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Droit des Sociétés Commerciales OHADA

L'OHADA, organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires, régule le droit des sociétés commerciales dans 17 États membres. Le nouvel Acte uniforme de 2014 définit diverses formes de sociétés commerciales, incluant des sociétés de personnes et de capitaux, ainsi que des règles sur leur constitution, fonctionnement et dissolution. Les sociétés commerciales doivent respecter des conditions de fond et de forme pour leur constitution, notamment en ce qui concerne les apports et la qualité des associés.

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Droit des Sociétés Commerciales OHADA

L'OHADA, organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires, régule le droit des sociétés commerciales dans 17 États membres. Le nouvel Acte uniforme de 2014 définit diverses formes de sociétés commerciales, incluant des sociétés de personnes et de capitaux, ainsi que des règles sur leur constitution, fonctionnement et dissolution. Les sociétés commerciales doivent respecter des conditions de fond et de forme pour leur constitution, notamment en ce qui concerne les apports et la qualité des associés.

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Droit des Sociétés Commerciales de l’espace OHADA

L’OHADA, signifie l’organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des


affaires. Elle est née à la faveur d’un Traité signé le 17octobre 1993 à Port Luis (
Ile MAURICE) par 14 Etats dont le Sénégal. Actuellement cette organisation
régionale compte 17 Etats dont l’ensemble constitue ce qu’on appelle l’espace
OHADA. Dans cet espace s’appliquent plusieurs droits, notamment celui relatif
aux sociétés commerciales.
La société commerciale est un groupement volontaire de deux ou
plusieurs personnes ; mais elle peut aussi être créée par une seule personne. La
solution découle directement des dispositions formant les articles 4 et 5 AUSC
révisé.
Ces deux textes consacrent, respectivement, la société pluripersonnelle la société
unipersonnelle.
Les sociétés commerciales ainsi que les groupements d’intérêt économique
trouvent actuellement leur réglementation dans l’Acte uniforme adopté le 30
janvier 2014 à Ouagadougou. Cet Acte uniforme vient remplacer l’ancien Acte
uniforme, lequel avait été adopté le 17 avril 1997.
Comme sous l’empire de l’ancien Acte uniforme, le nouvel Acte
uniforme portant droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt
économique (AUSC) contient deux (02) catégories de règles juridiques, de
portée différente. Les unes sont propres à chaque forme de société commerciale,
elles forment le droit spécial des sociétés commerciales. Quant aux autres règles,
elles sont communes à toutes les formes de sociétés commerciales, et le droit
commun des sociétés commerciales. On leur donne également le qualificatif de
règles générales. Ce sont elles qui vont particulièrement nous intéresser ici.
Ces règles concernent, pour l’essentiel, trois choses :
- La constitution de la société commerciale,

1
- Le fonctionnement de la société commerciale et,
- La dissolution de la société commerciale.
Mais avant de les analyser toutes, il conviendra au préalable de procéder à une
présentation sommaire des différentes formes de sociétés commerciales
organisées par le législateur de l’OHADA.

CHAPITRE PRELIMINAIRE

Présentation des différentes formes de sociétés commerciales organisées


Par le législateur de l’OHADA.
---000---
Les sociétés commerciales organisées par le législateur de l’OHADA sont
diverses. Néanmoins, il est possible de les étudier toutes en les rangeant dans
deux (02) catégories distinctes. Il s’agit d’une part, des sociétés commerciales à
raison de leur forme et quel que soit leur objet et d’autre part, des autres formes
de sociétés commerciales qui n’entrent pas cette catégorie.

SECTION I
Les sociétés commerciales à raison de leur forme et quel que soit leur objet
---000---
Ces sociétés sont au nombre de cinq (05). Il s’agit, de la société en nom
collectif, de la société en commandite simple, de la société à responsabilité
limitée, de la société anonyme et de la société par action simplifiée.
Parmi ces cinq (05) formes de sociétés, certaines sont dites sociétés de
personnes, les autres s’appellent sociétés de capitaux. Et entre les deux

2
catégories de sociétés, il y a la société à responsabilité limitée, dont la nature est
hybride.

PARAGRAPHE I
Les sociétés de personnes
---000---
Dans cette première catégorie de sociétés, on rencontre la société en nom
collectif (SNC) et la société en commandite simple (SCS).

A/ Société en nom collectif


La société en nom collectif, également appelée société des commerçants,
est caractérisée par trois (03) traits.
1) La société est conclue en considération de la personne de chaque
associé ; elle est conclue « intuitu personae » ;
2) les associés ont la qualité de commerçant ;
3) les associés sont responsables solidairement et indéfiniment des dettes de
la société.

