Cours sur les Documents Commerciaux
Cours sur les Documents Commerciaux
Aspirant Doctorant
INTRODUCTION
1. OBJECTIFS DU COURS
Le cours de Documents commerciaux a pour Objectifs :
D’Apprendre aux étudiants les différents documents commerciaux et d'en montrer leur utilité
dans le commerce tant à l’intérieur qu'extérieur.
Procurer aux étudiants une technicité et des outils de travail dont ils pourront valablement
faire usage au cas où ils seraient appelés à œuvrer dans une entreprise.
Pour cela l'étudiant qui l'aura suivi régulièrement sera capable :
D’assimiler les principaux documents commerciaux
De transposer cette assimilation à la pratique en élaborant à partir de données fournies ou
recueil des différents documents de commerce :
2. METHODOLOGIE
La méthodologie est simple ; elle est basée sur une participation active des Étudiants pendant les
enseignements. De ce fait, le cours sera toujours fondé d'abord sur un exposé magistral accompagné,
soit des questions posées par les étudiants en pleine séance soit des rappels méthodologiques sur des
concepts susceptibles d'éclairer la compréhension et l'assimilation du cours.
Quelques exercices pratiques seront ensuite résolus avec le concours des Étudiants pour vérifier le
niveau de perception des étudiants.
Enfin l’assistance aux cours est donc plus qu'indispensable pour une meilleure assimilation des
principaux documents de commerce
1. LE COMMERCE
1.1. DEFINITION.
Le commerce se définit comme étant un échange de biens et de services en vue de réaliser un
bénéfice.
Cet échange implique la circulation des produits du lieu de production à celui de consommation. Il en
découle le transfert matériel (physique) et juridique (propriété) de la marchandise du producteur au
consommateur.
Pour satisfaire ses besoins, l'homme se procure certaines choses matérielles ou immatérielles
appelées biens. Dans des sociétés primitives, l'homme individuellement ou dans le cadre de la famille
restreinte ou du clan, produisait pratiquement tous les biens nécessaires pour la satisfaction de ses
besoins. Il utilisait, à cet effet, sa force physique, ses connaissances, son habileté ou la somme de tous
ces éléments.
Dans des sociétés un peu plus évoluées, les besoins humains se sont tellement diversifiés que la force
physique, la connaissance, I ‘habileté ou la somme de tous ces facteurs, ne suffisaient plus pour lui
permettre de produire tous les biens nécessaires pour satisfaire ses besoins.
La production de l'homme, dans un cadre aussi restreint, ne pouvait lui permettre de produire qu'un
seul ou quelques produits ou services en vue de satisfaire une partie de ses besoins. Désormais, pour
les besoins dont il ne produit pas des biens et services pour se satisfaire, il s'organise pour échanger le
supplément de sa production avec des biens et services produits par d'autres hommes. De cette
interdépendance des hommes découle l'échange entre les habitants d'une même ville, d'un même
pays ou de plusieurs pays. Les besoins des uns sont satisfaits par les biens et services produits par les
autres. Petit à petit va apparaître la division du travail (ou spécialisation). Chaque individu revêt dans
la société la qualité de producteur et de consommateur, grâce à l'échange.
L'échange se définit comme étant le fait de céder une chose contre une autre. En commerce cette
chose s'appelle « MARCHANDISE ». A l'origine, on échangeait une marchandise contre une autre.
C'est le troc.
Par exemple : du riz contre un tissu.
Mais, vite, le troc a montré ses limites : la difficulté d'accorder les désirs des parties et l'indivisibilité
de la valeur des marchandises échangées.
L'introduction de la monnaie comme moyen d'échange contre les marchandises va résoudre ces
difficultés : tout le monde la désire pour l'échanger contre des marchandises, elle est divisible. C'est
grâce à elle d'ailleurs que l'opération unique d'échange d'une marchandise contre une autre sera
désormais décomposée en deux opérations successives : la vente et l'achat.
Le producteur échange sa marchandise contre une quantité donnée de monnaie qu'il pourra, par la
suite, échangé contre une autre quantité de marchandise qu'il désire.
La valeur, exprimée en monnaie de la marchandise échangée s'appelle « prix ». Ce dernier découle
des négociations entre vendeur et acheteur. Mais, en général, les parties se référant au prix du
marché, qui n'est autre chose que le résultat de l'offre et de la demande exprimé en un lieu et en un
temps déterminé.
Avec le temps, certains individus trouveront qu'il est intéressant de se spécialiser dans la vente et
l'achat des biens et services, et font de cette activité leur profession. C'est la naissance du commerce
et des commerçants.
Le commerce de transport se charge de déplacer les marchandises (par voie terrestre, par eau ou par
voie aérienne) du producteur au consommateur. Il s'occupe du transfert physique de la marchandise
et contribue aussi à équilibrer l'offre et la demande, et donc les prix dans l'espace.
1.5. SUBDIVISION DU COMMERCE
On peut subdiviser le commerce suivant plusieurs critères, notamment le critère géographique et le
critère de l'importance des transactions.
Au Congo, le décret du 2 août 1913 stipule : « sont commerçants ceux qui font profession des actes
réputés commerciaux par la loi, « soit à titre principal, soit à titre d'appoint ».
Conditions
Pour être commerçant il faut remplir certaines conditions :
Exercer des actes qualifiés commerciaux par la loi c.à.d. (ceux qui sont posés dans un but
lucratif) ;
Exercer ces actes commerciaux de façon habituelle, c.à.d. les répéter dans le cadre d'une
occupation usuelle, ordinaire ;
Exercer ces actes comme sa profession c.à.d. qu'ils doivent constituer la source des moyens de
subsistance de celui qui les exerce, soit à titre principal, soit à titre d’appui ;
Être juridiquement capable d’avoir : 21 ans révolus où être mineur émancipé âgé d'au moins
dix-huit ans,
Se faire immatriculer au registre de commerce ; Publier un extrait de leur contrat de mariage,
éventuellement
I. DEFINITION
La vente est un contrat par lequel une personne, le vendeur, s'engage à transmettre la propriété
d'une chose à une autre personne, l'acheteur, qui s'engage à en payer le prix.
La vente est commerciale lorsqu’elle fait suite à un achat en vue de revendre en vue de réaliser un
bénéfice. L'achat isolé en vue de la revente ou de la location est commercial.
La revente isolée de telles marchandises qui en est la conséquence logique, est également une
opération commerciale. Mais dans tous les cas ces transactions ne constituent des actes de
commerce que dans la mesure où leurs auteurs en font leurs professions habituelles ou à titre
d'appoint."
2. PHASES DE LA VENTE
La vente comprend deux phases :
O la négociation et
O la conclusion.
A. NEGOCIATION
C'est la discussion entre celui qui désire vendre et celui qui désire acheter.
La Négociation peut se faire verbalement ou par écrit. Elle peut se faire aussi directement entre
acheteur et vendeur ou indirectement (par intermédiaire d'un courtier ou d'un commissionnaire).
L'offre du vendeur peut être stipulée « ferme » ou « sauf vente ».
Dans une offre ferme ou inconditionnelle, le vendeur s'engage à fournir L’article qu'il vend aux
conditions qu'il énumère en termes clair et précis, pourvu que l'acheteur les accepte avant un délai
fixé.
Toute contreproposition dégage le vendeur de toute obligation relative à cette offre, même
avant !'Expiration de ce délai.
