TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
TECHNIQUES GENERALES DES SOINS : MODULE 2
Objectifs spécifiques
A la fin de cette partie du cours, l'étudiant doit être capable :
D'utiliser correctement le matériel d'usage courant dans le milieu
hospitalier selon le besoin ressenti par le client ;
De réfectionner sans se fatiguer toutes les techniques de lits enseignées en
respectant les principes de base et les normes de chaque technique ;
D'assurer les soins d'hygiène, propreté et l'hygiène générale selon l'état
hygiénique du malade et selon sa pathologie ;
D'identifier les anomalies en rapport avec l'élimination rénale et intestinale
;
De pratiquer correctement les soins de l'intestin en tenant compte de l'état
du malade ;
D'expliquer les notions générales en rapport avec les soins en
postopératoire ;
D’appliquer les techniques de bandage selon la partie du corps à bander
Contenu du module
Chapitre 1 : Le matériel de soins
Chapitre 2 : les techniques de lits
Chapitre 3 : les soins d'hygiène
Chapitre 4 la surveillance de l'élimination rénale & intestinale
Chapitre 5 : les soins à l'intestin
Chapitre 6 les soins pré et post - opératoire
Chapitre 7 : les techniques de bandages
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 1
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
CHAPITRE I : LE MATERIEL DES SOINS
Il existe une variété trop grande de matériel de soin, nous allons néanmoins
présenter le matériel dont l'usage est très courant dans les soins infirmiers.
OBJECTIF GENERAL :
A la fin de ce chapitre, l'étudiant doit être capable d'utiliser correctement le
matériel d'usage courant dans le milieu selon le besoin ressenti par le client.
A. Le bassin de lit ou panne de lit
L'infirmier doit être persuadé que les soins qu'il est appelé à faire auprès du
malade, ont tous la même valeur. L'expérience qu'il a acquise dans ses stages,
grâce à son esprit d'observation, a dû lui montrer l'importance du bassin dans les
soins et avec quelle délicatesse il faut assister le malade qui ne peut s'en servir
Usage
Recueillir urines et selles des malades alités ;
Recueillir urine et selles pour examens ;
Recueillir des liquides d'irrigation vulvaire ou vaginale.
Matière
métal émaillé ;
acier inoxydable ;
matière plastique.
Forme
rond ;
long et plat ;
ovale.
Généralités
Veiller à une propreté scrupuleuse du bassin de lit ;
ne jamais se servir d'un bassin de lit endommagé ;
couvrir le bassin de lit : couvercle ou petit linge ;
ne jamais le déposer sur le sot ;
avant d'installer le malade sur le bassin de lit - inviter les visiteurs se retirer.
Préparation
bassin non endommagé avec couvercle ou linge ;
papier hygiénique ;
matériel pour la toilette du malade si nécessaire (toilette du siège surtout.
Technique pour donner le bassin de lit au malade
Inviter les visiteurs à sortir de la chambre
Isoler légèrement le malade
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 2
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
déborder légèrement le lit du malade
saisir le bassin d'une main, le bord plat tourne vers le siège du malade, la
poignée vers les jambes
demander au malade de plier les genoux et de s'appuyer sur les talons,
éventuellement de se sentir a la potence
soutenir d'une main le malade dans les reins, glisser le bassin en dessous de
lui
couvrir le malade
placer la sonnette à sa portée
lui donner du papier hygiénique
l'infirmier s'éloigne mais reste dans les environs.
Le malade ne peut pas soulever lui-même
faire appel à un deuxième infirmier
le premier glisse une main dans les reins du malade et la seconde main sous
ses cuisses
le deuxième glisse une main dans les reins du malade et saisit le poignet de
l'autre. Avec l'autre main, il glisse le bassin sous le siège du malade.
Enlever le bassin de lit
soutenir le malade dans les reins Si le malade ne peut le faire, nettoyer la
région anale, de bas en haut
enlever le bassin, le recouvrir de suite, le placer sur la tablette inférieure de
la table de chevet ou sur une chaise
faire une toilette intime si nécessaire
réinstaller le malade, aérer la chambre si possible
noter les seller sur la feuille de température
emporter de suite le bassin, vérifier le contenu, voir s'il ne doit pas être
garde
si des compresses sont tombées dans le bassin, les enlever avec une pince
mais ne jamais les jeter dans le W.C.
Entretien du bassin de lit
Bassin personnel : nettoyer avec une brosse spéciale, rincer le bassin et la
brosse essuyer.
Bassin non personnel ou après le départ d'un malade :
Désinfecter
Nettoyer
Rincer
Essuyer
Note
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 3
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Dans certaines cliniques, il existe des appareils qui vident et essuient les
bassins.
B. L'urinal
Sert le plus souvent à recueillir l’urine de l'homme ; exceptionnellement
pour recueillir l'urine de la femme.
Matière :
Verre, métal émaille, acier inoxydable ou encore en plastique.
Forme :
Urinal d’homme
Urinal de la femme.
Technique
(Habituellement) le malade s'en sort lui-même. S'il faut aider, (ex. malade
immobilise) il faut :
Placer l'urinal entre les deux jambes du malade
Introduire le verge dans l’urine en le prenant avec le drap ou l'alèze. Ne
jamais prendre la verge de la main nue.
Après usage le recouvrir et l'emporter de suite
Vérifier l’aspect de l’urine, voir si elle ne doit pas être conservée
Si nécessaire noter la quantité sur la feuille de température
Ne jamais poser l’urinal sur la tablette supérieure de la table de chevet
Employer de préférence des urinaux personnels
Entretien
Apres chaque usage l'urinal doit être rince à l'eau, être nettoyé à l'intérieur
avec une brosse ; s'il sert pour plusieurs malades, le désinfecter.
Rincer et essuyer.
Si un dépôt s'en forme, signe de mauvais entretien auparavant, Le rincer
avec de l'eau vinaigrée chaude.
Chaque semaine et après le départ du malade, laver l'urinal avec une
savonnée et désinfecter.
C. Le crachoir
Usage : recueillir les expectorations (crachats)
Matières : en verre, acier inoxydable, métal émaillé plastique ou carton huilé.
Les crachoirs sont toujours pourvus d'un couvercle.
Technique
Avant usage verser dans le fond :
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 4
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
eau ou solution de sel de soude pour cas non-infectieux
désinfectant pour cas infectieux
apprendre au malade à soulever le couvercle et à cracher au milieu du
récipient
Si le patient est gravement malade, l'infirmier devra aider à :
soulever le couvercle ;
présenter le crachoir ;
essuyer la bouche avec une compresse ou de la cellulose, (Prévoir un
second récipient avec un désinfectant pour y jeter la cellulose)
N.B : si le malade tousse, il faut se placer derrière lui.
Entretien
Si les expectorations ne sont pas infectées, le crachoir est vidé dans le
déversoir, laver et rincer.
si elles sont infectées, les détruire par le feu ou déverser après désinfection
stériliser le crachoir par ébullition ou trempage ;
après stérilisation nettoyé au moyen d’une petite brosse réservée à cet
usage, rincer, essuyer ;
il existe des appareils autoclaves qui vident, nettoient et stérilisent les
crachoirs
D. Le bassin réniforme
Petit bassin en forme de rein ou de haricot.
Usage : bassin réniforme haut :
recueillir des vomissements
parfois urine ou matières fécales
eau de rinçage de bouche
liquides de sondages.
Bassin réniforme plat
Déposition de pansements, et instruments.
Espèces : Email, verre, plastique ou acier inoxydable.
Entretien
Bassin non infecté :
Laver dans une eau savonneuse, détergente, rincer et essuyer
Bassin infecté :
Désinfecter par immersion, enlever les tâches avec poudre détergente,
rincer, sécher puis stériliser s'il y a lieu.
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 5
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
E. Les blocs
On parle de blocs de bois, portant au centre une excavation ronde, destinés
à être placés sous les pieds du lit. On les emploie pour surélever une partie du lit.
Par ex. pour la position de Trendelenburg.
F. Cerceau ou arceau
II existe plusieurs types de grandeurs différentes.
Petit arceau : pour prévenir la pression de la garniture supérieure sur le
corps ou une partie du corps de malade.
Cerceau électrique, pourvu de lampes électrique, le cerceau est recouvert
d'une chape.
Précaution à prendre
Veiller à ce que le bord métallique ne blesse pas le malade ; entourer le
bord d'ouate
Prévoir des couvertures assez larges pour que le malade soit bien couvert
Exercer une surveillance étroite pour éviter les brûlures et incendie
Contrôler le pouls du malade et sa fatigue
Ne s'emploie que par prescription médicale.
G. Dossier de lit
Usage : quand le malade doit être assis, pour limiter le nombre d'oreillers
Espèces cadre métallique avec réseau élastique de fil de fer. Cadre de bois
Technique :
Donner l’élévation désirée.
Recouvrir d'une alèze par mesure d'hygiène et pour éviter d'abimer le lit.
Placer le traversin sur le dossier du lit, le côté le plus large en bas.
H. Soutiens pour les pieds.
Pour prévenir le glissement du malade vers le pied du lit. On emploie:
un cousin dur, recouvert d'une taie
un sac de sable
des caissettes de bois ou boîtes en carton fort enveloppées dans une alèze.
I. Coussin rouleau
Usage : coussin large et allonge pouvant servir
Pour soutenir les genoux, reins, bras peut être recouvert éventuellement
d'une toile imperméable et d'une taie appropriée.
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 6
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Technique :
si le rouleau ne doit servir qu'à soutenir, il suffit de le couvrir d'une housse.
S'il doit prévenir le glissement, on l'enveloppe dans une alèze, dont les
extrémités sont fixées un peu plus haut que les oreillers, sous le matelas.
J. Coussin à air
Gonflement du coussin à air au moyen d'une poire. C'est un large anneau de
caoutchouc, pourvu d'une soupape latérale qui en permet le gonflement.
Usage : prévenir ou guérir les escarres de décubitus en répartissant les points de
compression du corps
Espèce :
coussin à siège : rond, petit ou grand suivant le malade
coussin à talons : petit anneau en caoutchouc gonflé d'air (peut-être
improvisé avec ouate et bandages.
Gonflement
S'assurer que la soupape est couverte
Insuffler l'air avec : pompe de Richardson
Pompe à vélo
o Avec la bouche : est à déconseiller : dans ce cas placer Une compresse
propre sur Ia soupape
o gonfler de manière à pouvoir encore plier le coussin en deux
l'envelopper d'une housse ou d'une alèse.
Mise en place du coussin à air
Après avoir recouvert le coussin, le talquer.
Si le malade peut se soulever, glisser le coussin à air sous le siège, sinon,
demander l'aide d'une deuxième et même d'une troisième infirmière et
mettre le coussin en place, la soupape tournée sur le côté
Si le coussin est recouvert d'une grande alèze, border celle-ci latéralement
sous le matelas, un peu plus haut que le siège du malade.
Placer de préférence un coussin dans les reins et sous les genoux.
Entretien
Après usage, laver avec eau savonneuse, désinfecter, essuyer
soigneusement
Enlever éventuellement les tâches avec de l’éther.
Conservation :
dans un endroit frais et y laisse un peu d'air
s'il doit rester longtemps inemployé, le talquer
pour chercher une fuite, gonfler le coussin, le plonger dans l'eau ; l'air fera
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 7
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
bouillonner l'eau.
K. Bouillotte ou thermophore
Indications :
chauffer le lit
provoquer une dérivation
favoriser la circulation
faire transpirer
calmer la douleur
Espèce : sac en caoutchouc avec fermeture hermétique, composée d'un bouchon
à vis muni d'un anneau en caoutchouc.
Emploie :
s'assurer que la bouillotte est en bon état
dans le remplissage veiller à ce que le filet d'eau soit plus que l'ouverture
du goulot.
Selon le poursuivi, remplir du 1/3 aux ¾
Faire le vide d'air
Fixer le bouchon
S'assurer d'une fermeture convenable : retourner la bouillotte s'assurer qu'il
n'y a pas de fuite
Essuyer et mettre la housse, de préférence en flanelle.
Placement :
suivant le but poursuivi, placer entre deux couvertures placer l'endroit exact
déterminé par le médecin
renouveler à temps, s'il y a plusieurs bouillottes, ne pas les renouveler
toutes à la fois
contrôler l'état de la peau.
Entretien
après usage mettre la housse à la lessive
le sac : laver avec eau savonneuse, rincer, essuyer, laisser, égoutter, gonfler
légèrement et fermer
pour le conserver longtemps, le talquer et le conserver dans un endroit
frais.
L. Le sac à glace
Usage
calmer la douleur ;
prévenir une inflammation localisée ;
provoquer une dérivation ;
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 8
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
faire laisser la température ;
prévenir ou arrêter une hémorragie.
Contre-indications
patients en état de choc ;
hypothermie ;
constipation.
Endroits où le placer
Tête : maux de tête violant, hémorragies cérébrales, convulsions,
méningites.
Poitrine : oppression, crachats (toux), hémoptysie, (crachements de sang),
affection pulmonaire.
Abdomen : hématémèse (vomissements de sang) péritonite, appendicite.
Jamais en cas de grossesse.
Jambes : varices, phlébite, thrombophlébite.
Emploi
détacher les cubes ou sac des blocs de glace ;
remplir le sac de 1/3 ou à 1/2 ;
fermer le sac ;
répartir la glace uniformément ;
essuyer le sac ;
mettre la housse.
Placement
Mettre le sac à l'endroit déterminé ; le fixer éventuellement.
Le laisser jusqu'a ce que la glace soit à demi fondue.
Renouvellement
laisser la housse jusqu'à ce qu'elle soit humide, le changer en ce cas ;
vider le sac et le remplir à nouveau ;
ne pas échanger le sac à glace d'un malade à l’autre ;
demander au médecin si le refroidissement doit être poursuivi durant la nuit
Surveiller l'état de la peau : elle peut être légèrement rouge mais pas foncée
ni violette. En ce cas, ne pas renouveler le sac et avertir le médecin ;
Essuyer et talquer la peau.
Entretien et conservation
Après usage :
vider le sac ;
le laver avec une savonnée, désinfecter si nécessaire ;
laisser égoutter, talquer ; y laisser un peu d'air et le fermé ;
le garder dans un endroit frais mais sec.
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 9
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Cas spéciaux
Si le malade ne supporte pas le poids du sac à glace, le suspendre (cerveau)
Ex
pour l'abdomen mettre un cerceau ; y fixer un essuie dans lequel est
suspendu le sac ;
pour la tête se servir de la potence ;
Rapport indice
le nombre d'application de glace ;
la durée d'emploie ;
l'endroit à traiter ;
le résultat obtenu.
M. Matériel à pansement
a) Gaze hydrophile et compresses.
Tissu de coton absorbant à réseaux très lâches et préparés sans apprêt. Les
pièces de gaze, de longueur variable, peuvent être taillées suivant la grandeur et
l'épaisseur des compresses que l'on désire obtenir.
Les bords des compresses doivent toujours être rentrés à l'intérieur pour
éviter les effilochures. Parfois les bords sont cousus. Lorsque les compresses
servent au nettoyage d'une plaie, on la nomme tampons. Ils sont, soit préparés à
l’aide de deux pinces soit tout fait et cousu sur le bord.
b) Coton ordinaire
II est appelé coton cardé. II est imprégné d’une huile végétale qui
l'empêche d'absorber les liquides. II faut opérer sa transformation en coton
hydrophile. Le coton hydrophile est plus léger, plus soyeux que le coton cardé.
Il est blanc et élastique. C'est une véritable éponge.
c) Cellulose hydrophile.
C'est un succédané du coton qui est aussi très absorbant.
d) Pansement américain
Coton hydrophile découpé en carré, rectangle, etc. et recouvert d'une gaze
pour empêcher que les filaments de coton ne pénètrent dans la plaie et éviter des
manipulations trop nombreuses lors du pansement.
e) Plumasseaux
Comprend une couche de coton hydrophile, une couche de coton cardé, le
tout entoure de gaze.
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 10
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
f) Le tulle gras
II est imprégné de vaseline de cire, l'huile de ricin et de baume de Pérou,
puis stérilise à 120° à l'autoclave. Le tulle gras se met sur les brûlures parce qu'il
n'adhère pas à la plaie et les secrétions passent à travers le tulle.
II est très employé pour les greffes et les brûlures.
f) Sparadraps adhésifs
C'est un mélange d'oxyde de zinc et d'une solution adhésive, appliqué sur
un tissu ; pour que l'adhérence soit bonne, il faut que la peau soit frottée à l’éther
ou à la benzine. On n'emploie pas de leucoblaste pour une plaie suintante, cela
peut donner une folliculite. Lorsque le sparadrap est large, il doit être perforé
pour éviter la macération de la peau sous le pansement. Avant de se servir de
sparadrap, il faut raser la peau. Pour l'enlever en utilise l'éther ou la benzine.
g) Le collodion
C'est du fulmicoton dans un mélange d'alcool et d'éther. II sert pour les
plaies très étroites, superficielles ou bien on en met quelques gouttes après une
ponction pour éviter que le liquide continue à s'écouler.
i) Matériaux divers
Les mèches :
Sont constituées de compresses longues (5 m) pliées en accordéon et de
largeur variable. Elles peuvent être simples ou imprégnées d'antiseptiques
(iodoforme ...) ces mèches sont stérilisées dans des boîtes ou des tubes fermes.
L'emploi de mèches de gaze, comme procédé de drainage, hémostatique, isolant,
évacuateur.
Les drains
Ce sont des tubes creux de caoutchouc, de gomme, de plastique ou de
métal. Droits ou de formes diverses. Ils sont percés aux deux extrémités mais
peuvent également être percés d'yeux latéraux. Leurs calibres sont multiples et
les longueurs très différentes.
Les champs stériles
Le tambour :
C'est une boîte perforée (éclipse) dans laquelle on place des champs et des
compresses à stériliser à l'autoclave. Ils sont de plusieurs dimensions.
Les boîtes :
Ce sont aussi de plusieurs dimensions, servent à la stérilisation des
instruments au Poupinel.
Le gobelet
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 11
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
C'est un petit récipient servant à transporter les tampons d'ouate ou
compresse et les liquides pendant les soins.
Le bec de canard
C'est un petit récipient muni d'un bec servant à faire boire le malade alité
quelle que soit sa position.
Le chariot
C'est une table roulant à plusieurs stages (1-4) servant à transporter tout le
matériel de soins. II est très utile surtout lorsque les soins sont individualisés,
l'infirmière peut transporter tout le matériel pour tous les soins du malade.
La pince intermédiaire
C’est une longue pince ne portant pas de dents, qui sert à prélever le
matériel stérile dans les tambours ou les boites. Cette pince doit être stérilisée
tous les jours et être conservée au courant de la journée dans un désinfectant.
Le 2/3 de la pince doit être trempé nj dans le désinfectant. Son mauvais
usage est à la base de multiples infections iatrogènes dans le milieu hospitalier.
CHAPITRE II. LES TECHNIQUES DE LITS
GENERALITES
Terminologie
Se mettre au lit se déshabiller et se coucher ;
Prendre le lit : se coucher parce qu'on se sent malade ;
Garder le lit : demeurer au lit.
Lorsque les infirmiers travaillent en équipe pour la réfection du lit :
les deux infirmiers se placent de chaque côté du lit, en face l’un de l'autre ;
l'un des deux infirmiers assumera la direction du travail ;
les infirmiers éviteront de se croiser les bras (sauf pour retourner le
matelas) ;
le retournement se fera prudemment pour éviter les poussières.
Le malade non alité
a) Défaire et refaire le lit à deux infirmières
Défaire :
Placer une chaise au pied du lit ;
Retirer la feuille de température accrochée au bord du lit et la placer au
dossier de la chaise ;
Secouer les oreillers et le traversin et le poser sur la chaise ;
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 12
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Détacher la garniture du lit en commençant à la tête de lit ;
Chaque pièce de la garniture supérieure de lit est pliée séparément en trois
en commençant par le tiers supérieur ;
Saisir chaque pièce des deux mains pour la déposer sur la chaise ;
Plier l'alèze en deux, d'une main tenir fermement le pli, de l'autre main,
lâcher les coins inférieurs et secouer afin de faire tomber les miettes ;
Plier et secouer de la même manière la toile imperméable ;
Secouer le drap inférieur de côté, et le plier en trois en commençant par le
tiers inferieur ;
Tourner le matelas en croisant les bras ;
Tirer et aplatir le molleton sur le matelas, s'il y a en un. Il est déplié et
étendu dans le sens de la longueur avec la paume de la main et l'avant-bras.
Refaire : drap de dessous
étendre au milieu du lit, le tiers supérieur est déplié et étendu en étirent ;
le matelas est légèrement soulevé et le drap glisse dessous ;
plier le coin du drap et former un coin oblique ;
faire de même pour le tiers inférieur du drap ;
border les cotés.
Toile imperméable
Placer assez haut ;
l'étendre et rentrer les bords en continuant de tirer, sous le matelas et en
allant de haut vers le bas, si l'alèze est trop large on peut aussi d'abord
border le milieu puis le haut et le bas.
Alèze
même technique
Drap de dessus
le déposer au milieu du lit, déplier et border le tiers inferieur sous le
matelas en formant des coins obliques, au pied du lit.
