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Soins aux personnes âgées : concepts clés

Ce module sur les soins aux personnes âgées vise à maîtriser les concepts liés au vieillissement et aux soins adaptés. Il aborde les définitions, les modifications physiologiques et les problèmes spécifiques rencontrés par les personnes âgées, ainsi que l'importance de l'autonomie et de l'accompagnement. Les apprenants doivent être capables de prodiguer des soins appropriés et de comprendre les enjeux liés à la santé des personnes âgées.

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Soins aux personnes âgées : concepts clés

Ce module sur les soins aux personnes âgées vise à maîtriser les concepts liés au vieillissement et aux soins adaptés. Il aborde les définitions, les modifications physiologiques et les problèmes spécifiques rencontrés par les personnes âgées, ainsi que l'importance de l'autonomie et de l'accompagnement. Les apprenants doivent être capables de prodiguer des soins appropriés et de comprendre les enjeux liés à la santé des personnes âgées.

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MODULE : SOINS AUX PERSONNES AGEES

Objectif Général : À la fin de ce cours, l’apprenant doit être capable de maitriser les concepts
et les généralités sur les soins aux personnes âgées.
Objectifs Spécifiques : Plus spécifiquement, l’apprenant doit être capable de :
 Définir les termes lexicaux de la personne âgée ;
 Maitriser les modifications cellulaires et biologiques, du système immunitaire, des
appareils cardiovasculaire, respiratoire, urologique, locomoteur, neurologique, organe de sens;
 Maitriser les problèmes nutritionnels des personnes âgées : déshydratation,
dénutrition;
 Identifier les troubles de la personne dont elle a la charge et avoir des notions sur les
troubles de la marche, sensoriels, sphinctériens, confusionnels;
 Comprendre l’autonomie, dépendance, handicap;
 Prodiguer les soins adaptés à la personne âgée a domicile ;
 Aider à l’accompagnement de la personne âgée ou dépendante à s’adapter à son
nouveau mode de vie ou en fin de vie.

I. DEFINITIONS ET GÉNÉRALITÉS

 Promotion de la santé : l'Organisation mondiale de la santé (OMS) la définie comme


le processus qui confère aux populations les moyens d'assurer un plus grand contrôle
sur leur propre santé, et d'améliorer celle-ci. Cette démarche relève d'un concept
définissant la santé comme la mesure dans laquelle un groupe ou un individu peut
d'une part, réaliser ses ambitions et satisfaire ses besoins et, d'autre part, évoluer avec
le milieu ou s'adapter à celui-ci.
 Vieillissement : C’est l’ensemble des processus physiologiques et psychologiques qui
modifient la structure et le fonctionnement de l’organisme à partir de l’âge mûr. Il est la
résultante des facteurs génétiques et des facteurs environnementaux à la fois, auxquels est
soumis l’organisme tout au long de la vie. Ce processus est lent et progressif, qui doit être
distingué des manifestations des maladies. On distingue le vieillissement primaire,
secondaire et différentiel.
 Le vieillissement primaire est le processus de dégénérescence normale, les capacités
nécessaires à la vie et survie se modifient et sont remplacés par d’autres ;
 Le vieillissement secondaire est l’apparition des lésions pathologiques multiples qui
restent potentiellement irréversibles. Elles altèrent davantage les capacités
d’adaptation à la personne âgée ;
 Le vieillissement différentiel, dont personne ne vieillit de la même façon, ni au même
rythme. Il est doublement différentiel

D’une part les différents organes chez un même individu vieillissent à des vitesses différentes

D’autre part un même organe chez les individus différents vieillit à des vitesses différentes
 Vieillesse : Selon l’OMS, c’est une période inévitable et naturelle de la vie humaine
caractérisée par la baisse des fonctions. Elle concerne la personne âgée de 60 ans et plus.
Selon la définition sociale, c’est l’âge de cessation professionnelle 55 ans.
La vieillesse est une période inévitable et naturelle de la vie humaine caractérisée par
une baisse de fonctions physiques, la perte du rôle social joué comme adulte et un
acheminement graduel vers une diminution des capacités. Le processus physiologique de la
vieillesse change notre corps et notre rythme se ralentit aussi. La personne âgée est plus
souvent malade et plus lent à réagir.

Le vieillissement normal opère donc de façon progressive et en l’absence de maladie.


Il existe plusieurs théories du vieillissement :

 La théorie de la défaillance du système immunologique qui entre dans le mécanisme


de défense de l’organisme, ce qui explique plus la récurrence des maladies chez les
personnes âgées ;
 La théorie du vieillissement cellulaire et dont les cellules meurent en nombre croissant
par modification de l’ADN ;
 La théorie de modification du système endocrinien ;
 Les théories génétiques : L’âge auquel sont morts les grands parents constitue un
indice d’espérance de vie (à l’exception des morts accidentelles) ;
 La théorie de l’usure ;
 La théorie des déchets : Baisse de la capacité d’éliminer des déchets métaboliques ;
 Vieillissement normal ou Sénescence : signifie les changements qui apparaissent
avec le passage du temps dans les structures anatomiques, les changements
physiologiques et psychologiques en l'absence de maladie.

Parmi les principales caractéristiques propres au vieillissement "normal" figurent notamment :

 une perte de force et d'endurance,


 une perte d'équilibre,
 une altération de la vue et de l'ouïe,
 un sommeil plus léger,
 une diminution de l'appétit,
 une moins bonne réponse immunitaire,
 des troubles urinaires et digestifs,
 des troubles de la mémoire.

 Vieillissement pathologique ou sénilité : Détérioration pathologique des facultés


physiques et psychiques d'une personne âgée.
 les maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson),
 les maladies rhumatologiques (ostéoporose, arthrose),
 les maladies métaboliques comme le diabète
 les cancers.

 Client : Personne qui achète ou requiert des services moyennant rétribution.


 Activités de la vie quotidienne : occupations jugées nécessaires pour vivre, accéder
au bien-être et participer à la vie sociale.
 Auxiliaire de vie: professionnel formé qui s'occupe des personnes en perte
d'autonomie (personnes âgées, handicapées, ou fragiles…). Il intervient
principalement à domicile afin d'accompagner la personne dans son quotidien et
veiller à son confort de vie.
 Gérontologue : tout professionnel formé pour prendre en charge une personne âgée
tant dans le plan médical que socio environnemental.
 Gérontologie : est la science qui étudie le vieillissement dans tous ses aspects
(biomédical, démographique, socioéconomique, …).
 La confusion : c’est l’action de confondre, de prendre quelqu’un ou quelque chose
pour quelqu’un ou quelque chose d’autre.
 La Gériatrie est la discipline médicale qui s’occupe de la personne âgée malade et de
sa prise en charge.
 L’Âgisme est la discrimination négative vis-à-vis des personnes âgées.
 Soins : Actes par lesquels on veille au bien-être de quelqu’un ou de quelque chose.
 Soins de qualité : pour être de qualité, les soins doivent être efficaces, sûrs, centrés
sur la personne, disponibles en temps opportun, équitables, intégrés et efficients.
 Changes complets: appelés couches adultes sont des protections particulièrement
adaptées dans les cas d'incontinence modérée à lourde.
 Etat grabataire : Impossibilité de quitter spontanément son lit sans aide .
Pendant longtemps le vieillissement a été considéré comme un phénomène pathologique
résultant de l’usure des organes d’une part, de l’accumulation des maladies de l’enfance et de
l’âge adulte d’autre part. Les recherches ont démontrés que le vieillissement est un
phénomène normal et casi universel, suivant les étapes d’un programme de développement
propre à chaque organisme.

II- MORDIFICATIONS MORPHOLOGIQUES, PHYSIOLOGIQUES DES


SYSTEMES ET APPAREILS CHEZ LA PERSONNE AGEE

Le vieillissement est un processus de détérioration cellulaire et moléculaire qui se


fait au fil du temps et qui aboutit au déclin progressif des différentes fonctions de
l'organisme (motrices, neurologiques, auditives, visuelles, goût, olfaction, cardiaques,
respiratoires, digestives, diminution des réponses immunitaires…).

La personne âgée est par nature vulnérable, soumise au processus de vieillissement et


aux transitions. Pendant le vieillissement, il y a diminution de la réserve physiologique des
organes et des systèmes composant notre organisme qui possède des réserves fonctionnelles
permettant de surmonter des situations difficiles (efforts, maladies). L’organisme vieillissant
n’a plus à sa disposition des réserves. Il ne peut donc plus faire face avec succès à certaines
situations physiologiques (l’effort, l’adaptation climatique) ou pathologiques (maladies,
accidents). A cette réduction physiologique, vont s’ajouter les séquelles des maladies ou
accidents qui ont pu émailler la vie du patient telles les maladies cardiovasculaires,
pneumologiques ou neurologiques. Cette réduction progressive conduit tout l’organisme
vivant après un laps de temps variable à la mort.

Sur le plan physiologique, la sénescence cause le déclin des fonctions organiques puis
le vieillissement des tissus et de l’aspect général du corps.

 Vieillissement cellulaire
Le vieillissement est un processus naturel et incontournable qui, au fil des années, laisse ses
empreintes sur notre peau et notre apparence. De nos jours, nous sommes nombreux en quête
de jeunesse éternelle, ou du moins, à vouloir garder le plus longtemps possible la peau de nos
20 ans.
Les pigments comme la Lipofusune (pigment du vieillissement) s’accumulent dans les
cellules nerveuses, cardiaques, hépatiques et diminuent ainsi leurs capacités fonctionnelles ;

Biologiquement, certaines fonctions du corps commenceraient à décliner peu après la


fin de la croissance, dès 20 à 25 ans. Les télomères, commencent par exemple à raccourcir
à chaque division cellulaire dès le début de l’âge adulte, de même que les capacités de
réparation de l’ADN ou la production d’énergie dans les mitochondries. C’est aussi à cet âge
que la production de collagène et d’élastine dans la peau commence à diminuer, même si
les signes et symptômes visibles du vieillissement ne sont pas encore présents.

Entre 30 et 40 ans, la masse musculaire commence à diminuer (les muscles fondent) et la


masse grasse a tendance à augmenter. La production de certaines hormones comme
l’hormone de croissance ou la testostérone chez les hommes commence à baisser,
influençant la régénération des tissus, la densité osseuse et la masse musculaire.

La peau peut commencer à montrer des signes d’affaissement en raison de la réduction de la


production de collagène et de l’impact des facteurs environnementaux comme de la
pollution, du tabagisme, des rayons du soleil, de l’alimentation et du stress.

Entre 40 et 50 ans, les signes de vieillissement deviennent plus visibles et perceptibles : perte
d’élasticité de la peau, rides, relâchement cutané, métabolisme ralenti entraînant une prise de
poids et diminution de la densité osseuse.

Puis, à partir de 50 ans, le vieillissement devient plus évident et les fonctions corporelles
commencent à décliner plus rapidement :

 les problèmes de vision (presbytie) ou d’audition deviennent fréquents ;


 le système immunitaire se fragilise, ce qui peut rendre plus vulnérable aux infections
et aux maladies chroniques ;
 la perte de densité osseuse et de masse musculaire s’accélère, augmentant les
risques de fractures et de blessures ;
 chez les femmes, la ménopause entraîne des changements hormonaux qui affectent la
peau, les os et le métabolisme.

 Vieillissement tissulaire
 L'activité du système nerveux central : La baisse du nombre de neurones dans le
cerveau et les troubles de la circulation cérébrale entraînent des pertes de mémoire et
des difficultés à se concentrer et sont responsables de certaines maladies dégénératives
(Alzheimer, Parkinson). De même, on observe une diminution de la quantité et la
qualité du sommeil.
 L'activité des glandes : La production d'hormones diminue, notamment thyroïdienne,
surrénales (DHEA, Prégnénolone, cortisol) et sexuelles (œstrogène, progesterone et
testostérone), ce qui entraîne entre autres, prise de poids, trouble du sommeil ou de
l'humeur (voire des dépressions), mauvaise adaptation au stress, baisse des
performances sexuelles.
 Les métabolismes changent : La composition corporelle de l'organisme se modifie au
cours du vieillissement. Ce dernier s’accompagne à poids constant, d’une réduction de
la masse maigre musculaire (en particulier chez le sujet sédentaire) et d’une
augmentation proportionnelle de la masse grasse (en particulier abdominale). Ceci a
pour conséquence une moins bonne utilisation des glucides de l'alimentation. La
tolérance à une charge en glucose est réduite chez les personnes âgées ne présentant
pas de diabète sucré ou d'obésité, témoignant d'un certain degré de résistance à
l'insuline.
 L'activité cardiaque : Le cœur est un muscle qui fait office de pompe envoyant le
sang (et donc l'oxygène) à toutes les cellules de notre corps. Comme tous les muscles,
le cœur a besoin d'être bien irrigué pour bien fonctionner. La diminution de l'activité
du cœur et la rigidification des artères agissent sur la vascularisation des tissus de
l'organisme (qui sont alors moins bien oxygénés). Ceci occasionne une baisse des
capacités physiques et intellectuelles, mais aussi des accidents vasculaires.

 La diminution de la capacité respiratoire : Les mouvements de la cage thoracique


perdent en amplitude avec l'âge ce qui diminue le volume d'air brassé à chaque
respiration. De plus, les alvéoles pulmonaires (les petits sacs où se font les échanges
d'oxygène et de dioxyde de carbone) fusionnent, ce qui réduit la surface totale
d'échange entre l'air et le sang. Tout ceci aboutit à une mauvaise oxygénation,
essoufflement, baisse des performances. Ce phénomène est aggravé par la
consommation de tabac.
 La diminution de l'activité des reins : Elle est responsable d'une mauvaise
élimination des déchets et d'une accumulation de toxines.
 La capacité de digestion : Avec le vieillissement, on observe une moins bonne
assimilation des nutriments essentiels, d'où des carences nutritionnelles. Un
ralentissement du transit intestinal. D'autre part, le tube digestif ne joue plus son rôle
de barrière et laisse passer certaines particules indésirables. Il en découle des
phénomènes d'intolérances alimentaires responsables d'inflammation chronique,
fatigue, troubles cutanés, articulaires, immunitaires
 La diminution du renouvellement osseux : Elle provoque ostéoporose et fragilité
osseuse, responsable de fractures plus fréquentes.
 La baisse d'hydratation et du renouvellement des cellules de la peau : Le
vieillissement cutané intrinsèque est caractérisé par une altération du tissu élastique,
un épaississement fibreux du derme et une diminution du nombre de mélanocytes. Ces
modifications sont plus prononcées sur les zones découvertes exposées aux
rayons ultra-violet. La peau du sujet âgé prend un aspect plus pâle, marquée par des
rides et des ridules.
La vitesse de croissance des cheveux et des ongles diminue avec l’âge. La réduction du
nombre de mélanocytes contribue au grisonnement des cheveux.
L’activité des glandes sébacées, sudoripares, eccrines et apocrines diminue, contribuant à une
certaine sécheresse cutanée.