Dans une offre sauf vente, ou conditionnelle ou sans engagement, le vendeur se réserve le droit de
retirer son offre ou de refuser la commande de l'acheteur après un certain délai ou lorsque d'autres
circonstances l'y contraignent.
Parfois, l'initiative de la négociation peut émaner de l'acheteur. Celui-ci peut formuler une demande
de prix, d'échantillon, de présentation de la marchandise ou de rencontrer le vendeur. S’il est
d'accord avec les conditions de celui-ci, il passe une commande.
La vente se réalise/si le vendeur accepte cette commande.
B. CONCLUSION
Comme la négociation, l'accord des parties peut être oral ou écrit. Lorsqu'il est écrit on le matérialise
dans un arrêté, un contrat ou une lettre contrat qui reprend toutes les conditions de vente.
L'arrêté est rédigé par un courtier qui en conserve l'original et en donne une copie à chacune des
parties. Le contrat de vente rédigé par les parties ou par un intermédiaire, contient un peu plus de
clauses que l'arrêté, s'il porte sur un immeuble, c'est le notaire qui l'établit, mais il porte en plus de la
signature de celui-ci, celle des parties (acheteur et vendeur).
La lettre- contrat est rédigée par le vendeur pour confirmer à l'acheteur la vente et ses conditions,
lorsque le contrat entre les parties s'est fait par correspondance. L'acheteur donne son accord par un
accusé de réception au vendeur.
La vente à terme ressemble à la vente à livrer du fait que la marchandise vendue n'est pas disponible
pour l'acheteur, elle sera livrée plus tard, à une époque fixée par le contrat.
Mais, elle lui diffère par l'intention qui anime les contractants. Alors que dans une affaire à livrer les
parties ont partiellement l'intention d'exécuter leur marché.
Dans une affaire à terme, l'une des parties au moins n'a pas l'intention de livrer la marchandise ou de
payer le prix. Pour échapper à son obligation, la partie « défaillante » conclut, avant l'expiration du
terme, une opération en sens inverse et encaisse ou paie la différence de prix ; c'est un spéculateur.
Ainsi, s'il s'attend à une hausse prochaine, le spéculateur (haussier) achète au prix actuel une
marchandise livrable à terme, qu'il revend avant celui-ci à un prix supérieur à celui auquel il l'a
achetée et encaissée la différence.
S'il s'attend à une baisse prochaine, le spéculateur (baissier) vend à découvert une marchandise qu'il
n’a pas, mais qu'il achète, moins cher, avant le terme.
5. LES CONDITIONS DE VENTE.
On distingue quatre groupes de conditions :
▪ Celles qui spécifient la marchandise.
▪ Celles qui fixent l'époque et le lieu de livraison ;
▪ Celles qui déterminent les obligations de paiement ;
▪ Celles qui prévoient le règlement de litiges.
5.1. CONDITIONS DE SPECIFICATION DE LA MARCHANDISE
5.1.1. OBJET DE LA VENTE
C’est le produit. Le vendeur doit spécifier en terme clairs et précis. Toute description
incomplète s’interprète contre lui.
5.1.2. QUALITE
La qualité doit être exprimée en terme clairs et précis usuellement utilisées dans le commerce. On
peut se servir des expressions suivantes : « meilleure, première, bonne, moyenne, ordinaire etc.
Au cas où acheteur et vendeur n’ont pas déterminé la qualité dans le contrat, il est supposé que la
marchandise s’entend de qualité saine, loyale et marchande (c’est à dire de meilleures qualités).
A. AFFAIRE EN DISPONIBLE
La vente peut se faire avec ou sans échantillon.
Lorsque la vente se fait sur échantillon (clause « as per sample ») le courtier du vendeur remet à
l’acheteur un échantillon de la marchandise au moment de la conclusion du marché. A la réception,
l’acheteur compare la marchandise avec l’échantillon. Elle doit être qualitativement identique à celui-
ci.
La non-conformité de la marchandise avec échantillon donne à l’acheteur le droit de pouvoir résilier
le contrat ou d’exiger une bonification. C’est la vente sous réserve d’agréation ou sauf agréation.
Dans la vente sans échantillon, les conditions varient selon les cinq classes ci-après :
▪ Vente marchandise telle quelle, vue et agréée ;
▪ Vente sur dégustation ou à l’essai ;
▪ Vente sur teneur, composition Ou analyse ;
▪ Vente sur marque ; type ou dénomination.
B) AFFAIRE A LIVRER
On distingue la vente avec échantillon de la vente sans échantillon.
1°) Vente avec échantillon
Dans la vente avec « échantillon » on distingue encore la vente sur base d'un échantillon cacheté et la
vente sur base d'un échantillon standard.
Vente sur échantillon cacheté (as per sealed sample)
Dans cette clause, acheteur et vendeur (ou leurs représentants) prélèvent contradictoirement un
échantillon de la marchandise au moment de la conclusion du contrat. A la livraison l'acheteur ou son
représentant compare la marchandise à l'échantillon.
En cas de' non-conformité, la couverture de I ’écart dépend de la clause du contrat souscrit : Si les
parties ont souscrit la clause : « marchandise conforme à l'échantillon » : aucune moins-value ne sera
tolérée par l’acheteur ; aucune plus-value ne sera consentie au vendeur ; « marchandise 'de qualité
conforme à un échantillon type cacheté » : on admet une légère moins -value sur la qualité (jusqu'à 1
%, sans donner lieu à une bonification en faveur de l'acheteur.
Vente sur base d'un échantillon standard.
On utilise cette clause, lorsque les parties ne connaissent pas exactement la qualité (par exemple
récolte à faire). On vend alors sur base d'un échantillon standard. Le degré de tolérance dépend aussi
de deux clauses :
▪ Qualité bonne, moyenne à l'époque et au lieu d'embarquement : on constitue un échantillon
de marchandise au départ du port donné au cours d'un mois déterminé.
▪ A peu près semblable à l'échantillon : dans les conditions que celles précitées, mais la marge
de tolérance est la moins-value. (l % du prix du contrat).
2°) Vente sans échantillon.
En général, c'est une vente sur certificat (cas vente grains aux USA ou '; Canada).
Ce certificat s'établit au lieu d'embarquement, par un inspecteur officiel ou par un courtier délégué
par l'acheteur et agréé par le vendeur.
Il atteste que la qualité et le conditionnement de la marchandise répondent aux conditions du contrat
au port d'embarquement. Etant un document définitif, l'acheteur n'a droit à aucune bonification, en
cas de moins-value constatée au débarquement.
Il doit accepter la marchandise, sauf si le certificat d'inspection atteste que les conditions de qualité
et i de conditionnement n’étaient pas conformes au port d’embarquement.
5. 1.3. La quantité
![Link] Indications générales.
La quantité' s'exprime en unités de mesure -(nombre, poids, longueur, surface, volume, capacité...).
Pour les marchandises qui ne se prêtent pas à une quantité exacte -marchandises en, vrac, .par
exemple, on autorise le vendeur d'utiliser le terme « environ » avant l'Indication de la quantité.
Cette clause laisse au vendeur une latitude de 5% autour de la quantité indiquée pour les
changements partiels (parcelles) et de 10% pour les changements complets«< full cargos »).
En cas d'expéditions échelonnées, cette latitude ne peut se pratiquer que sur la dernière expédition.
