Cinématique du point en mécanique
Cinématique du point en mécanique
CÔTE D’IVOIRE –
Discipline : Physique-Chimie ÉCOLE NUMÉRIQUE
THEME : MECANIQUE
I. SITUATION D’APPRENTISSAGE
Au cours d’une évaluation en athlétisme, au lycée moderne d’Abengourou, un élève de la Termine D
parcourt un trajet constitué d’une piste rectiligne et d’une autre curviligne. Sur la piste rectiligne, il
démarre sans vitesse initiale, accélère pour atteindre une vitesse qu’il maintient constante pour le reste du
trajet. Ayant observé attentivement le parcours de leur camarade, les élèves de la classe décident le
lendemain, pendant le cours de Physique-Chimie, d’approfondir leurs connaissances sur les mouvements.
A l’aide d’enregistrements, ils cherchent à déterminer les équations horaires des différents mouvements
et à les utiliser.
II. CONTENU
1. RAPPELS
1.1 Le référentiel
Un référentiel est un objet par rapport auquel on décrit le mouvement d’un objet.
2. VECTEUR-POSITION
2.1.Définition
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ est un vecteur qui donne la position d’un point matériel M dans un repère
Le vecteur-position 𝑶𝑴
d’espace à chaque instant t.
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⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑶𝑴 = x 𝒊⃗ pour un mouvement sur une droite
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ou les équations horaires ou
(x, y, z) sont les coordonnées cartésiennes du vecteur-position𝑂𝑀
équations paramétriques du mouvement.
Remarque : L’équation cartésienne de la trajectoire du point mobile M est la relation qui lie les
coordonnées cartésiennes x, y et z.
3. VECTEUR-VITESSE
3.1 Définition
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝒅𝑶𝑴
⃗⃗ =
Le vecteur-vitesse instantanée est la dérivée du vecteur-position par rapport au temps.𝒗 𝒅𝒕
Activité d’application 1
Dans un repère orthonormé (O,𝑖⃗, 𝑗⃗), la position d’un point mobile M est donnée à l’instant t par les
équations horaires suivantes :
𝑥(𝑡) = 𝑡
{ 1 avec t en secondes, x et y en mètres.
𝑦(𝑡) = − 2 𝑡 2 + 2
1. Détermine les coordonnées du vecteur-vitesse instantanée 𝑣⃗ du mobile dans le repère (O,𝑖⃗, 𝑗⃗).
2. Exprime en fonction de t, la valeur v de cette vitesse.
Résolution :
𝒅𝒙
𝑣𝑥 = 𝑥̇ = 𝑣 =1
1. Coordonnées du vecteur-vitesse instantanée 𝑣⃗ :{ 𝒅𝒕
𝒅𝒚
; {𝑣 𝑥 = −𝑡
𝑣𝑦 = 𝑦̇ = 𝑦
𝒅𝒕
2. Expression de la valeur de 𝑣⃗ : v = √ẋ 2 + ẏ 2 ; 𝐯 = √𝟏 + 𝐭𝟐.
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4. VECTEUR-ACCÉLÉRATION
4.1 Vecteur-accélération instantanée
Le vecteur-accélération instantanée est la dérivée du vecteur-vitesse instantanée par rapport au temps.
𝐝𝐯⃗⃗
𝐚⃗⃗ = 𝐝𝐭 .
Le vecteur-accélération instantanée est aussi la dérivée seconde du vecteur-position par rapport au temps.
𝐝𝟐 𝐎𝐌
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐚⃗⃗ = 𝐝𝐭 𝟐
𝐝𝐯𝛕 𝐝𝟐 𝐬
𝐚𝛕 = = 𝐝𝐭 𝟐 = 𝐬̈ accélération tangentielle
𝐝𝐭
𝐚⃗⃗ { 𝐯𝟐
𝐚𝐧 = accélération normale
𝛒
𝒅𝒗𝝉 𝒗𝟐
L’expression vectorielle de l’accélération est : 𝒂
⃗⃗= ⃗⃗ +
𝝉 ⃗⃗ :
𝒏
𝒅𝒕 𝝆
𝑎𝜏
𝜏⃗
𝑛⃗⃗
𝑎⃗
a
n
Remarques
- 𝛒 est le rayon de courbure de la trajectoire.
- Si la trajectoire est circulaire 𝛒= R : rayon du cercle.
La valeur de l’accélération est : 𝐚 = √𝐚𝛕 𝟐 + 𝐚𝐧 𝟐
Exercice d’application 2
Un point mobile M animé d’un mouvement circulaire et uniforme décrit un cercle de rayon R = 20 cm à
la
vitesse angulaire ω =250 rad.s–1.
Détermine sa vitesse linéaire v et son accélération a.
Résolution :
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Vitesse linéaire : v = Rω ; v = 0,2 × 250 ; v = 50 m. s −1 .
𝑣2 502
Accélération du mobile : 𝑎 = ;𝑎= ; 𝑎 = 12 500 𝑚. 𝑠 −2
𝑅 0,2
Activité d’application 3
On donne les équations horaires, exprimées en mètre (m), de différents mouvements d’un point mobile
M:
2 1 1
x = -2t; x = 2t2 – t +1; x = 𝑡 +3 ; x = t – 1; x = 2𝑡 2 ; x = 2 t2 .
1. Donne l’équation horaire x = f(t) d’un mouvement rectiligne et uniforme.
2. Identifie parmi les équations horaires ci-dessus, celles qui correspondent à un mouvement
rectiligne et uniforme.
3. Retrouve pour chaque mouvement uniforme, la vitesse initiale v0 et la position initiale x0 de M.
Solution
1) Équation horaire : 𝑥 = 𝑣0 t + 𝑥0
2) Mouvement rectiligne uniforme : x = -2t et x = t – 1
3) Valeurs de v0 et x0
Pour x = -2t ; v0 = -2 m.s–1et x0 = 0 m ;
Pour x = t – 1; v0 = 1 m.s–1et x0 = -1 m
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- La vitesse est une fonction affine du temps : 𝑣𝑥 = 𝑎𝑥 t + 𝑣0𝑥 ; (1)
- L’abscisse x du point mobile est une fonction du second degré du temps :
1
𝑥 = 2 . 𝑎𝑥 .t2 + 𝑣0𝑥 .t + 𝑥0 (2)
En combinant les équations horaires (1) de la vitesse et (2) de l’abscisse, on obtient une relation, entre
2 2
deux dates 𝑡0 et 𝑡1 , on a :𝑣1𝑥 - 𝑣0𝑥 = 2𝑎𝑥 (𝑥1 - 𝑥0 )
ou encore ∆𝑣 2 = 2.𝑎𝑥 .∆𝑥
Activité d’application 4
On donne les équations horaires, exprimées en mètre (m), de différents mouvements d’un point mobile
M:
2 1 1
x = 2t; x = 2t2 – t +1; x = 𝑡 +3 ; x = t – 1; x = 2𝑡 2 ; x = - 2 t2 -3
1. Donne l’équation horaire x = f(t) d’un mouvement rectiligne et uniformément varié.
2. Identifie parmi les équations horaires ci-dessus, celles correspondant à un mouvement rectiligne et
uniformément varié.
3. Retrouve pour chaque mouvement rectiligne et uniformément varié, l’accélération 𝑎𝑥 , la vitesse
initiale v0x et la position initiale x0 de M.
Solution
1
1) Équation horaire : 𝑥 = 2 . 𝑎𝑥 .t2 + 𝑣0𝑥 .t + 𝑥0
1
2) Mouvement rectiligne uniformément varié : x = 2t2 – t +1 et x = - 2 t2-3
3) Valeurs de 𝑎𝑥 , v0x et x0
Pour x = 2t2 – t +1 ; 𝑎𝑥 = 4 m.s–2; v0x = -1 m.s–1et x0 = 1 m ;
1
Pour x = - 2 t2-3 ; 𝑎𝑥 = -1 m.s–2; v0x = 0 m.s–1et x0 = -3 m.
𝐱 𝐌 = 𝐑 𝐜𝐨𝐬 𝛉
YM M On établit : {
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des = 𝐑 𝐬𝐢𝐧judiciaires
𝐌 poursuites 𝛉 Page 5 sur 10
̂
0 , 𝑂𝑀) =Rθ
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Et sM =(𝑂𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
θ M0 x
O xM
5.3.3. Vitesse et accélération dans la base de Frenet
𝑑𝑠 𝑑𝜃
• 𝑣⃗ = 𝑣𝜏 𝜏⃗ ; 𝑣𝜏 = 𝑑𝑡 = R = R𝛚 (𝜔 est la vitesse angulaire (rad.s–1)) →𝒗
⃗⃗ =Rω 𝝉
⃗⃗
𝑑𝑡
𝑣2
• 𝑎⃗ = an𝑛⃗⃗ ; an = = R𝜔2 → 𝒂
⃗⃗ = R𝛚𝟐 𝒏
⃗⃗ (𝑎⃗ est normal et centripète)
𝑅
Activité d’application5
Fais correspondre la caractéristique de la vitesse ou de l’accélération au type de mouvement dans la case
du tableau qui convient.
Résolution :
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La valeur du vecteur-
accélération est constante X X
et non nulle.
Le vecteur-accélération est
X
centripète.
SITUATION D’EVALUATION
Sur l’autoroute du nord, une automobile A est à l’arrêt au niveau d’une borne qu’on nommera O. Au
moment de son démarrage, elle est dépassée par un mini bus B de transport se déplaçant à la vitesse
constante vB = 25 m. s −1 .
L’automobile A accélère uniformément avec une accélération aA = 6 m. s −2 en vue de rattraper le mini
bus.
L’instant de démarrage de l’automobile A est pris comme origine des dates et la borne O est prise comme
origine des espaces. On admet que la portion de route sur laquelle se déplacent les véhicules est une
droite. Sur les autoroutes ivoiriennes, la vitesse maximale autorisée est de 120 km.h – 1.
Ton Professeur de Physique-Chimie, ayant assisté à la scène, te demande de déterminer les équations
horaires des mouvements des deux véhicules et de montrer que l’automobiliste est en faute au
moment du dépassement.
Résolution
1. L’automobile A décrit un mouvement rectiligne et uniformément accéléré car sa trajectoire est une
droite et la valeur de son accélération est constante ;
Le minibus B décrit un mouvement rectiligne et uniforme car sa trajectoire est une droite et la valeur
de sa vitesse est constante.
2. Équations horaires
2.1 𝑣𝐴 (𝑡) = aA.t + v0A = 6.t car v0A = 0 m.s–1.
1
𝑥𝐴 (𝑡) = 2 . 𝑎𝑥 .t2 + 𝑣0𝐴 .t + 𝑥0𝐴 = 3.t2 car x0A = 0 m.
2.2 𝑥𝐵 (𝑡) = 𝑣0𝐵 .t + 𝑥0𝐵 = 25.t car x0B = 0 m
25
3.1 A t = tR on a : 𝑥𝐴 (𝑡𝑅 ) = 𝑥𝐵 (𝑡𝑅 ) ou encore 3.t2 = 25.t. La solution physiquement acceptable est 𝑡𝑅 = 3
= 8,33 s
3.2 Distance parcourue : dR = 25.𝑡𝑅 = 25×8,33 = 208,25 m.
3.3 Vitesse vAR = 6.𝑡𝑅 = 6×8,33 = 49,98 = 50 m.s–1.
3600
4. vAR = 50× 1000 = 180 km/h > 120 km/h. L’automobiliste a dépassé la vitesse maximale autorisée : il
est en faute.
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III. EXERCICES
Exercice 1
⃗⃗ ) par le vecteur-position ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Un point M est repéré dans le repère R (O,𝑖⃗,𝑗⃗,𝑘 𝑂𝑀 = -2t 𝑖⃗ + t2𝑗⃗ en cm.
1) Donne les équations horaires du mouvement de M.
2) Détermine les vecteurs-positions aux dates t0 = 0 s et t1 = 1 s.
Solution
𝑥 = −2𝑡
1- Les équations horaires : { 𝑦 = 𝑡 2
𝑧=0
2- A t0 = 0 s, ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀0 = ⃗0⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗1 = -2 𝑖⃗ + 𝑗⃗
A t1 = 1 s, 𝑂𝑀
Exercice 2
⃗⃗) par ses coordonnées cartésiennes
Un point M est repéré dans un repère R (𝑂, 𝒊⃗, 𝒋⃗, 𝒌
2
(x=2t ;y=-t ;z=0) exprimées en mètre.
1. Détermine les coordonnées du vecteur-vitesse 𝑣⃗.
2. Calcule la valeur de la vitesse à t = 0,5s.
Solution
⃗⃗ : vx= 2 m.s–1, vy =-2t et vz=0.
1) coordonnées du vecteur-vitesse v
2) v = √22 + 12 + 02 =2,24 m.s–1.
Exercice 3
Un point M est repéré dans un repère R (𝑂, 𝒊⃗, 𝒋⃗) par ses coordonnées cartésiennes (x=2t; y= -t2); t 0.
1. Détermine les coordonnées de son vecteur-accélération 𝑎⃗.
2. Calcule la valeur du vecteur accélération à t = 1s.
3. Vérifie si le mouvement est accéléré ou retardé.
Solution
1) Coordonnées de 𝑎⃗ : ax= 0; ay= -2.
2) Valeur du vecteur accélération a = √02 + 22 =2 m.s–2.
⃗⃗ = -2t × (-2) = 4t > 0. Le mouvement est accéléré.
3) 𝑎⃗ . 𝑉
Exercice 4
Au cours d’un entrainement, à bord de son avion de voltige, un pilote fait un « looping » en décrivant une
trajectoire circulaire située dans le plan vertical. Sa vitesse est supposée constante et égale à
𝑣 = 1800 km.h–1. Il subit alors une accélération 𝑎 = 10𝑔, avec 𝑔 = 10 m.s–2.
1- Justifie que le mouvement de l’avion est circulaire et uniforme.
2- Vérifie que :
2.1 la valeur de l’accélération normale de l’avion vaut an = 100 m.s–2;
2.2 la vitesse de l’avion est v = 500 m.s–1.
3- Calcule le rayon R de la trajectoire circulaire décrite par l’avion.
4- Détermine la vitesse angulaire ω de l’avion.
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Solution
1- La trajectoire est circulaire et la valeur de la vitesse est constante : le mouvement de l’avion est circulaire
et uniforme.
2- Le mouvement de l’avion est circulaire et uniforme :
2.1 Valeur de l’accélération normale : an= a = 10.g = 10×10 = 100 m.s–2;
1000
2.2 Vitesse de l’avion : v = 1800× 3600 = 500 m.s–1
𝑣2 5002
3- Rayon de la trajectoire : R = 𝑎 = = 2500 m
𝑛 100
𝑣 500
4- Vitesse angulaire : ω = 𝑅 = 2500 = 0,2 rad.s–1
𝑎 100
Autre méthode : ω = √ 𝑛= √ = 0,2 rad.s–1
𝑅 2500
Exercice 5
Au cours d’une séance de travaux dirigés, ton professeur de Physique – Chimie propose à ta classe de
déterminer la date à laquelle un mobile ponctuel décrira un cercle complet lors de son mouvement. Pour
cela, il vous informe que le mouvement du mobile dans un plan P est circulaire et uniforme, la valeur de
son
π
vecteur-accélération a⃗⃗⃗est a = 2,56 m.s-2 et que son abscisse angulaire a pour expression θ = 2t + 2 .
