Cours de Microéconomie Intermédiaire UPN
Cours de Microéconomie Intermédiaire UPN
UPN
MICROECONOMIE INTERMEDIAIRE
Ces notes des cours, basées sur l’ouvrage Microéconomie par Espinoza-Arredondo, A. et
Munoz, F. (2020) ont été préparées par :
1
MICROECONOMIE INTERMEDIAIRE : FICHE PEDAGOGIQUE
Intitulé du cours : Microéconomie Intermédiaire
Volume horaire : 60 heures
Enseignant : Dr. Patrick B. Mande, Ph.D. ; Professeur.
Jours des cours : A déterminer.
Local : Voir Campus de l’UPN.
Année académique : 2024 – 2025
1. Description du cours
L'objectif de ce cours est d’initier les étudiants aux méthodes et outils d'analyse microéconomique,
ainsi qu'à l'étude de la prise de décision au niveau microéconomique. Il analyse les modifications
de comportements des individus et des entreprises en réponse aux variations des contraintes
auxquelles ils sont confrontés, généralement les contraintes de budgets, de prix et de coûts des
inputs.
Tout au long du cours, un accent est mis le raisonnement analytique et la modélisation
mathématique. Ceux-ci sont basés sur des principes fondamentaux évoqués à travers le cours. Les
mathématiques nous permettent de construire des modèles précis et de les réduire à leurs
composants et interactions les plus importants. Il est important de noter que, bien que les modèles
exprimés mathématiquement puissent sembler simplistes au premier abord, l'art d'être un
économiste consiste à donner un sens économique et des conclusions aux équations, dérivées et
graphiques. L'avantage est une compréhension plus profonde de l'importance que jouent la
modélisation logique et la pensée critique en économie.
2. Approche pédagogique
- Cours magistral avec travaux dirigés.
- Le support du cours est distribué aux étudiants avant le début du cours pour leur permettre
de s’en imprégner et de, chaque fois, préparer la matière prévue avant de se présenter aux
séances magistrales du cours, lesquelles sont essentiellement assurées en présentiel.
- Dans l’auditoire, le cours sera assuré en utilisant les notes du cours.
- Chaque fois, qu’un chapitre aura été traité, une session des travaux dirigés s’en suivra pour
permettre la révision des concepts et leur application. Le but étant une maitrise des concepts
et de leur application.
- Le recueil des travaux dirigés sera distribué aux étudiants en temps utile pour leur permettre
de suivre l’évolution de leur apprentissage et de maitriser les concepts, les calculs et les
raisonnements économiques.
3. Ouvrages de référence
Espinola-Arredondo, A. et Munoz-Garcia, F., (2020). Intermediate Microeconomics Theory: Tools
and Step-by-Step Examples, MIT Press, ISBN 10: 0262044234 ISBN 13: 9780262044233.
Besanko, D. et Braeutigam, R., R., (2014). Microeconomics, 5th edition, Wiley, ISBN: 978-1-118-
57227-6.
Varian, H., (2014). Intermediate Microeconomics : A Modern Approach, 9th Edition, W.W. Norton
and Company, New York.
2
Autres références : Blanchard, O., et Cohen, D., (2020). Macroéconomie, 8ème Edition, Pearson
Education.
4. Organisation du cours
Le cours s’articulera autour des chapitres suivants. Le cours théorique sera suivi par une série des
travaux pratiques avec le professeur et l’assistant et par les étudiants en groupes de travail.
Chapitre 7. Le Monopole
Chapitre 8. Mesurer la variation de revenus
5. Modes d’Evaluation
- Présence et Participation au cours (5-10%)
Les étudiants sont récompensés pour leur présence au cours et surtout pour la participation en
répondant aux questions ou pour des commentaires pertinents.
Pour juger de l’assimilation du cours, les étudiants peuvent être évalués séance tenante pour juger
de la compréhension de la matière.
- Examen (50%)
L’examen est à notes et livres fermés. Il portera sur toute la matière étudiée pendant le cours et
les travaux pratiques. Les questions seront intelligentes et pousseront à réfléchir. Les études des
cas et les travaux dirigés prépareront l’étudiant à aborder l’examen avec succès.
Règles à observer
1. Être présent à chaque séance de cours et des travaux pratiques. La présence au cours et aux
séances pratiques sera prélevée et elle comptera pour la note finale.
2. Eviter de se présenter au cours avec un retard de plus de 10 minutes car l’accès ne sera pas
autorisé et l’étudiant sera considéré comme absent.
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3. Mettre les téléphones en mode silencieux, éviter le bavardage et les déplacements inutiles
car toute indiscipline sera punie sévèrement.
4. Pas de déplacement inutile pendant le cours. Tout étudiant qui veut sortir, pour une raison
légitime, demande la permission au Professeur.
5. Une pause de 10 minutes sera accordée pour permettre de souffler.
6. La tricherie et le non-respect des règles académiques, reconnues universellement et
spécifiques à l’Université Pédagogique Nationale (UPN), seront punies de façon
exemplaire.
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CHAPITRE 1.
LES PREFERENCES DU CONSOMMATEUR ET L’UTILITE
1. Introduction
• Dans ce chapitre, nous allons aborder les points qui suivent.
o Paniers
o Préférences pour les paniers
o Fonctions d'utilité
o Utilité marginale
o Courbes d'indifférence
o Taux marginal de substitution
o Types spéciaux de fonctions d'utilité
o Un regard sur l'économie comportementale – Préférences sociales
o Annexe. Trouver le taux marginal de substitution
2. Paniers (bundle) des biens et services
• Un panier est une liste de biens et de services.
o Exemple : Si un individu consomme seulement 2 biens, 𝑥 et 𝑦 (pommes et oranges),
le paquet 𝐴 = (40,30) indique qu'il consomme 𝑥 = 40 pommes et 𝑦 = 30 oranges.
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Complétude :
• Une relation de préférence est complète si le consommateur a la capacité de comparer
chaque paire de paniers 𝐴 et 𝐵 :
o 𝐴≻𝐵 (elle préfère strictement le panier 𝐴),
o 𝐵 ≻𝐴 (elle préfère strictement le panier 𝐵), ou
o 𝐴∼𝐵 (elle est indifférente entre 𝐴 et 𝐵).
• La complétude implique que le consommateur a le temps de pouvoir comparer et classer
deux paniers.
• Nous n'autorisons pas le consommateur à répondre "Je ne sais pas comment comparer ces
deux paniers !".
Transitivité :
• Pour chaque trio de paniers 𝐴, 𝐵 et 𝐶,
o si le consommateur préfère 𝐴 à 𝐵 (𝐴 ≻ 𝐵),
o et 𝐵 à 𝐶 (𝐵 ≻ 𝐶),
o Il doit également préférer 𝐴 à 𝐶 (𝐴 ≻ 𝐶).
• Un consommateur avec des préférences intransitives aurait 𝐴 ≻ 𝐵 et 𝐵 ≻ 𝐶, mais 𝐶 ≻ 𝐴.
Ses préférences formeraient un cycle : 𝐴 ≻ 𝐵 ≻ 𝐶 ≻ 𝐴.
• Un individu avec des préférences intransitives serait sujet à l'exploitation.
Monotonicité stricte :
• Considérons un panier initial 𝐴 et un nouveau panier 𝐵, où le paquet 𝐵 a
o La même quantité de bien 𝑥 que le panier 𝐴 (𝑥𝐴 = 𝑥𝐵 ),
o Mais plus d'unités de bien 𝑦 (𝑦𝐵 > 𝑦𝐴 ).
• Les préférences d'un consommateur satisfont la monotonie stricte si
o Il préfère strictement 𝐵 à 𝐴 (𝐵 ≻ 𝐴).
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• Augmenter les unités d'un seul bien, comme 𝑦 dans le paquet 𝐵, produit un nouveau panier
qui est strictement préféré à 𝐴 → « plus de quelque chose est strictement préféré ».
Monotonicité :
• Encore une fois, considérons un panier initial 𝐴 et un nouveau panier 𝐵, où le panier 𝐵 a la
même quantité de bien 𝑥 que le panier 𝐴 (𝑥𝐴 = 𝑥𝐵 ), mais plus d'unités de bien 𝑦 (𝑦𝐵 > 𝑦𝐴 ),
• Tandis qu'un nouveau panier 𝐶 a plus d'unités des deux biens que le panier 𝐴 (𝑥𝐶 > 𝑥𝐴 et
𝑦𝐶 > 𝑦𝐴 ).
• Les préférences d'un consommateur satisfont la monotonie si
o il préfère faiblement 𝐵 à 𝐴 (𝐵 ≿ 𝐴),
o mais il préfère strictement 𝐶 à 𝐴 (𝐶 ≻ 𝐴).
• Si les quantités de tous les biens sont plus élevées, comme dans le panier 𝐶, le
consommateur est mieux loti « plus de tout est strictement préféré ».
Non-satiation
• Les préférences satisfont à la non-satiation si, pour chaque panier 𝐴, il existe un autre panier
𝐵 pour lequel le consommateur est mieux loti, 𝐵 ≻ 𝐴
o La non-satiation signifie qu'il n'y a pas de "paquet de bonheur" → le consommateur
ne peut pas être rendu plus heureux en consommant un autre paquet.
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o La non-satiation permet au consommateur de considérer certains biens comme des
"mauvais".
o La non-satiation nécessite simplement que le consommateur trouve toujours des
paquets qu'il préfère davantage.
▪ 𝑀𝑜𝑛𝑜𝑡𝑜𝑛𝑖cité ⇒ 𝑁𝑜𝑛-𝑠𝑎𝑡𝑖𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛: Les préférences monotones impliquent
généralement la non-satiation.
▪ 𝑁𝑜𝑛-𝑠𝑎𝑡iat𝑖𝑜𝑛 ⇍ 𝑀𝑜𝑛𝑜𝑡𝑜𝑛𝑖cité: Cependant, la non-satiation ne nécessite
pas nécessairement des préférences monotones.
• Eric dit qu'il préfère strictement 𝐷 à 𝐴, 𝐷 ≻ 𝐴, mais il existe d'autres paniers différents de
A et D qui le rendent plus heureux que D ne le fait.
o Ses préférences satisfont-elles à la non-satiation ?
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3. Les fonctions d’utilité
• Une fonction d'utilité représente mathématiquement le niveau de satisfaction qu'un
individu éprouve en consommant un ensemble (panier) de biens.
o Exemple : Si elle consomme le panier 𝐴 = (40,30) et que sa fonction d'utilité est
𝑢(𝑥, 𝑦) = 3𝑥 + 5𝑦, son niveau d'utilité pour le panier 𝐴 est
𝑢(40,30) = 3 × 40 + 5 × 30 = 270.
o Le niveau d'utilité provenant du panier 𝐴 n'est pas aussi important que le classement
des utilités entre les paniers :
▪ Seul le classement des utilités importe → "ordinalité".
▪ Le niveau spécifique d'utilité atteint par le consommateur avec chaque
panier n'importe pas → "cardinalité".
Exemple 2.4 : Test des propriétés des relations de préférence. Considérons la fonction
d'utilité 𝑢(𝑥,𝑦) = 𝑥𝑦. Nous vérifions :
a) Complétude :
• Pour chaque paire de panier, 𝐴 = (𝑥𝐴 , 𝑦𝐴 ) et 𝐵 = (𝑥𝐵 , 𝑦𝐵 ), la complétude est vérifiée lorsque:
o Soit 𝑢(𝑥𝐴 , 𝑦𝐴 ) ≥ 𝑢(𝑥𝐵 , 𝑦𝐵 ),
o Soit 𝑢(𝑥𝐵 , 𝑦𝐵 ) ≥ 𝑢(𝑥𝐴 , 𝑦𝐴 ),
o Ou les deux, 𝑢(𝑥𝐴 , 𝑦𝐴 ) = 𝑢(𝑥𝐵 , 𝑦𝐵 ).
• Si 𝑢(𝑥𝐴 , 𝑦𝐴 ) = 1,200 et 𝑢(𝑥𝐵 , 𝑦𝐵 ) = 600, nous vérifions que 𝑢(𝑥𝐴 , 𝑦𝐴 ) ≥ 𝑢(𝑥𝐵 , 𝑦𝐵 ) car 1,200
> 600, et la complétude est satisfaite.
9
b) Transitivité :
• Pour chaque trois paniers 𝐴, 𝐵 et 𝐶, où (𝑥𝐴 , 𝑦𝐴 ) et 𝑥𝐵 , 𝑦𝐵 ≥ (𝑥𝐶 , 𝑦𝐶 ), la transitivité est
vérifiée lorsque :
(𝑥𝐴 , 𝑦𝐴 ) ≥ (𝑥𝐶 , 𝑦𝐶 )
o Si 𝑢(𝑥𝐴 , 𝑦𝐴 )) ≥ 𝑢(𝑥𝐶 , 𝑦𝐶 ) et 𝑢((𝑥𝐵 , 𝑦𝐵 )) ≥ 𝑢(𝑥𝐶 , 𝑦𝐶 ),
o Alors, 𝑢(𝑥𝐴 , 𝑦𝐴 ) = 1,200, 𝑢(𝑥𝐵 , 𝑦𝐵 ) = 600 et 𝑢(𝑥𝐶 , 𝑦𝐶 ) = 300, nous vérifions que :
▪ 1,200 > 600,
▪ 600 > 300, et
▪ 1,200 > 300,
o Ce qui montre que la transitivité est satisfaite.
c) Monotonicité stricte :
• Les consommateurs ayant des préférences strictement monotones préfèrent les paquets
avec plus d'unités de n'importe quel bien.
• Pour que cette propriété soit vérifiée, nous avons besoin que 𝑢(𝑥, 𝑦) = 𝑥𝑦 soit strictement
croissante dans les deux biens. Nous pouvons le vérifier en confirmant que
𝑑𝑥(𝑥,𝑦) 𝑑𝑥(𝑥,𝑦)
= 𝑦 ≥ 0 et = 𝑥 ≥ 0.
𝑑𝑥 𝑑𝑦
o Augmenter les unités de 𝑥 entraîne une augmentation stricte de l'utilité du
consommateur tant que 𝑦 > 0.
o Si elle ne consomme pas du tout le bien 𝑦, 𝑦 = 0, augmenter le bien 𝑥 n'altère pas
le niveau d'utilité.
• Par conséquent, la monotonicité stricte n'est pas vérifiée car une augmentation de 𝑥
n'augmente pas nécessairement l'utilité du consommateur.
d) Monotonicité :
• Nous avons besoin que 𝑢(𝑥,𝑦) = 𝑥𝑦 soit faiblement croissante en 𝑥 et 𝑦.
• Nous savons qu'une augmentation de 𝑥 :
10
e) Non-satiation:
4. L’utilité marginale
• L’utilité marginale d'un bien est le taux auquel l'utilité change lorsque la consommation
d'un bien augmente.
o Intuitivement, de combien vous améliorez-vous en consommant une unité
supplémentaire du bien 𝑥 ?
𝑑𝑢(𝑥, 𝑦)
𝑀𝑈𝑥 =
𝑑𝑥
o Mathématiquement, l'utilité marginale du bien 𝑥 est
o Et de façon similaire pour le bien y,
𝑑𝑢(𝑥, 𝑦)
𝑀𝑈𝑥 =
𝑑𝑥
o Graphiquement, nous mesurons la pente (le taux de variation) de la fonction d'utilité
lorsque nous augmentons la quantité du bien 𝑥, en maintenant constante la quantité
des autres biens.
