Gestion des Stocks de Pompes Centrifuges
Gestion des Stocks de Pompes Centrifuges
Mémoire Master
Option : Modélisation Mathématique et Techniques de Décision
Thème :
Gestion des Stocks des pièces de rechange des pompes centrifuges
principales au long des stations de pompage de l'OB1.
Béjaïa,Septembre 2021.
TABLE DES MATIÈRES
Introduction Générale 8
1 SONATRACH 10
1.1 Présentation de l'entreprise SONATRACH . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1
2.1.2 Les Natures de stock . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
2.5 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
3.1.1 Dénition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
2
3.3 Prévisions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
3.5 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
4 Application 68
4.1 Modélisation et Application . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68
4.3 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79
Conclusion Générale 80
3
TABLE DES FIGURES
4
2.13 La courbe de Wilson. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
5
LISTE DES TABLEAUX
4.7 Résultats de la comparaison des coûts totaux de gestion pour les modèles
étudiés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79
6
NOTATIONS
Symbole Désignation
GPL Gaz de Pétrole Liquéé
DRGB Direction Régionale de Béjaia
L Date de réception de la livraison
D.L Délai de Livraison
S Stock Maximale
T Temps
Q Quantité des pièces approvisionnées ou commandée en une seule fois
N Le nombre de pièces consommées
Pu Le prix unitaire de l'article
s Le stock de sécurité envisagé pour un article
τ Le taux de possession de l'entreprise exprimée en %
CL Le coût d'approvisionnement ou de lancement de commande
CT coût Total de gestion
Cs coût de stockage
Qe Quantité économique (Quantité de Wilson)
me
i Le i article étudier
me
Ni La demade annuelle du i article
me
τi Le taux de possession du i article
Pui Le prix unitaire du i
me
article
me
hi Le coût Unitaire de réapprovisionnemet du i article
Qie La quantité optimale a commander du i
me
article
r Point de commande
D La demande ponctuelle qui suit une loi normale de paramètres (µD , σD )
F La fonction de densité de la variable aléatoire D
X La demande durant le délai de livraison
α Risque de rupture de stock
n Le nombre d'années
R Le niveau de recomplétement
x La demande durant la période (T+D.L)
(Q,r) Modèle de gestion de stock a point de commande
(R,T) Modèle de gestion de stock a quantité de recomplétement
7
INTRODUCTION GENERALE
La recherche d'une plus grande ecacité au sein d'une entreprise mène souvent les
responsables à se pencher sur la situation des stocks pour vérier s'ils ne sont pas au
niveau qui leur à été assigné dans le cadre de la politique générale de l'entreprise. En pé-
riode de dicultés nancières, le contrôle des stocks et la tendance de vouloir les réduire
sont encore plus prononcés.
La gestion des stocks a pour but de maintenir à un seuil acceptable le niveau de ser-
vice pour lequel le stock considéré existe.
Les questions qui se posent pour le responsable de la gestion des stocks sont alors :
◦ Quels sont les outils à utiliser pour suivre le mouvement des stocks et pouvoir main-
tenir l'équilibre qui leur a été assigné dans le cadre de la stratégie de l'entreprise ?
L'indication de ces quelques cas de gures des entreprises nous permet de nous in-
terroger sur les coûts que la gestion des stocks engendre et enn d'analyser les causes
des phénomènes et les solutions les plus adéquates pour les atténuer et pourquoi pas les
supprimer.
Ce mémoire traite le cas de la gestion des stocks d'une certaine gamme de pièces
de rechanges au sein de la SONATRACH . Nous nous intéressons dans cette étude à
l'élaboration des modèles de décisions permettant une gestion optimale, à l'aide d'outils
8
mathématiques (Modélisation, Prévisions,. . .)
Des travaux dans ce sens existent, le premier est basé sur une approche de résolution à
l'aide des méthodes multicritères d'aide à la décision, en 2004 [4]. Quant au second traite
d'une approche prévisionnelle la gestion de stock d'une famille de pièces de rechange
nobles (2014).En 2016 [2], un travail d'actualisation sur la seconde étude est réalisé. Le
nôtre s'inscrit donc, dans le cadre d'élargissement et d'actualisation des deux derniers
travaux .
Pour arriver à répondre à ces questions, nous avons réparti notre travail en 4 chapitres :
◦ Au second chapitre, nous présentons les notions de base liées à la gestion scientique
des stocks.
◦ Le quatrième et dernier chapitre sera consacré à notre cas pratique au sein de l'en-
treprise Sonatrach, qui nous permettra d'étudier sur le terrain un cas réel de notre
sujet.
◦ Nous terminons par une conclusion générale et quelques perspectives qui ne feront
qu'améliorer le travail réalisé.
9
CHAPITRE 1
SONATRACH
10
1.1.2 Mission de la SONATRACH
Dès sa création, SONATRACH qui avait pour mission de prendre en charge le trans-
port et la commercialisation des hydrocarbures dans un contexte marqué alors par la
mainmise des compagnies étrangères sur parcours de panier en réalisant l'oléoduc Haoud-
el-Hamra / Arzew d'une longueur de 801 Km .
Après avoir vu en 1966 ses missions étendues à l'ensemble des activités pétrolières,
la SONATRACH est conrmée dans son rôle d'outil privilégié de la politique nationale
dans le domaine des hydrocarbures, le 24/02/1971.
Elle s'attelle dès lors à consolider le processus de récupération totale des richesses
pétrolières et gazières ainsi que leurs maîtrises technologiques tout en sauvegardant l'ap-
provisionnement énergique du pays, et en pourvoyant aux recettes en devises nécessaires
à son développement, parallèlement a ce rythme soutenu par le terrain, les débouche aux
produits pétroliers et gaziers sont assurés en aval par une remarquable percée commer-
ciale sur le marché international.
Il est évident que si l'on tient compte du volume de réserves potentiellement ré-
cupérables, cette découverte ne surait pas à couvrir notre rythme de production des
hydrocarbures ou encore moins, rattraper le retard en matière de ressources énergétiques.
Il est donc très important pour le secteur de l'énergie de la SONATRACH de tracer
une nouvelle politique énergétique ayant pour but essentiel de préserver et consolider la
dynamique de production et l'exploitation des hydrocarbures.
11
Aujourd'hui, l'évolution de l'économie mondiale des hydrocarbures ne laisse pas d'autres
alternatives a la SONATRACH que l'adaptation, l'amélioration et la modernisation des
conditions de travail .Pour cela, la SONATRACH s'appuie sur les valeurs fondamentales
de la culture de l'entreprise, l'engagement dans l'intérêt et l'esprit de l'éthique.
La compétence technologique .
La satisfaction de la clientèle.
Le transfert du savoir-faire.
12
1.2 Présentation de Transport par Canalisation-TRC
L'activité transport est conée à la branche Transport par Canalisation (TRC)
dont la mission principale est d'assurer le transport des hydrocarbures par pipe-line.
Ainsi, huit régions de l'activité transport par canalisation, ont été créés à savoir :
13
1.3 SONATRACH-RTC ( Bejaia )
La société pétrolière de gérance (SOPEG)est devenue depuis, la Direction Régionale
de Bejaia (DRGB), elle-même devenue Région Transport Centre (RTC) .
Le siège de la RTC est située au nord de Bejaia (arrière port) à l'entrée de la ville s'étend
sur une supercie globale répartie comme suit : [6]
∗ Port Pétrolier :
2
Surface clôturée : 19841 m ;
2
Surface couverte : 300 m ;
2
Surface occupée par les bassins de déballastage : 1600 m .
03 turbopompes (TPA, TPB et TPC), mais les deux premières ne sont plus
en état de marche.
3
02 bacs de stockage d'une capacité 450 m chacun.
◦ SP3 : Station de Pompage à M'sil : dans cette station, on retrouve exactement les
mêmes installations que celles de la SP2, à l'exception du montage des GEP qui
sont branchés en parallèle.
14
◦ TRA : Terminal Ranerie d'Alger ;
◦ 864 : permanentes .
◦ 1955 : temporaires.
15
Figure 1.4 Organigramme de la RTC-Bejaia
16
1.3.2 Les diérentes Structures de la RTC [6]
La Direction Régionale : Son rôle est de coordonner les eorts des diérents dé-
partements et sous-directions de la région , elle est dirigée par un directeur régional.
