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Rôle et caractéristiques du boutefeu

Le document présente le rôle et les responsabilités d'un boutefeu, qui est une personne agréée chargée de la mise en œuvre des explosifs en respectant les règles de sécurité. Il décrit également les caractéristiques d'un boutefeu, son historique au sein de l'Afridex, ainsi que les textes législatifs régissant son activité. Enfin, le document aborde la géologie des massifs rocheux, les types de roches et les critères d'identification des minéraux constitutifs.

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Rôle et caractéristiques du boutefeu

Le document présente le rôle et les responsabilités d'un boutefeu, qui est une personne agréée chargée de la mise en œuvre des explosifs en respectant les règles de sécurité. Il décrit également les caractéristiques d'un boutefeu, son historique au sein de l'Afridex, ainsi que les textes législatifs régissant son activité. Enfin, le document aborde la géologie des massifs rocheux, les types de roches et les critères d'identification des minéraux constitutifs.

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Module00

INTRODUCTION

1
INTRODUCTION

DEFINITION DU BOUTEFEU
FONCTIONS ET TACHES DE BOUTEFEU
CARACTERISTIQUES D’UN BOUTEFEU
HISTORIQUE AFRIDEX
TEXTES LEGISLATIFS

2
INTRODUCTION
DEFINITION DU BOUTEFEU
Personne agréée et chargée de la mise en œuvre des explosifs en respectant
et en faisant respecter, de manière rigoureuse, les règles de sécurité.
Le boutefeu travaille avec des aide-boutefeux désigné par l’exploitant.
Le terme boutefeu est celui qui allume les mines. Autrefois, le terme désignait
le bâton muni d’une mèche allumée, qui servait à mettre le feu aux canons.
Le boutefeu obtient de l’exploitant un permis de tir et de l’Afridex, un
certificat d’agrément de boutefeu.
L’Afridex délivre le certificat de boutefeu, valide pour un an.

3
INTRODUCTION
FONCTIONS ET TACHES DE BOUTEFEU
• C1 S’informer
• C2 Analyser et décider
• C3 Mettre en œuvre
• C4 Maintenir en état et maintenir en sécurité

4
INTRODUCTION
FONCTIONS ET TACHES DU BOUTEFEU
C1 S’INFORMER
• Lire et décoder le cahier de prescription
• Prendre en compte les caractéristiques du chantier et de son
environnement
• Lire et interpréter le plan de foration et son compte rendu
• Lire et interpréter le plan de tir
• Lire et décoder différents modes d’emploi

5
INTRODUCTION
FONCTIONS ET TACHES DU BOUTEFEU
C2 ANALYSER ET DECIDER
• Adapter le plan de tir ou en demander la modification
• Différer l’exécution du tir
• Repérer et signaler les éventuelles anomalies concernant le plan de
tir, la tenue des terrains
• Déterminer les matériels les outillages et les quantités
• S’assurer de l’acheminement des matériels et des outillages

6
INTRODUCTION
FONCTIONS ET TACHES DU BOUTEFEU
C2 ANALYSER ET DECIDER
• S’assurer de l’approvisionnement du site en substances explosives et
en fournitures éventuelles
• Tenir un registre
• Implanter les dispositifs de sécurité
• Contrôler, amorcer, charger et bourrer les trous de mine
• Traiter les incidents de chargement

7
INTRODUCTION
FONCTIONS ET TACHES DU BOUTEFEU
C3 METTRE EN OEUVRE
• Mettre en œuvre les consignes de sécurité précédant la mise à feu
• Contrôler l’amorçage
• Déclencher la mise à feu
• Faire respecter les délais d’attente
• Traiter les anomalies de tir et isoler les zones dangereuses

8
INTRODUCTION
FONCTIONS ET TACHES DU BOUTEFEU
C4 MAINTENIR EN ETAT ET MAINTENIR EN SECURITE
• Traiter les explosifs récupérés dans les déblais
• Gérer les reliquats d’explosifs
• Maintenir en état les matériels et outillages

9
INTRODUCTION
CARACTERISTIQUES D’UN BOUTEFEU
• Minutie
• Grande rigueur
• Attention

10
INTRODUCTION
HISTORIQUE AFRIDEX
1948 Poudreries Réunies de Belgique PRB MANONO 100 % PRB

1956 Société Africaine d’Explosifs AFRIDEX SARL LIKASI 100 % PRB

1973 Société Africaine d’Explosifs AFRIDEX SARL LIKASI 51 % PRB 49 % ETAT

1983 Société Africaine d’Explosifs AFRIDEX SARL LIKASI 100 % ETAT


Ministère de la Défense Nationale
1991 Entreprise Zaïroise d’Explosifs EZADEX LIKASI 100 % ETAT
Entreprise Publique
1997 Société Africaine d’Explosifs AFRIDEX SARL LIKASI 100 % ETAT

2009 Société Commerciale et Industrielle d’Explosifs SOCIDEX SA LIKASI 100 % ETAT

2016 Africaine d’Explosifs AFRIDEX Service Public LIKASI 100 % ETAT

11
INTRODUCTION
HISTORIQUE AFRIDEX
Coopération Chine – République Démocratique du Congo

Etat Chinois Etat Congolais


AUXIN HONGKONG LTD AFRIDEX

Sino Congolaise d’Exploitation


SICODEX SA

Produire et commercialiser les explosifs et leurs accessoires


à usage civil sur l’ensemble du Territoire National
12
INTRODUCTION
TEXTES LEGISLATIFS

13
INTRODUCTION
TEXTES LEGISLATIFS

Art. 153 Instructions au personnel. – Tout exploitant faisant usage de produits


explosifs doit au préalable donner à son personnel les instructions nécessaires
et lui faire connaître les dispositions du présent règlement ; il prescrit en
outre par écrit les règles particulières de prudence qu’il juge nécessaires ; ces
règles peuvent être modifiées ou complétées par les ingénieurs du Service
des Mines.

14
INTRODUCTION
TEXTES LEGISLATIFS

Art. 17 Sont rattachés au Ministère de la Défense Nationale, les unités et organes

Ministère de la Défense Nationale

Secrétariat Comité
Secrétariat Inspectorat Africaine
Général aux International de
Général à la Général des Justice Militaire d’Explosifs
Anciens Sports Militaires
Défense Forces Armées AFRIDEX
Combattants CISM
15
INTRODUCTION
TEXTES LEGISLATIFS

16
INTRODUCTION
TEXTES LEGISLATIFS

17
INTRODUCTION
TEXTES LEGISLATIFS

18
INTRODUCTION
TEXTES LEGISLATIFS

Projet de loi en étude pour texte modifié et complété...

19
Module01
GEOLOGIE DU MASSIF
ROCHEUX

20
GEOLOGIE DU MASSIF ROCHEUX

DEFINITIONS
CATEGORIES DE ROCHES EN FONCTION DES CONDITIONS DE MISE EN PLACE
CATEGORIES DE ROCHES EN FONCTION DE LEUR GENESE
CRITERES D’IDENTIFICATION DES MINERAUX CONSTITUTIFS DES ROCHES

21
GEOLOGIE DU MASSIF ROCHEUX
DEFINITIONS
Une roche est un assemblage de minéraux d’ origine organique ou inorganique
contenant une plusieurs espèces des minéraux.
Un minéral est une espèce chimique se présentant le plus souvent sous forme
de solide cristallin.
Un cristal est un solide dont les divers atomes sont arrangée de manière
régulière selon une disposition fondamentale.

La très grande diversité des roches impose de les classer . Il se pose alors deux
questions:
• Quelles sont les grandes catégories de roches?
• Quels critères retenir pour classer les roches? 22
GEOLOGIE DU MASSIF ROCHEUX
Nous verrons tout d’abord que les roches sont souvent classée en fonction
de leur origine et des conditions de leur mise en place. Pour caractériser une
roche, il est nécessaire d’identifier ses principaux constituants et leur
agencement. Enfin nous étudierons quelques exemple de chaque catégorie
des roches.

23
GEOLOGIE DU MASSIF ROCHEUX
DEUX GRANDES CATEGORIES DE ROCHES EN FONCTION DES CONDITIONS DE
MISE EN PLACE
Les roches endogènes sont formées, entièrement ou partiellement, en
profondeur. Ex. : péridotites, gabbros, éclogites.
Les roches exogènes sont formées à la surface du globe. Ex. : les roches
sédimentaires, les roches résiduelles (roches issues de l’altération d’autres roches
préexistantes ; ex. : roches argileuses issues de la décalcification d’un calcaire).

24
GEOLOGIE DU MASSIF ROCHEUX
TROIS GRANDES CATEGORIES DE ROCHES EN FONCTION DE LEUR GENESE
Il est fréquent de classer les roches en fonction de leur origine en trois groupes :
roches sédimentaires, roches magmatiques et roches métamorphiques.
Les roches magmatiques (ou roches ignées) sont le résultat de la solidification
d’un magma. Les roches magmatiques plutoniques se forment en profondeur
après une cristallisation lente. Ex. : granitoïdes, gabbros.
Les roches magmatiques volcaniques se forment en surface après une
cristallisation rapide. Ex. : basaltes.

25
GEOLOGIE DU MASSIF ROCHEUX
TROIS GRANDES CATEGORIES DE ROCHES EN FONCTION DE LEUR GENESE
Les roches sédimentaires sont formées en surface, à partir de sédiments
constitués de particules issues de l’érosion des continents ; elles se déposent
après avoir été transportées. Ces particules peuvent être unies par un ciment. Ex.
: calcaires.
Les roches métamorphiques sont des roches transformées à l’état solide
lorsqu’elles ont été soumises à des conditions thermodynamiques (température
et/ou pression) différentes de celles de leur formation.

26
GEOLOGIE DU MASSIF ROCHEUX
TROIS GRANDES CATEGORIES DE ROCHES EN FONCTION DE LEUR GENESE

27
GEOLOGIE DU MASSIF ROCHEUX
Les grands types des roches

28
GEOLOGIE DU MASSIF ROCHEUX
• Magma est l’origine de la formation de la croute terrestre il constitue donc
le point de départ et le point d’arrivée du cycle de la roche. La première
phase du cycle constitue par la cristallisation du magma . Ce première
processus de cristallisation qui forme les roches ignées. Lorsqu’elle sont
amenées a la surface du globe par les processus dynamique de la
tectonique des plaque. Sont exposées aux intempéries de la surface ,les
roches ignées s’ altèrent et se désagrègent en particules de tailles variées l’
érosion par l’eau, la glace et le vent transportent les particules pour former
un dépôt meuble, un sédiment( gravier, sable, boue) puis ce sédiment se
transforme progressivement en ROCHE SEDIMENTAIRE cette
transformation se fait selon l’ ensemble de processus qu’on appelle la
DIAGENESE

29
GEOLOGIE DU MASSIF ROCHEUX
• Une partie de roche sédimentaire est en fouie sous des condition de
température et de pression très élevée, les roches sédimentaire se
transforme a une roche METAMORPHIQUE . Il y aussi les roches ignée
et sédimentaire peut se transformé en roche métamorphique

30
GEOLOGIE DU MASSIF ROCHEUX
CYCLE DES ROCHES

31
GEOLOGIE DU MASSIF ROCHEUX
CRITERES D’IDENTIFICATION DES MINERAUX CONSTITUTIFS DES ROCHES
CRITERES DE RECONNAISSANCE DES MINERAUX UTILISÉS SUR LE TERRAIN
a) Critères visuels
Pour cette étude, la loupe est un outil précieux.
La forme que prend un cristal dans la roche est l’habitus.
Un minéral peut être de forme trapue, de forme géométrique (ex. :
subrectangulaire), en baguette, en aiguille, en latte, ...
Lorsqu’un minéral a cristallisé en prenant sa forme idéale (faces cristallines et
angles bien visibles), son habitus est automorphe, sinon il est dit xénomorphe.
Ex. : le quartz cristallisant souvent en dernier dans les roches plutoniques est
xénomorphe et il présente un aspect en pièces de puzzle qui occupent les
espaces entre les autres minéraux.
32
GEOLOGIE DU MASSIF ROCHEUX
CRITERES D’IDENTIFICATION DES MINERAUX CONSTITUTIFS DES ROCHES
La couleur varie selon l’incidence de la lumière. Il faut donc faire tourner
l’échantillon par rapport à la source de lumière. La couleur dépend de la
composition du minéral. Généralement, les minéraux clairs contiennent peu de
fer et de magnésium, les minéraux sombres en contiennent davantage.
L’éclat d’un minéral peut être qualifié de vitreux (ex. : verre), gras (ex. : quartz),
mat (ex. : orthose), terreux et terne (ex. : minéral argileux), métallique (ex. :
mica).
Une macle est une association de plusieurs cristaux de même nature, obéissant à
des lois géométriques précises. Elle se réalise soit par accolement d’une des deux
faces, soit par interpénétration. Elle peut être simple (2 cristaux associés) ou
multiple (plus de 2 cristaux). On la dit polysynthétique lorsqu’elle implique des
cristaux nombreux et minces. 33
GEOLOGIE DU MASSIF ROCHEUX
CRITERES D’IDENTIFICATION DES MINERAUX CONSTITUTIFS DES ROCHES
b) Critères utilisant d’autres sens
Au toucher, une roche peut être rugueuse (ex. : grès), onctueuse (ex. : certaines
roches argileuses). Quelques roches ont un goût particulier (ex. : saveur salée de
l’halite).
c) Critères physiques
La dureté est la capacité de résistance d’un minéral à sa destruction mécanique.
Un minéral est dit plus dur qu’un objet s’il raye ce dernier

34
GEOLOGIE DU MASSIF ROCHEUX
CRITERES D’IDENTIFICATION DES MINERAUX CONSTITUTIFS DES ROCHES
Échelle de Mohs
Duret Minéral
é
1. Talc : friable sous l'ongle
2. Gypse : rayable avec l'ongle
3. Calcite : rayable avec une pièce en cuivre
4. Fluorine : rayable (facilement) avec un couteau
5. Apatite : rayable au couteau
6. Orthose : rayable à la lime, par le sable
7. Quartz : raye une vitre
8. Topaze : rayable par le carbure de tungstène
9. Corindon : rayable au carbure de silicium
35
10. Diamant : rayable avec un autre diamant
GEOLOGIE DU MASSIF ROCHEUX
CRITERES D’IDENTIFICATION DES MINERAUX CONSTITUTIFS DES ROCHES
QUELQUES VALEURS DE REFERENCE DE DURETE
Objet Ongle Acier Verre
Dureté 2à3 5à6 6à7

Le test de dureté se pratique sur un minéral et non sur la roche.


d) Critères chimiques
L’observation d’une effervescence après application d’acide chlorhydrique froid
permet de mettre en évidence la présence de carbonates.