B/ Société en commandite simple


C’est une forme de société, dont la caractéristique est qu’elle comprend
deux (02) catégories d’associés ayant des statuts différents. Il s’agit des
« associés commandités » et des « associés commanditaires ».
Les associés commandités ont le même statut que les associés de la SNC, avec
tout ce que cela implique comme conséquences. S’agissant des associés
commanditaires, c’est la situation inverse ; ils n’ont pas la qualité de
commerçant et ne sont responsables du passif social que jusqu’à concurrence du
montant de leurs apports. Du reste, ils ne sont pas gérants et leur nom ne doit
pas figurer dans la dénomination sociale.

3
PARAGRAPHE II
Les sociétés de capitaux
---000---
Ces sociétés sont ainsi appelées, dans la mesure où elles ne sont pas
marquées du sceau de l’intuitu personae. C’est plutôt le capital ou l’argent qui
est pris en considération. Ce sont des sociétés marquées du sceau de l’intuitu
pecuniae. Il s’agit de la société anonyme et de la société par action simplifiée.

A/ La société anonyme (S.A.)


Dans cette forme de société, les membres peuvent ne pas se connaitre,
d’où son nom de société anonyme. Les sociétés prennent le nom d’
« actionnaires » Ils n’ont pas la qualité de commerçant et leur responsabilité
dans le paiement des dettes sociales est cantonnée au montant de leurs apports.
La S.A. peut-être pluripersonnelle ou unipersonnelle. Elle connait deux
modes d’administration :
- S.A. avec conseil d’administration
- S.A. avec administration général

B/ La société par action simplifiée (S.A.S)


Cette forme de société est née avec le nouvel Acte uniforme de 2014.
C’est une des innovations du droit OHADA des sociétés commerciales. Certes
elle est une société de capitaux comme la S.A. mais elle se distingue de celle-ci
à plusieurs égards : elle n’est pas cotée en bourse ; son mode d’administration
est librement déterminé par les membres du groupement ; et il en est de même
du montant de son capital social.

PARAGRAPHE III
La société à responsabilité limitée (SARL).
---000---

4
C’est une forme de société qui est proche, à la fois, des sociétés de
capitaux et des sociétés de personnes. De ce point de vue, elle est qualifiée de
société hybride ou mixte.
Elle se rapproche des sociétés de personnes pour les raisons ci-après : ses
membres s’appellent associés ; et ses titres sociaux se nomment parts sociales.
La SARL se rapproche aussi des sociétés de capitaux, dans la mesure où ses
membres ne sont responsables du passif social que jusqu’à la limite du montant
de leurs apports.

SECTION II
Les autres formes de sociétés commerciales
---000---
Ces formes de sociétés sont au nombre deux. Il s’agit de la société en
participation et de la société crée de fait ou société de fait.

PARAGRAPHE I
La société en participation
---000---
C’est une forme de société commerciale dont l’origine est antérieure au droit de
l’OHADA. En droit sénégalais des sociétés commerciales, son existence avait
été consacrée par le législateur (voir loi 85-40 du 25 janvier 1985). La SP n’est
pas immatriculée au RCCM, conformément à la volonté des associés. Elle est
donc inconnue du public ; de même ses membres ne sont pas connus du public.
La seule personne dont l’existence est révélée au public, c’est le gérant de la
société.

PARAGRAPHE II
Société crée de fait et société de fait

5
---000---
Il s’agit là, de deux formes de sociétés commerciales qui présentent
quelques différences.

A/ La société créée de fait


La société créée de fait est celle où les membres se comportent comme des
associés (ils font des apports, participent aux résultats de la société…) mais elle
ne correspond pas à aucune des formes de sociétés commerciales organisées par
le législateur de l’OHADA. Exemple : une société en commandite par action.

B/ La société de fait
Cette forme de société commerciale peut résulter de deux situations
différentes :
- Elle se présente, lorsque deux ou plusieurs personnes ont créé entre elles
une forme de société commerciale organisée par le législateur de
l’OHADA, mais sans respecter les règles requises. Exemple : SCS
formée de deux commandités seulement.
- Elle se présente également, lorsque deux ou plusieurs personnes ont créé
entre elles une forme de société non réglementée par le législateur de
l’OHADA.

CHAPITRE I
Constitution de la société commerciale
---000---
La société commerciale est un acte juridique. Sa formation régulière est
subordonnée au respect de certaines conditions, dont le non-respect entraine des
sanctions.

SECTION I

6
Les conditions de constitution
---000---
Ces conditions sont diverses. Certaines d’entre elles sont dites conditions
de fond, les autres s’appellent conditions de forme.

PARAGRAPHE I
Condition de fond
---000---
La société commerciale est un acte juridique ; et doit donc respecter
toutes les conditions de fond qui sont requises de tout acte juridique. Mais en
outre, elle doit aussi satisfaire à d’autres conditions de fond qui lui sont propres.
Ces dernières, qui nous intéressent particulièrement, concernent quatre choses :
la qualité d’associé, les apports, la participation aux résultats de la société et
l’ « affectio societatis ».