 Effet du vieillissement sur les organes sexuels

Chez la femme, la ménopause s’accompagne de l’arrêt de la sécrétion ovarienne


d’oestrogènes, de la disparition des cycles menstruels, de l’involution de l’utérus et des
glandes mammaires.

Chez l’homme, il se produit une diminution progressive de la sécrétion de testostérone qui est
variable d’un individu à l’autre. Une proportion importante d’hommes âgés conserve une
spermatogenèse suffisante pour procréer. Le vieillissement s’accompagne d’une augmentation
du volume de la prostate. Le retentissement du vieillissement sur la fonction sexuelle est
variable d’un individu à l’autre, et est influencé par le statut hormonal, mais aussi par des
facteurs sociaux, psychologiques et culturels.

 Vieillissement de l’appareil locomoteur

Le vieillissement de l’appareil locomoteur est particulièrement important car il touche l’un


des facteurs majeurs de l’indépendance fonctionnelle. Il représente 75 % des problèmes de
santé majeurs des plus de 75 ans dont un quart sont d’origine rachidienne.

L’atteinte osseuse se caractérise principalement par l’ostéoporose, facteur de fragilité osseuse


responsable des fractures fréquentes des membres et du rachis chez le sujet âgé.

Le vieillissement du cartilage articulaire est dépendant de multiples facteurs morpho-


génétiques, Avec l’âge, les articulations développent des anomalies du cartilage et du tissu
conjonctif. Le cartilage à l’intérieur d’une articulation s’affine et les constituants du
cartilage (les protéoglycanes, substances qui participent à la résilience du cartilage)
s’altèrent, rendant les articulations moins résistantes et plus vulnérables aux lésions.

De ce fait, chez certaines personnes, les surfaces des articulations ne glissent plus aussi bien
l’une contre l’autre. Ce processus peut entraîner de l’arthrose.
De plus, les articulations se raidissent, car le tissu conjonctif à l’intérieur des tendons et des
ligaments devient moins souple et plus fragile. Ces modifications limitent également
l’amplitude des mouvements.

mais aussi de l’obésité et des microtraumatismes répétés engendrés par le travail ou le sport.
Malheureusement le cartilage articulaire ne régénère pas et c’est pourquoi la chirurgie de
remplacement articulaire prothétique est devenue si fréquente aussi bien au niveau de la
hanche que du genou(respectivement 8 % et 4 % de la population).

La diminution de la force musculaire souvent consécutive à la baisse de l’activité est estimée


de 20 % à70 ans et de 40 % à 80 ans, avec histologiquement une dégénérescence graisseuse
des fibres musculaires. La perte musculaire (sarcopénie) est un phénomène qui commence
après 30 ans et se poursuit toute la vie. Au cours de ce processus, la masse de tissu musculaire
ainsi que le nombre et la taille des fibres musculaires diminuent progressivement. Le résultat
de la sarcopénie est une perte progressive de la masse et de la force musculaires. Cette perte
légère de la force musculaire augmente la contrainte sur certaines articulations (comme les
genoux) et peut prédisposer la personne à l’arthrite ou à une chute. Le vieillissement touche
de la même façon tous les types de fibres musculaires. Le nombre de fibres musculaires
qui se contractent rapidement diminue bien plus que le nombre de fibres musculaires
qui se contractent lentement. Ainsi, à un âge avancé, les muscles ne sont plus en mesure
de se contracter aussi rapidement.

 Vieillissement des organes de sens

 Les yeux

En vieillissant, voici ce qui se produit :

 Le cristallin se raidit, rendant plus difficile la mise au point sur les objets proches.
 Le cristallin devient plus dense, rendant plus difficile la vision dans la pénombre.
 La pupille réagit plus lentement aux changements de lumière.
 Le cristallin jaunit, changeant la perception des couleurs et entraînant une perte de la
perception des contrastes.
 Le nombre de cellules nerveuses diminue, altérant la perception de la profondeur.
 Les yeux produisent moins de liquide, entraînant une sensation de sécheresse oculaire.

Le changement de la vision est souvent le premier signe indéniable du vieillissement.

Les yeux ont tendance à s’assécher. Ce changement se produit parce que le nombre de
cellules produisant des liquides pour lubrifier l’œil diminue. La production de larmes peut
diminuer.

Il peut y avoir plusieurs modifications de l’aspect des yeux :


 Le blanc (la sclérotique) des yeux peut devenir légèrement jaune ou brun. Ce
changement résulte de nombreuses années d’exposition à la lumière ultraviolette, au
vent et à la poussière.
 Des taches de couleur aléatoires peuvent apparaître dans le blanc des yeux, en
particulier chez les personnes au teint foncé.
 Un anneau gris-blanc (arc sénile) peut apparaître à la surface de l’œil. L’anneau se
compose de sels de calcium et de cholestérol. Il n’affecte pas la vision.
 La paupière inférieure peut pendre en s’écartant du globe oculaire parce que les
muscles autour de l’œil faiblissent et les tendons sont détendus. Cet état (appelé
ectropion) peut empêcher la lubrification du globe oculaire et contribuer à la
sécheresse oculaire.
 L’œil peut sembler s’enfoncer dans la tête à cause de la diminution de la quantité de
graisse autour de l’œil.
 Les sourcils s’affaissent.

 Oreilles

La plupart des changements de l’audition sont autant dus à l’exposition au bruit au cours de la
vie qu’au vieillissement. L’exposition au bruit intense endommage à la longue la capacité de
l’oreille à entendre. Néanmoins, certains changements de l’audition surviennent en
vieillissant, quelle que soit l’exposition au bruit intense.

Les causes de perte auditive qui peuvent devenir plus fréquentes avec le vieillissement
comprennent l’accumulation de cérumen, une tumeur non cancéreuse (bénigne) (neurinome
de l’acoustique) et l’utilisation de certains médicaments (comme l’aspirine ou les
aminoglycosides).

 Bouche et nez

près 50 ans en général, les sensibilités olfactives et gustatives diminuent progressivement.


Les deux sens sont nécessaires pour profiter de l’éventail complet des saveurs des aliments.

En vieillissant, la sensibilité des papilles gustatives de la langue diminue. Ce changement


altère la sensation de sucré et salé plus que l’acide et l’amer.

La capacité de l’odorat diminue parce que la muqueuse nasale devient plus fine et plus sèche
et les terminaisons nerveuses à l’intérieur du nez se détériorent.

Cependant, ce changement est léger, et touche en général seulement des odeurs subtiles. À
cause de ces changements, de nombreux aliments ont tendance à avoir un goût plus amer, et
les aliments aux odeurs subtiles peuvent paraître insipides.

La bouche a tendance à être sèche plus souvent, en partie parce que la production de salive est
moindre. La sécheresse buccale diminue également la capacité à sentir le goût des aliments.
En vieillissant, les gencives reculent légèrement. Par conséquent, les parties inférieures des
dents sont exposées aux particules d’aliments et aux bactéries. De plus, l’émail des dents a
tendance à s’user. Ces changements, ainsi que la sécheresse buccale, rendent les dents plus
sensibles aux caries et augmentent la probabilité de perte des dents.

Avec l’âge, le nez a tendance à s’allonger et s’élargir, et l’extrémité à s’affaisser.

Des poils épais peuvent pousser dans le nez et sur la lèvre supérieure et le menton.

 Peau
L’aspect de la peau se ride avec l’âge.

L’épiderme est aminci (papier de cigarette) et donc sujet aux ecchymoses, accentuée par la
fragilité capillaire.

La cicatrisation se fait plus lentement.

La peau perd de sa souplesse.

La réduction du sébum et de la sueur entraîne une baisse de a fonction du film protecteur: la


peau est sujette aux lésions eczémateuses et aux infections bactériennes.

Les ongles
Les ongles se fragilisent pour les ongles des mains, les ongles des pieds se transforment aussi,
s’épaississent.

Les cheveux
Associé à la canitie (cheveux blancs) , le vieillissement s’accompagne d’une diminution du
nombre : alopécie.

 Vieillissement du système nerveux

Le nombre de cellules nerveuses dans le cerveau diminue généralement. Cependant, le


cerveau peut partiellement compenser cette perte de plusieurs manières :

 Au fur et à mesure de la perte de cellules, de nouvelles connexions entre les cellules


restantes se créent.
 De nouvelles cellules nerveuses peuvent se former dans certaines régions du cerveau,
même chez les adultes âgés.
 Le cerveau dispose de plus de cellules que ce dont il a besoin pour accomplir la
plupart des activités, une caractéristique appelée redondance. En d’autres termes,
plusieurs zones peuvent remplir la même fonction. Ainsi, les zones dont les fonctions
se chevauchent en partie peuvent parfois compenser les fonctions perdues.
Les cellules nerveuses peuvent perdre une partie des récepteurs de ces messages chimiques.
Le flux sanguin vers le cerveau diminue. À cause de ces changements liés à l’âge, le cerveau
peut fonctionner légèrement moins bien. Les adultes âgés peuvent réagir et réaliser des tâches
un peu plus lentement, mais avec du temps, ils le font avec précision. Certaines fonctions
mentales (comme le vocabulaire, la mémoire à court terme, la capacité d’apprentissage de
nouveautés, et la capacité à se souvenir de mots) peuvent diminuer finement après l’âge de
70 ans.

Après l’âge de 60 ans environ, le nombre de cellules dans la moelle épinière commence à
diminuer. En général, ce changement n’altère pas la force ou les sensations.

Avec l’âge, le transport des signaux par les nerfs périphériques s’effectue plus lentement. En
général, ce changement est si minime qu’on ne le remarque pas. De plus, les nerfs peuvent se
réparer plus lentement et de manière incomplète. Par conséquent, chez les adultes âgés dont
les nerfs sont endommagés, les sensations et la force peuvent diminuer.

 Vieillissement du système cardiovasculaire

Le cœur est moins efficace. La pression artérielle a tendance à augmenter et la circulation se


ralentit.

Le niveau d’activité s’en trouvera réduit.

Avec l’âge, le poids du cœur augmente, on observe un amincissement des parois auriculaires
réalisant une augmentation des diamètres auriculaires avec une dilatation des cavités.

On note également une hypertrophie pariétale globale et progressive du myocarde au cours du


vieillissement.

Les cellules du myocarde s’hypertrophie mais diminue en nombre entrainant ainsi une
augmentation de la rigidité myocardique.

L’élasticité des gros vaisseaux diminue, on note une construction d’un intima épaisse,
amincissement et perte d’élasticité de la media, fibrose de l’adventice. Ces modifications
aboutissent a la rigidité des artères, a la lumière artérielle réduite siège de la calcification.

Le système artériel est doté d’un système de régulation. Chez la personne âgée, ce système de
régulation devient inadapté. Ce qui aura pour conséquence des troubles tels que :

 vertiges,
 malaises après le repas.
Ces incidents peuvent-être la cause de chutes.

Dans l’ensemble, les affections de l’appareil circulatoire représentent 20 à 25 % des chutes.

 Vieillissement de l’appareil respiratoire


Comme les autres organes, le poumon vieillit mais conserve ses fonctions malgré
d’importantes modifications de sa structure.

Toutes les structures de l’appareil respiratoires sont touchées.

 La forme de la cage thoracique se modifie, cyphose dorsale. Le thorax prend la forme


de cloche.
 Les articulations s’ankylosent.
 Les muscles entourant la cage thoracique s’affaiblissent
 La surface alvéolaire diminue. C’est au niveau de la surface alvéolaire que se font les
échanges gazeux, de ce fait il y a une diminution des échanges gazeux. Ceci a pour
conséquence une diminution de la capacité pulmonaire (perte de 40 % entre 30 et 75
ans)
 Le tissu pulmonaire perd de son élasticité. Les cils qui se trouvent sur la muqueuse des
grosses bronches sont moins efficaces (La personne âgée ne crache pas).
 La vascularisation des poumons diminue.
Conséquences :

La PA s’encombre plus facilement, associé à un phénomène de réflexe de la toux perturbé, le


travail de nettoyage se fait moins bien et la PA a tendance aux rhumes, pneumonies.

Les poumons sont moins capables de combattre l’infection, en partie parce que les cellules qui
expulsent les débris contenant des micro-organismes des voies respiratoires sont moins
efficaces. La toux, qui permet de dégager les poumons, devient plus faible.

 vieillissement du Système digestif

 L’œsophage
Après 70 ans, il y a une moins bonne mobilité œsophagienne. Ce qui entraîne une moins
bonne adaptation au bol.

 L’estomac
Il y a une diminution du suc gastrique. Ceci a des conséquences sur la prise des médicaments,
sur les capacités de digestion, et favorise les infectieux.

Le suc gastrique devient alcalin. La protection est moins efficace: gastrite

A partir de 50 ans, on constate des troubles de la motricité et des modifications de


l’absorption de la muqueuse intestinale.

On sait que la diminution de la motricité, la perte de la mobilité favorise la constipation.

D’un autre côté, le vieillissement amène une diminution des moyens permettant la continence
d’urgence.
 Dentition
Lors du vieillissement, il peut y avoir des altérations de la déglutition qui peuvent avoir pour
conséquences : les fausses-routes.

Le mauvais état bucco-dentaire peut avoir des conséquences sur la digestion.

