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Les troubles du comportement
1. Troubles du comportement internalisé
1.1. Définitions
1. Définition des troubles du comportement internalisés
Les troubles du comportement internalisés sont des troubles dirigés vers soi-même, souvent
silencieux et invisibles. Contrairement aux troubles externalisés (agressivité, opposition...),
les enfants présentant des troubles internalisés ont tendance à replier leur souffrance sur
eux-mêmes.
Les troubles du comportement internalisés regroupent un ensemble de difficultés
émotionnelles ou comportementales tournées vers soi. Ce sont des troubles peu visibles
extérieurement, car l’enfant n’extériorise pas son mal-être par des actes visibles comme
l’agressivité, mais au contraire, il intériorise la souffrance, souvent en silence.
Ils touchent :
• Les émotions (peur, tristesse, culpabilité…)
• Les pensées (idées négatives, inquiétudes excessives…)
• Les comportements (inhibition, évitement, repli…)
1.2. Les principaux troubles internalisés sont :
1. Trouble anxieux (anxiété de séparation, phobies, anxiété généralisée, trouble
panique…)
Anxiété de séparation :
L’enfant ressent une angoisse intense à l’idée de se séparer de ses parents ou de la
maison. Il peut refuser d’aller à l’école, avoir des cauchemars, des maux de ventre ou
pleurer de façon excessive.
➤ Fréquent entre 6 et 9 ans.
Phobies spécifiques :
Peur intense face à un objet ou une situation particulière (chiens, insectes, obscurité,
médecin...).
➤ L’enfant évite systématiquement la situation.
Anxiété sociale (ou phobie sociale) :
Peur d’être jugé ou humilié devant les autres. L’enfant évite les situations de groupe,
refuse de parler en classe ou de participer.
➤ Apparaît souvent à la fin de l’enfance ou au début de l’adolescence.
Anxiété généralisée :
Inquiétude chronique et excessive pour de nombreuses choses (école, santé, famille,
avenir…). L’enfant a du mal à se rassurer, se plaint souvent de douleurs physiques.
➤ Accompagnée d’irritabilité, troubles du sommeil, fatigue.
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Trouble panique (plus rare chez l’enfant) :
Crises d’anxiété aiguë (palpitations, sensation d’étouffer, vertiges) apparaissant de
manière soudaine et imprévisible.
2. Trouble dépressif
La dépression est un trouble de l’humeur qui se manifeste par une tristesse profonde, une
perte d’intérêt, une baisse d’énergie et des pensées négatives persistantes. Chez l’enfant, les
symptômes sont parfois différents de ceux de l’adulte.
Symptômes typiques :
• Tristesse ou irritabilité quasi quotidienne
• Perte d’intérêt pour les activités habituelles (jeux, amis…)
• Fatigue constante, baisse d’énergie
• Sentiments d’inutilité, de culpabilité
• Troubles du sommeil ou de l’appétit
• Difficultés de concentration
• Isolement social
• Pensées de mort ou conduites suicidaires (chez l’adolescent)
Un enfant peut ne pas exprimer sa tristesse avec des mots, mais montrer un
comportement agité, des plaintes somatiques, un repli sur soi ou des troubles scolaires.
Comparaison entre la dépression chez l’enfant et chez l’adulte
Aspect Dépression chez l’enfant Dépression chez l’adulte
Expression Parfois moins de tristesse exprimée, plus Tristesse plus marquée,
émotionnelle d’irritabilité, colère, pleurs fréquents sentiment de vide, désespoir
Ralentissement
Repli social, agressivité, opposition,
Comportement psychomoteur, isolement,
troubles du sommeil, jeux violents
retrait social
Symptômes Maux de tête, douleurs abdominales, Fatigue, troubles du sommeil,
physiques troubles du sommeil fréquents douleurs diverses
Difficultés à exprimer les émotions et les Expression verbale claire de
Capacité à
pensées négatives, tendance à montrer la la souffrance, pensée négative
verbaliser
souffrance par le comportement récurrente
Symptômes souvent confondus avec des
Manifestations Symptômes plus typiques et
troubles du comportement ou difficultés
typiques reconnus comme dépression
scolaires
Stress familial, difficultés scolaires, Événements de vie majeurs,
Causes
maltraitance, perte, troubles relationnels maladies, stress chronique
Diagnostic souvent tardif car les
Diagnostic plus facile grâce à
Reconnaissance symptômes sont atypiques ou interprétés
la clarté des symptômes
comme des caprices
Psychothérapie adaptée à l’âge,
Psychothérapie, médicaments,
Traitement intervention familiale et scolaire
souvent traitement plus direct
nécessaire
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Points clés :
• Chez l’enfant, la dépression se manifeste souvent par des troubles du
comportement (colères, opposition), des plaintes physiques, ou des difficultés
scolaires plutôt que par une tristesse verbalisée.
• L’enfant a plus de mal à exprimer ses émotions, il montre souvent sa souffrance par
des manifestations comportementales.
• Chez l’adulte, la dépression est plus typiquement caractérisée par un état de tristesse
marqué, des pensées négatives récurrentes, et un ralentissement psychomoteur.
• La dépression infantile peut être masquée ou confondue avec d’autres troubles
(troubles du comportement, anxiété, troubles scolaires).
La dépression chez l’adolescent est un trouble de l’humeur caractérisé par une tristesse
persistante, une perte d’intérêt et une altération du fonctionnement global (émotionnel,
scolaire, social, familial).
Elle n’est pas une simple phase difficile ou un « mal-être passager ». C’est une pathologie
psychique réelle, qui nécessite une attention particulière car elle peut évoluer vers des formes
graves (repli, conduites à risque, tentative de suicide).
Prévalence
• Environ 8 à 12 % des adolescents présentent un épisode dépressif au cours de
l’adolescence.
• Elle touche plus souvent les filles que les garçons à partir de la puberté.
Signes cliniques caractéristiques
Contrairement à l’adulte, la dépression de l’adolescent peut être moins visible et se
manifester de manière comportementale :
Symptômes émotionnels :
• Tristesse persistante, sentiment de vide
• Perte de plaisir dans les activités (anhédonie)
• Irritabilité, crises de colère inhabituelles
• Culpabilité excessive, mésestime de soi
• Sentiment d’être inutile, mal-aimé
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Symptômes cognitifs :
• Pensées négatives récurrentes
• Difficultés de concentration, d’attention
• Pensées de mort, idées suicidaires
Symptômes comportementaux :
• Repli social, isolement
• Perte d’intérêt pour les amis, les loisirs, l’école
• Absences scolaires fréquentes
• Comportements à risque : automutilation, conduite dangereuse, consommation de
substances
Symptômes physiques :
• Troubles du sommeil (insomnie ou hypersomnie)
• Troubles de l’alimentation (perte ou gain de poids)
• Fatigue constante, baisse d’énergie
• Douleurs inexpliquées (maux de tête, ventre…)
Conséquences possibles
• Voir au dessous
Le risque suicidaire est un des plus graves : c’est la 2e cause de mortalité chez les 15-24
ans.
Prise en charge
1. Évaluation clinique :
• Par un pédopsychiatre ou psychologue
• Entretien avec l’adolescent et sa famille
• Échelle de dépression (ex : CDI – Children Depression Inventory)
5. Prévention du suicide :
• Surveillance rapprochée
• Retrait d’objets dangereux
• Mise en sécurité si nécessaire (hospitalisation)
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Conclusion
La dépression à l’adolescence est une réalité fréquente mais souvent silencieuse. Il est
essentiel de :
• Repérer précocement les signes,
• Prendre en compte la souffrance exprimée ou cachée,
• Mettre en place une prise en charge globale et bienveillante.
L’enjeu : éviter les complications à l’âge adulte, restaurer la confiance en soi, soutenir le
développement personnel.
Voici une explication claire et précise des différences entre la dépression chez l’adolescent
et chez l’adulte, utile pour un examen oral :
Différences entre la dépression de l’adolescent et celle de l’adulte
Aspect Dépression chez l’adolescent Dépression chez l’adulte
Expression Tristesse plus classique,
Irritabilité fréquente, colère, agitation
émotionnelle abattement
Retrait social, repli, comportements Retrait social, ralentissement
Comportement
opposants, crise de colère psychomoteur
Symptômes Troubles du sommeil, douleurs Troubles du sommeil, fatigue,
physiques inexpliquées fréquentes douleurs somatiques
Difficultés scolaires, troubles de Rumination, pensées négatives,
Pensées et
concentration, idées suicidaires parfois idées suicidaires plus
cognition
exprimées de manière indirecte explicitement exprimées
Comportements à risque
Manifestations Plus grande tendance à la
(automutilation, toxicomanie),
typiques passivité et à l’abattement
conduites impulsives
Causes plus variées incluant
Forte influence des facteurs sociaux
souvent événements de vie
Causes (harcèlement, pression scolaire, conflits
majeurs, solitude, maladies
familiaux)
somatiques
Parfois difficile à diagnostiquer car Diagnostic souvent plus facile
Reconnaissance l’adolescent peut masquer sa souffrance grâce à l’expression verbale
ou exprimer par colère claire
Importance d’une prise en charge
Psychothérapie et/ou médication
Traitement psychothérapeutique adaptée à l’âge,
souvent plus directe
avec intervention familiale et scolaire
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En résumé :
• Chez l’adolescent, la dépression est souvent masquée par l’irritabilité, l’agitation,
et les comportements impulsifs alors que chez l’adulte, elle se manifeste plus
classiquement par une tristesse profonde et un ralentissement.
• Les adolescents présentent plus fréquemment des troubles du comportement (repli
ou opposition), des douleurs somatiques, et des comportements à risque.
• Le contexte social et familial joue un rôle plus important chez l’adolescent, tandis
que chez l’adulte, des facteurs personnels, médicaux ou de vie ont une place plus
grande.
La dépression est un trouble de l’humeur qui se manifeste par une tristesse profonde, une
perte d’intérêt, une baisse d’énergie et des pensées négatives persistantes. Chez l’enfant, les
symptômes sont parfois différents de ceux de l’adulte.
Symptômes typiques :
• Tristesse ou irritabilité quasi quotidienne
• Perte d’intérêt pour les activités habituelles (jeux, amis…)
• Fatigue constante, baisse d’énergie
• Sentiments d’inutilité, de culpabilité
• Troubles du sommeil ou de l’appétit
• Difficultés de concentration
• Isolement social
• Pensées de mort ou conduites suicidaires (chez l’adolescent)
Un enfant peut ne pas exprimer sa tristesse avec des mots, mais montrer un
comportement agité, des plaintes somatiques, un repli sur soi ou des troubles scolaire
1.3. Retrait social / Inhibition
Définition :
Le retrait social désigne le comportement d’un enfant ou adolescent qui s’isole
volontairement des autres, évite les interactions sociales, les activités de groupe ou
familiales. Il peut être causé par la peur, la timidité excessive, l’anxiété sociale ou la
dépression. L’inhibition correspond à une réduction de l’expression émotionnelle ou
comportementale, par exemple l’enfant peut paraître figé, hésitant, ou incapable de réagir
normalement en situation sociale.
Caractéristiques :
• Évitement des contacts avec les pairs ou adultes
• Manque d’initiative pour engager des relations
• Difficultés à s’exprimer ou à participer aux activités
• Souvent lié à un mal-être intérieur, anxiété ou peur du jugement
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Le retrait social est un comportement marqué par un désengagement relationnel, un manque
d’initiative dans les interactions sociales, et une peur excessive d’être rejeté ou jugé.
L’enfant inhibé :
• Évite les regards ou les contacts
• Reste en retrait dans les jeux ou en classe
• Parle très peu, est très discret
• A du mal à prendre la parole ou à exprimer ses besoins
Ce comportement peut être lié à une anxiété sociale, une faible estime de soi ou une timidité
extrême, mais il peut aussi être un signe précoce de dépression.
Conséquences possibles :
• Isolement prolongé pouvant aggraver l’anxiété ou la dépression
• Difficultés à développer des compétences sociales
• Impact négatif sur la scolarité et l’estime de soi
1.4. Trouble Obsessionnel-Compulsif (TOC)
Définition :
Le TOC est un trouble anxieux caractérisé par la présence d’obsessions (pensées, images
ou impulsions intrusives, répétitives et non désirées) et de compulsions (comportements
ou actes mentaux répétitifs que la personne se sent obligée d’accomplir pour réduire
l’angoisse provoquée par les obsessions).
Exemple :
• Obsession : peur excessive de la saleté ou des microbes
• Compulsion : se laver les mains de manière répétitive et excessive
Mécanisme :
• La personne est consciente que ses obsessions sont irrationnelles, mais elle ne peut pas
les contrôler.
• Les compulsions sont faites pour diminuer l’anxiété liée aux obsessions, mais elles
renforcent le cycle du TOC.
Conséquences :
• Perte de temps et d’énergie, difficulté à se concentrer
• Impact sur la vie sociale, scolaire et familiale
• Souffrance psychologique importante
Le TOC est caractérisé par la présence :
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• D’obsessions : pensées, images ou impulsions intrusives, répétitives, angoissantes
• De compulsions : comportements ou rituels que l’enfant se sent obligé de faire pour
apaiser son anxiété
Exemples :
• Obsession de la saleté → se laver les mains de manière répétitive
• Peur qu’il arrive quelque chose à ses parents → besoin de compter ou toucher les
objets dans un certain ordre
Le TOC peut apparaître dès l’enfance, surtout entre 9 et 13 ans. Il interfère avec la vie
quotidienne et l’apprentissage, car les rituels prennent du temps et créent de la détresse.
1.5. Trouble de Stress Post-Traumatique (TSPT)
Définition :
Le TSPT survient après l’exposition à un événement traumatisant (accident, agression,
maltraitance, décès, catastrophe naturelle…). L’enfant revit le traumatisme de manière
répétée.
Symptômes :
• Cauchemars, reviviscences du traumatisme (flashbacks)
• Évitement de tout ce qui rappelle le traumatisme
• Hypervigilance (sursaute facilement, anxiété constante)
• Isolement, détachement émotionnel
• Régressions (énurésie, comportements infantiles)
Le TSPT peut entraîner un retrait social, des troubles du sommeil, une perte d’intérêt
pour le jeu, et une forte angoisse.
Le TSPT est un trouble anxieux qui survient après l’exposition à un événement
traumatique grave (accident, agression, catastrophe naturelle, violence, abus). Il se
caractérise par une reviviscence du traumatisme sous forme de flashbacks, cauchemars,
ainsi que par une hypervigilance et une évitement des situations rappelant le traumatisme.
