0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
5 vues83 pages

Rapport 2003 : Développement rural et sécurité alimentaire

Transféré par

Faniry Anja Randrian
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
5 vues83 pages

Rapport 2003 : Développement rural et sécurité alimentaire

Transféré par

Faniry Anja Randrian
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

RAPPORT DE SUIVI DU CSLP POUR 2003

Développement rural, environnement et sécurité


alimentaire
TABLE DES MATIERES

RESUME 1
INTRODUCTION 6
[Link] 7
I-1. ELEVAGE 7
I-2. AGRICULTURE 9
I-3. ENVIRONNEMENT 16
I-4. SECURITE ALIMENTAIRE 17
II- BILAN EXHAUSTIF DE LA MISE EN OEUVRE DU CSLP POUR L’ANNEE 2003 19
II-1. DANS LE DOMAINE DE L’ELEVAGE 19
II-2. DANS LE DOMAINE DE L’AGRICULTURE 23
II.3. DANS LE DOMAINE DES ETUDES, INFRASTRUCTURES 26
RURALES ET AMENAGEMENT RURAL
II.4. EN MATIERE D’APPUI EN ORGANISATION, EN GESTION AUX 27
FILIERES TRADITIONNELLES
II.5 EN MATIERE DE RECHERCHE-DEVELOPPEMENT AGRICOLE 27
II-6. DANS LE DOMAINE DE L ENVIRONNEMENT 28
II.7. EN MATIERE DE POLITIQUES, DE SUIVI- EVALUATION DES 29
PROJETS
II.8. SECURITE ALIMENTAIRE 30
III. LES PRINCIPAUX ENSEIGNEMENTS TIRES DES TROIS PREMIERES ANNEES DE LA 33
MISE EN ŒUVRE DU CSLP
III.1 DOMAINE DU DEVELOPPEMENT RURAL ET DE 33
L’ENVIRONNEMENT
III.2. DOMAINE DE LA SECURITE ALIMENTAIRE 33
IV- PERSPECTIVES POUR LA PERIODE 2004-2005 34
IV-1. EN MATIERE D’ELEVAGE 34
IV-2. EN MATIERE AGRICOLE 36
IV.3 EN MATIERE D’APPUIS CONSEILS AUX EXPLOITATIONS COLLECTIVES 36
ET INDIVIDUELLES (APPUIS TECHNIQUES ET CREDIT AGRICOLE) :
IV.4 EN MATIERE DEVELOPPEMENT DE LA DIVERSIFICATION 36
IV. 5 DEVELOPPEMENT D’UN CADRE JURIDIQUE, POLITIQUE ET 37
INSTITUTIONNEL FAVORABLE ET INCITATIF A L’AGRICULTURE
IRRIGUEE :
IV-6. EN MATIERE D’ETUDES, D’INFRASTRUCTURES RURALES ET 37
D’AMENAGEMENT RURAL
IV.7 EN MATIERE DE FORMATION, DE RECHERCHE- 38
DEVELOPPEMENT AGRICOLE
IV- 8. EN MATIERE D’ENVIRONNEMENT 39
IV.9 EN MATIERE DE PROGRAMMES CIBLES CONTRE LA PAUVRETE EN 39
MILIEU RURAL
IV.10 EN MATIERE DE POLITIQUES, DE SUIVI-EVALUATION DES 39
PROJETS
IV.11. SECURITE ALIMENTAIRE 40
V)ATTEINTE DES OBJECTIFS MONDIAUX DE DEVELOPPEMENT 41
VI) MISE EN ŒUVRE DU CADRE INTEGRE 42
VII) ELEMENTS DE STRATEGIE EN MATIERE DE DEVELOPPEMENT RURAL, D’ 42
ENVIRONNEMENT ET DE SECURITE ALIMENTAIRE POUR ELABORER LE CSLP 2005-
2008

ANNEXE : MATRICE 43
RESUME

Développement rural, environnement et sécurité alimentaire

Dans le domaine de l’élevage les principales mesures réalisées en 2003 ont été :

• L’organisation d’une campagne de prophylaxie du cheptel dans les principales


Wilayas pastorales. C’est ainsi que 1.354.932 de vaccinations ont été effectuées
contre les grandes maladies animales dont 610.159 contre la Péripeunomonie
Contagieuse Bovine (PPCB). ce qui correspond à un taux de couverture vaccinal de
56,3%, pour cette maladie, alors que l’objectif était de vacciner 80% de la
population bovine ;
• La poursuite de la préparation du projet de loi portant code de l’élevage et du
projet de décret d’application du code pastoral en vue son approbation par le
Gouvernement durant l’année 2004.
• Le lancement d’un appel d’offres pour la construction de 16 parcs de vaccination,
qui rentre dans le cadre du renforcement des infrastructures d’élevage ;
• Le déclenchement démarrage du d’un processus de concertation de ruraux en vue
de choix judicieux, suivis de programmation, d’investissements destinés à parer aux
effets de la sécheresse et à la dégradation des conditions d’alimentation des
animaux. Ces investissements ont concerné des mises en défens partielles (réserves
fourragères), Reboisement pastoral (plantation d’arbres fourragers, fruitiers et de
brise vent), des diguettes anti-érosives, la scarification de sols dénudés et des
points d’eau pastoraux (puits et forages pastoraux équipés).
• La protection contre les feux de brousse de zones pourvues en pâturages, grâce
notamment à la création de réseaux de pare-feux.
• Le démarrage d’un processus de réalisation de plans d’aménagement des parcours
au sein d’une quarantaine d’associations de coopératives pastorales ;
• Le démarrage du processus de recrutement d’un bureau chargé de la réalisation des
études géophysiques et hydrogéologiques de deux forages et de neufs puits
pastoraux ;
• Le recrutement d’un bureau d’études chargé de conduire l’étude préliminaire à la
mise en place d’un crédit à l’étude destiné notamment à financer des opérations
de développement de l’élevage ;
• La mise en place d’un cadre approprié à encourager la production laitière, par le
biais de l’amélioration de l’alimentation et du potentiel génétique de nos
principales races d’animaux ;
• La consolidation et l’extension du projet de petit élevage «Toumze » aux Wilayas
victimes des intempéries de 2002 ;
• La poursuite des activités de recherches vétérinaires ;
• L’exécution de la première tranche du plan d’urgence 2003 relative aux opérations
de couverture sanitaire et de mise à disposition des éleveurs de médicaments et de
matériels vétérinaires;
• La poursuite des activités d’épidémiosurveillance des maladies animales et de
protection sanitaire des troupeaux des populations ciblées, et la de formation des
éleveurs.

Dans le domaine de l’agriculture, les principales réalisations concernent :

3
• La poursuite des opérations d’exportation de produits de diversification (fruits et
légumes) sur les marchés européens (478 tonnes), avec le début de mise en œuvre
des mesures d’accompagnement qui lui sont associées ;
• La mise en œuvre et la consolidation d’une approche « appui-conseil »
participative, auprès des exploitants agricoles des périmètres irrigués ;
• La poursuite du programme PACAD au Guidimaka (420 ha réaménagés) ;
• L’encadrement rapproché des agriculteurs durant la campagne 2002/2003, qui
s’est traduit par l’emblavure d’une superficie totale de 109.218 ha (toutes
typologies de cultures et de spéculations confondues) ;
• La réalisation de l’étude stratégique pour le développement de la filière
semencière en Mauritanie ;
• Le renforcement de la maîtrise de l’eau ( construction de digues, de seuils de
réalimentation de nappes etc…) ;
• La lutte contre les ennemis des cultures ( sésamie, acridiens, oiseaux granivores
etc.) et les plantes envahissantes, notamment la salvinia et le typha (luttes
biologiques, chimiques et mécaniques);
• L’appui aux producteurs en organisation et aux filières traditionnelles en gestion ;
• La réalisation d’activités de recherche-développement agricole.

Sur le plan institutionnel, les actions suivantes ont été réalisées :

• Les recommandations de l’étude relative à l’Audit Institutionnel et Organisationnel


du MDRE connaît un début de mise en œuvre, avec l’introduction d’un nouveau
décret réorganisant le MDRE (approbation du décret portant organigramme
administratif du MDRE) ;
• Le Cadre des Dépenses à Moyen Terme (CDMT) pour la période 2004 à 2007 a été
approuvé ;
• L amélioration de l’information économique et du suivi-évaluation des projets se
poursuit;

En matière de développement des infrastructures rurales, études et aménagement


rural, les réalisations concernent :

• La réalisation d’une requête de financement pour la réalisation de 125 barrages


endommagés ;
• La réalisation de barrages, de pistes, et de l’étude de désenclavement de la zone
Gani-Dar El Barka ;
• Le lancement des travaux de l’étude des ouvrages de désenclavement entre Kaédi
et M’Bout ;
• La réhabilitation de petits périmètres collectifs dans la Wilaya du Trarza ;
• La réalisation des études de réhabilitation pour 458 ha ;
• La poursuite de l’exécution des études relatives aux normes environnementales et
aux schémas d’aménagement et du plan d’occupation des sols de la zone de Koundi
1à5;
• Le faucardage de 200 ha et le curage d’ axes hydrauliques :1.540.000m3.

Dans le domaine des programmes ciblés de lutte contre la pauvreté en milieu rural,

Les actions réalisées concernent :

4
• La poursuite des programmes régionaux et locaux ( réalisation de barrages, des
seuils de ralentissement, des digues et diguettes etc.. par le MDRE, le CSA et le
CDHLPI) de lutte contre la pauvreté impliquant les collectivités locales et les ONG ;
• Le démarrage effectif du Projet de lutte contre la Pauvreté en Aftout- Sud et
Karakoro (PASK) avec la réalisation de l’étude de la mise en œuvre de la
composante promotion des systèmes durables de production agricole.

Concernant l’environnement, les actions ont porté sur :

• La poursuite de la mise en œuvre des conventions internationales sur


l’environnement, du PAN/LCD et du PANE (Convention sur biodiversité : réalisation
d’une Monographie Nationale transmise au PNUE, Changements climatiques :
achèvement et présentation première communication nationale à la 7ème
conférence des parties à Marrakech, Zones humides : poursuite dénombrement des
oiseaux d’eau par le Réseau National, et Programme d’Action Nationale pour
l’Environnement ou PANE : analyse et validation de l’étude « inventaire et analyse
des textes réglementaires et code liés à l’environnement, ainsi que leur cohérence
avec approches développement durable et lutte contre la pauvreté et finalisation
diagnostic de l’ état environnement et de sa gestion en Mauritanie avec lancement
des études thématiques sectorielles, PAN/LCD : finalisation et validation du
programme )

• La préservation des ressources naturelles à travers la poursuite de la mise en


œuvre du programme de butanisation ( mise en place par le PARP de 17 dépôts de
vente de gaz butane au profit de 17 collectivités au Tagant et au Brakna, ainsi que
la distribution de 1200 bonbonnes de gaz) et la poursuite des efforts de
reboisement (production de 1.702.000 plants par la DEAR qui ont permis de reboiser
1.753 ha tant en mise en défens qu’en reboisement simple), de protection de forêts
(réalisation physique de 1.500 km de pare-feux) et ensemencement aérien dans les
Wilayas du Trarza, du Brakna, du Gorgol, de l’Adrar et du Tagant

Sur le plan de la sécurité alimentaire l'année 2003 s’est caractérisée par l'exécution d'un
gigantesque plan d'urgence engagé en janvier par le Gouvernement, suite à la mauvaise
campagne agricole 2002-2003 et ses répercutions négatives sur la situation nutritionnelle
des populations.

L'exécution du volet alimentaire de ce plan d'urgence multi- sectoriel qui a porté sur la
distribution de 191.000 tonnes de denrées alimentaires pour un coût global de 12 milliards
d'ouguiya, a mis à contribution la quasi-totalité du personnel du CSA.

Malgré cette conjoncture exceptionnelle une partie des mesures prévues a été
complètement réalisée. Il s'agit de :

• la mise en œuvre effective d’un stock financier de sécurité alimentaire qui a servi à
l’achat de 8250 tonnes de blé destinées aux distributions du plan d'urgence ;
• l’organisation, avec l’appui du CILSS, du Fews et du PAM, de plusieurs formations sur
la collecte l'analyse et le traitement de l'information, dans le cadre du renforcement de
capacités humaines ;
• La réalisation de 231 micro-projets selon l’approche vivre contre travail (VCT) et de
37 micro-projets exécutés à l'entreprise ;
• La réalisation de l'étude sur l'identification des personnes vulnérables en milieu
urbain ;

5
• la formation de plusieurs magasiniers et le renouvellement des palettes d'entreposage
dans le cadre de renforcement des capacités de stockage.

Des intervenants autres que le CSA ( MDRE, du CDHLCPI, du SECF et d'ONG internationales)
ont également contribué à l'atteinte des objectifs du sous secteur à travers, la mise en
œuvre des micro-projets et des actions de lutte contre la malnutrition.

En matière de perspectives pour la période 2004-2005, les actions suivantes ont été
retenues :

Dans le domaine de l’élevage les axes d’intervention sont:

• l’amélioration du cadre institutionnel et juridique des services de l’élevage ;


• le renforcement des structures communautaires (infrastructures d’élevage, mise en
place micro-caisses au niveau associations coopératives pastorales etc);
• l’appui à l’investissement au développement du secteur privé ;
• la fiscalisation du secteur de l’élevage et l’appui spécifique aux ménages
vulnérables ;
• la mise en place de mécanismes adaptés de prévention et de gestion des effets
néfastes, des désastres climatiques et des sécheresses en particulier ;
• la prophylaxie du cheptel à grande échelle ;
• l’ élaboration de plans d’urgence contre des maladies, et au besoin leur
exécution ;
• La réalisation de l’étude du contrôle de la qualité et des normes sanitaires dans le
domaine de l’élevage (U.E.), ainsi que sa mise en œuvre ;
• La poursuite des efforts visant l’amélioration de la production laitière ;
• La poursuite des activités d’épidémiosurveillance des maladies animales ;

Dans le domaine de l’agriculture les principales mesures concerneront :

• La réalisation du Recensement Général de l’Agriculture et de l’Elevage ;


• La protection des cultures contre leurs ennemis, et les plantes envahissantes par des
luttes biologique, chimique et mécanique (contre la salvinia molesta) ;
• La poursuite des opérations d’ exportation des produits (fruits et légumes) de
diversification vers les marchés européens, et la diversification agricole au niveau des
petits exploitants ;
• Le développement d’un cadre juridique et institutionnel favorable et incitatif de
l’agriculture irriguée ;
• La poursuite de la mise en œuvre des recommandations de l’Etude de l’Audit
Institutionnel et Organisationnel du MDRE ;
• La poursuite du programme PACAD au Guidimagha ;
• L’encadrement rapproché des agriculteurs ;
• La mise en œuvre des programmes annuels du PDIAIM, du PDRC, du Projet
Développement Durable des Oasis, du PGDRNM

Dans le domaine du foncier, l’observatoire foncier sera mis en œuvre, et l’étude sur les
avantages et inconvénients de la limitation de la taille de la propriété foncière sera
réalisée, ainsi que sa mise en œuvre .

Dans le domaine de la recherche-développement, les recherches vétérinaires et


agronomiques se poursuivront.

6
Concernant les infrastructures rurales, études et aménagement rural, les axes
d’intervention porteront sur :
• La réalisation de l’étude de mobilisation des eaux de surface, conservation des sols et
renforcement des compétences locales dans le Guidimaka ;
• La réalisation de barrages, de programme de désenclavement des zones de
production ;
• La poursuite du programme de faucardage et curage des axes hydrauliques ;
• La poursuite de la mise en œuvre du programme d’infrastructures de protection des
zones de cultures dans les huit Wilayas agricoles.

Par ailleurs les programmes ciblés de lutte contre la pauvreté en milieu rural se
poursuivront à travers la réalisation de programmes régionaux et locaux de lutte contre la
pauvreté impliquant les collectivités locales et les ONG et l’exécution des programmes
annuels du PASK .

Dans le domaine de l’environnement les axes d’intervention porteront sur :

• La poursuite du programme de butanisation en zone rurale;


• La mise en œuvre des programmes sylvicoles ;
• la réalisation de l’étude sur les plans de réaménagement agro-forestier de Gani ;
• la poursuite de la mise en œuvre des conventions internationales sur l’environnement et
du PAN/LCD et du PANE

En matière de sécurité alimentaire, plusieurs actions sont prévues, allant dans le sens du
renforcement des capacités humaines et matérielles des directions opérationnelles du CSA.
Il est également prévu de réaliser une centaines de micro-projets ainsi que plusieurs
études dans le domaines de sécurité alimentaire.

Sur le plan de la stratégie future du CSLCP, une place plus importante devrait être
accordée au domaine de la sécurité alimentaire, qui devrait représenter à lui seul un
secteur à part entière.

7
INTRODUCTION

Le présent rapport vise à faire le point sur l’état d’exécution du plan d action
prioritaire du CSLP en matière de développement rural, d’environnement et de sécurité
alimentaire au cours de l’année 2003 et à présenter les perspectives sur la période 2004-
2005.

Il présente un diagnostic et un bilan exhaustif du secteur dans ses domaines


spécifiques de l’élevage, de l’agriculture, de l’environnement, de l’aménagement rural, de
la recherche formation vulgarisation, des affaires foncières et de la sécurité alimentaire
conformément aux orientations stratégiques à l’horizon 2015.

Enfin, il mesure l’atteinte des objectifs mondiaux de Développement, et fait le


bilan de mise en œuvre du cadre intégré, avant de présenter les principaux éléments
stratégiques du prochain plan d action du CSLP .

Il faut souligner que la mise en œuvre des mesures prévues en 2003 s’est déroulée
dans une conjoncture exceptionnelle, caractérisée par l’exécution d’un gigantesque plan
d’urgence pour faire face aux effets de la sécheresse qu’a connue le Pays au cours de
cette année.

I. DIAGNOSTIC

Le secteur rural (agriculture, élevage et pêche artisanale) occupe une place importante
dans l'économie nationale. En effet il concerne plus de la moitié de la population du pays,
occupe encore près de 65% de la population active .Sa contribution (hors pêche artisanale)
à la formation du PIB (à prix constants de 1985) a été de 20% sur la période 1991-1996,
avec une croissance annuelle d’environ de 4,2% et de 22 % sur la période de 1998 à 2002.

Sur cette dernière période, la progression a été d'abord lente en 1999, pour connaître par
la suite une détérioration progressive.

La contribution de l’élevage reste déterminante (15,28% du PIB et 69% de la part du


secteur en 2002), en dépit du faible niveau d’investissements accordés ; l’agriculture
(production végétale) ne représentant que 5,1 % malgré d’importants investissements.

L'agriculture a connu sur la période un taux de croissance annuelle de 10,3% supérieur à


l'ensemble des autres secteurs à l’exception de celui de la pêche artisanale ( cf. tableau 1
).

Tableau 1 : Décomposition du P.I.B. par genre d'activité économique1


en millions UM (prix constants 1985)

Secteur 1998 1999 2000 2001 2002


1. Secteur primaire 17.254 18.211 18.707 19.575 20.361

1
CSLP, 2001.

8
1.1 Agriculture 4.570 4.972 4.957 5.255 5.570
1.2 Elevage 12.036 12.557 13.047 13.582 13.997
1.3 Pêche artisanale 648 682 703 738 794
PIB au coût des facteurs 74209 77477 81752 86577 91577
Part PIB agriculture et élevage 22,37 22,6 22,0 21,75 21,36
Part PIB agriculture et élevage (moyenne sur les 5 ans) 22,016 %
Les échanges agricoles

L'indicateur d'ouverture de l'économie a montré des signes positifs sur les progrès
accomplis du fait de la libéralisation. Tandis que les importations de produits alimentaires
ont progressé de plus de 12,9% en quantité entre 1998 et 1999, le riz en connaît la plus
forte hausse en valeur (96%) et le lait la baisse la plus significative (31%). Les exportations
agricoles ont concerné surtout les animaux sur pieds et quelques produits maraîchers.

Pauvreté

Il ressort de l ‘enquête conduite en 2000 par l’O.N.S sur les conditions de vie des ménages
que :

- pour le milieu rural, la pauvreté reste toujours un phénomène rural. En effet, 6


personnes sur 10 dans ce milieu vivent dans les conditions en deçà du minimum
vital requis ;

- l’analyse de la situation au niveau des Wilaya fait apparaître une baisse de la


pauvreté entre 1996 et 2.000 pour toutes les Wilaya exceptées Nouakchott, Trarza
et Guidimaka. Le pourcentage des personnes qui vivent en dessous du seuil de
pauvreté pour ces trois Wilayas passe respectivement de 20.6, 49.4, et 64.6 en 1996
à 25.1, 52.6 et 78.6 en 2000.

ANALYSE DES PERFORMANCES

I-1. ELEVAGE

La part de l'élevage demeure prépondérante dans le développement du secteur rural. Il


joue un rôle important dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations.

Selon la dernière étude « INITIATIVE : ELEVAGE, PAUVRETE ET CROISSANCE » (IEPC)


réalisée par la FAO en 2002 sur le sous secteur de l’élevage, les effectifs du cheptel sont
estimés à 1.497.000 bovins, 1.114.000 camelins, 3.474.000 petits ruminants, 3.400.000
volailles locales dont 2 millions en aviculture familiale, et 5.171.000 d’ovins. ses effectifs
globaux (ensemble des herbivores en ajoutant 250.000 asins et 63.000 équins) sont en
augmentation régulière (forte croissance des petits ruminants) donnant un total de
3.532.640 UBT, soit environ 1,4 UBT par habitant. Ce taux est le plus élevé de la sous-
région.