1. Donne :
[Link] définition d’un mouvement circulaire et uniforme ;
[Link] valeur de la vitesse angulaire ω du mobile ponctuel ;
[Link] valeur de l’abscisse angulaire initiale θ0 du mobile.
2. Calcule la valeur :
2.1 du rayon de courbure R de la trajectoire du mobile ;
2.2 de sa vitesse linéaire v ;
2.3 de son abscisse curviligne initiale s0
3. Détermine :
3.1 L’expression de son abscisse curviligne s en fonction du temps t;
3.2 l’abscisse curviligne à la date t = 2 s ;
4. Déduis de ce qui précède, la date t à laquelle le mobile décrira un cercle complet pour la première
fois.
Solution
1.
1.1. Un point mobile décrit un mouvement circulaire et uniforme si sa trajectoire est circulaire et la
valeur algébrique de son vecteur- vitesse constante.
1.2. La vitesse angulaire est ω = 2 rad.s–1
π
1.3. L’abscisse angulaire initiale est θ0 = 2 𝑟𝑎𝑑
2.
a 2,56
2.1 Le rayon de courbure a pour valeur : R= ω2 = 22 = 0,64 m
2.2 La vitesse linéaire a pour valeur : v = R.ω = 0,64×2 = 1,28 m.s–1
π
2.3 L'abscisse curviligne initiale est : s0 = R.θ0 = 0,64× 2 = 1 m
3.
3.1 L’abscisse curviligne : s = v.t + s0 = 1,28.t + 1
3.2 s = 1,28×2 + 1 = 3,56 m
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π
π 2.π −
2
4. Pour un tour complet θ = 2.πrad. Or θ = 2t + 2 . On tire t = = 2,36 s
2
I.V. DOCUMENTATION
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Niveau : Terminales C, D
CÔTE D’IVOIRE –
Discipline : Physique-Chimie ÉCOLE NUMÉRIQUE
THEME : MECANIQUE
I. SITUATION D’APPRENTISSAGE
Dans le car de transport le ramenant d’ABIDJAN, un élève de la Terminale C du Lycée Moderne
Abengourou observe le mouvement d’une petite poupée suspendue au rétroviseur interne, par
l’intermédiaire d’un fil inextensible. Il constate que :
- la poupée reste fixe et le fil reste vertical lorsque le véhicule est immobile ;
- la poupée s’incline vers l’arrière quand le car accélère ;
- la poupée s’incline vers l’avant quand le car ralentit.
Arrivé en classe, il informe ses camarades. Très émerveillés, ils cherchent à comprendre ces observations.
Alors ils décident, sous la supervision de leur professeur de Physique-Chimie, de définir un référentiel
galiléen, d’établir un lien entre l’accélération et les forces extérieures appliquées au système et d’appliquer
le théorème du centre d’inertie.
II. CONTENU
1.2 Exemples
• Le référentiel de Copernic ou référentiel héliocentrique
Il a pour origine le centre du système solaire et pour axes, trois axes dirigés vers trois étoiles fixes.
.
• Le référentiel géocentrique
Il a pour origine le centre d’inertie de la Terre. Ces axes sont ceux du référentiel de Copernic.
Dans un référentiel galiléen, la somme vectorielle des forces extérieures appliquées à un solide est égale au
produit de la masse de ce solide par le vecteur-accélération de son centre d’inertie :
∑ ⃗𝒇𝒆𝒙𝒕 = 𝒎. 𝒂
⃗𝑮
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Remarque :
Dans un référentiel galiléen, la variation de l’énergie cinétique d’un solide entre deux instants est égale à
la somme algébrique des travaux effectués entre les deux instants par toutes les forces extérieures
appliquées au solide :
𝐸𝐶 = 𝐸𝐶𝐵 − 𝐸𝐶𝐴 = ∑ 𝑊𝐴𝐵 (𝑓𝑒𝑥𝑡 ).
Activité d’application
Pour chacune des affirmations suivantes, mets une croix dans la case qui correspond à la bonne réponse.
N° Affirmations Vrai Faux
Dans un référentiel galiléen, si la somme vectorielle des forces extérieures
1
appliquées à un solide est nulle alors ce solide est nécessairement au repos.
Les théorèmes de l’énergie cinétique et du centre d’inertie ne sont applicables
2
que dans des référentiels galiléens.
Un solide en mouvement rectiligne et uniforme peut être considéré comme un
3
référentiel galiléen.
Dans un référentiel galiléen, la somme vectorielle des forces extérieures
4
appliquées à un solide en mouvement rectiligne et uniforme est nulle.
Dans un référentiel galiléen, la variation de l’énergie cinétique d’un solide est
5
égale à la somme des forces extérieures appliquées à ce solide.
Solution
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4. PROTOCOLE DE RÉSOLUTION D’UN PROBLÈME DE MÉCANIQUE
SITUATION D’ÉVALUATION
Lors d’une séance de TP, ton groupe étudie le mouvement d’un mobile de masse m = 630 g sur un
banc à coussin d’air de longueur
AB = l = 2 m. Le banc est incliné d’un angle θ = 30° par rapport à l’horizontale comme l’indique la figure
ci-dessous. Le mobile initialement au repos en A, y est lâché sans vitesse initiale.
𝑦𝑦
A
A (S)(S
θθ B
B
𝑥𝑥
On donne : g = 10 m.s-2.
Le Professeur vous demande de déterminer l’accélération du mobile et sa vitesse VB au point B. Tu es le
rapporteur du groupe. Réponds aux questions suivantes :
1. Donne :
1.1 la définition d’un référentiel galiléen ;
1.2 l’énoncé du théorème du centre d’inertie.
2. Représente qualitativement les forces extérieures qui s’exercent sur le solide.
3. Détermine l’accélération ax du mobile.
4. Détermine la vitesse VB en utilisant le théorème de l’énergie cinétique.
Résolution
1.1 Un référentiel galiléen est un référentiel dans lequel le principe de l’inertie est vérifié.
1.2 Dans un référentiel galiléen, la somme vectorielle des forces extérieures appliquées à un solide est égale
au produit de la masse de ce solide par le vecteur-accélération de son centre d’inertie.
2. Système : le solide.
Référentiel d’étude : Référentiel terrestre supposé galiléen.
Bilan des forces :
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𝑃⃗ : Poids du solide ;
𝑅⃗ : Réaction de la piste ;
Représentation des forces.
𝑦
⃗⃗
𝑹
A
•
𝑺•
⃗𝑷
⃗ θ
B
• 𝑥
3. Appliquons le théorème du centre d’inertie au solide S.
𝑅⃗ + 𝑃⃗ = m.𝑎
Projection de cette relation vectorielle sur l’axe (A, x) :
Rx + Px = max
0 + [Link]θ = m.𝑎𝑥 d’où 𝑎𝑥 = [Link]θ
Le calcul donne 𝑎𝑥 = 10×sin30° = 5 m.s–2
4. Détermination de VB :
Appliquons le théorème de l’énergie cinétique au solide S entre les points A et B :
ECB – ECA = W(𝑃⃗) + W(𝑅⃗ )
W(𝑅⃗ ) = 0 car 𝑅⃗ ⊥ (𝐴𝐵) ; W(𝑃⃗) = mglsinθ
1
ECA = 0 car VA = 0 et ECB = 2 𝑚𝑉𝐵2
1
Le théorème devient 𝑚𝑉𝐵2 = mglsinθ ; on tire 𝑉𝐵 = √2𝑔𝑙𝑠𝑖𝑛𝜃
2
A.N : 𝑉𝐵 = √21020,5 = 4,5m/s²
III. EXERCICES
Exercice 1
Complète le texte ci-dessous avec les mots et groupe de mots suivants :le théorème de l'énergie cinétique;
des référentiels galiléens; le théorème du centre d'inertie; théorèmes.
Un solide de masse m tombe d'une chute libre. En appliquant…………………………….dans le référentiel
terrestre, on montre que son vecteur accélération 𝑎 =𝑔.Après une chute d'une hauteur h, on établit, en
appliquant …………………………………… que sa vitesse v est telle que ⃗⃗⃗⃗ 𝑣 2 =2gh. Ces
deux…………………………..qui ne s'appliquent que dans………………………………..sont très utilisés
en Mécanique.
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Solution
Un solide de masse m tombe d'une chute libre. En appliquant le théorème du centre d'inertie dans le
référentiel terrestre, on montre que son vecteur accélération 𝑎 =𝑔. Après une chute d'une hauteur h, on
établit, en appliquant le théorème de l'énergie cinétique que sa vitesse est telle que ⃗⃗⃗⃗
𝑣 2 =2gh. Ces deux
théorèmes qui ne s'appliquent que dans des référentiels galiléens sont très utiles en Mécanique.
Exercice 2
Un solide S est lancé verticalement vers le haut. Au cours de sa montée, son vecteur accélération 𝑎:
a) a le même sens que son vecteur-vitesse 𝑣.
b) est opposé au vecteur –accélération de la pesanteur𝑔.
c) a le même sens que le vecteur- accélération de la pesanteur𝑔.
d) est un vecteur nul.
Entoure la lettre correspondant à la proposition correcte.
Solution
c)
Exercice 3
Un solide ponctuel (S) de masse m= 100 g est abandonné sans vitesse initiale, en un point A. Il glisse sur
une piste rectiligne AB incliné d’un angle θ = 30° par rapport à l’horizontale (Voir figure).
On néglige les forces de frottement sur ce trajet.
𝑦
A
(S)
θ B
On donne : g = 10 m.s-2.
1. Représente les forces extérieures qui agissent sur le solide.
2. Détermine l’expression de l’accélération du solide en utilisant le théorème du centre d’inertie.
3. Calcule la valeur de cette accélération.
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Solution
1. Système : le solide Représentation des forces
𝑦
Référentiel d’étude : Référentiel
terrestre supposé galiléen
⃗⃗
𝐑
Bilan des forces :
A
𝑃⃗ : Poids du solide
(S)
𝑅⃗ : Réaction de la piste
⃗
𝐏 θ B
2. Expression de l’accélération
Appliquons le théorème du centre d’inertie : 𝑅⃗ + 𝑃⃗ = m.𝑎
Projection sur l’axe (A, x) : 0 + [Link]θ = m.𝑎𝑥 ; d’où 𝑎𝑥 = [Link]θ
3. Valeur de l’accélération
𝑎𝑥 = 10×sin30° = 5 m.s–2
Exercice 4
Au cours d’un voyage, tu empruntes un véhicule de transport en commun. Parvenu au sommet O d’une
côte de longueur ℓ = 500 𝑚 et faisant avec l’horizontale un angle α = 20°.Ce véhicule de masse m = 800
kg, tombe en panne. Le conducteur l’abandonne en cet endroit et part à la recherche d’un mécanicien pour
le dépanner. Malheureusement, le frein à main du véhicule se desserre partiellement ; celui-ci descend alors
et parvient au bas de la côte (au point A) avec une vitesse𝑣𝐴 = 15 𝑚. 𝑠 −1 en étant animé d’un mouvement
supposé rectiligne et uniformément varié.
La valeur de la résultante 𝑓 des forces de frottement qui s’exercent sur le véhicule est supposée constante
tout au long du trajet OB. Cette force 𝑓 est parallèle à la route rectiligne et opposée au vecteur-vitesse
instantanée du véhicule.
Parvenu en A au bas de la côte, le véhicule continue son mouvement en ralentissant jusqu’au point B où il
s’immobilise sous l’action des mêmes forces de frottements. (Voir figure ci-dessous)
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3.1 en fonction de vA , v0 et ℓ ;
3.2 en fonction de m, g, f et α.
4. Détermine la valeur :
4.1 numérique de l’accélération 𝑎du véhicule entre O et A ;
4.2 de l’intensité de la résultante 𝑓 des forces de frottement à partir de l’expression de la valeur algébrique
de l’accélérationd’une part puis en appliquant le théorème de l’énergie cinétique d’autre part ;
4.3 de la distance d = AB.
Résolution
𝑃⃗
𝑃⃗
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𝑎𝑥 = 0,225 m.s–2.
4.2 la résultante 𝑓 des forces de frottement :
𝑓
• A partir de l’expression de a : On a : 𝑎𝑥 = [Link]α – 𝑚 .
On tire :f = m(gsinα – 𝑎𝑥 )
A.N :f = 800×(9,8 ×sin20° - 0,225). f = 2 501,4 N.
• En appliquant le théorème de l’énergie cinétique entre O et A :
4.3 la distance 𝑙= AB :
𝐸𝐶𝐵 − 𝐸𝐶𝐴 = 𝑊(𝑓 ) + 𝑊(𝑅⃗𝑁 ) + 𝑊(𝑃⃗) ;
2 2
𝑚.𝑣𝐴 𝑚.𝑣𝐴
0- = - f.𝑙 + 0 + 0 ;𝑙 =
2 2.𝑓
800×152
A.N :𝑙 = 2×2501,4 = 36 m.
Exercice 5
Lors d’une séance d’exercices, ton professeur de Physique-Chimie soumet à ta classe la figure ci-dessous.
Sur cette figure, un solide de mase m = 0,5 g initialement au repos est lancé sur une piste ACD parfaitement
lisse en faisant agir sur lui, le long de la partie AB une force 𝐹 horizontale, de valeur constante F.
La portion CD de la piste est un demi-cercle de centre O et de rayon r = 1 m.
La résistance de l’air est négligeable.
On donne : 𝐴𝐵 = 𝐿 = 1,5 𝑚; g = 10 𝑚. 𝑠 −2 .
Le Professeur vous demande d’appliquer le théorème du
centre d’inertie afin de déterminer la valeur minimale 𝐹0 de F
K pour que le solide quitte la piste au point K.
1. Donne :
1.1 la définition d’un référentiel galiléen ;
1.2 l’énoncé du théorème du centre d’inertie.
2. Représente qualitativement les forces extérieures qui s’exercent sur le solide :
2.1 entre A et B ;
2.2 entre B et C ;
2.3 entre C et D.
3. Etablis :
3.1 l’expression de la vitesse 𝑣𝐵 du solide (S) au point B en fonction de 𝐹, 𝐿 et 𝑚 ;
3.2 que 𝑣𝐶 = 𝑣𝐵 ;
3.3 l’expression de la vitesse 𝑣𝑀 du solide (S) au point M en fonction de 𝐹, 𝐿, 𝑚, g, 𝑟et𝜃 ;
3.4 l’expression de la valeur de la réaction 𝑅⃗ de la piste sur le solide au point M en fonction de 𝐹, 𝐿, 𝑚,
g, 𝑟et𝜃.
4. Détermine :
4.1 la valeur minimale 𝐹0 de 𝐹 ;
4.2 la vitesse du solide au point K.
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Solution
1.
1.1. Référentiel galiléen
Un référentiel galiléen est un référentiel dans lequel le principe de l’inertie est vérifié.
1.2. Enoncé du théorème du centre d’inertie
Dans un référentiel galiléen, la somme vectorielle des forces extérieures appliquées à un système
est égale au produit de la masse de ce système par le vecteur-accélération de son centre d’inertie :
∑ 𝑓𝑒𝑥𝑡 = 𝑚. 𝑎𝐺
2. Représentation des forces extérieures appliquées au solide :
2.1. Entre A et B
A B
𝑃⃗
2.2. Entre B et C :
Bilan des forces extérieures Représentation des forces extérieures
𝑃⃗ : poids du solide ;
𝑅⃗
𝑅⃗ : réaction de la piste.
