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Équations différentielles et intégrales en mathématiques

Le document présente un problème mathématique concernant l'étude des équations différentielles liées aux pendules et aux systèmes masse-ressort. Il est divisé en trois parties, abordant des concepts tels que l'injectivité de fonctions, la représentation graphique de courbes, et l'analyse de l'intégrabilité de certaines fonctions. Les questions incluent des calculs d'intégrales, des études de convergence, et des démonstrations de périodicité des solutions d'équations différentielles.

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Équations différentielles et intégrales en mathématiques

Le document présente un problème mathématique concernant l'étude des équations différentielles liées aux pendules et aux systèmes masse-ressort. Il est divisé en trois parties, abordant des concepts tels que l'injectivité de fonctions, la représentation graphique de courbes, et l'analyse de l'intégrabilité de certaines fonctions. Les questions incluent des calculs d'intégrales, des études de convergence, et des démonstrations de périodicité des solutions d'équations différentielles.

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Lycée Laetitia Bonaparte Spé PT

Banque PT 2005 - Épreuve B

Ce problème propose l’étude mathématique de quelques solutions des équations différentielles du mouve-
ment de certains pendules et de certains systèmes masse-ressort.

Partie I
1. Soit k une constante réelle donnée dans le segment [−1, 1]. Quel est, en fonction de k, le domaine de
définition de la fonction χ de la variable réelle ϕ où
Z ϕ
du
χ(ϕ) = p ?
0 1 − k 2 sin2 u
Donner la parité éventuelle de χ et son sens de variation.
Pour k de valeur absolue strictement inférieure à 1, exprimer χ(ϕ + π) en fonction de χ(ϕ) et de la
constante C = χ(π/2).
2. Pour tout entier n positif ou nul, calculer par récurrence les intégrales
Z π/2
Ln = (sin v)2n dv .
0

Donner un développement de la constante C en série entière de la variable k. Quel est le rayon de


convergence de ce développement en série entière ?
3. Montrer que la fonction χ est injective sur son domaine de définition.
On note φ : x 7→ φ(x) sa fonction réciproque. Quels sont le domaine de définition de φ, sa parité
éventuelle et son sens de variation ?
Pour k de valeur absolue strictement inférieure à 1, exprimer φ(x + 2C) en fonction de φ(x).
4. On définit les trois fonctions αk , βk et γk de la variable réelle x par les relations
q
αk (x) = sin φ(x) ; βk (x) = cos φ(x) ; γk (x) = 1 − k 2 sin2 φ(x) .
  

Donner leurs domaines de définition et leur parité éventuelle.


Exprimer la dérivée de chacune des trois fonctions αk , βk et γk en fonction de αk , βk et γk .
5. Exprimer les fonctions α0 et β0 à l’aide des fonctions trigonométriques circulaires.
6. Exprimer les fonctions α1 , β1 et γ1 à l’aide des fonctions hyperboliques.

Partie II
Soit {O; (−

ı ,−

 ) } un repère orthonormé direct du plan euclidien orienté R2 . On note Γ la courbe d’équation
paramétrique de point générique M(u) défini par
(
−−→ ξ(u) = a(π + u + sin u) ,
OM(u) = ξ(u)− →ı + η(u)−→ avec
η(u) = a(−1 − cos u) ,

où u décrit le segment [−π, π] et où a est une constante réelle donnée strictement positive.
1. Représenter graphiquement la courbe Γ en précisant ses éventuels éléments de symétrie ainsi que sa
tangente aux points M(−π), M(0) et M(π).

1
2. Calculer l’abscisse curviligne s(u) du point M(u), lorsque s est choisie de telle façon que ce soit une
fonction croissante de u s’annulant en u = 0. Quelle est la longueur de Γ ?
3. On désigne par ψ(u) l’angle entre la tangente en M(u) à Γ et l’axe (O, → − ). On suppose désormais
que le paramètre u est lui-même une fonction, à valeurs dans [−π, π], d’une variable réelle τ .
On pose σ(τ ) = s(u(τ )). On suppose que la fonction σ vérifie le problème
 2
d σ(τ )
 dτ 2 = −g cos ψ(u(τ )) ,


 σ(0) = σ0 ∈ ] − 4a, 4a[ ,
σ (0) = 0 .
 ′

où g est une constante réelle strictement positive donnée.


Déterminer la fonction σ. La période de σ dépend-elle de σ0 ?

