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Fiche de révision en mathématiques

Ce document est une fiche de révision destinée à compléter des notions vues en cours, couvrant des sujets tels que l'algèbre, l'analyse, et la probabilité. Il inclut des définitions, des théorèmes, et des exemples pour chaque thème abordé, tout en précisant que son utilisation est facultative. Il ne remplace pas un support d'étude exhaustif pour les évaluations.

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Fiche de révision UM6P-Vanguard Center

Avertissement : Ce document a pour but de compléter et d’approfondir certaines notions vues en cours. Il
ne constitue pas un support exhaustif et ne couvre pas l’ensemble des éléments pouvant être évalués dans les
contrôles ou examens. Son utilisation est facultative et doit être considérée comme un complément, et non
comme une référence suffisante ou obligatoire pour se préparer aux évaluations.

1 Algèbre
1.1 Ensembles et applications
• Un ensemble est une collection d’objets satisfaisant un certain nombre de propriétés et chacun de ces
objets est appelé élément de cet ensemble

• Si x est un élément de l’ensemble E, on dit aussi que x appartient à E et on note x ∈ E

• Soit E un ensemble. Les sous-ensembles de E forment un ensemble appelé ensemble des parties de E
et noté P(E). Par exemple si E = {1, 2}, alors P(E) = {∅, {1}, {2}, E}

• Un ensemble E est dit fini s’il contient un nombre fini d’éléments. Le nombre de ces éléments est appelé
cardinal de E et noté Card(E)

• On dit qu’une application f : E → F est injective lorsque

∀(x; y) ∈ E 2 , f (x) = f (y) ⇒ x = y

L’application f : R → R , x 7→ 2x + 1 est injective, en effet: si x, y ∈ R tel que: f (x) = f (y) alors


2x + 1 = 2y + 1 d’où x = y
L’application f : R → R, x 7→ |x| n’est pas injective, car f (−1) = f (1) pourtant −1 ̸= 1

• On dit qu’une application f : E → F est surjective lorsque

∀y ∈ F, ∃x ∈ E, y = f (x)

L’application f : R → R , x 7→ 2x + 1 est surjective, en effet: ∀y ∈ R on a y = f y−1
2
L’application f : R → R, x 7→ |x| n’est pas surjective, en effet −2 n’admet pas d’antécédent.

• On dit qu’une application f : E → F est bijective lorsque f est à la fois injective et surjective.

1.2 Calcul algébrique


• Soit n ∈ N. La factorielle de n, notée n!, est définie par :
(
1 si n = 0,
n! =
n × (n − 1) × · · · × 2 × 1 si n ≥ 1.

 
n
• Soient k et n deux entiers naturels, nous notons ou encore Cnk , l’entier naturel défini par
k
  (
n 0, si k > n
=
k n!
k!(n−k)! , sinon

1.3 Polynômes
• Soient P un polynôme et λ ∈ R. On dit que λ est une racine de P si l’une des deux assertions équivalentes
suivantes est vraie :
– P (λ) = 0
– P est divisible par X − λ.

1
Fiche de révision UM6P-Vanguard Center

• Relation entre coefficients et racines


– Polynômes de degré 2: Soit P = a2 X 2 + a1 X + a0 de racines λ1 et λ2 . Alors : P = a2 (X −
a1 a0
λ1 )(X − λ2 ) = a2 X 2 − a2 (λ1 + λ2 )X + a2 λ1 λ2 donc après identification : λ1 + λ2 = − et λ1 λ2 =
a2 a2
– Polynômes de degré 3: Soit P = a3 X 3 + a2 X 2 + a1 X + a0 ∈ de racines λ1 , λ2 , λ3 . Alors :

P = a3 (X −λ1 )(X −λ2 )(X −λ3 ) = a3 X 3 −a3 (λ1 +λ2 +λ3 )X 2 +a3 (λ1 λ2 +λ1 λ3 +λ2 λ3 )X −a3 λ1 λ2 λ3

Donc après identification :


a2
∗ λ 1 + λ2 + λ3 = −
a3
a1
∗ λ 1 λ 2 + λ1 λ3 + λ2 λ 3 =
a3
a0
∗ λ 1 λ2 λ3 = −
a3

