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Mouvement et Interactions en Physique

Le document traite des mouvements et interactions, des ondes et signaux, ainsi que des conversions et transferts d'énergie. Il présente des exercices pratiques pour modéliser des mouvements, étudier des phénomènes ondulatoires et effectuer des bilans d'énergie. Les sections sont organisées par types de BAC et incluent des descriptions détaillées des concepts physiques et des exercices d'application.

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Mouvement et Interactions en Physique

Le document traite des mouvements et interactions, des ondes et signaux, ainsi que des conversions et transferts d'énergie. Il présente des exercices pratiques pour modéliser des mouvements, étudier des phénomènes ondulatoires et effectuer des bilans d'énergie. Les sections sont organisées par types de BAC et incluent des descriptions détaillées des concepts physiques et des exercices d'application.

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Gouff@

1
SOMMAIRE

Mouvement et interactions
1. Décrire un mouvement……………………...………………………………………………….…………………………...3
TYPE BAC 1………… . ………………………………………………………………………….……………………………7
TYPE BAC 2……………………..………………………………………………………………..……………………………8

2. Relier les actions appliquées à un système à son mouvement


Deuxième loi de Newton………………………………………………………………………….………………………….10
Mouvement dans un champ uniforme………………………………………………………………………..…………….10
TYPE BAC 3………… . ………………………………………………………………………….………………………….17
TYPE BAC 4……………………..………………………………………………………………..………………………….18
TYPE BAC 5…………..….…………………………………………………………………………………………………..21
TYPE BAC 6…………..….…………………………………………………………………………………………………..22
TYPE BAC 7…………..….…………………………………………………………………………………………………..24
TYPE BAC 8…………..….…………………………………………………………………………………………………..26

Mouvement dans un champ de gravitation………………………………………………………………………………..28


TYPE BAC 9 ;………… . ……………………………………………………………….……………………..…………….32
TYPE BAC 10……………………..……………………………………………………..……………..…………………….33
TYPE BAC 11…………..….…………………………………………………………………………..……………………..35

Ondes et signaux
1. Caractériser les phénomènes ondulatoires
A) Les sons ………..…………………………………………………………….……………….……………………….…36
TYPE BAC 12…………………. …………………………………………………………………………………………….38
TYPE BAC 13……………………..………………………………………………………………………………………….40
TYPE BAC 14……………………….………………………………………………………………………………………..42

B) Diffraction et interférences….……………………………………………….……………….……………………….…44
TYPE BAC 15…………………. …………………………………………………………………………………………….49
TYPE BAC 16……………………..………………………………………………………………………………………….50
TYPE BAC 17……………………….………………………………………………………………………………………..53

2. Former des images…………………………………………………………………………………………….………….…55


TYPE BAC 18…………………. …………………………………………………………………………………………….58
TYPE BAC 19……………………..………………………………………………………………………………………….60

3. Étudier la dynamique d’un système électrique ………………………………………………………………….62


TYPE BAC 20…………………. …………………………………………………………………………………………….65
TYPE BAC 21……………………..………………………………………………………………………………………….67
TYPE BAC 22……………………..………………………………………………………………………………………….69

L’énergie : conversions et transferts


1. Décrire un système thermodynamique……………………………………………………………………………...71

2. Effectuer des bilans d’énergie sur un système………………………………………………………………….71


TYPE BAC 23……………………..………………………………………………………………………………………….77
TYPE BAC 24……………………..………………………………………………………………………………………….79

2
Mouvement et Interactions
1. Décrire un mouvement
A) Modéliser des transformations acide-base par des transferts d’ion hydrogène H+ Exos

Vecteurs position, vitesse et accélération d’un point. 1


Définir le vecteur vitesse comme la dérivée du vecteur position par rapport au temps et le vecteur accélération 2
comme la dérivée du vecteur vitesse par rapport au temps. 3
4
5
Établir les coordonnées cartésiennes des vecteurs vitesse et accélération à partir des coordonnées du vecteur 6
position et/ou du vecteur vitesse. 7
8
9
Coordonnées des vecteurs vitesse et accélération dans le repère de Frenet pour un mouvement circulaire. 10
Mouvement rectiligne uniformément accéléré.
Mouvement circulaire uniforme. 11
Citer et exploiter les expressions des coordonnées des vecteurs vitesse et accélération dans le repère de Frenet, 12
dans le cas d’un mouvement circulaire.
13
Caractériser le vecteur accélération pour les mouvements suivants : rectiligne, rectiligne uniforme, rectiligne 14
uniformément accéléré, circulaire, circulaire uniforme.
15

Exercice 1 : On étudie le mouvement d’un point M dans l’espace.

⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et le vecteur vitesse 𝑣


1. Rappeler la relation entre le vecteur position 𝑂𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗𝑀 .
2. Rappeler la relation entre le vecteur vitesse 𝑣
⃗⃗⃗⃗⃗𝑀 et le vecteur accélération 𝑎 ⃗⃗⃗⃗⃗𝑀 .
𝑑𝑣
3. Trouver un exemple de mouvement pour lequel on a la relation : a = . Expliquer.
𝑑𝑡
𝑑𝑣
4. Trouver un exemple de mouvement pour lequel on a la relation : a ≠ . Expliquer.
𝑑𝑡

Exercice 2 : Trois mouvements rectilignes différents ont été étudiés. Des représentations graphiques
temporelles des projections des vecteurs position, vitesse et accélération pour ces mouvements sont proposées
ci-dessous.

• Regrouper ces représentations graphiques de telle sorte que chaque groupe correspond à l’un des
trois mouvements étudiés.

3
Exercice 3 : Ces représentations sont celles de trajectoires pour lesquelles un élève a associé en un point le
vecteur vitesse et accélération pour traduire le mouvement.

• Certaines d’entre elles ne peuvent pas être correctes. Identifiez-les en justifiant.

Exercice 4 : Les positions successives d’un point


mobile M sont enregistrées à intervalles de temps
réguliers τ = 40 ms.

Une expression approchée du vecteur vitesse


moyenne de M à son passage au point M2 à la date
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
M1 M3
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
t2 est estimée par v(t 2) =2τ

• Reproduire les éléments utiles de la figure pour tracer ce vecteur vitesse, en précisant l’échelle
utilisée.

Exercice 5 : Une chronophotographie à


l’échelle 1/40 du mouvement de deux points A
et B d’un vélo a été reproduite ci-dessous :

Durée entre chaque point : Δt = 20 ms

1. Calculer la valeur de la vitesse ‖𝑣⃗⃗⃗⃗𝐴 ‖ aux points A3, A8 et A14. Quelles sont les caractéristiques (norme,
sens, direction) du vecteur ⃗⃗⃗⃗
𝑣𝐴 ?
2. En déduire les caractéristiques du vecteur accélération ⃗⃗⃗⃗ 𝑎𝐴 .
3. À l’aide d’un papier calque, reproduire les points B2 à B10. Construire les vecteur vitesse ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑣𝐵3 , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑣𝐵5 , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑣𝐵7
et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑣𝐵9 .
4. Sur la même chronophotographie, construire les vecteurs accélération 𝑎
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐵4 , 𝑎
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐵6 et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑎𝐵8 .

Exercice 6 :

• Déterminer les coordonnées de


chacun des vecteurs R ⃗, P
⃗ et T

représentés ci-contre.

4
Exercice 7 : L’enregistrement de la trajectoire d’un point M se déplaçant dans un plan a permis d’obtenir
l’expression des coordonnées du point en fonction du temps :
x(t) = 5,0 t + 1 et y(t) = 3,0 t

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
1. Donner l’expression du vecteur position OM(t).
2. Déterminer les coordonnées et la norme de son vecteur vitesse ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑣(𝑡).

Exercice 8 : Le vecteur position d’un point M en mouvement est défini par :


⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = (24 t² + 12 t + 3) i + (3t + 2) j
OM(t)

• ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ de ce point.
Déterminer les coordonnées du vecteur accélération a(t)

Exercice 9 : Un cycliste s’élance sur un tremplin de 2,0 m de


haut. Arrivé en haut, sa vitesse lui permet de faire un saut. Les
expressions des coordonnées du centre de masse du système
{vélo + cycliste} durant ce saut ont été modélisées par des
équations mathématiques :
x(t) = 3,39 × t
{
y(t) = −4,9 × t 2 + 5,87 × t + 2,0

Les coordonnées x(t) et y(t) sont exprimées en mètre, à condition


que t soit en seconde.

1. Déterminer les composantes du vecteur vitesse au cours du temps.


2. En déduire la valeur de la vitesse à t = 1,0 s.
3. Déterminer les composantes du vecteur accélération au cours du temps.

Exercice 10 :

1. Choisir la(les) bonne(s)


représentation(s) du repère de
Frenet :

2. Corriger la (les) représentation(s)


fausse(s).

Exercice 11 : Une automobile prend un virage. La trajectoire, vue


de dessus, est assimilée à une portion de cercle en un point donné.

1. Reproduire le schéma et construire le repère de Frenet


au point étudié.
2. Projeter le vecteur accélération sur le repère de Frenet.
3. En déduire si la vitesse du véhicule et constante dans le
virage.

5
Exercice 12 : On étudie un mouvement circulaire uniformément accéléré à l’aide du repère de Frenet.

1. Rappeler les composantes du vecteur vitesse dans le repère de Frenet.


2. Comment évoluent-elles au cours du temps ?
3. Rappeler les coordonnées du vecteur accélération dans le repère de Frenet.
4. Comment évoluent-elles au cours du temps ?

Exercice 13 : Un looping est une figure de pilotage aérien que l’on assimile à une trajectoire circulaire.

1. Rappeler les expressions générales des composantes du vecteur accélération dans le repère de
Frenet.
2. Les expressions en un point de la trajectoire des vecteurs vitesse et accélération dans ce repère
sont, à un instant donné :
⃗ = (40,0
v 0
) et a⃗ = (−6,50
106,0
)
a. Comment évolue la vitesse à l’instant considéré ?
b. Quel est le rayon de la trajectoire ?

Exercice 14 : Un manège de 16,0 m de diamètre, animé d’un mouvement circulaire uniforme autour d’un axe
vertical, fait un tour complet en 2,40 s.

1. Faire un schéma de la situation, vu de dessus. Représenter sur le schéma les vecteurs vitesse et
accélération dans le repère de Frenet.
2. Calculer la vitesse pour un point se trouvant à la périphérie du manège.
3. Déterminer les composantes de ces vecteurs dans la base du repère de Frenet.
4. Mêmes questions pour un point se trouvant à 4 m de l’axe de rotation.

Exercice 15 : Les deux premiers satellites découverts


autour de Neptune, Néréide et Triton ont des mouvements
orbitaux bien différents : Triton a un mouvement circulaire
alors que Néréide a un mouvement elliptique.

Dans chacun des cas, le vecteur accélération en chaque


point de l’orbite est dirigé vers Neptune.

1. Faire un schéma de l’orbite de Triton en représentant quelques vecteurs accélérations au cours du


mouvement (sans soucis d’échelle).
2. À l’aide du repère de Frenet, en déduire que Triton a un mouvement uniforme.
3. Représenter schématiquement l’orbite de Néréide ainsi que les vecteurs accélération aux point N1 à
N6.
4. À l’aide du repère de Frenet, déterminer en quel(s) point(s) la vitesse de Néréide augmente, diminue
ou reste constante.
5. La vitesse de Néréide est à son maximum en un point appelé aphélie et à son minimum en un point
appelé périhélie. En expliquant le raisonnement, déterminer la position de ces deux points.

6
TYPE BAC 1 : LE DAUPHIN À FLANCS BLANCS
Un jour, un dauphin a fait un saut de 3 mètres pour se retrouver sur le pont d’un navire de recherche arrêté en mer !
Quand il a atteint sa taille adulte, il mesure environ 2,50 mètres et pèse jusqu’à 180 kg.

Étude cinématique du saut du dauphin

Dans cette partie, on négligera les actions de l’air (frottements et


poussée d’Archimède) sur le dauphin. Au cours du saut hors de
l’eau, le dauphin n’est soumis qu’à son poids.

On souhaite étudier la trajectoire du centre d’inertie G du dauphin


pendant son saut hors de l’eau. Le repère d’étude est (O, i, j). On
choisit comme origine des dates l’instant où le centre d’inertie G
⃗ 0 est dans le plan (Oxy) et est incliné d’un
du dauphin est confondu avec le point O. Le vecteur vitesse initiale V
angle α par rapport à l’axe Ox.
Grâce à l’exploitation d’un enregistrement vidéo du saut du dauphin, on a pu trouver que la valeur de la vitesse
initiale est V0 = 10 m. s −1 et que l’angle α vaut 60°.
Pour les calculs, on prendra g = 10 m. s −2. La masse du dauphin est notée m.

1 En appliquant la deuxième loi de Newton, donner l’expression du vecteur accélération a⃗G du centre d’inertie du
dauphin, puis ses coordonnées ax et ay dans le repère d’étude.
2 En déduire l’expression littérale de la coordonnée Vx (t) du vecteur vitesse du centre d’inertie en fonction de la
vitesse initiale V0 et de l’angle α, puis celle de la coordonnée Vy (t) en fonction de V0 , α, g et t
3 Établir les équations horaires x(t) et y(t) du mouvement du centre d’inertie
4 Sachant qu’il faut 0,87 seconde au dauphin pour atteindre le sommet S de cette trajectoire, le saut effectué est-il
réellement d’au moins 3 mètres de haut ? justifier.

5 Les positions du centre d’inertie du dauphin sont données à intervalles de temps réguliers sur le document de
l’ANNEXE , l’échelle du document est 1 cm pour 0,50 m, la durée entre deux positions est Δt = 0,10 s.
5.1 A partir du document de l’ANNEXE, déterminer la valeur de la vitesse du centre d’inertie du dauphin
aux points 4 et 6. On les notera V4 et V6
5.2 Recopier et tracer les vecteurs V ⃗ 4 et V
⃗ 6 à partir du document de l’ANNEXE, en utilisant l’échelle : 1 cm
pour 2 m.s-1.
5.3 Construire le vecteur ΔV ⃗ = ⃗V6 − ⃗V4 au point 5 et déterminer sa valeur en m.s-1 en utilisant l’échelle
précédente.
5.4 En déduire la valeur a5 du vecteur accélération a⃗5, vecteur accélération au point 5. Le représenter en
choisissant comme échelle de représentation : 1 cm pour 2 m.s-2.
5.5 Les résultats de la question 4.4 sont-ils en accord avec ceux de la question 1 ? Justifier.

ANNEXE
Document : positions du dauphin

8 9
7
6
5
4

0
Échelle du document : 1 cm pour 0,50 m
Durée entre 2 positions : 0,10 s
7
TYPE BAC 2 : LA LOGAN AU BANC D’ESSAI
La Dacia Logan, conçue par le constructeur français Renault est produite au départ en Roumanie.
Elle a fait la une de l'actualité lors de son lancement commercial : elle était en effet présentée comme « la voiture
à 5000 euros ». Même si son prix fut finalement plus élevé que prévu, les journalistes automobiles étaient
impatients d'évaluer cette voiture d'un nouveau genre.
L'exercice propose de détailler certains tests routiers effectués par les essayeurs d'un magazine automobile et
d'étudier un composant du système d'alimentation en gazole du moteur Diesel qui peut équiper la Logan.

Donnée : Accélération de la pesanteur: g = 9,8 m.s-2.

PARTIE A: Performances et comportement routier

Les paragraphes I et II sont indépendants.

I - Mesures de reprises

Le test consiste à faire passer la voiture, en pleine accélération et sur le deuxième rapport de la boîte de vitesses,
de 30 km.h-1 à 70 km.h-1 sur une portion de circuit rectiligne et horizontale. On mesure alors le temps nécessaire
à cette accélération, ce qui donne une bonne indication de la capacité du véhicule à s'insérer et à évoluer dans
le trafic routier.
Résultat du test d'accélération donné par le magazine: «passage de 30 km.h-1 à 70 km.h-1 en
5,4 s ».

1. Le vecteur accélération est supposé constant pendant tout le mouvement ; sa norme est notée a1. Le schéma
ci-dessous donne les différentes conventions utilisées. L'origine des temps est choisie à l'instant où le centre
d'inertie G du véhicule passe au point O avec la vitesse v0 = 30 km.h-1.

a) Donner la relation entre le vecteur accélération a ⃗ 1 et le vecteur vitesse 𝑣 du centre d'inertie G du


véhicule. En déduire l'équation horaire de la vitesse du centre d'inertie du véhicule v(t) en fonction de a1,
v0 et t.

b) En utilisant le résultat du test d'accélération, montrer que la valeur de l'accélération a1 du véhicule en


unité SI est : a1 = 2,1 m.s-2.

2. a) Établir l'équation horaire de la position x(t) du centre d'inertie G en fonction des grandeurs de
l'énoncé.
b) En déduire la distance D parcourue par la Logan quand elle passe de 30 km.h-1 à 70 km.h-1, en 5,4 s.

II - Virage sur une trajectoire circulaire

Un second test consiste à faire décrire à la voiture une trajectoire circulaire de rayon R = 50 m. Ce test donne
une bonne indication de la tenue de route du véhicule.

8
Une chronophotographie (en vue de dessus) représentant les positions successives du centre d'inertie G de la
Logan pendant ce test est donnée en annexe (Figure 1 ). La durée  = 1,00 s sépare deux positions successives
du centre de masse G.

1. a) Exprimer les normes des vitesses v3 et v5 du centre d'inertie G aux points G3 et G5 en fonction des
distances G2G4, G4G6 et de la durée .
b) En utilisant la figure 1 montrer que ces vitesses v3 et v5 ont la même valeur d'environ 40 km.h-1.
c) Recopier la figure 1 et Représenter les vecteurs vitesse v
⃗ 3 et v
⃗ 5 sur la figure 1 (échelle: 1 cm pour 2
m.s-1).
d) Représenter le vecteur v
⃗4 = v
⃗5 − v
⃗3

2. a) Donner l'expression du vecteur accélération a 4 au point G4, en fonction de v


⃗ 4 et .
b) Calculer la valeur de a4 en unité SI.

3. a) Le constructeur qualifie cette accélération de « latérale ». Quel autre qualificatif utiliserait-on plutôt
en physique ?
b) Peut-on considérer que, pour les passagers de la voiture, l'effet de cette accélération est négligeable
devant celui de I’accélération de la pesanteur ?

ANNEXE

Figure 1

9
2. Relier les actions appliquées à un système à son mouvement
Deuxième loi de Newton 16
Centre de masse d’un système. 17
Justifier qualitativement la position du centre de masse d’un système, cette position étant donnée. 18
19
Référentiel galiléen. 20
Discuter qualitativement du caractère galiléen d’un référentiel donné pour le mouvement étudié. 21
22
Deuxième loi de Newton. 23
Équilibre d'un système. . 24
Utiliser la deuxième loi de Newton dans des situations variées pour en déduire : 25
- le vecteur accélération du centre de masse, les forces appliquées au système étant connues; 26
- la somme des forces appliquées au système, le mouvement du centre de masse étant connu. 27
Mouvement dans un champ uniforme 28
29
Mouvement dans un champ de pesanteur uniforme. 30
Montrer que le mouvement dans un champ uniforme est plan. 31
Établir et exploiter les équations horaires du mouvement. 32
Établir l’équation de la trajectoire. 33
Champ électrique créé par un condensateur plan. 34
Mouvement d’une particule chargée dans un champ électrique uniforme.
Discuter de l’influence des grandeurs physiques sur les caractéristiques du champ électrique créé par un 35
condensateur plan, son expression étant donnée.
Montrer que le mouvement dans un champ uniforme est plan. 36
Établir et exploiter les équations horaires du mouvement.
Établir l’équation de la trajectoire. 37
Principe de l’accélérateur linéaire de particules chargées.
Décrire le principe d’un accélérateur linéaire de particules chargées. 38
Aspects énergétiques. 39
Exploiter la conservation de l’énergie mécanique dans le cas du mouvement dans un champ uniforme. 40
41
Aspects énergétiques. 42
Exploiter le théorème de l’énergie cinétique dans le cas du mouvement dans un champ uniforme. 43
44

Exercice 16 : On a filmé le mouvement d’un marteau lancé en l’air.

1. Utiliser le schéma fourni et repérer le point jaune et le


point vert pour chacune des positions du marteau.
2. Justifier que le point vert est le centre de masse du
marteau.
3. Le marteau est-il soumis à des forces qui se
compensent ?

Exercice 17 : Un mobile autoporteur est lancé sur une table horizontale dans un référentiel terrestre considéré
comme galiléen. On néglige toute force de frottement.

• Représenter la trajectoire du centre de masse de ce mobile.

Exercice 18 : Un disque entaillé roule sur une pente.

• Justifier que le centre de masse du


système soit au centre du disque.

10
Exercice 19 : On lance sur la glace un palet de hockey muni de deux
repères visuels, un en son centre (C), l’autre en périphérie (M). Le
mouvement du palet est filmé.
À l’aide d’un logiciel approprié, on obtient pour chacun des points C et M
une trajectoire.

1. Décrire les trajectoires des points M et C.


2. Quel point est le centre de masse ?

Exercice 20 : Un pilote s’élance de la ligne de départ d’un grand


prix.

1. Rappeler la définition d’un référentiel.


2. Dans quelle condition est-il considéré comme
galiléen ?
3. Le référentiel terrestre est-il ici considéré comme
galiléen ?
4. Quel est le mouvement du pilote dans ce référentiel ?
5. En déduire si les actions mécaniques qui s’exercent sur lui se compensent.
6. Le référentiel voiture est-il ici considéré comme galiléen ?
7. Quel est le mouvement du pilote dans ce référentiel ?
8. En déduire si les actions mécaniques qui s’exercent sur lui se compensent.

Exercice 21 : Pour chaque situation suivante, choisir un référentiel galiléen :

1. Un skieur descendant une piste ;


2. Jupiter tournant autour du Soleil ;
3. La Lune tournant autour de la Terre ;
4. Un train sortant de la gare.

Exercice 22 : Le spationaute français Thomas Pesquet a fait un séjour à bord de la station


spatiale internationale de novembre 2016 à juin 2017.
Il réalise 2 h et demi de sport chaque jour : course sur tapis, vélo d’entraînement …

1. Dans quel référentiel est-il immobile ? ce référentiel est-il galiléen ?


2. Le référentiel terrestre est-il ici galiléen pour étudier le mouvement de
l’astronaute ?
3. Le référentiel géocentrique est-il ici galiléen pour étudier le mouvement de
Thomas Pesquet ?

Exercice 23 : Une voiture de masse m = 900 kg se déplace moteur arrêté sur une
route horizontale. Elle ralentit sous l’effet des forces de frottements exercées par l’air
et par la route sur les pneus.
Toutes les forces qui s’appliquent sur la voiture sont représentées en son centre de
masse M sans souci d’échelle. Le poids ⃗P du véhicule et la réaction ⃗R de la route sur
les pneus se compensent. La valeur de la force de frottement est f = 300 N.