A/ La qualité d’associé
Quelle personne peut-être commerçant ?
A cette question il existe une réponse de principe, qui supporte des exceptions
ou limites.
En principe, toute personne est libre d’être membre dans une société
commerciale, en vertu du principe de la liberté de commerce et d’industrie. Ce
principe trouve une consécration dans les dispositions de l’article 42 COCC.
Toutefois, sa portée n’est pas absolue, puisque la loi interdit à certaines
personnes d’être associées dans une société commerciale ; à savoir :
1) Les personnes ayant fait l’objet d’une interdiction, incapacité ou
incompatibilité (art.7 AUSC).
2) Les mineurs et majeurs incapables, qui ne peuvent être associés dans une
SNC et dans SCS.

7
3) Les personnes mariées, qui ne peuvent, ensemble, être associés dans une
SNC ou SCS en tant que commandités.

B/ Les apports
L’apport est un bien meuble, que chaque associé promet de faire à la
société. Il existe trois sortes d’apports dont la réalisation emporte certaines
conséquences.

1) Les différentes sortes d’apports


C’est l’apport, en numéraire, en nature et en industrie.

a) L’apport en numéraire
Il consiste en une somme d’argent que l’associé verse à la caisse de la
société. Ce versement effectif de la somme d’argent s’appelle, réalisation ou
libéralisation d l’apport, par opposition à la souscription de l’apport. Cette
dernière en effet consiste en un engagement ou une promesse de faire apport.
En fonction de la forme de la société, la libération de l’apport doit se
faire dans certaines conditions fixées par la loi.
Ainsi dans la SARL, l’apport en numéraire doit être libéré lors de la
souscription du capital social de moitié, au moins ; le reliquat devant être versé
en une ou plusieurs fois, dans un délai de deux (02) ans à compter de
l’immatriculation de la société au RCCM.
Dans la SA, c’est le quart de l’apport en numéraire qui doit être versé lors
de la souscription du capital social. Quant au reliquat, il doit être versé dans un
délai de trois (03) ans à partir de l’immatriculation de la société au RCCM.
Dans les autres formes de société, aucune modalité de libéralisation de l’apport
en numéraire n’est indiquée par l’AUSC. C’est donc aux associés d’en décider.

b) L’apport en nature

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Ce n’est pas une somme d’argent, mais un bien, meuble ou immeuble, que
l’associé met à la disposition de la société.
L’apport en nature peut prendre diverses formes :
- apport en propriété
- apport en usufruit
- apport en jouissance
Dans certaines sociétés commerciales l’apport en nature est réglementé de
façon particulière.
Ainsi dans la SARL, lorsque le montant de l’apport en nature excède la
somme de Cinq (05) millions de CFA, l’AUSC exige la nomination de
commissaires aux apports, chargés de procéder à l’évaluation des apports. Dans
la SA, la désignation de commissaires aux apports est obligatoire, quel que soit
le montant de l’apport. En ce qui concerne les autres sociétés commerciales,
l’AUSC n’a rien prévu comme condition

C/ L’apport en industrie
Cette forme d’apport peut être entendue dans deux sens distincts :
- Il peut s’agir des connaissances techniques ou professionnelles, ou encore
des services que l’apporteur met à la disposition de la société. C’est
l’apport en industrie entendu au sens large.
- L’apport en industrie peut aussi désigner la main d’œuvre, le travail que
l’associé effectue au profit de la société. C’est l’apport en industrie
entendu au sens étroit.
2) Les conséquences de réalisation des apports
Ces conséquences se manifestent doublement : l’acquisition par la société
d’un capital social et l’attribution aux associés de titres sociaux.

a) Le capital social

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La société commerciale est une personne. Comme telle, elle dispose d’un
patrimoine, techniquement appelé capital social. Ce capital social est composé
des apports en numéraire et des apports en nature, On appelés « apports en
capital ».
Pour certaines sociétés commerciales, le montant du capital est fixé par la loi :
Ainsi pour la SARL, le montant est en principe fixé à un million de F CFA.
Cependant, l’AUSC permet aux Etats membres de l’OHADA de prévoir un
montant inférieur à cette somme. Au Sénégal, par exemple, le montant fixé
est de cent mille F CFA.
S’agissant de la SA, la loi distingue entre la SA qui fait appel public à
l’épargne et celle qui ne fait pas appel public à l’épargne. Pour la première
hypothèse, le montant du capital social minimal est fixé à cent millions de
FCFA. S’agissait de la seconde hypothèse, le montant minimal du capital
social est fixé à dix millions de FCFA.
En ce qui concerne les autres formes de sociétés commerciales, le montant
minimal du capital social n’est pas fixé par l’AUSC. Les associés sont donc
libres de le déterminer.

b) Les titres sociaux


Chaque associé qui fait apport à la société reçoit en contrepartie un titre
social, qui représente ses droits et obligation dans la société : droit de prendre
part à la répartition des dividendes, droit de voter, mais aussi obligation de
contribuer au paiement du passif social.
Dans les différentes formes de sociétés commerciales, les titres sociaux ne
portent pas le même nom :
- Dans les SA et SAS, ils s’appellent « actions »
- Dans les autres sociétés, ils s’appellent « parts sociales ».

