Bassin de Doba : Géologie et Hydrocarbures
Bassin de Doba : Géologie et Hydrocarbures
CHAPITRE I : GENERALITES
INTRODUCTION
Le bassin de Doba se présente comme une entité géologique clé au sein du système
de rift d'Afrique centrale, caractérisé par un cadre structural complexe résultant de
multiples phases tectoniques et une épaisse séquence de sédiments crétacés et
cénozoïques principalement non marins. Son histoire géologique, intimement liée à la
dislocation du Gondwana, a été fortement influencée par l'interaction entre la tectonique
et le climat. Le bassin revêt une importance économique majeure pour le Tchad en
raison de ses réserves substantielles de pétrole brut, jouant un rôle central dans
l'industrie pétrolière du pays et son économie globale.
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figure 1 illustre clairement la localisation du bassin de Doba à l'intérieur du Tchad et
son appartenance au système de rift d'Afrique centrale.
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influencée à la fois par l'activité tectonique et les variations climatiques, a abouti à une
épaisse séquence sédimentaire recouvrant un socle métamorphique précambrien. Ce
bassin caractérisé par une série de grabens et horts orientés globalement NE-SW,
définissent les principaux pièges structuraux, souvent en relation avec des failles
bordières et des dômes anticlinaux induits (Diad Ahmad, 2022)
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Formation Âge (Approximatif) Lithologie Épaisseur (Ordre
de grandeur)
Principale
(Tertiaire-Quaternaire
dans la fosse de Doba)
sédiments lacustres
(shales), grès,
mudstones (Roche
mère)
sédiments lacustres
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Tableau 1 : Colonne Stratigraphique du bassin de Doba
Drainage gravitaire
Drainage par compaction du réservoir
Water drive
Gas cap drive
Lorsque l'énergie naturelle du réservoir n'est plus suffisante pour maintenir des taux de
production économiques, des méthodes de récupération secondaire sont mises en œuvre.
L'objectif principal est de restaurer ou de maintenir la pression du réservoir et de
déplacer l'huile résiduelle vers les puits producteurs en injectant des fluides. Les deux
méthodes secondaires les plus courantes sont :
L'injection de gaz est une autre méthode secondaire couramment utilisée et consiste
à introduire des gaz (gaz naturel, azote, dioxyde de carbone) dans le puits. Cette
technique vise à maintenir la pression du réservoir et à déplacer le pétrole vers les puits
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producteurs. L'injection de gaz peut également réduire la viscosité de l'huile, facilitant
ainsi son écoulement. Le mécanisme d'augmentation de la production repose sur
l'augmentation de la pression dans le puits et la réduction de la viscosité de l'huile,
permettant à cette dernière de s'écouler plus facilement. Cette méthode est appropriée
pour les réservoirs d'huile légère, de condensats et d'huile volatile dans les formations
carbonatées.
Le mot miscible signifie que deux fluides peuvent se mélanger et former une seule
phase. Dans le contexte des (EOR), la méthode miscible consiste à injecter un fluide
(gaz ou solvant) qui se mélangera complètement au pétrole dans le réservoir. Ce
mélange réduira considérablement la viscosité du pétrole et favorisera sans doute
l’augmentation de sa récupération en facilitant ainsi son déplacement vers les puits
producteurs. Trois principaux types de gaz sont fréquemment utilisés à l’instar de :
L’injection de CO2 qui est le plus utilisé des gaz miscibles car il se
dissout facilement dans le pétrole. Le fait gonfler(expansion) et diminue
sa viscosité
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L’injection du N2 il est moins efficace en miscibilité que le CO2. Son
action est d’évaporer les hydrocarbures légers, créant ainsi une interface
miscible huile-gaz, qui améliore le déplacement du pétrole. Son avantage
est qu’il soit non corrosif et peu couteux à produire
Méthode chimique
C’est une méthode EOR utilisé généralement dans les gisements contenant des
hydrocarbures légers, elle consiste à utiliser des mécanismes tel que l’injection de
polymère, des surfactants et des alcalins pour déplacer l'huile en diminuant le rapport de
mobilité (échelle macroscopique) et/ou en diminuant la tension interfaciale pour réduire
les forces capillaires qui piègent l'huile résiduelle (échelle microscopique). (Mahdjoub
Araibi, 2019)
L’addition de polymères pour augmenter la viscosité de l'eau à injecter est l’un des
procédés les plus simple, il est connu sous le nom « polymer flooding ». L’injection
d’un mélange eau polymères va tout simplement augmenter la viscosité de l’eau
d’injection (waterflooding) afin d’améliorer le rapport de mobilité par une augmentation
des forces visqueuses, même si l'efficacité au niveau microscopique (mobilisation de
l'huile piégée) n'est théoriquement pas modifiée. En effet, l'augmentation de viscosité
n'est théoriquement pas suffisante à elle seule pour contrebalancer les forces capillaires
et contribuer au dépiégeage des gouttes d'huiles résiduelles.