Couverture
comme le drap de dessus, mais ne pas poser aussi haut que celui-ci
rentrer la couverture sous le matelas avec des coins obliques.
Couvre-lit
comme le drap de dessus et la couverture mais ne pas rentrer les coins
obliques au pied du lit, et ne pas border les cotes.
Faire un large pli à la partie supérieure du drap de dessus double de la
couverture et couvre-lit,
Traversin et oreillers
les secouer et les mettre a leur place.
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 13
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
b) Défaire le lit seul, le refaire à deux infirmiers
Défaire seul :
placer une chaise au pied du lit ;
secouer les coussins un par un et les placer sur la chaise ;
étendre toute la garniture du lit en commençant par la tête du lit, du côté
gauche, contourner celui-ci pour détacher tout à tour ;
travailler du côté droit ;
plier en trois séparément et successivement chaque pièce de la garniture
supérieure en commençant par le tiers supérieur ;
saisir entre le pouce et l’index, le premier quart de la pièce de la literie et
l'attirer vers soi. Saisir ensuite le dernier quart entre majeur et l'annulaire,
rejoindre les doigts et former ainsi un pli accordéon ;
placer ensuite chaque pièce sur la chaise en lâchant les plis de sorte qu'ils
s'ouvrent ;
l'alèze et la toile imperméable seront secouées puis pliées en deux dans le
sens de la longueur, pliées en plis accordéon et placées sur la chaise comme
plus haut ;
pour retourner le matelas, l'infirmier le tire des deux mains vers lui, puis, en
le retournant le dépose doucement sur le sommier métallique. Refaire le lit
a deux comme ci-dessus
c) Défaire et refaire le lit seul
Défaire le lit :
comme ci-dessus, mais après avoir plié chaque pièce de la garniture en trois
dans le sens de la longueur, et pendant que cette pièce est déposée devant
elle au milieu du lit, l'infirmière l'attire vers elle, la plié en deux dans le
sens de la largeur, la saisit au pli ainsi formé et déposé la pièce sur la chaise
;
quant à l'alèze et la toile imperméable même méthode mais, plier en deux
d'abord dans le sens de la longueur, secouer et ensuite plier en deux dans le
sens de la largeur.
Faire le lit
suivre le même ordre que ci-dessus pour faire le lit à deux :
déposer chaque pièce de la garniture au milieu du lit en prenant soin que le
pli médian corresponde bien au milieu du lit ;
terminer le lit complètement d'un côté en commençant vers le haut ;
ensuite passer de l'autre côté, rebattre toute la garniture du côté sur le lit,
puis rentrer chaque pièce sous le matelas, séparément et continuer la
technique habituelle ;
remettre les coussins en place.
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 14
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Ouvrir le lit :
ou bien rabattre un coin de la garniture supérieure ;
ou bien rabattre toute la garniture supérieure en plis d'accordéon vers le
pied du lit ;
2° Malade Alité
a) Placement de la couverture individuelle ou drap Individuel
Deux infirmiers : en ouvrant le lit
plier la couverture individuelle (molleton) en quatre accordéons dans le
sens de la longueur ;
placer ainsi sur la poitrine du malade pendant que l'on soulève légèrement
les couvertures ;
fixer le quart inferieur de la couverture derrière les épaules du malade;
saisir entre le pouce et l'index de la main gauche le quart supérieur du
molleton et de même l'ensemble de la garniture supérieur ;
la main droite se place sous le drap supérieur et en un seul mouvement, le
tout de la garniture est rabattue vers le bas en plis d'accordéon.
Pour reprendre la couverture individuelle, saisir, la garniture supérieure et
la couverture d'une main, placer l'autre main sous le drap supérieur, pour
remonter en tirant toute la garniture vers le haut;
La couverture individuelle pliée en deux est enlevée par le côté, le lit
restant fermé.
Deux infirmiers : lit fermé
Plier la couverture individuelle en accordéon ;
Pour l'étendre, la main gauche retient la garniture du lit, la main droite fait
glisser doucement le molleton vers le bas.
Un infirmier : placer la couverture individuelle
l'infirmer se place dos tourné vers le malade ;
le molleton est en accordéon ;
de derniers doigts de chaque main, prendre le quart supérieur du molleton,
et la garniture supérieure, entre le pouce et l’index ;
abattre ensuite le tout en plis d'accordéon.
Enlever la couverture individuelle
l'infirmier se place sur le côté, visage tourné vers le malade ;
saisir des deux mains l'ensemble de la couverture et de la garniture sous les
premiers plis et fermer le lit. Retirer la couverture par le côté.
b) Défaire et faire le lit
placer une chaise au pied du lit ;
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 15
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
retirer oreillers superflus et feuille de T° ;
détacher la garniture supérieure du lit ;
placer la couverture individuelle lit ferme ;
plier et enlever de la manière ordinaire chaque pièce de la garniture
supérieure ;
les côtés de l'alèze, toile et du drap de dessous sont rabattus sur le malade ;
s'il faut changer l'alèze, c'est le moment de le faire ;
les deux infirmiers saisissent ensemble le matelas, sur les côtés et les
remontent vers la tête du lit ;
fixer le drap de dessous à la tête du lit.
Ensuite le tirer des deux mains dans le sens de la longueur en se dirigeant
vers le pied du lit, border et former le coin ;
Saisir la toile imperméable des deux mains, le tirer ensemble dans le sens
de la longueur allant du bas vers le haut ;
Faire le coin supérieur du drap de dessous et border drap et toile du haut
vers le bas ;
Etirer l'alèze comme la toile, du bas vers le haut, la border du haut vers le
bas ;
Remonter ensemble le malade dans son lit ;
Un des infirmiers soutient le malade pendant que l'autre secoue les coussins
et les remet en place. Installer le malade confortablement en veillant qu’il
n'y ait plus de plis sous lui ;
Poser le drap supérieur, ne pas le border ;
Enlever la couverture individuelle par le bas en soulevant légèrement la
garniture supérieure. Ensuite border celle-ci ;
Mettre le couvre-lit et terminer par des larges plis
c) Changement d’alèze
1. le malade peut se tourner : deux infirmiers
Matériel :
alèze propre ;
sac à linge ;
nécessaire pour la toilette du malade ;
nécessaire pour frictionner le malade ;
Technique
enlever les coussins superflus ;
placer la couverture individuelle en ouvrant le lit ;
soulever le malade vers un des côtés du lit, puis si possible le malade croise
jambes et bras;
l'infirmier le plus proche du malade l’attiré vers lui en le soutenant aux
épaules et aux cuisses ;
l'autre infirmier replie l'alèze souillée en la roulant vers le dos du malade ;
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 16
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
il met l'essuie contre le siège, fait la toilette si nécessaire, et frictionne ;
ensuite il étend l'alèze propre jusqu'au siège du malade ;
celui-ci est ensuite retourne sur le dos, puis légèrement soulevé vers l'autre
côté du lit.
la même manœuvre se fait de ce côté, un infirmier soutient le malade,
l'autre retire l'alèze souillée le met immédiatement dans le sac à linge avant
de dérouler l'alèze propre, de frictionner le dos de son coté et de fixer
l'alèze ;
les deux infirmiers ramènent le malade au milieu du lit, un infirmier
soutient ensuite le malade aux épaules et sous les cuisses, l'autre le soutient
légalement d'une main, de l'autre elle dispose bien les oreillers ; ensemble
ils remontent le malade.
Remonter la garniture et enlever le molleton ;
Remettre de l'ordre dans la chambre ;
Donner la sonnette à la portée de main ;
Ne pas laisser de linge sale.
Un infirmier
Même matériel et même technique sauf
commencer du côté du lit opposé à celui où se trouve le nécessaire de
toilette ;
détacher l'alèze souillée, la rouler jusqu'au siège ;
mettre l'alèze propre et la border ;
passer de l'autre côté du lit, attirer le malade à sol, rouler l'alèze sale et
dérouler plus loin l'alèze propre ;
replacer le malade sur le dos, enlever l'alèze souillée, étirer l'alèze propre et
la border.
si l'alèze souillée n’a pu être détachée complètement du premier coup, il
faudra passer à nouveau de l'autre côté du lit, attirer le malade vers soi,
libérer l'alèze et terminer la technique.
2. Le malade peut se soulever : deux infirmiers
Matériel et technique comme ci-dessus
demander au malade de se soulever en appuyant sur les talons et les coudes
ou mieux en s'agrippant au col de cygne ;
l'infirmier de droite agit comme ci-dessus : elle roule les deux alèzes
jusqu'au milieu du lit ;
l'infirmier de gauche roule ou glisse l'alèze souillée jusqu'au bord du lit et
l'enlève immédiatement, elle attire ensuite l'alèze propre et termine la
technique.
Un infirmier
Comme à deux mais l'infirmier contourne le lit pour faire le travail du
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 17
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
deuxième.
3. Le malade inconscient : deux infirmiers
Voir : Le malade peut être tourné.
Un infirmier
Matériel : comme ci-dessus.
Technique
suspendre le sac à linge près du lit ;
préparer une alèze en plis d'accordéon, et la déposer au chevet du lit;
rabattre la garniture supérieure vers le bas du lit et, en même temps, poser
la couverture individuelle sur le malade ;
prendre l'alèze préparée et passer à gauche du lit ;
croiser autant que possible bras et jambes du malade ;
détacher l'alèze propre souillée, la rouler jusque contre le malade, poser
l'alèze propre et la border ;
passer ensuite de l'autre coté du lit, glisser la tête du patient de ce côté ;
saisir alors le malade aux épaules et sous la cuise et l'attirer vers soi;
attirer l'alèze souillée jusqu'au dos du malade, et dérouler plus loin l'alèze
propre ;
replacer le malade sur le dos ;
appuyer la main sur le matelas pour atteindre l'alèze souillée qui se trouve
maintenant sous le malade, l'enlever
tirer sur l'alèze propre et bien égaliser sous le malade ;
terminer la technique de la façon ordinaire ;
réinstaller le malade ;
retirer la couverture individuelle.
4. Soins aux malades fortement souillées
Voir changer d'alèze, le malade peut se tourner
d) Changement de draps
Drap de dessous
Le malade peut être tourné : deux infirmiers
Matériel :
Couverture individuelle ;
Draps et alèze propres ;
Sac à linge ou sceau
Eventuellement nécessaire de toilette et de friction.
Technique
placer une chaise au pied du lit ;
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 18
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
les infirmiers saisissent le drap propre et le roulent dans le sens de la
longueur en deux rouleaux parallèles qui se joignent au milieu du drap.
L'endroit de celui-ci est roulé vers l'intérieur ;
préparer l'alèze comme ci-dessus ;
déposer les deux pièces à la tête du lit ;
détacher la garniture du lit ;
placer la couverture individuelle, lit ferme ;
enlever pièce par pièce la garniture supérieur et déposer sur la chaise au
pied du lit entre le malade. Un infirmier le soutient tandis que l'autre retire
les coussins et les dépose sur la chaise ;
glisser le malade vers le côté gauche, l’infirmier le tire vers lui ;
('infirmier de droite replie l'alèze souillée vers le malade, lui frictionné le
dos et le siège ;
il roule l'alèze sale contre le dos du malade, changement d'alèze ;
le même infirmier prend l’alèze propre et la plie sur le lit veillant que
l'ourlet le plus étroit soit vers le bas ;
rabattre alèze et toile sur le malade ;
même manœuvre pour le drap, le replier et ensuite le rouler jusqu'au dos ;
il dépose le drap de telle sorte la partie médiane soit bien au milieu du lit ;
il déroule le drap de son cote et le fixe immédiatement à la tête du lit, puis
aux pieds et les bonds ;
rabattre l'alèze et la toile ;
tourner le malade sur le dos, le glisser vers la droite et la même technique
est reprise par l'autre infirmier ;
l'infirmier de gauche enlèvera le linge sale et le mettra de suite dans le sac
replacer ensemble le malade au milieu du lit ;
poser le drap au dessus, ne pas border les pieds du lit ;
retirer la couverture individuelle par le bas ;
terminer la technique.
Le malade peut se soulever : deux infirmiers
Technique : comme ci-dessus : changement d'alèze
le drap propre sera roulé aux 2/3 dans le sens de la largeur, l'ourlet le plus
étroit étant roulé vers l'intérieur.
drap de dessus
On dispose d'une couverture individuelle
Matériel
couverture individuelle ;
drap propre ;
une 2ème chaise.
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 19
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Technique
déborder la garniture supérieur, la rabattre sur les pieds ;
enlever le drap de lit ;
placer sur le lit le drap propre plié en trois et rabattre le pli inferieur ;
saisir de la main droite le bord supérieur du drap individuel de l'autre main
la garniture et tirer le drap individuel vers le bas ;
le drap sale est éliminé :
arranger le lit comme d'habitude.
N. B. si on ne dispose pas de C.I. travaillé comme si le drap sale avait été la C.I.
e) Lit pour soins spéciaux
Indication : perfusions, extensions, séchage de plâtre, certaines interventions
chirurgicales.
1. Transformer le lit ordinaire
Matériel : un drap de lit supplémentaire.
Technique :
placer la chaise, enlever le couvre-lit ;
plier le drap supplémentaire en trois dans le sens de la longueur, le placer
sur le lit, faire un repli aux deux extrémités ;
on obtient alors deux garnitures l'une sur l'autre ;
saisir, d'une main l'extrémité supérieure de la deuxième garniture, glisser la
1ère garniture vers le pied du lit ;
de la main qui tenait l'extrémité supérieur de la deuxième garniture, saisir
immédiatement l'extrémité inferieur de cette garniture supérieure vers la
tête du lit ;
veiller à ce que les deux garnitures se recouvrent au mains de 10 à 20 cm ;
remettre de l'ordre.
2. Transformer un lit ordinaire le malade non alité
Matériel : comme ci-dessus
Technique :
enlever le couvre-lit ;
rabattre le drap et le plier immédiatement en deux ;
poser le deuxième drap et le plier en deux, à la tête du lit ;
achèvement comme ci-dessus.
3. Transformer en lit ordinaire
Technique :
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 20
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
déplier la garniture supérieur et l'étendre jusqu'au pied du lit ;
déplier la garniture qui est au pied sous la garniture supérieur ;
enlever le drap supérieur ;
terminer le lit comme d'habitude.
f) Lit d'opérer
Garniture supérieure du lit replie en plis d'accordéon vers le pied du lit
Matériel ;
deux chaises ;
toile imperméable, alèzes ;
bassin réniforme ;
cellulose.
Technique
placer les chaises aux pieds du lit ;
le bassin réniforme et cellulose sur la table de chevet ;
défaire le lit complètement et le refaire en ramenant la garniture supérieure
en plis d'accordéon, au pied du lit ;
prévoir à la tête du lit le placement d'une toile imperméable et d'une alèze ;
parfois il faut prévoir également une toile en dessous des pieds.
2. Garniture supérieure du lit, plis accordéon au bord du lit
Matériel : comme ci-dessus
Technique :
comme ci-dessus, mais ne faut pas rentrer la garniture supérieure au pied
du lit, mais la rabattre ;
fixer la garniture sur un des côtés du lit ;
les deux infirmiers se placeront de l'autre côté du lit, afin de pouvoir
ramener simultanément la garniture sur le malade.
3. Garniture supérieure « ou paquet »
Technique
placer la garniture inferieur comme d'habitude ;
pour la garniture supérieure, placer drap, couverture et couvre-lit comme
d'habitude, mais ne rien border ;
rabattre le bas et les côtés de la garniture sur le lit quand le malade est
ramené de la salle d'opération plier la totalité de la garniture supérieur en
trois plis d'accordéon et la déposer sur les deux chaises;
coucher le malade ;
placer la garniture en paquet sur le pied du lit la déplier ;
terminer le lit.
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 21
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
CHAPITRE III : HYGIENE DU MALADE
GENERALITES :
La sante est intimement liée au bon état de la peau et vice-versa. En raison
de ses fonctions d'absorption et d'élimination, la peau doit être l'objet de soins
assidus. Elle est aussi importante que le repos et la bonne alimentation.
Pour le malade au lit, le bain quotidien est plus nécessaire encore qu'à celui
qui peut marcher. La friction de la peau, de même que l’action de l'eau et du
savon, stimule la circulation périphérique, ouvre les pores, permettant à la peau
d'éliminer plus rapidement les produits de déchets et réduisant d'autant le travail
du rein. Elle raffermit la peau et prévient les escarres de décubitus. Après le
bain, la malade se sent tout transformé ; il est rafraîchi et revigoré physiquement
et moralement. L'infirmier doit veiller attentivement à la propreté des malades,
non seulement à leur arrivée dans le service, mais chaque jour de
l’hospitalisation, l'infirmier ne doit jamais présenter un malade malpropre au
médecin. Envers le malade, il a le rôle éducateur : celui de lui faire comprendre
l'importance des soins.
Tout en faisant la toilette du malade, l'infirmier en profite pour parler avec
lui qui en a souvent besoin, il pourra ainsi apprendre des détails ou des faits
pouvant aider au diagnostic ou à mieux suivre l'évolution du malade, c'est aussi
le moment pour observer le malade.
Pendant la toilette, il est cependant important de respecter la pudeur du
malade en veillant à ne jamais blesser moralement soit par paroles, soit par
gestes.
L'hygiène du malade comprend
Bain de lit (toilette complète, grande toilette) ;
Toilette journalière ;
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 22
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Soins spéciaux d'hygiène ;
Bains locaux ;
Destruction des parasites ;
Le linge du malade ;
Le confort du malade ;
Préparation du malade pour la nuit.
A. Bain de lit
1. Indication :
le malade qui ne peut prendre le bain de propreté ;
opérés qui transpirent beaucoup ;
accouchée ;
malades plâtrés ou en extension ;
malades affaiblis ;
malades fébriles, cardiaques, inconscients.
2. Préparatifs :
préparer le nécessaire sur la table de nuit ou un chevet ;
toile imperméable pour protéger la table de chaise ;
gant de toilette, essuie, savon ;
matériel pour le soin des dents ;
talc, alcool ;
bassin réniforme ;
matériel pour le lit : draps, alèze, taies ;
sac à linge. Fermer les fenêtres mettre des paravents.
Si le pansement est fort sale, demander à l'infirmier responsable de le
changer d'abord.
Demander d'abord au malade s'il ne désire pas faire usage du bassin de lit.
Ne pas découvrir inutilement le malade. Auprès des grands malades, est indiqué
de travailler à deux.
3. Technique : le malade peut s’asseoir
enlever les oreillers et traversin ;
placer la couverture individuelle, lit fermé ;
défaire le lit ;
dévêtir le malade ;
mettre l'essuie sous la tête du malade ;
laver la figure, le cou, les oreilles avec ou sans savon comme le désire le
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 23
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
malade, rincer, essuyer ;
placer l'essuie sous le bras le plus éloigner, laver, rincer, essuyer, idem pour
l'autre bras ;
placer l'essuie sur la poitrine du malade ;
laver la poitrine et les creux axillaires, rincer, essuyer, éventuellement
talquer sous les reins
redresser le malade ;
laver le dos de la main gauche, la main droite soutien le malade ;
frictionner et talquer le dos ;
habiller le malade jusqu'à la taille ;
recoucher le malade ;
placer l'essuie sous une jambe (gauche), laver, idem à droite ;
éventuellement, donner ici un bain de pieds pour le soin des ongles
mettre l'essuie sur la région génitale ;
changer l'eau ;
faire la toilette intime. L'homme fait lui-même sa toilette intime sauf s'il
s'agit d'un grand malade ou un inconscient ;
enduire le gant de savon comme dans le paragraphe suivant ;
rincer, essuyer et faire tourner le malade ;
laver le siège, enduire de savon une face du gant de toilette le côté du petit
doigt;
laver les fesses et avec le côté laver le plis inter fessier de bas vers le haut,
rincer, essuyer frictionner le siège et talquer ;
changer éventuellement le linge et refaire le lit ;
faire les soins spéciaux s'il y a lieu.
Le malade ne peut s'asseoir mais peut se tourner
Même technique que plus haut mais de plus :
après les bras et poitrine, laisser le malade sur le dos et laver d'abord les
jambes ;
changer l'eau ;
faire la toilette intime : enduire de savon les deux faces du gant de toilette :
d'une face laver le bas ventre, les cuisses, les plis inguinaux, de l'autre face,
la région génitale en allant du haut vers le bas, jusqu'au moment où la vulve
soit propre.
Rincer et essuyer soigneusement ;
Ensuite faire tourner le malade sur le côté ;
Le couvrir du drap individuel ;
Changer l'eau ;
Laver le dos, rincer, essuyer, puis le siège (voir plus haut) ;
Frictionner et talquer ;
Changer le linge ;
Redonner la position normale au malade, l'habiller ;
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 24
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Faire les soins spéciaux s’il y a lieu ;
Peigner les cheveux ;
Terminer la technique du lit.
Bain de propreté
Précautions à prendre
ne jamais donner un bain de sa propre initiative ;
respecter l'intervalle requis entre le repas et le bain ;
bien observer le malade et ne jamais le laisser seul ;
attention aux refroidissements ;
prévenir un autre infirmier qu’il doit venir s'il entend la sonnette de la salle
de bain.