[Link]. Vente sur poids embarqué ou poids débarqué
Dans une vente, « poids embarqués » («< shipped weight »), le vendeur facture l’acheteur sur base
du poids de la marchandise à l'embarquement et qui figure sur le connaissement.
Toute freinte (perte par suite de dessiccation, de coulage ou de manipulation) de route est à la charge
de l’acheteur.
Dans la clause, poids débarqué le vendeur, établit d'abord une facture provisoire sur base du poids
de, la marchandise à l'embarquement et figurant dans le connaissement.
Au débarquement, après vérification contradictoire du poids avec le représentant du vendeur;
l'acheteur établit une facture définitive (finale), qu'il prendra en considération pour le paiement.
La différence éventuelle entre les deux ures est remboursée à l'acheteur par le vendeur ou son
représentant.
[Link]. Poids brut, Poids Net, Tare.
Lorsque la marchandise est emballée, on distingue le poids brut, le poids net et la tare.
Dans une affaire à livrer, il n'est pas possible de déterminer, à l'avance, le conditionnement de la
marchandise.
Vendeur et acheteur doivent utiliser des clauses appropriées pour déterminer qui d'entre eux
supportera la moins-value due à des détériorations éventuelles occasionnées par un conditionnement
insuffisant.
Dans le cas où la marchandise n'est pas une chose certaine (genus), la livraison s'entend avoir lieu au
domicile du vendeur. Il y a deux façons d'indiquer l'époque et le lieu de livraison: soit en mentionnant
l'époque à laquelle les marchandises doivent être embarquées au port d'exportation (affaire sur
embarquement) t soit on indique la date à laquelle les marchandises devront être mises à la
disposition de l'acheteur (affaire sur livraison).
[Link]. Affaire sur embarquement
On peut utiliser plusieurs expressions, les unes indiquent que la marchandise sera embarquée dans
un délai déterminé. Les autres mentionnent que la marchandise à été embarquée avant la conclusion
du contrat.
a) Clauses d'embarquement après la conclusion du contrat de vente : - Embarquements échelonnés
sur tel mois : l'embarquement est fractionné par parties égales au cours de chacun des mois indiqués.
- Embarquement tel (s) mois : l'embarquement aura lieu à bord d'un seul ou de plusieurs navires
au cours du ou des mois indiqués.
- Embarquement dans un délai donné (par exemple 15 jours) : l'embarquement aura lieu endéans
ce délai.
- Embarquement prompt : l'embarquement aura lieu endéans les 21 jours qui suivent les jours de
la conclusion du contrat.
- Marchandises prêtes à charger : l'embarquement doit avoir été immédiat.
b) Clauses d'embarquement avant ou simultané à la conclusion du contrat de vente
Marchandise en charge : le chargement ou l'embarquement doit avoir été en cours.
[Link]. Affaire sur livraison.
L'époque et le lieu de livraison sont indiqués par des expressions telles que :
-attendues par MIS ; 5/5 ; N/S ... ;
-livraison dans un délai de ;
-échelonnée sur ...etc.
Remarque : En général, l'importateur achète sur embarquement. Ses clients à l'intérieur de son pays
préfèrent acheter sur livraison. Mais, comme il y a une incertitude sur la date exacte d'arrivée du
navire, l'importateur vend sur bonne arrivée.
Par cette clause, l’importateur s'engage à embarquer une marchandise et à la livrer à l'acheteur
aussitôt qu'elle arrive à destination. La vente est révolue si la marchandise n'arrive pas à destination.
La vente est conclue, si la marchandise arrive à destination, même avec un retard, pourvu que la
marchandise ait été embarquée à temps (ni trop tôt, ni trop tard).
L'époque et le lieu de livraison déterminent le moment et l'endroit de transfert de la propriété de la
chose vendue. Ce transfert implique celui des frais, risques et périls sur la marchandise. Sauf
disposition dérogatoire, incombent à l'acheteur.
5.2.2. Réception
Lors- de la livraison, l'acheteur réceptionne la marchandise. Il en contrôle le poids ou la mesure, la
compare avec l'échantillon ou le standard.
Dans une affaire en disponible, la réception a lieu à l'endroit où se trouve la marchandise au moment
de la conclusion du contrat de vente ou à tout autre endroit indiqué dans le contrat.
Dans une affaire à livrer, on doit distinguer le cas de vente sur embarquement de celui de vente sur
livraison.
Dans une affaire sur embarquement où l'acheteur se fait représenter par son agent, celui-ci vérifie
contradictoirement la marchandise avec l'agent du vendeur. Dans une affaire sur livraison, la
réception se fait à l'arrivée du navire au port de débarquement (arrivai contrat).
5.3. CONDITIONS DE PAIEMENT
5.3.1. Le prix
Comme la quantité, le prix se fixe par unité de mesure ou globalement.
Dans tous les cas, lorsqu'on fixe un prix, on doit indiquer le lieu, l'époque et la modalité de livraison
afin de pouvoir déterminer où, quand, comment et par qui, seront supportés les frais et risques
encourus par la marchandise.
Nous avons six classes :
1. Prix en magasin (vente en magasin) le vendeur prend soin d'identifier et d'isoler la marchandise ;
il informe l'acheteur de la mise à sa disposition de celle-ci. L'acheteur doit enlever la marchandise
au magasin du vendeur à ses frais, risques et périls.
2. Prix Franco sur Wagon frais et risques à charge du vendeur jusqu'au moment où la marchandise
est chargée à bord du moyen de transport nommé au point de départ déterminé
3. Prix Fraco a Bord (FOB) frais et risques à charge du vendeur jusqu'au moment où la marchandise
franchit le bastingage (bord) du navire au port d'embarquement convenu, y compris les droits,
taxes et charge d'exportation.
4. Prix coût et Fret (CF) frais et fret à charge du vendeur jusqu'au moment où la marchandise
franchit le bastingage, y compris les frais de déchargement pour transport sur lignes régulières.
Dans ces dernières, le fret comprend les frais de déchargement. Mais les risques de transport
sont à charge de l'acheteur.
Frais et fret à charge du vendeur jusqu'au moment où la marchandise franchit le bastinga~e, y
compris les frais de déchargement pour transport sur lignes régulières. Dans ces dernières, le fret
comprend les frais de déchargement. Mais les risques de transport sont à charge de l'acheteur.
5. Prix coût Assurance Fret (CAF) : Mêmes conditions que C.F., mais, le vendeur prend à sa charge les
risques de transport (police d'assurance).
6. Fret ou port payé jusqu'à » ou freight or carriage paid to ») tel point de destination : (frais) risques
à charge du vendeur jusqu'à la remise de la marchandise entre les mains du premier transporteur.
Cette clause concerne les transports terrestres et fluviaux.
Bonification sur le prix
Il y a plusieurs types de réductions de prix.
-La remise : réduction accordée à un client qui achète par fortes quantités.
Elle se calcule sur le prix brut facturé.
-Le rabais : réduction accordée à un client qui achète une marchandise de mauvaise qualité ou
démodée.
-La Ristourne : c'est une bonification hors factures (par exempte à la fin du
Mois) qu'un fournisseur concède à un bon client pour primer sa fidélité.
-L’escompte : réduction accordée à un client qui paie comptant ou anticipativement une marchandise
achetée à crédit. Il se calcule sur la valeur de base de la facture diminuée de la remise et du rabais.