Le surfactant migre vers l'interface entre les phases de l'huile et l'eau et contribue à
rendre les deux phases plus miscibles. Les tensions interfaciales peuvent être réduites de
~ 30 dyn/cm, dans les applications typiques de l'injection d'eau, à 10-4 dyn/cm avec
l'addition aussi de 0,1 – 5,0 wt % de surfactant aux systèmes d'eau-huile. La réduction
de la tension interfaciale entraîne un déplacement des courbes de perméabilité relative
telle que l'huile s'écoulera plus facilement à des saturations d'huile plus faibles. ( Moses,
2024)
C’est une technique EOR dans laquelle des agents alcalins sont utilisés pour aider au
déplacement de l’huile en augmentant le pH de l’eau injectée et en réagissant avec les
composants acides de l’huile, formant des surfactants in-situ à l’interface de l’huile qui
éliminent l’huile des pores dans le réservoir lorsque la tension interfaciale est réduite.
La plupart des sels basiques sont des sels alcalins, dont les exemples courants sont :
l’hydroxyde de potassium, le carbonate de calcium, l’hydroxyde de sodium (𝑁𝑎𝑂𝐻),
le bicarbonate de sodium (𝑁𝑎𝐻𝐶𝑂3) et le carbonate de sodium
(𝑁𝑎2𝐶𝑂3).
Méthode thermique
Les méthodes thermiques ont été testées depuis 1950 et elles s’avèrent être les plus
avancées parmi les méthodes de récupération assistée du pétrole en termes de la
technologie et d'expérience sur le terrain. Elles sont plus adaptées pour les huiles
lourdes comprise entre 10 et 20° API et les sables bitumineux (≤ 10 ° API). Ces
méthodes consistent à introduire de la chaleur dans le réservoir pour réduire la viscosité
des l'huiles lourdes et faciliter leur écoulement. Trois méthodes de récupération
thermique ont été mises en œuvre pour maximiser le taux de récupération des
hydrocarbures à l’instar de :
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Stimulation Cyclique à la Vapeur (Huff and Puff)
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Injection Continue de Vapeur (Steam Flooding)
La combustion in situ
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l'ISC comprend plusieurs étapes clés. Initialement, de l'air ou un gaz enrichi en oxygène
est injecté dans le réservoir par des puits d'injection. Ensuite, le pétrole est enflammé,
soit naturellement par auto-inflammation, soit à l'aide de sources de chaleur externes
telles que des réchauffeurs électriques ou à gaz. Une fois la combustion initiée, un front
de combustion à haute température se développe et se propage à travers le réservoir,
l'oxygène injecté alimentant la combustion d'une partie de l'huile lourde (appelée coke).
La chaleur ainsi générée réduit la viscosité de l'huile lourde restante, la rendant plus
fluide et facilitant son écoulement vers les puits de production, d'où elle est extraite avec
les gaz de combustion. L'ISC est particulièrement adaptée aux réservoirs contenant des
huiles lourdes et extra-lourdes, des huiles à faible gravité API et du bitume.
La conduction thermique
(1.2)
Le transfert de chaleur se fait de la zone de température la plus haute vers la zone la plus
basse, c’est ce qui justifie le signe négatif [12].
La convection thermique
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Ce processus combine en réalité deux phénomènes : la conduction locale de chaleur
entre les couches du fluide, et le déplacement macroscopique du fluide chaud ou froid.
Il existe deux types de convection :
Le transfert convectif est quantifié par la loi de Newton du refroidissement, qui exprime
le flux thermique comme étant proportionnel à la différence de température entre une
surface chaude et le fluide environnant, à la surface d’échange, et à un coefficient de
convection qui dépend des propriétés du fluide et du régime.
Ф = ℎ𝑆 (𝑇𝑃 −𝑇∞)
Le rayonnement thermique
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Conclusion
Arrivé au terme de ce chapitre il a été question de présenter la zone d’étude qui est le bassin
de Doba, à la suite de ça il a été question de présenter les différentes méthodes de
récupérations des hydrocarbures et en fin les mécanismes de transfert de chaleur.
