Rapport 2003 : Développement rural et sécurité alimentaire
Rapport 2003 : Développement rural et sécurité alimentaire
RESUME 1
INTRODUCTION 6
[Link] 7
I-1. ELEVAGE 7
I-2. AGRICULTURE 9
I-3. ENVIRONNEMENT 16
I-4. SECURITE ALIMENTAIRE 17
II- BILAN EXHAUSTIF DE LA MISE EN OEUVRE DU CSLP POUR L’ANNEE 2003 19
II-1. DANS LE DOMAINE DE L’ELEVAGE 19
II-2. DANS LE DOMAINE DE L’AGRICULTURE 23
II.3. DANS LE DOMAINE DES ETUDES, INFRASTRUCTURES 26
RURALES ET AMENAGEMENT RURAL
II.4. EN MATIERE D’APPUI EN ORGANISATION, EN GESTION AUX 27
FILIERES TRADITIONNELLES
II.5 EN MATIERE DE RECHERCHE-DEVELOPPEMENT AGRICOLE 27
II-6. DANS LE DOMAINE DE L ENVIRONNEMENT 28
II.7. EN MATIERE DE POLITIQUES, DE SUIVI- EVALUATION DES 29
PROJETS
II.8. SECURITE ALIMENTAIRE 30
III. LES PRINCIPAUX ENSEIGNEMENTS TIRES DES TROIS PREMIERES ANNEES DE LA 33
MISE EN ŒUVRE DU CSLP
III.1 DOMAINE DU DEVELOPPEMENT RURAL ET DE 33
L’ENVIRONNEMENT
III.2. DOMAINE DE LA SECURITE ALIMENTAIRE 33
IV- PERSPECTIVES POUR LA PERIODE 2004-2005 34
IV-1. EN MATIERE D’ELEVAGE 34
IV-2. EN MATIERE AGRICOLE 36
IV.3 EN MATIERE D’APPUIS CONSEILS AUX EXPLOITATIONS COLLECTIVES 36
ET INDIVIDUELLES (APPUIS TECHNIQUES ET CREDIT AGRICOLE) :
IV.4 EN MATIERE DEVELOPPEMENT DE LA DIVERSIFICATION 36
IV. 5 DEVELOPPEMENT D’UN CADRE JURIDIQUE, POLITIQUE ET 37
INSTITUTIONNEL FAVORABLE ET INCITATIF A L’AGRICULTURE
IRRIGUEE :
IV-6. EN MATIERE D’ETUDES, D’INFRASTRUCTURES RURALES ET 37
D’AMENAGEMENT RURAL
IV.7 EN MATIERE DE FORMATION, DE RECHERCHE- 38
DEVELOPPEMENT AGRICOLE
IV- 8. EN MATIERE D’ENVIRONNEMENT 39
IV.9 EN MATIERE DE PROGRAMMES CIBLES CONTRE LA PAUVRETE EN 39
MILIEU RURAL
IV.10 EN MATIERE DE POLITIQUES, DE SUIVI-EVALUATION DES 39
PROJETS
IV.11. SECURITE ALIMENTAIRE 40
V)ATTEINTE DES OBJECTIFS MONDIAUX DE DEVELOPPEMENT 41
VI) MISE EN ŒUVRE DU CADRE INTEGRE 42
VII) ELEMENTS DE STRATEGIE EN MATIERE DE DEVELOPPEMENT RURAL, D’ 42
ENVIRONNEMENT ET DE SECURITE ALIMENTAIRE POUR ELABORER LE CSLP 2005-
2008
ANNEXE : MATRICE 43
RESUME
Dans le domaine de l’élevage les principales mesures réalisées en 2003 ont été :
3
• La poursuite des opérations d’exportation de produits de diversification (fruits et
légumes) sur les marchés européens (478 tonnes), avec le début de mise en œuvre
des mesures d’accompagnement qui lui sont associées ;
• La mise en œuvre et la consolidation d’une approche « appui-conseil »
participative, auprès des exploitants agricoles des périmètres irrigués ;
• La poursuite du programme PACAD au Guidimaka (420 ha réaménagés) ;
• L’encadrement rapproché des agriculteurs durant la campagne 2002/2003, qui
s’est traduit par l’emblavure d’une superficie totale de 109.218 ha (toutes
typologies de cultures et de spéculations confondues) ;
• La réalisation de l’étude stratégique pour le développement de la filière
semencière en Mauritanie ;
• Le renforcement de la maîtrise de l’eau ( construction de digues, de seuils de
réalimentation de nappes etc…) ;
• La lutte contre les ennemis des cultures ( sésamie, acridiens, oiseaux granivores
etc.) et les plantes envahissantes, notamment la salvinia et le typha (luttes
biologiques, chimiques et mécaniques);
• L’appui aux producteurs en organisation et aux filières traditionnelles en gestion ;
• La réalisation d’activités de recherche-développement agricole.
Dans le domaine des programmes ciblés de lutte contre la pauvreté en milieu rural,
4
• La poursuite des programmes régionaux et locaux ( réalisation de barrages, des
seuils de ralentissement, des digues et diguettes etc.. par le MDRE, le CSA et le
CDHLPI) de lutte contre la pauvreté impliquant les collectivités locales et les ONG ;
• Le démarrage effectif du Projet de lutte contre la Pauvreté en Aftout- Sud et
Karakoro (PASK) avec la réalisation de l’étude de la mise en œuvre de la
composante promotion des systèmes durables de production agricole.
Sur le plan de la sécurité alimentaire l'année 2003 s’est caractérisée par l'exécution d'un
gigantesque plan d'urgence engagé en janvier par le Gouvernement, suite à la mauvaise
campagne agricole 2002-2003 et ses répercutions négatives sur la situation nutritionnelle
des populations.
L'exécution du volet alimentaire de ce plan d'urgence multi- sectoriel qui a porté sur la
distribution de 191.000 tonnes de denrées alimentaires pour un coût global de 12 milliards
d'ouguiya, a mis à contribution la quasi-totalité du personnel du CSA.
Malgré cette conjoncture exceptionnelle une partie des mesures prévues a été
complètement réalisée. Il s'agit de :
• la mise en œuvre effective d’un stock financier de sécurité alimentaire qui a servi à
l’achat de 8250 tonnes de blé destinées aux distributions du plan d'urgence ;
• l’organisation, avec l’appui du CILSS, du Fews et du PAM, de plusieurs formations sur
la collecte l'analyse et le traitement de l'information, dans le cadre du renforcement de
capacités humaines ;
• La réalisation de 231 micro-projets selon l’approche vivre contre travail (VCT) et de
37 micro-projets exécutés à l'entreprise ;
• La réalisation de l'étude sur l'identification des personnes vulnérables en milieu
urbain ;
5
• la formation de plusieurs magasiniers et le renouvellement des palettes d'entreposage
dans le cadre de renforcement des capacités de stockage.
Des intervenants autres que le CSA ( MDRE, du CDHLCPI, du SECF et d'ONG internationales)
ont également contribué à l'atteinte des objectifs du sous secteur à travers, la mise en
œuvre des micro-projets et des actions de lutte contre la malnutrition.
En matière de perspectives pour la période 2004-2005, les actions suivantes ont été
retenues :
Dans le domaine du foncier, l’observatoire foncier sera mis en œuvre, et l’étude sur les
avantages et inconvénients de la limitation de la taille de la propriété foncière sera
réalisée, ainsi que sa mise en œuvre .
6
Concernant les infrastructures rurales, études et aménagement rural, les axes
d’intervention porteront sur :
• La réalisation de l’étude de mobilisation des eaux de surface, conservation des sols et
renforcement des compétences locales dans le Guidimaka ;
• La réalisation de barrages, de programme de désenclavement des zones de
production ;
• La poursuite du programme de faucardage et curage des axes hydrauliques ;
• La poursuite de la mise en œuvre du programme d’infrastructures de protection des
zones de cultures dans les huit Wilayas agricoles.
Par ailleurs les programmes ciblés de lutte contre la pauvreté en milieu rural se
poursuivront à travers la réalisation de programmes régionaux et locaux de lutte contre la
pauvreté impliquant les collectivités locales et les ONG et l’exécution des programmes
annuels du PASK .
En matière de sécurité alimentaire, plusieurs actions sont prévues, allant dans le sens du
renforcement des capacités humaines et matérielles des directions opérationnelles du CSA.
Il est également prévu de réaliser une centaines de micro-projets ainsi que plusieurs
études dans le domaines de sécurité alimentaire.
Sur le plan de la stratégie future du CSLCP, une place plus importante devrait être
accordée au domaine de la sécurité alimentaire, qui devrait représenter à lui seul un
secteur à part entière.
7
INTRODUCTION
Le présent rapport vise à faire le point sur l’état d’exécution du plan d action
prioritaire du CSLP en matière de développement rural, d’environnement et de sécurité
alimentaire au cours de l’année 2003 et à présenter les perspectives sur la période 2004-
2005.
Il faut souligner que la mise en œuvre des mesures prévues en 2003 s’est déroulée
dans une conjoncture exceptionnelle, caractérisée par l’exécution d’un gigantesque plan
d’urgence pour faire face aux effets de la sécheresse qu’a connue le Pays au cours de
cette année.
I. DIAGNOSTIC
Le secteur rural (agriculture, élevage et pêche artisanale) occupe une place importante
dans l'économie nationale. En effet il concerne plus de la moitié de la population du pays,
occupe encore près de 65% de la population active .Sa contribution (hors pêche artisanale)
à la formation du PIB (à prix constants de 1985) a été de 20% sur la période 1991-1996,
avec une croissance annuelle d’environ de 4,2% et de 22 % sur la période de 1998 à 2002.
Sur cette dernière période, la progression a été d'abord lente en 1999, pour connaître par
la suite une détérioration progressive.
1
CSLP, 2001.
8
1.1 Agriculture 4.570 4.972 4.957 5.255 5.570
1.2 Elevage 12.036 12.557 13.047 13.582 13.997
1.3 Pêche artisanale 648 682 703 738 794
PIB au coût des facteurs 74209 77477 81752 86577 91577
Part PIB agriculture et élevage 22,37 22,6 22,0 21,75 21,36
Part PIB agriculture et élevage (moyenne sur les 5 ans) 22,016 %
Les échanges agricoles
L'indicateur d'ouverture de l'économie a montré des signes positifs sur les progrès
accomplis du fait de la libéralisation. Tandis que les importations de produits alimentaires
ont progressé de plus de 12,9% en quantité entre 1998 et 1999, le riz en connaît la plus
forte hausse en valeur (96%) et le lait la baisse la plus significative (31%). Les exportations
agricoles ont concerné surtout les animaux sur pieds et quelques produits maraîchers.
