Étude des signaux lumineux en scintillateurs
Étude des signaux lumineux en scintillateurs
Stage de M2
Auteur : Encadrant :
Idir BOUCHENEB Olivier STEZOWSKI
25 Juin 2014
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Remerciements
Je tiens à remercier tous les enseignants que j’ai eu, ici en France ou en Algérie, d’avoir partagé
leurs connaissances et leur savoir qui m’ont donné les moyens, l’envie et la curiosité de comprendre
(en partie) la physique et d’aimer cette science.
Je remercie mes parents et toute ma famille, pour tous leurs sacrifices et la patience qu’ils ont eu
pour que je puisse atteindre mes objectifs et de m’avoir encouragé à poursuivre dans la voie que j’ai
choisie.
Je remercie tous mes amis et plus particulièrement Ali, Alexiane, Gaby, Ghani, Guillaume, jérôme,
Lounis, Nabil, Sabrina et Victor (j’en ai certainement oublié quelques uns), avec qui j’ai apprécié
chaque seconde passée à discuter de la science, de la société, de la politique ou tout simplement de la
vie.
Je remercie tous les membres de l’UCBL et de l’IPNL, particulièrement du groupe Matière
Nucléaire pour leur accueil chaleureux et toutes les aides qu’ils m’ont apportées. Je remercie Olivier
pour avoir été un très bon encadrant, pour sa patience (il en a fallu pour comprendre ce que je
disais), ses conseils et tout ce qu’il m’a appris. Je remercie Clément, Émeline, Guillaume et Iulia
avec qui j’ai partagé beaucoup de bons moments et plus particulièrement les pauses cigarettes. Je
remercie Camille et Daniel pour leurs cours de Physique Nucléaire et l’aide qu’ils m’ont apportée
pendant mon stage. Je remercie aussi Nadine pour son aide et son accueil.
3
4
Introduction
Suite à la découverte des rayons X par Rögen, en 1895, grâce à la fluorescence visible de
K2 P t(CN )4 sur une plaque de verre, et leur utilisation devenue très fréquente, des méthodes de
détections plus efficaces devaient être mises en place pour pouvoir exploiter pleinement ces rayons. En
effet, indécelable à l’œil, ces nouveaux rayons avaient été accompagnés par la fabrication de nouveaux
matériaux capables de les absorber efficacement et dont le développement a donné naissance aux
scintillateurs.
Sous condition que la particule incidente aie assez d’énergie pour ioniser un atome dans le
matériau scintillateur, celui-ci est capable de convertir cette énergie en lumière visible ou proche du
visible, qu’on appelle lumière de scintillation ou photons de scintillation. Les photons de scintillation
peuvent être collectés dans un photomultiplicateur et transformés en un signal électrique mesurable.
Il existe cinq types de scintillateurs : Les scintillateurs liquides, les plastiques, les verres, les gaz
inertes et finalement les cristaux inorganiques[7] dont fait partie les scintillateurs de la présente étude,
et auquel feront références les termes scintillateur et cristal dans la suite de ce document.
Le détecteur que nous avons été amenés à étudier pendant mon stage est un calorimètre développé
par la collaboration PARIS pour SPIRAL2[9] (Système de Production d’Ions Radioactifs en Ligne de
2ème génération), qui l’utilisera dans le domaine de la physique nucléaire en raison de ses bonnes
caractéristiques.
⇒ ⇒
Comme exposé sur le figure (1.a), le scintillateur de base est composé de deux cristaux, le LaBr3
de petite profondeur et le NaI de grande profondeur, collés optiquement l’un à l’autre, qu’on appelle
configuration phoswich. En raison du prix élevé du LaBr3 , le choix de cette configuration s’imposait
pour contrer sa petite profondeur, alors des tests ont été effectués et le NaI s’est avéré le meilleur
compagnon dans cette configuration.
Ensuite, le phoswich est recouvert d’une mince couche réfléchissante puis encapsulé dans de
l’aluminium qui servira à mettre en place des clusters (3 × 3) comme on peut le voir sur la figure
(1.b). Ces clusters seront finalement montés pour obtenir un multidétecteur (voir figure (1.c)) de
forme compacte qui permet d’optimiser les paramètres de détection et qui recouvre un angle solide
le plus large.
Mon stage est donc porté sur l’étude des signaux lumineux provenant de ce phoswich, principale-
ment pour étudier les effets de la configuration phoswich sur les cristaux.
Donc, dans ce document seront présentés les résultats que nous avons obtenus au cours de mon
stage, des vérifications et confirmations ou infirmations des résultats obtenus, grâce à des simulations
ou des signaux expérimentaux, des précédents stagiaires ayant travaillés sur ce sujet[3][5][4] . Avant
d’entreprendre l’exposition de ces résultats, je commencerai par présenter, dans le chapitre 1,
les différents processus d’interaction des particules incidentes avec la matière du scintillateur, le
5
6
fonctionnement des détecteurs à la création des photons de scintillation, les propriétés des cristaux
scintillants et finalement des observables caractérisant la qualité d’un détecteur. Dans le chapitre
2, je définirai l’expérience par laquelle ont été générés les signaux que nous avons étudiés ainsi que
les conditions dans lesquelles elle a été menée, et je finirai ce chapitre par les vérifications que nous
avons effectuées sur ces données. Dans le chapitre 3, j’exposerai les résultats que nous avons obtenus
grâce aux études sur l’aspect énergétique et temporel des données. Le chapitre 4 sera basé sur les
simulations effectuées pendant mon stage, je commencerai par exposer un cadre général sur ces
simulations et les résultats que nous en avons tirés.