Symptômes principaux :
• Revivescence intrusive : flashbacks, souvenirs envahissants du traumatisme,
cauchemars répétitifs
• Évitement : évitement des lieux, personnes ou activités qui rappellent l’événement
traumatique
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• Hypervigilance : état de tension, sursauts faciles, irritabilité, troubles du sommeil
• Altérations cognitives et émotionnelles : sentiment de détachement, culpabilité, peur
intense
Conséquences :
• Difficultés scolaires, sociales et familiales
• Risque d’évolution vers une dépression ou d’autres troubles anxieux
• Altération importante de la qualité de vie
Prise en charge :
• Thérapies psychologiques (thérapie cognitive et comportementale, thérapie
d’exposition)
• Soutien psychologique continu
• Parfois traitement médicamenteux (antidépresseurs) selon la gravité
2. Causes des troubles internalisés
Elles sont souvent multifactorielles, impliquant des interactions complexes :
a) Facteurs biologiques et neurodéveloppementaux :
• Vulnérabilité génétique à l’anxiété ou à la dépression
• Déséquilibre des neurotransmetteurs (sérotonine, dopamine)
• Tempérament inhibé ou hypersensible
b) Facteurs psychologiques :
• Faible estime de soi
• Manque de stratégies d’adaptation
• Tendance à la rumination, au perfectionnisme
• Difficultés à exprimer ou réguler ses émotions
• Pensées automatiques négatives ("je suis nul", "tout va mal arriver")
• Style d’attachement insécurisant (angoisse de séparation, peur du rejet)
c) Facteurs familiaux :
• Modèle parental anxieux ou dépressif ou surprotecteur
• Attachement insécurisant (peur de l’abandon)
• Manque de soutien émotionnel, ou cadre instable, négligence affective
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• Conflits familiaux, , violence, séparation parentale
d) Facteurs sociaux et environnementaux :
• Harcèlement scolaire
• Isolement social, rejet par les pairs
• Exposition à des événements traumatiques ou stressants (divorce, décès, maltraitance,
maladie, accidents témoin de violence)
• Échec scolaire, pression de performance
• Pauvreté, insécurité du logement, migration
3. Conséquences possibles
Les troubles internalisés peuvent avoir un impact majeur sur le développement :
• Scolaire : perte d’attention, absentéisme, baisse des performances, Difficultés de
concentration, fatigue, Refus ou phobie scolaire
• Social : isolement, difficultés relationnelles, retrait des interactions sociales ;
Évitement des activités collectives (sport, anniversaires…)
• Émotionnel : perte de confiance, culpabilité, angoisse, tristesse persistante, Anxiété
constante, peurs irrationnelles, perte d’intérêt, Sentiment de vide ou d’inutilité,
Sentiments de honte, de culpabilité, de solitude
• Physique : somatisations (maux de ventre, de tête), troubles du sommeil ou de
l’appétit (anorexie, hyperphagie), Fatigue chronique
Risque accru de comorbidité psychiatrique : dépression majeure, addictions,
automutilations, tentatives de suicide à l’adolescence
4. Prise en charge et interventions
Une prise en charge globale, multidisciplinaire et précoce est essentielle :
a) Évaluation :
• Bilans psychologiques et/ou pédopsychiatriques
• Entretiens avec l’enfant, les parents, l’école
b) Interventions psychothérapeutiques :
• Thérapies cognitivo-comportementales (TCC) : restructuration des pensées
négatives, exposition progressive
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très efficaces pour les troubles anxieux ou dépressifs. On aide l’enfant à :
• Identifier ses pensées négatives
• Développer des comportements plus adaptés
• S’exposer progressivement à ses peurs
• reconstruire l’estime de soi.
• Thérapies émotionnelles et d’acceptation (ACT)
• Thérapie psychodynamique ou de soutien
• Thérapie familiale (si contexte conflictuel ou insécurisant)
• Groupes thérapeutiques (pour rompre l’isolement)
• Thérapies d’inspiration psychanalytique ou humaniste : travailler sur l’histoire de
l’enfant, les conflits internes, le lien à l’autre
• Thérapies de soutien ou psychodynamiques : aider à exprimer les émotions,
comprendre l’origine du mal-être.
• Thérapie familiale : si le contexte familial est en jeu.
c) Traitement médicamenteux (si nécessaire) :
• Antidépresseurs (ISRS) chez les adolescents en cas de dépression ou anxiété sévère,
sous contrôle médical strict
d) Soutien scolaire :
• Temps de parole avec un adulte référent
• Aménagements pédagogiques
• Suivi par un psychologue scolaire ou un référent éducatif
• Travail en collaboration avec l’école pour détecter et prévenir l’isolement ou le
harcèlement
e) Prévention :
• Programmes d’éducation socio-émotionnelle à l’école
• Travail sur l’estime de soi et les compétences sociales
• Dépistage précoce en crèche ou en maternelle
• Actions de sensibilisation pour repérer les signes précoces (notamment chez les
enseignants)
e) Soutien parental
• Guidance parentale : apprendre à mieux comprendre et soutenir leur enfant
• Travailler la communication familiale
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• Aider les parents à gérer leur propre stress ou anxiété
5. Conclusion
Les troubles internalisés sont fréquents mais souvent invisibles. Leur détection précoce
est essentielle pour éviter une aggravation à l’adolescence et à l’âge adulte. La réussite de
la prise en charge repose sur :
• L’écoute de l’enfant
• Une prise en charge globale (enfant – famille – école – thérapeutes)
• La dé-stigmatisation des troubles psychiques dès l’enfance
Conclusion
Les troubles du comportement internalisés, souvent discrets, nécessitent une vigilance accrue
de l'entourage. Une reconnaissance précoce permet de prévenir des complications graves à
l’adolescence, comme les troubles dépressifs sévères ou les conduites suicidaires.
L’accompagnement repose sur l’écoute, la bienveillance, et une collaboration étroite entre
les familles, les écoles et les professionnels de santé.
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2. Troubles du comportements externalisés
1. Définition des troubles du comportement externalisés
Les troubles du comportement externalisés sont des troubles psychologiques caractérisés
par des comportements manifestes, désorganisateurs ou perturbateurs dirigés vers
l’extérieur (vers autrui, l’environnement).
Ces comportements sont souvent bruyants, visibles, et en conflit avec les règles sociales ou
les attentes des adultes. Contrairement aux troubles internalisés (comme l’anxiété ou la
dépression), les troubles externalisés affectent principalement l'entourage (parents,
enseignants, pairs).
Exemples de troubles externalisés :
• Trouble oppositionnel avec provocation (TOP)
Comportement régulier et durable de défi, de provocation, et de refus d’obéir aux
adultes ou aux règles.
Exemples : répondre avec insolence, refuser d’exécuter les consignes, chercher
volontairement à agacer les autres.
Définition :
Le TOP est un trouble caractérisé par un comportement hostile, provocateur et
désobéissant envers les figures d’autorité (parents, enseignants, adultes). L’enfant ou
l’adolescent manifeste régulièrement de la colère, des crises, des disputes et refuse
activement de suivre les règles ou les demandes.
Caractéristiques clés :
• Opposition fréquente ou refus catégorique d’obéir
• Provocation délibérée des autres (ex : agacer les frères et sœurs, les enseignants)
• Colère et irritabilité marquées
• Rejet de responsabilité pour ses comportements
• Comportements qui causent des conflits à la maison, à l’école ou dans d’autres
contextes sociaux
Différence avec d’autres troubles :
• Contrairement au trouble des conduites, le TOP ne comprend pas nécessairement des
comportements violents ou des atteintes aux droits d’autrui, mais plutôt des
comportements négatifs et provocateurs.
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• Trouble des conduites (TC)
Comportement grave et répétitif qui viole les droits des autres ou les normes sociales :
agressions, mensonges, vols, cruauté, vandalisme…
Exemples : frapper intentionnellement quelqu’un, voler des objets de valeur, fuguer de façon
répétée.
Définition :
Le trouble des conduites est un trouble du comportement plus sévère, où l’enfant ou
l’adolescent manifeste un ensemble persistant de comportements qui violent les droits
fondamentaux des autres ou les règles sociales. Ces comportements sont répétitifs et
envahissent plusieurs domaines (école, famille, communauté).
Exemples de comportements :
• Agressions physiques envers des personnes ou des animaux (bagarres, cruauté)
• Destructions de biens matériels (vandalisme, incendies)
• Mensonges répétés, vols, fugues
• Violation grave des règles (absentéisme scolaire, fugues fréquentes)
• Comportements délictueux (agression, vol, vandalisme)
Caractéristiques :
• Les comportements sont intentionnels et souvent planifiés
• Manque de remords ou de culpabilité
• Difficultés importantes dans la sphère sociale et familiale
• Risque accru de troubles psychologiques et judiciaires à l’âge adulte
• Hyperactivité avec ou sans déficit de l’attention (TDAH) – surtout dans sa
composante impulsive et hyperactive
Activité motrice excessive et inappropriée, souvent accompagnée d’impulsivité et
d’inattention.
Exemples : bouger sans arrêt, se lever sans autorisation, interrompre sans attendre son tour.
Le TDAH est un trouble neurodéveloppemental qui associe inattention, hyperactivité et
impulsivité. La composante comportementale externalisée correspond aux manifestations
d’agitation excessive, impulsivité et comportements difficiles à contrôler.
Manifestations comportementales :
• Difficulté à rester assis ou calme
• Comportement impulsif (interrompre, parler sans réfléchir)
• Difficulté à attendre son tour, à respecter les consignes
• Souvent perçu comme « perturbateur » à l’école ou à la maison
• Comportements pouvant entraîner des conflits ou des sanctions
• Agressivité, agitation, impulsivité excessive
Comportement visant à faire mal à autrui physiquement ou par la parole.
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Exemples : frapper, pousser, insulter, crier sur les autres.
Conduites agressives et violentes
Définition :
Ce sont des comportements qui impliquent l’usage de la force physique ou verbale pour
blesser, intimider ou dominer autrui. Ces conduites peuvent être un symptôme du trouble des
conduites, mais aussi apparaître isolément dans d’autres troubles.
Types de comportements :
• Agressions physiques (bagarres, coups)
• Agressions verbales (insultes, menaces)
• Comportements intimidants ou harcelants (intimidation, bullying)
• Violence envers les membres de la famille (violence domestique chez l’adolescent)
Conséquences :
• Isolement social
• Sanctions scolaires ou judiciaires
• Risque de passage à des actes plus graves (délinquance, criminalité)
Troubles des conduites liés à l’impulsivité
Définition :
Certaines formes de troubles du comportement externalisé sont dominées par des actes
impulsifs sans réflexion préalable, ce qui entraîne des comportements à risque ou dangereux.
Exemples :
• Crises de colère soudaines et incontrôlées
• Actes de vandalisme spontanés
• Usage impulsif de substances toxiques
• Comportements sexuels à risque
• Non-respect des règles, comportement antisocial
Difficulté à retenir une action ou une parole, à penser avant d’agir.
Exemples : parler sans lever la main, couper la parole, se jeter sur un objet sans attendre.
Comportements antisociaux
Définition :
Les comportements antisociaux sont des comportements qui vont à l’encontre des normes
sociales, des droits d’autrui et des règles établies, causant souvent du tort à la société ou aux
individus. Ils se manifestent par une attitude hostile, agressive ou destructrice.
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Définition :
Comportement qui va à l’encontre du respect d’autrui et des règles de la vie collective.
Exemples : intimider les autres, voler, vandaliser, maltraiter des animaux.
Caractéristiques principales :
• Manque de respect pour les lois et les règles sociales
• Comportements agressifs ou violents envers les autres
• Tromperie, manipulation, mensonges fréquents
• Vol, vandalisme, agressions physiques
• Absence de remords ou de culpabilité face à ses actes
Exemple concret :
Un adolescent qui vole dans un magasin, ment à ses parents, harcèle ses camarades ou
participe à des bagarres répétées.
Lien avec les troubles :
Ces comportements antisociaux font partie intégrante du trouble des conduites (TC), qui est
la forme la plus sévère des troubles externalisés.
• Comportements de transgression des règles
Définition :
Comportements qui ignorent ou rejettent les consignes, les lois ou les normes.
Exemples : ne pas faire ses devoirs, sortir sans permission, tricher, braver les interdits.
Définition :
La transgression des règles consiste à enfreindre volontairement les normes, lois ou consignes
imposées par la société, la famille ou l’école. C’est un comportement récurrent chez certains
enfants ou adolescents qui refusent l’autorité.
Manifestations :
• Non-respect des horaires scolaires (absentéisme, fugues)
• Refus d’obéir aux consignes parentales ou scolaires
• Participation à des actes interdits (tabagisme, consommation d’alcool, dégradation de
biens)
• Engagement dans des activités illégales ou dangereuses
Différence avec l’opposition simple :
La transgression va souvent au-delà de la simple opposition ou provocation, en impliquant
une violation systématique des règles, parfois avec préméditation.
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3. Impact des comportements antisociaux et de la transgression des règles
• Sur la famille : tensions, conflits, perte de confiance, épuisement parental
• Sur l’école : exclusion, échec scolaire, difficultés relationnelles avec les enseignants et
pairs
• Sur la société : risque d’interventions judiciaires, marginalisation sociale
• Sur le jeune : augmentation du risque de délinquance, marginalisation, troubles
psychiatriques comorbides (addictions, troubles de l’humeur)
4. Exemple synthétique d’un profil avec ces comportements
Un adolescent qui multiplie les fugues, vole dans les magasins, refuse d’aller à l’école, ment à
ses parents, se bat régulièrement avec ses camarades et ne montre aucun remords. Ce profil
correspond typiquement à un trouble des conduites avec comportements antisociaux et
transgressions répétées de
Différence entre transgression des règles et trouble oppositionnel (TOP)
1. Transgression des règles
• Définition :
C’est un comportement où l’enfant ou l’adolescent enfreint volontairement des règles
établies par la société, l’école ou la famille. Cela inclut des actes comme l’absentéisme
scolaire, le vol, le vandalisme, la consommation d’alcool ou de drogues, et d’autres
comportements illégaux ou socialement inacceptables.
• Caractéristique principale :
La transgression va au-delà de la simple désobéissance : c’est une violation des
normes sociales ou légales, souvent répétée, qui peut mener à des sanctions judiciaires.
• Exemple :
Un adolescent qui fugue plusieurs fois, vole dans un magasin, ou qui consomme
régulièrement de l’alcool sans autorisation.
2. Trouble oppositionnel avec provocation (TOP)
• Définition :
Le TOP est un trouble comportemental où l’enfant ou l’adolescent montre un
comportement hostile, colérique, provocateur et négatif envers l’autorité. Il refuse
souvent de suivre les consignes, conteste et défie les figures d’autorité, mais sans
forcément commettre des actes illégaux ou des transgressions graves.
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• Caractéristique principale :
Le TOP concerne surtout la relation conflictuelle avec l’autorité, sans forcément
franchir la ligne de la loi ou des règles sociales majeures.
• Exemple :
Un enfant qui crie sur ses parents, refuse de faire ses devoirs, conteste les consignes
des enseignants, mais ne vole pas et ne détruit pas de biens.
En résumé :
Trouble oppositionnel avec
Aspect Transgression des règles
provocation (TOP)
Comportements hostiles et provocateurs
Type de Violation volontaire et répétée
envers l’autorité, sans forcément
comportement des règles sociales ou légales
enfreindre la loi
Souvent plus grave, peut mener à Moins grave, centré sur la relation
Gravité
des sanctions judiciaires d’opposition
Fugue, vol, vandalisme, Colère, disputes, refus d’obéir,
Exemples
consommation de substances provocation verbale
Peut ne pas concerner
Relation à Centré sur le défi aux figures d’autorité
directement l’autorité, mais la
l’autorité (parents, profs)
société en général
La délinquance
Définition :
La délinquance désigne l’ensemble des actes illégaux ou des comportements criminels
commis par une personne, en particulier un mineur ou un adolescent, qui enfreignent les lois
en vigueur dans la société. Ces actes peuvent aller du vol simple aux agressions graves, en
passant par le vandalisme, le trafic de drogues, ou d’autres infractions pénales.