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CHAPITRE II : MATERIELS ET METHODES
La simulation numérique des réservoirs joue un rôle crucial dans l’industrie pétrolière car elle
permet aux ingénieurs de réservoir de prendre des décisions éclairées pour maximiser le
facteur de récupération, minimiser les risques et prédire la production future du réservoir.
Dans ce chapitre, il est question d’apporter des détails sur les différents matériels utilisés
dans l’optique d’atteindre l’objectif principal fixé, ainsi que de présenter de façon claire les
méthodes utilisées.
2.1. Matériels
Le matériel qui a été utilisé pour la réaliser ce travail est principalement un ensemble d’outils
informatiques. Ces différents outils sont représentés dans le tableau 3 ci-dessous :
Tableau 3: Liste de matériels utilisés
Matériels Photos Utilités
Ordinateur portable de Il a permis de réaliser tout le
marque HP, core i5, 12Go de travail
RAM et 1To de ROM
2.1.3. Minitab
Crée en 1972, Minitab est un logiciel d’analyse statistique puissant et convivial,
largement utilisé dans les domaines de la qualité, de la recherche et de l’industrie pour
faciliter la prise de décision basée sur les données. Il propose un large éventail de
fonctionnalités, incluant :
Statistiques descriptives
Les tests d’hypothèses
Les régressions linéaires et logistiques
Les analyses de variances (ANOVA)
Les plans d’expériences
Les cartes de contrôle pour le suivi de qualité
Les outils graphiques avancés pour visualiser les données et
interpréter résultats
Dans le cadre de ce mémoire, ce logiciel permet de faire les plans d’expérience pour
optimiser la production de l’huile dans le réservoir.
2.2. Méthodes
La construction du modèle statique du réservoir dans le logiciel CMG, passe par le choix
du simulateur (GEM, IMEX, et STARS), le système d’unité (SI, unité de champ, Unité de
laboratoire) et la date du début des différentes simulations. Pour effectuer ce travail, le
module « BUILDER », le simulateur « STARS », le système d’unité SI et une porosité
unique « Single porosity » ont étés choisit. La réalisation de notre modèle s’est fait en (07)
étapes comme l’illustre la figure ci-dessous
I/O Control
Components
Wells &
Recurrent
Rock - fluid
Numerical
Initial conditions
I/O Control : cette section permet de définir les paramètres initiaux, tels que le choix du
simulateur, du systèmes d’unités et de la date de démarrage de la simulation, afin de
construire un modèle cohérent. Dans le cadre de notre travail le simulateur utilisé est
STARS » car il est adapté aux procédés de récupérations assistées. Le système d’unités
utilisé est le SI, el la simulation débute 1er Janvier 2022.
Réservoir : une fois le simulateur, le système d’unités et la date de début définis, on peut
passer à la modélisation de notre réservoir. Cette étape consiste à renseigner les paramètres
nécessaires tels que les propriétés pétrophysiques, la compressibilité ainsi que la présence ou
non d’un aquifère.
Components : cette section permet de définir les propriétés PVT des différents fluides
injectés et ceux du réservoir.
Rock-Fluid : cette section permet de définir le type ou la nature de la roche ainsi que les
fluides en présence et les propriétés relatives à ceux-ci.
Initial Conditions : cette section permet d’entrer les informations initiales de référence
comme la pression de référence, la profondeur de référence, le block choisi, la profondeur de
contact gaz-huile et celle huile-eau etc.
Numerical : cette section contient un certain nombre de paramètres numériques en rapport
avec la résolution des équations.
Wells & Recurrent : cette section est réservée uniquement aux données du puits. Elle
définit le type de puits (producteur ou injecteur), leurs positions, les dates, les lieux et les
profondeurs de forage.
Figure 14 : interface du module Builder de CMG
: Ratio gaz/huile en solution initial (SCF/STB), m : ratio du volume du gaz cap sur le
volume d’huile (SCF/STB), f : compressibilité de la formation (1/psi), w :
compressibilité isotherme de l’eau (1/psi)
Sw : saturation en eau, Swi : saturation en eau initiale
Le Taux Cumulé de Production de Pétrole (COP) est défini comme la quantité totale de
pétrole qui a été produite à partir d'un réservoir, d'un champ ou d'un puits jusqu'à une date
spécifique.7 Il s'agit d'un indicateur fondamental de la performance et de la productivité d'un
actif pétrolier, permettant de suivre l'évolution de la production au fil du temps et d'évaluer
l'efficacité des stratégies de production mises en œuvre.