10
Cette différence de nom implique une différence de régime juridique
applicable : alors que les parts sociales sont uniquement cessibles, les actions
sont en revanche cessibles et négociables.

C/ La participation aux résultats de la société


Une société commerciale peut au cours de son fonctionnement réaliser
deux types de résultats, auxquels participent tous les associés : des résultats
positifs ou bénéfice et économie, et des résultats négatifs, c’est-à-dire des pertes.

1) Les résultats positifs : les bénéfices


Les bénéfices et l’économie représentent tous les deux les résultats positifs
susceptibles d’être réalisés par une société commerciale. Cependant, ils
présentent une différence.
Les bénéfices représentent tout ce qui vient augmenter la fortune des associés ;
s’agissant de l’économie, son rôle est d’évider une baisse de cette fortune.
Lorsque l’Assemblée générale décide que les bénéfices réalisés seront
distribués, chaque associé recevra une cote part. En principe, les cotes parts sont
distribuées par application de la règle dite de la proportionnalité. Toutefois,
selon l’AUSC les associés peuvent aussi prévoir une autre règle d’attribution des
bénéfices qu’ils indiquent dans les statuts de la société.

2) Les résultats négatifs : les pertes


En même temps qu’ils ont le droit de prendre part à la répartition des
bénéfices, les associés ont aussi l’obligation, le cas échéant, de supporter les
dettes de la société. ([Link].4 AUSC). Mais, les conditions dans lesquelles ils le
font varient selon le type de société en cause :
- dans la SNC, les associés contribuent au paiement des dettes sociales de
façon solidaire et indéfinie. Et, il en est de même dans la SCS, pour ce qui
concerne les associés commandités.

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- dans la SARL, SA et SAS, les associés et actionnaires ne contribuent au
paiement des dettes sociales que jusqu’à concurrence du montant de leur
apports. C’est la même règle qui s’applique aux associés d’une SCS, en ce
qui concerne les commanditaires.

D/ L’ « affection societatis »
C’est là, une expression latine. Elle désigne le lien juridique qui unit les
personnes qui ont pris l’engagement de participer au capital social d’une société
civile ou d’une société commerciale.
L’AUSC n’emploie pas expressément le mot « affection societatis ». Cependant,
il ne vise pas autre chose, lorsque il énonce que : « la société commerciale est
créée dans l’intérêt commun des associés » (art.4, al.2 AUSC).
Selon la doctrine commercialiste, l’affectio societatis signifie deux choses : une
collaboration égalitaire et une collaboration intéressé.
La collaboration égalitaire veut dire que les associés sont des partenaires
entretenant des rapports égalitaires, qu’ils se considèrent comme étant des
égaux. Ce qui exclut donc toute idée de lien de subordination entre eux.
S’agissant de la collaboration intéressée, elle signifie que chaque associé a le
droit de prétendre part à la répartition des bénéfices réalisés par la société.

PARAGRAPHE II
Les conditions de forme
---000---

12
Les conditions de forme de constitution de la société commerciale
présentent un intérêt certain pour les tiers, notamment : elles permettent à ces
derniers d’être renseignés sur l’existence de la société, de son capital social, de
son siège social… Ces conditions de forme sont au nombre de deux :
l’établissement de l’acte de société et la publicité de cet acte.

A/ L’établissement de l’acte de société


L’acte de société n’est rien d’autre que les statuts de la société. C’est soit
le contrat, en cas de société pluripersonnelle, soit l’acte de volonté d’un associé
unique, en cas de société unipersonnelle.
L’établissement de l’acte de société renvoie à trois (03) question différentes :
- quelle forme pour les statuts ?
- quel contenu pour les statuts ?
- quelles personnes pour signer les statuts ?

1) Forme de statuts
Deux formes sont possibles :
- La forme authentique : c’est le principe
- La forme sous seing privé : c’est la limite apportée au principe de l’acte
authentique

2) Contenu des statuts


Les statuts contiennent deux types de mentions : des mentions dites
obligatoires et des mentions dites facultatives.
Les mentions obligatoires sont ainsi appelées, en ce sens qu’elles doivent
obligatoirement figurer dans les statuts sous peine de sanctions Il s’agit, entre
autres, de la dénomination sociale, de l’objet et du siège social.