Table des matières
Introduction 5
1 Notions physiques 9
1.1 Les différents processus d’interaction des photons incidents avec la matière : . . . . . 9
1.1.1 L’effet photoélectrique : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.1.2 La diffusion Compton : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.1.3 Création de paire : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.2 Fonctionnement d’un scintillateur et génération du signal : . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.2.1 Le scintillateur : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.2.2 Émission et collection du signal : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.3 Les propriétés des scintillateurs : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.4 Les observables caractéristiques d’un détecteur : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.4.1 Efficacité : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.4.2 Résolution : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.5 Le cristal LaBr3 : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.6 Temps de montée et temps de décroissance - ajustement des signaux : . . . . . . . . 14
1.6.1 Méthode 1 - ajustement des signaux un par un : . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.6.2 Méthode 2 - ajustement de Imax = f (E) : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
4 Les simulations 29
4.1 Quelques notions sur les simulations sous GEANT4 : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
4.2 Définition des paramètres de simulation utilisés : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
4.2.1 La géométrie du détecteur : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
4.2.2 La physique du détecteur : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
4.2.3 Les actions de la simulation : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
4.3 Etudes de l’aspect temporelle des signaux de simulation : . . . . . . . . . . . . . . . 30
4.3.1 Études des signaux à leurs créations : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
7
8 TABLE DES MATIÈRES
A Appendices 37
A.1 Calcul du maximum du signal : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
A.2 Spectre d’énergie d’une source de 60 Co 137 Cs : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
A.3 Application de la méthode de séparation des signaux : . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
Chapitre 1
Notions physiques
9
10 CHAPITRE 1. NOTIONS PHYSIQUES
La physique du fonctionnement d’un détecteur à scintillation peut être découpée en deux parties,
d’abord l’interaction de la particule avec le détecteur dont il faut comprendre les différents processus
afin de remonter aux caractéristiques de la particule incidente, puis la partie génération du signal
qui décrit la création des photons de scintillation et leur transport vers le photomultiplicateur.
1.2.1 Le scintillateur :
Notre étude se porte sur les scintillateurs inorganiques, spécialement le LaBr3 et son couplage
avec le NaI, et la compréhension de comportement de ce phoswich à la détection d’un rayon γ.
Lorsqu’une particule incidente entre dans le cristal, et si elle a une énergie suffisante, elle ionise
un atome dans le matériau et fait passer l’électron arraché de la bande de valence vers la bande
de conduction, créant par cet effet une paire électron-trou primaire. L’électron primaire possède
une énergie suffisante pour générer dans sa course des électrons-trous secondaires par collisions. Ce
processus se poursuit jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’énergie suffisante pour ioniser d’autres atomes.
Par la suite, une nouvelle étape est enclenchée, la thermalisation, pendant laquelle les électrons
reviennent vers le bas de la bande de valence en émettant des photons dont l’énergie est la différence
entre l’état initial et l’état final.
Cependant, ce processus génère des photons d’énergies assez importantes pour pouvoir ioniser
d’autres atomes, ainsi les photons ont de fortes probabilités d’être réabsorbés. Pour résoudre ce
problème, des impuretés sont introduites dans le cristal, jouant le rôle d’un activateur, qui donnent
lieu à des niveaux d’énergie métastables supplémentaires entre la bande de conduction et la bande de
valence, et ainsi la désexcitation de l’électron se fait en plusieurs parties, ce qui permet de produire
des transitions à énergies plus petites.
Désormais, avec l’introduction de ces impuretés, le détecteur est caractérisé par les nouveaux
états stables, apportant au détecteur des propriétés qui peuvent être retrouvées dans les signaux
collectés, comme nous allons le voir dans le prochain chapitre.
1.3. LES PROPRIÉTÉS DES SCINTILLATEURS : 11
Le fait que les photons générés soient optiques est très important car, devant être dirigés vers le
photomultiplicateur, lorsqu’ils tentent de s’échapper, ils seront renvoyés vers l’intérieur du détecteur
grâce à une couche réfléchissante déposée sur les parois du détecteur, ce qui est possible seulement
si la lumière est visible. Une autre raison de l’importance des photons optiques est le fait que les
photomultiplicateurs sont plus efficaces dans cette bande d’énergie.
L’interaction des rayonnements γ avec la matière a lieu suivant les différents processus abordés
plus haut, l’énergie déposée par le photon incident ne correspond pas toujours à son énergie initiale,
et afin de pouvoir correctement l’extraire et la reconstituer, il est important de comprendre ces
différentes interactions du photon avec la matière du détecteur.
I(t > 0) = aIγ1 i(t, τm1 , τd1 , N1 ) + (1 − a)Iγ2 i(t, τm2 , τd2 , N2 ) (1.3)
Où les τmi et τdi représentent respectivement les temps de montée et les temps de décroissance
de chaque cristal. Le facteur a (a <= 1) permet de pondérer les proportions de chaque distribution
dans le signal.