36
Module02
LES EXPLOSIFS

37
LES EXPLOSIFS

HISTORIQUE RESUME
DEFINITIONS
CRITERES DE CLASSIFICATION EN RDC
PREPARATION DES EXPLOSIFS A USAGE CIVIL
CARACTERISTIQUES DES EXPLOSIFS
CONDITIONNEMENT ET MARQUAGE DES EXPLOSIFS
MODES DE DESTRUCTION D’UN PRODUIT EXPLOSIF

38
LES EXPLOSIFS
HISTORIQUE RESUME
Explosifs industriels Systèmes d’amorçage

1860-1867 Dynamites 1831 Mèche lente (Safety Fuse)

1920-1930 Explosifs nitratés 1860- Détonateur à mèche (Plain Detonator)


1870
1956-1960 ANFO 1900 Détonateur électrique (IED, HS Electric Detonator)

1970 Gels explosifs aqueux (Watergels) 1907- Cordeau détonant (Detomating Cord)
1930
1980 Emulsions explosives (Emulsions) 1945 Détonateur électrique à microretard (MS Electric
Detonator)
1990 ANFO lourd (Heavy ANFO) 1950- Renforçateur (Booster)
1960
1973- Détonateur non électrique (Nonel Detonator)
1980 39
1990- Détonateur électronique (Electronic Detonator)
LES EXPLOSIFS
DEFINITIONS
Un explosif est une substance ou un mélange de substances susceptible de se
décomposer très rapidement, par réaction chimique, en libérant brutalement
une grande quantité d’énergie.
Le terme produits explosifs recouvre l'ensemble des matières explosives et
des objets explosifs.
Matières explosives sont des substances ou mélanges de qui
peuvent elles-mêmes, par réaction chimique, dégager des gaz ou des flux
thermiques dans les conditions telles qu’il en résulte des dommages
importants aux alentours.
On entend par objet explosif, tout produit manufacturé comportant, sous
quelque forme que ce soit, une ou plusieurs matières explosives.
40
LES EXPLOSIFS
Matières explosives
CONE-PAK

AEL S100 (P100) AEL UG100 & SENSIBILISANTS


41
LES EXPLOSIFS
Matières explosives

INNOPAK

INNOVEX 204 INNOVEX 205 INNOVEX 206 INNOVEX HE INNOVEX LE

42
LES EXPLOSIFS
Matières explosives

GEMUGRANEL

ANCO

43
DigiShot IED
Déto électrique instantané
LES EXPLOSIFS Déto électronique Detonating Cords
Cordeaux détonants
Objets explosifs 6 g/m
Capped Fuses 8 g/m
Mèches serties

Durafuse
Stopefuse
10 g/m
Trunkmaster Benchmaster Tunnelmaster Igniter Cords
Trunkline Shock Tube Multi SPD Shock Tube Multi LPD Shock Cordes allumeuses
Tube
Stopeline
Pentolite Primers Stopeline 9
Bousteurs / Renforçateurs
Lead-in Line Extender
400 g 150 g Duraline
Slowline
60 g 44
250 g
LES EXPLOSIFS
Objets explosifs Trojan Cast Boosters
Trojan C-150 Trojan C-800
150 g 800 g
EZ Trunkline MS Primadet LP Primadet

Trojan Stinger Trojan C-400


15 g 400 g

Detonating Cords
E-cord 5,0 g/m Zapcord 10,0 g/m
Noiseless
SafeStart Lead-in-Line
NLIL
Detacord 3,8 g/m SB cord 8,0 g/m
45
LES EXPLOSIFS
Exel Connectadet Maxel Instant Electric
Objets explosifs Exel Connectaline Detonator
Maxnel Trunkline

Maxline Lead In Line


Maxnel MS
Exel MS Exel Lead-In Line
Viper Boosters
800 g
Solar Cord II
400 g
10 g/m

Maxstart Non-electric
150 g Exel LP Maxnel LP Lead In Line

46
LES EXPLOSIFS
CRITERES DE CLASSIFICATION EN RDC
Les explosifs sont classés en quatre (4) critères :

1er critère : Suivant l’ordonnance-loi n° 43/266 du 8 août 1955 ;


2e critère : Suivant leurs natures ;
3e critère : Suivant leur sensibilité ;
4e critère : Suivant leur mode (ou vitesse) de réaction.

47
LES EXPLOSIFS
1er critère : Suivant l’ordonnance-loi n° 43/266 du 8 août 1955
Selon l’article 2 du Règlement général, les explosifs sont rangés en 3 classes :
Classe A : Substances explosives
Classe B : Artifices de mise à feu
Classe C : Artifices de joie

48
LES EXPLOSIFS
1er critère : Suivant l’ordonnance-loi n° 43/266 du 8 août 1955
Classe A : Substances explosives
1er catégorie : Poudre noire,
2e catégorie : Dynamite et explosifs y assimilés,
3e catégorie : Poudres sans fumée,
4e catégorie : Explosifs au nitrate ammonique et explosifs y assimilés (ex.
ANFO, émulsions, gels),
5e catégorie : Nitrocellulose humectée.

49
LES EXPLOSIFS
1er critère : Suivant l’ordonnance-loi n° 43/266 du 8 août 1955
Classe B : Artifices de mise à feu
1er catégorie : Détonateurs et objets y assimilés,
2e catégorie : Artifices amorcés,
3e catégorie : Artifices non amorcés,
4e catégorie : Cordeaux détonants, pentolite boosters,
5e catégorie : Mèche de sureté, relais de détonation.

50
LES EXPLOSIFS
1er critère : Suivant l’ordonnance-loi n° 43/266 du 8 août 1955
Classe C : Artifices de joie
Ces artifices comprennent des pièces pyrotechniques généralement utilisées
à des fins de divertissement.

51
LES EXPLOSIFS
2e critère : Suivant leurs natures
Les explosifs sont classés en deux groupes :
1er groupe : Les molécules explosives
2e groupe : Les mélanges mécaniques comburants - combustibles

52
LES EXPLOSIFS
2e critère : Suivant leurs natures
1er groupe : Les molécules explosives
Types de molécules Exemples Formule brute Usage courant
Molécules endothermiques Fulminate de mercure HgC2N2O2 Charge primaire de détonateur
Azoture de plomb PbN6 Charge primaire de détonateur
Molécules exothermiques Pentrite (PETN) C5H8N4O12 Cordeau détonant
Charge de base de détonateur
Octogène (HMX) C4H8N8O8 ( HMX + Al ) dans TCOC
Tétryl C7H5N5O8 Charge de base de détonateur
Trinitrotoluène (TNT) (tolite) C7H5N3O6 PETN + TNT = Pentolite

53
LES EXPLOSIFS
2e critère : Suivant leurs natures
1er groupe : Les molécules explosives
Types de molécules Exemples Formule brute Usage courant
Molécules endothermiques Styphnate de plomb PbC6H3N3O9 Charge primaire de détonateur
Diazodinitrophenol (DDNP) C6H2N4O5 Charge primaire de détonateur
Molécules exothermiques Nitrocellulose (NC) C12H14N6O22 NC = poudre simple base
Nitroglycérine (NG) C3H5N3O9 NG + NC = Blasting gelatin
NC + NG = poudre double base
Nitroguanidine (NQ) CH4N4O2 NC + NG + NQ = poudre triple base
Acide picrique C6H3N3O7 Explosif de référence tests CUP, TMB
Hexogène (RDX) C3H6N6O6 Charge de base de détonateur

54
LES EXPLOSIFS
2e critère : Suivant leurs natures
2e groupe: Les mélanges mécaniques comburants – combustibles

Aucune molécule explosive Mélange mécanique PN mines = 68 % KNO3 + 15 % C +17 % S


Injection du combustible sur du comburant ANFO = 94 % NH4NO3 + 6 % CH2
Brassage violent des constituants Gels
Emulsions
Mélange des explosifs entre eux ANFO lourds = ANFO + Emulsion
Une molécule explosive au moins Sensibilisation chimique Ajout de NG = Dynamites
Ajout de TNT = explosifs nitratés

55
LES EXPLOSIFS
3e critère : Suivant leur sensibilité
Cette sensibilité est perceptible aux sollicitations extérieures (choc, chaleur,
frottement, …).
On en distingue 2 types :
Explosifs primaires : ceux qui sont sensibles au moindre choc (la NG), à la
chaleur et au frottement (l’azoture de plomb et le fulminate de mercure) ;
Explosifs secondaires : ceux qui nécessitent un choc assez important
provenant surtout d’un cordeau détonant d’un détonateur ou d’un autre
explosif pour être amorcés.

Primarité / Secondarité d’un explosif vis-à-vis d’un autre.


56
LES EXPLOSIFS
4e critère : Suivant leur mode (ou vitesse) de réaction
Cette vitesse de combustion varie selon le type d’explosif mis en jeu :
• 0 à 300 m/s : combustion simple (bois)
• 300 à 800 m/s : déflagration (poudre noire)
• Plus de 2 000 m/s : détonation (PETN).
Suivant ce facteur, les produits explosifs sont classés en 2 catégories :
Explosifs déflagrants : ceux dont la vitesse de réaction est comprise
entre 300 et 800 m/s. Ce sont des poudres déflagrantes.
Explosifs détonants : ceux pour lesquels la vitesse de réaction (dissociation
et combustion) a le seuil inférieur de 2 000 m/s. Actuellement, certains
explosifs atteignent et même dépassent les 9 000 m/s.
57
LES EXPLOSIFS
PREPARATION DES EXPLOSIFS A USAGE CIVIL
Les explosifs en usage courant dans les mines et carrières sont tous préparés à
partir du nitrate d’ammonium auquel on associe des molécules
explosives (NG, TNT, …) et/ou un combustible.

58
LES EXPLOSIFS
PREPARATION DES EXPLOSIFS A USAGE CIVIL
Le combustible est généralement choisi parmi les produits suivants :
• Fuel
• Aluminium
• Huiles diverses
• Coton azotique
• Farine de bois

59
LES EXPLOSIFS SCHEMA DE PREPARATION
Comburant Combustible
Producteur d’O2 Consommateur d’O2
Nitrate d’ammonium Fuel, aluminium en poudre,
(en grains, en poudre, coton azotique, huiles diverses,
en solution aqueuse) farine de bois
Sensibilisation par

Voie chimique Voie physique

% liquide % liquide liquide


Avec NG Avec TNT
< % solide > % solide avec liquide

Dynamites Explosifs nitratés ANFO Gels Emulsions


Mélange

60
ANFO alourdi
LES EXPLOSIFS
Composition
En général, les explosifs industriels sont des mélanges des plusieurs
constituants suivant leur composition et leur mode de malaxage choisi.
Actuellement, les explosifs civils sont classés 6 catégories :
1. les dynamites (1860-1870)
2. les explosifs nitratés ou Faviers (1920-1930)
3. les ANFO (1956-1960)
4. Les gels explosifs aqueux (1970)
5. les émulsions explosives (1980)
6. les ANFO alourdis (1990)
61
LES EXPLOSIFS
Composition
Les dynamites
Ce sont des explosifs à base de nitroglycérine. Selon le cas, on distingue :
•Les dynamites plastiques ou dynamites gommes (20-90 % NG)
•Les dynamites pulvérulentes (10-20 % NG)

Les explosifs nitratés ou Faviers


Ce sont des explosifs à base de NH4NO3 (environ 80 % en masse) et d’un
explosif pur (TNT, PETN, …).

62
LES EXPLOSIFS
Les ANFO
Les ANFO sont constitués de NH4NO3 granulaire poreux et d’huiles minérales ;
en général du fuel domestique CH2, dans une proportion voisine de 94 % - 6 %
en masse. La quantité du NH4NO3 utilisé joue un rôle important dans le
comportement de ces explosifs. Dans certains cas, ces ANFO peuvent contenir
une quantité plus ou moins importante de poudre d’aluminium.
Plusieurs appellations du produit ANFO (Ammonium Nitrate Fuel Oil) sont
possibles selon les fabricants. Ces derniers nomment également le nitrate
d’ammonium poreux différemment.