Chez la personne âgée, alors que les soins médicaux sont importants, les soins dentaires sont
négligés. L’immense majorité des personnes âgées actuelles présente un état dentaire
déficient.

Après 70 ans, 75 à 90% des personnes âgées sont partiellement ou totalement édentées.

De nombreuses personnes appareillées refusent de mettre leur appareil dentaire.

Ceci a pour conséquence une mauvaise mastication qui entraîne une mauvaise digestion.

Il faut noter également qu’une rétraction des gencives entraîne des infections et l’impossibilité
de réadapter un dentier.

 Les capacités de digestion


Avec le vieillissement, le métabolisme diminue. Le métabolisme, c’est l’énergie nécessaire au
maintien des fonctions vitales du corps.

A 75 ans, ce métabolisme est inférieur de ¼ à ce qu’il était à 25 ans.

Au repos le corps consomme moins d’énergie. De ce fait, pour éviter de grossir, il faut réduire
l’apport calorique et augmenter l’activité physique.

L’alimentation de certaines personnes âgées est parfois totalement déséquilibrée. Certaines


personnes âgées ont des difficultés à se déplacer, ont peu de moyens financiers, n’ont plus de
goût.

La salive à des anticorps qui détruisent les microbes qui pénètrent par la bouche or il y a une
diminution des sécrétions salivaires avec l’âge, il y a des risques infectieux.

 vieillissement du Système urinaire


 Reins

Avec l’âge, le volume des reins diminue. La taille se réduit de 15 % à partir de 50 ans.

Le poids des reins diminue également :

à 45 ans : 250 g

à 70 ans : 200 g

à 90 ans : 185 g

Le rôle des reins est de filtrer. Comme il y a une diminution de ces filtres, la capacité des reins
à épurer le sans, diminue :
à 20 ans : capacité de 100%

à 90 ans : capacité de 50%

Malgré tout, le sujet âgé, au cours de sa vie quotidienne, mène une vie normale.

Ces baisses notées ci-dessus n’ont pas de conséquences aussi importantes qu’on pourrait le
penser.

 La vessie
La vessie est un réservoir musculo-membraneux dans lequel s’écoule l’urine qui a été filtrée
par les reins.

Avec l’âge, la vessie est moins tonique, elle perd de son élasticité. Ceci a pour conséquence
une moins bonne vidange qui entraîne la présence d’un résidu. Ce résidu peut-être source
d’infection.

La vessie est le siège de contractions instables, irrépressibles, involontaires qui entraîne des
fuites.

Plus on vieillit, plus le risque de devenir incontinent augmente.

15% des personnes âgées de plus de 65 ans ont des pertes d’urine.

 Voies urinaires

Certains changements des voies urinaires peuvent rendre le contrôle de la miction plus
difficile :

 Le volume maximal d’urine que peut contenir la vessie diminue avec l’âge. Ainsi, les
adultes âgés peuvent avoir besoin d’uriner plus souvent.
 Les muscles de la vessie peuvent se contracter de manière imprévisible (devenir
hyperactifs), que les personnes aient ou non besoin d’uriner.
 Les muscles de la vessie s’affaiblissent. Par conséquent, ils ne vident pas la vessie
aussi bien, et davantage d’urine reste dans la vessie après la miction. Le muscle qui
contrôle le passage de l’urine hors de l’organisme (sphincter urinaire) est moins
capable de se fermer hermétiquement et d’empêcher les fuites. Ainsi, les adultes âgés
ont plus de difficultés à retarder la miction.

Ces changements expliquent que l’incontinence urinaire (perte incontrôlable d’urine) soit plus
fréquente lors du vieillissement.

Chez les femmes, l’urètre (le tube par lequel l’urine s’échappe de l’organisme) se raccourcit et
sa muqueuse s’amincit. La diminution des taux d’œstrogènes qui survient avec la ménopause
peut contribuer à ce fait et à d’autres changements des voies urinaires.
Avec l’âge, la prostate a tendance à grossir, une affection appelée hyperplasie bénigne de la
prostate. Chez beaucoup d’hommes, la prostate s’agrandit tellement qu’elle interfère avec le
passage de l’urine et empêche la vessie de se vider complètement. Par conséquent, les
hommes âgés ont tendance à uriner avec moins de force, à avoir besoin de plus de temps pour
démarrer le jet d’urine, à uriner goutte à goutte à la fin du jet, et à uriner plus souvent (y
compris en se réveillant plus souvent pour uriner pendant le sommeil). Les hommes âgés sont
aussi plus susceptibles de ne pas pouvoir uriner bien que la vessie soit pleine (ce qu’on
appelle rétention urinaire). Ce trouble nécessite une attention médicale immédiate.

 vieillissement sur l’appareil génital

Si l'esprit est une chose, le corps en est une autre et la vieillesse agit sur la sexualité.

Chez l'homme
Tout va bien jusqu'à 65 ans, au delà :

Il existe des difficultés à l'érection

A 70 ans: deux hommes sur trois ont des difficultés érectiles

15%: impuissance totale

53%: difficultés érectiles modérées

32% à 45 ans: difficultés érectiles modérées

 Ralentissement du message
 Fibrose de la verge
Vieillissement du pénis.

 Problème lié à la prostate. L'absence de traitement au début peut avoir des répercussions
sur la miction mais aussi sur les rapports. (Autres maladies par exemple le cœur)
 Vieillissement du circuit artériel
 Troubles psychologiques
 Les testicules continuent de sécréter des hormones mâles (pères de 80 ans).
Andropause: c’est un phénomène plus psychologique car la baisse de la testostérone n'est pas
brutale comme la baisse des hormones chez la femme.

Chez la femme

Le bouleversement hormonal débute entre 45 et 50 ans.

Chez la femme la baisse d'œstrogène entraîne un changement de la flore de la muqueuse


génitale: infections des muqueuses génitales et infections urinaires.

Au niveau de la vessie, la faiblesse musculaire chez la femme provoque la rétention d'urine:


risque d’infections urinaires.
Moins d'hormones: ce qui donne une baisse du désir

En général: disparition des règles à 55 ans

Seul 1/10 est réglée après 55 ans.

Seins plus durs

Décalcification osseuse

Dessèchement vaginal: atrophie de la muqueuse vulvo-vaginale: sécheresse, Irritations,


Brûlures, Douleurs

(Interdit parfois tout rapport sexuel et tout examen gynécologique)

Traitement hormonal parfois indiqués (patches)

 vieillissement sur le système hormonal

Les niveaux et l’activité de certaines hormones produites par les glandes endocrines
diminuent.

 Les taux d’hormone de croissance diminuent, ce qui conduit à une diminution de la


masse musculaire.
 Les taux de l’aldostérone diminuent, rendant plus probable la déshydratation. Cette
hormone signale à l’organisme de retenir le sel et donc de l’eau.
 L’insuline, qui permet de contrôler la glycémie (taux de sucre dans le sang), est moins
efficace, et une quantité moindre d’insuline est produite. L’insuline permet au sucre de
passer du sang dans les cellules où il peut être converti en énergie. Les changements
de l’insuline signifient que le taux de sucre augmente davantage après un gros repas et
met plus longtemps à revenir à la normale.

Pour la plupart des personnes, les changements du système endocrinien n’ont pas d’effet
visible sur la santé générale. Mais dans certains cas, les changements peuvent augmenter le
risque de problèmes de santé. Par exemple, les changements de l’insuline augmentent le
risque de diabète de type 2. Ainsi, l’exercice physique et l’alimentation, qui peuvent améliorer
l’action de l’insuline, deviennent plus importants en vieillissant.

 vieillissement des cellules sanguines.

La quantité de moelle osseuse active, où les cellules sanguines sont produites, diminue. Par
conséquent, moins de cellules sanguines sont produites. Néanmoins, la moelle osseuse peut
généralement produire suffisamment de cellules sanguines tout au long de la vie. Des
problèmes peuvent survenir lorsque le besoin de cellules sanguines est fortement accru, par
exemple, lorsque l’anémie ou une infection apparaît ou en cas de saignement. Dans de tels
cas, la moelle osseuse est moins capable d’accroître sa production de cellules sanguines en
réponse aux besoins de l’organisme.
 Types d’anémies chez les personnes âgées

Chez les vieillards, on distingue trois grands types d’anémies :

 L’anémie hypochrome ;
 L’anémie normochrome normocytaire ;
 L’anémie macrocytaire.
 L’anémie hypochrome

C’est la diminution de la moyenne en hémoglobine. On distingue entre autre dans ce


groupe les anémies par carence en fer et les anémies inflammatoires.

Les anémies par carence en fer sont le plus souvent dues à une perte de fer, c’est-à-dire
à une hémorragie chronique. Les causes les plus fréquentes sont les causes digestives. On
citera cancer ou ulcère gastroduodénal, cancer colique. La prise en charge impose un examen
radiologique et une fibroscopie du tube digestif. Il est à noter que ces anémies ne doivent pas
être rattachées à ces causes car elles sont souvent secondaires aux ulcères latents. Si aucune
cause de saignement précis ou curable chirurgicalement n’est mise en évidence, le traitement
par le fer doit être appliqué, contrôlé et prolongé.

Les anémies inflammatoires s’accompagnent des syndromes inflammatoires,


s’observent surtout en cas des maladies inflammatoires telles que les polyarthrites
rhumatoïdes, les infections prolongées et fébriles.

Les anémies hypochromes en général se définissent comme la diminution de la


concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine en dessous de 32%. Une insuffisance
d’apport ou un trouble de l’absorption du fer peut favoriser l’apparition d’une anémie. Les
infections urinaires ou bronchiques apparemment distraites ou tous ou moins peu
symptomatiquement peuvent être à l’origine d’une anémie inflammatoire.

 L’anémie normochrome normocytaire

On peut les subdiviser en quatre petits groupes : l’anémie par insuffisance rénale,
l’anémie inflammatoire, l’anémie à régénérative, l’anémie sidéroblastique.

L’anémie par insuffisance rénale est caractérisée par une créatinémie augmentée (> à
15 mg/L) témoigne une réduction des néphrons suffisant pour être à l’origine de l’anémie.

L’anémie inflammatoire se trouve en même temps dans l’anémie hypochrome et


normochrome normocytaire.

L’anémie à régénérative ou périphérique due soit à la destruction des GR (hémolyse)


ou une perte de sang (hémorragie).

L’anémie sidéroblastique est une anémie très rare, peu fréquent, observée chez des
sujets de plus de 50 ans. Elles sont caractérisées par le fer sérique très élevé. Lé taux de
siroblaste plus de 1OO%.

 Les anémies macrocytaires


Il s’agit habituellement d’un trouble globale de l’hématopoïèse caractérisé par la
mégaloblastose médullaire.

III- PROBLEMES NUTRITIONNELS DES PERSONNES AGEES :


DESHYDRATATION, DENUTRITION;

A- Dénutrition chez la personne âgée

La dénutrition est un problème majeur chez la personne âgée, 5 à 12% soit 300.000 à
400.000 personnes âgées vivant à domicile sont dénutries en France. La dénutrition augmente
les risques de complications, diminue la tolérance aux médicaments et multiplie par cinq le
risque de contracter une infection nosocomiale. Elle augmente le risque de perte d’autonomie
et modifie durablement la qualité de vie. Un repérage précoce de la perte de poids et la mise
en place de mesures correctives sont une priorité en soins primaires.

 Définition

La dénutrition se définit comme un syndrome clinique, non liée à une pathologie spécifique,
et se caractérise par une perte de poids involontaire, un épuisement, une diminution de la
force de préhension et de la vitesse de marche ainsi que des troubles cognitifs.

C’est l’un des principaux paramètres dans l’apparition de la fragilité.

Le principal trouble nutritionnel chez le sujet âgé (> 70 ans) est la malnutrition protéino
énergétique avec une prévalence estimée à 2-4 % à domicile.

La malnutrition est une sous-alimentation avec pour conséquence la dénutrition.

 Causes

Elles sont de 2 ordres :

- une insuffisance d’apport


- un hyper catabolisme.

 INSUFFISANCE DES APPORTS :

- Liée à L’environnement :

 isolement social
 problèmes financiers
 dépression

- liée à La dégradation du corps humain altérant la capacité à s'alimenter.

 Causes physiologiques :
 Les altérations des capacités digestives
 Augmentation de la fréquence des ulcères gastriques
 Retard de vidange gastrique, retard des secrétions (pancréatique),
 Retard d’absorption intestinale
 Constipation
 Diminution de la capacité masticatoire : altération de la dentition,
 mauvais état gingival, candidose buccale
 Altération des sens : goût et odorat
 Modification du comportement alimentaire diminution de l’appétit et de la
 soif
 Problèmes hydriques
 Pertes en eau en rapport avec une altération physiologique rénale, aux
 médicaments, à la chaleur etc.
 Diminution des apports, notamment du fait de l’atténuation de sensation
 de soif.
 Modifications du métabolisme du calcium et de la vitamine D
 L’ostéoporose

 Les causes pathologiques :

 Dépression,
 troubles cognitifs

- liée aux erreurs diététiques ou thérapeutiques :

 Régimes restrictifs prolonges,


 effets des médicaments,
 abus d’alcool

 HYPER CATABOLISME

 Pathologies infectieuses
 Cancer
 Etats inflammatoires (escarres, pathologies rhumatismales)
 Réparation tissulaire (fractures, escarres…)
 Insuffisance cardiaque, respiratoire
 Hyperthyroïdie

L’hyper catabolisme est la principale cause de dénutrition protéique. Elle entraine une
cascade de complications qui aggrave l’hyper catabolisme et instaure un cercle vicieux

 CONSEQUENCES DE LA DENUTRITION

Elle entraine un épuisement des réserves de l’organisme et engage la personne dans une
spirale mettant en jeu son pronostic vital si elle n ‘ est pas réalimentée correctement.
 Signes fonctionnels :

 Défaut de mémorisation et de concentration


 Asthénie
 diminution des capacités physiques (faiblesse musculaire)
 Désintérêt pour les activités courantes
 Perte des fonctions sexuelles (homme), aménorrhée secondaire (femme)

 Signes cliniques :

 Fonte du tissu adipeux sous-cutané


 Fonte musculaire (membres, golfes temporaux, au-dessus des arcades zygomatiques,
quadriceps et deltoïdes)
 Œdèmes des membres inférieurs ou des lombes (alitement)
 Altération des phanères : cheveux secs et cassants, ongles striés et cassants
 Peau sèche, hyper pigmentée et desquamant
 Hypertrichose lanugineuse du dos (dénutrition sévère par carence d'apport)
 Pétéchies, acrosyndrome, allongement du temps de recoloration cutanée
 Muqueuses : glossite, stomatite, œsophagite –Signes spécifiques de carences
vitaminiques (rares)
 Hypotension artérielle (notamment orthostatique),
 bradycardie
 Troubles digestifs (constipation …)
 Ostéoporose
 déficit immunitaire
 dysrégulations hormonales (risque d’hyperglycémie lors de la reprise alimentaire)

 DIAGNOSTIC DE LA DENUTRITION

En médecine de ville il faut repérer les facteurs de risques dont le plus important reste
l’amaigrissement.