5.3.2. Le paiement
[Link]. Définition
C'est !'acquittement d'une dette ou d'une obligation par un débiteur qui, dans le contrat de vente
remet au vendeur ou à son représentant le prix convenu en une monnaie ou de toute autre valeur à
une époque et en un lieu déterminé.
[Link]. L'époque de payement
La vente peut se faire au comptant, à crédit ou à tempérament.
D'une façon générale, le bon de commande comprend deux parties : l'en-tête et le corps.
a) L'en-tête mentionne en imprimés les éléments qui permettent d'identifier le commerçant ou la
firme qui passe commande (Nom, adresse, n° du R.C, n° de téléphone, télex, CCP etc. Et en
manuscrits ou dactylographiés ; le nom et l'adresse du fournisseur, la date et le numéro d'ordre ou
de référence, les conditions de livraison et de paiement.
b) Le corps établit le détail des marchandises commandées. Il est à noter que le verso du bon de
commande porte généralement les prescriptions ayant trait à l'établissement des factures relatives
au bon de commande et recommandées au vendeur par l'entreprise qui passe commande.
2. Bon de livraison, bon de réception, bon de camionnage ou bordereau D’expédition
2.1. LE BON DE LIVRAISON (B.L)
C'est un document qui accompagne la marchandise au moment de la livraison. Il renseigne l'acheteur
sur la quantité, la nature et la qualité des marchandises livrées en comparaison avec celles
commandées et par la suite, avec la facture qui lui sera adressée. Il est signé par le livreur et remis à
l'acheteur.
2. 2. LE BON DE RECEPTION (B.R.)
C'est une note énumérative des marchandises livrées et reçues par le client. Le B.R. est séparé du bon
de livraison par un simple pointillé.
L'acheteur le signe et le remet au livreur.
Celui-ci le retourne au vendeur qui le tient pour preuve de livraison des marchandises vendues.
2.3 LE BON DE CAMIONNAGE OU BORDEREAU D'EXPEDITION
Ce document remplace de nos jours à la fois le bon de livraison et le bon de réception.
Il a donc les propriétés de ces deux documents. Il est émis en 3 exemplaires
et signé par le magasinier (pour attester la quantité, la qualité et la nature des marchandises), par le
livreur (pour attester le chargement à bord de tel moyen de transport) et par le client (pour attester la
réception). Chacun des signataires ci- dessus reçoit un exemplaire.
3. La Facture
3.1. Définition
C'est le document que le vendeur établit et adresse à l'acheteur pour lui donner les détails des
marchandises vendues et le décompte de leur prix.
Il n'y a pas de forme standard de facture commerciale. Chaque entreprise possède pour ses factures
des imprimés adaptés à ses besoins spécifiques.
Dans tous les cas, la facture comprend deux parties l'en-tête et le corps.
L'en-tête comprend:
1) Le nom et l'adresse du vendeur et de l'acheteur;
2) Le numéro de la facture;
3) La date de rédaction de la facture;
4) Les conditions de vente (époque, lieu de paiement) ;
5) La mention facture;
6) La mention « doit ».
Le corps comprend:
1) La spécification des marchandises: marque, nature, n° de colis, quantité...;
2) Toutes les indications sur le poids (brut, tare, net) et sur le prix (unitaire, total, bonification, net à
payer) et sur la date de paiement;
3) Une communication éventuelle pour modification de conditions générales imprimées;
4) La contribution sur le chiffre d'affaires (CCA)
3.4. Sortes de factures
On distingue les factures usuelles des factures spéciales.
La facture usuelle ou ordinaire c'est celle qui répond à la définition ci - avant.
La facture usuelle est dite:
- Simple : lorsque l'acheteur et le vendeur habitent la même localité et que la vente ne nécessite pas
de transport ;
- D'expédition : lorsqu'elle se rapporte sur des marchandises expédiées à l’acheteur par
l'intermédiaire d'un transporteur; La facture spéciale peut-être:
- Une facture de commission: établie par un commissionnaire (compte d'achat; compte de vente) ;
-Une facture pro-forma : projet de facture destiné à renseigner l'acheteur éventuel sur le décompte
précis de prix net à payer si la vente était conclue) ou à permettre à l'acheteur potentiel de se
justifier vis- à- vis de son banquier;
-Une facture à condition ou provisoire: écrit temporaire qui ne devient une facture définitive et
ferme que lorsque l'acheteur qui a reçu les marchandises ne les retourne pas au vendeur avant un
délai fixé.
-Une facture consulaire: facture ordinaire ou d'expédition visée au départ par le consul du pays
importateur dans le pays exportateur pour certifier, à l'intention de la douane de ce pays, l'origine
et la valeur de base de la marchandise importée.
-Une facture protestable: facture entre commerçants, indiquant les modalités et les délais de
règlement, aux termes de laquelle un créancier non payé endéans les délais fixés est autorisé à
dresser un protêt à charge du débiteur.
4. Relevé de factures.
Le relevé de factures, relevé de compte ou mémorandum, est un état récapitulatif des factures non
réglées et des notes de crédit relatives à un même client.
Il s'établit généralement en fin de périodes (mois, trimestres etc.) et
La réduction de prix que le fournisseur accorde sur un relevé de factures s'appelle « ristourne» c.à.d.
qu'on l'assimile à une bonification, une remise hors facture, que le fournisseur concède à un bon,
client à la fin de la période considérée (trimestre, année...).
5. Note de crédit (NC) ou facture d’avoir
La NC ou facture d'avoir, c'est un écrit émis par le vendeur pour bonifier à un client une réduction sur
une facture lui envoyée précédemment.
Par exemple, lorsque le vendeur a oublié de calculer une réduction promise (escompte, remise,
rabais), a fait une erreur de calcul, reçoit des emballages en retour, etc.
Chapitre 4 : LE PAIEMENT
4.0. : Définition
Le paiement a été défini comme étant l'acquittement d'une dette ou d'une obligation par le débiteur
à son créancier en un lieu fixé, à une époque déterminée et en une monnaie légale ou toute autre
manière convenue entre les parties.
Ce chapitre examine les différents modes et les preuves de paiement.
[Link].1. Définition.
C’est un écrit par lequel une personne (tireur) donne à une autre personne (tiré) auprès de qui, elle
a des fonds disponibles (provision) de payer à vue, une somme déterminée à elle-même ou à une
autre personne (bénéficiaire).
De cette définition on peut remarquer que la vie d'un chèque implique l'intervention de trois
personnes et l'existence d'une provision. Les trois intervenants sont:
-le tireur qui crée le chèque; donne l'ordre de payer à vue;
-le tiré qui doit payer le chèque, qui doit nécessairement être une banque; -le bénéficiaire qui
encaisse le montant du chèque.
Dans le cas où le tireur est en même temps bénéficiaire, le nombre d'intervenants est réduit à deux.
La provision est un montant disponible dans le compte de tireur. C'est la différence positive entre les
versements en remises d'une part et les retraits de fonds d'autre part. il peut s'agir aussi d'une
ouverture de crédit: la banque s'engage à honorer des tirages en l'absence de tout solde créditeur
dans le compte du titulaire. Se faisant, le chèque n'a pas de valeur intrinsèque. Sa remise en
paiement, même accepté par le créancier/ tient l'obligation au débiteur que si le porteur est payé,
c'est donc un instrument de crédit conditionnel.