63
LES EXPLOSIFS
Les ANFO
AEL BME FEM ORICA SASOL SICODEX
ANFEX PANEX, INNOFEX ANCO AMEX, EXAN EXPANFO ANFO

Les nitrates d’ammonium granulaires et poreux (TGAN)(PPAN)(SSAN)

AEL BME FEM ORICA SASOL SICODEX


ANA, ANPP PGAN NITROPRIL EXPAN

64
LES EXPLOSIFS
Les ANFO
L’ANFO à 94 % NH4NO3 et 6 % CH2 (proportion en masse) avec densité 0,8 est
pris comme explosif de référence pour les charges spécifiques.

65
LES EXPLOSIFS
Les gels explosifs aqueux
Les gels explosifs aqueux sont constitués par un mélange des combustibles
(Al, huiles minérales, …) et de comburants (nitrates organiques, NH4NO3,
matières inertes, …), mais contenant au moins 5 % en masse d’eau. On y
ajoute un agent gélifiant.
Ils sont le plus souvent conditionnés en cartouches avec enveloppe plastique
souple fermée par des agrafes métalliques.
Exemples
AEL MAGNUM BUSTER GEL
SASOL EXPLOGEL
*** GELEX
66
LES EXPLOSIFS
Les émulsions explosives
Les émulsions sont des mélanges intimes du NH4NO3 en solution aqueuse
sous forme de gouttelettes microscopiques emprisonnées dans une matrice
liquide à base d’huile contenant une faible proportion d’émulsifiant. Certaines
émulsions sont si peu sensibles qu’elles doivent être sensibilisées par addition
des microbilles de verre creuses de moins de 1/10 mm de diamètre ou de
bulles gazeuses générées par un agent chimique.

67
LES EXPLOSIFS
Les émulsions en vrac

68
LES EXPLOSIFS
Les émulsions en vrac (UMFE)

69
LES EXPLOSIFS
Les émulsions en vrac (UMFE)

Exemples

SURFACE SOUTERRAIN
AEL P100 / S100 UG200S
BME INNOVEX 100 INNOVEX UG
FEM GEMUGRANEL
ORICA FORTIS ECLIPSE UG
SICODEX EMULSION -

70
LES EXPLOSIFS
Les émulsions encartouchées
Exemples
AEL MAGNUM BUSTER ZAMBIA
BME INNOPAK
FEM GEMULEX
SASOL EMEX
SICODEX CARTRIDGED EXPLOSIVES

71
LES EXPLOSIFS
Les ANFO alourdis
Les ANFO alourdis sont constitués par de l’ANFO (25 à 75 % en masse) enrobé
dans une matrice d’émulsion (25 à 75 % en masse) dont le rôle est d’améliorer
les performances et la résistance à l’eau de l’ANFO sans en accroître la
sensibilité. Les ANFO alourdis sont utilisés surtout en vrac et se présentent
sous l’aspect :
Des produits granulaires plus ou moins collants lorsque la proportion de
l’ANFO est supérieure à 40 % (confer chargement par gravité)

72
LES EXPLOSIFS
Les ANFO alourdis
Des pâtes plus ou moins visqueuses contenant des granules épars de l’ANFO
lorsque la proportion de ce dernier est inférieure à 40 % en masse (confer
chargement par pompage). Les produits sont souvent préparés sur le lieu
d’utilisation à partir des constituants de base : NH4NO3, fuel domestique,
émulsion en bouillie et éventuellement un sensibilisant. Cette préparation
s’effectue à bord d’un camion amené sur la plate-forme de tir.

unité mobile de fabrication d’explosifs = UMFE ou UMF


mobile explosives manufacturing unit = MEMU ou MMU

73
LES EXPLOSIFS
Les ANFO alourdis

74
LES EXPLOSIFS
CARACTERISTIQUES DES EXPLOSIFS
Caractéristiques mesurées
Densité
Coefficient de self excitation (CSE en cm)
Vitesse de détonation (Velocity of detonation VOD)
Energie (CUP, TMB, énergie en piscine)
Sensibilité à l’amorçage
Sensibilité aux chocs
Sensibilité aux frottements
Diamètre critique de détonation
75
LES EXPLOSIFS
CARACTERISTIQUES DES EXPLOSIFS
Caractéristiques calculées
Bilan d’oxygène
Volume de gaz (litres/kg d’explosif)
Autres caractéristiques
Résistance à la chaleur
Exsudation
Résistance au froid
Résistance à la compression
Fumées de tir
76
Diamètre Densité VOD Performances Résistance aux sollicitations
LES EXPLOSIFS critique (km/s) climatiques
(mm) CUP TMB Energie Humidité Froid Chaud
sous eau
Type (kJ/kg)
ANFO ordinaires 50-55 0,8 3,0 80 110 2700 D B M
140 120
ANFO à l’aluminium 25-50 0,9 3,0 80 120 3000 D B M
140
Gels encartouchés <30 1,15 3,5 80 90 2700 B M M
1,40 4,0 140 120 3600
Emulsions encartouchées <30 1,15 4,8 80 95 3150 B M M
1,25 140 110 4500
Emulsions en vrac 20-40 1,30 5,4 80 - 2800 B M M
140 3300
ANFO alourdis en vrac 40-90 1,00 3,6 80 - 2900 M-B M M
1,30 3,8 140
Pour la résistance aux sollicitations climatiques, B – bonne, M – moyenne, D - douteuse
77
LES EXPLOSIFS
CONDITIONNEMENT ET MARQUAGE DES EXPLOSIFS
Les explosifs encartouchés et en vrac
Les explosifs sont conditionnés dans des emballages spéciaux. Les explosifs
encartouchés sont conditionnés sous forme de cartouches cylindriques dont
l’emballage est constitué de papier fort ou plastique souple.
Les explosifs en vrac qui ne sont pas fabriqués sur site sont livrés dans des
emballages en papier, doublés d’un sac plastique, d’un poids de 25 kg.

78
LES EXPLOSIFS
CLASSIFICATION ONU. MARCHANDISES DANGEREUSES
Les manuels de références (éditions 2019)

79
LES EXPLOSIFS
CLASSIFICATION ONU. MARCHANDISES DANGEREUSES
Neuf (09) classes de marchandises dangereuses.
Classe Description Exemples Risque
principal
Classe 1 Matières et objets explosibles Détonateurs, explosifs de mine, renforçateurs, ... Explosivité
Classe 2 Gaz N2, CO2, O2, butane, Cl2, ammoniac, aérosols, ... Etat gazeux
Classe 3 Liquides inflammables Essences, alcools, gazole, solvants, ... Inflammabilité
Classe 4 Matières solides inflammables, matières sujettes Soufre, naphtalène, ... Inflammabilité
à inflammation spontanée ; matières qui, au Phosphore blanc fondu, charbon actif, ...
contact de l'eau, dégagent des gaz inflammables Sodium, carbure de calcium, lithium, ...
Classe 5 Matières comburantes et peroxydes organiques NH4NO3, matrice d’émulsion, chlorate de Inflammabilité
potassium, engrais au nitrate d’ammonium, ...
Hydroperoxyde de cumyle, ...
80
LES EXPLOSIFS
CLASSIFICATION ONU. MARCHANDISES DANGEREUSES
Neuf (09) classes de marchandises dangereuses.
Classe Description Exemples Risque
principal
Classe 6 Matières toxiques et matières infectieuses Aniline, nitrobenzène, trichloréthylène, pesticides, ... Toxicité
Déchets d’hôpitaux, solutions contenant des micro- Contagion
organismes pathogènes, ...
Classe 7 Matières radioactives Uranium, ... Radioactivité
Classe 8 Matières corrosives Acide chlorhydrique, soude caustique, acide Corrosivité
sulfurique, ...
Classe 9 Matières et objets dangereux divers, y compris Amiante, produits chauds (bitumes, métaux Écotoxicité,
les matières dangereuses pour l'environnement en fusion,...), piles au lithium, ... température,
divers

81
LES EXPLOSIFS
CLASSIFICATION ONU. ETIQUETTES DE DANGER

82
LES EXPLOSIFS
CLASSIFICATION ONU. ETIQUETTES DE DANGER

83
LES EXPLOSIFS
CLASSIFICATION ONU. ETIQUETTES DIVISIONS DE RISQUE 1.1-1.6 & 5.1

Classe 1 Divisions 1.1-1.6 Matières et objets explosifs

Classe 5 Division 5.1 Matières comburantes 84


LES EXPLOSIFS
CLASSIFICATION ONU DES EXPLOSIFS. CLASSE 1
La classe 1 compte six (06) divisions de danger.
Division de Définition
danger

1.1 Matières et objets présentant un danger d’explosion en masse


1.2 Matières et objets présentant un danger de projection, sans danger d’explosion en masse
1.3 Matières et objets présentant un danger d’incendie avec un danger léger de souffle, ou de projection, ou de
deux, sans danger d’explosion en masse
1.4 Matières et objets ne présentant pas de danger notable
1.5 Matières très peu sensibles présentant un danger d’explosion en masse
1.6 Objets extrêmement peu sensibles, ne présentant pas de danger d’explosion en masse

85
LES EXPLOSIFS
CLASSIFICATION ONU DES EXPLOSIFS. CLASSE 1
Ordre de danger des divisions

Ordre décroissant du danger


86
LES EXPLOSIFS
CLASSIFICATION ONU DES EXPLOSIFS. CLASSE 1
La classe 1 compte treize (13) groupes de compatibilité.
Groupe de Description Groupe de Description
compatibilit compatibilit
é é

A Explosif primaire (matière) H Matière explosive + phosphore blanc (objet)


B Explosif primaire (objet) J Matière explosive + liquide ou gel inflammables
(objet)
C Explosif propulsif ou déflagrant (matière) K Matière explosive + agent chimique toxique
(objet)
D Explosif secondaire, PN (matière) L Matière explosive particulière (matière, objet)
E Explosif secondaire (objet) N Matière extrêmement peu sensible (objet)
F Explosif secondaire + charge propulsive S Matière ou objet emballés ou conçus de façon que
(objet) tout effet dangereux dû à un fonctionnement
G Matière pyrotechnique ou matière explosive + accidentel demeure contenu dans le colis 87
matière pyrotechnique (matière, objet)
LES EXPLOSIFS
CLASSIFICATION ONU DES EXPLOSIFS. CLASSE 1
Codes de classement = division de danger + groupe de compatibilité
Il existe trente-cinq (35) codes de classement.

88
LES EXPLOSIFS
CLASSIFICATION ONU DES EXPLOSIFS. CLASSE 1
Exemples de numéros ONU des matières explosives, ...
N° ONU Nom officiel de transport Division Code de Autres noms
UN No. de classificatio
danger n

0081 EXPLOSIF DE MINE DU TYPE A 1.1 1.1D Dynamites, Pâte active


EXPLOSIVE, BLASTING, TYPE A Blasting Gelatin, Gelignite
0082 EXPLOSIF DE MINE DU TYPE B 1.1 1.1D Explosifs nitratés, Agents de tir sensibles au détonateur
EXPLOSIVE, BLASTING, TYPE B ANFO, ALANFO, Detonator sensitive blasting agents
0241 EXPLOSIF DE MINE DU TYPE E 1.1 1.1D Emulsions explosives, gels explosifs aqueux sensibles au détonateur
EXPLOSIVE, BLASTING, TYPE E Emulsion explosive, Drygel explosive, Watergel explosive
0331 EXPLOSIF DE MINE DU TYPE B 1.5 1.5D Agents de tir sensibles au booster, ANFO lourds
EXPLOSIVE, BLASTING, TYPE B Heavy ANFO, Booster sensitive blasting agents
0332 EXPLOSIF DE MINE DU TYPE E 1.5 1.5D Emulsions explosives, gels explosifs aqueux sensibles au booster,
EXPLOSIVE, BLASTING, TYPE E ANFO alourdis
89
LES EXPLOSIFS
CLASSIFICATION ONU DES EXPLOSIFS. CLASSE 1
Exemples de numéros ONU des détonateurs 1.1 et autres objets explosifs, ...
N° ONU Nom officiel de transport Division Code de Autres noms
UN No. de classification
danger

0029 DÉTONATEURS NON ÉLECTRIQUES 1.1 1.1B Déto pyrotechnique, relais


détonant
0030 DÉTONATEURS ÉLECTRIQUES 1.1 1.1B IED
0042 RENFORÇATEURS 1.1 1.1D Bousteurs, Boosters
0065 CORDEAU DÉTONANT 1.1 1.1D Detonating Cord
0066 MÈCHE A COMBUSTION RAPIDE 1.4 1.4G Corde allumeuse, Igniter Cord
0105 MÈCHE LENTE, MÈCHE DE SÛRETÉ, MÈCHE DE 1.4 1.4S Cordeau Bickford, Safety Fuse
MINEUR
0349 OBJET EXPLOSIF, N.S.A. 1.4 1.4S TCOC, Shock Tube, Signal Tube
90
0360 ASSEMBLAGES DE DÉTONATEURS NON ÉLECTRIQUES 1.1 1.1B NONEL System, Capped Fuse
LES EXPLOSIFS
CLASSIFICATION ONU DES EXPLOSIFS. CLASSE 1
Exemples de numéros ONU des détonateurs 1.4, ...
N° Nom officiel de transport Division Code de Autres noms
ONU de classification
UN No. danger