La dénutrition pourrait être définie par la présence d’un ou de plusieurs

des critères ci-dessous :

Dénutrition modérée :

- Perte de poids : ≥ 5 % en 1 mois, ou ≥ 10 % en 6 mois


- IMC < 21 kg/m2
- Albuminémie < 35 g/l
- MNA (Mini Nutritional Assessment) global < 17

Dénutrition sévère :

- Perte de poids : ≥ 10 % en 1 mois ou ≥ 15 % en 6 mois


- IMC < 18 kg/m2
- Albuminémie < 30 g/l

 PRISE EN CHARGE A DOMICILE

 Coordination de la prise en charge au domicile

Aides individuelles : aide de l’entourage, aide-ménagère, portage des repas, foyers,


restaurants

 Evaluations des besoins nutritionnels

 Dépense énergétique totale :

Il faut d’abord déterminer la dépense énergétique de base selon la

Formule : DEB en kCal

Homme : 66.47 + 13.75 P( kg) + 5T(cm ) – 6.77A ( années)

Femme : 655.1 + 9.56 P + 1.85 T – 4.67 A

La dépense énergétique totale (environ 30 kCal/kg/j) est calculée en multipliant le DEB par
un facteur de correction de 1,2 (sujet non agressé) et 1,8 (infection sévère, polytraumatisé.)

 Besoins en eau : 25 à 40 ml/kg/j chez l’adulte majorée de 300ml/degré > à 37°C


 Apport protéinique : De 1,0 à 1,5 g / kg
 Les besoins en vitamines, électrolytes et oligoéléments sont en général couvert par
les solutions nutritives du commerce

B-LA DESHYDRATATION

 Définition

La déshydratation désigne un manque d’eau dans le corps. Cela signifie que le corps n’a pas
assez de liquide pour fonctionner de manière adéquate. C’est problématique, car la quantité
moyenne d’eau contenue dans un organisme adulte est de 65 % (ce qui correspond à environ
45 litres d’eau pour une personne de 70 kg).

 Causes

elle peut être causée par divers facteurs comme :

 l’avancée dans l’âge,


 la transpiration excessive,
 la fuite de fluides (vomissements ou diarrhée notamment),
 une exposition excessive au soleil ou à des températures élevées,
 une consommation largement insuffisante de liquides (autrement dit : la personne ne
boit pas assez compte tenu de ses besoins corporels).

 Les facteurs favorisants

 La perte de la sensation de soif due aux maladies neurologiques telles la démence,


l’AVC, la fièvre ainsi qu’à la perte d’autonomie ;
 L’isolement social.

Les personnes âgées sont plus à risque de déshydratation en raison de :

 la baisse de la sensation de soif avec l’âge,


 la diminution de la capacité des reins à concentrer l’urine,
 la réduction de la capacité de la peau à retenir l’eau (la peau ayant tendance à être plus
sèche quand on est âgé).
 maladies chroniques comme le diabète, des problèmes cardiaques ou une insuffisance
rénale, ainsi que ceux qui prennent des médicaments diurétiques, risquent de se
déshydrater bien plus facilement.

 Consequences

Les conséquences d’une déshydratation chez une personne âgée peuvent être très graves et
incluent :

 Troubles de la fonction cognitive : en étant déshydraté, le cerveau humain peut être


affecté par des pertes de mémoire et des pathologies plus graves encore (vertiges,
malaises, pertes de connaissance, etc.).
 Problèmes cardiovasculaires : la baisse de la pression artérielle causée par un manque
d’eau peut augmenter le risque de troubles cardiovasculaires du type attaque
cardiaque.
 Troubles de la thermorégulation : sans eau, la capacité du corps à réguler sa
température est fortement perturbée, ce qui entraîne des problèmes de santé tels que
des coups de chaleur ou des hypothermies.
 Problèmes rénaux : un manque d’eau est susceptible d’engendrer une insuffisance
rénale aiguë (ce qui peut causer des dommages permanents aux reins en cas de
complications).
 Chutes : la déshydratation est source de faiblesse et de fatigue, ce qui augmente le
risque de chute chez les personnes âgées.

 signes de déshydratation chez la personne âgée.

 Soif intense : si une personne âgée ressent une soif importante, c’est un premier signal
d’une déshydratation potentielle.
 Peau sèche : en cas de déshydratation du corps, la peau peut devenir sèche et
rugueuse.
 Bouche et yeux secs : la personne âgée peut ressentir de la sécheresse au niveau de sa
bouche et de ses yeux si elle est déshydratée.
 Fatigue et sensation faiblesse : la déshydratation cause de la fatigue et de la faiblesse
physique et psychologique.
 Étourdissements et vertiges : conséquences logiques de la fatigue et de la faiblesse,
les étourdissements et les vertiges sont courants en cas de déshydratation.
 Troubles cognitifs : confusion, perte de mémoire, erreurs d’inattention évidentes…
autant de symptômes de la déshydratation chez la personne âgée.

 Conduite à tenir en cas de déshydratation

 Boire de l’eau : il est important de donner à la personne âgée suffisamment d’eau


pour la réhydrater (2 litres idéalement). Vous pouvez également lui proposer des
boissons telles que des jus de fruits ou des boissons électrolytiques (eau de coco, jus
de pastèque, certaines eaux minérales, etc.) pour aider à reconstituer les niveaux de
sels minéraux perdus.
 Faire des pauses régulières : se reposer à l’ombre et au frais (surtout en cas de fortes
chaleurs l’été) est essentiel pour permettre la régénération du corps et pallier sa
déshydratation. C’est durant ses pauses qu’il faut que le senior boive beaucoup d’eau.
 Manger des aliments hydratants : incorporer des aliments riches en eau dans le
régime alimentaire de la personne âgée, comme les fruits et les légumes, est un
excellent moyen de réhydrater l’organisme sans avoir à boire directement (utile pour
les individus réfractaires à l’idée de boire des litres d’eau).
 Éviter les boissons diurétiques : en cas de déshydratation, il ne faut surtout pas se
tourner vers les boissons diurétiques (qui donnent envie d’aller uriner) comme le café,
le thé et l’alcool. Elles risquent d’aggraver la déshydratation.
 Surveiller l’évolution de la miction : la fréquence de la miction (qui est l’action
d’uriner) et la couleur de l’urine en disent long sur l’état de déshydratation d’un
individu. Une urine claire est un signe que la personne est suffisamment hydratée.

IV- troubles de la marche, sensoriels, sphinctériens, confusionnels

A- Troubles de la marche : La chute chez les personnes âgées

Le risque de chute chez la personne âgée est le genre de sujet qu’on a tendance à oublier, ou
même pire, à éluder (pour ne pas embarrasser les individus concernés). Le risque augmente
avec l’avancée dans l’âge.

Tomber au sol peut avoir des conséquences dramatiques, surtout dans le cas d’un senior.
Fractures, traumatismes, perte de connaissance… Un tel accident marque bien souvent un
tournant dans la vie de la personne. Certaines chutes peuvent même s’avérer fatales.
Une chute engendre irrémédiablement une perte de confiance en ses capacités motrices, et
donc une perte d’autonomie. Elle remet parfois en cause le choix du maintien à domicile du
senior.

 Les facteurs de risque de chute des personnes âgées

 Le vieillissement : c’est le premier facteur de chute, car il affaiblit l’ensemble du


corps et fait fondre les muscles.
 Le degré de dépendance.
 Les chutes passées : le cas échéant, être déjà tombé génère une certaine appréhension
de chuter de nouveau.
 Les troubles de l’équilibre : quelle que soit son origine, une mauvaise coordination
des mouvements peut déséquilibrer plus facilement la personne.
 La baisse de l’ouïe et de la vue : deux éléments importants pour garder l’équilibre en
toute sérénité.
 Les maladies chroniques : problèmes cardiaques, rhumatismes, perte de mémoire…
Ces maladies augmentent les risques de chute.
 Les médicaments : pour faire face à certaines maladies, il faut prendre des
médicaments ayant des effets indésirables sur l’équilibre.
 Le tempérament du senior : certaines personnes prennent facilement des risques
inconsidérés (marcher sur des surfaces humides, se lever sans allumer la lumière, etc.).

En plus de ces facteurs de risque liés à la personne âgée elle-même, il existe également des
éléments de l’environnement qui augmentent les chances de tomber. Voici quelques exemples
:

 Les escaliers : s’il y a un endroit hautement risqué, c’est bien celui-ci, car la
verticalité implique un effort et une perte d’équilibre très fréquente.
 Les obstacles : tapis humides, WC qui fuient, carrelages glissants… Il y a des objets
dangereux pour l’équilibre partout autour de nous.
 Un manque d’éclairage : le risque se cache plus facilement dans l’obscurité, qui
masque d’autres facteurs de risque (objets faisant trébucher, perte d’orientation, etc.).

 Prévention des chutes de la personne âgée

Manger sainement et pratiquer une activité physique régulière (mais peu intense) permet de
diminuer drastiquement les chances de tomber. Une simple marche de 30 minutes par jour
peut faire toute la différence en matière de maintien de l’équilibre, car elle influence :

 L’entretien des muscles du corps (notamment des jambes et du dos) ;


 L’habitude à marcher et à exercer son équilibre.

il est conseillé de faire un état des lieux de son domicile. Passez chaque pièce au peigne fin et
identifiez les risques de chute potentiels.
 Les escaliers : installation d’un monte-escaliers, ajout de marches anti-dérapantes,
mise en place d’une rampe de sécurité, etc.
 La salle d’eau : les WC et la salle de bain sont souvent des endroits glissants qu’il
faut sécuriser (douche aménagée, barre d’appui, etc.).
 La chambre : lit adapté, éclairage satisfaisant, meubles, etc.
 La cuisine : idem, en pensant aussi à la hauteur de la table et des chaises, ainsi qu’au
plan de travail.

 Les conséquences

Elles peuvent être dramatiques :

o Fractures
o Traumatisme
o Perte de connaissance
o Manque de confiance

B- L’incontinence chez les personnes âgées

Si les fuites urinaires peuvent concerner tous les âges, le phénomène touche davantage
les personnes âgées. Un problème rencontré par plus de 2,6 millions de personnes de plus
de 65 ans en France. Pourtant, le sujet reste souvent tabou. Isolement, restriction des activités
sociales ou encore problèmes d’hygiène : les répercussions psychosociales peuvent être
lourdes pour ceux qui ne parviennent pas à parler de leurs troubles urinaires.

 Définition
Le terme de “personne âgée” décrit des personnes dans des situations très différentes, en
fonction de l’état de santé et du dynamisme général de la personne. De même, s’il est
indéniable que l’incontinence urinaire augmente à mesure qu’on avance en âge, ses
conséquences en termes de qualité de vie diffèrent en fonction du degré d’autonomie ou de
dépendance de la personne, de son maintien à domicile ou de son hébergement en institution.

 CAUSES

Bien que ce ne soit pas une fatalité, le vieillissement est souvent responsable d’une altération
du fonctionnement de la vessie et du sphincter, provoquant l’apparition ou l’aggravation de
l’incontinence urinaire. Le bon fonctionnement du système urinaire est complexe et des
dysfonctionnements peuvent survenir à différentes étapes du contrôle de la miction. Les
causes peuvent être multiples :

 Le vieillissement de la paroi vésicale augmente l’hyperactivité de la vessie. Les


individus souffrent alors d’incontinence par instabilité vésicale.
 Chez la femme, le changement hormonal de la ménopause (déficit en œstrogènes)
provoque un affaiblissement des tissus et des muscles : le plancher pelvien
n’assure plus aussi bien son rôle de soutien des organes pelviens (la vessie
notamment) et le sphincter de la vessie peut perdre en efficacité.
 Chez l’homme, le volume de la prostate augmente, entravant la vidange complète de la
vessie, ce qui peut entraîner une incontinence par regorgement.
 Certains médicaments qui peuvent avoir des effets secondaires favorisant
l’incontinence (médicaments diurétiques, constipants ou rendant la vessie atone).
 Des opérations de la zone pelvienne (chirurgie de la prostate ou du prolapsus) peuvent
fragiliser tout ou partie du système urinaire, conduisant à l’apparition ou l'aggravation
des fuites urinaires.
 Une immobilisation suite à une fracture du bassin, une thrombose veineuse ou un
AVC entraîne parfois des formes d’incontinence urinaire dites « transitoires ».
 Le développement de maladies ou de troubles neurologiques (Parkinson, sclérose en
plaque, lésions de la moelle épinière) court-circuite les transmissions nerveuses entre
la vessie et le cerveau, provoquant l’apparition d’une incontinence réflexe.
 La dégénérescence du cerveau (Alzheimer) conduit à la perte des fonctions cognitives
impliquées dans le contrôle de la continence.