A cet effet, les puits producteurs sont forés dans les zones jugées favorables du réservoir, là
où la récupération primaire reste significative. La simulation de la production associée à ce
scénario couvre la période allant du 1er janvier 2022 au 1er janvier 2037. Ici tous les puits
producteurs à l’instar de DB1, DB2, DB3 et DB4 sont forés dès le début du projet. La figure
ci-dessous présente l’interface de création des puits producteurs
Dans ce second cas, il a été décidé d’assister le réservoir à partir d’un certain moment,
en raison d’une chute de pression dans le réservoir, entrainant une baisse significative de la
production en huile. Lorsque la récupération par l’énergie naturelle du réservoir devient
insuffisante, la pression diminue au point de nécessiter une méthode d’assistance. Cette
méthode consiste à injecter la vapeur de manière continue dans le réservoir à travers un puit
ou des puits injecteurs, la chaleur de la vapeur ainsi injectée réduit considérablement la
viscosité de l’huile dans le réservoir en la rendant beaucoup plus mobile et facilitant son
ainsi son déplacement vers les puits de production.
L’injection de vapeur se fait directement dans les zones présentant une forte saturation en
huile, c’est-à-dire dans des zones à forte porosité, bien saturées en huiles et marquées par la
présence de fluides. Ces zones doivent aussi présenter une bonne perméabilité, afin de
permettre le déplacement efficace de l’huile par le fluide injecté. La figure ci-dessous
présente les opérations qui ont étés réalisées dans puit ;
Ce scénario est très similaire à celui de l’injection de vapeur, à la différence près que la
vapeur est ici injectée à travers des puits de production. Dans ce cas, il était prévu d’ouvrir
d’abord tous les puits producteurs, à la date du 1/1/2022, pour une production primaire
d’une durée de 4 ans. Le 1/1/2026, tous les puits producteurs ont étés fermés afin d’ouvrir
les puits injecteurs pour ouvrir tous les puits injecteurs, ce qui a permis l’injection de vapeur
a une température de 260 °C pendant 2 ans pour chauffer l’huile lourde présente dans la
zone environnante des puits. Cela a pour effet de réduire la viscosité de l’huile et de la
rendre plus fluide. Après cette phase d’injection de vapeur, les puits ont étés fermés pendant
une période de trempage qui dure 2 ans également. Cette étape permet à la chaleur de se
propager uniformément dans la formation afin de diminuer davantage la viscosité de l’huile.
Le 1/1/2030 tous les puits producteurs sont rouvert pour reprendre la production. Les
opérations effectués ce cas sont représentés dans la figure ci-dessous
Figure 17 : stimulation de la vapeur
La combustion utilisé dans ce cas est la combustion sèche car elle est plus adaptée pour les
réservoirs possédant une saturation en huile (assez de combustible pour entretenir la réaction
de combustion), une porosité et une perméabilité (pour favoriser la circulation du pétrole du
gaz) élevées. Dans cette partie on a injecté un gaz contenant de l’oxygène et de l’azote dans
le réservoir afin d’initier et de maintenir un front de combustion. L’azote et l’oxygène ainsi
injecté avec une concentration de 79% et 21% réagit avec une partie de l’huile présente dans
le réservoir, générant ainsi de la chaleur par combustion. Cette chaleur réduit la viscosité de
l’huile restante et provoque la vaporisation d’une partie des hydrocarbures légers,
augmentant ainsi leur mobilité. Le pétrole chauffé et les hydrocarbures vaporisés sont
ensuite poussés des réservoirs vers des puits de production ou ils seront récupérés. La figure
ci-dessous illustre clairement les différentes opérations qui ont été effectuées dans ce cas
Figure 18 : opération sur la combustion in-situ
A travers tout ceci on constate donc que la méthode adéquate en fonction des
caractéristique pétrophysique de notre réservoir est la méthode par injection de vapeur car
elle permet de récupérer un quantité considérable d’hydrocarbure(COP)par rapport aux
autres méthodes lorsqu’on a recours à elle.
2.4. Optimisation
Cette étape consiste à déterminer les conditions expérimentales ayant le meilleur résultat.
Dans ce mémoire on a réalisé à l’aide des plans composés centrés 20 essais, et avons pris
comme domaine expérimentale pour chaque méthode trois facteurs a l’instar du débit(Q), la
température(T) et steam quality(S).