0255 DÉTONATEURS ÉLECTRIQUES 1.4 1.4B


0267 DÉTONATEURS NON ÉLECTRIQUES 1.4 1.4B Déto pyrotechnique, relais
détonant
0361 ASSEMBLAGES DE DÉTONATEURS NON 1.4 1.4B NONEL System, Capped Fuse
ÉLECTRIQUES
0455 DÉTONATEURS NON ÉLECTRIQUES 1.4 1.4S Déto pyrotechnique, relais
détonant
0456 DÉTONATEURS ÉLECTRIQUES 1.4 1.4S
0500 ASSEMBLAGES DE DÉTONATEURS NON 1.4 1.4S NONEL System, Capped Fuse
ÉLECTRIQUES
91
0512 DÉTONATEURS ÉLECTRONIQUES 1.4 1.4B
LES EXPLOSIFS
CLASSIFICATION ONU DES MATIERES COMBURANTES. DIVISION 5.1
Exemples de numéros ONU des matières comburantes, ...
N° ONU Nom officiel de transport Division
UN No. de
danger

1942 NITRATE D’AMMONIUM 5.1


AMMONIUM NITRATE
3375 NITRATE D’AMMONIUM, EN EMULSION, SUSPENSION, ou GEL, servant à la fabrication des explosifs de 5.1
mine, liquide
AMMONIUM NITRATE EMULSION or SUSPENSION or GEL, intermediate for blasting explosives, liquid
3375 NITRATE D’AMMONIUM, EN EMULSION, SUSPENSION, ou GEL, servant à la fabrication des explosifs de 5.1
mine, solide
AMMONIUM NITRATE EMULSION or SUSPENSION or GEL, intermediate for blasting explosives, solid

92
LES EXPLOSIFS
MODES DE DESTRUCTION D’UN PRODUIT EXPLOSIF
L’utilisateur doit avoir un agent spécialisé engagé à cet effet.
Si c’est le fabricant, le retour de la cargaison est à la charge de l’utilisateur. Et
parfois, l’utilisateur peut faire venir un agent du fabricant pour la
destruction.
Destruction par petits lots
• Par brulage (larges quantités de fuel domestique)
• Par détonation
• Par voie chimique (ex. dissolution ANFO dans l’eau, annihilation
de la nitroglycérine avec le dibutyle phtalate (DBP))
Dans la pratique en RDC, AFRIDEX est seule habilitée à détruire les explosifs. 93
LES EXPLOSIFS
MODES DE DESTRUCTION D’UN PRODUIT EXPLOSIF
Brûlage
Le produit explosif peut exploser...
Respect des distances de sécurité

94
LES EXPLOSIFS
MODES DE DESTRUCTION D’UN PRODUIT EXPLOSIF
Brûlage
Direction du vent
Couche de copeaux de bois
Mèche combustible

95
LES EXPLOSIFS
DE DESTRUCTION D’UN PRODUIT EXPLOSIF
Détonation
Scotcher les bases et
tirer avec nouveau déto.
Couper les fils et
insérer dans cartouche.
Nouvelle cartouche.
Poinçon en bois.
Trou de mine.

96
Module03
LES SYSTEMES
D’AMORCAGE

97
LES SYSTEMES D’AMORCAGE

DEFINITION
LES DETONATEURS
LES CORDEAUX DETONANTS
LES BOOSTERS (RENFORCATEURS)

98
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
DEFINITION
Un artifice de mise à feu est un accessoire qui permet l’initiation des explosifs
en toute sécurité et qui est détruit au moment du tir.

99
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
DIFFERENTS SYSTEMES D’AMORCAGE
• Les détonateurs Detonators
• Les cordeaux détonants Detonating Cords
• Les boosters (renforçateurs) Boosters
DIFFERENTS TYPES DES DETONATEURS
Il y a 4 familles de détonateurs
• Détonateurs à mèche Plain Detonator
• Détonateurs Electriques Electric Detonator
• Détonateurs Non électriques Non Electric Detonator
• Détonateurs Electroniques Electronic Detonator

100
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
LES DETONATEURS
PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT D’UN DETONATEUR

Envoi d’une énergie : électrique, pyrotechnique ou onde de choc

Transfert de l’énergie initiale à une énergie chimique :


Initiation de l’explosif primaire (tête d’amorce)

Initiation de l’explosif à haute énergie (pentrite ou tétryl ou RDX)


qui amorce l’explosif (cartouche-cordeau) du fourneau
101
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
LES DETONATEURS
Ces dispositifs constituent une chaîne pyrotechnique composée de :
• Un générateur capable de produire un choc ou une flamme destinée à
initier l’explosif primaire ;
• Un explosif primaire (azoture de plomb) sensible à l’excitation du
générateur et capable de transformer l’énergie initiale en énergie de
détonation ;
• Un explosif secondaire (pentrite) capable de prolonger l’effet de la
détonation initiale, et suffisamment dosé pour garantir l’initiation des
explosifs civils dans les conditions les plus rigoureuses.
Un élément retard (poudre pyrotechnique calibrée) peut être introduite entre
le générateur et l’explosif primaire. 102
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
DETONATEURS A MECHE
Un détonateur pyrotechnique est l’association d’un détonateur et d’une
certaine longueur de mèche lente. La mèche est constituée d’un étroit
cylindre de poudre noire finement broyée, contenue à l’intérieur d’une gaine
en fibre textile, tressé qui assure la résistance mécanique de l’ensemble, elle-
même enrobée dans un revêtement imperméable qui lui permet
éventuellement de brûler sous l’eau.

Mèche lente
Safety Fuse

103
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
DETONATEURS A MECHE

Pinces à sertir
Crimpers

Charge d’amorçage Initiating Charge


Charge de base Base Charge
104
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
DETONATEURS A MECHE

105
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
DETONATEURS A MECHE

Assemblages de détonateurs non électriques


MECHE SERTIE
Detonator assemblies, non-electric
CAPPED FUSE
106
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
DETONATEURS ELECTRIQUES
Nous distinguons 2 types de détonateurs électriques :
a) instantané ;
b) à retard.

107
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
DETONATEURS ELECTRIQUES

Comparaison entre
Détonateur instantané et
Détonateur à retard

108
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
DETONATEURS ELECTRIQUES
Le détonateur électrique est composé de :
a) Instantané (Instantaneous Electric Detonator)
• Deux fils de cuivre revêtus d’un isolant et sertis dans l’embouti du
détonateur (la résistance électrique est de 0,09 à 0,17 ohm/mètre)
• D’une tête d’amorce : il s’agit d’un filament (en nickel ou chrome) de
quelques dizaines de microns noyé dans une composition pyrotechnique
et destiné à chauffer sous l’effet du courant qui lui est imposé. Ce
filament relie les deux fils de cuivre. Selon le type de filament employé,
la quantité d’électricité nécessaire au fonctionnement de la tête
d’amorce est différente, ce qui permet de construire des détonateurs
électriques plus ou moins sensibles aux influences électriques
109
extérieures.
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
DETONATEURS ELECTRIQUES
b) à retard (Delay Electric Detonator)
En plus de 2 éléments cités plus haut, le détonateur à retard est muni
également
• D’un retard pyrotechnique : un mélange qui assure une combustion
régulière et précise, et comprimé à l’intérieur d’un cylindre de zinc, percé
d’un canal disposé entre le filament et la charge explosive du détonateur.
La durée de combustion de ce mélange est proportionnelle à la longueur
de ce relai retard et à la composition du mélange.
On distingue 2 types de détonateurs électriques à retard : court retard et long
retard.
110
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
DETONATEURS ELECTRIQUES
INSTANTANÉS INSTANTANEOUS ELECTRIC DETONATOR (IED)
N° 0
ms 0
COURTS RETARDS (CR) MILLISECOND (MS), SHORT PERIOD (SP)
N° 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
ms 25 50 75 100 125 150 175 200 225 250 275 300
N° 13 14 15 16 17 18 19 20
ms 325 350 375 400 425 450 475 500
RETARDS ORDINAIRES (RO), SERIE RETARD (SR) HALFSECOND (HS), LONG PERIOD (LP)
N° 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
ms 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000 4500 5000 5500 6000
111
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
DETONATEURS ELECTRIQUES
Europe CLASSE 1 CLASSE 2 CLASSE 3 CLASSE 4
Sensible normal Insensible Insensibilité augmentée Hautement insensible
Allemagne A U HU
normalempfindlich Unempfindlich Erhöht-Unempfindlich HochUnempfindlich
Autriche A F VA P
AntistatikZünder FiduzZünder VAZünder PolexZünder
Résistance de la tête amorce 0,9 – 1,4 Ω 0,4 – 0,9 Ω 0,15 – 0,25 Ω 0,04 – 0,09 Ω
Intensité sans déclenchement ≤ 0,25 A / 10 s ≤ 0,45 A / 10 s ≤ 1,2 A / 10 s ≤ 4 A / 10 s
Intensité avec ≥ 1 A / 10 ms ≥ 1,5 A / 10 ms ≥ 3,5 A / 10 ms ≥ 25 A / 10 ms
déclenchement
Impulsion d’allumage 3-5 mJ/Ω 8-16 mJ/Ω 80-140 mJ/Ω 110-2500 mJ/Ω

112
SCHAFFLER 818 ZEB/N/CU50T BEETHOVEN Mk7 CI 160 VA
LES SYSTEMES D’AMORCAGE 1000 V 850 V 950 V 1950 V

DETONATEURS ELECTRIQUES 10 μF 30 μF 9,5 μF 105 μF

1,8 kg 2,0 kg 5,0 kg 14,3 kg


EXPLOSEURS Exploders 50 déto. U – 195 Ω 50 déto. U – 195 Ω 100 déto. A – 111 160 déto. VA
Ω

SCHAFFLER 818 ZEB/N/CU50T BEETHOVEN Mk7 CI 160 VA

NITRO NOBEL
113
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
DETONATEURS ELECTRIQUES
EXPLOSEURS Exploders

ZEB/N/CU50T

114
DIGOHM ZEB/DZ3 BEETHOVEN DO

LES SYSTEMES D’AMORCAGE 0,0-1999 Ohm 0-1999,9 Ohm


2000
0-1999 Ohm

< 4 mA < 2 mA < 0,3 mA


DETONATEURS ELECTRIQUES 1 AA * 1,5 V 2 AA * 1,5 V 1 PP3 * 3 V

OHMMETRES Blaster Galvanometers

DIGOHM ZEB/DZ3 BEETHOVEN


DO 2000

115
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
DETONATEURS ELECTRIQUES
OHMMETRES
Blaster Galvanometers

DIGOHM

116
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
DETONATEURS ELECTRIQUES
LIGNES DE TIR FILS DE CONNEXION
Firing Cable Connecting Cable

lignes de tir bipolaire


fil de fer étamé, 2 x (4x0,6 mm Ø) 10,5 Ohm / 100 m / ligne
fil de cuivre, 2 x (4x0,6 mm Ø) 1,5 Ohm / 100 m / ligne
fils de connexion
fil de fer étamé, 0,6 mm Ø 42 Ohm / 100 m / ligne
fil de cuivre, 0,6 mm Ø 6,1 Ohm / 100 m / ligne 117
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
DETONATEURS NON ELECTRIQUES
Le détonateur non électrique reçoit une onde de choc propagé par un tube
conducteur d’onde de choc (TCOC) qui se présente sous la forme d’un tube
polyéthylène de haute densité. Sa paroi interne est revêtue d’une
composition pyrotechnique (octogène et aluminium) finement dosée
permettant la transmission de l’onde de choc.

TCOC NPED
Shock Tube Non-Primary Explosives Detonator

118
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
DETONATEURS NON ELECTRIQUES
Trois couches extrudées (3 L).
NONEL MS standard STD
NONEL MS heavy duty HD
NONEL MS high temperature HT
Couche intérieure : bonne adhérence pour la matière réactive et bonne
résistance à l’onde de choc intérieure.
Couche intermédiaire : grande résistance à la traction et bonne étanchéité
contre les huiles et autres produits chimiques contenus dans les explosifs.
Couche extérieure : bonne résistance contre l’abrasion, résistance aux rayons
UV et couche esthétique.
119
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
DÉTONATEURS NON ÉLECTRIQUES

Déplacement de l’onde de choc dans le TCOC

Initiation de l’élément pyrotechnique Détonation de la charge primaire

Détonation de la charge de base

120
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
DETONATEURS NON ELECTRIQUES
Le TCOC peut être initié par différentes méthodes :
•Un détonateur à mèche.
•Un détonateur électrique.
•Un détonateur non électrique.
•Un cordeau détonant.
•Un pistolet.
•Un équipement de tir à distance.

121
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
DETONATEURS NON ELECTRIQUES
INITIATION DES TCOC
DISPOSITIF A PERCUSSION 1890
Amorce RWS 7002 (5,68 mm Ø)

PERCUSSION BLASTING MACHINE 1890


RWS 7002 Primer (5,68 mm Ø)

Nonel Starter Gun


Shot Shell Primers No. 20

122
DynoStart DS2
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
DETONATEURS NON ELECTRIQUES
INITIATION DES TCOC

ZEB Blaster OP DynoRem Mine


Beethoven
SparkMaster
123
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
DETONATEURS NON ELECTRIQUES
Le système d’initiation non électrique se compose de détonateurs en fond de
trou et des raccords de surface associés en série ou en parallèle.

Détonateur fond de trou Raccord de surface


In-hole Detonator Connector Block 124
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
DETONATEURS NON ELECTRIQUES
Toujours se référer aux indications et recommandations du fabricant...