1. Énoncer la deuxième loi de Newton.


2. Exploiter cette loi pour déterminer les caractéristiques du vecteur accélération de M.

11
Exercice 24 : Une montgolfière et l’air qu’elle contient (masse m = 1,20 x 104 kg) sont animés
d’un mouvement vertical uniformément accéléré vers le haut. La valeur de l’accélération est
a = 0,20 m.s-2.
La montgolfière est soumise à son poids ⃗P et à la poussée d’Archimède ⃗⃗⃗⃗
Fp exercée par l’air
extérieur. On néglige les forces de frottement devant les autres forces. Les forces sont
représentées sans souci d’échelle au centre de masse du système sur la photo ci-dessus.
Données : Intensité de la pesanteur : g = 10 m.s-2.


1. Déterminer les caractéristiques de la somme des forces ΣF appliquées au
système.
2. En déduire la valeur FP de la poussée d’Archimède.

Exercice 25 :

1. Construire le vecteur somme des forces


représentant la résultante des forces au
centre de masse G pour les deux
systèmes suivants.

2. Quel système peut être à l’équilibre et dans quelle condition ?


3. Quelle est la direction et le sens de l’accélération du centre de masse du système qui n’est pas à
l’équilibre ?

Exercice 26 : On a étudié une pierre de curling dans le référentiel terrestre supposé galiléen.

1. La pierre est à l’arrêt.


⃗ qui modélisent les actions mécaniques s’exerçant sur la
a. Que vaut la résultante des forces ΣF
pierre ?
b. La pierre est-elle à l’équilibre ?

2. La pierre est en mouvement rectiligne uniforme.


a. Que vaut la résultante des forces ΣF⃗ qui modélisent les actions mécaniques s’exerçant sur la
pierre ?
b. La pierre est-elle à l’équilibre ?

Exercice 27 : Pendant leur course d’élan, les


bobeurs poussent le bobsleigh, initialement à l’arrêt,
sur une portion de piste rectiligne et horizontale. Le
bobsleigh sera assimilé à un point matériel. On
modélisera la poussée par une force F ⃗ , f modélisera
l’action des forces de frottements, P ⃗ l’action

mécanique de la Terre et R modélisera la
composante verticale de l’action de la piste. Toutes
ces forces seront considérées comme constantes.
Donnée : intensité de la force de poussée F = 250 N, des forces de frottements f = 25 N ;
Masse du bobsleigh m = 300 kg.

1. Donner les caractéristiques du vecteur résultante des forces ΣF⃗.


2. En déduire la valeur du vecteur accélération dans le référentiel terrestre supposé galiléen.

Exercice 28 : Les coordonnées cartésiennes du vecteur accélération d’un point matériel M dans un repère
ax = 0 m. s −2
orthonormé (O ;i ; j) lié à un référentiel terrestre sont : a⃗ {
ay = 7,8 m. s −2

1. Représenter ce vecteur accélération dans le repère choisi.


2. Calculer la valeur a de l’accélération de M.

12
Exercice 29 : Voici la cartographie de quatre champs vectoriels.

• Identifier le(s) champ(s) uniforme(s).

Exercice 30 : On a représenté ci-dessous le vecteur accélération d’un point


mobile M en mouvement plan dans un champ de pesanteur uniforme.

1. Déterminer les coordonnées du vecteur accélération 𝑎 de M


dans le repère orthonormé (O ;i ; j).
2. Calculer la valeur a de l’accélération de M.

Exercice 31 : Une bille de masse m est lâchée sans vitesse initiale d’une hauteur h = 1,00m.
La bille de centre de masse G n’est soumise qu’à l’action mécanique de la Terre modélisée par
la force de pesanteur. On choisit pour repère un axe vertical (Oz) orienté vers le bas, dont
l’origine O correspond à la position initiale de la bille à t = 0 s.

1. Établir la relation entre le vecteur accélération du centre de masse de la bille et le


vecteur champ de pesanteur.
2. En déduire les équations horaires du mouvement vZ(t) et z(t).
3. Montrer que le mouvement de la bille dans le champ de pesanteur est plan.
4. Quelle est la durée de la chute ?
5. Quelle est la vitesse maximale atteinte par la bille ?

Exercice 32 : On souhaite étudier la phase descendante d’une athlète lors de


l’épreuve du saut à la perche.
On considère le système perchiste que l’on assimile à un point matériel.
On négligera dans cette phase toute action de l’air. La barre est franchie avec un
vecteur vitesse ⃗⃗⃗⃗
𝑣0 horizontal.

On se place dans le repère (O ;x, y, z) en prenant le début de la phase


descendante comme origine des temps (t = 0 s).
Données : hauteur du tapis de réception h = 0,70 m ; hauteur du saut H = 4,5 m.

1. Montrer que les composantes du vecteur accélération du système sont :


ax(t) = ay(t) = 0 et az(t) = - g0.
2. Montrer que les équations horaires du mouvement du perchiste s’écrivent :
1
x(t) = v0 .t , y(t) = 0 et z(t) = − 2 g0.t² + H.
3. Montrer que le mouvement est plan.
4. Quelle est la durée de la phase descendante ?

13
Exercice 33 : Au cours d’un match de rugby, un joueur réalise une chandelle. On se
place dans un référentiel terrestre supposé galiléen. On négligera toutes les actions
dues à l’air.
À l’instant t = 0 s, le ballon, assimilé à un point matériel, est à l’origine du repère, et
le vecteur vitesse initiale du ballon fait un angle α avec l’axe horizontal Ox. Le
graphique ci-dessus représente la trajectoire du ballon dans le repère choisi.
Les coordonnées cartésiennes du vecteur accélération du ballon, exprimées en m.s-
2
𝑎𝑥 = 0
, sont : 𝑎 {𝑎 = −𝑔
𝑦

1. Établir les coordonnées du vecteur vitesse 𝑣 du ballon.


1
2. Montrer que les équations horaires du mouvement sont : x = v0 x cos(α).t et y = - g.t² + [Link](α).t
2

Exercice 34 : Entre les plaques A et B d’un condensateur plan reliées à un générateur de tension continue,
règne un champ électrique uniforme de valeur E = 1,0 x 104 N.C-1.
Les plaques sont distantes de d = 10,0 cm.
Donnée : Valeur du champ électrique E ⃗ : E = |UAB |
d

1. Calculer la valeur absolue |UAB | de la tension appliquée entre les plaques.


2. Comment varie la valeur du champ électrique si la distance entre les plaques augmente ?

Exercice 35 : On a représenté ci-dessous les armatures d’un condensateur plan reliées


aux bornes d’une source de tension continue. Les plaques sont distantes de d = 20,0 cm
et la source impose une tension U de 10 kV.
|U|
Donnée : Valeur du champ électrique ⃗E : E =
d

1. Déterminer les caractéristiques (direction, sens et valeur) du champ électrique ⃗E


qui règne entre les plaques.
2. Représenter le vecteur ⃗E en différentes positions entre les armatures, sans souci d’échelle mais avec
cohérence.

Exercice 36 : Un condensateur plan est constitué de deux armatures planes et parallèles séparées par un
milieu isolant comme l’air.
Entre les deux armatures A et B du condensateur séparées par une distance d, s’établit un champ électrique ⃗E
uniforme tel que UAB = E x d.

Choisir la (ou les) bonne(s) réponse(s).

⃗ est :
1. La direction du champ E
a. Parallèle aux armatures ; b. Perpendiculaire aux armatures ;
c. Varie selon le signe de la tension UAB.

⃗ :
3. Lorsque la distance entre les armatures est doublée, la valeur du champ électrique E
a. Est constante ; b. Est doublée ; c. Est divisée par deux.

4. ⃗ :
Lorsque la tension entre les armatures est divisée par deux, la valeur du champ électrique E
a. Est constante ; b. Est doublée ; c. Est divisée par deux.

5. Lorsqu’on inverse la polarité des armatures :


a. Le champ E ⃗ s’annule ; b. Le champ E⃗ garde la même norme ;
b. Le champ E ⃗ change de sens.

14
Exercice 37 : Un proton pénètre dans un condensateur plan avec vecteur vitesse initial
𝑣0 perpendiculaire aux armatures. Dans le condensateur plan règne un champ
⃗⃗⃗⃗
électrique uniforme de valeur : E = 2,0 kV.m-1.
Données : masse m = 1,7 x 10-27 kg, v0 = 2,0 x 103 m.s-1, intensité de la pesanteur
g0 = 9,81 m.s-2, e = 1,6 x 10-19 C, d = 18,0 cm.

1. Reproduire cette figure et représenter sans souci d’échelle le vecteur ⃗E.


2. Montrer que l’action mécanique de la Terre sur le proton est négligeable
devant l’action modélisée par la force électrique.
3. Établir la relation entre le vecteur accélération de la particule et le vecteur
champ électrique.
4. Projeter cette relation sur l’axe (Ox) et établir une relation entre la composante de l’accélération a x,
E, m, et e.
5. En déduire les équations horaires de la vitesse vx(t) et de la position x(t).
6. Montrer que cet accélérateur est linéaire.
7. En exploitant une équation horaire, déterminer à quel instant le proton sort du condensateur.
8. En déduire la vitesse finale du proton. Conclure sur le rôle du condensateur plan dans ce dispositif.

Exercice 38 : Une position, particule de charge e et


de masse m, pénètre, à t = 0 s, dans un champ
électrique uniforme avec une vitesse initiale ⃗⃗⃗⃗
𝑣0 . On
assimile le positon à un corps ponctuel G soumis
uniquement à la force électrique, et on étudie son
mouvement dans un référentiel terrestre supposé
galiléen.

1. Exprimer les coordonnées cartésiennes du


vecteur position ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
OG0 et celles du vecteur vitesse ⃗⃗⃗⃗
𝑣0 à t = 0 s.
2. Utiliser la deuxième loi de Newton pour exprimer le vecteur accélération a⃗ du positon.
3. En déduire les coordonnées cartésiennes des vecteurs accélération, vitesse et position du positon.

Exercice 39 : Pour servir au tennis, un joueur placé


en O lance une balle verticalement et la frappe en A à
une hauteur H = 2,7 m au-dessus du sol.
La balle part avec une vitesse horizontale de valeur v0
= 126 km.h-1 dans un référentiel terrestre supposé
galiléen. De masse m, elle n’est soumise qu’à son
poids.
Donnée : Intensité de la pesanteur : g = 9,81 m.s-2.

1. L’énergie mécanique de la balle est-elle constante ?


2. Montrer que l’expression de la valeur vB de la vitesse de la balle lorsqu’elle touche le sol s’écrit :
𝑣𝐵 = √𝑣0 ² + 2 𝑔 × 𝐻
3. Calculer cette valeur.

Exercice 40 : L’étude énergétique de la chute libre d’une


balle de masse m = 25 g considérée comme ponctuelle dans
un champ de pesanteur conduit aux graphiques suivants :
Donnée : Intensité de la pesanteur : g = 9,81 m.s-2.
L’énergie potentielle de pesanteur est nulle au
niveau du sol.

1. Justifier que l’énergie mécanique de la balle se


conserve.
2. Calculer la hauteur initiale de la balle.
3. Déterminer l’énergie cinétique de la balle à t = 0 s.

15
Exercice 41 : Une boule de pétanque est lancée depuis une hauteur h =
135 cm avec une vitesse v0 = 6,0 m.s-1. On assimilera la boule à un point
matériel.
Donnée : Intensité de la pesanteur : g = 9,81 m.s-2.
Masse m = 710 g.

1. Exprimer son énergie mécanique à l’instant du lancer.


2. Sous quelle hypothèse s’applique la conservation de l’énergie mécanique ? Est-ce une hypothèse
raisonnable ici ?
3. Exploiter la conservation de l’énergie mécanique pour exprimer puis calculer la vitesse vf d’impact au
sol de la boule.
4. Représenter graphiquement l’allure de l’évolution des différentes énergies au cours du mouvement.

Exercice 42 : Une boule de pétanque est lancée depuis une hauteur h = 135 cm avec une vitesse v0 = 6,0 m.s-
1
. On assimilera la boule à un point matériel.
Donnée : Intensité de la pesanteur : g = 9,81 m.s-2.
Masse m = 710 g.

1. Exprimer le travail du poids entre les points de lancer A et d’impact B.


2. Énoncer le théorème de l’énergie cinétique. Exploiter le théorème afin d’exprimer puis de calculer la
vitesse vB d’impact au sol de la boule. Que constatez-vous ?

Exercice 43 : Le filament d’un canon à électrons émet


des électrons avec une vitesse initiale de valeur
négligeable. Ils sont ensuite accélérés à l’intérieur d’un
condensateur plan dont les armatures A et B sont
verticales. On néglige le poids de l’électron devant la
force électrique. Le référentiel d’étude est supposé
galiléen.
Donnée : Travail de la force électrique lors du déplacement d’une particule de charge q entre les positions A et
⃗ ) = q × UAB .
B : WA→B (F

1. Montrer, en appliquant le théorème de l’énergie cinétique, que l’expression de la valeur vB de la


− 2 e × UAB
vitesse en B est vB = √
me
2. Comment faut-il modifier la tension appliquée entre les plaques pour que cette valeur de la vitesse
augmente ?

Exercice 44 : Un ion Mg2+ est produit dans la chambre d’ionisation d’un spectrophotomètre de masse.
Cet ion pénètre en position A, avec une vitesse initiale de valeur négligeable, dans un champ électrique uniforme
entre deux armatures planes parallèles. Il est accéléré jusqu’à la position B où il atteint une vitesse de valeur vB
= 5,61 x 105 m.s-1.
On étudie le mouvement de cet ion assimilé à un corps ponctuel G dans un référentiel terrestre considéré
comme galiléen.
On néglige le poids de l’ion Mg2+ devant la force électrostatique à laquelle il est soumis entre les positions A et
B du condensateur plan.
Donnée : Tension appliquée entre les deux armatures : U = 20 kV.
Charge élémentaire : e = 1,6 x 10-19 C.
Travail de la force électrique lors du déplacement d’une particule de charge q entre les positions A et
⃗ ) = q × UAB .
B : WA→B (F

1. Exprimer la variation de l’énergie cinétique de l’ion Mg2+ entre les positions A et B.


2. Appliquer le théorème de l’énergie cinétique pour exprimer la masse de l’ion Mg2+. La calculer.

16
TYPE BAC 3 : LE TRÉBUCHET
Le trébuchet est une machine de guerre utilisée au Moyen Âge au cours des sièges de
châteaux forts. Le projectile pouvait faire des brèches dans les murailles des châteaux forts
situés à plus de 200 m du trébuchet. Son principe de fonctionnement est le suivant :
Un contrepoids relié à un levier est maintenu à une certaine hauteur par des cordages. Il
est brusquement libéré. Au cours de sa chute, il agit sur un levier au bout duquel se trouve
une poche en cuir dans laquelle est placé le projectile.
Lors de sa libération, le projectile de la poche se trouve à une hauteur H = 10 m et est
projeté avec une vitesse ⃗⃗⃗⃗
V0 faisant un angle α avec l'horizontale (voir la figure 1).
Les mouvements du contrepoids et du projectile s'effectuent dans un champ de pesanteur uniforme.

Données :
Masse du projectile m = 130 kg ; Intensité du champ de pesanteur g  10 m.s-2.
Hauteur du projectile au moment du lancer : H = 10 m.
Masse volumique de l'air ρair = 1,3 kg.m -3 ; Volume du projectile V = 50 L

Étude du mouvement du projectile après libération

Le système étudié est le projectile. Les frottements de l'air sur le projectile seront négligés dans cette étude. Le champ
de pesanteur 𝑔 est parallèle à l'axe Oz. La situation est représentée sur la figure 1 de la question 8.

1. Donner les caractéristiques (sens, direction et valeur) du poids 𝑃⃗


2. En appliquant la 2nde loi de Newton dans le cadre de la chute libre, déterminer les coordonnées ax et az du vecteur
accélération du centre d'inertie du projectile dans le repère indiqué.
3. Donner l'expression des coordonnées du vecteur vitesse initiale ⃗⃗⃗𝑉0 , notées V0X et v0z, en fonction de V0 et α.
4. On appelle composante horizontale de la vitesse la coordonnée vx(t) du vecteur v et
composante verticale la coordonnée vz(t).

Déterminer l'expression des composantes horizontale et verticale vx(t) et vz(t) du vecteur vitesse v du système
au cours de son mouvement.

5. En déduire la nature du mouvement du projectile en projection sur l'axe horizontal. Justifier.


6. Déterminer l'expression des équations horaires du mouvement du projectile : x(t) et z(t).
7. Montrer que l'équation de la trajectoire du projectile est la suivante :
1 x²
z=− g 2 + x tan  + H
2 v 0 cos ²
8. Quelle est la nature de la trajectoire du projectile ? Recopier et représenter qualitativement l'allure de
la trajectoire sur la figure 1 suivante.

9. En utilisant l'expression de l'équation de la trajectoire obtenue à la question 7., indiquer les


paramètres de lancement qui jouent un rôle dans le mouvement du projectile.
10. Dans le cas où le projectile est lancé avec une vitesse initiale horizontale, montrer que l'abscisse de son point de
2𝐻
chute est : 𝑥 = 𝑉0 . √
𝑔
11. Avec quelle vitesse initiale V0 horizontale, le projectile doit-il être lancé pour atteindre la base du mur du château
situé à une distance x = 100 m ?

17
TYPE BAC 4 : DERMINATION DU RAPPORT e/m D’UN ÉLECTRON

Document 1 : La deuxième expérience de Thomson


Le physicien anglais Joseph John Thomson utilisa un tube à vide, dans lequel une cathode émet des électrons.
Ceux-ci sont accélérés dans un champ électrostatique créé par des anodes de collimation. À la sortie de ces
anodes, les électrons forment un faisceau très étroit. Ce faisceau passe ensuite entre deux plaques métalliques
de charges opposées. Les électrons, soumis à un nouveau champ électrostatique, sont alors déviés de leur
trajectoire et viennent frapper un écran constitué d'une couche de peinture phosphorescente.

Tube utilisé par Thomson pour montrer la déviation de particules chargées par un champ
électrostatique :

Anodes de collimation Peinture phosphorescente


Cathode émettrice d’électrons

Faisceau d’électrons
Plaques de déviation

Document 2 : Création d'un champ électrostatique


Deux plaques métalliques horizontales portant des charges opposées possèdent entre elles un champ
électrostatique uniforme E caractérisé par :
• sa direction : perpendiculaire aux plaques
• son sens : de la plaque chargée positivement vers la plaque chargée négativement.

Document 3 : Force électrostatique subie par une particule chargée


dans champ électrique E

Pour un électron : q = - e ; e étant la charge élémentaire.


Joseph John Thomson
(1856 -1940),
physicien anglais Document 4 : Interactions entre particules chargées
Deux particules de charges de même signe se repoussent ; deux
particules de charges opposées s'attirent.

18
Document 5 : Expérience de laboratoire ; détermination du rapport e/m pour l'électron

Le montage ci-dessous reprend le principe de la deuxième expérience de Thomson. Il comporte un tube à vide
dans lequel un faisceau d'électrons est dévié entre deux plaques de charges opposées. On mesure la déviation
verticale du faisceau d'électrons lors de la traversée des plaques sur une longueur L, afin de déterminer la valeur
du rapport e/m.
Plaque positive
y
+++++++++++++

j
v0
E x
Canon à i
électrons O

–––––––––––––
Plaque négative
L
Données de l'expérience :

Les électrons sortent du canon à électrons avec une vitesse v0 = 2,27 x 107 m.s-1.
Le faisceau d'électrons passe entre les deux plaques chargées et est dévié d'une hauteur h quand il sort des
plaques.
L'intensité du champ électrostatique entre les deux plaques est : E = 15,0 kV.m-1.
La longueur des plaques est : L = 8,50 cm.

On fait l'hypothèse que le poids des électrons est négligeable par rapport à la force électrostatique F .

1. Détermination du caractère négatif de la charge de l'électron par J.J. Thomson.

1.1. À l'aide du document 2, recopier et représenter sur le schéma suivant vecteur correspondant au champ
électrostatique E . On prendra l'échelle suivante : 1,0 cm pour 5,0 kV.m-1.

19
1.2. J.J. Thomson a observé une déviation du faisceau d'électrons vers la plaque métallique chargée
positivement (voir document 1).
Expliquer comment J.J. Thomson en a déduit que les électrons sont chargés négativement.

1.3. À l'aide du document 3, donner la relation entre la force électrostatique ⃗⃗F subie par un électron, la
charge élémentaire e et le champ électrostatique E ⃗⃗⃗ . Montrer que le sens de déviation du faisceau
⃗⃗
d'électrons est cohérent avec le sens de F .

2. Détermination du rapport e/m pour l'électron.

2.1. En appliquant la deuxième loi de Newton à l'électron, montrer que les relations donnant les
𝑒𝐸
coordonnées de son vecteur accélération sont : ax = 0 et ay = 𝑚

2.2. Montrez que l'équation de la trajectoire s'écrit :

eE 2
y= x
2mv 02

À la sortie des plaques, en x = L, la déviation verticale du faisceau d'électrons par rapport à l'axe (Ox) a une
valeur h = 1,85 cm.
𝑒
2.3. En déduire l'expression du rapport 𝑚
en fonction de E, L, h et v0.

𝑒
2.4. Donner la valeur du rapport .
𝑚

2.5. On donne ci-dessous les valeurs des grandeurs utilisées, avec les incertitudes associées :
v0 = (2,27 ± 0,02) x 107 m.s-1 ;
E = (15,0 ± 0,1) kV.m-1 ;
L = (8,50 ± 0,05) cm ;
h = (1,85 ± 0,05) cm ;
𝑒 𝑒
L'incertitude du rapport 𝑚, notée 𝑈(𝑚), s'exprime par la formule suivante :

e e  U(h)  2  U(E)  2  U(v 0 ) 


2
 U(L)  
2

U  =   +  + 4   + 4  L  
m m  h   E   v0    

𝑒 𝑒
Calculer l'incertitude 𝑈(𝑚),, puis exprimer le résultat de 𝑚, avec cette incertitude.

20
TYPE BAC 5 : UN PEU DE BALLISTIQUE
Lors de fouilles préventives sur un chantier de travaux publics, on a retrouvé ce qui ressemble à une arme à
feu. Il s’agit d’un ancien pistolet lance-fusées en bronze datant probablement de la première Guerre Mondiale.
Il est dans un état de conservation assez remarquable.
Ce type de pistolet était très utilisé lors de cette guerre car, en plus de lancer des fusées éclairantes, il pouvait
servir de moyen de communication. En effet, à l’époque très peu de moyens étaient mis à disposition des
troupes : les ondes hertziennes étaient très peu utilisées et c’étaient des kilomètres de câbles téléphoniques qui
devaient être déroulés pour permettre la transmission de messages divers et variés.
Ainsi les pistolets signaleurs se sont avérés très utiles.

