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Perception de la TVA en RDC (2020-2022)

Le document traite de la perception de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) en République Démocratique du Congo de 2020 à 2022, en mettant en lumière les mécanismes de collecte par la Direction Générale des Impôts (DGI). Il aborde les enjeux de financement des dépenses publiques et les défis liés à la fiscalité, notamment l'importance des impôts indirects comme la TVA dans les recettes fiscales. Enfin, il présente une méthodologie de recherche pour analyser la problématique, en s'appuyant sur des définitions clés et des concepts fiscaux.

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Perception de la TVA en RDC (2020-2022)

Le document traite de la perception de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) en République Démocratique du Congo de 2020 à 2022, en mettant en lumière les mécanismes de collecte par la Direction Générale des Impôts (DGI). Il aborde les enjeux de financement des dépenses publiques et les défis liés à la fiscalité, notamment l'importance des impôts indirects comme la TVA dans les recettes fiscales. Enfin, il présente une méthodologie de recherche pour analyser la problématique, en s'appuyant sur des définitions clés et des concepts fiscaux.

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0.

INTRODUCTION

Le travail présenté s’intitule « Problématique de la perception de la taxe sur la valeur


ajoutée à l’intérieur du territoire national congolais par la DGI de 2020 à 2022.

0.1. Constatation des faits

Pour financer les dépenses publiques, l’Etat a instauré un ensemble de prélèvement et


de taxe divers lesquels sont collectés par le système de collection qui est facilité. Ils permettent
ainsi à chaque citoyen et la personne morale de participer au financement des dépenses
publiques : construction des routes, paiement des agents de l’Etat et autres.

Le sous-développement des pays du tiers monde, qui ne cesse d'évoluer, est


caractérisé par un écart qui existe entre les besoins de l'état et les ressources dont dispose. Il
devient une priorité pour les pays développés d'allouer une partie de leur réserve, pour pouvoir
réduire voir supprimer cet écart.

Pour cela les pays doivent retourner vers leur principale source de financement qui
est traditionnellement les revenus tirés du secteur économique à savoir :

 Le secteur public : les revenus du domaine de l'état ;


 Le secteur commercial, industriel et financier : les bénéfices industriels, commerciales et
aussi les emprunts et épargnes ;
 Le secteur foncier.

Notre pays est membre du SYSCOHADA et de la Communauté Economiques des


Etats de l'Afrique central, toutes ces institutions ont en commun l'objectif de créer un espace
unifié.

L'Organisation pour l'Harmonisation des droits en Afrique (OHADA), qui regorge 17


pays est chargé d'édicter un commercial harmonisé voir unifié.

Depuis 2012, notre droit commercial est remplacé par celui de l'OHADA, et un
nouveau système comptable le SYSCOHADA est entré en vigueur.

Il est important de signaler la suprématie de l'OHADA par rapport à la


réglementation nationale. Mais à l'absence de disposition prise par l'OHADA, c'est la
réglementation nationale qui est appliquée.

1
La fiscalité est l'ensemble des prélèvements effectués à titre définitif et par voie de
contrainte, par la puissance publique, Etat ou collectivité locale ou par des organismes. Mais ce
pour de fiscalité intérieur ne traitera que les impôts et taxes émis par la direction générale des
impôts (DGI). KIBUEY MULAMBU, (2007)

La fiscalité en RDC comprend deux types d'impôt : les impôts directs et les impôts
indirects, à ceux-là s'ajoutent les droits d'enregistrements et des timbres.

Tout le long de ce projet qui portera sur les prélèvements des impôts directs pour
financer le trésor public notamment la taxe sur la valeur ajoutée (TVA)

Sur le plan rendement, les impôts directs ont l'avantage d'être plus assurés, car les
contribuables sont identifiés et localisés. Cependant, ils sont considérés comme des impôts
douloureux, car ils frappent la fortune du contribuable.

Les impôts indirects, sont des impôts qui ne sont pas perçues par voie de rôle. Ce
sont des impôts que nous payons tous les jours, par nos dépenses et nos consommations. Nous
sommes tous contribuables du moment où nos achats, nos ventes et aussi nos prestations de
services sont en TTC. Par la suite les commerçants ou les entreprises se chargent de les versés au
trésor.

Les impôts indirect sont très rentables, et procurent de nombreuses ressources à


l'Etat. Ils représentent 75% des recettes fiscales. Leur importance est sans cesse croissante à tel
point qu'ils pourraient supplanter les impôts directs.

Cependant, les impôts indirects sont injustes, car ils sont établis de manière à
permettre l'égalité et la justice fiscales ; lesquelles contribuent à la justice sociale. On demande la
même contribution à des personnes qui n'ont pas la même capacité contributive, et il parait
inversement proportionnel au revenu.

Dans chaque pays, pour mieux couvrir ses charges et accroître ses ressources, on
recoure à une bonne politique de prélèvement des impôts et taxes ; ce moyen reste le seul à
pourvoir à l'Etat d'une manière gracieuse, les ressources capables de financer une bonne partie de
ses besoins.

Ainsi, le travail que nous avons l'honneur de présenter, réside en Problématique de la


perception de la taxe sur la valeur ajoutée à l’intérieur du territoire national congolais par la DGI
de 2020 à 2022.

2
. Ceci étant l'intitulé de notre humble travail. Cette étude approfondie de la TVA fera
objet primordial dans cette étude.

Cet impôt qui frappe la dépense de consommation, est destinée d'être supportée en
définitive par le consommateur final, qui le paie sans s'en rendre compte. C'est ce qui amènera à
la notion de la `' taxe sur la valeur ajoutée'' (TVA) en sigle ; impôts indirect qui concerne la
plupart des biens et services consommés à titre onéreux.

0.2. Problématique

Les Etats en général et la République démocratique du Congo en particulier, ont


besoin des moyens financiers pour faire face aux différentes charges publiques et assurer leur
développement. Ainsi, pour y parvenir, l'Etat devra soit recourir aux emprunts soit à ses propres
ressources.

Le professeur MOTA NDONG Emile fait remarquer que l'endettement est une
entrave à la poursuite du développement. Outre le fait que les sommes consacrées au
remboursement de la dette sont détournées de l'investissement productif, les pays endettés sont
contraints de privilégier le secteur économique tourné vers l'exploitation au détriment de la
satisfaction des besoins internes, notamment en ce qui concerne l'agriculture.

Sachant à l'avance ce qu'entraîne l'un ou l'autre moyen de financement, nous


estimons que de ces deux possibilités qui s'offrent à l'Etat, l'impôt reste la source essentielle,
étant donné que leurs sommes ne sont pas à rembourser, un intérêt particulier devra être accordé
à son mode de perception afin de maximiser dans la mesure du possible les recettes y afférentes.
A cet égard, l'Etat congolais attribue aux différentes régies financières la mission de collecter ses
ressources, c'est le cas de la DGI.

C'est l'ensemble de questions que le chercheur se pose autour d'un objet d'étude. Elle
peut être définie comme l'ensemble de questions posées dans un domaine de la science en vue
d'une recherche de solution.

De ce fait, nous avons voulu nous attarder sur les questions suivantes comme
problématique pour ce travail à savoir :

 Quels sont les mécanismes de la perception de la TVA que la DGI applique ?


 En matière de prélèvement d'impôt indirect, quel est le rôle que joue les redevables ?
 A quelle hauteur la TVA est – elle recouvertes dans les recettes fiscales et quelles sont les
difficultés ?

3
C'est autour de ces trois questions majeures que nous allons tenter de construire nos
hypothèses de recherche.

4
0.3. Hypothèse

C'est l'ensemble de réponses provisoires soulever par l'objet de recherches lesquelles


seront confirmer ou infirmer après l'observation de fait sur terrain.

Elle peut être définie comme étant une réponse sur l'objet de recherche formulée en
termes tels que l'observation et l'analyse d'où l'on déduit un certain nombre de conséquences
vraies ou fausses.

En guise de proposition des réponses à des questions posées dans la problématique


nous pouvons dire que :

o la TVA en RDC est prélevée sur la majorité des produits et services et le taux est de 16%,
le taux réduit de 8%. Ainsi les exportations au taux de 0%
o Les redevables jouent un rôle de collecteur d'impôt appelé TVA pour le compte de l'Etat :
ils facturent à leurs clients et reversent ensuite au service des impôts déduction faite de la
TVA payée sur l’achat.
o La TVA représente plus de 30% des recettes fiscales.

0.4. Démarche méthodologique

Dans toute étude, la méthodologie est un outil indispensable puisqu’elle permet


d’exposer les différentes étapes suivies pour aboutir aux résultats escomptés.
A cet effet, elle doit suffisamment être précise pour permettre à tout chercheur d’être
éclairé.

0.4.1. Méthodes

C'est une démarche rationnelle de l'esprit pour arriver à la connaissance et à la


démonstration d'une vérité. Ceci étant un travail scientifique, il est impérieux pour nous de nous
fixer les méthodes adéquates pour bien mener notre analyse ; ainsi les méthodes suivantes ont été
retenues :

- Méthode comparative : nous a permis en une analyse comparative de caractéristiques de


l'impôt sur le chiffre d'affaires (ICA) et de la TVA ;
- Méthode fonctionnelle : Nous a aidé de comprendre les rôles et importances de la TVA
sur les recettes fiscales congolaise.

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0.4.2. Techniques

Est l'ensemble de moyen, d'outillage dont dispose un chercheur pour accéder aux
données et leurs traitements. Dans ce présent travail, nous allons utiliser les techniques
suivantes :

- Documentaire : Qui nous a permis de recueillir des informations utiles dans les ouvrages
scientifiques, revues, travail de fin d'étude, mémoire et dans les cours de certains
professeurs.
- Interview : Ici, nous avons établi un questionnaire ouvert à un certain personnel de la
DGI qui pouvait répondre facilement en nous fournissant des informations nécessaires
dont nous avons en besoin.