Relation avec les troubles du comportement externalisés :
• La délinquance est souvent une conséquence ou une manifestation extrême des
troubles du comportement externalisés, en particulier du trouble des conduites (TC).
• Les enfants ou adolescents présentant des troubles des conduites peuvent adopter des
comportements délinquants comme le vol, la violence, ou la destruction de biens.
• La délinquance implique une transgression délibérée des règles sociales et légales,
souvent associée à une absence de culpabilité ou de remords.
19
Caractéristiques de la délinquance chez l’enfant et l’adolescent :
• Comportements répétitifs qui enfreignent la loi.
• Actes souvent planifiés ou impulsifs.
• Implication possible dans des groupes délinquants ou gangs.
• Risque accru de problèmes sociaux, scolaires, et judiciaires.
• Souvent associée à des facteurs de risque multiples : milieu familial défavorisé,
difficultés scolaires, troubles psychiatriques.
Conséquences de la délinquance :
• Interventions judiciaires (mesures éducatives, placement, poursuites pénales).
• Stigmatisation sociale et marginalisation.
• Difficultés dans la vie adulte (emploi, relations sociales).
• Risque de récidive et de passage à la criminalité adulte.
Prise en charge et prévention :
• Interventions précoces : repérer les comportements à risque dès l’enfance.
• Programmes de réinsertion sociale : accompagnement éducatif, psychologique,
social.
• Travail en réseau entre famille, école, justice, services sociaux.
• Thérapies ciblées : TCC pour gérer impulsivité, colère, et comportements à risque.
• Soutien familial : renforcer les compétences parentales et les relations familiales.
Exemples de délinquance chez les mineurs
1. Vols et cambriolages
• Vol à l’étalage dans des magasins
• Cambriolage de domiciles ou locaux
• Vols de vélo, motos, ou voitures (vols simples ou avec effraction)
• Vols à la tire ou vols de sacs à main
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2. Violence physique
• Bagarr es entre jeunes (rixes, bagarres de rue)
• Agressions sur des pairs (coups, blessures volontaires)
• Agressions sur des adultes (agressions de passants, enseignants, policiers)
• Harcèlement physique ou intimidation (bullying)
3. Vandalisme et dégradations
• Taggage, graffiti sur murs, bâtiments publics ou privés
• Casse volontaire de mobilier urbain (arrêt de bus, bancs, abris)
• Dégradation de véhicules ou biens privés
4. Usage et trafic de substances illicites
• Consommation de drogues (cannabis, etc.)
• Petit trafic ou revente de substances dans les quartiers scolaires ou de loisirs
5. Infractions liées à la circulation
• Conduite sans permis ou sous l’emprise de substances (scooters, voitures)
• Courses illégales de véhicules
• Refus d’obtempérer aux forces de l’ordre
6. Infractions sexuelles
• Attouchements ou agressions sexuelles sur des pairs ou enfants plus jeunes
• Exposition à du contenu inapproprié ou actes sexuels devant des tiers (cas rares mais
possibles)
7. Autres infractions
• Fraudes (faux billets, escroqueries)
• Incendies volontaires
• Fugue répétée accompagnée de comportements à risque
Remarques importantes :
21
• Ces actes peuvent être isolés ou répétitifs, avec des niveaux de gravité variables.
• Ils peuvent être commis sous l’influence de pairs ou dans un contexte de groupe.
• La délinquance juvénile est souvent un signe de détresse psychologique, familiale ou
sociale.
Tableau – Comportements externalisés : définitions et exemples
Comportement
Définition Exemples concrets
externalisé
Refus d’obéir, répondre
1. Trouble Attitude persistante de défi, de
méchamment, accuser les
oppositionnel avec provocation, d’irritabilité envers les
autres, se disputer
provocation (TOP) figures d’autorité.
fréquemment.
Ensemble de comportements
Vol, violence physique,
2. Trouble des antisociaux graves et répétés, qui
intimidation, destruction de
conduites (TC) enfreignent les droits d’autrui et les
biens, fugue.
règles.
3. Hyperactivité Se lève sans cesse en classe,
Activité motrice excessive, agitation
(composante du court partout, interrompt sans
constante et difficulté à rester calme.
TDAH) attendre son tour.
Comportement visant à blesser ou
4. Agressivité verbale Frapper un camarade, pousser,
intimider quelqu’un, par des actes
ou physique insulter, crier, menacer.
ou des paroles.
Réaction rapide sans réfléchir aux Couper la parole, agir sans
5. Impulsivité
conséquences, difficulté à se attendre, réagir brusquement,
excessive
contrôler. lancer un objet.
Désobéissance répétée aux Tricher, mentir, sortir sans
6. Transgression des
consignes ou lois, rejet de l’autorité permission, ne pas faire ses
règles
ou des limites. devoirs.
Harceler, voler, vandaliser,
7. Comportement Attitudes qui vont contre les normes
maltraiter un animal, mettre
antisocial sociales, sans respect pour autrui.
les autres en danger.
22
2. Causes (multifactorielles)
Les causes peuvent être regroupées en plusieurs niveaux :
a. Facteurs individuels :
• Tempérament difficile (bébé irritable, impulsif, peu adaptable)
• Déficits neuropsychologiques (ex. : fonctions exécutives faibles)
• Faible tolérance à la frustration
• TDAH non pris en charge
b. Facteurs familiaux :
• Style parental incohérent (trop autoritaire ou trop permissif)
• Absence de limites claires
• Conflits familiaux, violences, séparation, négligence ou maltraitance
• Manque de supervision parentale
c. Facteurs sociaux et scolaires :
• Difficultés scolaires, échecs répétés
• Mauvaise intégration avec les pairs
• Exposition à des modèles violents (TV, réseaux sociaux, entourage)
• Environnement socio-économique défavorisé
d. Facteurs biologiques et neurologiques :
• Déséquilibres neurochimiques (dopamine, sérotonine)
• Antécédents familiaux de troubles du comportement ou psychiatriques
3. Conséquences
À court terme :
• Problèmes à l’école : renvois, conflits avec enseignants
• Difficultés relationnelles avec les pairs (rejet, isolement ou affiliation à des pairs
déviants)
• Conflits familiaux fréquents
• Baisse de l’estime de soi
À long terme (si non traités) :
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• Risque de décrochage scolaire
• Délinquance juvénile, consommation de substances
• Passage à des troubles psychiatriques à l’âge adulte (trouble de la personnalité
antisociale, toxicomanie)
• Difficultés d’insertion sociale et professionnelle
4. Prise en charge
Une approche multimodale et individualisée est nécessaire :
1. Thérapies psychologiques (centrées sur l’enfant ou l’adolescent)
Thérapie cognitivo-comportementale (TCC)
• pour travailler sur l’impulsivité, la gestion des émotions, la résolution de conflits
But : Identifier et modifier les pensées et comportements inadaptés.
Approche : Travail sur la gestion de la colère, les habiletés sociales, la résolution de conflits,
le contrôle de l’impulsivité.
Exemple : Jeu de rôle pour apprendre à répondre sans agressivité à une provocation.
• But : Identifier et modifier les pensées et comportements inadaptés.
• Approche : Travail sur la gestion de la colère, les habiletés sociales, la résolution de
conflits, le contrôle de l’impulsivité.
• Exemple : Jeu de rôle pour apprendre à répondre sans agressivité à une provocation.
Thérapie basée sur les émotions (TBE)
• But : Aider l’enfant à reconnaître, comprendre et réguler ses émotions.
• Approche : Dessins, histoires, discussions guidées sur les émotions vécues dans
différentes situations.
24
2. Interventions familiales
Guidance parentale (ex. : programme de Barkley)
• But : Apprendre aux parents des stratégies éducatives efficaces.
• Contenu :
o Mise en place de routines stables
o Renforcement positif (féliciter les bons comportements)
o Systèmes de récompense et de conséquences cohérentes
o Gestion des crises sans recours à la violence
• Exemple : Mettre un tableau de renforcement à la maison avec des points gagnés pour
chaque comportement attendu.
Thérapie familiale
• But : Améliorer la communication, réduire les conflits, renforcer les liens.
• Approche : Travail en séance conjointe (parents-enfants), médiation, répartition des
rôles parentaux.
Thérapies familiales → impliquer les parents, améliorer la communication et la mise en
place de règles éducatives
• Guidance parentale (ex. : programmes comme Barkley) → apprendre aux parents à
gérer les comportements difficiles avec cohérence et bienveillance
• Médiation scolaire ou accompagnement éducatif
3. Interventions scolaires et éducatives
Soutien en milieu scolaire
• Objectifs : Réduire les comportements perturbateurs, améliorer les apprentissages.
• Actions :
o Adaptations pédagogiques : temps de pause, poste isolé, emploi du temps
visuel
o Mise en place d’un projet d’accueil individualisé (PAI) ou d’un PPS si besoin
o Travail avec l’enseignant sur la posture éducative et la gestion de classe
Médiation scolaire et éducative
• But : Restaurer le lien avec les adultes et les pairs, améliorer la coopération.
25
• Exemple : Séances de médiation entre un élève et son enseignant après un conflit.
4. Soutien psycho-social et éducatif
b. Interventions éducatives et sociales :
• Coordination avec l’école : adaptation scolaire, soutien éducatif
• Travail avec les éducateurs spécialisés, ASE si besoin
• Activités sportives ou artistiques pour canaliser l’énergie
Éducateurs spécialisés / interventions sociales
• Lieu : Maison, école, milieu associatif.
• Objectif : Accompagner l’enfant dans son développement global, renforcer les
compétences sociales et les limites.
• Exemple : Accompagnement dans des activités structurées (sport, arts, ateliers de
groupe).
Implication des services sociaux (ASE, protection de l’enfance)
• Quand ? En cas de danger, de maltraitance ou de situation familiale très dégradée.
• Rôle : Protéger l’enfant, soutenir la famille, encadrer les comportements.
5. Intervention médicale et psychiatrique
Évaluation pédopsychiatrique
• Objectif : Diagnostiquer un trouble psychiatrique associé (TDAH, anxiété, trouble de
l’attachement…)
• Moyens : Bilan psychologique, tests neuropsychologiques, entretien clinique.
Traitement médicamenteux (si nécessaire)
• Indications : Si TDAH, anxiété sévère ou troubles graves de l’impulsivité sont
présents.
• Exemple : Méthylphénidate (Ritaline) dans le cadre du TDAH.
c. Traitement médicamenteux (si comorbidité avec TDAH par exemple) :
26
• Médicaments comme le méthylphénidate peuvent être prescrits en cas de TDAH
avéré
6. Prévention et remédiation précoce
• Ciblée dès la maternelle ou en primaire pour enfants à risque.
• Programmes d’habiletés sociales, d’éducation émotionnelle, de gestion du
comportement.
• Exemple : Programme PATHS ou "Devenir Grand" en France, séances en petits
groupes sur la coopération, la gestion de la frustration, etc.
5. Conclusion
Les troubles externalisés chez l’enfant et l’adolescent sont fréquents et peuvent avoir de
graves répercussions s’ils ne sont pas repérés et pris en charge à temps. Le trouble des
conduites en fait clairement partie.
La prise en charge repose sur une action coordonnée entre les professionnels (psychologues,
pédopsychiatres, enseignants, éducateurs) et les parents, avec des outils adaptés à l’enfant,
à sa famille et à son environnement.
27
Résumé pour examen oral — Troubles du comportement internalisés & externalisés
chez l’enfant et l’adolescent
1. Troubles du comportement internalisés
Définition
• Troubles où l’enfant/ado dirige son mal-être vers l’intérieur : anxiété, tristesse,
isolement.
• Difficultés moins visibles car pas toujours exprimées ouvertement.
Exemples
• Dépression
• Anxiété généralisée
• Trouble obsessionnel-compulsif (TOC)
• Trouble de stress post-traumatique (TSPT)
• Retrait social, inhibition
Causes
• Facteurs biologiques (prédisposition génétique, déséquilibre neurochimique)
• Stress important ou traumatismes (abus, violences)
• Conflits familiaux, mauvaise communication
• Pression scolaire, harcèlement
• Difficultés relationnelles
Conséquences
• Risque d’aggravation des troubles psychiatriques
• Isolement social
• Baisse de la réussite scolaire
• Risque suicidaire élevé (notamment dans la dépression)
• Difficultés relationnelles durables
Prises en charge
• Psychothérapie (TCC, thérapie familiale)
• Traitement médicamenteux si nécessaire (antidépresseurs, anxiolytiques)
• Soutien scolaire et social
• Travail sur les compétences sociales et émotionnelles
2. Troubles du comportement externalisés
Définition
28
• Troubles où l’enfant/ado exprime son mal-être vers l’extérieur, par des
comportements perturbateurs et agressifs.
• Comportements visibles, souvent conflictuels.
Exemples
• Trouble oppositionnel avec provocation (TOP)
• Trouble des conduites (délinquance, agressivité)
• Comportements antisociaux
• Violences physiques et verbales
Causes
• Facteurs familiaux (dysfonctionnements, violences, négligence)
• Influence des pairs et contexte social défavorable
• Troubles neurodéveloppementaux (TDAH, etc.)
• Difficultés scolaires et frustrations
• Modèles éducatifs incohérents ou absents
Conséquences
• Difficultés scolaires et sociales importantes
• Rupture avec l’autorité
• Risque accru de délinquance et problèmes judiciaires
• Isolement social, stigmatisation
• Impact négatif sur la vie familiale et scolaire
Prises en charge
• Intervention éducative et comportementale (rééducation, encadrement)
• Thérapies cognitivo-comportementales adaptées
• Implication familiale et travail parental
• Programmes de prévention en milieu scolaire et social
• Suivi psychiatrique et médicamenteux si besoin
3. Points communs et différences
Critère Troubles internalisés Troubles externalisés
Mal-être intérieur, anxiété, Mal-être exprimé par des actes,
Expression
tristesse agressivité
Souvent cachés, difficilement Comportements visibles et souvent
Visibilité
détectés sanctionnés
Relation à l’autorité Souvent soumis ou repliés Opposition et défi constants
Risques associés Dépression, suicide Délinquance, marginalisation
Approche Soutien émotionnel, Encadrement, rééducation
thérapeutique psychothérapie comportementale
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4. Conclusion
• Les troubles internalisés et externalisés sont fréquents et souvent associés chez les
enfants et adolescents.
• Leur repérage précoce est crucial pour éviter l’aggravation et les conséquences à long
terme.
• La prise en charge doit être multidisciplinaire, combinant soutien familial,
psychologique, éducatif, et médical.
30
Le suicide chez l’adolescent et l’adulte
1. Définition
• Suicide : Acte délibéré de se donner la mort. C’est le résultat d’un processus complexe
mêlant des facteurs psychologiques, sociaux, biologiques et environnementaux.
• Le suicide chez l’adolescent peut être parfois impulsif, lié à des crises émotionnelles
intenses, tandis que chez l’adulte, il est souvent le fruit d’un processus plus prolongé.
2. Mécanismes
• Idées suicidaires : pensées récurrentes de mort ou de mettre fin à ses jours.
• Planification : élaboration d’un projet précis pour se suicider.
• Passage à l’acte : réalisation effective du geste suicidaire.
• Chez l’adolescent, ces phases peuvent être plus rapides ou moins élaborées,
notamment en raison de l’impulsivité.