• Exemple 2.5 : Calcul de l’utilité marginale, MU.
1 1
o Considérons la fonction d’utilité (𝑥, 𝑦) = 𝑥 2 𝑦 2 .
o L’utilité marginale du bien x est
1 1 1 1 1 1
𝑀𝑈𝑥 = 𝑥 2−1 𝑦 2 = 𝑥 − 2 𝑦 2
2 2
11
o En réarrangeant
1
1 𝑦2
𝑀𝑈𝑥 =
2 12
𝑥
o 𝑀𝑈𝑥 > 0 lorsque l'individu consomme des quantités positives du bien 𝑥 et 𝑦, ce
qui indique qu'une unité supplémentaire du bien 𝑥 augmente son utilité.
o De manière similaire, l'utilité marginale du bien 𝑦 est
1 1 1−1 1 1 − 1
𝑀𝑈𝑦 = 𝑥2𝑦2 = 𝑥 2𝑦 2
2 2
o En réarrangeant
1
1 𝑥2
𝑀𝑈𝑦 =
2 12
𝑦
o Lorsque l’individu consume des quantités positives de biens x et y, 𝑀𝑈𝑦 > 0.
12
4. Les courbes d’indifférence
1 1
• Cette figure représente 𝑢(𝑥, 𝑦) = 𝑥 2 𝑦 2 dans l'exemple 2.4.
o La hauteur de la « montagne » représente l'utilité que l'individu obtient en
consommant une quantité spécifique de x et de y.
• Au panier (𝑥, 𝑦) = (4,9), 𝑢(4,9) =
1 1
42 92 = 6.
• Ce niveau d’utilité peut également
être obtenu pour les paniers.
o (𝑥, 𝑦) = (6,6),
1 1
𝑢(6,6) = 62 62 = 6
o (𝑥, 𝑦) = (9,4),
1 1
𝑢(9,4) = 92 42 = 6
• Cette courbe relie des paniers pour lesquels le consommateur obtient la même utilité 𝑢 =
6.
o Elle est indifférente entre la consommation de l'un ou l'autre de ces paniers.
• Courbe d'indifférence (CI) : Une courbe reliant des paniers de consommation qui
procurent le même niveau d'utilité.
1 1
o CI pour 𝑢(𝑥, 𝑦) = 𝑥 2 𝑦 2 évaluée à 𝑢 = 6.
o En résolvant pour 𝑦, nous trouvons l'expression de la courbe d'indifférence :
13
• Exemple 2.7 : Trouver les courbes d'indifférence pour deux fonctions d'utilité.
1 1
o Considérons à nouveau la fonction d'utilité 𝑢(𝑥, 𝑦) = 𝑥 2 𝑦 2 .
o Nous voulons obtenir l'expression de la courbe d'indifférence lorsque le
consommateur atteint un niveau d'utilité 𝑢 = 10.
1 1
o Cette courbe d'indifférence implique 𝑥 2 𝑦 2 = 10.
1
10
o En résolvant pour y, 𝑦 2 = 1 .
𝑥2
• En élevant les deux côtés au carré, nous obtenons la courbe d'indifférence :
2
1 2 10 100
(𝑦 2 ) =( 1) ⇒𝑦=
𝑥
𝑥2
100
• En substituant des valeurs pour le bien 𝑥 dans la courbe d'indifférence 𝑦 = 𝑥
o 𝑥 = 4, ce qui produit 𝑦 = 100 / 4 = 25 ;
o 𝑥 = 8, ce qui donne 𝑦 = 100 / 8 = 12,5 ;
o 𝑥 = 10, ce qui implique 𝑦 = 100 / 10 = 10 ;
o Nous obtenons les paniers (4, 25), (8, 12,5) et (10, 10).
o Si nous traçons ces paniers comme des points dans le quadrant positif et les relions,
nous obtenons la courbe d’indifférence pour 𝑢 = 10.
• Considérons maintenant 𝑢(𝑥, 𝑦) = 5𝑥 + 3𝑦, et 𝑢 = 9.
5
• En résolvant pour 𝑦 dans 5𝑥 + 3𝑦 = 9, nous obtenons : 𝑦 = 3 – (3) 𝑥.
• Cette courbe d'indifférence commence à 𝑦 = 3, décroît à un taux de 5/3 et croise l'axe
horizontal à 𝑥 = 9/5.
o Pour trouver l'interception horizontale, mettons 3 - (5/3)𝑥 = 0 et résolvons pour 𝑥 :
9 = 5𝑥, donc 𝑥 = 9/5.
• Nous pouvons évaluer la courbe d'indifférence à plusieurs valeurs de 𝑥 (qui doivent être
inférieures à l'interception horizontale, 9/5 = 1,8).
14
Propriétés des courbes d’indifférence
• Les courbes d'indifférence (CI) ont une pente négative.
• Cela découle de la monotonie.
• Considérons le panier 𝐴 = (𝑥𝐴 , 𝑦𝐴 ) dans une CI à pente positive.
• La CI passant par le panier 𝐴 ne peut
pas traverser les Régions I et II car le
consommateur préfère strictement :
o Les paniers dans la Région I à
𝐴,
o Le panier 𝐴 à ceux dans la
région II.
15
• Les courbes d'indifférence ne peuvent pas se croiser. Cela découle de la monotonicité.
o Les courbes d'indifférence dans la figure se croisent au panier 𝐴, ce qui viole la
monotonie.
16
5. Le taux marginal de substitution
• Le taux marginal de substitution (TMS) est le taux auquel un consommateur est prêt à
renoncer à des unités du bien 𝑦 lorsqu'il reçoit une unité supplémentaire du bien 𝑥, afin de
maintenir constant le niveau d'utilité.
Formellement,
𝑀𝑈𝑥
𝑀𝑅𝑆𝑥,𝑦 =
𝑀𝑈𝑦
Lorsque 𝑀𝑈𝑥 > 0 et 𝑀𝑈𝑦 < 0,
(+)
𝑀𝑅𝑆𝑥,𝑦 = (−) = (−)
Le taux marginal de substitution
(MRS) représente la pente de la
courbe d’indifférence.
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Exemple 2.8 : Calculer le taux marginal de substitution
1 1
• (1) Considérons à nouveau la fonction d'utilité 𝑢(𝑥, 𝑦) = 𝑥 2 𝑦 2 de l’exemple 2.5.
1 −1 1 1 1
𝑀𝑈𝑥 2 𝑥 2 𝑦 2 𝑦 2−(−2) 𝑦
𝑀𝑅𝑆𝑥,𝑦 = = = 1 1 =
𝑀𝑈𝑦 1 12 −12 𝑥
2 𝑥 𝑦 𝑥 2−(−2)
Substituts parfaits :
• Considérons les biens x et y. Le consommateur peut utiliser l'un ou l'autre sans affecter
significativement son utilité.
o Exemples : Deux marques d'eau minérale, beurre et margarine.
• La fonction d'utilité du consommateur prend la forme
𝑢(𝑥, 𝑦) = 𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 où 𝑎, 𝑏 > 0.
• Cette utilité est linéaire pour les deux biens car les utilités marginales sont constantes,
𝑀𝑈𝑥 = 𝑎 et 𝑀𝑈𝑦 = 𝑏.
• Le TMS est également constant.
𝑀𝑈𝑥 𝑎
𝑀𝑅𝑆𝑥,𝑦 = =
𝑀𝑈𝑦 𝑏
18
• Résolution pour y dans 𝑢(𝑥, 𝑦) = 𝑎𝑥 + 𝑏𝑦,
𝑢 𝑎
𝑦= − 𝑥
𝑏 𝑏
• Les CI sont des lignes droites:
𝑢
o Dont l’origine est à 𝑏
𝑎
o Décroissant au taux 𝑏.
𝑢
o Croisant l'axe des x à 𝑎.
• La figure 2.10 illustre les CI évaluées
à 𝑢 = 1 et à 𝑢 = 2.
Compléments parfaits :
19
• Si le bien x est augmenté de 10 à 11 unités, mais que le bien y reste inchangé, son utilité
reste la même.
• Augmenter la quantité d'un seul des biens ne procure pas de gains d'utilité, car le
consommateur doit profiter des deux biens en proportions fixes.
• Formellement, les préférences pour les biens complémentaires violent la propriété de
monotonie.
• Les CI (courbes d'indifférence) ont une forme en L :
o Le coin se situe aux points où
𝑎𝑥 = 𝑏𝑦.
o La pente est nulle dans le
segment horizontal.
o La pente est de −∞ dans le
segment vertical.
Cobb-Douglas:
• Le consommateur considère les biens x et y comme ni parfaitement substituables ni
complémentaires.
• La fonction d'utilité prend la forme 𝑢(𝑥, 𝑦) = 𝐴𝑥 𝛼 𝑦 𝛽 , où 𝐴, 𝛼, 𝛽 > 0.
• Les utilités marginales sont
𝑀𝑈𝑥 = 𝐴𝛼𝑥 𝛼−1 𝑦 𝛽 et 𝑀𝑈𝑦 = 𝐴β𝑥 𝛼 𝑦 𝛽−1,
Ce qui donne
𝑀𝑈 𝐴𝛼𝑥 𝛼−1 𝑦 𝛽 𝛼𝑦 𝛽−(𝛽−1) 𝛼𝑦
𝑀𝑅𝑆𝑥, 𝑦 = 𝑀𝑈𝑥 = 𝐴β𝑥 𝛼 𝑦 𝛽−1 = = 𝛽𝑥 .
𝑦 𝛽𝑥 𝛼−(𝛼−1)
𝛼𝑦
• 𝑀𝑅𝑆𝑥, 𝑦 = 𝛽𝑥 est décroissant en x.
• Les CI (courbes d'indifférence) sont
courbées vers l'origine et deviennent
plus plates à mesure que x augmente.
20
• Cas particuliers :
o 𝐴 = 𝛼 = 𝛽 = 1,
𝑦
𝑢(𝑥, 𝑦) = 𝑥𝑦 ⇒ 𝑀𝑅𝑆𝑥,𝑦 = 𝑥 .
o 𝐴 = 1, 𝛼 = 𝛽,
𝑦
𝑢(𝑥, 𝑦) = 𝑥 𝛼 𝑦 𝛼 = (𝑥𝑦)𝛼 ⇒ 𝑀𝑅𝑆𝑥,𝑦 = 𝑥 .
o 𝐴 = 1, 𝛽 = 1 − 𝛼,
𝛼 𝑦
𝑢(𝑥, 𝑦) = 𝑥 𝛼 𝑦 1−𝛼 ⇒ 𝑀𝑅𝑆𝑥,𝑦 = 1−𝛼 𝑥 .
• Les exposants dans la fonction d'utilité Cobb-Douglas peuvent être interprétés comme des
élasticités.
• L'“élasticité de l'utilité” d'un bien x, 𝜀𝑢,𝑥 , est l'augmentation en pourcentage de l'utilité (si
𝜀𝑢,𝑥 > 0) ou la diminution en pourcentage de l'utilité (si 𝜀𝑢,𝑥 < 0) que le consommateur
ressent après avoir augmenté la quantité du bien x de 1 %. Formellement,
%∆𝑢(𝑥, 𝑦)
𝜀𝑢,𝑥 =
%∆(𝑥)
• En réarrangeant,
21
• En simplifiant, cela donne :
Quasi-linéaire :
• Les consommateurs qui utilisent tout leur revenu supplémentaire sur un seul bien, y (par
exemple, les jeux vidéo).
• Le revenu supplémentaire n'est jamais dépensé sur le bien x (par exemple, le dentifrice).
• Cette fonction d'utilité prend la forme
• Exemples :
1
o 𝑣(𝑥) = 𝑥 2
o 𝑣(𝑥) = ln(𝑥)
o Tout 𝑣(𝑥) pour lequel 𝑣 ′ (𝑥) n'est pas constant, mais dépend des unités du bien x,
du bien y, ou des deux.
▪ Par exemple, 𝑣(𝑥) = 𝑎𝑥𝑦, où 𝑣 ′ (𝑥) = 𝑎𝑦 (non constant).
• Pour 𝑢(𝑥, 𝑦) = 𝑣(𝑥) + 𝑏𝑦, les utilités marginales sont 𝑀𝑈𝑥 = 𝑣 ′ et 𝑀𝑈𝑦 = 𝑏, ce qui
donne
𝑀𝑈 𝑣 ′ (𝑥)
𝑀𝑅𝑆𝑥,𝑦 = 𝑀𝑈𝑥 = .
𝑦 𝑏
• Pour une valeur donnée de x, le TMS est constant car il ne dépend pas de la quantité du
bien y.
1 1
• Exemple : 𝑢(𝑥, 𝑦) = 𝑥 2 + 3𝑦 où 𝑣(𝑥) = 𝑥 2 , 𝑏 = 3.
22
1 1
• Pour 𝑥 = 16, 𝑀𝑅𝑆𝑥,𝑦 = 6√16 = 24, ce qui est constant en y.
• Les CI sont des décalages parallèles les unes des autres.
• Si nous fixons la valeur constante du
bien x (par exemple, 𝑥 = 16), la
pente de la CI (𝑀𝑅𝑆𝑥,𝑦 ) n'est pas
affectée par la quantité du bien y.
𝜕𝑢(𝑥, 𝑦) 𝜕𝑢(𝑥, 𝑦)
𝑑𝑢 = 𝑑𝑥 + 𝑑𝑥
𝜕𝑥 𝜕𝑦
• Comme le consommateur se déplace le long d'une CI, son utilité ne varie pas, ce qui
implique 𝑑𝑢 = 0.
𝑑𝑢(𝑥,𝑦) 𝑑𝑢(𝑥,𝑦)
• En utilisant ce résultat et en utilisant 𝑀𝑈𝑥 = et 𝑀𝑈𝑦 = ,
𝑑𝑥 𝑑𝑦
𝜕𝑢(𝑥,𝑦) 𝜕𝑢(𝑥,𝑦)
𝑑𝑢 = 𝑑𝑥 + 𝑑𝑦,
𝜕𝑥 𝜕𝑦
0 = 𝑀𝑈𝑥 𝑑𝑥 + 𝑀𝑈𝑦 𝑑𝑦,
23
CHAPITRE 2.
LE CHOIX DU CONSOMMATEUR
1. Introduction
• Contrainte budgétaire
• Problème de maximisation de l'utilité (PMU)
• Problème de maximisation de l'utilité dans des scénarios extrêmes
• Préférence révélée
• Annexe A. Méthode de Lagrange pour résoudre le PMU
• Annexe B. Problème de minimisation des dépenses
2. La contrainte budgétaire
• La contrainte budgétaire est l'ensemble des combinaisons des paniers des biens que le
consommateur peut se permettre, compte tenu du prix de chaque bien et de son revenu.
o Exemple : Le budget pour le bien x (nourriture) et y (vêtements) est
𝑝𝑥 𝑥 + 𝑝𝑦 𝑦 ≤ 𝐼
o 𝑝𝑥 𝑥 + 𝑝𝑦 𝑦 = 𝐼
24
𝑝𝑦 𝑦 = 𝐼 − 𝑝𝑥 𝑥
𝐼 𝑃𝑥
𝑦= − 𝑥
𝑝𝑦 𝑃𝑦
𝐼
est
𝑝𝑦
l’intercept vertical et
𝑃𝑥
est la pente.