Centre Informatique .
17
∗ Département Maintenance ( MTN ) ;
∗ Département Méthode ( MET ) ;
∗ Département Passation des Marchés ( PSM ) ;
Service d'achat :
18
Service transport :
Il joue un rôle important en matière de coordination avec les utilisateurs des moyens
de transport et le contrôle de l'activité de l'exploitation ; Il assure aussi le transport
du personnel et des missionnaires de la RTC an d'eectuer convenablement leurs
tâches.
Ce service assure le transport de marchandises soit vers le magasin central de la
RTC ou vers les diérentes stations. Ce service est composé de trois (3) section qui
sont : exploitation transport, gestion transport et station service.
Puisque notre thème porte sur la gestion des stocks, on s'intéresse alors à la présentation
de ce service, ainsi que la répartition des tâches en section.
Pour avoir une bonne gestion au niveau des stocks, l'entreprise doit faire recours à un dis-
positif administratif qui eectuera toutes les opérations (valorisation, inventaire,... etc.)
et qui est le service de la gestion des stocks.
Pour accomplir les missions qui lui sont assignées, le service de la gestion des stocks
dispose de diérentes sections auxquelles sont attribuées diérentes tâches suivant l'or-
ganigramme de la gure (1.5).
19
1.3.4 Présentation du service gestion des stocks
L'intérêt accordé par la RTC à ses stocks est traduit par la création d'un service
gestion des stocks, qui a pour objectif stratégique la gestion optimale des stocks de la
région, en vue de réduire les coûts de stockage et éviter sa rupture. An de mener à bien
cette tâche,l'entreprise doit avoir un dispositif qualié qui eectuera les opérations de
valorisation, comptabilisation, et de l'inventaire. [6]
Le travail de cette section consiste à l'enregistrement sur ches de tous les ux du
stock des magasins en exploitant les documents suivants :
∗ Section ordonnancement :
Elle est considérée comme le centre de liaison entre les nances et les achats. Elle
vérie et valorise les factures et les bons de réception fournisseur an d'ordonner
aux nances le paiement de ces derniers. Les documents de base sont :
∗ Section magasin :
Elle a pour rôle de stocker les matériaux et d'assurer leur conservation et les mettre
à disposition des utilisateurs.
20
Les articles sont stockés et classiés par familles en tenant compte du volume, du
poids et de la fréquence des mouvements. Chaque pièce est étiquetée pour identi-
cation et elle est rangée sur des étagères numérotées an de faciliter la localisation
rapide de l'article recherché.
Le magasinier tient à jour son chier en exploitant les documents suivant : BRC,
BS, BTS, BTE, et BR .
Maintenir les stocks permettant d'assurer l'entretien et le bonne marche des instal-
lations industrielles ;
21
1.4 Position du Problème
Dans le contexte économique concurrentiel actuel, chaque entreprise est soumise à
une évolution permanente et ceci quelle que soit sa taille, sont activité et son passé. Les
entreprises sont donc amenées à mettre en place des organisations capables de suivre
la demande de leur clientèle et capables de réagir rapidement en cas de présence d'un
problème.
Dans toute entreprise, la chaine logistique est une question vitale, il s'agit d'un élé-
ment clé pour la régularité des activités d'une entreprise, elle met l'accent sur la exibilité
et la diminution du gaspillage de temps et des matières (diminution des coûts).
Les entreprises ont besoins d'une gestion de Stock résolument moderne et ecace,
qui se traduit par la mise en oeuvre de nouveaux principes de gestion de Stocks. Notre
travail consiste à proposer une approche pour l'entreprise Sonatrach. Dans le magasin de
Sonatrach, les articles sont gérés indépendamment les uns des autres, nous cherchons a :
Déterminer les quantités optimales à avoir en Stock pour éviter une éventuelle rup-
ture (Combien ?) ;
Déterminer les moments de réapprovisionnement optimaux en proposant le(les) mo-
dèle(s) de Gestion de Stocks estimé(s) approprié(s) an de répondre aux besoins
(Quand ?) ;
En cas de rupture de Stocks, cela peut engendrer un arrêt de transport par le canal.
Conséquemment, conduire l'entreprise à dépenser des coûts supplémentaires.
22
CHAPITRE 2
Dans chaque entreprise le stock consiste une richesse très importante et une valeur
monétaire, cette valeur doit être administrée d'une manière rentable pour cette entreprise.
Pour bien comprendre la gestion des stocks, il faut bien saisir quelques notions fonda-
mentales. On s'intéresse alors dans ce chapitre aux diérentes dénitions des stocks, les
catégories et les niveaux ainsi que les rôles de celle-ci .
Un stock est déni comme une étape intermédiaire entre chaque phase d'exploita-
tion, de production ou d'activité.
Il s'agit des biens ou services entrant dans le cycle d'exploitation de l'entreprise pour
être vendus en l'état ou après production ou transformation, ou être consommés à
la première utilisation. Ils doivent appartenir à l'entreprise, et celle-ci doit en être
propriétaire au moment de l'inventaire, qui signie en particulier que les produits
en cours d'acheminement ou reçu doivent être compris dans les stocks, mais dont
la facture n'a pas encore été comptabilisée, et à l'inverse , les produits qui ont été
23
livrés aux clients mais non encore facturés doivent être exclus.
(a) Les marchandises : C'est des produits qui sont destinés à être revendus en l'état
sans subir aucune transformation.
(b) Les matières premières : C'est des produits acquis par l'entreprise, et qui sont
destinés à la transformation.
(c) Les produits semi-ni : Ce sont des produits qui ont atteint un stade intermé-
diaire de fabrication par rapport à une autre production.
(f ) Les Stocks déchets et rebuts : Représentent les résidus de toute nature, produits
ouvrés ou semi ouvrés impropres à une utilisation ou à un écoulement normal.
∗ Stock Dépôt : Il représente les stocks de contrôle des quantités et des qualités.
∗ Le stock magasin : C'est le stock qui est destiné directement à la vente.
24
2.1.4 La Classication des stocks selon leur utilisation
La classication peut se faire selon les diérents angles . [13]
◦ Classication Comptable :
Toutes les entreprises qui doivent tenir une comptabilité se réfèrent au plan comp-
table et à ses 8 classes de comptes dont :
• Les marchandises.
• Stock d'emballage.
25
◦ Classication selon les fréquences des mouvements :
Les stocks peuvent être diérenciés selon leur mouvement d'entrée et de sortie du
lieu de stockage, ils sont classés comme suit :
• Les Stocks à rotation rapide : Ce sont les stocks qui ont une fréquence de
mouvement (entrées ; sorties) très élevée.
• Les Stocks à rotation faible : Ce sont les stocks qui présentent une fré-
quence de mouvement moins élevée par rapport à la première dénition.
• Les Stocks dormant : Ce sont des stocks qui ont au moins dix mouvements
par année.
• Les Stock morts : C'est les stocks inutilisables dont les mouvements sont
nuls.
Il est appelé aussi stock de protection, destiné à atténuer les risques dus au carac-
tère aléatoire tant de l'approvisionnement que de la consommation.
Une entreprise qui possède un stock minimum peut cependant se trouver en rupture
de stock si :
Méthode de calcul :
Stock de Sécurité = Stock d'alerte - Stock Minimum
26
Figure 2.1 Consommation Accélérer .
27
2. Le Stock d'Alerte :[11]
Méthode de calcul :
Stock d'Alerte = Stock de Sécurité + Stock Minimum .
C'est le niveau de stock dont il ne faut pas dépasser, pour un certain nombre de
contraintes :
La contrainte du sur-stockage pour des quantités qui ont une date limite de
consommation (D.L.C) ;
L'immobilisation de capitaux.
Méthode de calcul :
Stock Maximum = Stock de Sécurité + Série d'approvisionnement
28
L : Date de réception de la Livraison .
D.L : Délai de livraison (La durée entre la date de passation de la commande
et la date de réception de la Livraison ).
S : Stock Maximale .
T : Temps .
Méthode de calcul :
Le Stock Minimum = Stock d'alerte - Stock de Sécurité.
5. Le Stock Moyen :
6. Le Stock Cyclique :
29
7. Le stock Théorique :
Méthode de calcul :
Stock Final = Le Stock Initial + Les Entrées - Les Sorties .