𝑗
𝑖
B C
𝑃⃗
2.3 Entre C et D
K
𝑅⃗
ℎ
𝑃⃗
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3.
3.1 Expression de la vitesse 𝑣𝐵 du solide (S) au point B en fonction de 𝐹, 𝐿 et 𝑚 :
Appliquons le théorème de l’énergie cinétique entre A et B dans le référentiel terrestre supposé galiléen.
2
𝑚.𝑣 2.𝐹.𝐿
∆𝐸𝐶 = ∑ 𝑊(𝑓 ) ; 𝐸𝐶𝐵 − 𝐸𝐶𝐴 = 𝑊(𝐹 ) + 𝑊(𝑅⃗ ) + 𝑊(𝑃⃗) ⇒ 2 𝐵 − 0 = 𝐹. 𝐿 + 0 + 0 ⟶ 𝑣𝐵 = √ 𝑚
3.2 Etablissons que 𝑣𝐶 = 𝑣𝐵 :
Appliquons le théorème du centre d’inertie :𝑅⃗ + 𝑃⃗ + = m.𝑎
Projection sur (B, 𝑖 ): 0 + 0 = m.𝑎𝑥 ⇒ 𝑎𝑥 = 0 m.s–2 ⟶𝑣 = 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒, 𝑑 ′ 𝑜ù 𝑣𝐶 = 𝑣𝐵
N.B : on peut aussi appliquer le théorème de l’énergie cinétique.
3.3 Expression de la vitesse 𝑣𝑀 du solide (S) au point M en fonction de 𝐹, 𝐿, 𝑚, g, 𝑟 et 𝜃 :
Appliquons le théorème de l’énergie cinétique entre C et M :
∆𝐸𝐶 = ∑ 𝑊(𝑓 ) ; 𝐸𝐶𝑀 − 𝐸𝐶𝐶 = 𝑊(𝑅⃗ ) + 𝑊(𝑃⃗) ⇒
2
𝑚.𝑣𝑀 𝑚.𝑣𝐶2 2.𝐹.𝐿
− = 0 − 𝑚𝑔ℎ ; 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 ℎ = 𝑟(1 − 𝑐𝑜𝑠𝜃)et𝑣𝐶 = √
2 2 𝑚
2.𝐹.𝐿
On tire la relation : 𝑣𝑀 = √ − 2. 𝑔. 𝑟(1 − 𝑐𝑜𝑠𝜃)
𝑚
4. Détermination de :
4.1 la valeur minimale 𝐹0 de 𝐹:
En K on a θ = 90°
Le solide quitte la piste en K, si 𝑅𝐾 = 0 𝑁 ;
2. 𝐹0 . 𝐿 2. 𝐹0 . 𝐿 𝑚. 𝑔. 𝑟
𝑅𝐾 = − 𝑚. 𝑔(2 − 3. 𝑐𝑜𝑠90°) = 0 ⇒ − 2. 𝑚. 𝑔 = 0 ⇒ 𝐹0 =
𝑟 𝑟 𝐿
0,5 × 10 × 0,5
𝐹0 = = 1,67 𝑁
1,5
4.2 la vitesse du solide au point K.
𝑚.𝑔.𝑟
2.𝐹0 .𝐿 2. .𝐿
𝑣𝐾 = √ − 2. 𝑔. 𝑟(1 − 𝑐𝑜𝑠90°) = √ 𝐿
− 2. 𝑔. 𝑟 = 0 𝑚. 𝑠 −1⟶𝑣𝐾 = 0 𝑚. 𝑠 −1
𝑚 𝑚
IV. DOCUMENTATION
Qu’est-ce que le centre d’inertie ?
Le centre d'inertie d'un objet, ou centre de masse, est le point de l'espace où l'on applique les effets
d'inertie, c'est-à-dire le vecteur variation de quantité de mouvement.
Pour mieux comprendre cette notion, il faut se dire que par exemple, si l'on veut faire tourner l'objet
autour d'un axe de direction donnée, alors l'axe pour lequel il faut fournir le moins d'effort est l'axe
passant par le centre d'inertie. Si l'axe de rotation ne passe pas par le centre d'inertie, cela génère des
vibrations dans le système.
Dans le cas où l'on peut considérer le champ de gravitation uniforme, le centre d'inertie est confondu
avec le centre de gravité. On le note de fait G.
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Pour un système de points matériels M discrets assortis de leurs masses (Mi, mi), le centre d'inertie est
le barycentre des masses.
Le centre de masse de deux points (M1, m1) et (M2, m2) se trouve sur le segment de droite ouvert
] M1 M2 [.
Il ne faut pas confondre le centre d’inertie au centre de gravité.
En effet, le centre de gravité est le point où la résultante des forces de gravité s’applique sur un solide.
Mais on l’assimile au centre d’inertie par une bonne approximation liée au fait que dans la plupart des
cas, le champ de gravitation auquel le corps est soumis peut être considéré comme uniforme dans le
corps considéré.
D’ailleurs, les systèmes que nous étudions sont représentés par un point ; le centre d’inertie.
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Niveau :Tle D
THEME 1 : MECANIQUE
LEÇON 2 : MOUVEMENTS DANS UN CHAMP UNIFORME
Durée :7heures
HABILETES CONTENUS
Définir un champ uniforme.
le vecteur champ électrostatique uniforme.
Représenter
le vecteur champ de pesanteur.
le vecteur- accélération :
Déterminer - dans le champ de pesanteur uniforme ;
- dans le champ électrostatique uniforme.
les équations horaires du mouvement ;
l’équation cartésienne de la trajectoire ;
les expressions de la :
Déterminer - flèche ;
- portée ;
- déviation angulaire ;
- déflexion électrostatique.
les équations horaires des mouvements.
Utiliser
l’équation cartésienne de la trajectoire.
Connaître l’intérêt du champ électrostatique.
BIBLIOGRAPHIE :
Eurin-gié, Arex, Internet, Guides et programmes
PLAN DU COURS
1. Champs uniformes
2. Mouvement d’un projectile dans le champ de pesanteur uniforme
2.1. Vecteur accélération
2.2. Vecteur vitesse et position
2.3. Equations horaires du mouvement
2.3.1. Les coordonnées de a, v0 et OG0
2.3.2. Equations horaires du mouvement
2.4. Equation de la trajectoire
2.5. Les caractéristiques de la trajectoire
2.5.1. La portée horizontale
• Définition
• Expression de la portée
2.5.2. La flèche
• Définition et expression
• Expression de la flèche ( yS)
2.6. Problème de tir
3. Mouvement d’une particule chargée dans un champ électrique uniforme.
3.1. Etude dynamique
3.2. Equations horaire du mouvement
3.3. Caractéristiques du faisceau
3.3.1. Les coordonnées du point de sortie S et du vecteur vitesse vS
3.3.2. Déviation angulaire
3.3.3. Déflexion électrostatique
Moments
didactiques/ Stratégies Activités Activité
Durée pédagogiques Professeur élèves Trace écrite
Les élèves
Questions- Rappels/ répondent
Présentation
réponses pré requis aux MOUVEMENTS DANS UN CHAMP UNIFORME
questions
Situation d’apprentissage
Au cours des journées « portes ouvertes » organisées au lycée moderne de Bongouanou, chaque
conseil d’enseignement s’organise pour faire découvrir sa discipline.
Au cours du match de basketball organisé en EPS, un élève de la classe de Tle C2 placé au milieu du
terrain reçoit la balle, la lance et marque un joli panier.
En Physique-Chimie, un documentaire est présenté expliquant le principe de fonctionnement d’une
télévision à partir du spot lumineux d’un oscilloscope qui peut être dévié verticalement ou
horizontalement.
De retour en classe, les élèves veulent étudier les mouvements de la balle de basketball et du
faisceau d’électron à l’intérieur des plaques horizontales de l’oscilloscope. Ils entreprennent alors
de déterminer les équations cartésiennes des trajectoires de la balle et du faisceau d’électron puis
les différentes grandeurs caractéristiques des trajectoires.
1. Champs uniformes
Un champ uniforme est un espace dans lequel le vecteur champ est constant.
Exemple :
Le champ de pesanteur ( ⃗) : Au voisinage de la terre (quelques km d’altitude), le champ
de pesanteur peut être considéré comme uniforme. Ses caractéristiques sont :
Direction : verticale
Valeur : E = (V.m−1)
=( )
⃗ =− +( ) +
=
Remarque :
Définition
Soit P le point d’impact du projectile sur le plan horizontal passant par le point de
lancement O. La portée du tir est la distance OP
Expression de la portée
En P, y = 0 ↔ - . + +ℎ =0
Cetteéquation du deuxièmedegré a en principedeuxracines x1 et x2
Posonsx1<0 et x2>0 ⟹OP = x2
g
x 2 x tan 0
2v cos 2
2
Remarque :Pour y0 = h = 0 on a: 0
(− + )=0
− + = 0
2
= = 0 (le point de lancement)
. .
↔ = = =
2.5.2. La flèche
Définition
La flèche du tirest l’altitude maximale atteinte par le projectile par rapport au point de
lancement.
Expression de la flèche ( )
En S =0↔− . + =0↔ =
. . .
↔ = =− + + = +
v02 sin 2
H yS h
2g
Remarque :
v02 sin 2
Pour h = 0 on a H yS
2g
L’énergie mécanique du projectile soumis à son seul poids dans le champ de pesanteur
uniforme se conserve
Activité d’application 1
Dans chacun des cas de figure suivant, détermine en te référant aux résultats de l'activité 1 :
1-Les équations horaires du mouvement.
2-Les équations cartésiennes de la trajectoire.
3. Mouvement d’une particule chargée dans un
champ électrique uniforme.
3.1. Mouvement de la particule chargée dans un champ
électrostatique uniforme
Problème
Une particule de charge q < 0 et de masse m pénètre en O entre deux plaquesmétalliques
horizontales chargées et parallèles avec une vitesse constante V⃗ parallèle aux plaques.
Étudions le mouvement des particules entres les plaques.
Référentiel
du laboratoire considéré comme galiléen lié au repère orthonormé (O, ⃗ı , ⃗ȷ).
a⃗est constant car (E, q et m sont constant) et dépend de la masse et de charge de la particule.
Le vecteur accélération a⃗ et le vecteur champ électrostatique E⃗ sont colinéaires.
3.3. ETUDE CINEMATIQUE
3.3.1. Équation horaire du mouvement
⃗
⃗= ⃗.t2+ ⃗0.t + ⃗0 ; ⃗= (q = −e <0)
= = =
⃗ = ; ⃗0 = ; ⃗0 =
= = =
NB : ay = ⃗.⃗ = E × j × cos( ⃗, ⃗) d’où ( = )
( )= ( )=
⃗ ( )= t2 ou (q = −e) ⃗ ( ) = t2
( )= ( )=
On obtient celui de la vitesse en dérivant par le temps t
( )=
⃗ ( )=
( )=
y= x
La particule décrit une trajectoire parabolique d’axe de sommet O et sa concavité est tournée
vers les y positif.
b) Déflexion électrostatique
Définition
C’est la distance entre l’axe (O, x) porté le vecteur vitesse ⃗ 0 et le point d’impact de la
particule sur l’écran (E) : (Y = O’P).
. .. Y = k.U ..
Y= avec k =
. . . .
qUAB= m( − )
SITUATION D’EVALUATION 1
Au cours d’une séance de travaux pratiques, Un groupe d’élève laisse glisser un palet sur un
plan AB incliné d’un angle α = 30 par rapport à l’horizontale (Voir figure). A l’aide d’un
capteur, ils mesurent la vitesse du palet en B et trouve VB = 10 m/s. Le palet quitte ensuite le
plan incliné tombe en chute libre sur le sol situé à la distance h = 5 m en dessous du point B.
On donne g = 10 m.s-2.
Etant de ce groupe, tu décides d’étudier le mouvement du palet afin de vérifier tes acquis.
1. Représente le vecteur-vitesse ⃗ du palet en B.
2. Détermine les équations horaires du mouvement du palet dans le repère ( , ⃗, ⃗ ), en
considérant qu'à l'instant initial le palet se trouve au point B
3. Déduis-en l’équation cartésienne de la trajectoire du palet.
4. Détermine :
4.1. La date à laquelle le palet touche le sol au point E.
4.2. L’abscisse XE du point E.
4.3. Les caractéristiques du vecteur-vitesse ⃗ du palet en E.
SITUATION D'EVALUATION 2
Dans le canon à électrons d'un oscilloscope règne un vide poussé. Dans ce canon, les électrons de
masse m et de charge q sont émis sans vitesse initiale au point K, par un filament chauffé.
Ces électrons sont ensuite accélérés par la tension UAB entre les plaques verticales A et B. A la
sortie de ces plaques, ils pénètrent en O entre deux autres plaques horizontales Cet D où ils sont
déviés par le champ électrostatique uniforme ⃗ qui y règne. Ces électrons sont reçus sur l'écran de
l'oscilloscope,
e, situé à une distance L du milieu I des plaques C et D (voir schéma ci-dessous).
ci
Yann ayant pris connaissance de ce dispositif, veut faire l'étude dynamique du mouvement des
électrons.
On donne: masse de l'électrons : me = 9,1.10-31kg; charge
arge de l'électron : q = -e = -1,6.10-19C ; UCD
U
= 100 V; AB = 300 V; e = 2 cm; d = 1 cm; L = 25 cm.
THEME : MECANIQUE
TITRE DE LA LEÇON : INTERACTION GRAVITATIONNELLE
I. SITUATION D’APPRENTISSAGE
Regardant un documentaire scientifique à la télévision, deux élèves de terminale C découvrent que les
satellites tournent autour de la Terre selon les lois de la gravitation, en décrivant des trajectoires en forme
d’ellipse ou de cercle dont les plans passent par le centre de la Terre. Certains sont dits géostationnaires à
cause de leur mouvement particulier autour de la Terre.
Le lendemain, avec leurs camarades de classe, ces élèves entreprennent d’étudier les lois de la gravitation,
de déterminer les caractéristiques du mouvement d’un satellite géostationnaire et de montrer l’intérêt des
satellites géostationnaires.
II. CONTENUS
1. Force d’interaction gravitationnelle
1.1. Enoncé de la loi d’attraction universelle de Newton
Deux corps ponctuels A et B, de masses respectives mA et mB, situés à une distance r l’un de l’autre,
s’attirent mutuellement avec des forces d’intensités proportionnelles à leurs masses et inversement
proportionnelles au carré de la distance r.
𝑮𝒎𝑨 𝒎r𝑩= AB
⃗ 𝑨/𝑩 = −𝑭
𝑭 ⃗ 𝑩/𝑨 = − ⃗
𝒖
𝒓𝟐
B/A
𝑮𝒎𝑨 𝒎𝑩
avec𝑭𝑨/𝑩 = 𝑭𝑩/𝑨 =
𝒓𝟐
G est la constante gravitationnelle.
A
Cette loi peut être appliquée aux solides à répartition sphérique si nous admettons que les corps se
comportent comme des points matériels situés en leurs centres et ayant pour masses, les masses de ces
corps.
