Introduction au langage PROLOG
Introduction au langage PROLOG
PROLOG est un langage qui, comme son nom l’indique (PROgrammation LOGique), utilise un mode de programmation dit
‘logique’. Ce mode de programmation a vu le jour grâce à John Robinson qui a posé en 1965 les bases de la logique. Le
développement de PROLOG a commencé en 1972 à l’université de Marseille dans le Groupe d’Intelligence Artificielle de
Lumigny dirigé par A. Colmerauer. Il a été poursuivi principalement à Marseille et à Edimbourg. Aujourd’hui, PROLOG est un
langage mûr ; pourtant il ne possède toujours pas de norme.
Nous allons voir dans un premier temps ce qu’est la programmation logique afin de mieux comprendre la ‘philosophie’ des
programmes PROLOG. Ensuite, nous nous intéresserons à ce que permet de faire PROLOG. Enfin, nous essaierons de
comprendre sa méthode de recherche de solutions.
I. La programmation logique
Il est important avant d’expliquer ce qu’est PROLOG et d’étudier son utilisation de bien voir ce qu’il n’est pas ; c’est à dire de
comprendre sa ‘philosophie’. Pour cela, il faut décrire ce qu’est la programmation logique et la comparer aux autres modes de
programmation.
Les modes de programmation décrits juste au-dessus sont dits procéduraux car ils cherchent à obtenir le résultat grâce à une
procédure (qui peut être une suite d’actions ou une composition de fonctions). A cela on oppose la programmation logique qui est
dite déclarative. En effet, ici on ne s’occupe pas de la manière d’obtenir le résultat ; par contre, le programmeur doit faire la
description du problème à résoudre en listant les objets concernés, les propriétés et les relations qu’ils vérifient.
Ensuite, le mécanisme de résolution (pris entièrement en charge par le langage) est général et universel. Il parcourt de façon non
déterministe (cela sera détaillé au chapitre I) toutes les possibilités du problème et peut donc retourner plusieurs solutions.
Ce mode de programmation a été mis à part car il regroupe en fait tous les modes précédemment vus en utilisant à la fois des
techniques déclaratives et d’autres procédurale.
Exemple de langages : C++, Java …
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Dossier sur PROLOG La programmation logique
Nous avons vu que le principe de la programmation logique est de décrire le problème à résoudre. Dans le cas de PROLOG,
cela est formalisé grâce à un langage dérivé du calcul des prédicats (ou calcul du premier ordre). Les prédicats servent à qualifier
(donner les caractéristiques de) les objets du problème et à décrire les relations dans lesquelles ils sont impliqués.
Les faits sont des données élémentaires qu’on considère vraies. Ce sont des formules atomiques constituées du nom d’un
prédicat (c’est à dire d’une relation (au sens mathématique du terme)) (pour plus de renseignement sur le calcul des prédicat, voir
la première partie du cour de Génie Logiciel) suivi entre parenthèse d’une liste ordonnée d’arguments qui sont les objets du
problème principal ou d’un sous-problème.
Un programme PROLOG est au moins constitué d’un ou plusieurs fait(s) car c’est à partir de lui (d’eux) que PROLOG va
pouvoir rechercher des preuves pour répondre aux requêtes de l’utilisateur (voir chapitre III.1.3.2 page 27 pour comprendre
comment fonctionne un programme PROLOG) ; ce sont en quelque sorte ses hypothèses de travail.
Ex : Henri IV est le père de Louis XIII se traduit par : pere(henri4,louis13).
Marie de Médicis est la mère de Henri IV se traduit par : mere(marie-medicis,henri4).
Adam est l’ancêtre de tout le monde se traduit par : ancetre(Adam,X).
Superman est plus fort que tout le monde se traduit par : plusfort(superman,X).
0 ! = 1 se traduit par : factorielle(O,1).
Rem : Généralement, on place toutes les déclarations de faits au début du programme même si ce n’est pas obligatoire.
Un programme PROLOG contient presque toujours des règles, cependant ce n’est pas une obligation. Si les faits sont les
hypothèses de travail de PROLOG, les règles sont des relations qui permettent à partir de ces hypothèses d’établir de nouveaux
faits par déduction (si on a démontré F1 et F1⇒F2 alors on a démontré F2).
Ex : La relation telle que si on est invincible, alors on est plus fort que tout le monde se traduit par la règle :
plusfort(X,Y):-invincible(X).
Les relations qui se traduisent en règle sont de la forme : H1 ? H2 ? … Hn ⇒ C
Où :
• ? peut être soit une disjonction (∨) soit une conjonction (∧)
• H1, H2,… Hn sont des formules atomiques ou des directives de contrôle
• C est une formule atomique.