0.5. Intérêt du travail

Le sujet de notre travail, a été prémédité, la TVA demeure un sujet d'actualité et son
étude cadre bel et bien avec notre domaine de formation. Il a été question de se situer sur trois (3)
niveaux d'intérêt, entre autre : Intérêt personnel, intérêt scientifique, intérêt social on y ajoute
aussi l'intérêt professionnel.

 Intérêt personnel

Les connaissances acquises tout au long de ces trois ans d'études nous ont permis
d'être à même de présenter un travail scientifique c'est-à-dire nous allons expérimenter
l'élaboration d'un travail scientifique et enrichir notre connaissance en la manière.

 Intérêt scientifique

Pour le chercheur, ce sujet apparait comme une source de données dans ce domaine,
en estimant que les résultats qui seront obtenus dans ce travail pourront être le point de leurs
recherches futures.

 Intérêt social

L'intérêt attaché à ce sujet se justifie dans la mesure où la taxe sur la valeur ajoutée
est prélevée que lorsqu'il y a un acte de consommation. La population doit en être informée.

 Intérêt professionnel

Nous devons croire que les responsables des entreprises et l'autorité fiscale pourront
trouver des solutions, à leurs problèmes dans la partie réservée aux recommandations.

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0.6. Délimitation du travail
Tout travail scientifique est délimité dans le temps et dans l’espace. Nous délimitons
notre travail en partant de l'année 2020 à 2022 et l'espace considéré a comme champ
d’investigation, la Direction Générale des Impôts en sigle « DGI »

0.7. Subdivision du travail

Le présent travail comprend 3 chapitres, outre l'introduction et la conclusion :

 Le premier porte sur l’élucidation conceptuelle ;


 Le deuxième présente la Direction Générales des Impôts;
 Le troisième, chapitre étudie la problématique de la perception de la taxe sur la valeur
ajoutée à l’intérieur du territoire national congolais par la DGI de 2020 à 2022.

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CHAPITRE I. ELUCIDATION CONCEPTUELLE

SECTION 1. DEFINITIONS DES CONCEPTS

1.1. Problématique

Ensembles de question, de problème concernant un domaine de connaissance ou qui


sont posés par une situation

1.2. Perception

Action de percevoir par les organes des sens : la perception des couleurs. Des idées,
compréhension plus ou moins nette de quelque chose. AUDROING (2000)

1.3. Taxe

 Prélèvement fiscal, impôt perçu par l'État.


Exemple, la Taxe sur le chiffre d'affaires devenue actuellement la TVA. LAFAY
(2006)

1.4. Fiscalité

La fiscalité désigne l'ensemble des règles, lois et mesures qui régissent le domaine fiscal
d'un pays. Définie autrement, la fiscalité se résume aux pratiques utilisées par un État ou une
collectivité pour percevoir des impôts et autres prélèvements obligatoires. La fiscalité joue un rôle
déterminant dans l'économie d'un pays. Elle participe en effet au financement des besoins de ce dernier
et est à l'origine des dépenses publiques (travaux autoroutiers, constructions de bâtiments publics...).
SECTION 2. THEORIE SUR LA FISCALITE, IMPOTS ET TAXE
2.1. FISCALITE
2.1.1. Evolution de la fiscalité
La fiscalité date depuis le temps, elle se présentant sous différents formes jusqu’à
l’introduction de la monnaie dans divers société humaines de l’impôt de l’époque de CESAR à la
fiscalité actuelle, il y a eu une grande évolution car jadis, la fiscalité n’étant pas très actives.
Les acteurs classiques, par exemple n’accordaient pas beaucoup d’importance à
l’intervention de l’Etat dans l’économie.
En effet, l’Etat ne se borne plus à ses taches militaires et policières traditionnelles, ils
interviennent dans la vie sociale pour stimuler la production dans la période de crise, pour
empêcher la hausse de prix et maintenir le pouvoir d’achat de la monnaie dans les périodes
d’inflation, pour assurer à tout temps une meilleure utilisation des richesses du pays et une
meilleure redistribution du revenu national.

8
Dans nos sociétés africaines, il était de coutume d’attribuer des biens, des fruits de la
chasse ou provenant de la récolte à ceux qui avaient le privilège d’être à la tête de certaines
collectivités. Tout individu et sa famille devaient participer aux travaux dont la jouissance était à
la partie de tous.
Ainsi, chaque famille donnait sa contribution par son travail à la construction d’un
port, d’une maison pour les palabres, avec l’évolution de la société, l’intervention de l’Etat a pris
une place centrale dans la réalisation des objectifs économiques que le secteur privé ne pouvait
réaliser.
Il fallait rationnaliser les instruments susceptibles sur l’économie selon les objectifs
de la politique de l’Etat. De ce fait, les opérations sur la fiscalité se sont atterrées très
importantes.
La fiscalité est définit comme étant un système des lois et des règlementations
administratives qui organise la perception de l’impôt. Elle peut se définir aussi comme étant
l’ensemble des lois, des textes et des réglementations qui se rapportent à l’impôt et aux taxes
perçus par l’Etat et les collectivités locales ou comme au Congo Démocratique par les entités
administratives décentralisées.
A cet effet, la fiscalité très importante elle est une déterminant principal de l’unité
d’un système «économique et reste un moyen très capital dont dispose l’état pour financier le
développement.

2.1.2. Définition de la fiscalité


La fiscalité désigne l’ensemble des règles, lois et mesures qui régissent le domaine
fiscal d’un pays. Définie autrement, la fiscalité se résume aux pratiques utilisées par un Etat ou
une collectivité pour percevoir des impôts et autres prélèvements obligatoires. TAYAYE A.,
(2011)

Partie de l’adjectif « fiscal » et tiré du mot « Fisc », traduit du latin «Fiscus » qui
désignait une sorte de panier (ou de corbeille) dans lequel on récoltait l’argent que les citoyens
romains devaient pour le compte du Roi à l’époque de la Rome antique, la fiscalité joue un rôle
déterminant dans l’économie d’un pays. Elle participe en effet au financement des besoins de ce
dernier et est à l’origine des dépenses publiques (travaux autoroutiers, constructions de bâtiments
publics, etc.).

La fiscalité est aussi utilisée comme levier pour orienter la politique économique en
favorisant tel ou tel autre secteur d’activité au moyen de la défiscalisation ou avantages
spécifiques (exonérations) consentis à certains agents économiques. La science fiscale a pour
objet l’étude des sources des recettes des Etats modernes, dont la principale ressource est
l’impôt. Ainsi, lorsque l’on parle de la fiscalité, il est souvent fait allusion à l’impôt.

9
Et avec le passage de l’Etat gendarme à l’Etat providence, l’impôt n’a plus eu seulement
une importance financière et politique mais aussi économique et sociale. Cette irruption de la
fiscalité dans les domaines économique et social s’est accompagnée non seulement de
l’évolution de la notion d’impôt mais aussi d’un perfectionnement de l’outil fiscal, si bien qu’on
a débouché sur des véritables systèmes fiscaux d’une grande complexité. Mais, le prélèvement
de l’impôt ne peut être effectué de manière arbitraire. Il doit respecter des principes de droit et
une réglementation particulière de chaque pays qui régissent le prélèvement afin d’éviter
l’anarchie.

2.2. IMPOT
2.2.1. Définition de l’impôt
Trois définitions sont retenues pour éclairer le concept « impôt » longtemps
confondu avec les mots voisins comme la taxe, le prélèvement etc.

L’une des définitions classiques célèbres est celle de GASTON JEZE qui définit
l’impôt par « une pécuniaire requise des particuliers, par voie d’autorité à titre définitif et sans
contrepartie, en vue de la couverture des charges publiques. JEZE G. Paris, (1988)

Le Professeur P.M. GAUDEMET, quant à lui, estime que l’impôt est un prélèvement
opéré par voie de contrainte, par la puissance publique et ayant pour objectif essentiel de couvrir
les charges et de les répartir en fonction de leurs facultés contributives. GAUDEMET P.M. et
MOLINIER J, (1985).

Plus près encore, le Professeur KIBUEY M. estime que cette définition gagne à être
complétée et précisée. Il considère l’impôt comme «‘un prélèvement pécuniaire direct assuré par
la puissance publique, par voie de contrainte, à titre définitif et sans contrepartie, ni affectation
préalable en vue de la couverture des charges publiques et/ou de l’intervention socio-économique
et culturelle et de sa répartition en fonction des facultés contributives des assujettis.

Les deux dernières définitions ont de très grand avantage d’être plus nettes et
complètes. Elles intègrent les limites entre l’impôt et les notions voisinés en précisant notamment
les notions de prélèvement, d’absence d’affection de contrepartie et d’affectation préalable ainsi
que celle de l’interventionnisme.

Cela étant, l’impôt comporte les caractères généraux spécifiques et se démarque, de


ce fait, des notions proches susceptibles de semer le doute dans la compréhension ou de le prêter
ainsi è confusion dans la perception du phénomène.

2.2.2. Théorie sur les impôts directs et indirects

Le système fiscal congolais, comme beaucoup d'autres systèmes fiscaux dans le


monde, regroupe les impôts en deux grandes catégories : les impôts directs et les impôts
indirects.

10
Pour le Professeur Maurice COZIAN, les impôts directs sont ceux qui sont assis sur
des données constantes, revenues ou capitales, permettant la perception à un intervalle régulier,
une fois par an en principe tandis que les impôts indirects portent sur les faits intermittents, les
dépenses et leurs perceptions se produisent tout au long de l'année.