RACCORDS DE SURFACE CONNECTOR BLOCK, HANDI TRUNKLINE DELAY (HTD)

ms 0 9 17 25 42 67 109 176 285


DETONATEUR FOND DE TROU COURT RETARD MILLISECOND (MS), SHORT PERIOD (SP) IN-HOLE DETONATOR

ms 25 50 75 100 125 150 175 200 225 250 275 300


ms 325 350 375 400 425 450 475 500
DETONATEUR FOND DE TROU SERIE RETARD LONG PERIOD (LP) IN-HOLE DETONATOR

ms 100 200 300 400 500 600 700 800 900 1000 1100 1200
ms 1400 1600 1800 2000 2500 3000 3500 4000 4500 5000 5500 6000
125
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
DETONATEURS ELECTRONIQUES
Le détonateur électronique, utilisé depuis les années 2 000, diffère des
détonateurs électriques classiques par la présence d’un circuit intégré,
intelligent et programmable par pas de 1 ms.
Il est composé de :
•D’une puce électronique permettant :
o Le dialogue avec le système de programmation et de tir ;
o La réalisation des tests électriques pour vérifier les fonctionnalités
avant la mise à feu ;
o Le chargement des condensateurs.

126
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
DETONATEURS ELECTRONIQUES
•D’un condensateur d’alimentation pour faire fonctionner le circuit de
manière autonome pendant la décompte du délai en millisecondes.
•D’un condensateur de charge pour délivrer au moment opportun l’énergie
nécessaire à l’inflammation de la tête d’amorce (le filament est remplacé par
un composant électronique soudé sur le circuit et enrobé d’une composition
pyrotechnique).

127
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
DETONATEURS ELECTRONIQUES
Le détonateur électronique se
présente sous la même forme qu’un
détonateur électrique, il a le même
diamètre, et une longueur légèrement Puce électronique
supérieure à celle d’un détonateur et condensateur
électrique, et alimenté par deux fils Élément
pyrotechnique
électriques. Et la principale différence
est le remplacement de la composition
pyrotechnique retard par un circuit
électronique assurant cette fonction
retard.
128
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
DETONATEURS ELECTRONIQUES

DigiShot IntelliShot i-kon Axxis

129
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
DETONATEURS ELECTRONIQUES
CONSOLE DE PROGRAMMATION
ROUTEUR

Nomenclature anglaise
LOGGER
TAGGER

130
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
DETONATEURS ELECTRONIQUES
CONSOLE DE TIR
EXPLOSEUR

Nomenclature anglaise
BLASTING BOX
BLASTER

131
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
DETONATEURS ELECTRONIQUES
IntelliShot System
Ecran tactile
Tablette
Leger (2 kg)

Harness Wire

132
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
LES CORDEAUX DETONANTS
Le cordeau détonant est constitué d’une âme d’explosifs (penthrite)
enveloppée soit par une gaine de polyéthylène ou de fibre textile. Sa vitesse
de détonation avoisine les 7 000 m/s. Compte tenu de cette propriété, le
cordeau détonant peut parfois être utilisé sur certaines applications comme
cartouche amorce.

133
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
LES CORDEAUX DETONANTS
Il existe différents types de grammage.

Cordeau 5 gr/m Simple cordeau de transmission ou d’amorçage de tube d’onde de choc


Cordeau 10 à 15 gr/m Amorçage des explosifs sensibles, de type « Dynamite », amorçage de surface
Cordeau 20 à 40 gr/m Amorçage des explosifs moins sensibles, de type « Nitrate-fioul » et des émulsions
Cordeau 70 à 100 gr/m Travaux de prédécoupage

134
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
LES CORDEAUX DETONANTS
Raccordements

Nœud plat ou
Cordeau clip Demi-clef simple Demi-clef double à tête d’alouette Raccordement à un
détonateur
électrique en
respectant le sens
de détonation

Raccordement interdit
135
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
LES CORDEAUX DETONANTS
Précautions d’utilisation

136
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
LES CORDEAUX DETONANTS

137
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
LES BOOSTERS (RENFORCATEURS)
Un booster est un objet explosif destiné à multiplier l’effet du détonateur ; il
est utilisé lorsque l’explosif n’est pas ou est peu sensible à l’amorçage par un
simple détonateur. Il agit comme si l’onde de choc était amplifiée.
Il est en général constitué par une enveloppe en carton ou en matière
plastique, contenant un ou plusieurs explosifs puissants : pentrite, TNT, etc.
Il est muni d’un logement destiné à recevoir le détonateur et ses fils, ou un
brin de cordeau détonant.

138
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
LES BOOSTERS (RENFORCATEURS)

139
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
LES BOOSTERS (RENFORCATEURS)
Amorçage du booster avec un
détonateur électrique

140
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
LES BOOSTERS (RENFORCATEURS)
Amorçage du booster avec un
cordeau détonant

141
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
DIFFERENTES COMPOSITIONS DES BOOSTERS

composé1 composé2
BOOSTER PENTOLITE TNT PETN
BOOSTER OCTOLITE TNT HMX
BOOSTER HEXOLITE TNT RDX

142
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
BOOSTERS – DIAMETRES DE TROUS RECOMMANDES

143
LES SYSTEMES D’AMORCAGE
TABLEAU COMPARATIF DES DETONATEURS
DETONATEUR A MECHE ELECTRIQUE NON ELECTRIQUE ELECTRONIQUE
COMPOSITION (NONEL)

Elément d’initiation Feu - Flamme Courant éléctrique Onde de choc Courant éléctrique
Partie de la chaîne Mèche lente Câble électrique bifilaire Tube conducteur d’onde Câble électrique bifilaire
pyrotechnique de
choc
Elément de retard - Matière pyrotechnique Matière pyrotechnique Puce électronique
Retard - Court retard et long Court retard et long retard Retard à déterminer
retard prédéterminés suivant
prédéterminés le plan de raccordement
Charge primaire Azoture de Azoture de plomb Pentrite Azoture de plomb
plomb
Charge secondaire Pentrite Pentrite Tetryl Pentrite
Elément conducteur Poudre noire Fils en cuivre + filament HMX + Al Fils en cuivre 144
de (ou résistance)
Module04
LE CHARGEMENT D’UN
TROU DE MINE

145
LE CHARGEMENT D’UN TROU DE MINE

PREPARATION DU CHARGEMENT
PREPARATION D’UNE CARTOUCHE AMORCE
CHARGEMENT
REALISATION DES BOURRAGES
REALISATION DES CONNEXIONS
ADAPTATION DU CHARGEMENT PAR LE BOUTEFEU
PROCEDURE DE TIR
INCIDENTS DE TIR
MINAGES SECONDAIRES
146
LE CHARGEMENT D’UN TROU DE MINE
PREPARATION DU CHARGEMENT
Le chargement est la phase de travaux qui commence à partir du moment où
les produits explosifs sont apportés sur le chantier et qui se termine après le
raccordement de toutes les mines de la volée.
Précautions à prendre pendant le chargement
• Ne pas fumer.
• Evacuer le matériel inutile.
• Ne conserver sur place que le personnel nécessaire.
• Ne plus forer dans les zones où un fleuret risquerait de heurter un
trou déjà chargé ou en cours de chargement.
• (Ne pas utiliser les téléphones mobiles près des déto. électriques)
147
LE CHARGEMENT D’UN TROU DE MINE
PREPARATION DU CHARGEMENT
PERSONNELS AUTORISES

Boutefeu agréé

Aide-boutefeux

Sur le pas de tir, le minimum de personnes indispensables à la réalisation du


chargement et du tir.

148
LE CHARGEMENT D’UN TROU DE MINE
PREPARATION DU CHARGEMENT
MATERIELS AUTORISES
Matériels autorisés pour la vérification et la préparation des trous (MCO)
•Le décamètre lesté assure les mêmes fonctions que le bourroir à
corde.
•Le miroir et la torche électrique : ils permettent de visualiser le trou
afin d’apprécier une éventuelle déviation du forage ou de visualiser un
incident perturbant le chargement

149
LE CHARGEMENT D’UN TROU DE MINE
PREPARATION DU CHARGEMENT
MATERIELS AUTORISES
Matériels pour le chargement des mines (MCO)
•Le vérificateur de circuit de tir électrique d’un modèle agréé (courant
de mesure < 5 mA)
•Un entonnoir en plastique antistatique pour le chargement de l’ANFO
•Les bourroirs ou décamètres pour le contrôle des profondeurs et la
mise en place des explosifs et des bourrages
•De la gaine en plastique antistatique pour le chargement de l’ANFO en
présence d’eau

150
LE CHARGEMENT D’UN TROU DE MINE
PREPARATION DU CHARGEMENT
MATERIELS AUTORISES
Matériels pour faciliter le chargement
•Des gants destinés à se protéger les mains des substances irritantes
•Des lunettes enveloppantes pour la protection des yeux
•Un touret pour dérouler le cordeau détonant sans risquer de
provoquer des boucles sur celui-ci pendant la descente de la cartouche
amorce
•Une lame antiétincelles
•Un poincon antiétincelles
•Quelques pièces de bandes adhésives
•Une pelle pour réalise les bourrages 151
LE CHARGEMENT D’UN TROU DE MINE
PREPARATION DU CHARGEMENT
MATERIELS AUTORISES
Matériels pour le tir
•Une sirène pour avertir de l’imminence du tir
•Un engin de mise à feu agréé et vérifié annuellement
•Des panneaux de signalisation pour le tir
•Un abri de tir

152
LE CHARGEMENT D’UN TROU DE MINE
PREPARATION DU CHARGEMENT
DELIMITATION D’UN PERIMETRE DE SECURITE

Une zone balisée d’au moins 10 mètres au niveau du carreau supérieur et au


moins 50 mètres au carreau inférieur.

Cônes, balises, rubans, panneaux, ...

153
LE CHARGEMENT D’UN TROU DE MINE
PREPARATION DU CHARGEMENT
CONTROLE DES TROUS DE MINE

Diamètre

Profondeur

154
LE CHARGEMENT D’UN TROU DE MINE
PREPARATION D’UNE CARTOUCHE AMORCE
CARTOUCHE AMORCE
La charge d’une mine est composée d’une ou plusieurs cartouches. Celle sur
laquelle est fixé le dispositif d’amorçage (détonateur, cordeau détonant ou
booster) est appelée cartouche amorce. L’amorçage d’une charge ne doit être
fait que par une seule cartouche amorce.
Détonateur + explosif encartouché
Détonateur + cordeau détonant
Détonateur + booster

155
LE CHARGEMENT D’UN TROU DE MINE
PREPARATION D’UNE CARTOUCHE AMORCE
TYPES D’AMORCAGE

Amorçage ponctuel postérieur


Amorçage ponctuel antérieur
Amorçage latéral remontant
Amorçage latéral descendant

156
LE CHARGEMENT D’UN TROU DE MINE
PREPARATION D’UNE CARTOUCHE AMORCE
TYPES D’AMORCAGE
Amorçage ponctuel postérieur
Le détonateur est placé dans la première
cartouche de la charge, celle qui se trouve au
fond du trou. Tous les types de détonateurs
sont autorisés pour cette opération (sauf
pyrotechnique). C’est actuellement le mode
d’amorçage le plus fréquent sur tous chantiers.

157
LE CHARGEMENT D’UN TROU DE MINE
PREPARATION D’UNE CARTOUCHE AMORCE
TYPES D’AMORCAGE
Amorçage ponctuel antérieur
Le détonateur est placé dans la dernière
cartouche de la charge, celle qui se trouve la
plus proche de l’ouverture du forage. Ce type
d’amorçage est peu conseillé.

158
LE CHARGEMENT D’UN TROU DE MINE
PREPARATION D’UNE CARTOUCHE AMORCE
TYPES D’AMORCAGE
Amorçage latéral
L’amorçage se fait latéralement dans la mine. Si
le diamètre du trou est faible, l’explosif n’a pas
le temps d’atteindre sa vitesse optimale de
détonation. Le rendement sera moins bon.

Amorçage latéral remontant Amorçage latéral descendant

159
LE CHARGEMENT D’UN TROU DE MINE
PREPARATION D’UNE CARTOUCHE AMORCE
TYPES D’AMORCAGE Amorçage postérieur inverse Amorçage antérieur inverse

LES AMORÇAGES INTERDITS

Les amorçages inverses qui consistent à


inverser le sens de détonation du détonateur
dans la cartouche amorce (dans le cas d’un
amorçage antérieur de placer la charge amorce
avec un détonateur dirigé en direction de la
surface, dans le cas d’un amorçage postérieur
de placer la charge amorce avec un détonateur
dirigé vers le fond de trou.
160
LE CHARGEMENT D’UN TROU DE MINE
PREPARATION D’UNE CARTOUCHE AMORCE
TYPES D’AMORCAGE
AMORCAGES INTERDITS
Les amorçages intermédiaires qui consistent à
placer une cartouche à amorce au milieu d’un
charge. La réglementation autorise cependant
la présence d’une cartouche ou une hauteur
comparable d’explosif vrac, entre le fond du
trou et la charge amorce.
Amorçage intermédiaire Amorçage intermédiaire
interdit (plus d’1 cartouche) autorisé (maxi 1cartouche)

161
LE CHARGEMENT D’UN TROU DE MINE
CHARGEMENT

CHA

162
LE CHARGEMENT D’UN TROU DE MINE
CHARGEMENT
Mise en place de la cartouche amorce
Amorçage latéral
S’assurer que l’on dispose d’une longueur suffisante pour parcourir d’un seul
tenant toute la profondeur du trou.
Veiller à ce que le cordeau détonant ne fasse ni boucle, ni nœud.
Amorçage ponctuel
Cartouche amorce descendue avec précaution

163
LE CHARGEMENT D’UN TROU DE MINE
CHARGEMENT
Modes de chargement
Mines à ciel ouvert
•Les cartouches chargées en chute libre (cartouches, boosters)
•Les explosifs en vrac chargés par gravité (ANFO en sac de 25 kg)
•Les explosifs en vrac chargés par l’énergie pneumatique (ANFO, ANFO lourds)
•Les explosifs en vrac chargés par pompage (émulsions, ANFO lourds)

164
LE CHARGEMENT D’UN TROU DE MINE
CHARGEMENT
Modes de chargement
Mines souterraines
•Un chargement manuel cartouche par cartouche
•Un chargement manuel de tubes de pré charges
•Un chargement mécanisé d’ANFO par énergie pneumatique
•Un chargement mécanisé d’émulsion par pompage

165
LE CHARGEMENT D’UN TROU DE MINE
REALISATION DES BOURRAGES
permet à l’explosif de bien agir
évite les projections
Hauteurs de bourrage & nature du matériau doivent figurer sur le plan de tir.