 Prise en charge

 Dans l’imaginaire collectif, les fuites urinaires et le “pipi au lit” sont plutôt liés à
l’enfance. Perdre le contrôle de son propre corps est très dégradant pour l’estime de
soi.
 Certaines études mettent en lien les troubles anxiodépressifs et l’incontinence urinaire.
En effet, des personnes se sentent atteintes dans leur féminité ou virilité et perdent
progressivement goût à la vie.
 favoriser le bien-être, le sentiment de dignité et la santé de la personne âgée
incontinente en faisant preuve de tact, de dévouement et en adoptant de bonnes
pratiques.
 Respecter le degré d’autonomie de la personne si votre proche est encore
autonome, mettez lui à disposition des produits de soin pour la toilette intime et
des protections urinaires.
 Si son degré d’incontinence le permet, proposez-lui des sous-vêtements absorbants.
Faciles d’utilisation, ils permettent à la personne de “rester aux commandes”.
 Si elle a des difficultés à se déplacer, si elle est alitée ou confuse, vous devez effectuer
avec humanité des tâches difficiles comme l'emmener aux WC, quand elle en fait la
demande, ou réaliser sa toilette et le change des protections.
 Lorsque la personne peut encore se déplacer, il est important d’aménager son
domicile. En cas de fuites urinaires, la personne âgée a tendance à se lever plus
souvent la nuit pour se rendre aux toilettes. Il faut veiller à réduire les obstacles et
s’assurer de la bonne luminosité des lieux la nuit (installer des veilleuses, détecteurs
de mouvement, etc.) pour que les toilettes soient facilement accessibles et prévenir le
risque de chute.
 prévoir une poubelle pour les protections usagées à proximité du lieu de change.
Diagnostic médical et traitement

La prise en charge de l’incontinence chez une personne âgée polymédicamentée peut


s’avérer plus délicate que chez une personne plus jeune. En effet, en plus de ses troubles
urinaires, une personne âgée peut présenter des pathologies (hypertension artérielle, diabète,
insuffisance rénale) qui restreignent les traitements médicamenteux possibles. Par exemple,
l’incontinence par hyperactivité vésicale (la forme la plus fréquemment répertoriée chez les
personnes plus âgées) est en général traitée par la prise d'anticholinergiques. Mais ces
médicaments peuvent aussi conduire à une aggravation de troubles cognitifs ou à une
confusion chez les patients présentant une fragilité préexistante. Par ailleurs, avec l’âge,
l’origine de l’incontinence est souvent multifactorielle, ce qui limite ou ralentit les possibilités
de traitement.

Il est important de s’hydrater correctement tout au long de la journée. Si la personne n’est pas
autonome, veillez à lui donner à boire fréquemment et en petites quantités. Toutefois, pour
éviter les fuites urinaires durant la nuit, il vaut mieux réduire les apports en liquide dans les
heures qui précèdent le coucher.

Facteur de risque reconnu de l’incontinence urinaire et fécale (elle augmente la pression


sur la vessie), la constipation peut augmenter avec l’âge. Le transit intestinal, ralenti par le
manque d’activités physiques, doit être boosté par une alimentation riche en fibres et
une augmentation des apports en eau et en boissons chaudes.

Avec l’âge, les tissus se relâchent. La pratique d'une activité sportive adaptée à sa condition
physique est fondamentale pour :

 entretenir le périnée, premier allié contre l’incontinence


 conserver une bonne motricité et préserver son autonomie

Maintien de la masse musculaire, prévention de la prise de poids : la pratique des exercices de


Kegel (exercices d’entretien du périnée), de la marche, de la natation agit efficacement contre
les fuites urinaires.

C- SYNDROME CONFUSIONNEL

Introduction

Il est un symptôme gériatrique. Même si sa prévalence est difficile à établir, on estime qu’il
est présent chez 30 % des patients de plus de 70 ans qui ont recours aux urgences. Il s’agit
toujours d’une urgence diagnostique et thérapeutique. La gravité de l’affection causale peut en
effet mettre directement en danger la vie du patient.

 DEFINITIONS

Le syndrome confusionnel
La confusion mentale (délirium) est une perturbation aiguë, le plus souvent transitoire des
capacités d’éveil, d’attention secondaire à une atteinte diffuse de l’encéphale, habituellement
réversible et transitoire, lorsque la cause (affection psychologique ou somatique) est mise en
évidence et traitée. C’est une symptomatologie d’emprunt, non structurelle (pas d’atteinte
organique). Elle apparaît comme une défaillance fonctionnelle cérébrale, alors que le facteur
déclenchant est habituellement extra-cérébral.

Syndrome démentiel

Il s’agit d’un affaiblissement ou d’une perte de plusieurs fonctions intellectuelles, entraînant


une perte d’autonomie et des troubles comportementaux. Les syndromes démentiels sont dus
à des lésions structurelles du cerveau, d’où leur caractère progressif et irréversible, toutes les
fonctions intellectuelles ne sont pas perdues simultanément.

 LA SYMPTOMATOLOGIE

 Les signes cardinaux

Comme précédemment énoncé, nous retiendrons que la confusion aiguë est fréquemment
secondaire à une affection somatique. Cependant, le diagnostic de la confusion aiguë repose
sur des signes cardinaux spécifiques (DSM-IV-TR) (3).

 Les troubles de la vigilance

Il existe une perturbation de la conscience se manifestant par

- des troubles de l’attention avec incapacité à focaliser, mobiliser, soutenir son attention.
- présentation d’un tableau de léthargie (somnolence mais réveil facile),
- un état stuporeux (réveil difficile), voire un état comateux.

 Les modifications du fonctionnement cognitif

Il existe :

- des troubles de mémoire des faits récents,


- une désorientation temporo- spatiale,
- des troubles du langage (dysarthrie, aphasie).
- Des perturbations dans les perceptions : interprétations erronées, illusions,
hallucinations visuelles et auditives.
- un discours désorganisé ou incohérent avec conversation inadaptée,
- une organisation floue du cours des idées (passage du coq à l’âne).

 La fluctuation des signes cliniques

L’installation des troubles est brutale variant de quelques heures à quelques jours.
L’évolution des signes est fluctuante avec classiquement une aggravation vespérale.

 Les signes supplémentaires

Il existe un désordre dans le cycle veille-sommeil, des troubles du comportement,

du jugement et des perturbations émotionnels.

 Diagnostic : L’échelle CAM

Pour les services d’urgence, il est recommandé d’utiliser une échelle qui améliore

Le dépistage précoce : la CAM (Confusion Assessment Method).

- Début brutal (changement soudain de l’état cognitif par rapport à l’état antérieur).
- Trouble de l’attention (facilement distrait, difficulté à se rappeler les informations qui
viennent d’être dites).
- Désorganisation de la pensée (parle sans arrêt, propos inappropriés ou décousus, passe
d’un sujet à l’autre).
- Altération de l’état de conscience (hypervigilant, léthargique, stuporeux ou comateux).

Cette échelle n’est pas validée chez le malade dément.

 ETIOLOGIES

Les évènements précipitant un syndrome confusionnel peuvent être d’apparence anodine


avec une symptomatologie banale. L’inventaire non exhaustif des pathologies ou évènements
susceptibles d’induire un syndrome confusionnel, laisse supposer que chez le sujet âgé tout
peut finir par un tel tableau.

Les facteurs en lien avec des pathologies aiguës sont multi-organiques

- Les troubles métaboliques : hypoglycémie, hyperglycémie, déshydratation,


hyponatrémie.
- Les pathologies neurologiques : hématome sous-dural, tumeur, anévrisme, accident
vasculaire cérébral, épilepsie, état mal épileptique.
- Les syndromes rétentionnels : globe vésical, fécalome.
- Les syndromes douloureux : infarctus du myocarde, fractures.
- Les pathologies cardiaques : l’insuffisance cardiaque, les troubles du rythme
paroxystique, embolie pulmonaire, hypoxémie.
- Les infections avec hyperthermie ou apyrexie.

Les facteurs iatrogènes d’origine médicamenteuse par adjonction ou sevrage

Les principaux médicaments en cause sont


- les psychotropes (benzodiazépines,antidépresseurs, neuroleptiques, antiparkinsoniens),
- les cardiotropes (digitaliques, bêta-bloquants).
- Le syndrome de sevrage alcoolique s’inscrit également dans ce chapitre.

Les facteurs psychologiques

- Les deuils.
- Les chocs émotionnels.
- Le changement de cadre de vie (hospitalisation, entrée en institution).

 LE ROLE DE L’INFIRMIER

Un syndrome confusionnel est toujours une urgence diagnostique et thérapeutique. Pour


diriger de façon fiable et efficiente le recueil de données.

L’infirmier va se référer à la symptomatologie typique de la confusion aiguë mais également


aux étiologies les plus fréquentes, évocatrices d’une pathologie sous-jacentes, elle-même
responsable du tableau de confusion aiguë. L’évaluation rapide à l’accueil implique une
bonne connaissance de la pathologie et des éventuels pièges cliniques. Il ne s’agit pas de
poser un diagnostic mais d’évaluer au plus juste l’état clinique et cognitif du patient afin de
définir le degré de gravité.

L’I doit faire preuve de jugement clinique, c’est la conclusion d’un processus d’observation,
de réflexion et de raisonnement à partir des données relevées.

 Le recueil de données

Pour réussir, il faut bien commencer, le recueil de données auprès d’un patient confus est
souvent difficile voire impossible. Il est donc fondamental que l’I recueille les transmissions
des transporteurs sanitaires (pompiers, ambulanciers), eux seuls sont parfois détenteurs
d’informations concernant l’état de santé du patient (discussion avec la famille).

Dans le cas où le patient est accompagné, il est tout aussi fondamental de retenir en salle
d’attente les accompagnants pour leur contribution au recueil de données. Le patient peut être
adressé par un médecin,

l’I prend connaissance du dossier médical ainsi que le relevé d’informations auprès de
l’entourage ne se substituent pas à l’entretien individuel avec le patient. Ils permettent de
vérifier les concordances entre l’observation clinique et le discours du patient.

L’I doit faire preuve de vigilance afin que son analyse de situation ne soit pas « polluer » par
un discours de la part de l’entourage, dont la teneur a peu de valeur (informations imprécises,
erronées). Il doit « s’accrocher » aux signes cliniques en posant des questions précises.

5.3. rôle de l’Infirmier


- Prendre connaissance du dossier du patient,
- Recueillir les plaintes exprimées par le patient ou transmises par ses accompagnants,
- Mode d’installation et survenue des troubles, vérifier si : début brutal, installation
rapide des troubles cognitifs, fluctuation des troubles.
- Apprécier l’état de conscience (Score de Glasgow), somnolence, état comateux,
troubles neurologiques (dysarthrie, aphasie, déficit moteur).
- Rechercher une désorientation temporo-spatiale à l’aide de questions simples,
précises.
- Apprécier le discours du patient (désorganisé, incohérent, présence d’hallucinations
visuelles, auditives, troubles de l’attention – difficultés de concentration, à focaliser
l’attention).
- Vérifier la perturbation du cycle veille/sommeil (une somnolence diurne, une agitation
nocturne, une inversion des cycles du sommeil).
- Rechercher les facteurs étiologiques et ou pathologies somatiques sous-jacentes et agir
en conséquence.
- Rechercher la présence d’une pathologie aiguë
- Relever les ATCD notoires : pathologies cardiaques, respiratoires, diabète, épilepsie,
parkinson, dépression.
- Rechercher des signes de chute (douleur, plaie, déformation membre).
- Rechercher une douleur thoracique, abdominale (rétention
- d’urine, fécalome).
- Rechercher la présence de sueurs, d’une fièvre.
- Relever le traitement en cours : en particulier anticoagulant, anti diabétique,
antiépileptique, psychotrope, neuroleptique, antiparkinsonien.
- Se renseigner sur les prises médicamenteuses : seul ou avec aide (risques de
surdosage, de sevrage).
- Chocs émotionnels, apprécier l’état psychologique antérieur (aide accompagnants).
- Rechercher des évènements d’ordre psychologiques susceptibles d’induire une
confusion aiguë.
- Assurer la prise des paramètres vitaux (fréquence respiratoire, SpO 2, pouls, TA, T°,
glycémie capillaire++ et hémoglobine). Les actes sont concomitants au recueil de
données.
- L’I doit définir un degré de gravité prenant en compte la sévérité des signes cliniques
et paracliniques en lien avec la confusion mais également ceux en lien avec une
pathologie organique.
- Récupèrer les examens cliniques de première intention.
- Selon le diagnostic, il procède à la vidange d’un globe vésical, l’évacuation d’un
fécalome.
- La prise en charge de la douleur
- Il s’assure de l’application des examens complémentaires éventuels (radios, scanner
cérébral) ou participe à des actes comme une ponction lombaire.
- Etablir toujours une relation et débuter les mesures non médicamenteuses
pour éviter les facteurs déclenchants et/ou aggravants avec une communication
adaptée (attention aux messages non verbaux tels que les mimiques). Elle assure les repères
temporo-spatiaux (affaires personnelles dont prothèse auditive ou lunettes), favorise la
présence de la famille et ceci dans un espace limitant le risque de fugue. La présence de
lumière est recommandée. L’alitement systématique n’est pas souhaitable.

La sédation est prescrite au cas par cas lorsque les mesures non médicamenteuses sont
insuffisantes avec une agitation importante, une anxiété sévère avec un risque pour le patient
ou un tiers. Elle s’impose parfois pour permettre des examens ou des gestes diagnostiques ou
thérapeutiques. Les neuroleptiques ou lesbenzodiazépines peuvent être utilisés. L’IDE
applique la prescription et met en place la surveillance de la clinique (vigilance) et celle des
symptômes dus aux effets indésirables des médicaments.

L’IDE est omniprésent dans la prise en charge de la confusion de la personne âgée. Le


recueil de données et la dimension des informations répertoriées dès l’accueil contribuent à
l’établissement du diagnostic donc à la pertinence de la thérapeutique et permet d’éviter les
pièges. L’IDE assure la prise en charge globale de la personne âgée, de la mise en œuvre de la
thérapeutique non médicamenteuse au traitement étiologique et de l’application de la
prescription à la surveillance d’une sédation. Pour concourir à l’amélioration des soins, il est
nécessaire qu’il ait accès à des actions de formation

V- AUTONOMIE, DEPENDANCE, HANDICAP

En pratique, les problèmes des personnes âgées dépendantes représentent une préoccupation
essentielle en santé publique. Les personnes âgées de plus de 80 ans sont les plus exposés. On
les classe de la façon suivante :
dans la population de 80 ans et plus, 25% ont une validité totale, 25% ont une perte
de l’autonomie totale, 50% ont une atteinte partielle de l’autonomie. Toutefois la perte
d’autonomie n’est pas seulement L’apanage des personnes âgées.