8. Le Stock Réel :
9. Le Stock Disponible :
Méthode de calcul :
Stock Disponible = Stock Réel Quantité à livrer à un client .
Méthode de calcul :
Stock Virtuel = Stock Disponible + Commandes à recevoir ultérieurement .
C'est le stock dont les ux d'entrée et de sortie sont nuls, à cause de l'obsolescence
de produits.
C'est une quantité stockée pour une période courte an de mettre le produit à des
contrôles qualitatifs, ce dernier intervient entre la production et la commercialisa-
tion du produit.
30
Méthode de calcul :
Stock Actif = Stock Initial - Stock Final.
Stock Actif = Stock Maximum Stock de Sécurité .
Donc, dans le but de riposter à temps, les entreprises utilisent les stocks et
plus exactement les stocks de sécurité. Ceux-ci permettent de composer pour
les variations de la demande et du délai d'approvisionnement .
31
4. Se protéger des augmentations de prix :
Quand l'entreprise prévoit des augmentations des prix des matières dont elle a be-
soin pour son fonctionnement normal, elle achète en grandes quantités , et donc sto-
cker .Par conséquent, elle sera plus protégée des répercutions qu'aura cette hausse
des prix des matières commandées sur sa performance.
Les inconvénients :
◦ Les stocks aux caractères périssables de certains produits dont la durée et condition
nécessite une surveillance particulière ;
32
◦ Ils coûtent très cher ;
◦ Ils peuvent êtres sujet de divers dangers tels que les incendies, les vols. . .
✓ Approvisionnement :
Le coût d'une commande est obtenu en divisant le coût total de fonctionnement du
service achat par une grandeur signicative et pertinente, par exemple le nombre
de commandes passées annuellement.
✓ Lancement en fabrication :
Le coût d'un lancement en fabrication est obtenu en divisant le Coût total de fonc-
tionnement du service ordonnancement, auquel il faut ajouter les coûts de réglage
des machines par le nombre de lancements en fabrication.
33
Le coût de possession de stock
Le coût de possession du stock est constitué des charges liées au stockage physique
mais également du non rémunération des capitaux (charges nancières) immobilisés dans
le stock (voire le coût des capitaux empruntés pour nancer le stock). Pour cette dernière
raison, ce coût est considéré comme étant proportionnel à la valeur du stock moyen et à
la durée de détention de ce stock.
✓ les coûts de magasinage (loyer et entretien des locaux, assurance, frais de person-
nel et de manutention, gardiennage..), les détériorations du matériel, les risques
d'obsolescence.
Ce sont les frais engagés par le fait qu'à un moment donné, le stock étant épuise, il
n'est plus possible de satisfaire la demande.
La rupture de stock peut engendrer un manque à gagner, la perte d'un client, une pénalité
de retard de livraison, une augmentation de coût de revient par substitution de matière,
l'achat ou la location d'un produit de remplacement, un arrêt plus au moins long de
fabrication, un chômage technique partiel, un dépannage coûteux . . . Il est généralement
très dicile, voir impossible d'évaluer de tels coûts, mais on peut armer que tout aussi
généralement, ils sont très élevés.
✓ FIXE.
Date ou quantité
34
Suivant les combinaisons des réponses, il est donc possible de dénir quatre politiques de
base pour réapprovisionnement du stock.
Chaque politique est adaptée à un produit ou à une catégorie de produits. Cela conduit
fréquemment à l'utilisation de plusieurs politiques, voire les quatre politiques simultané-
ment.
La diculté pour le gestionnaire consiste à choisir la meilleure politique adaptée à chaque
produit, an d'éviter les ruptures de stock et les immobilisations nancières importantes.
de faible valeur
Avantages :
✓ Simplicité de la gestion des stocks ;
Inconvénient :
✓ Si la quantité de réapprovisionnement est mal calculée ou si la consommation n'est
pas régulière, il y a risque "d'ination" ou de rupture de stock.
35
dont la consommation est régulière,
Il est possible de faire des périodes d'inventaire ou d'analyse, diérentes suivant les caté-
gories de produits.
Avantage :
✓ Gestion des stocks simple.
Inconvénient :
✓ Possibilité de rupture de stock.
Le niveau de stock (point de commande) doit permettre de satisfaire les besoins du-
rant le délai allant de la date de déclenchement de la commande à la date de livraison.
Le point de commande s'appelle également seuil de commande ou seuil de réapprovision-
nement.
Cette technique est utilisée essentiellement pour les articles des produits importants
car elle demande un suivi permanent des stocks entraînant un coût de gestion élevé.
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Figure 2.8 Réapprovisionnement à Date variable et Quantité xe.
Avantage :
✓ Permet d'éviter les ruptures de stocks.
Inconvénient :
✓ Impose un suivi permanent des stocks pouvant entraîner des coûts administratifs
importants.
L'achat se fait sur estimation en fonction des opportunités du marché. Dans les esti-
mations, il faudra prévoir les besoins pour les commandes spéciques, les fabrications de
l'entreprise, les aléas de fabrication...
37
Avantage :
✓ Permet, éventuellement, de proter de tarif très intéressant.
Inconvénient :
✓ Il faut faire un suivi permanent des coûts du marché pour eectuer les achats les
plus intéressants.
✓ Il ne peut être utilisé que pour un nombre réduit d'article sinon l'entreprise risque
de se fragiliser,
Résumé :
Le tableau (2.1) résume les quatre politiques possibles en fonction des paramètres
date et quantité.
En fonction des coûts d'achats, la diculté d'approvisionner, les délais, etc. relatifs à
chaque référence, à chaque produit, on choisira la politique la plus appropriée.
38
2.3 Classication des stocks
An de tenir une saine gestion des stocks et même une bonne gestion de l'entreprise,
il est impératif de chercher à développer des méthodes de gestion et de ne pas se limiter
a un suivie d'écritures des ux d'entrées et de sorties de matières sur des documents
comptables, mais, ajouter de nouvelles méthodes aux anciennes .
La méthode ABC suit le principe suivant : (On divise le référentiel en trois groupes)
◦ la classe B : 25% à 30% des articles consommés représentent 25% à 30% de la valeur
totale des stocks.
La Méthode ABC permet de connaître les références qui méritent une attention particu-
lière.
39
Les étapes de classication :
Avantages et Inconvinient :
Avantages :
La méthode ABC présente l'avantage d'aecter de manière plus précise les coûts aux pro-
duits sans procéder à une répartition des coûts indirects à l'aide d'une unité de mesure
souvent arbitraire (par exemple, les heures machines). Une meilleure connaissance des
processus permet de dégager les forces et faiblesses d'une organisation à la mise en place
de cette méthode.
Inconvients :
L'un des défauts de la méthode ABC (chaque outil a ses qualités et défauts) est qu'elle ne
prend pas en compte la volatilité des ventes de la consommation. Il faut alors se tourner
vers une classication ABC XYZ.
Objectifs : L'analyse XYZ complète l'analyse ABC ; elle est utilisée pour catégoriser
les articles en fonction de leur prévisibilité (ou plutôt leur volatilité).
Cette catégorisation va pouvoir être utilisée par :
◦ Les prévisionnistes .
40
Dénition : La classe XYZ reète la stabilité des consommations. On peut imaginer
que plus un produit est stable plus il est simple à prévoir.
Dans la gure (2.11) les 3 produits ont le même volume moyen cependant ils ont
des incertitudes diérentes. Si nous désirons atteindre le même niveau de service pour le
produit Z et le produit X, il faudra prendre plus de sécurité avec le produit Z.
La classe ABC XYZ va permettre de xer des objectifs de taux de service client. La
classe XYZ reète l'incertitude des ventes d'un produit. Il va donc être nécessaire d'avoir
41
plus de stock sur les AZ que sur les AX pour atteindre le même niveau de service.
AX et BX regroupent les produits qui ont des ventes stables donc peu d'incertitude.
Malgré leur importance une couverture de stock faible sur ces produits est susante.
AY présentent un risque faible car la rotation de stock est importante, il faut avoir
une couverture de stock moyenne sur ces références.
AZ sont très volatiles mais ils peuvent représenter une part importante du business.
Il est donc nécessaire d'avoir une grosse couverture de stock sur ces références.