1.4 Arithmétiques
• Soient a, b deux entiers relatifs.
– On dit que a divise b, ou que a diviseur de b, s’il existe un entier k tel que b = a × k. On note a|b.
– On dit que b est un multiple de a, s’il existe un entier relatif k tel que b = a × k.
• Deux entiers a et b sont dits premiers entre eux si l’unique diviseur commun strictement positif est 1.
• On dit que l’entier d est un diviseur effectif de l’entier relatif a si d|a et |d| ̸= 1 et |d| ̸= |a|.
• On dit qu’un entier relatif non nul p est premier s’il est différent de 1 et s’il n’admet pas de diviseurs
effectifs.
• On dit qu’un entier est un carré parfait si c’est le carré d’un autre nombre entier.
• Théorème de Gauss : Soient a, b et c des entiers relatifs non nuls. Si a ∧ b = 1 et a|bc alors a|c.
• Le petit théorème de Fermat : Si p est un nombre premier et a un entier relatif non nul et non
divisible par p alors : ap−1 − 1 est divisible par p c’est-à-dire ap−1 ≡ 1[p].

1.5 Calcul trigonométrique


Addition cos(a ± b) = cos a cos b ∓ sin a sin b
sin(a ± b) = sin a cos b ± cos a sin b
tan a ± tan b
tan(a ± b) =
1 ∓ tan a tan b
Duplication cos(2a) = 2 cos2 a − 1, sin(2a) = 2 sin a cos a
2 tan a
tan(2a) =
1 − tan2 a
1 + cos(2a) 1 − cos(2a)
cos2 a = , sin2 a =
2 2
1
Linéarisation cos a cos b = [cos(a − b) + cos(a + b)]
2
1
sin a sin b = [cos(a − b) − cos(a + b)]
2
1
sin a cos b = [sin(a + b) + sin(a − b)]
2
p±q p∓q
Factorisation cos p ± cos q = 2 cos cos
2 2
p±q p∓q
sin p ± sin q = 2 sin cos
2 2

2
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2 Analyse
2.1 Nombres Complexes
Definition 1 (Racines n-ièmes de l’unité) Les solutions complexes de z n = 1 sont appelées racines n-ièmes
de l’unité :    
2iπk/n 2πk 2πk
ωk = e = cos + i sin , k = 0, 1, ..., n − 1.
n n

Proposition 1 Elles sont uniformément réparties sur le cercle unité et on a :


n−1
X
ωk = 0.
k=0

Example 1 Pour n = 4 : ω0 = 1, ω1 = i, ω2 = −1, ω3 = −i.


Vérification : 1 + i − 1 − i = 0

2.2 Fonctions Inverses


i π πh
Definition 2 (Arc tangente) arctan(x) est l’inverse de tan sur − , :
2 2
i π πh
arctan(x) = y ⇐⇒ tan(y) = x et y ∈ − , .
2 2
1
Proposition 2 arctan′ (x) = .
1 + x2
π π
Example 2 arctan(1) = car tan =1
4 4
Definition 3 (Arc cosinus) arccos(x) est l’inverse de cos sur [0, π] :

arccos(x) = y ⇐⇒ cos(y) = x et y ∈ [0, π].


1
Proposition 3 arccos′ (x) = − √ pour x ∈] − 1, 1[.
1 − x2
π π
Example 3 arccos(0) = car cos =0
2 2

2.3 Intégrale
Definition 4 (Somme de Riemann) Soit f : [a, b] → R continue. Alors :
n   Z
b−a X b−a b
lim f a+k = f (t) dt.
n→∞ n n a
k=1

 2
R1 1 Pn k 1
Example 4 2
t dt = limn→∞ =
0 n k=1 n 3

Theorem 1 (Changement de variable dans l’intégrale) Soit I un intervalle et soit φ : J → I une fonc-
tion de classe C 1 , bijective, avec φ′ continue et non nulle sur J. Soit f : I → R une fonction continue. Alors,
pour tout a, b ∈ J tels que φ(a) = α et φ(b) = β, on a :
Z β Z b
f (x) dx = f (φ(t))φ′ (t) dt.
α a
R1
Example 5 Calculons l’intégrale suivante en effectuant le changement de variable x = sin t : I = 0
√ dx .
1−x2

En posant x = sin t, on a dx = cos t dt et 1 − x2 = cos t. Les bornes deviennent :
- Pour x = 0, on a t = 0. Pour x = 1, on a t = π2 .
R π/2 R π/2
L’intégrale devient donc : I = 0 cos t dt
cos t = 0 1dt.
π
Ce qui donne : I = .
2