Le professeur BUABUA Wa KAYEMBE considère que les impôts directs sont ceux
dont la charge demeure définitivement supportée par celui qui en est assujetti, le contribuable
n'ayant pas la possibilité de la répercuter sur autrui tandis que les impôts indirects sont ceux dont
la charge est répercutée sur autrui

[Link]. Impôts directs

 Impôts Réels :
- Impôt foncier ;
- Impôt sur les véhicules ;
- Impôt sur la superficie des concessions minières et hydrocarbures.
 Impôts Cédulaires sur les Revenus :
- Impôt sur les revenus locatifs ;
- Impôt sur les revenus mobiliers ;
- Impôt sur les revenus professionnels ;
- Impôt exceptionnel sur les rémunérations des expatriés.
A. Impôt foncier

C’est un Impôt qui concerne les propriétés bâties et non bâties suivant la nature des
immeubles et le rang des localités. Il est actuellement taxé sur base d’une superficie.
Conformément à l’article 204 cet impôt relève de la compétence exclusive des provinces.

B. Impôt sur les Véhicules

Il frappe les engins à moteur servant de transport aérien, terrestre et par eau. Le taux
de cet impôt est fixé en fonction du poids et de la puissance de chaque type de véhicule.

C. Impôt sur les revenus locatifs

Sont ceux provenant de la location ou sous location des bâtiments et terrains sis en
RDC.

D. Impôt sur la superficie de concessions minières et d’hydrocarbures

C’est impôt concerne les superficies des concessions accordées soit pour
l’exploitation, soit pour la recherche à titre exclusif.

11
Le taux de cet impôt est fixé en fonction de la superficie par hectare de concession suivant qu’il
s’agit de l’exploitation de mines ou d’hydrocarbures.
E. Impôt Mobilier
L’impôt mobilier est un impôt qui est prélevé sur :
 les revenus d’actions ou parts ;
 les revenus d’obligations ;
 les revenus des capitaux empruntés à des fins professionnelles ;
 les tantièmes ;
 les montants nets des redevances ;
 les sommes reparties en cas de partage de l’avoir social par suite de liquidation ou de
toute autre cause, déduction faite du capital social réellement libéré restant à rembourser.

F. Impôt sur les Bénéfices et Profits


L’impôt sur les Bénéfices et Profits est un impôt qui assis sur :

o le bénéfice de toutes les entreprises industrielles, commerciales, artisanales, agricoles ou


immobilières, y compris les libéralités et avantages quelconques ;
o les profits, quelle que soit leur dénomination, des professions libérales, charges offices ou
de toute autre occupation ;
o les profits, quelle qu’en soit la nature, des occupations non visées ci-haut.

Qui supporte l’impôt ?

En ce qui concerne les bénéfices, ce sont les entreprises industrielles, commerciales, artisanales,
agricoles ou immobilières et les associations momentanées. Pour ce qui est des profits, ce sont
les personnes exerçant les professions libérales et autres activités lucratives.

Quand déclarer cet impôt ?

La déclaration doit être déposée au plus tard le 31 mars de l’année qui suit celle de la réalisation
des revenus.
Pour les contribuables relevant de la Direction des Grandes Entreprises (DGE) et des Centres des
Impôts (CDI), la déclaration est auto liquidative et le paiement intervient au moment de son
dépôt.
Pour ceux relevant des Centres d’impôts Synthétiques (CIS), le paiement intervient au plus tard
le dernier jour du mois qui suit celui de la réception de l’Avertissement Extrait de Rôle.

12
Où déclarera et payer ?

La déclaration dument remplie, datée et signée est déposée par le redevable ou son représentant
auprès du service gestionnaire de son dossier fiscal (DGE, siège de la Direction Provinciale,
CDI, CIS) et l’impôt est versé au compte du Receveur des impôts auprès d’une banque agrée.

Combien payer ?

o 30% du bénéfice déclaré.


o 1% du Chiffre d’affaires déclaré lorsque le résultat est déficitaire ou susceptible de
donner lieu à une imposition inferieur à ce montant.

Quelles sont les modalités de paiement ?

Pendant l’exercice de réalisation des revenus, des avances de l’impôt sont versées sous forme
d’acomptes provisionnels (pour ceux relevant des CIS).

Les acomptes provisionnels

Les acomptes provisionnels sont versés avant le 1 er juin le premier acompte, avant le
1er aout pour le deuxième acompte, avant le 1 er octobre pour le troisième acompte et avant le 1 er
décembre pour le quatrième acompte prévisionnel.
Ces acomptes sont à déduire de l’impôt dû par le contribuable pour l’exercice fiscale considère,
le solde devant être verse au moment du dépôt de la déclaration y afférente, soit au plus tard le
30 avril de l’année N+1 ou suivante.
Qui sont exemptés ?

 L’Etat, les Provinces, les Entités Territoriales Décentralisées, les Entreprises Publiques
n’ayant d’autres ressources que celles provenant de subventions de l’Etat ;
 Les ASBL et les Etablissements d’Utilité Publique, dans les conditions définies par la loi.

G. Impôt Professionnel sur les Rémunérations(IPR)


L’IPR est un impôt qui est assis sur :

- les rémunérations des personnes rétribuées par un tiers, de droit public ou de droit privé,
sans être liées par un contrat d’entreprise ainsi que celles des associés actifs dans les
sociétés autre que par action ;
- les rémunérations que l’exploitant d’une entreprise individuelle s’attribue ou attribue aux
membres de sa famille pour leur travail ;

13
- les pensions, les rémunérations diverses des administrateurs, gérants, commissaires,
liquidateurs de sociétés et de toutes et de toutes personnes exerçants des fonctions
analogues.

Sont aussi considérés comme personnes rétribuées par un tiers et assujetties à l’IPR :

- Le personnel politique ;
- Les mandateurs public ;
- L’engagé local des missions diplomatiques ;
- Le travailleur occasionnel.

H. L’Impôt Exceptionnel sur les Rémunérations versées par les Employeurs a leur
Personnel Expatrié.
L’I.E.R.E. est un impôt assis sur les rémunérations perçues par le personnel expatrié.
Qui supporte l’impôt ?

Pour l’I.E.R.E., c’est l’entreprise qui utilise un personnel expatrié.

Quelle est la base de calcul de ces Impôts ?

L’I.E.R.E. est calculé sur les rémunérations augmentées des avantages en nature. Les
rémunérations déclarées ne peuvent être inférieures aux SMIG des pays d’origine des concernés.
Qui doit déclarer et reverser ces impôts ?

L’I.E.R.E. est déclaré et reversé par l’employeur.

Quels sont les taux de cet impôt ?


L’I.E.R.E.
Le taux est de 25% sur les rémunérations imposables

Quand déclarer et reverser ces impôts ?

La déclaration de l’I.P.R.-I.E.R.E. Dûment remplie, datée et signée est souscrite chaque mois,
dans les dix jours qui suivent le mois au cours duquel les rémunérations ont été versées ou mises
à la disposition des bénéficiaires.
Ces impôts sont reversés au moment du dépôt de la déclaration.

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Les exemptions

Les éléments de la rémunération exemptés :

o les indemnités ou allocations familiales légales ;


o les pensions, rentes et indemnités accordées en vertu des lois qui régissent les pensions de
vieillesse, l’octroi de secours en cas d’invalidité prématurée ou de décès ; les pensions
aux vieillards, aux veuves, orphelins et ascendants de combattants, aux victimes
d’accidents du travail ou de maladies professionnelles et aux estropiés congénitaux ; les
pensions alimentaires ;
o l’indemnité de logement, les indemnités de transport ainsi que les frais médicaux ne
revêtant pas un caractère exagéré.

Les personnes exemptées :

 Les diplomates et agents diplomatiques ;


 Les consuls et agents consulaires ;
 Les employés des organismes internationaux du chef des rémunérations versées par
lesdits organismes.

2.3. TAXE

 Prélèvement fiscal, impôt perçu par l'État.


Exemple la Taxe sur le chiffre d'affaires ce qu’on appelle actuellement la TVA.
 Somme que doit payer le bénéficiaire d'une prestation fournie par des services
administratifs, des établissements publics, etc. Taxe postale.
 Une taxe est théoriquement « la contrepartie monétaire d'un service rendu par une
personne publique ». Toutefois, le terme est souvent utilisé de façon générique comme un
synonyme de « impôt » pour désigner n'importe quel prélèvement obligatoire.

2.3.1. ASPECTS THEORIQUES SUR LA TVA


[Link]. Définition
Une taxe sur la valeur ajoutée est une synthèse de l’impôt unique et de la taxe en
cascade dont elle réunit des avantages respectifs : neutralité et rendement. KOLA GONZA,
(2013-2014)

C’est ainsi que DUSSART J. définit la TVA comme une taxe unique à la
consommation, mais à paiement fractionnés et étalés sur divers stades ou une taxe générale sur
les revenus bruts d’une entreprise, diminuées du montant des achats et calculé sur la valeur
ajoutée. (DUSSART J. 1969).

15
Pour EGRET Georges, la TVA est un impôt général sur les produits et services,
assurant une égalité de taxation au niveau du consommateur final entre les produits locaux dans
les pays et ceux importés, cela quelle que soit la longueur du circuit de production et de
distribution et la nature des moyens mis en œuvre. (EGRET G.1996)
La valeur ajoutée est la valeur nouvelle créée par une entreprise, due à la différence entre la
valeur des biens et des services qu’elle produit et celle des consommés par les produits.
TAYAYE F., (2006).

Sur le plan économique, la valeur ajoutée est une valeur qui permet de mesurer la
richesse réalisée par l’entreprise grâce à son travail et son activité. Elle est la différence entre la
production et les consommations intermédiaires.
Du point de vue comptable, la valeur ajoutée est différence entre la production de
l’exercice à laquelle s’ajoutent la marge commerciale réalisée d’une part et les consommations
de l’exercice en provenance des tiers, d’autre part.

