0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
6 vues2 pages

Évolution démographique et inégalités en France

La France compte 68 millions d'habitants avec une population vieillissante et un taux de natalité en baisse, atteignant 1,68 enfant par femme en 2024. Les structures familiales évoluent avec une augmentation des familles monoparentales, représentant 25% des ménages en 2024. Les inégalités socio-économiques persistent, avec une pauvreté touchant 5 millions de personnes, et des disparités marquées entre les régions, notamment entre la métropole et les DROM.

Transféré par

Lavaux
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
6 vues2 pages

Évolution démographique et inégalités en France

La France compte 68 millions d'habitants avec une population vieillissante et un taux de natalité en baisse, atteignant 1,68 enfant par femme en 2024. Les structures familiales évoluent avec une augmentation des familles monoparentales, représentant 25% des ménages en 2024. Les inégalités socio-économiques persistent, avec une pauvreté touchant 5 millions de personnes, et des disparités marquées entre les régions, notamment entre la métropole et les DROM.

Transféré par

Lavaux
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Population

I. 68 millions d’habitants en France


A. Une population vieillissante dont la natalité se ralentit
- Accélération du vieillissement de la population
 En 2024, 28% de la population a plus de 60 ans et 23% moins de 20 ans, contre respectivement 19%
de plus de 60 ans et 28% de moins de 20 ans en 1991
- Deux causes du vieillissement : le baby-boom – augmentation de la natalité en Europe entre 1945 et
1975 – et la baisse de la mortalité depuis les années 1950 même si elle tend à légèrement à augmenter
en valeur absolue depuis les années 2010 du fait de l’arrivée en fin de vie des baby-boomers
- Allongement de l’espérance de vie mais des inégalités
 En 2024 l’espérance de vie à la naissance est de 85,3 ans pour une femme, 79,4 ans pour un homme
 En 2024, à 35 ans, un ouvrier a une espérance de vie de 5 ans inférieur et une ouvrière de 3 ans
inférieure à celle d’un cadre, cet écart reste stable depuis les années 1970
- Taux de fécondité – nombre de naissances vivantes par rapport aux femmes en âge de procréer de 15
à 50 ans - leader en Europe mais qui ralentit depuis 2010
 En 2024, 1,68 enfants par femme, chiffre le plus bas depuis 1945
- Impact des politiques familiales à relativiser face à la crise, d’où le recul de l’âge de procréation
 Age moyen de la maternité à 31 ans en 2024, contre 28 ans en 2010

B. Des structures familiales qui évoluent


- Augmentation du nombre de ménages mais diminution de leur taille du fait de la croissance
démographique, du vieillissement de la population et de l’augmentation du nombre de personnes vivant
seuls
 Entre 1968 et 2024, la France passe de 16 à 32 millions de ménages dont la taille moyenne passe de 3
à 2 personnes.
- Du fait des séparations et divorces, augmentation du nombre de familles monoparentales, soumises à
plus de précarité, même si en général le conjoint se remet en couple, créant une famille recomposée
 8% de familles monoparentales en 1968 contre 25% en 2024, dont plus de 80% de mères à leur tête

C. Immigrés et étrangers
- Immigrés : personnes nées étrangères à l’étranger, résidant en France
Etrangers : personne n’ayant pas la nationalité française.
Attention, les immigrés peuvent être français ou étrangers et les étrangers nés en France ne sont
pas immigrés.
 En 2023, il y a 7,3 millions d’immigrés (10,7% de la population) et 5,6 millions d’étrangers (8,2% de la
population)
- Solde migratoire net en augmentation depuis les années 2000, stable depuis plusieurs années
 Solde migratoire net estimé à plus 183 000 arrivées en 2023
- Immigrés principalement jeunes et afro-maghrébins puis européens
- Diversification des motifs d’immigration
- Tradition d’accueil migratoire
- Mondialisation