Pauvreté
Il ressort de l ‘enquête conduite en 2000 par l’O.N.S sur les conditions de vie des ménages
que :
I-1. ELEVAGE
L’élevage est pratiqué essentiellement dans la zone à climat sahélien, qui couvre le sud
du pays entre le 15ème et le 18éme parallèle Nord. Il est dans la majorité des cas du type
extensif mais on assiste, depuis quelques années, à une évolution vers d’autres formes
(élevage sédentaire dans la vallée et élevage périurbain aux alentours des grandes villes).
Si le pays est excédentaire en viandes, il n’est pas de même dans le domaine du lait. En
effet, la production laitière, estimée sur la base des paramètres techniques des troupeaux
et des évaluations de la taille du cheptel, s’élève à près de 400.000 T en 1996 dont 20,7%
pour les camelins. Elle traduit l’importance du cheptel et la faiblesse relative des
performances laitières. Malgré une production équivalent à près de 150l/hbt/an , la
9
Mauritanie importe des quantités importantes de lait UHT) et de lait en poudre (13.000 T
en 1995 et 9000T pour 1996). La coexistence d’une production élevée et des importations
substantielles tient à l’absence de système de collecte et de transformation permettant de
valoriser la production nationale dans les centres de consommation.
Dans bien des cas l’élevage constitue la source principale de revenus pour une grande
partie des ménages ruraux. C’est donc, pour accroître la contribution de cette importante
activité à la réduction de la pauvreté, que la mise en œuvre des mesures suivantes a été
prévue dans le Cadre Stratégique de Lutte Contre la Pauvreté. Il s’agit de :
Concernant la production de viande, le poids moyen des carcasses est de 150 kg pour
les camelins, 110 kg pour les bovins, 15 kg pour les ovins et 13 kg pour les caprins. La
production laitière par jour est en moyenne de 4,5 litres pour la chamelle, 2 l pour la
vache et à 0,5 l pour les femelles des petits ruminants.
Les systèmes d’élevage en vigueur en Mauritanie ont connu une diversification et une
évolution extrêmement rapide. Alors qu’au moment de l’indépendance il n’existait
pratiquement que le seul système nomade, on se retrouve actuellement avec une
grande diversité de systèmes. Suite aux grands épisodes de sécheresse des années 1970
et 1980, il y a eu une modification du paysage de l’élevage dont les principales
caractéristiques sont les suivantes :
10
L’élevage est confronté à une série de contraintes extérieures aux systèmes de production
et à la faiblesse des filières de commercialisation.
- Les infrastructures vétérinaires existantes se trouvent uniquement dans les centres des
agglomérations urbaines et les gros villages, ce qui a pour conséquence le
renchérissement des produits d’élevage du fait de l’éloignement des marchés de
consommation ;
Le déficit d’appui financier ciblé sur les pauvres : les éleveurs pauvres ne disposent pas
jusqu’à nos jours d’appui financier, sous forme de crédit pour l’achat d’un petit élevage de
production (laitières) et les intrants nécessaires.
Les problèmes liés aux parcours comme l’alimentation (fourrages et eau) et feux de
brousse
I-2. AGRICULTURE
11
La disponibilité en eau est le facteur déterminant de la production végétale. Ce facteur
limite les potentialités cultivables à 502. 000 ha dont 137. 400 ha en irrigué, 22.000 ha en
pluvial, 139 .100 ha en décrue et 5.500 ha dans les oasis. Dans le domaine sylvo-pastoral,
elles sont estimées à 102 500 ha dont 48.000 ha de forêts classées. Une telle répartition
des terres explique la place prédominante de l’élevage dans l’économie rurale.
La production céréalière brute a été de 178.511 tonnes (207.212 ha) durant la campagne
2000/2001 dont 81856 tonnes en irrigué (21.368 ha), de 122.177 tonnes (193.480 ha) en
2001/2002 dont 59.535 tonnes en irrigué (13.586 ha ), et de 115.859 tonnes (109.218 ha)
durant la campagne 2002/2003 dont 85.612 tonnes en irrigué (19.824 ha).
La faiblesse des rendements de ces cultures s’explique, au delà des facteurs liés à
l’environnement des activités, par l'utilisation de technologies très peu performantes par
les producteurs et le manque de protection de ces cultures contre leurs ennemis
(prédateurs).
L’agriculture irriguée
L ‘agriculture irriguée est généralement pratiquée dans la zone du Fleuve qui n’est pas la
zone la plus pauvre du pays. Cependant la pauvreté y est largement présente, avec une
incidence de près de 52,6% pour le Trarza, 56 ,5% pour le Brakna, 76,2% pour le Gorgol et
78,6% pour le Guidimaka (source EPCV 2000), d’où l’impact de l’agriculture irriguée dans
la stratégie de la lutte contre la pauvreté.
Le potentiel irrigable, estimé en 1987 à 137.400 ha, se situe aux dernières réactualisations
de l’ OMVS à 130.000 ha dont 32 % sont aujourd'hui aménagés, soit 42.179 ha et seulement
la moitié de cette superficie aménagée (20.000 ha) mise en culture chaque année.
Il existe trois types de périmètres, les petits, moyens et grands, et deux modes de gestion
selon le statut du périmètre, collectif ( coopératif) et individuel privé.
12
financements publics (Etat - bailleurs de fonds), sans participation des bénéficiaires.
Leur coût de réalisation est, en général, particulièrement élevé. Ils ont été aménagés (
sauf M’Pourié) par la Société Nationale pour le Développement Rural (SONADER) . Le
transfert de la gestion et de l’ entretien des ouvrages collectifs de la SONADER aux
unions des coopératives est en cours. Les superficies d’exploitations individuelles
varient de 0,5 à 2 ha.
- Les périmètres privés non coopératifs d'une superficie totale de 15.363 ha de superficie
nette (ou 17.888 ha en superficie brute) pour des superficies unitaires de 10 à plus de
1.000 ha (la moyenne étant autour de 100 ha), ont été réalisés à l'initiative et à la
charge des exploitants individuels privés, sans aucune aide directe de l’Etat. Leur
aménagement est généralement sommaire, mais certains ont été récemment
réaménagés de façon plus pérenne, avec de nouvelles techniques d'irrigation
(aspersion par pivot, goutte à goutte) à des fins de diversification pour certains. La
répartition des périmètres aménagés par type et par région se répartit comme suit
L' évolution des superficies cultivées et ainsi que les productions obtenues sous
irrigation entre 1983 et 2003 sont données dans le tableau ci-après (source :Division
statistiques agricoles/DPSE/MDRE):
13
1998/99 25. 073 101. 900 4,1 1325 1. 472 1,1
1999/00 21.790 86.463 4 2028 3. 157 1,6
2000/01 17.983 76. 200 4,2 3385 5. 656 1,7
2001/02 12 992 58. 809 4,53 594 726 1,28
2002/03 19.824 85. 612 4,4 462 336 0,70
2003/04(1) 23.180 95.769 - 860 860
(1) Prévisions
Il faut noter la part encore prépondérante de la riziculture, qui représente 80% des
superficies (en tenant compte du maraîchage ) .L'évolution tendancielle à la hausse des
superficies cultivées jusqu'en 1998/99, malgré des reculs notables certaines années, était
due, pour l'essentiel, jusqu'au milieu de la précédente décennie, au développement rapide
des périmètres privés . L’augmentation des superficies au cours des années 1996-1999 est
en revanche essentiellement due à l'entrée en exploitation de nouveaux grands
aménagements (PPG2, Maghama, R' KIZ ).
Les superficies cultivées sur les périmètres dits privés et coopératifs s'élèvent en
2002/2003 respectivement à 8.856 ha (soit 46%) et 10 506 ha (soit 56%), tandis qu'elles
s'élevaient en 2001/2002 respectivement à 4 507 ha (soit 34,7%) et 8 485 ha (soit 65,3%).
Il en découle, un recul des superficies cultivées pour les périmètres individuels, et une
progression des périmètres coopératifs.
La chute des superficies rizicoles depuis 1998/1999 (aggravée en 2001/2002, avec une
superficie rizicole de 12 992 ha ) apparaît spectaculaire, et touche vraisemblablement
(bien que les données ne soient pas disponibles pour les dernières années ) plus
particulièrement les périmètres du Trarza, orientés vers la commercialisation et
majoritairement du type individuel.
14
exploitants de ces périmètres ; (ii) la poursuite de la dégradation des périmètres, en
l’absence de réhabilitation ; ( iii) la dégradation de la rentabilité de la riziculture, les
coûts de production évoluant plus vite que les prix du paddy (voir étude de la filière riz)
en l’absence d’amélioration des rendements ;(iv) la mauvaise qualité des semences et des
engrais et la non utilisation d'engrais de fonds (TSP…).
Le bilan du sous secteur agriculture montre que les contraintes de l'agriculture irriguée
restent nombreuses :
• Mauvaise conception et réalisation sommaire des périmètres irrigués( surtout pour les
privés).
Le constat des périmètres irrigués (privés surtout) est celui d'une dégradation avancée et
du sous-emploi des infrastructures existantes, défaut de conception et de réalisation
appropriées . Les éléments essentiels suivants font souvent défaut : levé topographique,
étude de sols, système de drainage, planage adéquat . La SONADER estimait en 1994 que la
quasi-totalité des petits périmètres en production était à réhabiliter. La situation n'a pu
qu'empirer depuis lors.
En plus du faible niveau de technicité des producteurs, on remarque aussi le faible niveau
de gestion des organisations socioprofessionnelles, notamment des groupements de gestion
des petits périmètres coopératifs et des grands aménagements .
15
Le réseau routier bitumé est encore peu développé, et l'état désastreux de certaines pistes
de desserte conduisent à l'enclavement de zones à grand potentiel de production.
16
financés avec une contribution de l'Etat . Une circulaire précisant les normes à
appliquer a été publiée en 2000 ;
(iii) Mise en place d'un mécanisme d'incitation à la mise aux normes des périmètres à
réhabiliter, des extensions de périmètres coopératifs, et des créations de
périmètres de diversification, à travers une aide incitatrice de l'Etat, ciblée, dans
un souci de lutte contre la pauvreté, sur les producteurs coopératifs disposant de
moins de 2 ha, et les individuels ayant au plus 40 ha (tous périmètres confondus).