NB : Les forces gravitationnelles sont toujours attractives.
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Activité d’application
1. calcule la valeur des forces d’interactions entre la planète Uranus et l’un de ses satellites Ariel distants
de 𝑟 = 192000 𝑘𝑚.
2. Représente qualitativement ces deux forces sur un schéma.
Données :
masse d’Uranus :𝑚𝑈 = 8,84. 1025 𝑘𝑔
Masse d’Ariel : 𝑚𝐴 = 1,26. 1021 𝑘𝑔
La constante de gravitation : 𝐺 = 6,67. 10−11 𝑆𝐼
corrigé
m m
1. F = G A2 U ;
r
AN: F = 2,015. 1020 N
2.
U 𝐅𝐀/𝐔 𝐅𝐔/𝐀 A
(mU ) (mA )
𝑢
⃗
2. Champ gravitationnel
2.1. Définition
Soit le corps SA à répartition sphérique de masse mA et de centre de symétrie A. Tout point P de l’espace
environnant de SAest caractérisé par un vecteur 𝒢𝐴 appelé vecteur champ de gravitation
2.2.
2.2.1. Expression du champ gravitationnel
𝐺𝑚𝐴
Vecteur champ de gravitation : 𝒢𝐴 = - 𝑢
⃗ 𝐴𝑃 avec AP = r
𝐴𝑃 2
On écrit donc :
𝒢= 𝑔
Activité d’application
La distance terre-lune est h = 3,85. 105 𝑘𝑚 . Calcule la valeur du champ de gravitation terrestre :
1. Au niveau du sol
2. Sur la lune
Données:
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Rayon de la terre, RT = 6,3.103km ;
Masse de la terre : 𝑀𝑇 = 6.1024 𝑘𝑔 ;
La constante de gravitation :
𝐺 = 6,67. 10−11 𝑆𝐼
corrigé
1. Au niveau du sol :
M
g 0 = G R2T
T
6.1024
g 0 = 6,67. 10−11 × (6,3.106 )2
AN:g 0 = 9,77 m/s 2
2. A l’altitude h :
M
g h = G. (R +Th)2
T
R2T
= g 0 (R 2
T + h)
6.1024
g h = 6,67. 10−11 . (6.3.106+3,85.108)2 ; g h = 2,6. 10−3 m/s 2
𝑣
𝑢
⃗𝑡
𝐺(𝑚)
𝑇(𝑀𝑇 ) ℎ 𝑢
⃗𝑛
𝒢
𝑅𝑇
𝑎𝐺 = 𝒢 = 𝒢𝑢
⃗𝑛
𝑑𝑣
𝑑𝑣 𝑣2 ⟹ = 0 ⟹ 𝑣 = 𝑐𝑠𝑡𝑒
𝑎𝐺 = 𝑢
⃗ + 𝑢 ⃗ 𝑑𝑡
𝑑𝑡 𝑡 𝑟 𝑛
Le mouvement du satellite est circulaire uniforme.
Remarque :
Le mouvement de tout corps soumis à la seule action du champ gravitationnel est indépendant de la
masse de ce corps.
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3.2. Vitesse et période d’un satellite
3.2.1. Vitesse linéaire
𝑣2 𝐺𝑀𝑇 𝐺𝑀𝑇 𝒢
= 𝒢 ⟹ 𝑣 = √𝑟𝒢or𝒢 = 𝑒𝑡𝒢0 = 2 d’où 𝑣 = 𝑅𝑇 √ 𝑟0 , 𝑟 = 𝑅𝑇 + ℎ ⟹
𝑟 𝑟2 𝑅𝑇
𝒢0
𝑣 = 𝑅𝑇 √
𝑅𝑇 + ℎ
𝑣 𝑅𝑇 𝒢0 𝒢0
𝜔=𝑟= √ ⟺ 𝜔 = 𝑅𝑇 √(𝑅 3
𝑟 𝑟 𝑇 +ℎ)
3.3.3. Période
2𝜋 2𝜋 𝑟3 2𝜋 (𝑅𝑇 +ℎ)3
𝑇= = 𝑅 √𝒢 ⟺ 𝑇 = 𝑅 √
𝜔 𝑇 0 𝑇 𝒢0
- La période T du satellite
𝟐𝝅 𝟐𝝅(𝑹𝑻 + 𝒛)
𝑻= =
𝝎 𝒗
4. Satellite géostationnaire
4.1. Définition
C’est un satellite qui tourne dans le même sens et à la même vitesse angulaire que la terre, en décrivant un
cercle dans le plan équatorial. Il paraît donc immobile pour un observateur terrien.
4.2. Caractéristiques du mouvement d’un satellite géostationnaire
- La période : Elle est identique à la période de rotation de la terre :
T = 23h 56min 4s, soit 86 164 s
𝟐𝝅
- La vitesse angulaire : 𝝎 = = 7,29.10-5 s
𝑻
2𝜋(𝑅𝑇 +𝑧) 𝑇2 4𝜋 2
-𝑇= ⟹ (𝑅 = 𝐾𝑀 ⟹ 𝑟 3 = 7,5. 1022 ⟹ 𝑧 = 3,6. 104 𝑘𝑚
𝑣 𝑇 +𝑧)3 𝑇
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5. Mouvement des planètes
5.1. Enoncé des lois de Kepler
• 𝟏è𝒓𝒆 𝒍𝒐𝒊:
Dans un repère de Copernic, la trajectoire d’une planète est une ellipse dont le soleil occupe un
des foyers.
• 𝟐è𝒎𝒆 𝒍𝒐𝒊:
Le segment de droite reliant le soleil à la planète, balaie des aires égales pendant des durées
égales.
• 𝟑è𝒎𝒆 𝒍𝒐𝒊:
Pour toutes les planètes, le rapport entre le cube du demi grand axe 𝑎 de la trajectoire
𝑎3
et le carré de la période de révoltions est le même. 𝑇 2 = 𝑐𝑠𝑡𝑒
Cette constante est indépendante de la masse des planètes.
𝐴 𝐴′
𝑔𝑟𝑎𝑛𝑑 𝑎𝑥𝑒 𝐴𝐴′ = 2𝑎
5.2. Conséquence
La 3è𝑚𝑒 𝑙𝑜𝑖 de Kepler est la base de l’élaboration par Newton de la théorie de l’attraction
gravitationnelle.
Elle permet aussi de déterminer le rapport de la masse d’une planète à celle du soleil.
𝑻𝟐
Le rapport 𝒓𝟑 avec r = (𝑅𝑇 + 𝑧)est constant au cours du mouvement.
𝑻𝟐 𝟒𝝅𝟐
Pour la Terre on a : 𝒓𝟑 = 𝑮𝒎𝑻
Notion d’impesanteur(𝑎𝑝é𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒𝑢𝑟)
L’impesanteur découle du fait que, localement dans un champ gravitationnel, les objets ont presque la
même accélération qui est indépendante de leur masse.
Exemples :
• Ascenseur en chute libre.
• Un cosmonaute dans un satellite
SITUATION D’EVALUATION
Lors d’une activité de recherche sur l’intérêt des satellites, des élèves d’une classe de Terminale C
découvrent que les satellites « Meteosat » sont exploités pour obtenir des données spécifiques sur l’ozone,
les océans ainsi que sur l’évolution du climat.
Ces satellites sont placés sur orbite géostationnaire d’altitude Z égale à 36 000 km, dans le champ de
pesanteur terrestre.
Avec les données suivantes :
- constante gravitationnelle : G = 6,67.10-11 [Link]-2 ;
- rayon terrestre : RT = 6370 km.
- Période de rotation de la terre : 24h (environ).
Tu es sollicité pour aider ces élèves, en plus des résultats de leurs recherches, à estimer la masse de la
terre autour de laquelle tournent les satellites.
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1- Définis un satellite géostationnaire puis donne la valeur approximative de sa période de rotation.
2-
2-1 Calcule la vitesse angulaire des satellites « Meteosat ».
2-2 Déduis-en leur vitesse linéaire.
3- Détermine la masse de la terre, autour de laquelle tournent les satellites (valeur approximative).
4- Déduis de la question précédente, la valeur du champ gravitationnel créé par la terre à l’altitude du
satellite.
Solution
1- Un satellite géostationnaire est un satellite qui tourne dans le même sens et à la même vitesse angulaire
que la terre autour de l’axe des pôles, en décrivant un cercle dans le plan équatorial.
Sa période est: 24 h × 3600s/h = 86 400 s (celle de la terre).
2- Vitesse angulaire et vitesse linéaire
- Vitesse angulaire (c’est aussi celle de la terre).
𝟐𝝅
𝝎 = 𝐓 = 7,27.10-5 s
- Vitesse linéaire
𝒗 = (𝑹𝑻 + 𝒁) .𝝎A.N. :𝒗 = (6 370 + 36 000) 103×7,27.10-5 = 3080,3 m.s-1
3- Masse de la terre.
𝑻𝟐 𝟒𝝅𝟐
= 𝑮𝒎 (loi de Kepler)
(𝑹𝑻 +𝒁)𝟑 𝑻
𝟒𝝅𝟐 (𝑹𝑻 +𝒁)𝟑 4𝜋 2 (𝟔𝟑𝟕𝟎𝟎𝟎𝟎+𝟑𝟔𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎)3
D’où 𝒎𝑻 = A.N. :𝑚 𝑇 = ; 𝒎𝑻 = 6,03.1024 kg
𝑮𝑻𝟐 6,67.10−11 ×864002
4- Valeur du champ gravitationnel terrestre à l’altitude du satellite.
𝑮𝒎 𝟔,𝟔𝟕.𝟏𝟎−𝟏𝟏 ×𝟔,𝟎𝟑.𝟏𝟎𝟐𝟒
𝒈𝒛 = (𝑹+𝒁)𝑻 𝟐A.N. :𝒈𝒛 =(𝟔𝟑𝟕𝟎𝟎𝟎𝟎+𝟑𝟔𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎)𝟐 = 0,224 N/kg
III. EXERCICES
Exercice 1
a- Calcule le champ gravitationnel terrestre à l’altitude Z = 100 km.
b- Calcule le champ gravitationnel en un point très proche de la surface de la terre d’altitude négligeable.
On donne : mT = 5,98.1024 kg, la masse de la terre ; RT = 6370 km, le rayon de la terre ;
G = 6,67.10-11 [Link]-2, la constante gravitationnelle.
Solution
a- Champ gravitationnel terrestre à Z = 100 km
𝐺𝑚𝑇 6,67.10−11 × 5,98.1024
𝑔𝑧 = (𝑅 A.N. :𝑔 = ; 𝑔𝑧 = 9,53 [Link]-1
𝑇 +𝑍)2 (6370.103 +100.103 )2
Exercice 2
Un satellite assimilable à un point matériel tourne sur son orbite autour de la terre, à une altitude de
10 000 km. On donne RT = 6370 km, le rayon de la terre, mT = 5,98.1024 kg, la masse de la terre et
G = 6,67.10-11 [Link]-2, la constante gravitationnelle.
a- Calcule la vitesse de ce stellite.
b- Calcule alors sa vitesse angulaire et sa période.
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Solution
𝐺𝑚𝑇 6,67.10−11 ×5,98.1024
a- Vitesse du satellite : 𝑣 = √𝑅 A.N. : 𝑣 = √ (6370+10000).103
= 4936,16 m.s-1
𝑇 +𝑍
𝑣 4936,16
b- Sa vitesse angulaire et sa période :𝜔 = (𝑅 A.N. : 𝜔 = (6370+10000).103 = 3,015.10-4 rad.s-1
𝑇 + 𝑍)
2𝜋
T= = 20 839,75 s
𝜔
Exercice 3
Le tableau ci-dessous indique la période de révolution ainsi que le rayon des trajectoires des cinq
satellites d’Uranus découverts depuis la terre, avant 1950.
Solution
𝑇2
= 6,66.10−15 = cte la 3ème loi de Kepler est vérifiée.
𝑟3
2. Calculons la masse.
T2 4 π2 4 π2
3ème loi de Kepler : = G.M = 𝑘 ⟹ MU =
r3 U 𝑘G
25
AN:MU = 8,88. 10 kg
Exercice 4
Des élèves d’une classe de Terminale C découvrent dans une revue scientifique l’importance des
satellites. Pour approfondir leurs connaissances sur un satellite artificiel qui décrit une orbite circulaire de
même centre que la Terre, dans un référentiel géocentrique, il sollicite ton aide. On donne RT = 6370 km ;
𝑔0 = 9,8 m.s-2, vitesse angulaire : 𝜔 = 8,055.10-4 rad.s-1.
1. Précise la nature et les caractéristiques de la force responsable du mouvement.
2. Calcule :
2.1 l’altitude à laquelle évolue le satellite ;
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2.2 sa vitesse linéaire ;
2.3 l’intensité du champ gravitationnel à l’altitude considérée.
Solution
1. Nature et caractéristiques de la force
Nature : c’est une force d’attraction ;
Caractéristiques :
• Point d’application : centre d’inertie du satellite ;
• Direction : la droite reliant le centre d’inertie de la terre à celui du satellite ;
• Sens : orienté vers le centre d’inertie de la terre ;
𝐺𝑚 𝑀
• Intensité : F = 𝑟𝑆2 𝑇
2.
2.1 altitude
𝑣 𝐺𝑚𝑇
𝜔 = 𝑟 avec 𝑣 = √ et r = 𝑅𝑇 + ℎ or 𝐺𝑚 𝑇 = 𝑔0 (𝑅𝑇 )2
𝑟
Exercice 5
Lors d’une activité de recherche sur la Lune, des élèves d’une classe de Terminale C apprennent qu’elle
décrit une trajectoire quasi circulaire autour de la Terre, de rayon 384000 km. Afin d’approfondir leurs
recherches, ils te sollicitent pour les aider calculer la vitesse et la période de révolution de la lune.
On donne RT = 6370 km ; 𝑔0 = 9,8 m.s-2
1. Calcule la valeur du champ gravitationnel terrestre au centre de la Lune.
2. Applique le théorème du centre d’inertie à la Lune dans le référentiel géocentrique.
3. Déduis-en :
3.1 la vitesse linéaire de la Lune sur son orbite ;
3.2 la période de révolution de la Lune autour de la Terre et compare-la au mois lunaire.