𝑝𝑦
𝑝𝑥 𝑥 + 𝑝𝑦 0 = 𝐼
𝐼
𝑥=
𝑃𝑥
• La pente de la droite de budget nous indique combien d'unités de y auquel le consommateur
doit renoncer pour acheter une unité de plus de x.
• Si 𝑝𝑥 = 10$ et 𝑝𝑦 = 20$, la pente est
𝑃𝑥 10 1
− =− =−
𝑝𝑦 20 2
o Le consommateur doit renoncer à 1/2 unité du bien y pour acquérir une unité de
plus du bien x, car le bien y est deux fois plus cher que le bien x.
o Alternativement, elle doit renoncer à une unité du bien y pour acheter deux unités
de plus du bien x.
• Variations du revenu :
o Une augmentation du revenu
de 𝐼 à 𝐼 ′ , où 𝐼 ′ > 𝐼, déplace la
droite de budget vers
l'extérieur de manière
parallèle.
▪ À mesure que le
revenu augmente, elle
peut se permettre un
ensemble plus large de
combinaisons.
25
o Une baisse des revenus
produit l'effet opposé, un
déplacement vers l'intérieur
de manière parallèle.
▪ Le consommateur fait face à un bien plus cher, ce qui réduit l'ensemble des
paniers qu'il peut se permettre.
▪ Une baisse de 𝑝𝑥 a l'effet opposé, déplaçant l'intercept horizontal vers la
droite.
o Un argumentaire similaire s’applique si le prix du bien y, 𝑝𝑦 , augmente.
▪ L’intercept horizontal
𝐼
n’est pas affecté
𝑃𝑥
𝐼
▪ L’intercept vertical 𝑃𝑦
se déplace vers le bas.
26
• Question : Que se passerait-il si à la fois le revenu et le prix de tous les biens étaient doublés
?
o La droite de budget n'est pas affectée !
2𝐼
▪ L'intercept vertical de la droite du budget deviendrait , que l’on peut
2𝑃𝑦
𝐼
simplifie en 𝑃 −> aucun changement dans sa position.
𝑦
2𝐼 𝐼
▪ L'intercept horizontal est maintenant 2𝑃 , qui se simplifie à .
𝑥 𝑃𝑥
2𝑝 𝑝
▪ Et la pente ne change pas non plus, − 2𝑃𝑥 = − 𝑃𝑥.
𝑥 𝑥
o Cet argument s'applique à toute augmentation (baisse), à la fois, de tous les prix et
de tous les revenus.
• Le processus par lequel le consommateur choisit des paniers maximisant son utilité, c'est-
à-dire des paniers qui maximisent son utilité parmi tous ceux qu'il peut se permettre.
27
𝑀𝑈𝑥 𝑃
• Ainsi, le panier qui maximise l’utilité doit satisfaire la condition = 𝑃𝑥 ou après
𝑀𝑈𝑦 𝑦
𝑀𝑈𝑥 𝑀𝑈𝑦
réarrangement = .
𝑃𝑥 𝑃𝑦
o Cette condition stipule que l'utilité marginale par dollar dépensé pour la dernière
unité du bien x doit être égale à celle du bien y -> le rapport qualité/prix doit
coïncider pour tous les biens.
𝑀𝑈𝑥 𝑀𝑈𝑦
• Si > , Le consommateur obtiendrait un meilleur rapport qualité/prix avec x qu'avec
𝑃𝑥 𝑃𝑦
y, ce qui l'inciterait à dépenser davantage dans x.
𝑀𝑈 𝑃
• (1) Établir la condition de tangence comme 𝑀𝑈𝑥 = 𝑃𝑥 . Multiplier en croix et simplifier.
𝑦 𝑦
Exemple 3.1 : Problème de maximisation de l'utilité (UMP) avec des solutions intérieures – I.
• Considérons un individu avec une fonction d'utilité Cobb-Douglas 𝑢(𝑥, 𝑦) = 𝑥𝑦, faisant
face à 𝑝𝑥 = 20 $, 𝑝𝑦 = 40 $, 𝑒𝑡 𝐼 = 800 $.
28
• Étape 1. Nous utilisons la condition de tangence pour trouver le panier optimal.
𝑀𝑈𝑥 𝑃𝑥
=
𝑀𝑈𝑦 𝑃𝑦
𝑦 20 𝑦 1
= ⇒ =
𝑥 40 𝑥 2
2𝑦 = 𝑥
1 2
• Considérons un individu avec une fonction d'utilité Cobb-Douglas 𝑢(𝑥, 𝑦) = 𝑥 2 𝑦 3 , faisant
face à 𝑝𝑥 = 10 $, 𝑝𝑦 = 20 $, 𝑒𝑡 𝐼 = 100 $.
𝑀𝑈 𝑃
• Avant d’utiliser la condition de tangence, 𝑀𝑈𝑥 = 𝑃𝑥 , nous trouvons d’abord
𝑦 𝑦
1 13 23 1 −23 23 2 1
+
𝑀𝑈𝑥 𝑥 𝑦 𝑥 𝑦 𝑦 3 3 𝑦
= 3 = 3 = 1 2=
1 2
𝑀𝑈𝑦 2 3 3−1 2 3 −3 1 1 2𝑥
2𝑥 3+3
3𝑥 𝑦 3𝑥 𝑦
𝑀𝑈 𝑝
• Étape 1. Nous utilisons la condition de tangence 𝑀𝑈𝑥 = 𝑝𝑥
𝑦 𝑦
𝑦 10
=
2𝑥 20
𝑦=𝑥
Ce résultat contient x et y, donc nous passons à l'étape 2a.
29
• Étape 2a. En substituant 𝑦 = 𝑥 dans la contrainte budgétaire,
10𝑥 + 20𝑦 = 100,
10𝑦 + 20𝑦 = 100,
30𝑦 = 100
𝑦 ≈ 3,33 unités
• Étape 4. La consommation optimale de x peut être trouvée en utilisant la condition de
tangence :
𝑦 = 𝑥 ≈ 3,33 unités.
• Résumé. Le panier de consommation optimal est (3,33,3,33).
• Nous pouvons calculer la part du budget consacrée à chaque bien, c'est-à-dire le
pourcentage du revenu que le consommateur dépense pour le bien x et le bien y :
𝑝𝑥 𝑥 10 × 3,33 1
= =
𝐼 100 3
𝑝𝑦 𝑦 20 × 3,33 2
= =
𝐼 100 3
Ce qui correspond aux exposants de chaque bien dans la fonction d'utilité Cobb-
1 2
Douglas 𝑢(𝑥, 𝑦) = 𝑥 3 𝑦 3 .
• Ce résultat peut être généralisé à tous les fonctions d’utilité de type Cobb-Douglas
𝑢(𝑥, 𝑦) = 𝐴𝑥 𝛼 𝑦 𝛽 , où 𝐴, 𝛼, 𝛽 > 0.
o La part du budget du bien x est 𝛼, et celle du bien y est 𝛽.
𝑀𝑈𝑥 𝑝𝑥 𝑦 + 7 𝑥
≠ ⇒ ≠
𝑀𝑈𝑦 𝑝𝑦 1 2
0+7 10
A (𝑥, 𝑦) = (10,0), >
1 2
𝑎 𝑝
1. Si 𝑏 > 𝑝𝑥 , la courbe d'indifférence est plus raide que la droite de budget, ce qui produit une
𝑦
𝑎 𝑏
> 𝑝 , ce qui signifie que le rapport qualité-prix de 𝑥 est supérieur à celui de 𝑦. Ainsi, le
𝑝𝑥 𝑦
𝑎 𝑝
2. Si 𝑏
< 𝑝𝑥 , il existe une solution de coin où le consommateur dépense tout son revenu pour
𝑦
le bien 𝑦.
31
Le panier de consommation optimal se situe à l'intersection verticale de la droite de budget.
𝑎 𝑝
3. Si = 𝑝𝑥 , les courbes d'indifférence et les lignes budgétaires ont la même pente, entraînant
𝑏 𝑦
Cela se produit à tous les points de la droite de budget→ un continuum des solutions existe,
un panier donné (𝑥, 𝑦) qui satisfait 𝑝𝑥 𝑥 + 𝑝𝑦 𝑦 = 𝐼 maximise l’utilité.
𝑎𝐼 2×100 10
𝑦 = 𝑏𝑝 = (2×10)+(2×20) = unités
𝑥 +𝑎𝑝𝑦 3
5. Préférences révélées
• Auparavant, nous avons analysé comment trouver des ensembles optimaux en supposant
que nous observions les préférences du consommateur représentées par sa fonction d'utilité.
• Que faire si nous connaissons seulement les choix qu'elle a faits face à différentes
combinaisons de prix et de revenus ?
• Nous pouvons toujours vérifier si le consommateur a fait des choix optimaux en utilisant
l'Axiome Faible des Préférences Révélées (WARP).
• Considérons :
o 𝐴 = (𝑥𝐴 , 𝑦𝐴 ) comme l'ensemble optimal face aux prix initiaux et au revenu
(𝑝𝑥 , 𝑝𝑦 , 𝐼).
o 𝐵 = (𝑥𝐵 , 𝑦𝐵 ) comme l'ensemble optimal face aux prix finaux et au revenu (𝑝𝑥′ ,
𝑝𝑦′ ,𝐼 ′ ).
33
o Vérifier la conclusion. Vérifiez que l'ensemble A n'est plus abordable, → il se
trouve strictement au-dessus de la ligne budgétaire finale, 𝐵𝐿′ , (𝑝𝑥′ , 𝑝𝑦′ ,𝐼 ′ ).
▪ 2a. Si l'étape 2 est validée, le WARP est satisfait.
▪ 2b. Si l'étape 2 n'est pas validée, le WARP est violé.
34
• Scénario (c) WARP n’est pas violé.
o L’étape 1 ne tient pas. Le
panier A est abordable sous
BL mais B n’est pas
abordable :
▪ A se trouve sur BL.
▪ B se trouve
strictement au-dessus
de BL.
35
Annexe 1. La Méthode de Lagrange pour résoudre le problème de maximisation d’utilité
𝑀𝑈𝑥 𝑝
• Nous avons utilisé la condition de tangence = 𝑝𝑥 pour trouver les combinaisons de
𝑀𝑈𝑦 𝑦
consommation optimales.
• Maintenant, nous montrons que cette condition doit être satisfaite à l'optimum du problème
de maximisation de l’utilité (UMP). L'UMP peut être exprimé comme suit :
max 𝑢(𝑥, 𝑦)
𝑥,𝑦
s/c de 𝑝𝑥 𝑥 + 𝑝𝑦 𝑦 = 𝐼
• Pour résoudre ce problème, nous prenons les dérivées premières par rapport à x, y et λ,
𝜕ℒ
= 𝑀𝑈𝑥 − 𝜆𝑝𝑥 = 0
𝜕𝑥
𝜕ℒ
= 𝑀𝑈𝑦 − 𝜆𝑝𝑦 = 0
𝜕𝑦
𝜕ℒ
= 𝐼 − 𝑝𝑥 𝑥 + 𝑝𝑦 𝑦 = 0
𝜕𝜆
𝑀𝑈𝑥 𝑀𝑈𝑦
= 𝜆 et =𝜆
𝑝𝑥 𝑝𝑦
𝑀𝑈𝑥 𝑀𝑈𝑦
=𝜆=
𝑝𝑥 𝑝𝑦
36
Cela représente le "rapport qualité-prix" qui est égal pour tous les biens.
𝑀𝑈𝑥 𝑝
= 𝑝𝑥
𝑀𝑈𝑦 𝑦
• Pour information :
o Le Problème de Minimisation des Dépenses (EMP)
o Relation between UMP and EMP
37
CHAPITRE 3.
EFFETS DE SUBSTITUTION ET DE REVENU
1. Introduction
• Variations de revenu
• Variations de prix
• Effets de revenu et de substitution
• Combinaison des effets de revenu et de substitution
• Annexe A. Tous les biens ne peuvent pas être inférieurs
• Annexe B. Représentation alternative des effets de revenu et de substitution
• Nous analysons comment la demande d'un bien (panier de consommation optimal) change
à mesure que le revenu du consommateur augmente.
o Quatre façons de mesurer une variation de demande :
𝜕𝑥(𝑝𝑥, 𝑝𝑦, 𝐼)
>0
𝜕𝐼
o Il demande plus d'unités du bien x à mesure que son revenu augmente.
o Exemple : les forfaits vacances.
• Biens inférieurs. La demande d'un consommateur pour le bien x est inférieure si
𝜕𝑥(𝑝𝑥, 𝑝𝑦, 𝐼)
<0
𝜕𝐼
o Il réduit sa consommation dès qu'elle peut se le permettre.
o Exemple : les denrées alimentaires de base.
Exemple 4.1. Augmentation du revenu dans une fonction d’utilité Cobb-Douglas.
• Considérons un individu avec une fonction d'utilité 𝑢(𝑥, 𝑦) = 𝑥𝑦, qui fait face aux prix 𝑝𝑥 ,
𝑝𝑦 et au revenu 𝐼.
• Sa consommation optimale pour le bien x (c'est-à-dire sa demande) est
38
𝐼
2𝑝𝑥
• Cette demande augmente avec le revenu car
𝜕𝑥 1
= >0
𝜕𝐼 2𝑝𝑥
• Par conséquent, le bien x est normal en consommation.
𝐼
• De même, la demande pour le bien y, 𝑦 = 2𝑝 , augmente également avec le revenu.
𝑦
39
Exemple 4.2 : Calcul de l'élasticité-revenu dans le scénario de Cobb-Douglas
𝐼 𝜕𝑥 𝐼
• D'après l'exemple 4.1, la demande pour le bien x est 𝑥 = 2𝑝 et = 2𝑝 .
𝑥 𝜕𝐼 𝑥
• Nous pouvons évaluer l'élasticité-revenu du bien x comme suit :
𝜕𝑥 (𝑝𝑥 , 𝑝𝑦 , 𝐼) 𝐼
𝜀𝑥,𝐼 =
𝜕𝐼 𝑥 (𝑝𝑥 , 𝑝𝑦 , 𝐼)
1 𝐼 1
= = 2𝑝 = 1
2𝑝𝑥 𝐼 2𝑝𝑥 𝑥
2𝑝𝑥
• Le bien est normal (𝜀𝑥,𝐼 > 0), mais il n'est ni un bien de luxe (ce qui nécessite 𝜀𝑥,𝐼 > 1) ni
un bien nécessaire (ce qui nécessite 𝜀𝑥,𝐼 < 1).
40
Exemple 4.3 : Calcul des courbes de consommation-revenu.
𝐼
• D'après l'exemple 4.1, la demande pour le bien x est 𝑥 = 2𝑝 et la demande pour le bien y
𝑥
𝐼
est 𝑦 = 2𝑝 .
𝑦
Ce qui est la pente du rayon reliant l'origine (0,0) à n'importe quel panier de consommation
optimal.
𝑦 4
• Exemple : Lorsque 𝑝𝑥 = 4$ et 𝑝𝑦 = 2$, ce rapport est 𝑥 = 2 = 2.
o La consommation optimale des biens y et x maintient une relation de deux pour un.
o Graphiquement, la courbe de consommation-revenu est une ligne droite.