Ce mécanisme a été précisé dans un manuel de gestion de l'aide incitatrice, qui
fixe, dans le cas du PDIAIM, l'aide à 50% des coûts d'investissement pour les
périmètres coopératifs et 25%pour les individuels, sous condition de taille
maximale ci-dessus exposée. Ce mécanisme a notamment pour corollaire de
transférer la maîtrise d'ouvrage effective des périmètres coopératifs, assurée à
l'origine par la SONADER, aux exploitants, puisque ces derniers ont un pouvoir de
décision sur l'investissement à réaliser, le choix du maître d'œuvre et l'entreprise
chargée des travaux . Ce mécanisme de financement a été complété, dans le
cadre du PDIAIM, par la mise à la disposition de UNCACEM d'une ligne de crédit
remboursable, destinée à financer à long terme (8 ans), concurremment à l'aide
incitatrice, les projets de réhabilitation des producteurs individuels ou
coopératifs ;
17
pour le financement d'investissements conçus sur des bases économiques . Le
programme prend aussi soin des problèmes environnementaux causés par les
différentes activités envisagées.
L'objectif de la première phase (trois ans ) du programme (PDIAIM-IDA) est d'établir les
fondements pour un développement durable de l'agriculture irriguée du point de vue
technique, financier, économique et environnemental .
Cette première phase du PDIAIM a fait l'objet d'une rallonge d'un an (2004) afin de
permettre des résultats pouvant faire déclencher les déclencheurs de la 2ème phase. On se
prépare à une mission d'évaluation de la 2ème phase vers fin février début mars 2004.
Au cours de ses premières années d'activité, l'UNCACEM a été affectée par un niveau
d'impayés désastreux, en partie hérité des pratiques passées .
Dans le cadre général du PDIAIM et sur la base d'une étude-diagnostic effectuée en 1997,
l'UNCACEM a adopté un programme de développement comprenant:
18
Le contrat-programme actuel de la SONADER, couvrant la période 2000-2002 recentre ses
missions sur :
La régularisation foncière des périmètres exploités dans la vallée à été initiée au cours de
la décennie 90 (dans le cadre de l'ordonnance 82/127, complétée par un décret
d'application pris en 1990) par une opération-test, qui a notamment montré la nécessité,
de clarifier les procédures tout en les rendant plus opérationnelles, pour conduire à son
terme la sécurisation. Ce constat a conduit à l'élaboration d'un nouveau décret (2000/089),
simplifiant les procédures .La régularisation sur la base de ce texte a débuté courant 2001,
avec l'appui financier du PDIAIM-IDA. La mise en œuvre de la réforme foncière sur
l'ensemble de la vallée nécessite cependant des moyens importants, qui dépassent l'appui
apporté dans le cadre du PDIAIM-IDA.
Ce décret ne prévoit d'autre part aucune disposition pour la délivrance de titres fonciers,
une fois la propriété acquise à travers la concession définitive. Il restera donc à prendre les
dispositions nécessaires, dans la mesure ou l'existence de titres fonciers est indispensable à
la création d'un marché foncier transparent et à la constitution de garanties bancaires sur
la terre.
Malgré son intérêt global pour la balance des paiements (la Mauritanie reste importatrice
nette de riz à hauteur de 40 à 100 000 tonnes selon les années), la filière riz présente une
problématique spécifique en terme d'organisation du marché, de prix et compétitivité par
rapport aux importations, enfin de rentabilité. Ces différents aspects ont fait l'objet
d'études et de mesures récentes, qu'il est nécessaire de prendre en compte dans la
stratégie.
19
La zone de culture pluviale de la Mauritanie concerne quelques 2260 villages et 750000
habitants. Les zones d'agriculture traditionnelle sont celles qui connaissent la situation la
plus alarmante en matière de pauvreté. Pour un seuil de pauvreté de 63.316 UM par tête
et par an, l'incidence en milieu rural hors la zone favorable de la vallée du Sénégal atteint
61,2% (source EPCV 2000).
Systèmes de production
Les principales contraintes auxquelles se heurte le sous secteur de l' agriculture pluviale
sont: aléas climatiques, technologies peu performantes et faible intégration à l'économie.
Les systèmes de production comprennent dans des proportions variables et adaptées aux
ressources, divers types d'agriculture : agriculture de bas fonds, agriculture de décrue,
agriculture sèche ou diéri, élevage mobile et collecte de divers produits ligneux. Dans les
régions les plus humides, où il reste des ressources ligneuses, les systèmes agro-sylvo-
pastoraux dominent.
Les superficies des palmeraies sont estimées à 10.000 ha environ avec une production
moyenne de 64.200 tonnes par an. Le rendement moyen est faible de façon générale : 30-
35 kg par palmier.
Les cultures maraichères effectuées sous palmier occupent des superficies assez modestes,
limitées principalement par le manque d’eau et l’absence de système d’irrigation
adaptée : L’Adrar et le Tagant totalisent une superficie exploitée de 400 ha, l’Assaba et les
2 Hodhs environ 200 ha.
Le système d’arrosage est à la main à partir de l’eau puisée des puits traditionnels.
I-3. ENVIRONNEMENT
Il existe en Mauritanie 30 forets classées de superficies très variables (200 à 13.000 ha)
couvrant une superficie totale de 48.000 ha entièrement situés dans la vallée, l’Assaba et
le Hodh El Gharbi. Les forêts se sont essentiellement constituées dans les zones inondables
de la vallée, le long du fleuve Sénégal (22.000 ha) et de son affluent le Karakoro (2.500 ha
dans le Guidimakha). Les autres forets sont reparties entre l’Assaba (16.000 ha), le Tagant
(6.000 ha) et l Hodh El Chargui (1.500 ha). Une grande partie des forets sont dans une
situation de dégradation avancée qui tend à s’accélérer en raison des coupes de bois.
A l’exception de quelques forêts classées, les massifs forestiers ont subi des fortes
dégradations et sont menacées de disparition ( gonakiers). Le couvert végétal de la vallée,
et surtout le couvert ligneux, est particulièrement touché. A l’exception de quelques
forets classées, les massifs forestiers ont tous disparus ou sont menacés. Ceci est dû aussi
20
bien à la sécheresse qui sévit depuis les années 1970, qu’à la surexploitation des ressources
de la vallée. Il s’agit notamment de surpâturage et de l’exploitation forestière abusive
(bois de feu et charbon de bois) pour satisfaire les besoins des populations rurales et des
centres urbains. Le bois de feu constitue la première source d’énergie domestique; Les
combustibles ligneux fournissent 80 à 90% des sources énergie domestique.
La production du bois se fait, soit naturellement, soit dans le cadre des reboisement et/ou
des mises en défens, avec ou sans enrichissement. Elle est soumise à deux types
d’exploitation :(i) une exploitation par les ménages ruraux afin de couvrir les besoins
locaux. Cette exploitation ne concerne qu’une très petite partie du potentiel ligneux; (ii)
une exploitation par les charbonniers dont le but est de couvrir les besoins de chauffe des
grands centres urbains. Bien que ce type d’exploitation soit soumis à l’autorisation
préalable du MDRE (permis de coupe), il constitue une menace pour la préservation de la
nature et de la Biodiversité.
Les mesures de protection de la foret ont été inefficaces. Le taux annuel de déboisement
atteindrait 2,9% contre 0,9% pur l’ensemble de l’Afrique subsaharienne.
Des mesures pour installer des clôtures de protection des forets et associer les populations
à leur gestion ont déjà été mises en oeuvre ( forêts de Gani dans le Trarza).
Pour limiter la pression sur les ressources ligneuse ; le gouvernement a soutenu le gaz
butane comme combustible de cuisson de substitution. Cette politique a donné d’assez
bons résultats puisque la consommation de gaz a cru de 9000 tonnes entre 1990 et 1998.
Mais compte tenu des écarts de prix entre le gaz et le charbon de bois par unité thermale,
cette substitution a vite atteint ses limites.
Les cultures céréalières, largement dominées par les systèmes de production traditionnels
et tributaires d'une pluviométrie irrégulière, se caractérisent par une faible productivité.
21
La production de céréales, ne couvre, les bonnes années, que 40 % des besoins estimés3.
Le déficit brut céréalier moyen est de 350.000 tonnes environ et le volume moyen annuel
des importations céréalières est de 280.000 tonnes.
La production animale, qui joue un rôle important dans l’économie nationale (l’élevage
représente environ 15% du PIB), constitue une part importante des ressources de la
population rurale. L’apport nutritionnel de ses produits couvre 4/5 des besoins en lipides
de cette population, et la moitié de ses besoins en protéines. Cependant, elle reste
particulièrement vulnérable aux sécheresses et aux catastrophes liées aux phénomènes
climatiques.
Sur le plan pastoral, le cheptel a été fortement touché et on estime aujourd’hui que près
de 2.300.000 bêtes5, soit environ 16 % de l’effectif total du cheptel national, ont été
décimées durant les deux année 2001 et 2002. Ces pertes énormes ont diminué
sensiblement le revenu de milliers d’éleveurs et auront également des conséquences
néfastes sur le volume de la production animale dans les années à venir.
Sources :
3
FAO
4
Bilan céréalier CSA/MDRE
5
Etude CSA
22
L'insécurité alimentaire est fortement liée au phénomène de pauvreté, qui concerne une
grande partie de la population, en particulier dans le monde rural. La faiblesse du pouvoir
d'achat des ménages explique un accès difficile aux produits alimentaires de base.
23
II- BILAN EXHAUSTIF DE LA MISE EN OEUVRE DU CSLP POUR L’ANNEE 2003
II.1.1. ETAT D’ AVANCEMENT DES MESURES PREVUES EN 2003 PAR LE RAPPORT DE SUIVI DE
2002
Au cours de l’année 2003, les actions prioritaires au niveau de l’élevage ont été les
suivantes :
Bilan de la campagne
Cette campagne a eu lieu de décembre 2002 à mars 2003. L’ objectif principal qui lui était
assigné était la vaccination de 80% du cheptel bovin contre la Péripneumonie Contagieuse
Bovine (PPCB).
Les principales Wilayas pastorales ont servi de cadre à cette campagne ; il s’agit des deux
Hodhs, de l’ Assaba, du Guidimaka, du Brakna, du Gorgol, du Tagant et du Trarza. Une
large campagne de sensibilisation axée sur l’importance de la vaccination a été mise en
œuvre pour garantir l’adhésion des éleveurs aux programmes de prophylaxie du cheptel.
Le tableau 5 récapitule, par pathologie et par wilaya, les résultats globaux de cette
campagne. Il en ressort que 610.519 bovins ont été vaccinés contre la PPCB. Ce chiffre
porte le taux de vaccination contre cette maladie à 56,3%.