La différence de temps entre la composante montante et la composante décroissante du signal,
comme nous allons le voir, apparait clairement dans les signaux où, après les temps de montée qui
sont rapides, la décroissance est exponentielle avec un temps de décroissance long. Cependant, comme
dans le cas de NaI, on observe parfois deux temps de décroissance caractéristiques, une composante
lente et une composante rapide, qui peuvent s’expliquer par le fait que les milieux activateurs opèrent
suivant trois processus créant trois effets différents :
– Luminescence : L’électron retourne dans l’état fondamental en émettant de la lumière, ce
processus forme la composante rapide.
– Trapping : L’électron, dans ses étapes de désexcitation, peut revenir dans la bande de conduc-
tion en absorbant de l’énergie thermique, pour finalement revenir dans son état fondamental, ce
qui prend du temps contrairement à la luminescence. Ce processus forme donc la composante
lente.
– Quenching : L’électron dissipe son énergie sous forme thermique et n’émet donc pas de
rayonnement.
1.4.1 Efficacité :
Lorsque une particule entre en interaction avec le détecteur, il n’est pas toujours possible de la
détecter, encore moins lorsque l’on veut détecter des particules émises par une source éloignée, c’est
à dire prendre en compte la forme du détecteur et son emplacement par rapport à cette source et où
des particules peuvent passer à coté ou ne pas atteindre le détecteur.
À ceci s’ajoute le fait que la détection d’une particule dépend aussi de sa nature, de son énergie
et de la nature de la matière de détecteur. C’est à dire que le processus d’interaction avec la matière
et la section efficace d’interaction d’un photon, d’un neutron ou d’une particule chargée par exemple
sont différents.
Pour ces raisons on définit plusieurs efficacités pour rendre compte de ces différentes contraintes,
ici nous allons en énumérer quatre.
L’efficacité intrinsèque :
L’efficacité intrinsèque est définie comme le rapport du nombre de particules détectées par le
nombre de particules atteignant le détecteur.
Ndétectées
int = (1.4)
Nentrants
Ce rapport caractérise donc l’efficacité d’un détecteur à émettre un signal lorsqu’une particule
entre dans le détecteur.
1.5. LE CRISTAL LABR3 : 13
Efficacité absolue :
L’efficacité absolue est le rapport entre le nombre de particules détectées et le nombre de particules
émises par une source isotropique.
Ndétectées
abs = (1.5)
Némises
Elle prend donc en compte la géométrie du détecteur et l’efficacité intrinsèque, on peut ainsi la
définir comme :
abs = int géo (1.6)
où géo est l’efficacité géométrique, qui dépend de la fraction de l’angle solide par lequel le détecteur
voit la source.
Npic
pic =
Némises
Npic pic
p.o.t = = (1.7)
Ndétectées abs
1.4.2 Résolution :
La précision par laquelle est détectée l’énergie de la particule incidente est définie par la résolution.
L’énergie détectée ne correspond pas toujours à l’énergie de la particule incidente, mais celle-ci suit
la loi statistique d’une gaussienne lorsque l’on veut détecter un nombre important de particules ayant
la même énergie.
La distribution en énergie de ces particules est donnée par :
(E−E0 )2
f (E) = N0 e 2σ 2 (1.8)
où :
– N0 : La hauteur du pic.
– E0 : L’énergie correspondant au maximum du pic.
– σ : une constante reliée à la largeur du pic.
Avec une statistique suivant cette loi, on peut définir la résolution d’un détecteur par :
∆E
R= (1.9)
E
Avec ∆E la largeur à mi-hauteur du pic.
L’un des isotopes de l’un de ces constituants, le 138 La, abondant à 0, 09%, possède une période
de demie vie de 5, 025 × 1010 années. Il est instable et donne alors une self-activité au cristal qui
peut apparaitre dans les spectres d’énergie. Le 138 La se désintègre dans 66, 4% des cas par capture
électronique en 138 Ba*. Ce dernier, retournant à son état fondamental, émet un photon de 1436 keV.
Dans les 33, 6% des cas qui restent il se désintègre, par émission β − , en 138 Ce* qui retrouve son état
fondamental en émettant un photon de 786keV.
L’expérience, récupération et
vérification des données
2.1 L’expérience :
L’expérience qui a été faite cette année a déjà été réalisée en 2013, mais l’utilisation d’un
préamplificateur n’a pas permis une étude approfondie des signaux.
Figure 2.1 – Figures représentant l’expérience : elle consiste à faire un scan sur la profondeur du
phoswich. En : rouge) LaBr3 , blue) NaI, noir) Photomultiplicateur.
15
16 CHAPITRE 2. L’EXPÉRIENCE, RÉCUPÉRATION ET VÉRIFICATION DES DONNÉES
Amplitude (a.u)
Amplitude(a.u).
6000
200
5000
4000
150
3000
100
2000
1000
50
0
0 1000 2000 3000 4000 5000
Temps(*10ns). 0
600 700 800 900 1000 1100 1200 1300 1400
Temps (ns)
(a)
(b)
Figure 2.2 – Figures représentant les 50 premiers signaux extraits des données : a) De l’expérience
menée l’année dernière où un préamplificateur a été utilisé. b) De l’expérience de cette année où le
préamplificateur a été supprimé afin d’avoir les signaux moins déformés.
4500 htemp
Entries 150000
4000 Mean 2823
RMS 480.8
3500
3000
2500
2000
1500
1000
500
0
500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000 4500
temps de dcoirssance (*10ns)
Figure 2.3 – Figure représentant la distribution des temps de décroissance des signaux collectés en
2013. La distribution présente un pic autour de 280 ns, qui caractérise le temps de décroissance du
préamplificateur.
d’enregistrer chaque signal dans un histogramme, code que nous avons amélioré au cours du temps.