Le tiré n'est tenu de payer que si le tireur est son créancier pour un montant au moins égal à celui du
chèque. C'est cette créance qu'on appelle provision. Cette provision doit être préalable et disponible
de façon que le tiré paye le bénéficiaire là -dessus.
[Link].2. Description .déclaration et énonciations obligatoires du chèque.
Les banques délivrent des carnets à souches de vingt-cinq ou cinquante formules de chèque aux
titulaires de comptes qui y ont déposé des fonds, ou qui ont bénéficié, au préalable d'une ouverture
de crédit. Les titulaires utilisent une à une ces formules pour effectuer des retraits ou des paiements.
Le format d'une formule de chèque varie selon les banques. Mais chaque banque doit respecter les
énonciations légales d'un chèque. Le chèque doit comprendre deux parties:
-Le volant qui est détaché et remis au bénéficiaire.
-La souche ou le talon qui reste attaché au carnet et qui rappelle succinctement le contenu du volant.
Le chèque peut être payé partiellement. En cas de payement partiel, le tiré peut exiger que la
mention de ce paiement soit faite sur le chèque et qu'une quittance lui en soit donnée.
N.B...Le chèque dont le montant est écrit à la fois en toutes lettres et en chiffres, vaut, en cas de
différence, pour la somme écrite en toutes lettres. Le chèque dont le montant est écrit plusieurs fois,
soit en toutes lettres, soit en chiffres, vaut en cas de différence, pour la moindre somme.
Du non payement d'un chèque découle des droits et obligations pour le porteur et pour les
endosseurs.
Dans le chef du porteur, on distingue les cas d'un chèque présenté au payement en temps utile et
d'un chèque présenté au payement en retard. Dans le second cas, le porteur peut exercer son droit
de recours contre le tireur, sauf si les fonds disponibles auraient disparu pour un fait indépendant du
tireur, après expiration du délai de présentation (faillite du tiré par exemple).
Dans tous les cas, le refus de paiement peut se constater par un acte authentique (protêt) ou par une
déclaration écrite du tiré ou d'une chambre de compensation, datée et écrite sur le chèque avant
l'expiration du délai de présentation. En outre, la réclamation porte sur le montant du chèque non
payé augmenté des intérêts (à compter du jour de la présentation) des frais de protêt ou de la
constatation équivalente et des frais des avis donnés ou toutes ou tous les autres frais subséquents.
Le porteur a le devoir de donner avis du défaut de payement à son endosseur et au tireur dans les
quatre jours ouvrables qui suivent le jour de la présentation en cas de retour sans frais ou du protêt.
Concernant les endosseurs, chacun d'eux doit informer, dans les deux jours qui suivent la réception
de l'avis de défaut de payement, son endosseur de cet avis, en lui communiquant les noms et
adresses de tous les signataires qui l'on précédé. On remonte de l'avis précédent.
L'endosseur qui aura remboursé le chèque a le droit de se faire remettre le chèque avec le protêt ou
la constatation équivalente et un compte acquitté. Il peut avec aussi biffer son endossement et ceux
des endosseurs intervenus après lui. Enfin il peut réclamer individuellement ou collectivement à ses
garants, la totalité de la somme payée augmentée des intérêts et autres frais subséquents.
[Link].7. Garants du pavement.
Le chèque a quatre garants:
Le tireur est garant du payement. Toute disposition contraire qui exonèrerait le tireur de cette
obligation est réputée non écrite.
L'endosseur aussi est, sauf clause dérogatoire, garant du payement. Il a droit d'interdire un nouvel
endossement du chèque; dans ce dernier cas, sa responsabilité est dégagée quant à la garantie envers
les personnes auxquelles le chèque sera ultérieurement endossé.
Le donneur d'aval est tenu de la même manière que celui pour qui il se porte garant.
N'importe quelle personne peut garantir, (par un aval) le payement du chèque pour tout ou une
partie de son montant, y compris un signataire du chèque, mais excepté le tiré.
Notons que l'aval se donne sur le chèque ou sur une allonge. S'il est donné par acte séparé. Il doit
indiquer la localité où il est intervenu. On l'indique par les termes « Bon pour aval » ou toute autre
formule équivalente.
Il indique pour qui il est donné; à défaut il est réputé donné pour le tireur. Il est signé par le donneur
d'aval
NB : outres les personnes obligées en vertu d’un chèque sont solidairement tenues envers le porteur.
C'est dans cet ordre d'idées qu'un chèque signé par des personnes incapables de s'obliger par chaque
des faussaires en écriture, des personnes imaginaires n'exonère pas les autres signataires de leurs
obligations.
[Link].8. Mentions portées sur un chèque.
- Acceptation : cette mention portée sur un chèque est réputée non écrite parce que le chèque ne
peut pas être accepté.
- Visa : constate l'existence de la provision en compte.
- Certification : bloque la provision au profit du porteur sous la responsabilité du tiré, jusqu'à la
présentation du chèque;
- « Retour sans frais », sans protêt ou clause équivalente: disperse le porteur de faire établir un
protêt ou une action similaire. Si cette clause est inscrite et signée par le tireur, elle produit ses
effets à l'égard de tous les signataires du chèque; ainsi quiconque, par la suite ferait établir un
protêt, malgré cette mention en supporte seul les frais.
- de recevoir gratuitement une carte codée (Bankomat en Belgique) utilisation de nuit comme de
jour, les jours fériés comme les jours ouvrables, dans des guichets de distribution automatique des
billets de banque (1 à 5 billets de 1000 FB. En Belgique) jusqu'à un montant déterminé;
- de disposer, sans aucune formalité d'un crédit permanent et automatique ( crédio-mat en
Belgique) d'un montant donné, mais moyennant un intérêt de moins de 1 % par mois sur le
découvert en compte.
- recevoir, s'il envisage un achat à crédit plus ou moins important, une carte de financement
(Financement en Belgique) valable pendant six mois. Il suffit au client de remettre cette carte à son
fournisseur pour disposer automatiquement de ce financement, d'un montant déterminé.
[Link]. La carte de crédit.
La carte de crédit permet à un client de présenter sa carte au fournisseur et de signer la facture ou la
note établie par celui- ci. Le fournisseur remet la facture ou la note à la banque émettrice de la carte,
la banque lui en paie le montant par le crédit du compte du titulaire de la carte.
Il peut être barré au profit du service des comptes chèques postaux ou d'une banque. Le barrement
ne peut être que spécial.
Le détenteur d'un chèque postal nominatif doit décliner son identité avant de le toucher.
Le chèque au porteur ne porte pas le nom du bénéficiaire. Il ne peut être encaissé que par le service
des chèques postaux qui tiennent le compte du tireur.
Le fait pour un titulaire, d'émettre une seule fois un chèque postal sans provision entraîne le retrait
immédiat et définitif de l'autorisation.
Par contre, le titulaire d'un Compte chèque Poste peut également dénoncer son compte moyennant
un préavis de huit jours donnés par lettre recommandée au service des chèques postaux.
[Link]. Le virement Postal
C’est un document par lequel le titulaire d'un Compte Chèque Poste demande au Service de Compte
Chèque Poste de débiter son compte par le crédit du ou des comptes d'un ou de plusieurs titulaires
de Compte Chèque Poste selon que l'ordre de virement est simple ou collectif.