24
Au nombre des contraintes qui ont pénalisé l’exécution de cette campagne, il importe de
citer :
- la formation de 58 pépiniéristes ;
- La mise en place de 19 pépinières ;
- La réalisation de 60.000 semis ;
- La Plantation de cactus inerme en stations expérimentales du CNRADA,
situées à Kaédi et à Nouakchot,t avec la collaboration de l’ICARDA.
c) Réserves pastorales : Le choix d’une dizaine de sites a été opéré au terme d’un travail
de concertation et de programmation avec les éleveurs. La matérialisation de ces réserves
interviendra, après l’acquisition du grillage nécessaire et avant le début de l’hivernage
2004.
e) Ouverture des pare-feux : Elle s’est faite dans certaines zones selon la méthode
participative communautaire, avec utilisation de techniques traditionnelles. Elle a
été précédée :
25
- d’un travail de sensibilisation qui a eu lieu dans les deux Hodhs ou ce
genre d’actions avait été sollicité ;
- du tracé des réseaux par ACP, qui a été effectué dans les zones
pourvues de pâturages.
- de l’ établissement et de la signature des accords de réalisation ;
Dans ce domaine, les investissements programmés sont constitués de deux (2) forages et
de neuf (9) puits pastoraux dont le dossier d’appel d’offres relatif aux études
hydrogéologiques et géophysiques a été lancé. Il s’agit :
Deux projets de texte sont en cours de finalisation pour être soumis à l’approbation du
Gouvernement. Il s’agit du projet de loi portant de code de l’élevage et d’un projet
d’application de la loi 2000-044 portant code pastoral en Mauritanie.
II.1.2. AUTRES ACTIVITES REALISEES AU COURS DE L’ANNEE 2003 NON PREVUES PAR LE
DEUXIEME RAPPORT DE SUIVI DE LA MISE EN ŒUVRE EN 2002
Elle est assurée à travers les activités du Réseau mauritanien d’épidémiosurveillance des
maladies animales (REMEMA). Ce réseau couvre tout le territoire national. Il surveille de
manière particulière six (06) maladies majeures du bétail qui sont, pour certaines, des
zoonoses c’est à dire transmissibles à l’homme. Les activités du réseau sont dirigées par
l’Unité centrale qui regroupe des cadres de la DEA et du CNERV.
Les activités du REMEMA sont soutenues sur le plan financier essentiellement par le PACE
(programme panafricain de contrôle des épizooties). Pour l’année 2003 les principales
réalisations du REMEMA sont :
- La consolidation du réseau par l’élaboration et ou la révision des documents
clés ;
- La réalisation de 74 suspicions de maladies (24 PPCB, 2 PB, 17 FVR, 6 FA, 11 PPR
et 14 rage) qui ont fait l’objet d’enquêtes, de prélèvements et d’analyses au
laboratoire ;
- La gestion et analyse des données collectées à l’aide de Base de données ;
26
- Le renforcement des capacités d’intervention des postes de surveillances par
l’acquisition de matériel de froid (10 réfrigérateurs, 15 congélateurs) ainsi que
le renouvellement du stock de petit matériel de prélèvements ;
- La rédaction, édition et diffusion du bulletin REMEMA-info N°7 ;
- La réalisation de tournées de supervision.
Opérations financées sur crédit : Une étude portant sur la mise en place d’une ligne de
crédits aux éleveurs et la création de caisses d’épargne et de crédit est en cours de
réalisation. Elle est confiée à un bureau d’études national.
d) Plan d’urgence :
27
e-1. Activités de diagnostics :
Le diagnostic vétérinaire fait partie des missions de base du CNERV. Il concerne aussi bien
les maladies (virales, parasitaires et bactériennes) que la bromatologie et le contrôle de
qualité hygiénique des aliments tels que le lait, la viande, le poisson ou l’aliment bétail.
Les prélèvements de près d’une centaine (120) de suspicions (dont les 74 du REMEMA) ont
été analysés par le CNERV et ou expédiés à l’étranger pour expertise. En tout environ 1300
échantillons biologiques ont été analysés par les différents laboratoires du CNERV .
Les résultats ont permis la mise en évidence de la recrudescence des maladies comme la
rage, la PPCB, la PPR. Sur la base de ces résultats le CNERV a fait des recommandations qui
sont à l’origine de programmes de prévention et de protection de la santé animale et
humaine vis à vis de ces maladies. Ceci fut le cas pour la rage notamment au Brakna et la
FVR cette année au Trarza, Gorgol et au Hodh Gharbi.
Les programmes de recherches sont établis pour une longue période (5 ans environ) et les
résultats d’une année ne peuvent pas être assez significatifs. C’est pourquoi le programme
d'activités 2003 a été une continuation des actions menées en 2002, particulièrement en ce
qui concerne la recherche.
Les recherches au CNERV sont axées principalement sur les maladies émergentes qui ont un
impact fort et négatif sur le bétail et éventuellement sur la santé publique. Ces maladies
sont la fièvre de la vallée(FVR), l’hypersensibilité des bovins à la chaleur (maladie des poils
longs), la fièvre hémorragique Crimée Congo (FHCC) et un complexe pathologique à
dominante parasitaire dans la vallée du fleuve (Trarza notamment).
Ces programmes sont à des stades d’avancement différents. Pour certains comme la FVR le
protocole de recherche est élaboré et une partie des financements obtenue. Un suivi est
déjà mis en œuvre sur le terrain. Cela a permit de lancer l’alerte de la saison 2003 sur la
présence de la maladie.
Pour la maladie des poils longs et la FHCC les protocoles sont élaborés et l’on est à la
recherche de financements (fonds).
Par ailleurs le CNERV est associé au programme d’amélioration génétique qui sera mis en
œuvre par le PADEL et dans le futur au grand programme national.
Les résultats de l’Enquête Agricole auprès des Ménages et Exploitants (EMEA) relatifs à la
campagne agricole 2002/2003 indiquent que :
28
médiocrité de l’ hivernage car le déficit pluviométrique était assez généralisé et
important ;
• La production céréalière brute ( toutes spéculations et typologies de production
confondues): 115. 589 tonnes, soit une diminution de 5% par rapport à la campagne
agricole 2001/2002 et de 35% par rapport à 2000/2001 qui était de 178.511 tonnes ;
• La production céréalière nette : 77.162 tonnes contre 132.685 tonnes en 2000/2001.
Elle représente cette année près de 14% des besoins céréaliers du pays en 2002/2003
contre 29% en 2000/2001.
Les superficies cultivées en ha et ainsi que les productions obtenues par typologie en
2002/200 3 se présentent comme suit :
II.2.1. ETAT D’ AVANCEMENT DES MESURES PREVUES EN 2003 PAR LE RAPPORT DE SUIVI DE
2002
A) Lutte Anti-aviaire
Les superficies suivantes ont été traitées : 423 ha au Trarza (17 zones) et 137 ha au Brakna
(périmètre de Silbé et environ) et environ 2800 litres de produits liquides ont été utilisées
à cet effet.
29
• En matière de lutte biologique : Les actions suivantes ont été réalisées :
- 384 chenilles et chrysalides ont fait l’objet de dissécation et de recherches ;
- Formation à l’étranger de 3 cadres en lutte biologique ;
- Sensibilisation de 76 villages dans 3 wilaya (Gorgol, Brakna et Trarza) ;
- Formation de 195 producteurs et 33 techniciens.
Le Projet de Gestion de Ressources Naturelles (PGRNP) a pris fin en mars 2003. C’est le
Projet de Développement Communautaire (PDRC) qui lui fait suite et dont la mise en
œuvre est prévue à partir de Juillet 2004. L’Objectif du PDRC est de contribuer à la
réduction de la pauvreté et à l’amélioration durable des conditions de vie des
communautés villageoises.
II.2.2. AUTRES ACTIVITES REALISES AU COURS DE L’ANNEE 2003 NON PREVUES PAR LE
RAPPORT DE SUIVI EN 2002
30
A) Contrôle phytosanitaire
Dans le cadre de la mis en œuvre de la loi 42/200 et de ses textes d’application, les
activités suivantes ont été effectuées :
- Equipement d’un laboratoire de contrôle ;
- Formation de 6 inspecteurs phytosanitaire et de 4 cadres du service de l’agriculture ;
- Tenue d’une réunion de concertation entre la DEA, les services de la Douane, les
inspecteurs phytosanitaires, les exportateurs et importateurs des produits végétaux ;
- Tenue d’une réunion d’explication dans les locaux de la Fédération de Commerce pour
l’explication des dispositions de la loi 42/2000 ;
- Création d’un conseil consultatif de la protection des végétaux ;
- Démarche en cours d’inauguration du poste de contrôle du Port de Nouakchott.
Dans cadre les activités menées ont été la distribution des quantités de pesticides et la
réglementation commune des pesticides dans les pays du CILSS qui a été approuvée par le
Parlement.
II.3.1. Etat d’ exécution des mesures prévues en 2003 par le rapport de suivi de 2002
31
- Etude APD de barrages dans les Wilayas de l’Adrar, l’Assaba et le Brakna
Dans le cadre du Projet d’Aménagement Rural et zone Pluviale (PARP), les activités
suivantes ont été réalisées :
- Désenclavement de 74 km de pistes ;
- 11 barrages ( 5 barrages au Brakna et 6 barrages au Tagant) ;
- 23 puits (22 au Tagant et 1 au Brakna) ;
- 13 infrastructures sociales (santé/éducation) dont 6 unités de santé de base 7
écoles.
Dans la mise en œuvre du programme annuel du PDIAIM, les activités suivantes ont été
réalisés :
Plusieurs activités ont été réalisées au profit des coopératives féminines dont en
particulier :
32
Les actions suivantes ont été réalisées :
II.4.2 AUTRES ACTIVITES REALISES AU COURS DE L’ANNEE 2003 NON PREVUES PAR LE
RAPPORT DE SUIVI DE 2002
Formation :
Les activités non programmées mais réalisées au cours de l’année 2003 sont les
suivantes :
33
- Collecte d’insectes nuisibles ;
- Comportements variétaux des espèces céréalières et légumineuses
( sorgho, mil, maïs, arachide et niébé) ;
- Comportements variétaux et multiplication des espèces maraîchères ( Carotte,
melon, tomate, patate douce) ;
- Lutte intégrée contre les adventices du riz ;
- Production de semences céréalières ;
- Test de comparaison sur l’utilisation de la houe sine comparée à la charrue
mono-soc pour le labour d’un sol diéri ;
- Observations de la sésamie sur sorgho et maïs pluvial et collecte d’insectes
nuisibles ;
- Comportements variétaux et multiplication d’espèces maraîchères ;
- Comportement variétaux d’espèces céréalières et de légumineuse
- Lutte contre les adventices du riz ;
II-6. Environnement
Campagne de reboisement
Pour les besoins de la campagne, il y’a déjà eu une production de 1 702 000 plants qui a
été assurée par la DEAR. La superficie totale reboisée a été de 1.753 ha tant en mise en
défens qu’en reboisement simple. Le montant de l’investissement a été de 122.005.946
UM.
34
Enfin, dans le cadre du projet de réhabilitation de la Ceinture Verte, 100 ha ont été
reboisés au niveau de Teguent et Nouakchott. Le coût du financement est de 222.000 USD.