• La figure 4.2a représente une courbe d'Engel à pente positive, ce qui implique que le bien
est normal.
o Le nombre d'unités achetées
augmente avec le revenu.
o Exemple : les biens
immobiliers.
41
• La figure 4.2b représente une courbe d'Engel qui a une pente positive pour les niveaux de
revenus bas, mais devient négative à un moment donné.
𝐼
• D'après l'exemple 4.1, la demande pour le bien x est 𝑥 = 2𝑝 .
𝑥
• La figure 4.3 représente un individu ayant un revenu 𝐼1 avec une droite de budget 𝐵𝐿1 .
• Lorsque son revenu augmente à 𝐼2 , la droite de budget se déplace vers 𝐵𝐿2 . Quel panier B
le consommateur choisit-il ?
o Si B se situe dans la région a,
il augmente la consommation
de x et y.
o Si B se situe dans la région b,
il achète plus de y (normal)
mais moins de x (inférieur).
o Si BBB se situe dans la région
c, elle achète moins de y
(inférieur) mais plus de x
(normal).
• Par conséquent, soit les deux biens sont normaux, soit un seul d'entre eux est inférieur.
42
3. Variations des prix.
• Nous analysons comment la demande varie lorsque le prix d’un bien augmente.
• Il existe trois manières pour mesurer une variation de prix.
o En utilisant la dérivée de la demande
o En utilisant l’élasticité-revenu
o En utilisant la courbe consommation-prix.
𝜕𝑥((𝑝𝑥 , 𝑝𝑦 , 𝐼)
<0
𝜕𝑝𝑥
▪Il achète moins d’unités de ce bien plus le bien devient plus cher, le revenu
et les prix des autres biens étant gardés constants.
o Sa courbe de demande pour le bien a une pente négative si
𝜕𝑥((𝑝𝑥 , 𝑝𝑦 , 𝐼)
>0
𝜕𝑝𝑥
• D'après l'exemple 4.1, la demande pour le bien x est D'après l'exemple 4.1, la demande
𝐼
pour le bien x est 𝑥 = 2𝑝 .
𝑥
𝐼
o La fonction de demande 𝑥 = 2𝑝 diminue avec le prix 𝑝𝑥 .
𝑥
o Graphiquement, cette fonction de demande a une pente négative.
43
3.2. En utilisant l’élasticité-prix de la demande
• D'après l'exemple 4.1, la demande pour le bien x est D'après l'exemple 4.1, la demande
𝐼
pour le bien x est 𝑥 = 2𝑝 .
𝑥
44
3.3. En utilisant la courbe de consommation-prix
𝐼 𝐼
• D'après l'exemple 4.3, la demande pour le bien x est 𝑥 = 2𝑝 et pour le bien y est 𝑦 = 2𝑝 .
𝑥 𝑦
𝐼
𝑦 2𝑝𝑦 𝑝𝑥
= =
𝑥 𝐼 𝑝𝑦
2𝑝𝑥
Ce qui donne la pente du rayon reliant l'origine (0,0) à n'importe quel panier de
consommation optimal.
o Une augmentation de 𝑝𝑥 augmente la valeur du rapport. Le consommateur tend vers
les paniers optimaux avec plus de y et moins de x.
45
o Une augmentation de 𝑝𝑦 diminue la valeur du rapport. Le consommateur achète
plus de x mais moins de y.
• Une augmentation de la quantité demandée après une baisse des prix produit deux effets
simultanés : l'effet revenu et l'effet de substitution.
• Effet-revenu (IE)
o C'est la modification de la quantité demandée en raison d’une augmentation du
pouvoir d’achat, le prix de l’article restant constant.
▪ Un bien x moins cher permet à un individu de s'offrir plus d'unités de tous
les biens, augmentant ainsi son pouvoir d'achat.
o Une augmentation de revenu peut inciter le consommateur à augmenter (ou
diminuer) ses achats d'un bien s'il le considère comme normal (ou inférieur).
▪ Ce qui permet des effets-revenus positif (ou négatif).
• Effet de substitution (SE) :
o C'est la variation de la quantité demandée en raison d’une variation de prix, tout en
maintenant le niveau d'utilité constant.
▪ La variation de la quantité est due à un changement du prix relatif des deux
biens, et non à une augmentation du pouvoir d'achat du consommateur.
o Après une baisse (hausse) de prix, l'effet de substitution conduit toujours à une
augmentation (diminution) de la quantité demandée du bien devenu relativement
moins (plus) cher.
5. Mettre les effets de substitution et de revenu ensemble
• Effets de revenu (IE) et de substitution (SE) d'une baisse de prix pour un bien normal :
o Face à la contrainte
budgétaire 𝐵𝐿1 , le
consommateur choisit A, où il
atteint 𝐼𝐶1 , en achetant 𝑥𝐴 .
o Lorsque le prix de x diminue,
la droite de budget pivote vers
le haut jusqu'à 𝐵𝐿2 , et il
choisit le panier C avec 𝑥𝑐 .
o La différence 𝑥𝑐 − 𝑥𝐴 mesure
l'effet total (TE).
o Pour séparer l'effet total (TE) en effets de substitution (SE) et effets de revenu (IE),
nous devons déplacer 𝐵𝐿2 vers le bas (réduisant ainsi son revenu) afin qu'elle
atteigne le même niveau d'utilité qu'avant le changement de prix.
46
o La nouvelle contrainte budgétaire 𝐵𝐿𝑑 est parallèle à 𝐵𝐿2 , avec le même rapport de
prix final, et elle est tangente à 𝐼𝐶1 au niveau du panier B, où elle achète 𝑥𝐵 .
Résumé
47
𝑀𝑈𝑥 𝑝𝑥 𝑦 3
= ⟹ = ⟹ 𝑦 = 3𝑥
𝑀𝑈𝑦 𝑝𝑦 𝑥 1
100
𝑦=3 = 50 unités.
6
100
o A 𝑝𝑥 = 3 $, le panier optimal est 𝐴 ( 6
, 50).
• Trouver le panier final C (à 𝑝𝑥′ = 2 $) :
o La condition de tangence est
𝑀𝑈𝑥 𝑝𝑥 𝑦 2
= ⟹ = ⟹ 𝑦 = 2𝑥
𝑀𝑈𝑦 𝑝𝑦 𝑥 1
𝑦 = 2 × 25 = 50 unités.
100 100
𝑢( , 50) = 𝑥𝑦 = × 50 ≅ 833,3.
6 6
48
• L'effet de substitution de la baisse de 𝑝𝑥 est
100
𝑆𝐸 = 𝑥𝐴 − 𝑥𝐵 = 20,4 − ≅ 3,74 𝑢𝑛𝑖𝑡é𝑠.
6
• L'effet de revenu de cette baisse de prix est 𝐼𝐼𝑆𝑆 = 𝑥𝑥𝐶𝐶 − 𝑥𝑥𝐵𝐵 = 25 − 20,4 = 4,6 unités.
1
𝑥1/2 3 1 3
= ⟹ 1/2 =
1 1 𝑥 1
1 1 2 2 1
= 𝑥1/2 ⟹ (3) = (𝑥1/2 ) ⟹ 𝑥 = 9 ≅ 0.11 unités.
3
1
𝑥 1/2 = 2 ⟹ 1 = 2
1 1 𝑥1/2
1 1 2 2 1
2
= 𝑥 1/2 ⟹ (2) = (𝑥1/2 ) ⟹ 𝑥 = 4 ≅ 0.25 unités
49
o Insérer ce résultat dans la nouvelle contrainte budgétaire :
2𝑥 + 𝑦 = 100
(2 × 0.25) + 𝑦 = 100
𝑦 = 100 − 0.5 = 99.5 unités
o À 𝑝𝑥′ = 2$, le panier optimal est 𝐶 = (0.25; 99.5).
o L'effet total de la diminution de 𝑝𝑥 est une augmentation de :
o La droite budgétaire de décomposition 𝐵𝐿𝑑 a la même pente que 𝐵𝐿2 et est tangente à la courbe
d'indifférence. C'est-à-dire,
𝑀𝑈𝑥 𝑝𝑥′
=
𝑀𝑈𝑦 𝑝𝑦′
1
𝑥1/2 2 1 1
= ⟹ 1 = 2 ⟹ = 𝑥1/2
1 1 2
𝑥2
1 2 2 1
(2) = (𝑥1/2 ) ⟹ 𝑥 = 4 ≅ 0.25 unités.
(2 × 0.251/2 ) + 𝑦 = 100.33
(2 × 0.5) + 𝑦 = 100.33
𝑦 = 100.33 − 1 = 99.33 unités.
o Ainsi, le panier B est 𝐵 = (0,25 ; 99,33).
• L'effet de substitution de la baisse de px est
50
• 𝑆𝐸 = 𝑇𝐸 ∶
o Après avoir bénéficié d'un bien 𝑥 moins cher, le consommateur utilise son pouvoir
d'achat accru pour acheter uniquement plus d'unités du bien 𝑦, plutôt que
d'augmenter ses achats du bien 𝑥.
o Equation de Slutsly.
51
CHAPITRE 4.
MEASURING WELFARE CHANGE
1. Introduction
• Surplus du consommateur
• Variation compensatoire
• Variation équivalente
• Mesurer les changements de bien-être sans effets de revenu
• Annexe : Une représentation alternative des variations compensatoires et équivalentes
2. Surplus du consommateur
• La courbe de demande identifie combien d'unités d'un bien x qu'un individu est prêt à
acheter au prix 𝑝𝑥 et avec un revenu 𝐼.
• En bref, la fonction de demande représente la disposition à payer maximale (WTP) pour le
bien.
• En comparant cette WTP maximale avec le prix que le consommateur paie, nous trouvons
une mesure du gain d'utilité qu'elle réalise en achetant le bien.
• Surplus du consommateur (SC) : La zone sous la courbe de demande et au-dessus du
prix que les consommateurs paient pour le bien.
52
o L'augmentation du surplus du consommateur (SC) produit un nouveau SC de 9 +
3,25 = 12,25.
𝐼
𝑥=
2𝑝𝑥
o Si 𝑝𝑥 = 4$ et 𝐼 = 100$, il achète
100
𝑥= = 12.5 unités.
2×4
100
𝑥 = 2×3 = 16.6 unités
o Dans ce cas, pour trouver le gain en surplus du consommateur (SC), nous devons
𝐼
utiliser l'intégrale de la fonction de demande 𝑥 = 2𝑝 entre les prix 𝑝𝑥 = 4$ et 𝑝𝑦 =
𝑥
3$ car la fonction de demande n'est pas linéaire.
53
o Et si nous essayions d'approximer le changement de surplus du consommateur (SC)
comme si la courbe de demande était linéaire ?
3. Variation compensatoire
54
• VC avec une diminution de prix :
o Le montant d'argent que nous devons soustraire du revenu initial du consommateur
pour qu'il soit aussi bien loti qu'avant la variation de prix.
o Nous faisons un déplacement parallèle de 𝐵𝐿2 vers le bas jusqu'à ce que nous
trouvions 𝐵𝐿𝐵 tangent à 𝑢1 , où elle achète le panier B.
o L'ordonnée à l'origine 𝐼𝐵 est le nouveau revenu dont elle a besoin pour acheter B.
o La variation compensatrice (VC) est 𝐼 − 𝐼𝐵 , ce qui mesure le montant d'argent que
nous devons soustraire du revenu initial du consommateur pour qu'il soit aussi bien
loti qu'avant le changement de prix.
𝑝𝑥 𝑥 + 𝑦 = 100,
𝑝𝑥 𝑥 + 𝑝𝑥 𝑥 = 100,
2𝑝𝑥 𝑥 = 100
55
▪ En résolvant pour x, nous obtenons la courbe de demande pour le bien x.
100 50
𝑥= =
2𝑝𝑥 𝑝𝑥
50
𝑦 = 𝑝𝑥 𝑝 = 50 unités.
𝑥
56
CHAPITRE 5.
LES FONCTIONS DE PRODUCTION
1. Introduction
• Fonction de production
• Produit marginal et produit moyen
• Relation entre l'AAL et le MAL
• Isoquantes
• Taux marginal de substitution technique
• Types spéciaux de fonctions de production
• Rendements à l'échelle
• Progrès technologique
• Annexe A. Taux marginal de substitution comme rapport des produits marginaux
• Annexe B. Élasticité de substitution
2. La fonction de production
• Les inputs sont des facteurs de production tels que le travail, le capital, la terre et tout autre
élément que l'entreprise peut transformer en unités de production.
• La fonction de production représente comment une certaine quantité d'inputs est
transformée en une quantité de production 𝑞.
o Exemple : 𝑞 = 𝑓(𝐿, 𝐾)
o Cette fonction de production décrit comment des quantités spécifiques de travail 𝐿
et de capital KKK sont transformées en une quantité de production 𝑞.
57
o (3) 𝑞 = 𝐴𝐾 𝛼 + 𝑏𝐿 , où 𝐴, 𝛼, et 𝑏 sont des paramètres positifs, et un input (dans ce
cas 𝐿) entre de manière linéaire et l'autre input entre de manière non linéaire.
3. Production moyenne et production marginale
• La production moyenne (ou le produit moyen) est le nombre total d’outputs par unité
d'inputs.
𝑞
o Le produit moyen du travail est 𝐴𝑃𝐿 = .
𝐿
𝑞
o Le produit moyen du capital est 𝐴𝑃𝐾 = 𝐾.
• Exemple :
o Si une entreprise produit 𝑞 = 100 unités de production et emploie 𝐿 = 4
travailleurs, son produit moyen par travailleur est :
100
𝐴𝑃𝐿 = = 25 unités
4
𝑞
• Lorsque la productivité du travail dans un pays augmente, le ratio 𝐴𝑃𝐿 = doit augmenter.
𝐿
o Raisons :
58
1
o Considérons la fonction de production 𝑞 = 5𝐿2 + 3𝐿 − 6
o La production moyenne du travail est
1
𝑞 5𝐿2 + 3𝐿 − 6 1 6 5 6
𝐴𝑃𝐿 = = = 5𝐿2−1 + 3 − = 1 + 3 −
𝐿 𝐿 𝐿 𝐿
𝐿2
𝜕𝐴𝑃𝐿
o Lorsque L augmente, 𝐴𝑃𝐿 augmente si ≥ 0,
𝜕𝐿
5 6
− 1 + ≥0
𝐿2
2𝐿3
6 5
− ≥ 1 ,
𝐿2
2𝐿 3
3 5 12 1
𝐿2 −2 ≥ ⟹ ≥ 𝐿2
12 5
12 2 1 2
( ) ≥ (𝐿2 )
5
144
𝐿≤ ≅ 5.76 travailleurs
25
59
Le produit marginal est décroissant.
𝜕𝑀𝑃𝐿 5
=− 3 < 0, où 𝐿 > 0.
𝜕𝐿
4𝐿 2
• Vous passez un examen de mi-session. Quelques jours plus tard, l'instructeur informe de
l'impact de votre note de mi-session sur votre moyenne de classe :
o La note de mi-session augmente votre moyenne si la note de mi-session est
supérieure à votre moyenne précédente (𝑀𝑃 > 𝐴𝑃).