[Link]. Insertion de la TVA en RDC


La République Démocratique du Congo va être le 145 eme pays au monde à introduire
la taxe sur la valeur ajoutée dans son système fiscal. MABIALA L., (2011).
Depuis son indépendance jusqu’à ce jour, l’imposition de la dépense ou de la
consommation dans ce pays est faite sur le modèle d’une taxation unique du chiffre d’affaires,
prélevée à l’étape de la production des biens et services et produisant des effets de « cascade »
Tout au long du reste de la chaine économique jusqu’au dernier consommateur.
Le législateur congolais, dans le souci d’enrayer cette cascade jugée antiéconomique,
a introduit dans la loi N° 008 du 18 Mars 2003 portant modification de l’ordonnance-loi n°
69/058 du 05 décembre 1969 relative à l’impôt sur le chiffre d’affaires une disposition
permettant la déductibilité de l’impôt sur le chiffre d’affaires ayant grevé les matières premières
ainsi que les biens intermédiaires lors de leur imposition ou acquisition, sur le montant du chiffre
d’affaires collecté à l’occasion de la vente des produits transformés.
Le mécanisme a donc depuis l’année 2003, traduit la volonté du législateur congolais
de recourir à une taxation du chiffre d’affaires, débarrassée de la rémanence fiscale par
l’introduction d’une dose de déductibilité à une catégorie d’affaires, à savoir les ventes.
Il fallait donc aller plus loin afin d’élargir le champ d’application de cette
déductibilité et profiter de la neutralité économique d’un impôt qui traduirait cette préoccupation
majeur dans le monde économique des affaires congolaises.
La France a eu déjà à résoudre cette problématique depuis 1954 lorsque Maurice
LAURE a inventé la taxe sur la valeur ajoutée.

16
Cet impôt a connu en France une longue période d’expérimentation et d’application
que nous pouvons diviser en cinq phases :
 La première qui va de 1917 à 1936 et qui correspond à ce que l’on peut appeler la phase
expérimentale, pendant laquelle on a essayé un peu toutes les formes d’imposition du
chiffre d’affaires ;
 La deuxième phase qui va de 1936 à 1954, ayant connu une taxe à la production ;
 La troisième phase commence en 1954 lors de la naissance de la TVA jusqu’en 1968 date
marquant sa généralisation en France ;
 La quatrième phase commence en 1968 pour se terminer au 31 décembre 1978, se
traduisant comme la période de perfectionnement de la TVA ;
 La cinquième phase commence le 1er janvier 1979, marquant la mise en conformité de la
TVA aux dispositions de l’Union Européenne, pour aboutir à la création au 1 er janvier
1993, de la TVA intracommunautaire.

[Link]. Principe de la TVA


La TVA est un impôt assis sur la valeur ajoutée réalisée par un agent économique
soit une entreprise. Ainsi selon le principe de la TVA, chaque assujetti doit payer l’impôt
seulement sur la valeur qu’il a ajoutée au produit façonné. Pour parvenir à ce résultat, la TVA est
calculée sur le prix de vente du produit, mais on impute sur elle la taxe qui a déjà grevé les
éléments du coût de revient.

[Link]. Caractéristiques de la TVA


Les principales caractéristiques de la taxe sur la valeur ajoutée sont :

A. TVA comme impôt et non une taxe


Contrairement au langage courant dans lequel la taxe est synonyme de concept
impôt, une différence existe cependant dans le langage technique ou mot taxe désigne un
prélèvement volontaire que le redevable paie au trésor publique avec en retour.

Une contrepartie immédiate qui est un service ou bien (document) par contre l’impôt
est un prélèvement obligatoire, sans contrepartie immédiate et apparente à l’endroit du redevable.

La taxe sur la valeur ajoutée est un impôt car elle est prélevée d’une manière
obligatoire sans contrepartie immédiate et apparente, à l’endroit soit du redevable soit du
consommateur final.

Aussi, contrairement à son appellation et bien que la taxe sur la valeur ajoutée soit
une taxe dans le langage courant, elle n’est pas une taxe au sens technique mais plutôt un impôt.

17
B. TVA comme un impôt général sur la dépense
C’est un impôt qui frappe l’ensemble des dépenses faites par le consommateur auprès
de divers opérateurs économiques. Relevons qu’en dehors de la taxe sur la valeur ajoutée,
frappant des dépenses particulières du consommateur notamment : les droits d’accises la taxe
locale de consommation sur la bière et le tabac.

La TVA a un champ d’application plus large que les impôts similaires du fait qu’elle
est le seul impôt qui porte la généralité de dépenses du consommateur.

C. TVA comme un impôt sur la consommation


La TVA est un impôt sur la consommation par ce qu’elle est effectivement supportée
par le consommateur qui détruit les biens ou qui bénéficie du service quoiqu’elle soit collectée et
payée par les assujettis qui ne sont que des intermédiaires entre le trésor et le consommateur.

D. TVA comme un impôt ad valorem


Elle est calculée sur une valeur qui est le prix des biens ou des services. Cette
caractéristique la différencie avec des impôts plus spécifiques qui sont calculés sur la quantité
évaluée soit en poids, soit en volume, soit en capacité.

E. TVA comme un impôt assis sur la valeur ajoutée

Bien que son calcul porte sur le prix par le client, en réalité, porte sur la valeur
ajoutée. En effet, à travers le mécanisme de la déductibilité de la payée en amont auprès des
fournitures, lors de l’acquisition des biens et services au titre de consommation intermédiaire,
elle ne porte finalement que sur la différence entre le prix de vente et le coût de revient des biens
et services.

F. TVA comme un impôt déductible


La TVA est une taxe déductible que la taxe payée par l’assujetti auprès des
fournisseurs lors de l’acquisition des biens et services est déduite de celle qui est assujettie à ses
clients lors de la vente de biens et services.

G. TVA comme un impôt à paiement fractionné


Quoiqu’elle soit entièrement supportée par le consommateur lors de l’acquisition des
biens et services, elle est cependant, collectée et payée par les assujettis à chaque stade du circuit
économique.

H. TVA comme un impôt neutre


Contrairement aux autres impôts indirects comme l’impôt sur le chiffre d’affaire, la
douane, les droits d’accises qui sont des éléments du coût de revient des biens et services, la taxe
sur la valeur ajoutée n’est pas en principe, un élément du coût de revient.

18
I. TVA comme un impôt inclusif
La TVA s’accommode à la double imposition économique sur les mêmes biens ou
services avec d’autres impôts indirects comme les droits de douane, les droits d’accises ; les
taxes parafiscales.

Cela se déduit clairement de la définition de la base imposable qui comprend autre le


prix des biens et services mais également, tout impôt, droit ou taxe qui grève la transaction sur
les mêmes biens et services.

J. TVA comme un impôt indirect


A la différence de l’impôt direct, elle ne frappe une situation permanente comme
l’acquisition d’un revenu ou la détention d’un capital mais plutôt, une situation accidentelle ou
ponctuelle qui est la réalisation d’une opération impossible. En plus, elle est à charge du
consommateur et non de l’assujetti qui ne fait que collecter la taxe pour le compte du trésor.

K. TVA comme un impôt réel


Contrairement à l’impôt personnel qui tient compte du statut social du redevable,
celle-ci est prélevée de la même façon, sans discrimination, auprès de tous les consommateurs
quel que soit le riche, pauvre, travailleur, le chômeur ; etc. La charge de la taxe est la même pour
tous les assujettis car ils paient au même taux. KIBUEY M., (2014-2015).
[Link]. Comparaison de la TVA et de l’ICA
La TVA et l’ICA sont tous les impôts sur la consommation c’est-à-dire des impôts
sur la dépense de revenu. Ce sont aussi des impôts indirects.

La TVA est une taxe unique dans la mesure où elle ne porte que sur la valeur finale
du produit, mais elle est payée de manière fractionnée. Autrement dit, c’est un impôt unique à
paiement fractionné. Il s’agit de taxer chaque transaction sur la valeur ajoutée au produit par le
revendeur.

Dans ce système, les obligations suivantes s’imposent :

 Chaque intermédiaire collecte sur son client la taxe prévue par la loi : c’est la taxe
collectée ;
 Mais il ne reverse cette taxe au trésor que déduction faite de celle payée par lui en amont,
à son propre fournisseur. C’est la taxe déductible ;
 Chacun acquitte donc en fait la taxe sur la valeur ajoutée par lui au produit considéré.
D’où le sens de la valeur ajoutée.

Il s’observe que la TVA n’augmente le prix du produit final que pour le montant
légalement fixé. En effet, l’intermédiaire fixe son prix de revient hors taxe son pourcentage
habituel de marge commerciale. Il ajoute ensuite la taxe à ce prix de vente et perçoit un prix de
taxe comprise.

19
En revanche, l’ICA est un impôt cumulatif c’est-à-dire avec effet de cascade. Dans
ce système comme celui de la TVA, il y a taxation de toutes les transactions de la chaine
économique à la différence qu’avec l’ICA, il y a accumulation de l’impôt. (LUTUMBA P. L1,
ISIPA, Kinshasa, 2015-2016).

[Link]. Champs d’application de la TVA


La TVA s’applique à des opérations spécifiques (champ d’application matériel), à
des personnes bien déterminées ou assujetties (champ d’application personnel) dans un cadre
territorial déterminé (champ d’application territorial).

A. Champ d’application matériel


Le champ d’application matériel de la TVA est constitué par l’ensemble des
opérations devant en principe être soumises à cette taxe. Il comprend les opérations imposables
et les opérations exonérées. Il existe ainsi des opérations qui n’ont rien avoir avec la TVA, elles
sont dites opérations situées en dehors du champ d’application de la TVA ou tout simplement
« opérations hors champs ».

Les opérations sont imposables à la TVA par leur nature, il s’agit des livraisons des
biens corporels et des prestations de service faites à des tiers, réalisées dans le cadre d’une
activité économique effectuées à titre onéreux par un assujetti agissant en tant que tel.