CZ sont les produits erratiques qui rapportent peu de chire d'aaires. L'idéal est de
passer peu de temps sur ces produits et d'en avoir peu en stock. Cela signie accepter
d'être en rupture mais représente une économie en valeur de stock conséquente. De
plus, il peut être intéressant de se poser la question de proposer à ses clients ces
produits sur commande ou même de les déréférencer.
42
2.4 Modèles de gestion des stocks
Il existe dans la littérature plusieurs modèles de gestion des stocks. On parlera dans
cette partie de deux grandes catégories, il s'agit des modèles déterministes et des modèles
stochastiques.
Le modèle de Wilson, aussi appelé EOQ (pour Economic Order Quantity), est une
méthode de calcul mathématique permettant de connaître la fréquence et la quantité des
commandes à passer auprès d'un fournisseur pour assurer une bonne gestion des stocks.
Le modèle de WILSON est bâti sur un certain nombre d'hypothèses restrictives. Ces
hypothèses sont les suivantes :
Ces hypothèses sont généralement respectées pour les produits nis ou marchandises dont
la demande est indépendante et régulière.
43
Calcul de la quantité économique :
Posons :
Trouver la quantité économique (Qe ), c'est trouver la valeur de (Q) pour laquelle le coût
total est minimal, c'est à dire la valeur (Qe ) pour laquelle la dérivée du coût total par
rapport à la quantité est forcément nulle.
δCT N 1
= −(( 2 ) × CL ) + ( ) × (τ × Pu )
δQ Qe 2
N 1
⇒ −(( 2
) × CL ) + ( ) × (τ × Pu ) = 0
Qe 2
et la dérivée seconde :
δ 2 CT −2 × N × CL
⇒ 2
=
δ Q Q3e
44
Modèle de Wilson pour plusieurs articles :
Supposons que le stock en question est constitué de plusieurs articles. Il existe dans
ce cas plusieurs types de contraintes qui peuvent les relier. Nous citons :
◦ la capacité de stockage ;
S'il n'existe aucune contrainte reliant les diérents objets, alors la quantité optimal à
i me
commander Qe du i article est la suivante :
s
(2 × Ni × hi )
Qie = (2.2)
(τi × Pui )
où :
45
2.4.2 Modèles stochastiques
Pour ces modèles la demande et/ou le délai de livraison changent d'une manière
aléatoire.
L'objectif tracé est d'atteindre un certain niveau de service ou de minimiser le coût total
de gestion.
Le problème consiste à déterminer, pour un niveau de service donné [5] , aprés avoir
déterminer les lois qui gouvernent la demande et le délai de livraison , on cherche
la quantité à commander ;
Cette politique est à suivi continu. Elle consiste à commander une quantité xe Q
chaque fois que la position du stock descend au dessous d'un seuil appelé point de com-
mande, et noté [Link] commande est réceptionnée à l'issue du délai d'approvisionnement
D.L
Notons que dans le cas de cette politique, l'instant de passation de commande est
variable : si la demande est plus grande que la moyenne, le point de commande sera
atteint plus tôt ; si la demande se ralentit, le point de commande sera atteint plus tard.
Le stock correspondant au point de commande a pour but de couvrir la demande jusqu'à
la réception de la commande. Son niveau est donc au moins égal à la demande pendant
le délai d'approvisionnement.
Du fait que cette politique soit à suivi continu, la connaissance du stock disponible à
tout instant est nécessaire pour être alerté dès qu'un produit atteint son point de com-
mande. Ceci peut entraîner en pratique des coûts de gestion élevés (par exemple la mise
en place d'un système de suivi informatisé). De plus, dans le cas où plusieurs produits
proviennent d'un même fournisseur, on ne peut pas eectuer un regroupement des com-
mandes parce que tous les produits n'atteignent pas forcément leurs points de commande
au même moment.
46
(a) Calcul du point de commande :
On suppose que le volume de commande est déjà connu, calculé par le modèle de
Wilson . Le point de commande doit être calculé de telle sorte qu'il n'aura pas de
pénurie durant le délai de livraison "D.L" .
Soit la variable aléatoire
α = Probabilité que la commande durant "D.L" dépasse r qui est égale à P (X > r).
Ou encore P (X ≤ r) = 1 − α qui est le niveu de service .
Alors : r = µx + Φ−1 (1 − α) × σx
s = r − µx = Φ−1 (1 − α) × σx . (2.3)
✓ Cas 1 :
Si on connait le nombre d'années n , ou on a une seule rupture de stock , alors
on a :
λ 1
α( ) = ,
Q n
λ
où : : est le nombre de commandes .
Q
Q
D'où le risque de rupture de stock est : α= λn
47
Détermination de Q et r conjointement de façon à minimiser le coût
total de gestion :
Le coût total de gestion est :
Z +∞
λ Q λ
CT (Q, r) = λ×p+( )×h+( +r−µx )×Cs +π×( )× (x−r)×f (x)dx
Q 2 Q r
(2.4)
Z +∞
δCT λh Cs λπ
=− 2 + − 2 (x − r) × f (x)dx
δQ Q 2 Q r
s R +∞
2λ(hπ r
(x − r) × f (x)dx)
⇒Q= (2.5)
Cs
Z +∞
δCT λπ
= Cs − f (x)dx = 0
δr Q r
Z +∞
Cs Q
⇒ f (x)dx = = α,
r πλ
Cs Q
⇒ P (X > r) =
πλ
,
r = µx + σx Φ−1 (1 − α) (2.6)
✓ Cas 2 :
s R +∞
2λ(hπ r
(x − r)f (x)dx)
Q= (2.7)
Cs
48
Z +∞
Cs Q
f (x)dx = =α (2.8)
r πλ
Cette paire d'équations peut être résolue par une procédure itérative , jusqu'à
satisfaction du decideur.
q
2hλ
On peut initialement xer Q = Qe = Cs
et calculer par la suite r a partir
de la relation (2.8).
Ensuite , on utilise cette valeur de r en (2.7) pour voir une meilleure estimation
de Q , ce processus est répété jusqu'à ce qu'on atteigne un certain niveau de
service xé par le décideur .
L'avantage de cette politique par rapport à la politique (Q,r) est qu'elle permet de
regrouper les commandes par fournisseur, ce qui peut réduire les coûts de transport et
de commande.
Il faut rappeler que la politique (R,T) présente aussi certains inconvénients. En eet,
d'abord cette politique est "aveugle" à l'intérieur d'une période de révision, donc, une
variation instantanée de la demande laisse le système insensible (à la diérence de la
politique (Q,r) qui est plus réactive du fait de son suivi continu). De plus, dans certains
cas, le recomplètement se fait en petites quantités, c'est à dire qu'à chaque période, si le
49
niveau de stock baisse même très peu en dessous de R, une commande doit être lancée
pour atteindre S même si la quantité en question est très petite.
Pour determiner R le système (R,T) , on utilise la même méthode utilisée dans le mo-
dèle (Q,r) pour calculer r , sauf que l'on doit remplacer la densité de la fonction demande
pendant D.L par la fonction de densité de la demande ponctuelle durant (T+D.L).
Soient les variables aléatoires :
X = D(T + D.L)
et : p
µx = (D.L + T )µD , σx = T + D.LσD
P (x ≤ R) = 1 − α
X − µx R − µx
⇒ P( ≤ )=1−α
σx σx
Par exemple , quand la demande D suit une loi normale de paramétres µD et σD et que
X ( La demande durant la période (T+D.L)) suit une loi normale de paramètres µX et
σX ; alors la nouvelle variable Z donnée par :
Z = x−µσx
x
suit une loi normale centrée reduite .
R − µx
P (Z ≤ )=1−α
σx
On aura :
p
⇒ R = µx + σx Φ−1 (1 − α) = (D.L + T )µD + T + D.LσD Φ−1 (1 − α) (2.9)
50
Donc le niveau du stock est :
p
S = R − µx = T + D.LσD Φ−1 (1 − α) (2.10)
2.5 Conclusion
Dans ce chapitre , nous avons présenté les notions fondamentales de la gestion des
stocks et nous avons également présenté les modèles de gestion des stocks qui se divisent
en deux grandes catégories , à savoir les modèles déterministes et les modèles stochas-
tiques .
Dans le prochain chapitre, nous passons en revue sur certaines notions de base des
prévision et de maintenance industrielle .