Solution
1. Valeur du champ gravitationnel terrestre au centre de la Lune
𝐺𝑚𝑇
𝑔=√ avec 𝐺𝑚 𝑇 = 𝑔0 (𝑅𝑇 )2
𝑟2
𝑔0 (𝑅𝑇 )2
On obtient 𝑔 = √ A.N. :𝑔 = 2,69.10-3m.s-2
𝑟2
2. Théorème du centre d’inertie
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La Lune en mouvement dans le référentiel géocentrique supposé galiléen est soumise à la force de
gravitation 𝐹
D’après le théorème du centre d’inertie on a ∑ 𝐹𝑒𝑥𝑡 = 𝑚𝐿 𝑎 soit 𝐹 = 𝑚𝐿 𝑎 (1)
3. Déduisons :
3.1 la vitesse linéaire de la Lune
𝐺𝑚𝑇 𝑚𝐿 𝑣2
Dans la base de Frenet (1) donne suivant la normale 𝑛⃗𝐹𝑛 = 𝑚𝐿 𝑎𝑛 soit = 𝑚𝐿
𝑟2 𝑟
𝐺𝑚𝑇 𝑔0 (𝑅𝑇 )2
On obtient 𝑣 = √ ou encore 𝑣 = √ A.N. :v= 1,1.103m.s-1
𝑟 𝑟
3.2 la période
2𝜋 𝑔0 (𝑅𝑇 )2 𝑟3
𝑇𝐿 = avec 𝑣 = 𝜔𝑟 et 𝑣= √ . On obtient 𝑇𝐿 = 2𝜋√𝑔 2
A.N. : 𝑇𝐿 = 2.370960 s
𝜔 𝑟 0 (𝑅𝑇 )
Mois lunaire
𝑇𝑀 = 29,5 x 24 x 3600 soit 𝑇𝑀 = 2.548800 s
Comparaison : 𝑇𝑀 >𝑇𝐿
IV. DOCUMENTATION
La gravitation
La gravitation, l'une des quatre forces fondamentales qui régissent l’univers, est l’interaction physique
responsable de l’attraction des corps massifs. Elle se manifeste notamment par l’attraction terrestre qui nous
retient au sol, la gravité, qui est responsable de plusieurs manifestations naturelles ; les marées, l'orbite des
planètes autour du soleil, la sphéricité de la plupart des corps célestes en sont quelques exemples. D'une
manière plus générale, la structure à grande échelle de l'Univers est déterminée par la gravitation.
Plusieurs théories ont tenté de rendre compte de la gravitation. Actuellement, la théorie de la relativité
générale d’Albert Einstein (1915) reste la plus satisfaisante. Elle considère la gravitation comme une
manifestation de la courbure de l’espace-temps sous l'effet de l'énergie de la matière qui s'y trouve.
La loi de la gravitation de Newton élaborée à la fin du XVIIe siècle, demeure cependant une excellente
approximation dans les cas non relativistes (vitesses faibles par rapport à la vitesse de la lumière et masses
de l'ordre de la masse solaire ou inférieures).
La théorie de la gravitation fait toujours l'objet de nombreuses recherches, et la communauté scientifique
considère qu'élaborer une théorie plus complète de la gravitation, capable de prendre en compte les effets
de nature microscopique, est un des grands défis à relever pour la physique du XXIè siècle.
Source : Wikipédia
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TERMINALE CDE CÔTE D’IVOIRE – ÉCOLE NUMÉRIQUE
PHYSIQUE CHIMIE
THEME: MECANIQUE
I. SITUATION D’APPRENTISSAGE
Un élève en classe de TleC au Lycée Moderne d’Agnibilekrou découvre dans une revue scientifique les
informations suivantes : « L'amortisseur d'une automobile fonctionne avec des ressorts de suspension
pour assurer le confort à bord du véhicule ainsi que sa bonne tenue de route. Les amortisseurs
maintiennent les roues en contact avec le sol. Chaque ressort subit une compression et une détente
continue en perdant à chaque fois un peu d’énergie. La fréquence et l’ampleur des mouvements
occasionnés par le ressort doivent être contrôlés. ».
Voulant en savoir davantage, l’élève informe ses camarades et ensemble, ils entreprennent de définir
un oscillateur mécanique, de déterminer son équation différentielle et les caractéristiques du
mouvement d’un oscillateur mécanique non amorti puis de montrer la conservation de l’énergie
mécanique d’un oscillateur harmonique non amorti.
1- QUELQUES DEFINITIONS
o Un mouvement oscillatoire libre d’un solide est un mouvement périodique autour de la
position d’équilibre stable de ce solide lorsqu’il est abandonné à lui-même.
o Un oscillateur mécanique est un système mécanique qui effectue un mouvement
périodique autour de la position d’équilibre.
o La période notée(T) est la durée d’une oscillation complète (ou d’un va et vient).
o La fréquence notée (f ou N) est le nombre d’oscillations complètes par seconde.
𝟏 𝟐𝝅
𝑻 = 𝑵et ω= 2πN= 𝑻
2- PENDULE ELASTIQUE
2.1 Le pendule élastique horizontal
G
o
x’ O 𝑖Ԧ x
ሬԦ
𝑇 𝑅ሬԦ
.G
𝑃ሬԦ x
2.2 Equation différentielle du mouvement des oscillations libres non amorties
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𝒌
𝒎𝒙̈ + 𝒌𝒙 = 𝟎 𝒐𝒖 𝒙̈ + 𝒙=𝟎
𝒎
o
t(s)
Vm= -Xm𝝎𝐨
-Xm
3- ETUDE ENERGETIQUE
3.1 Energie potentielle élastique
1 𝟏
Epe=2kx2=𝟐k𝐗 𝟐𝒎 cos2(ωot+𝝋)
3.2 Energie cinétique
1 𝟏 𝑘
Ec=2mv2= 𝟐kX2msin2(ωot+𝝋) car 𝜔02 = 𝑚
3.3 Energie mécanique
𝟏 𝟏 𝟏
Em=𝟐kX2m= 𝟐mV2m=𝟐mω2OX2m= Cste
SITUATION D’EVALUATION
Lors d’une séance de TP, ton groupe étudie les oscillations mécaniques libres d’un pendule horizontal
afin de déterminer son équation horaire. Il dispose d’un ressort à spires non jointives de masse
négligeable et de raideur k = 10N.m-1. Ton groupe engage le ressort sur une tige horizontale Ax. L’une
de ses extrémités est fixée en A, l’autre est reliée à un cylindre creux C de masse m=0,1kg qui peut
glisser le long de la tige. L’abscisse x du centre d’inertie G de C est repérée par rapport à O, position
de G à l’équilibre.
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Le groupe écarte le cylindre de sa position d’équilibre et le lâche. A l’instant t=0s, choisi pour origine
des dates, son abscisse est x0= 2cm et la vitesse sur Ax est VOx= -0,2m.s-1.
Tu es le rapporteur.
Tu négligeras les frottements et tu considèreras que l’énergie potentielle pour la position d’équilibre
du système est nulle.
1) Calcule l’énergie mécanique de l’oscillateur à t=0s.
2) Détermine, en appliquant le principe de la conservation de l’énergie mécanique :
2-1-la vitesse de C au passage par la position d’équilibre ;
2-2-les positions de C pour lesquelles la vitesse s’annule.
3)
3-1-Etablis l’équation différentielle du mouvement de C.
3-2-Déduis-en l’équation horaire du mouvement de C.
Solution
1) Energie mécanique de l’oscillateur à t=0s
1 1
𝐸0 = 𝐸𝐶0 + 𝐸𝑃0 = 2 𝑚V02 + 2 kx02 AN : E0= 4.10-3 J
2)
2-1- La vitesse de C à la position d’équilibre
1 2𝐸
E= cste donc 𝐸0 = 𝐸1 = 2 𝑚V12 ⇒ 𝑉1 = √ 𝑚0 AN : 𝑉1 = 0,28 𝑚. 𝑠 −1
2-2- Les positions de C
1 2𝐸0
V=0 ; 𝐸0 = 𝐸2 = 2k 𝑋 2 ⇒ 𝑋 = ∓√ AN : 𝑋 = 0,028 𝑚 ou 𝑋 = −0,028 𝑚
𝑘
3)
3-1-Equation différentielle et équation horaire.
• Système : le cylindre
• Bilan des forces : Poids𝑃ሬԦ, la tension 𝑇
ሬԦ du ressort et la réaction normale𝑅ሬԦ .
En appliquant le théorème du centre d’inertie on obtient : ሬሬԦ + 𝑻
𝑷 ሬԦ + 𝑅ሬԦ = 𝒎𝒂
ሬԦ
Par projection sur l’axe Ax : −𝑻 = 𝒎. 𝒂 donc
𝒌
𝒎𝒙̈ + 𝒌𝒙 = 𝟎 Soit 𝒙̈ + 𝒎 𝒙 = 𝟎
3-2-Equation horaire du mouvement
Une des solutions de cette équation est de la forme : 𝒙 = 𝑿𝒎 cos (ωot+𝝋) et 𝒙̇ = -ωoXmcos(ωot+𝝋)
A t=0s, x0= 𝒙 = 𝑿𝒎 cos (𝝋) et 𝒙̇ =-ωoXmcos(𝝋) =v0 ce qui donne:
𝑣0 𝑥0
tan (𝝋) = -𝛚𝐨.𝑣0 AN =/4 rad. Et Xm=𝑐𝑜𝑠(𝝋) d'où Xm= 2,82 cm.
III. EXERCICES
Exercice 1
L’équation horaire du mouvement d’un mouvement mobile ponctuel est données par :
𝜋
x =2.10-2cos(40πt-6 ) en unités S.I. La constante de raideur du ressort est :k=100N /m
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1-Précise les valeurs de l’amplitude, de la période, de la fréquence et de la phase initiale du
mouvement de ce point matériel.
2-Calcule la vitesse et l’accélération de ce point matériel à la date t=0
3-Montre que l’énergie mécanique de l’oscillateur est constante et déduis-en sa valeur.
Solution
1-Précisons les valeurs de l’amplitude, la période, la fréquence et la phase initiale
La solution est de la forme :𝒙(𝒕) = 𝑿𝒎 cos(ωot+𝝋).
𝝅
L’équation horaire est: 𝒙 = 𝟐. 𝟏𝟎−𝟐 𝒄𝒐𝒔(𝟒𝟎𝝅𝒕 − 𝟔 ). Donc par identification, on a:
➢ L’amplitude : 𝑿𝒎 = 𝟐. 𝟏𝟎−𝟐 𝒎 ;
2𝜋 2𝜋
➢ La période propre : 𝑇0 = 𝜔 or 𝜔0 = 40𝜋𝑟𝑎𝑑/𝑠 donc 𝑇0 = 40𝜋 = 0,05 𝑠 ou 𝟓. 𝟏𝟎−𝟐 s
0
1 1
➢ La fréquence propre :𝑁0 = 𝑇 = = 20𝐻𝑧.
0 0,05
𝜋
➢ La phase initiale:𝝋 = − 6 𝑟𝑎𝑑.
2. Calculons la vitesse et l’accélération du point matériel à l’instant t= 0s.
Déterminons d’abord la vitesse v et l’accélération a du point matériel à chaque instant.
𝜋 𝜋
➢ 𝑥 = 2. 10−2 𝑐𝑜𝑠 (40𝜋𝑡 − 6 ) ⟹ 𝑣 = 𝑥̇ = −2. 10−2 × 40𝜋𝑠𝑖𝑛 (40𝜋𝑡 − 6 ) =
𝜋
−0,8 𝜋𝑠𝑖𝑛 (40𝜋𝑡 − 6 ).
𝜋
➢ 𝑣 = −0,8 𝜋𝑠𝑖𝑛 (40𝜋𝑡 − 6 )
Exercice 2
Complète le texte ci-dessous avec les mots ou groupes de mots suivants : fréquence ; période par
seconde ; l’amplitude des oscillations ; diminue ; la période ; est constante ; une oscillation.
Solution:
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Exercice 3
Réponds par vrai (V) ou par faux (F) aux affirmations suivantes en mettant une croix dans la case qui
convient
Vrai Faux
1) Un oscillateur est un système qui effectue un mouvement de translation
2) L'oscillateur est dit libre, lorsqu'écarté de sa position d'équilibre et
abandonné à lui-même, effectue des oscillations.
3) Lorsqu'un oscillateur n'est soumis à aucune force dissipative: Il est non
amorti.
4) La durée d'une oscillation complète est une période
5) La Fréquence correspond au nombre d'oscillations par unité de temps
Solution
Vrai Faux
1) Un oscillateur est un système qui effectue un mouvement de translation
2) L'oscillateur est dit libre, lorsqu'écarté de sa position d'équilibre et
abandonné à lui-même, effectue des oscillations.
3) Lorsqu'un oscillateur n'est soumis à aucune force dissipative: Il est non
amorti.
4) La durée d'une oscillation complète est une période
5) La Fréquence correspond au nombre d'oscillations
Exercice 4
Ton petit frère possède un jeu constitué d’une ressort à spires non jointives, de masse négligeable, de
constante de raideur k et d’une voiturette de masse m accrochée à l’extrémité libre du ressort.
L’ensemble est posé sur une table horizontale où les frottements sont négligés.
La position du centre d’inertie de la voiturette peut être déterminée sur un axe horizontal (x’x) muni
d’un repère (O, 𝑖Ԧ). A l’équilibre, le centre d’inertie G de la voiturette se trouve à l’origine du repère.
Ton petit frère déplace la voiturette vers la gauche jusqu’à l’abscisse xo puis à l’instant to, il la libère
sans vitesse initiale. Le système {voiturette + ressort} se met alors à osciller.
x’ x
O 𝑖Ԧ
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1) Nomme les forces extérieures qui s’exercent sur la voiturette pour x ≠ 0.
2) Représente ces forces dans une position de G où x < 0.
3) Etablis l’équation différentielle du mouvement du système.
4) Détermine l’expression de x(t) sous la forme x = Xmcos(𝜔𝑜 t + 𝜑) et celle de v(t), en précisant
les valeurs numériques de Xm, 𝜔𝑜 et 𝜑.
1) Solution:
2) Les forces extérieures qui s’exercent sur la voiturette sont :
le poids 𝑃ሬԦ de la voiturette ; la réaction 𝑅ሬԦ du support ; la tension 𝑇
ሬԦ du fil.
3) Représentation de 𝑃ሬԦ, 𝑅ሬԦ et 𝑇
ሬԦ pour x < 0
𝑅ሬԦ
x’ ሬԦ
𝑇 O 𝑖Ԧ x
6
𝑃ሬԦ
Sin𝜑 = 0 𝜑 = 0 ou 𝜑 = 𝜋
𝑘
D’où 𝝋 = 𝝅 rad cad x(t) = Xmcos(𝜔𝑜 t + 𝜋) avec Xm = 0,15 m et 𝜔𝑜 = √𝑚
soit 𝝎𝒐 = 20 rad/s
Exercice 5
Lors d’une séance de TP, ton groupe étudie les oscillations mécaniques libres d’un pendule horizontal
afin de représenter son équation horaire.
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Le pendule est constitué d’un solide de masse m, de centre d’inertie G, attaché à libre d’un ressort
horizontal de raideur k. Il a un mouvement rectiligne horizontal. Au cours de ce mouvement, le solide
passe à la position initiale xo = 0 m avec une vitesse de valeur vo, orienté vers l’extrémité fixe.
Echelle : 1,5 cm pour 1 cm (en ordonnée) et 1cm pour 0,2 s (en abscisse)
Solution:
2𝜋 2𝑥3,14
2.1) Période propre To = 𝜔 AN To = = 0,8 s
𝑂 7,85
𝝅
Or 𝑋𝑚 > 0 ; d’où sin𝜑 > 0 cad 𝝋 = + 𝟐
0,5 0,5
Par conséquent, 𝑋𝑚 = 𝜔 𝑋𝑚 = 7,85 𝑥 1 𝑿𝒎 = 0,064m
𝑂 𝑠𝑖𝑛𝜑
𝝎𝟐𝒐 (𝟕,𝟖𝟓)𝟐
k= AN : k = = 616 N.m-1
𝒎 𝟎,𝟏
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𝝅
x(t) = 6,4.10-2cos(7,85t + 𝟐 )
3) Représentation de x(t)
IV. DOCUMENTATION
RESSORT DE SUSPENSION
1. Fonction
Le ressort de suspension est associé à la roue de chaque demi-train (train avant et train arrière) de
la voiture. Son rôle est important pour la tenue de route du véhicule.
