplexe.
30
1. La programmation dynamique
Elle se base sur le principe de Bellman (1954) : ” Si C est un point qui appartient au
chemin optimal entre A et B, alors la portion de ce même chemin allant de A à C est le
chemin optimal entre A et C ”. C’est une méthode qui consiste donc à construire d’abord
les sous-chemins optimaux et ensuite par récurrence le chemin optimal pour le problème
entier. Cette méthode est destinée à résoudre des problèmes d’optimisation à vocation plus
générale que la méthode de séparation et d’évaluation (branch and bound) sans permettre
pour autant d’aborder des problèmes de tailles importantes.
2. Modélisation d’un problème d’ordonnancement par la programmation linéaire
On s’appuie sur un graphe des précédences (ou grpahe de projet) G = (X; U ) détini par
l’ensemble des tâches X et l’ensemble des arcs U (l’arc (i; j)) signifie que la tâche i précède
la tâche j). Il est facile de constuire ce graphe à partir des listes de prédécesseurs du tableau
qui liste les activités et leurs relations de précédence.
Le projet est composé d’un ensemble de tâches pour lesquelles on dispose des informations
suivantes :
b. Les contraintes
Il s’agit de respecter un certain nombre de contraintes portant sur les dates de début
des tâches. On peut prendre les contraintes suivantes :
31
• Contraintes de successions : La tâche j ne peut commencer avant la fin de
i.
tj ≥ ti + di
tj ≥ ti + pi di
tj = ti + di
tj ≥ ri soit tj ≥ tα + ri (tα = 0)
tj + di ≥ li soit tα ≥ ti + di − li
Tels que i, j ∈ T
c. La fonction objectif
ω représente la tâche "fin" du projet, le critère peut être traduit par :
min tω
d. Le modèle mathématique
min f (t) = tω
S.c :
tj ≥ ti + di
tj ≥ ti + pi di
tj = ti + di
tj ≥ tα + ri
tj + di ≥ li
tα ; tω ≥ 0
i∈X
32
3. Méthode du simplexe
La méthode du simplexe est la plus simple pour la recherche du minimum d’une fonction
linéaire sous contraintes. On sait que les contraintes linéaires impliquent que les solutions
admissibles du problème d’optimisation sont à l’intérieur d’un simplexe. Une solution opti-
male est nécessairement située sur un sommet du simplexe. On recherche alors une solution
optimale en minimisant notre fonction en se "promenant" sur les bords du simplexe. Cette
méthode donne de bons resultats mais peut nécessiter un temps de recherche très long. Des
méthodes dites de points intérieurs plus rapides sont préférées. Elles sont plus complexes.
Il ne s’agit plus de rechercher notre solution optimale en parcourant les bords du simplexe
mais en le traversant [9].
Conclusion
À Chaque problématique est associée une modélisation, et pour chaque modélisation il existe
une ou plusieurs approches de résolution appropriées. Nous venons de voir dans ce chapitre les
techniques de modélisation et de résolution par le diagramme de Gantt, l’approche de la théorie
des graphes, et l’approche de la programmation linéaire.
33
IV
Modelisation et résolution du
problème
Introduction
L’objectif de ce chapitre est de présenter les différentes manièrer de modéliser notre problème,
et les approches de résolution appliquées. Dans la première partie, nous présentons le projet de
réhabilitation et de mise en service de rénovation de la base de vie BBM-Bordj Menaïel. Dans
la seconde partie, nous appliquons les approches de modélisation et de résolution.
34
Figure IV.1 – Situation géographique de la Base de vie BBM.
35
IV.1.2 Description des ouvrages
a) Etat existant :
• Un pavillon situé à l’entrée de la station (bâtisse chef de station) composé de deux bureaux,
hall de réception et un sanitaire servant de bureau pour le chef du centre.
• Un hangar abritant un bloc administratif (bureaux, infirmerie et sanitaires), cuisine et
réfectoire. Magasin (atelier instrumentation), atelier entretien, sanitaires, aire lavage avec
fosse, atelier sécurité et magasin pièces de rechanges.
• Un bâtiment en R+1 composé d’un poste de garde au RDC et d’une salle de contrôle
(ancienne) au premier étage.
• Un bâtiment technique (Salle TELECOM au RDC et la nouvelle salle de contrôle en
premier étage).
• Trois (03) villas servant pour hébergement.