13
En ce qui concerne les mentions facultatives, leur mention dans les statuts ne
s’impose pas ; elle est laissée à l’appréciation souveraine des associés. Il en est
ainsi, de la clause de non concurrence.
3) Signature des statuts
La signature traduit concrètement la volonté des associés d’être ensemble
dans le groupement social. Elle peut être, soit le fait personnel des associés, soit
le fait de personnes mandées par les associés.
Mais, dans tous les cas, cette signature des statuts produit un certain nombre de
conséquences :
- à partir de cette signature, la société existe juridiquement à l’égard des
associés ;
- la signature des statuts permet de distinguer entre deux (02) catégories de
personnes : les fondeurs et les dirigeants sociaux. Les fondeurs exercent
leur fonction du début de la constitution de la société jusqu’à la date de
signature des statuts. Quant aux dirigeants sociaux, ils commencent leurs
fonctions à compter de la signature des statuts.
- La signature des statuts permet en fin, de faire une distinction entre la
société en constitution et la société constituée. Tant que les statuts ne sont
pas signés, on parle de société en constitution. Mais une fois qu’ils sont
signés, on parle de société constituée.

B/ La publicité de l’acte de société


C’est la formalité ou l’opération destinée à porter l’existence de la société
à la connaissance du public. Elle prend deux formes : l’immatriculation et
l’insertion de l’acte de société.
L’immatriculation, c’est l’action par laquelle une personne (commerçant), ou
une sûreté (hypothèque) est inscrite sur un document destinée à fournir des
renseignements. Pour les sociétés commerciales, ce document, est représenté
par le RCCM.

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En principe, toutes les sociétés commerciales doivent être inscrites au
RCC, sauf pour la société en participation. Pour cette dernière en effet, les
associés décident qu’elle ne sera pas immatriculée au RCCM.
Lorsque l’opération d’immatriculation a été réalisée, elle confère à la société la
personnalité juridique, c’est-à-dire l’aptitude à avoir des droits et d’être soumise
à des obligations. En effet, à partir de son immatriculation, la société existe
juridiquement à l’égard de tous, c’est-à-dire aussi bien les associés que les tiers ;
elle devient une personne.
En ce qui concerne l’insertion, seconde modalité de publicité de la société,
elle consiste en un avis que l’on insère dans un journal d’annonces légales. Cet
avis est signé, soit par un notaire, soit par les fondateurs. Il contient des
renseignements sur la société : forme de la société, le montant de son capital
social…
SECTION II
Sanctions du non-respect des conditions de constitution
---000---
Ces sanctions sont de deux ordres : la nullité de la société et la
responsabilité des personnes ayant participé à la constitution irrégulière de la
société.
PARAGRAPHE I
Nullité de la société
---000---
La nullité est la sanction prise par le juge compétent à l’encontre d’une
société irrégulièrement constituée. Son examen fait appel à trois choses : les
causes de la nullité, l’action en nullité et les effets de la nullité.

A/ Les causes de nullité


Elles sont prévues par le texte de l’article 242 AUSC, qui énonce que :
« la nullité d’une société commerciale (…) ne peut résulter que d’une

15
disposition expresse du présent Acte uniforme ou des textes qui régissent la
nullité des contrats en général ou du contrat de société en particulier. Des
dispositions de ce texte, il apparait clairement que la nullité d’une société
commerciale a trois (03) causes exclusivement :
- l’AUSC
- les textes régissant les contrats et
- le contrat de société commerciale
Exemple: l’absence de signature des statuts est une cause de nullité : art.315
AUSC.
B/ L’action en nullité
L’action en nullité, c’est la demande par laquelle une personne intéressée
s’adresse au juge compétent en vue d’obtenir l’annulation de la société qu’elle
estime irrégulièrement formée.
Lorsque la nullité encourue est une nullité absolue, elle peut être demandée au
juge par toute personne qui justifie d’un intérêt. En revanche en cas de nullité
relative, la demande en nullité est réservée à la personne que la loi en entendu
protéger.
Mais pour limiter les cas d’annulation des sociétés commerciales, l’AUSC
a, non seulement limité les causes de nullité, mais en outre, il a réduit le délai de
prescription extinctive de l’action en nullité (trois ans), et prévu le rejet de
l’action en nullité dans certains cas bien déterminés : exemple, lorsque la cause
de nullité a disparu au jour où le juge statue en 1ère instance.
C/ Les effets de la nullité
En droit commun des contrats, l’annulation entraine, en principe la
disparition rétroactive du contrat. Celui-ci disparait depuis la date de sa
conclusion ; il est censé n’avoir jamais existé.
En matière de nullité des sociétés commerciale, la solution est différente. Ici, en
effet, la nullité ne produit pas d’effet rétroactif ; la société cesse simplement

16
d’exister pour l’avenir. En d’autres termes, elle produit les effets de la
dissolution.

PARAGRAPHE II
La responsabilité des personnes ayant participé à la formation irrégulière
de la société.
---000---
Les personnes concernées sont, les fondateurs et les premiers dirigeants
sociaux. Elles sont solidairement responsables du préjudice causé soit par le
défaut de mention d’une mention obligatoires dans les statuts, soit par
l’omission ou l’accomplissement irrégulier d’une formalité requise pour la
constitution de la société : art. 78 AUSC.