Mines à ciel ouvert


Un bourrage minimum est obligatoire.
Mines souterraines
Bourrage obligatoire (mines de charbon & atmosphère explosive)
Pas de bourrage (autres cas)
166
LE CHARGEMENT D’UN TROU DE MINE
REALISATION DES BOURRAGES
Exemples de hauteurs de bourrage
(dans la ceinture de cuivre Haut-Katanga et Lualaba)

167
LE CHARGEMENT D’UN TROU DE MINE
REALISATION DES CONNEXIONS

Branchement = Compassement = Connexion = Raccordement

Nécessite beaucoup d’attentions et de vérifications

Suivant recommandations du fournisseur reportées sur la fiche technique

168
LE CHARGEMENT D’UN TROU DE MINE
ADAPTATION DU CHARGEMENT PAR LE BOUTEFEU
Failles – Cavités – Zone de moindre résistance au sein du massif
Bourrage intermédiaire
Banquette insuffisante en haut de front
Augmenter la hauteur de bourrage
Cartouche ou pierre coincées dans le trou
Faire une nouvelle cartouche amorce de même numéro, positionner
sur la pierre ou cartouche coincée, et continuer le chargement
Perte de TCOC ou de cordeau détonant dans le trou
Réaliser une nouvelle amorce avec le même numéro
169
LE CHARGEMENT D’UN TROU DE MINE
PROCEDURE DE TIR
•Préparation du chantier avant le tir
•Mise à l’abri du personnel
•Mise en place de garde-issues
•Visite du chantier avant tir
•Le poste de tir
•Signal du tir
•L’ordre du tir
•Le tir
•Délai d’attente après tir
•Vérification après tir
•L’ordre de retour au chantier 170
LE CHARGEMENT D’UN TROU DE MINE
INCIDENTS DE TIR
•Des culots, fonds de trou
•Des explosifs retrouvés dans les déblais
•Des pieds non partis
•Des surplombs
•Des projections
•Des tirs qui restent en place
•Des ratés de tir

171
LE CHARGEMENT D’UN TROU DE MINE
MINAGES SECONDAIRES

Pétardage Tir à l’anglaise Tir sous le bloc Tir mixte


Blockholing Mudcapping Snakeholing Seam Blasting

172
Module05
LA FRAGMENTATION

173
LA FRAGMENTATION

DEFINITION
GENERALITES SUR LES TRAVAUX D’EXPLOITATION
PARAMETRES DE FORAGE
EXERCICES D’APPLICATION

174
LA FRAGMENTATION
DEFINITION
C’est une opération minière qui consiste à réduire un massif rocheux en des
fragments (morceaux) de dimensions (granulométrie) acceptables afin de
permettre aux engins d’extraction, de transport et aux machines de
transformation d’œuvrer avec aisance.

Etant donné que l’explosif ne fournit son rendement optimal que confiné dans
une cavité, l’opération de fragmentation consistera d’abord à forer (forage)
des trous dans la roche, puis à y introduire correctement les explosifs pour les
faire détoner (minage).

175
LA FRAGMENTATION
GENERALITES SUR LES TRAVAUX D’EXPLOITATION
Toutes les entreprises minières ont pour objet principal l’extraction des
minerais en vue de les commercialiser soit à l’état brut ou transformé pour
réaliser un bénéfice. Pour obtenir ce minerai et le transformer dans les stands
appropriés, une série d’activités sont envisagées.

176
LA FRAGMENTATION
GENERALITES SUR LES TRAVAUX D’EXPLOITATION
La prospection est la première étape du cycle de mise en valeur du site. Elle
consiste à chercher de nouveaux gîtes minéraux. Elle a pour objet la
découverte de nouvelles sources de métaux ou de minéraux utiles et
économiquement exploitables, comme les minéraux industriels (p. ex. la silice
servant à fabriquer du verre et l’argile à la base de la céramique), le fer et les
métaux de base comme le plomb, le zinc et le cuivre, les éléments des terres
rares utilisés dans la haute technologie, et les métaux précieux et les pierres
précieuses (p. ex. l’or, le platine et le diamant).

177
LA FRAGMENTATION
GENERALITES SUR LES TRAVAUX D’EXPLOITATION
LA PROSPECTION
Elle est effectuée pour donner une évaluation générale ou détaillée du
gisement pour en déterminer les paramètres qui influent sur les décisions à
prendre, notamment :
• La richesse du minerai ou «teneur» en % du produit recherché par
rapport à la gangue ;
• Situation et importance du gisement pour déterminer son mode
d’exploitation (à ciel ouvert ou en souterrain) grâce aux paramètres ci-
après :

178
LA FRAGMENTATION
GENERALITES SUR LES TRAVAUX D’EXPLOITATION
LA PROSPECTION
• Le rapport de découverture (cas du gisement vertical)
Qst quantité de stérile
RD  
Qm quantité de min erai
• 􏰀Le taux de découverture (cas du gisement horizontal)

H st hauteur de stérile
 TD  
Pm puissance de min erai

179
LA FRAGMENTATION
GENERALITES SUR LES TRAVAUX D’EXPLOITATION
LA PROSPECTION
• Le tempérament (cas de la mine à ciel ouvert)
Qm  St quantité de min erai  stérile
T  7
Qm quantité de min erai
• 􏰀Le tempérament (cas de la mine souterraine)
Qm  St quantité de min erai  stérile
 T  7
Qm quantité de min erai

180

LA FRAGMENTATION
GENERALITES SUR LES TRAVAUX D’EXPLOITATION
LA PROSPECTION
NB : Au-dessus de 7, le gisement n’est plus exploitable à ciel ouvert.
Pour l’exploitation à ciel ouvert, deux méthodes sont utilisées :
• la méthode de gradin ou global de cratère appliquée un peu
partout ;
• la méthode des tranchées successives. Elle est appliquée
surtout à Luena dans la mine de charbon.

181
LA FRAGMENTATION
GENERALITES SUR LES TRAVAUX D’EXPLOITATION
TRAVAUX D’EXPLOITATION
Après la prospection, c’est le début de l’exploitation proprement dite qui
commence par les travaux préparatoires du champ minier.
Travaux préparatoires ces travaux vont s’atteler spécialement sur :
• le découpage du champ minier ;
• l’enlèvement des obstacles naturels et artificiels ;
• l’assèchement du champ minier ;
• la mise en place des infrastructures.

182
LA FRAGMENTATION
TECHNIQUE D’ABATTAGE EN SOUTERRAIN

183
LA FRAGMENTATION
GENERALITES SUR LES TRAVAUX D’EXPLOITATION
TRAVAUX D’EXTRACTION
Ces travaux comprennent principalement quatre opérations fondamentales :
• la fragmentation (ou abattage) ;
• le chargement ;
• le transport ;
• la mise en terril.

184
LA FRAGMENTATION
GENERALITES SUR LES TRAVAUX D’EXPLOITATION
TRAVAUX D’EXTRACTION
Dans la fragmentation à l’explosif, deux activités conjointes sont effectuées :
o le forage des cavités dans le massif rocheux ;
o l’introduction des explosifs dans ces cavités pour les faire exploser.

185
LA FRAGMENTATION
GENERALITES SUR LES TRAVAUX D’EXPLOITATION
TRAVAUX D’EXTRACTION
Il existe deux types de forage dans la recherche des gisements miniers et les
travaux publics :
o Forage primaire : il est exécuté sur un massif vierge et
inébranlable, trous généralement profonds et verticaux en vue de
procéder au premier minage dit minage primaire ;
o Forage secondaire : c’est une activité qui permet la réalisation
d’un minage complémentaire dont l’objet principal est de corriger
les hors-profils, de détruire les bosses (pieux) restées lors du
minage primaire ou encore réduire les dimensions des blocs issus
du minage primaire.
186
LA FRAGMENTATION
PARAMETRES DE FORAGE

187
LA FRAGMENTATION
PARAMETRES DE FORAGE
Catégories des terrains et leur charge spécifique
La charge spécifique d’un terrain est la quantité d’explosif de base obtenue
expérimentalement, nécessaire pour abattre correctement et de façon
bénéfique 1 m3 de la roche.

188
LA FRAGMENTATION
PARAMETRES DE FORAGE
Catégories des terrains et leur charge spécifique
Catégorie Charge spécifique
de terrain ANFO A2
2 0 210 g/m3 0 150 g/m3
2-2D 210 280 g/m3 150 200 g/m3
2D 280 420 g/m3 200 300 g/m3
2D-3 420 560 g/m3 300 400 g/m3
3 560 630 g/m3 400 450 g/m3
3-3D 630 700 g/m3 450 500 g/m3
3D 700 910 g/m3 500 650 g/m3
3D* 910 1190 g/m3 650 850 g/m3

189
LA FRAGMENTATION
PARAMETRES DE FORAGE
Définitions de paramètres de forage
On appelle V la distance entre rangées de trous voisins ou ligne de moindre
résistance ou encore largeur du banc à abattre. Elle varie en fonction de (du) :
•La dureté de la roche ;
•Diamètre du trou ;
•La hauteur du gradin ;
•Type d’explosif utilisé.

190
LA FRAGMENTATION
PARAMETRES DE FORAGE
Définitions de paramètres de forage
E est la distance entre les trous d’une même rangée. Elle varie aussi dans les
mêmes proportions que V.
E≥V
E × V s’appelle piquetage ou maille.
P est la profondeur du trou.

191
LA FRAGMENTATION
PARAMETRES DE FORAGE
NB : il faut toujours en dépassement de la profondeur des trous de mine par
rapport à la hauteur du gradin pour que la pelle exerce sans rencontrer des
pieux (bosses).
Le surforage varie avec : l’efficacité de l’explosif utilisé, la nature de la roche,
la maille de forage, la charge spécifique adoptée.

192
LA FRAGMENTATION
PARAMETRES DE FORAGE
Note : l’évaluation de grandeur des paramètres de forage en ordre porte sur :
• la charge spécifique de la roche.
• la catégorie du terrain.
• le diamètre de forage.
• la profondeur des trous.
• la hauteur du bourrage.
• la nature de l’explosif.
• la densité de chargement de l’explosif (charge linéaire).

193
LA FRAGMENTATION
PARAMETRES DE FORAGE
La densité de chargement (dch) d’un explosif est la quantité de cet explosif
contenue dans un trou de mine sur une hauteur de 1 m. Cette densité varie
avec le diamètre du trou.

194
LA FRAGMENTATION
EXERCICES D’APPLICATION
EX 1 : Soit à déterminer les paramètres de forage d’un terrain 2D des
indications suivantes :
P=10 m, Φt= 9’’7/8, Hb=4,5 m, de l’ANFO sachant que sa charge spécifique
vaut 350 g/m3.

195
LA FRAGMENTATION
EXERCICES D’APPLICATION
EX 1 : Solution

196
LA FRAGMENTATION
EXERCICES D’APPLICATION
EX 2 : Soit à déterminer les paramètres de forage avec les indications
suivantes :
T = 3D
Φt= 3’’1/2
Explosif : ANFO
Ch Sp = 870 g/m3
Hb = 2,5 m
P = 12 m
197
LA FRAGMENTATION
EXERCICES D’APPLICATION
EX 2 : Solution

198
Module06
REGLES GENERALES DE
SECURITE EN MATIERE
D’EXPLOSIFS

199
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS

APPROCHE CONCEPTUELLE DE LA SECURITE


MESURES DE SECURITE GENERALES
MESURES DE SECURITE DES MATERIELS ET ARTIFICES
PRECAUTIONS A PRENDRE AVANT LE TIR
NUISANCES
TRANSPORT DES EXPLOSIFS
EMMAGASINAGE DES EXPLOSIFS

200
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
APPROCHE CONCEPTUELLE DE LA SECURITE
Souviens-toi Boutefeu
Ta première erreur commise peut être la dernière de la vie,
car tu vas risquer ta vie et celle de tes collègues
si tu ne respectes pas les mesures de sécurité.
Boutefeu
Ne fais pas les choses comme d’habitude.
Toujours t’assurer que toutes les mesures de sécurité ont été
méticuleusement suivies.
Boutefeu
Tout ce qui n’est pas autorisé est interdit. 201
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
APPROCHE CONCEPTUELLE DE LA SECURITE
Critères d’ordres
Ces règles sont de deux ordres :
• Diminuer les risques d’explosions intempestives au maximum
pendant la manutention, le transport et la manipulation des
substances explosives ;
• Atténuer, en cas d’accident, les effets produits par l’explosion.
Principes Généraux
• Connaissance des dangers ;
• Elimination ou diminution des risques.
202
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
APPROCHE CONCEPTUELLE DE LA SECURITE
Consignes de sécurité
• Rôle : elles dictent la conduite à tenir dans chaque cas et précisent
ce qui ne doit pas être fait.
• Qualité: l’action préventive doit être à la fois physique et morale.
Aspect physique
• Déceler les anomalies et les risques permanents
• Corriger, remédier à une situation critique
• Conseiller, éduquer et former à l’aide des séances régulières de
sensibilisation, d’images, d’affiches, de films, ...
203
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
APPROCHE CONCEPTUELLE DE LA SECURITE
Aspect moral
• Apporter un changement dans les mentalités du travailleur en
engageant une lutte sans relâche contre les mauvaises habitudes.
• Porter un accent sur la gravité des accidents en général par
l’évaluation des coûts directs et indirects.