60
o La note de mi-session diminue votre moyenne si la note de mi-session est inférieure
à votre moyenne précédente (𝑀𝑃 < 𝐴𝑃).
o La note de mi-session n'affecte pas votre moyenne si la note de mi-session est égale
à votre moyenne précédente (𝑀𝑃 = 𝐴𝑃).
• La courbe de 𝑀𝑃𝐿 croise celle de 𝐴𝑃𝐿 au point maximum (le sommet) de la courbe de
𝐴𝑃𝐿 .
• Considérons la fonction de production 𝑞 = 𝑓(𝐿).
𝑞 𝑓(𝐿)
o Le produit moyen par travailleur est 𝐴𝑃𝐿 = = .
𝐿 𝐿
o Pour trouver le nombre de travailleurs, 𝐿, pour lequel 𝐴𝑃𝐿 atteint son maximum,
nous devons dériver 𝐴𝑃𝐿 par rapport à 𝐿 et trouver où cette dérivée est égale à zéro:
o En utilisant la règle du quotient :
𝜕𝐴𝑃𝐿 𝑓 ′ (𝐿)𝐿−1𝑓(𝐿)
= = 0.
𝜕𝐿 𝐿2
𝜕𝑞
o Comme 𝑓 ′ (𝐿) est le produit marginal du travail, 𝑀𝑃𝐿 = ,
𝜕𝐿
𝑓(𝐿)
o Notez 𝐿 = 𝐴𝑃𝐿 , alors 𝑀𝑃𝐿 = 𝐴𝑃𝐿
o Cette équation indique qu'au maximum de la courbe 𝐴𝑃𝐿 , la courbe de 𝑀𝑃𝐿 croise
la courbe 𝐴𝑃𝐿 (Figure 7.3).
▪ Lorsque la courbe de 𝐴𝑃𝐿 est croissante, la courbe 𝑀𝑃𝐿 se situe au-dessus
de 𝐴𝑃𝐿 .
▪ Lorsque la courbe de 𝐴𝑃𝐿 est décroissante, la courbe 𝑀𝑃𝐿 se situe au-
dessous de 𝐴𝑃𝐿 .
▪ Lorsque la courbe de 𝐴𝑃𝐿 atteint son maximum, la courbe 𝑀𝑃𝐿 croise 𝐴𝑃𝐿 .
61
• Exemple 7.4 : Relation entre 𝐴𝑃𝐿 et 𝑀𝑃𝐿 .
o Considérez la fonction de production des exemples 7.2 et 7.3,
1
𝑞 = 5𝐿2 + 3𝐿 − 6
5. Les isoquants
• L’isoquant est une courbe qui représente les combinaisons de travail et de capital qui
produisent la même quantité de production.
o Les zones ombrées sont non
rentables pour l'entreprise.
o Elle ne choisirait pas A2 ou A3
car elle peut atteindre la même
production avec moins
d'intrants à A.
62
Exemple 7.5 : Trouver des isoquants pour une fonction de production Cobb-Douglas.
1 1
• Considérons une fonction de production Cobb-Douglas 𝑞 = 5𝐿2 𝐾 2 .
o Pour trouver l'isoauqnt correspondant à 𝑞 = 100 unités :
▪ Insérons ce niveau de production dans la fonction de production,
1 1
100 = 5𝐿2 𝐾 2
1 1
20 = 𝐿2 𝐾 2
1 1
202 = (𝐿2 𝐾 2 )2,
400
400 = 𝐿𝐾 ⟹ 𝐾 =
𝐿
400
o Graphiquement, l'isoquant 𝐾 = :
𝐿
▪ Est une courbe qui s'approche de l'axe vertical lorsque L est proche de zéro
(mais elle ne croise jamais cet axe) ;
▪ Et qui s'approche de l'axe horizontal lorsque L est plus grand (sans jamais
le croiser).
• La pente de l'isoquante répond à la question :
Pour maintenir son niveau de production inchangé, à combien d’unités de capital l’entreprise
devrait-elle renoncer après l’embauche d’un travailleur supplémentaire ?
63
• Intuitivement,
o Lorsque le capital est abondant, l'entreprise est prête à renoncer à de nombreuses
unités de capital pour embaucher un travailleur supplémentaire.
o Lorsque le capital devient plus rare, l'entreprise est moins disposée à le remplacer par
des travailleurs.
𝑀𝑃𝐿 = 𝑎 et 𝑀𝑃𝐾 = 𝑏
64
𝑎
• La pente (MRTS) est constante en tout point de l'isoquant parce que 𝑏 n’est pas une fonction
de L ou de K.
o L'entreprise peut substituer des unités de capital et de travail au même taux, quel
que soit le nombre d'inputs qu'elle emploie.
65
• En fonction des quantités de 𝐿 et 𝐾, l'entreprise se trouve dans l'un des cas suivants:
66
• Le TMST n'est pas bien défini car on peut trouver une infinité de pentes pour l'isoquante à
son coude.
o Nous pouvons néanmoins dire que la pente de l'isoquante est infinie dans son
segment vertical, et nulle dans son segment horizontal.
o Ce type de fonction de production est courant dans les entreprises qui ne peuvent
pas facilement substituer les inputs sans modifier la production totale.
• Exemples :
o Entreprises de l'industrie chimique.
o Entreprises avec un processus de production hautement automatisé.
• La fonction de type Cobb-Douglas prend la forme suivante
1 1 2
𝑞2
• Nous trouvons l’isoquant : 𝑞 2 = (𝐿2 𝐾 2 ) , 𝑞 2 = 𝐿𝐾, 𝐾 = 𝐿
Rendements d’échelle
• Considérons que tous les inputs augmentent d’un facteur 𝜆 > 1. Ainsi, 𝐿 est augmenté à
𝜆𝐿 et 𝐾 à 𝜆𝐾, alors :
67
o Si la production augmente de manière plus que proportionnelle (𝜆𝑎 > 𝜆 où 𝑎 > 1),
l'entreprise présente des rendements d'échelle croissants.
o Si la production augmente de manière plus que proportionnelle (𝜆𝑎 < 𝜆 où 𝑎 < 1),
l'entreprise présente des rendements d'échelle décroissants.
• Soit une entreprise qui double les quantités de tous les inputs (𝜆 = 2) :
𝑞 = 𝐴𝐾𝛽 𝐿𝛼
• Si nous augmentons tous les inputs de 𝜆 (𝜆𝐾, 𝜆𝐿), la production totale devient :
o Si nous augmentons tous les inputs de 𝜆 (𝜆𝐾, 𝜆𝐿), la production totale devient :
o Si nous augmentons tous les inputs de 𝜆 (𝜆𝐾, 𝜆𝐿), la production totale devient :
68
o La production répond de façon proportionnelle à une augmentation donnée des
inputs.
▪ Le processus de production de l'entreprise présente des rendements d'échelle
constants.
Le progrès technologique
• Les entreprises bénéficient souvent de progrès technologiques leur permettant de produire
davantage avec la même quantité d'inputs.
• Mathématiquement, pour une paire donnée d'inputs 𝐿 et 𝐾,
𝑞 = 𝐴2 𝐿𝛼 𝐾𝛽
𝑞 = 𝐿𝛼 𝐾𝛽 à 𝑞 = 𝐿2𝛼 𝐾𝛽
o L’entreprise bénéficie du progrès technologique parce que
𝐿𝛼 𝐾𝛽 < 𝐿2𝛼 𝐾𝛽
𝐿 < 𝐿2
o Cette condition est vérifiée quel que soit le nombre des travailleurs 𝐿 > 1.
69
o Exemple : Si l'enseignement supérieur permet aux travailleurs d'être plus productifs
alors que le capital n'augmente pas son produit marginal aussi rapidement.
o En conséquence :
𝑀𝑃
𝑀𝑅𝑇𝑆 = 𝑀𝑃 𝐿 augmente.
𝐾
o Exemple : Si un nouveau logiciel rend chaque unité de capital plus productive, alors
que le travail n'augmente pas autant son produit marginal.
o En conséquence :
𝑀𝑃
𝑀𝑅𝑇𝑆 = 𝑀𝑃 𝐿 diminue.
𝐾
o En conséquence :
𝑀𝑃
𝑀𝑅𝑇𝑆 = 𝑀𝑃 𝐿 demeure constant.
𝐾
70
• Exemple 7.10 : Identifier le type de progrès technologique
o Considérons l’entreprise de l’exemple 7.9.
o Avant le progrès technologique
𝛼𝐾
𝑀𝑅𝑇𝑆𝑝𝑟𝑒 =
𝛽𝐿
o Après le progrès technologique
2𝛼 𝐾
𝑀𝑅𝑇𝑆𝑝𝑜𝑠𝑡 =
𝛽 𝐿
o En comparant les deux 𝑀𝑅𝑇𝑆𝑝𝑟𝑒 < 𝑀𝑅𝑇𝑆𝑝𝑜𝑠𝑡 ; ce qui indique que le progrès
technologique favorise la main d’œuvre.
Annexe A : Le MRTS comme ratio des produits marginaux
𝑀𝑃
• Nous montrons que la pente de l'isoquant est mesurée par 𝑀𝑃 𝐿 .
𝐾
• Parce que nous nous déplaçons le long de différents points de l'isoquant de l'entreprise, le
niveau de production reste le même, ce qui implique que 𝑑𝑞 = 0. Ainsi,
71
Annexe B : Elasticité de substitution
• L'élasticité de substitution est une mesure courante de la facilité avec laquelle une
entreprise peut substituer le travail au capital.
𝐾 𝐾
(𝐿) − (𝐿)
𝐵 𝐴
𝐾 𝐾
%∆ 𝐿 (𝐿)
𝐴
𝜎= =
%∆𝑀𝑅𝑇𝑆 (𝑀𝑅𝑇𝑆𝐵 − 𝑀𝑅𝑇𝑆𝐴 )
𝑀𝑅𝑇𝑆𝐴
• L'élasticité de substitution nous indique que, si le taux marginal de substitution du travail
𝐾
par le capital (MRTS) augmente de 1 %, le ratio capital-travail utilisé par l'entreprise, 𝐿 ,
augmente de 𝜎 %.
• Si le MRTS diminue de 2/3 (soit 66, K/L diminue plus que proportionnellement de 84%.
• Si l’entreprise à une fonction de production linéaire, 𝑞 = 𝑎𝐿 + 𝑏𝐾, son isoquant est une
ligne droite.
𝑎
• Le 𝑀𝑅𝑇𝑆 = 𝑏 est constant le long de tous les points de l'isoquant.
𝐾 𝐾
( ) −( )
𝐿 𝐵 𝐿 𝐴
𝐾 𝐾
%∆ 𝐿 (𝐿)
𝐴
𝜎= = = +∞
%∆𝑀𝑅𝑇𝑆 0
𝐾
• Peu importe le pourcentage de variation dans le ratio capital-travail ( 𝐿 ), l'élasticité de
substitution est infinie.
o L'entreprise peut substituer le travail au capital très facilement sans limite.
72
Fonction de production à proportions fixes
• Le 𝑀𝑅𝑇𝑆 change de manière drastique lorsque l'on passe de la partie verticale à la partie
horizontale de l'isoquant en forme de L.
𝐾 𝐾
(𝐿) − (𝐿)
𝐵 𝐴
𝐾 𝐾
%∆ 𝐿 (𝐿)
𝐴
𝜎= = =0
%∆𝑀𝑅𝑇𝑆 +∞
o L'entreprise ne peut pas facilement substituer des unités de travail au capital sans
affecter son niveau de production.
Fonction de production Cobb Douglas
𝑀𝑃𝐿 𝛼𝐴𝐿𝛼−1 𝐾𝛽 𝛼 𝐾
𝑀𝑅𝑇𝑆 = = =
𝑀𝑃𝐾 𝛽𝐴𝐿𝛼 𝐾𝛽−1 𝛽 𝐿
73
• Par conséquent, la fonction de production de Cobb-Douglas a 𝜎 = 1, quelle que soit la
valeur des paramètres 𝐴, 𝛼, et 𝛽.
Fonction de production CES
• Considérons une entreprise avec une fonction de production
𝜎
𝜎−1 𝜎−1 𝜎−1
𝑞= (𝑎𝐿 𝜎 + 𝑏𝐾 𝜎 )
• Pour trouver son élasticité de substitution, nous obtenons d'abord son MRTS.
1 1
−
𝑀𝑃𝐿 𝑎𝐿 𝜎 𝑎 𝐾 𝜎
𝑀𝑅𝑇𝑆 = = 1 = ( ) ,
𝑀𝑃𝐾 − 𝑏 𝐿
𝑏𝐾 𝜎
𝑎 1 𝐾
𝑙𝑛𝑀𝑅𝑇𝑆 = 𝑙𝑛 + 𝑙𝑛 ( )
𝑏 𝜎 𝐿
1 𝐾 𝑎
𝑙𝑛 ( ) = 𝑙𝑛𝑀𝑅𝑇𝑆 − 𝑙𝑛
𝜎 𝐿 𝑏
• En multipliant les deux côtés par 𝜎,
𝐾 𝑎
𝑙𝑛 ( ) = 𝜎𝑙𝑛𝑀𝑅𝑇𝑆 − 𝜎𝑙𝑛
𝐿 𝑏
• Par conséquent, l'élasticité de substitution entre le travail et le capital est la dérivée de cette
expression par rapport à ln(𝑀𝑅𝑇𝑆),
𝐾
𝜕𝑙𝑛 ( 𝐿 )
=𝜎
𝜕ln (𝑀𝑅𝑇𝑆
74
CHAPITRE 6.
MINIMISATION DES COUTS
1. Introduction
• Lignes isocoût
• Problème de minimisation des coûts
• Demandes d'intrants
• Fonctions de coût
• Types de coûts
• Coût moyen et coût marginal
• Économies d'échelle, d'envergure et d'expérience
• Annexe : Problème de minimisation des coûts - Analyse lagrangienne
2. Les isocoûts
• Un isocoût représente l'ensemble des combinaisons d'inputs qui produisent le même coût
total pour une entreprise.
C’est-à-dire les combinaisons de travail (L) et de capital (K), pour lesquelles
𝑇𝐶 = 𝑤𝐿 + 𝑟𝐾
où 𝑤 > 0 est le prix de chaque unité de travail (salaire horaire) et
𝑟 > 0 est le coût de chaque unité de capital (taux d'intérêt).
𝑇𝐶 est le coût total donné encouru par l’entreprise.
𝑇𝐶 𝑤
• La figure 8.1a illustre l’isocoût 𝑇𝐶 = 𝑤𝐿 + 𝑟𝐾, ou après résolution pour 𝐾, 𝐾 = − 𝑟 𝐿.
𝑟
o Quelle que soit la fonction de production 𝑞 = 𝑓(𝐿, 𝐾), l'entreprise fait face à un
isocoût linéaire car l’isocoût n'est qu'une droite représentant les combinaisons de
travail (L) et de capital (K) qui peuvent être achetées pour un coût total donné.
75
• Une augmentation de 𝑇𝐶 entraîne une augmentation proportionnelle de l'intercept vertical,
𝑇𝐶 𝑇𝐶 𝑤
, et horizontal, , sans modifier la pente, 𝑟 .