Le programme est divisé en cinq classes C + +, chacune héritant de la précédente et à laquelle nous
ajoutons des informations spécifiques à une tâche que nous voulons effectuer. Notre choix pour cette
méthode permet la réutilisation de notre programme par d’autres personnes, car il offre beaucoup de
méthodes permettant de l’adapter à des cas spécifiques, lui permet d’effectuer tous les tests que nous
avons faits pendant le stage, et lui facilite les modifications ou améliorations.
Après la récupération des données, nous avons fait des tests sur les signaux pour vérifier leurs
stabilités.
Entries 150000
1600 Constant 1538
Mean 607.6
1400 Sigma 0.07561
1200
1000
800
600
400
200
0
607.3 607.4 607.5 607.6 607.7 607.8 607.9
Amplitude (u.a)
Distribution des debuts des signaux de le NaI Distribution des debuts des signaux dans le LaBr3
Coups
Coups
3500
900
3000
800
700 2500
600
2000
500
400 1500
300
1000
200
500
100
0 0
0 200 400 600 800 1000 1200 1400 800 850 900 950 1000
Debut du signal (ns) Debut du signal (ns)
(a) (b)
Figure 2.5 – Figures représentant la distributions des positions des débuts des signaux : a)Dans le
NaI. b)Dans le LaBr3 .
Cependant, dans notre cas, ce n’est pas la stabilité de la position des pulses sur la fenêtre qui nous
importe du moment où ces pulses sont pris dans leur totalité et que nous possédons des algorithmes
qui permettent de retrouver cette position.
Coups
10000 7000
6000
8000
5000
6000
4000
3000
4000
2000
2000
1000
0 0
10000 20000 30000 40000 50000 5000 10000 15000 20000 25000 30000 35000
Energie (u.a) Energie (u.a)
(a) (b)
Figure 2.6 – Figures représentant deux spectres d’énergie : à gauche un spectre d’énergie reconstitué
à partir de signaux triggant sur du bruit, et à droite sur des signaux causés par de vrais évènements
dus à la détection de particules.
20 CHAPITRE 2. L’EXPÉRIENCE, RÉCUPÉRATION ET VÉRIFICATION DES DONNÉES
Chapitre 3
dQ(t)
i(t) = (3.1)
dt
Spectre d'energie
Coups
6000 NaI
LaBr3
5000
4000
3000
2000
1000
0
0 5000 10000 15000 20000 25000
Energie (u.a)
En intégrant donc le signal, on peut retrouver la charge collectée. Et répétant cette opération sur
tous les signaux, on peut reconstituer le spectre γ du faisceau incident. Le spectre qu’on obtient est
représenté sur la figure (3.1). On peut observer le pic photoélectrique du 137 Cs vers le canal 12000,
ainsi que la partie correspondant à l’effet Compton, on observe aussi un pic autour du canal 25000
qui correspond au pile-up, c’est à dire aux processus dans lesquels deux photons ont été détectés au
même moment. Aussi, on peut tirer de cette figure les premières caractéristiques du phoswich, qui
sont la grande résolution et la meilleure efficacité du LaBr3 par rapport au NaI.
21
22 CHAPITRE 3. TRAITEMENT DES DONNÉES ET RÉSULTATS
Variation de la position des pics en fonction de la profondeur Variation de la position des pics en fonction de la profondeur
14000 14000
Position (u.a)
Position (u.a)
NaI NaI
LaBr3 LaBr3
Frontiere Frontiere
13500 13500
13000 13000
12500 12500
12000 12000
11500 11500
11000 11000
10500 10500
10000 10000
100 150 200 250 300 100 150 200 250 300
Pronfondeur (mm) Pronfondeur (mm)
(a) (b)
Figure 3.2 – Figures représentant la variation de la position des photopics : a) Où on peut remarquer
une variation brutale autour de 170 mm due à une modification des paramètres d’acquisition pendant
l’expérience. b) Après correction, sur les données, de l’erreur de manipulation.
Sur cette figure, on observe une variation brutale à 252 mm qui est la frontière entre les deux
cristaux. À droite de cette frontière, la valeur de la position du pic est importante en raison du grand
nombre de photons de scintillation générés par le LaBr3 . La tendance globale de cette courbe est
une diminution de la valeur de la position du pic lorsqu’on s’éloigne du photomultiplicateur.
On peut observer aussi une autre chute de la valeur de la position des pics à la sixième position
(autour de 170 mm), ceci est certainement dû à une modification des paramètres d’acquisition
pendant l’expérience. En effet, le seuil du trigger a été modifié au sixième scan, ce qui ne devrait pas
avoir d’effet sur le spectre d’énergie mis à part le fait que désormais des évènements correspondant
à des énergies plus petites sont enregistrés alors que, auparavant, ils étaient ignorés, et donc le
spectre d’énergie inclura des énergies plus basses. Cependant, nous supposons que la haute tension
du photomultiplicateur a été changée par mégarde en modifiant le seuil du trigger, ce qui a eu pour
effet la baisse des amplitudes des signaux et donc, pour la même énergie initiale, les intégrales des
signaux sont plus petites après le cinquième scan qu’avant celui-ci, et donc le spectre d’énergie est
décalé à gauche pour les scans effectués après cette position. Il est à noter qu’une tendance lisse a
déjà été observée par plusieurs équipes : sur la figure (3.2), nous avons donc apporté une correction
à la figure en déduisant, à partir des points six et sept, la valeur qu’aurait eu le cinquième point
s’il n’y avait pas eu cette modification de tension. Ainsi, l’écart entre les valeurs de la cinquième
position avant et après la correction a été déduit aux autres points de un à cinq.