L’évaluation économique constitue une étape essentielle pour orienter les décisions relatives
au choix de la technique de récupération la plus appropriée. Elle vise à identifier le scénario
offrant la meilleure rentabilité, et ne se limite pas uniquement aux performances de
production. À cette fin, le calcul de la Valeur Actuelle Nette (VAN) est réalisé. Une VAN
positive indique un projet rentable, tandis qu'une VAN négative conduit à l’abandon du
projet d’injection.
Dans cette analyse, on suppose que l’intégralité du pétrole extrait est commercialisée, et que
les seules charges considérées sont les coûts des agents injectés (vapeur, oxygène et azote),
le coût d’une chaudière estimé à 300000$, les frais d’application ainsi que les coûts de
forage des puits estimé à 350000$
Où
Revenues = (prix du baril de pétrole * production total de pétrole) + (prix du gaz naturel *
production total de gaz)
Dans le cas de base, la production des fluides repose uniquement sur l’énergie interne du
réservoir, exploitée via un mécanisme de drainage naturel. Cette phase, d’une durée de 15
ans, comprend principalement :
CAPEX 30000000
OPEX 20000000
TOTAL 50000000
CAPEX 25000000
OPEX 37500000
TOTAL 62500000
CAPEX 22000000
OPEX 33400000
TOTAL 55400000
CAPEX 26000000
OPEX 25700000
TOTAL 51700000
Conclusion
Ainsi, sont présentés dans ce chapitre le matériel et les méthodes utilisés faisant
intervenir les simulations numériques de différents scénarios de production. Ces dernières ont
permis d’obtenir les résultats qui seront présentés au chapitre III.
CHAPITRE III : RESULTATS, INTERPRETATIONS ET DISCUSSIONS
Dans ce troisième chapitre, il sera question de présenter les résultats obtenus dans les
différents scénarios, partant de la production primaire jusqu’aux méthodes employées pour
optimiser la production, ensuite on fera l’interprétation et la discussion de ces résultats. Et
déterminerons la méthode de récupération optimale.
Dans ce réservoir, le gaz est entièrement dissout dans l’huile, ce qui justifie l’absence de gaz
libre au démarrage de la production. Sur le plan analytique, les mécanismes de drainages
identifiés sont le drainage par solution (solution gas drive) et le drainage par expansion de
l’eau (water drive). Associé à la présence d’une zone aquifère en place. Ces mécanismes
assurent la mobilisation des fluides en récupération primaire
3.1.1. Porosité
3.1.2. Perméabilité
La figure ci-dessus présente une interface utilisée pour la validation des propriétés PVT d’un
fluide contenu dans le réservoir, elle constitue une étape essentielle en simulation pétrolière.
Les différentes sections valident les correspondances entre les données mesurées et les
données modélisées pour la densité, la viscosité, la perméabilité et les propriétés des gaz. Les
résultats affichent des erreurs moyennes très faibles : 0,02% pour la densité, 0,29% pour la
perméabilité, 1,18% pour la viscosité et 1,12% pour le gaz. Ces résultats confirment la
cohérence et la qualité des données PVT utilisées, ce qui est crucial pour garantir la fiabilité
de la simulation du réservoir.
Le ratio gaz/huile est un indicateur clé en industrie pétrolière. Il désigne le rapport entre le
volume de gaz naturel libéré et le volume d’huile produite. On constate que, entre la pression
initiale du réservoir et la pression correspondant au point de bulle, la quantité de gaz dissous
dans l’huile reste constante, avec une valeur d’environ 27 m3/m3. Cela signifie que, dans cet
intervalle de pression, le gaz demeure entièrement dissous dans le pétrole. À partir du point
de bulle, où il y’a apparition de première bulle de gaz, le GOR commence à décroitre jusqu’à
atteindre la valeur de 0 m3/m3 à une pression de 101 kPa. Celle-ci n’est plus suffisante pour
maintenir le gaz en solution; le gaz s’échappe alors peu à peu de l’huile à mesure que la
pression continue de diminuer. La figure 20 illustre cette évolution du ratio gaz/huile dans le
réservoir.
Le but principal de cette partie est de ressortir les résultats des différents scénarios
prédiction en fonction de trois principaux paramètre clés (le débit de production, la
production cumulée d’huile et de gaz, la pression du réservoir.