51
CHAPITRE 3
3.1.1 Dénition
La maintenance industrielle peut se dénir comme le fait de maintenir ou de rétablir
un équipement de production dans un état déni en amont an que celui-ci soit en mesure
d'assurer le service prévu. Lorsqu'une entreprise installe un système pour maintenir ses
équipements de production, cela lui permet de prévenir un grand nombre de problèmes
et de diminuer les pertes de productivité.
Elle implique une inspection des installations, mais également des données précises
sur l'état des infrastructures, de l'équipement et des machines. Pour y arriver, de nom-
breuses entreprises se tournent vers des entreprises technologiques spécialisées dans la
gestion de ces procédés industriels. Ces outils permettent de mesurer quotidiennement
si les indicateurs sont bons. Mais surtout d'alerter lorsqu'un système arrive en zone cri-
tique et qu'une intervention est nécessaire. Les opérations de maintenances industrielles
52
consistent également à se déplacer physiquement dans le lieu dédié pour inspecter toutes
les installations et eectuer les réparations nécessaires. Le travail est souvent eectué par
des techniciens spécialisés dans la maintenance industrielle.
Les interventions peuvent être simples comme le changement d'une ampoule, ou plus
complexe et nécessiter plusieurs heures voire plusieurs jours de maintenance pour que
tout fonctionne de nouveau. Plus la tâche de maintenance industrielle est spécique et
complexe, plus le technicien de maintenance industrielle doit être qualié. Il en existe
plusieurs types. Elle peut être préventive, prédictive ou curative.
Dans un premier temps, elle a pour objectif de réduire les éventuelles défaillances ou
dégradation de pièces détachées, de composants, ou d'une machine.
En surveillant régulièrement ces machines, et tous les composants une entreprise réduit
considérablement le risque de panne. Avec la digitalisation des entrepôts et des entreprises,
la maintenance préventive se digitalise. La technologie apporte désormais des informations
en temps réel, et cela permet aux techniciens de suivre et planier les opérations de
maintenance préventive plus ecacement.
La Maintenance Prédictive
Avec l'émergence des solutions de traitement et d'analyse des données ainsi que de
l'intelligence articielle, la méthode de prévention va encore plus loin. Aujourd'hui, les
techniciens de maintenance industrielle sont capables de planier les interventions selon
la prédiction des pannes et des dysfonctionnements. C'est ce qu'on appelle la maintenance
prédictive. Ce type de maintenance permet aux entreprises d'anticiper les problèmes en
planiant les interventions nécessaires basées sur les prédictions. Elle permet de pousser
et d'exploiter les systèmes à leur maximum, mais aussi de réduire les dépenses causées
par les pannes inattendues.
53
3.1.3 La Maintenance Industrielle, un Outil Correctif
Une Maintenance Corrective pour une Production Optimisée
Pour être ecace, la maintenance corrective doit comprendre la remise en état et les
tests pour contrôler le bon fonctionnement.
54
3.2 Cycle de Maintenance Préventive Suivi par la RTC
La maintenance intervient dans les diérentes étapes du cycle de vie d'un équipement,
elle a comme rôle d'assurer le bon fonctionnement des outils de production et elle contri-
bue d'une manière signicative à la performance de l'entreprise .[12]
Le schéma 3.2 représente le cycle de maintenance préventive suivi par la RTC ainsi
que le type de chaque intervention préventive :
◦ Inspection boroscopique :
Les caisses du compresseur et de la turbine sont dotées de points pour eectuer des
examens visuels à l'aide des appareils spéciaux appelés boroscope.
✓ Section turbine ,
55
L'inspection boroscopique est eectuée chaque 4000h de fonctionnement, elle
permet de détecter les anomalies suivantes :
✓ Formation de carbone.
✓ Caisse de combustion .
Ces pièces doivent faire l'objet d'un contrôle très attentif an d'éviter que la
turbine fonctionne avec un système de combustion détérioré ; en eet, cela ris-
querait d'abréger la durée de vie des pièces en aval, comme les aubages et les
buses de la turbine.
◦ Révision générale :
56
Figure 3.3 Shéma d'une Pompe.
Dans notre étude on prend en compte l'optimalité de la politique suivi par la DRGB
et comme les pièces de rechanges acquises répondent aux normes prédéterminer par l'en-
treprise donc la durée de vie de chaque pièce est données par le fournisseur.
3.3 Prévisions
Face à la complexité croissante des organisations et leur environnement, les gestion-
naires cherchent à améliorer la qualité de l'information et de la décision qui en résultent.
C'est dans ce contexte que les méthodes de prévision se sont développées depuis plusieurs
années.
Un décideur envisage d'établir les prévisions dans le but d'atténuer les risques ou en-
core pour mieux saisir son environnement.
La prévision peut être d'une grande utilité dans la planication de l'acquisition des
ressources humaines, nancières ou matérielles.
La prévision suppose que l'on dispose d'une série d'observations et d'un ensemble
d'hypothèses conduisant à une modélisation du phénomène étudié. On opère généralement
en deux étapes : Construction d'un modèle à partir des données et hypothèses a priori,
puis projection dans la partie non observée.
57
3.3.1 Types de prévisions
On peut s'intéresser à trois types de prévision :
◦ L'échéance d'un évènement, c'est à dire la date de survenance d'un évènement dont
on sait qu'il se réalisera.
◦ La tendance
Aussi appelée trend, notée at marque l'allure générale du phénomène et les varia-
tions à long terme ce qui nous indique la croissance, la décroissance ou la stabilité
de la série. Cette tendance peut être linéaire, polynomiale, exponentielle, logarith-
mique,...
◦ La composante cyclique
Cet aspect de la série fait référence à la présence d'une certaine récurrence et peut
s'observer généralement sur des intervalles de plusieurs années.
◦ La composante résiduelle
Cette caractéristique constitue la partie non expliquée par la tendance, le cycle
ou la saisonnalité. Des événements rares qui peuvent dicilement être prédits sont
souvent à l'origine de ces uctuations.
58
3.4 Méthodes de prévision
On distingue trois classes de méthodes :
Cette méthode est due à BROWN (1960), elle est adaptée au cas où la série originale
ne présente ni tendance ni saisonnalité, c.-à-d. que la série peut être ajustée a une droite
horizontale au voisinage de . t
YT = at + ϵt (3.1)
avec :
at : Le niveau de la série .
ϵt : La composante irrégulière .
L'objectif étant d'estimer le niveau at de la série. Cette estimation que l'on notera ât
sera prise comme prévision a l'instant t+1 . La fonction de prévision est donnée par la
59
formule :
T −1
X
YˆT = α (1 − α)j YT −j 0<α<1 (3.2)
j=0
X
Q(a(T )) = (1 − α)j [YT −j − a(T )]2 (3.3)
j>=0
Le lissage exponentiel double est une généralisation du lissage exponentiel simple, dans
le cas d'un modèle a tendance (diérence entre niveaux consécutifs) localement linéaire.
On suppose que la série peut être ajustée par une droite quelconque autour de T par :
yt = a0 (T ) + a1 (t − T ) + ϵt
T −1
X
Q= (1 − α)j (YT −j − a0 + a1 j)2 (3.5)
j=0
aˆ0 (T ) = λYT + (1 − λ)[aˆ0 (T − 1) + aˆ1 (T − 1)].
aˆ1 (T ) = µ[aˆ0 (T ) − aˆ0 (T − 1)] + (1 − µ)aˆ1 (T − 1).
On obtient
λ = 1 − (1 − α)2 .
α 2
µ = 1−α .
Pour utiliser ces formules, il faut avoir des valeurs initiales. On prend, en général :
aˆ0 (2) = Y2 .
aˆ1 (2) = Y2 − Y1 .
60
Le modèle s'écrit
Yt = aˆ0 + (t − T )aˆ1 + ϵt . (3.6)
aˆ0 (2) = Y2 .
aˆ1 (2) = Y2 − Y1 .
1)Fonction d'autocorrélation :
γk
ρk = , k∈Z
γ0
Où :
γk = Cov(Yt , Yt−k ), k ∈ Z
γ0 = V ar(Yt ) > 0
n−k n
1 X 1X
γˆk = (Yt − Ȳ )(Yt−k − Ȳ )γˆ0 = (Yt − Ȳ )2 (3.8)
n − k t=1 n t=1
61
Où Ȳ est la moyenne de la série de 1 a n .