Technique : le malade peut s'aider lui-même
préparer le nécessaire ;
faire couler le bain, vérifier la température ;
recommander au malade de ne pas s'enfermer, lui donner la sonnette;
rester dans les environs.
B. Toilette journalière
1. Au lit : préparation
nécessaire de toilette ;
fermer les fenêtres ;
mettre le paravent.
Technique
installer le malade dans une position confortable ;
mettre tout le nécessaire à sa portée de main ;
rester dans les environs pour donner de l'aide nécessaire ou pour changer
l'eau ;
l'infirmier achève la toilette des parties que le malade n'a pu atteindre.
2. Au lavabo : préparation
pantoufles et peignoir ;
placer les objets nécessaires à sa portée ;
laisser le malade seul s'il le désire et est à l’état de le faire ; sinon l'aider.
Remarques générales
pour chaque soin à donner au malade ; l'infirmier prie les visiteurs de sortir
;
après la toilette, l'infirmier doit juger lui-même quels soins spéciaux
doivent être donnés au malade pour que chaque partie de son corps soit
toujours propre.
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 25
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
C. Soins spéciaux d'hygiène
1. Soins à la bouche :
Le malade peut s'aider. Matin et soir le malade devrait se brosser
soigneusement les dents.
Matériel : sur la table de lit mise en hauteur, on prépare :
gobelet avec eau fraiche ;
la brosse à dents du malade et le dentifrice ;
un essuie ;
un bassin réniforme
Procédé :
On relève le malade assez droit dans son lit et l’infirmier place la table
devant son lit. La façon la plus hygiénique de se brosser les dents est la suivante
: brosser les dents supérieures de haut en bas, les dents inférieures de bas en haut
sans oublier la partie interne des dents. II faut cependant éviter d'irriter les
gencives. Une pratique excellente consiste à rincer la bouche après chaque repas
à l'eau tiède ou froide, pour enlever les débris alimentaires car il ne faut jamais
se servir d'épingles ni de cure dents métalliques, qui détériorent l’email.
Le malade qui ne peut s’aider
Si le malade est incapable de se laver les dents seules, il faut l’aider et
procéder de la même façon qu'ici dessus, pour que plus tard il le fasse lui-même
de la bonne façon. Faire rincer la bouche après le brossage est d'égale
importance.
Le malade inconscient
Les soins de la bouche chez ce malade doivent être fréquents (toutes les 4
heures) surtout chez celui qui ne prend aucun aliment ni aucun liquide. Mettre
de la glycérine sur des lèvres gercées. L'infirmier observera le degré d'humidité
des muqueuses, leur propreté, le développement éventuel d'infection.
Note : s'il y a des lésions au niveau des muqueuses, et chez les malades atteints
de la leucémie, il faut employer du matériel stérile.
Matériel :
un plateau avec champ stérile avec des tampons de coton hydrophile ou
compresse en nombre raisonnable car chaque tampon ne servent qu'une fois
;
deux compresses pour retirer les prothèses dentaires ;
une pince de PEAN à bouts arrondis ;
une spatule en bois ;
deux bassins réniformes ;
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 26
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
un gobelet, contenant une cuillère à café de bicarbonate de soude dilué dans
l'eau ;
un essuie.
Procédé :
installer le malade en position couchée si possible ;
la tête tournée latéralement : cette position diminue le risque d'aspiration du
liquide par le malade inconscient. Glisser l'essuie sous le visage, et y poser
le bassin réniforme ;
ouvrir la bouche du malade avec l'abaisse langue ;
rouler le tampon autour des extrémités de la pince de PEAN, la tremper
dans la solution ;
laver alors, le vestibule les surfaces dentaires, le palais, la langue.
Changer de tampon très souvent.
2. Soins des yeux
Ces soins sont généralement assurés pendant la toilette journalière. Chez
certains malades pourtant en période aigüe, malades âgés inconscients, une
accumulation des secrétions séchées se forme. Cet état nécessite des soins
particuliers.
Matériel
un godet stérile ;
six tampons stériles ;
une solution physiologique ;
un essuie ;
deux bassins réniformes.
Précède :
imbiber le tampon de la solution ;
frotter d'un seul geste de l'extérieur vers l'intérieur et effectuer le même
geste pour l'autre œil
sécher les yeux.
II faut en même temps bien observer l'état des conjonctives et l’aspect de
l’œil ; s'il y a des complications, prévenir la chef de salle qui préviendra
l’ophtalmologue.
3. Soins des mains et des ongles
Les mains servent d'instruments pour travailler, manger et pour nettoyer
les différents orifices du corps humain. L'infirmier doit encourager par son
exemple le malade à se laver les mains au moins avant et après le repas et
chaque fois qu'il sert du bassin de lit ou qu'il s'est rendu à la toilette.
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 27
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Propreté des ongles.
Le soin des ongles forme une partie des soins quotidiens et appartient à
l'hygiène personnelle.
Plus les ongles sont longs plus ils ramassent des saletés, des poussières et
des microbes. C'est alors qu'il devient une menace constante de contamination.
Certaines personnes accomplissent un travail qui souille beaucoup les mains et
les ongles : un détergent ou une huile minérale facilite le nettoyage.
Matériel
ciseaux ou pince à angles ;
2 compresses ;
un bassin réniforme ;
un essuie.
Si nécessaire préparer : un bol contenant de l'eau savonnée, une brosse à
ongles.
Y faire tremper les mains avant le soin des ongles. Procéder de la même
façon que pour le soin des pieds.
Procédé
placer l'essuie sous la main du malade ;
déposer le bassin réniforme dessus ;
prendre d'une main la paire de ciseaux, de l'autre la compresse, et renfermer
la partie d'ongles coupes dans la compresse. ;
curer les angles avec la partie arrondie des ciseaux.
4. Soins des cheveux soins journaliers
Matériel
un bassin réniforme contenant une compresse ;
y déposer la brosse à cheveux et le peigne ;
un essuie
Procédé : le malade assis
stabiliser les oreilles ;
placer l'essuie sur les épaules ;
commencer à peigner par le bas des cheveux et les tenir avec l'autre main
au moment des tractions, Le malade couché ;
placer l'essuie sous la tête du malade, et tourner celle-ci sur le côté ;
coiffer une moitié de la chevelure puis l'autre ;
pour une malade, le tressage des cheveux est à conseiller.
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 28
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
5. Soin des oreilles
Matériel
4 écouvillons déposés dans une compresse ;
un bassin réniforme ;
un gobelet d'eau tiède ;
un essuie.
Procédé
à l'aide d'un écouvillon humecté, nettoyer le pavillon extérieur et derrière
l'oreille ;
tirer le pavillon de l'oreille en arrière et en haut (chez l'adulte) et avec
écouvillon sec, enlever avec des gestes le cérumen ;
passer l’écouvillon dans le conduit mais sans l'introduire profondément,
sinon il y a un risque de formation de bouche de cérumen.
Contre-indication : chez le nourrisson et le jeune enfant sauf avis du
médecin.
Note : pour l'enfant tirer l'oreille en arrière et en bas.
6. Soins du nez
déposer l'oreiller sous le cou de telle sorte que la tête est tournée du côté
opposé à celui à nettoyer ou à désinfecter ;
nettoyer les narines avec du coton roule, humidifie ou un tampon monte,
autant de fois que cela est nécessaire et pour chaque narine.
7. Soins des organes génitaux externes
Pour,
la toilette ordinaire de la région vulvaire ;
le soin d'hygiène journalier ;
avant un soin stérile.
Procédé
employer un bassin et book avec tuyau ;
nettoyer toujours dans le même sens, du pubis vers le sens revenir en
arrière avec la compresse.
D) Bains locaux
a. Lavage de la tête
Matériel
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 29
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
un grand bassin (ou un bassin spécial avec têtière) ;
une cruche d'eau tiède (37°)
cruche avec savon ou shampoing ;
deux grandes toiles imperméables ;
un grand essuie ou drap de bain ;
un pagne d'enéloir ;
séchoir s'il y en a ;
éventuellement deux tampons d'ouate ou un bandeau pour protéger yeux et
oreilles.
Technique : le malade du lit :
redresser le traversin et recouvrir la partie supérieure du matelas et du
traversin d'une toile imperméable ;
placer le bassin entre la tête du lit et le traversin ;
installer conformément le malade mi-couché, tête rejetée en arrière et
soutenir le dos au moyen d'un coussin ou de traversin ;
recouvrir les épaules d'une pince et d'une toile imperméable, fermée devant
par une pince à linge ou une Kocher ;
replier les coins de la toile imperméable en forme de gouttière et mettre
dans le bassin ;
si le malade le désire, lui introduire un tampon d'ouate dans les oreilles et
lui placer sur les yeux un bandeau noue bas dans la nuque ;
détacher les cheveux, les peigner au démêloir, les mouiller à l'eau tiède
avec savon ou shampoing, en versant par petites quantités sur la chevelure ;
laver soigneusement par mouvements circulaires du bout des doigts;
veiller à ne pas trop mêler les cheveux et à ce que chaque mèche soit bien
lavée.
Si nécessaire lavé une deuxième fois ;
Rincer copieusement.
Terminer :
détacher la toile et laisser tomber dans le bassin ;
essuyer les cheveux d'abord avec l'alèze, puis avec l'essuie main ;
enlever le bassin, réinstaller le malade, peigner les cheveux.
Note si le malade ne peut supporter la position ni assise, le lavage peut se
faire, le malade reste couché en ce cas, placer le bassin près du lit sur une
chaise. On place le malade,
ou bien très haut dans le lit, la tête entre les deux barreaux ;
ou en oblique pour que la tête repose sur le bord du matelas.
b. Bain de pieds
Dans le lit
Préparer : bassin, toile imperméable, nécessaire de toilette. Matériel pour le
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 30
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
soin des pieds, le molleton ;
placer le molleton sur le malade ;
mettre la toile imperméable au milieu du lit ;
y placer le pédiluve ;
faire plier les genoux au malade pour mettre les pieds dans l'eau ;
faire le soin, et terminer la technique du lit.
Le malade sur une chaise, ou sur le bord du lit :
II est important de bien surveiller le malade, surtout s’il ne sort pas souvent
du lit.
E) Destruction de parasites
Poux de tête
recouvrir les épaules du malade d'un linge ;
saupoudrer la tête de poudre DDT ou de tout autre produit antiparasites sur
prescription du médecin ;
envelopper la tête d'un bonnet, en jersey ou tubitèle, hermétique et bien
fixé, laisser ainsi pendant 12 ou 24 heures ;
enlever le bonnet avec précautions, le déposer dans un linge, fermer celui-
ci. Poser un grand linge sur les épaules du malade et peigner les cheveux
très soigneusement ;
Laver les cheveux. S'il y a des lentes, laver à l'eau vinaigrée chaude;
Parfois un second traitement sera nécessaire ;
S'il y a des croûtes sur le cuir chevelu, les adoucir d'une compresse avec
vaseline ou pommade boriquée ;
Après ce traitement, il est à conseiller de donner au malade un grand bain
savonneux et de changer le linge de corps et le linge de lit.
Parfois seul le rasage peut mettre fin aux poux.
Poux de vêtements
tremper un drap dans une solution désinfectante ;
coucher le malade sur ce drap ;
déshabiller le malade et laisser tomber les vêtements sur ce drap ;
pulvériser de la poudre DDT sur la tête, dans les creux axillaires et sur le
pubis du malade ;
donner un grand bain savonneux en ajoutant éventuellement le désinfectant
prescrit à l'eau du bain ;
mettre des vêtements propres ;
faire désinfecter les vêtements du malade.
Poux de la barbe et du pubis :
Se rencontrent surtout aux poils des aisselles et du pubis, très rarement dans
les sourcils et les cils ;
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 31
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Raser le poils des creux auxiliaires et du pubis ;
Enduire les régions de pommade suivant la prescription du médecin;
Pansement hermétiquement adapté surtout chez les enfants ;
Après 24 heures, enlever les pansements, les brûler ;
Donner un grand bain savonneux.
Puces :
bain savonneux ;
linge propre ;
désinfecter les vêtements et la literie dans le four à formol.
F) Le linge du malade
Condition requise :
le linge sera toujours propre, de teinte claire, lavable, léger et de préférence
supportant bien l'ébullition
aussi simple que possible, pour faciliter l'examen médical et les soins, et
permettre un enlèvement rapide ;
pour des malades qui se meuvent difficilement, il est préférable d'employer
la chemise d'opéré. C'est une chemise à manches courtes entièrement
ouverte au dos ;
pour les malades qui transpirent beaucoup, employer de la flanelle qui est
très absorbante,
disposer, si possible, de suffisamment de linge.
Points dont l'infirmière doit tenir compte :
Le linge représente une source de grandes dépenses pour l'hôpital, il doit
être employé à bon escient et avec économie, sans que pour cela le malade
soit privé du nécessaire.
éviter que le malade ne commence une journée ou une nuit avec linge
mouillé ou humide ; le changer aussi souvent que nécessaire ;
ne pas employer le linge pour un usage autre que celui auquel il est destiné
;
éviter de tacher le linge avec des médicaments ou des fruits. Ces tâches
sont fort difficiles à enlever ;
ne pas laisser de linge propre à la portée du malade ou des visiteurs;
ne pas utiliser le linge déchiré ou usé : le faire raccommoder ;
si nécessaire, et surtout chez les accidentés admis dans le service, défaire
les coutures des vêtements plutôt que de couper dans le vêtement.
Rangement du linge propre
veiller à ce qu'il y ait toujours suffisamment de linge en réserve ;
placer le linge dans des casiers ad hoc, classé par espèces, et les plis
disposés vers l'avant ;
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 32
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
tenir les armoires à linge en parfait état ;
chaque pièce doit avoir sa place, toujours la même ;
le linge personnel des malades sera conservé dans des armoires spéciales
que ce soit dans sa chambre, dans la salle, ou dans la vestiaire. Les
armoires des malades seront également tenues soigneusement en ordre ;
avertir la famille en temps utile afin de ne pas manquer de linge.
Manipulation du linge sale
Conservation et transport
au lit du malade, recueillir le linge sale dans un sac à linge, un seau, un
bassin, réniforme ; ne jamais le jeter ou poser à même le sol ;
pour le transport on peut faire usage de : sacs attachés à un chariot spécial,
sur roues. Ces sacs doivent être fréquemment lavés :
bacs métalliques : assez lourds mais d'entretien aisé, ils doivent être munis
de couvercles et montés sur roues ;
seaux munis de couvercle ; nettoyés journellement.
N.B: Tous ces objets sont remises dans une pièce spéciale; bien aérée. Dans
plusieurs établissements il existe des conduits qu'on utilise aux différents étages.
Le linge y est introduit par de petites portes ou valves et est recueilli au sous-sol
dans des bacs ou des wagonnets qui peuvent être facilement enlevés et conduits
à la buanderie.
Triage :
doit être effectué au moyen de pinces ou avec des gants de caoutchouc ;
séparer le linge humide du linge sec ;
mettre à part le linge infecté ;
pendant ce travail de triage, tenir la bouche fermée éviter de secouer le
linge et les vêtements.
Tenir soigneusement à part le linge personnel des malades, afin qu'il ne soit
pas mêlé au linge de l'établissement. Veiller à remettre le plus rapidement
possible le linge personnel du malade à la famille;
S'assurer qu'aucun objet ne se trouve mêlé au linge : instruments, drains,
etc.
Tout ce qui doit être brûlé : compresses, pansements, etc. sera mis dans un
seau spécial.
Linge infecte
Le linge infecté est mis à part, de préférence dans un seau ou un sac
imperméable (caoutchouc ou coton épais) et transports à la buanderie qui doit
être avertis afin de pouvoir prendre les mesures adéquates de désinfection.
Changement du linge du malade :
placer le paravent si nécessaire ;
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 33
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
si le malade transpire fort, le laver, le frictionner ;
pour enlever la chemise sale, pendant que le malade soulève le siège, retirer
la chemise de dessous puis rouler vers l'intérieur et du bas vers le haut ;
tirer la chemise par-dessus la tête, d'arrière en avant, en évitant de frôler la
figure. Tirer ensuite les manches ;
pour mettre la chemise propre, suivre la même technique mais en sens
inverse.
Malades inconscients
le malade est déshabillé, avec l'aide d’une deuxième personne qui soulève
le siège. Le reste comme ci-dessus ;
puis l'infirmière passe la main dans une manche du vêtement (poignet), tire
la manche sur son bras. Elle saisit alors fermement la main du malade et
glisse la manche du vêtement de son bras sur celui de patient, jusqu'à
l'épaule. Même manœuvre pour l'autre bras;
ensuite passer l'ensellure de la chemise par-dessus la tête du malade jusqu'à
la nuque ;
soulever légèrement le tronc du malade et tirer la chemise jusqu'au siège ;
à ce moment, il faudra éventuellement l'aide dune deuxième personne pour
soulever le siège afin de faire descendre complètement la chemise ;
tirer fortement le linge de lit (drap et alèze) de façon à supprimer les faux
plis.
Linges étroits
Si le linge est très étroit, mais que le malade peut bouger les bras, retirer la
chemise par-dessus la tête légèrement fléchir l'avant, ensuite sur les bras
étendus ;
Rouler de bas en haut, la chemise propre, y compris les manches ;
Passer les mains dans les ouvertures inferieures des manches et faire enfiler
simultanément les deux manches comme plus haut, jusqu'à hauteur des
coudes;
Le malade étend alors les deux bras au-dessus de la tête et la mise lui est
passée par-dessus la tête ;
Le reste comme plus haut.
Accidentés et paralysés
enlever d'abord la chemise en la tirant par-dessus la tête et bras sain,
ensuite retirer la manche du bras malade ;
pour mettre la chemise, agir en sens inverse ; passer d'abord le bras malade,
puis par-dessus la tête et enfin enfiler la manche du bras sain;
le reste comme plus haut.
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 34
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
G) Le confort du malade
a. Importance
L'hôpital est un lieu où l'on « soigne ». Cela veut dire que ceux qui sont
obligés d'y faire un séjour doivent pouvoir y trouver les conditions les plus
favorables à leur rétablissement.
Les soins médicaux et infirmiers proprement dits, ne suffisent pas à
apporter aux malades le bien-être dont ils devraient bénéficier pour améliorer
leur état de santé. Le personnel doit non seulement veiller dispenser tous les
soins requis par l'état des malades, mais encore veiller au repos physique et
mental et aussi à ne pas aggraver leur état par des techniques non appropriées,
par imprévoyance, négligence ou ignorance. Dans ce chapitre nous verrons
comment peut-on améliorer le bien-être des patients et éviter les accidents et
surinfections.
b. Détente physique et psychique
Le rôle du personnel soignant est primordial en ce qui concerne le respect
du repos des malades, l'amélioration de leur bien-être et rapport d'une certaine «
détente » dans l'institution hospitalière. Pour cela il faut :
1. Entourer les malades de calme :
éviter : de crier, de parler haut, de rire dans les chambres, les couloirs;
o de claquer le portes ;
o de porter des souliers qui font du bruit ;
o de manipuler le matériel avec bruit ;
o la musique trop forte...
remédier aux sources de bruit inutiles grincement des portes, des roues de
chariots, chaises roulantes... les robinets qui coulent.
défendre le rassemblement sous les fenêtres des chambres ;
éduquer les visiteurs.
2. Favoriser le repos :
Jour : se rendre compte que les soins et les visites fatiguent le malade,
grouper les soins et lui laisser suffisamment d'heures de repos ;
La nuit : un règlement interne doit déterminer les heures de repos ;
Favoriser le sommeil pour le bien-être du malade, éviter les causes
d'insomnie : café ou thé fort ou coca-cola le soir lutter contre la douleur si
nécessaire.
Le repos de la nuit doit avoir une durée de 8 heures minimum. Pour des
malades, 9 à 10 heures sont préconisées.
3. Les mesures de sécurité
Prévention des accidents :
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 35
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Deux accidents sont à craindre et à prévenir en milieu hospitalier :
a) Chutes du lit : adultes, enfants, inconscients.
Prévention : barres de lits, planches, moyens de contention
draps ;
ceintures de sécurité ;
entraves ;
attelles.
b) Brûlures par les bouillottes
1. Prévention des infections :
a) Hygiène : les mesures d'hygiène sont indispensables pour promouvoir et
conserver la santé. (voir cours d'hygiène).
b) Antisepsie et asepsie :
Sont les moyens de lutte contre l'infection. A l'hôpital, les malades
rencontrent les maladies les plus graves et les plus diverses, les germes les plus
virulents, les plus résistants.
Sources de contamination :
Porteurs de germes sains ou malades, produits d'élimination, produits
pathologiques, matériel, linge, insecte....
La lutte anti-infectieuse concerne toutes les personnes travaillant l'hôpital.
L'éducation sanitaire est à faire à tous les niveaux.
H) Préparation d’un malade pour la nuit
Préparer :
Le nécessaire pour la toilette sommaire cuvette, savon, alcool, talc, etc.