L’élevage est pratiqué essentiellement dans la zone à climat sahélien, qui couvre le sud
du pays entre le 15ème et le 18éme parallèle Nord. Il est dans la majorité des cas du type
extensif mais on assiste, depuis quelques années, à une évolution vers d’autres formes
(élevage sédentaire dans la vallée et élevage périurbain aux alentours des grandes villes).
Si le pays est excédentaire en viandes, il n’est pas de même dans le domaine du lait. En
effet, la production laitière, estimée sur la base des paramètres techniques des troupeaux
et des évaluations de la taille du cheptel, s’élève à près de 400.000 T en 1996 dont 20,7%
pour les camelins. Elle traduit l’importance du cheptel et la faiblesse relative des
performances laitières. Malgré une production équivalent à près de 150l/hbt/an , la

9
Mauritanie importe des quantités importantes de lait UHT) et de lait en poudre (13.000 T
en 1995 et 9000T pour 1996). La coexistence d’une production élevée et des importations
substantielles tient à l’absence de système de collecte et de transformation permettant de
valoriser la production nationale dans les centres de consommation.

Par son caractère fortement "distributeur" de la valeur ajoutée rurale, il contribue de


manière substantielle à la lutte contre la pauvreté et à la croissance de l'économie
nationale. Sa contribution au PIB est de 15,28%.

Dans bien des cas l’élevage constitue la source principale de revenus pour une grande
partie des ménages ruraux. C’est donc, pour accroître la contribution de cette importante
activité à la réduction de la pauvreté, que la mise en œuvre des mesures suivantes a été
prévue dans le Cadre Stratégique de Lutte Contre la Pauvreté. Il s’agit de :

a) améliorer la productivité du cheptel ;


b) moderniser les circuits de collecte et de commercialisation ;
c) favoriser l’intégration de l’élevage et de l’agriculture ;
d) introduire de nouveaux modes de gestion des espaces pastoraux et de parcours plus
respectueux de l’environnement

Concernant la production de viande, le poids moyen des carcasses est de 150 kg pour
les camelins, 110 kg pour les bovins, 15 kg pour les ovins et 13 kg pour les caprins. La
production laitière par jour est en moyenne de 4,5 litres pour la chamelle, 2 l pour la
vache et à 0,5 l pour les femelles des petits ruminants.

Ces performances restent en deçà des potentiels et des possibilités d’amélioration et


les actions en faveur du développement du sous-secteur doivent impérativement
prendre en considération les systèmes de production et les contraintes qui pèsent sur
cette activité.

I.1.1 Les Systèmes de production

Les systèmes d’élevage en vigueur en Mauritanie ont connu une diversification et une
évolution extrêmement rapide. Alors qu’au moment de l’indépendance il n’existait
pratiquement que le seul système nomade, on se retrouve actuellement avec une
grande diversité de systèmes. Suite aux grands épisodes de sécheresse des années 1970
et 1980, il y a eu une modification du paysage de l’élevage dont les principales
caractéristiques sont les suivantes :

i) le passage important du nomadisme vers un système transhumant ;


ii) un transfert de propriété des troupeaux camelins (suite à l’appauvrissement et
à la sédentarisation des nomades) vers les propriétaires nantis pour qui cet
élevage constitue un moyen de prestige et une opportunité fort intéressante
de placement financier ;
iii) l’extension de l’élevage associé à l’agriculture ;
iv) le développement d’un élevage urbain et périurbain avec un accent mis sur les
chèvres compte tenu de leurs aptitudes à utiliser les déchets urbains ;
v) le démarrage d’ unités intensives (avicoles, et dans une moindre mesure,
bovines) et d’unités semi-intensives laitières (bovines et camelines).

I.1.2 LES PRINCIPALES CONTRAINTES DU SOUS-SECTEUR ( A revoir)

10
L’élevage est confronté à une série de contraintes extérieures aux systèmes de production
et à la faiblesse des filières de commercialisation.

I.1.2.1 Les faiblesses institutionnelles

Le sous-secteur se caractérise par :


- un manque drastique de données de base concernant le cheptel et les paramètres
zootechniques des animaux ;
-
-Les rôles de l’Etat, du secteur privé et de la société civile ne sont pas bien
définis. En effet, on remarque des chevauchements, voire des contradictions
au niveau de la prestation des services ;
- Le niveau des investissements consentis à l’élevage reste faible, en dépit de sa
contribution importante à la formation du P.I.B. ;
- Les associations coopératives pastorales sont très peu organisées.

I.1.2.2. Contraintes liées à la santé animale

Plusieurs pathologies sont encore présentes et continuent de pénaliser la santé animale.

I.1.2.3. Contraintes liées aux infrastructures et à l’organisation de la filère

Le faible niveau général des infrastructures vétérinaires et de services ( en terme de santé


animale, d’hydraulique pastorale, de recherche, vulgarisation, et de commercialisation) :

- Les infrastructures vétérinaires existantes se trouvent uniquement dans les centres des
agglomérations urbaines et les gros villages, ce qui a pour conséquence le
renchérissement des produits d’élevage du fait de l’éloignement des marchés de
consommation ;

- L’éloignement des marchés de consommation par rapport aux zones de production


induise des problèmes liés à la qualité et aux coûts de transport ;
- L’absence de systèmes performants de collecte et de transformation des sous-produits
et notamment du lait ;

I.1.2.4. Contraintes liées à l’alimentation

La faible organisation en matière de gestion des espaces pastoraux et des parcours ;

Les conditions édato-climatiques sont quelque peu défavorables. La période de croissance


de la végétation et d’exploitation en vert des pâturages est très courte. Les sécheresses et
les aléas climatiques rendent la production animale aléatoire d’ une année à une autre.

Le déficit d’appui financier ciblé sur les pauvres : les éleveurs pauvres ne disposent pas
jusqu’à nos jours d’appui financier, sous forme de crédit pour l’achat d’un petit élevage de
production (laitières) et les intrants nécessaires.

Les problèmes liés aux parcours comme l’alimentation (fourrages et eau) et feux de
brousse

I-2. AGRICULTURE

11
La disponibilité en eau est le facteur déterminant de la production végétale. Ce facteur
limite les potentialités cultivables à 502. 000 ha dont 137. 400 ha en irrigué, 22.000 ha en
pluvial, 139 .100 ha en décrue et 5.500 ha dans les oasis. Dans le domaine sylvo-pastoral,
elles sont estimées à 102 500 ha dont 48.000 ha de forêts classées. Une telle répartition
des terres explique la place prédominante de l’élevage dans l’économie rurale.

Hormis la zone de la vallée, la mise en culture nécessite un apport en eau complémentaire


sous forme de submersion saisonnière (culture de décrue) ou de stockage derrière des
ouvrages de retenues dans la zone recevant annuellement 150 à 450 mm de pluie (zone
située entre la vallée et la route de l’espoir.

La production céréalière brute a été de 178.511 tonnes (207.212 ha) durant la campagne
2000/2001 dont 81856 tonnes en irrigué (21.368 ha), de 122.177 tonnes (193.480 ha) en
2001/2002 dont 59.535 tonnes en irrigué (13.586 ha ), et de 115.859 tonnes (109.218 ha)
durant la campagne 2002/2003 dont 85.612 tonnes en irrigué (19.824 ha).

Si le rendement moyen en riz irrigué (périmètres SONADER, privés et M'Pourié) est


acceptable pour la période 2001-2003 (autour de 4,4 T/ha); il n'en est pas de même pour
les cultures céréalières sous pluies , dans les bas-fonds et dans le walo où le rendement
moyen est respectivement de 0,34 T/ha, de 0,60 T/ha et 0,31 T/ha pour la même
période.

La faiblesse des rendements de ces cultures s’explique, au delà des facteurs liés à
l’environnement des activités, par l'utilisation de technologies très peu performantes par
les producteurs et le manque de protection de ces cultures contre leurs ennemis
(prédateurs).
L’agriculture irriguée

L ‘agriculture irriguée est généralement pratiquée dans la zone du Fleuve qui n’est pas la
zone la plus pauvre du pays. Cependant la pauvreté y est largement présente, avec une
incidence de près de 52,6% pour le Trarza, 56 ,5% pour le Brakna, 76,2% pour le Gorgol et
78,6% pour le Guidimaka (source EPCV 2000), d’où l’impact de l’agriculture irriguée dans
la stratégie de la lutte contre la pauvreté.

Les aménagements hydro-agricoles

Le potentiel irrigable, estimé en 1987 à 137.400 ha, se situe aux dernières réactualisations
de l’ OMVS à 130.000 ha dont 32 % sont aujourd'hui aménagés, soit 42.179 ha et seulement
la moitié de cette superficie aménagée (20.000 ha) mise en culture chaque année.

Il existe trois types de périmètres, les petits, moyens et grands, et deux modes de gestion
selon le statut du périmètre, collectif ( coopératif) et individuel privé.

- Les petits et moyens périmètres collectifs, 12.857 ha de superficie nette ( ou 14.631 ha


en superficie brute) de 20 à plus de 100 ha, ont été généralement réalisés par l'Etat
sans participation financière des bénéficiaires. Ils sont équipés de motopompes et leur
gestion est assurée par un groupement ou une coopérative. Ces périmètres sont
anciens, leur aménagement est sommaire, et les parcelles individuelles de très petite
taille ( 0,2 à 0,5 ) ha.

- Les Grands périmètres collectifs au total de 7.669 ha de superficie nette ( ou 9660 ha


en superficie brute) selon l’enquête d’établissement de la situation de référence du
PDIAIM et d’ une superficie de 500 à 2.000 ha, sont pourvus d'une station de pompage
ou d'un barrage permettant l'irrigation gravitaire. Les périmètres ont été réalisés sur

12
financements publics (Etat - bailleurs de fonds), sans participation des bénéficiaires.
Leur coût de réalisation est, en général, particulièrement élevé. Ils ont été aménagés (
sauf M’Pourié) par la Société Nationale pour le Développement Rural (SONADER) . Le
transfert de la gestion et de l’ entretien des ouvrages collectifs de la SONADER aux
unions des coopératives est en cours. Les superficies d’exploitations individuelles
varient de 0,5 à 2 ha.

- Les périmètres privés non coopératifs d'une superficie totale de 15.363 ha de superficie
nette (ou 17.888 ha en superficie brute) pour des superficies unitaires de 10 à plus de
1.000 ha (la moyenne étant autour de 100 ha), ont été réalisés à l'initiative et à la
charge des exploitants individuels privés, sans aucune aide directe de l’Etat. Leur
aménagement est généralement sommaire, mais certains ont été récemment
réaménagés de façon plus pérenne, avec de nouvelles techniques d'irrigation
(aspersion par pivot, goutte à goutte) à des fins de diversification pour certains. La
répartition des périmètres aménagés par type et par région se répartit comme suit

Tableau 2 : Répartition par type et par région des périmètres aménagés

Régions Trarza Brakna Gorgol Guidimak Total


Type de périmètre ha
Périmètres collectifs dont:
- Grands aménagements 3 310 1 200 5 150 - 9 660
- Petits/Moyens périmètres 7 367 3 466 2 946 851 14 631
Périmètre privés 16 764 1 124 - - 17 888
Total Général (ha) 27 441 5 790 8 096 851 42 179

Mise en valeur des périmètres irrigués

L' évolution des superficies cultivées et ainsi que les productions obtenues sous
irrigation entre 1983 et 2003 sont données dans le tableau ci-après (source :Division
statistiques agricoles/DPSE/MDRE):

Tableau 3 : Evolution des superficies cultivées et productions en irrigué

Superficie Production Rendement Superficie Production Rendement


en riz (ha) brute de de riz maïs/sorgh maïs/sorgh (t/ha)
riz(t/ha) o (ha) o (t/ha)
1983/84 3000 15.000 5 1433 1. 782 1,025
1984/85 3615 16.264 4,5 1144 1.877 1,7
1985/86 3255 15.853 4,87 5000 5.000 1,0
1986/87 6.600 33.000 5 1700 3.900 1,4
1987/88 11.291 50.915 4,5 647 1. 347 2,2
1988/89 12.230 50.949 4,2 1090 2. 440 2,2
1989/90 13.653 55.067 4 509 1. 048 2,1
1990/91 15.551 51.796 3,3 1190 2. 572 2,2
1991/92 14.818 41.678 2,8
1992/93 12.721 50.719 4 1845 2.993 1,6
1993/94 19.758 64. 925 3,3 1570 1. 707 1,1
1994/95 16570 45.400 2,7 1400 1.400 1,0
1995/96 13418 52.813 3,9 1217 1.811 1,5
1996/97 17425 66. 748 3,8 2940 4.086 1,4
1997/98 21800 80. 900 3,7 3051 3.359 1,1

13
1998/99 25. 073 101. 900 4,1 1325 1. 472 1,1
1999/00 21.790 86.463 4 2028 3. 157 1,6
2000/01 17.983 76. 200 4,2 3385 5. 656 1,7
2001/02 12 992 58. 809 4,53 594 726 1,28
2002/03 19.824 85. 612 4,4 462 336 0,70
2003/04(1) 23.180 95.769 - 860 860
(1) Prévisions

La comparaison avec la superficie totale aménagée ( 42179 ha aménagés) avec la superficie


totale cultivée (19824 ha) en 2002/2003 donne un coefficient d'intensité culturale de 0,41.
Ce coefficient n'était que 32% en 2001/2002. Cela montre la faiblesse de la mise en
valeur des périmètres, due au fait que nombre de périmètres (surtout privés), n'étant plus
fonctionnels par défaut de conception ou manque d'entretien, ont été abandonnés. La
réhabilitation ou le réaménagement de ces périmètres constitue aujourd’hui une priorité
de la Lettre de Politique de Développement de l'Agriculture Irriguée ( LPDAI) élaborée en
1999.

Le maraîchage représenterait une superficie additionnelle moyenne de l'ordre de 2.500 ha


(produisant 45. 000 tonnes), cultivés par an. Les superficies maraîchères sont appelées à
croître à l'avenir du fait du développement tangible du marché intérieur et du démarrage
de projets privés de maraîchage d'exportation.

On note que les aménagements sont essentiellement exploités en hivernage: la part de la


culture d'hivernage atteint 93% pour la campagne 1999/2000, la contre-saison chaude ou
froide étant très peu pratiquée. Cette tendance est constante, et s'explique notamment
par les contraintes du calendrier cultural du riz (qui oblige à une stricte programmation en
cas de double culture) et par les ravages causés en contre-saison par les oiseaux
granivores.

Il faut noter la part encore prépondérante de la riziculture, qui représente 80% des
superficies (en tenant compte du maraîchage ) .L'évolution tendancielle à la hausse des
superficies cultivées jusqu'en 1998/99, malgré des reculs notables certaines années, était
due, pour l'essentiel, jusqu'au milieu de la précédente décennie, au développement rapide
des périmètres privés . L’augmentation des superficies au cours des années 1996-1999 est
en revanche essentiellement due à l'entrée en exploitation de nouveaux grands
aménagements (PPG2, Maghama, R' KIZ ).

Les superficies cultivées sur les périmètres dits privés et coopératifs s'élèvent en
2002/2003 respectivement à 8.856 ha (soit 46%) et 10 506 ha (soit 56%), tandis qu'elles
s'élevaient en 2001/2002 respectivement à 4 507 ha (soit 34,7%) et 8 485 ha (soit 65,3%).

Il en découle, un recul des superficies cultivées pour les périmètres individuels, et une
progression des périmètres coopératifs.

La chute des superficies rizicoles depuis 1998/1999 (aggravée en 2001/2002, avec une
superficie rizicole de 12 992 ha ) apparaît spectaculaire, et touche vraisemblablement
(bien que les données ne soient pas disponibles pour les dernières années ) plus
particulièrement les périmètres du Trarza, orientés vers la commercialisation et
majoritairement du type individuel.

Plusieurs facteurs, à la fois conjoncturels et structurels peuvent expliquer cette chute: i)


les inondations de 1999 (il n’y en eu en 2003 qui vont probablement affecté les superficies
récoltées), qui ont sinistré de nombreux périmètres, conduisant à un surendettement des

14
exploitants de ces périmètres ; (ii) la poursuite de la dégradation des périmètres, en
l’absence de réhabilitation ; ( iii) la dégradation de la rentabilité de la riziculture, les
coûts de production évoluant plus vite que les prix du paddy (voir étude de la filière riz)
en l’absence d’amélioration des rendements ;(iv) la mauvaise qualité des semences et des
engrais et la non utilisation d'engrais de fonds (TSP…).

Les rendements rizicoles ne marquent en effet pas d'évolution spectaculaire, et plafonnent


autour de 4T/ha, ce qui reste très en deçà des potentialités, attestées par des rendements
de 8T/ha et plus sur certaines parcelles, à la fois bien aménagées, bien entretenues et
bien conduites. De façon générale, on relève sur la plupart des périmètres, une tendance à
la décroissance rapide des rendements après quelques années d'exploitation, due à une
fertilisation insuffisante notamment l'absence des éléments phosphorés), et à la
salinisation et / ou l’alcalisation de certains sols ( Foum Gleïta), suite à l'absence de
drainage.

LES PRINCIPALES CONTRAINTES DE LA CULTURE IRRIGUEE

Le bilan du sous secteur agriculture montre que les contraintes de l'agriculture irriguée
restent nombreuses :

• Mauvaise conception et réalisation sommaire des périmètres irrigués( surtout pour les
privés).

Le constat des périmètres irrigués (privés surtout) est celui d'une dégradation avancée et
du sous-emploi des infrastructures existantes, défaut de conception et de réalisation
appropriées . Les éléments essentiels suivants font souvent défaut : levé topographique,
étude de sols, système de drainage, planage adéquat . La SONADER estimait en 1994 que la
quasi-totalité des petits périmètres en production était à réhabiliter. La situation n'a pu
qu'empirer depuis lors.

• Mauvais entretien des périmètres et des équipements d'irrigation :

A la mauvaise conception des périmètres, s'ajoute le manque d'entretien des périmètres et


des équipements depuis leur mise en place. Sur les grands périmètres comme sur les
périmètres collectifs et individuels, l'entretien des canaux reste insuffisant . Les pannes
fréquentes des groupes motopompes (GMP) aggravent la situation et contribuent à
l'abandon des périmètres .Sur les grands aménagements (où l'entretien est cogéré par la
SONADER et les Unions de coopératives agricoles ), la situation apparaît particulièrement
critique, la redevance fixe payée par les exploitants étant insuffisante pour couvrir les
charges d'entretien, et très partiellement recouvrée.

• Faible organisation des producteurs :

En plus du faible niveau de technicité des producteurs, on remarque aussi le faible niveau
de gestion des organisations socioprofessionnelles, notamment des groupements de gestion
des petits périmètres coopératifs et des grands aménagements .

• Mauvaise maîtrise par les producteurs des itinéraires techniques

Fertilisation (phosphatée notamment) insuffisante et inadaptée, non respect des


calendriers culturaux, choix irrationnels en matière de mécanisation et de matériel
d'irrigation, sont autant de facteurs qui contribuent à la faiblesse des rendements ou au
renchérissement des coûts de production.
• Enclavement et coûts des transports

15
Le réseau routier bitumé est encore peu développé, et l'état désastreux de certaines pistes
de desserte conduisent à l'enclavement de zones à grand potentiel de production.

• Dégradation environnementale liée à l'irrigation :

La dégradation des terres irriguées par l'engorgement et la salinisation présente un défi


que la Mauritanie devra relever a l'avenir, dans la mesure où la salinisation des sols
conduit, à terme, à la réduction du potentiel des terres irriguées exploitables . L'irrigation
favorise aussi l'extension des maladies hydriques (paludisme, bilharziose, parasitoses
intestinales, maladies diarrhéiques, ver de Guinée ), stimule les végétation adventices, et
favorise les prédateurs animaux (insectes phytophage, rongeurs et surtout, oiseaux
granivores). A ces dégradations, vient s'ajouter l'envahissement de plantes aquatiques
(typha australis et salvina molesta) et l'engorgement des axes hydrauliques.

• Forte dépendance vis-à-vis de la riziculture:

La riziculture a été, dans le passé, fortement encouragée, notamment par la politique de


crédit, la vulgarisation et la protection douanière, d'où un faible développement des autres
spéculations possibles, et une forte dépendance du secteur aux cours internationaux du
riz, actuellement particulièrement volatiles. Fort heureusement cette tendance commence
à s'inverser avec l'introduction de la diversification au niveau des périmètres irrigués dans
le cadre du PDIAIM

POLITIQUE SECTORIELLE ET LECONS TIREES

1. LES REFORMES ENGAGEES

Le cadre institutionnel et la politique de développement du secteur de l'agriculture


irriguée ont fait l'objet d'importantes réformes au cours des dernières années, d'abord
dans le cas du programme d'Ajustement structurel du Secteur Agricole(PASA), puis dans le
cadre de l'élaboration de la Lettre de Politique de Développement de l'Agriculture
Irriguée (LPDAI), en 1999.

Initié en 1988, le PASA a permis en particulier, dans le secteur de l'agriculture irriguée:

(i) le désengagement de la SONADER de la gestion des périmètres coopératifs


(aujourd'hui réalisée) et des grands périmètres (en cours), ainsi que des fonctions
d'approvisionnement en intrants et équipement agricole, de la maintenance des
GMP et de la transformation du riz ;
(ii) la mise en place d'une structure mutualiste de crédit agricole (UNCACEM) ;
(iii) le désengagement du secteur public de la commercialisation et du décorticage du
paddy;
(iv) l'initiation de la réforme foncière.