3)Bruit Blanc :
Pour conrmer si un processus est un bruit blanc, on peut faire un test global portant
sur les k premières autocorrélations où k est choisi à l'avance. On test l'hypothèse H0 .
H0 ”ρ1 = ρ2 = ... = ρk = 0”
La statistique de ce test est due à BOX & Pierce , elle est de la forme :
k
X
Q=T ri2 (3.10)
i=1
Où :
ri : l'estimateur de ρi .
62
On rejette l'hypothèse H0 que le processus est un bruit blanc au niveau de la proba-
2
bilité α , si la valeur de Q est supérieure à la valeur lue sur la table de χ a k degrés de
liberté . Par contre, si Q est inferieure a cette valeur, l'hypothèse est acceptée.
Remarque :
Les propriétés à distance nie de Q restant, même pour T relativement grand, assez
diérentes des propriétés asymptotiques.
Box & Ljunq ont proposés une statistique modiée visant à tenir compte de cette dié-
rence.
k
X ri2
Q́ = T (T + 2) (3.11)
i=1
T −i
On dit qu'une série chronologique est stationnaire, si elle est la réalisation d'un pro-
cessus stationnaire, ceci implique que la série ne comporte ni tendance ni saisonnalité.
Plus généralement qu'elle soit homogène par rapport au temps.
Il est parfois possible de rendre stationnaire une série non stationnaire, an de faciliter
l'analyse d'autres composantes où la modélisation de la série chronologique en appliquant
soit :
Il s'agit d'un processus où la variable YT est une combinaison linéaire de deux inno-
vations successives. Sa caractéristique principale est d'être stationnaire. Il s'écrit :
63
Où :
Cas Général :
Il s'agit d'un processus où la variable YT est déni par une formule de régression
linéaire en fonction de son propre passé. Il s'écrit :
Yt = ϕYt−1 + ϵt (3.14)
Ou bien :
Yt − ϕYt−1 = (1 − ϕβ)Yt = ϵt
Cas Général :
Où
Yt − ϕ1 Yt−1 − ... − ϕp Yt−p = (1 − ϕ1 β − ... − ϕp β p )Yt = ϵt
64
Cas Général :
Ce sont les processus utilisant plus d'une variable du passé ou plus d'une innovation.
Où p est le retard maximum des variables du passé et q est le retard maximum des
innovations du passé. Ce processus s'écrit :
Ou bien
(1 − ϕ1 β − ... − ϕp β p )Yt = (1 − θ1 β − ... − θq β q )ϵt
Tous les processus déjà introduits sont des processus stationnaires. Or d'une manière
générale, les séries chronologiques ont non seulement une moyenne non nulle, mais ne sont
pas stationnaires, elles comportent également une tendance, une saisonnalité ou même
une structure complexe. Une des causes de la non stationnarité est la présence d'un fac-
teur tendanciel, Box & Jenkins ont introduit le modèle ARIMA(p.d.q) , qui est un modèle
ARMA(p,q) en lui appliquant une diérence première ou une diérence seconde .
Une autre cause de non stationnarité est la présence d'un facteur saisonnier de périodes,
Box & Jenkins ont introduit le modèle SARIMA(p,d,q)(P.D.Q) . La formulation de ces
modèles est :
ϕp (β)Φp (β s )∇d ∇D s
s Yt = θq (β)ΘQ (β )ϵt (3.17)
Où :
∗ ∇D
s : est l'opérateur de diérence saisonnier de degré D.
65
modèles ARIMA et SARIMA . La méthode de Box & Jenkins est simple dans son
principe, mais compliquée dans sa mise en ÷uvre, son principe est de prendre pour la
modélisation que les observations du passé qui sont fortement corrélées avec la dernière
valeur de la série chronologique.
En général, cette méthode est constituée de sept étapes qui sont généralement répétées
jusqu'à satisfaction :
5. La validation du modèle :
On commence par vérier si la procédure itérative d'estimation des paramètres à
converger, ensuite on vérie si les coecients estimés satisfont les conditions de
stationnarité et d'inversibilité. Il s'agit ensuite de tester si les paramètres estimés
du modèle sont acceptables ou sont à rejeter. A la n, il faut analyser les résidus,
c'est à dire savoir si les résidus sont de moyenne nulle et s'ils forment un processus
bruit blanc. Pour cela, on utilise le test de Box et Pierce ou le test de Box et ljunq
dénis auparavant.
66
6. La prévision :
Les paramètres estimés sont utilisés dans cette étape pour calculer les nouvelles va-
leurs de la série ainsi que des intervalles de conance autour de ces valeurs prévues.
3.5 Conclusion
Nous avons introduit dans ce chapitre, la notion de séries chronologiques dites aussi
temporelles, nous nous sommes intéressés à leur analyse dans le but de faire des pré-
visions. Nous avons présenté les diérents modèles de séries et nous avons mis l'accent
sur la méthode de lissage exponentiel qui est l'outil utilisé dans le chapitre suivant an
de faires des prévisions à court terme sur la demande des articles du stock. Le logicial
XLSTAT-FORECASTING nous a permis d'analyser les séries chronologiques des échan-
tillons des articles de l'étude, d'établir des prévisions sur leurs lois de demande et en n
les valider ou pas en établissant avec un test d'ajustement.
67
CHAPITRE 4
APPLICATION
Lorsque l'entreprise gère plusieurs milliers d'articles (cas SONATRACH 20000 ar-
ticles), il est dicile qu'elle accorde à tous une même priorité de gestion. C'est pour cela
que toute étude de gestion de stocks est précédée par une étude sélective, en utilisant par
exemple l'analyse ABC ou analyse de PARETO.
L'analyse sélective comme son nom l'indique, ne peut prendre en considération que
les articles les plus inuents, sur la base d'un ou pleusieurs critères par exemple (Coût
,consommation, . . .). Il est, donc, dicile voir impossible, de prendre en considération
tous les articles.
Nous commençons notre travail par la collecte de données, en suite, le calcul des pré-
visions de la demande future, la classication des articles par la méthode ABC-XYZ.
Finalement on a appliqué deux politiques de gestion de stock et nous les avons comparés
suivant le critère coùt d'achat an de décider quelle est la politique de réapprovisionne-
ment qu'il faut adopter.
68
Nous avons d'abord procédé à la classication ABC-XYZ de ces articles et nous nous
sommes intéressés qu'aux articles des classes AX , AY ,AZ , BX , BY , BZ . Les données
utilisées sont annuelles et s'étalent sur une période de 2007 à 2021 , selon l'historique de
chaque article . Nous avons donc modélisé les données recueillies pour connaitre l'évolu-
tion actuelle et future des articles spéciés .
Pour pouvoir obtenir la classication ABC- XYZ Il faut d'abord mixer nos histo-
riques à nos prévisions . On a alors besoin de calculer les prévisions de consommation (la
demande) de chaque article, qui est à caractère aléatoire dans notre cas . Une étude sta-
tistique alors s'impose pour prévoir au moins d'une manière approximative , son évolution
future .
Nous avons optés pour les méthodes de prévision par lissage exponentiel , car elles
fournissent de bon résultats en ce qui est des prévisions à court terme et parce qu'elles
présentent l'avantage de la simplicité dans leur mise en ÷uvre . Et comme notre histo-
rique s'étale sur une durée de 14 ans , donc on a opté pour l'estimation de nos prévisions
sur les 14 années à venir , donc jusqu'à 2035 .
Pour faire des prédictions précises, il est plus sage de ne pas se er à un oracle .
XLSTAT-Forecast est conçu pour utiliser les méthodes analytiques les plus avancées pour
prédire les ventes, les précipitations, les résultats sportifs, analyser les marchés boursiers
ou créer des portefeuilles optimisés.
La solution Forecasting fournit des interfaces conviviales pour accéder aux méthodes
de prévision de lissage Exponentielle ainsi qu'à l'approche SARIMAX plus avancée pour
prévoir les séries chronologiques qui prennent en compte les valeurs passées et les variables.
A titre d'exemple ,on présente ici les résultats obtenus lors de l'utilisation de XLSTAT-
Forecasting sur l'article "571011440C : BAGUE D'USURE 180/208X23(2PARTIES)502.1"
de la classe AZ . En Annexe on présente les résultats obtenus sur un article de chaque
classe .