Laver le visage, puis les mains du malade. Laver les dents. Faire la toilette
intime et du siège si nécessaire ;
Réfection sommaire du lit. Si le malade peut se soulever, lui demander de
remonter les talons, tirer le drap de dessous. Débarrasser l'alèze des miettes.
Tirer l’imperméable et l'alèze ; les fixer sous le matelas. Si l'alèze est assez
longue, la déplacer pour la rafraichir. Ce qui procure du bien-être au
malade ;
Retourner les oreillers après les avoir brassés. En enlever un si le malade le
désire ;
Installer confortablement le malade. Pourvoir à tout ce dont il a besoin :
vessie de glace, compresses, bouillottes, etc.
Préparer des boissons si c'est nécessaire, un hypnotique si c'est ordonné ;
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 36
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Mettre la sonnette à sa portée ;
Enlever les plantes et les fleurs, voiler la lumière ;
Souhaiter «bonne nuit» aimablement après avoir noté les recommandations
et observations pour la veilleuse.
CHAPITRE IV : SURVEILLANCE DE L'ELIMINATION RENALE
ET INTESTINALE
A) SURVEILLANCE DE L'ELIMINATION RENALE
L'élimination rénale est essentielle au bon fonctionnement de l'organisme ;
elle le débarrasse des produits déchets provenant du métabolisme cellulaire.
I. Rappels anatomique et physiologique des reins et des voies excrétrices
Situés au centre du paroi postérieur de l'abdomen de chaque côté de la
colonne vertébrale, les reins ont la forme de gros haricots dont la concavité ou
hile rénal regarde la colonne vertébrale. Ils se trouvent à la hauteur des onzième
et douzième vertèbres dorsales et des trois premières vertèbres lombaires ; le
rein droit un peu plus bas que le gauche.
Chaque rein pèse 150gr environ. Le tissu rénal est formé de deux parties
distinctes : la médullaire au centre, entourée par l'écorce ou corticale.
la médullaire : rouge foncée, est faite de formations pyramidales dont le
sommet est tourné vers le hile rénal et la base vers la corticale (les
pyramides de MALPIGHI) ; chaque pyramide s'ouvre à son sommet dans
les voies excrétrices qui collectent l'urine ; l’origine des voies excrétrices
est constituée par les calices supportant le sommet de la pyramide.
La corticale : rouge jaunâtre, granuleuse recouvre entièrement les
pyramides à l'extérieur et sur les côtés.
Les voies excrétrices reliant le rein à la vessie comprennent de haut en bas :
o les calices ;
o le bassinet : sorte d'entonnoir où se déversent les calices ;
o l'uretère : tube de 25 cm de long et de 3 à 5 mm de diamètre qui
pénètre dans la vessie au niveau du méat urétéral.
La vessie a une capacité moyenne de 500cc. L'urine y séjourne dans
l’intervalle des mictions et est éliminée par l'urètre, canal de petit calibre qui
s'ouvre à l'extérieur par un orifice appelé méat urinaire. Sa longueur est de 3 à 4
cm chez la femme et de 18 à 20 cm chez l'homme.
Le rein est forme par la juxtaposition d'éléments minuscules indépendants
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 37
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
les unes des autres : les néphrons. Le néphron comporte 2 éléments : le
glomérule et le tubule
Le glomérule : exclusivement situé dans la corticale est un peloton
vasculaire (issu de l'artère rénale) qui filtre le sang qui le traverse ; il est enferme
dans une enveloppe : la capsule de Browman à l’intérieur de laquelle se collecte
le liquide résultant de la filtration du sang par le glomérule ; la paroi du
glomérule avec ses pores infiniment petits évoque l’aspect d’un filtre.
La tubule : fait suite à la capsule de Browman, il est long, sinueux et
parcourt un trajet compliqué au travers de la médullaire et de la corticale pour
déboucher dans un calice.
Le rein reçoit par minute plus d’un litre de sang filtré passivement par le
glomérule; le filtrat glomérulaire a presque la même composition que le plasma
sanguin ; seule les substances dont les molécules sont plus grosses que les pores
du filtre ne passent pas (protéines, lipides). Le tubule a pour rôle de réabsorber
la majeure partie de l’eau et la plupart des substances composant le filtrat
glomérulaire sous contrôle de l'hormone antidiurétique et d'excréter certaines
substances étrangères (ex : des colorants).
L'eau est réabsorbée en même temps que la sodium et le chlore.
II. Caractéristiques de l'urine et mécanisme de la miction
L'urine est un liquide organique séparé du sang par les reins. Ses
caractéristiques. Constantes à l'état de santé, varient de façon significative à
l'état maladie.
Caractéristiques
Quantité éliminée par 24 heures 1000 à 1500CC dont les deux tiers aux
trois-quarts sont éliminée pendant le jour. L'interprétation du volume
excrété doit tenir compte du poids, de l'âge. De la quantité de boisson
ingérée, de l'évacuation cutanée et respiratoire ; la position horizontale et
les exercices augmentent le volume urinaire.
Couleur : jaune pâle ou jaune ambré (en rapport avec la quantité émise) ;
l'urine brunit proportionnellement à sa concentration ; sa couleur est liée au
pigment urochrome et l'urobiline.
Odeur : fade
pH : normal plus au moins 6 ; il peut varier entre 4,7 et 7 le pH est plus
souvent acide qu'alcalin, les urines fraichement émises ont un pH acide ; au
contact de l’air deviennent basique par fermentation ; une réaction alcaline
à l’émission laisse supposer une infection urinaire par des germes formant
de l'ammoniaque à partir de l'urée. Un pH urinaire alcalin peut également
être lié à un régime lacto-végétarien ou à l’'absorption d'alcalis.
Densité : entre 1015 et 1030 ; le poids spécifique de l’urine est
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 38
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
proportionnel au volume éliminé ; la présence de glucose ou l'albumine
augmentent le poids spécifique.
Composants normaux
Eau : 95%
Substances organiques
Urée : déchet du métabolisme des protéines
15 à 20 mg/litre d'urine
25 à 30 gr/24 heures
Acide urine : produit de dégradation des protéines, nucléaires
0,3 à 0,6 gr/ litre
0,5 à 1 gr/24heures
Créatinine :
0,6 à 1,5 gr/litre
1 à 3 gr gr/jour
Prévient du catabolisme musculaire
Acide hippurique : 0,5 à 1 gr/24heures 0,3 à 0,6 gr/litre.
Cellules épithéliales
Pigments urinaires
Urochrome ;
Urobiline traces
Urobilinogène 0-4 mg/24h.
Substances inorganiques
Chlorures, sulfates, phosphates
Potassium, sodium, calcium
Magnésium et ammoniaque ; chlorure de sodium : plus ou moins 9 gr/ litre
Ammoniaque : plus ou moins 0,4 gr/litre, sels (phosphates sulfates) : plus
ou moins 9 gr/litre le taux des électrolytes est variable selon l’alimentation.
Composants anormaux
Albumine : protide non transformé en urée= signe d'altération des reins.
Glucose : signe du diabète sucré
Apparait lorsque la glycémie est supérieure à 1 gr, 70/litre,
Le glucose est entièrement réabsorbé à condition que le plasma et par
conséquent le filtra glomérulaire en contienne moins de 170 mg % (seuil rénal
du glucose)
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 39
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Acétone : signe d'acide-cétose
Bile : signe d'une obstruction des voies biliaires qui donne à l’urine une
teinte brunâtre.
Sang : visible à l’œil nu ou microscope
Pus : signe d'une infection des voies urinaires
Cylindres : indice d'une lésion rénale, substances de matière variable qui
prennent une forme cylindrique dans les tubes urinifères et qui se dissolvent dès
que l'urine devient alcaline.
Mécanisme de la miction (miction= action d'uriner, vidange de la vessie)
L'urine s'accumule goutte à goutte dans la vessie à intervalles réguliers, la
vessie se laisse distendre passivement. Le reflux de l'urine dans les uretères est
impossible vu la disposition des méats urétéraux ; quant à l’orifice urétro-
vésical, il est normalement oblitéré par la présence d'un sphincter musculaire
double ; un sphincter supérieur lisse dont la puissance d'occlusion correspond à
une pression de 15 cm d'H2O et un sphincter strie inferieur dont la puissance
d'occlusion atteint au maximum 70 cm d'H2O.
Le sphincter lisse agit par reflexe ; le sphincter strie est volontaire.
Normalement le besoin d'uriner apparait lorsque le contenu de la vessie atteint
200 à 400 CC ; la pression intra-vésicale devient alors supérieure 15 cm d'H2O,
si le sujet s'exécute le sphincter lisse se relâche, la musculature lisse de la paroi
vésicale se contracte ; la vessie se vide. Les phénomènes de la miction sont
réglés par reflexe ; il est possible de s'y opposer par la constriction volontaire du
sphincter strié.
Lorsque le remplissage vésical s'élève à plus de 400 CC ; la pression de
l'urine devient trop forte et le contenu de la vessie tend à être évacué
involontairement.
III. Rôle de l'infirmier dans la surveillance de l’élimination rénale
L`expulsion des urines est significative d'un bon fonctionnement urinaire.
L'observation quotidienne des caractéristiques des urines, en même temps que
des fèces fait partie des soins infirmiers prodigués à tout malade.
A) Savoir observer les anomalies de quantité
L'oligurie : diminution du volume urinaire en dessous de 500 ml/24 h peut
s'observer lorsque l'absorption d'eau est diminuée, lors de transpiration
abondantes, en cas de fièvre, diarrhée, vomissements ; on parle alors d'oligurie
physiologique.
S'observe également dans l'état de choc, l'insuffisance cardiaque avec
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 40
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
œdèmes, dans les glomérulonéphrites, les intoxications par nephretiques
(sublime, sulfamides), lors des hémolyses par erreur de transfusion, dans les
maladies rénales chroniques.
L’anurie : absence d’urine par cessation de la sécrétion urinaire (voir les causes
d'oligurie).
La polyurie : augmentation du volume urinaire : plus de 2,5 litre/24h. Cette
augmentation traduit un trouble de la fonction tubulaire.
polyurie physiologique : lors de l'absorption exagérée de boissons
polyurie du diabète insipide plus ou moins 10 à 12 litres d'urine/24h la
réabsorption tubulaire d'eau est diminuée par carence d'hormone
antidiurétique qui contrôle la réabsorption tubulaire.
Polyurie dans le diabète sucré ( plus au mots 3 à 4 litres/24h).
B. Savoir observer les anomalies de la miction
La pollakiurie : augmentation de la fréquence des mictions (mictions peu
abondantes)
Dans les états d'agitation, angoisse, cystites calculs vésicaux.
La dysurie : difficulté ou douleur à la miction s'observe dans les cystites,
urétrites gonococciques, calculs vésicaux, adénome prostatique rétrécissement
de l'urètre et cancer de la prostate.
La rétention (le malade a un globe vésical palpable)
1) Rétention aigue complète
Impossibilité soudaine d'uriner malgré un besoin vivement douloureux. Ex
: rétention postopératoire.
2) Rétention chronique incomplète
la miction ne permet pas l'évacuation complète du contenu vésicale. ex :
adénome prostatique
l’urine restant dans la vessie après miction porte le nom de résidu vésical.
3) Rétention chronique complète
Souvent chez un sujet âgé, après une longue période de dysurie et de
pollakiurie et dont les urines sont souvent infectées.
La rétention peut parfois faire croire à de l’incontinence car le trop plein
s'élimine lorsque la pression de l'urine dans la vessie est supérieure à la
résistance du sphincter strié (70 cm d'H2O normalement) on dit alors que le
malade urine par regorgement.
La Nycturie : augmentation anormale du volume urinaire la nuit. Le sujet doit
se lever la nuit pour uriner avant l'heure habituelle du lever. Normalement
pendant le sommeil, la sécrétion urinaire diminue. L'augmentation du volume
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 41
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
urinaire la nuit peut être de nature psychogène (trouble émotifs empêchant un
sommeil normal ou aboutissant à une ingestion d'eau exagérée). Voir les causes
de polyurie, dysurie, pollakiurie
L'Enurésie écoulement involontaire des urines la nuit ; cet écoulement est
pathologique après l’âge de 5 ans.
c) Savoir observer les anomalies de la couleur
urines très pâles
très foncées
urine troubles
urines brun acajou affections
jaune verdâtre
brun verdâtre
urines rosées, rouge
brique à rouge brun
o polyurie
o oligurie
o pyurie (infection)
o présence de bilirubine (dans les hépatiques ou vésiculaires)
o présence de sang (hématurie)
N.B voir si le sang est d'origine génitale ou issu d’hémorroïdes ; l'épreuve
des trois verres peut être demandé pour connaitre l'origine de l'hématurie.
Technique de l'épreuve des 3 verres
Au cours d'une miction, faire uriner le malade dans 3 verres différents
1er verre : début de la miction
2e verre : moitie de la miction
3e verre : fin de la miction
Origine de l'hématurie
1) présence de sang exclusivement dans le 1er verre : l'hémorragie est
dite initiale et se situe au niveau de l'urètre.
2) présence de sang exclusivement dans le 2ème verre : hémorragie est
dite terminale et se situe au niveau de la vessie
3) présence de sang dans les 3 verres : l'hémorragie est vital et rénale.
Certains médicaments colorent l’urine
Exemple :
en jaune : furadantine (antiseptique urinaire)
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 42
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
en jaune brun : santonine (antihelminthique)
en rouge : cascara (laxatif)
en bleu vert : bleu de méthylène.
D) savoir observer les anomalies de consistance
urines visqueuses - infection urinaire
présence de gravier, (sable - chez les lithiasiques dans le fond du bocal)
E) Savoir observer les anomalies d'odeur
Odeur fécale : fistule vésico-rectale
Odeur ammoniacale : infection ou vieillissement dans le vase
Odeur de pommes de reinette : présence d'acétone dans les urines.
IV. Mesure des urines et prélèvement d'échantillons pour le laboratoire
Indications
en vue de poser un diagnostic ;
pour établir une thérapeutique ;
pour suivre l’évolution d'une maladie ;
avant et après une intervention chirurgicale ;
durant la grossesse.
Diurèse ou débit urinaire : consiste à recueillir et mesurer les urines de 24
heures
Matériel : 1 seau à couvercle, 1 verre gradue.
Technique : faire uriner le malade par exemple à 7h, jetter cette urine ; partir de
ce moment, mettre les urines dans le bocal chaque fois que le malade va uriner,
le jour suivant à 7h, faire uriner le malade une dernière fois et ajouter les urines
au contenu du bocal, mesurer la quantité émise en 24 heures
Remarques
bien expliquer la diurèse au malade s'il peut coopérer ;
faire uriner avant la défécation ;
chez un malade inconscient, un cacheter vésical sera placé pour recueillir la
totalité des urines.
Prélèvements d'échantillons d'urine
pour test de grossesse l'urine doit être concentrée ; recueillir les premières
urines le matin au lever ;
pour la mesure du pH, recherche de cylindres : l’urines doit être fraiche ;
lorsqu'on envoie au laboratoire un échantillon des urines de 24 h bien agiter
les urines avant de prélever et indiquer la quantité d'urine de 24h ;
bien étiqueter les échantillons
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 43
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
o Nom
o Post - Noms
o Service d'hospitalisation
o Nom du médecin qui demande l’analyse
o N° de la chambre et du lit
o Date du prélèvement
o Nature de l'examen demandé
V. Analyse d'urine (Examen physique et chimiques)
Indications
à l'admission
avant une intervention chirurgicale.
En cas d’affections cardiaques et rénales, lors de diabète sucré ;
Pendant l’évolution d'une malade infectieuse ;
Au cours de la grossesse.
1) Examens physiques
C'est-à-dire de la couleur, odeur, coloration, quantité, densité (voir point III
du cours).
Technique pour mesurer la densité
Matériel
urines de 24h (on mesure la densité moyenne)
1 densimètre ;
1 colonise en verre, graduée.
Procédé
prélever 100ml d'urine après agitation du récipient contenant les urines de
24h ;
verser l’urine dans le verre gradué sans former de mousse (le remplir au
3/4) ;
plonger le densimètre et le laisser flotter librement ;
lire la densité à la ligne de flottaison.
2. Examens chimiques
A) Mesure du pH des urines
urine fraichement émise ;
papier tournesol ou indicateur.
Technique :
humecter le papier indicateur ou tournesol, d'urine ;
comparer la coloration obtenue avec celle d'une gamme étalon fournie avec
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 44
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
le carnet de papier indicateur ;
pour le papier tournesol, les urines acides le font virer au rose, et les urines
alcalines au bleu-violet.
B) Recherche d'albumines ou de protéines
filtrer les urines (pour éliminer les cellules épithéliales) recherche
qualitative
1. Epreuve à l’ébullition en présence d'acide acétique dilué
Principe : coagulation des albumines par la chaleur
Matériel :
support + éprouvettes
papier filtre
entonnoir en verre
lampe à alcool ou bec bunsen
allumettes
flacon compte-gouttes+acide acétique à 10% pince en bois
urine
bassin réniforme
Technique :
filtrer 10 ml d'urine, veiller à ce que l'extérieur de l'éprouvette reste sec ;
chauffer la partie supérieure de l'urine (veiller à un chauffage uniforme et
ne pas tenir l'ouverture de l'éprouvette vers soi) ;
dès que le point d'ébullition est atteint l'urine monte dans le tube), vérifier
le résultat en plaçant l'éprouvette devant un arrière-plan sombre, résultats
possibles :
o apparence claire : pas d'albumine
o trouble : l'apparition d'un trouble est dû à la présence de phosphates, de
carbonates ou d'albumine, pour identifier ajouter quelques gouttes d'acide
acétique.
si le trouble disparait : il s'agissait de phosphates, de gluconates de calcium
qui peuvent apparaître dans l'urine normale ;
si le trouble persiste ou s'accentue, il est dû à la présence d'albumine.
2. Epreuve à l’acide nitrique
Principe : coagulation des albumines par un acide concentré.
Matériel : voir épreuve à l'ébullition ; les éprouvettes sont remplacés par un
verre conique + acide nitrique au flacon compte - gouttes, pas de source de
chaleur.
Technique :
verser 10 ml d'urine filtrée dans le verre à pieds maintenir le verre oblique
et
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 45
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
verser lentement 2 à 3 ml d'acide nitrique le long de la paroi du verre;
redresser le verre sans le secouer ;
s'il y a albumine, il se forme un anneau blanc et la surface séparation des 2
liquides ;
l'anneau et bien visible après 2 à 3 minutes
Recherche quantitative
On utilise l'albuminimètre d'Esbach et le réactif d'Esbach. L'albuminimètre
se compose d'une éprouvette sur laquelle se trouve 2 lettres :
U à mi-hauteur
R à la partie supérieur
La partie inférieure conique porte une échelle graduée en gr (de 1 à 7g en
général) ces chiffres nous renseignent donc le nombre de gr d'albumine par litre
d'urine.
Autre matériel :
Un bouchon en caoutchouc
Un étui en bois avec pied
Le nécessaire pour filtrer l'urine
Le réactif d'Esbach qui comprend
o De l'acide picrique : 10 gr
o De l'acide citrique : 20 gr
o De l'eau distillée : 1000ml.
Technique :
filtrer l'urine et la verser dans l'albuminimètre jusqu'à la lettre U ;
ajouter du réactif jusqu'à la lettre R
Fixer le bouchon
Mélanger le liquide en retournant le tube sans l'agiter (éviter la formation
de mousse).
Placer dans l'étui et laisser reposer 24h
Indique sur l'albuminimètre le nom du malade et l'heure à laquelle devra se
lire le résultat.
si l’urine contient plus de 7 gr d'albumine par litre, la filtrée avec une
quantité égale d'eau : le résultat sera multiplié.
3. Recherche qualitative et quantitative par albustix (tigettes réactives)
plonger l'extrémité réactive (jaune) de l'albustix dans l'urine la retirer
aussitôt ;
comparer immédiatement avec l'échelle colorimétrique reproduit sur le
flacon en ayant soin de placer la tigette très près des blocs colorés.
Résultat :
réaction positive lorsque la tigette devient au bleue (présence d'albumine)
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 46
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
réaction négative : la tigette reste jaune.
Précautions
le récipient recueillant les urines doit être propre et exempt de désinfectant
ou de détergent type ammonium quaternaire (ex : Dettol... voir cours sur
l'antisepsie) ;
ne pas toucher avec les doigts la partie réactive ;
refermer hermétiquement le flacon contenant les tigettes entre deux usages
;
immerger la tige dans l’urine le temps nécessaire à son imbibition sinon
diffusion du réactif.
C) Recherche de glucose
Recherche qualitative
a) Réaction de Fehling
Matériel : voir recherche d'albumine par la chaleur
Réactif de Fehling : solution A (bleue) à base de sulfate de cuivre solution B à
base de soude caustique et de tartrate double sodico-potassique.
Principe : le sulfate de cuivre (bleu) dans une solution alcaline est rendi chaud
par le glucose en oxyde de cuivre (rouge).
Technique :
verser dans une éprouvette une quantité égale de Fehling A et B (2 ml +
2ml) ;
Chauffer à l’ébullition ; si la solution est bonne, elle ne verdit pas ;
Dans un second tube, ajouter 4 ml d'urine, y ajouter les 4 ml de Fehling
chaud ;
Chauffer le mélange jusqu'à ébullition.