CHAPITRE II
Fonctionnement de la société commerciale
---000---
A l’instar des personnes physiques, vivent et meurent, les sociétés
commerciales fonctionnent puis disparaissent.
Dans le cadre du fonctionnement d’une société commerciale, interviennent deux
principaux acteurs. Il s’agit des dirigeants sociaux et des associés.

SECTION I
Les dirigeants sociaux
---000---
Dans le cadre du fonctionnement d’une société commerciale, les
dirigeants sociaux occupent une place centrale ; Ils disposent de larges
pouvoirs dont l’exercice peut être source de responsabilité civile ou pénale.

PARAGRAPHE I

17
Pouvoirs des dirigeants sociaux
---000---
La société commerciale, comme toute personne morale, fonctionne grâce
à ses organes. En effet, il n’existe pas de société sans organe de gestion, de
direction ou d’administration. Ces organes sont désignés exclusivement par la
collectivité des associés par application de la théorie contractuelle de la société.
Cependant, s’agissant des pouvoirs des dirigeants sociaux, ils sont pour
l’essentiel déterminés par la loi. De ce point de vue, on se rapproche davantage
de la conception qui fait de la société commerciale une institution plus qu’un
contrat.
Mais, Les pouvoirs dont disposent ainsi les dirigeants sociaux doivent être
analysés en distinguant entre deux types de rapports : rapports vis-à-vis des
associés et rapports l’égard des tiers.
A/ Pouvoirs dans leurs rapports avec les associés
A l’égard des associés, les organes de gestion, de direction ou
d’administration disposent, en principe, de tous les pouvoirs pour diriger la
société dans l’intérêt de celle-ci. Toutefois, ces pouvoirs ne sont pas sans
limites, puisque des clauses statutaires peuvent leur apporter des limites. Ces
clauses sont diverses. Elles peuvent, par exemple, interdire la passation de
certains actes d’une gravité exceptionnelle, ou imposer l’autorisation préalable
des associés ou d’un organe de contrôle de la société.
Toutefois bien que possibles ces clauses limitatives ne produisent pas effets à
aucun effet à l’égard de tous ; puisqu’elles ne sont pas opposables aux tiers de
bonne foi (art. 122 AUSC).

B/ Pouvoirs dans leurs rapports avec les tiers


A l’égard des tiers, les dirigeants sociaux disposent également de tous les
pouvoirs pour engager la société, sans avoir à justifier d’un mandat spécial.

18
Aussi, toute limitation de leurs pouvoirs légaux par les statuts est inopposable
aux tiers (art.122 AUSC). Il en résulte deux conséquences :
D’une part, la société est engagée par les actes pris par les organes de
gestion, de direction ou d’administration qui ne relèvent pas de l’objet social, à
moins qu’elle (la société) ne prouve que le tiers savait que l’acte dépassait cet
objet social, ou qu’il ne pouvait l’ignorer compte tenu des circonstances, sans
que la seule publication des statuts suffise à constituer cette preuve.
D’autre part, les tiers qui contractent avec la société bénéficient d’une
certaine protection de la loi : ils sont dispensés de vérifier les pouvoirs du
dirigeant social, représentant la société.

PARAGRAPHE II
Responsabilité des dirigeants sociaux
---000---
Dans le cadre de l’exercice de leurs fonctions, les dirigeants sociaux
peuvent engager leur responsabilité. Cette responsabilité est organisée par deux
régimes juridiques différents : le régime de droit commun et des régimes
spéciaux.
A/ Le régime de droit commun
Ce régime est ainsi dénommé, dans la mesure où il s’applique à tous les
dirigeants sociaux et quelle que soit la forme de société commerciale considérée.
Il réglemente deux types d’actions en responsabilité. L’une est dite action
individuelle, l’autre action sociale.
L’action individuelle est celle intentée en réparation d’un dommage subi par un
associé ou par un tiers, du fait de la faute commise individuellement ou
collectivement par les dirigeants sociaux dans le cadre de l’exercice de leurs
fonctions. Par ailleurs, l’action individuelle, est prescrite par trois (03) ans à
compter du fait dommageable ou, s’il a été dissimulé, dès sa découverte. En ce
qui concerne les crimes, l’action individuelle se prescrit par dix (10) ans.