Les opérations imposables par disposition expresse de la loi, il s’agit des opérations
qui ne satisfont pas aux conditions d’imposition précédemment définies mais qui par la volonté
du législateur, sont soumises à la TVA. Ces opérations concernent les livraisons des biens de soi-
même, les prestations de service à soi-même et les importations.

En matière de la TVA, les opérations exonérées se rapportent aux opérations


réalisées et non aux personnes, biens et services. Il y a lieu de noter que la TVA ne s’accommode
pas avec les exonérations. En effet, celles-ci sont limitativement énumérées dans l’ordonnance-
loi portant institution de la TVA. Elles ne peuvent faire l’objet d’une interprétation extensive.

Certaines exonérations tiennent compte de la vocation sociale et culturelle de certains


produits et d’autres sont justifiés par des considérations de pure technique fiscale, c’est le cas des
opérations soumises à des taxations spécifiques.

B. Champ d’application personnel


Ce qui sont imposables à la TVA ou assujetties, les personnes physiques ou morales,
y compris les collectivités publiques et les organismes de droit public qui effectuent d’une
manière indépendante, à titre habituel ou occasionnel, des opérations situées dans le champ
d’application de la TVA peu importe sur statut, leur situation.

20
Ce sont réputées agir de manière indépendante, les personnes qui exercent une
activité sous leur propre responsabilité et qui jouissent d’une totale liberté dans l’organisation et
l’exécution des travaux qui induit ladite activité.

Une activité est réputée à titre habituel lorsqu’elle est effectuée de manière répétitive
et, à titre occasionnel lorsqu’elle ne revêt pas de caractère répétitif et les conditions de sa
réalisation ne laissent aucun doute sur la qualité d’assujetti de la personne qui la réalise.

Les personnes morales de droit public sont assujetties à la TVA. Cependant, elles ne
sont pas assujetties pour la livraisons de biens et prestations de service réalisées dans le cadre de
leurs services administratifs, sociaux, éducatifs, culturels et sportif, si et seulement si leur non-
assujettissement n’entraine pas de distorsion dans les conditions de la concurrence. Par
personnes morales de droit public, il faut entendre par l’État, les provinces, les entités
territoriales décentralisées ainsi que les établissements et organismes publics.

C. Champ d’application territorial


En tant qu’impôt sur la consommation locale, la TVA doit être perçue dans le pays
où les biens et services sont consommés ou utilisés. En clair, seront imposées à la TVA, toutes
les opérations qui y seront réalisées, même lorsque le domicile, la résidence de la personne
physique ou le siège social de la personne morale assujettie est situé hors des limites territoriales.

[Link]. Liquidation et recouvrement


La liquidation de la TVA, en régime intérieur, est fait par le redevable lui-même sur
base de la déclaration qu’il doit souscrire chaque mois. En effet, dans chaque déclaration
mensuelle, il faut la sommation de toutes les TVA facturées à ses clients.

Celles des TVA lui facturées par ses fournisseurs et dégage, en définitive, la
différence entre les deux avant de déposer ladite déclaration auprès du service compétent de
l’administration des impôts.

Il convient de noter que cette différence peut être positive, nulle ou négative :

 Si la différence est positive, la TVA collectée est supérieure à la TVA déductible,


l’assujetti est tenu de verser le surplus au fisc ;
 Si elle est nulle, la TVA collectée est égale à la TVA déductible, il souscrit sa
déclaration avec la mention « Néant » dans la rubrique TVA nette. Il ne reverse rien au
fisc ;
 Si l’écart est négatif, la TVA collectée est inférieure à la TVA déductible, la différence
constitue un crédit de TVA à imputer, c’est-à-dire à poser pour être déduite
prochainement, jusqu’à son épuisement sur la ou les déclarations des mois suivants.

21
CHAPITRE II : PRESENTATION DE LA DIRECTION GENERALE DES IMPOTS EN
SIGLE « DGI »

Ce chapitre présente en quelques lignes notre champ empirique qui est la DGI en
commençant par la situation géographique, historique, sa structure organique, fonctionnelle et la
définition de quelques concepts de base.

2.1 Situation géographique


La Direction Générale des Impôts (DGI) est installée dans le bâtiment appelé « hôtel
des impôts » situé au croisement des avenues des marais et du haut- Congo, non loin de l'hôtel
de ville de Kinshasa et derrière le siège du trust Merchant Banks (TMB) de Kinshasa dans la
commune de la Gombe. B.P. 8613 Kinshasa I E-mail: [Link]
2.2 Historique
La Direction Générale des Impôts est née à l'époque coloniale sous la dénomination «
Direction Générale des Impôts et Taxes du Congo Belge », la gestion de cette direction et celles
du trésor de la comptabilité, de la gestion de la dette publique, de l'informatique et de la douane
ont fonctionnés jusque peu après l'accession de notre pays à l'indépendance, comme des
directions dépendant du secrétariat général aux finances.

Avec l'évolution du temps et la recherche de l'efficacité de la gestion de l'assiette des


recettes de l'Etat, certaines de ces directions sont devenues des entreprises publiques à part
entière, c'est le cas notamment, de la direction des douanes devenue « office des douanes et
accises » (OFIDA), de la direction de la gestion de la dette publique devenue « OGEDEP ».

La Direction Générale des Impôts dans son ancienne formule, occupait des travaux
d'assiettes, du recouvrement et de contrôle de toutes personnes physiques et morales éparpillées
sur toute l'étendue de la République Démocratique du Congo. A l'intérieur du pays, plus
précisément dans les provinces, les prérogatives dévolues à la direction générale des impôts
étaient assurées par une division provinciale des impôts.

La direction des impôts et taxes n'échappera pas à cette logique liée aux impératifs
nouveaux découlant de l'évolution de la matière fiscale. C'est ce qui explique les différentes
stratégies de réforme qui ont conduit aux nombreuses restructurations de cette direction. Trois
périodes marquent l'histoire de l'administration fiscale à savoir :

 La période avant 1988, est un sous l'appellation de « direction des impôts et taxes »
 La période allant de 1988 à 2003, pendant cette période, le terme « contribution » a été
adopté à la place de « l’impôt » pour répondre à l’idéale politique qui prônait les valeurs
de la citoyenneté. Elle s’appelait donc « Direction Générale des Contributions », dirigée
par le Directeur chef de service qui était sous l’autorité du Secrétaire Général aux

22
finances. Pour la rendre plus performante, le gouvernement avait décidé la restructuration
de ce service.
 La période de 2003 à nos jours, « Direction Générale des Impôts » par le décret
n°017/2003 du 02 mars 2003. Cette dernière restructuration répond ainsi au souci de
mieux justifier la conception liée au caractère même de la notion de « contribution» jugée
moins contraignant.

2.3 Fondement juridique


La base juridique de la création de la direction générale des impôts est le décret
n°017/2003 du 02 mars complété et modifié par le décret n°04/099 du 30 décembre 2004 ces
textes de lois remplacent et abrogent les ordonnances n°88/039 du 10 mars 1988 et n°89/099 du
12 mai 1989 portant création de la DGI.

Toutes les missions assignées à l'ancienne Direction Générale des Contributions


(DGC) sont reprises par la Direction Générale des Impôts. Cependant l'organisation de type
fonctionnel qui était mise sous la DGC a changé au profit d'une organisation par type des
contribuables. Celle-ci est fondée sur une stratégie en vertu de laquelle les services de
l'administration centrale se consacrent aux missions de pilotage de conception et d'animation
pendant que la gestion des contribuables par importances des enjeux fiscaux est confiée à des
services extérieurs appelés « services opérationnels »

Son personnel est régie par le décret n° 018/2003 du 02 mars 2003 qui remplace et
abroge ordonnance n°89/099 du 12 mai 1989 portant sur le règlement d'administration relatif au
personnel de carrière de la DGI. Outre, les dispositions au recrutement, période probatoire,
positions administratives, régime disciplinaire, cotisation, avancement en grade, cessations
définitives de services reprises dans les anciennes dispositions, le décret n°018 du 02 mars 2003
innove par la mise en place d'un corps des inspecteurs.

2.4. Mission et objectif


2.4.1. Mission
Au terme de l'article 2 du décret n°017/2003 du 02 mars 2003 la Direction Générale des
Impôts est l'organe administratif qui a la vocation d'exercer, dans le cadre des lois et règlement,
les missions et prérogatives en matière fiscale ; celles-ci comprenant l'assiette, le recouvrement,
le contrôle et le contentieux des impôts, taxes, redevance et prélèvement à caractère fiscal. A ce
titre, elle est chargée d'étudier et de soumettre à l'autorité compétente, les projets de lois, de
décrets arrêtés et instructions en matière fiscale.

De ce fait, elle constitue l'instance par excellence, de consultation pour tout texte ou
toute convention à incidence fiscale ou tout agrément d'un projet d'investissement à un régime
fiscal de dérogation.

23
La Direction Générale des Impôts (DGI) exerce ses compétences de manière exclusive,
sur toute l'étendue du territoire national.

Son rôle étant de collecter l'impôt en faveur de l'Etat, Elle est chargée d’étudier et de
soumettre à l’autorité compétente les projets de lois, de décrets et d’arrêtés en la matière. Elle
doit être consultée pour tout texte ou toute convention à incidence fiscale ou tout agrément d’un
projet d’investissement à un régime fiscal dérogatoire. la DGI met à disposition de son personnel
une allocation budgétaire au moins égales à 5% des recettes assignées ainsi celle de 50% des
pénalités fiscales recouvrées en vue de la motiver, elle bénéficie également en sus des crédits
budgétaires lui allouer à cet effet, d'une quotité de 10% des pénalités recouvrées pour ses
dépenses d'investissement.

2.4.2. Objectif
Son objectif principal consiste en la maximisation des recettes pour le comptes du
trésor public par la fiscalisation des opérations économiques et autres contribuables, des
réalisations revêtent donc un caractère socio-économique très considérable, car les recettes aussi
générées accordent à l'Etat congolais, les moyens de sa subsistance qui lui permettent d'exercer
ses prérogatives régulières en matière financier et budgétaire.