Ex : La relation telle que si on est le père du père ou de la mère de quelqu’un alors on est son grand-père se traduit par :
grandpere(X,Y):-pere(X,Z),pere(Z,Y).
grandpere(X,Y):-pere(X,Z),mere(Z,Y).
ou encore par :
grandpere(X,Y):-pere(X,Z),(pere(Z,Y);mere(Z,Y)).
Par contre, la relation telle que si on est grand-parent alors on est grand-père ou grand-mère n’est pas traduisible par :
(grandpere(X,Y);grandmere(X,Y)):-grandparent(X,Y);
Les variables utilisées dans une règle sont universellement quantifiées par PROLOG (avec quantificateur ∀). Ainsi, il interprète
H1 ? H2 ? … Hn ⇒ C par ∀ X1, X2, … Xm (H1 ? H2 ? … Hn ⇒ C) si X1, X2, … Xm sont les variables des Hk.
Ex : grandpere(X,Y):-pere(X,Z),mere(X,Y). est quantifié
- soit par : ∀X ∀Y ∀Z (pere(X,Z) & mere(X,Y))⇒grandpere(X,Y)
- soit par : ∀X ∀Y ,∃Z / (pere(X,Z) & mere(X,Y))⇒grandpere(X,Y)
plusintelligent(X,Y):-genie(X). est quantifié
- soit par : ∀X ∀Y genie(X)⇒plusintelligent(X,Y)
- soit par : ∀X genie(X) ⇒ ∀Y plusintelligent(X,Y)
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Dossier sur PROLOG La programmation logique
Il existe plusieurs éditeur/débuggeur PROLOG. Nous utiliserons ici SWI-PROLOG© développé par Jan Wielemaker à
l’université d’Amsterdam et qui est distribué gratuitement.
Pour pouvoir fonctionner, un programme SWI-PROLOG© doit obéir à certaines conventions :
• Tous les faits et règles doivent se terminer par un « . ».
• Les variables utilisées dans les faits ou les règles commencent toujours par une majuscule ou « _ ».
Rem : Mieux vaut faire commencer les variables classiques par des majuscules. En effet, cela permet de différencier sans
ambiguïté dans le mode débuggage les variables du programme, des variables internes générées dynamiquement par
PROLOG qui commencent par « _ ».
• A l’inverse, tout le reste commence par une minuscule.
• Il ne faut pas mettre d’espace entre le prédicat et la parenthèse ouvrante qui l’accompagne.
• Les commentaires sont mis entre « /* » et « */ » ou commencent par « % » et se terminent sur la même ligne.
Rem : Ces conventions s’appliquent également au requêtes faites par l’utilisateur dans l’interpréteur de commande de
SWI-PROLO©
Il est très facile d’utiliser PROLOG pour programmer une base de données et l’interroger. En effet, il suffit de déclarer en tant
que faits toutes les données de la base.
Rem : Il existe en fait une extension de PROLOG appelée DATALOG qui est justement orientée base de données.
Grâce aux règles, on peut obtenir des sous-tables ou établir des relations entre les tables.
Rem : C’est ce qui fait la puissance d’un langage comme PROLOG ou DATALOG par rapport à SQL où toutes les données
de la base doivent être explicitement énoncées.
Rem : Les bases de données sont un exemple où le programme peut ne contenir que des faits sans aucune règle même si cela
fait perdre une partie de l’intérêt de PROLOG.
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Dossier sur PROLOG Utilisations de PROLOG
La base de données étant en place, nous allons l’interroger grâce à des requêtes PROLOG. Il est possible de l’interroger de
nombreuses manières. En voici quelques exemples.
II.1.2.1. Vérification de la présence d’une donnée dans la table
Il est bien sûr possible de savoir si une donnée existe bien dans la base.
Ex : Regardons si Louis XIII qui a vécu entre 1601 et 1643 est le fils de Henri IV et Marie de Médicis :
?- bio(louis13, h, 1601, 1643, henri4, marie_medicis).
Yes
C’est bien le cas.
Ex : Regardons si Louis XVII qui a vécu entre 1785 et 1795 est le fils de Louis XVI et Marie de Médicis :
?- bio(louis17, h, 1785, 1795, louis16, marie_medicis).
No
Ce n’est pas le cas car sa mère est Marie-Antoinette.
II.1.2.2. Recherche d’une liste simple
On peut extraire de la table ‘bio’ une sous-table à un seul attribut.