La LPDAI a posé les principes suivants:

(i) Priorité à la réhabilitation des périmètres existants et à l'extension des périmètres


coopératifs dont la taille des parcelles ne permet pas l'accès à une riziculture
commerciale, les créations de nouveaux périmètres n' étant envisagées que pour
des projets à très haute rentabilité (vraisemblablement pour la diversification) ;
(ii) Etablissement de normes minimales d'aménagement des périmètres, s'imposant
aux créations, extensions et réhabilitations de périmètres, qu'ils soient ou non

16
financés avec une contribution de l'Etat . Une circulaire précisant les normes à
appliquer a été publiée en 2000 ;
(iii) Mise en place d'un mécanisme d'incitation à la mise aux normes des périmètres à
réhabiliter, des extensions de périmètres coopératifs, et des créations de
périmètres de diversification, à travers une aide incitatrice de l'Etat, ciblée, dans
un souci de lutte contre la pauvreté, sur les producteurs coopératifs disposant de
moins de 2 ha, et les individuels ayant au plus 40 ha (tous périmètres confondus).
Ce mécanisme a été précisé dans un manuel de gestion de l'aide incitatrice, qui
fixe, dans le cas du PDIAIM, l'aide à 50% des coûts d'investissement pour les
périmètres coopératifs et 25%pour les individuels, sous condition de taille
maximale ci-dessus exposée. Ce mécanisme a notamment pour corollaire de
transférer la maîtrise d'ouvrage effective des périmètres coopératifs, assurée à
l'origine par la SONADER, aux exploitants, puisque ces derniers ont un pouvoir de
décision sur l'investissement à réaliser, le choix du maître d'œuvre et l'entreprise
chargée des travaux . Ce mécanisme de financement a été complété, dans le
cadre du PDIAIM, par la mise à la disposition de UNCACEM d'une ligne de crédit
remboursable, destinée à financer à long terme (8 ans), concurremment à l'aide
incitatrice, les projets de réhabilitation des producteurs individuels ou
coopératifs ;

(iv) poursuite de la libéralisation du commerce du paddy et du riz ( par l'élimination


de subventions à la commercialisation, du système du pool, et de la fixation du
prix du paddy, et mise en oeuvre d'une politique d'accompagnement visant : à
l'amélioration de la qualité du riz produit, à l'appui à la constitution de
groupement de producteurs pour la commercialisation, à la mise en œuvre d'un
système pérenne de financement des campagnes d'achat du paddy . Ces différents
appuis ont été initiés dans le cadre du PDIAIM, et les mesures de libéralisation
prise en 1999.

La LPDAI s'est concrétisée par le programme de développement intégré de l'agriculture


irriguée en Mauritanie (PDIAIM), qui constitue un programme national de développement
du secteur, à l'intérieur duquel devront se situer les différents projets d'appui. L'objectif
de développement du PDIAIM est d'augmenter la valeur ajoutée agricole, l'emploi et le
revenu des populations vivant dans la vallée du fleuve Sénégal . Ce programme est
principalement financé par l'IDA, dans le cadre d'un APL(Ajustable Programme Loan) sur
11ans (2000-2011), à hauteur de $102 millions, dont 38$ millions sur une première phase
de 3ans.

Le programme général (PDIAIM) devra permettre une réhabilitation de près de 20 000 ha et


sera soutenu par plusieurs bailleurs de fonds. Le programme financé par l'IDA (PDIAIM-IDA)
constitue la composante centrale de ce programme global et permettra, sur une période
de onze ans, la réalisation de 11. 000ha de réhabilitation ou d'extension de périmètres
existants et la création de 2. 000 ha de périmètres nouveaux destinés à la diversification .
Le concours d'autres bailleurs de fonds est à rechercher pour la réhabilitation d'une
superficie additionnelle de 10.000 ha environ au cours de la même période.

Au cours de ses onze années d'exécution, le programme PDIAIM-IDA permettra :

(a) de mettre en place le cadre de politique économique, juridique et institutionnel


approprié;
(b) de réaliser des infrastructures publiques de base ; et
(c) de fournir les services d'appui nécessaires au bon développement d'une agriculture
prospère dans la vallée du fleuve Sénégal, animé par le secteur privé . Le programme
aidera également les agriculteurs privés à obtenir les ressources financières nécessaires

17
pour le financement d'investissements conçus sur des bases économiques . Le
programme prend aussi soin des problèmes environnementaux causés par les
différentes activités envisagées.

L'objectif de la première phase (trois ans ) du programme (PDIAIM-IDA) est d'établir les
fondements pour un développement durable de l'agriculture irriguée du point de vue
technique, financier, économique et environnemental .
Cette première phase du PDIAIM a fait l'objet d'une rallonge d'un an (2004) afin de
permettre des résultats pouvant faire déclencher les déclencheurs de la 2ème phase. On se
prépare à une mission d'évaluation de la 2ème phase vers fin février début mars 2004.

I2. APPUIS INSTITUTIONNELS A LA CULTURE IRRIGUEE

La riziculture constitue une activité conditionnée par la disponibilité de financements pour


l'acquisition d'équipement (moyen terme) et d'intrants (cours terme). Pour répondre à ces
besoins, l'Union Nationale des Coopératives Agricoles de Crédit et d'Epargne en Mauritanie
(UNCACEM), structure de crédit mutualiste composée de deux caisses dans le Trarza et le
Haut Fleuve, a été créé en 1993et alimentée en ressources par différents bailleurs de
fonds, succédant à l'UBD, en situation de cessation de paiement. Par ses statuts et son
règlement intérieur, l'UNCACEM devait initialement se consacrer exclusivement au
financement de la riziculture, par des crédits de campagne et d'équipement ( moyen
terme, pour l'acquisition de matériel agricole et de motopompes) , consentis au taux
unique de 12%.

Au cours de ses premières années d'activité, l'UNCACEM a été affectée par un niveau
d'impayés désastreux, en partie hérité des pratiques passées .

Dans le cadre général du PDIAIM et sur la base d'une étude-diagnostic effectuée en 1997,
l'UNCACEM a adopté un programme de développement comprenant:

un objectif d'autosuffisance financière pour 2002, à obtenir notamment par une


modulation des taux de crédit en fonction des besoins d'équilibre de l'institution ;
le développement des crédits de commercialisation ;
la diversification des produits de crédits, au-delà du financement strict de la
production rizicole ( équipement de la filière rizicole en aval de la production,
financement des autres spéculations agricoles, financement de la diversification
vers de nouvelles filières agricoles, ou d'élevage,…), sous réserve qu'ils concernent
le développement rural dans sa zone d'intervention et qu'ils correspondent à des
activités financièrement et économiquement rentables. Cette diversification,
conforme à la politique de développement de l'irrigué, présente en outre l'intérêt
d'une meilleure répartition des risques bancaires;
la mise en place d'un crédit à long terme, pour le financement de certaines
infrastructures de stockage et, surtout, la réhabilitation des périmètres individuels
ou coopératifs, l'extension de périmètres coopératifs et la création de périmètre de
diversification
la réintégration progressive des exploitants coopératifs les plus pauvres exclus du
crédit par leur incapacité à rembourser, grâce à un programme spécifique d'appui à
ces coopératives (programme d'appui aux Coopératives Agricoles en Difficulté-
PACAD), conduit en collaboration avec la SONADER, soutenu par le CDHLCPI et
l'AFD.

Ce programme de développement est globalement soutenu par un prêt de l'IDA (dans le


cadre de la première phase du PDIAIM-IDA), de 1,92 millions DTS pour le crédit long terme
(aménagement) , et 4,98millions DTS (non ciblés ) pour toutes les autres activités.

18
Le contrat-programme actuel de la SONADER, couvrant la période 2000-2002 recentre ses
missions sur :

(i) la maîtrise d'ouvrage déléguée des aménagements hydro_agricoles publics


(aménagements structurants );
(ii) la gestion et maintenance des infrastructures collectives, comprenant les ouvrages
principaux et les ouvrages structurants;
(iii) le conseil rural ( conseil agricole et conseil en gestion des exploitations) pour les
zones irriguées et cultivées en décrue, la formation et le suivi-évaluation de ces
actions.

Le deuxième Contrat-programme de la SONADER pour la période 2003-2005, est cours


d'exécution. Le désengagement de la SONADER de l'exécution des prestations d'appui-
conseil est appelé à se poursuivre sur le long terme.

La régularisation foncière des périmètres exploités dans la vallée à été initiée au cours de
la décennie 90 (dans le cadre de l'ordonnance 82/127, complétée par un décret
d'application pris en 1990) par une opération-test, qui a notamment montré la nécessité,
de clarifier les procédures tout en les rendant plus opérationnelles, pour conduire à son
terme la sécurisation. Ce constat a conduit à l'élaboration d'un nouveau décret (2000/089),
simplifiant les procédures .La régularisation sur la base de ce texte a débuté courant 2001,
avec l'appui financier du PDIAIM-IDA. La mise en œuvre de la réforme foncière sur
l'ensemble de la vallée nécessite cependant des moyens importants, qui dépassent l'appui
apporté dans le cadre du PDIAIM-IDA.

Ce décret ne prévoit d'autre part aucune disposition pour la délivrance de titres fonciers,
une fois la propriété acquise à travers la concession définitive. Il restera donc à prendre les
dispositions nécessaires, dans la mesure ou l'existence de titres fonciers est indispensable à
la création d'un marché foncier transparent et à la constitution de garanties bancaires sur
la terre.

Malgré son intérêt global pour la balance des paiements (la Mauritanie reste importatrice
nette de riz à hauteur de 40 à 100 000 tonnes selon les années), la filière riz présente une
problématique spécifique en terme d'organisation du marché, de prix et compétitivité par
rapport aux importations, enfin de rentabilité. Ces différents aspects ont fait l'objet
d'études et de mesures récentes, qu'il est nécessaire de prendre en compte dans la
stratégie.

Dans le cadre de la LPDAI , le gouvernement mauritanien a décidé de rompre avec le


système passé du pool, à la fois efficient, non incitatif à la qualité, et onéreux pour l'Etat,
en (i) supprimant le couplage entre importations et achat de riz local ; (ii) n'intervenant
plus pour la fixation d'un prix du paddy ; (iii) arrêtant de subventionner les crédits de
campagne de commercialisation du paddy .

Un appui à la commercialisation du riz local a été corrélativement mis en place dans le


cadre du PDIAIM, depuis la campagne 1999/2000.

L 'AGRICULTURE EN ZONE PLUVIALE

Les superficies emblavées en agriculture pluviale sont étroitement liées à la pluviométrie .


Ces Superficies (toutes spéculations confondues) peuvent atteindre 200.000 ha en année de
bonne pluviométrie à 20.000 ha en année de sécheresse.

19
La zone de culture pluviale de la Mauritanie concerne quelques 2260 villages et 750000
habitants. Les zones d'agriculture traditionnelle sont celles qui connaissent la situation la
plus alarmante en matière de pauvreté. Pour un seuil de pauvreté de 63.316 UM par tête
et par an, l'incidence en milieu rural hors la zone favorable de la vallée du Sénégal atteint
61,2% (source EPCV 2000).

Systèmes de production

Les principales contraintes auxquelles se heurte le sous secteur de l' agriculture pluviale
sont: aléas climatiques, technologies peu performantes et faible intégration à l'économie.

L'intégration et la modernisation de ce sous secteur est handicapée par le faible


rendement des cultures vivrières qui ne permet pas de dégager des revenus pouvant
financer le développement d'activités de développement humain ou de cultures de
diversification commercialisables. Par contre, la diversité des systèmes de production
pratiqués dénote d’une grande flexibilité et d' une capacité de gestion des contraintes du
milieu. Ce savoir-faire constitue l'atout majeur en vue du développement du sous secteur.

Les systèmes de production comprennent dans des proportions variables et adaptées aux
ressources, divers types d'agriculture : agriculture de bas fonds, agriculture de décrue,
agriculture sèche ou diéri, élevage mobile et collecte de divers produits ligneux. Dans les
régions les plus humides, où il reste des ressources ligneuses, les systèmes agro-sylvo-
pastoraux dominent.

L’agriculture oasienne (source : projet oasis)

Les superficies des palmeraies sont estimées à 10.000 ha environ avec une production
moyenne de 64.200 tonnes par an. Le rendement moyen est faible de façon générale : 30-
35 kg par palmier.
Les cultures maraichères effectuées sous palmier occupent des superficies assez modestes,
limitées principalement par le manque d’eau et l’absence de système d’irrigation
adaptée : L’Adrar et le Tagant totalisent une superficie exploitée de 400 ha, l’Assaba et les
2 Hodhs environ 200 ha.
Le système d’arrosage est à la main à partir de l’eau puisée des puits traditionnels.

I-3. ENVIRONNEMENT

Il existe en Mauritanie 30 forets classées de superficies très variables (200 à 13.000 ha)
couvrant une superficie totale de 48.000 ha entièrement situés dans la vallée, l’Assaba et
le Hodh El Gharbi. Les forêts se sont essentiellement constituées dans les zones inondables
de la vallée, le long du fleuve Sénégal (22.000 ha) et de son affluent le Karakoro (2.500 ha
dans le Guidimakha). Les autres forets sont reparties entre l’Assaba (16.000 ha), le Tagant
(6.000 ha) et l Hodh El Chargui (1.500 ha). Une grande partie des forets sont dans une
situation de dégradation avancée qui tend à s’accélérer en raison des coupes de bois.

A l’exception de quelques forêts classées, les massifs forestiers ont subi des fortes
dégradations et sont menacées de disparition ( gonakiers). Le couvert végétal de la vallée,
et surtout le couvert ligneux, est particulièrement touché. A l’exception de quelques
forets classées, les massifs forestiers ont tous disparus ou sont menacés. Ceci est dû aussi

20
bien à la sécheresse qui sévit depuis les années 1970, qu’à la surexploitation des ressources
de la vallée. Il s’agit notamment de surpâturage et de l’exploitation forestière abusive
(bois de feu et charbon de bois) pour satisfaire les besoins des populations rurales et des
centres urbains. Le bois de feu constitue la première source d’énergie domestique; Les
combustibles ligneux fournissent 80 à 90% des sources énergie domestique.

En plus du domaine forestier, il existe également deux parcs nationaux du Diawling et du


Banc d’Arguin, des réserves de faunes relevant du domaine privé de l’Etat qui constituent,
pour certaines, des lieux de développement et de refuge des espèces végétales et animales
en voie de disparition en Mauritanie.

La production du bois se fait, soit naturellement, soit dans le cadre des reboisement et/ou
des mises en défens, avec ou sans enrichissement. Elle est soumise à deux types
d’exploitation :(i) une exploitation par les ménages ruraux afin de couvrir les besoins
locaux. Cette exploitation ne concerne qu’une très petite partie du potentiel ligneux; (ii)
une exploitation par les charbonniers dont le but est de couvrir les besoins de chauffe des
grands centres urbains. Bien que ce type d’exploitation soit soumis à l’autorisation
préalable du MDRE (permis de coupe), il constitue une menace pour la préservation de la
nature et de la Biodiversité.

Avec le développement démographique et urbain, les ressources ligneuses ont été


fortement entamées pour la production du bois et du charbon de bois. Il est estimé que les
besoins en bois énergie représente dix fois la production naturelle des formations ligneuses
du pays. La satisfaction de la demande en matériaux de construction explique également
une part des prélèvements abusifs exercés sur les ressources forestiers.

Les mesures de protection de la foret ont été inefficaces. Le taux annuel de déboisement
atteindrait 2,9% contre 0,9% pur l’ensemble de l’Afrique subsaharienne.

Des mesures pour installer des clôtures de protection des forets et associer les populations
à leur gestion ont déjà été mises en oeuvre ( forêts de Gani dans le Trarza).

Pour limiter la pression sur les ressources ligneuse ; le gouvernement a soutenu le gaz
butane comme combustible de cuisson de substitution. Cette politique a donné d’assez
bons résultats puisque la consommation de gaz a cru de 9000 tonnes entre 1990 et 1998.
Mais compte tenu des écarts de prix entre le gaz et le charbon de bois par unité thermale,
cette substitution a vite atteint ses limites.

D'autres mesures institutionnelles portant notamment sur l'harmonisation et l'adaptation


des textes réglementaires nationaux sur l'environnement aux conventions internationales
ratifiées par la Mauritanie d'une part ainsi qu'aux règles édictées par la Charria et les
coutumes sociales d'autre part, entreprises par le MDRE (projet Synergie CCD/CBD),
apporteront un souffle libérateur à l'application de ces textes par les communautés rurales
dans l'objectif d'une meilleure gestion et préservation de l'environnement.

I-4. SECURITE ALIMENTAIRE

En matière de sécurité alimentaire, la Mauritanie connaît un déficit structurel depuis la


grande sécheresse de 1972/73. Le désert couvre 75 % du territoire, où le cumul
pluviométrique est inférieur à 100 mm par an. Dans le reste du pays, la pluviométrie oscille
le plus souvent entre 100 et 400 mm de pluie par an.

Les cultures céréalières, largement dominées par les systèmes de production traditionnels
et tributaires d'une pluviométrie irrégulière, se caractérisent par une faible productivité.

21
La production de céréales, ne couvre, les bonnes années, que 40 % des besoins estimés3.
Le déficit brut céréalier moyen est de 350.000 tonnes environ et le volume moyen annuel
des importations céréalières est de 280.000 tonnes.

La production animale, qui joue un rôle important dans l’économie nationale (l’élevage
représente environ 15% du PIB), constitue une part importante des ressources de la
population rurale. L’apport nutritionnel de ses produits couvre 4/5 des besoins en lipides
de cette population, et la moitié de ses besoins en protéines. Cependant, elle reste
particulièrement vulnérable aux sécheresses et aux catastrophes liées aux phénomènes
climatiques.

La Mauritanie est malheureusement sujette à des sécheresses récurrentes qui engendrent


une chute notable de la production agropastorale et par conséquent des crises alimentaires
plus ou moins graves dans les zones rurales. C’est ainsi que le déficit pluviométrique
important enregistré en 2001 et surtout en 2002 a eu pour conséquence une baisse
drastique de la production céréalière avec respectivement des déficits bruts de 417.000 et
430.000 tonnes.4

Sur le plan pastoral, le cheptel a été fortement touché et on estime aujourd’hui que près
de 2.300.000 bêtes5, soit environ 16 % de l’effectif total du cheptel national, ont été
décimées durant les deux année 2001 et 2002. Ces pertes énormes ont diminué
sensiblement le revenu de milliers d’éleveurs et auront également des conséquences
néfastes sur le volume de la production animale dans les années à venir.

Dans ces situations de crise, l’approvisionnement des populations connaît de fortes


perturbations avec comme corollaire une importante hausse des prix des denrées
alimentaires de base.

Le Gouvernement a créé depuis 1982 un Commissariat à la Sécurité Alimentaire (CSA), qui


a pour mission générale, en collaboration avec les différents départements ministériels et
en cohérence avec les options économiques de l'état, l'élaboration et la mise en œuvre de
la politique nationale de sécurité alimentaire, visant à assurer la disponibilité des biens
alimentaires de base et, en particulier, les produits céréaliers sur l'ensemble du territoire.

Dans le cadre de cette mission générale, le CSA est chargé en particulier de :


La prévention et la gestion des situations de crises alimentaires à travers le
fonctionnement d'un Observatoire de la Sécurité Alimentaire chargé de la collecte, du
traitement et de la diffusion des données relatives à la sécurité alimentaire du pays.

La mise en place et la gestion d'un Stock National de Sécurité

L'action humanitaire et d'urgence, à travers, la prise en charge, la supervision ou la


coordination d'interventions appropriées en cas de déficit alimentaire structurel ou
conjoncturel.

La définition de programmes ou micro-projets dans le domaine de la sécurité


alimentaire; l'identification, le suivi et l'évaluation des micro-réalisations envisagées ou
entreprises dans ce domaine.

Sources :
3
FAO
4
Bilan céréalier CSA/MDRE
5
Etude CSA

22
L'insécurité alimentaire est fortement liée au phénomène de pauvreté, qui concerne une
grande partie de la population, en particulier dans le monde rural. La faiblesse du pouvoir
d'achat des ménages explique un accès difficile aux produits alimentaires de base.

Le Gouvernement a créé en 1998 un Commissariat chargé de la lutte contre la pauvreté


qui a élaboré un cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) dont l’objectif est de
diminuer de manière sensible et durable l’importance de ce fléau à l’horizon 2015.

23
II- BILAN EXHAUSTIF DE LA MISE EN OEUVRE DU CSLP POUR L’ANNEE 2003

Le bilan du secteur du développement rural révèle pour l’année 2003, un important


nombre de réalisations qui prouvent une grande contribution de ce secteur, à travers les
activités réalisées par les différents programmes et projets, à la croissance et à la lutte
contre la pauvreté en particulier rurale.

II-1DANS LE DOMAINE DE L’ELEVAGE

II.1.1. ETAT D’ AVANCEMENT DES MESURES PREVUES EN 2003 PAR LE RAPPORT DE SUIVI DE
2002

Au cours de l’année 2003, les actions prioritaires au niveau de l’élevage ont été les
suivantes :

II.1.1.1. Campagne de prophylaxie du cheptel

Bilan de la campagne

Cette campagne a eu lieu de décembre 2002 à mars 2003. L’ objectif principal qui lui était
assigné était la vaccination de 80% du cheptel bovin contre la Péripneumonie Contagieuse
Bovine (PPCB).

Les principales Wilayas pastorales ont servi de cadre à cette campagne ; il s’agit des deux
Hodhs, de l’ Assaba, du Guidimaka, du Brakna, du Gorgol, du Tagant et du Trarza. Une
large campagne de sensibilisation axée sur l’importance de la vaccination a été mise en
œuvre pour garantir l’adhésion des éleveurs aux programmes de prophylaxie du cheptel.

Le tableau 5 récapitule, par pathologie et par wilaya, les résultats globaux de cette
campagne. Il en ressort que 610.519 bovins ont été vaccinés contre la PPCB. Ce chiffre
porte le taux de vaccination contre cette maladie à 56,3%.

