INSTITUT SUPERIEUR DES TECHNIQUES MEDICALES DE
KOLWEZI
ISTM KOLWEZI
TRAVAIL PRATIQUE
D’INTERDISCIPLINARITE
SUJET : L’équipe interdisciplinaire
Présenter par le groupe 2 ARGUS
Promotion : BAC 1 SIG, ANESTHESIE ET
REANITION, PEDIATRIE
Encadrer par Ass SERGE
Année Académique 2024-2025
La liste de participants
PEDIATRIE :
1. KAINDA KALLONGO SARAH
2. KAJ DIUR JEMIMA
3. KAPAFULE KAWAYA FILS
4. KASWING KAYAKEZ JEMIMA
5. KAYOMBO JINGA BELLANGE
6. KET TSHIMBANG EUNICE
7. KILUFIA KAFUSHA TYTINA
8. KINOWA MUJABA DEBORAH
9. MUJING NGUZ KERENE
10. MUKUMBI KAHILU MARIE
11. MUTOMBO LUMBALE DIMERCIA
12. MUYIKA NDONGO PRICILLA
13. MWAMBA KAYINDA FANNY
14. MWAYUMA NATSHILUMBU DIANE
15. MWILAMBWE NKULU JOSUE
16. NAWEJI KAZEMBE CHADRACK
17. NFUND KAJ EVODIE
18. NGALULA INABANA NAOMIE
19. NTAMBWE KALONGO BERNICE
20. NYEMBO WA KALONDA NICLETTE
21. SIMBI OMANGELO LUCIE
SOINS INFIRMIERS GENERAUX
1. AMASAMB AGATH YVONNE
2. BANZA KALONGO ARIANE
3. BANZA LWAMBA ELISABETH
4. BANZE MUKEMA DANIEL
5. CHAKO MBANGU SYNTICHE
6. ILUNGA KYUNGU JOYCE
7. ILUNGA NGANDU ELIE
8. KABILA AIMERANCE IRVELLE
9. KABULO MUTOMBO JULES
10. KABWITA KAJ BELET
11. KALONG MANYONG NOELLA
12. KANANDA MAKELELE ISRAEL
13. KANIKI MUSWILA PRISCA
14. KAPULWA KWISHA CHRISTELLE
15. KASHALA KAHILU PRISCA
16. KASONGO NGOWA KASONGO LAURE
17. KATSHAKA TSHIPUNG DEBORAH
18. KAYAYA TSHIBAWU VERONIQUE
19. KAZAMBWA NKWEMBE JENOVIC
20. KISIMBI KIBALE JENNY
21. KIYA NYEMBO CLEMENTINE
22. KOMBEYA KALOMBO RACHEL
23. LUFUMA KAYOYA YANISSE
24. LUHONGA WAZINDA EVARISTE
25. MAKIESE MANTSHANGA BENEDICTE
26. MAKONGA NTAMBWE DIVINE
27. MUJINGA TSHILOMBO GERMAINE
28. MUWEWE TSHISEKE BAUDOUIN
29. MWANGA KASONGO MARINA
30. MWINDEL MBAZ MYLKA
31. NGOIE KASONGO CHARLEINE
32. NKUVU KAYEMBE KISHBONGO
33. NTAMBO KADIANDA NEHEMIE
34. NTAMBWE KALALA JAMES
35. NTUMBA YAV BENEDICTE
36. ODIA KAYOMBO RUTH
37. RAMAZANI SURAYABO SARAH
38. SAGALI BIMULOKO BENICIEL
39. TSHAKA ITUMBO ROSIE
40. TSHAMA TSHIBANDA EVZ
41. THITEKA KAZEMBE KEN
42. WAPAKA MBOMBO ERICK
L’EQUIPE INTERDISCIPLINAIRE
1. Les objectifs :
- Trouver le point commun ou point de rencontre, à mettre au profit : Iden-
tifier le terrain d’attente ou le point de convergence entre différentes disci-
plines et l’exploiter à des fins bénéfiques.
- Viser une action commune : Donc c’est avoir pour but une action partagée
qui implique la collaboration des plusieurs disciplines.
2. DEFINITION
C’est un groupe de personnes constitué des membres qui s’occupent de
différentes disciplines dont chacun œuvre en adaptant ses normes au phénomène
à l’étude.
Chaque discipline doit définir ses valeurs par rapport au problème que l’on
traite (trouver le point commun ou point de rencontre, à mettre au profit).
Pas d’interdisciplinarité là où il n’y a qu’une seule discipline. Il faut deux ou
plusieurs disciplines de référence avec comme objectif, « viser une action
commune » dont chacune intervient selon son domaine.
La poursuite de l’objectif commun implique la responsabilité commune.