• Un château d’eau.
a) Etat projeté :
• La dépose des installations et des appareils sanitaires de plomberie bâtisse chef de station,
salle de contrôle (ancienne), bloc technique, l’administration et des villas,
• La dépose de la toiture du hangar,
• La dépose des menuiseries bâtisse chef de station (fenêtres et porte d’entrée), salle de
contrôle (ancienne), de l’administration, du bloc technique et des villas,
• La dépose des revêtements des sanitaires bâtisse chef de station, salle de contrôle (an-
cienne), de l’administration, bloc technique et des villas,
• La dépose de revêtement horizontal et vertical de cuisine et réfectoire,
• La dépose de trois citernes d’eau y compris supports en élévation,
• La dépose d’un escalier métallique menant vers la soupente,
• La démolition des quais de chargement,
• La démolition de la décharge pour déchets base,
• La démolition de baraques de chantiers,
• La dépose des bordures.
36
Les travaux d’aménagement :
37
IV.2 Décomposition du projet
Après l’étude du projet de la Rénovation de la Base de vie BBM Bordj- Menaïel ([Link]),
nous pouvons le décomposer en 27 tâches principales :
Code Tâches
1 Dépose et démolition / transport
2 Terrassement
3 Béton pour infrastructure
4 Dallage
5 Béton pour superstructure
6 Maçonnerie en brique rouge/parpaings
7 Enduits
8 Revêtement horizontaux
9 Revêtement verticaux
10 Revêtement escaliers
11 Scellement
12 Béton pour menus ouvrage
13 Menuiserie aluminium
14 Menuiserie bois
15 Appareillage électrique
16 Câblerie, gaines, filerie
17 Appareillage sanitaire
18 Robinetterie accessoires
19 F/P de ferronnerie
20 Peinture
21 Vitrerie
22 F/P de climatisation
23 F/P abris véhicule et abris gaz
24 Réseau DEP et assainissement extérieur
25 Assainissement
26 Allés et espaces vert
27 Remise en état des lieux
38
IV.3 Détermination de la durée des tâches
39
IV.4 Résolution par la méthode PERT
Le tableau ci-après résume les données de note projet.
40
IV.4.2 Construction de réseau PERT
Dans un graphe potentiel-étape, on associe un graphe G=(X, U) au problème d’ordonnan-
cement :
Les tâches sont représentées par des arcs dans un réseau.
Les extrémités de ces arcs sont des événements qui matérialisent soit le début soit la fin d’une
opération donnée.
Les arcs, soient des tâches réelles, soient des tâches fictives permettant de représenter certaines
contraintes potentielles.
41
IV.4.3 Détermination des dates et des marges par rapport à la table
IV.3
Table IV.4 – Des dates et des marges par rapport à la table IV.3
42
IV.4.4 Le chemin critique
Le chemin critique dans les deux réseaux est le plus long chemin du début jusqu’à la fin, sa
valeur est la durée minimale du projet.
Dans notre cas, on a obtenu le chemin critique suivant :
2 → 8 → 9 → 10 → 20 → 21 → 24 → 25 → 26 → 27
IV.4.5 Résultat
Après application de la méthode PERT et MPM nous avons pu optimiser la durée totale de
réalisation de notre projet de 52 jours en jours ouvrés.
La colonne de gauche du diagramme énumère toutes les taches à effectuer, tandis que les
lignes d’entête représente les unités de temps les plus adaptées au projet (jours, semaines, moi
etc.)Chaque tache est matérialisée par une barre horizontale, dont la position et la longueur
représentent la date de début, la durée et la date de fin.
Afin de représenter le diagramme de GANTT représentant notre projet nous avons utilisé le
logiciel Ms Project 2003.
43
IV.6.2 Paramètre le calendrier du projet
Lorsque on crée un nouveau projet, Ms Project lui affecte un calendrier appelé "calendrier
standard".
Les paramétrages de ce calendrier (horaires de travail, jours fériés. . .) sont ceux par défaut,
il nous appartient de personnaliser ce calendrier en fonction des spécifiés de notre projet.
44
IV.6.3 Définir la semaine de travail
On accède aux paramétrages de calendrier par outils modifier le temps de travail dans la
boite de dialogue qui s’ouvre alors, un onglet est dédie au réglage de la semaine de travail.
45
IV.6.4 Créer des tâches et leurs durées dans l’affichage GANTT
Il faut saisir une valeur sur une ligne du tableau et une tâche est crée.
46
IV.6.5 Créer des liens d’antériorité
Un des principes de base de l’ordonnancement de projet consiste a organiser la succession
des taches en fonction de règle d’antériorité.
47
IV.6.6 Afficher le diagramme de GANTT
48
IV.6.7 Affichage du chemin critique
Remarque : dans ce diagramme de GANTT obtenu, les tâches critiques sont représentées
par la couleur rouge, tandis que les tâches non critiques sont représentées par la couleur bleu.