𝑟 𝑤
o Cela se traduit par un déplacement parallèle vers le haut de l’isocoût.
o Comme l’entreprise peut supporter des coûts élevés, permettant à l'entreprise de
choisir des combinaisons d'inputs plus importantes.
𝑇𝐶
• Si les salaires 𝑤 augmentent, l'intercept vertical, reste inchangée, mais la valeur absolue
𝑟
𝑤
de la pente | 𝑟 | augmente.
o L’isocoût devient plus raide.
o L'entreprise embauchera alors moins de travailleurs en raison de la hausse des
salaires.
𝑇𝐶
• Inversement, si le taux d'intérêt 𝑟 augmente, l'interception verticale, , diminue et la valeur
𝑟
𝑤
absolue de la pente | 𝑟 | diminue.
o Ce qui rend l’isocoût plus plate.
o L'entreprise utilisera alors moins de capital en raison de l'augmentation du coût du
capital.
• Exemple 8.1
o Considérons une entreprise faisant face à 𝑤 = 10$, 𝑟 = 15$, et engageant un coût
total 𝑇𝐶 = 200$.
200
o Son isocoût serait 200 = 10𝐿 + 15𝐾, ou après avoir résolu pour 𝐾, 𝐾 = −
15
10
𝐿.
15
76
• Le problème de minimisation des coûts (CMP) peut être représenté ainsi :
min 𝑇𝐶 = 𝑤𝐿 + 𝑟𝐾
𝐿,𝐾
sc 100 = 𝑓(𝐿, 𝐾)
• Ce problème pose la question suivante à l'entreprise :
Choisis la combinaison d'inputs qui minimise ton coût total 𝑇𝐶 en atteignant un niveau de
production de 100 unités.
77
𝑀𝑃𝐿 𝑀𝑃𝐾
• La condition = indique que lorsqu'elle minimise son coût, l'entreprise réarrange
𝑤 𝑟
les inputs jusqu'au point où le produit marginal par dollar dépensé sur des unités
supplémentaires de travail coïncide avec celui du capital.
o Le rapport coût-efficacité doit être le même pour tous les inputs.
𝑀𝑃𝐿 𝑀𝑃𝐾
• Si > , l'entreprise pourrait réduire ses coûts totaux en acquérant moins d'unités de
𝑤 𝑟
capital et en utilisant les économies pour embaucher plus de travailleurs qui fournissent un
produit marginal plus élevé par dollar.
Outil 8.1. Procédure pour résoudre le problème de minimisation des coûts (CMP) :
𝑀𝑃 𝑤
1. Établir la condition de tangence 𝑀𝑃 𝐿 = . Multiplier en croix et simplifier.
𝐾 𝑟
2. Si l'expression de la condition de tangence :
a. Contient les deux inconnues (𝐿 et 𝐾), résoudre pour K et insérer le résultat dans le cible
de production de l'entreprise 𝑞 = 𝑓(𝐿, 𝐾).
b. Contient une seule inconnue (𝐿 ou 𝐾), résoudre pour cette inconnue et insérer le résultat
dans le cible de production de l'entreprise 𝑞 = 𝑓(𝐿, 𝐾).
𝑀𝑃𝐿 𝑀𝑃𝐾
c. Ne contient pas d'intrant 𝐿 ou 𝐾, comparer à .
𝑤 𝑟
𝑀𝑃𝐿 𝑀𝑃𝐾
o Si > , fixer 𝐾 = 0 dans le cible de production et résoudre pour 𝐿.
𝑤 𝑟
𝑀𝑃𝐿 𝑀𝑃𝐾
o Si < , fixer 𝐿 = 0 dans le cible de production et résoudre pour 𝐾.
𝑤 𝑟
3. Si à l'étape 2 l'un des inputs est négatif (par exemple 𝐿 = −2), alors fixer la quantité de cet
intrant égale à 0 dans le cible de production de l'entreprise (par exemple 𝑞 = 𝑎0 + 𝑏𝐾) et
résoudre pour l'autre input restant.
4. Si les valeurs pour toutes les inconnues 𝐿 et 𝐾 n'ont pas encore été trouvées, utiliser les
conditions de tangence de l'étape 1 pour trouver l'intrant restant.
1 −12 12
2 𝐿 𝐾 = 40 ⟹ 𝐾 = 4
1 12 −12 10 𝐿
2 𝐿 𝐾
78
• Résoudre pour 𝐾, ce qui donne 𝐾 = 4𝐿.
o Cette condition contient les deux intrants 𝐾 et 𝐿, donc nous passons à l'étape 2a.
4. Demandes d'intrants
• Nous utilisons maintenant l'analyse précédente dans un cadre plus général où les prix des
intrants (𝑤 et 𝑟) et le cible de production (𝑞) ne sont pas des chiffres concrets mais des
paramètres.
• Cela nous permet de trouver les demandes de travail et de capital et de faire des statistiques
comparatives.
79
Exemple 8.4 : Trouver les demandes d'intrants avec une fonction de production Cobb-
Douglas.
1 −12 12
2𝐿 𝐾 = 𝑤 ⟹ 𝐾 = 𝑤
1 12 −12 𝑟 𝐿 𝑟
𝐿 𝐾
2
𝑤
• Résoudre pour 𝐾 : 𝐾 = 𝐿.
𝑟
o Ce résultat contient à la fois 𝐾 et 𝐿, donc nous passons à l'étape 2a.
1 1
𝑤
• Étape 2a. Insérer 𝐾 = 𝐿 dans la cible de production 𝑞 = 𝐿2 𝐾 2 ,
𝑟
1
1 𝑤 2
𝑞= 𝐿2 ( 𝐿)
𝑟
𝑞 √𝑟 𝑤
• Étape 4. Insérer la demande de travail 𝐿 = dans la condition de tangence 𝐾 = 𝐿 ; ce
√𝑤 𝑟
qui donne la demande de capital.
𝑤 𝑞 √𝑟 𝑞 √𝑤
𝐾= =
𝑟 √𝑤 √𝑟
• Si nous évaluons les demandes de travail et de capital aux valeurs des paramètres de
l'exemple 8.3 avec 𝑞 = 100 unités, 𝑤 = 40$ et 𝑟 = 10$, nous obtenons les mêmes
résultats :
100√10 100√40
𝐿= = 50 travailleurs ; 𝐾 = = 200 unités de capital.
√40 √10
80
• Statique comparative avec des demandes d'intrants de l'exemple 8.4. (avec une fonction de
production Cobb-Douglas) :
𝑞 √𝑟
o Demande de travail, 𝐿 = :
√𝑤
▪
Augmente en fonction de 𝒒. À mesure que l'entreprise cherche à produire
plus d'unités, elle doit embaucher plus de travailleurs.
▪ Diminue en fonction de 𝒘. Face à des salaires plus élevés, elle répond en
embauchant moins de travailleurs.
▪ Augmente en fonction de 𝒓. À mesure que le capital devient plus cher, le
travail devient relativement plus attractif et l'entreprise répond en
embauchant plus de travailleurs.
𝑤
o Demande de capital, 𝐾 = 𝑟 𝐿 :
▪ Augmente en fonction de 𝑞, diminue en fonction de 𝑟, mais augmente en
fonction de 𝑤.
Exemple 8.5 : Trouver les demandes d'intrants avec une fonction de production linéaire
2 𝑤
=
8 𝑟
o Ce qui ne peut pas tenir car chaque côté correspond à un nombre différent. Comme
ce résultat ne contient ni 𝐾 ni 𝐿, nous passons à l'étape 2c.
• Étape 2c. Comparer le produit marginal par dollar dépensé sur les inputs,
𝑀𝑃𝐿 𝑀𝑃𝐾 2 𝑤 1 𝑤
< si < , <
𝑤 𝑟 8 𝑟 4 𝑟
1 𝑤
• Étape 4 : Si < , 𝐿 = 0.
4 𝑟
81
1 𝑤
• Si > , 𝐾 = 0. La demande de travail est trouvée en insérant 𝐾 = 0 dans le cible de
4 𝑟
production 𝑞 = 2𝐿 + 8𝐾 et en résolvant pour 𝐿 :
𝑞
𝑞 = 2𝐿 + (8 × 0) ⟹ 𝐿 = , qui augmente également avec 𝑞.
2
Statistiques comparatives avec les demandes d'intrants de l'exemple 8.5 (avec fonction de
production linéaire)
𝑞 𝑞
• Les demandes de travail et de capital 𝐿 = et 𝐾 = 8 augmentent avec la production 𝑞 que
2
l'entreprise cherche à produire.
• Une augmentation des salaires 𝑤 n'affecte aucune des demandes d'intrants sauf dans un
scénario :
1 𝑤 𝑞
o Lorsque > , l'entreprise produit en utilisant (𝐿, 𝐾) = (2 , 0), mais si 𝑤
4 𝑟
1 𝑤
augmente suffisamment pour atteindre < , l'entreprise modifie son utilisation
4 𝑟
𝑞
des intrants pour atteindre (𝐿, 𝐾) = (0, 8).
• La demande pour un intrant diminue avec l'augmentation de son propre prix : la demande
d'inputs a une pente négative.
• La sensibilité de la demande d'inputs aux variations de son prix est mesurée par son
élasticité-prix.
∆𝐿
%∆𝐿 ∆𝐿 𝑤
𝜀𝐿,𝑤 = = 𝐿 =
%∆𝑤 ∆𝑤 ∆𝑤 𝐿
𝑤
82
𝜕𝐿 𝑤
ou si la variation dans les salaires w est infiniment petite, 𝜀𝐿,𝑤 = 𝜕𝑤 𝐿 ,
𝜕𝐿
avec 𝜕𝑤 qui représente la pente de la courbe de demande du travail.
𝜕𝐾 𝑟
• De même, l'élasticité du capital par rapport à son prix 𝑟 est 𝜀𝐿,𝑤 = .
𝜕𝑟 𝐿
• Dans le cas d'une fonction de production à proportions fixes, la demande d'intrants devient
verticale car l'entreprise ne change pas sa combinaison d'inputs lorsque les prix des inputs
changent.
𝜕𝐿
o La pente de la demande de travail est 𝜕𝑤 = −∞ ; ce qui donne 𝜀𝐿,𝑤 = −∞.
• Dans le cas d'une fonction de production linéaire, la demande d'inputs est plate.
𝜕𝐿
o La pente de la demande de travail est 𝜕𝑤 = 0 ce qui donne 𝜀𝐿,𝑤 = 0.
• La demande pour un input augmente lorsque nous augmentons le prix de l'autre input,
déplaçant la demande vers le haut.
o Lorsque le travail devient plus cher (augmentation de 𝑤), le capital devient plus
attractif.
𝑞 √𝑤
o Dans l'exemple 8.4, la demande de capital 𝐾 = augmente avec les salaires 𝑤;
√𝑟
𝑞 √𝑟
▪ La demande de travail 𝐿 = augmente avec le prix du capital 𝑟.
√𝑤
▪ Graphiquement, la fonction de demande de travail (capital) se déplace vers
l'extérieur lorsque le prix de l'autre input (capital ou travail) devient plus
cher.
• Lorsque l'entreprise augmente la demande d'intrants pour produire plus d'unités de 𝑞, cet
intrant est normal.
• Lorsque les demandes d'intrants de l'entreprise diminuent avec 𝑞, l'intrant est inférieur.
• Exemple : Une entreprise avec différents types de travailleurs :
83
logiciels lorsque la production est suffisamment grande et, par conséquent, licencier
certains secrétaires, qui deviendraient des intrants inférieurs.
5. Fonctions de coût
• Coût total. Les dépenses encourues par une entreprise lorsqu’elle embauche les quantités
optimales de travail et de capital identifiées par sa demande de travail et de capital,
𝑇𝐶 = 𝑤𝐿∗ + 𝑟𝐾 ∗ .
𝑞 √𝑟 𝑞 √𝑤 1 1 1 1
𝑇𝐶 = 𝑤 +𝑟 ⟹ 𝑞𝑤 2 𝑟 2 + 𝑞𝑟 2 𝑤 2 = 2𝑞 √𝑟𝑤
√𝑤 √𝑟
6. Types de coûts
6.1. Coûts explicites vs. implicites
84
• Exemple : Kaiser Aluminum.
o Il a initialement signé un contrat d'électricité à long terme à un prix de 23 $/MWh.
o En 2001, quelques mois après la signature du contrat, le prix a grimpé à 1 000
$/MWh.
▪ Le coût explicite de l'utilisation d'un mégawatt d'électricité était toujours de
23 $.
▪ Le coût implicite (le coût d'opportunité d'utiliser l'électricité dans la
production d'aluminium plutôt que de la vendre) était de 1 000 $.
o Kaiser a compris cette différence et a arrêté les fonderies pendant quelques jours
pour vendre l'électricité sur le marché libre.
• Les coûts irrécupérables. Coûts qui ne peuvent pas être récupérés, même si l'entreprise
choisit de fermer ses opérations.
o Exemple : Le loyer qu'une entreprise paie pour le bâtiment qu'elle utilise, si le bail
interdit la sous-location.
• Les coûts récupérables. Coûts qui peuvent être récupérés si l'entreprise devait fermer ses
opérations (récupérant une partie du coût).
o Exemple : La plupart des matières premières.
• À long terme, l'entreprise a suffisamment de temps pour faire varier la quantité de tous les
inputs autant que nécessaire.
• À court terme, la quantité d'au moins un input est considérée comme fixe.
o Exemple : Les postes de professeurs dans les universités.
▪ Acquérir un nouvel ordinateur (une forme de capital) peut être fait en
quelques heures.
▪ Embaucher un nouveau professeur nécessiterait un long processus (4-5
mois voire plus : publication d'annonces, entretiens avec les candidats,
déplacements des candidats, offre au candidat sélectionné, et négociation).
• Les coûts à court terme sont plus élevés (ou égaux, mais jamais inférieurs) que les coûts à
long terme.
85
1 1 1 1 2 𝑞2
𝑞= 𝐿2 1502 ⟹ 𝑞2 = (𝐿 1502 )
2 ⟹ 𝑞2 = 150𝐿 ⟹ 𝐿 =
150
o En considérant les mêmes prix des inputs que dans l'exemple 8.4, 𝑤 = 40$ et 𝑟 =
10,
4
𝑆𝑇𝐶 = 1500$ + 15 𝑞 2 ,
Ce qui se situe au-dessus du coût total à long terme dans l'exemple 8.6,
𝑇𝐶 = 40𝑞.
o Si 𝑞 = 150 unités,
▪ 𝑆𝑇𝐶 = 7 500 $,
▪ 𝑇𝐶 = 6 000 $.
▪ 𝑆𝑇𝐶(150) > 𝑇𝐶(150).
o Si 𝑞 = 75 unités,
▪ 𝑆𝑇𝐶 = 75 = 𝑇𝐶(75).
𝑞 √𝑤 75√40
• Pour produire 𝑞 = 75, l'entreprise dispose de 𝐾 = = = 150.
√𝑟 √10
̅ = 75 dans le court
Ce qui correspond à la quantité fixe du capital qui est égale à 𝐾
terme.
Pour tous les autres 𝑞 ≠ 75, la quantité fixe de capital est 𝐾 ̅ = 150, 𝑆𝑇𝐶(𝑞) =
𝑇𝐶𝑇 (𝑞).
86
Aide-mémoire des coûts à court terme.