3
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2.4 Séries numériques


P∞ P∞
Definition 5 (Série géométrique) Une série est une somme infinie n=0 un . La série n=0 q n converge si
|q| < 1 et on a :
X∞
1
qn = .
n=0
1 − q
 n
1 P∞ 1 1 1
Example 6 Pour q = : n=0 = 1 + + + ... = 2.
2 2 2 4
P∞ 1
Definition 6 (Divergence de la série harmonique) La série n=1 diverge (elle tend vers +∞).
n

3 Probabilité
3.1 Dénombrement
Definition 7 (Principe multiplicatif ) Si une action a n1 possibilités ET une autre en a n2 , alors le nombre
total de combinaisons est n1 × n2 .
Example 7 Un mot de passe a 2 lettres (26 choix chacune) suivies de 3 chiffres (10 choix chacun).
Nombre total : 262 × 103 = 676 000.
Definition 8 (Permutations) Nombre d’ordonnancements de n éléments distincts : n! = n × (n − 1) × · · · × 1
Example 8 Ranger 5 livres différents sur une étagère : 5! = 120 façons.
n!
Proposition 4 (Arrangements) Choix de p éléments parmi n avec ordre : A pn =
(n − p)!
Example 9 Choisir un président et un vice-président parmi 10 personnes : A 210 = 90 possibilités.
n
 n!
Definition 9 (Combinaisons) Choix de p éléments parmi n sans ordre : p =
p!(n − p)!
Example
 10 Former une équipe de 3 élèves parmi 20 :
20
3 = 1 140 combinaisons possibles.

3.2 Probabilités
Cas favorables
Definition 10 (Probabilité classique) Dans un univers Ω équiprobable : P (A) =
Cas possibles
3
Example 11 Lancer un dé équilibré : P ("Pair") = = 0.5.
6
Example 12 Une urne contient 3 boules rouges et 2 vertes. On tire une boule au hasard.
3 2
⇒ P (rouge) = , P (verte) = .
5 5
Example 13 Même urne, mais on tire 2 boules successivement :
3 3 9
• Avec remise : P (2 rouges) = × = .
5 5 25
3 2 3
• Sans remise : P (2 rouges) = × = .
5 4 10
Pn
Theorem 2 (Probabilité totale) Pour une partition B1 , ..., Bn de Ω : P (A) = i=1 P (A|Bi )P (Bi )
Example 14 Une usine a 2 machines (M1 produit 60% avec 2% de défauts, M2 40% avec 3% de défauts).
Probabilité qu’un article soit défectueux :
P (D) = 0.6 × 0.02 + 0.4 × 0.03 = 0.024.
P (A ∩ B)
Definition 11 (Probabilités conditionnelles) P (A|B) =
P (B)
Example 15 Dans un groupe :
• 30% fument (F )
• Parmi les fumeurs, 20% ont des problèmes pulmonaires (L)
P (L|F ) = 0.2 et P (L ∩ F ) = 0.3 × 0.2 = 0.06.

4
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3.3 Variables Aléatoires Discrètes


P
Definition 12 (Loi de probabilité) Une v.a. X associe à chaque issue x i une probabilité pi telle que pi =
1.

Example 16 Nombre de faces en 2 lancers de pièce :


X 0 1 2
P (X) 0.25 0.5 0.25

Proposition 5 (Espérance et Variance)


X
E(X) = x i pi V (X) = E(X 2 ) − [E(X)]2

Example 17 Pour un dé équilibré à 6 faces :


1+2+3+4+5+6
E(X) = = 3.5
6
12 + 22 + · · · + 62
V (X) = − 3.52 ≈ 2.92
6

3.4 Méthodes Clés


• Arbres pondérés : Pour les expériences successives (ex: tirages sans remise)
• Tableaux croisés : Pour les probabilités conjointes
P (A|B)P (B)
• Formule de Bayes : Inverser les conditionnements : P (B|A) =
P (A)

• Loi binomiale : Pour n répétitions indépendantes : P (X = k) = nk pk (1 − p)n−k

Example 18 (Loi binomiale) On lance 10  fois3 une pièce truquée (P (Face) = 0.6).
Probabilité d’avoir exactement 3 faces : 10
3 (0.6) (0.4) 7
≈ 0.042

3.5 Cas classiques de tirages : Urnes


Situation Remise Ordre Formule
Tirage successif avec remise Oui Oui np
n!
Tirage successif sans remise Non Oui Apn =
(n − p)!
n
 n!
Tirage simultané (ou sans ordre), Non Non p = p!(n − p)!
sans remise

Example 19 :
• Avec remise : Tirer 2 boules successivement d’une urne avec 5 couleurs différentes (avec remise) :
52 = 25 cas.