• Le suicide peut être précédé d’une souffrance psychique intense, d’un sentiment
d’isolement, ou d’une crise majeure.
3. Étapes du processus suicidaire
Le passage au suicide n’est pas soudain, il suit généralement un processus en plusieurs
étapes :
1. Idées suicidaires : pensées récurrentes, parfois vagues, liées à la mort, au souhait d’en
finir.
2. Ambivalence : le sujet oscille entre le désir de vivre et le souhait de mourir, souvent
marqué par des conflits internes.
3. Planification : élaboration d’un projet précis (choix du mode, du moment, des
moyens).
4. Passage à l’acte : mise en œuvre du geste suicidaire, parfois impulsive, parfois
préméditée.
5. Tentative de suicide : geste non fatal mais sérieux, souvent un appel à l’aide
inconscient.
6. Suicide consommé : aboutissement fatal de ce processus.
31
Détails des mécanismes neurobiologiques et psychologiques du suicide
1. Mécanismes neurobiologiques
Dysrégulation de la sérotonine
• La sérotonine est un neurotransmetteur essentiel dans la régulation de l’humeur, de
l’impulsivité et du contrôle émotionnel.
• Chez les personnes suicidaires, on observe souvent une diminution de la
transmission sérotoninergique (ex. baisse des métabolites de la sérotonine dans le
liquide céphalorachidien).
• Cette altération est associée à une augmentation de l’impulsivité et de l’agressivité,
facteurs de risque pour les tentatives suicidaires.
Détails des mécanismes neurobiologiques et psychologiques du suicide
1. Mécanismes neurobiologiques
Dysrégulation de la sérotonine
• La sérotonine est un neurotransmetteur essentiel dans la régulation de l’humeur, de
l’impulsivité et du contrôle émotionnel.
• Chez les personnes suicidaires, on observe souvent une diminution de la
transmission sérotoninergique (ex. baisse des métabolites de la sérotonine dans le
liquide céphalorachidien).
• Cette altération est associée à une augmentation de l’impulsivité et de l’agressivité,
facteurs de risque pour les tentatives suicidaires.
Dysfonctionnement du cortex préfrontal
• Le cortex préfrontal dorsolatéral joue un rôle majeur dans la prise de décision, le
contrôle des impulsions et la régulation des émotions.
• Chez les personnes à risque suicidaire, ce cortex est souvent hypoactif ou moins
efficace, ce qui entraîne :
o Une difficulté à inhiber les pensées négatives.
o Une altération du jugement et de la capacité à envisager des solutions
alternatives.
Altération des circuits limbique et amygdalien
• L’amygdale est le centre de traitement des émotions négatives (peur, tristesse).
• Chez les sujets suicidaires, l’amygdale peut être hyperactive, ce qui provoque une
sensibilité accrue au stress et aux émotions douloureuses.
• Cette hyperactivité favorise un état de détresse émotionnelle intense et chronique.
32
Hyperactivation de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS)
• Cet axe régule la réponse au stress par la libération de cortisol.
• Chez les personnes suicidaires, on note souvent une hyperactivité chronique de l’axe
HHS, traduisant un état de stress prolongé.
• Le cortisol élevé perturbe le fonctionnement cérébral et favorise la dépression et les
pensées suicidaires.
2. Mécanismes psychologiques
Pensée négative et rumination
• Les personnes à risque ont souvent des schémas cognitifs négatifs : pensées
catastrophiques, auto-dépréciation, sentiment d’inutilité.
• La rumination (remâchage mental) aggrave la détresse psychique en renforçant les
idées suicidaires.
Sentiment de désespoir et impuissance apprise
• Le désespoir est un facteur clé : la personne perçoit sa situation comme irréversible.
• L’impuissance apprise est une forme d’abandon où l’individu ne croit plus pouvoir
influencer positivement sa vie, ce qui déclenche des idées suicidaires.
Difficulté de régulation émotionnelle
• Les personnes à risque ont du mal à gérer leurs émotions négatives.
• Elles peuvent être submergées par l’anxiété, la tristesse, la colère, sans stratégies
efficaces pour s’apaiser.
Impulsivité
• L’impulsivité peut conduire à des passages à l’acte rapides, notamment chez les
adolescents.
• Elle est liée à une faible inhibition cognitive, souvent renforcée par des
dysfonctionnements neurobiologiques (ex. cortex préfrontal).
Facteurs contextuels psychologiques
• Isolement social, perte d’un être cher, échecs personnels ou professionnels peuvent
déclencher un effondrement psychique.
• Le suicide peut être vu comme une issue ultime pour mettre fin à la souffrance.
33
Synthèse :
Mécanismes neurobiologiques Mécanismes psychologiques
Dysrégulation sérotoninergique
Pensées négatives et rumination
(impulsivité)
Hypoactivité du cortex préfrontal
Désespoir et impuissance apprise
(contrôle)
Hyperactivité amygdalienne (émotions Difficulté de régulation
fortes) émotionnelle
Hyperactivation de l’axe HHS (stress Impulsivité, contexte psychosocial
chronique) difficile
Rôle de la sérotonine : suicide et addiction
1. Neurotransmetteur clé
• La sérotonine est un neurotransmetteur (messager chimique) produit principalement
dans le tronc cérébral, notamment dans les noyaux du raphé.
• Elle influence de nombreuses fonctions cérébrales et corporelles.
2. Fonctions principales
Régulation de l’humeur
• La sérotonine contribue à la stabilité émotionnelle et à la sensation de bien-être.
• Une baisse de sérotonine est souvent associée à la dépression, à l’anxiété et aux
troubles de l’humeur.
Contrôle de l’impulsivité et de l’agressivité
• Elle aide à inhiber les comportements impulsifs et agressifs.
• Une dysfonction sérotoninergique peut conduire à une augmentation des
comportements impulsifs, y compris le risque suicidaire.
Régulation du sommeil
• Elle intervient dans le cycle veille-sommeil, notamment dans la phase de sommeil
paradoxal.
34
Modulation de l’appétit
• La sérotonine influence la satiété et le contrôle de la prise alimentaire.
Perception de la douleur
• Elle joue un rôle dans la modulation de la douleur au niveau du système nerveux
central.
3. Dans les addictions et le suicide
• En cas de baisse de sérotonine, la personne est plus vulnérable à la dépression, à
l’impulsivité et aux idées suicidaires.
• C’est pourquoi certains antidépresseurs (ISRS : inhibiteurs sélectifs de la recapture de
la sérotonine) agissent en augmentant la disponibilité de la sérotonine dans le
cerveau.
Dysfonctionnement du cortex préfrontal
• Le cortex préfrontal dorsolatéral joue un rôle majeur dans la prise de décision, le
contrôle des impulsions et la régulation des émotions.
• Chez les personnes à risque suicidaire, ce cortex est souvent hypoactif ou moins
efficace, ce qui entraîne :
o Une difficulté à inhiber les pensées négatives.
o Une altération du jugement et de la capacité à envisager des solutions
alternatives.
Altération des circuits limbique et amygdalien
• L’amygdale est le centre de traitement des émotions négatives (peur, tristesse).
• Chez les sujets suicidaires, l’amygdale peut être hyperactive, ce qui provoque une
sensibilité accrue au stress et aux émotions douloureuses.
• Cette hyperactivité favorise un état de détresse émotionnelle intense et chronique.
Hyperactivation de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS)
• Cet axe régule la réponse au stress par la libération de cortisol.
• Chez les personnes suicidaires, on note souvent une hyperactivité chronique de l’axe
HHS, traduisant un état de stress prolongé.
• Le cortisol élevé perturbe le fonctionnement cérébral et favorise la dépression et les
pensées suicidaires.
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2. Mécanismes psychologiques
Pensée négative et rumination
• Les personnes à risque ont souvent des schémas cognitifs négatifs : pensées
catastrophiques, auto-dépréciation, sentiment d’inutilité.
• La rumination (remâchage mental) aggrave la détresse psychique en renforçant les
idées suicidaires.
Sentiment de désespoir et impuissance apprise
• Le désespoir est un facteur clé : la personne perçoit sa situation comme irréversible.
• L’impuissance apprise est une forme d’abandon où l’individu ne croit plus pouvoir
influencer positivement sa vie, ce qui déclenche des idées suicidaires.
Difficulté de régulation émotionnelle
• Les personnes à risque ont du mal à gérer leurs émotions négatives.
• Elles peuvent être submergées par l’anxiété, la tristesse, la colère, sans stratégies
efficaces pour s’apaiser.
Impulsivité
• L’impulsivité peut conduire à des passages à l’acte rapides, notamment chez les
adolescents.
• Elle est liée à une faible inhibition cognitive, souvent renforcée par des
dysfonctionnements neurobiologiques (ex. cortex préfrontal).
Facteurs contextuels psychologiques
• Isolement social, perte d’un être cher, échecs personnels ou professionnels peuvent
déclencher un effondrement psychique.
• Le suicide peut être vu comme une issue ultime pour mettre fin à la souffrance.
Synthèse :
Mécanismes neurobiologiques Mécanismes psychologiques
Dysrégulation sérotoninergique (impulsivité) Pensées négatives et rumination
Hypoactivité du cortex préfrontal (contrôle) Désespoir et impuissance apprise
Hyperactivité amygdalienne (émotions fortes) Difficulté de régulation émotionnelle
Hyperactivation de l’axe HHS (stress chronique) Impulsivité, contexte psychosocial difficile
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4. Causes
Causes communes à l’adolescent et à l’adulte :
1. Causes psychologiques
• Troubles psychiatriques majeurs :
o Dépression majeure : sentiment de désespoir, perte d’intérêt pour la vie,
fatigue extrême.
o Trouble bipolaire : phases dépressives alternant avec des épisodes maniaques,
impulsivité accrue.
o Troubles anxieux : anxiété chronique, attaques de panique, insécurité.
o Schizophrénie : délires, hallucinations, isolement social.
• Trouble de la personnalité (borderline, antisociale) : impulsivité, instabilité
émotionnelle, difficultés relationnelles.
Troubles psychiatriques : dépression majeure, troubles bipolaires, troubles anxieux,
schizophrénie.
2. Causes sociales et environnementales
• Conflits familiaux : séparation parentale, maltraitance, négligence, abus.
• Isolement social et exclusion : rejet des pairs, harcèlement scolaire ou
cyberharcèlement, discrimination.
• Événements traumatiques : décès d’un proche, violences, accidents.
• Difficultés scolaires ou professionnelles : échec, pression, harcèlement, chômage.
• Consommation de substances : alcool, drogues qui aggravent la désinhibition et
l’impulsivité.
Facteurs psychosociaux : stress intense, événements traumatisants, conflits familiaux,
harcèlement, isolement social.
Consommation de substances : alcool, drogues augmentent le risque.
3. Causes biologiques et neuropsychologiques
• Dysfonctionnements neurobiologiques : déséquilibres dans les neurotransmetteurs
(sérotonine, dopamine).
• Prédispositions génétiques : antécédents familiaux de suicide ou de troubles
psychiatriques.
• Immaturité cérébrale chez l’adolescent : le cortex préfrontal, impliqué dans la
régulation des émotions et le contrôle des impulsions, est encore en développement.
Facteurs biologiques : prédispositions génétiques, dysfonctionnements
neurobiologiques.
4. Causes spécifiques à l’adolescent :
• Instabilité émotionnelle liée au développement neurobiologique (immaturité du cortex
préfrontal).
37
• Difficultés liées à l’identité, pression scolaire ou sociale.
• Crises relationnelles, ruptures amoureuses, harcèlement scolaire.
• Sentiment d’incompréhension ou d’exclusion.
4. Conséquences
• Pour la famille : souffrance intense, culpabilité, traumatisme.
• Pour l’entourage : risque de traumatisme secondaire, tentative de suicide chez
d’autres membres.
• Sur le plan social : stigmatisation, isolement du sujet ou de sa famille.
• Au niveau individuel (tentative de suicide non fatale) : séquelles physiques et
psychiques, aggravation des troubles psychiatriques.
5. Prises en charge
3. Prises en charge détaillées
A. Prévention primaire
• Actions éducatives : sensibilisation en milieu scolaire, familial et communautaire.
• Formation des professionnels (enseignants, médecins, travailleurs sociaux) à la
détection des signaux d’alerte.
• Campagnes de lutte contre la stigmatisation des troubles mentaux.
Prévention
• Dépistage précoce des idées suicidaires en milieu scolaire, familial, médical.
• Sensibilisation et formation des professionnels et de l’entourage.
• Promotion de la santé mentale et renforcement du soutien social.
B. Dépistage et évaluation
• Repérage des signaux d’alerte : changement de comportement, isolement, discours
suicidaire.
• Évaluation clinique complète : entretien psychiatrique, évaluation du risque
(intensité des idées, planification, moyens).
• Utilisation d’échelles standardisées (ex : Columbia Suicide Severity Rating Scale).
C. Intervention d’urgence
• Hospitalisation en milieu psychiatrique si risque élevé.
• Sécurisation : élimination des moyens, surveillance rapprochée.
• Soutien psychologique immédiat : écoute active, techniques de désescalade.
• Implication de la famille dans le soutien.
Intervention immédiate
38
• Évaluation du risque suicidaire (intensité des idées, planification, moyens).
• Mise en place de mesures de sécurité (hospitalisation si nécessaire).
• Soutien psychologique urgent, parfois médication
D. Traitement à moyen et long terme
• Psychothérapies adaptées :
o Thérapie Cognitivo-Comportementale (TCC) centrée sur la gestion des
pensées suicidaires et des émotions.
o Thérapie dialectique comportementale (TDC) surtout pour les troubles de la
personnalité borderline.
o Thérapie familiale pour améliorer la communication et le soutien.
• Traitement médicamenteux :
o Antidépresseurs (ISRS) pour la dépression.
o Anxiolytiques, stabilisateurs de l’humeur selon les cas.
• Soutien social : accompagnement scolaire, professionnel, insertion sociale.
• Suivi régulier : consultations fréquentes pour prévenir la rechute et détecter de
nouvelles crises.
6. Différences notables entre adolescent et adulte
Aspect Adolescents Adultes
Plus impulsif, lié à des crises
Mécanismes Plus souvent planifié et réfléchi
émotionnelles intenses
Causes Difficultés d’identité, pression sociale, Stress professionnel, problèmes
spécifiques harcèlement financiers, solitude
Importance du soutien familial, thérapies Approche multidisciplinaire,
Prise en charge
adaptées au développement gestion des comorbidités
Spécificités selon l’âge
Aspect Adolescents Adultes
Causes Instabilité émotionnelle, pression Troubles psychiatriques chroniques,
principales scolaire/sociale, conflits familiaux isolement, stress professionnel
Importance du soutien familial, Approche multidisciplinaire incluant
Intervention
thérapies développementales adaptées psychiatrie et services sociaux
Risque Passage plus réfléchi, mais aussi
Plus élevé, passage à l’acte rapide
impulsif parfois impulsif
Facteurs Problèmes financiers, solitude,
Cyberharcèlement, influence des pairs
aggravants maladie chronique
39
Conclusion
Le suicide est évitable si les signes sont repérés à temps.
Il faut écouter, soutenir, et agir rapidement. La parole sauve des vies.
Résumé oral — Le suicide chez l’adolescent et l’adulte
1. Définition
Le suicide est un acte délibéré de mettre fin à sa vie, souvent lié à une grande souffrance
psychique.