2.5. Structure organique


La Direction Générale des Impôts est dirigée par un Directeur Général (DG) assisté
par deux Directeurs Généraux Adjoints (DGA), nommés, relevé et, le cas échéant, révoqués de
leurs fonctions par le Président de la République, sur proposition du gouvernement délibérées en
conseil des ministres. Elle comprend : l'Administration centrale, une Direction des grandes
entreprises (DGE), une direction urbaine des impôts de Kinshasa (DUI-K) ainsi que une
direction provinciale dans chaque province (DPI).

L'Administration Centrale est composée de la Direction Générale et des Directions


centrales suivantes :

 La Direction des ressources humaines ;

 La Direction de la gestion budgétaire et des services généraux ;

 La Direction de l’informatique ;

 La Direction des études, Statistiques et communication ;

 La Direction de la législation ;

 La Direction de l’Assiette Fiscale ;

 La Direction de la Recherche et des Recoupements ;

24
 La Direction du recouvrement.

Ces différentes directions sont hiérarchiquement soumises à l'autorité du Directeur


Général (DG).

La Direction des Grandes Entreprise DGE en sigle est chargée de la gestion de


l’ensemble des opérations fiscales des entreprises, personnes physiques ou morales, dont le
chiffre d’affaires annuel est supérieur à 2000000000Fc,

La direction urbaine des impôts de Kinshasa et provinciales sont chargées, dans leur
ressort, des taches non dévolues à l’administration centrale et à la DGE. Elles disposent des
services opérationnels à savoir le centre d’impôt (CDI) ou les sièges Modélisés et Modernisés
(SMM) dans les Directions provinciales qui ne sont pas encore dotées des centres des impôts et
les centres d’impôts synthétiques (CIS).

Les CIS ou SMM sont chargés de gérer les moyennes entreprises, celles dont le
chiffre d’affaires annuel est situé entre 80000000Fc et 2000000000Fc.

Les CIS gèrent les entreprises de petites tailles (petites entreprises et micro-
entreprises), celles dont le chiffre d’affaires annuel est inférieur à 80000000Fc. Ses services
opérationnels sont à cet effet, les interlocuteurs fiscaux uniques pour les contribuables relevant
de leur gestion. La DGI dispose d’une inspection des services placée sous l’autorité directe du
Directeur General.

Les Directions Urbaines et provinciales des impôts disposent également d’une


inspection des services placée sous l’autorité du Directeur Urbain ou provincial des impôts, selon
le cas.

2.6. Système fiscal congolais


Le système fiscal congolais est déclaratif et l’impôt est déclaré à la DGI après
paiement auprès des banques commerciales ou institutions financières agréées (auto-liquidation
de l’impôt). La Direction Générale des impôts gère les impôts qui relèvent du pouvoir central, Il
s’agit de :

 L’impôt professionnel sur les rémunérations (IPR) ;

 L’impôt sur les bénéfices et profils (IBP) ;

 L’impôt sur les revenus des capitaux mobiliers ou l’impôt sur mobilier (IM) ;

 L’impôt professionnel sur les prestations de services des non-résidents ;

 L’impôt exceptionnel sur les rémunérations du personnel expatrié (IERE) ;

 la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ;

25
 l’impôt sur la superficie des concessions miniers et des hydrocarbures.

26
2.7. Structure Administrative (Organigramme)

DIRECTEUR GENERAL

DGA CHARGE DE L’ADMNISTRATION DGA CHARGE DES REFORMES ET


ET FINANCES DES QUESTIONS FISCALES

SECRETARIAT DGA CHARGE DE SECRETARIAT DGA CHARGE DES REFORMES


L’ADMNISTRATION ET FINANCE

CELLULE TECHINIQUE

INSPECTION DES SERVICES ET DIVISION


ADMNISTRATIVE

ADMNISTRATION CENTRALE DIRECTIONS URBAINE ET PROVINCIALES

DI Directi Dir Direct Dir Di Direc Dir Dir Dire Dir Dir Di Dir Dir Dir Di Dir Dir Dir
on de ion ect tion ecti ecti ctio ecti ecti re ect ect ect re ect ect ecti
RE ec re n
gestion Etude ion de la on on on on cti ion ion ion cti ion ion on
CTI budgét tio s, de cti Rech de des
Urb
Pro Pro on Pr Pro Pro on Pro Pro Pro
aine
ON aire et n statist la on erche rec Gra s de
vin vin Pr ovi vin vin Pr vin vin vin
servic iques lég et du ouv nde ce ce ov nc ce ce ov ce ce ce
Re inf de Kins
et isl recou re s hasa du de in e Ka Su in Ori Ba No
sso es or l’A
Com ati peme me entr Ko l’E ce de tan d ce ent nd rd-
urc génér m munic on ssi nt nt epri ngo qua de Ka ga Ki M ale un Kiv
es aux ati ation ett ses Ce teur K saï vu an du u
ntr as - ie
Hu qu e ale aï- Ori m
ma e Fis O ent a
ine cal

Source : Direction Générale de la DGI 2022


27
28

2.7.1. Attributions
[Link]. Le Directeur Général
Il supervise et coordonne l'ensemble des activités de la direction générale des
impôts. A ce titre, il dispose de tous les pouvoirs nécessaires reconnus par les lois et
règlements en vigueur pour l'accomplissement des tâches définies à l'article 2 ci-dessous :

 Il gère le personnel, les crédits ainsi que les biens, meubles et immeubles, présents et
avenir mis à la disposition de la direction générale des impôts ;

 Il dispose du droit d'évoquer les affaires et peut reformer, sauf en matière de


contentieux, les décisions des directeurs ;

 La définition de la politique de la Direction Générale des impôts (D.G.I en sigle) en


fonction des objectifs assignés par la hiérarchie ;

 Il délègue une partie de ses compétences au directeur général adjoint qui lui rend
compte. En cas d'absence ou d'empêchement, le directeur général adjoint ou à défaut
de ce dernier, par un directeur désigné par le ministre ayant les finances dans ses
attributions.

Au niveau de la Direction Générale (DG) il y a un secrétariat général, une division


administrative animée par un chef de division qui est le coordonnateur du secrétariat du DG et
du DGA

[Link] Les Directeurs Généraux Adjoints


Le premier DGA est chargé de questions administratives et financières c.à.d. les
actions qui a trait aux carrières des agents, notamment gestion patrimoniale, des immeubles
etc…

Le deuxième DGA est chargé des questions fiscales et reforme c.à.d. la partie
intellectuelle, reforme, étude, contractuelle et analyse.

Ils assistent le directeur général dans l'exercice de ses fonctions et donne ses avis
sur toutes matières, il décide dans les matières de la compétence du directeur général lui
déléguées tout en lui rendant compte et assume l'intérim du directeur général en cas
d'empêchement. Au niveau du DGA il a un secrétariat et une division appelée cellule
technique qui est composée des inspecteurs des impôts.

Les directions urbaines et provinciales des impôts disposent des inspecteurs chef
de Pool et inspecteurs urbains, provinciaux sous l'autorité directe du Directeur Général.

28
29

[Link]. Inspection Générale des Services


Il contrôle les services des directions centrales de la Direction des Grandes
Entreprises ainsi que de la Direction Urbaine et des directions provinciales sur ordre du
Directeur Général des Impôts. Il peut être chargé des missions d'enquête et de contre
vérification fiscale. Elle veille à l'application régulière des lois et règlements en vigueur et au
respect des directions de l'administration centrale. Suite aux manquements constatés, Il
propose les mesures disciplinaires et les reformes de nature à améliorer l'organisation et le
fonctionnement des services.

[Link]. L'administration centrale


Toutes les directions et différents bureaux ont des tâches permanentes, les
attributions de chaque direction et voir même des taches ponctuelles qu'ils exercent au sein de
la DGI.

29
30

CHAPITRE III. PROBLEMATIQUE DE LA PERCERPTION DE LA TVA PAR LA


DGI
Ce chapitre est consacré sur la problématique qu’a la DGI pour percevoir les
impôts d’une manière générale et en particulier la taxe sur la valeur ajoutée.

SECTION 1. ETUDE DE CAS


1.1. Différents types d’impôts de la DGI
L’impôt est la principale ressource pour la maximisation des recettes à la DGI en
particulier et l’Etat congolais en général. Ces impôts comme étant l’ensemble de prestation
pécuniaire directe payée par des particuliers dont l’objet principal est d’assurer la couverture
totale des charges publiques revêtent un caractère obligatoire du fait que tous les assujettis
sont obligés de les payer.
Le système fiscal congolais comme beaucoup d’autres systèmes fiscaux dans le
monde, regroupe les impôts en deux grandes catégories: les impôts directs et les impôts
indirects.
1.1.1. Impôts directs
L’impôt direct est celui dont la charge demeure définitivement supportée par celui
qui en est assujetti, il est subdivisé en impôts réels et impôts cédulaires sur les revenus.
1°Impôts réels
L’impôt réel est un impôt qui frappe les biens du fait de leur existence et qu’il est
source de revenus sans considérations de la personne qui le supporte.
2°Impôt cédulaires sur les revenus
Du point de vue fiscal et d’après la doctrine, le revenu est généralement considéré
comme « la richesse nouvelle du contribuable qui lui procure chaque année ses biens ou son
travail ». D’une façon plus explicite, nous pouvons dire que les revenus d’un individu sont
constitués des ressources diverses qu’il tire de son travail (salaire, traitement,…) ou
simultanément de son travail et de son capital.
Il s’agit en principe des ressources périodiques et régulières à l’exclusion des
moyens financiers sporadiques comme des gains exceptionnels de fortunes qui en principe, ne
sont pas considérés comme des revenus du point de vue fiscal :
- Impôt sur le profit : l’Impôt professionnel atteint les profits quelques soit la
dénomination des professions libérales, charge, offices ainsi que les profits quel que
soit les natures et autres occupations en créatives