Tableau 5 : Nombre d’animaux vaccinés par délégation régionale et par maladie


Délégations Vaccinations
régionales
PPCB Botulisme Charbon Entéro - Charbon Clavelée Pasteurellose
Sympto. toxémies Bactéridien
H. Charghi 143.508 94.917 30.591 3.400
H. el Gharbi 121.000 81.500 33.619 -
Assaba 78.683 74.345 68.547 700
Gorgol 92.126 45.060 7.900 5.000 3.000 7.060 7.900
Guidimagha 123.396 139.901 32.575 200 56.590
Trarza 27.149 10.345 142 397
Brakna 24.307 21.353 13.021 5900 450
Tagant 350
Inchiri -
Adrar -
T. Zemmour -
Nouakchott -
Total 610.519 467.421 186.395 5.000 3.000 17.657 64.940

24
Au nombre des contraintes qui ont pénalisé l’exécution de cette campagne, il importe de
citer :

- Le démarrage tardif de la campagne qui n'a pas été sans conséquences


négatives sur le nombre d’animaux présentés aux équipes de vaccination.
En effet durant ce retard, les éleveurs, Soucieux de préserver l'état
sanitaire de leurs troupeaux, se sont procurés des vaccins et ont procédé à
la vaccination de leurs animaux ;
- Le mauvais état des véhicules ;
- Les ruptures de l’approvisionnement en vaccin : De nombreuses ruptures de
stock de vaccins , notamment de T1 (contre la PPCB) ont été signalées par
les délégations régionales. Par ailleurs, l'approvisionnement des équipes
publiques en vaccins contre le botulisme, initialement confié à la CAIE a pâti
de l’insuffisance des quantités disponibilisées par cette dernière.

II.1..1.2. Infrastructures d’élevage

En fin 2003, il y a eu lancement d’un appel d’offres pour la construction de 16 parcs de


vaccination. La construction des 16 parcs interviendra en 2004.

II.1.1.3. Amélioration de la gestion collective des ressources, préparation aux effets de la


sécheresse et des calamités naturelles

L’ état d’exécution des activités relatives à la régénération et l’améliorations des


pâturages se présente comme suit en fin 2003 :

a) Elaboration de Plans d’aménagement des parcours : Le processus de recrutement du


bureau qui sera chargé de cette action est en cours.

b) Reboisement pastoral ( Plantation d’arbres fourragers, fruitiers et haies vives).Les


activités réalisées sont :

- la formation de 58 pépiniéristes ;
- La mise en place de 19 pépinières ;
- La réalisation de 60.000 semis ;
- La Plantation de cactus inerme en stations expérimentales du CNRADA,
situées à Kaédi et à Nouakchot,t avec la collaboration de l’ICARDA.

c) Réserves pastorales : Le choix d’une dizaine de sites a été opéré au terme d’un travail
de concertation et de programmation avec les éleveurs. La matérialisation de ces réserves
interviendra, après l’acquisition du grillage nécessaire et avant le début de l’hivernage
2004.

d) Construction de diguettes anti-érosives : Le choix des sites de dix-neuf diguettes anti-


érosives a été dans le cadre du processus de concertation et de programmation signalé plus
haut. Il a été suivi de l’acquisition du matériel de construction (pelles, pioches, brouettes,
niveau d’eau, charrettes etc…).

e) Ouverture des pare-feux : Elle s’est faite dans certaines zones selon la méthode
participative communautaire, avec utilisation de techniques traditionnelles. Elle a
été précédée :

25
- d’un travail de sensibilisation qui a eu lieu dans les deux Hodhs ou ce
genre d’actions avait été sollicité ;
- du tracé des réseaux par ACP, qui a été effectué dans les zones
pourvues de pâturages.
- de l’ établissement et de la signature des accords de réalisation ;

II.1.1.4. Hydraulique pastorale

Dans ce domaine, les investissements programmés sont constitués de deux (2) forages et
de neuf (9) puits pastoraux dont le dossier d’appel d’offres relatif aux études
hydrogéologiques et géophysiques a été lancé. Il s’agit :

- des forages de Arch Joumane dans l’arrondissement de Bousteilla et Neriye dans la


moughataa de Bassknou ;

- des puits pastoraux de :


- Lemgha-yiss dans l’arrodissement d’Adel Bagrou-Est ;
- NkhaiLet Zedigh dans la moughataa de Oualata ;
- Thiali M’boma dans la moughataa de Sélibabi ;
- Hassi Bagra dans la moughataa de Ould Yengé ;
- Hseyatt Ahel Abeidy dans la moughataa de Timbédra ;
- Djimi dans la moughataa de Djiguéni ;
- Bougadoum dans l’arrondissement de Aweynatt Zbil ;
- Gounguel dans la moughata d’Aïoun ;
- Guiller, dans la moughataa de Barkéol

II.1.1.5. Textes soumis au Gouvernement pour adoption

Deux projets de texte sont en cours de finalisation pour être soumis à l’approbation du
Gouvernement. Il s’agit du projet de loi portant de code de l’élevage et d’un projet
d’application de la loi 2000-044 portant code pastoral en Mauritanie.

II.1.2. AUTRES ACTIVITES REALISEES AU COURS DE L’ANNEE 2003 NON PREVUES PAR LE
DEUXIEME RAPPORT DE SUIVI DE LA MISE EN ŒUVRE EN 2002

a) La surveillance des maladies animales

Elle est assurée à travers les activités du Réseau mauritanien d’épidémiosurveillance des
maladies animales (REMEMA). Ce réseau couvre tout le territoire national. Il surveille de
manière particulière six (06) maladies majeures du bétail qui sont, pour certaines, des
zoonoses c’est à dire transmissibles à l’homme. Les activités du réseau sont dirigées par
l’Unité centrale qui regroupe des cadres de la DEA et du CNERV.

Les activités du REMEMA sont soutenues sur le plan financier essentiellement par le PACE
(programme panafricain de contrôle des épizooties). Pour l’année 2003 les principales
réalisations du REMEMA sont :
- La consolidation du réseau par l’élaboration et ou la révision des documents
clés ;
- La réalisation de 74 suspicions de maladies (24 PPCB, 2 PB, 17 FVR, 6 FA, 11 PPR
et 14 rage) qui ont fait l’objet d’enquêtes, de prélèvements et d’analyses au
laboratoire ;
- La gestion et analyse des données collectées à l’aide de Base de données ;

26
- Le renforcement des capacités d’intervention des postes de surveillances par
l’acquisition de matériel de froid (10 réfrigérateurs, 15 congélateurs) ainsi que
le renouvellement du stock de petit matériel de prélèvements ;
- La rédaction, édition et diffusion du bulletin REMEMA-info N°7 ;
- La réalisation de tournées de supervision.

Dans le cadre de la procédure OIE de déclaration de Pays indemne de peste bovine, le


réseau a mis œuvre l’épidémiosurveillance ( clinique et sérologique) de la faune sauvage
qui donné lieu à la récolte de 32 sérums de phacochères et l’enquête spécifique peste
bovine. Ceci a permis d’obtenir l’avis favorable de la commission fièvre aphteuse de l’OIE
pour l’accession de notre pays au statut de pays indemne de peste bovine maladie en mai
2003.

b) Choix et programmation des investissements en matière de gestion des parcours

Le Projet Gestion des Parcours et Développement de l’Elevage (PADEL) a mis en œuvre


l’ensemble du processus de concertation et de programmation des investissements à
réaliser au profit des éleveurs. C’est ainsi qu’ ont été organisés dans l’ordre :

- des assemblées générales de coopératives et des villages destinés à arrêter les


priorités en matière d’actions de gestion des parcours ;
- des ateliers régionaux de hiérarchisation de ces priorités ;
- les réunions des Commissions paritaires régionales regroupant des associations
de coopératives pastorales et les membres de l’équipe polyvalente de la
Wilaya ;
- la réunion de la commission paritaire nationale destinée à la sélection
définitive des investissements à réaliser au titre du budget 2003.

c) La mise en place d’une ligne de crédit et de création de caisses d’épargne et de


crédit

Opérations financées sur crédit : Une étude portant sur la mise en place d’une ligne de
crédits aux éleveurs et la création de caisses d’épargne et de crédit est en cours de
réalisation. Elle est confiée à un bureau d’études national.

Opérations d’amélioration de l’état sanitaire : La constitution de stocks de médicaments


vétérinaires : une enquête a été conduite pour évaluer les capacités des associations
pastorales à bénéficier de ces fonds. Cette a abouti à l’identification d’une dizaine d’ACP
pouvant bénéficier de fonds de roulement.

Amélioration génétique (opérations d’amélioration de la production laitière) : les activités


ont porté sur l’ identification des partenaires ( éleveurs et agro-éleveurs et partenaire) et
l’ établissement d’ une convention avec spécialiste en reproduction EISMV.

d) Plan d’urgence :

Le plan des opérations de la couverture sanitaire et de la disponibilisation de médicaments


vétérinaires au niveau des éleveurs de la première tranche du plan d’urgence 2003 a été
exécutée.

e) Activités réalisées en matière d’études et de recherches vétérinaires

27
e-1. Activités de diagnostics :

Le diagnostic vétérinaire fait partie des missions de base du CNERV. Il concerne aussi bien
les maladies (virales, parasitaires et bactériennes) que la bromatologie et le contrôle de
qualité hygiénique des aliments tels que le lait, la viande, le poisson ou l’aliment bétail.
Les prélèvements de près d’une centaine (120) de suspicions (dont les 74 du REMEMA) ont
été analysés par le CNERV et ou expédiés à l’étranger pour expertise. En tout environ 1300
échantillons biologiques ont été analysés par les différents laboratoires du CNERV .
Les résultats ont permis la mise en évidence de la recrudescence des maladies comme la
rage, la PPCB, la PPR. Sur la base de ces résultats le CNERV a fait des recommandations qui
sont à l’origine de programmes de prévention et de protection de la santé animale et
humaine vis à vis de ces maladies. Ceci fut le cas pour la rage notamment au Brakna et la
FVR cette année au Trarza, Gorgol et au Hodh Gharbi.

Les analyses ont permis également la certification de certains produits à la


commercialisation locale ou extérieure aussi bien à l’importation qu’à l’exportation.

e-2 Activités de recherches vétérinaires

Les programmes de recherches sont établis pour une longue période (5 ans environ) et les
résultats d’une année ne peuvent pas être assez significatifs. C’est pourquoi le programme
d'activités 2003 a été une continuation des actions menées en 2002, particulièrement en ce
qui concerne la recherche.

Les recherches au CNERV sont axées principalement sur les maladies émergentes qui ont un
impact fort et négatif sur le bétail et éventuellement sur la santé publique. Ces maladies
sont la fièvre de la vallée(FVR), l’hypersensibilité des bovins à la chaleur (maladie des poils
longs), la fièvre hémorragique Crimée Congo (FHCC) et un complexe pathologique à
dominante parasitaire dans la vallée du fleuve (Trarza notamment).

Ces programmes sont à des stades d’avancement différents. Pour certains comme la FVR le
protocole de recherche est élaboré et une partie des financements obtenue. Un suivi est
déjà mis en œuvre sur le terrain. Cela a permit de lancer l’alerte de la saison 2003 sur la
présence de la maladie.

Pour la maladie des poils longs et la FHCC les protocoles sont élaborés et l’on est à la
recherche de financements (fonds).

Pour le complexe pathologique parasitaire le centre est encore aux investigations


préliminaires avant l’élaboration de protocole de recherche.

Par ailleurs le CNERV est associé au programme d’amélioration génétique qui sera mis en
œuvre par le PADEL et dans le futur au grand programme national.

II-2. DANS LE DOMAINE DE L’AGRICULTURE

Les résultats de l’Enquête Agricole auprès des Ménages et Exploitants (EMEA) relatifs à la
campagne agricole 2002/2003 indiquent que :

• Les superficies emblavées(toutes typologies de production confondues) :109.218 ha


par rapport 193.218 ha cultivés en 2001/2002, ce qui représente une diminution de
près de 44%. Cette forte chute de mise en culture des superficies est imputable à la

28
médiocrité de l’ hivernage car le déficit pluviométrique était assez généralisé et
important ;
• La production céréalière brute ( toutes spéculations et typologies de production
confondues): 115. 589 tonnes, soit une diminution de 5% par rapport à la campagne
agricole 2001/2002 et de 35% par rapport à 2000/2001 qui était de 178.511 tonnes ;
• La production céréalière nette : 77.162 tonnes contre 132.685 tonnes en 2000/2001.
Elle représente cette année près de 14% des besoins céréaliers du pays en 2002/2003
contre 29% en 2000/2001.

Les superficies cultivées en ha et ainsi que les productions obtenues par typologie en
2002/200 3 se présentent comme suit :

- Diéri : 6.357 ha avec une production de 15. 353 tonnes ;


- Bas –fonds : 17. 307 ha avec une production de 8.788 tonnes ;
- Walo : 2.250 ha avec une production de 423 tonnes ;
- Décrue contrôlée : 6. 320 ha avec une production de 5.687 tonnes ;
- Irrigué totale: 19. 824 ha avec une production de 85. 6612 tonnes ;

Ces résultats se repartissent comme suit :

• Cultures traditionnelles : 89.934 ha contre 179.994 ha en 2001/2002 et une


production brute de 30.587 tonnes (nette : 25.999 tonnes) contre 63.092 tonnes en
2001/2002, dont sorgho (26.626 tonnes), maïs ( 3.375 tonnes ) et mil (586 tonnes) ;
• Cultures irriguées 19.362 ha contre 13.586 ha en 2001/2002 et une production brute
de 85. 272 tonnes (51.163 tonnes) contre 59. 535 tonnes en 2001/2002.

Les cultures maraîchères ne font pas actuellement l’objet d’ évaluation. La superficie


totale cultivée par an serait en moyenne de 2.500 ha avec une production de 45.000
tonnes.

II.2.1. ETAT D’ AVANCEMENT DES MESURES PREVUES EN 2003 PAR LE RAPPORT DE SUIVI DE
2002

A) Lutte Anti-aviaire

Les superficies suivantes ont été traitées : 423 ha au Trarza (17 zones) et 137 ha au Brakna
(périmètre de Silbé et environ) et environ 2800 litres de produits liquides ont été utilisées
à cet effet.

B) Lutte contre la sésamie


Dans le cadre de la lutte contre la sésamie, un programme technique de coopération de la
FAO a été mis en œuvre. Les résultats auxquels il a abouti sont :
• En matière de formation : 78 techniciens ont été formés sur les différentes
méthodes de lutte contre la sésamie. Ils comprennent 38 techniciens des délégations
régionales du Brakna, Gorgol et Trarza ; 33 techniciens des directions de la SONADER de
Bogué, Rkiz, Kaédi, Maghama, M’bout ; 6 techniciens de la FLM ( Brakna) et 1
technicien du CARITAS (Maghtaa-Lahjar).

• En matière de lutte chimique : 859 paysans formés sur la méthode de lutte


chimique et 3.199 ha de superficie traitée. Les résultats de cette opération sont
dans l’ensemble satisfaisants et les rendements observés dans les zones traitées
varient de 0,5 t/ha à 1,2t/ha et les paysans ont déclaré face à ces résultats
importants, être prêt à continuer l’opération de lutte chimique.

29
• En matière de lutte biologique : Les actions suivantes ont été réalisées :
- 384 chenilles et chrysalides ont fait l’objet de dissécation et de recherches ;
- Formation à l’étranger de 3 cadres en lutte biologique ;
- Sensibilisation de 76 villages dans 3 wilaya (Gorgol, Brakna et Trarza) ;
- Formation de 195 producteurs et 33 techniciens.

C) Résultats de mise en œuvre des programmes des projets

le Projet de Développement Communautaire (PDRC) :

Le Projet de Gestion de Ressources Naturelles (PGRNP) a pris fin en mars 2003. C’est le
Projet de Développement Communautaire (PDRC) qui lui fait suite et dont la mise en
œuvre est prévue à partir de Juillet 2004. L’Objectif du PDRC est de contribuer à la
réduction de la pauvreté et à l’amélioration durable des conditions de vie des
communautés villageoises.

Le Programme de Développement Intégré de l’Agriculture Irriguée en Mauritanie (PDIAIM)

Plusieurs actions ont été réalisées en 2003, dont notamment :

- La poursuite des opérations d’exportation des produits de diversification sur les


marchés européens. La campagne de 2002 / 2003 a permis l’exportation de plus de
475 tonnes de produits ;
- Le démarrage des travaux de construction du centre de conditionnement des fruits
et légumes de Rosso ainsi que l’aménagement de la zone de fret de l’aéroport de
Nouakchott ;
- La consolidation de la libéralisation de la commercialisation du paddy et du riz à
travers les lignes de crédits mises en place par le crédit agricole. Ceci a permis
l’obtention d’une production nationale de qualité ;
- La mise en place d’un bulletin d’informations sur les marchés du riz. Les
publications sont disponibles sur le site Web du PDIAIM ;
- Le renforcement du système d’informations agro-pastorales (SIAP) conduit par la
DPSE à travers des enquêtes agricoles dans l’ensemble des zones de production ;
- Le renforcement de capacités du personnel enquêteurs et statisticien par des
formations de recyclage ;
- La mise en œuvre et la consolidation par la SONADER d’une approche participative
d’appui –Conseil auprès des exploitants agricoles ;
- L’achèvement de l’étude organisationnelle et fonctionnelle du MDRE pour une
meilleure performance de ce Département ;
- La réalisation d’une étude stratégique pour le développement de la filière
semencière en Mauritanie ;
- La révision du manuel de l’aide incitatrice pour l’adapter aux réalités du terrain.
Dans ce cadre, le taux de subvention des travaux pour les périmètres collectifs a
été rehaussé à 70% au lieu des 50% initialement programmé ;
- La réalisation et la restitution de l’étude sanitaire d’atténuation des impacts
environnementaux du PDIAIM ;
- La poursuite de l’exécution des études relatives aux normes environnementales ;
- Réalisation du schéma d’aménagement et du plan d’occupation des sols de la zone
Koundi 1 à 5.

II.2.2. AUTRES ACTIVITES REALISES AU COURS DE L’ANNEE 2003 NON PREVUES PAR LE
RAPPORT DE SUIVI EN 2002

30
A) Contrôle phytosanitaire

Dans le cadre de la mis en œuvre de la loi 42/200 et de ses textes d’application, les
activités suivantes ont été effectuées :
- Equipement d’un laboratoire de contrôle ;
- Formation de 6 inspecteurs phytosanitaire et de 4 cadres du service de l’agriculture ;
- Tenue d’une réunion de concertation entre la DEA, les services de la Douane, les
inspecteurs phytosanitaires, les exportateurs et importateurs des produits végétaux ;
- Tenue d’une réunion d’explication dans les locaux de la Fédération de Commerce pour
l’explication des dispositions de la loi 42/2000 ;
- Création d’un conseil consultatif de la protection des végétaux ;
- Démarche en cours d’inauguration du poste de contrôle du Port de Nouakchott.

B) Gestion des pesticides

Dans cadre les activités menées ont été la distribution des quantités de pesticides et la
réglementation commune des pesticides dans les pays du CILSS qui a été approuvée par le
Parlement.

B) Protection des palmiers en ADRAR :

les actions suivantes ont été réalisées :

- la Sensibilisation des phoeniciculteurs sur les dangers du fléau épidémiologique que


représente la maladie du "Bayoud" et les mesures de prévention et de lutte qui
s'imposent;
- la Construction d’un laboratoire de diagnostic phytopathologique avec serre vitrée à
Atar ;
- le Renforcement compétences d’agents en matière de lutte contre les maladies du
palmier dattier.

II.3. Etudes, Infrastructures rurales et aménagement rural

II.3.1. Etat d’ exécution des mesures prévues en 2003 par le rapport de suivi de 2002

• Les travaux de faucardage (200 ha réalisés) et curage(1.540.000 mètres-cubes) sur les


axes hydrauliques se sont poursuivis ;
• Début de mise en œuvre du programme de protection des cultures dans dix Wilayas
agricoles . Une phase test a été réalisée au Brakna dans la commune de Aéré M’Bar ;
• Une notification de crédits pour la réfection de certaines diguettes et seuils de
ralentissement hydraulique a été allouée aux Wilayas agricoles ;
• Recherche de financement pour la réhabilitation de 125 barrages endommagés dans 9
Wilayas agricoles ;
• Exécution du programme de barrages :
- 4 barrages réalisés en Affolé au Hodh avec des mesures d’accompagnement (mise
en place de 6 banques de céréales, de 6 boutiques villageoises, de 52.700 mètres-
linéaires de clôture en barbelés, formation des coopératives bénéficiaires du projet
sur la gestion des banques de céréales et distribution de matériel agricole aux
exploitants) ;

31
- Etude APD de barrages dans les Wilayas de l’Adrar, l’Assaba et le Brakna

Dans le cadre du Projet d’Aménagement Rural et zone Pluviale (PARP), les activités
suivantes ont été réalisées :

- Désenclavement de 74 km de pistes ;
- 11 barrages ( 5 barrages au Brakna et 6 barrages au Tagant) ;
- 23 puits (22 au Tagant et 1 au Brakna) ;
- 13 infrastructures sociales (santé/éducation) dont 6 unités de santé de base 7
écoles.

Dans la mise en œuvre du programme annuel du PDIAIM, les activités suivantes ont été
réalisés :

- Poursuite de la mise en œuvre du volet réhabilitation :


- les travaux d’aménagement de 8 périmètres (762 ha) sont en cours d’exécution
dans la wilaya du Trarza ;
- les études de réhabilitation, elles sont en cours au niveau de 458 ha ;
- L’achèvement de l’étude de désenclavement de la zone GANI- Dar EL BARKA.
- Le démarrage de l’expertise du barrage de Foum-Gleita ainsi que la construction du
siphon inversé au niveau du périmètre de Foum ;
- Réalisation des études des schémas directeurs, APD et DCE de la Vallée du Gorgol ;
- Poursuite de la réalisation de la composante Recherche et Développement en
Irrigation.

