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Comprendre la radioactivité et ses enjeux

Le document traite de la radioactivité, incluant des concepts tels que les isotopes, les types de rayonnements (alpha, beta, gamma) et la loi de décroissance radioactive. Il présente également des expériences pratiques comme le montage à reflux et la chromatographie sur couche mince pour synthétiser et comparer des espèces chimiques. Enfin, il aborde l'historique des découvertes en radioactivité et les applications de cette science dans divers domaines.

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Comprendre la radioactivité et ses enjeux

Le document traite de la radioactivité, incluant des concepts tels que les isotopes, les types de rayonnements (alpha, beta, gamma) et la loi de décroissance radioactive. Il présente également des expériences pratiques comme le montage à reflux et la chromatographie sur couche mince pour synthétiser et comparer des espèces chimiques. Enfin, il aborde l'historique des découvertes en radioactivité et les applications de cette science dans divers domaines.

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Réaliser le schéma légendé d’un montage à reflux et d’une

chromatographie sur couche mince.


Mettre en œuvre un montage à reflux pour synthétiser une
Matière et matériaux LA RADIOACTIVITÉ
espèce chimique présente dans la nature.
Mettre en œuvre une chromatographie sur couche mince
✴ PRÉREQUIS
Propriétés des matériaux et organisation
pour comparerdeunela matière
espèce synthétisée et une espèce
- PROGRAMME DE 2nde extraite de la nature.
Notions et contenu Capacités exigibles / Activités expérimentales
C) Transformation
Changements nucléaire
d état et - Associer, dans le cas de l eau, un changement d état à
transferts thermiques. l établissement ou à la rupture de liaisons hydrogène
Isotopes. Identifier des isotopes.
entre molécules.
Écriture symbolique d’une réaction
- Relier l’énergie
Utiliser convertie
un diagramme dans(P,
d état le T)
Soleil
pouretdéterminer
dans une centrale
l état
nucléaire. nucléaire
final d unàfluide
des réactions
lors d unenucléaires.
transformation physique d un
Aspects énergétiques des corps pur.
Identifier la nature physique, chimique ou nucléaire d’une
Établir expérimentalement
- transformation
transformations nucléaires : Soleil, à partir de saledescription
bilan énergétique
ou d’unedeécriture
la
centrales nucléaires. an fo ma ion h i e d ne en
symbolique modélisant la transformation.i chimi e.
- Utiliser l énergie massique de changement d état et les
✴ PROGRAMME DE TERMINALE STI2D capacités thermiques massiques pour calculer les
énergies mises en jeu.
Radioactivité naturelle et - Distinguer la radioactivité naturelle de la radioactivité
artificielle. artificielle.
Rayonnement radioactif de type - Citer les différents types de rayonnement radioactif et
alpha, beta et gamma. préciser la nature des particules émises.
Activité. - Citer la définition de l activité d une source radioactive et
Loi de décroissance radioactive indiquer son unité.
et demi-vie. - Exploiter la définition de la demi-vie d une espèce
N( ) = N(0) e où est la radioactive.
© demi-vie
Ministèrede
del espèce
l'Éducation nationale- et de la Jeunesse
Comparer > [Link]
la décroissance radioactive de deux espèces
considérée. connaissant leurs demi-vies respectives.
Réaction de fission. - Distinguer une réaction de fission d une réaction de
✴ PLAN Réaction de fusion. fusion, l équation nucléaire étant donnée.
I. HISTORIQUE
Défaut de masse et énergie - Déterminer la valeur du défaut de masse lors d une
II.GÉNÉRALITÉS
libérée. SUR LES NOYAUX réaction nucléaire l équation étant donnée.
III. LES DIFFÉRENTS TYPES DE RAYONNEMENTS - Calculer l RADIOACTIFS
énergie libéréeET
lorsL'ÉMISSION γ nucléaire, le
d une réaction
1. Définitions défaut de masse étant connu.
2. Les différentes émissions
IV. ACTIVITÉ ET LOI DE DÉCROISSANCE RADIOACTIVE
Re e l e eig eme
1. Activité
2. Loi Ces notions sontradioactive
de décroissance contextualisées dans le cadre des débats de société sur les enjeux de la
production
3. Applications d énergie.
Le professeur
V. PROTECTION établit
CONTRE LESl équation d une réaction de fission, les noyaux père et fils étant
RAYONNEMENTS
donnés,
1. Effets afin de permettre son exploitation avec les élèves.
biologiques
2. Radioprotection
Liens avec les mathématiques
Fonction exponentielle, propriétés algébriques et représentation graphique.
✴ EXERCICES
Fonction logarithme népérien.
QCM page 162Équations différentielles.
: Testez vos connaissances
Exemples de situation- bl me d a e i age e mini-proje d a lica i
Outils de diagnostic médical : comparaison des techniques radioscopiques non
Notions Capacités
invasives sur le corps humain exigibles scintigraphie
: tomographie, Exercices
Datation radioactive utilisée en archéologie ou géologie.
Rayonnement de type • C i t e r l e s d i f f é r e n t s t y p e s d e 2, 4, 6, 9 pages 164 - 166
Production d énergie par fission et fusion, centrale nucléaire, projet ITER.
, et . rayonnement radioactif et préciser la
Pompe à chaleur.
nature des particules émises.