49
IV.7 Résolution par la programmation linéaire
On prend t = 0, c’est-à-dire que l’origine du temps est fixée à la date de début des travaux.
La date de fin des travaux sera mesurée par tω , date d’éxécution de la tache fictive ω.
min Z = t28 − t0
50
IV.7.4 Les contraintes de décision
IV.7.4.1 Les contraintes de successions
t1 − t0 ≥ 0
t2 − t0 ≥ 0
t3 − t2 ≥ 20
t4 − t3 ≥ 50
t5 − t4 ≥ 10
t6 − t5 ≥ 60
t7 − t6 ≥ 8
t8 − t2 ≥ 20
t9 − t8 ≥ 60
t10 − t9 ≥ 60
t11 − t2 ≥ 20
t12 − t11 ≥ 20
t13 − t2 ≥ 60
t13 − t10 ≥ 60
t14 − t13 ≥ 20
t15 − t6 ≥ 8
t16 − t15 ≥ 45
t17 − t5 ≥ 60
t18 − t17 ≥ 60
t19 − t16 ≥ 75
t20 − t10 ≥ 60
t21 − t20 ≥ 50
t22 − t14 ≥ 10
t23 − t3 ≥ 50
t24 − t21 ≥ 27
t25 − t24 ≥ 60
t26 − t25 ≥ 46
t27 − t26 ≥ 45
t27 − t23 ≥ 165
t27 − t22 ≥ 60
t27 − t19 ≥ 75
t27 − t18 ≥ 30
t27 − t12 ≥ 10
t27 − t7 ≥ 7
t27 − t1 ≥ 10
t28 − t27 ≥ 60
51
IV.7.5 Le modèle mathématique
min Z = t28 − t0
Sous contraintes :
t0 ≥ 0t1 − t0 ≥ 0
t2 − t0 ≥ 0
t3 − t2 ≥ 20
t4 − t3 ≥ 50
t5 − t4 ≥ 10
t6 − t5 ≥ 60
t7 − t6 ≥ 8
t8 − t2 ≥ 20
t9 − t8 ≥ 60
t10 − t9 ≥ 60
t11 − t2 ≥ 20
t12 − t11 ≥ 20
t13 − t2 ≥ 60
t13 − t10 ≥ 60
t14 − t13 ≥ 20
t15 − t6 ≥ 8
t16 − t15 ≥ 45
t17 − t5 ≥ 60
t18 − t17 ≥ 60
t19 − t16 ≥ 75
t20 − t10 ≥ 60
t21 − t20 ≥ 50
t22 − t14 ≥ 10
t23 − t3 ≥ 50
t24 − t21 ≥ 27
t25 − t24 ≥ 60
t26 − t25 ≥ 46
t27 − t26 ≥ 45
t27 − t23 ≥ 165
t27 − t22 ≥ 60
t27 − t19 ≥ 75
t27 − t18 ≥ 30
t27 − t12 ≥ 10
t27 − t7 ≥ 7
t27 − t1 ≥ 10
t28 − t27 ≥ 60
i ∈ t; t = 0, 1, 2, . . . , 28.
52
IV.7.6 Application avec la méthode du simplexe
Notre problème comporte 36 contraintes et 29 variables et pour résoudre ce problème de
simplexe on a utilisé le logiciel Microsoft Excel.
53
Figure IV.11 – Exécution.
54
Après l’exécution on a obtenu le résulta suivant :
Nous avons obtenu le meme résultat obtenu dans les partie précédente , nous avons trouvé
que la durée minimale du projet est 488 jours en jours ouvrés. Ce résultat est obtenu après 3
itérations de la méthode simplexe.
55
Conclusion générale
Depuis leur début d’utilisation vers la fin des années 50, PERT et MPM ont été employées
intensivement pour aider les chefs de projet dans la planification, la programmation, et le com-
mandement de leurs projets. Avec le temps, ces deux techniques graduellement ont bénéficié des
avantages des unes et des autres.
Dans ce mémoire nous avons présenté différentes phases d’élaboration d’un projet. Nous
avons étudié en détails le problème central de l’ordonnancement sous ses différents aspects :
modèles, méthodes et outils de calculs.
56
En présence de contraintes de ressources, l’ordonnancement devient essentiellement difficile
et les méthodes de résolution par le chemin critique s’avérent donc inadaptées. Dans cette situa-
tion, nous avons eu recours aux fonctionnalités du logiciel Ms project pour le nivellement de
ressources.
l’étude menée sur le problème soulevé, nous a permis d’avoir une solution optimisée et moins
couteuse.
comme perspective, nous allons réaliser l’étude comparative entre les méthode utilisées. .
57
Bibliographie
58
Résumé
Abstract
59