• Coût moyen (𝑨𝑪). Le coût total que l'entreprise engage par unité de production,
1000
o Exemple : Si 𝑇𝐶 = 1000$ et 𝑞 = 20 moniteurs, 𝐴𝐶 = = 50$ par moniteur.
50
• Coût marginal (𝑴𝑪). Le taux auquel les coûts totaux augmentent lorsque l'entreprise
produit une unité supplémentaire,
𝜕𝑇𝐶
𝑀𝐶 =
𝜕𝑞
.
o Ainsi, les courbes 𝐴𝐶 et 𝑀𝐶 sont toutes deux constantes et 𝐴𝐶= 𝑀𝐶.
o Graphiquement, elles sont représentées par une ligne horizontale à la hauteur de 40
$.
87
• Dans le cas de la fonction de production linéaire de l'exemple 8.7,
𝑞
o 𝑇𝐶 = 𝑟 8 quand 𝑟 < 4𝑤 (c'est-à-dire que le travail est cher par rapport au capital).
𝑞
o 𝑇𝐶 = 𝑤 quand 𝑟 > 4𝑤 (c'est-à-dire que le travail est relativement bon marché).
2
o Dans ce contexte,
𝑞 𝑞
𝑟 𝑟 𝜕(𝑟 ) 𝑟
▪ Quand 𝑟 < 4𝑤, 𝐴𝐶 = 8
= 8 et 𝑀𝐶 = 8
= 8.
𝑞 𝜕𝑞
𝑞 𝑞
𝑤 𝑤 𝜕(𝑤 ) 𝑤
▪ Quand 𝑟 > 4𝑤, 𝐴𝐶 = 2
= et 𝑀𝐶 = 2
= 2.
𝑞 2 𝜕𝑞
𝜕𝑇𝐶
• Le coût marginal 𝑀𝐶 = mesure de combien le coût total augmente si l'entreprise
𝜕𝑞
augmente sa production d'une unité.
o Nous pouvons appliquer la définition de l'élasticité pour obtenir une mesure sans
unité de la façon dont le coût total change en fonction de la production.
88
• L'élasticité de la production par rapport au coût total est
𝜕𝑇𝐶
o Puisque 𝑀𝐶 = , cette élasticité peut être reécrite comme suit
𝜕𝑞
𝑇𝐶 1 𝑞
o Comme 𝐴𝐶 = , son inverse est 𝐴𝐶 = 𝐴𝐶,
𝑞
𝑀𝐶
• Lorsque 𝑀𝐶 > 𝐴𝐶, 𝜀𝑇𝐶,𝑞 = satisfait 𝜀𝑇𝐶,𝑞 > 1.
𝐴𝐶
o Les coûts totaux augmentent plus que proportionnellement à une augmentation de
1% de la production.
𝑀𝐶
• Lorsque 𝑀𝐶 < 𝐴𝐶, 𝜀𝑇𝐶,𝑞 = satisfait 𝜀𝑇𝐶,𝑞 < 1.
𝐴𝐶
o Les coûts totaux augmentent moins que proportionnellement à une augmentation
de 1% de la production.
𝑀𝐶
• Lorsque 𝑀𝐶 = 𝐴𝐶, 𝜀𝑇𝐶,𝑞 = satisfait 𝜀𝑇𝐶,𝑞 = 1.
𝐴𝐶
o Les coûts totaux répondent proportionnellement à une augmentation de 1% de la
production.
89
o Si l'entreprise augmente sa production de 1%, ses coûts totaux augmentent
également de 1%.
𝑞
o 𝑇𝐶 = 𝑤 8 lorsque 𝑟 > 4𝑤.
8. Économies d'échelle
• Une entreprise connaît des économies d'échelle lorsque son coût moyen, 𝐴𝐶, diminue en
fonction de la production 𝑞.
o Exemples :
▪ Spécialisation des tâches.
▪ Grands investissements en capital répartis sur de grandes quantités de
production.
• Une entreprise souffre de déséconomies d'échelle lorsque son coût moyen, 𝐴𝐶, augmente
en fonction de la production 𝑞.
o Exemple : Déséconomies managériales.
90
Exemple 8.11 : Tester les économies d'échelle
𝑎 1/2
o Lorsque 𝑞 < ( 𝑐 ) , la courbe 𝐴𝐶 est décroissante→ économies d’échelle
𝑎 1/2
o Lorsque 𝑞 < ( 𝑐 ) , la courbe 𝐴𝐶 est croissante→ déséconomies d’échelle
𝑎 1/2
• Le minimum de la courbe 𝐴𝐶, 𝑞 = ( 𝑐 ) , pourrait également être trouvé en utilisant la
propriété que les courbes 𝑀𝐶 et 𝐴𝐶 se croisent au minimum de la courbe 𝐴𝐶.
91
o En réarrangeant et en résolvant pour 𝑞, nous trouvons
10 10 1/2
o La courbe 𝐴𝐶 devient 𝐴𝐶 = + 2 + 𝑞, qui atteint son minimum à 𝑞 = ( 1 ) ≅
𝑞
3.16 unités.
o Pour tout 𝑞 < 3.16, la courbe 𝐴𝐶 diminue en fonction de 𝑞, tandis que pour tout
𝑞 > 3.16, elle augmente en fonction de 𝑞.
92
CHAPITRE 7.
EQUILIBRES PARTIELLE ET GENERALE
1. Introduction
• Caractéristiques des marchés parfaitement concurrentiels
• Problème de maximisation du profit
• Courbes d'offre
• Courbe d'offre à court terme
• Équilibre du marché
• Surplus du producteur
• Équilibre général
• Les marchés parfaitement concurrentiels présentent les caractéristiques suivantes. Ils sont:
• Dans une industrie parfaitement concurrentielle, toutes les entreprises sont preneuses de
prix (elles prennent le prix du marché, noté p comme donné).
• Le problème de maximisation du profit de chaque entreprise est
93
1. Trouver les demandes d'inputs pour 𝐿 et 𝐾 qui minimisent le coût de l'entreprise
sous contrainte d'atteindre un niveau de production donné 𝑞 (c'est-à-dire les
combinaisons d'inputs qui résolvent le problème de minimisation des coûts).
2. Insérer les demandes d'inputs dans les coûts de l'entreprise pour obtenir son coût
total
𝑇𝐶(𝑞) = 𝑤𝐿 + 𝑟𝐾
𝜋 = 𝑝𝑞 − 𝑇𝐶(𝑞)
• Une fois réalisées les étapes 1-3, différencier la fonction de profit (uniquement) par rapport
à 𝑞.
𝜕𝑇𝐶
𝑝− = 0 ⟹ 𝑝 = 𝑀𝐶(𝑞)
𝜕𝑞
• Le résultat 𝑝 = 𝑀𝐶(𝑞) indique que, pour maximiser ses profits, l'entreprise augmente sa
production 𝑞 jusqu'au point où :
o 𝑝 > 𝑀𝐶(𝑞), elle pourrait augmenter ses profits en produisant plus d'unités.
o 𝑝 < 𝑀𝐶(𝑞), elle pourrait augmenter ses profits en produisant moins d'unités.
• Nous vérifions que 𝑝 = 𝑀𝐶(𝑞) est une condition de maximisation (plutôt que minimiser) des
profits en trouvant la condition du second ordre.
• Considérons une entreprise avec une fonction de production Cobb-Douglas comme dans
l'exemple 8.6, 𝑞 = 𝐿1/2 𝐾 1/2 .
o La fonction de coût total est 𝑇𝐶(𝑞) = 40.
o En insérant 𝑇𝐶(𝑞) dans le PMP de l'entreprise, il vient
max 𝜋 = 𝑝𝑞 − 40𝑞.
𝑞
94
• Cette figure illustre cette courbe d'offre avec une fonction de coût linéaire.
• Supposons maintenant que la fonction de coût de l'entreprise soit 𝑇𝐶(𝑞) = 40𝑞 2 , qui est
convexe en 𝑞.
4. Courbes d'offre
95
• À long terme, il n'y a pas de coûts fixes, et la courbe de coût moyen 𝐴𝐶(𝑞) ne comprend
que les coûts variables.
L'entreprise pourrait fournir des
unités de production même
lorsque le prix du marché ppp
tombe en dessous de 𝐴𝐶(𝑞), mais
avec des pertes.
Alors, cette stratégie de
production ne serait jamais
choisie.
La courbe d'offre peut être donnée
par 𝑝 = 𝑀𝐶(𝑞), mais uniquement
sur le segment de 𝑀𝐶(𝑞) qui se
situe au-dessus de 𝐴𝐶(𝑞).
𝜕𝑇𝐶(𝑞)
𝑀𝐶(𝑞) = = −5 + 4𝑞
𝜕𝑞
𝑝+5 𝑝 5
q= = +
4 4 4
𝑇𝐶(𝑞) −5𝑞+2𝑞 2
𝐴𝐶(𝑞) = = = −5 + 2𝑞.
𝑞 𝑞
96
• Pour obtenir le point où 𝑀𝐶(𝑞) et 𝐴𝐶(𝑞) se croisent, nous fixons 𝑀𝐶(𝑞) = 𝐴𝐶(𝑞) :
−5 + 4𝑞 = −5 + 2𝑞 ⟹ 𝑞 = 0
o À 𝑞 = 0, 𝑀𝐶(0) = −5 + 4 × 0 = −5.
𝑝 5
𝑞(𝑝) = {4 + 4 𝑠𝑖 𝑝 > 0
0 𝑠𝑖𝑛𝑜𝑛
10 5 15
• Si le prix du marché est 𝑝 = 10, 𝑞 = + = = 3.75 unités.
4 4 4
16 5 21
• Si le prix du marché est 𝑝 = 16, 𝑞 = + = = 5.25 unités.
4 4 4
10 5
• À 𝑝 = 10$, chaque entreprise fournit 𝑞 = + 4 = 3.75 unités, ce qui implique une offre
4
agrégée de 𝑁 × 3.75 unités de production.
97
• Nous analysons ensuite comment la courbe d'offre de l'entreprise est affectée si le
gestionnaire opère dans un scénario à court terme (c'est-à-dire que la quantité d'au moins
un intrant est fixe).
• Considérons
𝑇𝐶(𝑞) = 𝑎 + 𝑏𝑞 + 𝑐𝑞 2 ,
où 𝑎 ≥ 0 capture le coût fixe, 𝐹𝐶 (c'est-à-dire la partie des coûts totaux qui n'est pas
affectée par les variations de production).
𝑏𝑞 + 𝑐𝑞 2 , qui dépend de 𝑞, mesure les coûts variables de l'entreprise, 𝑉𝐶(𝑞).
𝑇𝐶(𝑞) 𝑎
𝐴𝐶(𝑞) = = + 𝑏𝑞 + 𝑐𝑞
𝑞 𝑞
𝑎
où 𝑞 ≥ 0 est le coût fixe moyen, 𝐴𝐹𝐶(𝑞).
𝑏𝑞 + 𝑐𝑞, désigne le coût variable moyen, 𝐴𝑉𝐶(𝑞).
• Pour la généralité, nous pouvons permettre qu'une part du coût fixe, 𝑎, soit irrécupérable
(non récupérable) ou non irrécupérable (récupérable),
𝑎 = 𝑎𝑠 + 𝑎𝑁𝑆 ,
où 𝑎𝑠 représente le coût fixe irrécupérable ;
𝑎𝑁𝑆 représente le coût fixe récupérable.
98
• Dans ce contexte, le coût fixe moyen de l'entreprise est
𝑎 𝑎𝑠 +𝑎𝑁𝑆
𝐴𝐹𝐶(𝑞) = 𝑞 = .
𝑞
𝑎𝑁𝑆
• Et le coût moyen non irrécupérable est 𝐴𝑁𝑆𝐶(𝑞) = + 𝑏 + 2𝑞, qui est inférieur à
𝑞
𝐴𝐶(𝑞), mais supérieur à 𝐴𝐹𝐶(𝑞).
o 𝐴𝑁𝑆𝐶(𝑞) est inférieur à 𝐴𝐶(𝑞).
• Considérons une entreprise avec la même fonction 𝑇𝐶 que dans l'exemple 9.2, mais avec
10 $ de coûts fixes,
𝑇𝐶(𝑞) = 10 − 5𝑞 + 2𝑞 2 .
o Supposons que ce coût fixe soit réparti équitablement en 5 $ de coûts irrécupérables
et 5 $ de coûts récupérables.
o Dans l'exemple 9.2, nous avons trouvé 𝑀𝐶(𝑞) = 5 − 4𝑞.
o L'expression des coûts récupérables est donnée par 𝑁𝑆𝐶(𝑞) = 5 − 5𝑞 + 2𝑞 2
𝑁𝑆𝐶(𝑞) 5
o Ensuite, le coût moyen récupérable est 𝐴𝑁𝑆𝐶(𝑞) = = 𝑞 − 5 + 2𝑞.
𝑞
99
o En posant 𝑀𝐶(𝑞) = 𝐴𝑁𝑆𝐶(𝑞), nous trouvons leur point d’intersection,
5 5
5 + 4𝑞 = 𝑞 − 5 + 2𝑞 ⟹ 2𝑞 = 𝑞 .
𝑝 = −5 + (4 × 1.58) = 1.32 $.
• En comparant l'offre à court terme avec l'offre à long terme dans l'exemple 9.2,
𝑝 5
𝑞(𝑝) = {4 + 4 𝑠𝑖 𝑝 > 0
0 𝑠𝑖𝑛𝑜𝑛
o À court terme, l'entreprise a besoin d'un prix plus élevé pour commencer à produire
des quantités positives, 1.32 $, qu'à long terme, 0 $.
o À court terme, certains coûts sont fixes et irrécupérables, ce qui incite l'entreprise
à commencer à produire seulement lorsqu'elle fait face à un prix élevé.
5. Équilibre du marché
100
Exemple 9.5 : Trouver la production d'équilibre et le prix à court terme.
𝑝 5
100 − 2𝑝 = 𝑁 ( + )
4 4
8𝑝 + 𝑁(5 + 𝑝) = 400
o En résolvant pour 𝑝,
5(80−𝑁)
𝑝= = 8 + 𝑁5(80 − 𝑁), qui diminue avec 𝑁.
8+𝑁
5(80−𝑁)
o Le prix 𝑝 = croise le prix de 1.32 $
8+𝑁
5(80−𝑁)
= 1.32,
8+𝑁
101
• L'industrie atteint un équilibre lorsqu'aucune entreprise n'a plus d'incitation à entrer ou à
sortir.
o Pour que cela se produise, deux conditions doivent être remplies :
1. Les profits de chaque entreprise sont nuls, 𝑝 = 𝑚𝑖𝑛 (𝐴𝑉𝐶(𝑞)).
2. La demande et l'offre agrégées se croisent, c'est-à-dire 𝑞 𝐷 (𝑝) = 𝑞 𝑆 (𝑝).
𝑞 𝐷 (𝑝) = 100 − 2𝑝
𝑀𝐶(𝑞) = −4 + 4𝑞, et
10
𝐴𝐶(𝑞) = − 5 + 2𝑞
𝑞
• Parce qu'en équilibre à long terme, la production de chaque entreprise, 𝑞, doit satisfaire
𝑝 = 𝑀𝐶(𝑞) = 𝐴𝐶(𝑞), nous devons avoir que
𝑀𝐶(𝑞) = 𝐴𝐶(𝑞)
10
−5 + 4𝑞 = − 5 + 2𝑞,
𝑞
10
2𝑞 = ,
𝑞
𝑞 2 = 5,
𝑞 = √5 = 2.24 unités
• 𝑞 = 2.24 unités est le niveau de production où la courbe 𝑀𝐶(𝑞) croise 𝐴𝐶(𝑞) à son
minimum.