Loi ©deMinistère de l'Éducation


décroissance nationale
• Exploiter et de la Jeunesse
la définition > [Link]
de la demi-vie. 3, 4, 6, 9, 11 pages 164 - 166
radioactive. • Citer la définition de l’activité.

1
𝛼
𝛽
𝛾
I. HISTORIQUE

En 1895, Wilhem Röntgen découvre les rayons X en étudiant les rayons cathodiques.
La partie du tube cathodique touchée par ses rayons présente une légère luminescence.
Henri Poincaré, lors de l'annonce de cette découverte à l'académie des sciences, se demande alors si rayons
X et luminescence sont des phénomènes physiques associés.
Henri Becquerel, spécialiste français de la luminescence, souhaite vérifier cette hypothèse en étudiant un sel
d'uranium fortement phosphorescent. Il place ce sel sur une plaque photographique entourée de papier noir
et expose le tout au Soleil. La plaque photographique est alors impressionnée et Becquerel pense alors que
l'hypothèse de Poincaré est vérifiée.
Cependant, Becquerel souhaite répéter l'expérience mais le temps couvert ne lui permet d'exposer ces sels
au Soleil. Il les range quelques temps dans un tiroir et lorsqu'il les ressort le 1er mars 1896, il se rend compte
que, malgré l'absence d'exposition au Soleil, la plaque photographique est impressionnée.
Ainsi, le sel d'uranium émet un rayonnement spontané que Becquerel nomme "rayon uranique". Becquerel
précisera que l'émission de ce rayonnement est caractéristique de l'élément uranium. A la fin de 1897, Marie
Curie choisit d'étudier les rayons uraniques pour sa thèse.
Elle découvrit, assistée de son mari, un nouvel élément chimique en juillet 1898 qui est plus actif (elle emploie
le terme radioactif) que l'uranium : il s'agit du polonium.
En décembre 1898, elle découvre le radium en collaboration avec un chimiste, Gustave Bémont.
En 1899, le physicien Ernest Rutherford découvrit que l'uranium émettait des rayonnements différents qu'il
nomma α et β. En 1900, furent découverts les rayons gamma par Paul villard.
En 1901, les effets thermiques liés aux rayonnements furent mis en évidence par Pierre Curie et Henri
Becquerel, brûlés accidentellement.
En 1902, Ernest Rutherford et Frédérick Soddy définirent la radioactivité comme la transmutation d'un
élément chimique en un autre.
A la fin de l'année 1903, Becquerel et les Curie reçurent conjointement le prix Nobel de physique pour leur
découverte de la radioactivité. Marie Curie reçut le prix Nobel de chimie en 1911 pour la séparation et la
caractérisation du radium.
Ces découvertes ouvrirent la voie dans la connaissance de l'atome et furent à l'origine des différentes
théories de physique atomique et quantique.
En 1934, Irène Curie et son mari Frédéric Joliot découvrirent la radioactivité artificielle, notée β+.

Pour plus d’informations : [Link]

2
II.GÉNÉRALITÉS SUR LES NOYAUX

On symbolise le noyau d'un élément chimique X par A


Z X où
- Z est le numéro atomique ou nombre de protons ;
- A est le nombre de masse ou nombre de nucléons (protons + neutrons).

Exemple
16
8 O : le noyau contient 8 protons et 16 – 8 = 8 neutrons.

On appelle isotopes des noyaux qui possèdent le même numéro atomique (donc correspondent au même
élément chimique X) mais qui possèdent un nombre de masse différent (donc des nombres de neutrons
différents).

Exemple
Isotopes de l'hydrogène : 11H ; 21H deutérium et 31H tritium.