69
Annee 571011440C Forecast Lower Condence Bound Upper Condence Bound
2008 0
2009 0
2010 0
2011 16
2012 0
2013 0
2014 8
2015 0
2016 8
2017 0
2018 16
2019 0
2020 0
2021 0 0 0.00 0.00
2022 -0.322460427 -6.26 5.61
2023 6.156606697 0.22 12.09
2024 -0.361398914 -6.30 5.57
2025 15.61850992 9.68 21.55
2026 -0.240959263 -6.18 5.69
2027 -0.26092223 -6.20 5.67
2028 5.558397393 -0.38 11.49
2029 -0.536517311 -6.67 5.60
2030 5.942549813 -0.19 12.07
2031 -0.575455797 -6.71 5.56
2032 15.40445303 9.27 21.54
2033 -0.455016146 -6.59 5.68
2034 -0.474979114 -6.61 5.66
2035 5.34434051 -0.79 11.48
70
Les données dont on dispose sont :
✓ Le coût unitaire de chaque article (qui est xe pour chaque article le long de la
période étudiée),
Classication ABC-XYZ
Pour la détermination des pièces à étudier (Classe A et B) , nous avons réalisé une
analyse ABC-XYZ sur 250 articles , en prenant en considération les critères suivants :
71
Article Prix Unitaire Val des Sorties %Cout %Cumule ABC Coe de var XYZ
571011440C 492920.93 50770855.84 8.89% 8.89% A 46% Z
571011385C 812541.99 42252183.31 7.40% 16.29% A 71% Z
581010204C 1295052.80 38851583.88 6.80% 23.09% A 86% Z
571011465C 2468105.12 37021576.85 6.48% 29.57% A 35% Y
571010212C 940338.85 31971520.73 5.60% 35.17% A 48% Z
571011411C 406051.85 29235733.20 5.12% 40.29% A 54% Z
571010525C 1809574.64 21714895.62 3.80% 44.09% A 58% Z
571010290C 872496.01 20939904.21 3.67% 47.76% A 73% Z
571010287C 6488002.35 19464007.05 3.41% 51.16% A 0% X
571011441C 622373.34 17426453.58 3.05% 54.22% B 35% Y
571010224C 672425.60 16810639.98 2.94% 57.16% B 68% Z
571011386C 1021650.78 16346412.40 2.86% 60.02% B 67% Z
571011076C 2082415.32 14576907.22 2.55% 62.57% B 57% Z
571011459C 901429.47 11718583.06 2.05% 64.62% B 19% Y
571011412C 402258.02 11665482.57 2.04% 66.67% B 38% Y
571011352C 3380926.44 10142779.32 1.78% 68.44% B 0% X
571011066C 3359626.16 10078878.48 1.76% 70.21% B 0% X
571011350C 3359626.16 10078878.48 1.76% 71.97% B 0% X
571011351C 3359626.16 10078878.48 1.76% 73.74% B 0% X
571011362C 3359626.16 10078878.48 1.76% 75.50% B 0% X
571011466C 639977.08 9599656.15 1.68% 77.18% B 33% Y
571011387C 370904.99 8901719.73 1.56% 78.74% B 81% Z
571011050C 985646.91 8870822.19 1.55% 80.29% B 51% Z
Les trois zones A, B et C obtenues de l'études ABC sont illustrées sur la gure 4.2 :
72
Interprétation des résultats :
Alors si nos produits sont dans AX ou BX , ils sont très stables mais on n'a pas
besoin de beaucoup de stock , on n'a pas besoin d'une faible couverture de stock
car le risque de rupture est faible .
Si nos produits sont dans AZ ou BZ , c'est-à-dire très incertains avec des gros
volumes , on va avoir besoin d'une plus grosse couverture de stock (si le coût de
stock n'est pas trop élevé ) car le risque de rupture est très élevé .
Les 23 articles énumérés dans le tableau 4.3 feront l'objet de notre étude.
73
i Article Désignation
1 571011440C BAGUE D'USURE 180/208X23(2PARTIES) 502.1
2 571011385C BAGUE D'USURE 200/226X 25
3 581010204C BAGUE D'USURE 247/304X59
4 571011465C DOUILLE D'EQUILIBRAGE 110/208X126 605
5 571010212C COUSSINET 95/170X140
6 571011411C BAGUE D'USURE ROUE 160/181X26 503.3
7 571010525C COUSSINET-ROTULE(DIAMETRE 90)
8 571010290C GRAIN DE FOND 120/178X88
9 571010287C BAGUE USURE ROUE 187/201X 25
10 571011441C BAGUE D'USURE 108/208X25 502.2
11 571010224C BAGUE D'USURE ROUE 255/272X41
12 571011386C BAGUE D'USURE 140/226X 28
13 571011076C DOUILLE D'EQUILIB 138/226X141
14 571011459C COUSSINET CENTRAL 108/208X102 545.1
15 571011412C BAGUE D'USURE ROUE 99/109X30 503.2
16 571011352C ROUE ASP.BAGUEE317,5X50-54 5A P-296/7
17 571011066C ROUE 1 BAGUEE IN317,5X36-48(ASP) P296/7 REP230.2
18 571011350C ROUE BAGUEE(IN)317,5X36-48(REF) P296/7 REP 230.3
19 571011351C ROUE BAGUEE IN 317,5X36-48(REF) P296/7 REP 230.4
20 571011362C ROUE BAGUEE(IN)317,5X36-48(ASP) P296/7 REP 230.1
21 571011466C PISTON D'EQUILIBRAGE 81X110X117 603
22 571011387C BAGUE USURE ROUE 185/201X 25
23 571011050C GRAIN DE FOND 111/226X 65
Le modèle en question doit aussi orir une aide à la prise de décision quelque soit la
nature de la demande .
L'approche de résolution que nous allons proposer doit minimiser le coût total de ges-
tion à un niveau de service qui est diérent en fonction des classes ABC-XYZ comme suit :
74
Classe BY : niveau de service xé à 0.90 .
Décisions à prendre :
◦ Quand faut-il commander ? Répondre revient à déterminer l'événement déclencheur
de la passation de commande :
1. Ordre de réapprovisionnement à période xe (un fois par semaine, par mois ,
par an).
Si on fait une passation de commande à date xe pour une quantité xe on ne
s'adapte pas aux variations de la demande.
Donc il faut que le facteur temps et/ou le facteur quantité soient variables pour
absorber les uctuations.
Facteurs inuents :
• Les prévisions.
75
4.2.1 Stock de securité avec la formule de wilson
Il faut d'abord déterminer la quantité économique (La quantité de Wilson) de com-
mande pour chaque article . Pour cela , nous rappelons les hypothèses de son calcul ,
données ci-après :
Les formules utilisées pour eectuer le calcul sont détaillées dans le chapitre 2 retrouvées
à partir de la formule (2.2). Les résultats sont donnés dans le tableau (4.4) :
76
4.2.2 Modèle à point de commande (Q,r)
Le système à point de commande correspond à un suivi très précis du stock. Il est le
mieux adapté dans les cas suivants :
Les formules utilisées pour eectuer le calcul du point de commande sont détaillées dans
le chapitre 2 , retrouvées à partir des formules (2.6) et (2.5). Les résultats sont illustrés
dans le tableau (4.5).
77
4.2.3 Modèle à révision périodique (R,T)
Principe de la méthode de recomplètement : pour chaque produit un niveau optimum
de stock est déni. A période xe, le magasinier analyse son stock et commande la quantité
permettant de recompléter au niveau requis.
Cette méthode s'applique à des produits dont :
Le tableau(4.6) illustre les quantités de recomplétement pour les articles étudiés (les
formules utilisées pour eectuer le calcule des quantités de recomplétement sont détaillées
dans le chapitre 2 (2.9)).
78
Et enn , le tableau(4.7) regroupe les résultats de la comparaison entre le coût total
de gestion du modèle à point de commande et celui avec la périodicité de commande pour
les diérents articles étudiés :
Table 4.7 Résultats de la comparaison des coûts totaux de gestion pour les modèles
étudiés .
4.3 Conclusion
Ce chapitre nous a permis d'appliquer quelques méthodes de gestion de stocks sur 23
articles révélés par l'analyse ABC-XYZ . Nous avons estimé la moyenne de la demande
de chacune des pièces étudiées , calculer le coût total de gestion et enn une comparaison
entre les deux résultats obtenus nous a permis de choisir le modèle qui minimise le coût
total, chose qui est désirable.