Ensemencement aérien
Pour cette année, l’opération d’ensemencement aérien a été menée dans les wilayas du
Trarza, du Brakna, du Gorgol, de l’Adrar et du Tagant.
d. Zones Humides.
Le Réseau national des zones humides a poursuivi son activité par le dénombrement des
oiseaux d’eau.
Dans le cadre du Projet de Gestion Durable des Ressources Naturelles en Mauritanie des
études thématiques ont été réalisées dans les domaines suivants :
o Micro-réalisations ;
o Création d’une base de données sur les eaux de surface ;
o aménagement des eaux de surface ;
o inventaire de la faune sauvage ;
Pour l’année 2003 le Programme d’Action National pour l’Environnement (PANE) a réalisé
plusieurs actions dont les principales actions sont les suivantes :
35
• Analyse et validation de l’étude « inventaire et analyse des textes
réglementaires et codes liés à l’environnement, ainsi que leur cohérence avec
les approches du développement durable et de la lutte contre la pauvreté ;
• Finalisation du diagnostic sur l’état de l’environnement et sa gestion en
Mauritanie et élaboration des Tdrs des études thématiques sectorielles, choix
des consultants nationaux et internationaux et lancement des études;
• Elaboration des Tdrs relatifs à la stratégie et du plan de communication ;
• Poursuivre la capitalisation des informations pour une meilleure identification
des bonnes pratiques environnementales ;
• Réalisation d’une série d’ateliers régionaux organisés par grandes zones
homogènes avec des représentants du développement local afin de valider les
étude, d’établir les problèmes environnementaux, analyser les causes premières
et recommander des axes stratégiques de solutions adaptées aux spécificités
régionales et aux réalités locales .
36
La mise en œuvre du programme de l’Agence d’Exécution des Mico-projets (AEMP) –
Approche HIMO
Dans ce cadre plusieurs opérations ont été prévues pour l’année 2003.
1. La mise en place d’un stock financier évalué à 2.800.000 Euro (soit 14.000 tonnes
de céréales) :
Le Stock National de Sécurité Alimentaire financier permet en cas de crise d’une extrême
gravité à l’échelle nationale ou régionale, dépassant les capacités de réponse du seul SNSA
physique et celles des donateurs, de procéder à des importations nationales de céréales.
Ce stock financier a été effectivement mis en place en 2003.
A l’heure actuelle, l’OSA ne dispose pas d’une méthodologie d’identification des groupes à
risque d’insécurité alimentaire en milieu urbain. C’est pourquoi une étude approfondie a
été réalisée grâce à l'aide de la FAO, afin d’étendre l’identification des personnes
vulnérables, au milieu urbain. Cette étude achevée en novembre dernier ;
37
7. Réalisation de 38 micro-projets de sécurité alimentaire dans le cadre du PACSA :
Les 231 micro-projets ont été exécuté au cours de l’année 2003 pour un coût global de 293
millions d’ouguiya correspondant à la valeur des vivres et du petit matériel engagés. Ces
micro-projets sont répartis comme suit : 15 barrages; 64 digues; 113 périmètres
maraîchers; 10 périmètres rizicoles; 16 puits; 6 constructions; 4 seuils et 3 pistes.
1. Plan d’urgence 2003 : Face aux crises alimentaires consécutives aux années de
sécheresse de 2001 et 2002, le Gouvernement a engagé dès janvier 2003 un gigantesque
plan d’urgence qui a concerné plusieurs volets (aide alimentaire, santé, secours du bétail,
hydraulique et micro-projets). Le volet alimentaire de ce plan d’urgence se répartit en 3
composantes :
Les quantités globales distribuées dans le cadre de ce volet alimentaire portent sur
191.000 tonnes de denrées alimentaires (consommation humaine et animale) pour un coût
global d’environ 12 milliards d’ouguiya. Cette aide a profité à plus d’un million de
personnes vulnérables sur toute l’étendue du territoire national.
Par ailleurs, plusieurs autres intervenants (MDRE, ONGs) ont engagé également en 2003 des
actions de sécurité alimentaire (micro-projets, nutrition) qui contribueront sans aucun
doute à l’atteinte des objectifs fixés au secteur.
38
III. Les principaux enseignements tirés des trois premières années de mise en œuvre du
CSLP dans le domaine du développement rural, de l’ environnement et de la sécurité
alimentaire
2) des programmes annuels des projets dont la durée va au delà de 2005. Il s’agit de :
3)des politiques et suivi évaluation des programmes et projets du MDRE qui tourneront
autour de :
39
Les principaux axes d’intervention autour desquels seront exécutées les activités en
matière de développement rural et d’environnement pour la période 2004 –2005 sont les
suivants par sous secteur:
IV-1.1. ELEVAGE
Les axes d’intervention autour desquels seront exécutés les activités d’élevage pour la
période 2004-2005 sont les suivants :
Les principales activités prévues au niveau pour 2004 porteront essentiellement sur :
40
- Réalisation de plants d’ aménagement de parcours ;
- Réalisation de plantation (reboisement et haie vive) ;
- Réalisation de 8 réserves pastorales ;
- La construction de 16 diguettes anti-érosives ;
- Ouverture de pare-feux
10) Réalisation de l’étude sur la filière cuirs et peaux.
11) Organisation des campagnes nationales de lutte contre la rage et les prédateurs du
cheptel;
12) Renforcement de la privatisation des services vétérinaires ( code de l'Elevage et
publication des décrets d’application du code pastoral, ordre des vétérinaires, installation
des vétérinaires en clientèle privée) ;
13) Amélioration de l'inspection sanitaire et la qualité des denrées d'origine animale ;
14) Contrôle des importations et exportations du cheptel et des produits animaux ;
15) Approbation Projet de décret portant application du code pastoral par le
Gouvernement ;
16) Publication de décrets d’application du code pastoral ;
17) Consolidation et extension du projet TOUMZE
18) Réalisation étude, contrôle qualité et nomes sanitaires dans le domaine de l’ élevage
-réalisation de11 points d’eau ( 2 forages et 9 puits équipés) , ainsi que 4 mares ;
- Poursuite des études hydrogéologiques et géophysiques relatives à la réalisation
de 10 forages et de 36 puits pastoraux, tous équipés ainsi que celles relatives à 8
mares ;
7) Développement de l’élevage par :
IV-2. AGRICULTURE
41
Prévisions de superficies cultivées et production pour 2003/2004 :
Il y a une prévision globale d’emblavure de 232. 755 ha pour la campagne 2003/2004, dont
23.810 ha en irrigué (18.110 ha cultivés en hivernage 2003 ) et 209 .945 ha en cultures
traditionnelles
5) développement du maraîchage ;
7) Préparation démarrage phase II projet développement des oasis .
42
IV.4 Développement de la Diversification
- mise en place d’un cadre juridique propice pour le transfert de la gestion des
fonctions d’exploitation et de maintenance des grands aménagements ;
- poursuite de la libéralisation de la commercialisation du riz
- conduite d’une étude sur les comptes d’exploitation en irrigué
- poursuite de la mise en place d’un système d’information agro-pastorales fiable par
la conduite annuelle des enquêtes ménages et d’exploitations agricoles
- mise en place d’un système d’information géographiques reliant les base de
données BAF, SONADER, UNCACEM
- conduite d’une étude sur l’audit organisationnel de l’UNCACEM
- poursuite de la mise en œuvre des recommandations de l’étude de restructuration
de la SONADER
- poursuite du renforcement des capacités du personnel du cabinet MDRE, DPSE,
SONADER, et de l’UNCACEM à travers des formations, des ateliers et séminaires.
43
a) Poursuite de la recherche de financement pour la réhabilitation des 125 barrages
endommagés dans 9 Wilayas agricoles.;
- Etude de mobilisation des eaux de surface, conservation des sols et renforcement des
compétences locales dans le Guidimaka ;
- Mise en œuvre effective de la stratégie à long terme de développement des
infrastructures rurales ;
- Réalisation d’une partie de la composante infrastructures de la deuxième du
PDIAIM.
44
Formation :
Recherche-Développement agricole :
- 1 essai sur la compétitivité du riz vis- à -vis des mauvaises herbes en station
- 2 essais en milieu paysan sur le riz (cycle moyen et court : Gorgol et Trarza)
- 1 sélection variétale sur le riz avec participation paysanne (PVS /Trarza)
- 1 essai de tolérance du riz Basmati aux oiseaux en station (Gorgol) ;
- 1 essai sur l’introduction des variétés de riz NERICA en station (Gorgol et Trarza).
- 2 essais de comportement variétaux sur la carotte en station (Gorgol, Nouakchott).
- programme de gestion durable des ressources agropastorales dans la moughaata de
Monguel (Gorgol)
Autres activités :
Recherches vétérinaires :
45
- Le développement de programmes d’amélioration génétique par la sélection
animale au plan national
IV- 8. ENVIRONNEMENT
46
- Mise en œuvre stratégie et Programme d’Action National ;
- Poursuite dénombrement des oiseaux d’eau par le Réseau national,
- Poursuite du programme de butanisation.
- Poursuite des programmes régionaux et locaux de lutte contre la pauvreté impliquant les
collectivités locales et les ONGs
- Réalisation étude de la mise en œuvre de la composante promotion des systèmes
durables de production agricole
- Poursuite des programmes régionaux et locaux de lutte contre la pauvreté impliquant les
collectivités locales et les ONGs
- Promotion et pratique d’économie du bois de chauffe :3000 bonbonnes de gaz seront
mises en place à M’Bout, Kankossa et Ould Yengé ;
-Promotion gomme arabique ;
- Expérimentation culture attelée : acquisition de 20 charrues et 6 paires de bœufs
dressés ;
- Protection des cultures : mise à la disposition de grillage au niveau cuvettes et
barrages ;
- Appui aux coopératives féminines maraîchères zone projet ;
- Mise en place de 20 dépôts pharmaceutiques vétérinaires
- Formation de 20 auxiliaires vétérinaires
- Gestion de parcours : protection de 60 ha de pâturage à travers la mise en place de 6
réserves pastorales(10 ha par réserve)
47
III.10.2. Actions programmées en 2005
48
V) ATTEINTE DES OBJECTIFS MONDIAUX DE DEVELOPPEMENT
Les indicateurs relatifs à la pauvreté actualisés par l’ Enquête Permanente sur les
Conditions de Vie des ménages (EPCV) 2000, indiquent qu’ une amélioration de la situation
au niveau national sur la période 1996-2000. Cette amélioration est reflétée aussi bien par
les indicateurs sociaux et par la perception des populations des changements opérés au
niveau des services de base.