Les masses des noyaux étant très petites, on utilise une nouvelle unité appelée unité de masse atomique
(u). Une unité de masse atomique est définie comme le 12ème de la masse d'un atome de carbone 12C.
1 u = 1,660 540 x 10-27 kg

Exemples

proton neutron électron

Masse (u) 1,00723 1,0087 0,00055

Suivant leur composition, les noyaux atomiques peuvent être


stables ou instables.
La cohésion des noyaux est assurée par l'interaction forte dont la
portée est de l'ordre du fermi (1 fm = 10-15 m). Cette interaction
concurrence l'interaction électrostatique répulsive qui existe
entre les différents protons présents dans le noyau.
Les noyaux tels que N ≈ Z sont en général stables. Ces noyaux
correspondent à la "vallée de stabilité", courbe rouge du document
ci-contre.
Les noyaux très lourds (N et Z très grands, Z > 82), de même que
les noyaux possédant un excès de protons ou de neutrons sont
instables et se désintègrent en émettant des particules α ou β- ou
β+.

3
[Link] DIFFÉRENTS TYPES DE RAYONNEMENTS RADIOACTIFS ET L'ÉMISSION γ
→ Activité 1 : Qu’est ce que la radioactivité et quels sont les types de rayonnement émis ?

1. Définition

On appelle radioactivité la propriété que possèdent certains noyaux instables de se transformer


spontanément en d'autres noyaux en émettant des rayonnements : on dit qu'ils se transmutent.
Lors d'une transmutation, il y a conservation du nombre de nucléons et conservation de la charge
électrique.

2. Les différentes émissions

On note A A′
Z X le noyau père et Z′ Y le noyau fils.

! Emission α
Les noyaux très lourds (N, Z élevés) sont radioactifs α : il y a émission d'un noyau d'hélium 42He.
L'équation d'une désintégration α s'écrit : A A′ 4
Z X → Z′ Y + 2He
Les lois de conservation imposent : A = A' + 4 et Z = Z' + 2 soit A' = A – 4 et Z' = Z - 2

Exemple : 235 231 4


92 U → 90 Th + 2He

! Emission β
On distingue l'émission β- qui concerne les noyaux possédant un excès de neutrons de l'émission β+ qui
concerne les noyaux possédant un excès de protons.

• Emission β-
Lors de l'émission β-, il y a émission d'un électron 0−1e et d'un antineutrino électronique ‾e .
L'équation d'une désintégration β− s'écrit : AZ X → Z′ Y + −1e + ‾
A′ 0
e
Les lois de conservation imposent : A = A' et Z = Z' - 1 soit Z' = Z + 1

19K → 20 Ca + −1e + ‾
Exemple : 40 40 0
e

• Emission β+
Lors de l'émission β+, il y a émission d'un antiélectron (ou positon) 01 e et d'un neutrino électronique e.
L'équation d'une désintégration β+ s'écrit : A A′ 0
Z X → Z′ Y + 1 e + e
Les lois de conservation imposent : A = A' et Z = Z' + 1 soit Z' = Z - 1

Exemple : 30 30 0
15 P→ 14Si + 1 e + e

! Emission γ
En général, lors de son apparition après une émission α ou β, le noyau fils A′Z′ Y se trouve souvent dans un état
excité, noté A′
Z′ Y*. Lors de sa désexcitation, il "élimine" son surplus d'énergie en émettant un rayonnement γ
(c'est à dire un photon). L'équation de désexcitation s'écrit :
A′ A′ E2
Z′ Y* → Z′ Y +
Exemple : 235 235
92 U* → 92 U + γ photon γ

Le rayonnement γ est très énergétique et très pénétrant.


E1

4








𝜈
𝜈
𝜈
𝜈
𝜈
𝜈








𝛾
IV. ACTIVITÉ ET LOI DE DÉCROISSANCE RADIOACTIVE
→ Activité 2 : Loi de décroissance radioactive
→ Activité 3 : Comment la radioactivité permet-elle de dater les vestiges de l’histoire ?

1. Activité

On définit l'activité A d'un échantillon comme le nombre de désintégrations par seconde.


L'activité se mesure en Becquerel (Bq).
1 becquerel correspond à une désintégration par seconde.
On mesure une activité à l'aide d'un compteur Geiger.

Remarques
a. L'activité se mesure aussi en Curie (Ci).
1 Curie correspond à l'activité d'un gramme de radium : 1 Ci = 3,7 x 1010 Bq.
b. L'activité moyenne du corps humain est de l'ordre de 104 Bq. Elle est due essentiellement à la présence
des noyaux 14C et 40K.

2. Loi de décroissance radioactive

Le document ci-contre montre l'évolution


temporelle du nombre de noyaux radioactifs
N(t) d'un échantillon.
N(t) suit une loi exponentielle appelée loi de
décroissance radioactive : N(t) = N0 x e-λt
où N0 est le nombre de noyaux initiaux
contenus dans l'échantillon et λ est la
constante radioactive exprimée en seconde-1
(s-1).