En matière d’appui aux infrastructures collectives pour les associations oasiennes, le


Projet Oasis a fait les réalisations suivantes :

- 2 pistes désenclavement de Ouadane et de Timinitt en Adrar ;


- 4 barrages ( Dakhlet Kourouray, Hseytne, Legrane et Bou Houvra) ;
- construction de 10 sièges pour les MICO et les associations oasiennes ;
- 8 seuils de réalimentation de nappes ( 5 en Adrar et 3 au tagant) ;
- 210 kits d’éclairage au profit des foyers oasiens

II.4. Appui en organisation et gestion aux filières traditionnelles

II.4.1. ETAT D’ EXECUTION DES MESURES PREVUES EN 2003 PAR LE RAPPORT DE


SUIVI 2002

Appui aux coopératives féminines :

Plusieurs activités ont été réalisées au profit des coopératives féminines dont en
particulier :

- Formation de 172 productrices sur la conservation et le séchage des légumes ;


- Formation de 40 femmes sur la teinture ;
- Alphabétisation fonctionnelle de 135 productrices ;
- Formation en organisation et gestion au profit de 60 administratrices ;
- Etude de faisabilité pour l’acquisition d’une unité de confection de grillage à Foum ;
- Introduction à titre de démonstration d’arbres fruitiers sur 3,5 ha à R’Kiz ;
- Visite de 20 productrices de R’Kiz à la coopérative Oumou Kalawan de Boghé ;
- formation en teinture de 80 productrices.

Formation des producteurs :

32
Les actions suivantes ont été réalisées :

- Formation de 40 producteurs sur les techniques de compostage ;


- Formation de 53 pompistes ;
- Formation en organisation et gestion au profit de 210 administrateurs ;
- Formation en gestion du matériel agricole au profit de 21 producteurs ;
- Formation de 6 conducteurs de tracteurs et moissonneuses batteuses.

II.4.2 AUTRES ACTIVITES REALISES AU COURS DE L’ANNEE 2003 NON PREVUES PAR LE
RAPPORT DE SUIVI DE 2002

Formation :

-Formation de 3091 producteurs et éleveurs sur l’organisation, la gestion coopérative et


l’entretien des GMP par le Centre de Formation des Producteurs Ruraux (CFPR) ; .

II.5 recherche-développement agricole

Les activités non programmées mais réalisées au cours de l’année 2003 sont les
suivantes :

- finalisation du catalogue des espèces et variétés de semences et de plants ;


- organisation de l’atelier sur l’harmonisation de la législation des semences entre
la Mauritanie et le Sénégal ;
- finalisation de l’étude sur la stratégie de la filière semencière ;.
- élaboration des règlements techniques des espèces de semences autres que le
riz ;
- élaboration de tous les documents de formation des auxiliaires vétérinaires et
tous les documents d’agréments pour plus de cinq mille coopératives et unions
de coopératives agricoles et agro-pastorales à travers tout le territoire
national ;
- un programme de production de semences maraîchères et fourragères a été
réalisé en contre saison sèche 2002-2003 ;
- Exécution d’ un programme composé de trois volets : pompage, irrigation et
drainage. Ce programme recherche/développement a été conduit en milieu
paysan et a comporté :
-Le suivi hydraulique des groupes motopompes (GMP);
les études sur les possibilités d’amélioration des systèmes de pompage actuels ;
l’introduction de nouveaux types de GMP ;
l’introduction de nouveaux systèmes d’irrigation ( goutte à goutte et aspersion) ;
le suivi des nappes des périmètres rizicoles pour les problèmes de salinité et
sodisation dans la basse et la haute vallée ;
- Production de plants fruitiers ;
- Production de semences maraîchères ;
- Production de 76 kg de semences fourragères
- Production de semences de pré base du riz, sorgho, mais, arachide, mil et niébé ;
- Tests VAT ( riz) ;
- Production de semences de pré base pour les variétés de riz en voie d’inscription
au catalogue national ;
- Diagnostic des contraintes liées à la riziculture ;
- Expérimentation de la houe sine comparée à la charrue mono-soc ;
- Observations de la sésamie sur sorgho et maïs pluvial ;

33
- Collecte d’insectes nuisibles ;
- Comportements variétaux des espèces céréalières et légumineuses
( sorgho, mil, maïs, arachide et niébé) ;
- Comportements variétaux et multiplication des espèces maraîchères ( Carotte,
melon, tomate, patate douce) ;
- Lutte intégrée contre les adventices du riz ;
- Production de semences céréalières ;
- Test de comparaison sur l’utilisation de la houe sine comparée à la charrue
mono-soc pour le labour d’un sol diéri ;
- Observations de la sésamie sur sorgho et maïs pluvial et collecte d’insectes
nuisibles ;
- Comportements variétaux et multiplication d’espèces maraîchères ;
- Comportement variétaux d’espèces céréalières et de légumineuse
- Lutte contre les adventices du riz ;

Autres réalisations du programme CNRADA/CRDI (projet régional :

Amélioration de la gestion paysanne des aménagements hydro-agricoles) :


- Renforcement et promotion des cadres de concertation ;
- Développement des outils de prise de décision ;
- Information-sensibilisation, élaboration d’un programme de formation et
préparation de mise en œuvre de l’outil POAS (1 site au Trarza) ;

Réalisations dans le cadre du partenariat avec l’ICARDA :


- programme de recherche sur le Cactus interne ;
- programme de gestion durable des ressources agropastorales dans la
moughataa de Monguel

Réalisations projet CNRADA :


- Réhabilitation de la station de Kankossa ;
- Réhabilitation de la bibliothèque du CNRADA ;
- Construction et équipement d’une chambre froide ;
- Acquisition d’un matériel d’équipement pour 3 laboratoires (pédologie,
amélioration des plantes et phytopathologie) ;
- Acquisition de matériel logistique.

II-6. Environnement

Campagne Pare Feux

Le programme pour la campagne agricole 2002-2003, porte sur la réalisation physique de


plus de 10.500 km de pare-feux (entretien et ouverture).

Campagne de reboisement

Pour la campagne de reboisement au titre de l’année 2003, une notification de crédits a eu


lieu au profit des Délégations Régionales pour la préparation de la semaine Nationale de
l’arbre.

Pour les besoins de la campagne, il y’a déjà eu une production de 1 702 000 plants qui a
été assurée par la DEAR. La superficie totale reboisée a été de 1.753 ha tant en mise en
défens qu’en reboisement simple. Le montant de l’investissement a été de 122.005.946
UM.

34
Enfin, dans le cadre du projet de réhabilitation de la Ceinture Verte, 100 ha ont été
reboisés au niveau de Teguent et Nouakchott. Le coût du financement est de 222.000 USD.

Ensemencement aérien

Pour cette année, l’opération d’ensemencement aérien a été menée dans les wilayas du
Trarza, du Brakna, du Gorgol, de l’Adrar et du Tagant.

L’opération a concerné les zones situées entre les localités de Nouakchott-Boutilimit-


Boghé- Kaédi- Monguel-Magta Lahjar- Moudjéria-Nouakchott ainsi que les wilayas de l’adrar
et de l’Inchiri. Un budget total de 20 millions a été alloué à cette opération

Mise en œuvre des conventions

a. Convention de Lutte Contre la Désertification.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention de Lutte Contre la Désertification,


notre pays vient d’élaborer son Programme d’Action National (PAN) de Lutte contre la
Désertification.

Le forum de validation de ce programme s’est déroulé du 28 au 31 juillet en présence de


l’ensemble de nos partenaires impliqués dans le processus.

b. Convention pour la Diversité Biologique.

La mise en œuvre de la Convention de la Diversité Biologique a franchi un pas important


par la réalisation d’une Monographie Nationale qui a été transmise au PNUE.

c. Convention pour les Changements Climatiques.

Le processus de préparation de la 2ème communication nationale a commencé et dans ce


cadre les ateliers régionaux, l’atelier national et les études thématiques ont été réalisées .

d. Zones Humides.

Le Réseau national des zones humides a poursuivi son activité par le dénombrement des
oiseaux d’eau.

Dans le cadre du Projet de Gestion Durable des Ressources Naturelles en Mauritanie des
études thématiques ont été réalisées dans les domaines suivants :
o Micro-réalisations ;
o Création d’une base de données sur les eaux de surface ;
o aménagement des eaux de surface ;
o inventaire de la faune sauvage ;

Pour l’année 2003 le Programme d’Action National pour l’Environnement (PANE) a réalisé
plusieurs actions dont les principales actions sont les suivantes :

• Identification et valorisation des acquis des cadres stratégiques et projets


existants ;
• Mise en place d’un fonds documentaire et évaluation des systèmes
d’informations existants ;

35
• Analyse et validation de l’étude « inventaire et analyse des textes
réglementaires et codes liés à l’environnement, ainsi que leur cohérence avec
les approches du développement durable et de la lutte contre la pauvreté ;
• Finalisation du diagnostic sur l’état de l’environnement et sa gestion en
Mauritanie et élaboration des Tdrs des études thématiques sectorielles, choix
des consultants nationaux et internationaux et lancement des études;
• Elaboration des Tdrs relatifs à la stratégie et du plan de communication ;
• Poursuivre la capitalisation des informations pour une meilleure identification
des bonnes pratiques environnementales ;
• Réalisation d’une série d’ateliers régionaux organisés par grandes zones
homogènes avec des représentants du développement local afin de valider les
étude, d’établir les problèmes environnementaux, analyser les causes premières
et recommander des axes stratégiques de solutions adaptées aux spécificités
régionales et aux réalités locales .

II.7. POLITIQUES, DE SUIVI-EVALUATION DES PROJETS

Les principales actions réalisées sont les suivantes :

• l’Enquête sur les Ménages et Exploitants Agricoles (EMEA) 2002/2003.;


• La mise en place d’un système d’information sur le Riz (SIM/RIZ) et publication
d’un bulletin bimensuel ;
• L’approbation du Cadre de Dépenses à Moyen Terme (CDMT) pour la période
2004-2007;
* l’élaboration de la méthodologie et des documents techniques du Recensement
de l’Agriculture et de l’Elevage ;
• la réalisation de l’atelier de restitution de l’Audit Institutionnel et
Organisationnel du MDRE ;
• la régularisation d’un important lot de dossiers fonciers au Trarza, au Brakna, au
Gorgol et au Guidimagha .

II.8. SECURITE ALIMENTAIRE

Le CSLP a défini pour le secteur de la sécurité alimentaire deux principaux objectifs :

Améliorer l’accessibilité des produits alimentaires de première nécessité (offre,


prix, transport).

Prévenir et atténuer les effets des crises alimentaires.

Le plan d’action du CSLP a prévu un certain nombre d’actions prioritaires dont la


réalisation sur la période 2001-2004, doit pouvoir contribuer grandement à l’atteinte ces
deux objectifs. Il s’agit notamment de :
La mise en place du Stock National de Sécurité (SNS) ;

La mise en opération de l’Observatoire de la Sécurité Alimentaire (OSA) ;

Le renforcement de l’articulation entre les actions de prévention et d’atténuation


des crises et les actions visant une amélioration durable de la sécurité alimentaire.

36
La mise en œuvre du programme de l’Agence d’Exécution des Mico-projets (AEMP) –
Approche HIMO

Dans ce cadre plusieurs opérations ont été prévues pour l’année 2003.

II.1. Etat d’avancement des mesures prévues en 2003.

1. La mise en place d’un stock financier évalué à 2.800.000 Euro (soit 14.000 tonnes
de céréales) :

Le Stock National de Sécurité Alimentaire financier permet en cas de crise d’une extrême
gravité à l’échelle nationale ou régionale, dépassant les capacités de réponse du seul SNSA
physique et celles des donateurs, de procéder à des importations nationales de céréales.
Ce stock financier a été effectivement mis en place en 2003.

Suite à la grave sécheresse consécutive au mauvais hivernage de 2002 ce stock financier a


servi en 2003 à l’achat de 8.250 tonnes de blé qui se sont ajoutées au 6.000 tonnes du
stock physique, pour être distribuées dans le cadre du plan d’urgence 2003.

2. Renforcement des capacités des stocks du CSA :

Le CSA a réalisé un renforcement de ses capacités de stockage. Il s’agit de :

- Le renouvellement du lot de palettes d’entreposage


- Le renforcement des capacités techniques du personnel par un programme
de formation.

3. Extension du suivi des populations à risque au niveau périurbain :

A l’heure actuelle, l’OSA ne dispose pas d’une méthodologie d’identification des groupes à
risque d’insécurité alimentaire en milieu urbain. C’est pourquoi une étude approfondie a
été réalisée grâce à l'aide de la FAO, afin d’étendre l’identification des personnes
vulnérables, au milieu urbain. Cette étude achevée en novembre dernier ;

4. Elaboration d’une carte nationale de vulnérabilité alimentaire :

L’Observatoire a néanmoins renforcé la mise en place de son système d’information


géographique (SIG) par l’introduction d’un nouveau logiciel d’analyse et par la révision de
sa méthodologie d’identification des zones à risque. Ce qui a permis d’améliorer son
système de reproduction de cartes sur la sécurité alimentaire (carte des communes à
risque, carte des micro-projets et cartes de suivi du plan d’urgence).

5. Renforcement des capacités humaines de l’Observatoire :

le CSA a élaboré, pour l’Observatoire, un programme de formation pluriannuel 2003-2005.


En 2003, plusieurs formations sur la collecte, le traitement et l’analyse de l’information
sur la sécurité alimentaire ont été organisées.

6. Suivi de l’impact des actions de sécurité alimentaire :

Plusieurs missions de suivi et d’évaluation des opérations d’urgence et de développement à


la base ont été organisées tout au long de l’année 2003.

37
7. Réalisation de 38 micro-projets de sécurité alimentaire dans le cadre du PACSA :

Le CSA a réalisé en 2003, à travers l’Agence d’Exécution des Micro-projets, un programme


de 37 micro-projets dont 17 ouvrages hydrauliques (8 barrages, 6 seuils, 3 puits) , 10
projets générateurs de revenus (5 moulins à grains, 3 teintures et coutures, 2 banques de
céréales), 8 périmètres maraîchers et 2 reboisements, pour un coût global de 572 millions
d’ouguiya. Ces micro-projets entrent dans le cadre du Programme d’Appui Communautaire
à la Sécurité Alimentaire (PACSA).

Le 38ème projet initialement prévu na pas été exécuté à cause de la dimension de


l’infrastructure nécessaire.

8. Programme de 231 micro-projets vivres contre travail (vct) :

Les 231 micro-projets ont été exécuté au cours de l’année 2003 pour un coût global de 293
millions d’ouguiya correspondant à la valeur des vivres et du petit matériel engagés. Ces
micro-projets sont répartis comme suit : 15 barrages; 64 digues; 113 périmètres
maraîchers; 10 périmètres rizicoles; 16 puits; 6 constructions; 4 seuils et 3 pistes.

II.2. Autres actions réalisées en 2003.

1. Plan d’urgence 2003 : Face aux crises alimentaires consécutives aux années de
sécheresse de 2001 et 2002, le Gouvernement a engagé dès janvier 2003 un gigantesque
plan d’urgence qui a concerné plusieurs volets (aide alimentaire, santé, secours du bétail,
hydraulique et micro-projets). Le volet alimentaire de ce plan d’urgence se répartit en 3
composantes :

- une aide d’urgence destinées aux populations les plus éprouvées


- une vente à prix social
- une vente à prix réduit d’aliments de bétail

Les quantités globales distribuées dans le cadre de ce volet alimentaire portent sur
191.000 tonnes de denrées alimentaires (consommation humaine et animale) pour un coût
global d’environ 12 milliards d’ouguiya. Cette aide a profité à plus d’un million de
personnes vulnérables sur toute l’étendue du territoire national.

Plusieurs partenaires ont participé aux cotés du Gouvernement à ce Plan d’Urgence.

2. Micro-projets de sécurité alimentaire du CDHLCPI :

Au cours de l’année 2003, le CDHLCPI a également réalisé 44 micro-projets de sécurité


alimentaire dans 4 wilaya du pays (Hodh Echargui, Gorgol, Brakna et Inchiri). Ces projets
se répartissent comme suit : 5 barrages et 39 digues.

3. Autres interventions de sécurité alimentaire :

Par ailleurs, plusieurs autres intervenants (MDRE, ONGs) ont engagé également en 2003 des
actions de sécurité alimentaire (micro-projets, nutrition) qui contribueront sans aucun
doute à l’atteinte des objectifs fixés au secteur.

38
III. Les principaux enseignements tirés des trois premières années de mise en œuvre du
CSLP dans le domaine du développement rural, de l’ environnement et de la sécurité
alimentaire

III.1 Domaine de le domaine du développement rural

- Les objectifs du CSLP sont pertinents. Cependant, il y a lieu de s'assurer de la


cohérence entre ces objectifs et les actions prioritaires programmées;
- l'approche participative de formulation des actions prioritaires à programmées,
ainsi que leur évaluation doit être approfondie

III.2. Domaine de la sécurité alimentaire

Nécessité du renforcement effectif de la coordination des actions des départements


techniques et des partenaires en matière de suivi de la sécurité alimentaire.
Besoin d’une circulation plus fluide de l’information entre acteurs de la sécurité
alimentaire.
Nécessité de la mise en place dans les délais, des financements prévus pour les
actions programmées dans ce domaine.
Importance de l’allégement des procédures d’exécution des projets et des
protocoles relatifs à la sécurité alimentaire.
Besoin du développement des activités génératrices de revenus non liées à la
pluviométrie.

IV- PERSPECTIVES POUR LA PERIODE 2004-2005

Les perspectives d’action du Développement Rural et de l’Environnement et de la sécurité


alimentaire pour la période 2004-2005 porteront essentiellement sur :

4.1. Développement Rural et de l’Environnement

1) des recommandations issues de l’ Etude de l’Audit institutionnel et Organisationnel du


MDRE et la mise en place d’un cadre de dépenses pour la période 2004-2007 pour le
département ;

2) des programmes annuels des projets dont la durée va au delà de 2005. Il s’agit de :

PDIAIM ,PDRC, préparation démarrage en 2004 et mise en œuvre en 2005) , du PARP, du


PDDO, du PGDRNM PADEL, PACDM II , PASK, Développement des fourrages), Aménagement
Rural dans les Oasis de l’Adrar, Développement Diawling& zones périphériques phase IV ,
Réhabilitation de 10 barrages dans l’Affolé (Réhabilitation Petits& moyens périmètres
irrigués Brand ; Etude, contrôle mise en œuvre, qualité et normes sanitaires dans le
domaine de l’élevage et Etude sur les plans de réaménagement agro-forestier de la forêt
de Gani

3)des politiques et suivi évaluation des programmes et projets du MDRE qui tourneront
autour de :

- Amélioration de l’information économique


- Amélioration suivi-évaluation projets

39
Les principaux axes d’intervention autour desquels seront exécutées les activités en
matière de développement rural et d’environnement pour la période 2004 –2005 sont les
suivants par sous secteur:

IV-1.1. ELEVAGE

Les axes d’intervention autour desquels seront exécutés les activités d’élevage pour la
période 2004-2005 sont les suivants :

- l’amélioration du cadre institutionnel et juridique des services de l’élevage ;


- le renforcement des structures communautaires ;
- l’appui à l’investissement au développement du secteur privé ;
- la fiscalisation du secteur de l’élevage et l’appui spécifique aux ménages
vulnérables ;
- la mise en place de mécanismes adaptés de prévention et de gestion des
effets néfastes, des désastres climatiques et des sécheresses en particulier.