• Sans remise, avec ordre : Tirer 2 boules de 5 sans les remettre et en tenant compte de l’ordre :
A25 = 20.

• Sans remise, sans ordre : Tirer 2 boules différentes sans remise, l’ordre ne compte pas : 52 = 10.

4 Géomètrie
4.1 Géométrie du Triangle

5
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Hauteur, trigonométrie, Pythagore, aire, Héron, Thalès

Soit un triangle ABC dans le plan, et H la projection or-


thogonale de A sur la droite (BC).
Trigonométrie :

\ = BH \ =AH \ = AH
cos(ABH) , sin(ABH) , tan(ABH)
AB AB BH
 
⃗ · AC
AB ⃗\
⃗ = AB · AC · cos (AB, ⃗
AC)

Théorème de Pythagore :

AB 2 = AH 2 + BH 2

Aire par la hauteur :


BC · AH
S=
2
Formule de Héron :
AB + BC + AC p
p= , S= p(p − AB)(p − BC)(p − AC)
2
Théorème de Thalès : Si M N ∥ BC :

AM AN MN
= =
AB AC BC

Loi des cosinus, cercle inscrit, loi des sinus, cercle circonscrit

Soit ABC un triangle de côtés a = BC, b = AC, c = AB, de


surface S et de demi-périmètre p.
Loi des cosinus :
b
a2 = b2 + c2 − 2bc · cos(A)

Rayon du cercle inscrit :


S 1 p
r= = · p(p − a)(p − b)(p − c)
p p
Loi des sinus :
a b c
= = = 2R
b
sin(A) b
sin(B) b
sin(C)

Rayon du cercle circonscrit :


abc
R=
4S

4.2 Géométrie du Cercle

6
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Équation d’un cercle et relations métriques

Un cercle de centre O(a, b) et de rayon R admet l’équation


cartésienne :
(x − a)2 + (y − b)2 = R2
Surface : S = πR2 , Périmètre : P = 2πR
Condition d’appartenance : M (x, y) ∈ C ⇐⇒ OM = R

Angle au centre et angle inscrit

Soit un cercle de centre O et A, B, C trois points du cercle.

\ = 2 · ACB
AOB \
\ = 90◦
Cas particulier : Si [AB] est un diamètre, alors ACB

Intersection entre un cercle et une droite


Soit une droite d’équation y = mx + p et un cercle de centre
(a, b), rayon R.
Distance du centre à la droite :
|ma − b + p|
d= √
1 + m2
Cas :
• d > R : aucune intersection
• d = R : la droite est tangente au cercle
• d < R : deux points d’intersection

7
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4.3 Géométrie dans le plan complexe


Transformations géométriques dans le plan complexe

Soit z ∈ C un point du plan complexe.

• Translation de vecteur z0 : f (z) = z + z0


• Rotation d’angle θ autour de ω : f (z) = eiθ (z −
ω) + ω
• Homothétie de rapport λ centrée en ω : f (z) =
λ(z − ω) + ω
• Similitude directe : f (z) = az +b avec a ∈ C∗ , b ∈ C

Points alignés et lieux géométriques

Alignement : Trois points A, B, C d’affixes zA , zB , zC sont


alignés si et seulement si :
zC − zA
∈R
zB − z A
Ensembles de points usuels :
• M1 = {M (z) ∈ C | |z − zA | = |z − zB |} est la médi-
atrice du segment [AB].
• M2 = {M (z) ∈ C | |z − a| = r} est un cercle de centre
a et de rayon r.

4.4 Géométrie et Intégrales


Surface sous courbe, volume par révolution

Soit f : [a, b] → R continue.


Surface sous la courbe (en unités d’aire) :
Z b
S= |f (x)| dx (unités2 )
a

Volume de révolution autour de l’axe x (en unités de


volume) :
Z b
V =π f (x)2 dx (unités3 )
a

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