Il absorbe les irrégularités de la route dans le but de:
• Maintenir les roues en contact avec le sol et permettre ainsi un bonne tenue de
route.
• Filtrer les chocs consécutifs à la déformation et aux aspérités de la route pour
assurer un confort acceptable aux passagers du véhicule et protéger les organes
mécaniques et la coque du véhicule.
2. Description
Il fait la liaison entre le châssis et les organes suspendus et les éléments des trains roulant non
suspendus, autrement dit tous les organes qui encaissent les chocs dus au contact avec la route.
Il est de forme hélicoïdale, en acier trempé, formé de plusieurs spires, ce qui rend son mouvement
élastique. L'énergie accumulée par les chocs dans les roues est progressivement dissipée dans les
oscillations. Il travaille de concert avec l'amortisseur qui limite ses oscillations.
Source: Google
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Niveau : Terminales C, D
CÔTE D’IVOIRE – ÉCOLE NUMÉRIQUE
Discipline : Physique-Chimie
THEME: ELECTRCITE
I. SITUATION D’APPRENTISSAGE
Un élève de la classe de Tle d’un Lycée Moderne assiste à des travaux de réparation d’une télévision dans
l’atelier de son ami. Le réparateur dispose entre autres matériels, d’une aiguille aimantée, d’un aimant et
d’une bobine. L’élève constate que lorsque l’aiguille aimantée est proche de l’aimant ou de la bobine
parcourue par un courant électrique, celle-ci dévie.
Pour comprendre ces observations, l’élève et ses camarades de classe décident, avec l’aide de leur
professeur, de faire des recherches en vue de définir l’espace champ magnétique, de représenter le vecteur-
champ magnétique et de déterminer ses caractéristiques.
I.2 Conclusion
La présence d'un aimant ou d'une bobine parcouru par un courant électrique en un lieu
modifie les propriétés de ce lieu. On dit qu'il y règne un champ magnétique
Exercice d'application:
Indique les pôles de l'aimant B,en tenant compte des sens de déplacment des deux aimants A et B,
N N
II.1 Définitions
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• Sources de champ magnétique :
– Les aimants
– Les courants
– La terre
II.4 LE SOLENOIDE
II.4.1 Définiton
Un solénoïde est une bobine dont la longueur L est au moins 10 fois supérieure à son rayon (L =
10×R)
• ⃗ est uniforme et a pour
A l’intérieur d’un solénoïde infiniment long, le champ magnétique B
caractéristiques :
Direction : celle de l’axe du solénoïde ;
Sens : donné par la règle du bonhomme d’Ampère ou toute autre règle d'orientation de l'espace (
main droite, doigts de la main droite)
N
Valeur: B = μ0 L I = 𝜇0 nI
avec N : nombre de spires ; n : nombre de spires par mètre ; 𝜇0 : perméabilité du vide.
𝜇0 = 4𝜋10−7 S.I
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II.2.2 Spectre d'un solénoide
Exercice d'application:
Un solénoide comporte n= 1000 spires par mètre. Elle est parcourue par un courant d'intensité I=2.0A.
Donnée:0=4.10-7SI
SITUATION D’EVALUATION
Au cours d’une séance de TP en classe de Terminale dans un Lycée, un groupe d’élèves doit utiliser un
solénoïde de longueur L, dont le nombre de spires N, réparti sur quatre (4) couches, n’est
malheureusement pas indiqué. Ces élèves mesurent alors la valeur du champ magnétique 𝐵 ⃗ à l’intérieur
du solénoïde en faisant varier l’intensité I du courant qui le traverse. Les résultats obtenus sont consignés
dans le tableau suivant :
I (A) 0 0,5 1 1,5 2 2,5 3
B(mT) 0 1,00 2,00 2,95 4,10 5 5,95
Le Professeur leur demande de tracer la courbe B = f(I) afin de déterminer le nombre de spires N du
solénoïde. Il leur donne : 0 = 4.𝜋.10-7 S.I. ; L = 40 cm ; échelle : 1 cm pour 1 mT et 2,5 cm pour 1 A
Etant membre du groupe, tu es désigné(e) pour présenter votre production.
1- Donne :
1.1- la définition d’un solénoïde ;
1.2- l’expression du champ magnétique créé à l’intérieur d’un solénoïde en fonction de la longueur L
du solénoïde, du nombre de spires N, de l’intensité I du courant et de la perméabilité du vide 0.
2- Trace la courbe B = f(I).
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4- Détermine :
4.1- le coefficient de proportionnalité k (exprimé en S.I.) ;
4.2- le nombre de spires par unité de longueur n ;
4.3- le nombre de spires N ;
4.4- le nombre de spires par couche.
Solution
1.
1.1 Un solénoïde est une bobine dont la longueur L est au moins 10 fois supérieure à son rayon (L =
10×R) B(mT)
N
1.2 B = 0 .I
L
2. Tracé de la courbe B=f(I)
3. la courbe est une droite passant par l’origine du repère donc le champ magnétique B est proportionnel à
l’intensité du courant I
4.
B
4.1-Le coefficient de proportionnalité k :B = k .I k = = 2.10–3mT
I
𝐾 2.10−3
4.2-Lenombre de spires par unité de longueur n : B = 0.n.I = kIn=.0= 4𝜋.10−7 n= 1592 spires/m
𝑁
4.3-Le nombre de spires N : n =. L N = n.L = 1592*0.4 N= 637 spires
𝑁
4.4-Le nombre de spire par couche est : 4 = 160spires
III. EXERCICES
Exercice 1
⃗ S.
Un solénoïde parcouru par un courant d’intensité I crée un champ magnétique B
1- Reproduis le schéma du solénoïde ci-contre et représente
1.1- les lignes de champ magnétique ;
1.2- le champ magnétique ⃗BS créé au centre de la bobine. I I
2- Indique le nom des faces du solénoïde sur le schéma.
Solution
⃗⃗⃗⃗
𝐵𝑆 . Lignes de champ
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I I Page 4 sur 8
Face Nord Face Sud
Exercice 2
Un solénoïde de longueur L = 40 cm comportant N = 1000 spires est traversé par un courant d’intensité
I = 2 A.
⃗ créé au centre du solénoïde.
Calcule la valeur du champ magnétique 𝐵
N 1000
Solution B = 0 .I A.N : B = 4π.10-7x 0,4 x5 B = 1,57.10-2 T
L
Exercice 3:
Un solénoide de longueur l=80cm, pparcouru par un courant électrique d'intensité I=2,5A génère un
champ magnétique de valeur B=12.0mT.
Donnée: 𝜇𝑜 =4.10-7SI
Solution:
Exercice 4
Au cours d'une expérience votre professeur de Physique- Chimie dispose une aiguille aimmantée au
centre O d'un solénoide. Vous constatez qu'à l'absence d'un courant électriqu dans les spires du solénoide,
la direction de l'aiguille est perpendiculaire à l'axe du solénoide. Mais quand le professeur fait passer un
courant dans les spires l'aiguille déve d'un angle =30°.
Le professeur vous demande d'exploiter les données.
Solution:
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⃗ 𝑜 :vecteur champ créé par le solénoide
𝐵
⃗ =𝐵
On a: 𝐵 ⃗𝑜+𝐵
⃗ℎ
⃗
𝐵
⃗ℎ
𝐵
⃗𝑜
𝐵
Exercice 5
Partie A
Un solénoide long parcouru par un courant I crée un champ magnétique ⃗⃗⃗
𝐵.
1. Reproduire le schéma du solénoide représente
1.1. Le champ magnétique à l’intérieur du solénoide
1.2. Le sens du courant dans le solénoide
1.3. Les lignes de champ dans le solénoide
2. Compléter le schéma en y indiquant les faces du solénoide
Partie B
A l’aide d’un teslamètre,on mesure le champ magnétique à l’intérieur d’un solénoide en fonction de
l’intensité de couranrt qui le parcourt. On obtient les mesures suivantes :
I (A) 0 1,0 2,0 3,0
B(mT) 0 2,0 4,01 6
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3. Donne l’expression de B en fonction de la longueur L, du nombre de spires du solénoide et de
l’intensité I du courant.
4. Détermine, à partir du graphique, la perméabilité du vide µ0.
Solution :
1. Schéma annoté
SONDE
SOLENOIDE TESLAMETRE
2.
2.1. Tracé de la courbe B=f (I)
2.2. La courbe est une droite passant par l’origine du repère. B est donc proportionnel à I ; d’où
B=kI, k étant le coefficient de proportionnalité que l’on peut déterminer.
IV. DOCUMENTATION
CHAMP MAGNÉTIQUE
En physique, dans le domaine de l'électromagnétisme, le champ magnétique est une grandeur ayant le
caractère d'un champ vectoriel, c'est-à-dire caractérisée par la donnée d'une norme, d’une direction et
d’un sens, définie en tout point de l'espace et permettant de modéliser et quantifier les effets magnétiques
du courant électrique ou des matériaux magnétiques comme les aimants permanents. La présence du
champ magnétique se traduit par l'existence d'une force agissant sur les charges électriques en mouvement
(dite force de Lorentz) et par divers effets affectant certains matériaux (diamagnétisme, paramagnétisme,
ferromagnétisme, etc.). La grandeur qui détermine l'interaction entre un matériau et un champ magnétique
est la susceptibilité magnétique. Les différentes sources de champ magnétique sont les aimants
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permanents, le courant électrique (c'est-à-dire le déplacement d'ensemble de charges électriques), ainsi
que la variation temporelle d'un champ électrique (par induction électromagnétique). Sauf exception, cet
article traite du cas du régime statique ou indépendant du temps, pour lequel le champ magnétique existe
indépendamment de tout champ électrique, soit en pratique celui créé par les aimants ou les courants
électriques permanents. Toutefois, en régime variable, c'est-à-dire pour des courants électriques non
permanents, ou des champs électriques variables, le champ magnétique créé, lui-même variable, est la
source d'un champ électrique, et donc ne peut être considéré de façon indépendante (cf. champ
électromagnétique).
Source: Wikipédia
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Niveau : Terminales CDE
CÔTE D’IVOIRE – ÉCOLE NUMÉRIQUE
Discipline : Physique-Chimie
THEME: ELECTRICITE
TITRE DE LA LEÇON : LOI DE LAPLACE
I. SITUATION D’APPRENTISSAGE
Lors de la lecture d’une revue scientifique, un élève de la classe de Terminale du Lycée Municipal 2
Attécoubé, apprend que lorsqu’une tige métallique parcourue par un courant électrique continu est plongée
dans un champ magnétique, elle subit une force électromagnétique. L’élève partage cette information avec
ses camarades de classe. Voulant en savoir plus, ces élèves entreprennent avec l’aide de leur professeur
de s’informer sur la force de Laplace, de déterminer ses caractéristiques et d’analyser quelques
applications de la loi de Laplace.
1.1.2. Observations
A la fermeture de l’interrupteur K, on fait les observations suivantes :
1.1.3. Conclusion
Le conducteur (ou la tige) subit une force électromagnétique. Le sens de cette force dépend de ceux
⃗ et I
de 𝐵
1.2.2 Observations
Lorsque la barre est parcourue par un courant électrique constant, elle se met en mouvement. Le sens
de son déplacement change selon le sens du courant électrique ou celui du champ B ⃗ .Sa vitesse
augmente avec l’intensité de courant.
1.2.2 Interprétation
La barre est soumise à une force électromagnétique dont la valeur dépend de l’intensité I du courant
électrique et celle du champ magnétique ⃗B.
1.2.3 Conclusion
Un conducteur placé dans un champ magnétique et traversé par un courant électrique constant subit
une force électromagnétique appelée force de LAPLACE.
2. Loi de Laplace
2.1 Énoncé
Un conducteur rectiligne de longueurℓ, parcouru par un courant électrique constant d’intensité I, placé dans
un champ magnétique uniforme 𝐵 ⃗ , est soumis à une force 𝐹 appelée force de LAPLACE d’expression :
⃗ ∧𝐵
𝐹 = 𝐼ℓ ⃗
- ⃗̂
valeur : 𝐹 = 𝐼. ℓ. 𝐵|𝑠𝑖𝑛𝛼| avec 𝛼 = ( ℓ ⃗ )
, 𝐵
Pour ⃗ℓ ⊥ 𝐵 ⃗̂
⃗ : 𝛼 = (ℓ ⃗ ) = 𝜋 ⇒ 𝑠𝑖𝑛𝛼 = 1 donc 𝐹 = 𝐼. ℓ. 𝐵
, 𝐵 2
Règle de la main droite
Activité d’application
Représente sur chacun des conducteurs placés dans l’espace champ magnétique ⃗⃗⃗
𝐵 délimité par le
rectangle, la force de LAPLACE.
CORRECTION
⃗
𝑭 ⃗
⊙𝐵
⃗
𝑭 ⃗
⊙𝐵
⃗
⊗𝐵 ⃗𝑭
𝑀(∆) (𝑃⃗) + 𝑀(∆) (𝑅⃗ ) + 𝑀(∆) (𝑃⃗0 ) + 𝑀(∆) (𝐹 ) + 𝑀(∆) (𝐹1 ) + 𝑀(∆) (𝐹2 ) = 0
Compte tenu de la forme des conducteurs AC et DE (arcs de cercle de centre O), les moments des forces
𝑅⃗ , 𝐹1 ,𝐹2 et 𝑃⃗0 sont nuls car leurs droites d’action coupe l’axe de rotation (∆) en O.
−𝑃 × 𝑑′ + 𝐹 × 𝑑 = 0 ⟺ 𝐹 × 𝑑 = 𝑃 × 𝑑′
Or 𝐹 = 𝐼ℓ𝐵 et 𝑃 = 𝑚𝑔
𝑚𝑔𝑑′
𝐼ℓ𝐵 = 𝑚𝑔 ⟹ 𝐵 =
𝐼ℓ𝑑
𝒎𝒈
Pour 𝑑’ = 𝑑 alors 𝑩 = 𝑰𝓵
3.2.2 Fonctionnement
A la fermeture du circuit, le rayon qui plonge dans la solution conductrice est traversé par le courant I et
subit la force de la Laplace. Si l’intensité de 𝐹 est grande, ce rayon sort de la solution et un autre y
pénètre. Les rayons se suivent ainsi les uns après les autres dans la solution et l’ensemble tourne dans le
sens de 𝐹 .
3.3 Haut-parleur
Un haut-parleur est un appareil qui transforme des courants
électriques en ondes sonores.
SITUATION D’ÉVALUATION
Au cours d’une séance de T.P. un groupe d’élèves de terminale, sous la supervision de leur professeur de
Physique – Chimie, réalise le montage schématisé ci-contre. OA est une tige de cuivre mobile autour de
l’axe horizontal (). Le groupe veut déterminer l’angle de déviation 𝛼 du fil dans différentes situations.
Les parties 1 et 2 sont indépendantes.
(∆)
1. Première partie
Précise ce qui se passe au niveau de la tige dans chacun des
cas suivants :
Correction
1. Première partie
1.1 Circuit fermé et la valeur de 𝐵⃗ est non nulle
La tige rectiligne de cuivre (tige OA) est déviée
⃗ est nulle
1.3 Circuit fermé et la valeur de 𝐵
La tige reste dans sa position d’équilibre verticale.