30
31

- Impôt professionnel sur la rémunération (IPR) : il concerne les revenus des personnes
rétribuées par un tiers liées par un contrat de travail
- Impôt exceptionnel sur les rémunérations du personnel expatrié, il est assis sur le
montant des rémunérations versées par ces employeurs à leur personnel expatrie.
1.1.2. Impôt Indirect
Les impôts indirects sont ceux qui frappent les dépenses ou les consommations.
Ils visent les revenus mais ne les frappent pas en tant que tels, ils les saisissent dans leur
emploi lors des achats des biens ou de services ou même de leurs consommations, ils sont
destinés à être supportés ou définitive par les consommateurs dans la mesure où ils sont
systématiquement intégrés dans le prix de vente des marchandises. Les contribuables les
paient souvent sans s’en rendre compte.
Ce sont donc des impôts qui frappent indirectement les revenus ou les fortunes
des contribuables lors de leurs usages ou de leurs emplois. Il existe deux types d’impôts
indirects ou impôts sur la dépense :
- L’impôt particulier sur la dépense, impôt analytique ;
- L’impôt général sur la dépense, impôt synthétique.
1°Impôt particulier sur la dépense
C’est un impôt qui frappe la dépense par l’utilisation des revenus par l’achat de
certains produits de fabrication locale, seul le tabac qui est frappé de droit d’accises et de
consommation, des marchandises à l’occasion de leur importation ou de leur exportation.
2°Impôt général sur la dépense
A la différence du précédent, l’impôt général sur la dépense frappe sans
distinction, la consommation de tous les biens et services que ce soit au stade intermédiaire ou
au stade final. L’impôt étant compris dans le prix de vente payé par le consommateur. Cet
impôt est prélevé selon trois modalités :
- La taxe unique ;
- La taxe cumulative ou en cascade ;
- La taxe à paiement fractionnée ou taxe sur la valeur ajoutée.

 La taxe unique

31
32

La taxe unique est l’impôt qui est prélevé, dans sa totalité, en un seul point du
circuit économique d’un produit. Elle peut être perçue soit à la production, soit à la
distribution soit à la consommation.

 La taxe cumulative ou taxe en cascade


Cette taxe frappe les produits à chaque transaction sur un prix qui inclut les taxes
acquittées lors des transactions antérieures. Dans ce système, la taxe est perçue chaque fois
que le produit fait l’objet d’une transaction. Ceci signifie en d’autres termes que l’impôt est
perçu en cascade à tous les stades du circuit économique.
 La taxe sur la valeur ajoutée (TVA)
La TVA est la synthèse de la taxe unique et de la taxe en cascade. Par ce mode
d’imposition il est possible de colleter l’impôt par des acomptes perçus lors de chaque
opération taxant, à chaque transaction, la valeur ajoutée apportée au produit par ce vendeur.
C’est pourquoi cette taxe est considérée comme une taxe unique dont le paiement est
fractionné. Elle est :
- Un impôt sur la consommation qui frappe l’utilisation des revenus, la dépense ou la
consommation finale des biens ou des services ;

- Impôt réel, car il ne tient pas compte de la situation personnelle du consommateur au


regard de ses revenus ou des charges de famille
- Impôt unique ; tout se passe comme si le bon n’était taxé qu’une seule fois au stade de la
consommation finale
- Impôt indirect qui n’est pas payée directement à la DGI par le consommateur final
(redevable réel) mais plutôt par les entreprises de haute nature (redevable légal)
- Un impôt à paiements fractionnés : la taxe relative à un produit ou un service consommé
est encaissé par la DGI en plusieurs paiements. Ceux-ci interviennent à chaque stade du
circuit de production ou de distribution. Par le mécanisme de déduction, chaque
intermédiaire acquitte la TVA sur le supplément de la valeur qu’il ajoute au produit.

- Chaque assujetti doit payer l’impôt seulement sur la valeur qu’il a ajoutée au produit qu’il
a façonne. Pour parvenir à ce résultat, la TVA est calculée sur le prix de vente du produit,
mais on impute sur elle la taxe qui a déjà grevé les éléments du coût de revient ;
- Mécanisme de la collecte de la TVA à la DGI : conformément à la loi, la TVA est
collectée auprès des consommateurs par des opérateurs économiques qui, à leur tour, la

32
33

réverse dans le compte du trésor à travers la Direction Générale des Impôts(DGI). Ce qui
leur permet ainsi de minorer les chiffres pour se soustraire au versement de la TVA due.

1.2. PRESENTATION DES RECETTES DE LA TVA DECLAREE ET AMR (amande)


de 2020 à 2022
La TVA étant un impôt indirect supporté par les derniers consommateurs son
taux est de 16% l’échéance est du 1 er au 15 du mois N+1. Le 16% sont à ajouter sur le prix
des factures.

33
34

Tableau N°1 Prévisions et Réalisations des Recettes de la TVA déclarées en dollars de 2020 à 2022

2020 2021 2022


MOIS Tx de Tx de
Prévisions Réalisations R Prévisions Réalisations Tx de R Prévisions Réalisations R
JANVIER 90123785469,45 86299822231,60 95,76 125458789632,70 101189009540,77 80,6552 51336287551,07 93744415886,18 182,61
FÉVRIER 72487965123,56 71463260827,46 98,59 8645987125,12 83098568943,57 961,123 40566976124,34 77276414885,51 190,49
MARS 72136954781,98 73027822717,90 101,23 45819623569,45 86937281237,14 189,738 58978289175,71 79982551977,52 135,61
AVRIL 85456932147,45 81169145067,21 94,98 981254463125,07 82429968148,07 8,40047 533355697636,26 81799556607,64 15,34
MAI 82459465600,45 82883036130,74 100,51 78969214578,75 77469997292,25 98,1015 80714340089,60 80176516711,49 99,33
JUIN 79355252562,87 79324625236,36 99,96 78952456123,44 77286623623,44 97,8901 79153854343,15 78305624429,90 98,93
JUILLET 94758961265,87 89017654030,29 93,94 85964678581,88 82619854681,77 96,1091 90361819923,87 85818754356,03 94,97
AOÛT 45892145635,12 91610876634,12 199,62 11477196366,08 101477196399,06 884,164 28684671000,60 96544036515,59 336,57
SEPTEMBR
E 96485560045,89 90155796952,19 93,44
12966814758,05 119668149410,03 922,88 54726187401,97 104911973181,11 191,70
OCTOBRE 79698941728,85 77575915761,78 97,34
23564789200,34 127954367215,35 542,99 51631865464,59 102760641488,56 199,03
NOVEMBRE 98451256355,75 86247900445,38 87,60
36912460498,45 139212236731,05 377,142 67681858427,10 112730068588,21 166,56
DÉCEMBRE 86954123785,96 85552977904,68 98,39
52462905478,60 121362960530,61 231,331 69708514632,28 103457969217,64 148,42
1542449379037,9
TOTAL 984261344503,20 994328833939,71 101,02 3 1200706213753,11 77,8441 1206900361770,54 1097508523845,38 90,94
Source : DIRECTION DE RECOUVREMENT DE LA DGI

Commentaire
Dans ce tableau ci-dessus, nous avons les prévisions et les réalisations des recettes de la TVA de la DGI de 2020 à 2022 en dollars. Le tableau ici
indique qu’en 2020, les réalisations se sont élevées à 994328833939,71 contre 984261344503,20 de prévisions, soient 101,02% ; en 2021 les
réalisations se sont élevées 1200706213753,11 contre 1542449379037,93 de prévisions, soient 77,84% ; en 2022 les réalisations se sont élevées
1097508523845,38 contre 1206900361770,54 soit 90,94%.

34
35

FIGURE 1 : HISTOGRAMME DES RECETTES DE LA TVA EN 2020

120,000,000,000.00 CDF

100,000,000,000.00 CDF

80,000,000,000.00 CDF

60,000,000,000.00 CDF
Prévisions
40,000,000,000.00 CDF Réalisations

20,000,000,000.00 CDF

0.00 CDF
R S IL I N T T E E E E
VIER RIE AR VR MA JUI ILLE OÛ BR BR BR BR
N FÉV M A JU A EM T O EM EM
JA PT OC OV DÉC
SE N

Commentaire

Ce graphique nous montre la manière dont se présentent d’une manière claire


l’évolution des recettes de la TVA perçues par la DGI en 2020. Sur ce graphique, nous
constatons que les recettes de la TVA perçues ou réalisées en mois d’Août dépassent les
autres mois, ceci explique que la DGI recouvre d’une manière rationnelle ses recettes de la
TVA car, la DGI est représentée partout dans la ville province de Kinshasa grâce à ses
directions urbaines qui font le travail de la représentation au travers la ville.

35
36

FIGURE 2 : HISTOGRAMME DES RECETTES DE LA TVA DE 2021

160,000,000,000.00 CDF

140,000,000,000.00 CDF

120,000,000,000.00 CDF

100,000,000,000.00 CDF

80,000,000,000.00 CDF
Prévisions
60,000,000,000.00 CDF Réalisations

40,000,000,000.00 CDF

20,000,000,000.00 CDF

0.00 CDF
R S IL I N T T E E E E
VIER RIE AR VR MA JUI ILLE OÛ BR BR BR BR
N V M A U A M TO M M
JA FÉ J E
PT OC OV DÉC
E E
SE N

Commentaire

En observant ce graphique, nous remarquons, au mois de novembre il y a eu un


changement graduel des recettes de la TVA réalisées par la DGI au fur et en mesure les mois
passent, au mois de décembre est le mois où la DGI a réalisé le point culminant des recettes
de la TVA.