Quelques définitions

- Etat grabataire : se dit d’un malade qui ne peut pas quitter le lit ; Un grabataire est un
malade qui ne se lève plus. Il y en a de deux sortes : le grabataire horizontal, qui ne peut
quitter son lit, et le grabataire vertical, qui peut aller au fauteuil.
- Dépendance : Action de dépendre c’est-à-dire ne pouvoir se réaliser dans une intervention ;
l'état de quelqu'un ou de quelque chose qui compte ou qui a besoin d'aide, de soutien ou autre
- Autonomie : Faculté de se réaliser ; capacité à se gouverner soit même.
- Handicap : Situation d’invalidité naturelle, pathologique ou traumatique ;
- Incontinence : traduit une incapacité à retenir l’urine (incontinence urinaire) ou les
selles (incontinence fécale ou anale).
- Escarres : ou plaies de lit sont des lésions de la peau et du tissu sous-jacent causée par une
pression prolongée sur la peau.
1- La personne dépendante
La dépendance, qualifiée aujourd'hui de perte d'autonomie, se dit de "l'état de la personne qui,
nonobstant les soins qu'elle est susceptible de recevoir, a besoin d'être aidée pour
l'accomplissement des actes essentiels de la vie ou requiert une surveillance régulière". Ce
besoin d’aide, et surtout son contenu, sont précisés à partir d’une grille nationale d’évaluation
de la perte d’autonomie.
Elle permet aux experts médico-sociaux de mesurer le degré de dépendance en se fondant sur
les activités de la vie quotidienne que ces personnes peuvent ou non effectuer seules (par
exemple, faire sa toilette, s’habiller, se nourrir, se déplacer…). L’évaluation de l’autonomie
est fondamentalement très importante pour leur prise en charge et donc, Est considérée
comme personne dépendante, toute personne qui par suite d'une maladie physique, mentale ou
psychique ou d'une déficience de même nature, a un besoin important et régulier d'assistance
d'une tierce personne pour les actes essentiels de la vie.
 Les types de dépendance
 La dépendance légère va toucher les personnes dites quasi-autonomes, avec des
besoins très spécifiques et ponctuels dans les actes de la vie quotidienne. Cette dépendance
faible permet donc de vivre avec le minimum d’aide.
 La dépendance modérée va correspondre aux personnes semi-autonomes. C’est-à-
dire, des personnes qui ne sont plus en mesurer d’effectuer certains gestes de la vie
quotidienne seuls. Une aide quotidienne est alors obligatoire. Cela peut correspondre à une
aide à la toilette, au repas, au déplacement etc…
 La dépendance complète nécessite un suivi strict, un placement en institution est
souvent nécessaire afin de ne pas mettre en péril la vie de la personne dépendante.
 Comment prendre en soins une personne dépendante des les activités dela vie
quotidienne ?
En laissant la personne assumer ses responsabilités, on donne à l'autre la possibilité de se
rendre compte des conséquences de sa dépendance. Prendre conscience du problème est le
premier pas pour agir et demander de l'aide. Souvent par honte, on n'ose pas parler du
problème à l'extérieur.
Les aidants naturels ou professionnels, jouent un rôle central dans l'accompagnement des
personnes en perte d'autonomie. Des activités intellectuelles, manuelles, sportives ou ludiques
valorisent le proche ou client en situation de dépendance. Elles stimulent ses capacités
cognitives et motrices et retardent l'avancée de la dépendance.
Les promenades quotidiennes, les exercices physiques à domicile et les excursions sont
d'excellentes options. Elles encouragent toutes le mouvement et permettent à votre proche ou
client de préserver sa santé, et donc son autonomie.
La psychothérapie peut aider une personne atteinte d'un trouble de la personnalité
dépendante à améliorer son estime de soi et à apprendre à établir des relations plus saines
2- Le Handicap
Au Cameroun, les personnes vivants avec un handicap représentent 1,3 % de la population
urbaine et 1,7 % dans la population rurale. La population de moins de 15 ans a une prévalence
de 1,0 %, tandis que celle de plus de 60 ans est à un taux de 5,7 %. Les causes du handicap
sont de plusieurs ordres parmi lesquelles :
- Les causes congénitales ou naturelles qui sont des causes existantes dès la naissance (les
muets, les aveugles et les sourds) ;
- Les causes traumatiques (suites aux accidents domestiques ou de la voie publique)
- Les causes somatiques : suite à des pathologies ou font suite aux interventions chirurgicales.
L’état du handicapé peut conduire à la dépendance totale ou partielle. La prise en charge
d’une personne handicapée est très difficile, et nécessite des techniques adaptées.
 Comment prendre en soin une personne en situation de handicap ?
a) Restez naturel !
D’accord, c’est facile à dire… Mais dîtes-vous bien que la personne que vous avez en face de
vous est avant tout un être humain, qui a les mêmes besoins que n’importe qui. Alors, passé le
moment de surprise, voire de panique, adressez simplement la parole à votre interlocuteur en
commençant par le saluer.
b) Posez des questions !
Oui, c’est une situation nouvelle, il est normal que vous n’ayez pas toutes les clés en main.
Demandez donc simplement à votre interlocuteur ce que vous pouvez faire pour lui. Il est le
mieux placé pour vous l’expliquer.
c) Ne pensez pas à la place de l’autre !
Par souci de bien faire, on a souvent tendance à anticiper les propos ou les actions d’une
personne handicapée. Mais c’est un piège ! Vous risquez de tomber complètement à côté de
ses attentes, et peut-être générer de la frustration qui se retournera en agressivité contre vous !
Laissez-lui le temps de s’exprimer
d) Proposez votre aide, ne l’imposez pas.
Certaines personnes handicapées n’osent pas demander de l’aide. Vous leur faciliterez donc la
tâche si la proposition vient de vous. Mais faites-la de manière ouverte afin que votre
interlocuteur puisse vous dire librement si, oui ou non, il en a besoin.
e) Adressez-vous en priorité à la personne handicapée elle-même.
Si une personne handicapée est accompagnée, ça ne veut pas forcément dire qu’elle est
incapable de communiquer. C’est même assez rarement le cas. Et même si ça l’était, ce n’est
pas une raison pour l’ignorer dans la conversation. Adressez-vous donc directement à elle.
L’accompagnateur prendra naturellement le relais si nécessaire.
f) Ne vous formalisez pas des comportements qui vous paraissent étranges.
Rien de plus normal que d’être déstabilisé par une attitude ou un comportement qui sort de
l’ordinaire. Mais sachez que certains handicaps peuvent en être la cause et c’est parfaitement
incontrôlable.
Essayez d’en faire abstraction et traitez la personne handicapée en adulte quoi qu’il arrive.
 SOINS POUR UNE PERSONNE DÉPENDANTE
Il est important de stipuler que l’auxiliaire de vie, avant de prodiguer les soins à la
personne dont elle a la charge, devra commencer par la prise des paramètres qui est un soin
primordial, car permet de décider du type ou technique de soins à apporter au patient.
1) Soins d’hygiène
Dès lors qu’une personne est confrontée à une perte de mobilité ou à une perte
d’autonomie des soins de nursing ou soins d’hygiène peuvent lui être proposés.
a) L’hygiène corporelle
Les soins d'hygiène corporelle et de propreté sont l’ensemble d'actes que chaque personne
effectue en vue d'assurer son bien-être physique et mental et de préserver l'intégrité de ses
téguments.
 Les soins de bouche
Les problèmes bucco-dentaires des personnes âgées ou dépendantes, peuvent être dus aux
effets secondaires des traitements, à la déshydratation, à un déficit nutritionnel, à une
dégradation de l’Etat Général, à des troubles de la déglutition, etc.
Les conséquences les plus fréquentes sont : une langue saburrale (recouverte d'une couche
blanche pâteuse en raison de bactéries et des cellules mortes qui se logent entre des papilles
élargies) ; une mauvaise haleine ; l’apparition de candidose (muguet ; champignon).
Les soins de bouche permettent d’assurer une bonne hygiène bucco-dentaire de la personne
dépendante pour : limiter les risques d’infection, éviter l’anorexie, maintenir son confort,
améliorer la communication avec ses proches et préserver son intégrité.
 Conseils pratiques :
Pour préserver sa santé à un niveau global, il est essentiel de maintenir une bonne hygiène
buccale et dentaire. De fait, notre bouche est la porte d’entrée principale pour un nombre
incalculable de bactéries tous les jours ; afin de pallier l’apparition de caries, de gingivite, de
la mauvaise haleine, ou d’autres maladies chez la personne dépendante il faut :
- Un Brossage quotidien ou biquotidien des dents de la langue et des gencives ;
- Utilisez une brosse à dents de petite taille et à poils souples, un dentifrice fluoré en
respectant le temps de brossage qui est de 2 à 3 minutes. Il vaut mieux attendre 30 minutes
après le repas pour effectuer le brossage ;
- Utilisez un Bain de bouche de préférence antibactérien et sans alcool s’il n’y a pas de lésion,
qui aident à lutter contre l'accumulation de
bactéries ;
- La mastication de chewing-gum sans sucre. Cela va augmenter la production de salive qui
corrige l’acidité de la bouche et protège des attaques bactériennes.
L’efficacité de ces soins est liée à leur fréquence. Si l’état bucco-dentaire de la personne se
dégrade, il est indispensable d’en parler à l’équipe soignante qui saura proposer des soins plus
adaptés.
 le maintien de l’intégrité de la peau
L’immobilité forcée, la dénutrition, mais aussi l’effet de certains traitements sur la peau sont
des facteurs favorisant l’apparition de lésions cutanées pouvant évoluer rapidement en
escarres. Des gestes préventifs peuvent être adopter pour essayer d’enrayer ce phénomène
même s’ils sont simples, certains de ces gestes sont assez techniques et doivent être envisagés
avec des professionnels formés.
 Conseils pratiques
• Les changements réguliers de position permettent de soulager la pression excessive
s’exerçant sur les tisses mous ; l’une des causes d’apparition des escarres. Ils sont effectués
selon le degré de mobilité du malade et en utilisant toutes les fonctionnalités du matériel (lit ;
fauteuil ; coussins ; matelas…) ;
• Les soins d’hygiène et de nursing participent au bon état de la peau en évitant les
macérations. Pour qu’ils restent en situation de bien être, ils doivent être proposés en
adéquation avec les souhaits de la personne ;
• Les massages ou les effleurages (mouvements légers ) sont préconisés en prévention des
escarres.
• L’alimentation joue aussi un rôle important, car une carence en protéines fragilise les tissus.
 Soins du corps
Une personne âgée ou une personne en perte d’autonomie peut éprouver d’importantes
difficultés pour se laver de façon indépendante quotidiennement ; Prendre une douche sans
solliciter de l’aide devient une tâche compliquée ; voire même impossible à réaliser. Malgré la
difficulté de l’exercice, il est important de maintenir la toilette d’une personne dépendante au
top, car c’est une condition fondamentale d’hygiène nécessaire pour prévenir la croissance de
bactéries et d’infections selon Virginia Henderson.
• Se munir du matériel nécessaire pour la toilette :
Avant de conduire la personne à la douche ou de commencer la toilette au lit, il faut prendre
soins de rassembler tout le matériel nécessaire. Cela permet de tout avoir à portée de main et
de ne pas devoir laisser la personne nue longtemps ou seule dans la douche pour aller
chercher ce dont vous aurez besoin. Il s’agit de :
- du savon
- du shampoing
- 2 ou 3 gants de toilette
- des serviettes
- des gants de soins
- une brosse ou un peigne
- 2 seaux d’eau ( pour toilette du corps et toilette intime)
 Vérifie la température de l’eau et de la pièce