Pour ce cas les puits producteurs DB1, DB2, DB3, DB4 ont été forés sur des blocs ayant
pour coordonnées respectifs (16 ; 24 ; 1), (16 ; 1 ; 1), (6 ; 9 ; 1), (13 ; 10 ; 1). La figure 22
illustre la saturation en huile dans le réservoir ainsi que les différents puits producteurs qui
ont été implanté pour maximiser la récupération primaire. Cette propriété pétro physique du
réservoir varie ici entre 0 et 0,7019 et a pour moyenne 0,35
Figure 25: Distribution de la saturation en huile dans le réservoir
Cette figure illustre l’évolution de la pression moyenne du réservoir (exprimée en kPa) pour
l’ensemble du champ pétrolier durant la phase de production primaire, allant de 2022 à 2037.
On observe une tendance générale à la baisse de la pression, traduisant l’effet naturel du
déclin de l’énergie naturelle du réservoir au fur et à mesure de l’extraction des fluides. Au
début de la période (2022), la pression moyenne avoisine les 10 500 kPa. Elle diminue
rapidement durant les premières années, en particulier entre 2022 et 2026, témoignant d’une
production intensive qui entraîne une dépressurisation accélérée du réservoir. Par la suite, la
baisse de pression devient plus progressive, s’aplanissant vers la fin de la période étudiée, où
elle atteint un niveau inférieur à 2000 kPa en 2037.
Cette figure présente l’évolution du débit de production de pétrole (exprimé en m³/j) pour
l’ensemble du champ durant la phase de production primaire, allant de 2022 à 2037. La
courbe met en évidence une chute progressive du débit de production au fil des années,
illustrant clairement le comportement typique d’un réservoir en production naturelle. En
2022, le débit initial avoisine les 400 m³/j, traduisant une phase de démarrage vigoureuse où
l’énergie naturelle du réservoir est encore suffisante pour permettre un écoulement
important des fluides. Cependant, dès les premières années, ce débit connaît une
décroissance marquée, passant en dessous de 200 m³/j vers 2025. Au-delà de 2026, le déclin
du débit devient plus modéré, mais se poursuit de manière constante jusqu’en 2037, où la
production atteint des niveaux très bas, avoisinant les 20 m³/j.
Cette figure illustre l’évolution de la production cumulée des fluides, plus précisément du
pétrole et du gaz, pour l’ensemble du champ durant la phase de production primaire, allant de
2022 à 2037. Les courbes mettent en évidence la nature dégressive de la récupération
d’hydrocarbures (liquide et gaz) en production primaire. Bien que les volumes extraits
continuent d’augmenter, leur rythme diminue avec le temps, ce qui confirme la nécessité
d’envisager, à terme, des méthodes de récupération assistée pour maintenir une production
économiquement viable.
Figure 28 : production cumulée des fluides a la production primaire
Eau m3 4.4831E+06
Huile m3 9.0603E+06
Gaz m3 1.2589E+06
Pour réussir notre opération d’injection de la vapeur dans le réservoir pour augmenter le
taux de récupération d’hydrocarbures; le débit(Q), la température(T) et la qualité de la
vapeur(S) ont étés optimisés en utilisant les plans d’expériences (plan factoriel centrique)
dans le logiciel Design Expert. Ainsi, vingt simulations ont étés réalisées avec différentes
valeurs des facteurs. Le tableau ci-dessous montre les différents essais effectués.
La Figure 27 visualise la performance d'un modèle de prédiction en comparant ses sorties aux
données réelles. Les points représentent les données réelles, tandis que la droite y=x sert de
référence pour un ajustement parfait. Si les points sont proches de cette droite, cela indique
que le modèle prédit avec précision les valeurs observées. En d'autres termes, le modèle est
performant car il explique bien la variabilité des données et ses prédictions sont fiables.
Figur
e 30 : modèle de prédiction a l’injection de vapeur
R² 0.9755
R² Ajusté 0.9534
R² prédit 0.8135
C.V. %
Pour ce premier cas d’optimisation, on a pris les valeurs suivantes (Q=3750, T= 200.5 et
S=0.514) et on a obtenu comme réponse 600195.
Eau m3
Huile m3
Gaz m3
[Link]. Optimisation
Pour mener à bien notre opération de stimulation à la vapeur, trois facteurs à l’instar
débit(Q), la température(T) et la qualité de la vapeur(S) ont étés boosté en utilisant les plans
d’expériences (plan factoriel centrique) dans le logiciel Design Expert. Ainsi, vingt
simulations ont étés réalisées avec différentes valeurs des facteurs. Le tableau 12 ci-dessous
montre les différents essais effectués.
Tableau 12: nombre d’essais effectués
L’utilisation des plans d’expériences a permis d’obtenir les graphiques de contour illustré
sur la figure 26. Les graphiques 2D et 3D des contours mettent en évidence les facteurs qui
influencent les réponses avec les différents intervalles de valeurs.
