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Validité et légitimation en recherche

Le document traite de la validité interne et externe dans la recherche positiviste et post-positiviste, soulignant l'importance de mesurer correctement les phénomènes étudiés et de généraliser les résultats. Il aborde également le paradigme constructiviste, où la connaissance est vue comme une construction intentionnelle, nécessitant une légitimation plutôt qu'une validation. Les chercheurs doivent s'assurer de la rigueur de leurs méthodes et de la qualité des échantillons tout en étant ouverts à des approches variées.

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Le document traite de la validité interne et externe dans la recherche positiviste et post-positiviste, soulignant l'importance de mesurer correctement les phénomènes étudiés et de généraliser les résultats. Il aborde également le paradigme constructiviste, où la connaissance est vue comme une construction intentionnelle, nécessitant une légitimation plutôt qu'une validation. Les chercheurs doivent s'assurer de la rigueur de leurs méthodes et de la qualité des échantillons tout en étant ouverts à des approches variées.

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Le chercheur positiviste ou post-positiviste va tout d'abord vérifier deux formes de validité : la validité

interne et la validité externe, pour déterminer la qualité et la valeur des connaissances qu'il élabore,
puisque c'est la validité de sa recherche qui constitue une indication de la valeur scientifique des
connaissances.
La validité interne correspond au fait de s'assurer que le chercheur, par le biais des instruments de
mesure retenus et de la méthode mise en œuvre, a bien été capable de mesurer ce qu'il souhaitait
mesurer. La validité interne concerne donc l'isomorphisme des résultats avec la réalité étudiée. Il s'agit
d'être certain qu'on a correctement procédé aux mesures, sans introduire de biais, et qu'on a bien saisi
le phénomène étudié et pas un autre, et qu'on l'a saisi dans sa totalité. Dans le cas d'une relation causale,
si la validité interne de la recherche est élevée, alors le chercheur peut avancer avec une grande certitude
qu'il y a bien une relation de cause à effet entre les variables considérées. Les éléments susceptibles
d'influencer négativement la validité interne d'une recherche sont nombreux, mais parmi les principaux,
citons : des facteurs liés à un mauvais contrôle de la situation de collecte des données (notamment de
l'expérimentation) ; des facteurs liés à un mauvais contrôle d'effets de biais (dans la sélection des sujets
par exemple) ; des facteurs liés à des biais de confusion dans l'analyse des données.
L'autre forme de validité que le chercheur va rechercher est la validité externe qui concerne la
généralisation des résultats le plus largement possible. L'objectif est d'être en mesure de généraliser les
résultats obtenus dans les situations étudiées à l'ensemble des situations comparables. Cela soulève donc
la question de la qualité des échantillons.
Un autre critère, celui de la fiabilité (« reliability »), renvoie à la question de la stabilité des résultats.
Celle-ci suppose de s'assurer que les instruments de mesure utilisés sont constants dans la façon dont
ils rapportent des données, autrement dit que la technique ou l'instrument employé sera capable de
recueillir les mêmes données d'une fois sur l'autre.

4.2. La légitimation dans le paradigme épistémologique constructiviste


Dans les paradigmes épistémologiques constructivistes, l'élaboration de connaissance est vue comme
un processus intentionnel de construction de représentations éprouvées par l'expérience. Ces
représentations sont censées être fonctionnellement adaptées au but pour lequel elles ont été élaborées.
Elles ne prétendent pas être des miroirs fidèles des phénomènes qu'elles sont censées représenter. Dès
lors, la validation des connaissances en vigueur dans le paradigme épistémologique académiquement
accepté depuis Popper (1959)66 ne fait pas sens.
Cela doit-il signifier pour autant que, dans un paradigme épistémologique constructiviste,
« tous les coups sont permis » (« anything goes ») selon la formule célèbre de Feye-rabend (1979)67 ?
Si, en accord avec cet auteur, toute méthode de recherche est a priori considérée comme admissible
(voir encadré 1.8), le chercheur est néanmoins tenu en permanence de s'assurer de l'adéquation de la
méthode qu'il mobilise avec le projet de recherche qu'il poursuit, de veiller à la rigueur du travail
effectué, et d'expliciter finement le processus suivi. Plutôt que de validation, on parlera alors de
légitimation.
28 Méthodologie de la recherche

Des savoirs seront considérés comme légitimés lorsqu'ils auront résisté, non plus aux assauts de multiples tests
empiriques comme dans les épistémologies positivistes, mais, comme le suggérait Piaget dès 1967, aux assauts d'une
critique épistémologique rigoureuse sur les processus d'élaboration de ces savoirs, réalisée tout au long de la recherche
par le chercheur

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