Chapitre- I Approches et conceptualisation
La force du behaviorisme était de proposer une théorie complète de l’apprentissage ;
d’abord, en le définissant (apprendre : c’est devenir capable de donner la réponse adéquate.),
ensuite, en précisant ses mécanismes psychologiques (répétition de l’association stimulus-
réponse) et en fin, en proposant une méthode d’enseignement permettant d’opérationnaliser
les objectifs d’apprentissage, conditionner, apprendre par essaie-erreur et provoquer des
renforcements positifs ou négatifs. De ce fait, l’enseignant tâche à définir les connaissances à
acquérir par les apprenants en termes de comportement observable et qui devront être mises
en œuvre par la suite.
Ces études basées sur la modification du comportement placent l’apprentissage au centre des
recherches, des quelles on cite : l’étude du conditionnement classique de Pavlov, l’étude du
conditionnement opérant développé par Skinner, appliqué dans les méthodes d’enseignement
assisté par ordinateur et élargit par Bandura aux effets de l’apprentissage social
(l’observation) , et en dernier l’étude des effets des variables intermédiaires entre stimulus et
réponse (la motivation)
En didactique des langues, le béhaviorisme à connu l’apogée de son influence avec la
méthode audio-orale qui envisageait le langage comme un comportement. Simultanément
avec lui un autre courant s’est développé, le constructivisme, qui perçoit l’apprentissage
comme une construction de connaissances.
Vu tout les résultats positifs atteints a travers les programmes béhavioristes, mais les
spécialistes ont pu souligner des limites techniques surtout, à propos, de décrire et d’expliquer
le mécanisme de l’apprentissage et de certains comportements humains, ce qui leur a poussé à
prendre du recule en cherchant à combler le manque reconnu dans cette théorie, suite à quoi
l’éclore du constructivisme a été favorisé.
1.2- Le constructivisme
Cette théorie se base sur le fait que les connaissances se construisent par ceux qui
apprennent. Pour Piaget « celui qui apprend n’est plus simplement en relation avec les
connaissances qu’il apprend, il organise son monde au fur et mesure qu’il apprend en
s’adaptant. » cela implique deux processus d’interaction de l’individu avec son
environnement : assimilation et accommodation.
Le premier processus se fait par l’intégration de nouvelles connaissances à des cadres
mentaux déjà existant, donc comprendre un problème c’est le rejoindre aux cadres de
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Chapitre- I Approches et conceptualisation
compréhension et de connaissances maitrisés auparavant. Tandis que le deuxième est marqué
par l’adaptation du sujet à des situations nouvelles (des situations problèmes) d’où l’origine
de la modification de ses cadres mentaux. L’accommodation traduit l’imposition du milieu
sur l’activité cognitive du sujet qui se doit de réorganiser ses connaissances, de modifier sa
manière de voir et ses conduites.
Ces deux derniers processus complémentaires donnent lieu à une équilibration que Piaget
qualifie d’autorégulation.
En matière d’apprentissage, l’approche constructiviste s’ouvre sur des pratiques de
pédagogie active. Elle considère celui qui apprend comme artisans de ses connaissances dans
une activité de leur manipulation, ainsi qu’elle le place au centre du dispositif pédagogique
d’où vient le concept de « centration sur l’apprenant » et celui « d’autonomie ». Apprendre
c’est construire du sens, selon Bruner : cette approche se base sur deux principes :
La connaissance est construite par l’apprenant et n’en pas reçue de l’environnement.
L’apprentissage est un processus d’adaptation qui s’appuie sur l’expérience qu’on a du
monde et est en constante modification.1
Par ces principes, l’apprenant se base sur ses connaissances antérieures pour en structurer
d’autres en plus de nouvelles représentation du monde, en d’autres termes, il va de ce qu’il sait
déjà vers ce qu’il ignore, du connu vers l’inconnu et du général vers le particulier.
Cette valorisation permet à l’enseignant de se donner d’avantage d’outils d’évaluation des
savoirs et savoir-faire que disposent ses enseignés ainsi que de tenir compte de leurs
représentations qui peuvent être des points d’appuis ou bien des obstacles face à l’acquisition
des nouvelles connaissances. Il doit leurs épargner un environnement favorable à la
construction du savoir linguistique.
1.3 - Le cognitivisme
Le point de départ de cette théorie est la réintroduction de l’étude des phénomènes
mentaux dont l’objet est la mémoire, la connaissance, la perception et le raisonnement. Les
partisans de ce courant considèrent le cerveau humain comme une machine, à voir un
ordinateur très puissant constitué d’un système complexe (un processeur) qui traite
1
Bruner, J. (1986). Actual Minds, Possible Worlds. Cambridge, MA: Harvard University Press. Le document
primaire est en langue anglaise.