On définit la demi-vie t1/2 par la durée au bout de laquelle la moitié des noyaux radioactifs initialement
N0
présents N0 se sont désintégrés : N(t1/2) =
2
ln 2
Ainsi, λ x t1/2 = ln 2 soit t1/2 = .
Statistiquement, pour t = t1/2, 50 % des noyaux radioactifs initiaux se sont désintégrés.

L’activité A(t) est liée au nombre de noyaux radioactifs N(t) par la relation : A(t) = x N(t)

Exemples
123I 131I 14C 235U

Demi-vie t1/2 13 h 8j 5730 ans 7,04 x 108 ans

3. Applications

Les applications de la radioactivité sont nombreuses. On peut citer une utilisation thérapeutique dans la
détection (scintigraphie, tomographie par émission de positons..) et le traitement de certaines pathologies
(radiothérapie, curiethérapie..) ainsi que la datation de certains objets ou roches. Plusieurs radio-éléments
sont utilisés, cela dépend de la nature de l'objet à dater.

5
𝜆
𝜆
V. PROTECTION CONTRE LES RAYONNEMENTS

1. Effets biologiques

[Link]
Type=Chapitre&numero=2

Les effets biologiques sont différents suivant les émissions α, β, γ et dépendent de l'intensité de
l'irradiation.

! Emission α
L'émission α est un rayonnement peu pénétrant, quelques centimètres d'air suffisent pour l'arrêter.
Les particules α émises ont des vitesses de l'ordre de 1,0 x 104 km.s-1. Relativement lourdes par rapport aux
électrons qu'elles peuvent rencontrer dans la matière, les particules α ionisent la matière lors de son contact
en arrachant les électrons et peuvent générer de nombreux dommages.

! Emission β
L'émission β est un rayonnement assez pénétrant puisque constitué de particules assez légères.
Les particules β émises ont des vitesses très élevées, proches de la vitesse de la lumière. En pénétrant dans
la matière, les particules β ionisent les atomes en arrachant leurs électrons. Lorsqu'ils ont perdu toute leur
énergie, les électrons se fondent dans la matière et sont captés par un atome alors que les positons finissent
par s'annihiler avec des électrons et émettent 2 photons. On peut arrêter un rayonnement β par un écran
d'aluminium ou une plaque de verre.

! Emission γ
L'émission γ correspond à des photons, particules sans masse et sans charge dont la vitesse est égale à la
vitesse de la lumière. Ces particules pénètrent dans le matière sans être arrêtées ou freinées par des
interactions électrostatiques. Cette pénétration dépend de l'énergie des particules. On peut arrêter un tel
rayonnement grâce à une plaque de plomb ou une forte épaisseur de béton.

source : documentation CEA


2. Radioprotection

→ [Link]
Type=Chapitre&numero=3

L'exposition aux rayonnements ionisants peut être d'origine naturelle (rayonnements cosmiques, éléments
radioactifs présents dans le sol ou ingérés) ou artificielle (irradiations médicales à visées diagnostiques ou
thérapeutiques, activités industrielles nucléaires ou non), interne ou externe.
Certains effets, appelés déterministes, se manifestent systématiquement au-delà d'une certaine dose
absorbée, exprimée en gray (Gy) (0,3 Gy pour une exposition partielle, 0,5 Gy pour une exposition globale)) et
assez rapidement (heures ou semaines qui suivent l'exposition).
Au-delà de 2 Gy pour une exposition globale, il y a un risque de décès.
Ces effets se produisent en général lors de situations accidentelles, à fort débit de dose.

6
D'autres effets aléatoires, ou stochastiques, apparaissent à long terme (mutagène, cancérigène), pas de
manière systématique et indépendamment de la dose absorbée.
La radioprotection vise à éviter l'apparition des effets déterministes et à réduire au maximum les effets
stochastiques.

Les règles de radioprotection sont au nombre de trois :


• s'éloigner de la source de rayonnements (l'intensité diminue avec la distance);
• mettre des écrans de protection entre les sources et les personnes (cf § V.1);
• diminuer la durée d'exposition.

Pour des sources radioactives qui émettent des rayonnements, on peut :


• attendre la décroissance naturelle de l'activité de l'échantillon;
• diluer lorsqu'il s'agit de gaz radioactifs.

Les normes légales de radioprotection donnent :


• une limite de dose efficace (exprimée en sievert Sv) de 1 mSv/an pour la population et de 20
mSv/an en moyenne sur 5 ans pour les personnes directement affectées aux travaux sous
rayonnements ionisants (industrie nucléaire, radiologie médicale) ;
• une limite de dose équivalente (organe) de 150 mSv pour le cristallin (œil) et 500 mSv pour la
peau et les mains.

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