Comme le chèque postal, le virement postal sert à effectuer des paiements ou des retraits pour le
titulaire du compte.
Mbuji-Mayi, le 07 févr.
Donat KABEYA
4.2.3. Le Reçu
Le reçu est un document qui a presque la même formule que la quittance. Mais, il est différent de
celle-ci. En effet, le reçu est un écrit rédigé par une personne (débiteur) par lequel celle-ci reconnaît
avoir reçu d'une autre personne (le créancier) un objet ou une somme d'argent.
Le reçu n'éteint donc pas une dette existante comme l'acquit et la quittance. Il constate une
obligation qui naît. Comme la quittance, il est également extrait d'un carnet. Ses mentions
obligatoires sont:
-les termes « reçu de ...» -le nom du créancier
-la valeur de l'Objet reçu ou le montant reçu en toutes lettres et en chiffres;
-le motif de l'opération;
-la date du versement; -la signature du
débiteur
Par exemple:
Reçu du Monsieur Claude KABUNDI, rue DU SAPIN, n° 1 Kinshasa, la somme de vingt mille Francs pour
fourniture 4 cartons savons à livrer à domicile, selon notre bon de commande n° 1040 du 20/01/2003.
Kinshasa, le 02 février 2003
Claire MBUYI
Chapitre 5: LE CREDIT
.Le principal avantage de la lettre de change réside dans son caractère d'instrument de crédit. Le
vendeur a moins d'inconvénients à accorder du crédit à ses clients, lorsqu'il parvient à négocier à une
banque les traites qu'il tire sur eux. Au lieu d'attendre jusqu'à l'échéance pour recevoir le paiement, il
négocie les effets et obtient dans l'immédiat la libre disposition de ses remises c.à.d. du montant
nominal diminué de l'escompte et des frais. En réalité, la banque avance l'argent jusqu'à l'échéance et
accorde ainsi à son client un crédit d'escompte.
5.1.4. La Provision
La provision d'une lettre de change consiste en des valeurs quelconques que le tiré doit au tireur à
l’échéance. Elle est faite par le tireur. Si celui-ci ne fait que tirer par ordre et pour compte d'un tiers,
c'est à ce dernier de fournir la provision.
Tirer une traite en blanc, c'est le tiré sur des personnes qui ne doivent rien. Tirer une traite en l'air,
c'est la tirer sur une personne imaginaire. Les tireurs de chèques en blanc ou en l'air visent
simplement à la négocier auprès des banques ou à les donner en paiement de leurs dettes auprès de
leurs propres créanciers. De tels tireurs sont passibles de poursuites judiciaires. Toutefois,
l'inexistence de la provision n'invalide pas l'existence du titre lui-même.
5.1.5 Transmission et endossement.
La propriété d'une lettre de change est transmissible par endossement du titre. Néanmoins le tireur
peut insérer les mots « non à l'ordre » dans le texte. Cette clause rend le titre non transmissible.
L'endosseur ou le cédant est celui qui cède la lettre de change. Le nouveau propriétaire est appelé
endossataire ou cessionnaire. La formule de l'endossement s'inscrit au dos de la traite:
Payez à l'ordre de Monsieur Boni MUTAMBA
Mbuji-Mayi, le 15 juin 2006 Signature du cédant.
L'endossement complet n'est pas indispensable. La signature de l'endosseur suffit (endossement en
blanc). En cas d'endossement en blanc, le porteur peut remplir le blanc a son nom ou au nom d'une
autre personne. Il peut aussi endosser la lettre de nouveau en blanc et même remettre à son tour la
traite à un tiers sans l'endosser. le tireur et le tiré désignent encore la lettre de change par le mot «
traite ». Les propriétaires successifs (bénéficiaire, cessionnaire) l'appellent aussi remise.
On peut toutefois ajouter l'endossement pignoratif ou de garantie qui n'est
autre chose qu'un endossement ordinaire, mais qui contient les mots «valeurs garantie » ou « valeur
en gage » l'implique que le cessionnaire n'a que le droit de toucher le montant du chèque ou d'en
faire toucher le montant, mais il n'a pas le droit d'en transférer la propriété.
5.1.6. Acceptation.
L'acceptation consiste en la signature du tiré précédée ou non de la mention « accepté » apposée au
recto du titre à un endroit approprié. Par l'acceptation, le tiré s'oblige à payer la lettre de change à
l'échéance; il s'en rend principal débiteur et à l'échéance, il doit la payer.
Il Y a quatre sortes d'acceptation :
1°) Acceptation ordinaire: répond à la définition ci-dessus;
2°) Acceptation datée: le tiré date son acceptation et s'engage à payer la traite dans un délai de vue;
3°) Acceptation partielle le tiré promet de payer une partie de la somme inscription sur la traite;
4°) Acceptation domiciliée: le tiré accepte la traite, mais la rend payable dans un domicile autre que le
sien.
Exemple Accepté pour la somme de ……. Payable au domicile de….avenue…n° …à………………….
Signature.
La lettre de change doit être acceptée à sa présentation ou au plus tard dans les vingt-quatre heures
(délai légal). Le tiré peut donc demander une seconde présentation endéans ce délai. Le porteur n'est
pas obligé de se dessaisir de la traite entre les mains du tiré.
En cas de refus d'acceptation; par le tiré, le porteur doit faire constater ce refus par un protêt faute
d'acceptation (acte d'huissier) ou par une déclaration datée et écrite sur la lettre de change, signée
par le tiré. Le protêt faute d'acceptation dispense de la présentation au payement et du protêt faute
de payement;
Remarque : La mention « non acceptable », portée sur une traite dispense le tiré de la formalité
d'acceptation. Le tireur a confiance en son tiré; il n'entend pas lui faire accepter la traite. Les porteurs
successifs ne doivent pas faire accepter la lettre de change.
5.1.7. Echéance
C'est la date (époque) à laquelle la traite est payable. Si elle coïncide avec un jour ouvrable qui suit.
On indique l'échéance de trois manières:
-L'échéance est presque toujours à jour fixe c.-à-d. à la date marquée sur la traite. -L'échéance est
parfois à vue c.-à-d. une traite à vue est payable sur présentation.
-L'échéance est à un délai de vue c.-à-d. à un délai d'acceptation ou à un délai de date à compter de la
date de sa création.
Par exemple: à 30 jours de vue, veuillez payer... à 2 mois de date,
veuillez payer...
5.1.8. Paiement
Le jour de son échéance, la lettre de change est présentée chez le tiré. Le payement a lieu au domicile
indiqué dans la traite. L'époque de payement c'est l'échéance indiquée. Tout paiement anticipatif est
fait aux risques et périls du débiteur. Le tireur peut faire opposition au paiement de la traite; en cas
de perte de ce titre, de la faillite ou de l'incapacité du porteur. Dans ce cas, le tiré doit attendre la
décision de la justice avant de payer la traite.
En cas de non-paiement, le porteur établit un « protêt faute de paiement» (exploit de huissier) ou
une' déclaration du tiré datée et écrite sur la traite même. Toutefois, si la traite porte la mention «
sans frais » « sans protêt » ou « retour sans frais » et signée par le tireur ou l'endosseur le porteur ne
doit pas faire dresser un « protêt faute de paiement ». Le porteur peut exercer son recours contre
tous les signataires de la traite dans les mêmes délais que le chèque. Il en est de même de la somme
réclamée par des signataires qui remboursent le montant de la lettre de change. Le porteur ou le
tireur fort de son droit de recours peut, sauf stipulation contraire, se faire établir une autre traite.
