0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
150 vues5 pages

Améliorer la prévention du cyberharcèlement

Transféré par

camillegoncalves0912
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
150 vues5 pages

Améliorer la prévention du cyberharcèlement

Transféré par

camillegoncalves0912
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

GRAND ORAL – Terminale ST2S

Sujet : En quoi la prévention peut-elle être améliorée pour réduire les risques du
cyberharcèlement ?

Introduction

Bonjour, aujourd’hui je vais vous parler d’un phénomène qui prend de plus en plus de place
dans notre société connectée : le cyberharcèlement, et plus précisément de la prévention, un
axe fondamental de ma spécialité ST2S.

J’ai choisi ce sujet car il me touche personnellement. On est tous exposés à ce danger, même
sans s’en rendre compte. J’ai deux petites sœurs qui utilisent déjà les réseaux sociaux, parfois
sans recul, et franchement, ce qu’on voit passer sur ces plateformes fait peur. Entre les
moqueries, les humiliations, les photos détournées… ça peut détruire quelqu’un.

Aujourd’hui, on passe en moyenne plus de 4 heures par jour sur notre téléphone (source :
ARCEP, 2023). Les réseaux sociaux, comme TikTok, Snapchat ou Instagram, sont devenus
des lieux d’échange, mais aussi de violence. Ce harcèlement en ligne touche beaucoup
d’adolescents et peut entraîner des conséquences graves : isolement, dépression, voire pensées
suicidaires.

Alors bien sûr, il existe des dispositifs de prévention. Mais on peut se poser une vraie question
:

👉 Sont-ils vraiment efficaces ? Et surtout, comment les améliorer pour mieux protéger les
jeunes ?

C’est ce que je vais développer en trois parties :

1. D’abord, comprendre ce qu’est le cyberharcèlement et ses impacts.


2. Ensuite, analyser les limites de la prévention actuelle.
3. Et enfin, proposer des pistes concrètes pour l’améliorer.

I – Le cyberharcèlement : une violence invisible mais bien réelle

Le cyberharcèlement, c’est une forme de harcèlement qui se produit via les écrans. Il peut
s’agir de moqueries, d’insultes, de rumeurs, de photos ou de vidéos humiliantes diffusées en
ligne. Ce qui rend cette violence si difficile, c’est qu’elle ne s’arrête jamais. Contrairement au
harcèlement scolaire, elle continue même à la maison, la nuit, le week-end.

Les victimes ont l’impression qu’elles ne peuvent jamais souffler. Elles se sentent oppressées,
surveillées, isolées.

Un exemple connu est celui de Mila, une adolescente harcelée en ligne après avoir exprimé
une opinion sur les réseaux. Elle a reçu des milliers de messages de haine, jusqu’à devoir être
protégée par la police.

Les chiffres sont tout aussi alarmants :

 1 collégien sur 5 en France a déjà été victime de cyberharcèlement (source :


association e-Enfance, 2023).
 Et selon l’UNICEF, 1 adolescent sur 3 dans le monde a déjà été confronté à ce
phénomène.

Les conséquences peuvent être graves : perte d’estime de soi, anxiété, phobie scolaire,
troubles du sommeil, isolement… voire des pensées suicidaires.

En ST2S, on étudie les déterminants de santé : des facteurs comme l’environnement ou le


mode de vie. Ici, l’environnement numérique devient un facteur de risque important. Le
cyberharcèlement est donc un véritable enjeu de santé publique, psychologique et social.

II – La prévention actuelle : utile, mais encore trop limitée


Face à ce problème, des dispositifs ont été mis en place.

Le principal, c’est le programme pHARe, lancé en 2022 par le ministère de l’Éducation


nationale. Il est devenu obligatoire depuis 2023 dans toutes les écoles, collèges et lycées. Il
vise à prévenir, détecter, intervenir et accompagner dans les situations de harcèlement.

Chaque établissement doit former une équipe ressource, organiser 10 heures de prévention par
an pour les élèves, et former des élèves ambassadeurs “Non au harcèlement”.

Il y a aussi des moments forts comme :

 La Journée nationale contre le harcèlement (le premier jeudi de novembre),


 Le concours “Non au harcèlement”,
 Et des interventions de policiers, d’associations, de psychologues.

Le numéro 3018, géré par l’association e-Enfance, est aussi un outil central. C’est un numéro
gratuit, anonyme, disponible tous les jours, pour signaler une situation ou demander de l’aide.
Il permet parfois de faire retirer rapidement des contenus avec l’aide des plateformes comme
TikTok ou Instagram.

Mais malgré tout cela, les résultats restent insuffisants. Pourquoi ?

1. Manque de formation des adultes : enseignants, surveillants ou parents ne savent pas


toujours repérer les signes de mal-être chez un jeune.
2. Silence des victimes : par honte ou peur, beaucoup n’en parlent pas. Seulement 15 %
des victimes osent se confier (source : e-Enfance).
3. Réactions trop lentes des réseaux sociaux : un contenu signalé peut rester en ligne
pendant des jours, et être partagé massivement.
4. Sanctions trop rares : les auteurs sont souvent anonymes, et les sanctions peu
dissuasives.

Personnellement, dans toute ma scolarité, je n’ai jamais entendu parler sérieusement de la


Journée nationale contre le harcèlement. Ça montre bien qu’il reste encore un écart entre les
actions sur le papier et la réalité sur le terrain.

III – Comment améliorer la prévention ? Des pistes concrètes


Alors, comment peut-on améliorer la prévention pour mieux protéger les jeunes ? Voici
plusieurs pistes concrètes et réalistes.

1.

Mieux former les adultes

Les personnels scolaires devraient être mieux préparés à repérer, écouter et accompagner. On
pourrait intégrer des modules obligatoires dans la formation des enseignants et organiser des
formations continues. Les parents aussi devraient être mieux informés pour repérer les signes
d’alerte à la maison.

2.

Sensibiliser plus tôt

Il faut commencer la prévention dès l’école primaire, avec des outils adaptés : dessins animés,
jeux, échanges simples. Les enfants utilisent déjà Internet très tôt, donc il faut les préparer dès
le plus jeune âge.

3.

Utiliser les réseaux pour faire passer les bons messages

Puisque les jeunes passent des heures sur les réseaux, pourquoi ne pas y diffuser des
campagnes de prévention avec des influenceurs qu’ils écoutent ? Des créateurs comme Léna
Situations, Squeezie ou Mcfly & Carlito ont déjà abordé ces sujets, et ça touche davantage les
jeunes que des messages institutionnels.

4.

Responsabiliser les plateformes


Dans certains pays comme la Corée du Sud, une loi oblige les réseaux sociaux à supprimer les
contenus haineux sous 24h. Résultat : baisse de 30 % des cas de cyberharcèlement. La France
pourrait s’en inspirer en renforçant les lois, en imposant des sanctions financières, et en
demandant plus de transparence sur le traitement des signalements.

Conclusion avec lien ST2S

Pour conclure, le cyberharcèlement est une violence sournoise, invisible mais très
destructrice, qui touche de nombreux jeunes. Face à cette réalité, la prévention est essentielle,
mais elle doit être renforcée, adaptée et rendu plus visible.

En ST2S, on apprend à identifier les besoins d’une population, à repérer les publics
vulnérables et à mettre en place des réponses sociales et sanitaires. Ici, les adolescents
victimes de cyberharcèlement sont un public à protéger, à écouter et à accompagner.

Agir en prévention, c’est agir avant que les conséquences n’arrivent. C’est exactement ce que
nous apprend notre spécialité.

Merci de m’avoir écouté.

Vous aimerez peut-être aussi