Concernant la pauvreté monétaire, le pourcentage des individus en dessous du seuil de la
pauvreté (63.316 um par tête et par an ) passe de 50,5% en 1996 à 46,3%en 2.000, soit un
recul de 4 points. La profondeur et la sévérité de la pauvreté ont connu des baisses
respectives de 1,5 point et 1 point entre les 2 années.
Pour le milieu rural, l’EPCV 2000 montre que la pauvreté reste toujours un phénomène
rural. En effet, 6 personnes sur 10 dans ce milieu vivent en 2.000 dans les conditions en
deça du minimum vital requis.
49
c. Convention pour les Changements Climatiques.
d. Zones Humides.
Le Réseau national des zones humides a poursuivi son activité par le dénombrement
des oiseaux d’eau.
En outre une direction de l’environnement a été crée pour montrer toute l’importance que
le Gouvernement mauritanien attache aux problèmes environnementaux.
Par ailleurs, il s’agit d’intégrer les principes du développement durable dans les politiques
nationales tendance actuelle à la déperdition des ressources environnementales. En effet,
depuis quelques temps on exige dans chaque projet de développement agricole une
composante : mesures d’ atténuation des impacts environnementaux.
Dans ce cadre, la DEAR est en train de mettre en place un système de suivi et évaluation
environnemental pour une meilleure gestion et un meilleur suivi des problèmes
environnementaux qui se rencontrent au niveau de la vallée du fleuve sénégal.
En outre, les études de la [Link].R. montrent certains indicateurs qui mesurent les efforts
fournis par la Mauritanie qui vont dans le sens l’objectif d’ assurer un environnement
durable :
1)Proportion des zones forestières : Les forêts couvrent une superficie de 186.000 ha
dont 48.000 ha de forêts classées soit 25%. Les formations arbustives ou arborées se
rencontrent sur environ 4,25 % du territoire Mauritanien dont moins de 3,5% accessibles à
l’exploitation. On se trouve actuellement à une superficie totale de 12.000 ha reboisées
2)Emissions de dioxyde de carbone au niveau national: (en 2000 : 0,973 Giga grammes,
en 2005 : 0,960 Giga grammes, et en 2.010 : 1 ,152 Giga grammes). Selon les experts des
changements climatiques, ces quantités restent à des niveaux très faibles, donc ne
nécessitent pas de mesures d’atténuation particulières.
- Etudier la mise en place d’une infrastructure adéquate afin de réduire les coûts
d’exportation du bétail sur pied aux pays voisins ;
- Engager les négociations bilatérales avec les pays membres de la CEDEAO pour
définir un cadre commercial ;
50
- Etudier la possibilité d’exporter les peaux de chameaux (s’inspirer de l’expérience
du Soudan dans ce domaine) ;
- Aider l’ investisseur d’un secteur privé qui a exprimé son intérêt à investir dans une
installation de tannage près de Rosso ;
- Mettre en place un Centre d’Information Commerciale et de Documentation afin
d’améliorer la base d’information du sous secteur de l’élevage.
- Des politiques de développement par filières dans les domaines des productions
végétales, animales et forestières intégrant la réduction de la pauvreté, la prise en
compte des couches vulnérables, et la préservation de l’écologie ;
- Des politiques de développement des infrastructures économiques et sociales (santé,
hydraulique rurale et infrastructures routières) ;
- Des politiques institutionnelles et d’ organisation du secteur ayant trait : (i) aux prix
et incitation ; (ii) à l’information sur les marchés ; (iii) à la libéralisation des services
de transport ; (iv) au foncier ; (v) au financement du monde rural ; (vi) à l’irrigation,
(vii) à la recherche, formation, vulgarisation ; (viii) aux statistiques agricoles et au
suivi-évaluation ; (iv) et aux organisations socioprofessionnelles.
Etant donné que les populations rurales sont victimes d’une insécurité alimentaire
chronique il serait judicieux que le prochain CSLP accorde une place de choix au secteur
de la sécurité alimentaire et en particulier aux domaines de prévention et de gestion des
crises alimentaires.
51
grande promotion des activités génératrices de revenus non liées à une pluviométrie très
aléatoire.
52
53
Annexe 2 : Matrice des mesures du rapport 2003 et perspectives 2004-2005
Objectifs sur Actions prioritaires Bilan de la mise en œuvre des actions Actions prioritaires prévues Actions
2001-2004 Réalisées en 2002 Prioritaires en 2003 2004 pour 2005
• étude d’impact
de la réforme
tarifaire dans le
cadre de la
libéralisation du
marché du riz
Approuvé
• CDMT réalisée CDMT 2004-2007
Programmes Mise en œuvre des programmes annuels du Mise en œuvre des programmes
• Mise en œuvre • Mise en œuvre des annuels du PDIAIM(2ème phase),
mis en œuvre PDIAIM, du PARP, du Projet Oasis ,du PGDRNM
des programmes programmes et du PADEL, PACDM II, PASK, Développement PDRC , du Projet Oasis ,du
annuels du annuels du PDIAIM, fourrages (, Aménagement Rural dans les Oasis PGDRNM et du PADEL, , PACDM
PDIAIM, PGRNP PGRNP du PARP, du de l’Adrar Développement Diawling& zones II, PASK,
du PARP,du Projet Oasis,du périphériques phase IV , Réhabilitation de 10 Développement fourrages,
PDDO, du PADEL PGDRNM et du barrages dans l’Affolé , Gestion Intégrée et Aménagement Rural dans les
et du PADEL PADEL Durable des Ressources Naturelles(France, Oasis de l’Adrar, Développement
FAC), Réhabilitation Petits& moyens périmètres Diawling & zones périphériques
irrigués Brakna phase IV , Réhabilitation de 10
barrages dans l’Affolé
Etudes, préparation démarrage PDRC Réhabilitation Petits& moyens
périmètres irrigués Brakna
54
POLITIQUES-SUIVI/EVALUATION PROJETS :
Objectifs sur Actions prioritaires Bilan de la mise en œuvre des actions Actions prioritaires prévues Actions3
2001-2004 réalisées en 2002 prioritaires en 2003 2004 Pour 2005
Prévues Réalisées2
55
Elevage
-Valoriser les potentiels de
l’élevage. Accroître la
productivité des filières
animales. Promouvoir
l’exportation de la viande et
des peaux et cuirs :
Approbation du projet de
• Mise en place du Réalisation de Consultations Poursuite préparation Code de l’élevage et du projet
code pastoral consultations sur les sur les textes Projet loi portant code de décret portant application
textes d’application d’application pastoral et projet de du code pastoral
réalisées décret portant Application code pastoral
• Conduite application du code
de l’étude sur la pastoral
contribution actuelle et Etude, contrôle qualité et
future du secteur élevage normes sanitaires dans le
dans la croissance de domaine de l’élevage
l’économie nationale et Appui au développement Elaboration Draft disponible Mise en œuvre étude
dans la lutte contre la des filières prioritaires d’une lettre de
pauvreté (bétail, cuirs et peaux, politique de
viande rouge, aviculture développement
• Elaboration et mise familiale , lait) de l’élevage,
en œuvre , après définition d’un
étude de la filière plan d’action
d’exportation d’un Réalisation de 10 prioritaires
programme d’appui sessions de formation sur
aux petites unités de l’administration et la
valorisation des sous gestion des ressources
–produits de locales pour 200 Réalisation de l’étude Mise en œuvre étude
l’élevage à bénéficiaires, de 20 Non réalisée
l’exportation aviculteurs sur la Etude sur la
conduite d’élevage filière cuirs et
avicole dans le domaine peaux
technico-économique
56
Mise en œuvre du programme
d’investissements prioritaires
pour le secteur
Campagne de vaccination du
vaccination du Campagne de cheptel aussi large que
cheptel vaccination dans les possible
principales Wilayas Campagne de vaccination du
pastorales : 610.519 cheptel à grande échelle
contre le PPCB soit un
taux de réalisation de
56,3% (objectif 80 %)
La construction de 16 parcs de
vaccination, de
infrastructures 11 points d’eau ( 2 forages et
d’élevage: poste -Lancement appel 9 puits équipés) ; La construction de 16 parcs de
de santé, 24 d’offres pour de 8 réserves pastorales ; vaccination, de
dépôts construction de 16 16 points d’eau ( 6 forages et
pharmaceutiques parcs de 10 puits équipés) ;
vétérinaires , 23 vaccination(PADEL) ; de 8 réserves pastorales ;
parcs de et de 4 mares
vaccination
Amélioration de
la gestion
collective des
ressources,
préparation aux
effets de la
sécheresse et
des calamités
naturelles
(PADEL) -réalisation enquête mise en place de 8 fonds de mise en place de 7 Fonds de
pour évaluer capacités roulement pour dépôts roulement pour dépôts
57
ACP pouvant pharmaceutiques et aliment pharmaceutiques et aliments
bénéficier de dépôts de bétail au niveau de bétail au niveau de
pharmaceutiques d’associations de coopératives 7associations de coopératives
vétérinaires (fonds de pastorales pastorales
roulement);
Réserves pastorales :
Acquisition du Réalisation de 8 réserves Réalisation de 7 réserves
matériel (grillage) en pastorales pastorales
cours, choix des sites
fait
58
réalisée en partie
Ouverture de réseaux
pare-feux : Ouverture des pare feux Poursuite ouverture des pare-
-Travail de feux
sensibilisation dans les
Hodhs ;
- tracé des réseaux par
ACP dans zones
pourvues de
paturâges.