Cela correspond à l’opération : ΠX (σConditions (bio) ) où
• X est un (et un seul) attribut de la table ‘bio’
• Conditions est un ensemble de conjonctions et de disjonctions
Ex : Quelles sont les femmes qui figurent comme enfant ?
C’est à dire que contient ΠNomEnfant (σSexe=f (bio) ) ?
?- bio(Qui,f,_,_,_,_).
Qui = elisabeth_france ;
Qui = marie_therese_autriche ;
Qui = clotilde ;
No
Il y a donc trois filles dans la table.
Ex : Qui sont les enfants de Henri IV ?
?- bio(Qui,_,_,_,henri4,_).
Qui = louis13 ;
Qui = elisabeth_france ;
No
Henri IV a eu 2 enfants.
La sous-table retournée par PROLOG est complète dans le sens où les possibilités solution de la requête sont affichées autant de
fois qu’elles répondent au problème.
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Dossier sur PROLOG Utilisations de PROLOG
5
Dossier sur PROLOG Utilisations de PROLOG
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Dossier sur PROLOG Utilisations de PROLOG
No
Cette fois PROLOG veut bien s’exécuter car il y a un nombre fini d’entiers compris entre 1750 et 1800. On retrouve bien
les même résultats qu’avec le premier exemple
PROLOG permet également de façon tout à fait naturelle de rechercher des solutions n’appartenant pas à un ensemble de
valeurs.
Ex : Quels sont les personnages qui ne sont pas nés entre 1750 et 1800 ?
?- bio(Qui,_,N,_,_,_),(1750>N;N>1800).
Qui = louis13
N = 1601 ;
Qui = elisabeth_France
N = 1603 ;
Qui = marie_therese_Autriche
N = 1638 ;
Qui = louis14
N = 1638 ;
Qui = grand_dauphin
N = 1661 ;
Qui = louis_bourbon
N = 1682 ;
Qui = philippe5
N = 1683 ;
Qui = louis15
N = 1710 ;
Qui = louis_dauphin
N = 1729 ;
Qui = philippe1
N = 1640 ;
Qui = philippe2
N = 1674 ;
Qui = louis_orleans
N = 1703 ;
Qui = louis_philippe
N = 1725 ;
Qui = philippe_egalite
N = 1747 ;
No
Rem : Ici non plus on ne peut pas inverser l’ordre des formules atomiques de la requête.
?- (1750>N;N>1800),bio(Qui,_,N,_,_,_).
ERROR: Arguments are not sufficiently instantiated
On obtient le même type d’erreur que lorsqu’on recherchait des solutions dans un intervalle de valeurs.
II.1.2.5. Utilisation des sous-tables
Lorsque nous avions programmé la base de données, en plus de la table ‘bio’, nous avions également déclaré trois autres sous
tables : ‘enfant’, ‘ptenfant’ et ‘descendant’ par l’intermédiaire de règles. Il est tout à fait possible d’interroger ces dernières
comme nous l’avons fait avec ‘bio’.
Ex : Quels sont les descendants de Louis XIV ?
?- descendant(X,louis14).
X = grand_dauphin ;
X = louis_bourbon ;
X = philippe5 ;
X = louis15 ;
X = louis_dauphin ;
X = louis16 ;
X = louis18 ;
X = charles10 ;
X = clotilde ;
X = louis17 ;
No
Louis XIV a 10 descendants dans la base de données.
Ex : Quels sont les ancêtres de Louis XVII ?
?- descendant(louis17,X).
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Dossier sur PROLOG Utilisations de PROLOG
X = louis16 ;
X = marie_antoinette ;
X = louis_dauphin ;
X = marie_josephe_saxe ;
X = louis15 ;
X = marie_leczcynska ;
X = louis_bourbon ;
X = marie_adelaide_savoie ;
X = grand_dauphin ;
X = marie_anne_baviere ;
X = louis14 ;
X = marie_therese_autriche ;
X = louis13 ;
X = anne_autriche ;
X = henri4 ;
X = marie_medicis ;
X = philippe4 ;
X = elisabeth_france ;
X = henri4 ;
X = marie_medicis ;
No
Louis XVII a 19 ancêtres dans la base de données. Pourtant, on obtient 20 réponses. En effet, Henri IV apparaît deux fois
car deux liens de parenté différents les relient.
PROLOG est parfaitement adapté pour formaliser des systèmes experts. En effet, un système expert est un programme
informatique simulant l'intelligence humaine dans un champ particulier de la connaissance ou relativement à une problématique
déterminée. Or PROLOG a justement été conçu dans cette optique là puisqu’il a été fait par des chercheurs en intelligence
artificielle.