Chez l’adolescent, il peut être impulsif, tandis que chez l’adulte il est souvent plus réfléchi.
• Suicide : acte volontaire de mettre fin à ses jours.
• Tentative de suicide (TS) : acte non létal avec intention suicidaire.
• En France, environ 10 000 décès par suicide par an, 2e cause de mortalité chez les
15-24 ans.
• Le risque est élevé chez les adolescents, mais les taux de mortalité sont plus
importants chez les adultes.
2. Mécanismes du processus suicidaire
Le passage à l’acte se fait en plusieurs étapes :
1. Idées suicidaires : pensées de mort ou de disparition.
2. Ambivalence : conflit intérieur entre envie de vivre et envie de mourir.
3. Planification : élaboration d’un scénario précis.
4. Passage à l’acte : tentative ou suicide consommé.
2. Facteurs de risque (1 min)
Communs aux deux groupes
• Troubles psychiatriques (dépression, troubles bipolaires, schizophrénie).
• Antécédents de tentatives.
• Abus de substances (alcool, drogues).
• Isolement social, événements stressants (deuil, rupture).
Spécificités adolescents
• Crise identitaire, pression scolaire et sociale.
• Impulsivité, troubles du contrôle des émotions.
40
• Cyberharcèlement, influences médiatiques.
Spécificités adultes
• Problèmes financiers, perte d’emploi.
• Maladies chroniques, douleurs persistantes.
• Sentiment d’échec, culpabilité.
3. Causes principales
A. Psychologiques et psychiatriques
• Dépression, troubles bipolaires, troubles anxieux.
• Troubles de la personnalité (ex : borderline).
• Antécédents familiaux de suicide ou de troubles mentaux.
B. Sociales et familiales
• Conflits familiaux, violences, abus.
• Isolement, rejet, harcèlement scolaire ou cyberharcèlement.
• Difficultés professionnelles ou scolaires, échec.
C. Biologiques
• Déséquilibres dans les neurotransmetteurs (sérotonine, dopamine).
• Immaturité cérébrale chez l’adolescent → impulsivité plus élevée.
4. Conséquences
• Impact psychologique majeur sur la famille, les amis, la communauté.
• Risque de récidive si la tentative n’est pas suivie d’un accompagnement.
• Dans certains cas, un handicap peut rester après une tentative.
5. Prise en charge
A. En prévention
• Sensibilisation dès l’école (ateliers, formations).
• Lutte contre la stigmatisation des troubles mentaux.
• Formation des adultes à repérer les signes (enseignants, parents, médecins).
B. En cas de crise
• Hospitalisation si risque élevé.
• Sécurisation de l’environnement (retrait des moyens).
41
• Écoute active, soutien psychologique immédiat.
• Insertion de la famille dans le processus.
C. À long terme
• Psychothérapie : TCC, thérapie familiale, thérapie de soutien.
• Médicaments si dépression ou autres troubles associés.
• Suivi régulier pour prévenir les rechutes.
• Aide à la réinsertion scolaire ou sociale.
3. Mécanismes neurobiologiques et psychologiques (1 min)
• Dysfonctionnements dans la régulation de la sérotonine, neurotransmetteur lié à
l’humeur et au contrôle des impulsions.
• Altération des circuits préfrontaux → mauvaise régulation émotionnelle.
• Troubles cognitifs : rumination, pensée négative persistante.
• Sentiment d’impuissance apprise et désespoir.
4. Conséquences (30 sec)
• Impact dramatique sur la famille, les proches et la société.
• Risque accru de tentatives répétées après une première tentative.
• Charge importante pour les systèmes de soins et de prévention.
5. Prévention et prise en charge (1 min)
• Repérage précoce des signes cliniques : idées suicidaires, isolement, troubles du
sommeil.
• Soutien psychologique intensif : thérapies cognitivo-comportementales, entretiens
motivationnels.
• Traitements médicamenteux adaptés (antidépresseurs, stabilisateurs de l’humeur).
• Actions collectives : campagnes de sensibilisation, soutien scolaire, ligne d’écoute.
• Accompagnement familial et social.
6. Conclusion (30 sec)
Le suicide chez les adolescents et les adultes résulte d’une interaction complexe de facteurs
biologiques, psychologiques et sociaux. Une prévention efficace repose sur une vigilance
accrue, un accompagnement pluridisciplinaire et une prise en charge adaptée aux spécificités
de chaque âge.
42
6. Différences entre adolescents et adultes
Aspect Adolescents Adultes
Passage à l’acte Plus impulsif Plus réfléchi
Causes Solitude, maladie, troubles mentaux
Conflits, harcèlement, instabilité
fréquentes lourds
Centrée sur l’école, les pairs et la
Prévention Approche médicale et sociale
famille
Conclusion
Le suicide est évitable si les signes sont repérés à temps.
Il faut écouter, soutenir, et agir rapidement. La parole sauve des vies.
43
Les addictions
1. Définition générale de l’addiction
L’addiction est une pathologie chronique du cerveau caractérisée par la perte de contrôle
d’un comportement (consommation de substance ou conduite addictive) avec un désir
compulsif (craving), malgré ses conséquences négatives.
Les critères principaux :
• Usage compulsif
• Tolérance (besoin de doses plus élevées)
• Symptômes de sevrage
• Impact sur la vie personnelle, sociale, scolaire ou professionnelle
1. Critères diagnostiques de l’addiction
Selon le DSM-5, on parle de trouble lié à l’usage d’une substance si au moins 2 des
critères suivants sont présents pendant 12 mois :
➤ Critères comportementaux et psychologiques :
1. Perte de contrôle : consommation en plus grande quantité ou pendant plus longtemps
que prévu.
2. Efforts infructueux pour réduire ou contrôler l’usage.
3. Temps excessif passé à obtenir, consommer ou récupérer de la substance.
4. Craving : désir irrépressible de consommer.
➤ Critères sociaux/fonctionnels :
5. Obligations non respectées (école, travail, famille).
6. Conflits interpersonnels ou sociaux liés à l’usage.
7. Abandon d’activités importantes (hobbies, sport, vie sociale).
➤ Critères physiologiques :
8. Usage malgré les dangers physiques (conduite, santé).
9. Tolérance : besoin de plus de substance pour le même effet.
10. Sevrage : symptômes physiques ou psychologiques quand on arrête.
11. Usage malgré les dommages physiques ou psychiques connus.
Plus le nombre de critères est élevé, plus l’addiction est sévère :
• 2-3 : léger
• 4-5 : modéré
• ≥6 : sévère
44
2. Les formes d’addiction
a. Addictions avec substances :
• Alcool
• Cannabis
• Cocaïne
• Héroïne
• Médicaments (benzodiazépines, opioïdes, etc.)
• Tabac / nicotine
b. Addictions sans substance (ou comportementales) :
• Jeux d’argent
• Jeux vidéo
• Internet / réseaux sociaux
• Achats compulsifs
• Trouble du comportement alimentaire (hyperphagie)
3. Substrats neuroanatomiques et mécanismes neurologiques
a. Circuit de la récompense :
• Principalement le système dopaminergique mésolimbique :
o Aire tegmentale ventrale (VTA)
o Noyau accumbens
o Cortex préfrontal
• L’activation excessive de ce circuit par les drogues ou comportements renforce le
plaisir immédiat.
b. Altérations cérébrales :
• Hypofonctionnement du cortex préfrontal : baisse du contrôle exécutif (perte de
contrôle, impulsivité).
• Hyperactivité du noyau accumbens : amplification du craving.
• Amygdale et hippocampe : liés aux souvenirs émotionnels et au stress.
2. Substrats neuroanatomiques et mécanismes neurologiques
Substrats neuroanatomiques impliqués :
1. Aire tegmentale ventrale (VTA) : origine des neurones dopaminergiques.
2. Noyau accumbens (NAc) : « centre du plaisir » ; activation massive lors de
récompenses.
45
3. Cortex préfrontal : contrôle exécutif, prise de décision, inhibition. Hypoactif chez les
addicts.
4. Amygdale : traitement de la peur, anxiété, souvenirs émotionnels liés à la drogue.
5. Hippocampe : mémoire contextuelle ; enregistre les lieux et les situations liés à
l’usage.
Mécanismes neurologiques :
a. Dopamine :
• Les substances et comportements addictifs déclenchent une libération massive de
dopamine dans le noyau accumbens.
• Cela renforce la motivation à reproduire le comportement → renforcement positif.
b. Plasticité cérébrale :
• L’usage répété modifie la connectivité synaptique : le cerveau « apprend »
l’addiction.
• Diminution du plaisir pour d’autres activités (anhedonie).
c. Tolérance et sevrage :
• Le cerveau s’adapte → moins de récepteurs dopaminergiques → il faut plus de
substance pour le même effet.
• Le sevrage est dû à la chute de dopamine et aux déséquilibres GABA/glutamate.
d. Cortex préfrontal altéré :
• Baisse du contrôle des impulsions, mauvaise prise de décision, comportement à court
terme.
Mécanismes neurobiologiques et psychologiques de l’addiction
I. Mécanismes neurobiologiques
1. Le circuit de la récompense
Le circuit mésolimbique dopaminergique est au cœur de l’addiction.
Il relie plusieurs structures clés :
• Aire tegmentale ventrale (VTA) → produit la dopamine.
• Noyau accumbens (NAc) → reçoit la dopamine : c’est le centre du plaisir.
• Cortex préfrontal → contrôle, jugement, inhibition.
• Amygdale et hippocampe → émotions et mémoire.
Fonction normale : ce circuit renforce les comportements bénéfiques à la survie (manger, se
reproduire).
46
Dans l’addiction : il est détourné par des substances ou des comportements (jeu, écrans...)
qui déclenchent une libération anormale de dopamine → renforcement pathologique.
2. Hyperactivation de la dopamine
• Lors de la consommation d'une substance ou d’un comportement addictif, il y a une
libération massive de dopamine dans le noyau accumbens.
• Cela crée une sensation intense de plaisir ou de soulagement → le cerveau associe
cette action à une récompense importante.
• Avec le temps, la tolérance s’installe : il faut consommer plus pour obtenir le même
effet.
3. Rôle du cortex préfrontal
• C’est le siège de la prise de décision, du contrôle de soi, et de la planification.
• En cas d’addiction, il devient hypoactif, surtout dans le cortex préfrontal dorsolatéral
→ perte de contrôle, impulsivité, incapacité à résister à l’envie.
4. Altération du système de stress (axe HHS)
• L’addiction s’accompagne d’un déséquilibre de l’axe hypothalamo-hypophyso-
surrénalien → surproduction de cortisol.
• Cela induit :
o une sensibilité accrue au stress,
o une rechute plus probable en cas de mal-être ou de pression.
5. Déficit en sérotonine et autres neurotransmetteurs
• Sérotonine : moins présente → impulsivité, mauvaise régulation de l’humeur.
• Glutamate : excès → renforce les circuits de mémoire liés à la drogue.
• GABA : inhibition altérée → perte de contrôle comportemental.
Sérotonine et addiction – Explication détaillée
1. Régulation de l’impulsivité et du contrôle comportemental
• La sérotonine inhibe les comportements impulsifs et compulsifs, ce qui est essentiel
dans les comportements de dépendance.
• Une baisse de l’activité sérotoninergique favorise :
o la prise de décision risquée,
o la recherche de récompenses immédiates,
o la perte de contrôle sur la consommation (alcool, drogues, jeux...).
47
Les études montrent que des sujets avec un faible niveau de sérotonine sont plus
susceptibles de développer des comportements addictifs précoces, notamment les
addictions comportementales (jeu, alimentation, etc.).
2. Lien avec la régulation émotionnelle et l’humeur
• Beaucoup de personnes consomment des substances pour soulager une détresse
émotionnelle (auto-médication).
• La sérotonine régule l’anxiété, la tristesse, l’irritabilité, et une altération du système
sérotoninergique est fréquente dans les états dépressifs associés à l’addiction.
Cette dysrégulation augmente le risque de rechute lors du sevrage, car la personne se sent
mal émotionnellement.
3. Interaction avec le système dopaminergique (récompense)
• Le système de récompense (dopaminergique) est hyperactivé dans l’addiction.
• La sérotonine module l’activité de ce système :
o Elle inhibe en partie la dopamine dans certaines zones du cerveau (ex : noyau
accumbens).
o En cas de déficit en sérotonine, ce frein est levé, ce qui amplifie la sensation
de plaisir immédiat associée à la substance ou au comportement addictif.
4. Dans la rechute et le craving
• Le craving (envie irrépressible de consommer) est souvent lié à un déséquilibre entre
dopamine (recherche de plaisir) et sérotonine (contrôle émotionnel et inhibition).
• Une sérotonine basse peut entraîner :
o des sautes d’humeur,
o de l’anxiété,
o une fragilité psychologique qui rend la rechute plus probable.
5. Conséquences thérapeutiques
• De nombreux médicaments utilisés dans le traitement des addictions (notamment
antidépresseurs ISRS) agissent en augmentant la sérotonine.
• Cela permet :
o une meilleure régulation de l’humeur,
o une réduction de l’impulsivité,
o un meilleur contrôle des envies compulsives.
En résumé
Fonction de la sérotonine Lien avec l’addiction
Régulation de l’impulsivité Moins de contrôle → passage à l’acte plus fréquent
Dépression, anxiété → usage de substances comme
Régulation émotionnelle
échappatoire
Frein du système Moins de régulation → suractivation du circuit de
dopaminergique récompense
Soutien au sevrage Moins de craving et de rechute si sérotonine régulée
II. Méca Circuit addictif et implications cérébrales dans les addictions
48
1. Le circuit de la récompense (système dopaminergique méso-limbique)
But du système :
• Il sert à motiver les comportements utiles à la survie : manger, boire, se reproduire.
• Il associe plaisir et apprentissage → renforce les comportements bénéfiques.
Structures clés :
• Aire tegmentale ventrale (VTA) : produit la dopamine.
• Noyau accumbens (NAc) : reçoit la dopamine → crée la sensation de plaisir.
• Cortex préfrontal : évalue la situation, planifie, contrôle les impulsions.
Dans l’addiction :
• Les substances ou comportements addictifs (ex : drogue, jeu) déclenchent une
libération excessive de dopamine.
• Le cerveau associe ces comportements à un plaisir intense → ils sont mémorisés
comme prioritaires.
• Plus la dopamine est libérée, plus le comportement est renforcé → renforcement
positif.
• Avec le temps, le cerveau s’adapte : moins de récepteurs → tolérance → besoin
d’augmenter les doses.
2. Le système du stress
Structures impliquées :
• Amygdale : détecte les menaces, active les émotions négatives (peur, anxiété).
• Hypothalamus : déclenche la réponse de stress via l’axe HPA (hypothalamo-
hypophyso-surrénalien).
• Cortisol : hormone du stress libérée dans le sang.
Dans l’addiction :
• Le stress chronique favorise la consommation pour soulager les tensions → auto-
médication émotionnelle.
• L’amygdale devient hyperactive, surtout lors du sevrage ou de la frustration.
• Le cortisol entretient l’envie de consommer → cercle vicieux entre stress et addiction.
• On parle de renforcement négatif : consommer pour apaiser le mal-être.
49
3. Le système limbique
Fonctions :
• Centre des émotions, de la motivation, et de la mémoire émotionnelle.