Etablissement et
signature d’accords de
réalisation
- choix des sites
réalisé
Hydraulique
pastorale Choix des sites des Mise en place de 2 forages et 9
(PADEL) : points d’eau réalisé. puits équipés et ainsi que 4
mise en place Recrutement en cours Mise en place de 2 forages et 9 mares
de 11 points du bureau d’études puits équipés
d’eau pastoraux pour exécution volet
(2 forages et 9 hydraulique pastorale
puits équipés)
Poursuite des études
Etudes hydrogéologiques et
géophysiques relatives à la
réalisation de 10 forages et de
36 puits pastoraux, tous
équipés ainsi que celles
relatives à 8 mares
Développement
de l’élevage
(PADEL) :
59
Octroi de
crédits pour la Sélection en cours Mise en de micro-caisses au
création de bureau d’étude devant niveau de 3 associations de
micro-caisses au réaliser étude sur le Etude de mise en place d’une coopératives pastorales.
niveau crédit pour création de ligne de crédit pour création
d’associations micro- caisses de micro-caisses de proximité
coopératives Au niveau associations de
coopératives pastorales
Poursuite des
efforts visant identification des
l’amélioration éleveurs et agro-
de la production éleveurs, et Poursuite identification dans
laitière partenaires au Trarza d’autres Wilayas de la zone du
projet
Etablissement d’une Poursuite mise en œuvre
convention avec le convention
spécialiste en Mise en œuvre convention
reproduction de
Consolidation et l’EISMV en cours
extension du
Projet Toumze
Projet consolidé
Actions principales
non prévues en 2003
mais réalisées
dans domaine
élevage : Poursuite Activités
d’épidémiosurveillance des
-Activités Maladies Animales
d’épidémiosurveillance Activités portant sur
des Maladies Animales l’épidémiosurveillance et la
protection sanitaire des
troupeaux des populations
ciblées, la formation des
60
éleveurs (formation de 40
auxiliaires d’élevage, 40
éleveurs de base, de 40
animateurs ruraux)
-Activités d’études et Poursuite activités d’études et
de recherche de recherche vétérinaires
vétérinaire
Poursuite processus de
participation et satisfaction
d’une partie des besoins
Participation avec populations
des 40 associations pastorales
couvertes, en vue de
déterminer leurs besoins
(PADEL)
61
Objectifs sur Actions prioritaires Bilan de la mise en œuvre des actions prioritaires en Actions prioritaires prévues Actions3
2001-2004 Réalisées en 2002 2003 2004 pour 2005
Agriculture Prévues Réalisées
- Diversifier la production agricole et
améliorer la productivité de la • Protection des -Programme de lutte anti- Protection des cultures contre les Protection des cultures
petite paysannerie : cultures contre aviaire réalisé sauteriaux ; lutte contre la contre les sauteriaux ;
les sauteriaux ; sésamie ; lutte contre les oiseaux lutte contre la
consolidation de la Exécution lutte contre la Programme de lutte granivores ; lutte contre le criquet sésamie ; lutte contre
libéralisation de la programme sésamie ; lutte contre sésamie a été mis pèlerin ; Contrôle biologique de les oiseaux granivores ;
production agricole annuel du contre les en œuvre. 71 techniciens Salvinia molesta ; Contrôle des lutte contre le criquet
PDIAIM oiseaux formés sur les différentes produits phytopharmaceutiques ; pèlerin
granivores ; lutte méthodes de lutte Mise en place de quarantaine
contre le criquet végétale
pèlerin Campagne de lutte
chimique réalisée : 859
paysans formés sur la Campagne agricole
méthode de lutte chimique 2003/2004 :
et 3.199 ha traités Prévisions de superficies
cultivées(toutes spéculations
Exécution d’ un confondues) : 232.755 ha dont
programme de lutte 23.810 ha en irrigué et 209.945 ha
biologique (ramassage de en cultures traditionnelles
384 chenilles et chrisalides
pour être disséquer,
sensibilisation de 76
villages dans Wilayas du
Gorgol, Brakna et Trarza,
et formation de 195
producteurs et 33
62
techniciens)
63
barrages ont été commercialisation du riz et du
réalisés transport ;
Démarrage du
projet - La conduite d’une étude sur - -Mise en œuvre
d’aménagement l’audit organisationnel de recommandations
hydro- agricole l’UNCACEM issues de l’audit
du Brakna Ouest organisationnel de
l’UNCACEM ;
64
Objectifs sur Actions prioritaires Bilan de la mise en œuvre des actions prioritaires en 2003 Actions prioritaires Actions3
2001-2004 réalisées en 2002 prévues pour 2005
2004
Prévues Réalisées2
Formation des o Sonader : i)diagnostic de 127
petits coopératives de base, 9 OPF et 30 o Encadrement rapproché Encadrement o Encadrement o Encadrement
producteurs à producteurs des agriculteurs rapproché des rapproché des rapproché des
la individuels ;ii)formation de 498 agriculteurs 2002/2003 agriculteurs agriculteurs
diversification administrateurs de coopératives en qui permis en
agricole administration/gestion ; iii) 30 l’emblavure de
réunions de sensibilisation sur la 109.218 ha.
législation en vigueur et 4 ateliers
régionaux
-Renforcer la maîtrise
de l’eau
Mise en œuvre de o Projet Oasis : Barrages de Programme de réalisation de Préparation démarrage Programme annuel
programmes de Touiemirt, Soguenni barrages , seuils de -Réalisation 2 pistes de Projet Développement Projet Développement
communication ralentissement , digues.. [Link] désenclavement de Durable Oasis Durable Oasis
/réhabilitation de MDRE , CSA et CDHLCPI,, Ouadane et de
barrages, digues démarrage de la réalisation de Timinitt en Adrar ;
10 barrages dans l’Affolé Construction de 4
barrages à Dakhlet
Kourouray ; Legrane ;
Bouhouvra , Hsseytine
65
sièges pour les MICO et
les associations
oasiennes ;
Réalisation de 8 seuils
de réalimentation de
nappes( 5 en Adrar et
au 3 Tagant)
Réalisation de 210 kits
CSA : Elaboration de dossiers de d’éclairage au profit
programmation pour des foyers oasiens
Belbghorbane,Diabdioula, Oued Abary, El
Varaa, Laouija, Touekater, études réalisées
Tichouten,N’Khaila, Tlamid, Ouley, Tabala, Etudes à réaliser (Adrar, Assaba,
Lefchreicha, Gweissoulboun,Touajil, Brakna)
Moilah,Amjeilid, M’haireth, et Taghadent
Objectifs sur Actions prioritaires Bilan de la mise en œuvre des actions prioritaires en Actions prioritaires prévues Actions3
2001-2004 réalisées en 2002 2003 2004 pour 2005
Capital foncier et Prévues Réalisées2
financier
-Améliorer l’accès
66
des pauvres au
capital financier
Mise en place d’un observatoire Mise en place TDR finalisés transmis à IDA en Mise en place observatoire
o diffusion et foncier : d’un observatoire 2002 pour non objection ; foncier
mise en œuvre TDR élaboré et transmis pour foncier
transparentes non objection
du décret étude sur les
d’application avantages et TDR finalisés transmis à IDA en Réalisation étude Mise en œuvre
de la Loi inconvénients de 2002 pour non objection ; étude
foncière et la limitation de la
domaniale et taille de la
extension de la propriété foncière
réforme à de
nouvelles
zones
o Consolidation du crédit
agricole
Consolidation et
extension du réseau du
crédit agricole
(UNCACEM) o Finalisation du programme
d’appui , création de 10
Appui à l’émergence de caisses de micro-crédit
caisses d ‘épargne et de (PGPDE), recyclage des
crédit en milieu rural (MICO), consolidation
(IMFs) financière de 30 MICO
Formation –Recherche –
vulgarisation
-Favoriser le transfert
de technologie et
promouvoir une
recherche appliquée et
une formation adaptée Formation
o Création d’une filière producteurs en
d’approvisionnement en organisation, en Appui aux producteurs et aux Appui aux producteurs et aux Appui aux
o Mise en œuvre produits de traitement, gestion aux filières traditionnelles : filières traditionnelles : producteurs en
du Plan mise en place des stocks de filières - Appui aux coopératives matière de
national de sécurité de semences , traditionnelles féminines (formation de 797 Formation formation dans les
recherche tenue de 3 ateliers de (PDIAIM) productrices sur conservation domaines de l’
67
agronomique promotion des semences légumes, teinture, • Gestion et organisation et de la
certifiées au niveau des alphabétisation Organisation gestion coopérative
principales zones de fonctionnelle, en coopératives : 745 et aux filières
production de la vallée, organisation/gestion etc…) personnes traditionnelles
techniques de labour et • Techniques
introduction de la charrue maraîchères : 946
dans 400 villages personnes
• Techniques de
séchage de
conservation des
légumes : 613
personnes
• Fabrication du
matériel post-
récolte : 110
personnes
• Maintenance et suivi
des motopompes :
175 personnes
- constitution d’un
réseau de
prestataires publics
et privés capables
d’offrir des services
de qualité à un coût
abordable aux
producteurs ;
- renforcement des
institutions et
organismes en charge
des semences de
qualité et mise en
place d’organisations
faîtières
représentatives et
fonctionnelles ;
- poursuite de la mise
en place du crédit à
la commercialisation
68
du riz pour un
montant annuel
d’environ 700
millions d’UM et
octroi de crédit de
campagne pour plus
de 12000 ha de riz
- mise en place de
crédit pour la
diversification
agricole pour 300
millions d’UM et de
crédit pour la
transformation et
l’entreposage pour
environ 300 millions
d’UM .
Recherche –Développement
agricole : Développement des capacités
- réalisation programme de de communautés oasiennes ;
production de semences -Développement durable
maraîchères, fourragères, de des capacités productives des
plants fruitiers, de semences oasis ;
de prébase de riz ; -Développement du crédit
- test comparaison utilisation oasien ;
houe sine comparée charrue
mono –soc pour labour sol Recherche-
diéri ; Développement agricole :
-observations sur sésamie
sorgho et maïs pluvial Programmes de recherche en
station :
69
Amélioration des systèmes de
pompage existants et
introduction de nouvelles
techniques de pompage.
Introduction et suivi
de nouvelles
techniques
d’irrigation
Recherche sur le drainage
1 essai sur la compétitivité du
riz vis- à -vis des mauvaises
herbes en station
2 essais en milieu paysan sur
le riz (cycle moyen et court :
Gorgol et Trarza)
1 sélection variétale sur le riz
avec participation paysanne
(PVS /Trarza)
1 essai de tolérance du riz
Basmati aux oiseaux en station
(Gorgol) ;
1 essai sur l’introduction des
variétés de riz NERICA en
station (Gorgol et Trarza).
2 essais de comportement
variétaux sur la carotte en
station (Gorgol, Nouakchott).
programme de gestion durable
des ressources agropastorales
dans la moughaata de Monguel
(Gorgol).
Recherches vétérinaires :
70
seront axées sur :
-le renforcement des
actions de recherches sur
les maladies émergentes
((FVR, FHCC, POILS longs,
…)
-le développement de la
mycoplasmologie et des
techniques de diagnostics
de pointes (PCR
notamment)
-le développement de la
cartographie et du SIG en
vue d’établir les cartes
épidémiologiques.
-L’initiation du contrôle de
qualité alimentaire
(laboratoires adaptés) sur
la base de normes fixées.