On observe finalement sur ce graphe corrigé que malgré le fait que, pour la même énergie, le NaI
produit prés de la moitié seulement de photons de scintillation que le LaBr3 , lorsque la particule
incidente est détectée prés de la photocathode, le nombre de photons de scintillation collectés est
plus grand que le nombre de photons de scintillation collecté lorsque la particule est détectée dans le
LaBr3 . Cet effet témoigne de l’importance du nombre de photons de scintillation absorbés, à cause de
la couche réfléchissante ou des cristaux eux mêmes, car lorsque on est proche du photomultiplicateur,
ces photons sont créés avec un angle solide assez important pour qu’une grande partie de ces photons
3.1. SPECTRE D’ÉNERGIE : 23
NaI
LaBr3
Frontiere
500
400
300
200
100
0
100 150 200 250 300
Pronfondeur (mm)
Figure 3.3 – Figure représentant la variation de l’intégrale des photopics en fonction de la profondeur.
Sur la figure (3.3), on peut remarquer que l’efficacité du phoswich est meilleure du côté du LaBr3 .
Cependant, en prenant les deux cristaux séparément, l’efficacité est meilleure au centre de chaque
cristal. En effet, la probabilité qu’une particule soit diffusée dans le détecteur et arrive à s’échapper
est plus grande aux bords des cristaux qu’à leur centre, ce qui explique cette tendance.
18
Resolution (%)
NaI
LaBr3
16 Frontiere
14
12
10
0
100 150 200 250 300
Pronfondeur (mm)
Comme on peut l’observer sur la figure (2.2.a), les signaux sont représentés par deux types de
décroissance, une rapide et une longue. Nous avons utilisé la fonction fit de ROOT , pour ajuster les
signaux avec la fonction (1.10). Nous avons récupéré les temps de décroissance τd et avons dessiné
leur distribution pour les quinze positions de la source de 137 Cs.
On voit donc sur la figure (1.10) les deux pics correspondant aux deux temps de décroissance
du LaBr3 (19 ns) et du NaI(230 ns). Ceux-ci présentent une différence par rapport aux temps
de décroissance de NaI et LaBr3 donnée dans le chapitre 1, et cela peut provenir de l’effet de la
couche réfléchissante déposée sur la surface du détecteur, car les photons de scintillation produits
doivent généralement effectuer plusieurs réflexions sur les parois des détecteurs avant d’arriver au
photomultiplicateur, ce qui peut étendre leur dispersion. Il y a aussi l’effet du photomultiplicateur
qui, à cause de sa fonction de réponse, pourrait introduire une élongation des temps caractéristiques
des photons de scintillation.
De la même manière, nous avons déterminé les temps de montée. En revanche, nous avons
rencontré des difficultés en raison de la faible valeur de τm qui rend l’ajustement très sensible aux
fluctuations du signal.
On observe sur la figure (3.6) les deux distributions correspondant au temps de montée du LaBr3
(17 ns) et NaI(24 ns). On remarque aussi que les distributions sont plus dispersées que celles des
temps de décroissance, ce qui témoigne de la sensibilité à leur appliquer l’ajustement.
3.2. CARACTÉRISTIQUES TEMPORELLES DE LA CONFIGURATIONS PHOSWICH : 25
Coups
Coups
htemp
Entries 150000
8000
Mean 117.4
RMS 102.3
LaBr3
7000 NaI
6000
5000
4000
3000
2000
1000
0
0 50 100 150 200 250
Temps de de
Temps decroissance
decroissance(ns)
(ns)
Figure 3.5 – La distribution des temps de décroissance. On peut voir les deux pics représentant les
temps de décroissance du NaI à 230 ns et du LaBr3 à 19 ns
NaI
2200
LaBr3
2000
1800
1600
1400
1200
1000
800
600
400
200
0
5 10 15 20 25 30 35 40 45
Temps de montee (ns)
Figure 3.6 – La distribution des temps de montée. On peut voir les deux pics représentant les temps
de montée du NaI à 24 ns et du LaBr3 à 17 ns
Imax (u.a)
600
500
400
300
200
100
0
0 5000 10000 15000 20000 25000 30000 35000 40000 45000
Energie (u.a)
Figure 3.7 – Figure représentant la corrélation entre l’énergie et Imax . La fonction Imax (E, τm , τd )
est aussi dessinée avec τm = 17 ns et τd = 19 ns pour la première droite et τm = 24 ns et τd = 230 ns
pour la deuxième.
l’endroit dans le scintillateur où a eu la détection, ce qui ajouterai une information spatiale sur la
détection d’un grand intérêt pour l’analyse de données.
Position 11
600
Position 12
500
Position 13
400 Position 14
Position 15
300
200
100
0
16 18 20 22 24
Temps de decroissance (ns)
Figure 3.8 – Figure représentant les distributions des temps de décroissance en fonction de la
profondeur : chaque couleur correspondant à une position de la source de 137 Cs.