IV.1.1. Activités programmées pour 2004

Les principales activités prévues au niveau pour 2004 porteront essentiellement sur :

1) Campagne de prophylaxie du cheptel aussi que possible ;


2) Etude de mise en place d’une ligne de crédit pour création de micro-caisses de
proximité au niveau des associations de coopératives pastorales ;
3) Renforcement hydraulique pastorales par :

- réalisation d’ études hydrogéologiques et géophysiques relatives à la


réalisation de 10 forages et de 36 puits pastoraux, tous équipés ainsi que
celles relatives à 8 mares ;
- 11 points d’eau ( 2 forages et 9 puits équipés) ;

4) Activités portant sur l’épidémiosurveillance et la protection sanitaire des troupeaux des


populations ciblées, la formation des éleveurs (formation de 40 auxiliaires d’élevage, 40
éleveurs de base, de 40 animateurs ruraux)
5) Elaboration de plan d’urgence de lutte contre les maladies
6) La conduite du processus de concertation avec les populations des 40 associations
pastorales couvertes, en vue de déterminer leurs besoins
7) Poursuite des efforts visant l’amélioration de la production laitière par :

- la poursuite de l’identification des éleveurs et agro-éleveurs, et partenaires


dans d’autres Wilayas de la zone du projet ;
- la mise en œuvre de la convention signée avec le spécialiste en reproduction
de l’EISMV

8) Réalisation d’infrastructures d’élevage suivant :

- La scarification de 3 sites de sols dénudés ;


- La construction de 16 parcs de vaccination
9)Amélioration de la gestion collective des ressources et préparation aux effets de la
sécheresse et des calamités naturelles :

- La mise en place de 8 fonds de roulement au sein de 8 associations coopératives


pastorales, pour l’acquisition de produits vétérinaires et d’aliment de bétail ;

40
- Réalisation de plants d’ aménagement de parcours ;
- Réalisation de plantation (reboisement et haie vive) ;
- Réalisation de 8 réserves pastorales ;
- La construction de 16 diguettes anti-érosives ;
- Ouverture de pare-feux
10) Réalisation de l’étude sur la filière cuirs et peaux.
11) Organisation des campagnes nationales de lutte contre la rage et les prédateurs du
cheptel;
12) Renforcement de la privatisation des services vétérinaires ( code de l'Elevage et
publication des décrets d’application du code pastoral, ordre des vétérinaires, installation
des vétérinaires en clientèle privée) ;
13) Amélioration de l'inspection sanitaire et la qualité des denrées d'origine animale ;
14) Contrôle des importations et exportations du cheptel et des produits animaux ;
15) Approbation Projet de décret portant application du code pastoral par le
Gouvernement ;
16) Publication de décrets d’application du code pastoral ;
17) Consolidation et extension du projet TOUMZE
18) Réalisation étude, contrôle qualité et nomes sanitaires dans le domaine de l’ élevage

IV.1.2. Activités programmées pour 2005

1) Campagne de prophylaxie du cheptel à grande échelle (atteindre un taux de couverture


de 20%) ;
2) Application du code pastoral ;
3) Mise en œuvre de l’étude sur la filière des cuirs et des peaux ;
4) Réalisation d’infrastructures à savoir la scarification de sites de sols dénudés et la
construction de 16 parcs de vaccination ;

5) Amélioration de la gestion collective des ressources et préparation aux effets de la


sécheresse et des calamités naturelles :
- La mise en place de 7 fonds de roulement au sein de 7 associations coopératives
pastorales, pour l’acquisition de produits vétérinaires et d’aliment de bétail ;
- Réalisation de plants d’ aménagement de parcours ;
- Poursuite réalisation de plantation (reboisement et haie vive) ;
- Réalisation de 7 réserves pastorales ;
- La construction de 19 diguettes anti-érosives ;
- Ouverture de pare-feux
6) Renforcement hydraulique pastorales par la :

-réalisation de11 points d’eau ( 2 forages et 9 puits équipés) , ainsi que 4 mares ;
- Poursuite des études hydrogéologiques et géophysiques relatives à la réalisation
de 10 forages et de 36 puits pastoraux, tous équipés ainsi que celles relatives à 8
mares ;
7) Développement de l’élevage par :

- la mise en place de 3 micro-caisses au niveau coopératives pastorales ;


- la poursuite des efforts visant l’amélioration de la production laitière.

8) Elaboration de plan d’urgence de lutte contre les maladies ;


9) Poursuite des activités d’ ’épidémiosurveillance des maladies animales ;10) Mise en
œuvre étude contrôle qualité et normes sanitaires dans le domaine de l’élevage.

IV-2. AGRICULTURE

41
Prévisions de superficies cultivées et production pour 2003/2004 :

Il y a une prévision globale d’emblavure de 232. 755 ha pour la campagne 2003/2004, dont
23.810 ha en irrigué (18.110 ha cultivés en hivernage 2003 ) et 209 .945 ha en cultures
traditionnelles

IV.2.1. principales activités agricoles programmées pour 2004 portent sur :

1) l’encadrement rapproché des agriculteurs ;


2) Poursuite programme PACAD ;
3) lutte contre la sésamie (contrôle de 10.000 ha de décrue derrière barrage) ;
4) protection des cultures :
-lutte contre les oiseaux granivores : contrôler 3.000 ha de dortoirs et de
nidification ;- Lutte contre les sauteriaux : contrôler 10.000 à 20.000 ha
- Contrôle biologique de Salvinia molesta
- Contrôle des produits phytopharmaceutiques
- Mise en place de quarantaine végétale

5) développement du maraîchage ;
7) Préparation démarrage phase II projet développement des oasis .

IV.2.2. Principales activités programmées en 2005

- Poursuite opérations d’export des produits de diversification sur marchés européens et


renforcement diversification agricole au niveau des petits exploitants ;
- l’encadrement rapproché des agriculteurs ;
- Protection des cultures contre les sauteriaux ; lutte contre la sésamie ; lutte contre les
oiseaux granivores ; lutte contre le criquet pèlerin ;
- . programme annuel Projet Développement Oasis (phase II).

IV.3 Appuis conseils aux exploitations collectives et individuelles (appuis techniques et


crédit agricole) :

IV.3.1 Principales activités programmées en 2004

- constitution d’un réseau de prestataires publics et privés capables d’offrir des


services de qualité à un coût abordable aux producteurs ;
- renforcement des institutions et organismes en charge des semences de qualité et
mise en place d’organisations faîtières représentatives et fonctionnelles ;
- poursuite de la mise en place du crédit à la commercialisation du riz pour un
montant annuel d’environ 700 millions d’UM et octroi de crédit de campagne pour
plus de 12000 ha de riz
- mise en place de crédit pour la diversification agricole pour 300 millions d’UM et de
crédit pour la transformation et l’entreposage pour environ 300 millions d’UM .
-Développement des capacités de communautés oasiennes ;
-Développement durable des capacités productives des oasis ;
-Développement du crédit oasien .

IV.3.2 Activités programmées pour 2005

Appui aux producteurs en matière de formation dans les domaines de l’ organisation et de


la gestion coopérative et aux filières traditionnelles

42
IV.4 Développement de la Diversification

IV.4.1. Principales activités programmées en 2004

- achèvement des travaux d’aménagement de la zone fret de l’aéroport de


Nouakchott et son opérationnalisation
- achèvement de la construction d’un centre pilote de conditionnement à Rosso
- exportation vers l’Europe de quantité de produit supérieure à 200 tonnes
- approvisionnement continu du marché de Nouakchott en fruits et légumes
- renforcement des capacités des producteurs dans les domaines techniques et du
marketing
- mise en place de bases de données fonctionnelles sur les produits de diversification
IV.4.2. Activités programmées pour 2005
Poursuite opérations export et diversification agricole au niveau des petits
exploitants

IV. 5 Développement d’un cadre juridique, politique et institutionnel favorable et


incitatif à l’agriculture irriguée :

IV.5.1. Principales activités programmées en 2004

- mise en place d’un cadre juridique propice pour le transfert de la gestion des
fonctions d’exploitation et de maintenance des grands aménagements ;
- poursuite de la libéralisation de la commercialisation du riz
- conduite d’une étude sur les comptes d’exploitation en irrigué
- poursuite de la mise en place d’un système d’information agro-pastorales fiable par
la conduite annuelle des enquêtes ménages et d’exploitations agricoles
- mise en place d’un système d’information géographiques reliant les base de
données BAF, SONADER, UNCACEM
- conduite d’une étude sur l’audit organisationnel de l’UNCACEM
- poursuite de la mise en œuvre des recommandations de l’étude de restructuration
de la SONADER
- poursuite du renforcement des capacités du personnel du cabinet MDRE, DPSE,
SONADER, et de l’UNCACEM à travers des formations, des ateliers et séminaires.

IV.5.2. Activités programmées pour 2005

-Mise en œuvre recommandations issues de l’audit organisationnel de l’UNCACEM ;


- Négociation et signature de contrat de transfert entre l’Etat et les Unions de
coopératives exploitantes ;
- concernant de la gestion des fonctions d’exploitation et de maintenance des grands
aménagements ;
- poursuite de la mise en œuvre des recommandations de l’étude de restructuration
de la SONADER.

IV-6. ETUDES, D’INFRASTRUCTURES RURALES ET D’AMENAGEMENT RURAL

IV.6.1. Principales activités programmées en 2004

43
a) Poursuite de la recherche de financement pour la réhabilitation des 125 barrages
endommagés dans 9 Wilayas agricoles.;

b)Poursuite de la mise en œuvre du programme d’infrastructures de protection des zones


de cultures dans 10 Wilayas agricoles

c)Programme de curage d’axes hydrauliques dans le Trarza.

d)Projets Petits barrages du Hodh El Gharbi : réalisation d’ une superficie derrière


barrages de 603 ha. Réalisation de l’étude de faisabilité de la seconde phase du projet (25
barrages). Réalisation du barrage de l’Oued Segueli.

e)Consolidation de Petits Barrages en Terre

f)Programme de désenclavement des périmètres irrigués

- achèvement des études APD de l’étude du schéma d’aménagement de la vallée du


Gorgol
- achèvement de l’étude du schéma d’aménagement de la zone Koundi 1 à 5
- achèvement de l’étude de l’envasement de la retenue de Foum- Gleita
- achèvement de l’expertise du barrage de Foum-Gleita
- achèvement des travaux de construction d’un siphon inversé à la place du dalot 900
du périmètre de Fopum-Gleita

g)Désenclavement des Oasis :

- Construction et réhabilitation de 128 Km de pistes


Réhabilitation d’au moins six sections de pistes de désenclavement reliant la majorité
des oasis au réseau routier bitumé, soit environ 174 Km.
h) Réhabilitations : le programme sera poursuivi afin de réhabiliter plus de 2000 ha de
périmètres

IV.6.2. Activités programmées pour 2005

-Programme de curage d’axes hydrauliques dans le Trarza ;

-Poursuite de la mise en œuvre du programme d’infrastructures de protection des zones


de cultures dans 10 Wilayas agricoles ;
Réalisation des études de faisabilité pour la réhabilitation des 125 barrages endommagés
dans 9 Wilayas agricoles

- Etude de mobilisation des eaux de surface, conservation des sols et renforcement des
compétences locales dans le Guidimaka ;
- Mise en œuvre effective de la stratégie à long terme de développement des
infrastructures rurales ;
- Réalisation d’une partie de la composante infrastructures de la deuxième du
PDIAIM.

IV.7 FORMATION , DE RECHERCHE-DEVELOPPEMENT

IV.7.1. Actions programmées en 2004

44
Formation :

• Gestion et Organisation coopératives : 745 personnes


• Techniques maraîchères : 946 personnes
• Techniques de séchage de conservation des légumes : 613 personnes
• Fabrication du matériel post-récolte : 110 personnes
• Maintenance et suivi des motopompes : 175 personnes

Recherche-Développement agricole :

Programmes de recherche en station :

- Mise en place de parcs à bois


- Expérimentations d’essais variétaux et de production de semences maraîchères (
tomate (XINA) et oignon en contre saison froide, et gombo en contre saison chaude)
- Production de semences de riz Basmati, des mares, de NERICA et de fonio
- Amélioration des systèmes de pompage existants et introduction de nouvelles
techniques de pompage.
- Introduction et suivi de nouvelles techniques d’irrigation
- Recherche sur le drainage
Programme des réseaux (ADRAO, FAO, ICARDA) :

- 1 essai sur la compétitivité du riz vis- à -vis des mauvaises herbes en station
- 2 essais en milieu paysan sur le riz (cycle moyen et court : Gorgol et Trarza)
- 1 sélection variétale sur le riz avec participation paysanne (PVS /Trarza)
- 1 essai de tolérance du riz Basmati aux oiseaux en station (Gorgol) ;
- 1 essai sur l’introduction des variétés de riz NERICA en station (Gorgol et Trarza).
- 2 essais de comportement variétaux sur la carotte en station (Gorgol, Nouakchott).
- programme de gestion durable des ressources agropastorales dans la moughaata de
Monguel (Gorgol)

Autres activités :

- renforcer et promouvoir les instances de concertation ;


- développer les outils de prise de décision ;
- renforcer les systèmes de communication ;
- former les bénéficiaires ;
- diffuser et capitaliser les acquis

Recherches vétérinaires :

Pour les années à venir, en plus du renforcement de capacité de diagnostic, les


recherches vétérinaires seront axées sur :
- le renforcement des actions de recherches sur les maladies émergentes ((FVR,
FHCC, POILS longs, …)
- le développement de la mycoplasmologie et des techniques de diagnostics de
pointes (PCR notamment)
- le développement de la cartographie et du SIG en vue d’établir les cartes
épidémiologiques.
- L’initiation du contrôle de qualité alimentaire (laboratoires adaptés) sur la base
de normes fixées.

45
- Le développement de programmes d’amélioration génétique par la sélection
animale au plan national

IV.7.2. Actions programmées en 2005

- Appui aux producteurs en matière de formation dans les domaines de l’ organisation


et de la gestion coopérative et aux filières traditionnelles ;
- Recherches vétérinaires ;
- Recherche développement-agricole

IV- 8. ENVIRONNEMENT

IV.8.1. Actions programmées en 2004

- mise en place d’un système de suivi et d’évaluation opérationnel des impacts


environnementaux et d’un système d’informations géographiques sur
l’environnement (observatoire de l’environnement) ;
- achèvement de l’étude sur les normes environnementales ;
- atténuation des impacts environnementaux par la construction de puits et de
forages, par des actions de désenclavement des zones de productions, par des
actions d’ensemencement aériens,..ect ;
- renforcement des capacités du personnel des institutions et de la société civile dans
le domaine du suivi et évaluation environnemental.
- Campagne de pare feux portant sur 10.300 km
- Campagne de reboisement portant sur une production de 1.694.000 plants soit
environ 4.236 ha reboisés
- Consolidation de 80 ha de la Ceinture verte
- Mise en défens de 1000 ha
- Plantation de 50.000 plants
- Réalisation de 10 km de haie vive
- Ensemencement aérien dans les parties nord des Wilayas du Trarza, du Brakna, et
du Gorgol, dans la partie ouest du Tagant
- Ebauche d’une stratégie de développement durable et de son plan d’action ;
- Validation du PANE
- Convention pour la diversité biologique : validation de la stratégie et du
programme national d’action.
- Changements climatiques : expédition des rapports au Secrétariat de la
convention à Bonn.
- Zones humides : dénombrement des oiseaux.
- PAN/LCD : finalisation du programme, organisation du forum de validation et
campagne d’information.
- Campagne de reboisement ; ensemencement aérien ; mise en défens et
protection des forets.
- Protection des pâturages (15.000 km) de pare feux à réaliser dans les deux
Hodhs, l’Assaba, du Guidimakha, du Brakna et du Trarza dont 11.040 kilomètres
par le MDRE.
- Démarrage du Programme de Développement Durable des zones humides à
travers le renouvellement des modes de gestion des ressources d’élevage,
hydriques et ligneuses, intégration des collectivités rurales dans l’effort de leur
développement.
- Consolidation des acquis en matière de butanisation.

IV.8.2. Actions programmées en 2005

46
- Mise en œuvre stratégie et Programme d’Action National ;
- Poursuite dénombrement des oiseaux d’eau par le Réseau national,
- Poursuite du programme de butanisation.

IV.9 PROGRAMMES CIBLES CONTRE LA PAUVRETE EN MILIEU RURAL

IV.9.1. Actions programmées en 2004

- Poursuite des programmes régionaux et locaux de lutte contre la pauvreté impliquant les
collectivités locales et les ONGs
- Réalisation étude de la mise en œuvre de la composante promotion des systèmes
durables de production agricole
- Poursuite des programmes régionaux et locaux de lutte contre la pauvreté impliquant les
collectivités locales et les ONGs
- Promotion et pratique d’économie du bois de chauffe :3000 bonbonnes de gaz seront
mises en place à M’Bout, Kankossa et Ould Yengé ;
-Promotion gomme arabique ;
- Expérimentation culture attelée : acquisition de 20 charrues et 6 paires de bœufs
dressés ;
- Protection des cultures : mise à la disposition de grillage au niveau cuvettes et
barrages ;
- Appui aux coopératives féminines maraîchères zone projet ;
- Mise en place de 20 dépôts pharmaceutiques vétérinaires
- Formation de 20 auxiliaires vétérinaires
- Gestion de parcours : protection de 60 ha de pâturage à travers la mise en place de 6
réserves pastorales(10 ha par réserve)

IV.9.2. Actions programmées en 2005

- Poursuite des programmes régionaux et locaux de lutte contre la pauvreté


impliquant les collectivités locales et les ONGs
- Exécution programme annuel PASK

IV.10 POLITIQUES, DE SUIVI-EVALUATION DES PROJETS

IV.10.1. Actions programmées en 2004

1) Amélioration de l’information économique :

-Analyse et publication EMEA 2003/2004 ;


- Réalisation enquête annuelle EMEA 2004/2005 ;
-Réalisation de l’enquête maraîchères

2) Amélioration suivi évaluation projets :

3)Réalisation études (PDIAIM) :

-Finalisation de l’étude sur la législation relative aux organisations paysannes ;


-Elaboration des textes de lois et de décrets amendés à la lumière de l’étude

47
III.10.2. Actions programmées en 2005

1) Amélioration de l’information économique

2) Amélioration suivi évaluation projets

3)Réalisation études (PDIAIM)

IV.11. Sécurité alimentaire

• Consolider les performances de l’Observatoire par la révision et le


perfectionnement de la méthodologie existante de collecte des données, à travers
la réalisation de nouvelles études et enquêtes.
• Développer le SIG et du traitement statistique des données, par le renforcement
des capacités techniques du personnel, ainsi que par l’acquisition de cartes et
d’images satellites, de logiciels et d’équipements informatiques.
• Moderniser et développer les publications la documentation par l’acquisition
d’équipement et la formation du personnel.
• Améliorer les conditions de conservation du stock national de sécurité alimentaire.
• Améliorer l’efficacité de la Direction de l’Action humanitaire dont le rôle essentiel
est de répondre aux situations d’urgences. Il s’agit de donner à ce service les
capacités techniques et les ressources humaines indispensables à son bon
fonctionnement.
• Renforcer les capacités opérationnelles des services régionaux du CSA
• Améliorer la circulation et la diffusion de l’information entre les services du CSA et
vis à vis des partenaires.
• Réaliser 40 micro-projets de sécurité alimentaire et ouvrir 4 pôles régionaux de
développement à la base dans le cadre du PACSA.
• Exécuter 100 micro-projets VCT dans le cadre du nouveau programme de pays du
PAM.

48
V) ATTEINTE DES OBJECTIFS MONDIAUX DE DEVELOPPEMENT

Les objectifs mondiaux de développement (OMD) relatifs au secteur du développement


rural et de l’environnement sont : (i) la réduction de l’ extrême pauvreté et de la faim, et
assurer un développement durable.

1)La réduction de la pauvreté et de la faim

La Mauritanie a participé au Sommet mondial de l’Alimentation organisé par la FAO à


Rome en novembre 1996, lequel sommet a été réactualisé en juin 2002. L’ objectif du
sommet etait de réduire la population mondiale sous alimentée de 50% en 2015. Malgré
qu’il a été demandé à tous les pays de consacrer 10% de leur budget à l’ agriculture, la
situation n’a pas changé entre 1996 et 2002. Quant à la Mauritanie, elle consacre
annuellement 4-5% de son budget consolidé d’investissement (hors SNIM) au secteur rural.

Les indicateurs relatifs à la pauvreté actualisés par l’ Enquête Permanente sur les
Conditions de Vie des ménages (EPCV) 2000, indiquent qu’ une amélioration de la situation
au niveau national sur la période 1996-2000. Cette amélioration est reflétée aussi bien par
les indicateurs sociaux et par la perception des populations des changements opérés au
niveau des services de base.
Concernant la pauvreté monétaire, le pourcentage des individus en dessous du seuil de la
pauvreté (63.316 um par tête et par an ) passe de 50,5% en 1996 à 46,3%en 2.000, soit un
recul de 4 points. La profondeur et la sévérité de la pauvreté ont connu des baisses
respectives de 1,5 point et 1 point entre les 2 années.

Pour le milieu rural, l’EPCV 2000 montre que la pauvreté reste toujours un phénomène
rural. En effet, 6 personnes sur 10 dans ce milieu vivent en 2.000 dans les conditions en
deça du minimum vital requis.

2)Assurer un développement durable

La Mauritanie a ratifié toutes conventions internationales sur l’environnement et du PANE.


Elle met en œuvre également ces conventions. C’est ainsi qu’on peut noter les réalisations
suivantes :

a. Convention de Lutte Contre la Désertification.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention de Lutte Contre la


Désertification, notre pays vient d’élaborer son Programme d’Action National (PAN) de
Lutte contre la Désertification.

Le forum de validation de ce programme s’est déroulé du 28 au 31 juillet en


présence de l’ensemble de nos partenaires impliqués dans le processus.

Le Programme d’Action sera soumis en 2004 au gouvernement pour adoption et sera


par la suite transmis au secrétariat exécutif de la CCD.

b. Convention pour la Diversité Biologique.

La mise en œuvre de la Convention de la Diversité Biologique a franchi un pas


important par la réalisation d’une Monographie Nationale qui a été transmise au PNUE.

La Stratégie et le Programme d’Action National seront finalisés en 2004.

49
c. Convention pour les Changements Climatiques.

Notre pays vient d'achever et a présenté sa première communication nationale à la


7ème conférence des parties à Marrakech.

Le processus de préparation de la 2ème communication nationale a commencé et se


poursuivra en 2004.

d. Zones Humides.

Le Réseau national des zones humides a poursuivi son activité par le dénombrement
des oiseaux d’eau.

Réalisation des différentes études thématiques dans le cadre du Projet de Gestion


Durable des Ressources Naturelles en Mauritanie :

En outre une direction de l’environnement a été crée pour montrer toute l’importance que
le Gouvernement mauritanien attache aux problèmes environnementaux.

Par ailleurs, il s’agit d’intégrer les principes du développement durable dans les politiques
nationales tendance actuelle à la déperdition des ressources environnementales. En effet,
depuis quelques temps on exige dans chaque projet de développement agricole une
composante : mesures d’ atténuation des impacts environnementaux.
Dans ce cadre, la DEAR est en train de mettre en place un système de suivi et évaluation
environnemental pour une meilleure gestion et un meilleur suivi des problèmes
environnementaux qui se rencontrent au niveau de la vallée du fleuve sénégal.