Un système expert a trois composantes essentielles :
• une base de connaissances, formée des énoncés relatifs aux faits de tous ordres constitutifs du domaine
• un ensemble de règles de décision, consignant les méthodes, procédures et schémas de raisonnement utilisés dans le
domaine
• un moteur d'inférence, sous-système qui permet d'appliquer les règles de décision à la base de connaissances.
Or ces trois points sont extrêmement simples à implémenter dans programme PROLOG :
• la base de connaissances est constituée par les faits et quelques règles pour éviter l’énumération exhaustive de tous les
faits
• les règles de décision sont des règles (au sens de PROLOG)
• le moteur d’interface est l’interpréteur PROLOG lui-même.
En guise d’exemple de système expert, nous allons formaliser le problème de coloriage de région. Les règles de ce problème
sont les suivantes :
• Une surface est découpée en un certain nombre de régions de surfaces et de formes variables
• Chaque région doit être coloriée
• Deux régions adjacentes doivent avoir deux couleurs différentes
Nous essaierons de colorier les régions suivantes :
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Dossier sur PROLOG Utilisations de PROLOG
2
1 3 5
5 4 3
4
que nous représenterons plutôt par
La deuxième représentation permet de s’abstraire de toute géométrie :
• Un sommet représente une région
• Une arête reliant deux sommets signifie que les régions équivalentes sont adjacentes
C’est cela qu’on va traduire dans le programme PROLOG par le prédicat adjacent
1 2
Ex : adjacent(1,2). signifie
ce qui n’est pas exactement « La région 1 est adjacente à la région 2. »
II.2.2.1. Enumération exhaustive
La première solution pour constituer la base de connaissance est de faire une énumération exhaustive des régions adjacentes.
Programme 2 : Base de connaissances exhaustive
%Liste exhaustive des regions adjacentes
adjacent(1,2). adjacent(2,1).
adjacent(1,3). adjacent(3,1).
adjacent(1,4). adjacent(4,1).
adjacent(1,5). adjacent(5,1).
adjacent(2,3). adjacent(3,2).
adjacent(2,4). adjacent(4,2).
adjacent(3,4). adjacent(4,3).
adjacent(4,5). adjacent(5,4).
Cette base de connaissance fonctionne parfaitement.
Ex : Les régions 1 et 2 sont adjacentes :
?- adjacent(1,2) ,adjacent(2,1).
Yes
La région 2 n’est pas adjacente à la région 11 (qui n’existe pas)
?- adjacent(2,11).
No
La région 2 n’est pas adjacente à la région 5
?- adjacent(2,5).
No
Cependant, on voit très bien que ce genre de base de connaissances est limité : si le problème devient trop complexe, on ne peut
pas saisir à la main toutes les possibilités. De plus cette écriture sous-exploite le potentiel de PROLOG qui grâce aux règles peut
grandement alléger cette écriture.
II.2.2.2. Ecritures condensées
Nous allons condenser l’écriture exhaustive en remplaçant certains faits par des règles ce qui comme nous le verrons n’est pas
sans danger.
II.[Link]. Règle de commutation
Essayons tout d’abord d’introduire une règle de commutativité. En effet, cette règle si naturelle pour nous quand on parle de
coté adjacent fait cruellement défaut à PROLOG et permettrait de réduire de moitié le nombre de faits.
Programme 3 : Base de connaissances commutative (erronée)
%Liste des régions adjacentes 1 fois (sans commutation)
adjacent(1,2).
adjacent(1,3).
adjacent(1,4).
adjacent(1,5).
adjacent(2,3).
adjacent(2,4).
adjacent(3,4).
adjacent(4,5).
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Dossier sur PROLOG Utilisations de PROLOG
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Dossier sur PROLOG Utilisations de PROLOG
Les zone 2 et 5 n'étant pas adjacentes, ni adjacent(2,5), ni adjacent(5,2) ne fait partis des faits.
La première action de PROLOG est de regarder si la requête est un fait. Puisque ce n’est pas le cas, il applique la règle de
commutation en espérant que cela lui permet de conclure. Il reparcourt donc les faits mais il ne trouve encore aucune
preuve pour répondre à la requête. Donc il applique une nouvelle fois la règle de commutation.
Dans le cas d’une énumération de zones adjacentes à une autre, la règle de commutation crée en quelque sorte une infinité de
faits en répétant les faits une fois à l’endroit, une fois en commutant les paramètres et ceci une infinité de fois.