Durée de visibilité de la fusée

Sur la notice des fusées éclairantes que l’on peut utiliser dans ce type de pistolet, on trouve les informations
suivantes :
Cartouche qui lance une fusée éclairante s’allumant 1,0 seconde après son départ du pistolet et
éclaire d’une façon intense pendant 6 secondes environ.
Masse de la fusée éclairante : mf = 58 g.

On se place dans le référentiel terrestre supposé galiléen.


Le champ de pesanteur terrestre est considéré uniforme, de valeur g = 9,8 m.s–2.
On négligera toutes les actions dues à l’air ainsi que la perte de masse de la fusée pendant qu’elle brille et on
considèrera cette dernière comme un objet ponctuel.
On définit un repère (O, i , j ) avec O au niveau du sol et tel que la position initiale de la fusée éclairante à la
sortie du pistolet soit à une hauteur h = 1,8 m. Le vecteur vitesse initiale est dans le plan (O,x,y) ; Ox est
horizontal et Oy est vertical et orienté vers le haut.

À l’instant t = 0 s, le vecteur vitesse de la fusée éclairante fait un angle α égal à 55 ° avec


l’axe Ox et sa valeur est v0 = 50 m.s–1. On pourra se référer au schéma ci-contre.

1. Recopier le schéma suivant puis représenter le vecteur champ de pesanteur 𝑔 et tracer qualitativement l’allure
de la trajectoire suivie par la fusée éclairante dans ce champ de pesanteur.

Figure 1 : Trajectoire de la fusée éclairante

2. En utilisant une loi de Newton que l’on énoncera, déterminer les coordonnées du vecteur accélération de la
fusée éclairante : ax(t) suivant x et ay(t) suivant y.

3. En déduire les expressions des coordonnées vx(t)et vy(t) du vecteur vitesse de la fusée éclairante et montrer
−g
que les équations horaires du mouvement de la fusée s’écrivent x(t) = [Link](α).t et y(t) = 2 t 2 + V0 . sin(α) . t +
h avec t en seconde, v0 en mètre par seconde et x(t), y(t) et h en mètre.

4. Déterminer la valeur de la durée du vol de la fusée éclairante.

−b − √Δ
On rappelle qu’une équation du second degré de la forme ax2+ bx + c = 0 admet deux solutions x1 = 2a
et
−b + √Δ
x2 = 2a
si Δ = b² – 4a.c est positif.

5. Calculer l’altitude à partir de laquelle la fusée commence à éclairer puis l’altitude à laquelle elle s’arrête.
Ces valeurs paraissent-elles adaptées au but recherché ?
21
TYPE BAC 6 : SAUT À L’ÉLASTIQUE

Le saut à l’élastique est un loisir qui permet de ressentir des sensations


fortes.
Il consiste à sauter dans le « vide » à l’aide d’un élastique attaché aux
chevilles.
Ce saut peut se faire à partir d’un pont.

Source : [Link]

Un saut en élastique se déroule en plusieurs phases qui sont décrites ci-dessous.

Ces trois phases se répètent jusqu’à ce que le sauteur soit immobile, la durée totale du saut est de l’ordre
d’une minute.

L’objectif de cet exercice est d’évaluer la vitesse du sauteur à la fin de la 1ère phase et la longueur maximale du
saut.

On étudie un saut réalisé à partir d’un pont situé à une hauteur H d’environ 50 m au-dessus du sol.

Données :
• masse de la personne avec l’équipement : m = 80 kg ;
• valeur du champ de pesanteur terrestre : g = 9,81 m·s–2 ;
• longueur de l’élastique non étiré : L0 = 8,0 m.

Lors de la 1 re phase du saut à l’élastique, on étudie le mouvement du sauteur dont le centre


de masse est noté S, dans le cadre du modèle de la chute libre.
Pour simplifier, on suppose que le mouvement est vertical.
À la date t = 0, la personne démarre le saut à la hauteur H avec une vitesse initiale dont le
vecteur ⃗⃗⃗⃗
𝑣0 est vertical et dirigé vers le bas et de norme v0.
Le référentiel d’étude est le référentiel terrestre supposé galiléen muni du repère d’espace (Ox
; Oz) dont l’origine O du repère est au niveau du sol. L’axe (Oz) est vertical, dirigé vers le haut
et muni du vecteur unitaire 𝑘⃗. La situation est schématisée ci-contre.

1. Déterminer les coordonnées du vecteur accélération 𝑎 (t) de S dans le repère (Ox ; Oz).
2. Établir que l’équation horaire du mouvement selon l’axe Oz s’écrit :
1
z(t) = − 2 g·t2 − v0·t + H

22
3. Après traitement de la vidéo d’un saut à l’aide d’un logiciel de pointage et modélisation des résultats, on
obtient l’équation horaire suivante :

z(t) = – 4,90 t2 – 1,10 t + 49,8 avec z exprimé en m et t exprimé en s.

La modélisation des résultats expérimentaux est-elle cohérente avec l’expression donnée en 2. ? Justifier
à l’aide de deux arguments.

4. Calculer la date à laquelle l’élastique commence à se tendre.

5. En déduire la valeur de la vitesse atteinte à cet instant.

6. Distance de sécurité
Lors du saut, les différentes énergies intervenant au cours du mouvement ont été calculées à l’aide des
informations fournies sur la vidéo du saut. Elles ont été représentées dans la figure 1. L’énergie potentielle
de pesanteur est considérée nulle quand z = 0.
Pour une des énergies, les calculs n’ont pu être effectués que sur la 1ère phase du saut (courbe A).

6.1. Identifier parmi les courbes A, B, C de la figure 1 celle représentant l’énergie cinétique, celle
représentant l’énergie potentielle de pesanteur et celle représentant l’énergie mécanique. Justifier ces
choix.

6.2. Identifier l’(les) information(s) manquante(s) sur le système physique étudié nécessaire au tracé de
la suite de la courbe A pour les deuxième et troisième phases.

6.3. Pour des raisons de sécurité, il est nécessaire que l’élastique soit choisi tel que son étirement ∆L
soit inférieur ou égal à 4 L0. À l’aide de la figure 1, calculer la distance maximale parcourue par le sauteur.
Conclure.

23
TYPE BAC 7 : SAUT À LA PERCHE
Le saut à la perche fait partie des épreuves olympiques depuis les premiers jeux olympiques modernes de 1896.
Dans cette discipline, l’amélioration des records a souvent été liée à l’évolution du matériel. C’est en particulier
avec l’apparition, dans les années 1960, des perches en fibre de verre que l’on a pu franchir la barre des 5
mètres, puis des 6 mètres. Ces perches en fibre de verre, que l’on utilise encore aujourd’hui, sont très flexibles.
Cela leur permet, comme pour un ressort, d’emmagasiner de l’énergie lorsqu’elles sont déformées et de la
restituer lorsqu’elles reprennent leur forme initiale.

L’objectif de cet exercice est d’étudier le mouvement d’un perchiste au cours des différentes phases de son saut
: phase de prise d’élan, phase ascendante et phase descendante.

Figure 1 : Différentes phases lors du saut à la perche

Données :
- masse du perchiste : m = 70 kg ;
- intensité du champ de pesanteur : g = 9,8 m.s-2 ;
- hauteur du tapis de réception : h = 0,70 m ;
- hauteur du saut : H = 5,4 m.

1. Prise d’élan
La prise d’élan se fait sur une distance d’environ 40 m. Pour le perchiste, l’objectif est de parvenir avec une
vitesse maximale au moment de l’impulsion (début de la phase ascendante). Si le perchiste atteint trop
rapidement sa vitesse maximale, il s’épuise et risque d’arriver au moment de l’impulsion avec une vitesse trop
faible. Il doit donc gérer son effort. Pour cela, ce n’est que dans les derniers mètres, lorsqu’il approche du sautoir,
qu’il rythme davantage sa course pour atteindre sa vitesse maximale.

Figure 2 : Vitesse horizontale (selon l’axe (Ox)) du perchiste au cours du temps lors de la phase d’élan

1.1. Entre 3,0 s et 4,0 s, comment peut-on qualifier le mouvement du perchiste ? Justifier votre réponse.
1.2. Entre 5,5 s et 6,5 s, estimer la valeur de l’accélération du perchiste.
1.3. Entre 5,5 s et 6,5 s, comment peut-on qualifier le mouvement du perchiste ? Justifier votre réponse.

2. Phase ascendante
La phase ascendante est composée de trois étapes :
- Étape 1 : la flexion de la perche (la perche emmagasine de l’énergie en se déformant) ;
- Étape 2 : la déflexion de la perche (la perche restitue son énergie en reprenant sa forme initiale) ;
- Étape 3 : la « chute libre » ascendante.

24
La figure 3 montre l’évolution des différentes formes d’énergie du perchiste au cours de cette phase.

Figure 3 : Énergie mécanique Em, énergie cinétique Ec et énergie potentielle de pesanteur Ep du


perchiste au cours du temps lors de la phase ascendante

2.1. Déterminer, à partir des courbes d’énergies, la valeur de la vitesse à l’instant t1 = 7,1 s et vérifier si cette
valeur est cohérente avec celle de la vitesse à la fin de la course d’élan.
Pour simplifier l’étude on assimile le perchiste à un point matériel dans toute la suite du problème.
2.2. Déterminer, à partir des courbes, la valeur de la hauteur H du saut (distance entre le sol et la position la
plus haute du perchiste) et comparer avec la valeur proposée dans les données.
2.3. Identifier, sur la figure 3, les différentes étapes de la phase ascendante, en indiquant pour chaque étape
l’instant du début et de la fin de l’étape.
2.4. Comparer les énergies mécaniques du perchiste aux instants t1 = 7,1 s et t2 = 9 s. Interpréter.
2.5. Comment évoluerait la performance du perchiste si sa vitesse à l’instant t1 était plus élevée ?

3. Phase descendante
La phase descendante est très spectaculaire. Elle
correspond à une chute libre de plusieurs mètres.
On admet, qu’au début de la phase descendante, le
vecteur vitesse ⃗⃗⃗⃗
𝑣0 du perchiste est horizontal et que sa
valeur est v0 = 1,1 m.s-1.

3.1. Énoncer la seconde loi de Newton.


3.2. En appliquant la seconde loi de Newton, montrer que les composantes du vecteur accélération ⃗⃗⃗⃗
𝑎𝐺 du
perchiste sont : ax = 0 et az = – g.
3.3. En prenant le début de la phase descendante comme origine des temps (t = 0 s) et en se plaçant dans
le repère (Oxz), montrer que les équations horaires du mouvement du perchiste s’écrivent :
𝟏
x(t) = v0.t et 𝐳(𝐭) = − 𝟐 𝐠. 𝐭 𝟐 + 𝐇
3.4. Quelle est la durée de la phase descendante ? Commenter le résultat.

25
TYPE BAC 8 : PROFESSEUR LEWIN

Un cours avec Walter H.G. Lewin ressemble à un spectacle vivant. Personne ne sait véritablement à quoi
s’attendre. Le professeur met en scène les expériences. Il y a du suspense… et du risque. Ainsi, il lâche une
boule très lourde suspendue à une corde, et reste immobile. Par effet de balancier, elle revient à vive allure, se
rapproche dangereusement de son visage, et stoppe alors même qu’on était persuadé qu’il se broierait le nez.

Cet exercice utilise des extraits de vidéos afin d’exploiter les expériences réalisées par le professeur Walter
H.G. Lewin.
Le professeur utilise un pendule simple constitué d’un câble inextensible de masse négligeable, auquel est
reliée une boule d’acier pleine et homogène de masse 15 kg et de diamètre 13 cm. Le pendule est accroché au
plafond de l’amphithéâtre ; la longueur L entre le plafond et le centre G de la boule est de 5,21 m.

Donnée : valeur de l’intensité du champ de pesanteur terrestre g = 9,81 m.s-2

1. Première expérience.
Dans une première expérience, le professeur Walter H.G.
Lewin amène la boule contre son menton (photo ci-
contre).

Après avoir lâché la boule sans vitesse initiale, à partir d’un angle
de 41° par rapport à la verticale, celle-ci fait un aller et retour et
s’approche du menton de Walter H.G. Lewin, sans toutefois le
toucher.

La capture d’écran a été réalisée au moment où la boule était dans la position la plus haute (avec une vitesse
nulle) après avoir fait un aller-retour.
Le cercle en pointillés représente la position de la boule au moment du lâcher.

1.1 Recopier et compléter le schéma ci-contre, en y reportant


les mesures connues de la situation initiale au moment du
lâcher. En déduire, par un calcul, l’altitude initiale du centre G
de la boule en prenant comme origine celle proposée sur le
schéma (ce schéma n’est pas à l’échelle).

1.2. Faire l’inventaire des forces qui s’exercent sur la boule,


et les représenter, sans souci d’échelle sur le schéma
précédent. On néglige toutes les forces exercées par l’air.

1.3. Par convention, on pose que l’énergie potentielle de la boule au point O est nulle. Montrer que l’énergie
mécanique initiale de la boule est de 1,9 × 102 J.

1.4. Quelle est la position du centre G de la boule correspondant à la vitesse maximale de la boule ?

1.5. Calculer la vitesse maximale, exprimée en km.h-1, atteinte par la boule au cours de cet aller-retour sans
frottements.

1.6. En quoi la photographie du document 1 contredit-elle l’hypothèse formulée à la question 1.2. ?

26
2. Deuxième expérience
Dans une deuxième expérience, le professeur Walter H.G. Lewin réalise deux mesures avec ce même pendule.

2.1. Première mesure : Il écarte le pendule d’un angle de 10° par rapport à la verticale. Il déclenche un
chronomètre au moment où il lâche la boule sans vitesse initiale. Il compte avec ses étudiants le nombre
de fois où la boule revient quasiment à sa position initiale. À la dixième fois, il arrête le chronomètre qui
affiche alors la valeur : 45,81 s. Le chronomètre donne un résultat avec une incertitude de ± 0,2 s.

Puis il note au tableau l’indication : 10 T = 45,8 ± 0,2 s.

2.1.1. En utilisant les résultats inscrits au tableau, donner un encadrement de la valeur de la période de
ce pendule simple.
2.1.2. Commenter la méthode de mesure utilisée par le professeur.

2.2. Deuxième mesure :


Le professeur s’assied ensuite sur la boule
(photo ci-contre), et précise qu’il doit se mettre
en position allongée pour ne pas fausser la
démonstration. Puis, de la même manière, il
s’écarte afin que le câble fasse un angle de 10°
par rapport à la verticale. Il se laisse ensuite
balancer avec la boule et il se filme.

La vidéo a ensuite été exploitée pour donner les courbes d’évolution temporelles représentées sur le document
2 ci-dessous.

Document 2 : Exploitation de la vidéo

2.2.1. L’une des courbes représente x(t) et l’autre y(t) ; les axes Ox et Oy sont ceux définis sur le schéma
de l’annexe, identifier les courbes correspondantes en commentant leur allure.
2.2.2. Déterminer la valeur de la période de ce pendule constitué du câble, de la boule et du professeur.
2.2.3. Par analyse dimensionnelle, vérifier l’homogénéité de l’expression de la période du pendule :
𝐋
𝐓=𝐤√ où k est une grandeur sans dimension.
𝐠
2.2.4. Expliquer ce que le professeur a voulu démontrer dans cette expérience. Le résultat obtenu est-il
concluant.

27
Mouvement dans un champ de gravitation 45
Mouvement des satellites et des planètes. Orbite. 46
Lois de Kepler. 47
Période de révolution. 48
49
Déterminer les caractéristiques des vecteurs vitesse et accélération du centre de masse d’un système en 50
mouvement circulaire dans un champ de gravitation newtonien. 51
Établir et exploiter la troisième loi de Kepler dans le cas du mouvement circulaire 52
53
54
55
Satellite géostationnaire. 56
57
58

Exercice 45 :

Données : Distance entre les centres de la Terre et de la Lune : r = 3,84 x 105 m.


Masse de la Terre : MT = 5,97 x 1024 kg ;
constante gravitationnelle : G = 6,67 x 10-11 [Link]-1.s-2.
Masse de la Lune : ML = 7,36 x 1022 kg.

1. Exprimer la force de gravitation exercée par la Terre sur la Lune.


2. Représenter cette force en utilisant l’échelle 1 cm pour 0,5 x 1020 N.

Exercice 46 :

1. Donner la définition d’un référentiel planétocentrique.


2. Énoncer les trois lois de Kepler dans un référentiel planétocentrique pour un satellite.
3. On considère la trajectoire circulaire.
a. Que peut-on alors déduire de la deuxième loi de Kepler ?
b. Écrire la relation de la 3ème loi de Kepler dans ce cas ?

Exercice 47 : Thémisto est un des satellites de Jupiter.


La simulation de la trajectoire de ce satellite donne la
représentation suivante. Chaque position de Thémisto,
modélisée par un point bleu, est relevée à intervalle de
temps constant. Deux aires balayées A1 et A2 sont
représentées.

1. Dans quel référentiel considéré galiléen a-t-


on obtenu cette trajectoire ?
2. Jupiter, le point jaune, est-elle au centre de
l’orbite de Thémisto ?
3. En utilisant la première loi de Kepler, justifier l’allure de la trajectoire.
4. Quelle relation existe-t-il entre les aires A1 et A2 ? Justifier.
5. Que peut-on dire des distances parcourues par le satellite dans le cas des aires A1 et A2 ? Quelle est
la conséquence pour la vitesse du satellite ?
6. Est-ce en accord avec les différentes positions des points ?

Exercice 48 : Cérès, astre classé dans la catégorie des planètes naines, gravite autour du Soleil dans une
ceinture d’astéroïde située entre Mars et Jupiter. Les distances de l’aphélie et du périhélie sont respectivement
de 4,47 x 108 km et 3,81 x 108 km.
Données : demi-grand axe terre-soleil : aT = 1,50 x 108 km ; période de révolution : T = 365,25 jours.

1. Que pouvez déduire des distances du périhélie et de l’aphélie sur la nature de la trajectoire ?
2. Représenter, sans soucis d’échelle, l’orbite de Cérès. Indiquer les positions de l’aphélie et du
périhélie.
3. Calculer la valeur du demi-grand axe ac.
4. En utilisant la 3e loi de Kepler, la période de rotation de la Terre et la valeur du demi-grand axe de la
Terre, calculer la période de révolution de Cérès.

28
Exercice 49 : Le 29 octobre 2018, le satellite CFOSAT, de masse m, a été mis en orbite
circulaire autour de la Terre à une altitude de 519 km par le CNES et son homologue
chinois le CNSA, pour cartographier les vents et les vagues à la surface des océans.
Données : Rayon terrestre : RT = 6,4 x 103 km ; masse de la Terre : MT = 6,0 x 1024 kg ;
Constante gravitationnelle : G = 6,67 x 10-11 [Link]-1.s-2.

1. Schématiser la situation et représenter la force de gravitation exercée par la Terre sur le satellite.
2. Montrer que le mouvement du centre de masse du satellite CFOSAT est uniforme dans le référentiel
géocentrique.
3. Donner les caractéristiques du vecteur vitesse 𝑣 du centre de masse du satellite dans ce référentiel.
4. Déterminer la période de révolution T du satellite.

Exercice 50 : Europe est un satellite de Jupiter, de masse MJ. Son orbite, de rayon r, est supposée circulaire.
[Link]
Sa vitesse a pour valeur v = √
r
1. Établir l’expression de sa période de révolution T.
T2
2. En déduire la valeur du rapport r3
3. Énoncer la troisième loi de Kepler dans le référentiel « jupiterocentrique ».

Exercice 51 : Les plus gros satellites de Jupiter, encore


appelés satellites galiléens, ont été découverts par Galilée.
On donne les périodes de révolution T eet le rayon r de la
trajectoire quasi circulaire de deux de ces satellites :

1. Énoncer la troisième loi de Kepler dans le référentiel « jupiterocentrique ».


2. Montrer que les données du tableau confirment que ces deux satellites sont en orbite autour de
Jupiter.

Exercice 52 : Le télescope spatial Hubble a permis de nombreuses découvertes


dans le domaine de l’astrophysique.
Il est placé sur une orbite quasiment circulaire à une altitude h = 600 km par rapport
à la surface de la Terre.
Données :Rayon terrestre : RT = 6 370 km ; masse de la Terre : MT = 5,97 x 1024 kg ;
Constante gravitationnelle : G = 6,67 x 10-11 [Link]-1.s-2.

1. Par application de la deuxième loi de Newton, déterminer les coordonnées du vecteur accélération
du centre de masse H de Hubble dans le repère de Frenet lié au référentiel géocentrique.
2. Déterminer les coordonnées du vecteur vitesse de Hubble dans le repère de Frenet.
3. Calculer la valeur de la vitesse de Hubble dans le référentiel géocentrique.

Exercice 53 : On étudie le mouvement de la Terre autour du Soleil dans le cadre de l’approximation des
trajectoires circulaires.
Données : Distance entre les centres de la Terre et du Soleil : dST = 149,6 x 109 m.
constante gravitationnelle : G = 6,67 x 10-11 [Link]-1.s-2 ; masse du Soleil : MS = 1,99 x 1030 kg.

1. Dans quel référentiel considéré galiléen doit-on se placer afin d’étudier ce mouvement ?
2. Exprimer vectoriellement la force qui modélise l’action mécanique exercée par le Soleil sur la Terre,
puis la représenter sur un schéma, sans souci d’échelle.
3. Montrer que le mouvement de la Terre est uniforme.
4. Exprimer littéralement la vitesse de la Terre autour du Soleil, puis calculer sa valeur.
5. Exprimer puis calculer la période de révolution TT de la Terre autour du Soleil, en seconde puis en
jour.
29
Exercice 54 : La myriade de satellites GPS (global positioning system) est placée sur une orbite en étant animé
d’un mouvement circulaire et uniforme à une altitude de h = 1,38 x 104 m.
Données : Rayon terrestre : RT = 6 370 km ; masse de la Terre : MT = 6,0 x 1024 kg ;
constante gravitationnelle : G = 6,67 x 10-11 [Link]-1.s-2.

1. Dans quel référentiel considéré galiléen le mouvement d’un satellite GPS est-il décrit ?
2. En utilisant la deuxième loi de Newton, montre que la vitesse de ce type de satellite s’écrit :
G. MT
v= √
RT + h
(RT +h)3
3. En déduire que la période de révolution du satellite est : T = 2π√ [Link]
4. Calculer la période de révolution.
5. Combien de tour de la Terre réalise ces satellites par jour ?