Il faut impérativement s’assurer de la bonne température de la pièce et de l’eau avant de


commencer la douche ; une température ambiante de la pièce est la meilleure option.
Comprise entre 20 et 25 degrés serait idéale. Pour celle de l’eau ; une température comprise
entre 34 et 38 degrés est préconisée.
• Préparer la personne âgée/dépendante à entrer dans la douche
Une fois que tout est prêt pour la toilette ; il faut commencer par aider la personne dépendante
à se dévêtir. Il est important qu’elle reste en équilibre durant cette opération. Elle peut s’aider
en s’appuyant sur les barres de maintien pendant que l’aidant lui retire ses vêtements à
l’entrée de la douche ; il est important de rassurer la personne et de la mettre en confiance en
lui expliquant clairement ce que vous vous apprêtez à faire lors de chaque nouvelle étape. Si
elle est capable de réaliser certains gestes seule ; laissez la faire tout en restant attentif ; cela
favorisera son autonomie et sa motricité. Il ne reste plus qu’à aider la personne à rentrer dans
la douche et à s’installer.
 Conseils pratiques
- Procédez en commençant par le visage, le cou et les oreilles puis le torse, les bras et les
mains, ensuite l'abdomen, changer l’eau pour entamer les organes génitaux, puis le dos, et
enfin, le siège, les cuisses, jambes et pieds. Recouvrez la personne.
- En ce qui concerne la toilette intime il est important de respecter l’intimité de la personne
âgée. Que ce soit pour l’aidant comme pour l’aidé, le moment du nettoyage des parties
intimes peut être difficile à envisager. Pour que cela se passe au mieux ; il est important que
les deux personnes s’entendent bien et que ce soit toujours le même aidant qui réalise la
toilette.
Selon l’état de santé et le degré de dépendance de la personne, il est possible de lui demander
d’effectuer quelques geste simples toute seule durant la douche, afin qu’elle conserve un
certain niveau d’autonomie. Il ne faut pas oublier que prendre une douche doit rester un
moment de détente même pour la personne en perte de mobilité. L’aide apportée doit rester
dans une ambiance rassurante et réconfortante.
 Lange du patient
Positionner une protection pour incontinence ou change complet sur un adulte à mobilité
réduite est une tâche délicate pour les aidants. Selon le type de protection utilisée et la
mobilité de la personne prise en charge, les méthodes de change varient. Respecter la bonne
technique de change vous permettra de prévenir les désagréments physiques liés à une
mauvaise posture et d’assurer le confort de votre proche. Le respect d’un protocole de change
commence par le choix d’une protection urinaire et/ou fécale adaptée. En effet, une protection
trop grande gênera votre proche dans ses mouvements et une protection trop petite n’assurera
pas une protection optimale. Taille, poids, sexe, quantité et fréquence des pertes, degré de
mobilité et d’autonomie de la personne incontinente : tous ces critères doivent être pris en
compte pour trouver la protection la plus adaptée.
 Conseils pratiques
Avant de procéder au change d’une protection pour l’incontinence, quelle qu’elle soit, veillez
à respecter les conseils d’hygiène suivants :
- lavez-vous les mains au savon et à l’eau coulante ou désinfectez les à l'aide d'une solution
hydroalcoolique;
- enfilez une paire de gants jetables si vous devez mettre/enlever un change complet.
- Avant chaque change, bien vouloir mouiller le gant, l'essorer, le savonner et nettoyer dans
l'ordre suivant : bas de l'abdomen, plis inguinaux, partie externe des organes génitaux (en
allant du pubis vers l'anus) et fesses. Rincer correctement avec le deuxième gant dans le
même ordre. Sécher soigneusement en tapotant et en insistant au niveau des plis. L’es
protection s'enfilent comme un slip ou une culotte et remplacent les sous-vêtements
classiques.
- Les protections peuvent être positionnées sur une personne debout ou alitée. Elles se
présentent comme des couches avec des attaches adhésives sur le côté.
- La fréquence de deux à trois changes quotidiens est donnée à titre indicatif. Si les personnes
en formulent la demande, n’attendez pas : procédez au change dès que possible. L’hygiène est
un élément primordial pour les personnes qui souffrent d’incontinence. Toutefois si le
changement de protection se fait ressentir de façon trop récurrente, il est important que votre
patient soit réévalué par un médecin.
Il faudra faire du change un moment d’échange, en se montrant respectueux, disponible,
empathique et chaleureux pendant les soins, l’aidant contribue à rétablir et nourrir la
confiance et l’estime de soi de la personne incontinente. Vous pouvez manifester votre écoute
et votre présence par des attentions rassurantes et réconfortantes :
• avant de commencer la toilette, pensez à bien respecter l'intimité de la personne (fermez les
portes et fenêtre si besoin);
• aidez la personne à s’installer confortablement;
• utilisez un gant de toilette et validez la température avec la personne;
• décrivez vos gestes à voix haute, annoncez la partie du corps que vous allez laver;
• invitez la personne à participer autant qu’elle le peut (en tenant un produit par exemple);
• cachez les miroirs le temps de la toilette afin que la personne ne se sente pas blessée en
renvoyant une image peu valorisante;
• veillez à ce que la personne n'ait pas froid durant sa toilette en recouvrant, au fur et à
mesure, les parties du corps déjà lavées;
• appliquez une lotion ou une crème réparatrice après avoir nettoyé et séché la peau des
parties intimes. Fortement fragilisée en cas d’incontinence, cette zone du corps a besoin d’être
protégée pour éviter les douleurs et démangeaisons inconfortables.

 Comment mettre une protection urinaire sans se faire mal au dos ?


Pour éviter les problèmes de dos, veillez à effectuer des gestes précis :
- faire pivoter la personne et non la porter;
- faire le tour du lit pour être mieux placé par rapport à la personne allongée;
- plier légèrement vos jambes pour utiliser la force de vos cuisses.
- Si la personne peut effectuer des mouvements (mobile ou semi-mobile), n’hésitez pas à la
solliciter. Si elle est paralysée, il est recommandé de demander l’aide d’un tiers ou d’avoir
recours à du matériel médical adapté comme un lève-personne (aide technique médicalisée).
Le change d’une protection urinaire et/ou fécale est une opération délicate, pour la personne
aidée comme pour l’aidant. Ce moment doit être personnalisé pour assurer le confort et
garantir le bien-être des deux parties pendant le change et après.
 L’hygiène domestique
Une maison saine est une maison entretenue au quotidien. Quelques principes à appliquer au
quotidien suffisent pour atteindre cet objectif à savoir :
- Nettoyer et aérer la maison tous les jours : Garder les fenêtres ouvertes pendant 30 minutes
est suffisant. Ce geste simple réduit la concentration des polluants, limite l’accumulation de la
poussière et endigue la prolifération des acariens. Portez une attention accrue aux pièces
humides. Elles sont exposées à l’apparition de champignons et de mauvaises odeurs. Un
renouvellement quotidien de l’air est impératif pour compléter le nettoyage et l’hygiène de la
maison.
- Assainissez régulièrement les zones de contact pour le nettoyage et l’hygiène de votre
intérieur : L’intérieur de votre maison regorge d’éléments sur lesquels les germes adorent se
nicher. Ce sont ceux que vous touchez plusieurs fois par jour. Et souvent avec les mains sales,
pour ne rien arranger.
Pensez aux poignées de portes et placards, aux rampes d’escaliers, aux robinets, aux
interrupteurs, mais aussi aux boutons de chasse d’eau, aux télécommandes et aux jouets de
vos enfants.
 L’hygiène alimentaire

Les mesures de sécurité alimentaire fondamentales sont les suivantes : éviter tout contact des
produits comestibles avec des germes, parasites, etc. ; empêcher la prolifération et la
résistance des bactéries.
La diminution de l’appétit peut survenir lors d’une maladie grave ou chronique ; au stade
avancé en âge ou en fin de vie. Les causes peuvent êtres variées : troubles cognitifs, perte de
l’élan vital où situation de glissement, difficultés à mastiquer ou à avaler, mais aussi fatigue et
satiété rapide. Par ailleurs, la perte d’appétit en fin de vie est un phénomène naturel qui ne
peut être empêché : la personne ne ressent tout
simplement plus la faim.
 L’aide à l’alimentation
L’aide à l’alimentation/hydratation fait partie, avec les soins d’hygiène via la toilette, des
premiers soins de base appris aux professionnels. C’est une aide indiquée chez la personne
dépendante qui doit être apportée quotidiennement, plusieurs fois par jour par les aidants
naturels ou professionnels.
 Conseils pratiques
- Hydratez la personne de façon régulière soit un verre de 200ml toutes les 2Heures ;
- Fractionner les repas au cours de la journée, proposer de petites quantités de plats variés ;
- Ajouter des saveurs acidulées qui stimulent l’appétit (citron ; jus de fruit etc) et proposer des
produits frais (yaourt, compote ; confiture…) ;
- Faire du repas un moment convivial : présenter le repas de manière attrayante et en faire un
moment de partage ;
- Nettoyer la bouche avant et après les repas pour éliminer les goûts désagréables ;
- Ecouter les souhaits de la personne en termes de mets culinaires pour stimuler l’appétit le
cas échéant.
Une fois le patient alimenté il faut procéder à la distribution des médicaments tels que
prescrits par son médecin.
NB : l’utilisation du pilulier vous permettra d’avoir une meilleure organisation de travail. Car
il permet de faciliter la prise de médicaments en la rendant plus « ludique » dans sa
compréhension et dans son administration. Il est non seulement un gain de temps puisqu'il
rassemble toutes les pilules dans une seule boîte, mais protège également le patient de tout
risque de surdosage.
 Soins de confort et de bien être
Les soins de confort ou soins de bien-être désignent l'ensemble des soins non médicamenteux
qui visent à améliorer la qualité de vie des patients et de leurs proches, notamment en soins
palliatifs. Ils sont d'ailleurs un élément important de la prise en charge thérapeutique globale
et pluridisciplinaire des patients.
Les soins de confort sont des soins facultatifs donnés à la demande d'une personne qui en sent
le besoin, qu'elle se trouve à son domicile, chez un proche ou bien au sein d'un établissement
de santé.
Personnalisables, ces soins peuvent être effectués pour soulager tant les douleurs
psychologiques que physiques.
 La réfection du lit du patient
La réfection d'un lit est l'action de changer en partie ou en totalité le linge de lit ou
simplement de tirer les draps pour enlever les plis et ôter les miettes. La fréquence du
changement du linge de lit est à adapter en fonction de la propreté des draps, de la procédure
du service, etc.
Elle se fait en général à deux personnes, surtout quand le lit est occupé. Attention : pour des
raisons d'hygiène, ne pas refaire les lits pendant les repas du patient. La literie doit être
contrôlée quotidiennement et changée en cas de souillures.
 l’Aménagement d’une salle de bain adaptée
Avant de vous intéresser aux différentes étapes pour aider une personne dépendante à faire sa
toilette, il faut faire le point sur les accessoires de salle de bains qui optimisent le niveau de
sécurité et de confort pendant ce soin.
 Les barres de maintien
Il est conseillé d’installer des barres d’appui à proximité de la douche ou de la baignoire. Les
barres d’appui offrent à la personne un soutien sur lequel elle peut s’appuyer pour se déplacer
en toute sécurité et s’asseoir et se relever facilement.
Pour faciliter l’accès à la douche, il est recommandé d’installer une barre d’appui verticale à
l’entrée de la douche ; l’installation d’une barre d’appui de chaque côte peut suffire.
 Le siège ergonomique de douche
Installer une chaise ergonomique de douche permet au patient de ne pas avoir à tenir
longtemps sur ses jambes et de ne pas se fatiguer. Il est recommandé de choisir un siège
rabattable pour ne pas avoir une douche encombrée si d’autres personnes souhaitent l’utiliser.
Si la fixation de la chaise sur le mur n’est pas solide ; il est possible d’opter pour un modèle
avec pieds.
 Le séchoir corporel
Ce dispositif facilite le séchage du corps après la toilette. Se sécher de la tête aux pieds
implique des gestes parfois compliqués pour une personne à mobilité réduite. le séchoir
corporel est l’accessoire idéal pour se sécher à la sortie de la douche sans le moindre effort ; et
prévenir ainsi les risques de chute.
 Les carreaux de la douche
Si les carreaux sont glissants, demandez à ce que l’on pose un revêtement antidérapant. En
effet, elle consiste à poser un receveur ou carrelage antidérapant, ou tous autres revêtements
prévus pour cet usage, dont les propriétés intrinsèques garantissent leur capacité à éviter les
chutes.
 Rééducation ou Réadaptation
Les soins prodigués dans ce cadre, visent à l’amélioration de la mobilité, la fonctionnalité ;
l’autonomie et la qualité de vie des patients, le traitement est individualisé en fonction des
besoins spécifique de chaque patient. Il faudrait donc scrupuleusement respecter les
techniques de rééducation ou réadaptation mise en place par les physiothérapeutes.
 Bain de soleil
Chez l’être humain, c’est le soleil qui participe à la production de la vitamine D. Un manque
d’exposition au soleil peut entraîner des problèmes de carences ainsi que des risques de
progression d’ostéoporose et donc de fractures.
C’est pourquoi il est recommandé aux personnes âgées de profiter d’un bain de soleil deux à
trois fois par semaine durant dix à quinze minutes à chaque fois. Les parties du corps à
privilégier lors de l’exposition au soleil sont les mains, les avant-bras et le visage. Les
personnes âgées qui sortent peu en raison d’une immobilité par exemple peuvent quant à elles
consommer des aliments qui contiennent de la vitamine D comme le thon, les oeufs ou encore
les produits laitiers. La vitamine D fait en effet partie des meilleures vitamines pour seniors.
Restez au soleil pendant les périodes de faible activité - avant 10 heures et après 16
heures.
 L’animation
Elle vise une réponse aux attentes et aux besoins des personnes âgées ou dépendantes, en vue
du maintien, du développement de leur vie relationnelle, sociale et culturelle. Elle se situe
dans une perspective d'accomplissement de l'être humain dans le respect de ses capacités et
l'expression de ses aspirations.
Il s’agit de proposer à la personne des activités attirantes, tout en lui laissant la décision de
choisir ce qui lui convient. C’est un soin à part entière qui doit être adapté et évalué. Le projet
d’animation est un tout qui :
- Dépend de l’approche souhaitée par l’ensemble des personnes vivants dans la structure
(personnel, résidents, familles…) ;
- S’effectue au quotidien à partir d’une communication adaptée, non infantilisante,
s’accordant aux capacités de la personne ou à ses handicaps et dans le respect de ses choix ;
- Vise des objectifs à atteindre, en l’occurrence, permettre à la personne âgée ou dépendante
de :
 Retrouver un rôle clé au sein du groupe ;
 Garder ses repères ;
 Garder ses projets, même s’ils sont à court terme ;
 Prévenir la perte totale d’autonomie ;
 Être auteur et acteur de sa vie
- Fait participer les familles, faire sortir les personnes dépendantes…
- Comme tout soin, l’animation est évaluée et réadaptée selon les résultats.
 Conseils pratiques :
- Commencez par se rassurer que le patient est orienté dans le temps, c’est-à-dire qu’il sait la
date du jour, le moment de la journée, la saison ;
- Planifiez les ateliers (à heure et date fixes sans jamais en changer. Ainsi le patient peu à peu
connît le jour, l’heure de son atelier, se prépare ;
- Ne surtout pas tutoyé le patient mais le vouvoiement est impératif, en utilisant le Monsieur,
Madame ou mademoiselle.
- Veillez à préservé de son domaine affectif en respectant son intimité, sa pudeur, son image,
ses choix, ses opinions et ses décisions. Ceci permet au patient de côtoyer des personnes avec
lesquelles il s’entend, qui respectent ses sentiments et lui procurent de la chaleur affective. La
famille est invitée à participer à certaines activités.
- Veillez à ce que soient plus présents : les rires, les fêtes, les rencontres avec les enfants.
- L’animation n’est pas un passe temps, elle apporte du sens aux actions
quotidiennes de la personne dépendante.
- Selon le degré de dépendance, proposer les activités centrées sur des pratiques différentes