Ex : [debug] ?- adjacent(1,X).
T Call: ( 7) adjacent(1, _G304)
T Exit: ( 7) adjacent(1, 2)
X = 2 ;
T Exit: ( 7) adjacent(1, 3)
X = 3 ;
T Exit: ( 7) adjacent(1, 4)
X = 4 ;
T Exit: ( 7) adjacent(1, 5)
X = 5 ;
T Redo: ( 7) adjacent(1, _G304)
T Call: ( 8) adjacent(_G304, 1)
T Redo: ( 8) adjacent(_G304, 1)
T Redo: ( 8) adjacent(_G304, 1)
T Call: ( 9) adjacent(1, _G304)
T Exit: ( 9) adjacent(1, 2)
T Exit: ( 8) adjacent(2, 1)
T Exit: ( 7) adjacent(1, 2)
X = 2
…
Au 1er passage, PROLOG trouve tous les faits correspondant à la requête (les régions 2, 3, 4 et 5 sont adjacentes à la 1).
Ensuite il appelle la règle de commutation adjacent(X,Y):-adjacent(Y,X)et relit les faits. Cette fois aucun ne
convient mais il arrive de nouveau à la règle de commutation. Il l’applique et recommence à lire les faits. Après deux
commutations, il est revenu (malheureusement il ne le sait pas) à l’état initial ; il trouve donc les mêmes solutions qu’au
premier passage…
Rem : Il existe des méthodes pour prévenir ces boucles, cependant pour des raisons d’efficacité, elle ne sont pas utilisées dans
PROLOG.
II.[Link]. Enumération par variables
Une autre façon de condenser l’écriture est de faire l’énumération des quatre premiers faits (et leurs images commutées) par
l’intermédiaire d’une variable. En effet, on remarque que ces faits sont tous de la forme adjacent(1,x) avec 2 ≤ x ≤ 5.
Programme 4 : Base de connaissances avec énumération par variable (erronée)
% Liste des regions adjacentes autres que la 1
adjacent(2,3).
adjacent(2,4).
adjacent(3,4).
adjacent(4,5).
adjacent(3,2).
adjacent(4,2).
adjacent(4,3).
adjacent(5,4).
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Dossier sur PROLOG Utilisations de PROLOG
X = 3 ;
X = 4 ;
X = 1 ;
No
La région 2 est bien adjacente aux régions 1, 3 et 4.
Ex : Enumérer toutes les régions adjacentes à 1
?- adjacent(1,X).
ERROR: Arguments are not sufficiently instantiated
^ Exception: (7) _G158>=2 ? abort
% Execution Aborted
PROLOG refuse d’exécuter la requête. En effet, il s’agit d’un des rares contrôle de PROLOG. Sans ce contrôle, il
regarderait adjacent(1,X) pour tous les X ≥ 2 puis pour tous les X ≤ 5 ; or il y en a une infinité dans les deux cas et
il entrerait donc dans une boucle infinie.
Il existe une solution à ce problème. PROLOG fournit un système pour borner une variable entière : between.
Ainsi, il faut remplacer les deux règles concernant la région 1 par :
% Regles concernant la region 1
adjacent(1,X):-between(2,5,X).
adjacent(X,1):-between(2,5,X).
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Dossier sur PROLOG Utilisations de PROLOG
2 2 2
1 3 1 3 1 3
5 4 5 4 5 4
Programme 7 : Formalisation d'un système expert (complète)
% Description des zones
adjacent(2,4).
adjacent(4,2).
adjacent(1,X):-between(2,5,X).
adjacent(X,1):-between(2,5,X).
adjacent(X,Y):-between(2,4,X),Y is X+1.
adjacent(Y,X):-between(2,4,X),Y is X+1.
% Règles de décisions
conflit(Coloriage):-adjacent(X,Y),color(X, Couleur, Coloriage),color(Y, Couleur, Coloriage).
conflit(X,Y,Coloriage):-adjacent(X,Y),color(X, Couleur, Coloriage),color(Y, Couleur,
Coloriage).
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Dossier sur PROLOG Utilisations de PROLOG
color(5,vert,coloriage2).
II.3. Calculs
PROLOG permet évidemment d’effectuer des calculs numériques. C’est ce que nous allons voir en essayant de programmer la
factorielle. Pour cela, plusieurs approches sont possibles.
Il s’agit probablement de la façon la plus intuitive de programmer la factorielle. En effet, on définit mathématiquement cette
fonction par : fact : NÆN
0Æ1
n Æ n × (n-1)!
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