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S’agissant de l’action sociale, elle est exercée lorsque le préjudice est subi
par la société du fait du comportement fautif des dirigeants sociaux dans
l’exercice de leurs fonctions. Cette action, qui est exercée par les dirigeants, se
prescrit par trois (03) à compter du fait dommageable ou, s’il a été dissimulé,
dès sa découverte. Pour les crimes le délai de prescription est de 10 ans.
B) Les régimes spéciaux.
Ces régimes sont ainsi appelés en ce sens qu’ils ne s’appliquent qu’à certaines
formes de sociétés commerciales. Il s’agit en l’occurrence du régime applicable
à la S.A et de celui régissant la SARL.
1) Le régime de la SA
Ce régime est prévu par les articles 738 à 743 AUSC. Il concerne les
fondateurs, mais également les administrateurs.
Selon l’article 738, en cas d’annulation de la société, les fondateurs aux quels la
nullité est imputable peuvent être déclarés solidairement responsables du
dommage dont souffrent les actionnaires et les tiers.
Les administrateurs ou l’administrateur général, qui étaient en fonction au
moment où la nullité est encourue, peuvent aussi être déclarés responsables dans
les mêmes conditions.
Pour ce qui concerne les administrateurs ou l’administrateur général, ils
sont déclarés individuellement ou solidairement responsables envers les tiers ou
la société dans les conditions ci-après :
- En cas de violation des dispositions législatives ou réglementaires
applicables aux SA ;
- En cas de violation des dispositions statutaires ou en cas de faute de
gestion (Art.740 AUSC).

2) Le régime de la SARL

20
Ce régime est prévu par les articles 330 et 331 AUSC. Selon l’article 330,
les gérants sont responsables individuellement ou solidairement, soit envers des
tiers, soit envers la société dans les cas suivants :
- En cas de violation des dispositions législatives ou réglementaires
applicables aux SARL ;
- En cas de violation des statuts ou de faute de gestion.
S’agissant de l’article 331, il reconnait aux associés le pouvoir d’intenter, outre
l’action individuelle, l’action sociale en responsabilité contre le gérant. Mais
pour cela, deux conditions cumulatives sont nécessaires : il faut que les associés
représentent le quart des associés et le quart des parts sociales.

SECTION II
Les associés
---000---
Dans le contexte du fonctionnement d’une société commerciale, les
associés y occupent une situation qui leur confère certaines prérogatives. Il
s’agit, d’une part du droit de participer à la prise des décisions collectives et
d’autre part du droit de profiter des résultats de l’exploitation sociale.

PARAGRAPHE I
Droit de participer à la prise des décisions collectives
---000---
Dans le cadre du fonctionnement de la société commerciale, Les associés
disposent du droit d’exprimer leur point de vue par rapport à l’orientation
générale de la vie de la société. Ainsi, ils ont, notamment, un droit de contrôle,
un droit de critique, et un droit de vote.
C’est dans ce sens qu’il faut d’ailleurs comprendre l’AUSC, prévoit que « tout
associé à le droit de participer aux décisions collectives, sauf si la loi en dispose

21
autrement ». Et pour renforcer cette règle, il ajoute que « toute clause contraire
est réputée non écrite » (art.125 AUSC).

PARAGRAPHE II
Droit de profiter des résultats de l’exploitation sociale
---000---
L’une des conditions de fond de constitution d’une société commerciale,
c’est la réalisation et le partage de bénéfices : art.4 AUSC. Il en résulte que tous
Les associés, quel que soit le type de leur apport, ont vocation à profiter des
bénéfices réalisés par la société. Ils bénéficient chacun d’une part de bénéfice
appelée « dividende ».Cette part de bénéfice est déterminée proportionnellement
au montant de chaque apport ; mais elle peut également être fixée par tout autre
mode de répartition prévu par les statuts.
Mais, il faut aussi rappeler que les associés supportent en même temps
l’obligation de contribuer au paiement des dettes sociales, dans les conditions
prévues par l’AUSC.

CHAPITRE III
Dissolution de la société
---000---
La dissolution est une modalité de cessation des contrats à exécution
successive ; elle met un terme à l’existence de la société, mais pour l’avenir.
Lorsqu’une société commerciale est dissoute, les relations qui unissaient les
associés cessent, sa personnalité morale prend également fin.
En général, la dissolution d’une société commerciale est étudiée par
rapport à deux points, essentiellement Il s’agit, des causes et des effets de la
dissolution.

SECTION I

22
Les causes de dissolution
---000---
Les causes de dissolution des sociétés commerciales sont diverses. Il y a
des causes qui sont communes à toutes les sociétés commerciales, et des causes
qui sont propres à chaque forme de société commerciale. Mais pour rester dans
la logique du cours, seules les causes générales de dissolution seront envisagées
ici.
Et parmi ces causes de dissolution, une distinction doit être opérée. En effet, il
y en des causes de dissolution de plein droit, et des causes de dissolution qui
font intervenir, soit le tribunal compétent, soit les associés eux-mêmes.

PARAGRAPHE I
Les causes de dissolution de plein droit
---000---
Ces causes sont diverses. Il s’agit, d’une part, de l’arrivée du terme, de la
réalisation ou de l’extinction de l’objet social et, d’autre part, de l’annulation du
contrat de société et de la liquidation de la société.

A/ L’arrivée du terme, la réalisation ou l’extinction de l’objet social.