-Le développement de
programmes d’amélioration
génétique par la sélection
animale au plan national
Objectifs sur Actions prioritaires Bilan de la mise en œuvre des actions prioritaires en 2003 Actions prioritaires prévues Actions3
2001-2004 réalisées en 2002 2004 pour 2005
I Prévues Réalisées2
71
nfrastructures rurales, Etude de
études et mobilisation des eaux
aménagement rural de surface,
-Augmenter l’offre, la conservation des sols
qualité et et renforcement des
l’accessibilité des compétences locales
infrastructures de dans le Guidimaka
base en milieu rural
72
de réhabilitation pour 458 ha - achèvement de
l’étude de
-Poursuite exécution des études l’envasement de la
relatives aux normes retenue de Foum-
environnementales et aux schémas Gleita
d’aménagement et du plan - achèvement de
d’occupation des sols de la Zone l’expertise du
Koundi 1 à 5 barrage de Foum-
Réalisation études schémas directeurs, Gleita
APD et DCE de la vallée du Gorgol - achèvement des
-Lancement des travaux de l’étude des travaux de
ouvrages de désenclavement entre construction d’un
Kaédi et M’Bout siphon inversé à la
place du dalot 900 du
périmètre de Fopum-
Gleita
-
d) Désenclavement des
Oasis :
- Construction et
réhabilitation de 128
Km de pistes
Réhabilitation d’au moins
six sections de pistes de
désenclavement reliant la
majorité des oasis au
réseau routier bitumé,
soit environ 174 Km.
e) réhabilitations :
réhabiliter plus de 2000 ha de
Programmes de curage périmètres
d’axes hydrauliques dans le
Trarza Faucardage de 200 ha et curage de
1.540.000 mètres-cubes Programmes de curage d’axes Programmes de
Mise en œuvre du hydrauliques dans le Trarza curage d’axes
programme hydrauliques dans le
d’infrastructures de Trarza
protection des zones de Début de mise en œuvre du
cultures dans huit wilayas programme dans la commune de Aéré Poursuite mise en œuvre du
agricoles M’Bar(Brakna) programme d’infrastructures Poursuite mise en
de protection des zones de œuvre du programme
73
cultures dans dix wilayas d’infrastructures de
agricoles protection des zones
de cultures dans dix
wilayas agricoles
Objectifs sur Actions prioritaires Bilan de la mise en œuvre des actions prioritaires en Actions prioritaires prévues Actions3
2001-2004 réalisées en 2002 2003 2004 pour 2005
Prévues Réalisées2
74
Programmes ciblés de lutte contre la
pauvreté en milieu rural
- Favoriser le développement des zones
d’extrême pauvreté et impliquer les
communautés de base et les collectivités
locales dans l’élaboration et la mise en
œuvre des programmes de
développement à la base :
Pask en phase de Démarrage effectif du Réalisation étude de la Promotion et pratique Exécution programme
démarrage : recrutement projet mise en œuvre de la d’économie du bois de annuel PASK
du personnel et composante promotion chauffe :3000 bonbonnes de
élaboration des manuels des systèmes durables de gaz seront mises en place à
de procédures production agricole M’Bout, Kankossa et Ould
Yengé ;
-Promotion
gomme arabique ;
Expérimentation culture
attelée : acquisition de 20
charrues et 6 paires de bœufs
dressés ;
75
Mise en place de 20 dépôts
pharmaceutiques vétérinaires
Formation de 20 auxiliaires
vétérinaires
Gestion de parcours :
protection de 60 ha de
pâturage à travers la mise en
place de 6 réserves
pastorales(10 ha par réserve)
76
Objectifs sur Actions prioritaires Bilan de la mise en œuvre des actions prioritaires en 2003 Actions prioritaires prévues Actions3
2001-2004 réalisées en 2002 2004 pour 2005
Prévues Réalisées2
Environnement
- Convention sur Actions non programmées -Réalisation d’une Monographie Nationale Finalisation Stratégie et Mise en œuvre
la biodiversité : validation transmise au PNUE Programme d’Action National stratégie
de la stratégie et du
programme national,
Gestion durables des Actions non programmées - Réalisation études thématiques(micr- Mise en œuvre études
ressources naturelles en réalisations, aménagement des eaux de
Mauritanie surface et inventaire de la faune sauvage)
77
l’Environnement (PANE) - Analyse et validation de l’étude
« inventaire et analyse des textes
réglementaires et codes liés à l’
environnement, ainsi que leur cohérence
avec approches développement durable et
lutte contre pauvreté ;
-Finalisation diagnostic état environnement
et sa gestion en Mauritanie et lancement
études thématiques sectorielles ;
Elaboration des TDR relatifs à la stratégie
et du plan de communication
PAN/LCD : finalisation du
programme, organisation
du forum de validation et
de campagne Actions non programmées programme finalisé et validé Le Programme d’Action
d’information National (PAN) sera soumis au
Gouvernement pour adoption
et transmission au secrétariat
exécutif de la CCD
Poursuite du programme
de butanisation
-Mise en œuvre d’un Poursuite du programme de Mise en place par le PARP de 17 dépôts de Poursuite du programme de Poursuite du
programme de butanisation vente de gaz butane au profit de 17 butanisation programme de
butanisation en zone collectivités(14 au Tagant et 3 au Brakna), butanisation
rurale ; ainsi que 1200 bombonnes de gaz ont été
Projet au Comité distribués
Interministériel pour
approbation -Production de 1.702.000 plants qui a été
- Mise en œuvre des Poursuite des efforts de assurée par la DEAR(1.753 ha reboisés tant
programmes sylvicoles reboisement, de protection en mise en défens qu’en reboisement
des forêts et simple)
d’ensemencement aérien
-Ensemencement aérien dans dans les
Wilayas du Trarza, du Brakna, du Gorgol,
de l’Adrar et du Tagant
- Pare-feux : réalisation physique de plus
de 10 .500 km(entretien et ouverture)
78
Objectifs sur Actions prioritaires Bilan de la mise en œuvre des actions prioritaires en 2003 Actions prioritaires prévues Actions3
2001-2004 réalisées en 2002 2004 pour 2005
Prévues Réalisées
SECURITE ALIMENTAIRE - Travaux de préparation • La mise en place d’un stock
pour l’évaluation du financier évalué à 2.800.000 Ce stock financier a été Consolider les performances Renforcer les
volume financier de la Euro (soit 14.000 tonnes de effectivement mis en place de l’Observatoire par la capacités
- Améliorer contre partie nationale céréales) en 2003 et a servi à l’achat révision et le opérationnelles
l’accessibilité des - Travaux de mise en normes de 8.250 tonnes de blé qui perfectionnement de la des services
produits des infrastructures de se sont ajoutées au 6.000 méthodologie existante de régionaux du CSA
alimentaires de stockage : Réhabilitation tonnes du stock physique, collecte des données, à
première de 7 magasins de 1000 T pour être distribuées dans travers la réalisation de Améliorer la
nécessité (offre, chacun. le cadre du plan d’urgence nouvelles études et circulation et la
prix, transport), - Elaboration des procédures 2003. enquêtes. diffusion de
et documents de gestion et l’information
mise en place de Développer le SIG et du entre les services
l’organigramme ainsi que la La construction et traitement statistique des du CSA et vis à
formation du personnel du • Renforcement des capacités l’équipement d’un données, par le vis des
Service Technique du Stock des stocks du CSA laboratoire qui permettra renforcement des capacités partenaires.
National de Sécurité (SNS) l’analyse et le contrôle des techniques du personnel,
- Signature du Protocole stocks de produits ainsi que par l’acquisition de
d’accord portant alimentaires. cartes et d’images
constitution, gestion et satellites, de logiciels et
utilisation du SNS Le renouvellement du lot d’équipements
- Réception du stock de palettes d’entreposage informatiques.
physique du SNS : 6.000
tonnes de blé Le renforcement des Moderniser et développer les
- Mise en place de dispositif capacités techniques du publications la
institutionnel chargé de personnel par un documentation par
l’organisation des secours programme de formation. l’acquisition d’équipement
- Prévenir et d’urgences et la formation du
atténuer les personnel.
effets des crises
alimentaire - Renforcement des outils Améliorer les conditions de
d’identification et de suivi conservation du stock
de la vulnérabilité national de sécurité
- Mise en place de alimentaire : révision des alimentaire.
procédures de méthodologies, formation
gestion en informatique du Améliorer l’efficacité de la
transparentes du personnel et mise en place Direction de l’Action
Stock National de d’un Système d’Information humanitaire dont le rôle
Sécurité (SNS) Géographique (SIG). essentiel est de répondre
- Mise en place et animation aux situations d’urgences. Il
79
du nouveau cadre national • Extension du suivi des s’agit de donner à ce service
de concertation sur la populations à risque au niveau les capacités techniques et
sécurité alimentaire. périurbain les ressources humaines
- Réalisation d’une étude sur Réalisation d’une étude indispensables à son bon
les normes et habitudes de approfondie avec l'aide de fonctionnement.
consommation alimentaire la FAO, afin d’étendre
en Mauritanie. l’identification des
- Formation du réseau personnes vulnérables, au Réaliser 40 micro-projets de
régional aux normes de milieu urbain. Cette étude sécurité alimentaire et
collecte de l’information achevée en novembre ouvrir 4 pôles régionaux de
sur la sécurité alimentaire. dernier, fera l’objet d’un développement à la base
- Création d’un Site Web sur • Elaboration d’une carte atelier national de dans le cadre du PACSA.
- Mise en opération la Sécurité Alimentaire en nationale de vulnérabilité validation prévu en mars
de l’Observatoire Mauritanie alimentaire 2004. Exécuter 100 micro-projets
de la Sécurité VCT dans le cadre du
Alimentaire (OSA) nouveau programme de pays
du PAM.
L’élaboration de cette
carte dépend de la
Elaboration des procédures et des réalisation d’une
textes juridiques du dispositif importante étude sur la
d’organisation des secours
d’urgence
vulnérabilité alimentaire
structurelle.
Exécution d’un programme spécial Cette étude initialement
sur fonds propres du CSA de 86 prévue en 2003 ne pourra
micro-projets. démarrer qu’en avril 2004 à
Suivi périodique des flux
Exécution de 176 micro-réalisations cause du retard de la mise
transfrontaliers de produits
dans le cadre du programme Vivre en place de son
alimentaires
Contre Travail (VCT) du PAM. financement.
Exécution par l’AEMP d’un Renforcement des capacités humaines
programme de 71 micro-projet de de l’Observatoire
sécurité alimentaire financé par L enquete necessaire à
- Renforcement de l’Union Européenne. ce suivi va demarrer en
l’articulation 2004
entre les actions
de prévention et
d’atténuation des Dans ce cadre le CSA a
crises et les élaboré pour l’Observatoire
actions visant une un programme de formation
amélioration pluriannuel 2003-2005. En
durable de la 2003, plusieurs formations
sécurité sur la collecte, le
Etude sur les stratégies locales
traitement et l’analyse de
80
alimentaire d’adaptation aux crises alimentaires traitement et l’analyse de
l’information sur la sécurité
alimentaire ont été
organisées avec l’appui de
partenaires notamment le
CILSS, le FEWS et le PAM.
81
• Réalisation de 38 micro-
projets de sécurité
alimentaire dans le cadre du
PACSA
82
83