Le point capital ou principal c’est : « elle ne peut se concevoir en dehors des
relations disciplinaires »
3. EXPLICATION
Imaginez une situation complexe de prise en charge d'un patient hospitalisé, par
exemple, une personne âgée souffrant de multiples comorbidités comme le
diabète, une insuffisance cardiaque et des troubles cognitifs. La complexité de
cette situation dépasse largement le champ de compétences d'un seul
professionnel de santé. Une approche réellement efficace nécessite la
collaboration d'une équipe interdisciplinaire où les infirmières jouent un rôle
central, interagissant avec des médecins (cardiologue, endocrinologue, gériatre),
des physiothérapeutes, des ergothérapeutes, des diététiciens, des psychologues,
voire des travailleurs sociaux.
Selon la définition que nous allons vous présenter, cette équipe est constituée de
membres qui s'occupent de différentes disciplines, chacun apportant son
expertise spécifique. L'infirmière se concentrera sur la surveillance des signes
vitaux, l'administration des traitements et l'évaluation de la douleur mais aussi
sur les soins d'hygiène, l'éducation thérapeutique du patient et de sa famille et la
coordination des soins au quotidien. Le physiothérapeute se focalisera sur la
réadaptation motrice et la prévention des complications liées à l'immobilité.
L'ergothérapeute évaluera les capacités fonctionnelles et proposera des
adaptations pour favoriser l'autonomie. Le diététicien élaborera un plan
alimentaire adapté aux pathologies du patient. Le psychologue pourra intervenir
pour soutenir l'état émotionnel du patient et de ses proches face à la maladie.
La clé ici est que chacun œuvre en adaptant ses normes au phénomène à l’étude
– en l'occurrence, l'état de santé global et les besoins spécifiques de ce patient
complexe. L'infirmière ne se contentera pas d'appliquer des protocoles
standardisés pour chaque pathologie isolément. Elle devra intégrer les
interactions entre les différentes affections, tenir compte des capacités
cognitives du patient dans l'administration des soins et adapter sa
communication à son état émotionnel. De même, le physiothérapeute modulera
son programme de rééducation en tenant compte de la fatigue liée à
l'insuffisance cardiaque et des limitations imposées par le diabète.
Chaque discipline doit définir ses valeurs par rapport au problème que l’on
traite. Pour l'infirmière, les valeurs centrales peuvent être le confort du patient,
la prévention des complications, l'autonomie et la dignité. Pour le médecin, ce
sera peut-être le contrôle des pathologies et la prolongation de l'espérance de
vie. Pour le psychologue, le bien-être émotionnel et l'adaptation à la maladie
seront prioritaires. La richesse de l'approche interdisciplinaire réside dans la
capacité de l'équipe à trouver le point commun ou point de rencontre entre ces
différentes valeurs. Par exemple, l'objectif commun pourrait être d'améliorer la
qualité de vie globale du patient tout en stabilisant ses conditions médicales et
en favorisant son maintien à domicile si possible. C'est ce point de rencontre
qu'il faut mettre au profit pour élaborer un plan de soins holistique et
personnalisé.
Il est crucial de souligner qu'il n’y a pas d'interdisciplinarité là où il n’y a qu’une
seule discipline. Si seule l'infirmière intervenait, elle ne pourrait pas adresser de
manière experte tous les aspects de la prise en charge complexe de ce patient. Il
faut deux ou plusieurs disciplines de référence – ici, l'ensemble des
professionnels de santé mentionnés – avec comme objectif, «viser une action
commune». Cette action commune se traduit par l'élaboration et la mise en
œuvre d'un plan de soins coordonné, où chacune intervient selon son domaine
de compétence, mais en cohérence avec les objectifs globaux définis en équipe.
L'infirmière assure la continuité des soins et la coordination, le médecin ajuste
les traitements pharmacologiques, le physiothérapeute travaille sur la mobilité,
etc.
La poursuite de l’objectif commun implique la responsabilité commune. Si le
patient présente une complication, par exemple une chute, la responsabilité
n'incombe pas à un seul professionnel. Elle est partagée par l'ensemble de
l'équipe qui a contribué à l'évaluation des risques, à la mise en place des mesures
de prévention et à la surveillance du patient. Cette responsabilité partagée
favorise une communication ouverte, une remise en question des pratiques et
une amélioration continue de la qualité des soins.
Enfin, «Le point capital ou principal c’est : «elle ne peut se concevoir...» dans le
contexte des soins infirmiers, cette approche interdisciplinaire ne peut se
concevoir sans une communication fluide et régulière entre les membres de
l'équipe, sans une reconnaissance mutuelle de la valeur de chaque expertise,
sans une volonté de partager les informations et les points de vue, et sans un
engagement collectif envers le bien-être du patient. L'infirmier, de par sa
position centrale dans le parcours de soins, joue souvent un rôle clé dans la
facilitation de cette communication et dans la promotion de la collaboration
interdisciplinaire.