 QUELQUES EXEMPLES D’ACTIVITES POUR LE SOINS


D’ANIMATION
Activités proposées Objectifs visees
Jeux de société Se divertir et créer un lien social

Exercices de mémoire Stimuler les capacités cognitives

Gymnastique douce et activité physique Prévenir la perte osseuse et les chutes

Activités culinaires Retrouver les plaisirs de la table

Rencontres intergénérationnelles Maintenir les relations avec la famille

Sorties culturelles Continuer à participer à la vie de la société

Spectacles et fêtes Renforcer la cohésion sociale

3) Soins psychologiques
L’avancée en âge et la perte d’autonomie n’est pas chose facilement acceptable : entre la perte
de certaines facultés physiques et ou intellectuelles, la sensation de solitude, la rumination de
souvenirs, les deuils qui s’accumulent les personnes dépendantes souffrent souvent plus
psychologiquement que physiquement même si elles ne s’en plaignent pas.
Pour les aidants familiaux et professionnels, cet aspect est d’autant plus difficile à gérer qu’ils
doivent eux-mêmes se préserver le plus possible et faire face à leurs propres angoisses.
Comment apporter du soutien psychologique aux personnes âgées et personnes dépendantes ?
Et quelle solution existent pour
les aidants ?
a. Soulager la détresse psychologique
Insomnies, peur de la dépendance liée à la perte d’autonomie, sentiment de solitude, crainte
des chutes dont on ne saura pas se relever…sont des maux qui minent le quotidien des
personnes dépendantes. Si l’état psychologique des personnes dépend principalement de leur
vécu, on retrouve beaucoup de similitudes chez les personnes âgées en perte d’autonomie. Les
soins et suivi psychiatriques sont parfois imposés, mais les soins psychologiques quant à eux
ne font pas partie du premier choix. Pourtant en faisant appel à des aides à domicile
extérieures comme les auxiliaires de vie, ceci leur permettra de se sentir moins dépendants de
leurs proches et entretenir le lien social. Ces professionnels, après avoir descellé ces troubles
chez le patient, devrons mettre en place des actions rassurantes, aptes à soulager l’anxiété de
leur soigné. Ainsi, il peut s’agir :
• D’une écoute attentive de la personne dépendance pour qu’elle puisse exprimer son ressenti
pour valoriser son estime de soi ;
• De mettre en place des soins d’animation en organisant des visites de courtoisie régulières ;
des loisirs, écouter de la musique…
Aussi, les personnes atteintes d’une maladie grave ou chronique, en situation de handicap ou
en fin de vie, ressentent fréquemment de l’anxiété ou de l’angoisse : Souvent accompagnées
de manifestations physiques. Il est fréquent que la personne n’ait pas conscience de son état
anxieux, même en cas de prise de conscience, l’expression des ressentis peut se trouver
bloquée par le déni, la honte ou animé par la volonté de protéger ses proches.
Cependant l’anxiété ou l’angoisse pourront éventuellement se traduire dans le comportement
(repli sur soi, ou au contraire l’irritation et colère). Ce qui est souvent difficile à vivre pour la
personne dépendante et pour ses proches.
Conseils pratiques
Pour gérer l’anxiété et l’angoisse d’une personne malade dépendante il faut :
• Avant tout, discuter avec l’équipe médicale ; afin d’évaluer si des traitements adaptés à la
situation sont possibles ;
• Lui signifier qu’elle n’est pas seule ; proposer une présence tout en respectant ses souhaits
éventuels de solitude ;
• Inviter la personne à mettre des mots sur ce qu’elle ressent. En la questionnant et en
l’écoutant. Si les proches ne s’en sentent pas capables, ils peuvent proposer d’autres
interlocuteurs (psychologues, confident…) parler de ses angoisses pourra être apaisant.
• Rechercher avec elle ce qui peut l’apaiser : Contact physique (tenir la main ; faire un
massage etc.)
Même si parfois le contact peut être insupportable ; écouter de la musique ; méditer etc.
Si échec après ces différentes tentatives, la personne à charge présente désormais un risque
accrue de dépression voir Glissement, ce qui doit pouvoir motiver une consultation urgente
chez le médecin traitant ou le psychologue.
b. Soutien psychologique des aidants familiaux
l’aidant familial auprès d’un parent âgé ou personne dépendante pense souvent y arriver tout
seul mais il se retrouve le plus souvent vidé, affaibli, déprimé face à l’évolution de l’état de la
personne dépendante. Tout cela est tout à fait normal et cependant il faut lui apporter un
soutien psychologique afin qu’il sache préserver ses capacités pour pouvoir être une aide
efficace. L’Auxiliaire de vie devra mettre
en place un certains nombre de dispositifs qui offrent un véritable soutien psychologique aux
aidant familiaux à savoir :
- L’écoute attentive des aidants par l’auxiliaire de vie ;
- Le repos de l’aidant : en proposant à la personne dépendante des séjours chez d’autres
membres de la famille ;
- La formation des aidants afin de minimiser certains efforts.
4) Soins spécifiques
a. Alimentation par sonde nasogastrique
L’alimentation par sonde ou gavage est une façon d’administrer une préparation nutritionnelle
directement dans l’estomac. On peut aussi recevoir des médicaments par sonde le cas échéant.
 Conseils Pratiques
- La personne à gaver doit être, assise en position redressée ou avec la tête de lit surélevée
pendant l’alimentation et par la suite durant 1 à 2 heures. Cette position réduit le risque
d’inhaler la nourriture et permet à la gravité d’aider la progression de la nourriture dans le
tube digestif.
- Pincez le tube pendant que vous versez la préparation dans la seringue. Relâchez le tube et
laissez la préparation pénétrer lentement dans l'estomac ;
- Administrer les quantités prescrites par la médecin. Gavez votre patient lentement pendant
15 à 20 minutes ;
- Pour éviter que la sonde d'alimentation ne se bouche, rincez-la à l'eau après chaque repas ou
chaque médicament. (tout en respectant les quantités d’eau prescrites) ;
- Si la personne tousse lors du gavage, il faut immédiatement interrompre son alimentation et
le signaler à son médecin traitant, car il y a de fortes chances que la sonde ne soit plus en
place ;
- Assurez-vous que la bande nasale est toujours bien fixée. Si la sonde d'alimentation tombe,
ne la réinsérez pas vous-même, mais consultez un médecin dès que possible.
b. Extraction d’un fécalome
Par définition, un fécalome est un bouchon de selles qui s'accumule dans la partie finale de
l'intestin (côlon terminal et ampoule rectale). Ces selles sont habituellement très dures,
déshydratées et s'accumulent au long de plusieurs jours. L’infirmier ou l’infirmière est
habilité à pratiquer les actes suivants soit en application d’une prescription médicale qui, sauf
urgence ; est écrite, qualitative et quantitative, datée et signée soit en application d’un
protocole écrit, qualitatif et quantitatif, préalablement établi ; daté et signe par le médecin.
Exemple : pose sonde rectale, lavement évacuateur ou extraction manuelle de fécalome.

VI- SOINS DE FIN DE VIE

 IEC POUR L’ACCOMPAGNEMENT EN FIN DE VIE

Les soins terminaux considèrent le malade comme un vivant et sa mort comme


un processus normal. Ils ne hâtent ni ne retardent le décès.

La fin de vie provoque une période de mise psychologique intense durant


laquelle la personne doit intégrer les pertes, accepter le changement, faire le deuil de sa
vie et être capable de réinvestissement dans une existence devenue autre. Ces
personnes développent des mécanismes de défenses propres à chacun (le refus, la
colère, la révolte, l’agressivité, la culpabilité, le mouchardage, la tristesse, la
dépression, l’acceptation, la résignation, le lâcher – prise).

Pour mieux aider la personne âgée en fin de vie, il faut mener une évaluation
rigoureuse de ses besoins fondamentaux en plus de la douleur existante :

- La mobilisation : elle est nécessaire pour une personne âgée grabataire pour
éviter les complications de décubitus. La toilette et le changement de position
contribuent à la mobilisation ;
- L’hydratation : la voie orale est privilégiée et les boissons sont données aux
heures fixes ;
- L’alimentation : elle doit être équilibrée et prise de préférable par la bouche
aussi longtemps que possible ;
- Les symptômes digestives : les nausées et les vomissements sont fréquents en
fin de vie, la constipation est habituelle à cause de l’immobilisation (conseiller
une alimentation riche en fibre et mobiliser le patient) ;
- La dyspnée : présente mais pas toujours liée à une cause pathologique, parfois
intrigué à l’angoisse. Un soutien psychologique est nécessaire pour pallier à ce
symptôme et s’il est d’origine organique par encombrement bronchique. La
Kinésithérapie est conseillée d’office ;
- L’incontinence et la rétention urinaire : l’immobilisation au lit favorise la
survenue des infections urinaires symptomatiques. La rétention urinaire est
incomplète ou complète. La sonde urinaire demeure la solution ;
- Le sommeil, la vigilance et l’agitation : le control de la douleur contribue à la
bonne qualité du sommeil, l’anxiété si maîtrisée évite les troubles du sommeil.
Il faut aussi aider le patient à garder sa chambre calme, éclairée et des contacts
fréquents avec sa famille et l’équipe soignante. Si l’agitation est importante,
éviter le chutes par un nursing de proximité ;
- L’accompagnement psychologique : il est important d’écouter attentivement
le patient et de lui apporter un apaisement en lui signifiant qu’elle est comprise ;
- L’aide aux familles : elle doit être associée à la prise en charge du patient en
fin vie. Le cri après le deuil est facilement la famille a été régulièrement
informée du déroulement de la maladie, les informations exactes possibles
doivent être communiquées. Après le décès une entrevue avec l’évocation de la
mémoire du défunt permet d’apporter une aide et un apaisement à a famille ;
- Gestion de la douleur : l’adoption de la position antalgique est conseillée
surtout chez ceux conscients.

En plus du rôle propre, l’infirmier doit administrer les soins prescrits selon le
protocole et surveiller tout en accompagnant les aidants.

 LA PRISE EN CHARGE A DOMICILE

Les soins à domicile sont généralement les soins de longue durée utilisés pour :

- Le suivi d’un patient sorti d’hôpital ;


- Les patients médicalement stables qui nécessitent un soin à long terme ;
- Les patients qui souffrent des problèmes aigus ou chroniques ;
- Parfois les patients en fin de vie.
Elle fait aussi appel à une équipe pluridimensionnelle, l’infirmière restant le
lien. L’hôpital vient aux personnes âgées à domicile.

La particularité ici réside au fait qu’en plus de l’évaluation de l’SDC et IADL,


le maintien à domicile doit s’accompagner parfois de quelques aménagements :

- La maison doit être construite en matériel durable ;


- Le pavement non glissant ;
- La disposition des meubles de manière à faciliter la mobilité ;
- Eviter de mettre les obstacles sur le chemin ou le trajet de la personne âgée ;
- Les toilettes doivent être adaptées à la condition de la personne âgée.

Le but de tous ces aménagements c’est d’éviter les problèmes tels que les
chutes qui peuvent entrainer une perte d’autonomie. La prise en charge à domicile
c’est au cas par cas.

Etant donné que le concept prise en charge à domicile et l’hôpital ramène


auprès de la personne âgée, l’infirmier applique la démarche des soins.

I. PHARMACOLOGIE CLINIQUE

Dans l’évaluation du sujet âgé, la frontière entre le « normal » et le


« pathologique » est beaucoup plus difficile à situer que chez le sujet jeune. Ceci peut
entrainer trois écueils dangereux :

 La surmédication

Elle est consécutive au refus d’envisager le vieillissement et ses conséquences.


Si la « norme » de référence est l’adulte plus jeune, il y a risque de considérer comme
anormal et pathologique ce qui est simplement dû au vieillissement (troubles bénins de
la mémoire) ou à ses conséquences (mal être, isolement). Cette tendance a conduit
dans les années 50 à médicaliser la vieillesse et à la faire considérer comme une
« maladie incurable » plus que comme une étape de l’existence.

 La sous-médication

Elle survient à l’inverse, lorsque le fatalisme amène à banaliser les symptômes


observés en les mettant sur le compte de la seule vieillesse ou d’un problème social
alors qu’ils sont dus à des affections curables. Cette attitude est génératrice d’une perte
de temps préjudiciable pour le patient. La plupart des personnes âgées hospitalisées
pour problème social ou « placement » ont en fait d’authentiques problèmes médicaux
mal pris en charge rendant impossible le maintien à domicile.

 Les mauvaises pratiques

Elles peuvent contribuer à aggraver ces deux phénomènes en ignorant dans le


raisonnement médical ou dans la prescription médicamenteuse la spécificité de la
personne âgée.

 Les accidents iatrogéniques chez les personnes âgées

Les accidents iatrogéniques sont favorisés par la polymédication,


l’automédication, l’intrication de pathologies aiguës chez les personnes âgées, le
manque d’essaie thérapeutique et les modifications de la pharmacodynamie et la
pharmacocinétique des médicaments liés à l’âge (dues à l’effet du vieillissement sur
l’absorption, la distribution, le métabolisme et l’excrétion des médicaments).

Ces accidents (effets indésirables) sont des réponses néfastes et non souhaités à
un médicament survenant à des doses utilisées chez la personne âgée à viser
prophylactique, curative et diagnostique.

Les principales pathologies iatrogéniques sont :

- Les troubles ioniques ;


- Les pathologies digestives ;
- Les manifestations cardiaques ;
- Les troubles neurologiques ;
- Les manifestations endocrinologiques et hématologiques.

Les principaux médicaments incriminés sont : les antihypertenseurs dont les


diurétiques, les psychotropes, les anti-inflammatoires.

Chez les personnes âgées, l’inobservance est très souvent due à la pathologie
(psychiatriques ou troubles confusionnels), la baisse ou disparition des symptômes, la
polymédication, l’absence de médicaments, l’oubli, les effets désagréables, le coût.
Les femmes ou sexe féminin sont généralement plus observantes que le sexe masculin.

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