C'est la retraite. La retraite est tiré à vue sur l'un des garants et est payable au domicile de ce dernier.
5.1.9. Garantie solidaire
Lorsque la lettre de change n'est pas payée à l'échéance, le porteur peut s'adresser à un des
endosseurs ou au tireur, car tous ceux qui ont signé, accepté ou endossé la traite sont solidairement
responsables du paiement à l'échéance.
D'une façon générale, le règlement se fait à l'amiable. le porteur retourne l'effet impayé, auquel aura
été épinglé le protêt et la note de frais, à son cédant et lui réclame le remboursement du montant
total. Le cédant agit de même envers l'endosseur précédant. Ainsi l'effet est remboursé d'endosseur à
endosseur jusqu'au tireur. Dans le cas contraire, le porteur doit citer en justice celui ou ceux contre
qui il veut exercer son recours.
5.1.10. AVAL
Indépendamment de garanties que confère la création l'acceptation et l'endossement de la lettre de
change, un tiers peut y ajouter une garantie supplémentaire par l'aval.
Signer pour aval, c'est porter garant pour le paiement. La formule est:
«Bon pour aval»
.
5.2. Le billet à ordre (B.O)
5.2.1. Définition
C'est un document par lequel un débiteur, appelé souscripteur s'engage à payer à son créancier ou à
son ordre, une certaine somme y indiquée à une époque et à un lieu déterminés.
De l'analyse de ce titre, on remarque qu'il a essentiellement deux intervenants: le souscripteur qui
s'engage à payer le B.O. et le preneur ou bénéficiaire à l'ordre de qui la promesse de payer est faite.
5.2.2. Mentions Obligatoires Le Billet à Ordre doit
indiquer:
1°) La dénomination Billet à Ordre ...;
2°) La promesse pure et simple de payer une somme déterminée; 3°)
L'échéance;
4°) Lieu de paiement;
5°) Le bénéficiaire avec ou sans mention « à l'ordre de... » 6°) La date et le lieu de souscription
(création) ; 7°) La signature du souscripteur.
Le titre qui manque une de ces mentions ne vaut pas comme Billet à Ordre excepté:
1) Le non indication de l'échéance qui implique que le Billet à Ordre est payable à vue,
2) Le non indication du lieu de création qui implique que le Billet à Ordre a été souscrit au lieu de
paiement, censé être en même temps le domicile du souscripteur.
5.2.3. Analogies et différence avec la traite.
Tant qu'elles ne sont pas incompatibles avec le Billet à Ordre, toutes les dispositions concernant la
lettre de change sont applicables au Billet à Ordre notamment, l'échéance, l'endossement, la
solidarité, l'aval, le paiement, le refus de payement, les droits et devoirs du porteur, le protêt,
Par ailleurs, l'obligation cambiaire qui découle de la signature du Billet à Ordre est aussi abstraite que
celle de l'acceptation d'une lettre de change: c'est-à-dire, indépendante de la provision qui, elle,
découle d'un rapport fondamental extérieur au titre et généralement préexistant.
Le Billet à Ordre diffère cependant de la lettre de change en ce que l'acceptation n'est pas nécessaire
parce que c'est le débiteur lui-même qui en est le souscripteur.
Remarque
Un document écrit sans mention « Billet à Ordre » est une simple promesse. Ce titre n'est pas
négociable parce que le paiement doit se faire à la personne dénommée.
On voit bien que le CREDOC révocable n'offre pas beaucoup de garantie pour les parties. Concernant
l'exportateur, ni la banque émettrice, ni la banque notificatrice (succursale ou correspondant) ne
s'engage en sa faveur; le donneur d' d'ordre ou la banque émettrice peut amender ou n'est pas
épargné non plus; la banque émettrice n'est pas tenue de demander son avis en cas d'amendement
ou révocation du crédit. D'où le recours plus fréquent au CREDOC irrévocable.
Dans un CREDOC irrévocable non confirmé. La banque émettrice s'engage de façon ferme et
définitive à effectuer les prestations promises aux termes du contrat pourvu que les conditions
requises soient remplies.
La banque notificatrice ne prend aucun engagement dans ce sens; elle se limite à notifier le CREDOC
au bénéficiaire; dans la pratique elle paye celui-ci au vu des documents conformes réunis en temps
opportun et d'une provision suffisante dans le compte de la banque émettrice dans ses livres. Dans le
cas d'une provision insuffisante la banque notificatrice ne doit pas payer le bénéficiaire. Toutefois, elle
est libre soit de mettre le compte de banquier émetteur à découvert soit l'inviter à provisionner son
compte Int de payer le bénéficiaire.
L'irrévocabilité du CREDOC irrévocable non confirmé ne tient donc qu'à I ’engagement ferme et
définitif du banquier émetteur. Pour pallier à cette absence d’engagement du banquier notificateur,
on a mis sur pieds le CREDOC irrévocable confirmé.
Dans un CREDOC irrévocable confirmé' la banque notificatrice ou une autre banque confirme
l'engagement ferme et irrévocable de la banque émettrice et à la nande de celle-ci. L'exportateur
bénéficie donc de deux engagements fermes. Le banquier notificateur, devenu confirmateur doit
payer le bénéficiaire, quelle que soit la position du compte de la banque émettrice dans ses livres.
Remarque
La domiciliation d'un CREDOC ne se confond pas avec sa confirmation. Domicilier un CREDOC chez le
correspondant de la banque émettrice, c'est demander à cette banque de la notifier au bénéficiaire
ou de servir de guichet payeur. Aucun port juridique ne lie le bénéficiaire et la banque domiciliataire.
Tandis que par la « confirmation » la banque confirmatrice prend le même engagement que la
banque' émettrice (de façon ferme et définitive) pour réaliser le CREDOC.
Selon les particularités du CREDOC
Nous distinguons les crédits transférables, les crédits subsidiaires et les crédits : clause, outre les
crédits « revolving ».
Le CREDOC est dit revolving lorsqu'il est automatiquement reconstitué le même montant après
chaque utilisation ou lorsqu'il est périodiquement renouvelé après un laps de temps fixé d'avance.
Le CREDOC transférable, c'est celui qui permet au bénéficiaire de céder à ou plusieurs tiers
bénéficiaire (s) la totalité ou une partie de ce crédit. Le terme <transférable> doit expressément
figurer dans le texte. On n'admet aucun synonyme transfert ne peut s'opérer qu'une seule fois. Le
second bénéficiaire ne peut plus transférer à son tour. Les parties d'un seul CREDOC peuvent,
chacune, être transférée une fois pourvue qu'elle rapporte à des expéditeurs partiels prévus dans le
contrat.
On appelle crédit subsidiaire, contre crédit ou crédit « back -to- back », un crédit à part entière
sollicité par le bénéficiaire d'un CREDOC non transférable mais garanti par ce dernier et/ou des
garanties supplémentaires.
Le crédit « red-clause » c'est celui qui obtient le bénéficiaire d'un CREDOC recevant totalement ou
partiellement le payement du prix des marchandises, exportées avant l'embarquement de celles-ci.