36
37

FIGURE 3 : HISTOGRAMME DES RECETTES DE LA TVA EN 2022

120,000,000,000.00 CDF

100,000,000,000.00 CDF

80,000,000,000.00 CDF

60,000,000,000.00 CDF
Prévisions
Réalisations
40,000,000,000.00 CDF

20,000,000,000.00 CDF

0.00 CDF
R S IL I N T T E E E E
VIER RIE AR VR MA JUI ILLE OÛ BR BR BR BR
N V M A U A M TO M M
JA FÉ J E
PT OC OV DÉC
E E
SE N

Commentaire
Il ressort de ce graphique, en observant ces deux variables prévisions et
réalisations suivant les mois, le mois de novembre, la DGI avait réalisée plus des recettes de
la TVA que d’autres mois et le mois d’aout la DGI n’était pas en mesure des réaliser plus ses
recettes.

1.5. Présentation annuelle des prévisions et réalisations de la TVA


Tableau N°2 :

ANNEE Prévisions Réalisations

2020 984261344503,20 994328833939,71

2021 1542449379037,93 1200706213753,11

2022 1206900361770,54 1097508523845,38

Source : DIRECTION DE RECOUVREMENT DE LA DGI

37
38

Commentaire

Ce tableau, nous présente la situation générale des recettes de la TVA perçue par
la DGI en termes d’annualité. Nous remarquons en termes de prévisions que
984261344503,20 ; 1542449379037,93 ; et 1206900361770,54 respectivement en 2020, 2021
et 2022. Et en termes des réalisations, nous avons aussi constaté 994328833939,71 ;
1200706213753,11 et 1097508523845,38. Respectivement en 2020, 2021 et 2022.

1.5. Présentation annuelle des recettes de la TVA ,


Tableau N°3. Recettes annuelles de la TVA de 2020 à 2022
NATURE
ANNEE
Réalisations TVA AMR
2020 994 328 833 939,71 28 642 294 778,24
2021 1 200 706 222 753,11 21 566 505 095,46
2022 1 097 508 523 845,38 39 051 844 589,11
Total 2 397 543 580 538,2 89 260 644 462,81
Source : Elaboré par nous-mêmes sur base des tableaux précédents

Commentaire

Ce tableau, nous présente la situation générale des recettes de la TVA perçue par
la DGI en termes d’annualité. Nous remarquons en termes de TVA déclarée et AMR
respectivement 994 328 833 939,71 et 28 642 294 778,24 en 2020 ; 1 200 706 222
753,11 et 21 566 505 095,46 en 2021 et enfin 1097508523845,38 et 39051844589,11 en
2022.

En 2022, la DGI avait plus encaissée par rapport aux autres années en termes de
chiffres.

Tableau N°4. Situation évolutive totale de la TVA de 2020 à 2022

Proportio
Année TVA TOTALE %
n
2020 1 022 971 128 717,95 0,32 32
2021 1 036 106 838 113,56 0,32 32
2022 1 136 560 368 434,49 0,36 36
10
TOTAL 3 195 638 335 266 1
0
Source : Elaboré par nous-mêmes sur base de tableaux précédents

38
39

Commentaire

Il ressort de ce tableau, l’évolution des recettes de la TVA perçue de 2020 à 2022.


Obtenue mathématiquement par la formule TVA déclarée + TVA sur amandes. En 2021 la
DGI avait réalisée plus des recettes (36%) que les deux première années respectivement 32%
et 32%. la réalisation des recettes de la TVA avait une forme ascendante de 2020 à 2022. la
situation était bonne dû à la politique de recouvrement appliquée au sein de cette régie
financière.

39
40

CONCLUSION

Le travail présenté s’intitule « Problématique de la perception de la taxe sur la


valeur ajoutée à l’intérieur du territoire national congolais par la DGI de 2020 à 2022.

L’objet de ce travail est d’apprécié le niveau de contribution des recettes de la


TVA dans le budget de l’Etat congolais. D’après la loi, le budget est l’acte par lequel sont
prévues et autorisées les recettes et les dépenses des organismes publics. La prévision est un
réacteur d’incertitude qui favorise l’action, mais elle est surtout un cadre d’action. Le budget
sert de performance, de langage commun dans le dialogue entre fonctions et surtout entre la
direction générale et ses collaborateurs.

Ainsi, l’Etat fait recourt à plusieurs sortes des moyens financiers à savoir : les
impôts, les taxes, les ressources monétaires et les emprunts. Parmi ces ressources, retenons
que l’impôt est la principale ressource. Pour ce faire, l’Etat doit connaitre comment orienter
l’activité économique et mobiliser plus de ressources enfin, de couvrir ses charges.

Nous avons évolué dans nos recherches en fonction de la problématique ci-après :

 Quels sont les mécanismes de la perception de la TVA que la DGI applique ?


 En matière de prélèvement d'impôt indirect, quel est le rôle que joue les redevables ?
 A quelle hauteur la TVA est – elle recouvertes dans les recettes fiscales et quelles sont
les difficultés ?

Et nous avons émis les hypothèses selon lesquelles :

o La TVA en RDC est prélevée sur la majorité des produits et services et le taux est de
16%, le taux réduit de 8%. Ainsi les exportations au taux de 0%
o Les redevables jouent un rôle de collecteur d'impôt appelé TVA pour le compte de
l'Etat : ils facturent à leurs clients et reversent ensuite au service des impôts déduction
faite de la TVA payée sur l’achat.
o La TVA représente plus de 30% des recettes fiscales.

Pour être précis, nous avons subdivisé ce travail en trois chapitres en dehors de
l’introduction et de la conclusion, à savoir :
- Le premier a traité sur l’élucidation conceptuelle ;
- Le deuxième a présenté le champ empirique ;
- Le troisième s’est attelé sur la problématique de la perception de la taxe sur la valeur
ajoutée à l’intérieur du territoire national congolais par la DGI de 2020 à 2022. ;

Après avoir analysé les données collectées, nous avons constaté ce qui suit :
Les recettes de la TVA ont évolué comme suit dans le budget de la RDC :

40
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 En 2020 : 1 022 971 128 717,95 ;


 En 2021 : 1 036 106 888 113,67 ;
 En 2022 : 1 136 560 368 434,49.

En ce qui concerne les conséquences positives de la TVA ; il est vrai que la


TVA favorise l’augmentation du budget de l’état.

La DGI applique la politique de recouvrement ci-après :


 Le recouvrement par négociation à l’amiable ;
 Le recouvrement par voie de rôle ;
 Et le recouvrement forcé.
- La DGI perçoit l’IBP, l’IPR, la TVA, l’IERE et tant d’autres impôts ;
- Pour percevoir ces impôts, la DGI fonctionne avec deux directions, à savoir la
direction centrale et les directions provinciales. Pour la première, il s’agit de la
direction des grandes entreprises et les autres sont des centres d’impôts et centres
d’impôt synthétique ;
- En mobilisant ses recettes, la DGI donne l’opportunité à tous les contribuables de
supporter l’impôt selon la capacité contributive ;
- Le système fiscal congolais est déclaratif ;
- Avant d’appliquer les pénalités de recouvrement ou d’assiette, la DGI envoie auprès
des contribuables une taxation d’office ;
- C’est ainsi que la DGI utilise le recouvrement par négociation à l’amiable et le
recouvrement forcé ;
- La DGI utilise le procédé manuel pour les petits travaux et le procédé informatique
pour les grands travaux ;
- Pour que la DGI considère une personne physique ou morale comme contribuable, il
faut que celle-ci ait un numéro d’impôt en passant par le guichet unique.

Nous ne pouvons pas passer cette étape sans émettre quelques suggestions utiles
pour la DGI, car elle aide l’entité à trouver des remèdes appropriés pour débloquer le
fonctionnement. Sur ce, nous suggérons aux responsables de la DGI ce qui suit :

- Vu que les assujettis ont compris le fonctionnement et s’acquitte de leur impôt, la DGI
doit renforcer les mesures de collecte de la TVA par une sensibilisation cohérente des
assujettis.
- Pour ceux qui ne reversent pas la TVA, le ministre de finances doit financer la DGI
en lui dotant des caisses enregistreuses et autres outils appropriés pour collecter la
TVA. La DGI doit appliquer les textes envers les opérateurs économiques véreux pour
les amener à reverser la TVA collectée par la sensibilisation, sinon la sanction.
- Pour le compte de l’Etat, de la même manière que le trésor public est rempli, l’Etat
doit en retour veiller sur les infrastructures routières et une mise en place de la

41
42

technologie nouvelle de la gestion d’impôt au travers les réseaux d’internet pour une
communication rapide et fiable entre la DGI et ses assujettis.
- d’élargir le champ d’application en identifiant les clandestins fiscaux et les non
enrôlés.

Cette œuvre étant humaine, nous sollicitons l’indulgence de nos lecteurs quant
aux éventuelles imperfections constatées. Merci d’avance.

42
43

BIBLIOGRAPHIE
I. OUVRAGES

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Kin, 2000,
2. BARILARI A. et DRAPE R., Lexique fiscal, éd. DALLOZ, Paris, 2000
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financière, éd. 2010
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17. VINCENT DUSSART M. la fiscalité comme outil de la solidarité Paris
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II. NOTES DE COURS

1) MAKUNZA EDGARD ; Gestion Budgétaire, ISC/kin, 2011-2012


2) KOLA GONZE Droit fiscal, ISC 2013-2014
3) LAKI MAURICE MUSEWA M, G2 Economie MRS, UNILU 2010-2011
4) LUTUMBA P. Procédures fiscales, L1ISIPA/Kin, 2015-2016
5) MABIALA UMBA Procédure fiscale, ISC/kin, 2010-2011
6) MATENDA A., Fiscalité des entreprises, ISS/kin, 2015-2016
7) TAYAYE F fiscalité, G2, ISC/KIN, 2011-2012

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