Résultat
La couleur bleue vire au vert, brun, rouge brique en présence de glucose ou
reste bleue en l’absence de glucose (plus il y a de glucose plus la coloration se
rapproche du rouge brique).
b) Réaction de Benedict
Matériel : éprouvettes
Réactif de Benedict
Urine+ un compte-goutte
Ajouter autant de gouttes d'urine que l'on a employée de ml de réactif
Ajouter un petit morceau de pierre ponce afin de prévenir le débordement
de liquide à l'ébullition
Faire bouillir une minute au bain-marie de préférence
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 47
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Résultat
Couleur bleue clair = réaction : absence de glucose
Couleur bleue mais liquide trouble
Réaction / mais présence de phosphates et de carbonates
Liquide très trouble avec modification de la couleur = résultat + présence
de glucose.
Trouble bleu/vert = 1gr de glucose /1 =traces
Trouble vert 3 à 5 gr/1= --+
Trouble vert jaunâtre = 10 gr/I=++
Trouble jaune rougeâtre = 20gr/1=+++
Trouble rouge : 20gr/1= ++++
Si le précipité est franchement rouge et la couleur bleue entièrement
disparue, le liquide contient plus de 30gr/l de sucre réducteur ; afin de connaître
la quantité exacte, refaire l’analyse de l'urine diluée et multiplier le résultat
obtenu par le coefficient de dilution.
Recherche quantitative (sur urines de 24h. ou fractionnées)
a) Avec le réactif de Fehling méthode :
Placer un erlenmeyer de 100 à 250ml sur une toile aimantée, au dessus du
brunsemallume, y porter successivement :
o 10ml de Fehling A+B mesurés à la pipette ;
o 5ml de ferrocyanure de potassium ;
o 5ml d'eau distillée.
Faire bouillir doucement. Avec une pipette de 10ml graduée en 0,1ml
laisser tomber l'urine goutte à goutte dans l'erlenmeyer maintenant une
douce
On note le volume d'urine nécessaire pour que la solution de Fehling passe
du bleu au brun.
Le volume d'urine est rapporté sur la table ci-dessous pour en déduire la
concentration de l'urine en glucose.
b) Avec le réactif de Bénédicte
Matériel :
1 pipette graduée en ml
+ 10 gr de carbonate de soude en poudre anhydre (Na2CO3) + Matériel
(Bénédicte qualitatif)
Technique
Faire chauffer le liquide jusqu'à ébullition et à ce moment ajouter goutte à
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 48
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
goutte l'urine jusqu'à obtenir la disparition complète de la coloration bleue ; on
sait que 25 ml de réactif de Bénédicte sont totalement réduits par 50 mg de
glucose, calculer la quantité de glucose contenue dans l'urine : s'il a fallu ajouter
10 ml d'urine pour décolorer totalement le réactif, soit que 10 ml d'urine de
l’échantillon déterminé réduit 25 ml de réactif et que cela représente 50ml de
glucose.
Application de la règle de trois
10 ml d'urine contiennent 50mgr de glucose
1000 ml de cette urine contiennent donc 5000 mg de glucose (5 gr) soit 5%.
3) Recherche quantitative et qualitative
a) Tes-Tape
Mode d'emploi :
dérouler environ 2 cm de Tes-Tape en le tirant vers le bas et le sectionner
vers le haut.
Tremper le bout du morceau de tes-Tape dans l'urine et le retirer aussitôt. II
suffit d'une très petite quantité d'urine. Une humidification uniforme du
morceau de Tes-Tape assurera le résultat le plus précis. L'extrémité du
ruban tenu entre les doigts doit demeurer sèche.
attendre une minute. Le développement d'une coloration plus ou moins
foncée au niveau de la partie humidifiée du ruban se produira en une
minute. Une coloration jaune signifie que l'urine ne contient pas de glucose.
comparer alors immédiatement la zone la plus foncée du morceau de ruban
à l'échelle colorimétrique appliquée sur le «- dispenser »
si le ruban indique ½ pour cent ou plus, attendre une minute
supplémentaire et faire la comparaison définitive.
Le test est spécifique du glucose (le sucre présent lors des réactions
positives chez les diabétiques) ; les autres sucres ne réagissent pas avec le ruban.
Lorsque l’on trouve sur l'échelle colorimétrique la couleur correspondant à
celle de la bandelette de Tes-Tape, la quantité de glucose peut être exprimée en
pourcent ou par une notation semi-quantitative, de 0 à ++++
b) Clinitest (comprimé à base de sulfate cuivré, acide citrique, hydroxyde de
sodium, carbonate de sodium).
Matériel :
une éprouvette
Urine filtrée
Un comprimé clinitest
Eau
Un compte-gouttes
Echelle colorimétrique jointe au test.
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 49
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Technique :
mettre dans l'éprouvette 5 gouttes d'urine 10 gouttes d'eau
Y laisser tomber un comprimé clinitest
attendre la fin du bouillonnement pour lire le résultat.
Résultat
Teinte bleue
Un virage de la coloration au vert, au brun ou à l’orange indique la
présence de sucre pour déterminer la teneur quantitative en glucose comparer la
coloration du mélange à l’échelle-type de couleurs jointes au clinitest.
Remarques :
1. Les comprimes contenant de la soude caustique doivent être manipulés avec
précaution, les mains bien sèches
2. Les comprimés sont d'un blanc grisâtre et tachetés légèrement, ne pas utiliser
les comprimés ayant virées au bleu sombre
3. seuil de sensibilité correspond à une concentration en sucres réducteurs de 1,5
gr/l.
D) Recherche d’acétone et de corps cétoniques
a) Test de LEGAL
Solution de nitroprussiate de potassium dissoudre 10 gr de nitroprussiate
de potassium dans 50ml d'eau. Refroidir. Ajouter lentement et goutte a goutte 2
ml d'acide sulfurique concentre. Ajuster au volume de 100ml avec de l'eau
distillée. Conserver la solution dans une bouteille brune munie d'une compte-
gouttes. II est inutile de préparer de grands volumes de ces réactifs qui ne se
conserve pas.
Matériel : réactif en flacon compte-gouttes, Eprouvette, Urine,
Ammoniaque en flacon compte-gouttes.
Méthode
A 6 ml d'urine fraîche, ajouter 10 gouttes de solution de nitroprussiate.
Mélanger;
Pipeter avec précaution de l'ammoniaque concentré dans une pipette longue
et effilée. Laisser couler lentement l'ammoniaque sur la paroi du tube
légèrement incline en plaçant la pointe de la pipette à 10mm de la surface
de l'urine. L'ammoniaque de densité plus faible que l'urine surnage si on
agit avec précaution. Apres avoir laisser couler environ 1ml d'ammoniaque,
redresser le tube et le placer sur une étagère pendant 5 minutes. En
présence d'acétone, II apparait un anneau violet, couleur permanganate.
L'apparition d'un trouble en anneau ou d'un anneau brun n'a pas de
signification.
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 50
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Noter : Acétone
Acétone +, ++ ou +++ selon l'intensité de la couleur violette
b) Acétest-comprimes a base de réactif de légal.
Un comprime d'acetyest (blanc) en présence d'acetest et d'acide
Acetylacetique prend une coloration lavande ou lilas.
Technique : placer un comprimé acètes sur une surface blanche propre (ex.
papier filtre ou feuille de papier ordinaire mais propre)
déposer une goutte d'urine sur le comprime 30 secondes plus tard,
comparer la couleur du comprime avec l'échelle calorimétrique.
Résultat : réaction positive le comprime devient lavande ou lilas dans les 30
secondes ; réactions négative : le comprime reste blanc ou vire à la couleur
crème.
Précautions : voir albustix
c) Recherche de sang dans les urines
Par hématie
Test pour le dosage de l'hémoglobine et des hématies dans les urines
tigettes réactives ; l'extrémité réactive blanche vire au blanche en 30 secondes si
la réaction est positive.
Par occultest
Test pour la détection du sang dans l’urine ainsi que l'hémoglobine, déposer une
goutte d'urine bien mélangée au milieu d'un carnet de papier filtre spécial fourni
avec l'occultest placer un comprime occultest au milieu de la surface humide
faire tomber 2 gouttes d'eau sur le comprimé ; observer la couleur du papier
filtre autour du comprime exactement après 2 minutes.
Résultat positif : le papier filtre, autour du comprime devient bleu en moins de 2
minutes.
Ces techniques sont les plus utilisées par les infirmiers. Les autres examens
se font en laboratoire.
B) SURVEILLANCE DE L'ELIMINATION INTESTINALE
Les fèces ou matières fécales sont des déchets de la digestion expulsés par
l’anus.
I. Motilité du tube digestion et défécation
a. Motilité digestive
Après la bouche, le bol alimentaire progresse dans l'œsophage grâce à la
poussée des ondes péristaltiques (contractions musculaires reflexes se faisant
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 51
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
toujours dans le même sens (càd de haut en bas) qui le chassent vers l'estomac.
Le bol alimentaire va passer dans le duodénum (1ère portion de l'intestin grêle)
en moyenne 3 à 4 heures après un repas normal ; ce temps d'évacuation étant
très variable d'un sujet à l'autre et chez un même sujet dépend de la composition
des aliments, de leur cuisson, de l'intervalle des repas ainsi que de l'état émotif
du sujet.
Le bol alimentaire progresse rapidement dans le duodénum et le jéjunum
pour ralentir dans l'iléon où a lieu l’absorption maximale des substances
nutritives après de nombreuses transformations par les phénomènes digestifs
mécaniques et chimiques. Le reste du bol non absorbé franchit la valvule de
BAUHIN (entrée du colon) et mettra plus ou moins 12 heures pour passer
entièrement dans le colon.
Le colon résorbe l’eau en excès. La progression du contenu colique se fait
grâce aux mouvements péristaltiques ; le reflux vers l'iléon étant empêché par la
valvule de BAUHIN. Au- bout de ce trajet colique, intervient l'ensemble des
phénomènes aboutissant à l'élimination des matières fécales c'est la défécation
qui se passe en 3 phases.
b. Phases de la défécation
a) le premier temps involontaire est sigmoïdien :A l'occasion d'une onde
péristaltique, le sigmoïde qui est plein commence à vider progressivement son
contenu dans le rectum. C'est alors que, par voie reflexe, se produit un besoin
d’aller à la selle ; besoin qui augmente d'intensité au fur et à mesure que le
sigmoïde se vide dans le rectum.
Si, à ce moment, le sujet n’obéit pas à cette sollicitation péristaltogène, celle-
ci s’efface momentanément ; si, au contraire, le sujet répond à la sollicitation,
le 2ème temps s'opérera volontairement.
b) Par la mise en tension de l'abdomen (contraction des muscles abdominaux et
du diaphragme). Le sigmoïde « pond » alors son contenu dans **** où ne
fait que passer aussitôt dans l’ampoule rectale.
c) Un troisième temps mi-volontaire mi- reflexe, les selles sont dirigées dans
l'axe de l'anus. La fréquence de la défécation varie d'un sujet à l'autre, dépend
de certaines habitudes, de la qualité et de la quantité des aliments ingérés.
L'émotion peut influencer le mécanisme de la défécation (ex : La peur
engendre le besoin d’aller à la toilette).
Remarque
Pour vider le colon, il faut le remplir : c'est-à-dire que le péristaltisme n'a
lieu que si l'intestin a un certain degré de distension.
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 52
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
II. Caractère et composants normaux des selles
a) Caractères
Masse de consistance semi-solide ;
Forme : moulée (forme de la filière ana-rectale ;
Evacuation spontanée ou quotidienne ;
Quantité journalière : 100 à 200gr ;
La quantité diminue si le régime est riche en viande et poisson ;
Augmente si le régime est riche en cellulose (légume, fruit non pelés),
Couleur : brune liée à un pigment (la stercobiline provenant de la
bilirubine)
Odeur putride (résulte de la putréfaction des particules alimentaires sous
l'action des micro-organismes de la flore intestinale ;
pH 6,8 à 7,0.
b) Composants normaux
Déchets de la digestion, azote, lécithine, cellulose, pépins.
Autres déchets (protides et lipides d'origine non alimentaire qui résultent de
la desquamation de la muqueuse intestinale et cadavres de micro-
organismes présents normalement dans le coecum et le colon ;
Mucus ;
Sucs digestifs pour autant qu'ils n'aient pas été résorbés ;
Eau (70 à 80% d'une selle normale) ;
Germes saprophytes vivants (qui constituent la flore intestinale le principal
; le colibacille) ;
Des sets (sets de chaux) ;
Des produits de décomposition des pigments biliaires.
Remarque
La cellulose n'est ni transformée par les sucs de la digestion, ni attaquée
par les micro-organismes du gros intestin ; elle augmente le volume des fèces,
stimule le péristaltisme intestinal et favorisent l'évacuation normale.
III. Rôle de l'infirmière dans la surveillance de la fonction intestinale
1. Observer et signaler les anomalies
a) De consistance
selles dures - déshydratation excessive de selle par un long séjour dans le
colon (constipation).
selles dures en masses - idem
arrondies ( scyballes)
selles liquides + débris - transit rapide ou trouble digestif alimentaires
b) Odeur
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 53
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Fétide ;- Selles de putréfaction
c) De couleur
brun fonce, selles pâteuses : putréfaction
selles jaunes ocre, aérées : fermentation
Selles gris mastic, pâteuses : selles acholique (absence de pigment biliaires
insuffisance biliaire ou obstacle).
selles peu colorées, abondantes : insuffisance pancréatique
selles goudron, noires, digestible poisseuses brillantes et d'odeur fétide:
MAELENA c'est-à-dire hémorragie évacuée par digestif se situe au
niveau de l'estomac ou de l'intestin grêle.
selles noires, de consistance normale : couleur liée à l'absorption de
médicaments tels : charbon de bois, bismuth ou liée à l’alimentation riche
en fer
selles verdâtres : présence de biliverdine surtout diarrhées infantiles ou
suite à l'administration d'antibiotiques (qui suppriment la flore intestinale
réduisant normalement la biliverdine en urobilinogene)
selles coffrées de sang frais : hémorroïdes
selles fréquentes +mucus sanguinolent : syndrome dysentérique la
défécation est fréquente avec EPREINTES (douleur du colon terminal)=
coliques qui précédent ou accompagnent les selles liquides et TENESME
(fausse envie douloureuse) sensation de corps étranger poussant à la
défécation
selles mêlées de pus: lésion du tube digestif
d) Présence de parasites
oxyures, petits vers blancs qui se tiennent à (observés à l'œil nu) l'anus.
ascaris lombricoïdes : vers ronds de 15cm à 25 cm de long
ténias pertes de segments (anneaux : ver rubane plat de 3 m à 12 m de
long).
Toute selle anormale doit être gardée et montrée au personnel compétent
2. Observer et signaler les anomalies au transit intestinal
a) La constipation
Retard dans l’évacuation des selles ou évacuation des selles moins
abondantes ; les selles sont déshydratées. La constipation s'accompagne:
De céphalées ;
Anorexie ;
Malaises généraux ;
Coliques
Sensation de besoin de défécation ;
Distension abdominale, flatulence.
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 54
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
La constipation peut être :
1. Fonctionnelle sans lésion du tube digestif
Exemple :
Constipation reflexe après une intervention chirurgical sur l'abdomen;
Suite à une malade aigüe (selles déshydratées en relation avec
l'hyperthermie et l’immobilisation) ;
L'habitude de refuser la sollicitation péristaltogène.
Remarque : La vie sédentaire ou un repos prolongé favorisent la constipation par
atonie musculaire.
Mesures hygiéniques pour prévenir la constipation
Hygiène alimentaire,
Alimentation équilibrée permettant une hydratation et un volume suffisant
du bol focal. Choisir des aliments riches en cellulose (fruits non pelés, légumes).
Eviter l'excès de farineux, faire des exercices, de la marche, se présenter
régulièrement à la toilette (de préférence après le petit déjeuner ; le péristaltisme
a lieu après chaque repas) ; éviter l’abus de laxatifs et de lavements qui finissent
par rendre l'intestin paresseux.
2. Organique due à une lésion du T.D du voisinage ex : malformations
congénitales cancer traiter la cause
b) La diarrhée
Evacuation de selles trop fréquentes et trop liquides ; danger de
déshydratation rapide et de déséquilibre électrolytique, un échantillon sera
prélevé pour culture, recherche de parasites afin d'instaurer un traitement
adéquat.
Faire boire de l’eau de riz, thé ou eau filtrée légèrement salée (sel de
cuisine) en attendant la prescription médicale (anti-diarrhéiques, analgésiques et
antispasmodiques, réhydratation par voie si nécessaire antibiotiques
spécifiques...).
c) L'occlusion intestinale
d) Est réalisé par un obstacle à la progression du contenu intestinal d’où
constipation, suppression de gaz, vomissements, prostration, hypotension,
tachycardie, douleurs abdominales
e) Le fécalome
Accumulation de matières fécales desséchées dans le sigmoïde ou de
rectum surtout chez les vieillards d'où l’importance de la surveillance de
l’élimination intestinale chez les patients âgés surtout et grabataires.
Les selles fortement déshydratées seront ramollies par lavements huileux.
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 55
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
II est parfois nécessaire de procéder au débouchage du rectum.
Remarque : attitude de l'infirmière devant de violentes douleurs abdominale
Ne pas pratiquer le lavement, ni administrer des calmants ;
Prendre la t°, pouls,
Noter : vomissements, nausées,
Emissions de gaz ou non,
Emission de selles ou absence d'émission,
Emission de sang
Ne pas appliquer de chaleur locale ;
Supprimer toute ingestion de solide et de liquides ;
Faire appel au personnel compétent.
CHAPITRE V : SOINS A L’INTESTIN
I. MEDICATION
A. Accélération du transit
1. Les purgatifs
Définition :
Les purgatifs sont des médicaments qui favorisent l’accélération du transit
intestinal et l’évacuation de selles.
Sortes :
a) Purgatifs salins
Favorisent le péristaltisme et l’élimination fécale.
Sulfate de magnésie ;
Sulfate de soude.
b) Purgatifs anthracéniques
L’action s’exerce sur le colon.
Sirop de nerprun ;
Poudre de séné (en sachet).
c) Huile de ricin
20 à 50 gr (adulte)
15 à 20 gr (enfants)
2. Les laxatifs
Sont des purgatifs légers
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 56
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
a) Mécaniques :
Qui augmentent le volume du bol fécal et favorisent l’évacuation :
d’origine végétale : Agar-agar
d’origine huileuse : ils agissent en lubrifiant la paroi du tube digestif :
huile de paraffine.
b) Chimiques
Sulfate de soude ou de magnésie 5 à 15 gr.
c) Les suppositoires
Définition :
Sont des médicaments de consistance solide de forme conique ovoïde
formée des substances grasses mélangées ou non à un produit médicamenteux,
qu'on introduit dans l'anus.
But :
Provoquer ou faciliter la défécation
Administrer un médicament.
Poids : 3 gr (adulte)
2 gr (enfant)
1 gr (nourrisson).
Sortes
1°) Simple :
À base de beurre de cacao auquel on incorpore un médicament, quinine,
opium..,
Avantages
permet l'administration des médicaments irritants pour le tube digestif.
Absorption facile.
Ralentisseurs du Transit
1° Opium et dérivés :
Réduisent les sécrétions de muqueuse et modérant le péristaltisme intestinal :
Elixir parégorique : anti diarrhéique et calmant des douleurs abdominales.
Dose : 10 à 50 gr pour adulte/24h, se donne en doses fractionnées.
Reasec : spécialiste pharmaceutique.
2° Astringents
Médicaments qui agissent sur les tissus en les resserrant. Le plus employé
est le TANIN qui est une poudre blanche administrée en cachet à dose de 1,5 à 2
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 57
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
gr (adulte). On le trouve aussi dans certaines plantes.
3° Le charbon :
Le charbon absorbe le liquide et le gaz, il est surtout employé dans les
diarrhées avec fermentation. Le charbon végétal ou animal est souvent associé à
des sédatifs ou à des antiseptiques : FORMOCARBINE-BROMACARBINE.
Dose : 1 à 20 gr./jour.
4° Pansement intestinaux (poudres) :
Sel de Bismuth 4 à 6 gr/jour (almuth, Bismugel, Novibismuth à forte dose
= laxatif).
Kaolin.
Sels d'aluminium, ne peut pas être employé chez les enfants de moins de
30 mois.
I. Lavements
A. Généralités.
1° Définition :
C'est un procédé qui consiste à introduire un liquide dans l'intestin dans
l’anus, en plus ou moins grande quantité, dans un but thérapeutique.
2° Sortes :
Lavement évacuateur ;
Lavement nutritif : ou lavement à retenir ;
Lavement thermique ;
Lavement anesthésique.
Les 3 derniers ne sont plus utilisés.
3° Contre-indications générales du lavement
Il est absolument contre-indiqué dans :
Douleur abdominale accompagnée de fièvre (symptômes appendiculaires)
car danger de péritonite ;
Perforation-intestinale ;
Occlusion intestinale ;
Traumatisme abdominal ou anal ;
Hémorragie intestinale.
