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Étude des séries entières et nombres de Bernoulli

Le document traite des séries entières et des nombres de Bernoulli, en introduisant des fonctions et des relations mathématiques pertinentes. Il présente des calculs et des démonstrations concernant les produits de séries, les propriétés des nombres de Bernoulli, ainsi que leur utilisation en mécanique des fluides et en mécanique statistique. Enfin, il aborde la fonction Zêta et ses liens avec les nombres de Bernoulli.

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Étude des séries entières et nombres de Bernoulli

Le document traite des séries entières et des nombres de Bernoulli, en introduisant des fonctions et des relations mathématiques pertinentes. Il présente des calculs et des démonstrations concernant les produits de séries, les propriétés des nombres de Bernoulli, ainsi que leur utilisation en mécanique des fluides et en mécanique statistique. Enfin, il aborde la fonction Zêta et ses liens avec les nombres de Bernoulli.

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Lycée Laetitia Bonaparte Spé PT

Banque PT 2005 - Épreuve C

PRÉAMBULE
P P n
Soient sn z n et tn z deux séries entières de rayons de convergence respectifs RS et RT non nuls.
Pour tout entier naturel n, on désigne par Sn et Tn les sommes partielles définies par :
k=n
X k=n
X
Sn (z) = sk z k , Tn (z) = tk z k ,
k=0 k=0

et par
X
∞ X

S(z) = sk z k , T (z) = tk z k ,
k=0 k=0

les limites de ces sommes à l’intérieur des disques de convergence respectifs.

1. Calculer les
P troisn produits
P S0n(z)T
 0 (z) , S1 (z)T1 (z) et S2 (z)T2 (z) en fonction des coefficients des séries
entières sn z et tn z .
m=n
X
2. On pose, pour tout entier n : un = sm tn−m . Montrer que le produit Sn (z)Tn (z) peut se mettre
m=0
sous la forme :
k=n
X
Sn (z)Tn (z) = uk z k + z n R(z)
k=0

où R est un polynôme de degré n, que l’on ne cherchera pas à expliciter.


P  P  P n
On dit alors que la série entière un z n est la série produit des séries sn z n et tn z . Dans
toute la suite, on admettra que cette série produit est de rayon de convergence RST supérieur ou égal au
plus petit des deux rayons RS et RT et que l’on a, pour tout z de l’intérieur de son disque de convergence,
la relation :
X ∞
S(z)T (z) = uk z k .
k=0

PARTIE I

Étude des nombres de Bernoulli

On définit les fonctions f et g de C dans C par :


ez − 1 z
f (z) = , g(z) = .
z ez −1
1. a. Quel est le domaine de définition des fonctions f et g ?
b. Montrer que f (z) tend vers une limite finie, notée f (0), lorsque z tend vers 0.
c. On suppose que la fonction f ainsi prolongée admet un développement en série entière. Quel est
son rayon de convergence ?

1
2. On admet que la fonction g est développable en série entière sur le disque ouvert D de centre O et
de rayon 2π. Les nombres de Bernoulli seront ici définis comme les uniques nombres βn tels que l’on
ait, pour tout z de D, la relation :
z X

βn n
z
= z .
e − 1 n=0 n!
a. Pour tout x réel, on considère la fonction hx définie sur D par la relation :
zezx
hx (z) = .
ez − 1
En utilisant les résultats du préambule, montrer qu’il existe une suite unique (Bn ) de polynômes
de la variable x, appelés polynômes de Bernoulli, tels que l’on ait, pour tout z de D, la relation :
X

Bn (x)
hx (z) = zn .
n=0
n!

b. Donner l’expression des polynômes de Bernoulli Bn en fonction des nombres de Bernoulli βn .


c. Montrer que l’on a Bn (0) = βn pour tout entier n.
d. Comparer f (0) et β0 . Quelle est la valeur de β0 ?
3. Dans toute cette partie, x est un réel quelconque et z est dans D.
a. Démontrer que h1−x (z) = hx (−z), et en déduire, pour tout entier positif n, la relation
Bn (1 − x) = (−1)n Bn (x) .