Sur cette figure, nous avons représenté uniquement les temps de décroissance dans le LaBr3 , car
ceux-ci ayant des valeurs relativement petites comparées à celle du NaI, si les temps de décroissance
varient alors cette variation serait plus marquante dans le LaBr3 .
Le résultat de cette étude est déjà connu. En effet, la composante décroissante des signaux étant
longue, il est possible de l’ajuster avec une exponentielle est d’obtenir une très bonne approximation
des temps de montée. En revanche, la composante montante est très courte, l’algorithme d’ajustement
que nous avons appliqué nous a permis d’obtenir des résultats nouveaux malgré une sensibilité aux
3.3. ÉTUDE DE LA VARIATION DE IMAX /E : 27
100 Position 2
Position 1
50
0
5 10 15 20 25 30 35 40 45 50
Temps de montee (ns)
Figure 3.9 – Figure représentant les distribution des temps de montée en fonction de la profondeur :
chaque couleur correspondant à une position de la source de 137 Cs.
Des simulations ont montré que les temps de montés semblaient varier en fonction de la profondeur,
le résultat que nous avons obtenu va permettre de contraindre les paramètres utilisés dans ces
simulation.
Distribution de Imax/E
Coups
Position 1
400
Coups
400
Position 2
350 Position 3
300 Position 4
350 Position 5
250
Position 6
NaI
200
Position 7
300 150
Position 8
100
Position 9
0.0037 0.0038 0.0039 0.004 0.0041 0.0042 0.0043 0.0044
Position 10
250 Imax/E (u.a)
240
Position 11
220
htemp11
Entries 9930
Position 12
200 Mean 0.02636
200
RMS 0.0005695
180 Position 13
160
Position 14
140
120 Position 15
150 100
80
60
40
LaBr3
20
100 0
0.0255 0.026 0.0265 0.027 0.0275
Smax
50
0
0 0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03
Imax/E (u.a)
Figure 3.10 – Figure représentant les distribution des Imax /E en fonction de la profondeur : chaque
couleur correspondant à une position de la source de 137 Cs.
Dans la figure (3.10) nous avons représenté la distribution de Imax /E en fonction de la profondeur,
et on peut remarquer qu’il reste invariant.
28 CHAPITRE 3. TRAITEMENT DES DONNÉES ET RÉSULTATS
Sur cette figure, on distingue un pic à 0.004 et à un autre à 0.025 qui correspondant respectivement
aux Imax /E du NaI et LaBr3 . Cette étude nous a donc permis, en plus de vérifier l’invariance des temps
de monté et des temps de décroissance, d’initier une piste pour une nouvelle méthode permettant de
séparer les signaux correspondant à chaque scintillateur.
Figure 3.11 – Figure représentant la corrélation entre adctot et adcfast : On peut distinguer, comme
pour la figure (3.7), deux lignes droites correspondant aux différents cristaux.
Actuellement, la méthode utilisée consiste à intégrer la totalité du signal pour obtenir l’énergie
notée adctot , puis d’intégrer le signal sur un temps court pour obtenir adcfast . Grâce à cette méthode,
on arrive à obtenir la figure (3.11) qui représente la corrélation entre adctot et adcfast et sur laquelle il
ne reste qu’à sélectionner pendant l’expérience l’une des deux droites correspondant aux signaux qui
nous intéressent pour ne prendre en compte que ceux-ci. Cependant, cette méthode est compliquée
à mettre en place, car la sélection sur des graphes en deux dimensions s’effectue par des contours
établis à la main.
En revanche, pendant l’expérience, il suffirait par exemple de sélectionner les signaux dont Imax /E
est autour de 0.025 pour pouvoir identifier les signaux provenant du LaBr3 . Ce qui pourrait se faire
par une simple coupure.
Chapitre 4
Les simulations
Table 4.1 – Liste des positions de la source des rayonnements dans les simulations.
Matériau Référence Distance (mm)
Matériau Référence Distance (mm) D 147,4
A 198,2 E 111,8
LaBr3 B 177,8 NaI F 76,2
C 157,4 G 40,6
H 50
29
30 CHAPITRE 4. LES SIMULATIONS
Simulation: exemples de signaux Simulation: spectre d'energie a la creation des photons de scintillation
Amplitude (a.u)
1800
Coups
LaBr3
500
1600 NaI
1400
400
1200
1000
300
800
600 200
400
100
200
0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180
Temps (ns) 0
35000 40000 45000 50000 55000 60000 65000
Energie (u.a)
Nous avons représenté sur la figure (4.2) le spectre d’énergie reconstitué à partir des signaux
générés par les photons de scintillation à leurs créations et ayant atteint le photomultiplicateur. On
retrouve ici les différences des rendements lumineux de scintillation (voir tableau (4.2))) injectés,
à savoir 38000 pour le NaI et 65000 pour le LaBr3 . On peut aussi voir que GEANT4 introduit une
fluctuation autour de ces nombres moyens.
GEANT4, à la détection du photon incident, génère la lumière de scintillation suivant une distribution
temporelle bien définie, en l’occurrence la fonction (1.2). En récupérant donc ces signaux à la création,
nous pouvons vérifier si l’algorithme d’ajustement utilisé sur les données expérimentales fonctionne
bien. Nous avons donc ajusté les signaux et nous avons obtenu les figures (4.3) et (4.4) qui représentent
respectivement la distribution des temps de montée et des temps de décroissance pour une position
dans le NaI et une autre dans le LaBr3 .