2. Deuxième partie + 𝑶
2.2 Les conditions d’équilibre de la tige OA autour d’un axe fixe (∆).
Lorsque la tige OA est en équilibre autour d’un axe de rotation(∆) fixe alors :
∑ 𝐹(𝑒𝑥𝑡) = ⃗0&
∑ 𝑀(∆) (𝐹𝑒𝑥𝑡 ) = 0
III. EXERCICES
Exercice 1 :
Un conducteur rectiligne de 0,4m de longueur et parcouru par un courant constant d’intensité 12A est
placé dans un espace où règne un champ magnétique uniforme 𝐵 ⃗⃗⃗ de valeur B=0,25T.
Déterminer la valeur de la force magnétique qui s’exerce sur le conducteur quand il fait avec les lignes
de champ un angle de 30° puis de 45°.
Solution:
⃗ )=IlBsin
En norme, on a F=IlBsin(I𝑙 ,𝐵
Si =45° F=0.86N
Exercice 2
Une balance de Cotton possède un conducteur actif de 3cm traversé par un courant de 8A et placé
perpendiculairement au vecteur-champ B dont on veut mesurer la valeur.
Déterminer la masse m du corps à placer dans le plateau pour équilibrer la balance lorsque B= 0,5T ;
Solution :
𝐼𝑙𝐵
m = A.N. m=0.012kg
𝑔
Une portion de conducteur de longueur d, traversé par un courant électrique constant d’intensité I, est
plongée dans un espace où règne champ magnétique uniforme 𝐵 ⃗ .
3. Détermine le moment de la force de Laplace par rapport à un axe passant par Ai et parallèle
au champ magnétique.
A2
A1
I
⃗
𝐵 ⃗
𝐵 ⃗
𝐵
I
A3 A4
I
2d
Solution:
2. Valeur de 𝐹 2. Valeur de 𝐹
F=IdB=0.04N F=IdB=0.04N
Moment de 𝐹 / A1 Moment de 𝐹 / A2
3eme cas
1. Représentation de 𝐹
3. Moment de 𝐹 : M (𝐹 )=F*d=0.008N.m.
Tu es élève en classe de TC. Ton groupe de TP est choisi est choisi pour déterminer la valeur du champ
magnétique 𝐵 ⃗ dans l’entrefer d’un aimant en U. Pour cela votre professeur de Physique-Chimie met à
votre disposition le dispositif de la balance de Cotton et tout le matériel nécessaire. Le groupe réalise le
dispositif expérimental et sous la supervision du professeur, il effectue les mesures dont les résultats sont
consignés dans le tableau suivant.
En tant que porte-parole du groupe il t’est demandé de répondre aux questions suivantes.
2- Montre que les forces de Laplace s’exerçant sur les portions AD et BC n’ont aucune
influence sur l’équilibre de la balance.
A
Zone d’action de I
C D
I
ℓ m
L L
Solution:
1. I va de C à D et la force magnétique est descendant. Selon l'une des règle,𝐵 ⃗ est sortant.
2. Les forces s'exerçant sur les parties AD et BC (arc de cercle) ont leur droite d'action rencontre
l'axe de rotation du fléau donc elles n'ont aucune influence.
m (mg)
C'est une droite qui passe par l'origine du repère donc I est proportionnel à m: I=k.m.
3.90−1.50
K=0.0025−0.0010=1600A/kg
5. Par identification,
𝑔 𝑔 𝑔
I=k.m=𝑙𝐵m ce qui donne k= 𝑙𝐵 d'où B=𝑘𝑙 A.N. B=0,215T
Au cours de cette activité il est demandé aux élèves rapidité et justesse des réponses données. Les élèves
seront notés et le vainqueur désigné sera le groupe qui aura eu la plus grande note.
Un conducteur de longueur l et de masse m, est susceptible de tourner autour d’un axe passant par le
point A. Dans sa position d’équilibre, le conducteur fait un angle α avec la verticale. Il est alors parcouru
par un courant constant d’intensité I. La portion du conducteur soumise au champ magnétique est
symétrique par rapport à son centre d’inertie G.
A
I
α
h
G
ℎ 𝐼ℎ𝐵
1. F=IlB avec h=lcosα d’où l=𝑐𝑜𝑠α et F=𝑐𝑜𝑠α
2. Les forces réagissant sur la tige
• Force de Laplace 𝐹
• Poids du conducteur 𝑃⃗
• Réaction du support 𝑅⃗
3. A l’équilibre de la balance : ΣM (𝐹 ext.)=0
⃗⃗ )=0 car 𝑹
M(𝑹 ⃗⃗ rencontre l’axe de rotation
𝒎𝒈𝒍𝒔𝒊𝒏α
⃗⃗ )=
M (𝑷 𝟐
⃗ ) = - 𝐼ℎ𝐵𝑙
M (𝑭 2𝑐𝑜𝑠α
𝒎𝒈𝒍𝒔𝒊𝒏α 𝐼ℎ𝐵𝑙
ΣM (Fext.)=0 soit - =0
𝟐 2𝑐𝑜𝑠α
4.
𝒎𝒈𝒔𝒊𝒏𝟐α
I= 𝟐𝒉𝑩
A.N. I=1,36 A
IV. DOCUMENTATION
COURANTS DE FOUCAULT
On appelle courants de Foucault les courants électriques créés dans une masse conductrice, soit par la
variation au cours du temps d'un champ magnétique extérieur traversant ce milieu (le flux du champ à
travers le milieu), soit par un déplacement de cette masse dans un champ magnétique. Ils sont une
conséquence de l'induction électromagnétique.
Les courants de Foucault sont responsables d'une partie des pertes (dites pertes par courants de
Foucault) dans les circuits magnétiques des machines électriques alternatives et des transformateurs.
C'est la raison pour laquelle les circuits magnétiques sont constitués de tôles feuilletées afin de limiter
ces courants et les pertes par effet Joule qui en découlent, ce qui améliore le rendement global des
transformateurs.
Le champ magnétique variable au cours du temps est responsable de l'apparition d'une force
électromotrice à l'intérieur du milieu conducteur. Cette force électromotrice induit des courants dans la
masse. Ces courants ont deux effets :
Chauffage
Le chauffage par induction est produit par les courants de Foucault induits dans la pièce à chauffer. Ce
type de chauffage est donc réservé aux matériaux conducteurs d’électricité. Il est par exemple utilisé
dans les plaques de cuisson à induction, ou en métallurgie, où les fours à induction peuvent chauffer les
lingots de métal jusqu'à leur température de fusion.
Brasage
Dans le cas du brasage par induction, on place les éléments à braser dans un champ électromagnétique
puissant pour chauffer les pièces ainsi que le métal d'apport.
Autres applications
• comptabiliser la consommation électrique, dans les anciens compteurs ERDF (à roue dentée) ;
• réaliser des capteurs de distance sans contact. Ils sont généralement constitués d'une bobine excitée à
haute fréquence (de 200 kHz à 2 MHz) ; la proximité d'une pièce conductrice en modifie
l'impédance ; la mesure de cette impédance permet de déterminer la distance de la pièce mesurée ;
• le contrôle non destructif, par exemple pour la détection des fissures dans les pièces métalliques
comme les rails ferroviaires ou les pièces métalliques d'avion soumises à des contraintes répétées.
En cas de défaut interne, les courants de Foucault sont différents, ce qui se traduit par une
modification du champ magnétique induit. Un exemple est le contrôle de la qualité de fabrication
des lames des armes d'escrime sportive5 ;
• afficher la vitesse d'un véhicule par tachymètre : un aimant est relié à la sortie de la boite de
vitesses et entouré d'un tube fait d'un métal conducteur allant de ladite boite jusqu'au compteur sur
lequel est fixé une aiguille. Le tube, pivotant autour de son axe, est retenu par un ressort en spirale
chargé de ramener l'aiguille à zéro. Plus la roue tourne vite, plus la force exercée sur la rotation du
tube est grande, et plus l'aiguille du compteur s'éloigne de sa position initiale ;
• le fonctionnement de certaines dynamos de vélo : un aimant est mis en rotation par l'effet des
courants de Foucault dans la jante de la roue. Cet aimant permet ensuite de générer de l’énergie pour
alimenter une lumière6. Contrairement aux dynamos traditionnelles, l'entrainement de l'aimant se fait
ainsi sans contact.
Source : Wikipédia
PHYSIQUE-CHIMIE
THEME : ELECTROMAGNETISME
I. SITUATION D’APPRENTISSAGE
Des élèves en classe de Terminale C au Lycée Moderne de Séguéla ont découvert dans une revue scientifique,
l’information suivante : « la génératrice de bicyclette est un appareil très simple : une bobine de fil conducteur
et un aimant. La rotation de l’aimant devant la bobine crée un courant électrique induit : c’est l’induction
électromagnétique ». Afin de s’approprier cette information, avec leurs camarades de classe ils veulent
expliquer le phénomène d’induction électromagnétique, comprendre les lois de l’induction électromagnétique
et appliquer la loi de Lenz à un circuit soumis à une variation de flux magnétique.
+ Sens positif
Remarque : Si le circuit est parcouru par un courant électrique, le sens positif est celui du courant électrique.
1.2Flux magnétique
Soit un circuit fermé, plongé dans un champ magnétique uniforme B ⃗ , on appelle flux magnétique du champ
⃗B, à travers cet circuit, la grandeur algébrique définie par :
𝜙= ⃗B.S⃗ = [Link]
⃗B
𝜃 ⃗S
Remarque :
• L’unité légale du flux magnétique est le Weber (Wb).
• Le flux magnétique se mesure à l’aide d’un fluxmètre.
• Pour N spires, 𝜙 = N B S cos.
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Activité d’application
Une bobine plate de rayon moyen r = 2,5 cm et comportant N= 50 spires est plongé dans un
champ magnétique uniforme de valeur B= 0,02T.
Calculer le flux magnétique à travers la bobine.
Solution
La solution dépend de l’orientation de la bobine
1er Cas 2e Cas
𝜃 =60° ⃗B 𝜋
Représentons ⃗S 𝜙= N B S cos(2 + 𝜃)
𝜋 𝜃 =60° ⃗B
𝜙 = N B S cos( 2 − 𝜃) 𝜙 = - N B r2sin
𝜙 = N B r2sin ⃗S 𝜙= - 1,7.10-3Wb
∆𝜙= 1,7.10-3 Wb
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2.1.3 Variation de la surface du circuit induit
𝑣
m
A
N
Conducteur mobile sur les rails deLaplace
- +
6V
Galvanomètre
Déplacement de la bobine inductrice
- +
6V
Ouverture et fermeture du circuit dans
la bobine inductrice
2.2Conclusion
Un courant induit est créé dans un circuit fermé, chaque fois qu’il y a une variation du flux magnétique dans
le circuit. Ce courant induit ne dure que le temps de la variation du flux.
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3. Lois de l’induction électromagnétique
3.1 Loi de Lenz
Le sens du courant induit est tel que par ses effets, il s’oppose à la cause qui lui donne naissance.
Remarque :
La loi de Lenz permet de prévoir le sens du courant induit.
Activité d’application
1. Cite deux manières différentes de faire varier un champ magnétique en un point de l'espace.
2. En appliquant la loi de Lenz, prévois le sens du courant induit dans les cas suivants :
(a) (b)
(1)
N S (1) S N
(2) (2)
corrigé
1. On peut faire bouger un aimant ou bien une bobine parcourue par un courant par rapport au lieu choisi.
On peut faire varier l’intensité du courant dans un conducteur placé à proximité du lieu choisi.
2. (a) Sens 1. (b) Sens 1.
R
𝐝𝛟
Lorsque le circuit est ouvert i = 0, u = - e = .
𝐝𝐭
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[Link]é d’électricité induite
𝑑𝑞 1 dϕ 1 1 𝜙f : flux final
i= = -R+r dt → dq = - 𝑅+𝑟 d𝜙et par intégration Q = - 𝑅+𝑟 (𝜙f –𝜙i) 𝜙i : flux initial
𝑑𝑡
N S S N
a b
4.4.2. Par la loi de Faraday.
On choisit un sens positif qui donne le vecteur surface S.
⃗ .S⃗
Pour N spires, le flux est : 𝜙 = NB soit𝜙 = NBScosθ
𝑑𝜙
D’après la loi de Faraday e = − 𝑑𝑡
• La loi de Faraday permet de déterminer le sens et l’intensité du courant induit.
• Si e > 0 alors le courant induit circule dans le sens positif choisi.
• Si e < 0 alors le courant circule dans le sens opposé au sens positif.
𝑑𝜙
• e = − 𝑑𝑡 : le signe (−) traduit la loi de Lenz compte tenu des conventions de signe adopté.
• i le circuit est fermé, il y a apparition d’un courant induit ; s’il est ouvert, on n’aura pas de courant
induit mais la f.é.m. existe toujours.
Activité d’application
Une bobine comporte N=100 spires de rayon moyen r = 4 cm. Elle est 𝐵(𝑇)
⃗
𝐵
placée dans un champ magnétique parallèle à son axe et qui varie 0,04
+
linéairement de 0,04 T à 0,00T en 0,1 s(voir figure). 𝑆
Calculer la f.é.m. d’induction qui apparait aux bornes de la bibine. 𝑡(𝑠)
0,1
Solution
Calculons la f.é.m. d’induction qui apparaît aux bornes de la bobine :
𝜙= N B S avec B = a.t + b
𝑑𝜙 𝑑𝐵
Or 𝑒 = − 𝑑𝑡 = - N S 𝑑𝑡 = - N. S. a
∆𝐵
De plus : a = = - 0,4 T. s-1
∆𝑡
D’où : e = - N. 𝜋r2a = 0,2 V
Remarque: e > 0 donc le courant induit circule dans le sens positif.
Méthode de résolution :
Pour résoudre un problème portant sur les courants induits, on oriente arbitrairement le circuit. Cette
orientation donne le sens de ⃗S et détermine le signe de ϕ.
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5. APPLICATIONS DE L’INDUCTION ELECTROMAGNETIQUE
5.1 Les transformateurs
5.1.1 Généralités
Un transformateur est constitué de deux bobines placées face à face sur un circuit magnétique.
• L’une des bobines est branchée à une source alternative de courant : c’est le circuit primaire ; elle
constitue l’inducteur.
• Les variations alternatives du flux magnétique engendré par le primaire créent un champ magnétique
dans l’autre bobine et donnent naissance à une f.é.m. induite alternative : cette bobine est le
secondaire ou l’induit.
Les transformateurs ne fonctionnent pas en courant continu.
E1 S1
Primaire
E2 S2
U1 U2 ou
Secondaire
U1 = 6 V U2 = 3 V N1 = 66 spires N2 = 33 spires
𝑈2 𝑁2
= 0,5 = 0,5
𝑈1 𝑁1
𝑈 𝑁
On a : 𝑈2 =𝑁2: C’est le rapport de transformation
1 1
Remarque :
𝑁
• Si 𝑁2< 1 alors U2< U1 : le transformateur est dit abaisseur de tension.