Exercice 55 : Le tableau ci-contre donne la période


de révolution de quelques planètes du système
solaire, ainsi que le rayon de leur orbite assimilable
à un cercle dans le référentiel héliocentrique.
Données : Constante gravitationnelle : G = 6,67 x 10-11 [Link]-1.s-2 ; 1 an = 3,156 x 107 s.

1. Établir l’expression de la valeur de la vitesse du centre de masse d’une de ces planètes dans le
référentiel héliocentrique.
2. En déduire l’expression de sa période de révolution en fonction de G, r et MS (masse du soleil)
3. Donner l’expression du rapport dans le référentiel héliocentrique. La troisième loi de Kepler est-elle
vérifiée ?
4. Déterminer la masse MS du Soleil.
5. Justifier en quoi la troisième loi de Kepler est une « balance cosmique ».

Exercice 56 : Un satellite géosynchrone est un satellite possédant une orbite circulaire et une période de
révolution de T = 86 164 s.
(RT +h)3
La période de révolution d’un satellite s’écrit : T = 2π√ [Link]
où h est la hauteur par rapport au sol, RT le rayon
de la Terre et MT la masse de la Terre.
Données : Rayon terrestre : RT = 6 370 km ; masse de la Terre : MT = 6,0 x 1024 kg ;
Constante gravitationnelle : G = 6,67 x 10-11 [Link]-1.s-2.
Période de rotation de la Terre sur elle-même : 23 h 56 min 4s

1. Comparer la période de révolution d’un satellite géosynchrone et la période de rotation de la Terre


sur elle-même.
2. Calculer la distance par rapport au sol de ce
satellite.
3. Trois orbites circulaires sont données sur les
figures 1, 2 et 3. Montrer l’une des orbites est
incompatible avec les lois de la mécanique.

4. D’après les figures ci-dessus, indiquer les situations qui sont susceptibles de représenter une orbite
géosynchrone.
5. Un satellite géosynchrone est géostationnaire si celui-ci reste à la verticale d’un point sur terre. Quel
est le plan de son orbite ?
6. Quel est le sens de rotation de ce satellite ?
7. Indiquer à quelle figure ci-dessus correspond ce type de satellite.

30
Exercice 57 : La représentation ci-contre montre la trajectoire de deux satellites
géosynchrones dont le plan orbital est décalé de 30° et de 63,4° par rapport au
plan l’équatorial.
Un satellite géosynchrone possède une orbite circulaire et une période de
révolution égale à la période de rotation de la Terre sur elle-même.

1. Dans quel référentiel considéré galiléen sont représentés les


trajectoires de ces deux satellites.
2. Quelle forme obtiendrait-on avec un satellite géostationnaire ?

Exercice 58 : Le niveau moyen global des océans est un indicateur majeur du réchauffement climatique.
L’altimétrie satellitaire est une méthode de mesure importante, car elle permet d’assurer un suivi mondial précis
et continu depuis 1993. Depuis son lancement en 2013, le satellite franco-indien SARAL assure toujours cette
mission.
Données : Rayon terrestre : RT = 6 370 km ; masse de la Terre : MT = 6,0 x 1024 kg ;
Constante gravitationnelle : G = 6,67 x 10-11 [Link]-1.s-2.
Période de rotation de la Terre sur elle-même : TT = 23,93 h.
Masse du satellite SARAL : mS = 400 kg
Vitesse du satellite SARAL : vS = 7,47 km.s-1.

1. Préciser le nom du référentiel galiléen dans lequel le mouvement du satellite peut être étudié.
2. En supposant une orbite circulaire, schématiser la trajectoire sans souci d’échelle.
3. En déduire la nature du mouvement d’après la deuxième loi de Kepler.
4. Dans le cas de SARAL, préciser la direction prise par son vecteur accélération. Représenter le
vecteur ⃗⃗⃗⃗
𝑎𝑆 sur le schéma.
[Link]
5. Montrer que le vecteur vitesse de SARAL a pour valeur : v𝑆 = √R
T +h

6. Calculer l’altitude h du satellite SARAL à l’aide des données.


7. Préciser en le justifiant si SARAL est géostationnaire.

31
TYPE BAC 9 : VOYAGE AUTOUR DE SATURNE
En Juillet 2004, la sonde européenne Cassini-Huygens nous a livré ses premiers clichés des anneaux de Saturne.
Elle a également photographié Titan, le plus gros satellite de Saturne, situé à une distance R T de Saturne. L’excentricité
orbitale des satellites étant très faible, on supposera leurs trajectoires circulaires.

Dans tout l’exercice, on se place dans le référentiel saturno-centrique, centré sur Saturne et dont les trois axes sont dirigés
vers trois étoiles lointaines supposées fixes.
On considère que la planète Saturne et ses satellites sont des corps dont la répartition des masses est à symétrie
sphérique. Les rayons des orbites des satellites sont supposés grands devant leur taille.

Données : G = 6,67 x 10–11 S.I. : constante de gravitation universelle.


Concernant Titan : RT = 1,22 x 106 km (rayon de l’orbite de Titan).
Concernant Saturne : RS = 6,0 x 104 km (rayon de la planète Saturne).
Ts = 10 h 39 min (période de rotation de Saturne sur elle-même).
MS = 5,69 x 1026 kg (masse de Saturne).

1. Quelques caractéristiques de Titan :

1.1. Forces
On considère que la seule force gravitationnelle exercée sur Titan provient de Saturne.
1.1.1. Nommer la (les) force(s) extérieure(s) appliquée(s) au satellite Titan, de masse MT.
1.1.2. Représenter qualitativement sur un schéma, Saturne, Titan, et la (les) force(s) extérieure(s) appliquée(s)
sur Titan.
1.1.3. Donner l’expression vectorielle de cette (ces) force(s).
1.2. Accélération et vitesse
On étudie le mouvement du centre d’inertie T de Titan. S est le centre d’inertie de Saturne.
Soit 𝑢
⃗ le vecteur unitaire porté par la droite ST dirigé de S vers T.
1.2.1. Exprimer son accélération vectorielle 𝑎en précisant la loi utilisée.
1.2.2. On se place dans la base orthonormée (𝑡, 𝑛⃗) centrée en T dans laquelle 𝑡est un vecteur unitaire porté par la
tangente à la trajectoire et orienté dans le sens du mouvement et 𝑛⃗un vecteur unitaire perpendiculaire à 𝑡et dirigé
vers l’intérieur de la trajectoire (𝑛⃗ = −𝑢
⃗ ).
On donne l’expression de 𝑎dans la base orthonormée (𝑡, 𝑛⃗) : 𝑎= at 𝑡+ an 𝑛⃗
Donner les expressions littérales de at et de an en fonction de la vitesse v du satellite.
1.2.3. À quelle composante se réduit l’accélération vectorielle 𝑎de Titan dans la base orthonormée (𝑡, 𝑛⃗) ?
Compléter alors le schéma précédent, avec la base orthonormée (𝑡, 𝑛⃗) et l’accélération 𝑎 de Titan.
1.3. Type de mouvement
1.3.1. Montrer que le mouvement de Titan est uniforme.
GMS
1.3.2. Retrouver l’expression de la vitesse de Titan sur son orbite autour de Saturne : v = √
R T

2. D’autres satellites de Saturne :

Après le survol de Titan, la sonde Cassini a survolé le satellite Encelade en février 2005.
On peut considérer que dans le référentiel saturno-centrique, Encelade à un mouvement de révolution circulaire uniforme,
dont la période (en jour terrestre), est TE = 1,37 et le rayon est RE.
2.1. Loi de Kepler
2πR
La relation qui lie la période T de révolution d’un satellite, sa vitesse v et le rayon R de son orbite est T = T = .
v
GMS
Sa vitesse de révolution autour de Saturne est donnée par : v = √ .
𝑅
T2 4 π2
2.1.1. Retrouver la troisième loi de Kepler = .
R3 G MS
2.1.2. Utiliser la troisième loi de Kepler pour déterminer la valeur du rayon RE de l’orbite
d’Encelade.

3. Sonde saturno-stationnaire :

On cherche dans cette partie à déterminer l’altitude h à laquelle devrait se trouver la sonde Cassini pour être saturno-
stationnaire (immobile au-dessus d’un point de l’équateur de Saturne).
3.1. Quelle condition doit-on avoir sur les périodes Ts (rotation de Saturne sur elle-même) et Tc (révolution de Cassini
autour de Saturne) pour que la sonde soit « saturno-stationnaire »?
3.2. Altitude de la sonde
3.2.1. En utilisant la troisième loi de Kepler donnée à la question 2.1.1. , montrer que l’altitude h de la sonde peut
3
𝑇 𝐺𝑀2
se calculer avec la relation: ℎ = √ 𝐶 2 𝑆 − 𝑅𝑆
4𝜋
3.2.2. Calculer la valeur de h.

32
TYPE BAC 10 : SATELLITES D’OBSERVATION

Les satellites d'observation sont des objets spatiaux en orbite circulaire autour de la Terre. Leur mission
principale est d'effectuer des observations de l'atmosphère, des océans, des surfaces émergées et des glaces,
et de transmettre à une station terrestre les données ainsi obtenues.

1. ENVISAT : un satellite circumpolaire.

C'était le plus gros satellite européen d'observation lors de son lancement le 1er mars 2002. Ses capteurs
peuvent recueillir des données à l'intérieur d'une bande de largeur au sol de 3000 km permettant une observation
biquotidienne de l'ensemble de la planète.

Données : Constante de gravitation universelle : G = 6,67 x 10 –11 USI


ENVISAT : masse : m = 8200 kg
altitude moyenne : h = 800 km
orbite contenue dans un plan passant par les pôles

TERRE : masse : M = 5,98 x 1024 kg


rayon : R = 6,38 x 103 km
période de rotation propre : 1436 minutes

On rappelle l'expression de la valeur de la force d'interaction gravitationnelle entre deux corps de masse m A et
m m
mB , de centres A et B, de répartition de masse à symétrie sphérique, distants de d = AB : F = G . Ad2 B

1.1.1 Recopier et représenter sur la figure 1 de I’ANNEXE la force d'interaction gravitationnelle exercée
par la Terre (sa répartition de masse étant supposée à symétrie sphérique) sur le satellite supposé
ponctuel et noté S. Donner l'expression vectorielle de cette force en représentant le vecteur unitaire
choisi sur la figure 1.
1.1.2 Calculer la valeur de cette force.

1.2 En considérant la seule action de la Terre, établir l'expression vectorielle de l'accélération du satellite
dans le référentiel géocentrique, supposé galiléen, en fonction de M, h et R.

1.3 Sur la figure 2 de l'ANNEXE recopier représenter, sans souci d'échelle, le vecteur accélération à trois
dates différentes correspondant aux positions A, B et C du satellite.

1.4 Montrer que, dans le cas d'un mouvement circulaire, dont on admettra sans démonstration qu'il est
GM
uniforme, la vitesse du satellite a pour expression : v = √R+h .
1.5 Calculer la vitesse du satellite en km.s-1.

1.6 Donner l'expression de la période de révolution du satellite en fonction de sa vitesse et des


caractéristiques de la trajectoire R et h. Puis calculer sa valeur.

2. METEOSAT 8 : un satellite géostationnaire.

Ce satellite a été lancé par ARIANE 5 le 28 août 2002. Il est opérationnel depuis le 28 janvier 2004.
La position d'un satellite géostationnaire parait fixe aux yeux d'un observateur terrestre. Situé à une altitude H
voisine de 36000 km, il fournit de façon continue des informations couvrant une zone circulaire représentant
environ 42% de la surface de la Terre.

2.1. Donner les trois conditions à remplir par METEOSAT 8 pour qu'il soit géostationnaire.

2.2 Troisième loi de Képler dans le cas général d'une trajectoire elliptique :

33
Pour tous les satellites, le rapport entre le carré de la période de révolution T et le cube du demi-grand axe r
T2
de sa trajectoire est le même : r3 = constante = K.
Dans le cas d'une trajectoire circulaire r correspond au rayon de la trajectoire.
En utilisant les réponses aux questions 1.4 et 1.6, établir l'expression de la constante K en fonction de G et
M pour les satellites étudiés. Calculer K dans le système international d'unités.

2.3. En déduire, pour METEOSAT 8, la valeur de R+H, puis celle de H.

2.4. La mise en place du satellite sur l'orbite géostationnaire s'effectue en plusieurs étapes.
Tout d'abord, ARIANE 5 amène le satellite hors de l'atmosphère et le largue sur une orbite de transfert.
L'orbite de transfert parcourue par le satellite est une ellipse (voir figure 3 de L'ANNEXE ) dont le périgée P
se situe à une altitude voisine de 200 km et l'apogée A à l'altitude de l'orbite géostationnaire voisine de 36000
km.
Ensuite le « moteur d'apogée » du satellite lui permettra d'obtenir la vitesse nécessaire à sa mise sur orbite
géostationnaire lors des passages successifs par l'apogée.

- À l'aide des données ci-dessus, calculer la longueur r du demi-grand axe de la trajectoire sur cette
orbite de transfert.

À l'aide de la troisième loi de Képler, en déduire la période T du satellite sur cette orbite de transfert

ANNEXES

Figure 1

Figure 2 Figure 3

34
TYPE BAC 11 : LE CERCLE DES PLANÈTES DISPARUS

La planète Pluton, découverte par l’américain Clyde Tombaugh en 1930 était considérée comme la neuvième
planète de notre système solaire.
Le 5 janvier 2005, une équipe d’astronomes a découvert sur des photographies prises le 21 octobre 2003 un
nouveau corps gravitant autour du Soleil.
Provisoirement nommé 2003 UB313, cet astre porte maintenant le nom d’Éris, déesse grecque de la discorde.
La découverte d’Éris et d’autres astres similaires (2003 EL. 61, 2005 FY9...) a été le début de nombreuses
discussions et controverses acharnées entre scientifiques sur la définition même du mot « planète ».
Au cours d’une assemblée générale, le 24 août 2006 à Prague 2500 astronomes de l’Union Astronomique
Internationale (UAI) ont décidé de déclasser Pluton comme planète pour lui donner le rang de « planète naine ».

1. Orbite d’Éris
Éris parcourt une orbite elliptique autour du Soleil avec une période de révolution TE d’environ 557 années
terrestres.

Données :
Période de révolution terrestre : TT =1,00 an
Période de révolution de Pluton : TP = 248 ans

1.1. Énoncer précisément la troisième loi de Kepler, relative à la période de révolution d’une planète
autour du Soleil, dans le cas d’une orbite elliptique.
1.2. L’orbite d’Éris se situe-t-elle au-delà ou en-deçà de celle de Pluton ? Justifier sans calcul.

2. Découverte de Dysnomia

Les astronomes ont découvert ensuite qu’Éris possède un satellite


naturel qui a été baptisé Dysnomia (fille d’Éris et déesse de l’anarchie).
Six nuits d’observation depuis la Terre ont permis de
reconstituer l’orbite de Dysnomia. On obtient la photographie ci-
contre.
NASA, ESA and M. Brown (California Institute of Technology)
Données :
ME et MD sont les masses respectives d’Eris et de Dysnomia
Masse de Pluton : MP = 1,31×1022 kg
Rayon de l’orbite circulaire de Dysnomia RD = 3,60×107 m
Période de révolution de Dysnomia : TD = 15,0 jours x 1,30×106 s
Constante de gravitation universelle : G = 6,67×10-11 [Link]-1.s-2

2.1. Mouvement de Dysnomia


Le mouvement de Dysnomia autour d’Eris est supposé circulaire et uniforme.

2.1.1. Définir le référentiel permettant d’étudier le mouvement de Dysnomia autour d’Éris. Par la suite,
ce référentiel sera considéré comme galiléen.
2.1.2. Établir l’expression du vecteur accélération 𝑎 du centre d’inertie de Dysnomia en fonction des
paramètres de l’énoncé et d’un vecteur unitaire 𝑢 𝐸𝐷 représenté sur le
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ schéma ci-contre.
2.1.3. Préciser la direction et le sens de ce vecteur accélération.
R3
2.1.4. Montrer que la période de révolution TD de Dysnomia a pour expression TD = 2 π √[Link] .
E
Retrouve-t-on la troisième loi de Kepler ? Justifier.

2.2. Masse d’Éris

2.2.1. Déduire de l’expression de TD (question 2.1.4.) celle de la masse ME d’Éris. Calculer sa valeur.
M
2.2.2. Calculer le rapport des masses d’Éris et de Pluton ME .
P
Expliquer alors pourquoi la découverte d’Éris a remis en cause le statut de planète pour Pluton.

35
Ondes et signaux
1. Caractériser les phénomènes ondulatoires
A) Les sons
Intensité sonore, intensité sonore de référence, niveau d’intensité sonore. 59
Exploiter l'expression donnant le niveau d’intensité sonore d’un signal. 60
Capacité mathématique : Utiliser la fonction logarithme décimal et sa fonction réciproque. 61
62
63
64
Atténuation (en dB). 65
66
67
68

Exercice 59 : Calculer le niveau d’intensité sonore correspondant à chacune des intensités sonores suivantes.
Donnée : I0 = 1,0 x 10-12 W.m-2.

1. 1,2 x 10-7 W.m-2 ; 2. 7,3 x 10-5 W.m-2 ; 3. 2,3 x 10-3 W.m-2

Exercice 60 : D’après le Code du travail, les ouvriers d’une entreprise ne doivent pas être soumis à des niveaux
d’intensités sonores supérieures à 87 dB. Un ouvrier travail sur une machine de niveau sonore 83 dB. Il est
entouré de deux machines voisines émettant un niveau sonore d’intensité 82 dB chacune.

1. Calculer les intensités sonores associées aux machines.


2. Sachant que les intensités sonores s’ajoutent, calculer le niveau d’intensité sonore total reçu par
l’ouvrier.
3. L’entreprise satisfait-elle au Code du travail ?

Exercice 61 : Des mesures réalisées pendant un concert de trois


guitaristes sont rassemblées ci-dessous :
Donnée : I0 = 1,0 x 10-12 W.m-2.

1. Compléter le tableau.
2. Que deviennent l’intensité sonore et le niveau
d’intensité sonore si les trois guitaristes jouent
en même temps ?

Exercice 62 :
I
Donnée : I0 = 1,0 x 10-12 W.m-2 ; L = 10 log (I ) ; log(2) = 0,3
0

1. Établir l’expression de l’intensité sonore en


fonction du niveau d’intensité sonore.
2. Recopier le tableau et compléter sans
calculatrice ce tableau.

Exercice 63 : Pour l’achat d’un lave-vaisselle, le niveau sonore est


toujours indiqué par le fabricant.

1. Comparer les intensités sonores de ces deux appareils.


2. La différence de niveau d’intensité sonore mérite-t-elle une
attention particulière lors de l’achat ?

36
Exercice 64 : Les corne de brume sont utilisées dans le domaine maritime pour signaler un obstacle ou un
danger. Elles peuvent produire un son dont le niveau d’intensité sonore peut atteindre 115 dB.

Donnée : I0 = 1,0 x 10-12 W.m-2.

1. Déterminer l’intensité sonore maximale du son émis par une corne de brume.
2. À 50 m de la corne de brume, l’intensité sonore est égale à 1,0 x 10-4 W.m-2.
a. Déterminer le niveau d’intensité sonore correspondant.
b. En déduire l’atténuation géométrique du signal.

Exercice 65 : Un niveau d’intensité sonore moyen de 78 dB est enregistré dans un jardin bordant une route.
Après construction d’un mur anti-bruit, le niveau d’intensité sonore moyen dans ce jardin est 67 dB.

1. Quel phénomène est mis en évidence ?


2. Calculer la grandeur correspondante.

Exercice 66 :

• Quel sera le niveau d’intensité sonore


ressenti par un utilisateur de chacun de
ces dispositifs si le niveau d’intensité
sonore ambiant est de 95 dB ?

Exercice 67 : Les bouchons anti-bruit sont utilisés pour


limiter le niveau d’intensité sonore tout en gardant la qualité
du son. Le graphique ci-dessous représente les courbes
d’atténuation d’un bouchon en mousse et d’un bouchon
moulé.

1. Pour quel type de bouchon la fréquence a-t-elle le plus d’influence sur l’atténuation ?
2. Pourquoi dit-on qu’avec des bouchons en mousse, le son perçu est plus grave que le son émis ?
3. Cet effet est-il aussi marqué pour un bouchon moulé ?
4. Indiquer, pour les deux situations suivantes, le type de bouchon antibruit le mieux adapté.
a. Le son d’un avion au décollage est perçu avec un niveau d’intensité sonore de 140 dB.
b. Lors d’un concert, le niveau d’intensité sonore perçu est égal à 100 dB.

Exercice 68 : Un médecin
ORL propose à son patient,
âgé de 20 ans et atteint d’une
surdité profonde, de réaliser
une implantation cochléaire
de manière à améliorer ses
performances auditives en
parallèle d’une rééducation
active.
Son audiogramme actuel, qui
correspond à celui d’une
personne de 90 ans, pourrait
devenir similaire à celui d’une
personne de 60 ans.

1. Expliquer en quelques lignes le principe de fonctionnement d’un implant cochléaire.


2. Quel serait le gain auditif, en dB, du patient équipé d’un implant, pour un son de fréquence égale à
4 000 Hz ?
3. Le gain serait-il le même pour un son de fréquence égale à 1 000 Hz ?
37
TYPE BAC 12 : L’OREILLE
1. Quelques caractéristiques du son
L’oreille sert à détecter les sons. Pour le musicien, le son possède 4 qualités ou paramètres que sont la hauteur,
l’intensité, le timbre et la durée. Dans toute la suite de l’exercice, on ne s’intéressera
qu’aux trois premiers paramètres à savoir la hauteur, l’intensité et le timbre d’un son.
Enregistrement numéro 1
1.1. Donner la définition de la hauteur d’un son.
Le document qui suit présente l’enregistrement, à l’aide
d’un logiciel d’acquisition adapté, du son produit par un
haut-parleur alimenté par un générateur de fréquence.

1.2. Déterminer la hauteur du son enregistré.

Enregistrement numéro 2

On effectue un autre enregistrement du son émis par


le haut-parleur en modifiant un réglage au niveau du
générateur de fréquences :

1.3. Quelle modification a effectué l’expérimentateur pour obtenir ce nouvel enregistrement ? Quel paramètre
du son, parmi les trois proposés par l’énoncé, a varié dans ce nouvel enregistrement ? Justifier votre
réponse.
Le document suivant présente l’enregistrement du son produit par un synthétiseur et son analyse spectrale :

1.4. En utilisant cette analyse spectrale et en justifiant la démarche, montrer que la valeur de la hauteur du
son émis lors de cet enregistrement est identique à celle des enregistrements 1 et 2.
1.5. Quelle différence présente le son de l’enregistrement 3 par rapport aux enregistrements 1 et 2 ?
Quel paramètre du son est ainsi mis en évidence ? justifier votre réponse.