204
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
APPROCHE CONCEPTUELLE DE LA SECURITE
Remarque : l’action morale est la plus compliquée et la plus difficile à mettre
en pratique.
En effet, elle nécessite un éveil de certaines facultés dans l’ensemble chez le
travailleur à savoir :
• La volonté d’améliorer ;
• L’amour de la sécurité ;
• La conscience professionnelle caractérisée par une prise à cœur
des responsabilités.

205
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
APPROCHE CONCEPTUELLE DE LA SECURITE
Surveillance de la mine chargée
Il est interdit d’abandonner sans surveillance une mine chargée, sauf si l’accès
du chantier a été barré de façon non équivoque, uniquement pour une durée
de temps limitée au chargement de toutes les mines à mettre à feu au cours
d’un même tir.

206
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
APPROCHE CONCEPTUELLE DE LA SECURITE
Délimitation de la zone dangereuse
Il est recommandé de déterminer la zone dangereuse qui doit tenir compte
de la proximité des propriétés, des installations et de la direction du vent.
Elle doit être dotée d’une couverture suffisante et d’une protection contre les
éjections des débris.

207
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
APPROCHE CONCEPTUELLE DE LA SECURITE
Affichage d’un code des signaux audibles et visibles
Un code de signaux audibles et visibles doit être affiché à tous les endroits
d’accès au lieu de travail, ce code comprend :
• Un communiqué médiatique pour alerter la population
environnante ;
• Un signal d’avertissement avant le tir et un temps nécessaire est
accordé aux personnes pour atteindre des endroits sécurisés ;
• Un signal de mise à feu ;

208
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
APPROCHE CONCEPTUELLE DE LA SECURITE
Affichage d’un code des signaux audibles et visibles
• Un signal de fin de travaux.
• Une affiche visible de l’heure de début et de la fin des travaux.
Il est exigé d’effectuer une dernière inspection du site afin de s’assurer que
toutes les personnes ont été évacuées. En outre les heures du début et la fin
du minage doivent être affichées à l’entrée du site.

209
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
MESURES DE SECURITE GENERALES
• Respecter les distances de sécurité.
• Aucun produit explosif emballé ou en vrac ne pourra être manipulé
rudement (de façon brutale).
• Fumer est interdit dans les opérations à proximité des produits explosifs.
• Les objets produisant de flamme ou d'étincelles ne seront pas autorisés.
• Se laver les mains après chaque manipulation des produits explosifs.
• L'accès vers la zone de minage doit être contrôlé et limité à un minimum des
personnels autorisés nécessaires pour mener à bien les opérations de
minage.

210
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
MESURES DE SECURITE GENERALES
• Le boutefeu responsable ne doit en aucun cas se dessaisir de la clef (la
manivelle) de l’exploseur pendant les opérations de minage.
• En cas d’orage, l’utilisation de détonateur électrique est strictement
interdite à cause des risques de départ intempestif des charges.
• Un homme isolé (seul) ne pourra être autorisé à des opérations de minage.
• Le personnel devra éviter de respirer les vapeurs ou fumées résultant du
minage et toute absorption de poussière et de gaz produit lors de
l'explosion.

211
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
MESURES DE SECURITE GENERALES
• Il est strictement interdit de ramasser et d'emporter tous les produits
explosifs retrouvés sur terrain.
• Ne procéder à la mise à feu que quand on est sûr de l'environnement (éviter
tous les dommages collatéraux).
• Port des EPI obligatoire.

212
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
MESURES DE SECURITE DES MATERIELS ET ARTIFICES
• Les artifices de mise à feu (détonateur électrique, détonateur électronique,
détonateur à mèche) doivent être testés et programmés avant utilisation.
Toutes les mesures de sécurité inhérentes à l'emploi des artifices (mèche
lente, cordeau détonant) doivent toujours être prises.

213
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
MESURES DE SECURITE SUR LA MECHE LENTE
• Vérifier si ce n'est pas du cordeau détonant en observant l'âme :
• Mèche lente : âme noire
• Cordeau détonant : âme blanche
• Attendre que la mèche lente fuse avant de s'éloigner, la déposer aussitôt sur
le sol sans la jeter.
• Le temps de combustion de la mèche lente doit être tel que l'on puisse
regagner l'abri aux pas ordinaires, en tenant compte des difficultés du
terrain.

214
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
MESURES DE SECURITE SUR LE DETONATEUR PYROTECHNIQUE
• Ne jamais tenir un détonateur en pleine main, ni le mettre en poche, ni
l’exposer au soleil.
• Ne jamais les transporter en vrac en dehors de leur emballage ou de la boîte
à détonateur prévue.

215
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
MESURES DE SECURITE LORS D'UN RATE DE MISE A FEU PYROTECHNIQUE
• Attendre un délai minimum de 15 minutes.
• Seul le boutefeu accompagné de son aide est autorisé à se rendre sur le lieu
du raté pour rechercher la cause sans déplacer les mises à feu.
• Remédier si possible au raté en réalisant une nouvelle mise à feu et
procéder au tir.
• Si pas possible, la zone devra être barricadée jusqu’à ce qu’une solution soit
trouvée.

216
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
PRECAUTIONS A PRENDRE AVANT LE TIR
Avant de procéder à la mise à feu, le boutefeu doit prendre toute une série de
mesures importantes afin que l'explosion ne risque pas de provoquer un
accident de personnes et éventuellement des dégâts matériels.
• Il doit s'assurer qu'aucun matériel ou produit explosif n'est resté à proximité
du tir.
• Il doit assigner aux personnes des points de refuge où elles ne risquent pas
d'être atteintes par :
• des projections, directement ou indirectement,
• des chutes de blocs dues aux vibrations,
• des fumées nocives.
217
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
PRECAUTIONS A PRENDRE AVANT LE TIR
À cet effet, ne jamais oublier que les projections ont des trajectoires
paraboliques et qu'elles risquent de ricocher contre un obstacle.
• Le boutefeu doit placer des gardes pour empêcher toute pénétration dans la
zone où des projections peuvent se produire.

218
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
PRECAUTIONS A PRENDRE AVANT LE TIR
Cette opération doit être faite très soigneusement. Il convient notamment :
• d'examiner méticuleusement le site pour bien repérer tous les
accès ;
• de donner aux gardes des consignes simples et précises et surtout
de s'assurer qu'elles ont été bien comprises ;
• si nécessaire, en cas de grandes étendues à interdire, établir une
liaison radio entre le poste de tir et les gardes.

219
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
NUISANCES
L’utilisation des explosifs génère des nuisances dont il est important, en
termes de sécurité, de connaître les effets. Ces nuisances sont les
conséquences du mécanisme complexe de destruction des explosifs et de
l’abattage des matériaux.
Les nuisances dues aux tirs de mines sont de quatre ordres :
• Émission de fumées et de poussières ;
• Projections de roches ;
• Vibrations acoustiques ;
• Vibrations du sol.
220
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
NUISANCES
Délai d’attente après le tir
Le délai nécessaire à la disparition des gaz et des poussières a été fixé à cinq
minutes minimum dans les travaux de surface.
Dans les travaux souterrains, le retour au chantier ne peut se faire avant que
l'atmosphère ne soit redevenue respirable. Le délai d'attente peut donc être
très variable car il dépend de la qualité de l'installation de ventilation
artificielle.
C'est au chef de chantier (responsable de minage) qu'il appartient de
déterminer ce délai en procédant à des contrôles de toxicité de l'atmosphère.

221
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
NUISANCES
Les fumées de tir

222
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
NUISANCES
Les fumées de tir

Ces concentrations sont toujours dépassées pendant une période de quelques


minutes immédiatement après le tir dans le chantier souterrain.
223
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
NUISANCES
Production de gaz toxiques et de poussières

224
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
NUISANCES
Production de gaz toxiques et de poussières
Tous les explosifs produisent, lors de leur décomposition, des gaz toxiques :
oxyde d’azote, monoxyde de carbone, gaz carbonique, ammoniac, …
La protection contre ces gaz est assurée par :
• le respect des délais d’intervention après tir ;
• la surveillance des concentrations de ces gaz dans l’air et le
respect des seuils limites d’exposition ;
• une bonne ventilation dans les endroits confinés et le fait d’éviter
de se placer face au vent lors de tir à l’extérieur.

225
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
NUISANCES
Projections
Les projections sont causées par :
• l’insuffisance d’épaisseur de banquette ou de bourrage ;
• une quantité d’explosifs trop importante ;
• une mauvaise séquence de tir ;
• la présence de failles ou de cavités ;
• le choc entre les matériaux déplacés ;
• les rebonds.

226
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
NUISANCES
Les paramètres influant sur la maîtrise des vibrations sont :
• la charge unitaire ;
• la distance entre le tir et le capteur ;
• la surface libre ;
• le confinement de l’explosif ;
• la séquence de tir ;
• la précision des détonateurs.

227
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
NUISANCES
Dans l’air : la surpression aérienne et le bruit
Cette surpression peut être réduite en :
• diminuant la charge unitaire du tir ;
• réalisant un amorçage fond de trou ;
• améliorant le confinement de l’explosif ;
• profitant des conditions météorologiques favorables ;
• évitant les tirs de débitage secondaires (pétardage).

228
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
NUISANCES
Instabilités du terrain
Le tir d’abattage est conçu de telle sorte que les effets arrières soient les plus
faibles possibles. Les effets arrières sont les conséquences sur l’arrière du
front de l’ébranlement engendré par le tir : déstabilisation des couches
arrières, fissurations, …
On en distingue donc plusieurs sortes :
• des instabilités surfaciques : bloc en équilibre instable ;
• des instabilités volumiques : surplomb instable, glissement de couches de
terrain.

229
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
NUISANCES
Instabilités du terrain
Pour prévenir ces instabilités, il faut :
• étudier précisément la géologie et la morphologie du terrain et
déterminer les zones d’attaque des tirs de façon à minimiser les
risques d’instabilités ;
• réaliser des séquences de tir en adéquation avec la nature du
terrain ;
• minimiser les hauteurs de front de taille.

230
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
NUISANCES
Instabilités du terrain
Pour se protéger contre ces instabilités, il faut prévoir :
• la purge des fronts (mine souterraine) ;
• la rectification des fronts de tir en cas de surplomb (mine à ciel
ouvert) ;
• la maîtrise de la puissance de l’explosif ;
• l’usage de techniques de tir adaptées ;

231
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
NUISANCES
Instabilités du terrain
Pour se protéger contre ces instabilités, il faut prévoir :
• l’utilisation des techniques de découpage consistant à créer
artificiellement des discontinuités sur lesquelles se réfléchiront les
ondes ;
• la limitation dans l’usage de l’énergie de choc au profit de celle
des gaz par le choix d’explosif peu brisant ;
• l’optimisation de la chronologie de tir afin de créer le maximum
de surfaces libres ;
• Le soutènement (mine souterraine).
232
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
TRANSPORT DES EXPLOSIFS
Dispositions générales
Les présentes dispositions sont applicables à tous transports autres que les
transports à l’intérieur des fabriques d’explosifs réglés par le permis
d’exploitation.
Les permis d’emmagasinage ne sont accordés qu’à des organismes ou des
personnes notoirement connus comme ayant besoin d’explosifs, soit pour
l’exercice de leur commerce ou de leur industrie, soit pour un travail
déterminé.

