La versification
Pour étudier un poème, il faut savoir identifier les types de strophes et de vers, les
jeux sur les sonorités
Les types de strophes et
les types de vers
Les types de strophes Strophe de 3 vers : tercet
Strophe de 4 vers : quatrain
Strophe de 5 vers : quintil
Strophe de 6 vers : sizain
Strophe de 8 vers : huitain
Strophe de 10 vers : dizain
Les types de vers Vers de 5 syllabes : pentasyllabe
Vers de 6 syllabes : hexasyllabe
Vers de 8 syllabes : octosyllabe
Vers de 10 syllabes : décasyllabe
Vers de 12 syllabes : alexandrin
Attention ! Pour compter le nombre de syllabes dans un
vers, il faut respecter les règles de lecture du « e » :
- A la fin d'un vers, le « e » ne se prononce pas.
- À l'intérieur d'un vers : - le « e » est élidé (il ne se
prononce pas) lorsqu'il est suivi d'une voyelle
- le « e » se prononce lorsqu'il est suivi d'une consonne
Au Moyen Âge, les règles étaient différentes, le « e »
muet n'était pas forcément élidé à l'intérieur du vers
avant une voyelle, et il était souvent compté quand, à la
fin, il était suivi d'une ou plusieurs consonnes comme «
s » ou « nt ».
Les rimes
La richesse des rimes La rime fait sonner des « sons » (et non des syllabes).
On distingue :
- les rimes pauvres : 1 son en commun fou / cou, 1 son
= [u]
- les rimes suffisantes ou moyennes : 2 sons en commun
farouche / bouche, 2 sons = [u] et [ch]
- les rimes riches : 3 sons et plus en commun coquillage
/ feuillage, 3 sons = [|], [a], [g]
Les schémas de rimes On note A, B, C, D.… les rimes d'un poème.
AABB : rimes plates ou suivies
ABAB : rimes croisées
ABBA : rimes embrassées
Rime masculine, rime Depuis le XIIème siècle, on observe l'alternance de
féminine rimes féminines se terminant avec un « e », parfois
suivie des terminaisons « s » ou « nt », et de rimes
masculines se terminant par une autre lettre (consonne
ou voyelle).
Les jeux de sonorités
Assonance et allitération Pour créer des effets sonores dans un vers ou une
strophe, le poète peut utiliser :
- des assonances : répétition d'une même voyelle
Tout m'afflige et me nuit et conspire à me nuire
(Racine, Phèdre)
- des allitérations : répétition d'une même consonne
Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ?
(Racine, Andromaque)
Le rythme des vers
Coupe et césure • La coupe (souvent signalée par une virgule) est une
pause dans le vers. Elle n'est pas fixe.
Il peut y en avoir plusieurs dans un seul vers.
Toujours aimer, / toujours mourir, / toujours souffrir
(Corneille, Suréna)
• La césure est une pause rythmique dans le vers de
plus de 8 syllabes. Elle est fixe :
- elle se place après la 4* ou la 6e syllabe dans le
décasyllabe (4//6 ou 6//4) ; - elle coupe l'alexandrin
après la 6ª syllabe en deux parties égales appelées
hémistiches (6//6).
Ce qui se conçoit bien / s'énonce clairement (Boileau,
Art poétique)
Rejet et enjambement Chaque vers constitue normalement une unité.
Quand, la phrase grammaticale déborde :
- jusqu'à la césure ou la fin du vers suivant, on parle
d'enjambement ;
Un Astrologue un jour se laissa choir / Au fond d’un
puits (La Fontaine, Fables)
- au premier mot du vers suivant, on parle de rejet.
Accrochant follement aux herbes des haillons / D'argent
(Rimbaud, Cahier de Douai)