79
CONCLUSION GÉNÉRALE
Les stocks avec leurs diérents types (matières premières, semi nis, etc.), malgré leurs
utilité indiscutable, sont souvent encombrants et engendrent des coûts importants ; leurs
gestion demande une étude rigoureuse et détaillée qui doit prendre en considération les
facteurs les plus inuents sur celle-ci. Dans notre travail nous avons essayé de développer
plusieurs modèles de gestion de stocks en tenant compte de la nature des quantités, des
périodes et de l'environnement de la gestion soit à un seul ou a plusieurs objets.
Nous avons étudié l'évolution du stock d'un ensemble d'articles au sein de l'entreprise
SONATRACH. Ces derniers ont été choisis selon leur importance dans le processus de
Maintenance des pompes centrifuges au long de la ligne de l'OB1 et de leurs coûts (prix
d'achat). Pour sélectionner les articles à étudier, nous avons appliqué l'analyse ABC-XYZ,
en choisissant le coût et la volatilité de consommation comme critères de sélection.
Des méthodes de gestion de stocks ont été appliquées à chaque article. Qui ont été choi-
sies en fonction des spécicités de chaque [Link] politiques de gestion de stocks,
jugées d'une certaine manière proche de la politique utilisée par l'entreprise, ont été mises
en ÷uvre an de dégager la quantité alimentant le stock, une étude comparative suivant
le critère coût a été réalisée. Les méthodes appliquées ont aboutis à de diérents résultats
qui conrment l'indispensabilité de l'utilisation de ces modèles développés dans l'entre-
prise.
80
BIBLIOGRAPHIE
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Techniques de Décision , Département de Recherche Operationnelle , Université de
Béjaia , 2016 .
[4] [Link] ,[Link] "Elaboration d'un modéle multicritère pour la gestion des
stocks de pièces de rechange" . Mémoire Master , Modélisation Mathématique et
Techniques de Décision , Département de Recherche Operationnelle , Université de
Béjaia , 2004 .
81
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Professional, 2012 .
[20] "ARIMA models and Box-Jenkins method in Eviews - Complete guide, Step by
Step !" . https ://[Link]/ukGJ0sLgbqI
82
ANNEXES
Année 571010287C Forecast Lower Condence Bound Upper Condence Bound
2008 0
2009 0
2010 0
2011 0
2012 0
2013 0
2014 0
2015 0
2016 0
2017 1
2018 0
2019 0
2020 0
2021 0 0 0.00 0.00
2022 0.175088449 -0.42 0.77
2023 0.164163973 -0.43 0.76
2024 0.163039382 -0.43 0.76
2025 0.912105853 0.32 1.50
2026 0.161223685 -0.43 0.75
2027 0.176018819 -0.42 0.77
2028 0.174356323 -0.42 0.77
2029 0.180580589 -0.41 0.77
2030 0.282279462 -0.38 0.95
2031 0.271354986 -0.39 0.94
2032 0.270230395 -0.39 0.94
2033 1.019296865 0.35 1.68
2034 0.268414697 -0.40 0.93
2035 0.283209832 -0.38 0.95
84
Année 571011465C Forecast Lower Condence Bound Upper Condence Bound
2008 0
2009 0
2010 0
2011 2
2012 0
2013 0
2014 1
2015 0
2016 0
2017 0
2018 1
2019 1
2020 1
2021 0 0 0.00 0.00
2022 1.22793099 0.40 2.05
2023 0.212514618 -0.61 1.04
2024 0.21176809 -0.61 1.03
2025 0.210827667 -0.61 1.03
2026 1.022418478 0.20 1.85
2027 1.71332167 0.89 2.54
2028 0.773159599 -0.05 1.60
2029 0.238983517 -0.58 1.06
2030 1.345947351 0.50 2.20
2031 0.330530979 -0.52 1.18
2032 0.329784451 -0.52 1.18
2033 0.328844028 -0.52 1.18
2034 1.140434838 0.29 1.99
2035 1.831338031 0.98 2.68
85
Année 571011066C Forecast Lower Condence Bound Upper Condence Bound
2008 0
2009 0
2010 0
2011 0
2012 0
2013 0
2014 0
2015 0
2016 0
2017 0
2018 1
2019 0
2020 0
2021 0 0 0.00 0.00
2022 0.157932605 -0.43 0.74
2023 0.14630965 -0.44 0.73
2024 0.144479777 -0.44 0.73
2025 0.143250309 -0.44 0.73
2026 0.892063859 0.31 1.48
2027 0.156543357 -0.43 0.74
2028 0.15455613 -0.43 0.74
2029 0.152632331 -0.43 0.74
2030 0.253171775 -0.40 0.91
2031 0.24154882 -0.42 0.90
2032 0.239718947 -0.42 0.90
2033 0.23848948 -0.42 0.90
2034 0.987303029 0.33 1.65
2035 0.251782527 -0.41 0.91
86
Année 571011466C Forecast Lower Condence Bound Upper Condence Bound
2008 0
2009 0
2010 0
2011 2
2012 0
2013 0
2014 1
2015 0
2016 0
2017 0
2018 2
2019 0
2020 1
2021 0 0 0.00 0.00
2022 -0.015493095 -0.67 0.64
2023 -0.016871756 -0.67 0.64
2024 -0.018252008 -0.67 0.63
2025 1.980365929 1.33 2.63
2026 -0.021018166 -0.67 0.63
2027 0.485407992 -0.17 1.14
2028 0.851159814 0.20 1.50
2029 -0.026808713 -0.69 0.63
2030 -0.028187374 -0.69 0.63
2031 -0.029567626 -0.69 0.63
2032 1.96905031 1.31 2.63
2033 -0.032333784 -0.69 0.63
2034 0.474092374 -0.18 1.13
2035 0.839844196 0.18 1.50
87
Année 571011050C Forecast Lower Condence Bound Upper Condence Bound
2008 0
2009 0
2010 0
2011 0
2012 0
2013 0
2014 0
2015 2
2016 0
2017 0
2018 3
2019 0
2020 0
2021 0 0 0.00 0.00
2022 0.473797814 -1.28 2.23
2023 2.43892895 0.68 4.20
2024 0.433439331 -1.32 2.19
2025 0.429750928 -1.33 2.19
2026 2.676191578 0.92 4.43
2027 0.469630071 -1.29 2.23
2028 0.463668391 -1.29 2.22
2029 0.457896993 -1.30 2.22
2030 0.759515324 -1.21 2.73
2031 2.72464646 0.75 4.70
2032 0.719156841 -1.25 2.69
2033 0.715468439 -1.26 2.69
2034 2.961909088 0.99 4.94
2035 0.755347581 -1.22 2.73
88
Résumé :
Le stock constitue un mal nécessaire pour tout système de gestion industriel il apporte
de la souplesse en masquant de nombreux problèmes, mais son coût est élevé. Gérer les
stocks est donc un impératif pour maitriser son niveau au juste nécessaire.
Dans notre travail , une étude de prévision à l'aide du logiciel XL-STAT FORECAS-
TING nous a permis d'observer la nature de la consommation d'une famille de pièces
de rechange des pompes centrifuges principales au sein de l'entreprise SONATRACH.
L'Analyse ABC-XYZ a été appliquée an de repérer les pièces les plus inuentes sur le
stock .
Enn une étude comparative entre les modelés choisi suivant le critère coût a été réalisée
pour déterminer la politique de gestion la plus adéquate .
Mots clés : Gestion des stocks, pièce de rechange, demande, optimisation du coût,
rupture, sur-stockage, prévision, modélisation , SONATRACH , l'analyse ABC-XYZ .
Abstract :
Stock is "a necessary evil" for any industrial management system ; it provides exibility
by hiding many problems, but its cost is high. Managing stocks is therefore essential in
order to control its level as necessary.
In our work, a forecast study using the software "XL-STAT FORECASTING" allowed
us to observe the nature of the consumption of a family of spare parts for the main
centrifugal pumps within the company SONATRACH.
ABC-XYZ Analysis was applied to pinpoint the most inuential parts in the inventory.
Finally, a comparative study between the models chosen according to the cost criterion
was carried out to determine the most adequate management policy.