1
𝑁2
• Si 𝑁 > 1 alors U2> U1 : le transformateur est dit élévateur de tension
1
𝑁2
• Si 𝑁 = 1 alors U2 = U1 : on a un transformateur d’isolement.
1
Activité d’application
Les valeurs efficaces des tensions primaire et secondaire d’un transformateur parfait sont : U1=220 V et U2=
24 V.
1. Détermine le rapport de transformation et le nombre de spires du secondaire, si le primaire en compte
1000.
2. Le primaire est alimenté en courant alternatif sinusoïdal d’intensité efficace I1=0,5 A. Calcule la valeur
efficace d’intensité du courant secondaire.
corrigé
𝑁 𝑈
1. 𝑘 = 𝑁2 = 𝑈2 ; A.N : 𝑘 = 0,109
1 1
𝑁
2. 𝑘 = 𝑁2 ⟹ 𝑁2 = 𝑘𝑁1 ; A. N : 𝑁2 = 109 𝑠𝑝𝑖𝑟𝑒𝑠
1
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𝐼 𝐼1
𝑘 = 𝐼1 ⟹ 𝐼2 = ; 𝐼2 = 4,58 𝐴
2 𝑘
Aimant
Rotation
Bobine
Exemples :
- les freinages des véhicules lourds
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Utilisation :
ce micro trouvera sa place sur scène où la qualité du son est moins importante qu’en studio. Les micros
adaptés à la voix ont une courbe de réponse remontée vers 5 000 Hz pour donner une meilleure intelligibilité
et proposent généralement un filtre antivent et pop (atténuation des plosives et des sifflantes).
L’alternateur est constitué d’une bobine fixe devant laquelle un aimant est animé d’un mouvement de
rotation ( θ varie) alors une f.e.m. induite apparait aux bornes de la
bobine qui devient une génératrice de tension alternative.
On sait que 𝜙 = NBScosθ.Si θ = ωtalors𝜙 = NBScosωt
𝑑𝜙
En plus 𝑒 = − 𝑑𝑡 d’où𝑒 = NBSωcosωt
𝑒est une tension alternative sinusoïdale
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SITUATION D’EVALUATION
Dans le cadre des travaux dirigés, le professeur de physique-chimie veut vérifier la connaissance des
élèves dans la représentation graphique de la force électromotrice induite après avoir déterminer sa valeur
pour une variation du temps.
Dans cette épreuve, un solénoïde possède deux enroulements entrelacés de rayon r =2.5 cm et de
longueur l = 41.2 cm. Le premier enroulement comporte 𝑁1 = 200𝑠𝑝𝑖𝑟𝑒𝑠𝑒𝑡𝑙𝑒𝑑𝑒𝑢𝑥𝑖è𝑚𝑒𝑒𝑛𝑟𝑜𝑢𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡𝑁2 =
100 𝑠𝑝𝑖𝑟𝑒𝑠
L’enroulement (1 ) est parcouru par un courant d’intensité 𝑖1 𝑣𝑎𝑟𝑖𝑎𝑏𝑙𝑒 . (voir figure)
On donne : 𝜇0 = 4𝜋10−7 𝑆𝐼
𝑖1 (mA)
50
1 2 3 4 5 t(ms)
-50
1- Donne l’expression
1.1- de la valeur du champ magnétique 𝐵 ⃗ 1créé par l’enroulement (1) en fonction de 𝜇0 , 𝑁1 , 𝑙𝑒𝑡𝑖1 .
1.2- du flux magnétique à travers l’enroulement (2) en fonction de 𝜇0 , 𝑁1 , 𝑙 , 𝑖1 , 𝑁2 𝑒𝑡𝑟.
2- Détermine la force électromotrice induite 𝑒2 𝑝𝑜𝑢𝑟𝑙 ′ 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑣𝑎𝑙𝑙𝑒𝑡 ∈ [0; 5]𝑚𝑠.
3- Représente graphiquement 𝑒2 (𝑡). 1𝑐𝑚 ↔ 2𝑚𝑉
Echelle :
1𝑐𝑚 ↔ 1𝑚𝑠
Solution
1-Expression
𝑁1
1.1- Valeur de 𝐵1 = 𝜇0 𝑖1
𝑙
1.2- Du flux magnétique à travers l’enroulement (2) 𝛷 = 𝑁2 𝐵1 𝑆𝑜𝑟𝑆 = 𝜋𝑟 2
𝑑𝑜𝑛𝑐𝑙 ′ 𝑒𝑥𝑝𝑟𝑒𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛𝑑𝑢𝑓𝑙𝑢𝑥𝑐𝑟éé𝑝𝑎𝑟𝑙 ′ 𝑒𝑛𝑟𝑜𝑢𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡(1)à𝑡𝑟𝑎𝑣𝑒𝑟𝑠𝑙 ′ 𝑒𝑛𝑟𝑜𝑢𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡(2)𝑒𝑠𝑡
𝑁1 𝜋𝑁1 𝑁2
𝛷 = 𝑁2 𝜇0 𝑖1 × 𝜋𝑟 2 soit𝛷 = 𝜇0 𝑟 2 𝑖1
𝑙 𝑙
2- Déterminons la f.é.m. induite 𝑒2 𝑠𝑢𝑟𝑡 ∈ [; 5𝑚𝑠]
𝜋𝑁1 𝑁2 2
𝑑𝛷 𝑑 (𝜇0 𝑟 𝑖1 ) 𝑑𝑖1 𝜋𝑁1 𝑁2
On sait que 𝑒2 = − 𝑑𝑡 = − 𝑙
= −𝑘 avec k = 𝜇0 𝑟 2 = 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑙
𝑑𝑖1
Soit k=.1,2.10−4 ,donc𝑒2 = −1,2. 10−4 𝑑𝑡
𝑑𝑖1 0,05−(−0,05)
*Pour 𝑡 ∈ [0; 2𝑚𝑠]; = = 50 𝐴⁄𝑠 => 𝑒2 = −1,2. 10−4 × 50 = −0,006 𝑉
𝑑𝑡 0.002−0
𝑑𝑖1
*Pour 𝑡 ∈ ]2; 3𝑚𝑠[; = 0 𝑑𝑜𝑛𝑐𝑒2 = 0 𝑉
𝑑𝑡
𝑑𝑖1 −0,05−0,05)
*Pour 𝑡 ∈ ]3; 5𝑚𝑠] ; = 0.005−0,003 = −50 𝐴⁄𝑠 => 𝑒2 = −1,2. 10−4 × (−50) = 0,006 𝑉
𝑑𝑡
3 –Représentation graphique de 𝑒2 (𝑡)
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𝑒2 (V)
0,006 𝑒2
1 2 3 4 5 t(ms)
-0.006 𝑒2
III. EXERCICES
Exercice 1
Une bobine, comportant N = 150 spires, de rayon r =10 cm, plongée dans un champ magnétique uniforme 𝐵 ⃗,
⃗ 𝑒𝑡𝑆 aient le même sens.
parallèle à son axe, de valeur B = 0,1 T. La bobine est orientée de telle sorte que 𝐵
⃗ 𝑒𝑡𝑆 vaut :
1- L’angle 𝛼 entre 𝐵
𝜋
a) 𝛼 = 𝜋𝑟𝑎𝑑, b)𝛼 = 0 rad ; c) 𝛼 = 2 𝑟𝑎𝑑
2- L’expression du flux est :
a) 𝛷 = 10 𝐵. 𝑆 ; b) 𝛷 = 100 𝐵. 𝑆 c)𝛷 = 150 𝐵. 𝑆
3- Le flux magnétique à travers la bobine est :
a) 𝛷 = 0.47 𝑊𝑏 ; b) 𝛷 = 4,71𝑊𝑏 c) 𝛷 = 0.31𝑊𝑏
Solution
1-b ; 2-c ; 3-a
Exercice 2
1. Dans le phénomène d'induction, la source de champ magnétique se nomme :
a) l'induit ;
b) l'inducteur ;
c) l'inductance.
3. Une tension induite apparaîtra aux bornes d'un circuit plongé dans un champ magnétique :
a) de faible intensité ;
b) de forte intensité ;
c) intensité variable.
4. Une bobine est soumise à un champ magnétique uniforme et constant. Pour qu'il y ait induction, il faut
que :
a) la bobine possède un nombre élevé de spires ;
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b) l'axe de la bobine soit de même direction que le champ magnétique ;
c) la bobine se déplace perpendiculairement au champ magnétique.
5. La loi de Lenz nous dit, entre autre, que le courant induit produit à son tour un champ magnétique qui
s'oppose :
a) au champ magnétique inducteur ;
b) à la variation du champ magnétique ;
c) à la variation de la tension.
Recopie le numéro de la proposition suivi de la lettre qui correspond à la bonne réponse dans chaque cas.
Solution :
1. b) ; 2. a) ; 3. c) ; 4. c) ; 5. b)
Exercice 3
Ce dispositif est constitué de deux rails conducteurs parallèles, de résistance négligeable séparés par une
distance ℓ = 25 cm et placés dans un plan horizontal.
M’
⃗B
R ℓ
Une tige métallique rigide, de masse négligeable, perpendiculaire aux rails se déplace sans frottement dans
une direction parallèle aux rails, à la vitesse constante
𝑣= 10m.s-1 de gauche à droite.
La résistance de la tige de longueur ℓ est r = 0,5Ω.
Les deux rails sont reliés par un conducteur ohmique de résistance R = 0,5Ω.
L’ensemble du dispositif est placé dans un champ magnétique ⃗B, d’intensité B = 1 T, perpendiculaire au
plan des rails.
Votre professeur vous demande d’exploiter le phénomène résultant de ce dispositif.
1. Sens du courant induit.
1.1 Rappelle la loi de Lenz.
1.2 Précise et justifie le sens du courant induit dans le dispositif.
2. Exprime le flux du champ magnétique lors du déplacement de la tige dans le dispositif en fonction de
B, ℓ, 𝑣 et de la date t.
3. Calcule la force électromagnétique d’induction et l’intensité du courant induit.
corrigé
1.1
1.2 Lors du déplacement de la tige M’M, chaque électron de M’M
est entrainé à la vitesse 𝑣. Il est donc soumis à la force de Lorentz 𝐹 = −𝑒𝑣 ∧ 𝐵 ⃗ dirigée de M vers M’. Le
courant induit circule dans le sens contraire de celui des électrons. C'est-à-dire de M’ vers M.
M’ M’
⃗
F 𝑣 ⃗’
F
R B
⃗ ⨀ i R
⃗B ⨀ i
M
M
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OU
D’après la loi de Lenz, le courant induit par son sens s’oppose à la cause qui lui a donné naissance. Ici, le
courant induit est dû au déplacement de la tige de la gauche vers la droite. Le courant induit sera donc à
l’origine d’une force électromagnétique ⃗F′ = 𝑖. ⃗ℓ ∧ 𝐵
⃗ qui va s’opposer à ce mouvement donc qui sera dirigé
⃗ étant orienté vers le haut, pour queF
de la droite vers la gauche. 𝐵 ⃗ soit dirigé vers la gauche, 𝑖 doit circuler
de M’ vers M ( règle de l’observateur d’Ampère)
2.
⃗ ⨀
𝐵 M’
R +
𝑛⃗ M
𝑥
0 𝑥
(t=0) (t)
𝑑𝜙
3. 𝑒 = − = 𝐵ℓ𝑣 ; 𝑒 = 2,5 𝑉
𝑑𝑡
B.ℓ.v
𝑖= = 2,5𝐴 (sens arbitraire de M vers N).
R+r
Exercice 4
Au cours d’une séance de travaux dirigés, le Professeur de Physique-Chimie utilise dans un montage, un
solénoïde (a) et une bobine et (b). La bobine comportant N2 = 100 spires est placée à l’intérieur du
solénoïde (de rayon r = 2,5cm, de longueur ℓ= 41,2cm et comportant N1=200 spires. Le solénoïde et la
bobine ont le même axe médian. (voir figure 1)
Le solénoïde est parcouru par un courant électrique d’intensité variable 𝑖 comme l’indique la représentation
de la de la figure 2.
(S)
𝑖 (b)
+
P Q
(a)
Figure 1
𝑖(mA)
50
0 1 2 3 4 5 t (ms)
-50
Figure 2
Le professeur demande à ses élèves de déterminer et de représenter la f.é.m. induite dans la bobine (b).
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Tu es élève de la classe et ta production est attendue.
1. Donne l’expression de l’intensité B du champ magnétique créé par le solénoïde en fonction de 𝜇0 ; N1 ;
r ; ℓet 𝑖1 .
2. Exprime le flux magnétique à travers la bobine en fonction de𝜇0 , N1, N2, r, ℓ et i1.
3. Détermine la f.é.m. induite 𝑒2 lorsque 0 < t < 2ms ; 2ms<t<3ms ; 3ms < t < 5ms.
4. représenter 𝑒2 (𝑡) sur le même graphique.
corrigé
μ N i i
1. B = 0 ℓ1 1 ; 2. ϕ = μ0 . N1 . N2 . πr 2 ℓ1
3. 0 < t< 2ms : e = -6mV ; 2ms < t <3ms : e=0mV ; 3ms < t < 5ms : e = 6mV
Exercice 5
Un solénoïde parcouru par un courant d’intensité i est placé dans un champ magnétique uniformeB ⃗ , de
norme B = ki (figure). On met à l’intérieur du solénoïde une bobine plate à N spires d’aire S. La normale au
⃗ . Le courant
plan de la bobine est parallèle à l’axe du solénoïde; on oriente cette normale dans le sens de B
i(t) a la forme représentée sur la figure.
Y1
oscillographe
solénoïde
R G.B.F
i(t)
2mA
corrigé
1. ϕ = N. B. S = N. S. k. i
dϕ di di
2. e = − dt = −N. S. k dt ⟹ e = −5. 10−3 dt ?
di
0 < t < 0,2ms, dt = 10A/s ⟹ e = −0,05V.
di
02ms < 𝑡 < 0,4𝑚𝑠, dt = −10A/s ⟹ e = 0,05V.
3. L’oscillographe ne se laisse pas traverser par le courant électrique, e (V)
par conséquent, la tension observée est soit 0,05V soit -0,05V. 0,05
4. Voir graphique ci-dessus. 0,4
0 0,2 t (s)
-0,05
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IV. DOCUMENTATION
La tête d’écriture est le plus souvent inductive. Constituée d’un électroaimant, cette dernière peut, suivant le
sens du courant dans la bobine, appliquer aux différents domaines du disque des champs magnétiques
opposés. L'objectif étant d’appliquer un champ magnétique assez fort pour dépasser l’aimantation rémanente
du matériau ferromagnétique et ainsi permettre au domaine magnétique de garder son aimantation en
absence de champ magnétique.
Des recherches sont effectuées depuis les années 90 sur des molécules ayant leur propre aimantation :
les aimants moléculaires. A basse température, ces molécules ont des propriétés similaires à celles des
aimants et peuvent ainsi être considérées comme des particules magnétiques de très petite taille, idéales pour
mettre en place de meilleurs dispositifs de stockage d'informations.
Sources : [Link]
Pour des exercices de renforcement, vous pouvez consulter les sites et ouvrages suivants :
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
Physique Terminales CDE Arex
Physique Terminale C Eurin-Gié
[Link] (Ce document ne peut être vendu sous aucune condition- Tout contrevenant s’expose à des poursuites judiciaires) Page 14 sur 14