En outre, les études de la [Link].R. montrent certains indicateurs qui mesurent les efforts
fournis par la Mauritanie qui vont dans le sens l’objectif d’ assurer un environnement
durable :

1)Proportion des zones forestières : Les forêts couvrent une superficie de 186.000 ha
dont 48.000 ha de forêts classées soit 25%. Les formations arbustives ou arborées se
rencontrent sur environ 4,25 % du territoire Mauritanien dont moins de 3,5% accessibles à
l’exploitation. On se trouve actuellement à une superficie totale de 12.000 ha reboisées

2)Emissions de dioxyde de carbone au niveau national: (en 2000 : 0,973 Giga grammes,
en 2005 : 0,960 Giga grammes, et en 2.010 : 1 ,152 Giga grammes). Selon les experts des
changements climatiques, ces quantités restent à des niveaux très faibles, donc ne
nécessitent pas de mesures d’atténuation particulières.

VI) MISE EN ŒUVRE DU CADRE INTEGRE

Dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action prioritaire pour améliorer la


compétitivité nationale, augmenter les exportations et intégrer l’économie mondiale, les
mesures relatives au secteur rural sont pratiquement toutes réalisées ou en cours sauf :

- Etudier la mise en place d’une infrastructure adéquate afin de réduire les coûts
d’exportation du bétail sur pied aux pays voisins ;
- Engager les négociations bilatérales avec les pays membres de la CEDEAO pour
définir un cadre commercial ;

50
- Etudier la possibilité d’exporter les peaux de chameaux (s’inspirer de l’expérience
du Soudan dans ce domaine) ;
- Aider l’ investisseur d’un secteur privé qui a exprimé son intérêt à investir dans une
installation de tannage près de Rosso ;
- Mettre en place un Centre d’Information Commerciale et de Documentation afin
d’améliorer la base d’information du sous secteur de l’élevage.

VII) ELEMENTS DE STRATEGIE EN MATIERE DE DEVELOPPEMENT RURAL, D’


ENVIRONNEMENT ET DE SECURITE ALIMENTAIRE POUR ELABORER LE CSLP 2005-2008

VI.1 Développement rural et environnement

L’ objectif principal des activités en matière de développement rural et environnement à


engager au cours des prochaines années est de réduire la pauvreté rurale. Les objectifs
spécifiques à atteindre sont ceux définis dans le CLSP, à savoir la réduction du taux
d’incidence de son niveau actuel (61,2%) à 52,7% en 2004, 44% en 2010 et 34% en 2015.
La stratégie de développement du secteur s’articulera autour des orientations suivantes :

1) Favoriser la croissance du secteur pour la sécurité alimentaire du pays ;


2) Assurer un accès équitable aux ressources du secteur;
3) Accroître l’offre et la disponibilité des biens et services publics nécessaires au
développement durable du secteur ;
4) Développer les capacités de gestion du développement rural intégré et participatif.

La mise en œuvre de ces orientations passe par la formulation de trois ensembles de


politiques :

- Des politiques de développement par filières dans les domaines des productions
végétales, animales et forestières intégrant la réduction de la pauvreté, la prise en
compte des couches vulnérables, et la préservation de l’écologie ;
- Des politiques de développement des infrastructures économiques et sociales (santé,
hydraulique rurale et infrastructures routières) ;

- Des politiques institutionnelles et d’ organisation du secteur ayant trait : (i) aux prix
et incitation ; (ii) à l’information sur les marchés ; (iii) à la libéralisation des services
de transport ; (iv) au foncier ; (v) au financement du monde rural ; (vi) à l’irrigation,
(vii) à la recherche, formation, vulgarisation ; (viii) aux statistiques agricoles et au
suivi-évaluation ; (iv) et aux organisations socioprofessionnelles.

VI.2 Sécurité alimentaire

Etant donné que les populations rurales sont victimes d’une insécurité alimentaire
chronique il serait judicieux que le prochain CSLP accorde une place de choix au secteur
de la sécurité alimentaire et en particulier aux domaines de prévention et de gestion des
crises alimentaires.

Il serait en particulier nécessaire d’améliorer davantage les stratégies d’accessibilité des


produits alimentaires de première nécessité aux populations pauvres vivant dans les zones
pluviales et/ou enclavées.
Cette nouvelle approche complémentaire pourrait notamment reposer sur la re-
dynamisation des banques et boutiques de céréales, sur le désenclavement et sur une plus

51
grande promotion des activités génératrices de revenus non liées à une pluviométrie très
aléatoire.

52
53
Annexe 2 : Matrice des mesures du rapport 2003 et perspectives 2004-2005
Objectifs sur Actions prioritaires Bilan de la mise en œuvre des actions Actions prioritaires prévues Actions
2001-2004 Réalisées en 2002 Prioritaires en 2003 2004 pour 2005

Développement Prévues Réalisées


rural
- Augmenter les
revenus et réduire
la pauvreté en
milieu rural: Mise en oeuvre recommandations
• Etude Audit • Etude Audit Décret
• Mise en œuvre des Institutionnel et Institutionnel et organigramm (organigramme et autres mesures)
politiques et du Organisationnel Organisationnel e approuvé
programme MDRE disponible MDRE disponible
d’investissement et validé et validé
prioritaire

• étude d’impact
de la réforme
tarifaire dans le
cadre de la
libéralisation du
marché du riz
Approuvé
• CDMT réalisée CDMT 2004-2007

Programmes Mise en œuvre des programmes annuels du Mise en œuvre des programmes
• Mise en œuvre • Mise en œuvre des annuels du PDIAIM(2ème phase),
mis en œuvre PDIAIM, du PARP, du Projet Oasis ,du PGDRNM
des programmes programmes et du PADEL, PACDM II, PASK, Développement PDRC , du Projet Oasis ,du
annuels du annuels du PDIAIM, fourrages (, Aménagement Rural dans les Oasis PGDRNM et du PADEL, , PACDM
PDIAIM, PGRNP PGRNP du PARP, du de l’Adrar Développement Diawling& zones II, PASK,
du PARP,du Projet Oasis,du périphériques phase IV , Réhabilitation de 10 Développement fourrages,
PDDO, du PADEL PGDRNM et du barrages dans l’Affolé , Gestion Intégrée et Aménagement Rural dans les
et du PADEL PADEL Durable des Ressources Naturelles(France, Oasis de l’Adrar, Développement
FAC), Réhabilitation Petits& moyens périmètres Diawling & zones périphériques
irrigués Brakna phase IV , Réhabilitation de 10
barrages dans l’Affolé
Etudes, préparation démarrage PDRC Réhabilitation Petits& moyens
périmètres irrigués Brakna

54
POLITIQUES-SUIVI/EVALUATION PROJETS :

1) Amélioration de l’information économique :


- Recensement général agriculture et élevage
-Analyse et publication EMEA 2003/2004 ; 1)Amélioration de l’information
- Réalisation enquête annuelle EMEA économique
2004/2005 ;
-Réalisation de l’enquête maraîchères
- Publication bulletin SIM/RIZ

2) Amélioration suivi évaluation projets :


- Réalisation de comptes d’exploitation des
périmètres irrigués
3) Réalisation études (PDIAIM) : 2) Amélioration suivi_évaluation
-Finalisation de l’étude sur la législation projets
relative aux organisations paysannes ;
-Elaboration des textes de lois et de
décrets amendés à la lumière de l’étude 3) Réalisation études (PDIAIM)

Objectifs sur Actions prioritaires Bilan de la mise en œuvre des actions Actions prioritaires prévues Actions3
2001-2004 réalisées en 2002 prioritaires en 2003 2004 Pour 2005
Prévues Réalisées2

55
Elevage
-Valoriser les potentiels de
l’élevage. Accroître la
productivité des filières
animales. Promouvoir
l’exportation de la viande et
des peaux et cuirs :
Approbation du projet de
• Mise en place du Réalisation de Consultations Poursuite préparation Code de l’élevage et du projet
code pastoral consultations sur les sur les textes Projet loi portant code de décret portant application
textes d’application d’application pastoral et projet de du code pastoral
réalisées décret portant Application code pastoral
• Conduite application du code
de l’étude sur la pastoral
contribution actuelle et Etude, contrôle qualité et
future du secteur élevage normes sanitaires dans le
dans la croissance de domaine de l’élevage
l’économie nationale et Appui au développement Elaboration Draft disponible Mise en œuvre étude
dans la lutte contre la des filières prioritaires d’une lettre de
pauvreté (bétail, cuirs et peaux, politique de
viande rouge, aviculture développement
• Elaboration et mise familiale , lait) de l’élevage,
en œuvre , après définition d’un
étude de la filière plan d’action
d’exportation d’un Réalisation de 10 prioritaires
programme d’appui sessions de formation sur
aux petites unités de l’administration et la
valorisation des sous gestion des ressources
–produits de locales pour 200 Réalisation de l’étude Mise en œuvre étude
l’élevage à bénéficiaires, de 20 Non réalisée
l’exportation aviculteurs sur la Etude sur la
conduite d’élevage filière cuirs et
avicole dans le domaine peaux
technico-économique

56
Mise en œuvre du programme
d’investissements prioritaires
pour le secteur

Campagne de vaccination du
vaccination du Campagne de cheptel aussi large que
cheptel vaccination dans les possible
principales Wilayas Campagne de vaccination du
pastorales : 610.519 cheptel à grande échelle
contre le PPCB soit un
taux de réalisation de
56,3% (objectif 80 %)

La construction de 16 parcs de
vaccination, de
infrastructures 11 points d’eau ( 2 forages et
d’élevage: poste -Lancement appel 9 puits équipés) ; La construction de 16 parcs de
de santé, 24 d’offres pour de 8 réserves pastorales ; vaccination, de
dépôts construction de 16 16 points d’eau ( 6 forages et
pharmaceutiques parcs de 10 puits équipés) ;
vétérinaires , 23 vaccination(PADEL) ; de 8 réserves pastorales ;
parcs de et de 4 mares
vaccination

Amélioration de
la gestion
collective des
ressources,
préparation aux
effets de la
sécheresse et
des calamités
naturelles
(PADEL) -réalisation enquête mise en place de 8 fonds de mise en place de 7 Fonds de
pour évaluer capacités roulement pour dépôts roulement pour dépôts

57
ACP pouvant pharmaceutiques et aliment pharmaceutiques et aliments
bénéficier de dépôts de bétail au niveau de bétail au niveau de
pharmaceutiques d’associations de coopératives 7associations de coopératives
vétérinaires (fonds de pastorales pastorales
roulement);

Plans d’aménagement Réalisation plans Poursuite réalisation des plans


des parcours : d’aménagement d’aménagements des parcours
Processus de
recrutement du
bureau pour leur
réalisation en cours ;

Plantation Poursuite plantation


(reboisement et haies Exécution Plantation (reboisement et haie vive)
vives) : matériels (reboisement et haies vives)
pépinières acquis,
formation de 58
pépinièristes, mise en
place de 29
pépinières, réalisation
de 60.000 semis
d’arbustes et d’arbres
et plantation de cactus
inerme en stations du
CNRADA

Réserves pastorales :
Acquisition du Réalisation de 8 réserves Réalisation de 7 réserves
matériel (grillage) en pastorales pastorales
cours, choix des sites
fait

Construction de construction de 16 diguettes Construction de 19 diguettes


diguettes anti- anti-érosives ; anti-érosives
érosives : acquisition
du matériel pour anti-
érosives et
diguettes(pelles,
pioches, brouettes,
niveau d’eau,
charrettes, etc…)

58
réalisée en partie

Ouverture de réseaux
pare-feux : Ouverture des pare feux Poursuite ouverture des pare-
-Travail de feux
sensibilisation dans les
Hodhs ;
- tracé des réseaux par
ACP dans zones
pourvues de
paturâges.
Etablissement et
signature d’accords de
réalisation
- choix des sites
réalisé

Scarification de 3 sites Poursuite opération


de sols dénudés : scarification
Choix sites réalisée Réalisation scarification de 3
sites

Hydraulique
pastorale Choix des sites des Mise en place de 2 forages et 9
(PADEL) : points d’eau réalisé. puits équipés et ainsi que 4
mise en place Recrutement en cours Mise en place de 2 forages et 9 mares
de 11 points du bureau d’études puits équipés
d’eau pastoraux pour exécution volet
(2 forages et 9 hydraulique pastorale
puits équipés)
Poursuite des études

Etudes hydrogéologiques et
géophysiques relatives à la
réalisation de 10 forages et de
36 puits pastoraux, tous
équipés ainsi que celles
relatives à 8 mares

Développement
de l’élevage
(PADEL) :

59
Octroi de
crédits pour la Sélection en cours Mise en de micro-caisses au
création de bureau d’étude devant niveau de 3 associations de
micro-caisses au réaliser étude sur le Etude de mise en place d’une coopératives pastorales.
niveau crédit pour création de ligne de crédit pour création
d’associations micro- caisses de micro-caisses de proximité
coopératives Au niveau associations de
coopératives pastorales

Poursuite des
efforts visant identification des
l’amélioration éleveurs et agro-
de la production éleveurs, et Poursuite identification dans
laitière partenaires au Trarza d’autres Wilayas de la zone du
projet
Etablissement d’une Poursuite mise en œuvre
convention avec le convention
spécialiste en Mise en œuvre convention
reproduction de
Consolidation et l’EISMV en cours
extension du
Projet Toumze

Projet consolidé

Actions principales
non prévues en 2003
mais réalisées
dans domaine
élevage : Poursuite Activités
d’épidémiosurveillance des
-Activités Maladies Animales
d’épidémiosurveillance Activités portant sur
des Maladies Animales l’épidémiosurveillance et la
protection sanitaire des
troupeaux des populations
ciblées, la formation des

60
éleveurs (formation de 40
auxiliaires d’élevage, 40
éleveurs de base, de 40
animateurs ruraux)
-Activités d’études et Poursuite activités d’études et
de recherche de recherche vétérinaires
vétérinaire

- Exécution plan Poursuite activités d’études et Elaboration de plan d’urgence


d’urgence relatif aux de recherche vétérinaire de lutte contre les maladies
opérations de la
couverture sanitaire et
de la disponibilisation Elaboration de plan d’urgence
de médicaments et de lutte contre les maladies
matériels vétérinaires
de la 1ère tranche 2003
au niveau des éleveurs

Poursuite processus de
participation et satisfaction
d’une partie des besoins
Participation avec populations
des 40 associations pastorales
couvertes, en vue de
déterminer leurs besoins
(PADEL)

Organisation des campagnes


nationales de lutte contre la
rage et les prédateurs du
cheptel ;

61
Objectifs sur Actions prioritaires Bilan de la mise en œuvre des actions prioritaires en Actions prioritaires prévues Actions3
2001-2004 Réalisées en 2002 2003 2004 pour 2005
Agriculture Prévues Réalisées
- Diversifier la production agricole et
améliorer la productivité de la • Protection des -Programme de lutte anti- Protection des cultures contre les Protection des cultures
petite paysannerie : cultures contre aviaire réalisé sauteriaux ; lutte contre la contre les sauteriaux ;
les sauteriaux ; sésamie ; lutte contre les oiseaux lutte contre la
consolidation de la Exécution lutte contre la Programme de lutte granivores ; lutte contre le criquet sésamie ; lutte contre
libéralisation de la programme sésamie ; lutte contre sésamie a été mis pèlerin ; Contrôle biologique de les oiseaux granivores ;
production agricole annuel du contre les en œuvre. 71 techniciens Salvinia molesta ; Contrôle des lutte contre le criquet
PDIAIM oiseaux formés sur les différentes produits phytopharmaceutiques ; pèlerin
granivores ; lutte méthodes de lutte Mise en place de quarantaine
contre le criquet végétale
pèlerin Campagne de lutte
chimique réalisée : 859
paysans formés sur la Campagne agricole
méthode de lutte chimique 2003/2004 :
et 3.199 ha traités Prévisions de superficies
cultivées(toutes spéculations
Exécution d’ un confondues) : 232.755 ha dont
programme de lutte 23.810 ha en irrigué et 209.945 ha
biologique (ramassage de en cultures traditionnelles
384 chenilles et chrisalides
pour être disséquer,
sensibilisation de 76
villages dans Wilayas du
Gorgol, Brakna et Trarza,
et formation de 195
producteurs et 33

62
techniciens)

• Programme 1) Poursuite opérations Poursuite opérations d’export


Appui à la diversification annuel du PDIAIM d’export des produits de des produits de diversification Poursuite
pour les marchés intérieurs diversification sur marchés supérieure à 200 tonnes sur opérations export
et intercontinental (PDIAIM) européens : (478 tonnes) ; marchés européens et et diversification
Démarrage travaux de diversification agricole au agricole au niveau
construction du Centre de niveau des petits des petits
conditionnement des fruits Exploitants exploitants
et légumes de Rosso ainsi
que l’aménagement de la Développement d’ un cadre
zone de frêt de l’aéroport juridique et institutionnel
de Nouakckott ; favorable et incitatif à l’agriculture Poursuite
irriguée : développement d’ un
2)Renforcement système cadre juridique,
d’information agro- politique et
pastorale - Renforcement du système institutionnel favorable
d’alerte précoce pour la et incitatif à
3) Mise en œuvre et sécurité alimentaire l’agriculture irriguée :
consolidation par SONADER
d’une approche appui-
conseil participative - Mise en place d’ un cadre -Négociation et
auprès des exploitants juridique propice au transfert signature de contrat de
agricoles de la gestion des fonctions transfert entre l’Etat
d’exploitation et de et les Unions de
5)Révision du manuel de maintenance des grands coopératives
l’aide incitatrice(taux périmètres exploitantes
subvention travaux concernant de la
Lancement des périmètres collectifs - La mise en place d’ un système gestion des fonctions
programmes de rehaussé à 70% au lieu de d’informations géographiques d’exploitation et de
Réhabilitation/extension réhabilitation 50%) ; reliant les bases de données maintenance des
des périmètres irrigués des BAF, SONADER, UNCACEM grands
(PDIAIM) aménagements etc…. ; aménagements ;
rizicoles(1000ha - La conduite d’ une étude sur
) les comptes d’ exploitation en
Dans le cadre irrigué ; - poursuite de la mise
du projet , 33 - La réalisation d’une étude sur en œuvre des
barrages dans la la facilitation des exportations recommandations de
zone limitrophe et du commerce des produits l’étude de
d’Achram, 17 agricoles ; restructuration de la
barrages et les - La poursuite de la MDRE.
AO de 30 libéralisation de la

63
barrages ont été commercialisation du riz et du
réalisés transport ;
Démarrage du
projet - La conduite d’une étude sur - -Mise en œuvre
d’aménagement l’audit organisationnel de recommandations
hydro- agricole l’UNCACEM issues de l’audit
du Brakna Ouest organisationnel de
l’UNCACEM ;

Appui aux groupements de


production/transformation
de produits agricoles et Programme annuel Programme Exécution du PACAD au Poursuite programme PACAD
poursuite du PACAD PACAD PACAD réalisé Guidimaka : 420 ha
réalisés

64
Objectifs sur Actions prioritaires Bilan de la mise en œuvre des actions prioritaires en 2003 Actions prioritaires Actions3
2001-2004 réalisées en 2002 prévues pour 2005
2004
Prévues Réalisées2
Formation des o Sonader : i)diagnostic de 127
petits coopératives de base, 9 OPF et 30 o Encadrement rapproché Encadrement o Encadrement o Encadrement
producteurs à producteurs des agriculteurs rapproché des rapproché des rapproché des
la individuels ;ii)formation de 498 agriculteurs 2002/2003 agriculteurs agriculteurs
diversification administrateurs de coopératives en qui permis en
agricole administration/gestion ; iii) 30 l’emblavure de
réunions de sensibilisation sur la 109.218 ha.
législation en vigueur et 4 ateliers
régionaux

Mise en œuvre d’un


programme d’appui des
productions agricoles
nationales
o Programme annuel du centre de o Mise en place du Réalisation étude Mise en place d’un cadre
Sélection et diffusion contrôle dispositif de distribution stratégique pour le juridique pour la
de semences améliorées des semences développement de la législation foncière
adaptées aux filière semencière en
différentes climat Mauritanie ;

-Renforcer la maîtrise
de l’eau

Mise en œuvre de o Projet Oasis : Barrages de Programme de réalisation de Préparation démarrage Programme annuel
programmes de Touiemirt, Soguenni barrages , seuils de -Réalisation 2 pistes de Projet Développement Projet Développement
communication ralentissement , digues.. [Link] désenclavement de Durable Oasis Durable Oasis
/réhabilitation de MDRE , CSA et CDHLCPI,, Ouadane et de
barrages, digues démarrage de la réalisation de Timinitt en Adrar ;
10 barrages dans l’Affolé Construction de 4
barrages à Dakhlet
Kourouray ; Legrane ;
Bouhouvra , Hsseytine

- Finition des travaux


d’appui à la
construction de 10

65
sièges pour les MICO et
les associations
oasiennes ;
Réalisation de 8 seuils
de réalimentation de
nappes( 5 en Adrar et
au 3 Tagant)
Réalisation de 210 kits
CSA : Elaboration de dossiers de d’éclairage au profit
programmation pour des foyers oasiens
Belbghorbane,Diabdioula, Oued Abary, El
Varaa, Laouija, Touekater, études réalisées
Tichouten,N’Khaila, Tlamid, Ouley, Tabala, Etudes à réaliser (Adrar, Assaba,
Lefchreicha, Gweissoulboun,Touajil, Brakna)
Moilah,Amjeilid, M’haireth, et Taghadent

Objectifs sur Actions prioritaires Bilan de la mise en œuvre des actions prioritaires en Actions prioritaires prévues Actions3
2001-2004 réalisées en 2002 2003 2004 pour 2005
Capital foncier et Prévues Réalisées2
financier
-Améliorer l’accès