2. Le détecteur oreille

Intensité sonore et niveau sonore


On s’intéresse maintenant aux caractéristiques de l’oreille quant à ses capacités à discerner la hauteur de deux
sons, ainsi que la différence de niveau sonore entre deux sons.
On rappelle que l’intensité d’un son notée I est caractérisée par son niveau sonore noté L. la relation qui relie
I 
ces deux paramètres est la suivante : L = 10 log  
 I0 

38
Où I0 est une intensité de référence à savoir l’intensité minimale que peut détecter une oreille humaine normale.
On donne : I0 = 1,0.10-12 W.m-2. Le niveau sonore I d’un son est donc en quelques sorte une comparaison par
rapport à la référence I0.

On considère un son dont le niveau sonore L = 50 dB.

2.1. Montrer en utilisant la définition du niveau sonore que l’intensité I du son correspondant vaut
I = 1,0.10-7 W.m-2.

Superposition des sources sonores


On considère maintenant une source sonore d’intensité sonore I1 et de niveau sonore L1. Si l’on considère
maintenant la superposition de deux sources sonores identiques à la précédente, il en résulte une intensité
sonore I2 double de la précédente soit I2 = 2 I1 . On note L2 le niveau sonore résultant de la superposition de ces
deux sources sonores identiques.

2.2. En utilisant la définition du niveau sonore, montrer que la relation entre les deux niveaux
sonores L1 et L2 est : L2 = L1 + 3 dB.

2.3. La sensibilité de l’oreille

La sensibilité de l’oreille, c’est à dire sa


capacité à entendre, ne sera pas la
même selon la hauteur du son
parvenant à l’oreille de l’auditeur.
D’autre part, un son émis par une
source avec un certain niveau sonore
ne sera pas perçu par l’oreille avec ce
même niveau sonore. Ces différentes
caractéristiques sont résumées dans
le diagramme suivant appelé
diagramme de Fletcher et Munson.

Ce diagramme montre des courbes


d’isotonie (même niveau sonore perçu
par l’oreille) en fonction de la hauteur du son. La courbe de niveau 0, nommée sur ce graphe « MINIMUM
AUDIBLE » indique le niveau sonore minimal que doit posséder un son pour que celui-ci puisse être audible.
Si l’on considère par exemple un son de hauteur 50 Hz, l’oreille ne pourra le détecter que si son niveau sonore
vaut environ 42 dB. (point A sur le diagramme)

De même, un son de niveau sonore 80 dB et de hauteur 50 Hz ne sera perçu au niveau de l’oreille qu’avec un
niveau sonore de 60 dB. (point B sur le diagramme)

2.3.1. En analysant le diagramme de Fletcher et Munson, on constate à la lecture de l’axe des


abscisses, que le domaine des fréquences audibles par l’oreille humaine se situe environ entre
20 Hz et 20 kHz. Où se situent ce qu’on appelle couramment les sons aigus ? Même question concernant
les sons graves ?

2.3.2. Sur le diagramme, placer le point sur la courbe de niveau 0, qui permette de justifier que la
sensibilité maximale de l’oreille se situe autour de 4000 Hz.

On considère deux sons de même niveau sonore 60 dB. L’un de fréquence 50 Hz et l’autre de
fréquence 100 Hz.

2.3.3. En utilisant le diagramme de Fletcher et Munson, déterminer avec quel niveau sonore
sera perçu chacun de ces sons par l’oreille. On montrera par un tracé sur le diagramme de
Fletcher et Munson, les points représentatifs de ces deux sons.

2.3.4. Parmi ces deux sons, lequel sera perçu avec le plus d’intensité par l’oreille ?
39
TYPE BAC 13 : PHÉNOMÈNES ACOUSTIQUES

On s’intéresse à la diffusion d’une émission de web radio amatrice par Internet.


L’animateur radio est installé, derrière une fenêtre, dans une pièce équipée d’un ordinateur auquel est relié un
microphone.

L’objectif de cet exercice est de vérifier si des sources sonores parasites peuvent gêner l’émission de radio.
Lorsque l’animateur radio parle, sa voix a une puissance sonore moyenne de valeur égale à 4,0 W. On fait
l’hypothèse que le son est uniformément réparti sur une sphère de rayon r centrée sur la bouche de l’animateur.

Données :
P
- l’intensité sonore 𝐼 est la puissance sonore 𝑃 par unité de surface : 𝐼 = S ; 𝑆 est l’aire de la surface d’une
sphère de rayon 𝑟 : 𝑆 = 4 × 𝜋 × 𝑟2 ;

- 𝐼0 = 1,0 × 10−12 W.m−2 est l’intensité sonore de référence ;

- l’affaiblissement acoustique caractérise les qualités de protection acoustique d’une paroi. Il est égal à
la différence des niveaux d’intensité sonore mesurés de part et d’autre de la paroi.

Le microphone est considéré dans un premier temps comme omnidirectionnel : il possède les mêmes propriétés
de captation dans toutes les directions, quelle que soit la position de la source sonore.

1. Montrer que l’intensité sonore moyenne du son reçu par le microphone placé à 50 cm de la bouche de
l’animateur a environ pour valeur 𝐼𝑚𝑜𝑦 = 1,3 × 10−6 W. m−2.

2. Déterminer le niveau d’intensité sonore moyen 𝐿𝑚𝑜𝑦 à cette distance.

Un avion à réaction décolle à une distance de 4,0 km de la pièce depuis laquelle se déroule l’émission de web
radio. La puissance sonore de cet avion est 𝑃 = 1,0 × 105 W. La vitre de la fenêtre derrière laquelle est situé
l’animateur a un indice d’affaiblissement acoustique de 25 dB.

3. Préciser, en l’expliquant, la nature de l’atténuation acoustique due à la vitre.

4. Déterminer, à partir de calculs, si l’avion constitue une gêne pour l’émission de radio.

Pour permettre des discussions entre des techniciens dans la même pièce sans occasionner de gêne pour
l’émission, on utilise un microphone de directivité cardioïde large.

Ce type de microphone permet de privilégier une source vers laquelle le micro est dirigé.

En effet, le signal capté est atténué en fonction de la position de la source sonore.

L’atténuation ne dépend pas de la fréquence de l’onde sonore.

40
Figure 1. Diagramme polaire du microphone cardioïde étudié

Le diagramme polaire (figure 1) du microphone permet de déterminer l’atténuation du signal sonore en fonction
de l’angle entre la direction de l’émission et l’axe principal du micro.
Chaque cercle concentrique correspond à une valeur d’atténuation en décibel.

Donnée
- détermination de l’atténuation sonore : on trace la demi-droite partant du centre du diagramme vers la
source sonore considérée. Cette demi-droite coupe la courbe cardioïde noire en un point noté M. La
valeur de l’atténuation sonore se lit grâce au cercle concentrique qui passe par le point M.

On considère que la conversation n’a pas d’effet sur la qualité de l’émission si son niveau sonore capté par le
micro est inférieur à 30 décibels.

La puissance sonore de la conversation est 1,0 W. On considère que la conversation a lieu à 1,5 m du
microphone.

5. Préciser les directions dans lesquelles la conversation peut avoir lieu sans gêner l’émission de web radio.

Le candidat est invité à prendre des initiatives, notamment sur les choix des valeurs numériques éventuellement
manquantes, et à présenter la démarche suivie, même si elle n’a pas abouti

41
TYPE BAC 14 : NIVEAU D’INTENSITÉ SONORE

Les casques audios permettent tous une réduction des bruits ambiants de façon passive de par la forme et la
constitution des écouteurs. Cependant, les technologies actuelles permettent un contrôle des sons extérieurs
plus poussé.
Le constructeur annonce que son casque antibruit est efficace même dans les environnements exigeants tels
que l’avion ou le train.

Niveaux d’intensité sonore dans le casque avec réduction passive ou réduction active

Bruit de
référence

Bruit avec
réduction
passive

Bruit avec
réduction active

D’après [Link]

Dans ce graphique, on représente le niveau d’intensité sonore d’un bruit de référence ayant un spectre large
que l’on compare avec des mesures de niveau d’intensité sonore prises dans l’oreillette du casque selon les
deux modes de fonctionnement prévus : la réduction passive du bruit et la réduction active (voir schéma ci-
après).

Bruit de référence
M1
enregistré en M1

Bruit avec réduction passive


M2 enregistré en M2

Bruit avec réduction active


M3 enregistré en M3

Profil sonore du bruit ambiant dans un RER, niveau d’intensité sonore moyen de 80 dB

42
Spectre audio réalisé à partir de 32768 échantillons
50
amplitude absolue (unité arbitraire)

40

30

20

10

0
1 10 100 1000 10000 100000

-10
fréquence (Hz)

D’après des mesures expérimentales réalisées avec Phyphox ([Link])


Données
− intensité sonore de référence : 𝐼0 = 1,0 × 10−12 W⋅m-2 ;
− lien entre l’intensité sonore 𝐼 et la distance 𝑟 avec la source du son, dont on suppose qu’elle émet de
manière identique dans toutes les directions :
𝑃
𝐼=
4𝜋𝑟²
avec 𝑃 la puissance sonore en watt et 𝑟 la distance à la source en mètre ;
− quelques exemples de valeurs de niveaux d’intensité sonore 𝐿 :

Seuil de
Situation Forêt calme Bibliothèque Conversation Concert
danger

𝑳 20 dB 40 dB 60 dB 90 dB 110 dB

Pour mettre en évidence l’atténuation passive du casque, on considère une voiture qui klaxonne. À 𝑟1 = 5,0 m
du véhicule, là où se trouve un observateur, le son produit a une intensité sonore 𝐼1 = 1,0 × 10−3 W.m-2.
1. Calculer la valeur du niveau d’intensité sonore 𝐿1 du son reçu par la personne et qualifier ce son.

2. Après avoir rappelé la définition de l’atténuation 𝐴 en décibel, montrer que :


𝐼1
𝐴 = 10 log ( ′ ) avec 𝐼1′ l’intensité sonore du son atténué.
𝐼1

3. Déterminer l’intensité sonore 𝐼1′ entendue à travers le casque si l’atténuation est de 15 dB.

4. Déterminer à quelle distance de la source sonore on doit se situer pour obtenir la même atténuation sans
casque. Commenter.

Dans les questions suivantes, on s’intéresse aux effets de la réduction active de bruit.
5. À l’aide des données, identifier le domaine de fréquences pour lequel la réduction passive de bruit est
efficace et le domaine de fréquences pour lequel la réduction active de bruit est efficace.

6. En utilisant l’ensemble des données, expliquer si la promesse du constructeur à propos de l’efficacité de


son casque dans les transports est respectée et si la technologie de réduction active de bruit est
nécessaire.
43
B) Diffraction et interférences
Diffraction d’une onde par une ouverture : conditions d'observation et caractéristiques. 69
Caractériser le phénomène de diffraction dans des situations variées et en citer des conséquences concrètes. 70
71
Angle caractéristique de diffraction. 72
Exploiter la relation exprimant l’angle caractéristique de diffraction en fonction de la longueur d'onde et de la taille 73
de l'ouverture. 74
75
Interférences de deux ondes, conditions d'observation. 76
Caractériser le phénomène d’interférences de deux ondes et en citer des conséquences concrètes. 77
78
Interférences constructives, Interférences destructives. 79
Établir les conditions d’interférences constructives et destructives de deux ondes issues de deux sources 80
ponctuelles en phase dans le cas d'un milieu de propagation homogène. 81
82
Interférences de deux ondes lumineuses, différence de chemin optique, conditions d’interférences constructives ou 83
destructives. 84
Prévoir les lieux d’interférences constructives et les lieux d’interférences destructives dans le cas des trous d’Young,
85
l’expression linéarisée de la différence de chemin optique étant donnée. Établir l’expression de l’interfrange.
86

Exercice 69 :

1. Décrire la figure obtenue sur un écran placé à quelques mètres d’une fente de petite largeur éclairée
par un laser.
2. Citer deux exemples de la vie courante dans lesquels le phénomène de diffraction intervient.

Exercice 70 :

• Identifier, dans les situations ci-dessous, celle


dans laquelle le phénomène de diffraction
intervient.

Exercice 71 : L’image ci-contre est la photographie de la propagation d’ondes


progressives périodiques à la surface de l’eau dans une cuve à ondes. Les ondes se
propagent vers la droite.

1. Expliquer ce que cette expérience illustre.


2. Comparer les dimensions de l’ouverture de l’obstacle avec la longueur d’onde.
3. Comparer la longueur d’onde des ondes avant et après l’ouverture. Conclure.

Exercice 72 : En éclairant une ouverture de diamètre d = 30 μm à l’aide d’une radiation de longueur d’onde λ =
532 nm, on obtient sur un écran une figure de diffraction.

𝜆
Donnée : θ = 1,22 × 𝑑

1. Schématiser le dispositif expérimental.


2. Calculer l’angle caractéristique de diffraction θ.

Exercice 73 : Un élève règle une cuve à ondes de manière à observer le


phénomène de diffraction avec les ondes mécaniques à la surface de l’eau.

1. Déterminer la longueur d’onde des ondes avant l’ouverture et


après l’ouverture. Conclure.
2. Calculer l’angle caractéristique de la diffraction θ, et le mettre en
évidence sur la photo.

44
Exercice 74 :

1. Reproduire le schéma et indiquer la


position des premières extinctions, la
largeur L de la tâche centrale de
diffraction et l’angle caractéristique de
diffraction θ.

2. Rappeler l’expression de l’angle caractéristique de diffraction, en précisant la signification et l’unité


des grandeurs.
3. En se plaçant dans l’approximation des petits angles, où tan(θ) ≈ θ, établir la relation liant θ, a, λ, L
et D.

Exercice 75 : Une fente verticale de largeur a = 35 μm est éclairée


par un laser rouge. Le profil en intensité de la figure de diffraction
est obtenu à une distance de 1,10 m de la fente.

1. Déterminer précisément la largeur L de la tache


centrale de diffraction. En déduire la valeur de la
longueur d’onde λ du laser.
2. Calculer la valeur de la largeur de la tache centrale de
diffraction si un laser de longueur d’onde λ = 532 nm est
utilisé.
3. Représenter l’allure du profil en intensité de la figure de
diffraction obtenue avec ce laser.

Exercice 76 : Une source de lumière monochromatique éclaire deux trous d’Young. Un écran est placé à
quelques mètres du dispositif.

1. Comment se nomme le phénomène observé ?


2. Décrire la figure observée sur l’écran.
3. Parmi les situations suivantes, repérer celle qui met en jeu un phénomène d’interférences.
a. Casque antibruit qui émet des ondes sonores en opposition de phase avec le bruit ambiant.
b. Discours entendu derrière une porte entrouverte.

Exercice 77 : Thomas Young élabore en 1801 un dispositif pour démontrer la nature ondulatoire de la lumière.
Cette expérience est restée célèbre sous le nom d’expérience des trous d’Young. Vers 1818, le français
Augustin Fresnel a l’idée de remplacer les trous par des fentes.

• Parmi les trois photographies ci-dessous,


identifier celles qui correspondent aux deux
expériences décrites dans l’énoncé. Justifier.

Exercice 78 : Une vidéo a créé le buzz en montrant un appareil capable d’annuler le bruit venant de l’extérieur
d’un appartement en le ventousant simplement sur la fenêtre. Si cette technologie existe pour les casques audio
à réduction active de bruit, qu’en est-il pour une pièce entière ?

1. Nommer le phénomène sur lequel repose le principe de fonctionnement des casques à réduction
active de bruit.
2. Schématiser simplement le principe physique de fonctionnement d’un tel appareil.

45
Exercice 79 : Deux ondes planes à la surface de l’eau
ont la même longueur d’onde et sont issues de la même
source.

1. Comment qualifie-t-on ces deux ondes ?


2. Voici trois situations où les ondes A et B se
superposent, vue de profil :

Dans chaque cas, attribuer à chaque situation


la (ou les) expressions(s) qui lui convient :
Interférences constructives – interférences
destructives – ondes en phase – onde en
opposition de phase – zone sombre – zone
peu éclairée – zone éclairée.
3. Qu’entendrait-on dans chacune des trois
situations si les ondes étaient sonores ?

Exercice 80 : Deux haut-parleurs sont alimentés par un même générateur qui émet une onde sonore de
longueur d’onde 2,0 m.

1. Un point situé à 1 m du premier haut-parleur et à 4 m du deuxième correspond-il à un maximum ou


un minimum d’amplitude ?
2. Comment qualifier les interférences en ce point ?
3. Même question pour un point situé à 6 m de l’un et 14 m de l’autre.

Exercice 81 : Une expérience d’interférences est réalisée avec deux fentes fines
parallèles éclairées par un faisceau laser de longueur d’onde λ = 520 nm.
Le profil en intensité lumineuse récupéré par le capteur situé à 1,50 m des fentes
est donné ci-contre.

1. Déterminer la valeur de l’interfrange i avec le plus de précision possible.


2. Calculer la valeur de l’écartement a entre les fentes.

Exercice 82 : On réalise une figure d’interférences lumineuses à l’aide de fentes d’Young séparées par une
distance b = 0,20 mm.
La figure est obtenue sur un écran situé à une distance D = 2,0 m.
λ ×D
Dans une telle situation, la valeur de l’interfrange est donnée par la relation : i = b

1. Donner l’expression de la longueur d’onde en fonction de l’interfrange i, de b et de D.


2. Calculer la longueur d’onde de la lumière utilisée sachant que, dans les conditions de l’expérience,
on mesure i = 6,3 mm.

Exercice 83 : On réalise, dans l’air, une expérience


d’interférences avec un système de deux fentes d’Young
éclairées par une source de radiation de longueur d’onde
λ0 = 650 nm.
On observe la figure d’interférences sur un écran.

1. Qu’observe-t-on sur l’écran au point O ?


2. Les ondes arrivent en P avec une différence de
chemin optique ΔL = 1,625 μm. Qu’observe-t-on
en P ?
46
Exercice 84 : Un laser rouge, de longueur d’onde λ = 633nm,
éclaire deux petits trous espacés d’un écartement e. On se place
au point M.

1. Définir la différence de chemin optique δ. Reproduire le schéma et la représenter dessus.


2. Le point O, au centre de l’écran, est-il sur une frange sombre ou brillante ?
𝑒.𝑥
3. On établit que la différence de chemin optique s’écrit : 𝛿 = , x étant l’abscisse du point M. Rappeler
𝐷
à quelle condition on observe le premier maximum d’amplitude, autre que pour x = 0.
4. Ce premier maximum d’amplitude définit la valeur de l’interfrange i, on a alors : x = i. Exprimer
littéralement l’interfrange i en fonction de λ, e et D.
5. En déduire l’écartement e entre les deux trous pour un interfrange de 3,4 mm mesuré sur l’écran.

Exercice 85 : Deux vibreurs V1 et V2 synchrones de fréquence 200 Hz produisent des ondes à la surface d’un
liquide qui se propagent à la célérité c = 4,0 m.s-1. La distance qui les sépare est a = 16 cm.

1. Déterminer la longueur d’onde des ondes produites par chacun des deux vibreurs.
2. Un point P est situé sur l’axe reliant V1 et V2 à une distance b du vibreur V1. Faire un schéma et
exprimer la différence de chemin optique δ = V1P – V2P au point P entre les deux ondes en fonction
de a et b.
3. Exprimer la relation entre la différence de chemin optique et la longueur d’onde λ pour des
interférences constructives.
4. Préciser les valeurs de b pour lesquelles l’amplitude des ondes au point P est maximale.
5. Calculer le nombre de franges d’interférences d’amplitude maximale entre les deux vibreurs.

Exercice 86 : Les rayons X sont utilisés pour explorer la matière,


par exemple pour évaluer la distance d entre deux plans 1 et 2
voisins d’atomes dans un cristal. Lorsqu’on envoie un faisceau de
rayons X de longueur d’onde λ sur un cristal, ils sont réfléchis par
les atomes qui constituent le cristal. Les ondes réfléchies par les
atomes interfèrent. On peut représenter de façon très simplifiée
cette situation par le schéma suivant :

Données : la différence de chemin optique entre deux ondes


incidentes qui se réfléchissent sur deux plans successifs est donnée
par la relation : δ = [Link](θ), où d est la distance entre deux atomes
voisins et θ l’angle entre le rayon et le plan : θ = 11,5° et λ = 145 pm.

1. En exploitant le schéma précédent, évaluer la différence de chemin optique.


2. Préciser à quelles conditions les rayons X, qui interfèrent après réflexion, donnent des interférences
destructives ou constructives.
3. Déterminer la valeur de d dans le cristal dans le cas où l’on obtient des interférences constructives
pour une différence de chemin optique minimale.

47
TYPE BAC 15 : ÉTUDE D’UN FILM DE SAVON

Le phénomène d’interférences peut être utilisé pour déterminer l’épaisseur d’un matériau transparent. Dans cet
exercice, l’objectif est de déterminer l’épaisseur d’un film de savon en réalisant une expérience simple. Un cadre
de forme rectangulaire est plongé dans de l’eau savonneuse pour former un film de savon à l’intérieur du cadre.
L’épaisseur du film n’est pas la même partout : elle est plus importante en bas du dispositif du fait de l’action de
la gravité. On éclaire le film de savon avec de la lumière blanche, et sous un angle approprié, on observe une
figure d’interférences.
Le rayon 1 arrive sur le film de savon. La lumière est en partie réfléchie (rayon 2) et elle pénètre en partie dans
le film de savon. Le rayon issu de la réflexion sur l’autre côté du film en ressort ensuite (rayon 3) conformément
au schéma de la figure 2. Les rayons lumineux 2 et 3 interfèrent alors. Ces interférences sont visibles sur le film
de savon.

Données :
- la valeur de la célérité c de la lumière dans le vide et dans l’air est supposée connue du candidat ;
- la valeur de l'indice de réfraction à l’intérieur du film de savon est n = 1,34 pour toutes les longueurs
d’onde.

1. Le phénomène d’interférences

Le film de savon éclairé en lumière blanche est photographié. L’image est traitée par
un logiciel qui permet de sélectionner une couleur correspondant à la longueur d’onde
λ dans l’air égale à 600 nm. Le résultat est présenté en figure 3.

1.1. En utilisant la figure 3, expliquer comment distinguer les zones où les


interférences sont constructives de celles où les interférences sont
destructives.
1.2. Donner qualitativement la condition d’interférences constructives et celle
d’interférences destructives.