4° Facteurs pouvant influencer le lavement
a) Volume
Varie selon l'âge et le but que l'on se propose.
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 58
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
1) pour l'adulte :
500 cm3 à 11 pour un lavement entier
250 cm3 : demi-lavement
150 cm3 : pour un quart de lavement.
Il peut aller jusqu'à 2l : Avant une rectoscopie ou avant un lavement baryté.
2) Pour un enfant :
Nourrisson : 30 à 50 ml.
Enfant d'un an : 80 à 90 ml
Enfant de 2 à 5 ans : 100 à 150 ml
Enfant de 8 à 10 ans : 200 à 250 ml.
b) Température
Ordinairement on donne un lavement tiède, à 37°
Lavement thermique :
Frais, à 25° : Utilisé comme antithermique, diurétique.
Chaud, à 40° ; prescrit pour décongestionner les organes génito-urinaires
(salpingites-prostatites) ou contre les hémorragies anales.
Pour ce dernier, l'infirmier doit prendre soin de ne pas brûler le malade. Il
faut pour cela :
Contrôler la température de la solution ;
Vaseliner soigneusement la région anale et le pli interfessier (la peau est
plus sensible que la muqueuse).
c) Pression :
Pour l'adulte avec le bock on réalise une pression normale de 50 cm
(pression la plus forte) à 30 cm (au minimum) au dessus du plan de lit. Grand
enfant : Pression entre 10 et 25 cm au dessus du plan de lit. Nourrisson :
Le lavement se fait à la poire ou à la seringue. (il faut une grande prudence dans
la manipulation).
5 ° Instrument pour le lavement :
a) Bock ou irrigateur : en émail ou en acier avec un tube en caoutchouc de
1,50cm de long muni d'un robinet et d'une vis de réglage avec, à
l'extrémité, soit une canule dure en ébonite ou une sonde rectale (en
caoutchouc) soit les deux recordées l'une à l’autre, quand la sonde molle est
déjà dans l’intestin. Sa capacité est de 2 litres.
b) La poire : Soit munie d'une canule (poire anglaise). Soit tout caoutchouc
(poire américain) dont la contenance varie d'après le numéro = 1/60 ;
2/80cc 3/120cc et va jusqu'à 12/485cc.
c) Seringue de Janet ou de Bonneau : Pour ces dernières, il est conseillé de
placer d'abord une sonde rectale à laquelle on adapte la seringue.
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 59
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
B. Lavements Evacuateurs
Sont destinés à stimuler le réflexe de défection ou à évacuer un résidu
gênant après défécation incomplète.
1° Indications
Certaines constipations, surtout quand l'emploi de purgatifs per os n'est pas
possible ou contre-indiqué ;
Avant ou après une intervention chirurgicale ;
Avant un accouchement (mais bien avant la rupture de la poche des eaux) ;
Avant un lavage intestinal ;
Avant un lavement nutritif ou médicamenteux (plus administré);
Avant une rectoscopie ;
Avant et après une radiographie du tractus digestif ou d'autres organes
abdominaux.
2° Contre-indications : Générales (voir plus haut) spécifiques.
3° classification
a) Lavements non irritants
But : Amollissement des matières fécales, facilitent la défécation et la rendent
moins pénible. Liquides utilisés : eau pure, Huile neutre.
c) Lavements irritants
Sont actifs tant par leur volume que par les substances irritantes ajoutées
Eau savonneuse;
Glycérine ;
Sulfate de soude ;
Huile de ricin.
4° Technique
1. Lavement à l'eau pure au moyen d'un book.
Prévenir le malade et lui expliquer le soin ;
Préparer le matériel
Sur un plateau ou un chariot roulant, poser un book avec tube en
caoutchouc muni d'un robinet et d'une vis de réglage ou une seringue de
Janet ou de Bonneau;
Une seule canule en métal (verre est à déconseiller) ou de préférence une
sonde rectale en caoutchouc ;
Une compresse vaseline ;
Un bassin réniforme ;
Une alèze plus toile pour protéger le lit ;
Un bassin de lit, papier hygiénique ;
Le nécessaire pour une toilette de siège (malade alité) et pour changer le lit
Le liquide quantité et température prescrites.
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 60
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Se rendre auprès du malade.
a) Technique préparative
Fermer les fenêtres et les portes
Mettre le paravent (s`il y a lieu) ;
Enlever tous les cousins sauf un ;
S'assurer que le malade a son alèse (pagne) ;
Se laver les mains ;
Purger le tube et fermer le robinet avec une vis ou avec une pince ;
Lubrifier la sonde avec la compresse vaseline en prenant soin de ne pas
obturer l'orifice avec la vaseline et déposer la sonde sur le bassin réniforme
avec l'extrémité sur la compresse ;
Placer le bassin de lit et demander au patient d'uriner. Si les urines doivent
être recueillies verser dans un bocal ou déverser (éventuellement l'envoyer
aux toilettes) ;
Protéger le lit. Placer le bassin réniforme entre les cuisses du patient ou
contre le siège (dépend de la position du malade).
1) Malade couché sur le côté, droit siège au bord du lit, jambe gauche
légèrement repliée sur la jambe droite allongée (position de SIMS). Dans ce cas,
pour injecter le liquide, l'infirmier se place à gauche du patient.
2) Malade couché sur le dos (si le malade ne peut pas se tourner, jambes
repliées)
Plantes des pieds appuyés sur le lit genoux remontés ;
Siège légèrement relevé sur un rouleau de tissu, ou le bassin de lit ;
Plier en coin l'ensemble des couvertures de dessus du côté où l'on procède
ou aux pieds du malade dans ce dernier cas le couvrir d'une alèse
individuelle.
b) Lavement proprement dit :
Introduction de la sonde
Saisir la sonde à l'aide de la compresse et l'introduire dans le rectum en
tournant sur une longueur de 10 à 20 cm ; déposer l'extrémité libre de la
sonde dans le bassin réniforme. Lorsque l`on se sert de la canule en
ébonite, l'introduction est plus difficile ; la canule doit être enfoncée à 5 à 7
cm de profondeur, lentement et avec précaution pour ne pas blesser la
muqueuse intestinale ; d'abord la direction de l'ombilic puis après 2 à 3 cm
en direction du sacrum.
Adapter la sonde au tuyau ;
Élever le bock de 30 à 50 cm au dessus du plan de lit et laisser couler
le liquide, en tenant la sonde à l'aide de la compresse près de l'anus;
Demander au malade de respirer profondément avec la bouche ouverte ;
Surveiller l'écoulement du liquide, s'il ne descend pas changer la position
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 61
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
de la sonde légèrement vers la gauche ou vers la droite ou la retirer un peu.
Ces mouvements dégagent l'ouverture de la sonde obturée par un pli de la
muqueuse rectale ou un bouchon de matières fécales.
Quand l'irrigateur est presque vide, fermer le robinet avec la vis ou avec la
pince ;
Saisir la sonde à l'aide d'une compresse et la retirer sans la détacher du
tuyau ;
Déposer la sonde, après l'avoir détachée du tuyau, avec la compresse dans
le bassin réniforme ;
Demander au malade de garder le lavement pendant 10' ;
Installer le malade sur le bassin de lit, s'il ne s'y trouvait pas encore,
installer confortablement la sonnette à sa portée.
Après défécation :
Essuyer le malade ;
Prélever un échantillonnage de selles si indiqué ;
Toilette du siège ;
Changer l`alèse.
N. B : Si le malade accuse des coliques.
Pincer momentanément le tube pour que les mouvements péristaltiques se
calment (au besoin appuyer sur l'anus avec un tampon d'ouate).
Si le liquide ne descend pas, changer la position de la sonde légèrement
vers la gauche ou vers la droite ou retirer un peu. Ces mouvements
dégagent l'ouverture de la sonde obturée par un pli de muqueuse rectale ou un
bouchon de matières fécales.
Après les soins :
Nettoyer le matériel.
Rincer et sécher l'irrigateur ;
Vider le tuyau ;
Nettoyer et désinfecter le bassin réniforme ;
Nettoyer la canule ou la sonde en la triturant ;
Déboucher l'ouverture, désinfecter et ranger pour l'emploi ultérieur.
Pendre L'irrigateur, robinet ouvert.
2° Lavement au moyen d'une poire
Emploi :
Pour petite quantité de liquide ;
Pour les nourrissons ;
Pour les jeunes enfants.
Matériels et Techniques : Idem qu'avec le Bock mais ce dernier est remplacé par
la poire ici il faut un godet avec liquide, et une fine sonde de Nélaton.
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 62
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Mesurer la quantité de liquide et la verser dans un bon ou petit bassin ;
Lubrifier la sonde de nélaton et l'introduire dans l'anus ;
Chasser l'air de la poire en écrasant la balle entre le pouce et les doigts ;
Aspirer le liquide en totalité ;
Tenir la poire, la pointe vers le haut, presser du pouce la partie sphérique
jusqu'à ce qu'un peu de liquide s'écoule, ne plus lâcher et introduire la
pointe de la poire dans la sonde de Nélaton ;
Introduire le liquide lentement, régulièrement et sans exercer une pression
trop forte, en appuyant du pouce sur la poire jusqu'à ce qu'elle paraisse vide
;
Sans retirer la poire de la sonde, la plier en deux, puis quatre pour en
éliminer tout le liquide ;
Pincer la sonde des doigts pour l'obturer, puis d'un sein coup enlever la
sonde et poire ;
Veiller à ce que le liquide ne reflue dans la poire, donc ne pas relâcher la
pression sur la poire pendant qu’on retire et détache la sonde ;
Après lavement, nettoyer le matériel :
Rincer à l'eau chaude la poire et la sonde, surtout après l'emploi des
liquides, et veiller à bien déboucher la sonde ;
Désinfecter et ranger pour le prochain usage.
N.B : On peut faire un lavement en introduisant directement la pointe de la
poire dans l'eau, sans utiliser la sonde, if faut vaseliner l'extrémité.
Inconvénients : Danger d`infecter la poire par le reflux de liquide dans la
poire.
3° Lavement à la Seringue
Matériel :
Seringue de 7anet ou de Bonneau, Sonde de Nélaton. Un godet avec
liquide, protection nécessaire pour la toilette et la réfection du lit.
Technique :
Il est conseillé de placer d'abord une sonde à laquelle on adapte la
seringue. Le reste comme pour lavement à la poire.
A Retenir : Dans l'emploi des instruments.
Avec la bock
Il est strictement contre-indiqué de caoutchouc avant que toute l'eau soit
écoulée pour éviter le reflux dans le tuyau de l’eau polluée ;
Jamais la canule ne peut être placée dans le bock après usage
Avec la poire :
Faire le vide complet de la poire en la comprimant et :
Injecter sans interrompre la pression, sans quoi le liquide septique sera
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 63
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
aspiré dans la poire.
Avec la seringue
S'emploie le plus fréquemment pour le produit huileux ;
Elle permet une opération unique contrôlée ;
Cependant il faut se garder d'exercer une pression forte. Il faut stériliser le
matériel en cas des lésions anales ; d'irritation suspecte de l'intestin.
4° Lavement avec d'autres produits
a) Lavement à l'eau savonneuse
On utilise du savon doux, sans bulles, 30 gr. Pour un Iitre d'eau pour adulte
;
Préparer la solution en mélangeant doucement ;
On peut faire dissoudre le savon blanc ou savon éléphant dans l'eau.
b) Lavement salé évacuateur (N'est plus administré)
Sensibilité extrême de certains sujets à la solution de chlorure. On donne
une solution hypotonique à 7 gr. De sel par litre d'eau ou à 1/2 à 1 c'est-à-
dire, à tester à l'avance ;
Il faut prendre soin de bien dissoudre et filtrer le sel de cuisine ;
Contre-indiqué dans les régimes sans sel.
c) Lavement bicarbonate sodique (n'est plus administré)
Ce lavement peut être prescrit après le lavement huileux pour corriger
l'action sur la muqueuse intestinale, de l'acidité de l'huile.
Formule :
2 C à S rasées de bicarbonate pour 1 litre d'eau pour un adulte.
2 c à c, pour 1 litre pour un enfant.
Préparatifs : Faire dissoudre le bicarbonate comme pour le savon.
Technique ; Idem comme lavement.
d) Lavement huileux
Évacuateur = Huile d'olive neutre dans le cas d'indisponibilité de donner la
purge per os (lavement à garder).
Indications :
inflammation de la muqueuse
Constitution chronique ;
Fécalome
Contre-indications : Idem,
C'est un petit lavement qui se donne le soir et gardé toute la nuit (5 à 8
heures) ou de très bonne heure le matin. Action : Mécanique et émolliente.
La dose 120 gr.: Adulte ;
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 64
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
60 gr.: Enfant ;
10 gr. : Pour nourrisson.
II faut chauffer l'huile, vérifier la température. Utiliser une seringue (ou
une poire) que vous rincez avec de l'eau chaude avant usage.
injecter lentement et à très basse pression ;
Après usage, nettoyer le tout à l'eau chaude, additionnée de sel de soude ou
au savon.
Le médecin peut prescrire un lavement bicarbonaté pour corriger l'acidité
de l'huile.
N.B : Glycérine : 40 à 60 grs par 500 cm3. Mélanger à l'eau - Agiter le mélange
avant d'aspirer.
I. Danger des Lavements
Des lavements trop fréquemment répétés peuvent entraîner de troubles
graves de l'équilibre électrolytique ;
Lorsque le lavement est donné sous pression trop forte, il peut provoquer
une déchirure de la paroi intestinale ;
Le rectum peut souffrir de l'emploi répété de substances irritantes ;
Il existe aussi un certain danger de dissémination de tumeur sous la
pression du liquide de lavement. Des hémorroïdes par suite de
constipations.
CHAPITRE VI : SOINS GENERAUX EN PRE ET POST-
OPERATOIRE
I. NOTIONS GENERALES DE SOINS INFIRMIERS AVANT UNE
INTERVENTION CHIRURGICALE
A. Aspect psychologique du futur opéré ;
Importance de l'accueil : afin de créer un climat de confiance et d'obtenir la
collaboration du futur opéré ;
Attitude du personnel infirmier ;
Etre attentif ;
Favoriser l'expression des craintes ;
Rassurer en instruisant mais avec prudence en ce qui concerne l'état du
malade (se référer au médecin).
B. Aspect médical : veiller à l'exécution scrupuleuse et rapide de toutes les
prescriptions du médecin
Examens à faire,
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 65
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Médicaments à donner,
Prémédication, etc.
C. Aspect infirmier :
Outre le rôle médical du personnel infirmier, celui-ci doit veiller à ;
1° L'alimentation : le future opéré peut généralement boire et manger
normalement jusqu'à la veille de l'intervention. Parfois il doit être
suralimenté (suivre les prescriptions).
La veille au soir : repas léger.
A partir de minuit : jeûne complet : enlever toute boisson ou nourriture se
trouvant à la portée du malade ; éventuellement en instruire la famille.
2° L'hygiène : la veille et le jour de l'opération : bonne toilette (bain de lit).
Vérifier la propreté des cheveux, (si nécessaire les laver), des ongles
(enlever le vernis), les pieds, des plis du corps.
Préparer le champ opératoire : Rasage et désinfection.
Rasage : Consiste à raser de près les poils sur une certaine surface de la
peau entourant l'incision chirurgicale (champ opératoire, afin d'éliminer
une source d'infection possible).
Matériel nécessaire pour la toilette ;
Ciseaux ;
Rasoir ;
Récipient avec eau chaude ;
Bon savon ;
Une grosse compresse ;
Quelques feuilles de papier ; hygiénique ou compresse ;
Bassin réniforme ;
Protection de lit.
N.B : Les petites surfaces peuvent éventuellement être rasées sans savon.
Technique :
Isoler le malade si nécessaire ;
L'installer de façon à bien exposer la partie à raser ;
Laver la région ;
Couper les longs poils avec les ciseaux ;
Avec la grosse compresse imbibée d'eau chaude et de savon, faire mousser
la région ;
Raser dans le sens des poils en tendant bien la peau : Veiller à ne pas
blesser ;
Nettoyer chaque fois que nécessaire, le rasoir, avec du papier. hygiénique ;
Lorsque la région est bien rasée, éliminer tous les poils et bien rincer ;
Sécher ;
Appliquer éventuellement un peu de talc, si le rasage est fait la veille de
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 66
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
l'intervention et si la désinfection ne doit pas être faite immédiatement.
Savoir que l'alcool «pique» sur la peau fraîchement rasée.
Désinfection : Consiste à détruire les germes se trouvant sur la peau par
l'application d'un antiseptique afin d'éviter l'infection. N'est requise que dans
certains cas, la désinfection étant toujours faite avant l'intervention ; en salle
d'opération.
Matériel Nécessaire à désinfection
Tampon d'ouate ;
Alcool, et au besoin autre désinfectant ;
Pince ;
Bassin réniforme ;
Ether ;
Nécessaire pour protéger la région ;
Champ stérile.
Technique : Se fait de suite après le rasage ou, mieux, le lendemain
Laver la région, (savon ou Cétavlon) ;
La dégraisser à l'éther ;
Badigeonner avec le désinfectant choisi : Alcool, alcool iodé, merphëne...
Placer et fixer le champ stérile sur la région (manipulation stérile) ;
Interdire au malade de toucher au champ.
N.B : Faire le lavement si nécessaire.
3° La préparation de la chambre pour le retour :
Prévoir une chambre individuelle si possible. Sinon obtenir un certain
calme de la part des autres malades. Prévoir tout le matériel nécessaire pour le cas :
Oxygène ;
Appareil à aspiration ;
Bocaux de drainage ;
Bassin réniforme, ...
4° Au transport dans de bonnes conditions
Eviter les chocs, les courants d'air ;
Eviter les longues attentions dans les couloirs (s'assurer de ce que le malade
est bien attendu en salle d'opération avant de commencer la préparation
finale). Emporter le dossier complet.
II. NOTIONS GENERALES DE SOINS INFIRMIERS APRES UNE
OPERATION
A. Prise en charge à la saisie d'opération et transport
L'opéré doit être « détubé » ; c'est-à-dire ne plus être porteur du tube
laryngé qui sert durant l'intervention. Ce tube est enlevé par l'anesthésiste et
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 67
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
si nécessaire remplacé par la « canule de Mayo » que le malade recrachera
lorsque ses réflexes fonctionneront à nouveau ;
Il faut veiller à avoir toutes les instructions, de préférence écrite,
concernant les soins post- opératoires immédiats ;
Border le malade dans son lit et le transporter en douceur, surveiller la
respiration, les nausées (placer la tête sur le côté) prendre garde aux
appareils éventuels durant les transports (perfusions, drainages...) et les
mettre en fonctionnement dès le retour en chambre. Lorsqu'il y a un plâtre :
le laisser découvert.
B. Surveillance
La surveillance post-opératoire ne peut être réalisée que par une
personne connaissant bien les différents points à observer, les complications à
craindre et leurs symptômes, ainsi que les soins d'urgence à donner : Ceci
constitue l'objet du cours de la 2 eme année. Surveillance élémentaire :
(quelqu'un doit rester près de l`opéré tant qu'il n'est pas bien réveillé).
Contrôler tous les quarts d'heure durant 2 heures, toutes les demi-heures,
durant les 2 heures suivantes, ensuite toutes les heures, et toutes les deux
heures la nuit
Les signes vitaux,
La chaleur des extrémités ;
Et l'extrait de la plaie (hémorragie).
Toute modification des signes vitaux est à signaler immédiatement.
Contrôler la perfusion et le fonctionnement des autres appareils ;
Administrer scrupuleusement les prescriptions médiales ;
Signaler la première miction et la mesurer. Faire la diurèse durant 48
heures minimum.
C. Alimentation
Se conformer aux prescriptions. Ne pas donner à boire avant l'élimination
des gaz, sauf du thé chaud sur prescription médicale et après auscultation du
péristaltisme intestinal.
D. Lever du malade
Gymnastique respiratoire en per opératoire
le jour du postopératoire : Asseoir le malade dans son lit le matin et sur une
chaise le soir;
Le 2ème jour : Faire promener dans la chambre ;
Le 3ème jour : Faire promener à l'extérieur. N.B : Le lever dépend d'un type
d'opération.
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 68
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
CHAPITRE VII : TECHNIQUE DES BANDAGES
A. THEORIE
I. Définition
Un bandage est l'arrangement méthodique d'une ou de plusieurs pièces de
linges sur une partie du corps.
II. Buts
a) Protection, occlusion
Protéger une partie blessée contre les poussières (air) la lumière, un choc,
déjections d'eaux usées ;
Maintenir aseptique une région et éviter la diffusion microbienne en cas de
plaies infectées.
b) Contention et soutien
Fixer un pansement ;
Soutenir et maintenir un membre dans une position déterminée ;
Maintien de pièces d'appareil de parties fracturées ou déplacées.
c) Compression
En vue d'une hémostase par pression continue et régulière ;
Pour tarir la sécrétion lactée ;
Pour limiter l'apparition d'œdèmes et la dilatation vasculaire.
d) Immobilisation
Par attelles, bandages plâtrés dans un but orthopédique (en fonction du type
de lésion ou anti inflammatoire).
e) Extension
Par bandage élastique (tenseplast) exerçant une attraction continue (utilisé
surtout chez l'enfant pour réduction de certaines fractures du membre inférieur).