Structures principales :
• Amygdale : émotions négatives, peur, stress.
• Hippocampe : mémoire contextuelle (lieux, situations associés à la drogue).
• Noyau accumbens : récompense, motivation.
Dans l’addiction :
• Le système limbique associe la drogue à des émotions agréables ou un
soulagement.
• L’hippocampe mémorise les contextes liés à la consommation (ex : une fête, une
ruelle).
• À la moindre exposition à un indice (lieu, émotion, stress), le craving peut être
déclenché → rechute.
4. Le cortex préfrontal (CPF)
Fonctions :
• Contrôle exécutif : prise de décision, inhibition, anticipation des conséquences.
• Régulation des émotions.
• Planification à long terme.
Dans l’addiction :
• Le CPF devient hypoactif (moins fonctionnel).
• Le sujet perd en contrôle de soi, devient plus impulsif, cherche la gratification
immédiate.
• Difficile de résister au craving ou d’évaluer les conséquences négatives.
• L’activité cérébrale est déséquilibrée : émotions fortes (système limbique) > raison
(CPF).
nismes psychologiques
1. Renforcement positif et négatif
• Renforcement positif : la substance procure du plaisir → on cherche à reproduire.
• Renforcement négatif : la substance soulage un mal-être (anxiété, stress) → on
consomme pour éviter une souffrance.
50
Le système de récompense apprend au cerveau que consommer est une "solution", même
destructrice.
2. Conditionnement et mémoire
• Le cerveau associe certains contextes, lieux, émotions à la consommation → craving
(envie irrépressible) déclenché par ces signaux.
• L’hippocampe et l’amygdale enregistrent ces associations et renforcent la
compulsion.
3. Biais cognitifs
• L’individu développe des distorsions de pensée :
o “Je peux arrêter quand je veux”
o “Je n’ai pas de problème”
o “Ça me fait du bien, donc ce n’est pas grave”
• Ces croyances biaisées entretiennent le comportement addictif.
4. Intolérance à la frustration / impulsivité
• Difficulté à différer la gratification → le besoin est immédiat.
• Fréquent chez les jeunes ou en cas de trouble du développement.
5. Vulnérabilité émotionnelle
• Dépression, anxiété, trauma, troubles de l’attachement → la substance devient une
stratégie de régulation émotionnelle.
• Cela crée une dépendance affective à la substance.
En résumé
Aspect Description
Dopamine Augmente la motivation à consommer (plaisir)
Cortex préfrontal Diminue le contrôle, favorise l’impulsivité
Sérotonine Moins de régulation de l’impulsivité et de l’humeur
HHS (stress) Sensibilité au stress, rechute fréquente
Mémoire / conditionnement Le cerveau "apprend" à associer la drogue au soulagement
Biais cognitifs Pensées erronées qui justifient la consommation
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4. Mécanismes psychobiologiques
a. Mécanismes biologiques :
• Déséquilibre des neurotransmetteurs (dopamine, sérotonine, glutamate, GABA)
• Vulnérabilité génétique (gènes liés à la régulation du stress ou à la dopamine)
• Modification épigénétique due à l’exposition précoce à des substances
b. Mécanismes psychologiques :
• Recherche de plaisir, soulagement émotionnel ou fuite de la souffrance
• Trouble du contrôle des impulsions
• Faible estime de soi
• Attachement insécurisant
5. Causes selon les âges
Enfance
• Exposition précoce au stress (maltraitance, négligence)
• Modèle parental (parents dépendants)
• Troubles du neurodéveloppement (TDAH, troubles du comportement)
• Vulnérabilité génétique
Adolescence
• Période critique : recherche d’identité, besoin d’appartenance
• Cortex préfrontal encore immature (moins de contrôle sur les impulsions)
• Influence des pairs, curiosité, pression sociale
• Troubles anxieux, dépression
Adulte
• Facteurs professionnels, stress chronique
• Isolement social, troubles de l’humeur
• Antécédents d’addiction non résolus dans l’adolescence
• Troubles psychiatriques associés (anxiété, bipolarité, schizophrénie)
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6. Conséquences
a. Médicales
• Maladies cardiovasculaires, cancers (tabac, alcool)
• Dommages neurologiques (cannabis, alcool)
• Surdoses, mortalité
b. Psychologiques
• Troubles anxieux, dépressifs, suicidaires
• Psychoses induites (cannabis, amphétamines)
c. Sociales
• Rupture familiale, déscolarisation, chômage
• Délinquance, marginalisation
• Isolement
7. Prise en charge
a. Approches médicales
• Sevrage avec accompagnement médical
• Médicaments de substitution (méthadone, buprénorphine pour opiacés)
• Traitements symptomatiques (anxiolytiques, antidépresseurs)
b. Approches psychothérapeutiques
• Thérapies cognitivo-comportementales (TCC)
• Entretien motivationnel
• Thérapie familiale
• Groupes de parole (AA, NA, etc.)
c. Prévention
• Éducation à la santé dès l’école
• Soutien parental
• Programmes de prévention ciblés dans les collèges et lycées
• Dépistage précoce des troubles du comportement
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8. Particularités selon l’âge
Enfants
• Rarement de vraies addictions, mais premiers comportements problématiques ou
début des conduites à risque (jeux vidéo).
• Importance des repères éducatifs, prévention familiale, Besoin de repérage précoce de
vulnérabilités
• Prise en charge systémique (enfant, parents, école).
Adolescents
• Période à risque critique : impulsivité + vulnérabilité neurodéveloppementale.
• Usage souvent lié à un mal-être psychologique, à l’envie d’appartenir à un groupe.
• Période de vulnérabilité maximale
• Importance du repérage des conduites addictives précoces
• Travail sur les compétences psychosociales (gestion du stress, affirmation de soi)
• Éviter la stigmatisation, favoriser l’alliance thérapeutique
• Prise en charge pluridisciplinaire : soins, famille, école, psychologue.
Adultes
• Addictions souvent installées ou chroniques.
• Comorbidités fréquentes (dépression, troubles anxieux, bipolarité).
• Plus grande chronicité des troubles
• Intégration du soin dans un parcours global (logement, emploi, santé mentale)
• Gestion des comorbidités psychiatriques
3. Causes : pourquoi développe-t-on une addiction ?
a. Biologiques / génétiques :
• Prédisposition génétique : variations sur les gènes de la dopamine (DRD2, COMT,
etc.).
• Trouble du neurodéveloppement : TDAH, dysrégulation émotionnelle.
• Facteurs hormonaux : cortisol élevé (stress chronique).
b. Neurologiques :
• Immatûreté cérébrale à l’adolescence (cortex préfrontal encore en développement).
• Vulnérabilité des circuits de la récompense.
c. Psychologiques :
• Troubles de l’attachement (besoin de réassurance, anxiété).
• Dépression, anxiété, traumatisme non résolu.
• Faible estime de soi, impulsivité, intolérance à la frustration.
54
d. Environnementales / sociales :
• Modèle parental (consommation familiale banalisée).
• Maltraitance, négligence, violence intrafamiliale.
• Précarité, exclusion scolaire, influence des pairs.
• Publicité, accessibilité des produits, banalisation culturelle.
4. Conséquences
a. Psychologiques :
• Anxiété, dépression, troubles du comportement, risque suicidaire.
• Dépendance affective, isolement, perte de motivation.
b. Neurologiques :
• Altérations cérébrales : cortex préfrontal (décision, inhibition), hippocampe
(mémoire), amygdale (émotions).
• Risque de troubles cognitifs (mémoire, attention).
c. Médicales :
• Dommages aux organes (foie, cœur, poumons…).
• Risque infectieux (hépatites, VIH pour les drogues injectables).
• Surdoses, crises convulsives, AVC.
d. Sociales :
• Échec scolaire ou professionnel, conflits familiaux, marginalisation.
• Délinquance, violence, perte de logement.
5. Prises en charge : pourquoi et comment ?
Pourquoi ?
• Pour prévenir les dégâts neurologiques irréversibles.
• Pour réduire la souffrance psychique, prévenir la rechute.
• Pour réinsérer l’individu dans un cadre de vie stable.
a. Sevrage médical :
• Encadré en centre spécialisé ou hôpital.
• Traitement des symptômes de manque : anxiolytiques, antidépresseurs, substituts (ex. :
méthadone).
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b. Psychothérapie :
• TCC : travailler les pensées dysfonctionnelles, éviter les situations à risque.
• Thérapie motivationnelle : renforcer la volonté de changer.
• Thérapies familiales (surtout pour adolescents).
c. Médicaments :
• Substitution (opiacés), anti-craving (naltrexone, baclofène).
• Traitement des comorbidités psychiatriques (bipolarité, dépression).
d. Groupes de soutien :
• Alcooliques Anonymes, Narcotiques Anonymes.
• Soutien par les pairs, valorisation, prévention des rechutes.
e. Prévention :
• Éducation aux risques dès l’enfance.
• Renforcement des compétences psychosociales (gestion du stress, affirmation de soi).
• Repérage précoce dans les établissements scolaires et médicaux.
FICHE ORALE – ADDICTIONS (ENFANTS, ADOLESCENTS, ADULTES)
1. Définition
L’addiction est une perte de contrôle face à une substance ou un comportement, malgré les
conséquences négatives. Elle repose sur un craving, une tolérance, et parfois un sevrage.
2. Critères diagnostiques (DSM-5)
Présence d’au moins 2 critères sur 12 mois :
• Perte de contrôle (quantité, durée)
• Craving
• Temps excessif consacré
• Désengagement social, familial, scolaire
• Tolérance, sevrage
• Poursuite malgré les risques ou les dommages
• le nombre de critères est élevé, + la sévérité est grande.
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3. Formes d’addiction
• Avec substances : alcool, cannabis, tabac, opiacés, médicaments
• Comportementales : jeux vidéo, internet, achats, jeux d’argent, alimentation
4. Substrats neuroanatomiques et mécanismes
L’addiction modifie le fonctionnement du circuit de la récompense.
Zones clés :
• Aire tegmentale ventrale (VTA) → produit dopamine
• Noyau accumbens (NAc) → sensation de plaisir
• Cortex préfrontal → contrôle des impulsions (souvent hypoactif)
• Amygdale → stress, émotions négatives
• Hippocampe → souvenirs liés à l’usage
Mécanismes :
• Dopamine = renforcement du plaisir
• Tolérance = baisse des récepteurs → besoin de plus
• Sevrage = manque douloureux
• Contrôle exécutif affaibli → impulsivité, rechutes
5. Causes
Biologiques / neurologiques
• Gènes (dopamine, impulsivité)
• TDAH, troubles du développement
• Cortex préfrontal immature (ado)
• Déséquilibres neurochimiques (dopamine, GABA, glutamate)
Psychologiques
• Trouble de l’attachement
• Faible estime de soi
• Dépression, anxiété, traumatisme
Environnementales
• Parents dépendants
• Violence, précarité, négligence
• Pression des pairs (ado)
• Accessibilité des produits
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6. Conséquences
Médicales :
• Maladies (cancers, AVC, infections)
• Surdoses, crises, douleurs chroniques
Psychiques :
• Anxiété, dépression, suicide
• Troubles cognitifs (attention, mémoire)
Sociales :
• Échec scolaire, isolement, délinquance
• Pauvreté, marginalisation
7. Prises en charge
Pourquoi ?
• Restaurer le fonctionnement cérébral
• Réduire les souffrances
• Réintégrer l’individu dans la société
Comment ?
1. Médicale : sevrage, médicaments (substitution, anti-craving)
2. Psychothérapie :
o TCC (pensées, comportements)
o Motivationnel (travailler l’envie de changer)
o Thérapie familiale (surtout ado)
3. Soutien social : groupes (AA, NA), insertion
4. Prévention : école, famille, repérage précoce
8. Particularités selon l’âge
Enfants :
• Rare mais début possible (jeux vidéo)
• Importance des repères éducatifs
• Travail avec parents / école
Adolescents :
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• Période de vulnérabilité majeure
• Risques : impulsivité, appartenance au groupe
• Thérapie familiale + individuelle + prévention
Adultes :
• Addictions souvent chroniques
• Troubles associés fréquents
• Prise en charge globale (soin, logement, emploi)
Astuce pour l’oral : tu peux conclure par :
"L’addiction est une maladie cérébrale, chronique, influencée par de multiples facteurs. Elle
nécessite une approche globale, individualisée, et adaptée à l’âge et au contexte de vie du
patient."
1. Présentation structurée (3–5 minutes)
But : réponse claire, logique, fluide, adaptée aux attentes du jury.
Introduction (30 sec)
"Je vais vous présenter l’addiction en tant que trouble neuropsychologique complexe, en
abordant ses critères diagnostiques, ses bases cérébrales, ses causes, ses conséquences, et les
prises en charge, en tenant compte des spécificités selon les âges : enfants, adolescents et
adultes."
1. Définition et critères (45 sec)
• L’addiction est une perte de contrôle face à une substance ou un comportement,
malgré des conséquences négatives.
• Le DSM-5 retient 11 critères : craving, tolérance, sevrage, échec du contrôle, temps
excessif, etc.
• Il suffit de 2 critères en 12 mois pour poser le diagnostic, la sévérité varie selon le
nombre de critères.
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2. Substrats cérébraux et mécanismes (1 min)
• Circuit de la récompense : VTA, noyau accumbens, cortex préfrontal.
• Les substances libèrent massivement de la dopamine → plaisir + apprentissage du
comportement.
• La répétition entraîne une plasticité cérébrale (adaptation synaptique).
• Le cortex préfrontal, impliqué dans le contrôle des impulsions, devient hypoactif →
perte de contrôle.
3. Causes multifactorielles (1 min)
• Biologiques : génétique (dopamine), TDAH, immaturité cérébrale à l’adolescence.
• Neurologiques : hypersensibilité au plaisir ou au stress.
• Psychologiques : anxiété, faible estime de soi, traumatisme, troubles de l’attachement.
• Environnementales : influence des pairs, violence, précarité, banalisation sociale.
4. Conséquences (45 sec)
• Psychiques : dépression, isolement, suicide.
• Cognitives : troubles de l’attention, mémoire.
• Médicales : surdoses, maladies chroniques.
• Sociales : échec scolaire, marginalisation, violence.
5. Prises en charge (1 min)
• Objectifs : réduire la souffrance, restaurer le fonctionnement cérébral, réinsérer
socialement.
• Composantes :
o Sevrage et traitements médicaux.
o Psychothérapie (TCC, thérapie motivationnelle, thérapie familiale).
o Soutien social (groupes d’entraide).
o Prévention dès l’enfance.
6. Spécificités selon les âges (45 sec)
• Enfant : début possible via comportements (jeux, alimentation). Travail
systémique avec la famille.
• Adolescent : période à haut risque (immaturité cérébrale + pression sociale).
Prévention + prise en charge psycho-familiale.
• Adulte : addictions souvent installées, comorbidités fréquentes. Approche globale
indispensable.
60
Conclusion (15 sec)
"L’addiction est un trouble neurobiologique et comportemental qui exige une prise en charge
précoce, pluridisciplinaire et adaptée à chaque âge. Prévenir, repérer, et accompagner sont les
clés d’une approche efficace."
2. Mise en situation clinique – Exemple d’oral
Cas clinique oral possible :
"Un adolescent de 15 ans consomme du cannabis quotidiennement, a des troubles scolaires et
dort mal. Que faites-vous ?"