1) L’arrivée du terme
La société commerciale a une durée de vie qui doit être mentionnée dans
les statuts. Celle-ci, dont le point de départ est en générale la date
d’immatriculation de la société au RCCM, ne peut excéder 99 ans. Lorsque cette
durée arrive à terme, la société prend fin, de plein droit.
2) La réalisation ou l’extinction de l’objet social
Il y a réalisation de l’objet social, lorsque l’opération pour laquelle la
société a été créée est définitivement accomplie.
Pour ce qui concerne l’extinction de l’objet social, elle se produit, lorsque
l’exploitation de l’activité devient impossible. Il en est ainsi, par exemple, en

23
cas de fermeture du fonds de commerce, ou lorsque l’activité prévue devient
illicite (interdiction par la loi de la fabrication et de la vente d’un produit
déterminé).
B/ Annulation du contrat de société et liquidation des biens de la société.
Nous le savons déjà, l’annulation constitue une sanction prononcée par le
juge compétent contre une société formée irrégulièrement. Lorsqu’elle
intervient, elle entraine la fin de la société sans rétroactivité, ainsi que
l’exécution du contrat de société.
S’agissant de la liquidation des biens, c’est une mesure de procédure
collective d’apurement du passif. Elle est prononcée à l’encontre d’un débiteur
déclaré en état de cessation des paiements. Son objet consiste à la réalisation et à
l’apurement du passif du débiteur. Lorsqu’elle est prononcée à l’encontre d’une
société commerciale, elle entraine la cessation de celle-ci.

PARAGRAPHE II
Les causes de dissolution supposant une intervention du juge
Ou celle des associés
---000---
En dehors des causes de dissolution de plein droit, qui viennent d’être
étudiées, l’AUSC a prévu d’autres cas de dissolution de la société. Il s’agit, de la
dissolution prononcée par le tribunal et de celle décidée par les associés.
A/ Dissolution prononcée par le tribunal
La dissolution d’une société commerciale par décision du tribunal
compétent peut intervenir dans deux cas : lorsqu’il y a juste motif ou lorsque
toutes les parts ou actions sont réunies entre les mains d’un associé unique.
Il y a juste motif certains cas prévus par la loi : inexécution par un associé de ses
obligations, mésentente entre associés empêchant le fonctionnement normal de
la société…

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Par ailleurs, la dissolution d’une société peut également être décidée par le
tribunal lorsque les droits sociaux (parts sociales ou actions) sont réunis entre les
mains d’un associé unique. Ainsi, par exemple, lorsque dans une SNC ou dans
une SCS, les parts sociales sont détenues par un associé unique. Dans ces cas
en effet, le juge compétent peut prononcer la dissolution de la société, si la
régularisation n’est pas opérée dans le délai d’un an.

B/ Dissolution décidée par les associés


Outre la dissolution susceptible d’être décidée par le tribunal compétent,
la dissolution d’une société commerciale peut également être décidée par les
associés. Cette hypothèse apparait raisonnable : si par application du principe de
la liberté contractuelle, les personnes peuvent créer des contrats, ces mêmes
personnes peuvent, au nom du même principe mettre fin aux contrats qu’elles
ont créés. La solution découle directement des dispositions l’article 67 COCC ;
solution reprise par l’AUSC en son article 200.

SECTION II
Les effets de la dissolution
---000---
Les effets de la dissolution d’une société commerciale sont divers. Ils
varient selon que la dissolution concerne une société unipersonnelle ou une
société pluripersonnelle

PARAGRAPHE I
En cas de société pluripersonnelle
---000---
L’effet principal produit par la dissolution d’une société pluripersonnelle,
c’est la liquidation. Elle a pour objet la réalisation de trois (03) opérations

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distinctes : la réalisation des éléments d’actif, le paiement des créanciers sociaux
et le partage du boni de liquidation.
Le boni de liquidation est constitué par le partage des bénéfices réalisés
par la société, lesquels n’ont pas été distribués au cours du fonctionnement de la
société. Toutes ces trois opérations sont effectuées par une personne appelée
« liquidateur ».

PARAGRAPHE II
En cas de société unipersonnelle
---000---
A l’inverse de la dissolution d’une société pluripersonnelle, qui implique
une liquidation, celle d’une société unipersonnelle entraine transmission
universelle du patrimoine de la société dissoute à l’associé unique (art.201, al.4
AUSC).

BIBLIOGRAPHIE INDICATIVE

1) Droit commercial (1er et 2e partie) par Ndiaw DIOU,F Professeur Agrégé


à l’UCAD

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2) Réforme du droit des sociétés commerciales OHADA par Patrice Samuel
BADJI : Maître de conférences Agrégé à l’UCAD.

3) Régime juridique des sociétés commerciales et du G.I.E. dans l’espace


OHADA, par Alioune DIEYE Expert Fiscal Agrée.

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