III. Sortes de Bandages.
A) Plein
B) Roulés
C) Tubulaires
D) Adhésifs A voir en 2ème année, cours de pathologie chirurgicale et
Nursing
E) Attelles
Plâtrés
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 69
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
A) Bandages Pleins
1° Généralités
Un bandage plein est exécuté à l'aide d'un linge ;
Un linge est un tissu quelconque effectuant des formes géométriques
déterminées, mais pouvant présenter des dimensions variables.
2° Parties d'un Linge
Le plein : Partie médiane ;
Les bords ;
Le sommet ;
La base ; suivant la forme géométrique
Les côtés.
3°Espèces de Linge
a) Linges pleins
1) Petit carré
Linge carré de 60 cm de côté ;
Plié en cravate ou foulard, il prend le nom de bandeau. Au bandeau, on
considère un plein et 2 extrémités.
2) Petit triangulaire
Même carré coupé en 2 suivant sa diagonale. Plié en cravate, il porte
également le nom de bandeau. Il peut être simple ou double.
Grand carré
Petit carré
Grand triangle
Petit triangle
Bandeau
3) Grand carré
Linge carré de 90 cm de côté. Plié en cravate, il porte le nom de grand
bandeau.
4) Grand triangulaire
Linge précédemment coupé en deux suivant sa diagonale ;
Plié en cravate ou en foulard, il porte également le nom de grand bandeau.
5) Linge de corps ou bande de corps
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 70
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Rectangle de 1 m. 20/30 cm. S'emploie généralement double.
b) Linges fondus
1) Quatre-chefs
Linge rectangle de 90 x 30 cm, fondu à ses deux extrémités et dans le sens
de sa longueur, de façon à laisser au milieu un plein de 30 cm. Les parties
libres s'appellent Chefs.
2) Six-chefs
Linge rectangle de 90 x 30 cm, fendu à ses deux extrémités et dans le sens
de sa longueur en 3 parties égales, de façon à laisser au milieu un plein de 30
cm.
5) Bande américaine
Bandage composé :
De 6 bandes de 12 cm de largeur et de 1 m 20 de longueur, superposées de
telle sorte qu'elles se recouvrent sur les 2/3 de leur largeur. D'une partie centrale
cousue sur une longueur de 26 cm. De 2 bandes de 12cm de largeur et de 60cm
de longueur, fixés au bord inférieur de la partie centrale.
6) Bande en T
de longue bande transversale 12 cm de largeur et de 1 m 25 de longueur.
Une bande verticale de la même largeur et de 70 cm de longueur est cousue en
son milieu. Cette bande peut être remplacée par deux bandelettes de 7 cm de
largeur, cousues l'une à côté de l'autre.
4°) Matières employées
Coton ;
Toile ;
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 71
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Flanelle ;
Matériel de fortune (morceaux de draps, cravates, pagnes, mouchoirs,
essuies, soit pour fixer un pansement ou en l'absence de tout matériel de soin à
appliquer sur la lésion) jusqu'au dispensaire ou l'hôpital le plus proche.
Remarque : ce matériel de fortune devra être très propre si possible
linge lavé, repassé au fer chaud.
5°) Manière d'appliquer un bandage plein
En général, se placer devant le malade ;
Le plein, partie médiane du bandage s'applique sur la région croisée. Les
chefs, s'ils sont suffisamment longs seront croisés et noués au-dessus de la
région lésée ou attachée à l'aide d'épingles de sûreté ou encore fixés par
quelques points ;
Un bandage roulé peut aussi consolider le bandage plein (ex. : écharpe
consolidée).
N.B : Ne pas placer le nœud, l'épingle
Directement sur la lésion, mais au-dessus (partie saine) ;
Dans le dos ou dans le creux d'une articulation.
B) Bandages Roulés
1°) Définition
Les bandes sont des pièces de linge, longues, minces et étroites,
employées généralement roulées sur elles-mêmes.
2°) Formes et parties
Une Bande roulée a la forme d'un cylindre appelé globe.
Globe a :
2 extrémités : une terminale ou cachée au centre du globe et une extrémité
initiale ;
1 plein, partie intermédiaire se trouvant entre les deux chefs ;
2 bords : 1 supérieur 1 inférieur
2 faces : interne, externe.
3°) Matière employée
Gaze ;
Coton ;
Flanelle ;
Cambric ;
Tissu élastique : Velpeau, nylon.
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 72
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
4°) Préparation
Les bandes se préparent en coupant en lanières des pièces de tissu dans le
sens de la longueur. On se sert parfois de bandes coupées en biais.
5°) Dimensions des Bandes
Elles varient selon la région que l'on veut recouvrir.
Doigts : 2 à 3 cm de largeur sur 2 m de long (cinq doigts sur 5 m de long).
Mains et pieds : 4 cm sur 3 à 5 m de long.
Tête et cou : 4 cm à 6 cm de largeur sur 5 à 7 de long.
Thorax, abdomen et membres : 7 à 12 cm de large sur 8, 10, 12 m de long.
6°) Manière de rouler la Bande :
1) Une personne (Fig. 1, 2, 3).
La rouler autour d'un noyau : Ce noyau s'obtient en repliant la bande
plusieurs fois sur elle-même (partie qui sera cachée à l'intérieur du globe).
Faire quelques tours de la bande autour du « noyau » ;
saisir le petit rouleau ainsi obtenu par les 2 extrémités, entre le pouce et
l'index d’une main ;
Placer le plein de la bande à plat entre le pouce et l'index de l'autre main,
les trois doigts restant de cette dernière font progresser le rouleau en lui
imprimant un mouvement de rotation ;
Avoir soin de toujours tendre la partie libre de la bande de façon à obtenir
un globe très serré, sauf pour les bandes Velpeau qu'il faut éviter de
distendre.
2) Avec aide (Fig. en annexe)
Constituer un rouleau d'amorce ;
Saisir ce rouleau globe dirigé vers le bas, chaque extrémité entre pouce,
index et majeur. L'aide exerce sur la bande une tension modérée permettant
de serrer le globe.
3) Avec appareil (roule-bande)
Ne pas laisser traîner la bande par terre.
7) Manière d'appliquer une bande
Se placer devant le blessé ;
Tenir la bande de la main droite entre le pouce et l'index, le globe vers le
haut ;
Maintenir du pouce gauche le chef initial jusqu'à ce qu'il soit recouvert de
circulaires (= tours de bandes se recouvrant exactement) (Fig. 6, 7) ;
Dévider la bande de gauche à droite ;
Raser le membre avec le corps en le recouvrant car s'écartant on risque de
lâcher la bande ;
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 73
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Serrer suffisamment pour que les tours ne glissent pas mais ne pas trop
serrer (éviter d'entraver la circulation)
Terminer par 2 circulaires
Fixer le chef terminal.
8) Manière de fixer une bande
Par une épingle de sûreté ;
En imbibant le chef terminal d'une substance collante : collodion ;
Par un point de couture ;
Par 1 morceau de sparadrap ;
Par 1 petite bande élastique avec griffes aux extrémités ;
Par 1 lien quelconque noué au-dessus de la bande ;
En fendant le chef terminal en 2 et en nouant ensemble autour du membre
les 2 chefs obtenus.
9) Manière d'enlever une bande
Les bandes doivent être enlevées dans le sens inverse de leur mise en place
Au fur et à mesure que l'on détache les tours, il faut les pelotonner et passer
successivement d'une main à l'autre, toute la partie de la bande déjà enlevée
;
Eviter soigneusement de tirer sur le bandage ou de donner des chocs;
Si les tours de bandages collent à la plaie ou ensemble, les modifier à l’aide
d'une solution stérile ou eau oxygénée diluée.
Remarques : La bande s'adapte toujours en remettant de l'extrémité libre du
membre vers son point d'attache. Chaque tour de bande recouvre le précédent
d'environ les 2/3 de sa largeur. La bande doit être appliquée en s'enroulant
uniformément, sans plis ni godet. Elle doit exercer une pression modérée, c'est-
à-dire ni trop lâche, ni trop serrée. La pression est bonne lorsque le bandage
n'occasionne au malade ni gêne, ni douleur et qu'il n'a aucune tendance à se
déplacer.
Points à observer
Installer le malade confortablement, dégager la région ;
Rassembler le nécessaire à portée de la main et se faire aider si l'état du
malade l'indique ;
Laver la région au besoin ;
Talquer les plis ;
Ne pas gaspiller le matériel. Lorsqu’un bandage est terminé, ne pas couper
une bande neuve. La choisir à la dimension voulue ou si elle est un peu trop
longue, terminer par plusieurs circulaires ;
pour augmenter la longueur d'une bande, placer le chef initial de la bande
assez loin sous le chef terminal de la précédente, on peut consolider par un
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 74
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
morceau de sparadrap.
Après le bandage, installer le malade dans une position à la fois confortable
et correcte.
Ex. : 1) Si le malade est ambulant et a une lésion des extrémités supérieures,
fixer son bras par une écharpe. S'il garde le lit, placer, la partie malade sur un
oreiller.
2) En de cas lésion des extrémités inférieures, si le malade garde la circulation
de « retour ».
Surveiller les extrémités en cas de bandages des membres inférieurs.
Elles doivent rester :
Rosées ;
Chaudes ;
Mobiles ;
Souples ;
Sensibles.
Enlever à temps les bandages souillés et dans ce cas placer une protection
d’ouate entre le pansement et le bandage.
10°) Formes des bandages roulés
Circulaires : Tous les tours de bandage se recouvrant exactement. Spirales: Les
tours de bande décrivent autour du tronc ou des membres, des spirales se
recouvrant de la moitié ou des 2/3. Ils s'appliquent aux parties du corps de forme
cylindrique : bras, cuisse, poitrine.
Renversés : Fixer d'abord le bord inférieur de la bande par 2 circulaires puis
commencer les renversés :
Maintenir en place le bord inférieur de la bande à l'aide d'un ou de deux
doigts de la main gauche ;
Tourner la bande sur elle-même ; de manière que le bord supérieur
devienne inférieur, et ce, à l'aide de la main droite ;
Pour l’esthétique du bandage, veiller à ce que tous les renversés se
trouvent sur une même ligne. Ils s’adaptent aux régions coniques :
Avant-bras ;
Cuise ;
Jambes.
Bandages en 8, Spica ou Croisés
Ce sont des tours qui figurent des circonvolutions semblables au chiffre 8 ;
s’appliquent au niveau des articulations et des régions coniques épaule, coude,
genou, aine, avant-bras, jambe.
Testudo
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 75
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Bandage employé pour une articulation en demi-flexion ; les circulaires
s’étaient sur la partie externe de l’articulation le testudo peut être divergent ou
convergent selon que les croisés ou mouvements en 8 s’éloignent ou se
rapprochent au centre de l’articulation.
Récurrent
Jets alternés de bande ayant la même base que l’on obtient par un
mouvement de va-et-vient, d’avant en arrière de la bande, utilisés pour la
protection d’un doigt, d’un orteil.
Bandages tubulaires
1°) Présentation
Tissu tricoté en forme de tube, sans couture, existe en plusieurs
dimensions.
2°) Matière :
Jersey de coton ;
Matière synthétique (élastique).
Caractéristiques : Tissu souple, s’adaptant facilement aux formes du corps
et des membres donne un bandage net, qui ne desserre pas et n’handicape pas le
jeu des articulations.
3°) Application
Se place à l’aide d’application :
Soit d’applicateurs « type ressort » pour les bandages de petit diamètre ;
Soit d’applications « type cage » pour les bandages de diamètres
supérieurs.
Principes : (pour les extrémités)
Couper la longueur de bande nécessaire (diamètre en rapport avec la région
à bander ; longueur ; un peu plus de deux fois la longueur de la région à
couvrir) ;
Enfiler le tube de tissu sur l'applicateur de taille correspondante,
l'applicateur garnir tenu de la main droite ;
De la main gauche, faire glisser l'extrémité du bandage tubulaire sur la peau
et la maintenir, en exerçant une tension modérée et en imprimant au tube
un mouvement de rotation.
Réintroduire l'applicateur dans le sens inverse de façon à obtenir 2 couches
de bandes superposées, la pression exercée sur la région doit être uniforme sans
entraver la circulation, fixer par sparadrap ou fendre l'extrémité du tube en 2 et
nouer les chefs après les avoir croisés. Prévoir dans ce cas, la longueur des chefs
en plus de la longueur du bandage proprement dit.
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 76
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Pour les bandages tubulaires en matière élastique, 1 couche suffit pour
maintenir un pansement, ce bandage ne demande aucun moyen de fixation (Fig.
8, 9, 10, 11).
Bandage Tubulaire
B) Description des Bandages
I. Membre Supérieur
a) Main
1° Bandeau de la paume de la main ; du dos de la main
Matériel : Petit bandeau
Indication : Hémostase ; Maintenir un pansement.
Le plein du petit bandeau est appliqué sur la paume ou sur le dos de la
main. Les chefs sont croisés et noués au-dessus du plein du petit bandeau.
b) Bonnet de la main (Fig. 12)
1) Main entière matériel : Petit triangulaire
Indications : Fixer un bandage, contention de pansement.
Poser la paume de la main sur le bandage, les doigts correspondent au
sommet ;
Rabattre le sommet sur le dos de la main ;
Croiser les extrémités sur le dos de la main ;
Nouer autour du poignet.
2) Main sans pouce
Poser la paume de la main sur le petit triangulaire, placé en oblique (le
pouce en dehors).
Rabattre le sommet sur le dos de la main ;
Croiser les extrémités sur le dos de la main ;
Nouer autour du poignet.
2° Bandages roulés
Spiral d'un doigt (2 cm/2 m) Fig. 13
Fixer la bande autour du poignet par 2 circulaires, mener la bande en
obliquement sur le dos de la main jusqu'à la base du doigt ;
Amener la bande par 2 spirales à l'extrémité libre du doigt ;
Revenir à la base du doigt par des spirales régulières ;
Repasser obliquement sur le dos de la main ;
Terminer au poignet par 2 circulaires.
Spica du Pouce (2 cm/2 m)
Fixer le chef initial au poignet par 2 circulaires ;
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 77
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Mener la bande à l'extrémité du pouce et l'y fixer par 2 circulaires ;
Former une série de 8 :
Les anses supérieures embrassent le poignet ;
Les anses inférieures embrassent le pouce de bas en haut.
Usage : Bandage solide, esthétique pour la contention des pansements du pouce
et de son articulation. `
Récurrent d'un doigt
Maintenir le chef initial sur la face palmaire de la base du doigt, longer le
doigt ;
Revenir sur la face dorsale à l'autre base du doigt ;
Faire un renversé afin d'amener la bande latéralement par rapport au doigt ;
Conduire la bande au côté opposé ;
Fixer la bande du doigt par une circulaire assez serrée ;
Terminer par un spirale du doigt ;
On peut également commencer ce bandage par 2 circulaires au poignet.
Gantelet (2 cm/5 m) Fig. 15
Le bandage consiste en un spirale de chaque doigt et un spica du pouce ou
spirale du pouce ;
On commence par l'auriculaire de la main droite et par le pouce pour la
main gauche ;
Chaque fois qu'un doigt est recouvert, regagner le poignet ; y faire une
circulaire avant de rejoindre l'extrémité du doigt suivant.
Usage : Préconisé en cas de brûlures pour tenir les doigts écartés et s'opposer à
une cicatrisation vicieuse.
Roulé de la Main (2cm/5 m)
Fixer la bande par quelques circulaires à la racine des 4 doigts ;
Continuer par 1 circulaire comprenant le pouce ;
Faire une série de spirales ou de renversés qui se succèdent en remontant
jusqu’au poignet ;
Terminer par quelques circulaires ; on aura soin de rembourrer le creux qui
sépare l'éminence thénar du poignet.
Spica de la Main (4 cm/5 m) Fig. 16
Dos de la main
Commencer par quelques circulaires à la racine des doigts ou au poignet ;
Faire une série de croisés qui se recouvrent du côté du dos de la main reste
libre ;
Terminer au poignet par quelques circulaires.
2) Paume de la Main
Les croisés se font au-dessus de la paume. Récurrent de la main (4 cm/ 5m)
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 78
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
N.B : Si plaies ou brûlures au niveau des doigts, bien séparer les espaces
Interdigitaux par des compresses. Utilisé pour contention, occlusion,
immobilisation de la main avec attelle palmaire. Le pouce peut être inclus ou
non dans ce bandage.
Placer la bande sur le dos de la main et recouvrir les doigts en éventail fixé
par des spirales jusqu'au poignet (terminer par 2 circulaires).
B) Poignet
1°) Bandage plein
Bandeau du poignet : Le plein se place sur la partie malade.
2°) Bandage roulé
Spica du poignet (4 cm/5 m)
Fixer la bande par quelques circulaires à la base des 4 doigts ;
Monter vers le poignet (croisés) pour descendre 2 fois entre le pouce et
l'index ;
Faire une série de croisés jusqu'au milieu de l'avant-bras ;
Terminer par des circulaires ;
Utilisé en cas de foulure, pour fixer un pansement.
C) Avant-bras
1°) Bandeau plein
Bandeau de l'avant-bras
Le plein se place sur la partie malade.
2°) Bandages roulés
a) Renversés de l'avant-bras (5 cm/ 5m) Fig. 17
Fixer la bande par 2 circulaires autour du poignet ;
Monter vers le coude par une série de renversés ;
Terminer par quelques circulaires.
Bandage du bras et avant-bras Spica de l'avant-bras
Fixer la bande par 2 circulaires autour du poignet ;
Monter vers le coude par une série de spica, l'entrecroisement ~s fait en
avant du pli du coude.
D) Coude
1°) Bandage du coude
Bonnet du coude
Appliquer le triangle sur la face extérieure du coude ; le sommet est au-
dessus de l'articulation, la base en dessous
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 79
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Croiser les chefs dans le pli de l’articulation ;
Les nouer au-dessus de l'articulation en fixant le sommet ;
Rabattre le sommet sur la bande et l'y fixer.
Bandeau : Si bandage compressif :
2°) Bandages roulés
Testudo
a) Divergent (5 cm/5 m) Fig. 19
Mettre l’avant-bras à angle droit avec le bras ;
Faire deux circulaires allant du pli du coude à l'olécrane ;
Contenir par des S: L'entrecroisement se fait en avant du pli du coude, les
anses s'étalent en arrière, alternativement sur le bras et l'avant-bras en
s'écartant de la première circulaire terminer par 2 circulaires à la partie
supérieure du bandage.
b) Convergent
Fixer la bande par 2 circulaires au niveau de l'avant-bras, et faire 2
circulaires sur le bras. Faire des spicas en se rapprochant de l'olécrane et en
croisant toujours dans le creux du coude.
Terminer par 2 circulaires sur l'olécrane fixé sur la face extérieure du
coude.
N.B: Le testudo permet de fixer un pansement sans gêner la fonction articulaire.
E) Bras
1°) Bandage plein
Bandeau du bras
2°) Bandage roulé (5 cm/ 5 m)
Spirale du bras (Fig. 20)
Fixer la bande par 2 circulaires au-dessus du coude ;
Dérouler la bande en spirales ;
Terminer par 2 circulaires sous l'aisselle ;
Si le bras est très conique, remplacer les spirales par des renversés ou des
croisés (Fig. 21)
F) Epaule
1°) Bandeau de l'épaule
Se fait de la même façon que le bonnet du coude ;
Le sommet est fixé par un bandage passant sur l’épaule, la poitrine,
l'aisselle opposée et le dos.
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 80
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Bandeau (Fig. 22)
2°) Bandages roulés
a) Spica ascendant de l'épaule (6 cm/8 à 10 m) {Fig. 23, 24)
Fixer la bande par quelques circulaires à la partie supérieure du bras, du
côté à bander.
Pour l'épaule gauche
La bande part de la partie antérieure de l'aisselle, passe d'avant en arrière
sur l'épaule, puis sur le dos pour gagner l'aisselle du côté opposé, elle revient
ensuite, par la poitrine, sur l'épaule gauche. Pour l'épaule droite :
La bande part de la partie postérieure de l'aisselle, remonte d'arrière en
avant, passe sous l'aisselle gauche, croise le dos et remonte vers l'épaule droite.
Exécuter 3 spicas semblables ;
Les points d'entrecroisement de ces 8 viennent se placer sur le milieu de la
région deltoïdienne ;
Chaque tour de bande recouvre le précédent de la moitié ou des 2/3.
b) Spica descendant de l'épaule
Fixer la bande par 2 circulaires à la partie supérieure du thorax ;
La bande part en avant de la poitrine vers l'aisselle de l'épaule, à recouvrir,
en passant sur le dos.
Remarque: Bandages pratiques pour la contention de pansement ou la
compression de l'aisselle ; protéger d'une couche d’ouate ou de gaze l’aisselle
car après quelques heures ces bandages ont tendance à se corder ; les obliques
effectuées sur la poitrine devront être suffisamment souples pour ne pas
comprimer la glande mammaire.
G) Les Echarpes
Bandages d'immobilisation et de soutien du membre supérieur contre le
tronc (membre fracturé ou luxé).