Simulation: distribution des temps de montee Simulation: distribution des temps de decroissance
250 5000
Coups
Coups
LaBr3 LaBr3
NaI NaI
200 4000
150 3000
100 2000
50 1000
0 0
14 16 18 20 22 24 26 0 50 100 150 200 250
Temps de montee (ns) NaI
Figure 4.3 – Figure représentant la distribution Figure 4.4 – Figure représentant la distribution
des temps de montée, on observe deux pics à 17 des temps de décroissance, on observe deux pics
ns et 24 ns. à 19ns et 230 ns.
On remarque facilement que l’algorithme d’ajustement permet de retrouver les bonnes valeurs
des temps de montée et temps de décroissance définies au départ (cf : tableau (4.2)).
32 CHAPITRE 4. LES SIMULATIONS
Pour récupérer les signaux à leur point de collection, c’est à dire à la photocathode, on procède de
la même manière que pour récupérer les signaux à leur création en remplissant des histogrammes avec,
cette fois-ci, les TA correspondant aux photons optiques absorbés à la photocathode, et toujours
avec la condition que ce dépôt d’énergie aie été dans la photocathode.
Lorsqu’on tente d’ajuster ces signaux, on obtient les bonnes valeurs des temps de décroissance.
En revanche, nous n’arrivons pas à ajuster facilement les temps de montée. En observant de plus
prêt les signaux, nous nous somme aperçus que les signaux présentent une différence par rapport aux
signaux à la création des photons de scintillation, c’est-à-dire qu’ils n’obéissent plus a priori à la
même fonction de répartition.
Comme précisé auparavant, la création de la lumière de scintillation est isotropique, c’est à dire
que les photons sont créés avec des vecteurs vitesses qui se répartissent uniformément dans toutes
les directions. On s’attend alors à ce que les photons de scintillation émis dans la direction de la
photocathode et avec un angle solide la recouvrant arriveront plus tôt à celle-ci, contrairement à
ceux qui sont émis dans les autres directions. Le signal serait aussi constitué de deux voir une suite
de plusieurs signaux de faibles amplitudes et obéissant à la fonction de distribution temporelle (1.2)
qui se superposent avec un déphasage.
Ceci se traduit par un signal total, résultat de la superposition de toutes les fonctions déphasées,
qui ne possède pas les mêmes temps de montée que le signal initial, voire ne suit plus la même loi de
distribution.
1 1 1
0 0 0
0 5 10 15 20 25 30 0 5 10 15 20 25 30 0 5 10 15 20 25 30
1 1 1
0 0 0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 0 10 20 30 40 50 60 70 80 0 10 20 30 40 50 60 70 80
Figure 4.5 – Figure représentant les signaux moyens de simulations pour différentes positions de
la source : rouge) À la création des photons de scintillation. blue) À leurs dépôt d’énergie dans la
photocathode.
On peut observer ces phénomènes sur les graphes de la figure (4.5) qui représentent, pour
différentes positions de la source, en rouge la moyenne des signaux à la création des photons de
scintillation et en bleu à leur collection dans la photocathode. On remarque que non seulement les
deux signaux sont décalés mais aussi que leurs allures sont différentes au début du signal.
4.4. ETUDES DE L’ASPECT ÉNERGÉTIQUE DES SIGNAUX DE SIMULATION : 33
NaI
LaBr3
16000 Frontiere
14000
12000
10000
8000
6000
4000
2000
0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Pronfondeur (mm)
0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Pronfondeur (mm)
On observe sur cette figure que l’on a la même tendance que dans le cas des données expérimentales.
En revanche, les valeurs des résolutions sont différentes comparées à celles obtenues avec les données
expérimentales, il nous faudra modifier les caractéristiques des photons de scintillation créés pour
ajuster cet aspect. Néanmoins, au premier ordre, les comportements globaux simulés et réels restent
en accord.
Finalement, cette remarque s’applique aussi à l’ensemble des résultats de simulations que l’on a
exposé plus haut. Il faudrait plus de simulations avec différentes conditions pour pouvoir affirmer ces
résultats, et bien sûr raffiner les paramètres grâce aux données expérimentales pour pouvoir obtenir
des simulations les plus fidèles possibles à la réalité.
Conclusions générales et
perspectives
Les données expérimentales que nous avons étudiées nous ont permis de mettre en évidence
certains aspects des cristaux scintillant NaI et LaBr3 , d’étudier les effets de la configuration phoswich
et finalement de vérifier quelques uns de ces résultats grâce aux simulations.
Pendant mon stage, nous avons pu obtenir des résultats nouveaux. D’abord nous avons retrouvé
les temps de montée et les temps de décroissance grâce à un algorithme d’ajustement complexe que
nous avons mis en place. En étudiant ces deux constantes, nous avons pu démontrer qu’elles ne varient
pas en fonction de la profondeur contrairement à ce que semblaient indiquer les simulations. Après
ça, nous avons étudié l’aspect énergétique de ces signaux, et nous avons pu obtenir des observables
caractérisant le phoswich, la variation de la résolution et de l’efficacité en fonction de la profondeur.
Plus de simulations devront être effectuées avec différentes énergies, pour affiner par des données
expérimentales les paramètres de simulations afin de vérifier le changement de la composante
montante que nous avons observée dans les signaux à leur création par rapport à leur collection. Si ce
changement s’avère vrai, et si il varie en fonction de la position à laquelle a été détectée la particule
incidente, il pourrait permettre, lors des expériences, de localiser la point de détection de la particule.