Cette figure montre un graphique de validation « Predicted vs. Actual » utilisé pour évaluer
la performance d’un modèle de régression. L’axe horizontal représente les valeurs réelles
(Actual), tandis que l’axe vertical correspond aux valeurs prédites par le modèle (Predicted).
Chaque point coloré sur le graphique correspond à une observation. La ligne diagonale noire
indique l’endroit où les prédictions seraient parfaitement égales aux valeurs réelles. Ici On
observe que la majorité des points se trouvent proches de cette ligne, ce qui montre que le
modèle fournit des prédictions relativement précises. Toutefois, quelques points s’écartent
légèrement, ce qui indique des erreurs de prédiction modérées. Globalement, la tendance du
nuage de points suivant la diagonale suggère que le modèle présente une bonne corrélation
entre les valeurs prédites et les valeurs observées. Cela signifie que le modèle est
globalement fiable, même s’il n’est pas parfait.
R²
R² Ajusté
R² prédit
C.V. %
[Link]. Optimisation du modèle de prédiction
Q = 4500
T = 260
S = 0,85
COP = 45 281
Cette figure illustre l’évolution de la pression moyenne du réservoir (en kPa) dans le champ,
dans le cadre d’une stimulation à la vapeur, sur la période 2022–2037. Au début de la période
(2022), la pression initiale est relativement élevée, autour de 10 000 kPa, mais elle diminue
rapidement jusqu’à atteindre un minimum d’environ 5 000 kPa vers 2026. Cette chute reflète
la production initiale sans stimulation significative, conduisant à un appauvrissement naturel
de l’énergie du réservoir. À partir de 2026, une remontée nette de la pression est observée,
culminant à plus de 12 000 kPa en 2028. Cette phase correspond clairement à l’injection de
vapeur, qui permet d’augmenter la pression du réservoir et ainsi d’améliorer la mobilisation
du pétrole visqueux. Cependant, cette phase de surpression est suivie d’un déclin progressif
de la pression, indiquant une dissipation de l'effet thermique et une possible baisse de
l’efficacité de l’injection ou une réduction du volume injecté.
Cette figure montre l’évolution du débit de production de pétrole (en m³/jour) pour
l’ensemble du champ, dans le cadre d’une stimulation par vapeur, de 2022 à [Link] observe
une première phase de déclin rapide du débit de production entre 2022 et 2025, passant
d’environ 250 m³/j à environ 70 m³/j. Ce comportement traduit l’épuisement naturel du
réservoir en l’absence de mécanismes supplémentaires de soutien à la production. Entre 2026
et 2029, une interruption marquée de la production est visible (débit presque nul),
probablement en lien avec une phase de préparation ou de mise en place de la stimulation à la
vapeur. À partir de 2029, une reprise nette du débit de production se produit, atteignant un pic
autour de 170 m³/j. Cette augmentation reflète l’effet positif de la stimulation thermique sur
la récupération du pétrole visqueux. Après ce pic, le débit entame un nouveau déclin graduel
jusqu’en 2037, bien qu’à un rythme moins rapide que dans la phase initiale. Ce
comportement suggère que la stimulation a temporairement restauré la productivité du
réservoir, mais que des mesures d’optimisation supplémentaires pourraient être nécessaires
pour prolonger cette performance.
Cette figure représente la production cumulée du pétrole (courbe en vert) et du gaz (courbe
marron) dans le champ, pendant la phase de la stimulation à la vapeur, allant de 2022 à 2037.
De 2022 à 2025, on observe une croissance rapide de la production cumulée, suivie d’un
palier entre 2026 et 2029, indiquant une quasi-interruption de la production pendant cette
période (confirmée par le graphique précédent). À partir de 2029, une nouvelle augmentation
significative est visible, traduisant la reprise de la production après mise en œuvre de la
stimulation thermique. La courbe suit ensuite une pente constante jusqu’en 2037, illustrant
une production régulière. La production du gaz quand a elle présente une courbe plus
régulière, avec une pente constante sur l’ensemble de la période. Cela peut indiquer que le
gaz est produit de manière continue, indépendamment des opérations de stimulation, ou qu’il
est moins affecté par les phases d’arrêt.