Partie III
1. Pour a et b réels vérifiant a < b, démontrer la convergence de l’intégrale
Z b
dx
I= p .
a (x − a)(b − x)

En mettant le polynôme (x − a)(b − x) sous la forme A2 − (x − B)2 puis en effectuant un ou plusieurs


judicieux changement(s) de variable(s), calculer la valeur de cette intégrale.
2. Soit y0 donné vérifiant 0 < y0 < π et soit l’intégrale
Z y0
1 dy
H(y0 ) = √ √ .
2 −y0 cos y − cos y0
Utiliser la valeur de I pour calculer la limite de H(y0) lorsque y0 tend vers 0 ; on pourra utiliser cos y
comme nouvelle variable.
3. Soit α un réel donné strictement positif. Étudier la convergence de l’intégrale
Z 1
du
K(α) = √ .
0 1 − uα
Quelle est la valeur de K(2) ?
4. On désigne par f une fonction à valeurs réelles définies et continue sur R.
En se ramenant à un système autonome de deux équations différentielles du premier ordre en Y1 et
Y2 , où l’on a posé Y1 = y et Y2 = y ′, donner une condition suffisante sur f pour que le problème

 y (t) = f (y(t)) ,
 ′′

y(t0 ) = y0 , (1)

 y ′ (t ) = y ′ ,
0 0

admette une solution maximale unique.


On admettra sans chercher à donner des conditions sur f que tout problème de cette forme rencontré
dans la suite de cette épreuve admet, pour toutes constantes données t0 , y0 et y0′ , une solution et une
seule de classe C2 sur R. Z y
5. On note F la primitive de 2f qui s’annule en y0 , autrement dit F (y) = 2f (u) du. On pose
y0
G(y(t)) = F (y(t)) + y0′2 .
Montrer que, si y0′ est non nul et si h est suffisamment petit pour que la dérivée y ′ de la solution y
du problème (1) garde un signe constant sur [t0 − h, t0 + h], cette solution est solution du problème

2
(
y ′2 (t) = G(y(t)) ,
(2)
y(t0 ) = y0 ,
où l’équation différentielle écrite est alors équivalente à une équation à variables séparables.
On admettra que, dans les cas particuliers rencontrés ci-dessous, toute solution de classe C2 de (2)
est solution de (1).
y′
6. On suppose dans cette question que la constante y0′ n’est pas nulle et on pose ε = 0′ .
|y0 |
Montrer qu’il existe un intervalle J contenant t0 tel que l’unique solution y du problème (1) soit
injective sur J.
Montrer que pout tout t dans J on a
Z y(t)
ε
t − t0 = p dv . (3)
y0 G(v)
7. Soit ω une constante réelle donnée strictement positive et soit µ une constante réelle donnée stricte-
ment supérieure à 2. Soit dans cette question y l’unique solution du problème

2
 y (t) = −ω sin(y(t)) ,
 ′′

y(0) = 0 ,

 y ′(0) = µ ω .

Montrer qu’il existe k, que l’on précisera, tel que la fonction sin(y/2) puisse être exprimée à l’aide de
la fonction αk ; on pourra prendre (t − t0 )/2 comme nouvelle variable.
dG
8. On suppose dans cette question 8 que y0′ = 0, donc que G(y0 ) est nul, que (y0 ) est non nul, qu’il
dy
dG
existe y1 > y0 tel que G(y1 ) = 0 et tel que (y1 ) est non nul, et enfin que G(y) est strictement
dy
positif sur ]y0 , y1 [ .
Z y1
dv
(a) Montrer la convergence de l’intégrale p .
y0 G(v)
(b) On note t1 − t0 la valeur de cette intégrale. Comment varie alors la solution y du problème (1)
sur l’intervalle [t0 , t1 ] ?
(c) Comment varie alors la solution y du problème (1) sur l’intervalle [t1 , 2t1 − t0 ] ?
Z y1
dv
(d) En déduire que cette solution est périodique de période 2 p .
y0 G(v)
9. Soit ω une constante réelle strictement positive donnée. Dans cette question 9 on choisit
f (y) = −ω 2 sin y ; y0 ∈ ] − π, 0[ et y0′ = 0 .
Montrer que la solution y du problème (1) est alors une fonction périodique.
Donner la valeur de sa période sous une forme intégrale.
Quelle est la limite de cette période lorsque y0 tend vers 0 ?
10. Soit λ une constante réelle strictement positive donnée. Dans cette question 10 on choisit
f (y) = −λy 3 ; y0 < 0 et y0′ = 0 .
Montrer que la solution y du problème (1) est encore une fonction périodique.
Déterminer sa période en fonction de y0 et de K(α) pour une valeur de α que l’on précisera.

Fin de l’épreuve

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