Précaution à prendre lors de la manipulation d'un membre fracturé (Fig.26)
Interdire tout mouvement au blessé ;
Enlever bagues, bracelets, montre (un œdème peut apparaître et rendre par
la suite leur retrait impossible) ; donner ces bijoux au malade ou à la
famille ;
Le membre fracturé doit être manipulé avec douceur sans geste inutile pour
éviter les lésions des vaisseaux et nerfs par le déplacement des fragments
osseux ; pour une fracture diaphysaire, exercer une traction sur les
articulations sur et sous jacentes lors de la manipulation du membre ; pour
une fracture au niveau d'une articulation, soutenir membre et articulation au
moyen d'une attelle et diriger le blessé vers le centre de soins le plus proche
;
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 81
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Respecter les mêmes consignes en cas de fracture ouverte, mais appliquer
un pansement protecteur sur la plaie. Les écharpes seront portées
provisoirement soit en urgence, soit pour permettre au malade ambulant de
soutenir une région immobilière (traumatisme ou lésion inflammatoire).
La prolongation du port d'une écharpe sans exercice du membre
entraînerait les complications suivantes :
Dénutrition avec atrophie du membre ;
Ralentissement de la circulation avec sensation de froid ;
Ankylose articulaire ;
Compression du plexus branchial.
Les écharpes doivent soutenir correctement le membre blessé.
La main sera légèrement surélevée par rapport au coude (pour favoriser la
circulation et éviter l'œdème) ; on peut la masser et la mobiliser durant le temps
de l'immobilisation du membre en écharpe.
a) Echarpe improvisée avec le veston, chemise, blouse du blessé. Mettre le
membre à angle droit et épingler la manche contre la poitrine.
b) Petite écharpe
But : Soutenir la main et le poignet (Fig. 27)
Bandage:
Longueur : 50 cm ;
Largeur : 25 cm
Plié en 2 en suivant la longueur.
Application :
Engager la main et le poignet dans l'anse formée par l'écharpe pliée;
Fixer les 2 extrémités aux vêtements ou autour du cou.
c) Moyenne écharpe (Fig. 28)
But : Soutenir la main, le poignet et l'avant-bras
Bandage : Triangle de 1 m à 1 m, 20 de base.
Application :
Le membre lésé étant replié à angle légèrement aigu, placer le milieu de la
base du triangle sous la main, le sommet dépassant un peu le coude ;
Porter le chef rapproché du corps sur l'épaule opposée au côté malade ou
sur l'épaule malade ;
Relever les 2 chefs sur le côté du cou ;
Replier le sommet au niveau du coude, soit en avant, soit en arrière; le fixer
à l'aide d'une épingle de sûreté.
d) Moyenne écharpe consolidée
Faire une écharpe moyenne ;
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 82
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
La consolider par quelques circulaires qui enserrent le bras et la poitrine ;
Indiquée dans les fractures du col chirurgical et du corps de l’humérus.
e) Echarpe de Jean Louis Petit (Fig. 29, 30)
But :
Immobilisation et contention de l'avant-bras, du coude, d'un membre ou de
2 membres supérieurs.
Bandage : Grand carré.
Applications :
Plier le carré en 2 suivant une diagonale, de façon à tenir les angles distants
d'environ 20 cm ;
Placer les sommets au niveau des clavicules et les maintenir par une
bretelle ;
Placer le membre blessé à angle droit, au-dessus du linge ;
Relever la base au devant de l’avant-bras ; nouer les chefs dans le dos ;
Epingler la bande à un des sommets du triangle la porter en arrière en V, de
façon à supporter le nœud ; fixer l'autre extrémité au 2 ème sommet du
triangle.
f) Echarpe en diagonale ;
But : Soutenir le membre en cas de fracture de clavicule ou après réduction
d'une luxation d'épaule.
Bandage : Grand triangulaire.
Application :
Replier le membre lésé à angle aigu, sur la poitrine, la main au niveau de
l'épaule saine ;
Placer la base du triangle, parallèlement à l'avant-bras, quelques cm, en
dessous de celui-ci, diriger les deux chefs dans le dos et les nouer ;
Attacher le sommet, se trouvant au niveau de l'épaule du malade, aux 2
chefs précédemment noués à l'aide d'une bande.
Les écharpes
II. Membres Inférieur
A. Pied
10 Bandages pleins
a) Bonnet du talon
Placer la base du triangle, au milieu et sous la plante du pied, le sommet au
niveau de la cheville ;
Croiser les 2 chefs au-dessus du cou de pied ;
Les nouer autour de la cheville ;
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 83
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Rabattre avec une épingle de sûreté, derrière le talon.
b) Bonnet du pied
Poser la plante du pied sur [e plein du triangle, les orteils correctement au
sommet du triangle ;
Rabattre le sommet sur le dos du pied ;
Croiser et nouer les chefs au-dessus de l'articulation.
c) Bandeau du pied : Appliquer le plein sur la lésion
2° Bandages roulés :
a) Spica du cou du pied (5cms/ 3m) (Fig. 31)
Fixer la bande par 2 circulaires au-dessus de la cheville ;
Descendre obliquement sur le cou du pied, passer sous la plante du pied,
remonter obliquement de l'autre côté en croisant l'oblique précédente ;
Faire 3 spicas de la même façon ;
Terminer par 2 circulaires, un peu en arrière de la racine des orteils ;
Conduire la bande obliquement sur le dos du pied en arrière, au-dessus du
talon ; revenir sur le dos du pied.
Former toute une série de 8 dont l'entraînement fait au milieu du dos du
pied en décalant de 1 cm au dos du pied et de 1/2 cm au niveau du talon ;
Terminer par 2 circulaires au-dessus de la cheville ;
Recommandé en cas d'entorse au niveau du pied.
c) Spica du talon (4 cm/4m) : (Fig. 33, 1, 2, 3)
Fixer la bande par 2 circulaires sur le talon ;
Mener alors 2 circulaires, l'un en arrière, l'autre en avant de ce tour de
bande
Ensuite, conduire la bande obliquement du dos du pied en arrière ;
Croiser le tendon d'Achille pour arriver, en passant sous la malléole, à la
plante du pied immédiatement en avant du talon.
La diriger ensuite vers le dos du pied
Le tour de bande suivant décrit le même trajet en sens inverse
Terminer le bandage par un spica du cou de pied.
Roulé d'un orteil : (2cm/lm.)
Fixer la bande au milieu du métatarse
Recouvrir l'orteil de doloires
Terminer par 2 circulaires recouvrant le premier tour de bande.
B. Jambe :
1° Bandage plein :
Triangle de la jambe :
Saisir le triangle en tenant le sommet de la main gauche et un chef de la
main droite (l'autre chef est maintenu par le blessé à la hauteur du genou)
Appliquer ce bord de façon à former un angle droit avec le sommet au
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 84
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
devant de la jambe, juste au-dessus de la cheville (la base traverse donc en
oblique le membre à recouvrir)
La main gauche entoure vigoureusement le membre avec le tissu dépassant
de ce côté et ce sur toute sa hauteur
La main droite contourne la jambe d'avant en arrière avec le chef inférieure
jusqu'à épuisement fixé avec une épingle de sûreté
Rabattre le chef supérieur. Former un biais de façon à bien étendre le tissu
avec celui-ci contourné le membre d'arrière en avant, au-dessus du mollet
fixer avec une épingle.
Bandage du Pied
2° Bandages roulés
Idem avant-bras.
Genou :
1° Bandage plein
Bonnet du genou :
Appliquer le triangle sur la face extérieure de l'articulation en posant le
sommet vers le haut, au-dessus de l'articulation, la base en dessous croiser
les chefs dans le pli de l'articulation ;
Les nouer au-dessus du genou ;
Rabattre le sommet et le fixer.
Bandeau ou cravate du genou
2° Bandage roulé :
Spica du genou : (5 cm/ 4m)
Soit comme pour le coude (Testudo divergent et convergent) ;
Soit : fixer la bande par 2 circulaires en-dessous du genou ;
Remonter obliquement, en avant, sur la partie inférieure de la rotule pour
gagner le côté interne ou externe suivant qu'il s'agit du membre droit ou
gauche ;
Faire un tour circulaire au-dessus du genou ;
Descendre obliquement pour croiser le tour précédent, au devant de la
rotule ;
Traverser le creux du genou en arrière ;
Recommencer de nouveaux croisés par des circulaires au-dessus du genou ;
Terminer par 2 circulaires au-dessus du genou.
Indications : Maintenir de pansement ou bandage immobilisant l'articulation du
genou après ponction évacuatrice (hémarthrose ou hydarthrose).
D. Cuisse
Idem bras.
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 85
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
E. Aine
1° Bandages pleins
Grand bandeau de l'aine (grand triangulaire)
Appliquer le plein du bandeau obliquement sur l'aine malade ;
Croiser les 2 chefs sur la bande du côté malade ;
Passer les extrémités devant et derrière le tronc ;
Nouer au niveau de la région lombaire du côté sain.
2°) Appliquer le plein du bandeau au niveau du sacrum ;
Croiser les chefs au niveau de l'aine ;
Contourner la cuisse ;
Fixer les chefs au niveau de l'entrecroisement.
Grand triangulaire de l'aine :
Appliquer la base du triangle au niveau du tiers supérieur de la face externe
de la cuisse, du côté de l'aine malade ;
Croiser les extrémités inférieures autour de la cuisse ;
Maintenir le sommet à la hanche par une bande appliquée en ceinture.
2° Bandages routés
a) Spica simple de l'aine (8 cm/10 m)
Fixer la bande par 2 circulaires à la partie supérieure de la cuisse ;
Remettre en oblique vers la hanche opposée ;
Passer dans le dos ;
Redescendre obliquement vers le pli en croisant le jet précédent ;
Continuer par une série de 8 en remontant ;
Terminer par 2 circulaires autour du bassin.
b) Spica double de l'aine (Fig. 34)
Soit faire un spica, puis l'autre ;
Soit faire un 8 d'un côté, puis un 8 de l'autre côté ;
Continuer alternativement un côté, puis l'autre ;
Terminer par 2 circulaires autour du bassin.
Indications des spicas de l'aine :
Contention de pansement ;
Compression de la racine de la cuisse.
Remarque : En raison des souillures et des mauvaises odeurs (sueur), ces
bandages devront être changés régulièrement, veiller à ne pas gêner les organes
génito-urinaires, talquer le pli inguinal.
F. Fesse :
I° Bandages pleins
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 86
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
a) Grand triangulaire d'une fesse :
Agir comme pour le triangulaire de l'aine, mais placer la base sur la face
externe de la cuisse, en dessous du pli fessier.
b) Grand triangulaire de 2 fesses :
Placer la base du triangle vers le haut, en arrière des hanches ;
Nouer les 2 extrémités à la partie supérieure de l'abdomen ;
Passer la pointe entre les cuisses. La fixer à la partie antérieure du bandage.
II. Tête
a) Bandages pleins
Bandeaux ou cravates simples (bandages d'urgence)
Front ;
Occipital ;
Mentonnier (contention de mâchoire fracturée)
Sommet de la tête ;
Œil ;
Yeux ;
Nez ;
Mâchoire.
Le plein du bandeau se place toujours sur la partie malade.
2° Bonnets :
a) Grand triangulaire frontal :
Appliquer la base du triangle sur le front ;
Ramener les 2 chefs dans la nuque et les nouer au-dessus du-sommet ;
Rabattre le sommet et les fixer.
b) Grand triangulaire occipital :
Disposer la base du triangle dans la nuque ;
Ramener les 2 chefs vers le front et les y fixer
Rabattre le sommet et le fixer.
3° Frondes :
a) Fronde de la tête :
Appliquer le plein de la fronde ;
Soit à la nuque ;
Soit sur le sommet ;
Soit à la partie frontale.
Suivant la partie affectée.
1er cas :
Les 2 chefs postérieurs sont noués sous le menton ;
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 87
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Les 2 chefs antérieurs sont noués à la nuque.
b) Fronde du nez : (Fig. 35)
Appliquer le plein sur le nez ;
Passer les chefs inférieurs au-dessus des oreilles
Les fixer sur le sommet de la tête ;
Passer les chefs inférieurs en dessous des oreilles les fixer dans la nuque.
c) Fronde du menton (Fig. 36)
Poser le plein du bandage sur le menton, les chefs les plus courts étant
postérieurs ;
En maintenant, passer les chefs supérieurs (les plus longs) sur les épaules ;
Glisser doucement les mains pour fixer les chefs les plus courts au-dessus
de la tête (sommet) ;
Entrecroiser les chefs supérieurs sur la nuque, les passer autour de la tête ;
les fixer sur le front.
b) Bandages roulés
1° Front :
Roulé du front :(4 cm/3 m)
Quelques circulaires horizontaux autour du front pour fixer un bandage.
2° Tête :
a) Croisé de la tête (5 cm/6 m) (Fig. 37, 38)
Fixer la bande par 2 circulaires autour du front ;
A la tempe droite, faire un renversé que l'on maintient momentanément
avec le pouce et l'index de la main gauche ;
Conduire la bande successivement sur le sommet de la tête, au devant de
l'oreille gauche, sous le menton, au devant de l'oreille droite ;
Remonter sur le sommet de la tête.
Faire une deuxième et une troisième spirale en avançant chaque fois un
peu, jusqu'à atteindre la tempe gauche ;
Y faire un nouveau renversé ;
Terminer par 2 circulaires au front pour fixer les pansements au niveau des
joues.
b) Bonnet d'Hippocrate ou capeline (2 x 5 cm/5 m)
Fixer une bande par quelques circulaires au front ;
Dérouler la seconde, d'arrière en avant, sur la ligne médiane de la tête ;
Continuer la marche horizontale du 1er globe en passant au-dessus des
oreilles, en passant chaque fois à la nuque et au front pour y fixer les tours
effectués à l'aide du 2ème globe ;
A l'aide de ce 2ème globe, aller du front à la nuque, alternativement à droite
et à gauche de bande médiane, en recouvrant d'un tiers le jeu précédent
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 88
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Terminer en fixant les bandes par des circulaires au front ;
Indiquer pour fixer un pansement, mais surtout en cas de pédiculose après
application de parasiticide.
3° Yeux
a) Monocle (4cm/5 m)
1. Œil droit (Fig. 39, 1, 2)
Recommander au malade de fermer les yeux doucement et de les maintenir
fermés pendant toute la durée de la pose du bandage ;
Maintenir le pansement au niveau de l'œil ;
Fixer la bande autour du front par quelques circulaires
Passer sous l'oreille droite, sur l’angle interne de l’œil droit, sur le dessus
de la tête;
Faire un tour circulaire
Redescendre sous I`oreille en décalant vers le haut de 1/2 cm ;
Croiser sur l'angle interne de l'œil droit ; repasser sur la tête en décalant
vers le bas de ½ cm ;
Faire un nouveau 8 ;
Terminer au front par quelques circulaires.
2. Œil gauche :
Prendre les mêmes précautions que pour l’œil droit ;
Fixer la bande par 2 circulaires au front ;
Partir par le dessus de la tête en décalant vers le haut d'un tiers de bande.
Croiser les circulaires au niveau de l'angle interne de l'œil gauche. Passé
juste en dessous de l'oreille gauche ;
Faire un tour au front ;
Faire 3 spicas semblables, en décalant au niveau de la tête vers le haut, sous
l'oreille vers le bas ;
Terminer par quelques circulaires au front:
b) Binocle (5 cm/ 10 m) (Fig. 40)
1) Couvrir l'œil droit, puis l'œil droit ou
2) Fixer la bande par quelques circulaires au front.
Descendre obliquement vers la nuque, sous l'oreille droite ; passer sur la
partie inférieure droite du pansement, angle interne de l'œil droit, tête, faire
une circulaire ; couvrir l'œil gauche ;
Continuer le bandage de la même façon ;
Terminer par quelques circulaires au front.
Pour le bandage des yeux, le matériel doit être léger, absorbant, la pression
exercée sera douce et élastique, la compression sera évitée (facteur de gêne et de
larmoiement) ; changer régulièrement les pansements sinon macération possible
des paupières, l'œil doit toujours être protégé de compresses avant la pose du
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 89
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
bandage.
Le binocle s'applique en période postopératoire pour protéger l'œil malade
opéré solidaire de l'autre.
Remarque : Moins utilisé actuellement on se limite à appliquer un
pansement léger et stérile sur chaque œil, pansement fixé par des bandelettes
adhésives.
N.B. Ne jamais placer de bandage occlusif en cas de suppuration.
4° Oreilles (5 cm/ 5cm)
a) Oreille droite (Fig. 41)
Fixer la bande par 2 circulaires au front ;
Conduire la bande vers la nuque ;
Passer sur la partie inférieure de l'oreille monter vers le front et passer sur
le dessus de la tête du côté de l'oreille gauche.
Décrire les tours suivants de la même façon, en remontant sur l'oreille
malade et en descendant sur la tête ;
Terminer par 2 circulaires au front.
b) Oreille gauche
Fixer la bande par 2 circulaires au front ;
Passer par le dessus de la tête descendre vers la partie supérieure de l'oreille
malade se diriger vers la nuque ;
Continuer de la même façon en remontant sur la tête et en descendant sur
l'oreille malade;
Terminer par 2 circulaires au front.
C) Les deux oreilles :
Couvrir une oreille, puis l'autre ;
Ces bandages sont actuellement peu employés, on se limite comme pour
l'œil à couvrir l'oreille d'un pansement léger et absorbant fixé par des
bandelettes adhésives.
Indications surtout après mastoïdectomie pour contribuer à l'hémostase.
5° Nuque :
Croisé de la nuque :(3 cm/5 m) (Fig. 42)
Fixer la bande au front par quelques circulaires ;
Conduire la bande obliquement sur la nuque, passer sous le menton, faire 1
circulaire au cou remonter en arrière et croiser la bande descendante ;
refaire un demi- circulaire au front ;
Effectuer 3 tours semblables ;
Terminer par un circulaire au cou.
Circulaire ou spirales du cou : Faire de simples circulaires au niveau du
cou.
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 90
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
IV. Thorax
a. Bandages pleins (Fig. 43)
Bandage de corps : Rectangle de 1,20 m/0,30 m + bretelles.
Placer le bandage de plein à la partie moyenne du dos ;
Ramener les chefs en avant ;
Eviter que le bandage ne se déplace vers le bas en le complétant par des
bretelles: Morceaux de bande passant sur les épaules, attachés en avant et
en arrière à la partie supérieure du bandage.
b. Bandage roulé
Roulé du thorax ou spiral de la poitrine (7cms/10 m) ;
Laisser pendre 1 m de bande, devant la poitrine porter le globe, sur l'épaule
gauche, partir sur le dos ; revenir en avant en passant sous l'aisselle droite ;
Décrire des spirales de haut en bas, autour du thorax, en recouvrant le chef
initial;
Lorsque le bandage est terminé, relever le chef initial vers l'épaule droite ;
le conduire comme une bretelle à la partie postérieure du bandage où on le
fixe ;
Dans les bandages thoraciques, respecter le jeu de la respiration, talquer les
aisselles et remonter les seins chez la femme.
V. Sein
a. Bandage plein
Grand triangulaire du sein ou bonnet du sein :
Placer la base du triangle obliquement entre les 2 seins ;
Nouer les 2 extrémités dans le dos ;
Passer le sommet sur l'épaule du côté malade ; l'attacher au nœud en
arrière.
Le sein est un organe fragile, ne doit jamais être comprimé en mauvaise
position, toujours le remonter.
b. Bandage roulé ;
Spica du sein : (7 cm/7 m)
Fixer la bande par 2 circulaires à la taille
Conduire la bande obliquement sur l'épaule opposée au côté malade,
redescendre à la taille en croisant le tour précédent à la ligne axillaire, faire
un circulaire à la taille en remontant d'un tiers de bande.
Continuer en remontant par une série de 8, dont tous les croisements se font
sur la ligne axillaire du côté malade.
VI. Abdomen (Fig. 44, 45, 46, 47, 48)
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 91
TECHNIQUE GENERALE DE SOINS MODULE II
Bandage de l'abdomen ; bandage américain ou bande de corps.
Placer la partie cousue au niveau du dos du malade ;
Ramener les extrémités libres, de bas en haut, l'une après l'autre au-dessus
de l'abdomen, de façon qu'elles se croisent sur la ligne médiane ;
Attacher les sous-cuisses ;
A fixer forcément sans gêner les fonctions respiratoires, circulatoires et
digestives, talquer les plis inguinaux.
Indication : Maintien de pansements, après une ponction d'ascite, une
intervention sur l'abdomen.
VII. Périnée
Bandage du périnée : (Bandage en T)
Placer le milieu de la partie horizontale au-dessus du sacrum ;
Attacher les extrémités en avant, au niveau de l'abdomen (cette bande
forme ceinture) ;
Passer la bande verticale sous le périnée, la fixer à la circulaire ;
Si la bande verticale est double, une bandelette se fixe à droite et l'autre à
gauche de la ligne médiane.
Ce bandage sert aussi à maintenir un pansement de la région anale.
CT. MARCEL MUBAYA BUANGA Page 92