1.3. Sur la figure 4, on représente le film de savon dans le cas où la lumière arrive perpendiculairement
à sa surface. Au voisinage du point M, on considère que les deux faces du film de savon sont parallèles
et que l’épaisseur du film e est égale à 900 nm

48
Dans les conditions d’éclairage et d’épaisseur de film précédentes, on admet que la différence de chemin
𝜆
optique δ(M) au point M entre les rayons 3 et 2 a pour expression : δ(M) = 2 n·e – 2
Déterminer à l’aide d’un calcul si les interférences au point M sont destructives ou constructives.

2. Comparaison du phénomène d’interférences suivant la longueur d'onde étudiée

La photo de l’expérience est traitée à l’aide d’un logiciel pour réaliser l’étude du phénomène en lumière bleue
(λbleu = 458 nm) et en lumière rouge-orangée (λrouge = 600 nm).

En raison des phénomènes de réflexion des rayons, les interférences constructives apparaissent pour
différentes épaisseurs du film de savon.

2.1. Montrer que les épaisseurs correspondant à des interférences constructives sont données par la
2 𝑘+1 𝜆
relation suivante : 𝑒𝑘 = ( 4 ) . 𝑛
avec n l’indice de réfraction du milieu, ek l’épaisseur du film, k un nombre entier avec k ≥ 0 et λ la longueur
d’onde dans l’air sélectionnée par le traitement de l’image.

2.2. Calculer l’épaisseur minimale pour que des interférences constructives en lumière bleue
apparaissent.

2.3. La zone sans couleur de la figure 5 en haut du support correspond à une épaisseur de film très
faible. On obtient alors des interférences destructives. On observe qu’au cours du temps la surface de
cette zone s’étend vers le bas. Proposer une explication.

2.4. Sur la photo de la figure 5, au niveau du point A, on observe des interférences constructives à la fois
en lumière bleue et en lumière rouge-orangée. Déterminer l’épaisseur du film de savon au point A afin
de rendre compte de ces observations.
49
TYPE BAC 16 : GRANULOMÉTRIE

On attribue la découverte de la diffraction à Francesco Grimaldi (1618-1663). Le but de l’exercice est


d’étudier une application pratique de la diffraction : la détermination de la taille moyenne de poudre de
cacao par granulométrie.

Document 1 : Granulométrie laser de la poudre de cacao

L’appareil ci-contre permet de mesurer la taille de particules allant


de 40 nm à 2500 µm tout en occupant un encombrement
extrêmement réduit.

Le fabriquant de l’appareil indique que deux diodes laser de


longueurs d’onde 635 nm et 830 nm sont utilisées dans cet
instrument de mesure.

Document 2 : Différents types de chocolat

Le succès du chocolat, auprès des consommateurs, est lié à des caractéristiques gustatives bien identifiées
mais aussi à la granulométrie de chacun des constituants.
Cette dernière propriété représente un enjeu important du procédé de fabrication puisque des particules
trop finement broyées rendront le chocolat collant alors que de trop grosses particules lui donneront un
aspect granuleux à l’œil et en bouche.

La mesure de la taille des particules, par diffraction laser, est une technique simple et rapide, adaptée à la
détermination de la distribution granulométrique de tous les types de chocolat comme les chocolats de
couverture utilisés pour le nappage, les chocolats au lait ou les chocolats agglomérés utilisés pour les
recettes instantanées.

Type de chocolat De couverture Au lait Aggloméré

a(*) en µm 10 30 300
D’après [Link]

Partie 1 : Vérification de la longueur d’onde d’une des diodes laser utilisées

L’objectif de cette partie est de vérifier


la valeur de la longueur d’onde  d’une
des diodes laser utilisées dans
l’appareil de granulométrie. Sur le trajet
du faisceau laser, on intercale des fils
de différents diamètres. Sur un écran
placé à une distance D, on observe une
figure de diffraction.

L représente la largeur de la tache


centrale et 0 le demi-angle au sommet
exprimé en radian.

(*) a représente le diamètre moyen


recommandé de la poudre de cacao
pour un type de chocolat.
50
1.1. Rappeler les trois principales propriétés du faisceau d’un laser.

1.2. Pour une longueur d’onde donnée, décrire l’évolution du demi-angle 0 en fonction du diamètre a
du fil. Donner la relation qui lie , 0 et a.

1.3. On fait l’hypothèse que l’angle 0 est petit. Dans ce cas, on peut écrire tan 0  0 avec 0 en
radian.
À l’aide du schéma, démontrer que la largeur de la tache centrale est donnée par l’expression :
1
L = k . a avec k = 2.D

1.4. Expérimentalement, on mesure la largeur de la tache centrale L pour des fils calibrés de différentes
valeurs de diamètre a. on porte les valeurs obtenues sur le graphique ci-dessous.

À partir du graphique, déterminer la longueur d’onde  de la diode laser utilisée.

1.5. L’incertitude absolue sur la longueur d’onde , notée , peut être déterminée à partir de la
relation suivante :
2 2
 D   k 
 =    + 
 D   k 
L’incertitude absolue sur la valeur du coefficient directeur est k = 1,2 × 10-7 m2.

Exprimer la valeur de la longueur d’onde  avec son incertitude. Confronter aux valeurs données par
le fabriquant de l’appareil ; conclure.

Partie 2 : Etude de la diffraction par la poudre de cacao

Dans cette partie, on considère que l’on peut déterminer le diamètre moyen des grains de cacao d’une
poudre donnée en utilisant une figure de diffraction réalisée avec la diode laser de longueur d’onde 
= 635 nm.

Donnée : Expérience de diffraction par un trou circulaire :

51
La figure de diffraction obtenue par un trou circulaire est constituée de cercles concentriques
alternativement brillants et sombres avec :

𝟏, 𝟐𝟐. 𝛌  : longueur d’onde du faisceau laser, exprimée en mètre


𝐬𝐢𝐧 𝛉𝟎 = a : diamètre du trou, exprimée en mètre
𝐚
0 : demi-angle au sommet, exprimée en radian

2.1. En utilisant un montage proche de celui donné ci-dessus, on réalise l’expérience sur un échantillon
de poudre de cacao.
Sachant que les grains de cacao sont assimilés à des sphères, justifier le fait qu’on observe une
figure de diffraction identique à celle obtenue avec un trou circulaire.

2.2. Après traitement informatique des résultats expérimentaux lors du contrôle d’un échantillon de
poudre de cacao, on obtient le graphe ci-dessous donnant l’intensité lumineuse relative sur
l’écran en fonction du demi-angle 0. Peut-on utiliser cet échantillon pour un chocolat de
couverture ?

52
TYPE BAC 17 : QUELLE TAILLE POUR LES MAILLES D’UN TAMIS

Les artémies (voir photo ci-contre) sont des crustacés élevés pour nourrir les poissons
des aquariums. Leur taille doit être adaptée à l’espèce de poisson à nourrir. On utilise
des tamis calibrés pour les sélectionner.

On se propose dans cet exercice de déterminer la taille des mailles d’un tamis en utilisant
une diode laser de longueur d’onde λ = (650 ± 10) nm.

1.Vérification de la valeur de la longueur d’onde de la diode laser utilisée

Pour vérifier la valeur de la longueur d’onde de la diode laser annoncée par le constructeur, on réalise une
expérience dont le schéma est donné ci-dessous (figure 1).
x Première tache
sombre
Fente de
largeur a L
θ 2
a
Laser
0
D x
Écran

Distance fente – écran : D = 56 cm Figure 2. Figure observée sur


Largeur de la fente calibrée : a = 80 µm l’écran
Figure 1. Schéma de l’expérience (échelle non
respectée)
1. Nommer le phénomène physique responsable des taches lumineuses observées sur l’écran. Discuter
qualitativement de l’influence de la largeur de la fente et de la longueur d’onde de l’onde incidente sur le
phénomène observé.

λ
2. On rappelle que l’angle θ est donné par la relation θ = et on considère que tan θ ≈ θ pour les petits
a
angles (θ << 1 rad). Déterminer l’expression de l’angle θ en fonction de la largeur L de la tache centrale et
de D. En déduire l’expression de la longueur d’onde λ en fonction de L, a et D.

Pour faire une mesure précise, on remplace l’écran par une caméra qui permet d’obtenir l’intensité lumineuse
relative* en fonction de la position x, repérée selon l’axe indiqué sur la photo de la figure 2. L’origine x = 0 m
est prise sur le bord du capteur de la caméra. On obtient alors la figure 3.
* L’intensité lumineuse relative est le rapport de l’intensité lumineuse reçue par le capteur sur l’intensité
maximale reçue.
3. Déterminer la valeur de la longueur d’onde de la diode laser utilisée en exploitant la courbe obtenue sur
la figure 3. La comparer à la valeur indiquée par le constructeur.

53
2. Calibrage du tamis de récupération

Le but de cette partie est de vérifier que le tamis


disponible, dont le maillage est représenté sur la figure 5,
permet de récupérer toutes les artémies d’une taille
supérieure à 150 µm. On réalise une expérience
d’interférences pour évaluer les dimensions du tamis en
utilisant la diode laser précédente. La largeur du fil
plastique constituant le tamis est égale à 230 µm.

L’expérience d’interférences est décrite ci-dessous :


- le montage utilisé est donné sur la figure 4 ;
- on utilise la diode laser de longueur d’onde
λ = (650 ± 10) nm. La distance entre le tamis et
l’écran vaut D = (7,75 ± 0,03) m ;
- on note b la distance entre les centres de deux trous
consécutifs du maillage du tamis ;
- la figure d’interférences obtenue est donnée sur les figures 6 et 7.
-

1. Expliquer brièvement, sans calcul, l’origine de la présence de zones sombres et de zones brillantes dans
une figure d’interférences lumineuses.

Le centre de la figure d’interférences de la figure 6 est représenté sur la figure 7 ci-dessus à l’échelle 1/1.
L’interfrange, noté i, est défini comme la distance entre les centres de deux taches lumineuses successives
selon l’axe identifié sur la figure 7.
𝜆×D
L’expression de l’interfrange est donnée par la relation : i = b .
L’incertitude-type u(b) sur la grandeur b peut se calculer à partir de la relation :

2 2 2
u(b) u(D) u(i) u(λ)
=√( ) +( ) + ( )
b D i 𝜆

où u(x) désigne l’incertitude-type associée à la grandeur x

2. Évaluer la valeur de l’interfrange i en explicitant la méthode suivie pour obtenir la meilleure précision.
Évaluer l’incertitude-type u(i) sur la mesure de l’interfrange i.

3. Calculer b puis évaluer u(b).

4. Indiquer si le tamis étudié permet de récupérer les artémies voulues. Justifier.

54
2. Former des images
Modèle optique d'une lunette astronomique avec objectif et oculaire convergents. 87
Représenter le schéma d’une lunette afocale modélisée par deux lentilles minces convergentes ; identifier l’objectif 88
et l’oculaire. 89
Représenter le faisceau émergent issu d'un point objet situé « à l’infini » et traversant une lunette afocale. 90
91
92
Grossissement. 93
Établir l’expression du grossissement d’une lunette afocale. 94
95
Grossissement. 96
Exploiter les données caractéristiques d’une lunette commerciale. 97
98

Exercice 87 : La lumière issue d’un point objet B, situé à l’infini, traverse une lunette astronomique afocale,
modélisée par deux lentilles minces convergentes.

1. Les affirmations ci-dessous sont-elles exactes ? Corriger celles qui sont incorrectes.
a. L’image B1 du point objet B donnée par l’objectif se situe dans le plan perpendiculaire à l’axe
optique contenant le foyer image de la lentille modélisant l’objectif de la lunette.
b. L’image B1 devient un objet pour l’oculaire.
c. Le point B1 se situe dans le plan perpendiculaire à l’axe optique contenant le foyer image de la
lentille modélisant l’oculaire de la lunette.
d. Le faisceau émergeant de l’oculaire est toujours parallèle à l’axe optique.

Exercice 88 :

1. Parmi les modélisations suivantes, identifier celle qui correspond à une lunette astronomique afocale.
2. Expliquer pourquoi les autres ne conviennent pas.

Exercice 89 : On modélise une lunette afocale par deux lentilles minces convergentes, un objectif de distance
focale 20,0 cm et un oculaire de distance focale 5,0 cm.

1. Définir une lunette astronomique afocale.


2. Schématiser cette lunette afocale (échelle : 1,0cm sur le schéma représente 5,0 cm dans la réalité).

Exercice 90 : On a schématisé ci-contre une


lunette astronomique afocale modélisée par
deux lentilles minces convergentes.
On a représenté le faisceau lumineux issu
d’un point objet B situé à l’infini éclairant
l’objectif de la lunette.

• Reproduire le schéma et représenter le faisceau émergent du point objet issu du point B après
traversée de cette lunette.

55
Exercice 91 :

1. Quelle est la schématisation représentant correctement le faisceau lumineux issu d’un point objet B
situé à l’infini et qui éclaire une lentille mince convergente parmi les propositions ci-dessous ?
Justifier le choix.
2. Reproduire le schéma correct et construire l’image B1 et B à travers la lentille L.
3. Appliquer la relation de conjugaison à l’objectif de la lunette astronomique pour montre que l’image
intermédiaire d’un objet situé à l’infini se forme dans le plan focal image de la lentille.
4. À quelle distance de l’objectif faut-il placer l’oculaire pour qu’un œil normal puisse observer l’image
définitive sans accommoder ?

Exercice 92 : L’objectif L1 de la lunette astronomique


donne d’un objet AB de diamètre apparent θ , situé à
l’infini, une image intermédiaire A1B1 comme indiqué sur
le schéma suivant.
Données : Le diamètre apparent vaut 30’ d’arc ;
L’objectif de la lunette a une distance focale f’1 = 80 cm ;
L’oculaire de la lunette a une distance focale f’2 = 20 mm.

1. Déterminer par le calcul la taille de l’image A1B1.


2. Expliquer pourquoi il n’est pas possible de déterminer le grandissement.
3. À quelle distance de l’objectif faut-il placer l’oculaire pour que l’image définitive se forme à l’infini ?
4. L’image définitive est-elle réelle ou virtuelle ?
5. L’image définitive est-elle dans le même sens ou renversée par rapport à l’objet visé ?

Exercice 93 :

1. Exprimer la tangente de l’angle θ dans le triangle B1O1F’1.


F B
2. Dans le triangle B1O2F2, on écrit : tan(θ’) = O2 F1 .
2 2
a. Reproduire le schéma et repérer l’angle θ’.
F B
b. À quelle condition peut-on écrire que θ’ = O2 F1 ?
2 2

56
Exercice 94 : On a représenté ci-contre le schéma d’une lunette afocale.

A B
1. Justifier que tan(θ) = O 1F′1 .
1 1
2. Exprimer tan(θ’) en fonction de A1B1 et O2F2.
3. Les angles θ et θ’ étant petits, exprimer le grossissement G en fonction de f’1 et f’2.

Exercice 95 : On réalise la maquette d’une lunette astronomique afocale à l’aide de deux


lentilles minces convergentes L1 et L2 afin d’observer la Lune.
On choisit deux points A et B diamétralement opposés, l’objet AB ainsi défini est considéré
à l’infini.
On a représenté, sur le schéma à l’échelle ci-dessous, les deux lentilles, ainsi que l’image
intermédiaire A1B1 de la Lune donnée par l’objectif.

1. Reproduire la figure à l’aide de l’échelle et tracer le trajet lumineux de deux rayons issus du point
objet B.
2. Représenter sur la figure l’angle θ sous lequel on voit la Lune à l’œil nu. Le calculer.
3. Calculer la distance Terre-Lune sachant que le diamètre de la Lune est D = 3,47 x 103 km.
4. Sous quel angle θ’ l’image de la Lune donnée par la lunette est-elle vue ?

Exercice 96 :

1. Quelles sont les indications numériques qui caractérisent l’objectif d’une lunette astronomique ?
2. Quelle est l’unité de ces deux grandeurs ?

Exercice 97 :

1. Quelle est la distance focale de l’objectif de cette lunette astronomique ?


2. Quelle est le diamètre de l’objectif de cette lunette astronomique ?

Exercice 98 : Voici un extrait de la notice d’une lunette


astronomique :

1. À quelles caractéristiques de la lunette correspondent les différentes valeurs exprimées en mm ?


2. Calculer les valeurs de grossissement possibles.
57
TYPE BAC 18 : LA LUNETTE DE KEPLER

L’importance des observations réalisées par Galilée à l’aide de la lunette conduit Kepler à rédiger, en
1610, le premier traité moderne d’optique, le Dioptricae.
Le point central du Dioptricae est l’étude des phénomènes liés aux lentilles. À l’aide de l’optique
géométrique, Kepler explique comment on agrandit ou réduit une image grâce à un choix judicieux de
lentilles. Il décrit la lunette galiléenne mais propose un nouveau montage utilisant deux lentilles
convergentes.

Une lunette de Kepler, appelée aussi lunette astronomique est constituée de deux lentilles minces
convergentes, d’axe optique commun (). Une modélisation de cette lunette est constituée de la
manière suivante :
• l’objectif (L1) est une lentille convergente de distance focale f1' = 250 mm, de diamètre
D = 25 mm, de centre optique O1 ;
• l’oculaire (L2) est une lentille de distance focale f2' = 50 mm, de centre optique O2.

1. Schéma de la lunette

Compléter le schéma n°1 reproduit à l’échelle ½ sur l’axe horizontal, de L’ANNEXE en plaçant la
lentille (L2) de telle façon que le foyer objet F2 de l’oculaire coïncide avec le foyer image F’1 de l’objectif.

2. Images et grossissement

L’astre observé est à l’infini, son diamètre AB est perpendiculaire à l’axe optique en A. Tous les rayons
issus de B sont parallèles entre eux et font avec l’axe optique un angle  qui est le diamètre apparent
de l’astre. Un des rayons issus de B est représenté sur les schémas de L’ANNEXE

2.1. L’objectif (L1) donne, de l’astre observé, une image A1B1.


Sur le schéma n°1 de L’ANNEXE, recopier et construire l’image A1B1 en justifiant la méthode choisie.

2.2. Où se forme l’image définitive A2B2 donnée par l’oculaire (L2) ? Justifier la réponse.

2.3. Compléter la figure en traçant le rayon émergeant de la lunette correspondant au rayon incident
tracé issu de B. Justifier les tracés nécessaires à cette construction.

θ′
2.4. On appelle grossissement G d’un instrument d’optique le rapport G = .
θ

Avec ’ est l’angle sous lequel on voit l’image donnée par l’instrument et  est l’angle sous lequel on
voit l’objet à l’œil nu. Pour les angles petits et exprimés en radians, tan  

Après avoir indiqué ’ sur le schéma n°1 de L’ANNEXE, recopier et montrer que, pour la lunette de
𝑓′
Kepler modélisée à la question 1, le grossissement a pour expression G = 𝑓′2.
2
En déduire la valeur du grossissement de cette lunette.
2.5. L’expérience montre que les plus belles images du ciel s’obtiennent avec des grossissements dont
la valeur est inférieure à un nombre N.
Ce nombre est identique à la valeur du diamètre D de l’objectif, exprimé en millimètre, soit ici 25. L’idéal
pour l’instrument étudié ici est de disposer d’une gamme d’oculaires permettant des grossissements
de N/7 à N. À partir d’un grossissement égal à N les images paraissent floues à l’œil humain.

58
Déterminer pour l’instrument étudié, les deux valeurs extrêmes de f 2' correspondant à ces
grossissements.

3. Cercle oculaire

3.1. Définir le cercle oculaire

3.2. Sur le schéma n°2 de L’ANNEXE, recopier et construire le cercle oculaire. Quel est son intérêt
pratique ?

4. Nouvelle image et grandissement


On approche l’oculaire de 5 mm vers l’objectif.

4.1. Déterminer, par le calcul, la position de l’image définitive A3B3.

4.2. Calculer le grandissement  de l’oculaire dans ce cas.

Échelle ½ sur l’axe horizontal


Pas de souci d’échelle sur ANNEXE EXERCICE I : schéma n°1
l’axe vertical +
+
2
c
(L
1)

B

A O
1

Échelle ½ sur l’axe horizontal


ANNEXE EXERCICE I : schéma n°2
Pas de souci d’échelle sur l’axe
+
vertical
+
2
c
(L
1)

B

A O
1

59
TYPE BAC 19 : LUNETTE ASTRONOMIQUE

En 1611, Kepler propose le principe de la lunette astronomique, avec des lentilles convergentes pour
l'oculaire et l'objectif. Il améliore la lunette de Galilée, mais l'image est renversée. Kepler ne mettra
cependant pas son idée en pratique, et il faudra attendre 1617 pour voir apparaître les premières
lunettes astronomiques.

On se propose de modéliser une lunette astronomique à l'aide de deux lentilles convergentes :


- une lentille L1 de distance focale f ’1 = 60 cm
- une lentille L2 de distance focale f ’2 = 10 cm

A – Étude de la lentille L2

1. Calculer la vergence de la lentille L2.

2. Recopier et compléter les figures 1.a, 1.b et 1.c l’annexe en indiquant


dans chaque cas les foyers de la lentille L2 et la construction de l'image A2B2 de l'objet A1B1.
Les échelles indiquées sur l'annexe correspondent à : horizontalement (1/5) et verticalement
(1/1)

3. Dans le cas de la figure 1.a. retrouver par le calcul la position de l'image.

B – Étude d'un modèle de lunette astronomique

On reprend la lentille L2 à laquelle on associe la lentille L1, placée devant L2 , pour simuler
sur le banc d'optique une lunette astronomique utilisée pour observer un objet AB. On se
place dans le cas où l'image intermédiaire A1B1 est située dans le plan focal objet de la
lentille L2. La distance entre les centres optiques des deux lentilles est fixée à 70 cm.

1. Quel rôle joue A1B1 pour la lentille L2 ?

2. Comment, dans ce système optique, nomme-t-on les lentilles L1 et L2 ?

3. Recopier et compléter la figure 2 en traçant :


- la lentille L1 et son centre optique O1.
- les foyers des deux lentilles L1 et L2.
- l'image intermédiaire A1B1 de hauteur 1cm.
- le tracé de deux rayons lumineux traversant les deux lentilles du système optique en passant par
B1.
Les échelles indiquées sur l'annexe correspondent à : horizontalement (1 /10) et verticalement
(1 /1)

4. D'après la construction précédente, où se trouve l'objet AB ? Où se trouve l'image


définitive A2B2 ?

5. Une des caractéristiques de ce système optique est son grossissement défini par le rapport du
α′
diamètre apparent de l'image à celui de l'objet : G = α

a) Définir le diamètre apparent  de l'objet et le diamètre apparent ’ de l'image.


b) Indiquer ces deux diamètres apparents sur la figure 2.
c) Exprimer G en fonction des distances focales des deux lentilles puis le calculer.
d) En déduire un moyen d'augmenter le grossissement d'une lunette astronomique.