Une étude approfondie de la méthode de séparation des signaux grâce à Imax /E devra être
menée. Il faudra essayer de mettre en place une électronique permettant d’analyser les signaux avant
d’atteindre le préamplificateur afin de séparer où de sélectionner les signaux.
35
36 CHAPITRE 4. LES SIMULATIONS
Annexe A
Appendices
dI(t) 1 τ +τ
m d
=0 ⇒ exp − τtd = exp − (τmτm+τ
τ
d )t
dt τd τm τd d
⇒ t → ∞ out = ts
τm + τd ts
⇒ = e τm
τm
τm + τd
⇒ ts = τm ln
τm
On calcule I(ts ) :
ττm
τm d τm
Imax = I(ts ) = Iγ N 1−
τm + τd τm + τd
Et d’après l’expression de E dans (1.11) :
τm + τd
Iγ N = E
τd2
On obtient, en remplaçant Iγ N par sa valeur en fonction de E :
ττd
τm + τd τm τm m
Imax (E) = 1− ×E
τd2 τd + τm τm + τd
37
38 ANNEXE A. APPENDICES
60 137
A.2 Spectre d’énergie d’une source de Co Cs :
Le 60 Co possède deux pics de désintégration
à 1173, 2 keV et 1332, 5 keV que l’on appelle un
doublet. Pour pouvoir séparer ces deux énergies
différentes de 159, 2 keV, il faut avoir un
détecteur de bonne résolution, ce que l’on va
vérifier avec notre scintillateur.
100
50
0
10000 15000 20000 25000 30000
Energie(u.a)
60
Figure A.1 – Figures représentant le spectre d’énergie de Co + 137 Cs : ce spectre a été obtenu
avec le phoswich NaI/LaBr3 .
On peut voir sur la figure (A.1) qui représente le spectre d’énergie d’une source constituée de
60
Co et 137 Cs, les trois pics de désintégration. Si on considère que la loi qui régit la passage des
canaux de la figure aux énergies des particules est un polynôme d’ordre 2, c’est à dire :
Pour déterminer les constantes de cet équation, nous allons utiliser deux pics, le pic de 137 Cs et
le pic de la plus grande énergie de 60 Co. En supprimant le fond Compton grâce à des ajustement des
pics avec une fonction constituée de la somme d’une gaussienne et d’un polynôme d’ordre deux, on
obtient les canaux auxquels se trouvent ces deux pics ( à 10296 et 20175).
1332, 5 − 662
f1 = = 67, 9 × 10−3 keV/canal
20175 − 10296
Coups 600
500
400
300
200
100
0
0 0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03
Imax/E (u.a)
Figure A.2 – Figure représentant la distribution de Imax /E pour une source composée de noyaux
de 60 Co et 137 Cs.
on s’attend alors à ce que presque toutes les particules soient détectées dans le LaBr3 , comme le
montre la figure (A.2) où on n’a qu’un seul pic autour de 0, 024.
40 ANNEXE A. APPENDICES
Bibliographie
41
42 BIBLIOGRAPHIE
Table des figures
1.1 Figure représentant les étapes de détection et création des photons de scintillation
dans un cristal scintillant. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.1 Figures représentant l’expérience : elle consiste à faire un scan sur la profondeur du
phoswich. En : rouge) LaBr3 , blue) NaI, noir) Photomultiplicateur. . . . . . . . . . . 15
2.2 Figures représentant les 50 premiers signaux extraits des données : a) De l’expérience
menée l’année dernière où un préamplificateur a été utilisé. b) De l’expérience de cette
année où le préamplificateur a été supprimé afin d’avoir les signaux moins déformés. 16
2.3 Figure représentant la distribution des temps de décroissance des signaux collectés en
2013. La distribution présente un pic autour de 280 ns, qui caractérise le temps de
décroissance du préamplificateur. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.4 La figure représente la distribution des lignes de base. . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.5 Figures représentant la distributions des positions des débuts des signaux : a)Dans le
NaI. b)Dans le LaBr3 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.6 Figures représentant deux spectres d’énergie : à gauche un spectre d’énergie reconstitué
à partir de signaux triggant sur du bruit, et à droite sur des signaux causés par de
vrais évènements dus à la détection de particules. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
4.1 Figure représentant quelques exemples de signaux générés par GEANT4 et reconstitués
à partir des photons de scintillation à leurs créations. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
43
44 TABLE DES FIGURES
4.2 Figure représentant le spectre d’énergie reconstitué à partir des photons de scintillation
à leurs créations. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
4.3 Figure représentant la distribution des temps de montée, on observe deux pics à 17 ns
et 24 ns. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
4.4 Figure représentant la distribution des temps de décroissance, on observe deux pics à
19ns et 230 ns. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
4.5 Figure représentant les signaux moyens de simulations pour différentes positions de la
source : rouge) À la création des photons de scintillation. blue) À leurs dépôt d’énergie
dans la photocathode. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
4.6 Figure représentant la variation de la position du pic d’énergie en fonction de la
profondeur dans les simulations. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
4.7 Figure représentant la variation de la résolution du phoswich en fonction de la
profondeur dans les simulations. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
4.1 Liste des positions de la source des rayonnements dans les simulations. . . . . . . . . 29
4.2 Liste des paramètres principaux du détecteur. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
45