Sauf clause dérogatoire, dans le CREDOC, la facture commerciale doit être établie au nom du donneur
d'ordre et de montant égal à celui du crédit. Les banques sont habilitées à refuser une facture dont le
paiement serait supérieur à celui du crédit. La description de la marchandise dans le CREDOC doit
correspondre avec celle de la facture commerciale. La description de la marchandise dans tous les
autres documents peut se faire en des termes généraux, non forcément identiques à ceux du crédit,
mais qui doit lui être compatibles.
5.5. Autres documents.
Le donneur d'ordre peut exiger en plus les documents d'expédition, d'assurance et de la facture
commerciale plusieurs autres documents dont le nombre et le contenu varient selon les termes du
contrat, les textes légaux ou réglementaires de chaque pays. Il en est ainsi de tous les documents qui
permettent de contrôler, le poids, la qualité, la provenance et le prix de la marchandise. On peut citer
entre autre, le récépissé d'entrepôt, le bon de livraison, de la facture consulaire, le certificat de
qualité d'analyse ou d'origine.
5.5.1. Le CREDOC et le financement des exportations.
On se rappellera que le CREDOC est un engagement par lequel à la demande du donneur d'ordre, un
banquier (émetteur) accepte de payer au bénéficiaire ou à son ordre une somme donnée; de payer,
d'accepter ou négocier des traites tirées par l'exportateur sur l'importateur ou à son ordre. Crédit de
paiement, crédit de payement d'acceptation ou de négociation des traités constituent donc les
différentes manières par lesquelles l'exportateur fait financer des marchandises exportées.
Le crédit de paiement peut être à vue, au comptant ou similaire, il peut également être différé.
Lorsqu'il est à vue, la levée des documents (conformes aux conditions) valant propriété des
marchandises se fait contre paiement (documents contre payement (DCP). Dans un payement différé,
le vendeur accorde un certain délai à l'acheteur après présentation des documents ou l'expédition
des marchandises: la levée des documents se fait à la date fixée. Dans tous les (deux) cas crédit à vue
ou différé -l'exportateur ne tire pas une traite sur l'importateur ou à son ordre.
Le crédit de paiement d'acceptation ou de négociation de traite découle du fait que généralement
l'exportateur tire des traites à vue ou terme sur l'importateur ou à son ordre. Quel que soit le tiré, si
le les traites sont à vue, la levée des documents se fait contre paiement (DjP). Lorsque les traites sont
à terme on se réfère aux clauses du CREDOC: si celles-ci indiquent «Traite documents 'contre
paiement, l'importateur ne peut lever les documents à qu'à l'échéance et contre paiement du
montant de la lettre de change; si ces conditions indiquent» traites documents contre acceptation »
(DjP); la levée de documents ne pourra se faire qu'à l'échéance, mais contre acceptation des traites
tirées sur lui ou à son ordre par l'exportateur.
Le crédit de négociation, prolonge de crédit d'acceptation: c'est un crédit par lequel une banque
s'engage à escompter des traites acceptées par le tiré ou son banquier afin d'accélérer le processus
de récupération de ses liquidités par l'exportateur.
Il ressort donc de tous les cas ci-dessus paiement, acceptation que le CREDOC est un mode de
financement à court terme. Il suffit que les conditions que les conditions du contrat soient respectées
pour que l'exportateur rentre dans ses fonds, sans le moindre délai, sauf paiement différé. Alors que
souvent la marchandise vendue, bien qu'embarquée n'est pas encore arrivée à destination, et que
l'acheteur n'a pas encore règle le montant de la facture, mais l'exportateur, lui aura déjà été payé.
5.5.2. Le CREDOC et le financement des importations.
Ici, il faut distinguer deux cas; celui d'une traite directement tirée sur l'acheteur et celui d'une traite
tirée sur le banquier désignée par l'acheteur.
Dans une traite directement tirée sur l'acheteur, la levée des documents se fait contre payement. La
clause D/P ne peut être envisagée que lorsque la solvabilité de l'acheteur est exceptionnelle. La traite
peut être à vue ou à termes. Concernant particulièrement traite à terme, le contrat stipule
Cours des documents commerciaux par ASS 2 DONATIEN MUSSA JOSUE
34
généralement que les documents seront levés à l'arrivée du navire. Mais avant cette date, le porteur
présente la traite à l'acheteur; celui-ci après vérification des documents, la vise pour accord. Le
paiement contre documents ne se fera qu'à l'arrivée du navire.
Traite à vue ou à terme, dans les deux cas ci - avant, l'acheteur ne bénéficie d'aucun crédit. Il ne peut
bénéficier d'un crédit de paiement que dans le cas de paiement différé. On se rappellera que
l'exportateur donne dans ce cas, un délai de payement, après l'expédition des marchandises ou
présentation des documents au banquier notificateur. Pendant ce délai, la banque émettrice ouvre un
CREDOC en faveur de l'exportateur pour lui garantir le payement par l'importateur au-delà de cette
date d'expédition des marchandises ou de présentation des documents. Durant cette période,
l'importateur bénéficie donc d'un financement. Le levée des documents contre payement ne se fera
qu'à l'échéance fixée.
Dans le cas d'une traite tirée sur le banquier de l'acheteur, celui-ci bénéficie pleinement d'un
financement; on parle du « rembours de banque ». La levée des documents se fait contre acceptation
par la banque de la traite que l'exportateur a tirée sur elle, à la demande de l'importateur. Dans un
crédit d'acceptation, l'acheteur ne s'acquitte du montant de la lettre de change à terme qu'à
l'échéance de celle-ci. Il a donc tout le temps nécessaire pour vendre la marchandise avant d'en payer
le montant; ce qui donne à cette modalité un caractère auto -amortissable.
6.2. Classification
Les intermédiaires se classent en catégories:
1. Les intermédiaires pour l'achat et la vente des marchandises;
2. Les intermédiaires pour l'achat et la vente des valeurs mobilières;
3. Les intermédiaires pour le transport ;
4. Les intermédiaires pour l'assurance;
5. Les intermédiaires pour la douane;
6. Les intermédiaires pour le paiement et le recouvrement. (non étudiés).
6.2.1. Les intermédiaires pour l'achat et la vente des marchandises
Cette catégorie comprend les courtiers en marchandises, les commissionnaires en marchandises et les
agents commerciaux.
[Link]. Le courtier en marchandise
N.B. :
-Si le commissionnaire s'engage à payer son commettant en cas d'insolvabilité de l'acheteur (tiers), il
prélève une commission supplémentaire, appelée ducroire, calculée dans les mêmes conditions.
-Le risque de change est à charge du commettant dans les mêmes conditions que le commissionnaire
acheteur.
[Link]. Agent commercial
C'est un intermédiaire qui, de façon permanente, recherche, pour les firmes qu'il représente, soit des
acheteurs, soit des vendeurs. Il vend ou achète régulièrement pour le compte de ces firmes. Il est lié
avec elles par un contrat d'agence.
Remarque
L'agent exclusif est un commerçant indépendant qui travaille en son nom et pour son compte
personnel. Il jouit, par la volonté du fournisseur, d'un monopole dans un rayon ou dans un pays
donné. Il n'est donc pas un intermédiaire. Le contrat d'exclusivité qui le lie à ces firmes prévoit
généralement un chiffre d'affaires déterminé.
Le risque de mévente est à sa charge.