233
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
TRANSPORT DES EXPLOSIFS
Consignes générales dans le transport
• Il ne peut y avoir de feu à moins de 10 m de l’endroit où se font les
manipulations des produits explosifs. L’accès dans cette zone, préalablement
nettoyée et débarrassée de toute matière combustible, est interdit au public
et, il y est défendu de fumer,
• Les précautions nécessaires doivent être prises pour éliminer le danger dû
aux étincelles des cheminées et des tuyaux d’échappement d’engins
moteurs se trouvant dans ce même rayon,
• Les véhicules utilisés pour le transport des produits explosifs doivent être en
excellent état de fonctionnement à tous égards et doivent être propres au
transport des explosifs et capables d’effectuer ledit transport sans danger, ils
234
doivent avoir été complètement préparés pour la route.
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
TRANSPORT DES EXPLOSIFS
Transports interdits
Le transport des produits explosifs suivants est interdit :
• la nitroglycérine non mélangée avec un absorbant ;
• les explosifs laissant exsuder la nitroglycérine ;
• les cartouches amorcées de tous les explosifs ne rentrant pas dans
la classe des munitions de sûreté ;
• les fulminates et poudres fulminantes non renfermés dans des
capsules ;
• le picrate de potassium ;
235
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
TRANSPORT DES EXPLOSIFS
Transports interdits
• l’acide picrique contenant des impuretés qui le rend moins stable
que lorsqu’il est chimiquement pur ;
• les explosifs contenant à la fois un sel d’ammonium et un chlorate ;
• les artifices contenant du phosphore jaune ou blanc ;
• Les artifices de mise à feu et d’autres substances explosives.
• Interdiction de transporter des produits explosifs :
• en même temps que des voyageurs ;
• dans un véhicule à essence.
236
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
TRANSPORT DES EXPLOSIFS
Dérogations
Transport simultané des détonateurs et des produits explosifs
En cas de transport simultané des produits explosifs et des détonateurs, ces
derniers doivent être placés dans un coffre situé dans le véhicule de façon à
être éloigné le plus possible des substances explosives.
Le coffre a pour rôle de contenir les effets d'une activation accidentelle des
détonateurs et n'est efficace que s'il est tenu fermé. De ce fait, il ne peut être
ouvert lorsque les explosifs sont situés à proximité.
En conséquence, on doit d'abord décharger les explosifs avant d'ouvrir le
coffre et se servir des détonateurs et, inversement, charger les explosifs après
que les détonateurs aient été placés dans le coffre soigneusement refermé.
237
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
TRANSPORT DES EXPLOSIFS
Types de véhicules
Le transport des matières et objets explosifs ne peut se faire que dans des
véhicules agréés spécifiquement pour ces transports : EX/II et EX/III.
Le type de véhicule choisi dépend de la masse de matière explosible transportée.
Nota 1 : tout véhicule est équipe d’un moteur de type Diesel situé en avant de la
paroi avant du chargement.
Nota 2 : pour le transport de matières pulvérulentes susceptibles de s’écouler
librement, le plancher du véhicule doit comporter une surface ou un revête
ment non métallique.

238
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
TRANSPORT DES EXPLOSIFS
Tonnages de véhicules
Selon l’ordonnance-loi n°43/266 du 8 aout 1955
Trains (locomotives à vapeur < 100 000 kg, traction électrique, diesel ou diesel
électrique < 300 000 kg)

Accord relatif au transport international des marchandises dangereuses par route (ADR)
Division 1.1 1.2 1.3 1.4 1.5-1.6
Unité de
transport Groupe de
= 1.1 A ≠ 1.1 A ≠ 1.4 S = 1.4 S
compatibilité
EX/II 6,25 1 000 3 000 5 000 15 000 illimitée 5 000
EX/III 18,75 16 000 16 000 16 000 16 000 illimitée 16 000
239
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
TRANSPORT DES EXPLOSIFS
Types de véhicules

Selon ADR
EQUIPEMENTS SPECIFIQUES EX/II EX/III
Coupe circuit de batterie X
Batterie protégée X X
Freinage antiblocage et d’endurance X X
Limiteur de vitesse (véhicules de > 3 500 kg X X
Moteur à allumage par compression X
Chauffage d’appoint homologué X X
Cabine séparée du compartiment de charge X X
240
Compartiment de charge verrouillable X X
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
TRANSPORT DES EXPLOSIFS
Types de véhicules

TYPE EX/II
- véhicule couvert ou bâché
- fermé par des panneaux rigides et verrouillables
- bâche imperméable et difficilement inflammable
- résistante au déchirement.
241
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
TRANSPORT DES EXPLOSIFS
Types de véhicules

TYPE EX/III
- véhicule entièrement couvert «type fourgon»
- portes avec joints à recouvrement
- toutes les ouvertures doivent être verrouillables
- caisse solide, résistante à la chaleur et aux flammes
- plancher sans interstice.
242
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
TRANSPORT DES EXPLOSIFS
Consignes écrites

243
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
TRANSPORT DES EXPLOSIFS
Document de transport

244
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
EMMAGASINAGE DES EXPLOSIFS
Dispositions Générales
Tous les explosifs doivent obligatoirement être stockés dans des bâtiments
appropriés et aménagés à cet usage. L’ensemble ou le groupement d’un
certain nombre de dépôts donnés s’appelle dynamitière ou poudrière. Quelle
que soit l’intention ou le motif, on ne peut jamais stocker des explosifs en
dehors de ces bâtiments reconnus officiellement et agréés par le
gouvernement.

245
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
LES DEPOTS D’EXPLOSIFS SELON L’ORDONNANCE 43/266 DU 8 AOUT 1955
Les dépôts de produits explosifs sont rangés en 3 catégories distinctes :
1. Les dépôts superficiels
2. Les dépôts enterrés
3. Les dépôts souterrains

246
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
LES DEPOTS D’EXPLOSIFS SELON L’ORDONNANCE 43/266 DU 8 AOUT 1955
1. les dépôts superficiels : constitués par une construction reposant sur la
surface du sol ;

247
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
LES DEPOTS D’EXPLOSIFS SELON L’ORDONNANCE 43/266 DU 8 AOUT 1955
2. les dépôts enterrés : constitués d’une ou plusieurs chambres de dépôts
couverts de remblais ou creusés dans le terrain et ne communiquant avec
aucun chantier souterrain en activité ;

248
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
LES DEPOTS D’EXPLOSIFS SELON L’ORDONNANCE 43/266 DU 8 AOUT 1955
3. les dépôts souterrains : situés dans une galerie en communication avec un
chantier souterrain en activité.

249
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
ZONES DE SECURITE AUTOUR DES DEPOTS

Distance de sécurité intérieure

Distance de sécurité extérieure

250
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
ZONES DE SECURITE AUTOUR DES DEPOTS
Distance de sécurité intérieure
Tout dépôt superficiel ou enterré devant contenir des produits explosifs doit
être isolé et se trouver à une distance suffisante des autres dépôts de
produits explosifs, afin qu’un accident survenant à l’un de ces bâtiments
n’entraîne ni l’explosion, ni l’incendie des bâtiments voisins.
L  1,125 3 W
L distance entre deux magasins de substances explosives exprimée en
mètres
W poids de dynamite exprimé en kilogrammes ou poids équivalent de

dynamite
251
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
ZONES DE SECURITE AUTOUR DES DEPOTS
Distance de sécurité extérieure
En outre, tout dépôt superficiel ou enterré doit se trouver à une distance
suffisante des usines, agglomérations, lieux publics, voies de communication
pour qu’un accident survenant à un de ces bâtiments n’entraîne pas de dégâts
inacceptables dans le voisinage.

252
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
W [kg] L [m] R1 [m] R2 [m] R3 [m]
ZONES DE SECURITE AUTOUR DES DEPOTS 25 3,5 7,5 15 24
50 4,5 11 22 38
L distance entre 2 magasins de substances 75 5 15 29 49
explosives 100 5,5 18,5 36 60
150 6 25 50 85
Zone 1 intérieur R1 200 7 30,5 61 102
250 7,5 35 69,5 116
Circulation nécessaire au service du dépôts 300 8 39 76,5 127
350 8 42 83 137
Zone 2 entre cercles de rayons R1 et R2 400 8,5 45 88 147
450 9 47 91,5 154
Routes et chemins de fer appartenant au 500 9 48,5 95 157
600 9,5 50 98,5 164
détenteur du dépôt 700 10 51,5 102 169
Zone 3 entre cercles de rayons R2 et R3 800 10,5 53 106 174
900 11 54,5 110 179
Routes, chemins, sentiers et chemins de fer 1 000 11,5 56 114 184
2 000 14,5 66 132 220 253
publics ou privés 3 000 16,5 70 146 237
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
ZONES DE SECURITE AUTOUR DES DEPOTS W [kg] L [m] R1 [m] R2 [m] R3 [m]
4 000 18 74 154 249
L distance entre 2 magasins de substances 5 000 19,5 77 161 259
explosives 6 000 20,5 80 168 269
7 000 22 83 175 278
Zone 1 intérieur R1 8 000 22,5 86 180 287
9 000 23,5 88,5 185 296
Circulation nécessaire au service du dépôts 10 000 24,5 91 190 305
15 000 28 105 218 355
Zone 2 entre cercles de rayons R1 et R2 20 000 31 119 243 402
25 000 33 132 266 444
Routes et chemins de fer appartenant au 30 000 35 144 287 479
40 000 38,5 159 320 533
détenteur du dépôt 50 000 41,5 166 334 556
Zone 3 entre cercles de rayons R2 et R3 100 000 52,5 196 390 655
150 000 60 216 430 725
Routes, chemins, sentiers et chemins de fer 200 000 66 235 468 790
250 000 71 250 505 855 254
publics ou privés 300 000 75,5 265 538 915
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
GESTION DES DEPOTS D’EXPLOSIFS
Concept organisationnel
Les dépôts sont placés sous la gestion de l’exploitant ou d’un agent
spécialement désigné à cette fin.
Seul le gestionnaire de la dynamitière doit être en possession des clés
donnant accès aux différents dépôts de la dynamitière, ou à défaut, son
remplaçant désigné par le chef hiérarchique à l’aide d’une note.
Il est chargé des réceptions et des sorties dans les dépôts suivant la règle de
PREMIERE ENTREE – PREMIERE SORTIE ou ˮFIFOˮ (First in – First Out).

255
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
TENUE DES REGISTRES
Le gestionnaire tient, pour chaque type d’explosif un registre dans lequel il
inscrit jour par jour, sans blancs ni ratures, les quantités des produits entrées
et sorties.
Pour chaque entrée et sortie, ces registres mentionnent :
• la date ;
• la provenance ou la destination ;
• la quantité des produits sortant ou entrant ;
• le solde.

256
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
VISA DES REGISTRES
Les registres sont visés et signés aux moins une fois par mois par :
• l’exploitant ou l’un des chefs hiérarchiques du gestionnaire
mandaté par l’exploitant ;
• l’Inspecteur de l’Afridex.

257
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
TENUE DES FICHES
Pour chaque type d’explosif, le gestionnaire tient à l’intérieur du dépôt, une
fiche qui reprend exactement les mouvements inscrits dans le registre.
Contrôle physique
A la fin de chaque semaine au moins, le gestionnaire doit procéder au
contrôle physique des stocks en les comparants aux données des registres et
des fiches.
N.B. : Toute anomalie constatée devra être signalée dans le meilleur délai au
chef hiérarchique qui prendra les dispositions qui s’imposent.

258
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
LES DEPOTS D’EXPLOSIFS ET LA SURETE DE L’ETAT
Mesures à prendre en cas de troubles
Les autorités territoriales ont le droit, en cas de troubles ou de toute menace
contre la sécurité publique, de faire évacuer le contenu des dépôts d’explosifs
pour assurer la dite sécurité.

259
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
DISPOSITIONS SPECIALES AUX DEPOTS SUPERFICIELS
Catégories
Les produits contenus dans un même bâtiment devront appartenir à une
seule des classes et catégories citées au chapitre 2. En outre, il est interdit
d’empiler des produits explosifs de compositions chimiques différentes.
• Précautions contre la malveillance et les vols
• Les dépôts sont construits de façon à être garantis contre la
malveillance et les vols.

260
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
VENTILATION DES DEPOTS
Les bâtiments doivent être ventilés efficacement. Les évents ou cheminées
d’aération doivent être munis à l’intérieur d’un treillis métallique à mailles
suffisamment serrées pour arrêter les étincelles et à l’extérieur, d’un solide
grillage protecteur.

261
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
PROTECTION DES DEPOTS CONTRE LA FOUDRE
Un coup de foudre est une décharge électrique entre un nuage orageux et la
terre ; il est toujours accompagné de phénomènes calorifiques et lumineux
qui constituent l’éclair. L’intensité instantanée du courant qui apparait alors
peut être de quelques milliers d’ampères et la tension se chiffre par centaines
de millions de volts.
Si la foudre tombe sur un atelier où sont entreposées des substances
explosives, elle peut provoquer leur explosion. Il sera donc nécessaire de
protéger de tels bâtiments contre la foudre d’une façon efficace qui est
prescrite par le permis d’exploitation.

262
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
PROTECTION DES DEPOTS CONTRE LA FOUDRE
Ces installations (paratonnerres) sont constamment maintenues en bon état.
Pour assurer la protection d’un bâtiment contre la foudre, divers dispositifs
sont utilisés :
• Paratonnerre à tige.
• Paratonnerre à réseau simple.
• Paratonnerre à cage de Faraday.
N.B. : Toute anomalie constatée devra être signalée dans le meilleur délai au
chef hiérarchique qui prendra les dispositions qui s’imposent.

263
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
PROTECTION DES DEPOTS CONTRE LA FOUDRE
Paratonnerre à tige

Paratonnerre à réseau simple

Paratonnerre à cage de Faraday

264
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
DISPOSITIONS DES CAISSES OU BARILS DANS LES DEPOTS
• Sauf stipulations spéciales du fabricant, les caisses sont couchées
horizontalement, bien calées et empilées sur une hauteur de 1,60 m au
plus, comptée à partir du sol du dépôt. Les barils qui doivent reposer sur
leurs fonds, peuvent être empilés sur une même hauteur ;
• La disposition générale des piles de caisses ou barils doit être telle qu’il y ait
toujours devant au moins l’une des faces de ces piles une allée de 0,70 m de
largeur de façon que chaque rangée puisse être facilement inspectée ;

265
REGLES GENERALES DE SECURITE EN MATIERE D’EXPLOSIFS
DISPOSITIONS DES CAISSES OU BARILS DANS LES DEPOTS
• Les caisses ou barils doivent se trouver à une certaine distance des parois de
façon à éviter l’action de l’humidité ;
• Ils sont placés sur des palettes solides, en matière plastique ou en bois dont
tous les clous en fer dont il est fait usage auront leur tête noyée de 2 mm au
moins et recouverte de mastic.

266

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