60
L2

B1

Fig.1a
A1 O2

L2

B1

Fig.1b
A1 O2

L2

B1

Fig.1c
A1 O2

1 cm FIGURE 1
5 cm

L2

O2

FIGURE 2
1 cm
10 cm

61
3. Étudier la dynamique d’un système électrique
Intensité d’un courant électrique en régime variable. 99
Relier l’intensité d’un courant électrique au débit de charges. 100
101
Capteurs capacitifs. 102
Expliquer le principe de fonctionnement de quelques capteurs capacitifs.
Comportement capacitif. 103
Identifier des situations variées où il y a accumulation de charges de signes opposés sur des surfaces en regard. 104
Modèle du condensateur. 105
Citer des ordres de grandeur de valeurs de capacités usuelles.
106
Relation entre charge et tension ; capacité d’un condensateur. 107
Modèle du circuit RC série : charge d’un condensateur par une source idéale de tension, décharge d’un 108
condensateur, temps caractéristique.
109
Établir et résoudre l'équation différentielle vérifiée par la tension aux bornes d’un condensateur dans le cas de sa
charge par une source idéale de tension et dans le cas de sa décharge. 110
111

Exercice 99 :

1. Quelle relation permet de définir l’intensité du courant électrique pendant une durée Δt ? L’illustrer
par un schéma.
2. Comment l’intensité du courant électrique est-elle définie dans une portion de conducteur ?

Exercice 100 : La charge électrique q traversant une section de conducteur est


étudiée ci-contre :

1. Comment la charge évolue-t-elle au cours du temps ?


2. Déterminer l’intensité du courant correspondante.

Exercice 101 : Un circuit comportant un condensateur est parcouru par un courant électrique d’intensité
variable.

1. Quelle relation lie la tension aux bornes du condensateur à sa capacité ? Préciser les notations sur
un schéma.
2. En déduire une relation entre l’intensité du courant et la tension aux bornes du condensateur.

Exercice 102 :

• Parmi les schémas ci-contre, le(s)quel(s)


représente(nt) un condensateur ?

Exercice 103 : Les flashs d’appareil photographique contiennent des condensateurs.


La décharge rapide du condensateur dans une lampe permet l’émission du flash.

• Déterminer la charge électrique maximale que peut stocker ce condensateur.

62
Exercice 104 : Un condensateur possède deux armatures A et B. L’armature A porte une charge électrique qA
= 4,8 μC.

1. Que vaut la charge électrique portée par l’armature B ?


2. L’armature B possède-t-elle un excès ou un défaut d’électrons ?
3. Lequel de ces schémas représente correctement l’état électrique de ce condensateur ?

4. Déterminer le signe de la tension UAB entre les deux armatures.

Exercice 105 : Un condensateur initialement déchargé est relié à un courant


d’intensité constante I égale à 12 mA.
Au bout d’une minute, la tension aux bornes de ce condensateur vaut 1,5 V.

1. Calculer la valeur de la capacité de ce condensateur.


2. Ce résultat est-il cohérent avec la photographie ci-contre ?
3. Est-ce une valeur courante pour un condensateur ?

Exercice 106 : On réalise le circuit schématisé ci-contre afin de charger un


condensateur de capacité C avec un générateur de courant d’intensité constante
I = 1,0 mA.
On mesure la tension aux bornes du condensateur avec un voltmètre à différents
instants. On obtient les résultats suivants.

t (en s) 0 10 20 30 40 60
UC (en V) 0 23 51 76 98 152

1. Reproduire le schéma électrique en faisant apparaître le voltmètre permettant la mesure de UC et de


l’intensité du courant délivré par le générateur.
2. Représenter le graphique des variations de UC en fonction du temps.
3. Quelle information apporte ce graphique ?
4. En déduire la valeur de la capacité du condensateur utilisé.

Exercice 107 : Un dipôle RC est constitué par l’association d’un condensateur de capacité C = 47 μF et d’un
conducteur ohmique de résistance R = 1,0 kΩ.

1. Calculer le temps caractéristique de ce dipôle.


dUc
2. À partir de la loi d’ohm et de la relation i = C × dt
, vérifier par une analyse dimensionnelle que
l’expression du temps caractéristique est homogène.

63
Exercice 108 : Un condensateur de capacité C inconnue est associé
à un conducteur ohmique de résistance R = 1,0 kΩ. La courbe ci-
dessous représente la tension aux bornes du condensateur en
fonction du temps lors de sa décharge.

1. Déterminer graphiquement le temps caractéristique de la


décharge de ce dipôle.
2. En déduire la capacité C du condensateur.

Exercice 109 : Un appareil photographique est équipé d’un flash alimenté par
une batterie. Il comporte un circuit électronique dont une partie est
schématisée ci-contre.
Lors de la prise d’une photographie avec flash, le condensateur emmagasine
de l’énergie fournie par la batterie pendant quelques secondes, puis la restitue
dans une lampe en 0,1 s. La Lampe L émet alors un éclair lumineux intense.

1. Sur quelle position faut-il placer l’interrupteur pour que le condensateur se charge ?
2. Établir l’équation différentielle vérifiée par la tension uC aux bornes du condensateur lors de sa
charge.
t
3. Résoudre l’équation différentielle et montrer que uC = E × (1 − e−τ ) lors de sa charge.
4. Schématiser le circuit correspondant à la décharge du condensateur.
5. Calculer la résistance de la lampe si la durée Δt nécessaire pour que le condensateur soit déchargé
à 99 % est 0,1s.

Exercice 110 : On considère le circuit schématisé ci-contre où le condensateur


est initialement chargé tel que la tension aux bornes du condensateur vaut E.
À l’instant initial, on ferme l’interrupteur et on étudie la décharge du
condensateur.
Données : E = 9,0 V ; R = 2,2 kΩ ; C = 470 μF

1. Rappeler les relations entre uC et i puis entre uR et i.


2. En déduire l’équation différentielle vérifiée par uc(t).
t
3. Montrer que la fonction uC(t) = E × e−R.C est solution de cette équation différentielle.
4. Vers quelle limite tend uc(t) lorsque t tend vers l’infini ?
5. Estimer la durée nécessaire pour atteindre cette valeur limite à partir du calcul de la valeur du temps
caractéristique τ.
6. Représenter l’allure de la courbe uc(t).

Exercice 111 : Afin d’évaluer la capacité d’un condensateur, on réalise le circuit


ci-contre où le générateur débite un courant d’intensité constante. Un
microcontrôleur permet d’enregistrer la tension UC en fonction du temps.

1. Écrire la relation entre l’intensité I du courant, la charge q portée par


l’armature du condensateur et la durée de charge Δt.
2. Écrire la relation entre la charge q, la capacité C du condensateur et
la tension UC.
3. Calculer la valeur de la charge électrique q portée par l’armature pour
une durée de 500 ms.
4. En déduire la valeur de la capacité C du condensateur utilisé.

64
TYPE BAC 20 : LA VOITURE ELECTRIQUE

Voici la Bluecar ou B0 : c’est une petite voiture citadine entièrement


électrique, elle n'émet aucun gaz, aucune particule fine.
Alimentées par des batteries (Lithium Métal Polymère) des
supercapacités et des panneaux solaires, ces voitures possèdent une
autonomie de plus de 250 km soit bien plus que les 40 km qui sont la
moyenne des déplacements.
Les supercapacités ont pour rôle de récupérer et stocker l'énergie de
freinage, pus de la restituer au redémarrage. II en résulte des
accélérations plus puissantes, une augmentation de l’autonomie et une
durée de vie accrue pour la batterie.
Ce sont des voitures rapides, leur vitesse maximale est de 130 km/h, agréables à conduire, sûres et
endurantes.

D'après le site Internet Bluecar.

Le supercondensateur
Les supercondensateurs ont une capacité de plusieurs milliers de farads et une tension d’utilisation de 2,7 V.
Un supercondensateur est équivalent à un dipôle MP associant en sérié un condensateur de grande capacité
C et un conducteur ohmique de faible résistance R (voir la figure 1 ci-dessous).

M P

C R

Figure 1. Modèle du supercondensateur

Les caractéristiques techniques d'un supercondensateur qu'on peut trouver à partir du site internet du
constructeur sont les suivantes :

Capacité (25°C, 100 A) 2,6 103 F Masse 0,500 kg

Tension d'utilisation 2,7 V * Énergie spécifique (2,7 V, 25°C) 1,9 104 [Link]−1

Résistance série (25°C,100 A) 0,35 m Constante de temps (25°C,100 A) 0,90 s

*L'énergie spécifique est l'énergie que le supercondensateur peut restituer par unité de masse.
P

1. Étude théorique préalable de la décharge du supercondensateur


R
uR
On étudie la décharge du supercondensateur, celui-ci ayant été au préalable
chargé sous la tension d’utilisation E = 2.7 V. N i
Le schéma du circuit électrique de décharge est donné figure 2. q
dt
Avec l’orientation choisie, I’intensité i du courant s’exprime par la relation i = dt uC
C

où q est la charge positive portée par l'armature N du condensateur. La tension


q M
aux bornes du dipôle NM s'exprime par la relation uC = C.

Figure 2.
1.a) Exprimer la tension uR aux bornes du conducteur ohmique en fonction de Circuit de décharge
du
sa résistance R et de i, puis en fonction de R, C et dtC.
1.b) Établir la relation entre uR et uC et en déduire l'équation différentielle vérifiée par uC.
65
t
1.c) En vérifiant que l'expression uC (t) = E. e−τ est solution de l'équation différentielle, montrer que
l'expression de la constante de temps  est égale à RC.
t
1.d) L'expression de l'intensité i peut se mettre sous la forme i(t) = I0 . e−τ . Monter que l'intensité I0 à t = 0
E
est égale à − R.

2. Étude de la variation de l'intensité du courant lors de la décharge du supercondensateur

On mesure, avec un capteur de courant spécifique, l'intensité i du courant lors de la décharge du


supercondensateur. La courbe donnant l'intensité i en fonction du temps t est donnée SUR LA FIGURE A1. Le
logiciel de traitement à permis de tracer la tangente à l'origine.

Figure A1. Intensité i débitée par le supercondensateur en fonction du temps

2.a) Déterminer graphiquement la valeur de I0. En déduire la valeur de la résistance R. Vérifier qu'elle est en
accord avec celle du tableau.
2.b) Déterminer graphiquement la valeur de la constante de temps .
2.c) En déduire la valeur de la capacité C. Est-elle en accord avec la valeur indiquée dans les caractéristiques
techniques ?

3. Étude énergétique
3.a) Calculer la valeur de l'énergie électrique maximale EC emmagasinée et restituée par le condensateur
lors de sa décharge en prenant la valeur de la capacité fournie dans le tableau.
3.b) Comparer cette valeur de l’énergie avec celle obtenue en utilisant les valeurs de la masse et de l'énergie
spécifique de ce supercondensateur.

66
TYPE BAC 21 : LE CONDENSATEUR

1. Charge d’un condensateur à courant constant

Une première méthode consiste à charger


le condensateur à l’aide d’un générateur
délivrant un courant d’intensité I constant,
selon le montage suivant.

À la date t = 0 s, on ferme l’interrupteur K et on enregistre les variations au cours du temps de la


tension uR aux bornes du conducteur ohmique de résistance R = 20  et de la tension u aux bornes
du condensateur. Après traitement, on obtient les courbes ci-après :

1.a) Montrer que le graphe i(t) est obtenu à partir de l’enregistrement de uR(t).

1.b) Utiliser l’un des graphes pour déterminer la relation numérique entre la tension u aux bornes
du condensateur et le temps. Justifier le calcul.

1.c) En considérant qu’à t = 0 s le condensateur est déchargé, donner l’expression littérale de


la charge qA portée par l’armature A du condensateur en fonction du temps.

1.d) Calculer le quotient qA . Que représente-t-il ?


u

2. Charge d’un condensateur à tension constante.

Une autre manière de déterminer la valeur de la capacité d’un condensateur, consiste à charger ce
dernier avec un générateur de tension constante E = 5,0 V associé à une résistance R = 20 Ω, en
série avec le condensateur selon le schéma suivant :

67
uR
K
A

i
R = 20 Ω

C u
E

On ferme l’interrupteur K à t = 0 s, un dispositif informatique (acquisition et traitement) permet


d’obtenir les variations de l’intensité dans le circuit et de la tension aux bornes du condensateur au
cours du temps. On obtient les deux courbes ci-dessous :

2.a) D’après les graphes, quelles sont les valeurs de u et i lorsque le condensateur est chargé ?

2.b) Rappeler l’expression de la constante de temps  du circuit. La déterminer graphiquement en


précisant la méthode.

2.c) En déduire la valeur de la capacité du condensateur. Comparer avec la valeur obtenue


dans la partie 1, question 1.4.

2.d) En respectant les notations du montage, montrer que la tension u vérifie l’équation
du
différentielle : E = RC . dt + u
𝑡
2.e) La solution de cette équation différentielle est de la forme 𝑢(𝑡) = 𝐸 (1 − 𝑒 −𝜏 )où  est la
constante de temps du circuit. Montrer que pour t = 5 , le condensateur est quasiment chargé.
Le vérifier graphiquement.

68
TYPE BAC 22 : UNE LAMPE

De nouvelles lampes dites écologiques ont fait leur apparition sur le marché. On se propose, dans cet exercice,
d’étudier leur dispositif de stockage de l’énergie électrique.

Nous avons cherché longtemps une solution à l’éternel problème de la lampe de secours (voiture, bateau,
maison, camping, avion…) qui, bien sûr, ne marche jamais quand on en a besoin. Au mieux les piles sont
« mortes », au pire elles ont coulé ou l’ampoule est grillée quand ce ne sont pas les contacts qui sont corrodés.
[…]
Aux USA, un petit fabriquant a mis à profit l’arrivée des DEL pour réaliser l’un de ses rêves, la « lampe sans
pile ».
Fonctionnement : En secouant (un peu comme une bombe de peinture mais plus doucement) la lampe 30
secondes, de l’énergie électrique est produite et stockée dans un condensateur. Vous obtenez alors environ 20
min d’une lumière produite par une DEL.
Si vous n’utilisez pas toute l’énergie produite elle restera stockée dans le condensateur pendant plusieurs
semaines pour être immédiatement disponible sur simple pression du bouton.
Information sur les composants :
Le condensateur a une capacité d’un farad et peut stocker au maximum une énergie égale à 12 J. Il perd 8 mJ
par heure.
D’après : [Link]

On considère qu’en secouant la lampe durant trente secondes le condensateur est chargé et la tension
entre ses bornes est U0 = 3,6 V.

1. Le dipôle RC

On étudie la décharge du condensateur de capacité C =1,0 F à


travers un conducteur ohmique de résistance R.

À t0 = 0 s, on ferme l’interrupteur K et la décharge débute.

Établir l’équation différentielle vérifiée par uC(t) pendant la décharge et montrer qu’elle peut s’écrire
d𝑢𝐶 1
sous la forme + 𝜏 𝑢𝐶 = 0 où  = R.C est la constante de temps du circuit.
d𝑡

1.a) Vérifier par une analyse dimensionnelle que la constante de temps  est homogène à un temps.
𝑡
1.b) Montrer que 𝑢𝐶 (𝑡) = 𝑈0 𝑒 −𝜏 est solution de l’équation différentielle précédente.

1.c) En déduire qu’une durée environ égale à 5𝜏 permet une décharge quasi-complète du
condensateur.

1.d) Si l’on considère que cette durée est égale à vingt minutes, déterminer la valeur de la résistance
R du conducteur ohmique qu’il faut alors associer au condensateur de capacité C = 1,0 F.

69
2. Énergie emmagasinée dans le dipôle RC

2.a) Lors du « secouement » de la lampe, il y a conversion d’énergie. Choisir parmi les propositions
suivantes celle qui décrit le mieux la situation :
i) Conversion d’énergie électrique en énergie mécanique ;
ii) Conversion d’énergie chimique en énergie électrique ;
iii) Conversion d’énergie mécanique en énergie électrique ;
iv) Conversion d’énergie mécanique en énergie chimique.

2.b) Rappeler l’expression de l’énergie E(t) emmagasinée dans le condensateur au cours du temps
en fonction de uC(t) et C.

2.c) Calculer l’énergie Emax emmagasinée dans le condensateur à l’issue de sa charge lorsque la
tension à entre ses bornes est U0 = 3,6 V. Vérifier qu’elle ne dépasse pas les performances
annoncées par le constructeur.

2.d) Vérifier par un calcul que la lampe ne pourra pas fonctionner sans être « secouée » après
plusieurs semaines sans utilisation.

3. Simulation de l’éclairage

On peut simuler le fonctionnement de la lampe en ajoutant en série, dans le circuit de décharge du


condensateur, une diode électroluminescente (DEL) composant polarisé.

Une diode ne laisse passer le courant que dans le sens indiqué sur le schéma ci-
dessous (appelé sens passant) et à la condition que la tension ud entre ses bornes
soit supérieure ou égale à une tension appelée tension de seuil soit ici Useuil =
3,0 V. De plus, on considère que la diode possède une résistance 𝑟 supposée
constante.

3.a) Recopier le schéma du circuit représenté figure 1, et ajouter, en


série avec la résistance 𝑅, une diode électroluminescente qui laisse
passer le courant lors de la décharge du condensateur.

3.b) Pourquoi le condensateur ne peut-il pas se décharger


complètement ?

3.c) La durée d’évolution de la tension aux bornes du condensateur de 3,6 V à 3,0 V est-elle
modifiée par la présence de la DEL dans le montage ? Justifier.
3.d) Pour décharger complètement le condensateur dans le montage précédent, on propose
plusieurs solutions :
➢ Inverser le sens de la diode ;
➢ Augmenter la valeur de la résistance 𝑅 ;
➢ Court-circuiter le condensateur ;
➢ Court-circuiter la diode ;

Choisir la ou les solution(s) permettant la décharge complète en donnant un argument justifiant ce


choix.

70
L’énergie : conversions et transferts
1. Décrire un système thermodynamique : exemple du modèle du gaz parfait
Modèle du gaz parfait. Masse volumique, température thermodynamique, pression. 112
Relier qualitativement les valeurs des grandeurs macroscopiques mesurées aux propriétés du système à l’échelle 113
microscopique. 114
Équation d’état du gaz parfait. 115
Exploiter l’équation d’état du gaz parfait pour décrire le comportement d’un gaz. 116
Identifier quelques limites du modèle du gaz parfait. 117
118
2. Effectuer des bilans d’énergie sur un système : le premier principe de la thermodynamique
Énergie interne d’un système. Aspects microscopiques. 119
Citer les différentes contributions microscopiques à l’énergie interne d’un système. 120
121
Premier principe de la thermodynamique. Transfert thermique, travail. 122
Prévoir le sens d’un transfert thermique.
123
Distinguer, dans un bilan d’énergie, le terme correspondant à la variation de l’énergie du système des termes
correspondant à des transferts d’énergie entre le système et l’extérieur. 124
Capacité thermique d’un système incompressible. Énergie interne d’un système 125
Incompressible.
Exploiter l’expression de la variation d’énergie interne d’un système incompressible en fonction de sa capacité 126
thermique et de la variation de sa température pour effectuer un bilan énergétique
127
Modes de transfert thermique. 128
Caractériser qualitativement les trois modes de transfert thermique : conduction, convection, rayonnement. 129
Flux thermique. Résistance thermique. 130
Exploiter la relation entre flux thermique, résistance thermique et écart de température, l’expression de la résistance 131
thermique étant donnée. 132
Loi phénoménologique de Newton, modélisation de l’évolution de la température d’un système au contact d’un 133
thermostat.
Effectuer un bilan d’énergie pour un système incompressible échangeant de l’énergie par un transfert thermique 134
modélisé à l’aide de la loi de Newton fournie. Établir l’expression de la température du système en fonction du
temps. 135

Exercice 112 :

1. À l’échelle microscopique, à quelle propriété d’un gaz est liée la valeur de :


a. La température
b. La pression
c. La masse volumique

2. La modification de la vitesse des constituants microscopiques d’un volume de gaz donné conduit au
changement de la valeur de :
a. La température mesurée
b. La pression mesurée
c. La masse volumique mesurée

3. On considère un volume constant de gaz. Initialement θ = 20 °C, P = 1013 hPa et ρ = 1,2 kg.m-3.
Trois scénarios sont envisagés :
a) Les molécules se déplacent moins vite
b) Les molécules sont plus nombreuses
c) Les molécules sont remplacées par des particules de masse plus faible.

Associer à chaque scénario, les valeurs des grandeurs macroscopiques mesurées adaptées :
i. θ = 20 °C, P = 1025 hPa et ρ = 1,5 kg.m-3
ii. θ = 20 °C, P = 1013 hPa et ρ = 1,0 kg.m-3
iii. θ = 18 °C, P = 1005 hPa et ρ = 1,2 kg.m-3

71
Exercice 113 :

1. Qu’appelle-t-on température thermodynamique d’un


système ? Quel lien existe-t-il avec la température
Celsius ?
2. Classer par ordre de degré d’agitation moléculaire
décroissante, les systèmes dont les valeurs de la
température sont mesurées ci-contre.
3. Quelle est la signification microscopique du zéro sur
l’échelle de la température thermodynamique ?

Exercice 114 :

1. Deux récipients de même volume séparés par une


paroi isolante et amovible contiennent le même
gaz. L’un d’eux est plus chaud que l’autre.
a. Identifier, en justifiant la réponse, le récipient
dans lequel la valeur de la température
mesurée est la plus grande. En déduire le
corps chaud et corps froid.
b. La valeur de la masse volumique mesurée
est-elle la même pour chaque gaz ? Justifier
la réponse.
c. La valeur de la pression mesurée est-elle la même pour chaque gaz ? Justifier la réponse.

2. On retire la plaque amovible séparant les deux récipients. Un transfert de l’énergie thermique
s’effectue jusqu’à l’équilibre thermique du corps chaud vers le corps froid.
a. Proposer qualitativement une représentation du gaz à l’équilibre à l’échelle microscopique.
b. Quelle propriété des constituants microscopiques du gaz provoque cet échange d’énergie ?
c. Comparer les valeurs des températures T1, T2, et T du gaz à l’équilibre thermique.

Exercice 115 : Répondre par Vrai ou Faux pour chaque proposition ci-dessous. Un gaz est parfait :

1. Si la distance qui sépare deux molécules du gaz est en moyenne très petite.
2. S’il est fortement comprimé.
3. Si le volume qu’il occupe est très grand par rapport au nombre de particules présentes.
4. Si le nombre de chocs entre particules du gaz est élevé.

Exercice 116 : La masse volumique de l’air assimilé à un gaz parfait dans les conditions normales de
température et de pression (T1 = 273 K et P1 = 1,013 x 105 Pa) est 1,293 g.L-1.
Données : Constant des gaz parfaits : R = 8,314 [Link]-1.K-1.
Équation d’état du gaz parfait : P x V = n x R x T

• Calculer la masse volumique de l’air dans les conditions standard de température et de pression (T2
= 298 K et P2 = 1,000 x 105 Pa).