Réponse type :
• Recueil de l’anamnèse : fréquence, contexte, troubles associés.
• Évaluation globale : addiction selon critères DSM-5, état psychique, familial,
scolaire.
• Orientation vers une équipe pluridisciplinaire : psychologue, addictologue,
médecin.
• Entretien motivationnel pour travailler le sens de la consommation.
• Thérapie familiale pour restaurer les repères et la communication.
• Travail scolaire et social (liaison avec CPE, éducateur, prévention)..
61
Les grandes théories du développement psychologique – Détail complet
1. Théorie de Jean Piaget – Développement cognitif
Principes :
• Le développement de l’enfant se fait en stades successifs.
• L’enfant construit ses connaissances en interagissant activement avec le monde.
• L’intelligence évolue par assimilation (intégration de nouvelles infos) et
accommodation (modification des schémas mentaux).
Les 4 stades de Piaget :
Stade Âge Caractéristiques
Compréhension par les sens et les actions. Début de la
Sensori-moteur 0-2 ans
permanence de l’objet.
Pensée égocentrique, langage en développement, imagination
Préopératoire 2-7 ans
forte.
Opérations Pensée logique sur objets concrets, conservation des
7-11 ans
concrètes quantités.
Opérations 12 ans et
Pensée abstraite, hypothétique, raisonnement logique avancé.
formelles +
2. Théorie de Lev Vygotsky – Socio-constructivisme
Principes :
• Le développement cognitif dépend de l’environnement social et culturel.
• L’apprentissage précède le développement (contrairement à Piaget).
• Importance du langage et des interactions sociales.
• Introduction du concept de Zone Proximale de Développement (ZPD) :
C’est la distance entre ce que l’enfant peut faire seul et ce qu’il peut faire avec
l’aide d’un adulte ou d’un pair.
L’adulte est un médiateur du savoir : il structure et guide l’apprentissage.
3. Théorie de l’attachement – John Bowlby / Mary Ainsworth
Principes :
• L’enfant a un besoin inné de s’attacher à une figure sécurisante.
62
• La qualité de l’attachement influence le développement affectif, social et la régulation
émotionnelle.
Les styles d’attachement (Ainsworth) :
Type
Caractéristiques
d’attachement
L’enfant explore, revient vers l’adulte pour se rassurer. L’adulte est
Sécure
disponible et cohérent.
L’enfant évite le contact, semble détaché. Il a appris que ses besoins
Insécure-évitant
émotionnels ne sont pas pris en compte.
Insécure-
L’enfant est anxieux, collant. L’adulte est imprévisible.
ambivalent
Comportement confus, craintif. Souvent associé à des traumas ou
Désorganisé
maltraitances.
4. Théorie psychosociale d’Erik Erikson – Développement de l’identité
Principes :
• La vie se divise en 8 stades psychosociaux, chacun avec un conflit à résoudre.
• Chaque conflit influencera le développement futur de la personne.
Les principaux stades :
Âge Conflit Résolution positive
0-1 an Confiance vs méfiance Sentiment de sécurité
1-3 ans Autonomie vs honte Affirmation de soi
3-6 ans Initiative vs culpabilité Initiative, responsabilité
6-12 ans Compétence vs infériorité Estime de soi, accomplissement
12-18 ans Identité vs confusion Construction de l’identité
18-30 ans Intimité vs isolement Relations stables
30-65 ans Générativité vs stagnation Engagement social, transmission
65 ans et + Intégrité vs désespoir Acceptation de la vie vécue
5. Théorie de l’apprentissage social – Albert Bandura
Principes :
• Le développement se fait par observation, imitation, et renforcement.
• L’enfant apprend en regardant les comportements des autres (modèles), sans
forcément les reproduire tout de suite.
63
Concept clé : auto-efficacité
C’est la croyance de l’individu en sa capacité à réussir une tâche. Elle influence la motivation
et la persévérance.
6. Théorie psychanalytique – Sigmund Freud
Principes :
• Le développement est dicté par des pulsions inconscientes (libido) qui évoluent avec
l’âge.
• Les conflits internes mal résolus peuvent entraîner des fixations ou des troubles
ultérieurs.
Les stades psychosexuels :
Stade Âge Zone érogène Risque de fixation
Oral 0-1 an Bouche Dépendance, troubles alimentaires
Anal 1-3 ans Anus Contrôle excessif ou désordre
Phallique 3-6 ans Organes génitaux Complexe d’Œdipe
Latence 6-11 ans Refoulement Peu de conflits
Génital 12 ans et + Sexualité adulte Maturité sexuelle
7. Théories contemporaines intégratives
• De nombreux auteurs modernes combinent plusieurs approches :
o Neuroconstructivisme : lien entre développement cérébral et cognitif.
o Approche bio-psycho-sociale : influence combinée de la biologie, du
psychisme et de l’environnement.
Résumé visuel
Théorie Auteur Focus principal
Cognitive Piaget Stades mentaux progressifs
Socio-culturelle Vygotsky Apprentissage guidé par les autres
Attachement Bowlby Lien affectif précoce
Psychosociale Erikson Identité à chaque âge
Apprentissage social Bandura Observation et imitation
Psychanalytique Freud Pulsions et inconscient
64
1. Théorie de Vygotsky (socio-constructiviste)
Fondements :
• Vygotsky voit l’apprentissage comme d’abord social, puis individuel.
• Le développement cognitif dépend du langage, de la culture, et de l’interaction
avec autrui (adultes ou pairs).
• Il s’oppose à Piaget qui pense que le développement précède l’apprentissage.
Concepts-clés :
a. Zone Proximale de Développement (ZPD) :
C’est la différence entre ce qu’un enfant peut faire seul, et ce qu’il peut faire avec de l’aide.
• Exemple : un enfant ne sait pas résoudre un puzzle seul, mais y parvient avec des
indices donnés par l’adulte → il est dans sa ZPD.
b. Langage égocentrique → langage intérieur :
• L’enfant parle à voix haute pour se guider (langage égocentrique), qui devient langage
intérieur, base de la pensée.
Types d’étayage (scaffolding) – Jerome Bruner (inspiré de Vygotsky)
L’étayage, c’est l’ensemble des aides temporaires apportées par l’adulte pour permettre à
l’enfant de résoudre un problème qu’il ne pourrait pas résoudre seul.
Type d’étayage Description Exemple
“Regarde comme ce puzzle est
Enrôlement Susciter l’intérêt
amusant !”
Réduction des degrés de “Commence par les pièces du
Simplifier la tâche
liberté bord.”
“Tu cherches une pièce bleue,
Maintien de l’orientation Garder l’objectif en vue
souviens-toi.”
Signalisation des Attirer l’attention sur les “Tu vois cette forme arrondie ?
caractéristiques importantes détails pertinents Elle va sûrement avec ça.”
“C’est normal que ce soit
Contrôle de la frustration Aider à persévérer
difficile, continue.”
L’adulte montre une stratégie,
Modélisation Montrer comment faire
puis laisse l’enfant essayer.
65
2. Théorie de Freud – Développement psychosexuel
Idée principale :
• Le développement est guidé par des pulsions inconscientes (libido).
• Chaque stade est associé à une zone érogène.
• Un conflit mal résolu peut entraîner une fixation et des troubles à l’âge adulte.
Les 5 stades psychosexuels :
Stade Âge Zone Caractéristiques Risque si fixation
Dépendance, troubles
Oral 0-1 an Bouche Tétée, succion, lien mère-bébé
alimentaires
1-3 Obsession de contrôle
Anal Anus Apprentissage de la propreté
ans (anal-rétentif) ou désordre
3-6 Organes Complexe d’Œdipe, identification Troubles de l’identité,
Phallique
ans génitaux au parent du même sexe conflits de genre
6-11 Refoulement des pulsions,
Latence - Peu de fixation à ce stade
ans énergie dans les apprentissages
12 ans Sexualité Maturité sexuelle, amour, travail,
Génital Trouble sexuel, inhibition
et + adulte création
3. Stades de développement de Piaget – Développement cognitif
Principes :
• L’intelligence se construit par interactions actives avec le monde.
• Le développement suit des stades chronologiques invariants.
Les 4 stades de Piaget :
Stade Âge Fonction Exemples de progrès
0-2 L’enfant explore avec ses sens et Permanence de l’objet, imitation
Sensori-moteur
ans ses actions différée
Jeu symbolique, pensée
2-7 Développement du langage et de
Préopératoire égocentrique, pas de
ans la pensée symbolique
conservation
Opérations 7-11 Pensée logique sur des objets Conservation (quantité, masse),
concrètes ans concrets classification, sériation
Opérations 12 Raisonnement hypothético- Résolution de problèmes
formelles ans + déductif, pensée abstraite abstraits, pensée scientifique
66
4. Stades psychosociaux d’Erikson – Construction de l’identité
Idée principale :
• Le développement est une succession de crises psychosociales à résoudre pour
construire une identité saine.
• Chaque stade se termine par une résolution positive ou négative qui influence le
stade suivant.
Les 8 stades d’Erikson :
Âge Conflit majeur Résolution positive Risque si échec
0-1 an Confiance vs Méfiance Sentiment de sécurité Méfiance envers le monde
1-3 ans Autonomie vs Honte Volonté, autonomie Doute, dépendance
3-6 ans Initiative vs Culpabilité Initiative, ambition Passivité, culpabilité
Compétence vs
6-12 ans Estime de soi, productivité Sentiment d’échec
Infériorité
12-18
Identité vs Confusion Identité stable Crise identitaire, instabilité
ans
18-30 Isolement, peur de
Intimité vs Isolement Relations affectives stables
ans l’engagement
30-65 Générativité vs
Transmission, parentalité Égoïsme, repli
ans Stagnation
Sagesse, acceptation de la
65 ans + Intégrité vs Désespoir Regret, dépression
vie
L’étayage chez Vygotsky : définition et principes
Qu’est-ce que l’étayage ?
L’étayage (« scaffolding » en anglais) est un concept introduit par Wood, Bruner et Ross
(1976), directement inspiré de la théorie de Vygotsky.
C’est l’ensemble des aides temporaires qu’un adulte ou un pair plus compétent fournit à
un apprenant pour l’aider à accomplir une tâche qu’il ne peut pas encore réaliser seul.
Fondement théorique :
• L’enfant apprend dans sa Zone Proximale de Développement (ZPD).
• L’étayage permet à l’enfant de dépasser son niveau actuel, en bénéficiant d’un
soutien ajusté à ses besoins.
• Quand l’enfant progresse, l’aide est progressivement retirée → c’est le processus de
désétayage.
67
Les 6 fonctions principales de l’étayage (Wood, Bruner et Ross)
Fonction Description Exemple
Susciter l’intérêt de l’enfant “Regarde, on va construire une
1. Enrôlement
pour la tâche tour ensemble !”
2. Réduction des degrés Simplifier la tâche en L’adulte commence le puzzle
de liberté limitant les choix possibles avec des pièces simples.
“Tu cherches la pièce rouge
3. Maintien de Aider l’enfant à rester
qui va ici, souviens-toi de ta
l’orientation concentré sur l’objectif
mission.”
4. Signalisation des
Attirer l’attention sur les “Regarde cette forme arrondie,
caractéristiques éléments pertinents elle ressemble à celle-ci.”
déterminantes
“Ce n’est pas grave, essayons
5. Contrôle de la Aider à gérer les erreurs,
une autre pièce, tu t’en sors
frustration encourager l’enfant
bien !”
Montrer comment faire, puis L’adulte montre une technique
6. Démonstration ou
laisser l’enfant essayer à son pour trier, puis invite l’enfant à
modélisation tour essayer.
Lien avec Vygotsky :
• Interaction sociale = moteur du développement.
• L’adulte ou le pair agit comme médiateur entre la tâche et l’enfant.
• L’étayage est une aide évolutive et adaptable, qui dépend du niveau de compétence
de l’enfant.
• L’apprentissage est co-construit grâce à l’interaction sociale → construction du
savoir par l’enfant avec l’aide de l’autre.
Désétayage progressif :
• Une fois que l’enfant devient plus compétent, l’adulte se retire progressivement,
pour laisser place à l’autonomie.
• Ce processus reflète le passage de la dépendance à l’indépendance dans
l’apprentissage.
Exemple concret :
Tâche : apprendre à faire du vélo
68
• Enrôlement : “Viens, on va essayer ensemble, ça va être rigolo !”
• Réduction de liberté : l’adulte tient le vélo au début.
• Maintien de l’objectif : “Continue de regarder droit devant.”
• Signalisation : “Regarde bien où tu mets tes pieds sur les pédales.”
• Contrôle de la frustration : “Tu es tombé, mais tu progresses, on réessaye.”
• Modélisation : l’adulte montre d’abord comment pédaler.
Les 8 types d’étayage inspirés de la théorie sociocognitive (Vygotsky + Bruner et Ross)
Type d’étayage Description Exemple concret
1. Recrutement / Susciter l’intérêt et la motivation « On va faire un jeu de
enrôlement de l’enfant pour la tâche. construction très amusant ! »
Simplifier la tâche, limiter les
2. Réduction des Proposer 2 choix au lieu de 5
options pour ne pas submerger
degrés de liberté dans une activité.
l’enfant.
3. Maintien de Aider l’enfant à rester concentré « Souviens-toi, le but est de
l’orientation sur l’objectif. finir ce puzzle. »
4. Signalisation des « Regarde bien la couleur de
Mettre en évidence les éléments
caractéristiques cette pièce, elle va avec
importants de la tâche.
déterminantes celle-là. »
Montrer comment faire la tâche L’adulte montre comment
5. Démonstration /
avant que l’enfant ne la réalise tracer une lettre, puis
modélisation seul. l’enfant essaie.
Encourager, rassurer, aider « Ce n’est pas grave si tu
6. Contrôle de la
l’enfant à persévérer en cas t’es trompé, on va
frustration d’échec. recommencer ensemble. »
« Regarde, ici tu as bien
7. Retour sur l’action / Offrir une rétroaction constructive
placé les pièces, continue
feedback pour corriger ou améliorer.
comme ça ! »
Retirer progressivement l’aide au
8. Dévolution Passer de l’aide complète à
fur et à mesure que l’enfant gagne
progressive / désétayage en autonomie. l’observation silencieuse.
À retenir
• Ces 8 types sont complémentaires et dynamiques.
• Ils doivent être ajustés au niveau de compétence de l’enfant et évoluer avec lui.
• L’objectif final est toujours de favoriser l’autonomie dans la ZPD.
Souhaites-tu un schéma visuel ou une fiche récapitulative à imprimer pour cette typologie ?
69
Vous avez dit :
Encourager, rassurer, aider l’enfant à persévérer en cas d’échec.« Ce n’est pas grave si tu t’es
trompé, on va recommencer ensemble. »7. **Retour sur l’action / feedback**Offrir une
rétroaction constructive pour corriger ou améliorer.« Regarde, ici tu as bien placé les pièces,
continue comme ça ! »8. **Dévolution progressive / désétayage**Retirer
progressivement l’aide au fur et à mesure que l’enfant gagne en autonomie.
Zone Proximale de Développement (ZPD) – Définition et explication
1. Définition
La Zone Proximale de Développement (ZPD) désigne l’espace entre ce que l’enfant peut
faire seul et ce qu’il peut accomplir avec l’aide d’un adulte ou d’un pair plus compétent.