II. L’inégale répartition du peuplement en France et ses dynamiques


A. Les espaces ruraux, de l’exode à la renaissance
- Exode rural, dépopulation et dépeuplement liés à l’industrialisation au XIXe s.
- Transition urbaine lente et tardive à l’origine de la diagonale des faibles densités
 Majorité de la population urbaine à partir de 1931
- Renversement progressif à partir des années 1960-1970 : étalement urbain, périurbanisation et
rurbanisation puis à partir des années 1980-90, « renaissance rurale » (Bernard Kayser)
- Croissance démographique continue, supérieure à la moyenne française depuis les années 1960-1970
dans les départements ruraux du sud et de l’Ouest (Oliveau et Doignon 2016)
B. Une population urbaine et périurbaine inégalement répartie
- Densité moyenne de 106 hab./km 2 mais des disparités, liées à la croissance urbaine depuis 1945 :
 France métropolitaine : 119 hab./km2 contre 24 hab./km2 dans les DROM-COM
 Fortes densités en Ile de France (1025 hab./km2) dans le nord, l’Est autour de Metz-Nancy, Strasbourg,
la vallée du Rhône, le bassin méditerranéen, à Mayotte
 Faibles densités dans les massifs de montagnes, l’Est du bassin parisien, en Guyane (3 hab./km2)
- Selon Oliveau et Doignon 2016, trois types de trajectoires démographiques depuis 1968
 Les espaces qui ont connu une perte absolue de population (Paris et le Massif central)
 Les espaces dont la population a augmenté mais à un rythme inférieur à la moyenne nationale
(moyennes montagnes de l’Est, grandes régions agricoles comme l’Est du bassin parisien, la Picardie)
 Les espaces dont la population augmente et le poids démographique s’accentue à l’échelle nationale
(littoral méditerranéen, atlantique, Alsace, région toulousaine, départements franciliens et bassin
parisien proche de Paris)
- Attraction des grandes aires urbaines avec quelques exceptions comme Paris et Nice
 Croissance démographique concentrée par les villes du littoral atlantique (Bordeaux, Nantes, Rennes),
du sud/sud-ouest (Montpellier, Toulouse) et leurs couronnes périurbaines, et également à Cayenne.
 Stagnation ou déclin démographique des petits et moyens pôles urbains ainsi que de leurs couronnes
périurbaines

III. Une société de plus en plus inégalitaire ?


A. Des inégalités multiples
- Inégalités socio-économiques
- Inégalités de genre
 En 2021 selon l’INSEE, les femmes touchent en moyenne 24,4% de moins que les hommes (ramené à
15,5% à temps de travail égal)
- Inégalités d’accès aux droits, discriminations selon l’origine ethnique, la religion
- Inégalités d’accès aux services (déserts médicaux, insularité)
- Inégalités environnementales

B. Pauvreté, exclusion, marginalisation


- Indicateurs : pauvreté absolue (1,90$ par jour) ou relative ; pauvreté monétaire
 5 millions de pauvres à 50% du revenu médian/ 9 millions de pauvres à 60% du revenu médian en
2024
- Pauvreté qui touche surtout les inactifs : étudiants, retraités, mais aussi des actifs : les chômeurs,
familles monoparentales et les travailleurs pauvres, avec une surreprésentation des non-diplômés
- Exclusion et marginalisation sociale de catégories
 Plus de 300 000 sans-domiciles fixes en 2024 selon la fondation Abbé Pierre, un chiffre qui a doublé
depuis 2012
- Formes d’habitats précaires

C. Traductions et dynamiques territoriale des inégalités


- A l’échelle nationale, les inégalités après une baisse dans les années 1970-1980, sont reparties à la
hausse et restent stables mais importantes.
- Du fait des politiques publiques, tendance à la réduction des inégalités à l’échelle des régions,
départements et bassins d’emplois et à leur augmentation à l’échelle des quartiers et îlots et
creusement au sein des grandes aires urbaines sous l’effet de la métropolisation
- Ecarts métropole/outremer
 En 2024, taux de chômage de 20% dans les DROM contre 7% en métropole
- Population pauvre surtout les DROM, le Nord (Nord-Pas-de Calais), le Sud-Est (Corse, ex Languedoc-
Roussillon) et la Seine St-Denis, largement urbaine, travaillant des grands pôles urbains
- Singularité de l’Ile de France, qui concentre richesse et une augmentation de la pauvreté
 En Ile de France, augmentation de la pauvreté supérieure à la moyenne nationale, touchant 15,5% des
franciliens, qui est plus diverse et intense, avec des disparités interdépartementales, communales et
même à l’échelle infra-urbaine du fait des Quartiers prioritaires de la Ville (2015)

Vous aimerez peut-être aussi