66
des pauvres au
capital financier
Mise en place d’un observatoire Mise en place TDR finalisés transmis à IDA en Mise en place observatoire
o diffusion et foncier : d’un observatoire 2002 pour non objection ; foncier
mise en œuvre TDR élaboré et transmis pour foncier
transparentes non objection
du décret étude sur les
d’application avantages et TDR finalisés transmis à IDA en Réalisation étude Mise en œuvre
de la Loi inconvénients de 2002 pour non objection ; étude
foncière et la limitation de la
domaniale et taille de la
extension de la propriété foncière
réforme à de
nouvelles
zones

o Consolidation du crédit
agricole
Consolidation et
extension du réseau du
crédit agricole
(UNCACEM) o Finalisation du programme
d’appui , création de 10
Appui à l’émergence de caisses de micro-crédit
caisses d ‘épargne et de (PGPDE), recyclage des
crédit en milieu rural (MICO), consolidation
(IMFs) financière de 30 MICO

Formation –Recherche –
vulgarisation
-Favoriser le transfert
de technologie et
promouvoir une
recherche appliquée et
une formation adaptée Formation
o Création d’une filière producteurs en
d’approvisionnement en organisation, en Appui aux producteurs et aux Appui aux producteurs et aux Appui aux
o Mise en œuvre produits de traitement, gestion aux filières traditionnelles : filières traditionnelles : producteurs en
du Plan mise en place des stocks de filières - Appui aux coopératives matière de
national de sécurité de semences , traditionnelles féminines (formation de 797 Formation formation dans les
recherche tenue de 3 ateliers de (PDIAIM) productrices sur conservation domaines de l’

67
agronomique promotion des semences légumes, teinture, • Gestion et organisation et de la
certifiées au niveau des alphabétisation Organisation gestion coopérative
principales zones de fonctionnelle, en coopératives : 745 et aux filières
production de la vallée, organisation/gestion etc…) personnes traditionnelles
techniques de labour et • Techniques
introduction de la charrue maraîchères : 946
dans 400 villages personnes
• Techniques de
séchage de
conservation des
légumes : 613
personnes
• Fabrication du
matériel post-
récolte : 110
personnes
• Maintenance et suivi
des motopompes :
175 personnes

Appuis techniques et crédit


agricole :

- constitution d’un
réseau de
prestataires publics
et privés capables
d’offrir des services
de qualité à un coût
abordable aux
producteurs ;
- renforcement des
institutions et
organismes en charge
des semences de
qualité et mise en
place d’organisations
faîtières
représentatives et
fonctionnelles ;
- poursuite de la mise
en place du crédit à
la commercialisation

68
du riz pour un
montant annuel
d’environ 700
millions d’UM et
octroi de crédit de
campagne pour plus
de 12000 ha de riz
- mise en place de
crédit pour la
diversification
agricole pour 300
millions d’UM et de
crédit pour la
transformation et
l’entreposage pour
environ 300 millions
d’UM .
Recherche –Développement
agricole : Développement des capacités
- réalisation programme de de communautés oasiennes ;
production de semences -Développement durable
maraîchères, fourragères, de des capacités productives des
plants fruitiers, de semences oasis ;
de prébase de riz ; -Développement du crédit
- test comparaison utilisation oasien ;
houe sine comparée charrue
mono –soc pour labour sol Recherche-
diéri ; Développement agricole :
-observations sur sésamie
sorgho et maïs pluvial Programmes de recherche en
station :

Mise en place de parcs à bois


Expérimentations d’essais
variétaux et de production de
semences maraîchères (
tomate ) et oignon en contre
saison froide, et gombo en
contre saison chaude)
Production de semences de
riz Basmati, des mares, de
NERICA et de fonio

69
Amélioration des systèmes de
pompage existants et
introduction de nouvelles
techniques de pompage.

Introduction et suivi
de nouvelles
techniques
d’irrigation
Recherche sur le drainage
1 essai sur la compétitivité du
riz vis- à -vis des mauvaises
herbes en station
2 essais en milieu paysan sur
le riz (cycle moyen et court :
Gorgol et Trarza)
1 sélection variétale sur le riz
avec participation paysanne
(PVS /Trarza)
1 essai de tolérance du riz
Basmati aux oiseaux en station
(Gorgol) ;
1 essai sur l’introduction des
variétés de riz NERICA en
station (Gorgol et Trarza).
2 essais de comportement
variétaux sur la carotte en
station (Gorgol, Nouakchott).
programme de gestion durable
des ressources agropastorales
dans la moughaata de Monguel
(Gorgol).

Recherches vétérinaires :

Pour les années à venir, en


plus du renforcement de
capacité de diagnostic, les
recherches vétérinaires

70
seront axées sur :
-le renforcement des
actions de recherches sur
les maladies émergentes
((FVR, FHCC, POILS longs,
…)
-le développement de la
mycoplasmologie et des
techniques de diagnostics
de pointes (PCR
notamment)
-le développement de la
cartographie et du SIG en
vue d’établir les cartes
épidémiologiques.
-L’initiation du contrôle de
qualité alimentaire
(laboratoires adaptés) sur
la base de normes fixées.
-Le développement de
programmes d’amélioration
génétique par la sélection
animale au plan national

-Appui aux producteurs en


matière de formation dans les
domaines de l’ organisation et
de la gestion coopérative et
aux filières traditionnelles ;
-Recherches vétérinaires ;
-Recherche développement-
agricole

Objectifs sur Actions prioritaires Bilan de la mise en œuvre des actions prioritaires en 2003 Actions prioritaires prévues Actions3
2001-2004 réalisées en 2002 2004 pour 2005
I Prévues Réalisées2

71
nfrastructures rurales, Etude de
études et mobilisation des eaux
aménagement rural de surface,
-Augmenter l’offre, la conservation des sols
qualité et et renforcement des
l’accessibilité des compétences locales
infrastructures de dans le Guidimaka
base en milieu rural

Mise en œuvre du Etudes de faisabilité


programme Réalisation d’une requête de Recherche financement Poursuite recherche financement Poursuite recherche
d’infrastructure rurale financement pour la financement
(construction de réhabilitation de 115 barrages
pistes et d’ouvrages endommagés dans 9 Wilayas
de désenclavement agricoles
dans les zones arides ) Réalisation de 42 barrages
Programme de désenclavement (28 barrages dans le Hodh
et d’infrastructures identifiés El Gharbi, Assaba , Tagant,
dans le cadre des programmes Brakna et Adrar à réaliser -Barrages réalisés : 4 en Affolé au a)Projets Petits barrages du
du CDHLCPI , du PAROA, étude par le MDRE) ; la Hodh, , 11(réception définitive de 5 au Hodh El Gharbi : réalisation
du tronçon Kaedi-M’Bout, réhabilitation et le Brakna et 6 au Tagant) réalisés par d’ une superficie derrière
études et travaux de renforcement de 30 digues PARP barrages de 603 ha.
désenclavement des zones de et diguettes par le Réalisation de l’étude de
production entre GANI et Dar EL CDHCLPI et le CSA -PARP : Réalisation de 74 Km de pistes faisabilité de la seconde
Barka, études d’aménagement de désenclavement, de 23 puits (22 au phase du projet (25 barrages)
des passes sur l’Oued Tagant et 1 au Brakna), de 12 réalisation du barrage de
Ketchi(PARP) infrastructures l’oued Seguely
sociales(santé/éducation) dont 6
unités de santé de base (3 au Tagant b)Consolidation de Petits
et 3 au Brakna), et construction de 7 Barrages en Terre
écoles (5 au Tagant et 2 au Brakna)
-Réalisation étude de désenclavement c)Programme de
la zone Gani- Dar El Barka. désenclavement
Lancement consolidation périmètre périmètres irrigués :
Foum Gleïta : - achèvement des
auscultation barrage et construction études APD de
siphon inversé à la place Dalot 900) l’étude du schéma
d’aménagement de
- Réhabilitation de périmètres : la vallée du Gorgol
Travaux d’aménagement en cours - achèvement de
d’exécution ou achevés dans Wilaya l’étude du schéma
Trarza pour 8 périmètres collectifs d’aménagement de
pour une superficie de 762 ha. Etudes la zone Koundi 1 à 5

72
de réhabilitation pour 458 ha - achèvement de
l’étude de
-Poursuite exécution des études l’envasement de la
relatives aux normes retenue de Foum-
environnementales et aux schémas Gleita
d’aménagement et du plan - achèvement de
d’occupation des sols de la Zone l’expertise du
Koundi 1 à 5 barrage de Foum-
Réalisation études schémas directeurs, Gleita
APD et DCE de la vallée du Gorgol - achèvement des
-Lancement des travaux de l’étude des travaux de
ouvrages de désenclavement entre construction d’un
Kaédi et M’Bout siphon inversé à la
place du dalot 900 du
périmètre de Fopum-
Gleita
-

d) Désenclavement des
Oasis :
- Construction et
réhabilitation de 128
Km de pistes
Réhabilitation d’au moins
six sections de pistes de
désenclavement reliant la
majorité des oasis au
réseau routier bitumé,
soit environ 174 Km.

e) réhabilitations :
réhabiliter plus de 2000 ha de
Programmes de curage périmètres
d’axes hydrauliques dans le
Trarza Faucardage de 200 ha et curage de
1.540.000 mètres-cubes Programmes de curage d’axes Programmes de
Mise en œuvre du hydrauliques dans le Trarza curage d’axes
programme hydrauliques dans le
d’infrastructures de Trarza
protection des zones de Début de mise en œuvre du
cultures dans huit wilayas programme dans la commune de Aéré Poursuite mise en œuvre du
agricoles M’Bar(Brakna) programme d’infrastructures Poursuite mise en
de protection des zones de œuvre du programme

73
cultures dans dix wilayas d’infrastructures de
agricoles protection des zones
de cultures dans dix
wilayas agricoles

Objectifs sur Actions prioritaires Bilan de la mise en œuvre des actions prioritaires en Actions prioritaires prévues Actions3
2001-2004 réalisées en 2002 2003 2004 pour 2005

Prévues Réalisées2

74
Programmes ciblés de lutte contre la
pauvreté en milieu rural
- Favoriser le développement des zones
d’extrême pauvreté et impliquer les
communautés de base et les collectivités
locales dans l’élaboration et la mise en
œuvre des programmes de
développement à la base :

• Poursuite des programmes


régionaux et locaux de lutte Poursuite des Poursuite des Poursuite des Poursuite des programmes Poursuite des
contre la pauvreté impliquant programmes régionaux et programmes régionaux et programmes régionaux et régionaux et locaux de lutte programmes régionaux et
les collectivités locales et les locaux de lutte contre la locaux de lutte contre la locaux de lutte contre la contre la pauvreté impliquant locaux de lutte contre la
ONGs pauvreté impliquant les pauvreté impliquant les pauvreté impliquant les les collectivités locales et les pauvreté impliquant les
collectivités locales et collectivités locales et collectivités locales et ONGs collectivités locales et
les ONGs les ONGs les ONGs les ONGs

Pask en phase de Démarrage effectif du Réalisation étude de la Promotion et pratique Exécution programme
démarrage : recrutement projet mise en œuvre de la d’économie du bois de annuel PASK
du personnel et composante promotion chauffe :3000 bonbonnes de
élaboration des manuels des systèmes durables de gaz seront mises en place à
de procédures production agricole M’Bout, Kankossa et Ould
Yengé ;

-Promotion
gomme arabique ;

Expérimentation culture
attelée : acquisition de 20
charrues et 6 paires de bœufs
dressés ;

Protection des cultures : mise


à la disposition de grillage au
niveau cuvettes et barrages ;

Appui aux coopératives


féminines maraîchères zone
projet ;

75
Mise en place de 20 dépôts
pharmaceutiques vétérinaires
Formation de 20 auxiliaires
vétérinaires

Gestion de parcours :
protection de 60 ha de
pâturage à travers la mise en
place de 6 réserves
pastorales(10 ha par réserve)

76
Objectifs sur Actions prioritaires Bilan de la mise en œuvre des actions prioritaires en 2003 Actions prioritaires prévues Actions3
2001-2004 réalisées en 2002 2004 pour 2005

Prévues Réalisées2
Environnement

Préserver les ressources


naturelles

- Mise en œuvre des


conventions
internationales sur
l’environnement et du
PANE

- Convention sur Actions non programmées -Réalisation d’une Monographie Nationale Finalisation Stratégie et Mise en œuvre
la biodiversité : validation transmise au PNUE Programme d’Action National stratégie
de la stratégie et du
programme national,

Changements Actions non programmées Achèvement et présentation première


climatiques : communication nationale à la 7ème
expédition des rapports conférence des parties à Marrakech. Le
au Secrétariat de la processus de la deuxième a commencé
convention à Bonn,
-Poursuite dénombrement des oiseaux Poursuite dénombrement des Poursuite
Zones humides : Actions non programmées d’eau par le Réseau national, oiseaux d’eau par le Réseau dénombrement des
Dénombrement des national, oiseaux d’eau par le
oiseaux d’eau, Réseau national,

Gestion durables des Actions non programmées - Réalisation études thématiques(micr- Mise en œuvre études
ressources naturelles en réalisations, aménagement des eaux de
Mauritanie surface et inventaire de la faune sauvage)

-Mise en place d’un fonds documentaire et


Programme d’Action Actions non programmées d’évaluation des systèmes d’information
National pour existant ;

77
l’Environnement (PANE) - Analyse et validation de l’étude
« inventaire et analyse des textes
réglementaires et codes liés à l’
environnement, ainsi que leur cohérence
avec approches développement durable et
lutte contre pauvreté ;
-Finalisation diagnostic état environnement
et sa gestion en Mauritanie et lancement
études thématiques sectorielles ;
Elaboration des TDR relatifs à la stratégie
et du plan de communication

PAN/LCD : finalisation du
programme, organisation
du forum de validation et
de campagne Actions non programmées programme finalisé et validé Le Programme d’Action
d’information National (PAN) sera soumis au
Gouvernement pour adoption
et transmission au secrétariat
exécutif de la CCD

Poursuite du programme
de butanisation

-Mise en œuvre d’un Poursuite du programme de Mise en place par le PARP de 17 dépôts de Poursuite du programme de Poursuite du
programme de butanisation vente de gaz butane au profit de 17 butanisation programme de
butanisation en zone collectivités(14 au Tagant et 3 au Brakna), butanisation
rurale ; ainsi que 1200 bombonnes de gaz ont été
Projet au Comité distribués
Interministériel pour
approbation -Production de 1.702.000 plants qui a été
- Mise en œuvre des Poursuite des efforts de assurée par la DEAR(1.753 ha reboisés tant
programmes sylvicoles reboisement, de protection en mise en défens qu’en reboisement
des forêts et simple)
d’ensemencement aérien
-Ensemencement aérien dans dans les
Wilayas du Trarza, du Brakna, du Gorgol,
de l’Adrar et du Tagant
- Pare-feux : réalisation physique de plus
de 10 .500 km(entretien et ouverture)

78
Objectifs sur Actions prioritaires Bilan de la mise en œuvre des actions prioritaires en 2003 Actions prioritaires prévues Actions3
2001-2004 réalisées en 2002 2004 pour 2005
Prévues Réalisées
SECURITE ALIMENTAIRE - Travaux de préparation • La mise en place d’un stock
pour l’évaluation du financier évalué à 2.800.000 Ce stock financier a été Consolider les performances Renforcer les
volume financier de la Euro (soit 14.000 tonnes de effectivement mis en place de l’Observatoire par la capacités
- Améliorer contre partie nationale céréales) en 2003 et a servi à l’achat révision et le opérationnelles
l’accessibilité des - Travaux de mise en normes de 8.250 tonnes de blé qui perfectionnement de la des services
produits des infrastructures de se sont ajoutées au 6.000 méthodologie existante de régionaux du CSA
alimentaires de stockage : Réhabilitation tonnes du stock physique, collecte des données, à
première de 7 magasins de 1000 T pour être distribuées dans travers la réalisation de Améliorer la
nécessité (offre, chacun. le cadre du plan d’urgence nouvelles études et circulation et la
prix, transport), - Elaboration des procédures 2003. enquêtes. diffusion de
et documents de gestion et l’information
mise en place de Développer le SIG et du entre les services
l’organigramme ainsi que la La construction et traitement statistique des du CSA et vis à
formation du personnel du • Renforcement des capacités l’équipement d’un données, par le vis des
Service Technique du Stock des stocks du CSA laboratoire qui permettra renforcement des capacités partenaires.
National de Sécurité (SNS) l’analyse et le contrôle des techniques du personnel,
- Signature du Protocole stocks de produits ainsi que par l’acquisition de
d’accord portant alimentaires. cartes et d’images
constitution, gestion et satellites, de logiciels et
utilisation du SNS Le renouvellement du lot d’équipements
- Réception du stock de palettes d’entreposage informatiques.
physique du SNS : 6.000
tonnes de blé Le renforcement des Moderniser et développer les
- Mise en place de dispositif capacités techniques du publications la
institutionnel chargé de personnel par un documentation par
l’organisation des secours programme de formation. l’acquisition d’équipement
- Prévenir et d’urgences et la formation du
atténuer les personnel.
effets des crises
alimentaire - Renforcement des outils Améliorer les conditions de
d’identification et de suivi conservation du stock
de la vulnérabilité national de sécurité
- Mise en place de alimentaire : révision des alimentaire.
procédures de méthodologies, formation
gestion en informatique du Améliorer l’efficacité de la
transparentes du personnel et mise en place Direction de l’Action
Stock National de d’un Système d’Information humanitaire dont le rôle
Sécurité (SNS) Géographique (SIG). essentiel est de répondre
- Mise en place et animation aux situations d’urgences. Il

79
du nouveau cadre national • Extension du suivi des s’agit de donner à ce service
de concertation sur la populations à risque au niveau les capacités techniques et
sécurité alimentaire. périurbain les ressources humaines
- Réalisation d’une étude sur Réalisation d’une étude indispensables à son bon
les normes et habitudes de approfondie avec l'aide de fonctionnement.
consommation alimentaire la FAO, afin d’étendre
en Mauritanie. l’identification des
- Formation du réseau personnes vulnérables, au Réaliser 40 micro-projets de
régional aux normes de milieu urbain. Cette étude sécurité alimentaire et
collecte de l’information achevée en novembre ouvrir 4 pôles régionaux de
sur la sécurité alimentaire. dernier, fera l’objet d’un développement à la base
- Création d’un Site Web sur • Elaboration d’une carte atelier national de dans le cadre du PACSA.
- Mise en opération la Sécurité Alimentaire en nationale de vulnérabilité validation prévu en mars
de l’Observatoire Mauritanie alimentaire 2004. Exécuter 100 micro-projets
de la Sécurité VCT dans le cadre du
Alimentaire (OSA) nouveau programme de pays
du PAM.
L’élaboration de cette
carte dépend de la
Elaboration des procédures et des réalisation d’une
textes juridiques du dispositif importante étude sur la
d’organisation des secours
d’urgence
vulnérabilité alimentaire
structurelle.
Exécution d’un programme spécial Cette étude initialement
sur fonds propres du CSA de 86 prévue en 2003 ne pourra
micro-projets. démarrer qu’en avril 2004 à
Suivi périodique des flux
Exécution de 176 micro-réalisations cause du retard de la mise
transfrontaliers de produits
dans le cadre du programme Vivre en place de son
alimentaires
Contre Travail (VCT) du PAM. financement.
Exécution par l’AEMP d’un Renforcement des capacités humaines
programme de 71 micro-projet de de l’Observatoire
sécurité alimentaire financé par L enquete necessaire à
- Renforcement de l’Union Européenne. ce suivi va demarrer en
l’articulation 2004
entre les actions
de prévention et
d’atténuation des Dans ce cadre le CSA a
crises et les élaboré pour l’Observatoire
actions visant une un programme de formation
amélioration pluriannuel 2003-2005. En
durable de la 2003, plusieurs formations
sécurité sur la collecte, le
Etude sur les stratégies locales
traitement et l’analyse de

80
alimentaire d’adaptation aux crises alimentaires traitement et l’analyse de
l’information sur la sécurité
alimentaire ont été
organisées avec l’appui de
partenaires notamment le
CILSS, le FEWS et le PAM.

• Suivi de l’impact des actions Le CSA na pas encore pu


de sécurité alimentaire obtenir un financement
pour la réalisation de cette
étude qui figurera
néanmoins dans son plan
d’action 2005.

Dans ce cadre plusieurs


missions de suivi et
d’évaluation des opérations
d’urgence et de
• Renforcement des capacités développement à la base
de publication de ont été organisées tout au
l’Observatoire long de l’année 2003. La
réalisation de l’étude sur
une nouvelle méthodologie
de suivi d’impact, prévue
en 2003, a été réculée à
2004, pour retard de
financement.
- Mise en œuvre du
programme de
l’Agence Les activités prévues dans
d’Exécution des ce cadre pour 2003 ont été
Mico-projets programmées pour l’année
(AEMP) –Approche 2004 pour la même raison
HIMO sus évoquée.

81
• Réalisation de 38 micro-
projets de sécurité
alimentaire dans le cadre du
PACSA

Le CSA a réalisé en 2003, à


travers l’Agence
d’Exécution des Micro-
projets, un programme de
37 micro-projets dont 17
ouvrages hydrauliques, 10
projets générateurs de
• Programme de 231 micro- revenus, 8 périmetres
projets vivres contre travail maraichers et 2
(vct) reboisements, pour un coût
global de 572 millions
d’ouguiya.
Le 38ème projet initialement
prévu na pas été exécuté à
cause de la dimension de
l’infrastructure nécessaire.

Les 231 micro-projets ont


été exécuté au cours de
l’année 2003.. Ces micro-
projets sont répartis
comme suit : 15 barrages;
64 digues; 113 périmètres
maraichers; 10 périmètres
rizicoles; 16 puits; 6
constructions; 4 seuils et 3
pistes.

82
83

Vous aimerez peut-être aussi