• Toutes les entreprises produisent une production de 𝑞 = 2.24 unités, à un prix d'équilibre
de 𝑝 = 𝑀𝐶(2.24) = −5 + (4 × 2.24) = 3.94 $, qui est le prix (de fermeture) dans ce
scénario.
102
• À mesure que la demande augmente, 𝑁 ∗ augmente également.
o Par exemple, si la demande augmente de 𝑞 𝐷 (𝑝) = 100 − 2𝑝 à 𝑞 𝐷 (𝑝) = 4000 −
2𝑝, le nombre d'entreprises en équilibre passe à 𝑁 ∗ = 1786.
o Parce que toutes les entreprises produisent la même production, 𝑞 = 2.24 unités,
une augmentation de la demande attire plus d'entreprises dans l'industrie.
6. Surplus du producteur
• Le surplus du producteur (PS) est la différence entre le prix que le producteur reçoit pour
son produit, 𝑝, et son coût marginal pour produire cette unité.
o Graphiquement, le 𝑃𝑆 est représenté par la zone en dessous du prix du marché 𝑝 et
au-dessus de la courbe d'offre de l'entreprise, car cette dernière est trouvée en posant
𝑝 = 𝑀𝐶(𝑞) et en résolvant pour 𝑞.
o Rappelons que 𝑀𝐶(𝑞) vient de
𝜕𝑇𝐶(𝑞)
𝑀𝐶(𝑞) = ;
𝜕𝑞
103
où 𝑝 = 15 $ est le prix du marché ; 𝑝 𝑠ℎ𝑢𝑡𝑑𝑜𝑤𝑛 = 3.94$ est le prix (de fermeture) ; 𝑞 𝑠ℎ𝑢𝑡𝑑𝑜𝑤𝑛 =
15 5 20
2.24 unités produit au prix (de fermeture) ; et 𝑞 = +4= = 5 unités vendues à 𝑝 = 15 $
4 4
Ainsi,
7. Équilibre général
• Nous étendons notre analyse à des marchés avec plus d'un bien.
o Nous cherchons à trouver des prix d'équilibre pour lesquels la demande et l'offre de
chaque bien sont compatibles les unes avec les autres.
o Pour simplifier, considérons des marchés avec deux biens, 1 et 2.
• Une dotation 𝓮 ≡ (ℯ1𝐴 , ℯ2𝐴 ; ℯ1𝐵 , ℯ2𝐵 ) représente la quantité de biens 1 et 2 que les
consommateurs 𝐴 et 𝐵 possèdent lorsqu'ils ne commercent pas.
• Une allocation 𝔁 = (𝓍1𝐴 , 𝓍2𝐴 ; 𝓍1𝐵 , 𝓍2𝐵 ) liste la quantité de biens 1 et 2 que les
consommateurs 𝐴 et 𝐵 consomment.
o L'allocation 𝔁 peut différer de la dotation initiale ℯ si les individus commercent
entre eux.
104
o Une allocation 𝔁 est faisable si 𝔁 ≤ 𝓮 ; c'est-à-dire que la quantité totale que tous
les individus consomment, 𝔁, ne dépasse pas la quantité totale qu'ils possédaient
initialement, 𝓮.
𝓍1𝐴 + 𝓍1𝐵 ≤ ℯ1𝐴 + ℯ1𝐵 pour le bien 1, et
𝑝1
o Les demandes de ces deux individus sont compatibles si le rapport de prix 𝑝2
satisfait
105
• Cette condition dit que le marché est en équilibre lorsque les courbes d'indifférence des
consommateurs A et B sont tangentes.
o Leurs pentes, capturées par le taux marginal de substitution (TMS), coïncident.
• Les consommateurs ont des préférences symétriques, mais commencent avec des dotations
asymétriques.
• Consommateur A. En utilisant sa condition de tangence
𝑝
o En remplaçant 𝑥1𝐴 = 50 + 175 𝑝2 dans la condition de tangence
1
106
• Consommateur B. En utilisant la condition de tangence
o En suivant les mêmes étapes que pour le consommateur A, nous obtenons que les
demandes du consommateur B sont :
o Enfin, nous trouvons les prix d'équilibre. En insérant les demandes pour le bien 1
des consommateurs A et B dans la condition de faisabilité
𝑝 𝑝 1
o En résolvant pour 𝑝2, nous trouve le ratio du prix d’équilibre de 𝑝2 = 2.
1 1
• En insérant ce ratio de prix dans les demandes des consommateurs, on obtient une
allocation d'équilibre :
o 𝑥1𝐴 = 137.5 et 𝑥2𝐴 = 275
o 𝑥1𝐵 = 62.5 et 𝑥2𝐵 = 125
• Par rapport à la dotation initiale :
o Le consommateur A renonce à 350 - 275 = 75 unités du bien 1 pour obtenir (137.5
- 100 = 37.5 unités du bien 1 supplémentaires.
o Le consommateur B gagne 75 unités du bien 1 et renonce à 37.5 unités du bien 2.
107
• Enfin, nous montrons que les deux consommateurs sont mieux lotis grâce à l'échange.
o L'utilité du consommateur A est :
▪ avec la dotation initiale : 350 × 100 = 35000,
▪ avec l'allocation d'équilibre : 275 × 137.5 = 37812.5.
o L'utilité du consommateur B est :
▪ avec la dotation initiale : 50 × 100 = 5000,
▪ avec l'allocation d'équilibre : 62.5 × 125 = 7,812.5.
108
• Premier théorème du bien-être. Chaque allocation d'équilibre est efficace.
o L'allocation d'équilibre qui émerge lorsque les individus sont autorisés à échanger
ne peut pas être améliorée par un planificateur social qui réaffecte les biens entre
les consommateurs.
• Cependant, les marchés ne sont pas toujours efficaces. Ils sont efficaces tant que les
hypothèses (1) et (2) sont respectées.
o L'hypothèse (1) est violée lorsque les consommateurs se soucient de la quantité de
biens que d'autres consomment (exprimant de l'envie ou de la culpabilité).
o L'hypothèse (2) est violée lorsque le marché pour l'un des biens n'existe pas (par
exemple, un bien "mauvais" comme la pollution) ou, s'il existe, que les
consommateurs ont un pouvoir de marché, ne tenant pas compte des prix comme
étant donnés.
Exemple 9.9 : Trouver des allocations efficaces.
• 𝐴
Considérons les consommateurs de l'exemple 9.8. La condition de tangence 𝑀𝑅𝑆1,2 =
𝐵
𝑀𝑅𝑆1,2 donne :
109
o Oui ! L'allocation d'équilibre dans l'exemple 9.8 pour le consommateur A, 𝑥1𝐴 =
137.5 et 𝑥2𝐴 = 275, est efficace car :
• De manière informelle, le premier théorème du bien-être dit que si nous laissons les forces
du marché agir, un planificateur social ne pourra pas améliorer le bien-être.
o Ce théorème fournit un argument contre l'intervention sur le marché.
o Une question naturelle est de savoir si la relation inverse de celle du premier
théorème du bien-être tient également :
Peut-on dire que chaque allocation efficace peut émerger comme un résultat
d'équilibre ?
• Deuxième théorème du bien-être. Considérons une allocation efficace 𝑥̅ , et une
redistribution de la dotation initiale, de 𝒆 à 𝒆̅, qui satisfait 𝒑𝒆̅𝒊 = 𝒑𝒙
̅𝒊 pour chaque individu
𝑖 = {𝐴, 𝐵}. Alors, chaque allocation efficace peut être soutenue comme une allocation
d'équilibre donnée la nouvelle dotation 𝒆̅.
o Considérons un scénario où la société préfère, parmi toutes les allocations efficaces,
une allocation spécifique 𝒙 ̅.
o Le théorème dit que cette allocation peut émerger en équilibre si nous redistribuons
les dotations initiales et permettons aux individus d'échanger.
o Une façon de redistribuer les dotations est de taxer certains consommateurs et de
distribuer le montant collecté parmi d'autres sous forme de subvention.
110
Exemple 9.11 : Tester le deuxième théorème du bien-être.
• Les allocations efficaces dans l'exemple 9.9 satisfont 𝑥2𝐴 = 2𝑥1𝐴 , où 𝑥1𝐴 𝜖[0, 200] .
o Une allocation spécifique satisfaisant cette condition est :
▪ Pour le consommateur A :
111
• Nous allons maintenant prendre 𝑥1𝐴 et effectuer les étapes suivantes :
o 1. Insérer l'allocation efficace spécifique que nous cherchons à mettre en œuvre :
(𝑥1𝐴 , 𝑥2𝐴 , 𝑥1𝐵 , 𝑥2𝐵 ) = (100, 200, 100, 200)
𝑝 1
o 2. Insérer le ratio de prix d'équilibre 𝑝2 = 2.
1
o 3. Normaliser le prix du bien 2, de sorte qu'en équilibre 𝑝2 = 1$, 𝑝1 = 2$:
o Alors, nous avons :
112
7.3. Ajouter la production à l’économie
• Jusqu’à présent, nous avons considéré des économies d'échange, sans production.
o Lorsque nous permettons aux entreprises d'intervenir, l'analyse reste valable, mais
de nouveaux éléments apparaissent.
• Allocations d'équilibre.
o Nous avons toujours besoin que chaque consommateur 𝑖 résolve son UMP, ce qui
𝑖 𝑝
donne la condition de tangence 𝑀𝑅𝑆1,2 = 𝑝1.
2
o Mais nous exigeons que chaque entreprise 𝑗 résolve son PMP, ce qui donne la
𝑗 𝑝
condition de tangence 𝑀𝑅𝑇1,2 = 𝑝1, qui désigne le taux de transformation marginal
2
de l'input 𝑗 (tel que le travail).
𝑗 𝑝
• La condition de tangence 𝑀𝑅𝑇1,2 = 𝑝1 indique que l'entreprise réorganise l'utilisation de
2
chaque entrée 𝑗 entre les productions des biens 1 et 2 jusqu'à ce que leur productivité
𝑀𝑃 1 𝑝
relative, 𝑀𝑃𝑗2, coïncide avec le rapport de prix de ces biens, 𝑝1.
𝑗 2
• Allocations efficaces.
o La définition de l'efficacité s'applique toujours.
▪ Une allocation est efficace si nous ne pouvons pas trouver une autre
allocation réalisable qui améliore strictement au moins un consommateur
sans rendre d'autres consommateurs moins bien lotis.
𝑖
▪ Mathématiquement, l'efficacité avec production exige que 𝑀𝑅𝑆1,2 =
𝑗
𝑀𝑅𝑇1,2, c'est-à-dire que le taux auquel les consommateurs sont prêts à
échanger des biens coïncide avec le taux auquel les entreprises sont capables
de transformer un bien en un autre.
o Les premiers et deuxièmes théorèmes du bien-être tiennent également.
113
CHAPITRE 8.
LE MONOPOLE
1. Introduction
• Barrières à l'entrée
• Problème de maximisation du profit (PMP)
• Index de Lerner et règle de tarification par élasticité inverse
• Monopole multi-usines
• Analyse du bien-être sous monopole
2. Barrières à l’entrée
« Pourquoi les monopoles existent-ils en premier lieu s'ils sont mauvais pour la société ? »
114
• PMP : Le monopoleur choisit son niveau de production 𝑞 pour maximiser ses profits.
• En réarrageant,
115
o Si l'entreprise vend 𝑞 = 2 unités,
TR(2) = p(2) × 2 = (10 − 3 × 2) × 2 = 8 $.
• L'évaluation de 𝑀𝑅(𝑞) pour 𝑞 = 2 unités donne :
𝑀𝑅(2) = 10 − 3 × 2 + (−3 × 2) = 4 − 6 = −2 $.
116
o En différenciant par rapport à 𝑞, on obtient :
a − 2bq − c = 0.
o En réarrangeant, on a :
o En réarrangeant,
a − c = 2bq
o En résolvant pour l’output q,
117
o Le surplus du consommateur pour ce monopole est :
118
• En réarrangeant, on a :
1 1
p + pε = MC(q) ou p − MC(q) = −p ε
q,p q,p
• L' Index de Lerner est également connu sous le nom d' index de marge car il mesure la
marge du prix par rapport au coût marginal.
o Lorsque la demande devient relativement élastique (c'est-à-dire un nombre plus
négatif), la marge sur le prix diminue.
o Exemple : 𝜀𝑞,𝑝 = −4,
119
o En supposant que M(q) = 4, l’index de Lerner devient
o Ce qui se simplifie en p − 4 = 10 − p
o En résolvant pour le prix, p = 7$
120
• Règle de tarification par élasticité inverse
o En prenant l’index de Lerner et en résolvant pour le prix,
5. Monopole multi-usines
• Considérons un monopole produisant dans deux usines :
o 𝑞1 est la production de l'usine 1,
o 𝑞2 est la production de l'usine 2,
o 𝑄 = 𝑞1 + 𝑞2 représente la production totale à travers les usines.
• Le monopole maximise les profits globaux provenant des deux usines.
121
• Dans le cas spécial où
𝑀𝑅 = 𝑀𝐶1 = 𝑀𝐶2
• Lorsque
o Cela se produit lorsque les prix sont affectés de la même manière lorsqu'une des
usines augmente sa production, si
o Le monopole multi-usines doit seulement égaliser les coûts marginaux entre les
sites.
• Lorsque
122
o En dérivant par rapport à q1 ,
135+𝑞1
o Ce qui se simplifie en 7𝑞1 = , donnant une production optimale dans l'usine
4
des États-Unis de 𝑞1 = 5 unités.
41−5
o La production optimale dans l'usine chilienne est 𝑞2 = = 9 unités.
4
o La production totale est 𝑄 = 𝑞1 + 𝑞2 = 5 + 9 = 14 unités.
𝑞1 5
o En résumé, le monopole produit une part de = 14 ≅ 0.35 dans l'usine des États-
𝑄
𝑞2 9
Unis, et = 14 ≅ 0.65 dans l'usine chilienne.
𝑄
▪ Certains pays ont un 𝑀𝐶 plus bas (c'est-à-dire un coût inférieur pour extraire
un baril de pétrole supplémentaire), comme l'Arabie Saoudite.
▪ D'autres pays ont un 𝑀𝐶 plus élevé, comme l'Angola ou le Venezuela.
▪ Ils coordonnent leur production totale et la répartissent entre les participants
du cartel.
123
6. Analyse du bien-être sous le monopole
• La production est inférieure sous monopole que dans les industries de concurrence parfaite,
entraînant un prix plus élevé.
• Le surplus des consommateurs est beaucoup plus petit que sous la concurrence parfaite,
car les clients paient plus par unité et achètent moins d'unités.
• En revanche, les profits sont plus élevés.
• Cependant, le gain de profit de l'entreprise ne compense pas la perte de surplus des
consommateurs, entraînant une perte nette de bien-être social.
124
• La perte de bien-être sous ce monopole est calculée comme suit :
125