b. Vérifier que h1+x (z) = zezx +hx (z), et en déduire, pour tout entier n strictement positif la relation
Bn (x + 1) − Bn (x) = nxn−1 .
Comparer alors Bn (0) et Bn (1).
4. On désigne par δmn le symbole de Kronecker, égal à 1 si m = n et égal à 0 sinon.
Z 2π
a. Pour m et n entiers, démontrer que : ei(n−m)θ dθ = 2πδmn .
0
b. En déduire, pour tout réel r de ]0, 2π[ :
Z 2π
Bn (x)
n

2πr = hx rei θ e−inθ dθ .
n! 0

∂hx (z)
c. Calculer, pour x réel et z dans D, la dérivée en fonction de x et de z.
∂x
d. En justifiant la dérivabilité de chacun des deux membres de la relation obtenue en I.4.(b),
démontrer, pour tout x réel et pour tout entier n strictement positif, la relation
Bn0 (x) = nBn−1 (x) .
Z 1
5. Pour tout entier n strictement positif, montrer que l’intégrale Bn (x) dx est nulle.
0
6. Pour tout entier n strictement positif, montrer que β2n+1 est nul.
7. a. Pout tout entier n, n ≥ 2, montrer que βn est égal à Bn (1).
En déduire que la suite (βn ) est une suite de rationnels. ( On pourra utiliser, en le justifiant, le
k=n
X
fait que ( nk ) βn−k est nul pour n entier supérieur ou égal à 2. )
k=1
b. Calculer β1 , β2 et β3 .
c. Pour tout x réel, montrer que : B1 (x) = x − 1/2 et B2 (x) = x2 − x + 1/6.

2
PARTIE II

Étude de la fonction Zêta

en l’application de R
Dans toute cette partie, n désigne un entier strictement positif. On désigne par B
dans R, périodique de période 1, définie par :

Ben (x) = Bn (x)



en (0) = Bn (0) + Bn (1) /2 .
pour 0 < x < 1, et par : B
1. a. Chaque fonction B en est-elle de classe C 1 par morceaux ?
b. Représenter la fonction Be2 sur ] − 1/2, 1/2[ .
2. Dans toute cette partie II.2, k désigne un entier strictement positif.
a. Chaque fonction B en est-elle développable en série de Fourier, périodique de période 1, sous forme
réelle ? Donner, sans la calculer, l’expression intégrale des coefficients de ce développement, que
l’on notera a0 (Ben ), et, pour k entier, k ≥ 1, ak (Ben ), bk (B
en ).
b. Calculer a0 (Be1 ).
e1 ), bk (B
c. Calculer, pour tout entier naturel strictement positif k, ak (B e1 ), ak (B
e2 ) et bk (B
e2 ).
d. Donner, pour tout entier naturel strictement positif k, une relation entre ak (B en+1 ) et bk (Ben ), puis
en+1 ) et ak (B
entre bk (B en ).
e2n+1 ) et bk (B
e. Que valent, pour tout entier naturel strictement positif k, ak (B e2n ) ?
n+1
f. Pour tout entier naturel strictement positif k, montrer que : ak (B e2n ) = 2(−1) (2n)! , et en
(2kπ)2n
e2n+1 ).
déduire la valeur de bk (B
g. En déduire, pour tout x réel :
X

cos(2kπx)
e2n (x) = (2n)!2(−1)n+1
B ,
k=1
(2kπ)2n

X

sin(2kπx)
e2n+1 (x) = (2n + 1)!2(−1)n+1
B .
k=1
(2kπ)2n+1
1
3. Pour x réel, on considère la série de terme général .
kx
X

1
a. Quel est le domaine de convergence de cette série ? On notera alors ζ(x) = .
kx
k=1
b. Exprimer ζ(2n) en fonction des nombres de Bernoulli.
X∞
1
c. En déduire la valeur de 2
.
k=1
k

Les nombres de Bernoulli sont utilisés en mécanique des fluides pour déterminer la distribution sta-
tistique des vitesses des molécules d’un gaz parfait, et plus généralement en mécanique statistique pour
calculer des fonctions thermodynamiques, telle l’enthalpie, à partir de considérations à l’échelle atomique
ou moléculaire.

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