Vygotsky la définit comme :
« La distance entre le niveau de développement actuel déterminé par la résolution autonome
de problèmes, et le niveau de développement potentiel déterminé par la résolution de
problèmes sous la guidance d’un adulte ou en collaboration avec des pairs plus capables. »
2. Les trois zones autour de la ZPD
Ce que l’enfant peut
Zone Exemple
faire…
Zone de
Tout seul, sans aide Il sait lacer ses chaussures sans aide
développement actuel
Avec un soutien adapté Il apprend à faire du vélo avec les
ZPD (Zone proximale)
(étayage) conseils d’un adulte
Trop difficile, même
Zone hors de portée Lire un roman complexe à 5 ans
avec de l’aide
3. Fonctionnement pédagogique de la ZPD
• Le rôle de l’adulte : aider l’enfant à franchir un palier qu’il ne pourrait pas atteindre
seul.
• L’étayage (scaffolding) permet d’activer la ZPD.
• L’objectif est que ce qui est fait avec aide aujourd’hui devienne acquis sans aide
demain.
70
4. Lien avec l’apprentissage
• L’apprentissage devance le développement.
• Contrairement à Piaget, Vygotsky pense que l’enfant peut acquérir une compétence
avant d’en avoir totalement la maturité, s’il est soutenu.
• C’est par l’interaction sociale, notamment le langage, que l’enfant intériorise les
savoirs.
Exemples concrets
Exemple 1 : Lecture
• Zone actuelle : L’enfant reconnaît des lettres.
• ZPD : Il apprend à lire des syllabes avec l’aide d’un adulte qui l’accompagne.
• Zone hors de portée : Lire seul un texte argumentatif long.
Exemple 2 : Résolution de problème mathématique
• Zone actuelle : Il sait additionner jusqu’à 10 seul.
• ZPD : Il apprend à poser une addition avec retenue avec l’aide d’un adulte.
• Zone hors de portée : Poser une multiplication à plusieurs chiffres sans base préalable.
Évolution de la ZPD
• La ZPD n’est pas fixe.
• Au fur et à mesure que l’enf
71
I. Définition du traumatisme psychique
Un traumatisme psychique est une expérience bouleversante, brutale, et/ou violente,
dépassant les capacités d’adaptation d’un individu, et provoquant une rupture dans le
sentiment de sécurité.
C’est un choc émotionnel intense, lié à une confrontation à la mort, à une menace grave, ou à
une violence physique/psychologique.
II. Types de traumatismes
1. Selon la durée et la répétition
Type Définition Exemples
Traumatisme aigu Événement ponctuel, brutal Attentat, accident, viol
Traumatisme Violence domestique, guerre,
Répétition ou durée prolongée
chronique maltraitance
Traumatisme Multiples atteintes cumulées, souvent
Négligence, abus, abandon
complexe dans l’enfance
2. Selon la nature de l’événement
• Traumatismes interpersonnels : violences, abus sexuels, maltraitances.
• Traumatismes accidentels : catastrophes naturelles, accidents de la route.
• Traumatismes secondaires : témoins d’un événement traumatisant (ex. enfants
voyant un parent battu).
III. Symptômes du traumatisme psychique
Ces symptômes peuvent apparaître immédiatement ou plusieurs mois après l’événement.
A. Symptômes principaux (chez tous les âges)
1. Réexpérimentation : flashbacks, cauchemars, pensées intrusives.
2. Évitement : fuite des souvenirs, lieux ou personnes associés au trauma.
3. Hypervigilance : sursauts, troubles du sommeil, irritabilité.
4. Altérations cognitives et émotionnelles : amnésies partielles, sentiment de
détachement, culpabilité.
IV. Trouble de stress post-traumatique (TSPT) selon les âges
1. Chez les enfants (0-6 ans)
72
• Rejouent le traumatisme dans leurs jeux (jeu répétitif).
• Cauchemars sans contenu identifiable.
• Régressions (énurésie, succion du pouce).
• Comportements agités ou inhibés.
Les enfants ne verbalisent pas toujours → importance des signes indirects.
2. Chez les adolescents
• Symptômes proches de l’adulte.
• Troubles du comportement : agressivité, isolement, conduites à risque, consommation.
• Idées suicidaires possibles.
• Difficultés scolaires.
3. Chez les adultes
• Épisodes dépressifs ou anxieux.
• Addictions fréquentes comme tentative d’auto-apaisement.
• Dissociation, repli social.
• Tensions corporelles chroniques.
V. Mécanismes neurobiologiques du traumatisme
1. Hyperactivation du système du stress (axe HHS) :
• Sécrétion excessive de cortisol.
• Dysfonction du système hypothalamo-hypophyso-surrénalien.
2. Altérations cérébrales :
Structure Rôle Effet du traumatisme
Amygdale Traitement des émotions Hyperactivation → peur constante
Mémorisation des Réduction de volume → mémoire
Hippocampe
événements désorganisée
Cortex Hypoactivité → perte de contrôle
Régulation des émotions
préfrontal émotionnel
3. Dissociation :
• Mécanisme de défense permettant de “couper” la conscience de l’événement
traumatisant.
• Peut entraîner amnésies, sentiment d’irréalité, déconnexion du corps.
73
VI. Prises en charge des traumatismes
1. Interventions précoces
• Soutien immédiat (psychologue, médecin).
• Débriefing individuel (pas toujours recommandé de façon systématique).
2. Psychothérapies spécialisées
Méthode Description Indications
Désensibilisation par mouvements Très efficace dans
EMDR
oculaires le TSPT
Thérapies cognitivo- Travail sur les pensées traumatiques
Adultes et ados
comportementales (TCC) et l’exposition contrôlée
Thérapies de soutien / jeu Expression symbolique ou verbale du
Enfants
thérapeutique vécu
Relaxation, respiration, travail sur le Régulation
Approches psychocorporelles
corps émotionnelle
3. Traitements médicamenteux
• Antidépresseurs (ISRS) si TSPT sévère.
• Anxiolytiques en courte durée (risque de dépendance).
• Mélatonine ou traitement du sommeil.
VII. Importance du soutien familial et environnemental
• Enfant : besoin d’un adulte sécurisant et disponible.
• Adolescent : accompagnement éducatif, psychologique et scolaire.
• Adulte : accompagnement psychothérapeutique, professionnel, et social.
VIII. Résumé visuel (à l’oral)
“Un traumatisme est une blessure invisible qui peut désorganiser les émotions, la mémoire
et le comportement. Il touche tous les âges, mais s’exprime différemment. Comprendre les
mécanismes cérébraux (amygdale, hippocampe, stress), les symptômes spécifiques (selon
l’âge), et proposer une prise en charge adaptée est fondamental pour la résilience
74
Présentation orale : Les traumatismes et le trouble de stress post-traumatique selon les
âges
1. Définition du traumatisme psychique
Un traumatisme psychique est une expérience brutale, imprévisible, souvent violente, qui
dépasse la capacité de traitement psychique d’un individu. Il provoque un sentiment
d’impuissance, de peur intense ou d’horreur.
2. Typologie des traumatismes
▪️ Traumatismes simples (aigus) :
• Événement unique : accident, attentat, agression.
▪️ Traumatismes complexes (chroniques) :
• Répétés et prolongés : maltraitance, abus sexuels, guerre.
▪️ Traumatismes interpersonnels :
• Provoqués par un tiers (violences familiales, abandon).
▪️ Traumatismes secondaires :
• Être témoin d’un événement traumatique (ex. enfant témoin de violence conjugale).
3. Symptômes du traumatisme psychique
Selon les critères du DSM-5 (TSPT) :
• Réexpérimentation (cauchemars, flashbacks).
• Évitement (lieux, pensées, discussions).
• Altérations émotionnelles et cognitives (culpabilité, amnésie).
• Hyperactivation neurovégétative (sursauts, irritabilité, troubles du sommeil).
4. Expression du TSPT selon les âges
Enfants (0–6 ans) :
• Régression (énurésie, mutisme).
• Jeux traumatiques.
• Troubles du sommeil, agitation.
75
Enfants d’âge scolaire :
• Anxiété, isolement, troubles du comportement.
• Difficultés de concentration et scolaires.
Adolescents :
• Conduites à risque (fugues, violences, addictions).
• Dépression, idées suicidaires.
• Problèmes scolaires ou relationnels.
Adultes :
• Dépression, repli, troubles anxieux, addictions.
• Évitement social et professionnel.
• Dissociation possible (déconnexion émotionnelle ou corporelle).
5. Mécanismes neurobiologiques
Hyperactivation du système de stress (axe HHS) :
• Sécrétion de cortisol → déséquilibre chronique.
Altérations cérébrales :
Structure Fonction Altération traumatique
Amygdale Peur et émotions Hyperactivation → vigilance excessive
Hippocampe Mémoire Atrophie → confusion temporelle du souvenir
Cortex préfrontal Contrôle émotionnel Hypoactivité → mauvaise régulation émotionnelle
Dissociation :
• Mécanisme de survie (ex. déconnexion du corps, amnésie partielle).
6. Mécanismes psychologiques
• Défenses : refoulement, déni, évitement, clivage.
• Traumatisme non symbolisé : non intégré dans la mémoire narrative → vécu comme
"présent permanent".
7. Prises en charge du traumatisme
76
A. Soutien immédiat :
• Contention émotionnelle, sécurisation, évaluation clinique.
B. Psychothérapies spécialisées :
Méthode Indication
EMDR TSPT (enfant, ado, adulte)
TCC centrée sur le trauma Restructuration cognitive
Thérapie psychodynamique Symbolisation, intégration du vécu
Thérapies médiatisées (jeu, art, corps) Chez l’enfant et l’ado
C. Médication (si besoin) :
• ISRS (dépression, anxiété).
• Hypnotiques ou anxiolytiques ponctuels.
• Pas de traitement spécifique du TSPT mais accompagnement des comorbidités.
8. Rôle de l’environnement
• Famille = facteur protecteur ou aggravant.
• Importance de la sécurisation, de la parole, et de la continuité relationnelle.
• Travail en réseau : école, médecins, psychologues, travailleurs sociaux.
Conclusion
“Le traumatisme psychique, notamment le TSPT, affecte tous les âges mais s’exprime
différemment selon le développement. Il mobilise des mécanismes neurobiologiques
(amygdale, hippocampe, stress) et psychologiques (défenses, dissociation). Une prise en
charge adaptée, précoce et pluridisciplinaire est essentielle pour permettre la résilience et
prévenir les séquelles chroniques.”
77
Thérapies les plus fréquentes en santé mentale – Résumé détaillé
1. Thérapies Cognitivo-Comportementales (TCC)
Principes : Les pensées influencent les émotions et comportements.
Objectifs : Identifier et modifier les pensées dysfonctionnelles.
Techniques : Restructuration cognitive, exposition, activation comportementale.
Indications : Dépression, anxiété, TOC, addictions, troubles alimentaires.
Exemple : Apprendre à affronter une peur progressivement.
2. Thérapies psychodynamiques
Principes : Exploration de l’inconscient et des conflits internes.
Objectifs : Compréhension de soi et de ses schémas relationnels.
Techniques : Association libre, analyse du transfert.
Indications : Dépression chronique, troubles de la personnalité.
Exemple : Répétition de schémas d’échec liée à des conflits passés.
3. Thérapies humanistes (Carl Rogers)
Principes : Centration sur la personne, l’écoute et le potentiel de croissance.
Objectifs : Améliorer l’estime de soi et la congruence.
Techniques : Écoute active, empathie, reformulation.
Indications : Crises existentielles, soutien psychologique.
Exemple : Aider un adolescent à exprimer ses doutes identitaires.
4. Thérapies systémiques et familiales
Principes : Le symptôme est l’expression d’un système relationnel dysfonctionnel.
Objectifs : Améliorer les interactions et la communication.
Techniques : Génogramme, recadrage, thérapie de couple.
Indications : Troubles du comportement, psychoses, conflits familiaux.
Exemple : Comprendre l’agitation d’un enfant dans un conflit parental.
78
5. Thérapie EMDR
Principes : Désensibilisation des souvenirs traumatiques non intégrés.
Objectifs : Réduction de la détresse liée au trauma.
Techniques : Mouvements oculaires guidés, stimulation bilatérale.
Indications : TSPT, agressions, deuils, phobies.
Exemple : Réduire la peur de conduire après un accident.
6. Thérapies de pleine conscience (mindfulness)
Principes : Observer sans juger l’expérience présente.
Objectifs : Réduire le stress et améliorer la régulation émotionnelle.
Techniques : Méditation, respiration consciente, scan corporel.
Indications : Stress, ruminations, prévention des rechutes dépressives.
Exemple : Observer ses pensées pour réduire l’angoisse.
7. Thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT)
Principes : Changer sa relation avec ses pensées, pas les pensées elles-mêmes.
Objectifs : Accepter la souffrance et agir selon ses valeurs.
Techniques : Métaphores, défusion cognitive, valeurs de vie.
Indications : Douleur chronique, anxiété, burnout.
Exemple : Vivre selon ses valeurs malgré une douleur persistante.
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Techniques
Thérapie Principes Objectifs Indications Exemple
principales
Restructuration
Les pensées Modifier les Apprendre à
cognitive, Anxiété,
influencent pensées et affronter
exposition dépression,
les émotions comportement progressiveme
TCC graduée, TOC,
et les s nt une phobie
activation addictions,
comportemen dysfonctionne (ex :
comportementa phobies
ts ls ascenseur)
le
Exploration
de
Dépression Comprendre la
l’inconscient, Association
Comprendre chronique, répétition des
Psychodynamiq des conflits libre, analyse
les schémas troubles de échecs
ue internes et du transfert,
inconscients la amoureux liés
des interprétation
personnalité au passé
expériences
passées
Approche Un adolescent
Favoriser Écoute active, Crise
centrée sur la exprime ses
l’acceptation empathie existentielle,
Humaniste personne, doutes
de soi et la inconditionnell faible estime
(Rogers) valorise identitaires
croissance e, de soi, mal-
l’authenticité dans un climat
personnelle reformulation être diffus
et l’écoute bienveillant
L’individu Une famille
Améliorer les Troubles du
est vu dans Génogramme, consulte pour
interactions et comporteme
son contexte recadrage, l’agitation
les systèmes nt chez
Systémique relationnel séances d’un enfant,
de l’enfant,
(famille, familiales ou révélant un
communicatio conflit
couple, de couple conflit
n familial
groupe) parental
Une victime
Traitement Désensibiliser Mouvements TSPT, d’accident
des souvenirs et retraiter les oculaires, agressions, retrouve la
EMDR
traumatiques événements stimulation accidents, paix après
non intégrés traumatiques bilatérale deuils retraitement
EMDR
Une personne
Réduire le Stress,
Observer Méditation, observe ses
Pleine stress et anxiété,
l’instant scan corporel, pensées
conscience améliorer la prévention
présent sans respiration anxiogènes
(Mindfulness) régulation rechute
jugement consciente sans s’y
émotionnelle dépressive
attacher
Défusions Anxiété,
Accepter ses Développer la Agir malgré la
cognitives, douleur
émotions et flexibilité douleur en se
ACT engagement, chronique,
agir selon ses psychologiqu reconnectant à
clarification dépression,
valeurs e ses valeurs
des valeurs burnout