Exercice 117 :

Données : Constant des gaz parfaits : R = 8,314 [Link]-1.K-1 ; Mair = 28,9 [Link]-1

1. Un ballon de volley-ball de 4,8 L contient 7,5 g d’air à la température de 17 °C. L’air est assimilé à un gaz.
a. Calculer la quantité de matière de gaz dans le ballon.
b. Convertir la température en K et le volume en m3.
c. Écrire l’équation d’état du gaz parfait et en déduire la valeur de la pression de l’air dans le ballon.

2. La température est doublée et sa valeur atteint 34 °C. La variation de volume du ballon est négligeable.
a. Pourquoi la valeur de la pression mesurée n’est-elle pas également doublée ?
b. Donner la nouvelle valeur de la pression de l’air dans le ballon.
c. Pour quelle température en °C la valeur de la pression serait-elle doublée ?
72
Exercice 118 :
Données : Constant des gaz parfaits : R = 8,314 [Link]-1.K-1.
Constante d’Avogadro : NA = 6,02 x 10-23 mol-1.

1. Calculer la quantité de matière de diazote contenue dans un récipient d’un litre à la pression de 1,1
bar et à la température de 25 °C.
2. En déduire le nombre de molécules puis le volume propre des molécules (le volume d’une molécule
de diazote est estimé à 7,0 x 10-28 L).
3. Comparer le volume occupé par les molécules à celui occupé par le gaz. Dans ces conditions, le
diazote peut-il être assimilé à un gaz parfait ?

Exercice 119 :

• L’affirmation suivante est-elle correcte ?


« Lorsqu’un solide cristallin au repos macroscopique s’échauffe, son énergie cinétique microscopique
augmente, son énergie potentielle microscopique augmente, donc son énergie interne augmente. »

Exercice 120 :

1. Qu’appelle-t-on l’énergie interne d’un système ?


2. Citer les différentes contributions microscopiques de l’énergie interne d’un système.
3. Comment expliquer l’existence d’énergies cinétiques microscopiques ?
4. À quelle grandeur macroscopique associe-t-on ces énergies cinétiques microscopiques ?
5. Comment expliquer l’existence d’énergies potentielles d’interaction microscopiques ?
6. Comment expliquer la faible contribution de ces énergies dans le cas d’un gaz comme l’air ?

Exercice 121 : On considère deux systèmes constitués respectivement de 100 g de vapeur d’eau et de 100 g
d’eau liquide, tous les deux à 100 °C.

1. Quelle contribution énergétique à l’énergie interne prédomine pour chaque système ?


2. Quel système à l’énergie interne la plus grande ?

Exercice 122 : Un glaçon, placé dans un verre d’eau, fond.

1. Schématiser la situation.
2. Sur le schéma, indiquer par des flèches le sens et le mode de transfert d’énergie (travail W ou
transfert thermique Q) entre le système {glaçon} et l’eau.
3. Préciser le signe de ce transfert.

Exercice 123 : L’eau de la théière ci-contre est chauffée jusqu’à la température de 80


°C. On néglige tout échange par le bec verseur.

1. Identifier les transferts d’énergie entre le système {eau + théière} et le milieu


extérieur.
2. Énoncer puis écrire le premier principe pour ce système.

Exercice 124 : Dans un récipient, 500 g de chocolat chaud encore liquide refroidissent et sont brassés à l’aide
d’un fouet électrique.

1. Effectuer l’étude énergétique du système {chocolat} en s’appuyant sur un diagramme énergétique.


2. Écrire le premier principe de la thermodynamique en justifiant que le système est au repos.
3. Distinguer le terme correspondant à la variation de l’énergie du système des termes correspondant
à des transferts d’énergie entre le système et l’extérieur.
4. Sachant que l’énergie perdue par le chocolat en se refroidissant est de 50 kJ et que l’énergie reçue
par le fouet est de 10 kJ, déterminer la variation d’énergie interne du système.

73
Exercice 125 : Pour évaluer les pertes thermiques d’une habitation, on procède à l’expérience suivante : la
masse m d’air à l’intérieur de la maison étant initialement à la température T 1 = 19,0 °C, on coupe le système
de chauffage pendant une durée Δt = 1,00 h. On mesure une température finale T2 = 15,6 °C.

Données : Capacité thermique massique de l’air : Ca = 1 000 [Link]-1 ;


Volume intérieur de la maison : V = 400 m3 ; masse volumique de l’air : ρ = 1,3 kg.m-3.

1. Exprimer, puis calculer, l variation de l’énergie interne ΔU de l’air contenu dans la maison.
2. Interpréter le signe du résultat obtenu à la question précédente.

Exercice 126 : Pour préparer une soupe « miso » instantanée, on verse sur le contenu du sachet une masse
m d’eau de 150 g initialement à la température θi = 20 °C. Le système {eau} est considéré comme
incompressible. On néglige l’influence du contenu du sachet.
On chauffe l’eau pour l’amener à la température finale souhaitée θf.

Données : Capacité thermique massique de l’eau : Ceau = 4,18 x 103 [Link]-1.°C-1.

1. Exprimer la variation d’énergie interne ΔUi→f de l’eau, en fonction notamment de sa masse et de sa


variation de température ente l’état initial et l’état final.
2. La variation d’énergie interne ΔUi→f de l’eau à obtenir, pour que la température de l’eau atteigne la
valeur finale souhaitée θf, est égale à 4,2 x 104 J. Calculer θf.

Exercice 127 : L’aluminium est l’élément métallique le plus abondant dans l’écorce terrestre. Pour réaliser des
bâtiments, il est utilisé en alliage avec du magnésium. L’alliage est composé de 90 % en masse d’aluminium et
10 % en masse de magnésium.

Pour améliorer sa résistance mécanique, une pièce d’alliage de masse m =10 kg subit une trempe thermique.
Pour cela, elle est portée à haute température θi = 540 °C, puis refroidie rapidement dans un bain d’eau de
masse meau = 1,00 tonne et de température initiale θ2 = 19 °C.
Lors de la trempe thermique, il est nécessaire de prévoir, il est nécessaire de prévoir l’élévation maximale de la
température du bain. L’eau et l’alliage sont supposés incompréhensibles.

Données : Capacité thermiques massiques :


- De l’aluminium : CAl(s) = 897 [Link]-1.°C-1.
- Du magnésium : CMg(s) = 1,02 x 103 [Link]-1.°C-1.
- De l’eau : Ceau(s) = 4,18 x 103 [Link]-1.°C-1.

1. La capacité thermique massique d’un alliage est égale à la somme des capacités thermiques
massiques de ses constituants coefficientées par leur pourcentage massique.
Montrer que la capacité thermique massique de l’alliage d’aluminium est C = 909 [Link]-1.°C-1.
2. Quelle est la forme d’énergie du système 1 {pièce d’alliage} qui est modifiée lorsqu’il vient au contact
de l’eau ?
3. Exprimer la variation d’énergie interne ΔU1 du système 1, puis ΔU2 du système 2 {eau du bain} au
cours de la trempe.
4. On néglige tout échange avec l’air ou la cuve contenant l’eau.
a. Écrire le premier principe pour le système 1, puis pour le système 2.
b. En déduire que ΔU1 = - ΔU2.
5. À l’aide des réponses précédentes, calculer la température finale du bain θf.

Exercice 128 :

1. Donner les modes de transfert thermique qui permettent à la surface de la Terre de réchauffer son
atmosphère.
2. Préciser le mode de transfert thermique qui est limité lorsque l’on met gants de cuisine pour sortir les
plats d’un four.
3. Préciser le mode de transfert thermique qui est limité lorsque l’on met des gants de cuisine pour sortir
les plats d’un four.

74
Exercice 129 : Les habitations sont principalement dotées de deux types de radiateurs : les radiateurs
rayonnants et convecteurs.

1. Préciser lequel des deux a une géométrie qui favorise le plus les échanges avec l’air.
2. Faire un schéma représentant les deux modes de transfert thermique d’un radiateur.

Exercice 130 : Une baie vitrée à simple vitrage a une résistance thermique de Rsimple = 0,040 K.W-1.
La propriétaire de la maison hésite à passer au double vitrage, ce qui lui permettrait de passer à une résistance
Rdouble = 0,25 K.W-1.

• Calculer la puissance de chauffage économisée grâce au double vitrage par rapport au simple vitrage
en hiver lorsque la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur atteint 20 °C.

Exercice 131 : Un mur est constitué d’une cloison de plâtre de résistance thermique
Rth1 collée à une couche de laine de verre de résistance thermique Rth2.
L’ensemble est fixé à une paroi de béton de résistance thermique Rth3.
La surface S du mur est 20 m². La température à l’intérieur de la pièce est 20 °C ;
celle du milieu extérieur est 5 °C.

Donnée : Résistances thermiques en °C.W-1 pour S = 20 m² :


Plâtre Laine de verre Béton
0,039 0,125 0,013

1. Schématiser la situation en indiquant par une flèche le sens des transferts thermiques à travers le
mur.
2. Indiquer le mode de transfert thermique mis en jeu.
3. Calculer la résistance thermique totale du mur Rth.
4. Calculer le flux thermique Φ traversant le mur.
5. Comparer Φ avec le flux thermique traversant une simple paroi de béton pour une même différence
de température.

Exercice 132 : Afin de réduire les dépenses de chauffage et d’avoir un comportement écoresponsable, on
cherche à améliorer l’isolation thermique d’une habitation. En effet celle-ci ne possède un grenier non chauffé,
on décide donc d’en isoler le sol.
Il existe de nombreux matériaux isolants caractérisés par leur conductivité thermique notée λ. Plus la
conductivité thermique d’un matériau est élevée, plus il conduit facilement la chaleur.

Données : température du grenier : θ1 = 5,0 °C ; température de la maison : θ2 = 20 °C ;


Surface du sol du grenier : S = 80 m² ;
Résistance thermique du sol du grenier non isolé : R = 7,5 x 10-3 K.W-1 ;
e
Expression de la résistance thermique : R = λ.S avec e l’épaisseur (en m) et S la surface (en m²) de la paroi.

Polystyrène Liège naturel


Nom du matériau Laine de roche Cellulose
extrudé expansé
Conductivité thermique λ
0,035 0,033 0,042 0,039
(W.m-1.K-1)

1. Dans quel sens s’effectue le transfert thermique dans l’habitation ?


2. Donner l’expression puis calculer le flux thermique Φ à travers le sol du grenier non isolé.
3. Quel serait un bon choix de matériau pour un isolant thermique ?
4. On veut diviser le flux thermique par 10. Sachant que lorsque plusieurs parois sont accolées, la
résistance thermique totale est égale à la somme des résistances thermiques de chaque paroi,
calculer la résistance thermique de l’isolant.
5. Tous les matériaux proposés s’achètent sous forme de panneaux rigides dans le commerce Quelle
épaisseur minimale doit posséder le panneau du matériau choisi ?

75
Exercice 133 : le flux thermique transféré entre un système en convection et un thermostat, milieu extérieur à
température constante, est modélisé par la loi de Newton : Φ = h x S x (Te – T)

• Indiquer ce que représentent les grandeurs S, Te et T dans cette loi et préciser les unités de h et Φ.

Exercice 134 : À la sortie du four, un gâteau dans son moule est à la température θi = 180 °C. Le système
{gâteau et moule} est laissé à la température ambiante constante de θe = 20 °C.

L’équation différentielle vérifiée par la température du système est : dt = a. (θ − θe ).
Dans cette relation, a est une constante négative qui dépend du système et du fluide étudiés.
Donnée : On considère que le système {gâteau + moule} est un système incompressible.
On néglige les échanges de matière entre le système et le milieu extérieur ; le seul transfert thermique est
convectif.
Dans la situation étudiée, a = - 3,8 x 10-4 s-1.

1. Montrer, en résolvant l’équation différentielle, que θ = θe + (θi – θe) x ea.t.


2. Quelle sera la température du gâteau une heure après sa sortie du four ?

Exercice 135 : On considère une tasse de café initialement à la température de 75 °C dans une pièce à 25 °C.
Après 5 minutes le café est à 50 °C.
On suppose que la vitesse de refroidissement du café est proportionnelle à la différence des températures
(autrement dit que la température du café suit la loi de Newton) : cela signifie qu’il existe une constante y < 0
dT(t)
telle que la température vérifie l’équation différentielle de premier ordre : dt = y(T(t) − Tamb )

1. Effectuer un bilan énergétique pour le système {café}.


2. Donner la valeur de Tamb.
3. Résoudre l’équation différentielle en donnant l’expression de T(t) en fonction de y.
4. Déterminer la valeur numérique de la constante de refroidissement y.
5. En déduire l’expression générale de T(t).

76
TYPE BAC 23 : ISOLATION THERMIQUE
Réduire la consommation d'énergie est, de nos jours, au cœur des préoccupations afin de préserver
l'environnement, épargner les ressources naturelles et limiter les dépenses. Une grande part de la
consommation d'énergie provient de l'habitat. Comment rendre une maison plus économe en énergie
de chauffage ?

1. Isolant thermique : faire le bon choix

Soucieux de réduire ses dépenses de chauffage, Frédéric décide d'améliorer l'isolation thermique de
son habitation. Sa maison possédant un grenier non chauffé, il décide d'en isoler le sol.
Données :
• Température du grenier : θ1 = 5,0 °C ;
• Température de la maison : θ2 = 20 °C ;
• Surface du sol du grenier : S = 80 m2 ;
• Résistance thermique du sol du grenier : R = 7,5 x 10–3 K.W -1.
1.1. Dans quel sens s'effectuera le transfert thermique dans la maison de Frédéric ?
1.2. Donner l'expression puis calculer le flux thermique Φ à travers le sol du grenier.
Frédéric consulte de nombreuses documentations sur l'isolation thermique. Il existe de nombreux
matériaux isolants caractérisés par leur conductivité thermique notée λ. Plus la conductivité thermique
d'un matériau est élevée, plus il conduit facilement la chaleur.

1.3. Utiliser le tableau suivant pour conseiller Frédéric dans son choix de matériau. Justifier.
Polystyrène Liège naturel
Nom du matériau Laine de roche Cellulose
extrudé expansé
Conductivité thermique
0,035 0,033 0,042 0,039
λ en W.m-1.K -1

1.4. La résistance thermique totale du sol du grenier doit atteindre la valeur R = 6,3x10–2 K.W -1.
Sachant que lorsque plusieurs parois sont accolées, la résistance thermique totale est égale à la
somme des résistances thermiques de chaque paroi, calculer la résistance thermique de l'isolant choisi
précédemment par Frédéric à la question 1.3.

1.5. Frédéric a lu que la résistance thermique d'une paroi plane dépend de la conductivité thermique λ
du matériau constituant la paroi, de son épaisseur e et de la surface S traversée par le flux thermique.
La résistance thermique est inversement proportionnelle à la conductivité thermique et à la surface
traversée et proportionnelle à l'épaisseur.
1.5.1. À partir des informations ci-dessus, donner l'expression de la résistance thermique d'une
paroi plane. Vérifier l'homogénéité de votre expression.
1.5.2. Les matériaux proposés dans le tableau s'achètent sous forme de panneaux rigides dans le
commerce. Quelle épaisseur minimale doit posséder le panneau du matériau choisi par Frédéric ?

2. Principe d'un chauffe-eau solaire

Toujours dans le but de réaliser des économies d'énergie, Frédéric envisage de produire son eau
chaude sanitaire en tirant profit de l'énergie solaire. Il se documente sur le principe d'un chauffe-eau
solaire individuel. Voici le résultat de ses recherches :

77
Un chauffe-eau solaire se compose d'un capteur
solaire thermique (qui se comporte comme une mini
serre) (1). Dans le circuit primaire (2) calorifugé circule
le liquide caloporteur (eau + glycol). Ce liquide
s'échauffe lorsqu'il passe dans les tubes du capteur
solaire et se dirige vers le ballon de stockage (5) de
l'eau sanitaire. Le liquide caloporteur cède sa chaleur
à l'eau sanitaire par l'intermédiaire d'un échangeur
thermique (3). Une fois refroidi, le liquide caloporteur
repart vers le capteur solaire où il sera à nouveau
chauffé. Une pompe électrique (7) met en mouvement
le liquide caloporteur lorsque la température de celui-
ci est supérieure à celle de l'eau sanitaire du ballon.

L'énergie solaire ne peut pas assurer la production


d'eau chaude quelle que soit la saison. C'est pourquoi
le ballon de stockage est également équipé d'un
dispositif de chauffage d'appoint (ensemble (11) et
(12)).

Schéma du principe d'un chauffe-eau solaire individuel (D'après Ademe)

2.1 Citer les trois modes de transfert thermique. Les présenter brièvement.
2.2 Quel mode de transfert thermique intervient :
- au niveau du capteur solaire (1),
- au niveau de l'échangeur thermique (3),
- et à l'intérieur du ballon de stockage (5) ? Justifier.
2.3 Le fluide caloporteur s'échauffe lorsqu'il passe dans le capteur solaire. Comment varie son énergie
interne ? Pourquoi ?

3. Bilan thermique

Installé dans sa cuisine, Frédéric poursuit ses réflexions sur les modifications à réaliser dans sa maison
tout en se préparant une tasse de thé. Il réchauffe l'eau de son thé à l'aide de son four à micro-ondes.
Lorsque les micro-ondes atteignent les molécules d'eau présentes dans les aliments, celles-ci se
mettent à osciller 2,45 x 109 fois par seconde. La mise en mouvement des molécules d'eau produit la
chaleur nécessaire pour réchauffer les aliments.

Données :
• Célérité de la lumière dans le vide : c = 3,00 x 108 m.s-1 ;
• Masse volumique de l'eau : ρeau = 1,00 kg.L-1 ;
• Capacité thermique de l'eau : ceau = 4180 [Link]-1.K -1 ;
• On rappelle que l'énergie transférée à un système avec une puissance P pendant la durée Δt est : E =
P Δt.

3.1. À quel type d'ondes les micro-ondes appartiennent-elles ?


3.2. Déterminer la longueur d'onde des micro-ondes du four.

Frédéric chauffe un volume V = 250 mL d'eau dans sa tasse. Il souhaite que la température de l'eau
passe de 10 °C à 90 °C.
3.3. Calculer la variation d'énergie interne de l'eau contenue dans la tasse.

On suppose que le four à micro-ondes est bien isolé. Le four est réglé sur la position de puissance
P = 900 W.
3.4. Au bout de combien de temps l'eau du thé sera-t-elle prête ?

78
TYPE BAC 24 : CAVE À VIN
Déguster un vin à la bonne température est essentiel pour pouvoir en apprécier les
saveurs gustatives et odorantes : un vin trop tiède n’est pas agréable ; un vin trop froid
voit ses arômes masqués par l’alcool. Pour pouvoir servir les vins à la bonne température,
on utilise des caves à vin.

On s’intéresse à une bouteille de vin rouge léger dont la température idéale de service
est de 13° C. Initialement, cette bouteille et son contenu sont à une température voisine
de 22° C. On place cette bouteille dans la cave à vin afin d’optimiser sa dégustation.
L’air à l’intérieur de la cave à vin joue le rôle d’un thermostat. Sa température Tair demeure
constante et égale à 13 °C.

Dans cet exercice, on cherche à déterminer la durée nécessaire pour que la température
du vin atteigne la valeur souhaitée de 13 °C

Evolution de la température - Durée du refroidissement

On s’intéresse à l’évolution de la température 𝑇 du système {vin + bouteille} placé dans le thermostat.


Le système {vin + bouteille} est immobile. L’air de la cave à vin est ventilé.
On désigne par 𝑄 le transfert thermique entre l’air et le système, et par Φ le flux thermique correspondant, c’est-
à-dire le transfert thermique par unité de temps.
Le transfert thermique et le flux thermique sont comptés positivement si le transfert thermique a lieu de l’air vers
le système. On fait l’hypothèse que le flux thermique Φ vérifie la loi phénoménologique de Newton.

Loi phénoménologique de Newton


Lorsqu’un système incompressible de température 𝑇 est placé dans un fluide en écoulement à la température
𝑇𝑎 , il s’établit un flux thermique entre le thermostat et le système proportionnel à l’écart de température
(𝑇– 𝑇𝑎).
On peut alors écrire : Φ = −ℎ × 𝑆 × (𝑇 − 𝑇𝑎)
• 𝑆 est la surface d’échange entre le système et le thermostat (en m2) ;
• ℎ est le coefficient d’échange convectif (en W ⋅ m−2 ⋅ K−1).

Données :
• Surface d’échange entre la bouteille et l’air : 𝑆 = 4,66 × 10−2 m2
• Coefficient d’échange convectif : ℎ = 10 W.m−2.K−1
• Capacité thermique du système {vin + bouteille} : 𝐶 = 3,25 kJ.K−1
• 𝑇(𝐾) = 𝜃(°𝐶) + 273

1. À l’aide du premier principe de la thermodynamique, relier la variation d’énergie interne Δ𝑈 du système {vin
+ bouteille} au transfert thermique 𝑄 entre l’air et le système.

2. Exprimer le transfert thermique 𝑄 pendant une durée très petite Δ𝑡 en fonction du flux thermique 𝛷 supposé
constant pendant cette durée et de Δ𝑡. Rappeler les unités, dans le système international, des grandeurs
intervenant dans cette expression.

La variation d’énergie interne d’un système incompressible au repos dont la température varie de ∆𝑇 est donnée
par la relation 𝛥𝑈 = 𝐶 × Δ𝑇 (𝐶 est la capacité thermique du système).

3. Exprimer le flux thermique Φ en fonction de la capacité thermique 𝐶 du système supposé incompressible, de


sa variation de température Δ𝑇 et de la durée Δ𝑡.

4. En utilisant la loi phénoménologique de Newton, et en faisant tendre Δ𝑡 vers 0, vérifier que l’équation
𝒅𝑻 1
différentielle qui régit l’évolution de la température 𝑇 s’écrit : 𝒅𝒕 = - 𝛕 (𝑇 − 𝑇𝑎𝑖𝑟)
En déduire l’expression et l’unité de 𝜏.

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Le modèle d’évolution temporelle de la température du système {vin + bouteille}, solution de l’équation
𝑡
différentielle, est le suivant : 𝑇(𝑡) = (𝑇0 − 𝑇𝑎𝑖𝑟) 𝑒 −τ + 𝑇𝑎𝑖𝑟

Cette évolution temporelle de la température 𝑇(𝑡) est représentée ci-dessous.

5. Retrouver à l’aide des résultats de la modélisation les valeurs de 𝑇0 et de 𝑇𝑎𝑖𝑟.


6. Estimer graphiquement au bout de combien de temps le vin pourra être servi à la température souhaitée (à
0,5 degré près)

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