Figure 40 : Production cumulée des fluides a la stimulation
Eau m3
Huile m3
Gaz m3
[Link]. Optimisation
La Figure 42, présente une analyse comparative entre les valeurs prédites et les valeurs
réelles (actuelles) pour un paramètre lié à la combustion in-situ, vraisemblablement le débit
d'huile. On observe que la majorité des points bleus sont regroupés et se situent relativement
près de la ligne de concordance, ce qui suggère que le modèle est capable de prédire avec une
précision raisonnable une partie des données. Cependant, il y a une dispersion notable de ces
points, et un point rouge distinct se situe significativement en dehors de la ligne, avec une
valeur réelle élevée et une valeur prédite nettement plus faible. Cela indique que le modèle a
des difficultés à prédire avec précision certaines valeurs extrêmes ou des points aberrants. La
présence de ce point rouge éloigné et la dispersion des points bleus suggèrent que le modèle,
bien qu'ayant une certaine capacité prédictive, n'est pas parfait et pourrait être amélioré.
R²
R² Ajusté
R² prédit
C.V. %
[Link]. Optimisation du modèle de prédiction
La Figure 43, présente une série de graphiques d'optimisations, issus d'une analyse de Surface
de Réponse (RSM). Ces graphiques sont utilisés pour identifier les conditions optimales
(paramètres d'entrée) qui maximisent ou minimisent une réponse désirée. Chaque petit
graphique montre l'influence d'un paramètre d'entrée spécifique sur la désirabilité globale. On
observe que les valeurs optimales retenues sont :
Q = 4500
T = 260
S = 0,85
COP = 336165
La phrase "Solution 1 out of 47" indique que le logiciel a trouvé une solution d'optimisation
parmi un total de 47 solutions possibles, et que celle présentée est la solution choisie ou la
plus optimale avec une désirabilité parfaite de 1.000.
Eau m3
Huile m3
Gaz m3
Production primaire (courbe rouge) montre une croissance initiale rapide, mais qui
se stabilise à partir de 2030. Elle atteint environ 320000 m³ en 2037, ce qui illustre ses
limites à long terme sans intervention extérieure.
Injection de vapeur (courbe orange) est la plus performante des quatre méthodes. Sa
progression est constante et supérieure aux autres, culminant à environ 600 000 m³ en
2037. Cela indique une efficacité notable pour mobiliser le pétrole, surtout dans les
réservoirs visqueux.
Stimulation de vapeur (courbe bleue foncée) offre des résultats intermédiaires. Elle
suit de près la production primaire jusqu’en 2029, puis augmente à un rythme plus
soutenu pour atteindre environ 460 000 m³ à l’horizon 2037.
Combustion in-situ (courbe bleu clair) commence de manière modeste, mais marque
une forte inflexion positive à partir de 2030. Elle finit par dépasser la production
primaire, atteignant environ 340000 m³ en 2037. Cela montre que cette méthode
devient plus efficace à moyen/long terme.
Figure 47 : production cumulée de toutes les méthodes de récupérations
L’injection de vapeur est la méthode la plus performante, suivie par la stimulation de vapeur,
puis la combustion in-situ, qui montre un fort potentiel après un certain temps. La production
primaire, bien qu’importante au début, est la moins efficace sur le long terme.
Pour chaque scénario, les dépenses, les revenus ainsi que la Valeur Actuelle Nette (VAN)
ont été calculés afin d’évaluer la rentabilité du projet.
Désignations valeurs
CAPEX($) 30000000
OPEX($) 20000000
Dépenses($) 50000000
COP(m3) 327987(=2062972.633bbl)
Prix du baril($) 67.87
Revenus($) 140013952.6
VAN($) 90013952.58
Désignations valeurs
CAPEX($) 25000000
OPEX($) 37500000
Dépenses($) 62500000
COP(m3) 601805(=3785233.089bbl)
Prix du baril($) 67.87
Revenus($) 256903769.8
VAN($) 194403769.8
Désignations valeurs
CAPEX($) 22000000
OPEX($) 33400000
Dépenses($) 55400000
COP(m3) 461426(=2902277.255bbl)
Prix du baril($) 67.87
Revenus($) 196977557.3
VAN($) 141577557.3
Désignations valeurs
CAPEX($) 26000000
OPEX($) 25700000
Dépenses($) 51700000
COP(m3) 340636(=2142532.313)
Prix du baril($) 67.87
Revenus($) 145413668.1
VAN($) 93713668.08
SCENARIOS VAN($)
A travers les VAN des différents résultats présentés dans le tableau ci-dessus, on peut
affirmer avec précision que c’est le scénario 2 qui possède la meilleure VAN ce qui veut
dire que l’injection de vapeur est considérée comme le projet le plus rentable.
CONCLUSION GENERALE